PROBLEMATIQUE : Donner du sens à l apprentissage.

I)INTRODUCTION :

L¶être humain éprouve un besoin de donner du sens, d¶apporter une signification à tout ce qui l¶entoure, tout au long de sa vie. En effet, si cette quête du sens est indispensable à la construction d¶un être, comment se fait-il qu¶à l¶école, lieu de construction par excellence, la quête du sens semble parfois absente dans l¶esprit de nos élèves ? On dit souvent que les élèves manquent de motivation ; qu¶ils ne veulent pas travailler. C¶est parce que les enseignants travaillent à leur place et les élèves ont un rôle unique : celui d¶écouter. N¶est-ce pas dans notre rôle à nous, enseignants, d¶aider nos élèves à donner du sens à ce qu¶ils font ? Pour CELESTIN FREINET, il faut faire entrer les élèves dans des tâches qui ont du sens, car le vrai travail est une motivation et, s¶il a du sens, il donne aux élèves l¶envie de s¶investir davantage. Le vrai travail comme le nomme F REINET a pour source des situations de la vie réelle extra scolaires. Le destinataire est également modifié . Les élèves n¶écrivent pas uniquement pour le maître, mais bien pour des destinataires extérieurs à la classe qui peuvent varier selon le projet mis en place. Le souci pour l¶élève repose sur la conviction qu¶il sera amené à évoluer dans un monde où les attitudes et les méthodes seront plus utiles qu¶une liste nécessairement finie de savoirs. Ce que savent les élèves compte finalement moins que ce qu¶ils savent faire de leurs connaissances. En conclusion, donner du sens aux apprentissages, c¶est situer ces apprentissages dans un contexte significatif pour l¶élève en relation avec des situations concrètes qu¶il va rencontrer plus tard ou qui ont du sens pour lui. -distinguer ce qui est essentiel de ce qui est moins important, en insistant sur les apprentissages qui sont importants, soit parce qu¶ils sont utiles dans la vie de tous les jours, soit parce qu¶ils constituent les fondements des apprentissages suivants. -apprendre à utiliser ses connaissances en situation, en ne se contentant pas de remplir la tête de l¶élève de connaissances diverses mais en visant également à faire établir le lien entre ces connaissances et des valeurs, ou finalités des apprentissages, telles que par exemple faire de l¶élève un

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citoyen responsable, un travailleur compétent, une personne autonome . -établir des liens entre différentes notions apprises, en cherchant par là à répondre à un des grands défis qui est de garantir à l¶élève qu¶ il puisse mobiliser effectivement ses connaissances et ses compétences pour lui permettre de résoudre utilement une situation qui se présente à lui, mais aussi, si possible ,pour lui permettre de faire face à une difficulté imprévue, à une situation qu¶il n¶a jamais rencontrée.
2)RENDRE LES ELEVES CAPABLES D¶AGIR DANS LEUR MILIEU : Il existe un fossé entre la vie à l¶école ,qui consiste souvent à apprendre des savoirs « scolaires » ,et la vie en société à laquelle cette même école devrait prépar er les élèves .Les élèves habitués dès leur plus jeune âge , à aborder des savoirs de façon transmissive , et à les apprendre par c ur pour les restituer le jour de l¶ examen , n¶ont pas les outils qui leur permettent de se débrouiller dans des situations de la vie quotidienne .L¶école produit dès lors des jeunes qui ont acquis des connaissances pendant plusieurs années ,mais qui sont incapables d¶utiliser ces connaissances dans la vie de tous les jours : -ils peuvent déchiffrer un texte ,mais sont souvent incapables d¶en saisir le sens pour pouvoir agir en conséquence. -ils ont appris la grammaire, la conjugaison, mais sont incapables de produire un petit texte de manière correcte dans une situation concrète de la vie ; -ils peuvent effectuer une addition et une soustraction, mais quand ils sont confrontés à un problème de la vie de tous les jours, ils ne savent pas s¶i l faut poser une addition ou une soustraction, etc.

C¶est un gros problème pour la société, puisqu¶elle aura consacré un effort financier important pour l¶éducation de tous ces élèves, dont un grand nombre quitte l¶école sans pouvoir utiliser ce qu¶ils ont appris.
I)L¶ ECOLE ALGERIENNE A TRAVERS LES REFORMES : 1)Les réformes du système éducatif algérien : Au lendemain de l¶indépendance, l¶ Algérie a connu deux réformes du système éducatif , la première date des années 70, la deuxième a été mise en place à la suite des réformes institutionnelles qu¶a connues le pays au début des années
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2000. Les textes fondamentaux qui régissent l¶enseignement des langues étrangères sont : -l¶ordonnance du 16 avril 1976 n°76-35. -la circulaire d¶application du 17 octobre 1976 n°382-30. -le rapport de la commission de la deuxième réforme (1999/ 2000). 1.1.La première réforme : C¶est en 1970,à la suite de l¶amorce de la rupture avec le système éducatif hérité de la colonisation que la période des réformes du système d¶ éducation/formation en liaison avec le projet de développement économique et social ,s¶est mise en place. La scolarité est alors organisée en années fondamentales et en années secondaires. La dénomination « fondamentale » a été mise en place par l¶ordonnance du 16 avril 1976, n°76-35 qui stipule que le cycle fondamental comprend neuf années de scolarité obligatoire .Ce cycle comprend le cycle primaire qui compte six ann ées à l¶issue desquelles les élèves passent l¶examen de sixième et le cycle moyen comptant t rois années. Au bout de la neuvième année de scolarité, les élèves passent l¶examen du BEF qui leur donne droit au passage au cycle secondaire. L¶école fondamentale à orientation polytechnique oblige donc à redéfinir l¶enseignement du Français qui était la langue d¶enseignement des différentes disciplines scolaires. Le Français devient langue étrangère au même titre que l¶Anglais, l¶Allemand, l¶Espagnol, l¶Italien ou le Russe ; langues enseignées dans le système scolaire. Le principal objectif de l¶enseignement du français dans cette réforme est de développer la compétence linguistique permettant l¶accès à l¶information scientifique et technique et visant « à doter les élèves d¶un ensemble d¶aptitudes linguistiques et intellectuelles qui leur permettent, au terme de l¶enseignement moyen, l¶accès à la documentation de type scientifique, orale ou écrite ». L¶accent est mis sur la langue scientifique et technique, présentée comme étant « une langue précise et sobre », qui permettra aux élèves de « décrire avec objectivité et de communiquer avec fidélité le résultat de leurs observations, de traduire, d¶interpréter des messages graphiques ou sonores à caractère scientifique et technique », d¶où l¶évacuation de la littérature, les textes littéraires retenus ne sont plus que de simples supports destinés à favoriser l¶acquisition de la langue. Un peu comme si l¶élève n¶était appeler à communiquer en français que dans le domaine technique ou scientifique. Le texte régissant le statut des langues est le titre III de l¶ordonnance du 16 avril

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1976, n° 76-35. 1.2. LA DEUXIEME REFORME DU SYSTEME EDUCATIF: Vingt ans plus tard, le pays est en état de réforme institutionnelle, il est question de réformer une nouvelle fois le système éducatif. Une nouvelle orientation sur l¶éducation est envisagée au ministère de l¶éducation. Ce texte de loi vise à introduire les modifications essentielles à la loi n°76 -35 du 16 avril 1976 relative à l¶organisation du système éducatif. Les décrets présidentiels n° 2000 -101 et 2000-102 datés du 9 mai 2000 portent sur la création de la commission de la réforme du système éducatif, le conseil supérieur de l¶éducation est créé. 1.3.POURQUOI UNE REFORME DE L¶ECOLE ALGERIENNE ? Une réforme répond à des nécessités d¶évolution de la société. Elle ne se fait pas en un jour, parce qu¶il faut que les acteurs : les inspecteurs, les directeurs, les enseignants s¶approprient la réforme. On considère généralement qu¶il y a trois étapes principales pour que ces acteurs rendent ce changement effectif dans l¶école. 1. la première étape est celle de la sensibilisation, de l¶information : « Est-ce que j¶accepte d¶entendre parler d¶une autre manière de faire ? ». 2. la deuxième étape est celle du changement de représentations : « Est-ce que je fais évoluer ma manière de penser ? ».C¶est le rôle principal de la formation. Dans le cadre d¶une réforme, ce n¶est qu¶à partir de ce moment là qu¶on peut véritablement parler d¶adhésion. On ne p eut adhérer que si on a bien compris ce dont il s¶agit. 3. la troisième étape est celle du changement de pratiques : « Est-ce que j¶adapte mes pratiques de classe en conséquence ? » Plusieurs défis majeurs conditionnent la réforme de l¶école algérienne : des défis d¶ordre interne et des défis d¶ordre externe a)défis d¶ordre interne : Le système éducatif doit relever trois défis d¶ordre interne . Il s¶agit tout d¶abord de traduire à l¶école les changements institutionnels, économiques, sociaux et culturels intervenus en Algérie au cours des dernières années : permettre à l¶école de mieux véhiculer les valeurs de tolérance et de dialogue et d¶améliorer la pertinence de l¶enseignement face aux besoins de la société algérienne d¶aujourd¶hui . Il s¶agit ensuite de permettre à l¶école d¶assurer au mieux sa fonction d¶éducation, de socialisation et de qualification. Autrement dit, il s¶agit

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il s¶agit d¶augmenter l¶équité du système éducatif. 1.COMPRENDRE LA COMPETENCE :un exemple de tous les jours. Dans leur esprit. etc. dans son milieu et plus tard. voire parfois de les écraser. C¶est pouvoir réaliser une tâche correctement : un enseignant qui fait bien son travail est compétent pour donner un cours. Il s¶agit également du défi de l¶informatique : à la fois recourir aux nouvelles technologies de l¶information et de la communication (NTIC) pour les apprentissages scolaires et apprendre à utiliser celles -ci dans les différents secteurs de la vie active. suffit-il de connaître tous les savoirs qui s¶y 2 . De même à l¶école. ou encore compétence et compétition. La compétence c¶est que chacun puisse faire convenablement ce qu¶il doit faire. Il faut maîtriser un ensemble de savoir-faire.d¶augmenter la qualité du système éducatif . La compétition. de savoirs. Il faut également savoir effectuer des ges tes : retourner la terre. enlever les mauvaises herbes. mettre les graines en terre. Que signifie « cultiver une terre ? » Cela signifie tout d¶abord qu¶il faut connaître certaines choses sur cette terre : quel légume. 1. elle. est liée au fait d¶entrer en concurrence avec les autres. B) défis d¶ordre externe : Le système éducatif doit également relever plusieurs défis d¶or dre externe. Pour pouvoir effectuer une culture. Il faut maîtriser un ensemble de connaissances. autrement dit. tracer des sillons.4. c¶est autre chose. pour qu¶il puisse agir de manière efficace dans ses études. Il s¶agit tout d¶abord du défi de la mondialisation de l¶économie. La compétence. quelle céréale convient à quel type de terre ? Comment enrichir le sol ? A quelle saison faut-il semer ? Quel est le prix des semences ? De quels outils a-t-on besoin pour travailler la terre ? Quoi reconnait-on que le légume ou la céréale est à maturité ?etc. qui requiert des qualifications de plus en plus élevées et de plus en plus compatibles aux exigences de mobilité professionnelle. dans sa vie professionnelle. de briller. la performance est lié au fait d¶être le meilleur.5. Il s¶agit enfin de continuer la démocratisation de l¶enseignemen t : le rendre accessible au plus grand nombre et garantir à chacun des chances égales de réussite.ETRE COMPETENT ? QUµEST-CE QUE C¶EST ? Les gens confondent souvent compétence et performance. on cherche aujourd¶hui à développer les compétences de l¶élève.

on ne pourra agir que comme un automate. le rôle fondamental de l¶enseignant et de l¶école en général . les encyclopédistes estiment qu¶à la naissance .1. 2)LES DIFFERENTES APPROCHES PEDAGOGIQUES : 2. il y a les savoir-être. A travers l¶histoire.était de remplir cette page avec des contenus dont l¶apprenant ignore complètement l¶intérêt et la signification . ils ne changent pas.la psychologie était une partie indissociable de la philosophie.Chose qu¶on peut appeler « savoirs morts ». -des savoirs hors contexte.les différents aspects du développement humain .les théories d¶apprentissage Quant à la pédagogie. Outre les savoirs et les savoir-faire. -les mêmes savoirs. la psychopédagogie qui étudie : . ou comme un exécutant à qui il faut tout dire. -des savoirs destinés exclusivement pour la conversation. elle construit les programmes. Parmi les branches les plus importantes de la psychologie. -des savoirs morcelés en terme de matières et de disciplines. fixe les objectifs. Il devrait appren dre à combiner tout cela. Suffit-il de pouvoir effectuer tous les savoir -faire ? Non. ou encore de respecter l¶environnement . On peut distinguer trois modèles pédagogiques à travers l¶histoire de l¶h umanité. les approches pédagogiques diffèrent en fonction de l¶idée que la psychopédagogie se fixe du cerveau humain. en apprenant concrètement à cultiver un champ. mais il devrait encore apprendre à utiliser ses connaissances et ses savoir-faire pour une culture particulière. si l¶on ne possède pas certaines connaissances sur les terres et sur les cultures.C¶est ce qu¶on 2 .2. comme le fait de réagir de façon adéquate face aux intempéries. c¶est-àdire : -des savoirs coupés de toute réalité sociale. Et quelqu¶un qui connaît tous les savoirs et tous les savoir -faire ? C¶est mieux. A cet effet. 2.rapportent ? Non. la connaissance que l¶on a de la culture resterait théorique. le cerveau humain est un terrain vierge dans lequel on peut semer ce qu¶on veut.)Le modèle encyclopédiste Avant le 19è siècle . -des savoirs dont l¶unique souci est d¶obtenir une note. :introduction : Avant le 19è siècle . et propose des démarches pédagogiques qui conviennent aux caractéristiques de chaque étape de la vie humaine.

il ne peut pas y avoir de réaction . 4-apprenant : récepteur passif. 5-objectif d¶apprentissage : cumul d¶apprentissage (apprentissage de toutes les leçons ) -obligation de finir le programme. le nouveau né est doté de capacités. Voici les caractéristiques de l¶approche par contenus. Toutes les réactions aux provocants extérieurs seront conservées dans le cerveau qui joue le rôle d une boite noire. 2-savoir :un ensemble de différents contenus. D après les comportementalistes. dit l élève -Et ça ? -C est un stylo.)le modèle comportementaliste Le début du 19è siècle a vu la naissance de l école comportementaliste. La psychologie s st séparée de la philosophie et est devenue une science à part entière. Ce modèle pédagogique appelé « le béhaviorisme » est fondé sur l action et la réaction : c est-à-dire s il n y a pas d action (un provocant extérieur). Exemple : L enseignant fait signe aux élèves : -C est quoi ça ? -C est de la craie. sous forme de comportement initial que l école doit développer à partir de contenus. à l image du chien de PAVLOV. 6-évaluation : sélection d¶un échantillon des contenus (restitution ) :ce qui implique une réussite abusive ou un échec abusif. à travers les éléments de l¶acte pédagogique : 1-apprentissage : acquisition par l¶apprenant de contenus de plusieurs disciplines.3. 3-enseignant : transmetteur. répond l élève. A cet effet. le rôle de l enseignant et de l école en général. est de transformer le comportement initial en comportement final souhaité. 2. C est ce qu on appelle aujourd hui « l approche par objectifs » dont l objectif 2 . c est -à-dire une source d information.appelle aujourd¶hui « l¶approche par contenus ».

C est à partir de là que la situation d intégration est proposée pour mobiliser les savoirs d une manière intégrée afin de résoudre un problème dans son contexte réel. 5-objectif d apprentissage : réalisation des objectifs. 2-savoir : ensemble d objectifs. savoir-faire. l apprenant faisait des erreurs en construisant ses réponses à partir de fausses conceptions.3. Elle n est qu un design des nombreux design . savoir2 . Voici les caractéristiques de l approche par objectifs à travers les éléments de l acte pédagogique : 1-apprentissage :développement des capacités à travers les contenus. Une évolution indépendante de la pédago gie par objectifs. Il est à signaler que l approche par compétences ne constitue pas dans le domaine de l enseignement. 2. Chose qu on appelle aujourd hui « l approche par les compétences ». La situation problème lui permettra : -la maîtrise des différentes ressources (savoirs. Remarque : L inconvénient de ces deux premières approches est le morcellement des savoirs et des objectifs. 3-enseignant : entraîne l apprenant à développer des capacités.)LE MODELE CONSTRUCTIVISTE C est le modèle qui accorde beaucoup plus d autonomie à l apprenant à partir de son auto-construction :l apprenant construit lui-même ses savoirs qui lui permettent l acquisition des compétences. Remarque : Les contenus qui étaient auparavant une fin en soi. deviennent chez les comportementalistes des outils pour développer des capacités.Cette approche s intègre dans ce qu on appelle de manière générale. développement des capacités à travers les contenus.d apprentissage est le développement des capacités en se basant sur les contenus. 4-apprenant : acteur. D après les nouveaux comportementalistes. la pédagogie par objectifs. 6-évaluation : sélection d un échantillon d objectifs.

c est la mobilisation d un ensemble de ressources pour résoudre une situation problème. -Production écrite veut dire situation d intégration. Tableau comparatif des différentes approches pédagogiques : Eléments de l¶acte pédagogique apprentissage Approche par contenus -acquisition par l¶apprenant de contenus de plusieurs disciplines Approche par objectifs -développement des capacités à travers les contenus. Approche par compétence -mobilisation des ressources pour résoudre une situation problème. 4-apprenant : acteur. 5-objectif d apprentissage : développement des compétences. Quelques remarques : -Il n y a pas de clivages entre les trois approches.Bachelard disait : « la réalité scientifique était une erreur corrigée ». -la sélection puis la mobilisation des ressources de manière intégrée pour résoudre une situation problème. -revoir ses conceptions et acquérir un savoir juste . modérateur. -La finalité de l approche par compétences est l écrit. -La situation d intégration. Au contraire. 3-enseignant : créateur de situation problème. 6-évaluation : évaluer une production écrite à travers une situation d intégration. elles se complètent.Morin disait : « l erreur est de ne pas considérer l erreur ». construit ses savoirs par ses propres moyens. 2 . Voici les caractéristiques de l approche par compétences. 2-savoir : un ensemble de compétence. guide régulateur.être ). à travers les éléments de l acte pédagogique : 1-apprentissage : mobilisation des ressources intégrées pour résoudre une situation problème.

savoir enseignant Un ensemble de différents contenus transmetteur -un ensemble d¶objectifs Entraîne l¶apprenant à acquérir des capacités -réacteur apprenant Objectif d¶apprentissage -récepteur -cumul de savoirs : Réalisation des apprentissage de objectifs toutes les leçons et obligation de finir le programme. L¶enseignement du français à la lumière de la réforme « Benzaghou » L¶enseignement apprentissage de la langue française a connu des changements importants liés à la mise en uvre d¶une réforme globale du système éducatif. il est indispensable de considérer la discipline dans la dynamique générale qui anime actuellement l¶école algérienne. le travail de ces structures ad hoc s¶est inscrit directement dans les orientations du président de la république qui avait notamment déclaré. . 3. 2 Un ensemble de compétences -créateur de situations problèmes (animateur. évaluation Sélection d¶un Sélection d¶un Evaluer une échantillon des échantillon production écrite contenus d¶objectifs (cibler (situation (restitution) des points) d¶intégration) 3. Régulateur ) -acteur : construit ses savoirs Développement des compétences. « (« ) La maîtrise des langues étrangères est devenue incontournable. Pour en situer les fondements de ces changements.1. en apprécier la pertinence et en mesurer l¶ampleur. L¶installation en mai 2000. Sa mission ne se limitait pas aux programmes et méthodes d¶enseignement mais portait sur la totalité du monde scolaire. de la commission nationale des réformes du système éducatif (CNRSE) a constitué le premier ac te de la réforme initiée par le président de la république -connue sous le nom de commission BENZAGHOU. lors du discours d¶ installation de la CNRSE.Une forte volonté d¶ouverture : Au plan des langues. guide.

C¶est à cette condition. que le français fut rétab li aux épreuves du baccalauréat des séries sciences de la nature et sciences exactes après une interruption de près de sept ans. A ces enjeux de la réforme. Dont le changement nous paraissent fondamentaux et potentiellement porteurs d¶une amélioration significative de l enseignement et du niveau de maîtrise de cette langue. La réforme a conservé au français un statut de première langue étrangère . au détriment des aspects de contenus et de méthodes. dès leur plus jeune âge. mais il est remarquable que ce soit les premiers qui aient été mis en évidence. la présence en France d¶une forte communauté algérienne. Cette action passe. Par ailleurs. comme chacun peut le comprendre aisément. avant la réforme. Dans ces limites communes aux langues étrangères.Apprendre aux élèves. ces disciplines ne jouissaient d¶aucun « prestige » auprès des élèves et de leurs parents. c¶est les doter des atouts indispensables pour réussir dans le monde de demain.compte tenu du facteur historico -linguistique et de ses éléments les plus évidents : un usage répandu du français dans l¶économie et la société algérienne. au point que les enseignants les qualifiaient de « matières bouche-trous ». la communication et l¶informatique qui sont entrain de révolutionner le monde et d¶y créer de nouveaux rapports de force. d¶un statut relativement privilégié. nous signalerons que le français jouissait néanmoins. Ce n est qu¶en 1992. que notre pays pourra. d¶une part. à travers son système éducatif. permettre l¶accès direct aux connaissances universelles et favoriser l¶ouverture sur d¶autres cultures. une ou deux autres langues de grande diffusion. s¶ajoute le fait que l¶école algérienne n¶a pas 2 . par exemple. comme les parents pauvres de l¶enseignement. ». Les langues étrangères étaient considérées jusque là. par l¶intégration de l¶enseignement des langues étrangères dans les différents cycles du système éducatif pour. accéder rapidement aux nouvelles technologies. notamment dans les domaines de l¶information. Cela se vérifiait dans les pratiques au sein des établissements scolaires où l¶intégration de ces matières dans les emplois du temps se faisait en dernier lieu. Les changements introduits dans l¶enseignement du français sont d¶ordre quantitatif et qualitatif. Son enseignement débutait alors en 4è année primaire tandis que l¶anglais n¶était introduit qu¶en 2èAM.

la pédagogie du modèle imposait son sempiternel parcours . cohabite désormais avec des interactions de type élèves -enseignants et élèves-élèves. notamment au regard du retard accumulé au plan des méthodes et des pratiques d¶enseignement et de certification. Auparavant. considérée par d¶aucuns comme la source de tous les maux.connu de changements importants depuis 22 ans. Le programme encourage ainsi la mise en place d¶une pédagogie différenciée. dans une routine aussi implacable pour les élèves que pour les enseignants. l¶interaction et l¶évaluation. l¶Algérie rejoint le mouvement mondial en faveur d¶une approche par compétences. après avoir pratiqué l¶entrée par contenus puis l¶entrée par objectifs . étude des points de langue et enfin restitution par les élèves du modèle au travers d¶une rédaction. la réhabilitation de l¶oral. les enseignants étaient tenus de se conformer strictement aux fiches de l¶IPN. Il n¶y avait effectivement pas ou peu de place à la recherche. à l¶adaptation environnementale et encore moins à la découverte et à la surprise. La centration sur l¶apprenant permet à celui -ci de construire de manière consciente ses savoirs et savoir-faire par le biais d¶une démarche s¶appuyant sur l¶observation. Le dernier ayant été celui de l¶introduction en 1981 de l¶école fondamentale. soit repris de diverses sources (littérature algérienne et universelle.2. parfois au 2 . La relation enseignant-enseigné qui. réaménagés. ni la participation créative des enseignants n¶étaient sollicitées. L¶école algérienne découvre ainsi de nouveaux concepts et outils avec l¶introduction de l¶organisation du travail en projets. Jusqu¶en 1992. pour les langues.) Des changements profonds : Ces innovations se sont traduites pour l¶enseignement de français par de nouvelles implications didactiques et pédagogiques. l¶adoption de la démarche inductive. l¶innovation. Cet immobilisme s¶est traduit par une sclérose certaine de l¶école. l¶analyse. -observation d¶un texte modèle. tronqués. avait fonctionné selon une relation frontale et de type cours magistral-application. 3. année des premiers réaménagements des programmes. Ainsi. articles de presse« ) et adaptés. Les textes eux-mêmes étaient soit « fabriqués »par les auteurs des manuels. Ni la curiosité des élèves. l¶intégration de l¶évaluation et des technologies de l¶information et de la communication éducatives et. depuis toujours. L¶ambition de la réforme consiste donc en u ne véritable révolution pédagogique. au plan des méthodes et des programmes.

les échanges au sein de binômes ou de groupes. remédiation-écriture. comme des autres langues. l¶argumentation et la structure des textes produits deviennent des indicateurs d¶intégration des apprentissages en mesure de 2 .point d¶en faire oublier l¶original. n¶est plus figée dans la monopolisation de la parole par l¶enseignant. Les diverses activités de lecture sont menées sur des supports authentiques (extraits d¶ uvres littéraires. les élèves sont exposés à tous les types de discours et de textes. mais visibles et utilisables par les élèves en situation s scolaires ou en situations authentiques de communication. L¶écriture est rétablie en tant que processus de construction : essaierreur. Aujourd¶hui. etc. A l¶école. iconographies commentées ). les jeux de rôle et. les prescriptions du nouveau programme se traduisent par l¶équivalence en volume et en activité de l¶oral et de l¶écrit. Le manuel apprenait essentiellement à lire dans le manuel et non pas à aller vers une pratique autonome et extrascolaire de la lecture. La bande dessinée fait son entrée tandis l¶abandon des textes dits adaptés de » marque l¶émergence d¶une immersion de l¶élève dans les pratiques réelles de la langue. Ils deviennent à l¶oral comme à l¶écrit les outils d¶une finalité qui les rend non seulement opportuns . articles de presse. Les activités de langue ne sont plus enseignées pour elles mêmes. les programmes introduisent l¶écriture collective sous forme de projets de groupes. La prise de parole spontanée ou sollicitée. Même si les évaluations diagnostiques et sommatives conservent leur place.De même. la réforme donne plus de poids à l¶évaluation formative . l¶orthographe déterminait quasi-exclusivement la note attribuée. l¶exposé. l¶expression des élèves et entre élèves sont préconisées. synthèse). Les élèves découvrent aujourd¶hui plusieurs types d¶écriture : l¶écriture de reformulation (résumé. Ainsi. erreur-remédiation. qu¶il ne concédait que pour des réponses à ses questions. l¶apprentissage du français. En français. cela se vérifie dans l¶expression écrite où la consigne d¶écriture s¶enrichit des critères d¶évaluation et des seuils d¶exigence. la conjugaison. le vocabulaire et l¶orthographe sont désormais liés des objectifs définis. les idées. Dès le primaire. la grammaire. publicités. Alors qu¶auparavant. l¶écriture utilitaire (listes. d¶une manière générale . Par ailleurs. modes d¶emploi) et l¶écriture d¶invention (création lit téraire ou autres).

en particulier dans le domaine des sciences de l¶éducation. le système éducatif algérien s¶est fixé un objectif amb itieux : celui de revoir les programmes scolaires dans un laps de temps limité. . économiques. Qui s¶est ainsi attelé à reformer en profondeur les programmes scolaires dans un souci de répondre à plusieurs défis majeurs : -traduire à l¶école les changements institutionnels.1. L¶approche par les compétences s¶imposait. sociaux et culturels intervenus en Algérie au cours des dernières années. sur une période de trois années.déboucher sur les séances de remédiation Enfin. dans le souci de les rendre plus conformes aux besoins de la société et de l¶école algérienne. de 2 . Les nouveaux manuels reflètent cette nouvelle approche de l¶enseignement apprentissage. l¶introduction des TICES apporte un souffle nouveau à l¶apprentissage du français.)un projet en articulation avec les besoins de la société : Trop longtemps empêché de progresser au contact du monde scientifique. tant étaient importantes les nécessités d¶évolution du système éducatif. 4.) L¶approche par compétences dans le système éducatif algérien 4. -permettre à l¶école d¶assurer au mieux sa fonction d¶éducation.

Il considère l¶élève comme un élément actif dans la classe. la formation et la qualification. une transition d¶une économie planifiée vers une économie de marché. En effet. Dans ce contexte. Il convient de prendre en considération ses préférences et ses acquis. représente une nouvelle vision de l¶éducation qui se voudrait une rupture pédagogique avec le passé. apprendre et réciter.4)Le référentiel méthodologique général des programmes : Le référentiel méthodologique est un outil à la fois méthodologique et technique fondé sur la politique éducative de l¶état Ce dispositif est permanent et est à même d¶intervenir à chaque fois qu¶une adaptation. l¶Algérie connait une rapide transformation politique. un certain nombre de pays ont adopté pendant les années 1990 les compétences à développer ou à acquérir par les apprenants comme principe organisateur des programmes scolaires. une révision sont nécessaires.2. il reprend les missions de l¶école visant à fournir une éducation de base de qualité. Cette nouvelle vision se définit par une approche par les compétences plaçant l¶apprenant au centre de l¶apprentissage et donnant une plus grande autonomie à l¶enseignant. Le système éducatif dans son ensemble est appelé à changer.socialisation et de qualification. -continuer la démoc ratisation de l¶enseignement. Il met l¶élève au ce ntre des relations éducatives. un aménagement. e t non pas un élément passif qui ne fait que recevoir.) introduction aux enjeux et aux défis de la refo nte pédagogique en Algérie. Faible taux de réussite au x examens. 4. un partenaire dans le processu s d¶apprentissage qui 2 . et la préparation à l¶intégration sociale. Une transformation qui se caractérise par un processus de démocratisation. 4. taux élevé de déperdition scolaire . Sur le plan stratégique. -recourir aux nouvelles technologies de l¶information et de la communication et apprendre à utiliser celles -ci dans les différents secteurs de la vie active. 4.3. influencés par le socioconstructivisme.)Choix pédagogiques et méthodologiques : La refonte de la pédagogie et des programmes visant à améliorer la pertinence et la qualité des apprentissages. Contenus et méthodes inadaptés. ainsi que son rythme d¶évolution. Depuis plus d¶une décennie. Sur le plan pédagogique. économique et sociale. L¶élève est en effet.

Ainsi l¶élève doit être muni des outils appropriés po ur lui permettre de résoudre les problèmes étape par étape. d¶utiliser ses capacités dans des situations quotidiennes qui s¶appliquent à sa vie et l¶aident à apprendre par lui -même. Il n¶est plus l¶élément qui reçoit passivement les connaissances. les compétences et les comportements d¶autre part. les comportements et les positions de ses élèves dans la société. les connaissances. de ne pas imposer son opinion et de pouvoir évaluer.6. Ceci exige que l¶enseignant acquière de nouvelles compétences en plus des aptitudes traditionnelles à la recherche des informatio ns scientifiques. 2 . Ainsi disparaissent les frontières entre les matières pour contribuer. 4. l¶enseignant joue le rôle du chercheur de méthodes permettant de hisser les compétences. culturelles. les méthodologies. indépendante et capable de s¶auto former dans la vie. Cette approche se marque essentiellement par son caractère d¶intégration et par sa capacité de créer une passerelle entre la connaissance d¶une part. de manière à ce qu¶ils tiennent aux valeurs et à l¶authenticité de leur société.)Le changement du rôle de l¶enseignant et de l¶élève : De ce nouveau point de vue. analyse et fait us age de l¶information. de combiner.5)Appliquer l¶approche par les compétences : Elle se base sur la logique de l¶apprentissage centré sur l¶activité et les réactions de l¶élève face aux situations problèmes. d¶analyser et de donner son avis. éducationnelles. critiquer sa propre personne. La nouvelle approche lui confère le droit de contribuer avec l¶enseignant à établir ses connaissances dans le cadre d¶une relation horizontale interactive. L¶élève a de nouveaux rôles dans l¶école. tout en disposant des éléments leur permettant de contribuer au développement de leur pays.n¶accepte que ce qui fait partie d¶une situation ayant une signifiance et qui s¶harmonise avec ses tendances psychiques. mais aussi. sociales et personnelles. et surtout. à l¶évolution de l¶enfant et à la formation d¶une personnalité saine. L¶essentiel n¶est pas uniquement de donner des connaissances. chacune à sa mesure. de résoudre. L¶élève cherche. Il ne comprend donc que s¶il fait usage de ses capacités de découvrir. de penser. et l¶école doit lui confier les rôles méthodologiques appropriés. devenant ainsi capable de réussir et être apte à affronter la société dans laquelle il doit s¶intégrer. Ces aptitudes incluent également la capacité de discuter et de consulter autrui. 4.

des connaissances ou des concepts à faire acquérir dans le cadre d¶une progression définie en général conformément à la logique propre à la discipline scientifique de référence. Mais cette approche où prédominent quelquefois l¶académisme et l¶érudition ne permet pas de cibler suffisamment l¶enseignement. l¶organisation et la programmation des activités d¶enseignem ent/apprentissage selon un parcours éducatif. afin d¶effectuer une tâche complexe avec la résolution d¶un problème ou la production d¶acte communicatifs.4.)Trois principales entrées d¶un curriculum : 1)Une entrée par les contenus : La matière à enseigner est structurée suivant des savoirs. 4. Il regroupe l¶énoncé des finalités. Elle se r éclame essentiellement de la théorie constructiviste situant les savoirs dans l¶expérience et le vécu de l¶apprenant qui permettent ainsi d¶expliquer le processus d¶appropriation de ces savoirs dans un contexte qui lui est stimulant et motivant 2 . 2)Une entrée par les objectifs : Inspirée par la pédagogie par objectifs (PPO) et alimentée en partic ulier par les travaux de BLOOM : l¶organisation des contenus scolaires s¶opère à partir de la délimitation de différentes catégories d¶objectifs (généraux. les contenus. ainsi que les modalités et moyens d¶évaluations des acquis des élèves.7. le curriculum désigne la conception. spécifiques et opérationnels ) qui ont permis. 3)Une entrée par les compétences : Elle prend appui sur la délimitation de com pétences utilisant ou mobilisant un ensemble de ressources (des savoirs. les activités et les démarches d¶apprentissage. d¶avoir des visées précises de l¶enseignement. certes.)Une définition du curriculum : Dans son acception anglo-saxonne. mais qui ont provoqué une juxtaposition et par là même un morcellement des activités scolaires en rapport avec les objectifs morcelés.8. en définissant des savoir-faire variés. des savoir-faire et des savoir-être ) dans une discipline donnée.

Ce sont des activités sans enjeux. -La logique de l¶enseignement. élabore des supports. de substitution ou de transformation après mémorisation de la structure modèle et fixation par l¶automatisation et l¶acquisition des réflexes. béhaviorisme. -1980-1990 :Linguistique pragmatique :l¶analyse des besoins langagiers détermine les besoins à travailler. Pas de place à l¶analyse ni à la réflexion. 1960-1980 : Linguistique structurale. Il parle. conseiller le processus d¶apprentissage de celui-ci 2-Enseignement et didactique L¶enseignant conçoit. Les savoirs sont structurés autour de la langue. l¶enseignement est porté vers une démarche magistrale. ils écoutent. progressent en fonction des choix de l¶enseignant . faire connaître. répètent. Les élèves subissent. -Activités pédagogiques assurées par l¶enseignant auprès des élèves dans le but de contribuer à la réalisation des objectifs définis par les programmes. Quoi enseigner ? Statut de l¶enseignant : détient le savoir et le savoir-faire technique (magnétophone. Cette approche didactique s¶est intéressée aux savoirs à enseigner. aider. sa décomposition. 3-l¶apprentissage : repères historiques Historiquement. les relations entre les mots. la phrase. exécutent. et laboratoire de langue) Spécificités: Exercices structuraux. l¶apprentissage a été conçu comme une réception de la pédagogie dite « traditionnelle » où l¶élève apprend passivement par assimilation directe du savoir préparé et transmis par l¶enseignant puis comme une construction (l¶élève apprend activement par construction personnelle de son savoir). Transmission des savoirs. les élèves n¶arrivent pas à donner du sens aux activités « imposées » par le :maître. La grammaire est basée sur les normes de l¶écrit.Deuxième partie : l¶apprentissage 1-Qu¶est-ce que l¶enseignement ? Du latin in ignare : signaler. -Processus à la charge de l¶enseignant et visant selon le deg ré de motivation et d¶autonomie de l¶apprenant à accompagner. restituent le savoir. Approche didactique : comment apprennent-ils ? Statut de l¶enseignant : anime. explique et pose des questions. enseignement centré sur 2 . de formation . Transmet et dispense un enseignement. recherche de moyens de transmission. des connaissances.

Spécificités : l¶apprenant non seulement il participe à son propre apprentissage mais il en est l¶acteur principal.l¶apprenant. 2 . en tenant compte des besoins exprimés par l¶apprenant lui-même. lui donner les moyens. Il faut dans ce cas. à la fois dans le cadre de la classe et à l¶extérieur et ce.

une nouvelle technique. C¶est toute la question du recours aux « situations didactiques ». de compétences disciplinaires. En d¶autres . en mobilisant des connaissances et des savoir-faire acquis. qui. c-la situation d¶intégration : -la pédagogie de l¶intégration. lui donner une place d¶acteur. contrairement aux situations d¶intégration qui sont des situations de réinvestissement des acquis pour les élèves. de savoir-être. parmi les savoirs et les 2 . l¶enseignant doit donner quelques explications courtes. de savoir-faire. c¶est quoi ? Intégrer signifie établir des liens entre les apprentissages afin de pouvoir résoudre des situations complexes. de nouveaux savoirs.termes.L¶approche par les compétences et ses trois situations a -Le concept de situation d¶apprentissage : Le concept de situation d¶apprentissage aborde une autre facette des apprentissages. L¶enjeu est d¶amener l¶enseignant à mener autrement ses apprentissages que de façon frontale. sont des situations créées pour introduire une nouvelle notion. -il n¶ya intégration que lorsqu¶il y a d¶abord différents apprentissages de savoirs. L¶efficacité d¶un apprentissage est lié à deux choses : -Aux occasions pour l¶élève de discuter avec les autres élèves . mais surtout faire travailler les élèves. Il doit commencer par trouver lui -même. appelées situations d¶intégration. On parle aussi de « mettre l¶élève au centre des apprentissages ». appelées « situations d¶intégration » et on les invite à essayer de les résoudre. b-L¶efficacité d¶ un apprentissage : Pour être efficace. mais de manière complémentaire. On présente aux élèves des situations complexes. il s¶agit de l¶amener à profiter de tout apprentissage nouveau pour mettre l¶élève en position de résoudre une situation problème. et non de consommateur. pendant les apprentissages ponctuels et pendant la semaine d¶ intégration. pour comparer ce qu¶il a compris avec ce qu¶ils ont compris : c¶est le conflit sociocognitif (travail en groupes. pour les utiliser dans des situations complexes. -il n¶y a intégration que lorsqu¶il y a une situation complexe nouvelle à résoudre par l¶élève. -mais aussi et surtout au temps pendant lequel l¶élève a l¶occasion de travailler seul. travail en atelier ) . Pour leur apprendre à intégrer. La pédagogie d¶intégration : cela signifie que la pédagogie utilisée vise à ce que l¶élève rassemble et organise ses acquis.

des savoirs conditionnels. de manière spontanée. Tout comme l¶enseignant propose des exercices d¶application. fondée sur l¶activité . Une multitude de situations quotidiennes exigent le recours à diverses stratégies de résolution de problèmes. Qu¶est-ce qu¶une situation problème ? La situation problème est une situation d¶apprentissage. conçue par l¶enseignant dans le but de créer un espace de réflexion et d¶analyse autour d¶un problème à résoudre pour permettre aux apprenants de développer des compétences et construire un savoir en mobilisant les ressources dont ils disposent (des savoirs déclaratifs. ceux qui doivent être mobilisés pour résoudre la situation. L¶interpellant en faisant naître chez lui un questionnement . des savoirs procéduraux. des résumés . la conjugaison. -l¶intégration est une opération intérieure et personnelle. donne l¶occasion à l¶élève d¶expliquer sa démarche. Elle a un lien avec la réalité de l¶élève. il ne pourra pas aller plus loin que restituer des connaissances ou résoudre des exercices scolaires. Faut-il apprendre aux élèves à intégrer ? N¶intègrent-ils pas spontanément ? Certains élèves intègrent par eux-mêmes. C¶est donc beaucoup plus qu¶une application ou un exercice. ils peuvent produire un texte d¶eux-mêmes. d¶expliquer sa pensée et de justifier ses cho ix 2 . Qui intègre ? C¶est l¶élève qui intègre. dans la vie ou dans la suite de sa scolarité. il ne sera pas capable d¶affronter des situations nouvelles. des conduites et des comportements ) La situation problème est une situation d¶apprentissage signifia nte et concrète. il propose aussi des situations à résoudre. Personne ne peut intégrer à la place d¶un autre. d-La démarche de résolution d/une situation problème : Omniprésente dans toutes les sphères de l¶activité humaine. Ils ne peuvent le faire que si l¶école le leur apprend. des révisions. des attitudes.Sa pratique . Une fois qu¶ils ont acquis les les règles de grammaire. Mais la grande majorité des élèves (surtout les plus faibles) ne savent pas intégrer d¶eux-mêmes.savoir-faire qu¶il a appris. Pourquoi intégrer ? Si l¶élève n¶apprend pas à intégrer. pour lui-même. la démarche de résolution de problèmes est appelée à jouer un rôle particulièrement important dans l¶apprentissage. C¶est par la diversité des situations problèmes auxquelles il devra faire face que l¶élève sera amené à découvrir qu¶il peut y avoir plusieurs démarches possibles . le vocabulaire. mais ce n¶est pas lui qui intègre.

Image. -déboucher sur un savoir d¶ordre général.amenant les élèves à : -prendre une décision 2 . Les types de situations problèmes : « quatre types de situations problèmes peuvent être proposées. Pour rendre possible cette dynamique de travail. -faire appel à des connaissances de type déclaratif. la situation problème proposée aux apprenants doit : -avoir du sens pour eux.( in guide méthodologique.pour répondre aux questions posées ou au problème à résoudre . procédural et conditionnel. -faire naître un questionnement en eux. document sonore ) -d¶une tâche ou d¶une activité que l¶élève doit réussir. -contenir les éléments d¶évaluabilité des produits attendus. -d¶une consigne (ensemble des instructions de travail). juin 2009 ) La situation problème proposée aux élèves est composée : -d¶un support (texte.

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