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Histoire du droit

Mardirossian, professeur, docteur d’histoire du droit sur le droit canonique oriental à l’époque de l’Antiquité et du haut Moyen-âge. Cours sur les institutions européennes à l’époque moderne (fin moyen âge à la Révolution). Cours magistraux pas obligatoires. Aucun livre ne colle au cours qui se veut original. Il y a des dizaines de livre. Un utile : ouvrage collectif, Jacqueline Thibault-Payen, Eric Bournazel, Jean Barbey, JeanLouis Harouel, PUF, droit fondamental, les 2 dernières parties. Ces manuels focalisent plus sur la France, le cour est plus orienté Europe. Pas de polycopié. Examen : 2 dissertations Un cours, un propos universitaire : c’est fait avec une vision scientifique, au plus proche de la réalité historique. En particulier sur l’aspect religieux. Religion : 2 choses : une affaire personnelle ; et c’est aussi un objet d’étude scientifique. Seuls ces gens dont c’est le métier peuvent dire des propos cohérents. 13 février 2008

Propos liminaires
Examen de 3 notions, 3 concepts Charnière entre moyen-âge et période moderne : empire byzantin

Notions clés Europe
Un formidable tiroir, qu’on peut utiliser Histoire : des armes politiques redoutables très efficaces, que tout le monde veut s’approprier Semble exister avant même le XVIème pour désigner un ensemble territorial qui n’est ni l’Afrique ni l’Asie. Cette définition très vague n’était connue que par des gens de culture, ce n’était pas un terme courant. Ce n’est que petit à petit que les populations ont commencé à s’approprier cette notion. Danger mortel de l’historien : l’anachronisme. Appliquer à des périodes anciennes des concepts plus tardifs. Ex : horreur : « Charlemagne, père de l’Europe » Non, il voulait restaurer l’empire romain. Pour être plus précis, dans une vision purement géographique, l’Europe est séparée de l’Asie à l’Est par l’Oural (un fleuve et un massif montagneux), au sud-est par l’Asie mineure et les Balkans (géographiquement la Turquie est hors d’Europe, c’est l’Asie mineure). Pour le sud,

c’est la Méditerranée. Au nord, l’océan arctique, à l’ouest l’océan atlantique. Mais une définition pas très satisfaisante. Europe est un mot grec (europae). Dans la myhtologie grecque, dans la religion païenne grecque, Europe est la fille d’Agénor, princesse phénicienne qui a été enlevée par le père des dieux, Zeus en personne. Il l’a enlevé, et pour ce faire il s’est transformé en taureau. Il s’est accouplé avec elle, et de cette union est né Minos (être semi animal). Il y a d’abord une dimension géographique assez facile à cerner, mais qui ne suffit pas. Audelà, il y a d’autres éléments, plus consistants, plus humains. Au fond, aujourd’hui on parle de volonté de construction européenne, mais au fond il y a 4 éléments qui constituent l’Europe : • les populations qui vivent depuis l’Antiquité sur le territoire européen ont des tas de différences. Mais au-delà des ces différences, il y a des facteurs communs liés à une longue maturation o une dimension culturelle commune. Cette dimension culturelle elle se constitue de 3 ingrédients :    la culture et la civilisation hellénistique à laquelle s’ajoutent un peu plus tard la culture et la civilisation romaine ou latine la culture dite barbare. Que sont les barbares. Cela fait référence aux civilisations gréco-latines. Pour les grecs et romains, étaient barbares tous ceux qui n’étaient pas eux (les barbares c’est les autres, comme en religion, les infidèles c’est les autres). Le problème c’est qu’au fil des siècles ces civilisations barbares ont eux aussi apporté leur culture, leur civilisation. Pour la France, les barbares ce sont les Francs (peuples d’origine germanique) qui se sont mélangés avec les populations gallo-romaines. C’est le mélange Gaulois, Francs et Romains. Pareil en Allemagne, en Espagne (Ibères, romains, Wisigoths). Barbares : catégories absolument fourre tout

un ciment qui a été le facteur commun le plus visible : le christianisme Une religion monothéiste qui apparaît avec le Christ. A l’époque ou ces événements ont lieu, absolument pas conscience qu’on est en l’an 1. Le calendrier ne sera mis en place beaucoup plus loin. Christianisme nait en Palestine, qui appartient à l’empire romain, qui a une toute autre religion. Religion de l’empire romain, c’est le paganisme (des tas de formes, mais le point commun c’est le caractère polythéistes). Au départ le christianisme n’est qu’une petite secte juive qui va grossir, très vite se séparer du judaïsme. Pendant 300 ans, le christianisme est une religion illégale, en général ignorée, parfois persécutée. AU IVème siècle l’empire romain devient chrétien. o 313 : empereur romain Constantin prend une décision fondamentale, le christianisme devient une religion licite (religio licita). 2 immenses erreurs à éviter. L’édit de milan n’existe pas. Constantin aurait pris un édit de Milan, cela n’est pas vrai. On n’a jamais retrouvé de texte écrit qui dit cela.

Erreur 2 : ne jamais dire qu’en 313 le christianisme est devenue la religion officielle de l’empire romain. Mais dans les faits désormais, tous les empereurs vont être chrétiens (mais de facto le christianisme devient la religion de l’Empire) o 380 : ÉDIT DE THESSALONIQUE proclame le christianisme comme religion officielle. L’empire romain occupe toute l’Europe à l’époque. Toutes les populations européennes deviennent les unes après les autres chrétiennes. Le christianisme va être la religion de la quasi-totalité de l’Europe C’est donc la fusion de toutes ces populations, transcendés par la religion catholique, qui vont donner l’Europe. L’Europe s’est formée à partir de ces éléments ethniques et religieux. Digression : Mieux ne vaut rien comprendre que comprendre faussement. Ignorance est une force pour faire passer tout et n’importe quoi.

Institutions
Observation générale Les institutions sont les formes ou les structures fondamentales d’organisation sociale telles qu’elles sont établies par la loi ou la coutume d’un groupe humain donné. Dans un premier temps, l’institution est établie par la loi ou par la coutume, qui l’une ou l’autre ont pout but de permettre à des groupes d’individus de cohabiter ensemble en fonction de règles (au sens le plus large) qui précisent leurs rapports et fixent les normes qui œuvrent à la marche des structures qui leurs sont communes. Ensuite et dans la mesure où l’institution est établie par la loi, cela signifie qu’elle a forcément une durée, une stabilité. Institution vient du mot latin qui veut dire fixer quelque chose qui demeure, qui dure. La plus longue en France, de Clovis à la Révolution. Il ne faut pas avoir une vision bloquée, figée de l’institution. En effet, celle-ci évolue nécessairement (toute société évolue, dans des proportions variables). Il y a une idée qui est que toute règle de droit qui tout en visant à la stabilité, ne peut rester immuable. Donc l’historien observe suivant les lieux, suivant la période une évolution des institutions, qui souvent reflète l’évolution de la société qui les a suscité. Essentiel : le droit n’est qu’un outil, c’est un moyen au service des hommes, et non pas une fin. Digression : aujourd’hui, dans notre société, il y un culte du nouveau, tout ce qui est neuf est bien, comme si on avançait irrésistiblement vers le mieux. Mais des fois on peut aller vers le moins bon. Dans le passé c’est l’inverse, tout ce qui est neuf est dangereux, mauvais. On est dans une société qui est aux antipodes. Pourquoi aime-t-on le neuf ? Parce que le christianisme a été déraciné. Observation juridique Pour être plus précis

Institutions politique : Les institutions politiques concernent avant tout le pouvoir étatique, l’établissement et le fonctionnement de l’Etat En cela elles s’opposent aux institutions privées (ce qui a pour corollaire la dichotomie ayant cours en France entre droit administratif et droit privée). Dans les hautes époques cette distinction n’existe pas. De même que distinguer politique et religion n’est que très récent en Europe, et n’existe pratiquement pas ailleurs. Cette séparation étant récente, il est difficile au moyen âge de distinguer les 2. Il y a souvent des imbrications et des confusions d’ordre institutionnel entre les 2 Institutions administratives : Elles sont intimement liées aux précédentes. Elles sont la continuation des institutions politiques. Dit autrement, c’est la totalité des moyens dont se dotent le pouvoir central, l’Etat, pour diriger et mener son action. Méfiance : le concept de fonctionnaire existe, mais le mot n’apparaît que plus tard Aussi longtemps que le pouvoir royal est plus conçu comme un pouvoir incarnant l’Etat, la conséquence c’est que l’administration du royaume est plus ou moins confondue avec le patrimoine propre du Roi. La conséquence est que le Roi n’a pas besoin d’agents publics, mais plus au sens noble du terme, mais de serviteurs qui font partie de sa domesticité (attention, le terme domestique est traître : les domestiques au moyen âge ce sont les grands nobles, à l’époque ce sont des mots immensément honorifiques, c’est un honneur de servir le roi). Pour qu’il y ait de véritables institutions administratives, sur l’ensemble du royaume, il faudra que la royauté ait affirmé ait développé sa puissance, sa souveraineté sur tout le royaume, quand il aura politiquement assis sa domination. Institutions sociales : Elles concernent l’ensemble de la population sur laquelle elles s’articulent. Pour ce qui nous intéresse les hommes sont regroupés dans des groupes très hiérarchisés. La société ancienne est une société éminemment hiérarchisé ou chacun a sa place précise. La notion d’égalité des droits n’est reconnue que « tardivement ». C’est la DDHC du 26 août 1789. Pourquoi pour la première a-t-on pu parler d’égalité entre tous les citoyens ? On a pu parler d’égalité parce qu’il n’y a plus de religion d’état. Tant qu’il y a une religion d’état, tous les habitants du royaume qui n’appartiennent pas à cette confession, sont au vrai sens du terme des sous-citoyens, avec des droits moindres. C’est par exemple vrai aujourd’hui dans beaucoup de pays musulmans, en Israël… Avant la DDHC, la société était divisée en 3 ordres, la société trifonctionnelle, qui débouchait sur des privilèges. Ce que 1789 a cassé, c’est la société en 3 ordres. Tous les hommes sont égaux en théorie. Le terme privilège : aujourd’hui vu comme une abomination. Mais cela vient de prives leges (lois privées), c'est-à-dire d’une loi qui concerne certaines personnes (sans la connotation de supériorité). Sous l’ancien régime, chaque ordre avait ses lois propres. Toutes ces institutions ont toujours été en perpétuelle évolution, elles ont du s’adapter

Moyen-âge
L’expression moyen âge est récente, très récente. Au tout départ, cette expression qui porte une connotation négative. Cela a été d’abord créé dans le moyen des lettres et des arts, comme une période intermédiaire, qui va de l’Antiquité à la Renaissance. Traditionnellement, on estime que la période médiévale court de 476 – chute de l’empire romain d’occident à 1453 – chute de l’empire romain d’orient. Cela signifie qu’entre la période antique et la renaissance, il y a eu une longue attente, certains parlent d’une longue nuit. En réalité cette période de 1000 ans voit se développer une civilisation et une culture originale dont les productions à la fois intellectuelles, artistiques, littéraires, d’inspiration essentiellement chrétiennes, sont tout autant louables que ce qui s’est fait dans l’Antiquité et qui se fera à l’époque moderne. Complètement faux : l’idée que le moyen-âge aurait tourné le dos à l’Antiquité. Loin de là. Les grands Pères de l’Eglise (les grands auteurs chrétiens des 700 premières années) connaissaient parfaitement les œuvres de l’Antiquité. Mieux, vers l’an 800 sous le règne de Charlemagne, ou au XIIème avec la renaissance du droit romain, on est en pleine renaissance de la culture antique par les hommes du Moyen-âge. Sur le plan juridique, le moyen âge est la période clé, ou vont se dessiner les armatures d’un droit qui pour partie est encore effectif. Pourquoi cette vision péjorative du moyen-âge ? L’adjectif à utiliser est médiéval (ne pas utiliser moyenâgeux). Il y a un mépris profond pour une raison politique. Tout dans les rapports humains collectifs quels qu’ils soient (pays, partis politiques…) n’est que rapport de force... les sentiments n’ont aucune place. Le seul objectif est de prendre le dessus sur l’autre. Si le moyen âge est vu avec le coté négatif, c’est parce que le concept lui-même et les idées ont été forgés après la révolution. Or ce qui caractérise le moyen âge, c’est la dimension religieuse, car le moyen âge est transcendé par le christianisme. Comme les révolutionnaires avaient un but de déchristianisation, ils ne pouvaient que présenter sous un jour négatif cette période. C’est donc une raison purement idéologique et politique. Le moyen est l’acmé du christianisme en occident. Quand le vainqueur écrit l’histoire, le vaincu n’a plus voix au chapitre. En plus, le moyen âge ne représente pas une période continue. En occident, la période qui suit les invasions barbares pourrait tout aussi bien être rattachée à l’Antiquité qu’au moyen âge. Pareil, l’avènement du capétien en 987 pourrait tout autant marquer une période essentielle pour la France. Toutes ces divisions (base moyen âge, haut moyen âge) sont très relatives, et elles ont une portée très limitée pour notre matière de l’histoire du droit. Quelle substance donner à ce concept ? Quand finit le moyen âge (1453, 1483, 1492 avec la prise de Grenade, la Reconquista) Tous ces découpages doivent utilisés juste comme des instruments de travail, et non comme

En effet. date clé au moins symboliquement : Romulus. Odoacre. En 3…. c’est l’œuvre de Théodose II. Il y a des tas de différence : La langue officielle de l’empire romain. car c’est la continuité de l’empire romain. c’est 1789. il y a des dizaines et dizaines de dialectes. l’empire romain va de la Grande-Bretagne à l’Iran. aujourd’hui oublié : le fameux code Théodosien (mais attention. Mais surtout a légué un héritage énorme aujourd’hui scandaleusement oublié. l’empire romain ne disparaît pas. C’est la fin définitive d’empire Ottomans romain. le dernier empereur de l’empire romain d’occident est déposé par un chef germanique. C’est un territoire immensément grand. c’est le latin. lucide. qui est le terreau de la culture française. On s’aperçoit que la langue ultra majoritaire parlée dans l’empire romain d’orient. Mais au-delà ce cette langue officielle. et c’est un scandale. c’est le grec. mais il y avait de jure un seul empire. Avant la mort de Théodose. et leur empire était l’empire romain (même si Rome n’était plus sous leur maîtrise). Une partie majeure du Code civil actuel puise ses fondements dans l’œuvre juridique byzantine. De fait. il envoie germanique tous les insignes impériaux à Constantinople à l’autre empereur. Rapidement. il n’y a pas de plus gros oubli que Byzance. Ce nom d’empire byzantin n’est utilisé que depuis le XVIIème. L’empire va être partagé en 2 blocs : l’empire roman d’Orient (à partir de la Turquie) et l’empire romain d’Occident. compilé en 438). ces 2 entités vont évoluer de manière totalement autonome. La coupure. Au cours de son histoire plus que millénaire. bien après sa disparition. Byzance a connu une évolution énorme. Le sud comprend toute l’Afrique du Nord (Maghreb. Egypte) et tout le moyen orient. C’est un crève cœur : dans le système scolaire français. il y avait eu 2 empereurs. Byzance c’est l’ancien nom de Constantinople (changement de nom en 330). l’empereur Théodose meurt. Il y a du point de vue du droit entre la période médiévale et la période moderne une continuité totale L’empire Byzantin Aspect juridique 29 mai 1453 : Constantinople tombe aux mains des Ottomans. le code théodosien sera largement récupéré dans le haut moyen âge . c’est les Balkans. Comment les byzantins s’appelaient eux-mêmes ? Les romains. et de l’autre un empire hellénistique.des repères immuables. car il n’a pas l’aspect systématique. c’est plutôt une compilation. c’était trop compliqué. Par contre en orient. Le mot code est trompeur. On a d’un coté un empire latin. Aucune des dates en propre La vraie rupture pour la France. L’adjectif grec était pour eux une insulte (cela leur dénuait leur qualité de continuateur de l’empire romain). l’empereur romain d’orient. Pour le gouverner avec un centre unifié. En 476. Odoacre. l’empire romain d’Orient a eu 2 grands monuments juridiques : • le premier. Le mot byzantin vient de Byzance. la situation des 2 blocs n’a rien à voir. Odoacre ne se considéreront jamais comme des empereurs. A sa mort.

Au sein d’une religion. Il est parsemé d’hérésie et de schismes. question du rapport entre le père et le fils. Chaque confession considère les autres comme hérétiques (celui qui se trompe sur le plan doctrinal. compilé par l’empereur. Il va créer une œuvre juridique inégalée dans l’histoire (codex justinianum). . Les possibilités de querelles sont infinies. Ce droit de Justinien. Justinien va légiférer de manière inédite : il va créer des centaines de lois. Justinien a développé et renforcé les écoles de droit de manière très significative 3 grandes écoles de droit dans l’Empire romain : Rome. très vite on va se disputer sur des questions de doctrine. de dogme et c’est presque une nécessité. Seul un chrétien peut être hérétique pour un autre chrétien. la compilation de Justinien est redécouverte. Au IVème. Sur le plan doctrinal le christianisme est éminemment plus compliqué. qui a fait un mauvais choix). 4 blocs : o le code proprement dit : des principaux textes des empereur romain depuis Constantin le Grand. et surtout l’évêque de Rome. la papauté. par qu’il y a un seul Dieu qui s’exprime sous 3 expressions (Père. cela ne peut exister qu’au sein d’une même religion. Dès le début des tas de tendances se sont affrontées. Les rois de France et les princes italiens vont utiliser ce trésor dans leur intérêt politique. C’est la fameuse division qui sa séparer en 1054 de manière définitive entre l’empire romain d’Orient et les grandes puissances occidentales. c’est Beyrouth. Hérétique vient du mot grec : choix. Pourquoi ? L’évêque de Constantinople n’accepte pas l’autorité du pape. C’est ce qu’on appelle la jurisprudentia (avis de ceux qui connaissent le droit) Le but : éclairer les juristes contemporains et des successeurs o Les institutes : c’est un manuel de droit destiné pour les étudiants. Une hérésie. On parle de confessions qui s’opposent.• les compilations de Justinien (Justinien I qui règne de 527 à 563). Constantinople. Comment situer le rapport de l’un à l’autre ? La dessus on s’est déchiré. saint esprit). Mais ici les 2 tendances se séparent pour des raisons disciplinaires ou d’organisation. depuis que l’empire romain est chrétien (200 ans la législation impériale) o les novelles : ce sont les textes pris par Justinien lui-même (il en ajoutera au fut et à mesure). qui remonte au règne de l’empire Hadrien (400 ans en arrière). chacune ayant la vérité. va parvenir en Occident plusieurs siècles après. Mais les 2 ne se considèrent pas comme hérétiques. Le christianisme est archi-divisé s’agissant de sa doctrine (comme les autres religions monothéistes). Schisme : aussi une division au sein d’une même religion. fils. Au XIIème en Italie et en France. mais la plus grande école de droit. Aspect politique et religieux Ce fut avant tout un empire chrétien. Ce droit va s’ancrer et Napoléon va reprendre ce droit de Justinien. o Le digeste : c’est une compilation encore plus conséquente que le code de tous les grands avis doctrinaux des grands auteurs romains de la période classique.

Objectif de la papauté : contre attaquer. la première croisade (1096) est un succès. Les byzantins la perde. la monarchie pure s’oppose au régime mixte. Au lieu d’aller vers Jérusalem. Quand en 1453 Byzance disparaît. vue comme une catastrophe. Les turcs par 2 fois ont assiégé Vienne et que finalement ils ont été repoussés et soit finalement vaincue par les puissances occidentales. L’occident chrétien fait face à l’empire ottoman turc. parce qu’il y avait un mélange de monarchie. Oui. Quand Chirac dit que la Turquie a une histoire commune avec l’Europe. Dans un tel système le pouvoir était divisé et réparti entre plusieurs organes. il y a une dimension politique. Au fond. Le seul problème. La période du XVIème au XVIIIème est marqué par l’apogée de la monarchie absolue de droit divin (le terme d’Ancien Régime n’est utilisé que depuis la Révolution. Un nouveau modèle : la monarchie absolue Pas d’anglicisme dans les copies ! Il sera intraitable. Les byzantins détiennent à l’époque les lieux les plus saints du christianisme (Jérusalem). mais c’est l’histoire d’un affrontement permanent. dont l’un empruntait ses caractéristiques à chacun des régimes. Pour preuve. Menace qui devient de plus en plus crucial. Les byzantins sont traumatisés par ce sac. mais ces 250 dernières années seront une lente agonie. religieuse qui va avoir un impact permanent et constant sur l’Europe occidentale. qui sont une riposte au succès d’une des puissances musulmanes au proche orient. qui est entièrement dans les mains du monarque. C’est la naissance des croisades. là encore avec le coté péjoratif). La puissance latine prend de force et met de force pendant 60 ans à l’empire byzantin. Pourquoi pure ? Parce que le Roi tient entre ses mains l’entière souveraineté. . cet empire byzantin. une déflagration. Face à cette perte. elle dévie.A la suite de cette séparation. Toute puissance chrétienne a disparu en orient. Il y a un affrontement frontal et des affrontements internes. Pour les politistes de l’époque. Mais il nait aussi un affrontement entre les byzantins et les occidentaux. Jérusalem va être prise au XIème par les musulmans. assiège et prend Constantinople. à partir du XIème les puissances occidentales et l’empire byzantin se querellent pour des raisons religieuses et politiques. c’est une véritable fracture. la 4ème croisade de 1204. Mais empire byzantin fait face à une montée de plus en plus importante des Turcs. d’aristocratie et de démocratie. Les théoriciens de l’époque parlaient de monarchie pure pour qualifier le régime politique français de l’époque.

Ce sont en fait une frange de ses adversaires qui veulent développer ce modèle pour affaiblir le roi. c’était le retour à l’empire romain. le monarque absolu. pure C’est vraiment à partir de la fin XVIème que la France bascule vers la monarchie la plus absolue possible. car le roi féodal est forcément un roi plus faible que l’empereur romain. demi-siècle À la cour de l’histoire. Il a régné de 1643 à 1715. le modèle caché depuis Charlemagne. A cette période de la Renaissance (cela dépend pour quoi). Ceci arrive parce que s’affaiblit le gouvernement à Grand Conseil. En effet. fin XVIème et début XVIIème). Ce nouveau modèle qui semble sortir de l’entourage royal. et on va ainsi marcher vers la monarchie absolue . Ici pour la première fois. Au XVIème. La crise du XVIème se comprend à travers cette idée que certains veulent remettre en avant le roi féodal. Cette crise si grave qui a mis en péril la couronne française va être surmontée. Louis XIII avait déjà développé une monarchie très efficace et Louis XV va tout autant maintenir ce système de monarchie pure. Sauf que la Renaissance est une période particulièrement troublée. les 2 autres dans cette période (Henri III et Henri IV. L’archétype du roi absolu. plus ce gouvernement se réduit comme peau de chagrin pour finir par disparaître. c’est Louis XIV. Jusqu’alors. la dynastie capétienne n’a eu que 3 rois assassinés : Louis XVI (assassiné après un simulacre de procès). XVème et XVIème : période appelée Renaissance. Cette évolution est le résultat des événements politiques graves qui ont marqué le XVIème. Pourquoi ? Plusieurs facteurs : troublée les guerres de religion : qui vont ensanglanter l’Europe occidentale (déchirements entre protestants et catholiques) menées impérialistes des Habsbourg. le but. le capétien à travers son admirable de relèvement. Fort de tous ces événements. le roi va perdre le contrôle de son administration. La royauté va en sortir grandie. A la suite des ces événements va se développer tout un courant d’idée qui vont être une grande nouveauté sur le plan des théories politiques des idées. Si on arrive à cette monarchie pure. c’est parce que le XVIème. le nouveau modèle c’est le roi féodal. menace militaire des Habsbourg L’image d’Epinal : jamais il n’y a eu un tel décalage entre les perceptions contemporaines et la réalité historique. Cette image d’Epinal est fausse. s’est beaucoup administration appuyé sur ses officiers royaux. Cela réellement mettre en péril à un moment le Habsbourg royaume de France. L’image d’Epinal. le royaume de France est livré à une guerre civile qui va durer un demi-siècle. et de l’autre coté un contrat royal avec les vassaux.Livre I : la victoire de l’absolutisme (XVIème mi XIIIème) La monarchie pure Renaissance : période troublée : guerre de religion. le Roi perd le contrôle de ce maillon clé du pouvoir central. Mais la victoire des rois de France va donner un nouvel essor. Plus on avance dans le XVIème. Parce que d’un coté on a l’imperium.

Maximilien réussit à marier ses petits-fils avec d’autres puissances du moment. Maximilien récupère tous les Pays-Bas actuels. Par biais d’autre mariage. A les structures étatiques Le roi de France est à la tête d’un système administratif développé. les Habsbourg sont des princes territoriaux dont les possessions se trouvent en gros entre la Suisse du Nord et l’Alsace. Section 1 : La guerre contre les Habsbourg §1 la puissance de la dynastie des Habsbourg Au XIème et XIIème. qui maitrise une bonne partie de l’Espagne actuelle et aussi Naples). monde avec un adage : « sur l’empire des Habsbourg. Charles le téméraire. Le Habsbourg but des Habsbourg. Charles Quint n’aura de cesse de combattre par tous les moyens le royaume de France. Dès lors face au péril qui menace on va instaurer une sorte de gouvernement de salut public. Toute l’Autriche actuelle est annexée. qui lui-même voulait recréer l’empire romain. il faut évoquer plusieurs points. En 1519 Charles Quint devient empereur à la tête d’un empire considérable. Les Habsbourg sont donc à la tête d’un empire avec une population considérable. Ce fils Philippe le Beau se marrie à Jeanne la folle. la Hongrie plus des territoires en Amérique du Sud. Charles n’a pas de fils. les Habsbourg accroissent de façon fulgurante leur puissance et leur domination. Ce Maximilien a un fils. §2 la résistance du monarque français Pour comprendre la capacité de résistance. le soleil ne se couche jamais ». étendre sa domination sur toute l’Europe et d’en faire un empire universel (les grands empires ont toujours voulu être des empires-monde. Ces conquêtes apportent une puissance économique considérable. Au XIIIème et XVIème. A partir du XVème l’Est à la suite de succès diplomatiques (mariages politiques). Le futur Charles Quint épouse la sœur du Roi du Portugal. Cet objectif : c’est l’empire monde. l’empire universel. domination A partir de 1477. De prime abord la lutte paraissait déséquilibrée. notamment grâce aux mines considérable d’or et d’agent en Amérique du Sud. C’est pour cela que Charles Quint se présente comme l’adversaire face au grand ennemi de l’époque. Il a pour but d’imiter Charlemagne. leur puissance s’accroit et se développe vers l’Est. cette politique matrimoniale est vraiment enclenchée. en Asie et en Afrique. Marie de Bourgogne (elle est la fille du Duc de bourgogne. durant 44 ans. il y a un premier obstacle : le royaume de France qui est un morceau de choix. l’empire acquiert la Bohème (rp tchèque). Il estime que c’est à lui qu’appartient d’empêcher la progression Ottoman des musulmans en Europe. fille du roi d’Aragon. la France est en guerre continuelle avec les Habsbourg. il y a un objectif. Charles Quint s’estime investi par Dieu pour construire cet empire. Il a aussi pour but de convertir les populations au catholicisme Dans l’immédiat. Le prince Maximilien I épouse la fille d’une des plus grandes puissances de l’époque. grand adversaire du roi de France). mais à chaque fois celui-ci va tenir le choc. qui rejoint ainsi l’empire. Cette administration est importante pour la rentrée des impôts. considérable Dès Maximilien. Il empêche les Habsbourg de réaliser les visions unificatrices. l’empire Ottoman.Chapitre préliminaire : le royaume de France en danger De 1515 à 1559. un gouvernement de guerre pour tenir le choc face à . Par le biais de Marie.

il va de plus en plus gouverner seul. et en premier lieu la papauté qui quelques décennies avant envisageait une nouvelle croisade. tout le reste de l’Italie est constitués de cités états. le roi va durant cette période diminuer de plus en plus les concertations avec les différentes institutions du Royaume. Pourquoi ? Parce qu’il va faire alliance contre Charles Quint avec l’empire ottoman. La preuve de 1484 à 1560. Ce qui va aboutir à une levée de boucliers dans ottoman la chrétienté. En particulier en Espagne. A l’inverse . il n’exsite pas une armée française au sens actuel. il ya près de 100 principautés. C la diplomatie Ici il y a une spécificité. les Etats généraux ne sont pas convoqués (alors que normalement ce sont eux qui doivent consentir à l’impôt). L’armée médiévale en France est une armée de levée. En 1536. Progrès à la fin du Moyen-âge.l’attaque Habsbourg . Le gouvernement en Grand Conseil va péricliter. c’est un manque de cohérence liée à son immensité. qui a engendrée une industrie importante pour la fabrication des cloches. B Les structures militaires Au Moyen-Age. Sur le territoire de l’Allemagne actuelle. Quint 20 février 2008 Ce qui ressort s’agissant de l’empire. Pourquoi l’artillerie française et les fabricants d’armes sont plus efficaces en France ? Grâce au nombre d’église qu’il existe en France. et de l’autre armée anglais moins brillante et plus disciplinée. la France obtient en théorie la protection de tous les chrétiens qui vivent dans l’Empire ottoman. apparition de l’artillerie qui devient un facteur clé. Les français se font écrasées). une option qui a beaucoup étonné même les gens de l’époque. car par 2 fois Vienne sera assiégée par les ottomans (en 1529 et . Le Roi de France bénéficie d’un maillage administratif assez homogène qui lui permet pour un temps. En Italie. et en second lieu chez les Habsbourg (dont l’empire pourrait se voir pris en tenaille). Les choses sont graves. Aussi une protection et une permission de voyager pour les commerçants français dans l’empire ottoman. ou la domination Habsbourg est mal vécue. excepté le royaume de Naples qui est un peu homogène. Il existe donc un manque d’unité flagrant dans l’Empire de Charles Quint. l’empire des Habsbourg est une mosaïque de population qui toutes gardent une autonomie assez importante. signature d’un traité qui comporte les capitulations de la France et de l’empire Ottoman. C’est tout le problème des empires. Ce traité sera renouvelé par les successeurs de François 1er. De fait les artisans français passent rapidement maitre dans l’art de fabriquer les canons. Le roi va créer de nouvelles taxes sans approbation : on sort l’adage privé de son contexte « nécessité fait loi ». En face le royaume de France à défaut de faire véritablement bloc derrière son Roi (ce n’était pas aussi centralisé aujourd’hui : ce qui a centralisé de façon brutale la France. avec des nobles et des mercenaires. et son corollaire une administration efficace. Ottoman En gros ce qui apparaît c’est qu’au terme de ces capitulations. De même sur le plan tactique beaucoup de batailles ont montré que le forces française s’illustraient plus par leur courage que leurs capacités techniques (illustration : Azincourt : d’un coté la chevallerie franaçaise. chacune des parties de l’empire a du mal à accepter que Charles Quint s’ingèrent dans leurs affaires. En 1536 François 1er provoque un immense scandale. c’est la Révolution) émerge de plus en plus une idée de nation commune. et donc un savoir faire dans le domaine de la fonderie.

Les 2 oncles sont le cardinal de Lorraine et le duc de Guise. mais aussi l’émergence du protestantisme en Europe et ses progrès. En 1559. Se met en place un gouvernement de fait assuré par les 2 oncles de sa femme. De fait sentant le danger. ils sont situés dans le sud de la France. Section 2 : les troubles internes : la crise protestante Dans les semaines qui suivent la conclusion du traité. Rien est dû au hasard (derrière le religieux il y a le politique). Mais le roi n’a que 15 ans. Cette politique diplomatique va permettre à la France de résister à l’offensive des Habsbourg. Henri II meurt accidentellement dans un tournoi de chevalerie. Tandis que le cardinal de Lorraine et le duc de Guise sont les chefs catholiques les plus intransigeants. en face d’autres grands vont rejoindre le camp protestant pour s’opposer aux 2 autres (prince de Condé…). Evidemment les prises de position des 2 dirigeants ne vont pas manquer d’inquiéter les protestants. le premier concile national protestant se déroule en France (concile : réunion d’hommes d’église à vocation doctrinale. C’est une immense minorité. Ce sont eux qui s’emparent dans les faits du gouvernement en s’accaparant respectivement les finances et l’armée. vont pousser l’Empire à conclure un traité de paix avec la France (Henri II) : le TRAITÉ DE CATEAU-CAMBRAISIS. Beaucoup de ces nobles protestant (dont beaucoup sont de petits seigneurs). C’est le retour du gouvernement à plusieurs. En fait la réaction protestante va être hétérogène et manquer de cohérence. Un tiers de la noblesse française rejoint le camp protestant. Sous Henri II. Marie Stuart. car les 2 seigneurs veulent donne de l’importance à leurs vassaux. l’armée Cette arrivée de 2 personnages de ce rang n’est pas anodine. et sous-entend une modification sur le plan institutionnel. La situation a un parfum de féodalité. Mais derrière il y a aussi des considérations politiques. les protestants auraient été en France de 3 à 5 millions (sur 18 à 20 millions d’habitants). On estime que l’on ne peut pas lui abandonner le pouvoir. de prévenir le futur péril. Ce traité met fin à 40 ans de guerre avec les Habsbourg. Ils prennent le commandement du parti réformé. Bien que le roi de France du protéger l’Eglise par son serment du sacre. l’absence de victoire décisive des Habsbourg malgré plusieurs guerres. en 1559 les protestants vont tenter de s’organiser. Il en faudra de peu que l’Europe centrale tombe aux mains des turcs. Parce que dans la partie de la noblesse qui rejoint le camp protestant. De exécrables fait à l’époque le champion de la cause catholique était Charles Quint. juridique…). du parti huguenot (dénomination spécifique à la France). C’est son fils François II qui lui succède. faible Tendis que François 1er et Henri II s’était comporté en monarques absolus. Certes péril il y a dans la réaction protestante des préoccupations spirituelles. mais cela reste mesuré. . il y avait dans la pratique une relative modération du pouvoir royal face à ce qu’on considérait comme une nouvelle hérésie (François 1er et Henri II s’étaient montré tolérants à leur égard). ou le Roi est faible. Certes il y avait quand même eu des poursuites. Conclusion Finalement en 1559. En majorité. mais cela restait très minoritaire (quelques dizaines de cas).1683)et cette alliance facilitera ces sièges. Pire. Il y a aussi un problème sur le plan religieux. cela s’aggrave un peu. il y a pas mal d’adversaires des princes de Lorraine. Pourquoi les rois de France étaient modérés ? Parce que les relations des rois de France avec la papauté étaient exécrables. Dans les années 1550-1560. Les 2 gouvernants sont inquiets de la montée de la religion protestante (qui s’oppose sur des tas de points à la doctrine catholique). la propre sœur de François 1er avait adhéré au protestantisme.

Cela expliquera certainement qu’il sera assassiné en 1589. il était trop bon. vont commencer à se détacher du Roi (ils vont mordre la main qui les avait nourris). Ajout de mardirossian : cela va encore plus loin dans la politique internationale. le pouvoir royal est particulièrement discrédité. Elle va être présentée par ses adversaires comme une véritable élève. c’est elle qui va tirer les ficelles. Le résultat de cette alternance. Catherine de Médicis. Au XVIème on arrive à la situation que ces légistes. A l’égard des protestants on alternait politique de tolérance et politique de répression. François II de 1559 à 1560. les fils n’étant qu’à la remorque. quand en 1560 François II meurt. et qui étaient recrutés par le Roi pour leurs connaissances techniques contre les féodaux. Ex Louis XVI : pourquoi a-t-il perdu le royaume. Gouverner par delà les notions de bien et de mal. qui étaient de petite extraction. Les intérêts priment tout.La même année en 1559 arrive sur le devant de la scène la reine-mère. discrédité Chapitre I : le retour en arrière sur le plan institutionnel 2 éléments l’expliquent : • • au statut que vont avoir dans cette période qu’on les hommes qui servent l’état la remise en cause des fondements institutionnels de la royauté Section 1 : l’autonomisation des officiers Emergence d’une conscience de corps Dégradation des relations entre Roi et les officiers. Tout ce bouillonnement négatif eu pour conséquence de vraiment saper les fondements de la légitimité royal. la morale est exclue du champ politique (c’est vrai tous les jours). Ex : le meurtre politique. on obtient le pouvoir par l’ambigüité. Cette tactique fut dans un premier temps payante. Manifestations de résistances. Le problème va apparaître quelques temps plus tard. Tendance à vouloir se subsituter comme intermédiaires entre le Roi et les sujets du Roi Aux temps du Moyen Age. Dit autrement selon Machiavel. Conserver le pouvoir. Diriger un état suppose d’être dur Le Prince de Machiavel (1513) Que dit cette œuvre fondamentale ? Les moyens du pouvoir sont l’amoralisme (absence de morale) et la finalité. Progressivement ce groupe si fidèle auquel le Roi devait la fortification du pouvoir. Ils vont acquérir une indépendance de leur statut : le Roi n’aura plus la maitrise de leur évolution de carrière . et plus généralement tous les hommes au service du Roi vont progressivement avoir conscience de constituer un corps. corps d’être une entité spécifique. le roi s’était entouré pour gouverner de légistes. disciple de Machiavel (en politique c’est un compliment : le pouvoir c’est une lutte). le gouvernement royal fut discrédité. Catherine de Médicis assure la régence pour Charles IX après avoir évincé le duc de Guise et le cardinal de Lorraine. par cette politique irrésolue. à coté des 2 autres grands corps que sont la noblesse et le clergé. trop faible. Quand Henri III monte sur le trône en 1574. Pourquoi est-ce une actrice clé ? Ses 3 fils tour à tour vont être roi. puis Charles IX de 1560 à 1574 et enfin Henri III de 1574 à 1589. Pendant les 30 ans qui suivent. c’est se maintenir au pouvoir.

constante. Ils vont aussi se dire qu’ils sont en droit de défendre leurs intérêts. Un des tous premiers textes à légiférer sur les officiers. C’est là l’origine des épices. et il n’en a pas les moyens. qui dispose la stabilité des . à telle point qu’au XVIème on les considère comme dérisoires. rares. Leur traitement est un gage fixe.§1 l’évolution du statut des officiers De la moitié du XVIème à la moitie du XVIIème. Au fur et à mesure on scinde des fonctions Permanente : depuis la fin du Moyen-âge s’impose le principe de la continuité de l’Etat. L’idée : ils servent la Couronne. Ils vont se placer comme médiateurs entre le Roi et la population locale. tous les habitants du royaume prenaient le deuil. Lorsque le Roi était mort. Louis XI (pour juger un grand Roi. Pourquoi sa fonction est spécifique : depuis XIVème et XVème. quand un Roi mourait. Le conflit apparaît car eux ne voient pas les choses sous cet angle. ceux-ci cherchent autrement des ressources. Certes ils avaient une autonomie pour adapter (la situation était beaucoup moins centralisée en pratique). Pourquoi ? le Roi estimait (et il n’avait pas tort) que ses officiers étaient là pour le servir et exécuter ses ordres. les seigneurs. Des conflits vont ça et là éclater entre eux. un grand roi mal aimé. Si on ne paye pas assez dérisoires les agents publics. De par son statut. Quand un roi meurt. nouvelles) constituent des cadeaux que l’on donne aux officiers (pour les remercier. permanente que l’on peut appeler office et qui en contrepartie de ce travail reçoit des gages. Mais pour y mettre fin. c’est pour les quelques officiers qui exagèrent vraiment trop. Au fond. sauf une personne : le chancelier. ces épices facultatives vont devenir obligatoires. il y a eu une spécialisation des fonctions dans l’administration royale. le souverain n’a pas les moyens financiers de rémunérer ses agents. les épices (produits qui viennent de loin. Bruxelles : une machine à détruire les Etats nation Le caractère progressivement inamovible des officiers Un officier un est un agent du Roi qui occupe une fonction publique spécifique. Au fil des décennies. Mais plus grave de façon sous jacente ils veulent se substituer aux anciens pouvoirs que le Roi avait réussi à écarter. La seule chose qu’il fait. et non pas le Roi. Ceci durera jusqu’à Louis XIV. Ceci devient une source d’abus permanents. Ces gages sont fixés à la fin du Moyen-âge. Au début le bailli faisait un peu tout. La coutume veut que cela soit 2 pots de vin (un peu moins d’un demi litre) (origine du mot de pots de vin). Donc cette continuité sous-entend une permanence des officiers. pour attirer leur attention) : ils sont facultatifs et de très petites quantités. et le fonctionnaire moderne est une création de 1793). de plus en plus fréquemment certains osent résister aux ordres du Roi : ils considèrent qu’ils n’ont pas à obéir si l’ordre n’est pas bon. tous les officiers continuaient d’exercer leur fonction (avant. et le montant va être fixé discrétionnairement par l’officier. l’officier annonce l’agent actuel qui le fonctionnaire (note : le mot fonctionnaire n’apparaît que vers 1770. Ce n’était pas encore trop grave. Pourquoi ? Parce qu’il incarnait la continuité de l’Etat. Pire que cela. c’est dans quel état le Roi laisse le royaume). au Moyen-âge. Publique : parce qu’elle est payée. et ne furent par la suite guère augmentées (même si l’inflation est faible au MA). à tel point que régulièrement les cahiers de doléances des Etats permanents généraux dénoncent ces pratiques. on repartait à zéro). Les officiers estiment qu’ils doivent avoir plus d’initiative dans la gestion de leur territoire. il faudrait que le Roi paye convenablement ses officiers. la féodalité. les relations entre le Roi et ses officiers ne sont cesser de se dégrader. Cette attitude frondeuse est catastrophique.

Il ne devait pas y avoir de trafic de fonctions ecclésiastiques (pas de simonie). la forfaiture (une faute grave dans les fonctions). ne pas être marié. Le successeur présenté et apte était nommé par lettre royale et par lettre de chancellerie (lettre …). Pourquoi cette règle ? L’église n’entendait pas que les charges ecclésiastiques se transmettent à cause de mort. ex pour un prêtre. vénaux Dans un premier temps. mais il était tenu à cela à 3 conditions : . Ici on porte le délai de 20 jours à 40 jours. Louis XI ajoute 3 hypothèses de vacance de l’office : la mort de l’officier.une résignation 20 jours avant la mort du résignant. de compétence) . C’est en fait plus compliqué. Au point que . Les offices deviennent vénaux. La résignation au fond est un droit de présenter son successeur à son supérieur. d’un autre homme d’église. et la seule différence c’est que la résignation touchait à la condition de survie. mais appliquée ici elle en constitue un contre-emploi. la résignation est nulle et non avenue. Une fois nommé. l’office est vacant. Mais c’était chimérique car il aurait fallu qu’il dispose de moyens financiers. 21 février 2008 La vénalité des offices En pratique une autre différence va apparaître entre la résignation administrative et la résignation canonique. Comme par ailleurs il ne peut pas révoquer sauf pour faute grave.un résignataire idoine (présenté les qualités requises. C’est le plus important. Une vénalité dans l’ombre DE 1467 est une traduction de la résignation du droit Avant même la fin du Moyen-âge les offices royaux sont dans le commerce . Dans les faits. . Dès la seconde moitie du XIVème la résignation canonique est empruntée par le pouvoir royal. Le supérieur hiérarchique devait accepte le candidat présenté par le résignant. C’est très grave : il renonce au droit de destituer. En fait la résignation est une notion du droit canonique. La résignation prévue par l’ORDONNANCE canonique. il faut payer. Le piège se ferme quand est mise en place la patrimonialité des offices. La résignation en droit canonique En effet. l’Eglise admettait que celui qui détient un bénéfice ecclésiastique (une charge assortie d’une source de revenus) peut résigner en faveur d’un autre clerc. On ne veut pas de succession. Gros inconvénient de la résignation : le Roi perd la maîtrise de la désignation des officiers : ile ne peut plus choisir. Quel est le problème ici ? Si un officier démissionne. le Roi est en train de perdre la maîtrise de son administration. La résignation devait intervenir dans un délai de 20 jours avant la mort du résignant (démissionnaire).offices. Il faut avoir résigné au moins 40 jours avant la mort du résignant. le Roi va tenter de lutter contre cela. Néanmoins l’Eglise n’est pas l’état. on ne veut pas qu’il fasse un testament ou il lègue sa charge (cela voudrait dire qu’il est propriétaire). S’il disparaît avant l’expiration du délai. l’agent a la certitude de garder son pouvoir jusqu’à la fin de ses jours. conditions d’âge. Elle est généralisée au XVème. la résignation administrative va devenir payante : pour être présenté. la résignation (démission).une résignation gratuite.

c’est la logique de l’offre et de la demande : de plus en plus de candidats vont se presser pour obtenir un office. va pour caractériser cette attraction. le Roi va laisser faire. On ne disait rien. il y a la voie noble (mais c’est très faible numériquement). on ne fixait jamais de prix dans l’acte de résignation. Au XVIème il y a un engouement pour la fonction publique. Parce que si la société médiévale s’organisait autour de l’architecture trifonctionnelle. Dès lors le prix de présentation ne va cesser de croître. C’est le signe qu’il n’est pas appliqué (si un texte est répété. Ici l’évolution va tendre une instiutionnalisation de la vénalité : on va sortir de l’occulte. Chose ennuyeuse pour le Roi. François 1er crée le bureau des partis casuels. c’est qu’on en fait ce qu’on en veut.certains auteurs disent dans des publications des annonces de vente d’offices. pour être reconnu. Forts de cette vision ancienne. Evidemment le Roi ne put ignorer cela au bout d’un temps. n’y a-t-il danger de retour à la féodalité du fait de cette pratique ? L’avantage du droit. Une immense partie des ressources de l’Etat est affecté à la guerre. mais cela ne suffit pas. gage… Néanmoins cette pratique occulte peut être divisée en 2 étapes a première étape institutionnalisation de la vénalité A l’origine comme les officiers avaient quelques doutes sur la légalité de la vénalité des offices. C’est comme une bourse des offices. On va considérer cela bientôt comme la plus noble des activités. cette émergence va se coupler d’une autre conséquence gênante : l’hérédité. Ceci explique l’évolution. Une raison qui explique cela. dans la société de la Renaissance. Louis XII et François 1er créent de nouveaux impôts. Tous les autres métiers sont réputés indignes. Pourquoi cette frénésie ? Les spécialistes estiment que c’est une conséquence de la Renaissance et de la redécouverte de l’antiquité gréco-latine. justice. Que font-ils ? ils vont créer des offices. Est-il licite juridiquement de vendre des fonctions publiques ? et sur un plan plus institutionnel. mais l’autre solution est d’acquérir un office royal : c’est la promotion sociale. A partir de là. grand juriste. Début XVIème. administration. ou est vacant. Le vrai problème c’est que la vénalité occulte répond à une nécessité financière. de guerre lasse. la France est en guerre permanente. Ici il y a un problème juridique dans cette pratique. à condition d’être propriétaire foncier). Désormais dès qu’un office est créé. l’office revient au bureau pour être repris par quelqu’un. Le phénomène est tel que Loiseau. On va trouver un moyen : l’argent . Dans un premier temps une résistance. va perler d’archomanie. la philosophie et l’agriculture. A partir de la seconde moitié du XVème. il va formellement interdire cette pratique sous peine de nullité de la résignation. Cette interdiction va être répétée. avec prix. c’est que le texte ne s’applique pas). Il suffisait de faire une contre-lettre anonyme pour contourner cela. Qu’est-ce qu’un métier digne ? Tout ce qui touche au politique (gouvernement. peu ou prou. Pourquoi l’Etat manque d’argent ? A l’époque ce qui coute le plus et de très loin c’est la guerre. les penseurs antiques insistaient sur la hiérarchie des fonctions et la distinction pour les hommes libres entre les métiers dignes et les métiers indignes. En 1484 les Etats-généraux demandent instament que la vénalité des offices soit interdite. Le Trésor est trop vide pour que l’on puisse accroître les gages. et ce d’autant plus que certaines officialités étaient anoblissantes. c’est qu’il y a un problème. chargé de commercialiser des offices. C’est la première cuase d’existence des impôts.

Les officiers vont devoir payer une prime d’assurance contre le risque qu’ils encouraient de voir l’office revenir au bureau. Dès lors. dont le terme n’est pas fixé. Les officiers chercheht à profiter de la sitaution pour par tous les moyens patrimonialiser les offices. en disant qu’une mort subite prive injustement la famille d’un bien chèrement acquis. Désormais les officiers pourront être dispensés de la règle des 40 jours moyennant finance. Le Roi peut délivrer des grâces pour tout domaine (pas suelement le domaine pénal). Pour écarter le délai de 40 jours. Cette prime annuelle va s’assurer. il peut demander le paiement d’une taxe de 1/3 de la valeur de l’office pour passer sur le délai de 40 jours. mais un prêt. Le péril est d’autant plus menaçant que ce délai pouvait se prolonger jusqu’à 2 à 3 mois. Le Roi pouvait intervenir en accordant la survivance de l’office soit en délivrant des lettres de grâce qui ici dispense du délai de 40 jours. Puisqu’il n’y a pas de prix. Si le résignant meurt avant. Donc selon ce système l’office doit systématiquement revenir au bureau une fois son possesseur. le résignataire perd son argent et l’office revient au bureau (d’où le stress de l’acquéreur pendant les 40 jours qui suivent la vente). mais c’est malgré tout une défaite pour lui.versé au bureau des partis casuels n’est pas qualifié de prix. juridiquement il n’y a pas de vente. Les officiers à nouveau vont protester. Même si le résignataire meurt dans les 40 jours. va trouver un moyen de concilier le Roi et les officiers. Le Roi touche de l’agent. Or le problème l’administration mettait souvent du temps pour procéder au recouvrement de la taxe (l’administration avait intérêt à faire durer. car un de leurs buts étaient de percevoir une somme versée par le futur résignataire. Les juristes médiévaux ont crée des constructions juridiques avec une finesse juridique hallucinante pour contourner les lois religieuses. On voit que le Trésor cherche pas tous les moyens à collecter des impôts. prêt à jamais rendre ». L’office est cédé « par forme de prêt seulement. Le point de départ du délai était la date d’acquitement de la taxe de mutation de l’office. Les officiers furent scandalisés.). Un compromis fut nécessaire. . Grans changement en 1604 : un secrétaire du roi (fonction éminément prestigieuse) qui s’appelle Charles Paulet. elle va s’appeler la Paulette. On a crée des règles hallucinantes pour créer cela. la résignation est interdite. on ne peut pas vendre quelque chose dont on est pas propriétaire.. On dit que c’est un prêt que le candidat à l’office consent à l’office. De la vénalité à l’hérédité Pour que la résignation soit autorisée. Les juristes ont appelé cela l’insomnie des 40 jours. Le droit de grâce est fondamental à l’époque. Imagination des juristes médiévaux Le christianisme interdit l’usure. à faire des dilations par des enquêtes. Cette règle sévère avait une autre conséquence : elle empêchait la résignation à cause de mort. car la vénalité des offices apparaît au grand jour. il fallait qu’elle ait lieu 40 jours avant. mais à une condition : la royauté prélève une somme sur le prix de vente (entre ¼ et 1/3 selon la nature de l’office). On ne pouvait pas léguer son office par testament. le prêt à intérêt. l’office ne retourne pas au bureau. Le Roi autorisa les officiers à vendre au grand jour leurs offices.

on peut la vendre à qui on veut. institutionnelles . Mais la différence avec aujourd’hui c’est qu’ils sont propriétaires de leur charge. L’état royal se caractérise beaucoup plus par sa faiblesse que par son omnipotence. La finance. Cette confusion entre le droit public (exercice de la puissance publique) et le droit privé (chose publique qui entre dans le patrimoine d’une personne privée). c’est croire que la monarchie absolue était une dictature. Le système sera perfectionné quelques années plus tard par la création d’une taxe complémentaire.Ces offices. les plus importants c’est plusieurs centaines de milliers de livres (somme énorme pour l’époque). c’est ce qui est dans le commerce : c’est la valeur du droit de résignation. le Roi ne peut revenir la dessus sans rembourser. Sur la limite religieuse. le Roi n’avait qu’à faire condamner à cette peine. Moyennant des taxes certes. Sous l’Ancien régime. Les conséquence de la vénalité : la patrimonialisation de l’administration Une première conséquence tout simplement économique. Pour répondre à cela. sauf dans une hypothèse extrême : que l’officier soit condamné pénalement à une confiscation de ses biens. jamais un impôt ne fut payé avec autant d’empressement. Conclusion les offices deviennent patrimoniaux. c’est d’acquérir un office. les juristes vont opérer une distinction : celle du titre et de la finance. De ce fait. On va économiser et capitaliser des sommes immenses dans ce but. Même si un officier commet une faute qui justifie sa destitution. Pour comprendre l’histoire. l’officier doit acquitter le prêt. Note : on purrait se fire. En cas de mutation entre vifs. Le Roi a des limites religieuses.humaines. Le titre c’est le droit d’exercer la fonction publique (ça c’est hors commerce : c’est une fiction juridique) : l’officier qui deivnet agent doit recevori du Roi une lettre de provision d’office (c’est très formel). Cette distinction existe encore aujourd’hui pour la liquidation des régimes matrimoniaux et des successions des officiers ministériels. les plus petits coutent quelques milliers de livres. sa marge de manœuvre est réduite : les actes de pure dictature sont beaucoup plus rares qu’on ne le croit. mais aussi la maîtrise de sa structure. Le roi ne peut pas faire tout et n’importe quoi. Le bien transmis entre vifs ou à cause de mort c’est la finance à l’exclusion du titre. patrimoniaux Désormais les officiers sont délégataires de puissance publique. le Roi ne pouvait pas récupérer l’office. Dans les faits. C’est une vision débilisante. Donc pour cet objectif des sommes colossales vont être mobiilsées et bloquées pour cela. le droit était réduit de moitié. C’est absolument faux. Les conséquences sont lourdres : le Roi perd le contrôle de la composition de son administration. Pour être admis à payer la Paulette. Il faut donc payer un droit égal au 5ème de la valeur de l’office tous les 9 ans. tout montre que le Roi croit vraiment à la dimension religieuse. Cet argent va se retrouver hors circuit. La patrminolisation des offices fonctionna au bénéfice financier de la Royauté. Dans la mesure ou chaque office a une valeur marchande et entre dans le patrimoine es familles. Ces commes vont se figer et vont empêcher le développement de l’économie (une partie de l’explication de la situation économique de la France par rapport à l’Angleterre aux XVIIIème) .La PAULETTE : Chaque année ils doivent acquitter une taxe égale au 60ème du prix de l’office. Mais bien sur cette pratique présentait un grand danger. il faut essayer de remonter au maximum de la mentatlité de l’époque. le prix du droit de présentation de son successeur. le but social ultime pour toute famille qui en a les moyens.

000 offices. Si Louis XVI avait mis à genou les parlements. le gage est de 300 livres. Ces créations n’ont eu de limite que l’imagination de l’entourage du Roi. le Roi perd un moyen de pression sur les officiers. il y a un abandon supplémentaire de la possibilité de contrôle. de contrôleur de perruques. La dimension juridique : l’irresponsabilité de fait des officiers Le nombre des offices ne va cesser de croitre 1515 : 4000 offices . royauté qui avait conscience de ce qui n’allait pas. De conserve. et ils vont progressivement s’ériger comme un corps susceptible de bloquer l’action royale d’une manière générale. En perdant cela. en 1665 : 46. en moyenne le prix des offices va quintupler. mais s’est heurté systématiquement à l’aristocratie qui bloquait au maximum. Aussi ils vont pouvoir faire cela en raison de leurs pouvoirs dans le domaine législatif (enregistrement des actes royaux). Et c’est une des causes fondamentales de la Révolution. Point capital : cela va avoir une importance fondamentale pour la justice. de visiteur de bière. A partir du XVIème. Pire les officiers vont progressivement avoir un moyen de pression sur le Roi. La principale opposition à la royauté va être l’aristocratie. de porteur de charbon. Des . d’essayeur examinateur d’eau de vie. Ex : au temps de Louis XIV. « Les parlements comme cancer de la monarchie » La patrimonialité des offices avait aussi pour but et pour conséquence de faire perdre une arme efficace que le Roi avait dans sa main : l’avancement. Donc périodiquement la royauté procédait à des réestimations de la valeur des offices. équivalent aux revenus d’un maçon). Loiseau dira « la création d’office. les officiers judiciaires (dans les Parlements) vont avoir conscience de ce pouvoir entre leurs mains. C’est de créer les offices alternatifs. contre le roi. Les guerres incessantes ont provoqué la création démesurée d’offices. probablement la Révolution n’aurait pas eu lieu. de contrôleur aux empilements de bois. cette possibilité de promotion. Les parlementaires au XVIIème et XVIIIème vont constituer la voie de l’aristocratie. on va créer des offices de jaugeur de vin. La royauté va systématiquement se voir entraver. et là l’Etat se retrouvait paralyser.La patrimonalisation va influer sur le fonctionnement et l’organisation de l’Etat Indépendance des agents vis-à-vis de l’Etat Cette indépendance va avoir 2 traits principaux : une indépendance financière et une indépendance juridique Indépendance financière Dans les faits un officier ne peut jamais perdre son office sauf crime gravissime (anachronisme : on est presque revenu à l’époque carolingienne – mérovingienne). de rouleur de tonneaux. Ex : une charge d’avocat général au Parlement de Dijon (valeur 30000 livres. les officiers pouvaient décider de cesser d’exercer leur activité. l’office de vendeur de porc. la menace d’une suspension du paiement des gages est sans effet. c’est un puit sans fond ». Dans ces conditions. on va trouver un autre moyen. Cela ne suffit pas. surtout de la moyenne et basse noblesse. Pendant tout le XVIIème la royauté qui a cherché à aller dans le sens du progrès. De 1620 à 1635. mais ne suffisaient pas. Les taxes payés par les officiers étaient élevées.

qui est une abstraction qui suppose de faire abstraction des liens personnels. à une personne précise. Dès fois on va même parfois se marier avec une fille de la noblesse d’épée (par opposition à la nouvelle noblesse de robe). . Lors d’une mutation. Fin XVIème. en particulier au niveau de la responsabilité. L’idée d’un Etat qui se dégage de la personne physique du Roi existe sous l’Ancien Régime. et plus généralement sa dynastie. On a retrouvé dans la Drôme des tombes avec des chefs militaires très certainement iraniens au IVème et Vème siècle. Les officiers se regroupent en corps et en compagnie. mais aussi un seigneur. Mieux : il était interdit au fonctionnaire de se marier ou de posséder des terres dans la circonscription. Avec la patrimonialité des offices. Quand le Roi veut punir un officier. Cela a de graves inconvénients. un parent. Pourquoi un problème ? Car en fonction du souverain en place les chsoes changent. le Roi de France le fait. des amitiés. puisque les gens impossible achètent leurs charges. ils vivent dans la res publica (terme au sens large : le royaume de France est un res publica). on ne pouvait pas être gouverneur de sa région d’origine. s’il voit dans son lignage ou dans son entourage un très grand noble. Il ya donc une collusion. de mélanger. Cette personne peut être le Roi. l’officier. publica Mais pour les contemporains. Cette dilution discrédite l’administration aurpès des administrés. un allié. puis 4 mois. De plus se met en place une solidarité des officiers. Mais c’est aussi servir la personne physique du Roi.offices dont le titulaire n’exerce que 6 mois dans l’année. A partie du XVIème. Il est fréquent de voir un Chancelier qui à l’avance quand un problème responsabilité survient sait qu’il ne pourra pas punir. prépondérant De plus on va se marier entre officiers. Chacun se sent de plus en plus indépendant. Le but était d’empêcher qu’un administrateur eut des intérêts personnels dans la circonscription ou il exerce au nom du Roi. Se greffe à cela une solidarité de corps. pour que tous les administrés qui veulent se plaindre peuvent le faire. Dans l’empire romain on a des gouverneurs perses en Bretagne… l’empire romain avait été un formidable moyen de déplacer. Il y une dilution de la responsabilité. toute idée de dévouement signifiait une chose précise : c’est la fidélité à un individu. les liens personnels jouent un rôle presque clé. c’est servir la res publica. Cela permet aux officiers de s’enraciner. l’officier local devient son homme d’affaire. des réseaux de clientèle. y compris dans l’administration (cette conception n’a pas totalement disparu). L’intégration des officiers dans le tissu local est telle que souvent le Roi ne peut plus agir. toute mutation devient impossible. Idée Clé : servir le Roi. A l’époque. pour la population. il doit attendre 50 jours avant de quitter la région. il va avoir tendance à limiter son intervention. Ce développement des liens personnels est problématique par rapport à la notion d’Etat qui est exactement l’inverse. des liens d’affaires… le lignage redevient prépondérant. Il va créer une famille. La greffe locale des officiers Dès le moyen-âge avait repris à son compte des notions de droit romain. Conséquence politiques de la patrimonalisation des offices Effort : reculer dans le temps pour se fondre dans la mentalité et les repères de l’époque Jusqu’à la Révolution. il arrive que quand un grand seigneur est présent. les officiers constituent dans le royaume de France une force politique majeure. Nous visons sous la monarchie absolu. puis 3 mois. Cette règle romaine qui veut qu’on implante jamais quelqu’un dans son territoire. A Rome.

la marge de manœuvre était plus grande (lien avec le contexte économique et institutionnel de l’époque). les sénéchaux…) Avec l’extension du domaine. On choisit son maitre. qui dépasse tous les autres. Henri IV avait lui aussi eu beaucoup de mal à se faire obéir de grands nobles. Cette évolution a une conséquence très grave : une forme de résurgence de la féodalité 1) une résurgence de la féodalité Elle s’exprime en 2 points : a) l’apparition de nouveaux liens Certes un grand roi comme Louis VI (Eric Bournazel a publié une monographie sur Louis VI) éprouvait de grosses difficultés à se faire obéir par certains des ses vassaux. • Une sorte de lien affectif. Cette bataille pour le • . mais les actes de désobéissance n’avaient pas complètement disparu. Les sources disent que « le fidèle était près à servir son maître par tous les moyens ». Le lien de maitre à fidèle repose sur un libre choix indépendant de la nation ou du Roi. En réalité il semble y avoir eu 3 éléments constitutifs des liens personnels (encore sujet à débats). Quand on a à faire à un Roi puissant. Les acteurs du moment se sentaient vraiment engagés. la personne du Roi devient de plus en plus lointaine. et la multiplication des organes et surtout l’intégration des officiers sur place dans leurs circonscriptions. Et donc la nature ayant horreur du vide. la situation avait certes évolué. Concrètement l’élément gênant va être l’apparition d’un nouvel échelon entre les baillis et les sénéchaux : cet échelon c’est celui du gouverneur. Ces gouverneurs sont en général des membres de la très haute noblesse. Au fond c’est un acte d’allégeance d’un individu à un autre Un dévouement absolu : Le rapport d’homme à homme débouche sur un dévouement qui en général n’a pas de limite. s’ajoute le fait que le nombre d’agents était faible et que le Roi les connaissaient personnellement (les baillis. des gens considérables. Ces rapports naissent et se développent en dehors de tout cadre juridique : le droit n’intervient pas (heureusement). l’addition de tous ces éléments. les liens personnels ne sont pas gênants (Saint Louis. On voit ici la résurgence du lien personnel. Au fond on assiste à l’émergence d’une nouvelle chaîne de relations. En dépit du relèvement du pouvoir royal. et a donner lieu à une boucherie atroce – découpage des corps promenés comme des pièces de boucherie).Aujourd’hui la marge de manœuvre d’un PR est très réduite. sentimental. Donc aux yeux du gouverneur de la bastille l’obéissance au duc de Mayenne primait sur l’obéissance au roi. ultra catholique). A leur prestige qui permettait de tenir les agents en place. une nouvelle chaîne de fidélité. Philippe Auguste. dont 3 fous. Philippe le Bel…). Ex médiéval : un chevalier étant devenu le vassal d’un seigneur va jusqu’à combattre son propre père pour rester fidèle à son seigneur. qui peut aller jusqu’au sacrifice de soi. on choisit celui qu’on veut protéger. Ainsi le gouverneur de la Bastille fit 1000 difficultés pour lui rendre la forteresse parce qu’il ne voulait pas partir pour une raison simple : il disait qu’il avait « donnée sa foi au duc de Mayenne » (duc de Mayenne qui était aussi le chef de la Ligue. une nouvelle chaînes de rapport. Sous la monarchie absolue. C’est un lien très fort. (note : prise de la Bastille était une prison qui ne contenait que 5 prisonniers. de nouveaux liens personnels émergent et concurrencent les rapports directs entre le Roi et ses agents.

Le plus important est de ne rien faire qui lèse les intérêts se son maître. Les ministres sont puissants par le nombre de créatures qu’ils se font chaque jour ». ils étaient protecteurs d’affidés. L’Etat. Début XVIIème (règne de Louis XIII). patronage qui équivaut avant tout à faire nomme le fidèle à un office. Le protecteur exerce plutôt ici une sorte de patronage. il y avait avant tout des rapports d’homme à homme dans la noblesse d’épée. il peut faire ce qu’il veut de son office. Est entamée cette notion d’un Roi qui est l’autorité pour tous. à sa subsistance. Il arrivait fréquemment qu’une créature détourne des biens publics au bénéfice de son maître.seigneur peut aller jusqu’à la lutte contre le Roi • En contrepartie. mais si son protecteur l’accepte. et mêem au contraire il doit faire fructifier les intérêts de son maitre. Ils avaient eux-mêmes des tas de créatures. Louis XIII avait pour ministre principal Richelieu. il va déléguer cette prérogative de puissance publique à une personne privée ou à un officier dont ce n’est pas la tâche au départ. à quelqu’un qui a fait sa fortune. et même à son avancement (recherche de mariages avantageux – un des seuls moyens à l’époque pour l’ascension sociale) De la sorte le Roi se trouve un maitre éventuel au milieu de tas d’autres. Au fond. même s’il y a des analogies. Il ne faut pas imaginer que le détenteur de l’office qu’il s’agisse d’une propriété au sens précis du droit privé. Dans la période étudiée règne le système de l’affermage. Car ici la créature sert souvent bien moins la Couronne que son protecteur. on a une définition du mot créature : « la personne attachée étroitement à un supérieur. y compris contre les intérêts du Roi. Il doit faire preuve de paternalisme (pas vu négativement à l’époque) : il doit veiller sur son serviteur. La notion de propriété est plus une norme de conduite sociale qu’une notion juridique. Ici la patrimonialité de l’office ne doit pas tromper sur le sens juridique de la patrimonialité de l’office. A l’étage en dessous. En échange il recevra une partie de l’impôt . Cette pyramide est-elle la même que la pyramide féodale ? Mais en histoire rien n’est jamais exactement la même chose. Les grands officiers avaient eux-mêmes sous leur protection des tas de créatures. le Roi. Mais par souci d’économie. Dans un dictionnaire fin XVIIème. veut prélever des impôts. Les nobles peuvent choisir comme maître un autre grand prince. qui était le collaborateur le plus proche de Louis XIII. On observe l’existence d’une pyramide administrative. Distinction essentielle : norme juridique et attitudes qui ne relèvent pas strictement du droit. le maître est tenu de protéger son serviteur. et devenir fidèles contre le Roi b les conséquences de ces nouveaux rapports Il faut introduire une notion qui a changé de sens depuis : le mot créature. mais d’autres critères comme la morale. le chancelier et d’autres secrétaires d’Etat se considéraient comme les créatures de Richelieu. donc le faire entrer et progresser dans la noblesse de robe (avoir un protégé élevé est une source de prestige). La notion de créature nous éloigne de ce rapport d’homme à homme de type strictement féodal. Le système de ces rapports personnels qui resurgit devint au fond assez courant dans l’administration. L’officier ne dispose pas de son office de la façon la plus absolue : pourquoi ? Parce qu’il n’était pas imaginable qu’une créature dispose de son office sans l’avis de son protecteur. Ici on est plutôt dans un rapport qui concerne des rapports entre des gens de la noblesse de robe. Donc le fermier (celui qui reçoit l’affermage) sa tâche est de prélever l’impôt sur la population désignée par le Roi. Mais il y a une différence avec la féodalité : dans les relations de mâitre à fidèle. Richelieu se considérait comme la créature de Louis XIII. plus précisément l’affermage d’impôts.

les mercenaires n’avaient plus de gagne pain. Sur un plan plus concret. Quand un chef de lignage devient une créature. appui pour sa promotion. pouvoirs de réquisitions. le Roi de France avaient embauchés beaucoup de compagnies (pas d’armée régulière à l’époque. Tous les hommes d’armes sont nobles (il y tout type de nobles. Idée fondamentale : chaque individu trouve dans sa famille (au sens élargi) aide. Les parents consanguins et les alliés sont là pour promouvoir le chef de lignage. Pour combattre ces fléaux. Fin XVème et début XVIème les gouverneurs deviennent très importants. Et donc il est assez fréquent de présenter le lignage comme une sorte de « syndicat ». Le gouverneur avait tout pouvoir de justice et pouvait juger les routiers sur le champ (exécution immédiate le plus souvent). Ils appartiennent tous à la très grande noblesse. le chef du lignage qui en principe est toujours le fils aîné est assuré de l’aide de tous ses parents (frères sœurs. le royaume de France compte 12 gouverneurs pout 500.prélevé. Ici ces gouverneurs vont avoir un nombre très étendu de coméptence. même si le Roi avait ses hommes). cousins. les gouverneurs reçurent pleins pouvoirs dans ce sens. Le fermier s’endette et se rembourse sur la collecte : c’est pour cela qu’il est motivé. des guerriers professionnels qui se mettaient en temps de guerre au service d’un puissant. assistance. il y a une petite noblesse). Quand on regarde les évolutions actuelles. Au cours de la guerre de Cent Ans. Certains sont mêmes unis à la famille royale par alliance. Ce sont des mercenaires. Il faut chercher les gens qui vont faire progresser la famille. Très vite tous les hommes d’armes vont se sentir les obligés du gouverneur (du simple soldat aux officiers). commandent les places fortes. Ils se transformaient en brigands. Il arrivait que les créatures. avec exposition du cadavre sur la route (effet dissuasif de la peine) - - A la fin du XVème. Car en plus des rapports verticaux. maintien de l’ordre : à l’époque un fléau particulier : les grandes compagnies (ou les appelaient aussi des routiers). Bien sur le fermier prélève plus que l’impôt lui-même. Mais le fermier payera tout de suite le Roi (le Roi n’attend pas que le fermier collecte). Ils deviennent inquiétants et gênants pour le Roi. on se rend compte que certaines structures ont . Quel est l’intérêt de ce système qui existait aussi à Rome ? Celui qui collecte va être très motivé. qui pouvaient être des fermiers. oncles. tantes…) et même des alliés (la parenté par alliance). tout le lignage suit. détournent beaucoup plus que prévu au bénéfice de leurs maîtres.000 m2 (c’est très très peu). D’où l’importance de faire de bonnes alliances : la politique matrimonial est un élément clé de la politique tout court. l’élément important c’est l’apparition au sein de chaîne : les gouverneurs. Problème : une fois la guerre finie. Ce système coutait cher (il fallait payer le fermier). Souvent la collecte était donc assez brutal. couvrant l’équivalent de plusieurs départements actuels) : autorité sur les baillis. il existe des solidarités lignagères qui sont aussi embêtantes pour le Roi. qui fera leur danger pour la couronne : d’ordre militaire : ils ont une compétence militaire absolue sur le territoire sous leur contrôle (territoires immenses. Dans ce système très puissant du lignage.

D’aucuns ont pensé que peut être le Roi aurait pu s’accomoder de ce système de réseau. il faut comprendre que ces sociétés sont fortement organisées autour de la famille. Normandie. dont on ne connaît pas les conséquences à long terme. qui a des droits que l’on protège par-dessus tout. le lignage). l’intérêt individuel est secondaire. La tactique des anglais était de ruiner le pays du Capétiens à l’aide de groupes mobiles qui pillent. Il se crée donc des réseaux verticaux et des résaux horizontaux. il fallait créer un nouveau maillon. bourgogne. le rapport de force était à l’avantage des Anglais. A des pouvoirs militaires considérables du gouverneur Cette institution est née au cours de la Guerre de Cent-Ans (1337 à 1453) par nécessité. Dans les société holistes. un nouveau fléau touche le pays : la guerre de religion. Pouruqoi cette évolution ou l’individu est passé au premier plan ? C’est la déchristianisatio qui a fait que l’on pu connaître ce boulversmeent. très vite le Roi ne les maîtrise plus. La guerre de Cent-Ans était une guerre de chevauchées. Leurs présence va rendre impossible tout compromis. il y a une vision totalement holiste (inverse : la société individualiste). Languedoc. Des changement aussi rapides peuvent être très dangereux. Au départ. ce qui prime c’est le groupe : l’individu n’est là qu’au service du groupe. brûlent… Pour contrer ces actions. Le point faible. Il aurait pu sans doute le faire s’il n’y avait pas eu les gouverneurs. lorsqu’ils sotn éparpillés et défendent des places peu sûres. le connétable Duguesclin). 2) Un danger pour la royauté : les gouverneurs L’existence de ces réseaux de plus en plus puissnants obèrent le pouvoir royal. c’est un élément fondamental. c’est lorsque les patrouilles anglaises sont loin de leurs bases.permis à l’Europe de devenir une puissance dominante. la guerre contre les Habsbourg. Dit autrement. L’apparition des gouverneurs s’explique par des impératifs d’ordre militaire. Dauphiné. Pour saisir l’évolution politique et sociales de la période. Guyenne (Acquitaine actuelle). très vite ces gouveneurs vont outrepasser les pouvoirs qu’on leur odnne pour contre les anglais B une opposition politique En 1559 fut signé la PAIX DE CATEAU-CAMBRAISIS. Qui plus est. La famille et le mariage est l’armature principale. Après la guerre d’Angleterre. Aujourd’hui on assiste à un bouleversement fondamental. Pour avoir cette vision globale. L’inté^ret personnel. Idée du Roi : il faut une vision globale de la situation. fragilisent le pouvoir du Roi. C’est donc très nouveau la société individuelle ou l’individu prime sur tout type de groupe. de la collectivité (la famille. Ce nouveau maillon. Cette guerre va toucher plus ou moins certaines provinces. Depuis 40 ans ce sont produit plus de chagmeents sur le plan social que depuis des centaines d’années. vont tenter de casser cette politique destructrice anglaise en les frappant là où ils sont le plus faible. c’est les gouverneurs avec sa circonscription très grande : le baillage était trop petit pour avoir cette vision. Provence. Problème . le Roi de France (Charles V et son chef militaire. Ces grands réseaux. on crée des régions militaires : Picardie. .

leur pouvoir était sans limite. on va créer de nouvelles circonscriptions. Dans le même temps on va donner à tous les gouverneurs des pouvoirs supplémentaires et ils vont être considérés comme de véritables vice-rois. ceci est aggravé par le fait qu’au bout d’une génération les gouverneurs vont estimer qu’ils peuvent se succéder héréditairement. Théoriquement. ils vont avoir une conception pour le moins large de leur compétence. à son souverain. Ce sont les représentants directs du Roi dans leur circonscription. impôts (quitte à prendre des fermiers. En réalité. On est en pleine guerre de religion. Militaire. ces gouverneurs sont se retourner contre le Roi. économiques… Certains auteurs estiment dès ce moment qu’on assiste au XVIème à « une reféodalisation du royaume ». C’est l’institution du gouverneur dont les compétences sont immenses. On va assister à des rébellions contre le pouvoir central. ce sont des lieutenant généraux du roi (lieu tenant : à la place de). 3 courants politiques émergent : • • • les protestants la Sainte Ligue catholique : les catholiques purs et durs le parti ‘modéré’ : qui sont des catholiques qui se veulent loyaux envers le Roi. Comme si cela ne suffisait pas. Leurs pouvoirs sont renforcés à la foi militairement et civilement. il n’y a pas aujourd’hui un équivalent. Comme si cela ne suffisait pas. chacun va jouer sa carte.Pour tenter de ramener la paix. 28 février 2008 L’aspect institutionnel et le gros bouleversement apportés par un maillon supplémentaire dans la chaîne administrative de la monarchie. Les gouverneurs vont prendre position et vont se diviser eux-mêmes à travers les 3 grands partis (les 3 tendances qui s’affrontent) : • • • -le parti protestant -le parti catholique -et au milieu que beaucoup d’opportunistes peuvent choisir. contrôler les foires et marchés. Chacun de ces gouverneurs va négocier et procéder à des accords avec des puissances étrangères. Chaque gouverneur va prendre position dans cette guerre. Tous les gouverneurs se sont convertis en véritables potentats locaux (ils agissent de façon autonome et ne tiennent pas compte du roi. Le rôle politique de cette création institutionnelle car cela se trouve pendant la guerre de religions (entre catholiques et protestants) pendant le XVI e siècle. Sous le règne d’Henri III (1575-1589) on a du mal à retrouver un seul gouverneur qui obéit à son maître.) Les gouverneurs mènent une politique totalement autonome y compris sur le plan extérieur et au fond ces gouverneurs indépendants pour une part sont dans la ligue dont le chef est le duc de Guise (Henri de Guise chef de la Sainte Ligue) et d’un autre côté des gouverneurs qui viennent du parti protestant Henri de Navarre qui est le futur roi Henri IV. Tout ceci existe parce qu’il y a un intérêt politique. c’est le parti qui est appelé les Politiques (catholiques modérés loyaux envers le roi) Dans le parti de la Sainte Ligue tous les dirigeants sont des gouverneurs. notamment celle du Centre. étrangères • Pour les protestants ils s’appuient sur les deux puissances (l’Angleterre et les différents Etats allemands (l’empire Habsbourg) .

la papauté). Les monarchomaques se divisent en 2 tendances : • • parmi les protestants : le plus connu parmi les protestants était François Hotman parmi les catholiques (Guillaume Rose. Au fond la royauté reposait sur deux fondements qui malheureusement pour elle peut être sont quelque peu ambigus. Acheter ne marche jamais. conseil Cette obligation de prendre conseil est une obligation juridique en échange de la soumission des grands nobles. : ceux qui veulent supprimer le gouvernement d’un seul Ils remettent en cause le pouvoir monarchique. Conclusion : au XIIIème et XIVème c’est grâce aux légistes que la royauté avec notamment Philippe le Bel a pu affirmer son autorité. On a fait des recherches sur le droit public. Le régime royal a fusionné ces deux préceptes assez opposés. on a d’un côté un roi avec une souveraineté totale mais cette souveraineté est tempérée par le gouvernement à grand conseil. Dans la conjoncture troublée. Ce parti de contestation est le parti monarchomaques. On peut voir une dimension contractuelle. Au XVIème siècle ces théories vont s’affronter. ce n’était que des pseudo recherches car elles étaient utilisées politiquement. il a acheté la soumission de certains autres. Autriche. La situation est gravissime car certains des gouverneurs catholiques prennent ébauche un plan avec le roi d’Espagne qui s’appelle Philippe II d’Espagne. grandes familles aristocratiques. Eric de Senlis. Il y a 2 conséquences en achetant la paix : • • s’il a été obligé de m’acheter c’est qu’il n’a pas assez de force pour me soumettre les partisans qui soutiennent n’ont rien alors que leurs ennemis ont de l’argent La meilleur politique aurait été de les écraser par la force. Le but c’est au fond de démembrer le royaume territorialement et politiquement. 2 siècles après ce sont les héritiers de ces légistes qui vont ébaucher une contestation du pouvoir royal. • • D’un côté il a l’imperium qu’il reçoit de Dieu. imperium Dieu de l’autre il a cette obligation de gouverner par conseils et même par grand conseil. on a dit qu’il s’affronter fallait que ces doctrines romanisantes développées du bas Moyen Age doivent être écartées. Or. Autrement dit. En 1593 Henri IV de Navarre devient roi de France (il abjure le protestantisme et se convertit au catholicisme). Pour les acheter (la famille de Lorraine) il a consacré la moitié du budget annuel du royaume. On se met à écrire l’histoire du droit public français. n’obéissent toujours pas au roi. Les différents gouverneurs fin du force XVIème. Il aura fallu attendre plusieurs décennies pour qu’ils se soumettent. royal Section 2 : L’évolution juridique du pouvoir royal On a affaire à un problème de droit privé presque de contrat. ceux qui contestent c’est la haute noblesse. La guerre civile va durer plus de 30 ans. Jean Bouchet recteur de .• les partisans de la ligue mènent des négociations avec les principales puissances catholiques (Espagne. Il a du mener une guerre armée et soumettre les gouverneurs par la force. et notamment le duc de Mayenne qui était le lieutenant général du royaume et également par des cadeaux.

A La notion de souveraineté du peuple Sur quoi se fonde les monarchomaques ? Sur les doctrines de Saint Thomas d’Aquin (grand penseur du XIII e siècle). Dans ce cadre d’idée la monarchie (le gouvernement d’un seul) est une hypothèse parmi d’autres au même titre que l’aristocratie (gouvernement des meilleurs) ou encore la démocratie (gouvernement du peuple. Les monarchomaques après avoir brodé cette théorie proposent de revenir à l’ancienne coutume à l’élection du roi. changer le régime en place. « Pour la dévolution de la couronne la coutume constitutionnelle c’est la loi salique. d’intangible car le vrai souverain à savoir le peuple pouvait le cas échéant corriger la coutume. Il ajoute que le pouvoir est transmis au roi par l’intermédiaire du peuple. C’est au peuple qu’il revient de choisir la forme de gouvernement et donc de choisir celui ou ceux à qui on allait déléguer le pouvoir. Son idée en puisant dans les évangiles. Le peuple peut décider de modifier la désignation en désignant expressément sa volonté. Pour Saint Thomas le régime politique était relativement indifférent. La pensée de Thomas d’Aquin a représenté le courant ultra majoritaire parmi les théologiens jusqu’au XXème siècle. On doit réformer.l’université de Paris) Ils se retrouvent sur un point la volonté de détruire le pouvoir royal. Au fond c’est que la loi salique reposait sur le consentement tacite du peuple. d’intemporel. Paragraphe 1 : la dimension contractuelle de la royauté La doctrine monarchomaque au fond s’appuie sur un argument central : « le souverain c’est l’ensemble du peuple. » Cette phrase venant de gens qui représentent la plus haute aristocratie est assez amusante. Les monarchomaques vont reprendre cette théorie. roi La vraie tradition de la royauté française ce n’est pas l’hérédité mais c’est l’élection. dans le Grand testament il adhère à l’origine divine du pouvoir. De la sorte on condamne la doctrine du droit divin des rois qui prétendaient que le pouvoir est remis directement au roi par Dieu. Les monarchomaques vont dire que « la coutume constitutionnelle du royaume de France c’est la loi salique pour ce qui concerne la dévolution de la couronne. Ils ajoutent que cette coutume n’avait rien de définitif. Il y a généralement un gouffre quand ils ont repris la théorie. Mieux il n’hésite pas à dire les gaulois faisaient pareil : le roi était élu par le peuple et lors de son avènement. cette destruction se concrétise en deux points. il s’engage par contrat au terme duquel il a certaines obligations (c’est un contrat synallagmatique car le peuple s’engage à obéir au roi qu’il a désigné et en échange le roi a des obligations et prête un serment par le sacre : qui conserve la marque de cette ancienne .

1 L’aspect religieux du programme de la Ligue Ceux-ci s’organisent et notamment parce qu’ils ont un chef : le duc de Guise. Si des gens n’adhérent pas à la ligue on va essayer de les intimider. Très vite la ligue va créer des comités de diligence dans chaque paroisse encadrée par les curés. Au fil des années la politique du parti va se radicaliser. Elle a un programme précis avec un axe majeur c’est la défense de la religion catholique apostolique et romaine contre la religion prétendûment reformée. Pourquoi ? En agissant comme il agit Henri III viole le serment du sacre. inondations et le corollaire des épidémies.tradition. • • non seulement c’est de lutter contre les protestants mais aussi d’affaiblir au maximum le royaume en créant le plus de troubles possibles. c’est une conjonction . Ainsi en 1576 se constitue un véritable parti politique : c’est la Sainte-Ligue. La vie s’organise autour des églises. la ligue va mettre tout un pouvoir en place. On a aussi appelé de la Sainte Union. Elle a beaucoup de moyens financiers car de très grands seigneurs y adhérent et parce qu’ils en sous main un très grand argentier qui est le Roi d’Espagne. reformée La religion prétendument réformée (les protestants). c’est le lieu où s’organise une partie de la vie. dès lors ce sont des châtiments divins.  Ce n’est pas un seul évènement. La Ligue va faire de ce fléau.) Les circonstances historiques allaient permettre aux monarchomaques décidés de mettre en application une partie de cette théorie. Pourquoi ? Parce qu’il ne il défend pas la religion catholique et l’église catholique contre les hérésies. En France dans les années 1580 Différentes calamités s’abattent sur le pays : tremblements de terre. (Ex : certains magistrats vont être séquestrés et vont être faits prisonniers par la ligue car ils ne vont pas dans le bon sens). B) La volonté de modifier la coutume La politique menée par Henri III et surtout par sa mère Catherine de Médicis va avoir une conséquence rapide et nette c’est de susciter d’abord le mécontentement puis la haine du parti catholique. Cette organisation a un double but. si toutes ces calamités s’abattent sur le pays la France fille aînée de l’Eglise a pêché par l’intermédiaire de son roi.

Mais aucun sujet ne doit obéir à un roi hérétique. cette règle empêche Henri de Navarre. Il est en très mauvais état physique. il a été excommunié par le pape. s’opposent Le Ligue va proposer qu’on élise le roi. la forme de la Ligue ne peut impasse pas tenir. L’idée d’une modification contractuelle Le peuple est souverain. émeutes à Paris. puis se convertit et enfin revient à la même religion. La ligue ne va pas admettre que Henri de Navarre ait pu se convertir. Henri de Navarre a un inconvénient aux yeux de la Ligue c’est qu’il est protestant. l’héritier 1584 de la Couronne de France est un protestant. Puis l’idée c’est que il y a un contrat entre ce peuple souverain et le roi et c’est à partir de ceux éléments ils vont développer leur théorie en deux points. Il y a une reine mais pas d’héritier. (On parle de contrat synallagmatique) Elle va être considérée comme une loi fondamentale du royaume. la Ligue se sent assez forte pour déclencher des troubles graves. de postuler cette mesure comme une loi mesure fondamentale du royaume. L’héritier présomptif c’est le dernier fils d’Henri II et de Catherine de Médicis : le duc d’Alençon (il meurt). le roi pose problème. 2) La dimension institutionnelle Ils vont faire ici un gros effort juridique. peuple En 1588. Pour ramener le calme Catherine de Médicis conseille à son fils de céder. En effet Henri III le roi va désapprouver cette mesure. « Le roi avait des mignons. Il s’est présenté à la tête du parti protestant en France. » Pourquoi aussi ces rumeurs s’amplifient ? Il est sur le trône depuis 10 ans et il n’a toujours pas d’héritier. On donne satisfaction à la Ligue. Le roi Henri III se . Il la refuse parce qu’il ne peut admettre la notion de souveraineté il du peuple. catholique Constitutionnellement cette réforme débouche sur une impasse. D’abord on va dire : « le peuple est souverain ».En 1584 se produit un évènement grave. Quelques semaines après il promet de réunir les Etats Généraux à Blois et en octobre 1588 les Etats Généraux se réunissent et le roi jure de défendre et de respecter jusqu’au bout la religion catholique. Le roi renouvelle Ligue son serment de promouvoir et défendre la foi catholique. On se retrouve entre deux lois fondamentales qui s’opposent. La théorie de l’élection Le point de départ est un problème de vacance du trône. la Ligue s’empare de toutes les administrations et expulsions de tous les fuir gouverneurs fidèles au roi. C’est la catholicité du roi. Il vivra et mourra pour la religion catholique et surtout il reconnaît la catholicité comme loi fondamentale du royaume. pire beaucoup d’historiens (mais pas avec une certitude absolue) ont subodoré qu’Henri III avait des mœurs pas catholiques (qu’il était homosexuel). En effet Henri de Navarre était protestant mais protestant pire il était un relapse : c’est quelqu’un qui au départ a une religion. Il existe toujours la loi salique. Ceci a pour conséquence qu’il peut changer le contrat en ajoutant il souverain une nouvelle clause de serment du sacre. et Paris le roi doit fuir. Le roi promulgue l’ÉDIT D’UNION. Le roi doit prêter le serment de vivre et de mourir dans la religion catholique romaine. En 1584. La Ligue va vouloir mettre en place l’élection car elle a un candidat prêt qui est son chef : le duc de Guise.

C'est un cardinal. le duc de Mayenne.méfie et en pleine nuit décembre 1588 il va faire juger le duc de Guise et le cardinal de Lorraine (les chefs de la Ligue) et les faire condamner pour lèse-majesté. Un des moyens de prévenir ce péril est la réunion des états généraux. de l'autre de CATHOLICITÉ : Il reste un membre vivant de la famille de Guise. 12 mars 2008 Henri III fait assassiner ses adversaires ligueurs. Isabelle-Claire. si on écarte Henri de Navarre. c'est que Isabelle avais épousé un prince autrichien. Si autrichien elle devenait reine de France. Double violation de la masculinité. Le partie des monarchomaques (pour l'élection du roi) prend donc le dessus. Cela rappel Édouard III d'Angleterre. trouver un roi. des dizaines de milliers de morts. • Politiquement : Mais le souci. fille de Henri II. est Charles de bourbon. De 1590 a 1593 le royaume va donc être déchiré par une véritable guerre civile. Pourquoi ? car sa mère est Élisabeth de France. car l'intervention de l'ambassadeur d'Espagne balance tout à la poubelle ? pourquoi ? il va proposer au nom du roi de choisir pour reine de France une des filles du roi d'Espagne. la descendance des Habsbourg autrichiens et espagnoles prendraient le trône de France. En tout cas c'est sont but. Pire. le souci qui apparaît est celui de la conciliation entre deux lois fondamentales. et leur chef le duc de guise. fondamentales D'un coté LOI SALIQUE. on s'étripe entre chaque groupe ! Un effondrement économique suit cette guerre civile. Il va y avoir civile des milliers. c'est un coup de force ! En effet cette élection est contraire à toutes les lois de transmission de la couronne ! Tout ceci va échouer. De plus les puissances étrangères sont appelées à la rescousse. les acteurs politiques s'appuient sur les juristes. Le duc de Mayenne fait une contre . très très lointain. mais il semblait indigne que Henri III ai put dire "c'est le royaume tout entier qui s'écroule autour de moi". L’idée de légitimité royale. C'est un titre pour le moins curieux . Dans la foulée ils sont exécutés. ses adversaires le font assassiner. • Juridiquement ça pose aussi un problème. et durant 4 ans. Isabelle est la nièce d'Henri II. et en plus elle tient ses droits d'une autre femme. Face à ce péril des voix vont s'élever dans l'intérêt du pays. Le but précis est d'écarter Henri de Navarre (Henri IV). Jacques-clément. l'auteur est un moine partisan de la ligue. 98% ou 99% de la population était scandalisée. beaucoup de gens restent fidèles au roi. Isabelle claire est une femme. Malgré tout ils avaient confiance si une partie des pays étaient pour les ligueurs. L'ordre du jour. Lorsque le 21 janvier 1793. Louis XVI va être condamné à mort puis guillotiné. l'héritier suivant. Mais le duc de Mayenne a plus de 80 ans (!). Il prend en charge le royaume jusqu'a l'avènement d'un roi catholique. La majorité reste fidèle au roi. Ses adversaires sentant sa faiblesse. et il fut proclamé roi sous le nom de Charles X (mais il n'est pas pris en compte dans la liste officielle des roi). Des émeutes se produisent. Cela assassiner pose le problème de la succession. La proposition va irriter les députés des états généraux. Une majeure partie de l'opinion reste fidèle au roi. et il va se proclamer lieutenant général du royaume dès l'assassinat du roi. Pour tenter de palier a ce problème. les gens y sont attachés profondément.

Henri et sa bande vont faire courir la rumeur comme quoi il serait prêt à le faire. C'est un des arrêts les plus célèbres. avec un roi le parlement aurait jamais osé aller aussi loin. Les magistrats disent que sous prétexte de religion il ne saurait être question que la couronne soit transfère en des mains étrangères. Un contrat lie le roi et les sujets. une guerre qui se clôt en 1598. l'archevêque de Sens annonce aux États généraux de manière officieuse que Henri de Navarre est disposé à se convertir. dévolution de la couronne. nationale Finalement petit a petit. et l'administration du domaine royal. lois et impôts. et pire. tout le monde se dis que Henri IV devrait abjurer et ça serait réglé. la régente Catherine de Médicis. A) La compétence des états généraux Pour la Ligue. La justification c'était l'urgence dut aux guerres quasi permanentes (nécessité fait loi). Les provinces se rallient à lui. paix.proposition en disant que il serait souhaitable que à tout prix toute personne étrangère soit écartée du trône de France. d'indisponibilité et de catholicité sont des lois fondamentales du royaume. Le parlement de Paris va vouloir accélérer le processus. Pour eux l'idéal c'était un gouvernement à conseil par l'intermédiaire des états généraux. en avait créé de nouveaux. Un des plus grands prélats du royaume. En . Paragraphe 2 : l'exercice contractuel de la royauté Selon les monarchomaques le pouvoir ne pouvait être d'essence monarchique. guerre. obtint des impôts supplémentaires avec l'autorisation des EG (elle leur force la main. ce qui est archi faux sur le plan historique. la tentative d'élire le roi est un échec. Mais pendant encore trois ans la France et l'Espagne se battent. l'arrêt "Lemestre" de 1593. Il reste au roi la nomination des agents secondaires. Si le roi ne respecte pas cette situation on devait lui résister. le 5 juillet Henri de Navarre à nouveau abjure (il apostasie une deuxième fois) on appelle ça un "relaps". La loi salique est supérieure. Et par avance le parlement déclare nulle toute combinaison qui violerait la règle de dévolution de la couronne. et le duc de Mayenne est destitué. Tout cela est possible car il y a vacance du trône. Il joue la carte de l'appartenance nationale. mais a leur accord). Par cet arrêt le parlement de paris se pose en gardien absolue des valeurs du royaume. Petite conclusion sur le droit constitutionnel : Il est acquis à la suite de ces évènements que les règles de masculinité. Dans un tout premier temps. à l'oppression. et en 1594 est sacré à Chartres. désignation des principaux agents publics. 1) Les impôts De 1484 a 1560 la royauté s'occupait pas des EG pour lever des impôts. Lorsque la paix revint en 1561. L'année suivante la ligue finit par se soumettre et reconnaît Henri IV. Une semaine plus tard. les États généraux ont compétence exclusive sur les affaires d'états. il devait être partagé.

selon saint Paul. et ajoutaient que au fond un impôt peut être consenti pour une durée toujours limitée. Les magistrats vont s'opposer de toute force à ce projet ! Mais pourquoi ? Pas pour protéger le roi. parce qu'on leur retire le droit de remontrance. la monarchie est bien plus douce pour la masse qu'un régime aristocratique. A) objections sur le plan religieux . Enfin en 1588 a nouveaux les EG refusent la création des impôts car ils veulent affaiblir la royauté pour établir les théories monarchomaques. Pour eux le prélèvement fiscal relève de leur compétence exclusive. Il faut suivre l'empire . Cette idée rencontre des oppositions. et tout cela en reste la. ce qui ne marche jamais. et les parties se paralysent entre eux. et ces théologiens vont amener des objections a ce droit de résistance.Nouveau testament. et pire. Mais ces théologiens n'ont pas manqué de relever que le droit à la résistance pouvait avoir es conséquences néfastes. Peut être roi par loyalisme pur. Une partie du tiers va rester loyale au roi.Saint pierre avait fait prier pour le salut de l'empire romain païen. Si jamais il y a accord unanime sur un projet. puis les deux contre le tiers état. les EG refusèrent non seulement de prélever de nouveaux impôts.1576. Royauté tellement affaiblie qu'on en reste la. Très vite l'idée royale va capoter. 2) La question législative La Ligue émerge en 1576. mais aussi des aliénations du domaine (du royaume). 1) La théorie Les monarchomaques vont choisir un des meilleurs auteurs du moyen age. on instituait une monarchie mixte. et dans la foulée ils vont créer ex-nihilo une commission chargée d'assurer le suivi des doléances. B) Une théorie contre l'oppression Les monarchomaques vont en s'appuyant sur différents auteurs médiévaux qu'il existe un droit de résistance contre le pouvoir tyrannique. Les discussions s'engagent. C'est une vraie pagaille. et se retournent contre eux. légiférer. alors que Paul parler lui d'un empereur païen. "quinquennaux résiste à l'autorité résiste à l'ordre voulue par Dieu" dès lors comment résister à un roi qui est sacré et donc élu de Dieu. Henri II affaibli ne refuse pas. le climat est si négatif pour la royauté que les députés refusent toute aide au roi. le roi laisse faire. on peut recourir au tyrannicide (meurtre du tyrannique tyran). . celui ci a alors force de loi. il se dis que cet organe peut même faciliter la discussion. il ne se passe rien. mais aussi malgré tout parce qu'il a peur que le clergé et la noblesse fassent main basse sur l'État. d'abord les nobles et les clercs. Saint-Thomas d'Aquin.Déjà le cinquième commandement : tu ne tueras point (Exode 20-13) . car les trois ordres vont s'affronter. Les deux premiers ordres pensent que cette commission peut faire des projets d'ordonnance.

Nulle personne privée ne peut s'ériger en juge de son roi. il y a de tyran d'origine et le tyran d'exercice • Le tyran d'origine c'est celui qui s'est emparé du pouvoir par la force ou a usurpé un pouvoir qui ne lui venait pas de droit. Et même après une réussite ils s'entretuent pour prendre sa place. B) objections sur le plan politique On fait appel a saint thomas. développée par Saint Ambroise : l’empereur est dans l’Eglise et non au dessus de l’Eglise. Donc face a cela trois types de remèdes. Il s'interroge sur la nécessité de recourir à une résistance active. On doit lui résister car lui même utilise la force. C'est un acte qui n'aboutit jamais car les conspirateurs se déchirent avant même de réussir à tuer le tyran. individuelle. Toutes ces objections religieuses mettent à mal les théories monarchomaques. la Communauté= les Etats généraux : ils devraient donc dire si oui ou non le roi de France est un tyran. il fallait un consensus pour que désordre le roi soit démit de ses fonctions. l'acte de foi c'est de souffrir sans résister. Il va imposer la pénitence ou l’excommunication : écarté de la communion. Dans le royaume de France. il existe un droit individuel d'assassinat. Le pape va corriger ca. 2) les différentes forment que peut prendre cette résistance Pour bien comprendre il faut voir la distinction entre deux formes de tyrannie. il proscrit toute initiative personnelle. Celui ci observe l'histoire et observe que les tyrannicides aboutissent a de plus grands maux encore. Pour le tyran d’origine ils suivent St Thomas. Lactance (autre auteur chrétien) a dis une phrase différente "c'est nuire que d'épargner celui qui nuit". et le 5ème commandement n'est pas opposable au tyran d'origine. L'histoire antique enseigne que l'échec d'une tentative la réaction est une répression accrue. En Angleterre se serait le Parlement. il transgresse les lois divines. On est isolé de la société. Le sentiment profond qui animait Saint Thomas d’Acquin c’était qu’il ne fallait pas y avoir de désordre. Ici saint thomas d'Aquin fait beaucoup de réserve. Mais le . Cette solution est une application d’une vielle doctrine chrétienne. comment il justifie cela : si ces persécutions arrivent c'est parce que Dieu inflige des épreuves à son peuple. Il viole les enseignements fondamentaux du christianisme. Les 3 remèdes faces au tyran d’exercice : • 1ere méthode : la prière à Dieu pour qu’il change le cœur du tyran. Saint thomas tyrannie les distingue clairement. • Le tyran d'exercice c'est celui qui a été légitimement porté au pouvoir mais il agit mal. la question est plus délicate. Pour y arriver.même si celui ci persécute les chrétiens. Ratione peccati : en raison du pêché. Il ne faut pas qu’il y ait de violence Et les autres méthodes ? Voir avec autre cours b) Mise en pratique de la théorie thomiste Idée est d’affaiblir la royauté absolue.

sera en mesure de demander l’intervention d’une puissance étrangère et donc des états protestants. fut assassiné par Ravaillac. Sous l’ancien régime. Principe unanimement accepté et même souhaité. tyran L’évêque de Senlis dit que Jacques Clément était un martyre de la foi. Plus la religion se mêle du pouvoir. C’est demander à Dieu qu’intervienne un Héros : le bras armé de Dieu. tuer un roi hérétique c’est un acte de foi. l’égal de St Pierre ou St Paul. sécurité Section 3 : une explicitation institutionnelle : la justice pénale « Aujourd’hui les peines sont arbitraires en ce royaume » auteur du XVII. injustice) mais jusqu’au XVIII l’arbitraire au contraire était l’un des principes de base de la justice pénale. plus de 30ans de guerre avaient usé l’économie …tout le monde voulait arriver à une paix. En 1610. Cette appréciation globale des divers éléments de l’infraction posait la question de la responsabilité du délinquant. que le mot arbitraire va prendre son sens défavorable (caprice. irrationnel Conséquence de l’action conjuguée : le pays fut plongé dans 30 ans de guerre civile Les catholiques ultras estimèrent que la politique de tolérance d’Henri IV comme un parjure. protestants POUR LES CATHOLIQUES. de la politique et plus c’est irrationnel. Comment faisait-il ? il devait examiner dans le détail tout les éléments constitutifs de l’infraction. la masse de la population pris en aversion les monarchomaques et il y eu une réaction vers une monarchie absolue : gage de sécurité.problème se pose pour le tyran d’exercice : on peut demander au pape d’intervenir ou a la communauté. . la communauté qui n’a pas eu son héros. la pensée est de dire que si le tyran se maintenait au pouvoir. alors pour les protestants. Les circonstances objectives de temps et de lieu. 21 ans après l’assassinat du roi Henri III. Lassée. parce qu’à leurs yeux. on peut faire appel aux puissances Héros étrangères comme la papauté ou l’Espagne et éliminer le tyran. C’est au XVIII. Ce droit s’exerce dans un cadre précis. il fallait prier Dieu de susciter un miracle politique. Le rôle du magistrat était considérable. Ca n’a rien de négatif. La raison et l’équité En fonction des degrés de juridiction A l’intérieur de ce cadre. Les gens en Ravaillac avaient marre. Il devait évaluer au cas par cas la gravité intrinsèque de chaque infraction et aussi la culpabilité précise de son auteur. la personnalité du délinquant et il devait apprécier les diverses cause d’atténuation. il n’existe pas de règle écrite là dessus. s’il n’y a pas de Héros. C’est le droit qu’avait les magistrats d’arbitrer les peines. il revenait au juge d’apprécier les circonstances de chaque affaire afin d’arbitrer. On a juste des principes généraux que la doctrine développe. d’exonération ou d’aggravation. mais si ca ne marche pas que doit on faire ? POUR LES PROTESTANTS. Si jamais ce Héros n’y arrive pas.

C’est pourquoi initialement. les juges s’écartent des peines pécuniaires coutumières fixes et à leur place on prononce des peines plus sévères. L’abandon des tarifs coutumiers a commencé au XIII. De prime abord. plus dissuasives. la renaissance du droit romain au moyen-âge est fondamentale. la répression va être vue par les justiciable comme insuffisante. Ce sont quasiment toute des amendes. c’est séduisant. Ca se passe au moment où la justice seigneuriale décline en faveur de la justice royale. proportionnées à l’infraction et une indemnisation pour la victime. Ces pénalités plus dures sont considérée comme moralement plus juste et elles sont vue comme plus rétributives. dès lors que la distinction romaine de crime ordinaires et extraordinaires. Pour pouvoir appliquer la possibilité romaine d’arbitraire. On va rapidement abandonner les peines pécuniaires. les coutumes prévoient une amende pour le coupable mais aucune réparation pour la victime. Le droit romain distinguait 2 types de crimes : crimes ordinaires et crimes extraordinaires. Les fondements théoriques de l’arbitraire Dès le XIIème. n’avait à payer qu’une petite amende. Plus généralement les états généraux vont aussi évoluer dans ce sens et vont critiquer le droit pénal coutumier du moyen âge et notamment en matière de coups et blessure. Parce que dans ces cas la. Idéal de justice du roi n’y trouve pas son compte. Les nouvelles coutumes vont prendre en compte cet abandon du système de peine et inscrire la pratique de l’arbitraire. Il va falloir adapter ce droit romain à leur époque. Les amendes coutumières étaient faibles. ré-émerge la notion d’arbitraire. 18 mars 2008 En ce qui concerne le droit. Autre parade. mais il arrivait que leur décision n’aient pour seul but de les enrichir. avec la renaissance du droit romain. il faut que les juges puissent appliquer des peines arbitraires ou des peines pécuniaires beaucoup plus lourde. Ceci va avoir pour conséquence l’introduction de la procédure inquisitoire. Au nom de l’intérêt public. et donc qqn de fortuné pouvait exécuter ses projets sans être inquiété. qui a pour but d’enrichir son propriétaire. ces crimes à Rome n’avaient pas de peine légale. Quid des peines ordinaires : on va largement biaiser. On veut corriger les crimes les plus graves. afflictives. c’est le développement du droit coutumier. la justice arbitraire est entachée d’inégalité. parce que par définition. pour ne plus être soumises à la justice seigneuriale. D’autres le disent. Mais il y a un grave inconvénient : trop largement fondée sur l’amende. pour contrer la rapacité des seigneurs. les juges royaux se reconnaissent le droit d’arbitrer les peines. Naufrage du droit pénal coutumier. Dorénavant. les seigneurs étaient propriétaires. On va leur imposer la fixité des peines. dépasser le droit romain pour aboutir à des solutions plus adaptées et plus souples pour l’époque. le mot d’arbitraire a sens d’aujourd’hui. Au Moyen-âge on va faire en sorte que les juges ne puissent arbitrer que les crimes extraordinaires. Au moment de son apparition.Le problème du développement de l’arbitraire A l’époque féodale. Cela va se concrétiser par l’imposition de tarifs fixes : désormais telle infraction= telle peine. . Les états estiment que ces vieux usages sont contraires à la justice et sont donc contraire à Dieu. Des lors les juridictions ont obtenu des chartes de franchise. Entre le XIII et le XVI. Reforme marche très vite car elle correspond à un souhait voulu par la majorité. qui se pose comme une limite à l’arbitraire des justices seigneuriales.

Si le criminel est très jeune ou très vieux on va admettre que le juge peut adoucir la sanction. Le juge peut faire preuve d’arbitraire par il est mû par de bonnes raisons (introduction d’une notion de mesure). Au XVIème.C’est au XIIème que les juristes vont faire en sorte de modifier la distinction romaine entre crime extraordinaire et ordinaire. Au fond ce qui va guider le juge. c’est ce qu’aujourd’hui on appelle l’intime conviction. mais à l’époque c’est la nécessité d’être en conformité avec sa conscience. Ce pouvoir d’arbitraire était plus ou moins encadré par une barrière religieuse. celui de la responsabilité telle qu’on l’entend aujourd’hui : imputabilité. mais dans la théorie les pénalistes de l’époque n’évoquent ces notions. . Ce sont des listes très évolutives. les juges vont apparaître comme une sorte de confesseur. Au fond. Ils vont l’édulcorer pour pouvoir donner la possibilité au juge de moduler la peine. Plus une notion juridique est vague. On leur demande de scruter les faits mais aussi les âmes des différentes parties (ce que les canonistes appellent le for intérieur). Le problème c’est qu’à ces époques il n’y a pas l’idée de systématisation. il n’y a rien à faire) A la période moderne. de vassalité) o Récidive (on parle de criminel endurcis. Le principal artisan de toute cette réflexion est Pierre de Belleperche. Quelles sont ces raisons ? • Dans le sens d’ un allégement o la jeunesse et la vieillesse. Tous les juges séculiers avaient une formation juridique ET une formation théologique. Tiraqueau. Dit autrement. Ils proposent un mode d’évaluation globale de la peine. un des principaux juristes pour le pénal. la liste des causes dans un sens comme dans l’autre va connaître une inflation. o Le caractère intentionnel ou non du crime o Crime commis dans l’intérêt de l’Etat. De plus en plus les causes touchent à un élément clé. il n’y a pas de systématisation totale. plus elle est utile • Dans le sens de l’aggravation (on parle de crime atroce) o Liens entre le criminel et sa victime (familiaux. On va s’arranger pour que la distinction n’ait plus de contenu. En réalité le droit qui se cache derrière l’arbitraire. écrit un ouvrage complet sur ce problème : les lois et les coutumes qui vont à l’encontre de l’arbitraire ne doivent pas être suivies. les auteurs vont même plus loin. . fait justificatif Mais si cela est vrai concrètement. pour lui octroyer un arbitraire pour déterminer la peine. c’est le droit canonique de façon indirecte. Les juges ont une latitude de facto pour appliquer leur arbitraire.

la limite fondamentale à l’arbitraire du juge est moins juridique que morale. pas d’assimilation du délinquant au malde. Le but de la justice royale. Dans un royaume chrétien. Mais on dit que le serment du juge ne le lie pas pour la faculté de diminuer ou aggraver les peines. Au fil du temps. Mais le juge ne pouvait pas inventer des tortures. guérir le malade. Pourtant. Avant d’être serviteur de la loi humaine. . pas du tout pour guérir. Cela ne signifie pas dire faire tout et n’importe quoi. le juge est d’abord un serviteur de la justice. la fonction de juger s’inscrit d’abord et avant tout dans un cadre moral. et la plus adaptée au délinquant. On ne pouvait pas exécuter le coupable comme on voulait . Quelle justification ? Ces débordements sont mûs par de bonnes raisons. une notion dépasse les autres : celle de la proportion. et dans une moindre mesure le punir. La peine doit amender. Le juge dispose d’une marge assez importante. Au fil des siècles. L’idée c’est qu’il faut amender. il doit déterminer la peine la plus adaptée. Emergence d’une notion de jurisprudence. pour les maux bénins. A chaque mal un remède. Les modes de torture était très variés. Commence à apparaître l’idée que les juges doivent respecter autre chose. L’idée d’un amendement du criminel n’entre pas encore dans les vues de la justice pénale de l’époque. c'est-à-dire la plus proportionnée à l’infraction. Chaque région avait ses coutumes. Au châtelet. Le juge qui prend ses fonctions fait serment de respecter les coutumes du lieu. au besoin sur le droit strict (aujourd’hui on parlerait de droit et d’équité : le droit et l’équité ne vont pas forcément de pair). ATTENTION : à l’époque.Les limites de l’arbitraire La coutume En théorie. c’est pour punir. Une sorte de « coutume jurisprudentielle ». quasiment jamais par les tribunaux ecclésiastiques). Le juge doit rechercher la sanction la plus juste. Au-delà de cette marge. les tribunaux royaux vont finir par être « contaminés » par cette nécessité d’amendement du coupable. de guérison du criminel. Certains juristes comparent cela au chirurgien : pour de graves maladies. c’est d’abord de punir. La proportion Une fois que le juge a pris l’exacte mesure de la faute. Attention : ces tortures ce n’étaient pas tout et n’importe quoi. Si on cherche la gravité de la peine. Toute peine doit être proportionnée. De même pour les modes d’exécution. C’était encadré et pas systématiquement pratiqué. on utilisait le coquemard (outre d’eau de 9 litres : torture par l’eau). un simple pansement peut suffire. tous jugent sous le regard de Dieu. Jusqu’à la Révolution. Torture : c’est un mode de preuve. il faut trancher . on assiste souvent (observation empirique) ou le magistrat s’écarte de cette coutume. Ce qui ressort des registres criminels c’est que quantitativement elles étaient peu usités (occasionnellement par les tribunaux séculiers. l’arbitraire s’exerce dans le cadre de la coutume. la fonction médicinale de la peine. Le Roi premier des juges comme tous ses auxilliaires. Il s’agit d’un devoir de conscience de faire prévaloir la justice. La morale La vraie limite. le droit canon et les tribunaux ecclésiastiques mettent en avant la nécessité d’amendement. tous les commentateurs reviennent sur cette nécessité.

Le Roi pouvait aussi édicter des règles générales (tel crime. Les lois générales apparaissent plus comme des répères dont les juges font l’usage qui leur convient. ce qui aurait été considéré comme un empiètement sur la liberté des sujets (le rouleau compresseur jacobin n’est pas encore là). La justice déléguée est la règle. Cette résistance s’exprime surtout au plus haut niveau. Or les officiers sont devenus propriétaires de leur office. sur le fondement de l’équité. soit s’emparer lui-même de l’affaire pour la trancher lui-même. Ou cas un peu plus fréquent laisser les juges rendre leurs décisions et modifier lui-même la peine. Donc dans les faits ils vont aisément passer outre les ordonnances royales (de manière habile). plus son arbitraire est grand. Ex : 1406 : Charles VI interdit dans tout le royaume les tournois et les joutes. Dans les faits les parlementaires exigent des juges inférieurs qu’ils appliquent de façon rigoureuse la législation royale. à la fin du Moyen-âge. Même dans les cas rares ou il y a infraction précise et peine précise. Soit en modifiant les attributions des tribunaux. de brigandage… Mais ces ordonnances ont un caractère fragmenté. On les appelle parfois les juges de rigueur. De plus. les peines restent floues (exception : ordonnance sur les blasphèmes). Mais les juges inférieurs n’ont pas cet arbitraire. Il apparaît cependant l’état de fait suivant. Plus le magistrat est haut dans la hiérarchie. Pourquoi ? car ce code aurait eu pour effet de supprimer toutes les coutumes locales. au niveau des Parlements. même dans les manières réglées par les ordonnances roayles. les ordonnances sont très rares en matière pénale. Le ressort du Parlement de paris c’est 1/3 de la France. telle peine). En matière d’adultère. la doctrine reconnaît la possibilité de ne pas tenir compte des prescriptions royales. car les parlements estiment que seuls eux doivent avoir le pouvoir de l’arbitraire. Cette autre limite que l’on décèle à travers l’application. il dit simplement qu’en cas de transgression il faut les punir selon l’exigence du cas. Jusqu’à la fin de la royauté il n’existera pas de Code pénal. Ils vont pouvoir s’ils le souhaitent escamoter les ordonannces royales. La grosse distinction est entre les cours souveraines (Paris puis progressivement émergence de 14 parlements). Avec la monarchie les choses vont commencer à changer.L’arbitraire des juges n’est pas seulement limité par la coutume et la morale. Ici la jurisprudence derrière laquelle il y a l’arbitraire des juges est la source essentielle du droit pénal. Le Roi peut mesurer à son gré le pouvoir de ses juges. et rarement le Roi met en œuvre la justice retenue (il juge lui-même). Les magistrats sont pour beaucoup des officiers. Il considère qu’il dispose d’un arbitraire complet. puisqu’ils ne craignent plus la sanction de révocation. . Dans un premier temps. Le pouvoir des juges est fondé sur un arsenal restreint de textes et une possibilité très étendue de l’application de ces quelques textes. Cela semble être un frein à l’arbitraire du juge (mais en pratique cela n’arrivait que très rarement). L’une des premières date de 1268 (Saint Louis) concernant les blasphémateurs. c’est l’autorité du Roi L’autorité du Roi Tous les juges sont des délégués du Roi.

de l’ordre a été remis pour quelques décennies. la doctrine considère de façon unanime que les juges peuvent prononcer la peine de mort même sans texte (pouvoir considérable pour le juge). une justice d’exception : les Grands Jours. sont le privilège du Prince (beaucoup de condamnés à mort seront graciés – 50 %). Si les magistrats ont la possibilité de ne pas appliquer les peines portées par les ordonnances (en général dans le sens de l’adoucissement). composée en général de très hauts magistrats et qui se déplace sur le lieu. les lettres de rémission deviennent des formulaires types. A chaque fois que . parce que depuis 10 ans les seigneurs locaux faisaient tout et n’importe quoi (nombreuses plaintes). C’est remarquable. En général . 323 condamnations à mort. Les Parlements relâchent la bride et commence à user eux-mêmes plus largement de l’arbitraire. Finalement en 1658 après des débats itnerminables. on ne condamne plus à mort sans texte. quand il y a mort d’homme. que font les juges ? Peuvent ils prononcer la peine capitale ? L’arbitraire va-t-il jusqu’à la peine de mort ? Au XIVème. cela n’a pas de sens. il ne peut que prononcer la peine capitale. l’arbitraire joue dans le sens de l’adoucissement (très souvent la peine de mort est commuée en peine de galère – espérance de vie de quelques mois). Parmi les juristes de l’Ancien régime. La seule possibilité pour l’homicide c’est de demander au Roi avant que la décision du juge tombe une lettre de rémission. les juristes (Bartol. Pour le juge de l’Ancien régime. C’est une institution temporaire ad hoc pour une affaire précise décidée par le Roi. Il y en a eu très peu (10). et son corollaire du droit de grâce. La peine de mort. Que se passe t’il en l’absence de textes formels. le juge n’a pas d’arbitraire. les Grands jours d’Auvergne. car dès le moyen-âge la coutime distinguait entre homicide volontaire et invonlontaire. Le cas particulier de l’homicide Exception très marquée dans le droit ancien : quelque soit les circonstances. En 1665. Balde) avaient déjà affirmé que la peine capitale pouvait être prononcé si la cause l’exige. Exceptionnellement les juges ont une compétence liée. Les Grands jours servent à rappeler aux magistrats inférieurs qu’ils doivent appliquer rigoureusement les textes royaux. A proposé de nombreux adages : tout homme qui tue est digne de mort s’il n’a lettre du Prince. Les magistrats ont tout pouvoir. le Parlement de paris (dans une affaire de bigamie) rend un arrêt qui demande au législateur de trancher. En pratique. Un auteur « il n’y a que le prince souverain qui pusse imposer la peine de mort » Dès le début XVIIème. Mais au XVIIIème on assiste à un adoucissement général du droit pénal. Le juge n’a qu’à effectuer un constat matériel (rien ne doit entrer en ligne de compte). Cette tendance va rapidement disparaite (évolution des mentalités). un auteur génial : Loisel. comment les choses se passaient en pratique ? Très rapidement. Au XVIème.Il existait dans l’ancien régime une justice très particulière.

20 mars 2008 Le roi fait confiance a ses magistrats pour la justice. la flexibilité du système des peines se justifie à la fois par une idée de politique criminelle (adapter les peines aux sanction) et par souci de justice (au sens moral) : que chaque infraction se voit appliquée une sanction la plus proportionnée possible. fut elle symbolique. Ce double souci d’efficacité et de justice donne naissance à l’arbitraire du juge à la fin du MA. Il n’appartient qu’au Roi de faire grâce. Pourquoi ? le Roi estime qu’il laisse un très grand pouvoir aux juges. . Au 18e siècle sera remis en cause le système de l'arbitraire des preuves. les lettres de rémission étaient accordées quasi systématiquement directement par les chancelleries. Début XVIIIème. Si les Parlements ont réussi facilement à détourner les ordonnances royales. le chancelier d’Aguesseau. A partir de la fin du MA. C’est l’idée qu’aux yeux de tous se manifeste remet) la clémence du Prince.le juge estime qu’il y a des faits justificatifs qui peuvent atténuer le meurtre. le Roi. Si le juge n’a jamais délégué à ses juges le droit de remettre ou de diminuer la peine des homicides pouvant bénéficier de circonstances atténuantes (non intentionnels) c’était pour une raison bien précises : le maintien de la répartition traditionnelle entre une par les juges distributeurs de peine et le Roi dispensateur de clémence (les juges sanctionnent. elle coutait très chères (et bien sur que les circonstances s’y prêtent). par les lettres de rémission pour les cas les plus graves. et le Roi éventuellement remet). C'est au nom de cette équité que les magistrats peuvent ne pas appliquer le droit. Et même lorsque ces textes existent ils sont flous s'agissant des peins pour que le juge puisse lui même déterminer les peines au vu des cas d'espèces. répond que tous les magistrats sont établis pour rendre justice. Ce que le juge doit toujours avoir a l'esprit c'est l'équité. D’abord parce que l’arbitraire fin du MA et AR n’a rien à voir avec l’arbitraire seigneurial qui lui est un arbitraire au sens actuel. est interrogé sur la possibilité de ne pas condamner à mort un homicide excusable. Le régime des preuves est beaucoup plus contraignant pour le juge que le régime des peines . N’imaginons pas que seuls les motifs pécuniaires justifient cette évolution. Cette intervention fréquente avait un autre avantage pour le Roi. dont le Code civil s’est largement inspiré. Il y a donc un arrière fond politique. en revanche ils n’ont jamais réussi s’agissant de l’homicide à écarter cette pratique des lettres de rémission. Ce pouvoir est si grand qu’il lui faut au moins une borne. les homicides. Cette confiance se voit a travers le caractère très vague des ordonnances pénales. L’obtention de ces lettres de rémission était une formalité onéreuse. C’était celui rappeler aux juges comme aux justiciables qu’il n’y a qu’une seule fontaine de justice. La confiance du souverain ne veut pas dire que le juge peut faire tout et n'importe quoi. Conclusion sur l’arbitraire Au fond l’arbitraire est un système cohérent (avec ses avantages et inconvénients). outre le fait de paraître clément. L'équité prime le droit. On veut désormais la légalité des peines.

L'intérêt de l'Etat c'est l’ordre. Dans ces monarchie là la personne même du roi a une réelle influence sur l'état. Le roi de France est le monarque le plus absolue qu'il y ait en Europe. La première chose qui les obsède c'est la Justice. La monarchie absolue de droit divin (17ème siècle ) existe aussi parce qu'elle bénéficie du déclin de tous les contres pouvoirs comme les Etats généraux . Paragraphe 1/ La prime aux intérêts de l'état . les grands princes qui étaient très présents au moyen âge . . Ce sont les ultimes résistances a la mise en place d'une monarchie absolue . Ils vont en déduire qu'il est nécessaire de réduire tous les contres pouvoirs . Le gouvernement à grand conseil disparait et il est donc évident que le fonctionnement de la monarchie de Louis XV sera beaucoup très différentes des précédentes . le peuple peuvent réagir si le roi va trop loin. En 1643 Louis XIII meurt. C'est le dernier affrontement entre la royauté et la haute noblesse . Le futur roi Louis XIV n'a que 5 ans. Le roi est vu comme le lieutenant de Dieu .Chapitre 2/ La réponse absolutiste Jean Bodin dit que la souveraineté est une puissance absolue et perpétuelle. On assiste donc a l'arrivée de l’absolutisme. Une période de tension va alors commencer. Le roi est l'architecte de l'organisation du royaume. irrévocable et perpétuelle ( hérédité ). Ce qui explique cette évolution c'est qu'après la fin du moyen âge l'appareil d'état ne cesse de se développer. l'ordre Il existe dans les faits des limites a l'autorité royale : • • les institutions. La régence va être confié a la reine Anne d'Autriche . non déléguée. il est comme le centre de l'univers . Le pape. Le roi est sacré il a donc une dimension religieuse énorme. Cela va donc modérer l'action royale. Richelieu . Mais malgré ces évolutions. les Français du 17e et 18e siècle jouissaient d'une extrême liberté . Le roi doit mettre de l'ordre dans son royaume. En 1718 Louis XV monte sur le trône. sur la politique. De 1648 à 1653 c'est la période de la Fronde. Section 1/ Les aspects du pouvoir monarchique Michelet estime que milieu 17e siecle c'est le triomphe de la monarchie absolue . l'empereur germanique ne peut pas se mêler des affaires du roi. Selon lui pour que la souveraineté soit une et indivisible elle a été conçue comme une souveraineté monarchique. L'absolutisme est une tendance naturelle de la monarchie car elle ne pouvait pas être mis en place au moyen âge faute de moyens. Louis XIV entre autres vont dire que la souveraineté est une et indivisible . A/ Une souveraineté unique Guy Coquille. Le Roi est responsable de son peuple devant Dieu. Il doit donc mettre en place une organisation. A la suite de l'assassinat d'Henri IV on veut au 17e siècle rétablir l'ordre.

Le Roi est le seul à pouvoir autoriser la création d’une communauté (ex : une université). Il dit " c'est en ma personne seule que réside l'autorité souveraine dont le caractère propre et l'esprit de conseil. cela veut dire qu’il dirige et contrôle toutes les autorités locales. Cette maîtrise du domaine est bornée par une loi fondamentale : l’inaliénabilité du domaine. au sens le plus large. plus précisément le droit de prélever des impôts. mais aussi par tous les acteurs locaux (villes." La souveraineté ne peut donc qu'être absolue. « C’est légal parce que je le veux ». Il s’agit du droit de réglementer en vue d’assurer le bon ordre et l’intérêt général. L'ordre public tout entier émane de moi" Idée centrale dans laquelle est résumée toute la royauté absolue 26 mars 2008 Louis XVI. Un Etat qui ne maitrise pas sa politique étrangère n’est pas un état. A l’origine. tous les corps intermédiaires. mais reflète une légalité qui celle de la réalité du droit public de la monarchie absolue : le pouvoir de légiférer appartient au Roi. En 1766 le roi Louis XV tient un lit de justice au parlement de Paris. C’est plus théorique que réel depuis le début de la période moderne. Le Roi dispose des droits domaniaux : il a la maîtrise du domaine. En cette matière il y eu un changement. La souveraineté s’exprime aussi dans la politique étrangère. Il surveille l’utilisation de l’argent public par l’Etat. On peut en citer quelques unes : • le pouvoir législatif ( créer et modifier la loi). Ceci est terminé sous la monarchie absolue. 1566 pose : domaine est principe d’imprescriptibilité et inaliénabilité. c'est en moi seul qu'appartient le pouvoir législatif sans dépendance et sans partage . Dans l’Ancien Régime on ne supprime jamais rien. l’abroger. de justice et de raison. A coté le Roi a également le pouvoir de faire exécuter la loi.1/ Une souveraineté une et indivisible "Le roi n'a point de compagnon en sa majesté royale" "La souveraineté est indivisible comme le point en géométrie. EDIT DE MOULINS. Peu habile. Concrètement. dira au parlement de Paris en 1788. ce pouvoir était partagé avec les Etats généraux (au moins pour les nouveaux impôts). C’est le pouvoir du Roi de . voire inextricable. Aussi a coté de ces 2 choses le monarque détient le pouvoir de nomination. C’est lui qui nomme les agents publics. Il a le pouvoir financier. Le Roi dispose aussi des pouvoirs de police. La souveraineté est une accumulation de absolue prérogatives pour le roi. Le Roi est aussi le chef de l’administration (déjà significative. les innombrables communautés de l’Ancien Régime (corporations…). même si beaucoup moins développée qu’aujourd’hui). ce qui aboutit à une armature complexe. bourgs…) Assurer la sécurité au sein du royaume (pouvoir de police au sens restreint) La souveraineté c’est aussi la direction de la totalité des services publics. l’interpréter ou en dispenser les individus par l’octroi de privilèges (privi leges : loi privées) ou encore de faire des grâces. Le Roi lève seul les impôts. il n’est pas autonome. C’est lui et seulement lui qui peut faire la loi.

Ex pendant la guerre de 30 ans (16181648). Tous les juges sont censé avoir reçu une délégation du Roi. capital. Que leur reproche-t-il ? • leur mentalité : que les membres des EG. c’est d’assurer la justice. Depuis fin de l’Antiquité. Si un roi transgressait. se considèrent comme étant autorisés à traiter d’égal à égal avec le Roi. par le gouvernement a Grand conseil. Un Roi a l’obligation et en fait serment lors du sacre de conserver l’intégralité de la puissance suprême. Cette souveraineté est donc hors d’atteinte de la personne du Roi. Louis XIII va mener une politique très centralisatrice qui va mener le déclin des ces institutions locales. à des excès. et plus généralement le droit de faire appliquer les règles du droit international public et du droit international privé. idée commune était que dans une assemblée politique « le nombre des fous est plus grand que celui des sages ». Conformément au cœur du droit romain impérial (redécouvert au XIIème) la souveraineté était attaché à la royauté. Ils subvertissent la société. est inaliénable et imprescriptible. Trouble d’autant plus graves qu’ils étaient attentatoires à la souveraineté royale. . Dès qu’il y avait un moment de faiblesse de la royauté. les EG subissent la même critique. Disparition d’une survivance médiévale : le gouvernement à Grand conseil Ce gouvernement à Grand conseil revêtait 2 aspects L’éclipse des Etats généraux Vision d’un des plus grands hommes d’état de l’Ancien Régime : Richelieu. le Roi est roi pour rendre la justice : sous 2 formes : justice retenue et justice déléguée. l’essence même du ministère royal.déclarer la guerre. Au XVIIème. et c’est une loi fondamentale. de la souveraineté : le pouvoir d’assurer la justice. C’est aussi le pouvoir de sceller des alliances. Pour Richelieu. • • L’histoire avait montré que les Etats généraux et la monarchie absolue étaient 2 choses incompatibles Les Etats provinciaux A l’échelle locale. Le plus ancien point. 2/ la disparition des adversaires traditionnels Ce qui a grevé le pouvoir des capétiens : l’internvetion incessante de la haute aristocratie. Il a une vision très négative des Etats généraux. ou mieux à la Couronne. son successeur avait l’obligation de casser l’acte par lequel le prédécesseur avait porté atteinte à la souveraineté. La souveraineté est par nature. les députés du tiers et surtout ceux de la noblesse et du clergé. Le EG vont gêner ça et là l’action royale. ceci est un encouragement à des débordements. Ce qui évidemment est une imposture aux yeux de Richelieu. et de faire la paix. Il dit en 1615 : j’en prends pour preuve les 50 dernières années et en particulier le rôle des EG dans l’évolution néfaste du Royaume. Les EG sont une source de troubles qui ont ensanglantés le pays. Pour le cardinal cet état d’esprit qui leur donne l’audace de critiquer le Roi. Pour les carolingiens. les EG redressent la tête. de faire des doléances. si le pays avait été dans un état normal. beaucoup des membres des EG auraient été traduits en justice pour crime de lèse-majesté.

Richelieu fut furieux. il n’en restait que 3. Le provincialisme qui est très très fort dans l’Ancien régime. Lorsque les suédois sont écrasés en 1634. C’est faux. Aux XVIIIème. les autres siègent dans les grandes villes. Mais la régionalisation actuelle ne correspond pas du tout au provincialisme. province par province. En dépit de sa volonté centralisatrice très forte. la France va chercher à contrecarrer la dynastie des Habsbourg. La royauté eue a négocié avec les Etats provinciaux. C’est là que se développe une idée subversive : la théorie des classes Théorie des parlementaires sans fondement historique. car les parlementaires ne sont que des officiers qui reçoivent le pouvoir de juger du roi. Ceux-ci essayèrent de faire obstruction. la France du entrer en guerre contre les Habsbourg. Parlement de Paris siège dans l’ile de la Cité. il n’y avait qu’un seul Parlement. Mais malgré tout à l’extérieur Richelieu et Louis XIII vont soutenir les puissances protestantes qui luttent contre l’Allemagne. Les provinces constituent l’armature géographique du pays (on est d’abord Bourguignon. Soutien doctrinal : pour subvenir à une nécessité pressante pour le bien public. Les régions actuelles peu ou prou correspondent aux provinces de l’Ancien régime. Dans ce conflit politique. de ralentir les lenteurs de la justice. ils vont . C’est de dire que tous les parlements formaient initialement un unique corps dont les différents membres étaient distribués dans les différentes cours. Le parlement de paris par son ancienneté par son ressort immense dépasse largement tous les autres en prestige. Cette attitude allait être prolongé par Louis XIV. et estima qu’il relevait du seul Roi de décider ce prélvement. On reprend ici le vieil adage nécessité fait loi. religieux et un peu économique. Mais les parlements se voulaient unis par des liens de solidarité que ne pouvaient que renforcer une très grande tendance à la consanguinité (hérédité des offices qui la renforce encore) : c’est l’émergence de l’impression d’appartenance à un corps unique. début de la fragmentation. surtout sur le plan du droit privé (jamais eu de Code unifié : chaque province jugeait selon son droit). La paralysie des Parlements Initialement. qui supprima un à un tous les Etats provinciaux. le sens du régionalisme (Espagne. et en particulier la Suède protestante contre les Habsourg catholiques. Le provincialisme n’était pas opposé au sentiment d’appartenance au royaume de France. Aujourd’hui. A partir du XVIème leur puissance va s’accrôitre. et eu delà de la théorie des classes. Tous les officiers des Parlements étaient des officiers du Roi et bénéficiaent de l’inamovibilité. jamais la monarchie n’a cherché à supprimer cette appartenance provinciale. et de rapprocher les juges des justiciables. voir même d’une caste (groupe dans lequel on ne peut entrer que par lien de sang). Languedocien…). Cet accroissement était dicté par : • • • des considérations d’ordre pratique la volonté de désencombrer le parlement de Paris. A partir de la fin du Moyen-âge.La guerre de 30 ans : c’est la guerre qui oppose une fois encore catholiques et protestants à l’échelle européenne. Italie) c’est l’éclatement et l’explosion des états nations. il semble alors que toute chose soit permise. Richelieu avait vaincu les protestants (ou Huguenots). qui a pour centre l’Allemagne. Cette entrée en guerre nécessita la levée de nouveaux impôts. A l’intérieur.

les qurelles furent innombrables. Les remontrances ne sont que l’expression du devoir de conseil. Louis XIV a conscience que sans réforme des parlements. Traduction les parlementaires se posent comme un contre pouvoir. même pour les affaires les plus graves. L’idée est qu’à partir des années 1560 les parlementaires vont vouloir faire œuvre d’historiens pour leur propagande et soutenir leurs intérêts. Ex : en 1516. La curia in parlamento est devenue une cour de justice dans laquelle siège le Roi et ses magistrats : il n’y a plus du tout de grands nobles. mais juste des propositions. En tant qu’héritiers de la curia regis. Mieux. sans limites. règne seul à partir de 1661) avait vécu la Fronde (il était enfant). A aucun moment on ne pouvait chercher à amoindrir ce pouvoir des parlementaires. Ceci est vrai. les lits de justice sont une violation du régime de gouvernement à Grand conseil. Louis XIV (règne de 1643 à 1715. En 1648 ils sont l’initiateur. Louis XIV brisa les pouvoirs des Parlements. ces remontrances n’ont même pas à être mises par écrit. première foi réuni en 877 par Charles le Chauve). critique les décisions du Roi à leur guise. ils s’opposent au Concordat entre le Roi François 1er et le pape. Pendant la guerre de religion également. Dès lors en 1667. Comment cela ? Louis XIV considérait que l’enregistrement n’était qu’une formalité de publication. ils pouvaient commenter. plus rien à voir avec le gouvernement à Grand conseil. Mais ils oublient qu’à partir du XIIIème (Saint Louis) les vassaux ont progressivement déserté la curia regis. et en 1673. les Parlements dérivent initialement de la curia regis (assemblée de tous les vassaux du Roi. Conséquences de la théorie de la monarchie mixte : • la vérification des ordonnances devait être libre. Ils disent que le Roi a obligation de consulter les grands pour gouverner. De tout temps la royauté française aurait été une royauté mixte. les heurts allaient forcément être nombreux. Du .développer l’idée d’une sorte de régime autre que la monarchie absolue : une monarchie mixte ou monarchie mélangée. Surtout ils avaient déserté la curia in parlamento (une des manifestations spécialisées de la curia regis) : ce sont les légistes qui la compose (les grands princes ne sont plus intéressés). Depuis cette date. une formalité administrative. Avec de tels principes. Les conséquences que tirent les parlemntaires de cette réalité sont pour le moins étonnantes. une force d’opposition concrète à la monarchie. il était sur que les Parlements allaient faire des remontrances. L’histoire est une arme formidable de propagande. son action allait être systématiquement entravée comme il l’a vu quand Mazarin était aux affaires. Au XVIème et XVIIème. D’après eux. Dès lors il va être traumatisé par cette rébellion qui a failli renverser la monarchie. Mais selon les parlementaires. l’âme de la Fronde. Certes à cette occasion les parlements pouvaient faire des remontrances. de l’autre une monarchie mixte. des modifications : ils allaient systématiquement enrayer l’action de la monarchie. le Roi est tenu de gouverner avec le Conseil des grands. De là ils en tirent la conséquence suivante : les lits de justice sont une manifestation de tyranie. Evideement un tel régime est antinomique avec la monarchie absolue. Plusieurs parlementaires vont chercher dans l’histoire de quoi alimenter leur théorie. mais vu par le Roi comme des avis d’experts. Cela change tout : d’un coté une monarchie pure et absolue. Quasiment à chaque fois que le Roi prenait une ordonnance. Donc quand le Roi faisait des lettres de jution (réponse du Roi aux remontrances). la nature même de la monarchie française était que le Roi devait régner en devant partageant le pouvoir avec les parlementaires. comme des consultations. ces lettres de jution n’étaient jamais des injonctions. Mais que faire des lits de justice ? Pour les parlementaires.

Sans succès car la royauté était trop faible pour faire appliquer une telle mesure. un expert ne pouvait censurer la monrachie. En 1648. Durant premières moitié du XVIIème. Mais pas possible en pratique : il n’allait pas aller dans chaque parlement. La Fronde est tellement terrible qu’en 1652 la royauté acculée confirme cette espèce de situation de fait qui autorise le Parlement à intervenir. Richelieu puis Louis cherchèrent Louis XIII «vous n’être établis que pour juger entre maître Jean et maître Pierre. les parlementaire continuèrent à troubler la vie du royaume. par laquelle chaque parlement se déclarait solidaires des autres : il est arrivé que la totalité des parlements du pays soient suspendus. Comment ? parce qu’ils sont inamovibles et titulaires de leur office que le Roi n’a pas les moyens de racheter. l’avocat général du Parlement prévient le Roi comme quoi le Parlement allait de nouveau partager avec le Roi la direction de l’Etat. On avait interdit les REMONTRANCES ITÉRATIVES. Se greffe la dessus la guerre de 30 ans : la royauté a d’autres préoccupation. Anne d’Autriche va commettre la grave erreur de déclarer lors d’un lit de justice « en toute occasion je serais heureux d’avoir votre avis ». je vous rognerai les ongles » De fait en 1641. Le parlement fort de cette internvention de la reine mère s’improvisa en tuteur de la royauté. et cela pouvait durer des semaines. le Roi pouvait faire à chaque fois des lits de justice. on cherche à nouveau à régler le problème en imposant un délai de 2 mois pour faire les remontrances. En théorie. ils avançaient leur fameuse théorie des classes. la régent. peu avant le début de la Fronde. les parlementaires cessaient le service : ils ne rendaient plus justice par une action concertée : toute la justice du pays était paralysée. . Cerise sur le gâteau. 2 avril 2008 Essor de la bureaucratie à partir du règne de Louis XIV. En 1619. Il y a eu de nouvelles tentatives cependant dans cette période. Quand le Roi se faisait insistant. les alliés du Roi. Une évolution concerne le chancelier (personnage considérable). et donc la royauté recule à chaque fois et autorise les parlementaires à faire des remontrances. Déjà au XVIème plusieurs textes avaient obligés les parlements à enregistrer un texte malgré les remontrances. et non pas de se mêler du gouvernement du royaume. La non plus cette mesure ne fut pas appliquée car la royauté était trop fragilisée par la crise interne. Si vous continuez vos entreprises. Mais ils moururent tous 2 en 1643.point de vue de la monarchie. Un très grand chancelier sous Charles IX et Henri IV (Michel de l’Hospital) tenta à plusieurs reprises de diminuer la nuisance des parlements en disant que leur fonction est de juger. le duo Louis XIII – Richelieu prend l’ÉDIT DE SAINT-GERMAIN EN LAYE qui cherche à mettre au pas les parlementaires en leur défendant de connaître toute affaire concernant le gouvernement de l’Etat.

Pour mener à bien sa mission. Politique de diviser pour régner. Au fond. Les grands officiers sont choisis en fonction de leur âge. avec des mandats précis. dirigée par le Chancelier pour obtenir un accord de publication. ne pas donner de pouvoir disproportionné. lors des entretiens particuliers avec le Roi (quotidiens). Au tout début du règne de Louix XIV. va être complètement évincée de ces fonctions au bénéfice de la noblesse de robe (anciens bourgeois anoblis grâce à un office). désormais spécialisés par fonction. il a lui-même développé des bureaux (ancêtre de l’administration locale). Car toute dépense même la plus petite est une dépense publique. l’institution clé déconcentrée : le Roi dépêche un commissaire : l’intendant (c’est vraiment l’ancêtre des préfets). Mais avec l’accroissement de l’Etat. Les meilleurs intendants. On comprend que le Roi était obligé de choisir des hommes de confiance (d’autant plus facile qu’il y en avait peu). Mais il n’était pas du tout dans la situation de contester le pouvoir du Roi. Son ressort s’appelle la Généralité qui sont très grandes (de l’ordre d’une région actuelle). De facto. l’administration prend le pas sur la justice. il devient l’ordonnateur des dépenses publiques d’ordre secondaire. Ce qu’on observe c’est que sous Louis XIV. Le principal bénéficiaire de cette évolution est le contrôleur général des finances : il va contrôler l’administration. Une institution apparaît à cette époque. Mais dans les faits. ils sont aussi à la tête de très grands bureaux. elle pouvait tout censurer. Il a la charge d’appliquer au terrain les directives du Roi. en fait ils jouent un rôle clé dans le gouvernement du royaume. Sous l’ancien régime. Néanmoins Colbert (contrôleur général des finances) a pu fait beaucoup de choses. Dans les faits. Par le biais du budget. . (existait sous le contrôle de l’Eglise avant. le Roi est accepté par la gestion et ne peut plus assurer la justice. Louis XIV était obsédé par l’absence de partage de son pouvoir. Très concrètement à 2 occasions : lorsque le conseil des dépêches se réunit. Et même l’efficacité de la censure était réduite.Cela s’explique par l’évolution du royaume. Louis XIV préfère avoir des gens moins nobles. quand on regarde très concrètement le fonctionnement : en théorie. Si en théorie les SE n’ont aucun pouvoir de décision. Elle ne sera largement amoindrie que le 3 mars 1982 (LOI DEFERRE DE DÉCENTRALISATION). Ce développement de la bureaucratie est un symptôme de l’accroissement de l’autorité de l’Etat. c’est le Roi qui décide. il existait c’est vrai une police des librairies. il faut passer par le contrôleur général des finances . Cette tutelle administrative survivra largement à l’Ancien régime. Dans les provinces. mais peu développée). le Roi demeura jusqu’au bout le justicier (c’est l’essence même de la royauté). C’est la fonction clé. qui sera amenée à perdurer très longtemps : la tutelle administrative. Création du subdélégué. émerge ce qui allait être l’état jacobin très centralisé. Quant aux secrétaires d’états. la part d’ouvrages censurée était extrêmement faible. la plus prestigieuse. leur but est de devenir secrétaire d’état. Louis XIV dira « je n’eu jamais de premier ministre ». mais c’est le contrôleur qui prépare les dossiers. l’état de l’économie est particulièrement mauvais. La conduite étatique de l’économie Mot introductif sur la censure . Il a donc un droit de regard sur ses collègues. Le représentant local de l’autorité centrale. sous l’Ancien régime. Pour les dépenses publiques essentielles. de leur parcours universitaire pour cadrer avec ce qu’attend d’eux le Roi. la haute noblesse d’épée. En théorie toute publication devait être préalablement soumise à cette police.

présidé par le contrôleur général des finances). Une concurrence acharnée démarre entre les puissances européennes. Selon Colbert. Pour accompagner cet effort. Colbert relance l’activité commerciale. L’idée c’est d’essayer de ruiner ou d’affaiblir les autres états par le biais du commerce. Pénurie de métaux précieux à partir de 1650. L’actionnaire étatique est dominant. Mais surtout on va donner un cadre juridique au commerce. Les associés exécutent les décisions de l’Etat. Pour dépasser cela. il ne pensait pas vraiment. l’esprit légiste va quand même poser des problèmes : beaucoup de juristes vont voir un problème que l’on délègue une fraction du pouvoir à des compagnies privées. 1681 : ordonnance sur la marine. 1673 : ordonnance du le commerce. C’est à ce moment que se développe la théorie mercantiliste (mercador : marchant). Idée de Colbert : diviser la planète en zones. Méditerranée). il va créer des infrastructures pour au moins favoriser le commerce : les voies de communication (canaux Languedoc. ON a aussi crée des sociétés d’économie mixte. L’essor est donc rapide. En France. Idée de Colbert. Toute la vie commerciale est codifiée : c’est du droit des affaires avec des règles uniformes pour le pays. Compagnie des Index occidentales. des routes terrestres (). Notamment pour que le directeur soit habilité à discuter avec les peuples locaux. « il n’y a que l’abondance d’argent pour un Etat qui fasse la différence de sa grandeur et sa puissance ». Ces compagnies se voyaient déléguées une partie des prérogatives de puissance publique. Dans ces conditions. Dans cette concurrence la France marque des points car ses produits sont de bonne qualité.Pourquoi ? parce que les états d’Europe septentrionale ont été ruinés par la guerre de 30 ans. les peuples indigènes. Louis XIV fait appel à un homme de génie. l’Etat va donner un cadre politique au commerce (le Conseil royal du commerce. Ces partenaires ne sont pas placés sur un pied d’égalité. Comment ? L’idée est de stimuler les échanges commerciaux dans et hors du pays. Compagnie du Sénégal. cette politique des SEM n’a pas très bien marché. la Couronne va aussi mettre en place un autre élément fondamental sans lequel une économie n’a aucune chance de se développer : le protectionnisme. Chaque zone devait être attribuée à une compagnie de commerce maritime française précise : on créa donc 4 compagnies maritimes : Compagnies des Indes orientales. construction de la Marine. le systématisme en moi). Le fameux code de commerce de 1807 est une reprise quasi in extenso de l’ordonnance de 1673. Tentative de donner une impulsion nouvelle au commerce international. Pour sortir de cette situation difficile. Accroître le rendement des impôts De fait pour mettre en application son principe. Colbert. par la promulgation de 2 grandes ordonnances (mais c’est comme un code en terme de volume. de sorte que le capital social de ces société est partagé entre l’Etat et les associés privés. jusqu’à la fin de l’AR. c’est qu’au fond le commerce c’est aussi une guerre. En plus la surexploitation des mines d’or et d’argent par l’Espagne avait tari le flux de métaux précieux en Europe. . Compagnie du Levant. Mais ceci était vrai partiellement. Plusieurs objectifs de Colbert : Pour parvenir à une balance commerciale excédentaire. A l’époque l’Etat n’avait pas les moyens de faire lui-même du commerce.

car on a longtemps eu une vision imprécise de celle-ci. La monarchie allait récupérer une certaine image du Christ. le sol invictus fut christianisé. A l’image du Christ Lorsque Constantin fêta sa 30ème année de règne. cette notion clé de « rendez à césar … » est le fondement même de la possibilité d’existence d’un pouvoir laïc. Car divin drttière cette théorie se pose un problème très important. Byzance avait développé une autre vision du Christ. que cela soit au niveau de son fonctionnement ou de ses institutions. Phillipe le Bel et ses légistes avaient réfléchi à ce problème. pantocrator (tout puissant). la vision du Christ tout puissant. il y eu d’immenses festivités. la racine du pays. Conclusion A partir du XVIIème siècle. A cette occasion. La théorie ne visait pas à favoriser l’empereur. avec le but d’écarter la papauté. le Roi était réputé tenir son pouvoir directement de Dieu sans l’intermédiaire de l’Eglise (et donc du Pape). fondé sur des emprunts d’états. avance d’impôts.Le mélange des genres entre politique et commercial n’était pas cohérent. On peut dire qu’un des plus grands échecs de la monarchie absolue est au niveau du commerce colonial. Ce développement va être préjudiciable aux SEMs. Constantin. C’est vrai et faux. avant sa conversion. adorait principalement Jupiter (le sol invictus). il n’existe plus aucune activité qui échappe à l’Etat. Cette divinisation est un élément destiné à lui donner une aura incomparable par rapport à ses contemporais. Après la christianisation. On va interpréter strictement le fondement. celui du rapport entre le religieux et le temporel (problème spécifique au christianisme : la limite des 2 pouvoirs). Second argument. De plus fin XVIIème et debit XVIIIème un capitalisme financier. C’est très compliqué. 2° un roi de droit divin Angalis persiflaient : « les français constituent l’unique nation d’Europe qui idolâtre son souverain ». mais dans un cadre monothéiste. Pour ce qui concerne le temporel. mais à limiter la casse : l’Eglise préférait elle-même fixer des limites plutôt que de laisser l’empereur prendre tout et que le séculier englobe totalement le spirituel. C'est-à-dire : le temporel va être regardé comme totalement distinct du spirituel. encore moins qu’il se prend pour un dieu. il recueillit cet héritage. à voir dans le monarque un être béni des dieux. l’évêque Eusèbe de Césarée. Ces théories vont être reprise peu ou prou par les tenants de la monarchie de droit divin. Cela consacre l’existence de 2 pouvoirs cote à cote. va développer une théorie de la monarchie de droit divin. Plus que jamais le Roi apparaît comme le centre d’impulsion. Evidement une fois que l’empire à Rome devint chrétien. Même lorsque l’empire romain Tous avaient eu tendance à cette divinisation du monarque. Il est un fait qu’ici la France va renouer à partir de Louis XIV au niveau de l’approche de la royauté avec des traditions très anciennes (sans le chercher directement). Divinisation ne veut pas dire qu’il est un dieu. Dans la lignée des légistes de Philippe le Bel. tiré de Saint Paul : « tout .

Il faut juste prier pour que cela s’arrête. autres arguments qui favorisent cette idées : la légende de la Sainte-Ampoule : cela concerne le baptême de Clovis (vers 496). Déjà cette distinction existait bien avant. Lors de ce baptême un miracle se produisit. obéir au Roi devient un devoir de conscience. D’autre part. le Roi est son mandataire. Mais cela n’est pas sans limite. on avait une couronne tenue par une main qui sortait du ciel. Dans la France d’Ancien régime. Saint Paul « quiconque résiste à l’autorité résiste à l’ordre voulu par Dieu » Louis XIV lui-même fait le résumé le plus ramassé : « la volonté de Dieu est que quiconque est né sujet obéisse sans discernement ». A comprendre dans le contexte après 50 ans de guerres de religions . Aux EG de 1614 (les derniers). Symbôle que Dieu donne son pouvoir au Roi. Au IVème siècle. - Au XVIIème ces doctrines vont reprendre une vigueur totalement nouvelle avec Louis XIV pour ruiner une fois pour toutes les théories des monarchomaques. La colombe est le symbole du Saint Esprit. Un peu plus tard Bossuet expose les différentes conséquences qui dérivent du fait que le Roi ne tient son pouvoir que de Dieu : en qualité de lieutenant de Dieu. Is à part ce cas. le Tiers état va demander dans les cahiers de doléance que soit indiqué dans les lois fondamentales le fait que le Roi ne tient sa couronne que de Dieu. Bossuet : les sujets ne doivent pas opposer de résistance violente à la violence des Princes. la résistance à l’autorité est prohibée. Le but de la demande est qu’il y ait une dispense du Roi par rapport à la papauté. Pourquoi ? parce que tous s’accordent à faire de l’omnipotence un attribut de la divinité. Par la suite la légende veut que la Saint Ampoule fut conservé et les successeurs furent baptisés les pouvoirs thaumaturgiques : le Roi guérit de certaines maladies (maladie des écrouelles). son délégataire. Le chrême (huile d’onction) fut apporté dans la Sainte Ampoule par une colombe à l’évêque Rémi.pouvoir vient de Dieu ». sur les pièces de monnaie impériales. Il ne saurait être question d’obéir à des ordre contraires aux préceptes du christianisme.