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CTB6036 Été 2010

Notes de cours pour la partie Outils de recherche

Préparées par Jocelyne Gosselin

Table des matières
Avant-propos............................................................................................................................v Légende....................................................................................................................................vi Chapitre 1. Le contexte et les résultats attendus..................................................................7 1.1 Qu’est-ce que l’essai?..........................................................................................................7 1.2 Pourquoi faire un essai?.....................................................................................................12 1.3 Le contenu sommaire de l’offre de service........................................................................13 1.4 Le contenu sommaire de l’essai.........................................................................................13 Chapitre 2. Penser … pour définir une question à analyser..............................................15 Chapitre 3. Lire......................................................................................................................30 3.1 Trouver les références documentaires...............................................................................30 3.1.1 Diverses sources pour repérer les références documentaires.................................30 3.1.2 Évaluer ses références documentaires....................................................................37 3.1.2.1 Évaluer la pertinence..............................................................................38 3.1.2.2 Évaluer la qualité....................................................................................40 3.2 Lire pour alimenter la réflexion.........................................................................................47 3.2.1 Les habiletés de lecture...........................................................................................47 3.2.2 Les fiches de lecture...............................................................................................50 3.2.3 Citer ses références documentaires.........................................................................53 3.2.3.1 Citer ses références documentaires dans le corps du texte.....................54 3.2.3.2 Présenter sa liste des références : documents imprimés et électroniques ................................................................................................................59 Chapitre 4. Rédiger...............................................................................................................63 4.1 Élaborer la table des matières (pour la section Développement)......................................63 4.2 Conseils de rédaction.........................................................................................................65 4.3 Peaufiner son texte.............................................................................................................67 Chapitre 5. Quelques outils complémentaires.....................................................................74 5.1 Trucs pour Word................................................................................................................74 5.2 Trucs pour Excel................................................................................................................77 Chapitre 6. Les principales composantes de l’essai - le « Coté tenue de soirée »............79 Mise en page, assemblage et nombre d’exemplaires..........................................................80 6.0 Pages liminaires.................................................................................................................80 6.1 Introduction........................................................................................................................85 6.2 Développement..................................................................................................................88 6.2.1 Problématique et question à analyser.....................................................................88 6.2.2 Description/compréhension de l’entreprise............................................................95 6.2.3 Analyse théorique en relation avec la question à analyser.....................................99 6.2.4 Réalisation du mandat et recommandations.........................................................101 6.2.5 Limites du travail réalisé......................................................................................101 6.3 Conclusion.......................................................................................................................104 6.4 Annexes...........................................................................................................................108 6.5 Appendices (s’il y a lieu).................................................................................................109 6.6 Liste des références (format prédéfini)............................................................................110
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Chapitre 7. L’offre de service.............................................................................................111 Conclusion............................................................................................................................117 Annexe I Les paraphrases...................................................................................................118 Annexe II Autres exemples d’essais réalisés.....................................................................121 Références.............................................................................................................................123 Autres Références................................................................................................................124 Index......................................................................................................................................125

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9 Les principales sections d’une thèse de doctorat en sciences de la gestion Illustration d’une thématique.4 3.2 3.2 3.1 2.8 3.7 3.6 3. des oppositions ou des conclusions 3.Liste des tableaux 1. par type de références documentaires 3.5 3.1 3.11 Des exemples de présentation selon le type de références Page iii . d’une problématique et des questions à analyser qui peuvent en découler Quelques questions pour bien saisir l’ensemble d’une question Résultats obtenus d’une recherche faite dans le catalogue de la bibliothèque de l’UQTR Trois types de base de données Étapes pour se faire rapidement une idée du contenu d’une référence documentaire Pistes pour évaluer la pertinence d’une référence documentaire Éléments pour évaluer le niveau de l’information Éléments pour évaluer la crédibilité de l’auteur Éléments pour évaluer l’objectivité du contenu Éléments pour évaluer l’exactitude du contenu Éléments pour évaluer le niveau d’actualité.1 2.10 Quelques mots souvent utilisés pour marquer des liens.3 3.

Liste des abréviations DG ECF OIP Directeur général Entreprise à capital fermé Obligation d’information du public Page iv .

le chapitre six en présente les éléments de contenu. vos commentaires sont les bienvenus. Le premier permet de comprendre les principales caractéristiques de l’essai. Enfin. Il aborde aussi la rédaction des notes qui accompagnent toute lecture. le chapitre sept décrit en détail l’offre de service qui précède l’essai. Sc. Le second chapitre contient quelques pistes de réflexion pour bien délimiter le sujet de l’essai. Jocelyne Gosselin. il fournit quelques outils pour repérer et évaluer des références documentaires. Ce document a été préparé pour palier au manque de volumes adaptés aux exigences précises de l’essai de 6 crédits dans ce programme. qui doivent compléter un essai de 6 crédits universitaires. (gestion). Le contenu de ce document s’articule en sept chapitres. CMA Page v . inscrits au programme MAÎTRISE EN ADMINISTRATION DES AFFAIRES (MBA).AVANT-PROPOS Ce document s’adresse aux étudiants de l’UQTR. Puisque ce document est utilisé pour la première fois cette année. D. les principales étapes de réalisation et les résultats qui en sont attendus. Pour chaque section du texte écrit que constitue l’essai. Le troisième chapitre aborde la lecture. dans la mesure où ils permettront de le bonifier et ainsi de mieux accompagner les futurs étudiants. allant du choix du sujet jusqu’au dépôt final. Les chapitres quatre et cinq abordent respectivement le travail de rédaction en tant que tel et quelques outils informatiques qui permettent de travailler plus efficacement. FCA. il est essentiel d’adopter une méthode de travail efficace. L’objectif fondamental est d’accompagner l’étudiant pendant tout le processus de réalisation de l’essai. volet CA ou CMA. Puisqu’il s’agit d’un travail dont la réalisation s’étend sur plusieurs semaines.

Ces encadrés signalent des travaux des étudiants des années antérieures que l’on vous demande d’évaluer. Texte dans cette police : illustration de règles. Page vi . Ces encadrés contiennent des tâches à accomplir dans le cadre du cours CTB6036.LÉGENDE Ces encadrés contiennent des trucs ou conseils pratiques. normes ou autres.

Un essai n’est pas un travail de session du baccalauréat. 1. comme nous le verrons à la section 6.3. il n’est pas rare de voir des étudiants du baccalauréat se diviser carrément les différentes parties du travail de session et se contenter après coup de mettre bout à bout les sections de chacun. À l’opposé. même s’il repose sur une démarche semblable à celle sous-jacente à une thèse. on devra plutôt les analyser. Évidemment. examinons d’abord ce qu’un essai n’est pas. d’un cours donnant trois crédits. De plus. Page 7 . D’abord.CHAPITRE 1. Bien que ce ne soit pas idéal.2. on ne se contente pas de résumer des textes. l’essai est un travail individuel qui ne se réalise pas de façon linéaire. Le travail de session est un des éléments d’évaluation. L’essai est plus complet. consiste à faire une courte recherche documentaire et à résumer ces textes. souvent réalisé en équipe. Le tableau 1. Celle-ci représente souvent environ 60 crédits universitaires et elle prend généralement trois à quatre années à réaliser.1 Qu’est-ce que l’essai? Pour mieux comprendre le travail qui nous attend. qui compte disons pour 20 % dans l’évaluation globale. Essentiellement.1 relève les principales sections d’une thèse et en donne un exemple. de maîtrise ou de doctorat. la réalisation de l’essai est moins imposante. LE CONTEXTE ET LES RÉSULTATS ATTENDUS Ce chapitre vise à présenter les principales caractéristiques de l’essai par rapport à des travaux effectués dans un programme de baccalauréat. Nous y reviendrons. un essai n’est pas une thèse de doctorat. ce dernier. Il donne aussi un aperçu des principales sections de l’essai et de l’offre de service qui précède l’essai.

Si les DG agissent ainsi. ce qui passe parfois par la gestion de l’information comptable. on fait une recension complète de la littérature.Tableau 1. les décisions prises sur la base du chiffre de la provision peuvent s’avérer mauvaises). 1 . Exemple d’une thèse en sciences de la gestion : Deschênes (2010) Après avoir choisi une question de recherche (Le rôle des directeurs généraux [DG] d’une institution financière coopérative dans la détermination de la provision cumulant les pertes liées à des prêts commerciaux précis) et précisé la problématique (dans les organisations.1 Les principales sections d’une thèse de doctorat en sciences de la gestion Sections d’une thèse 1. critiquer. Deschênes recense une foule d’articles traitant de : o la façon dont les DG d’institutions financières attribuent du crédit aux entreprises et estiment la provision pour créances douteuses. La théorie de l’agence avance que le mandataire agit dans ses propres intérêts plutôt que pour maximiser la richesse des mandants. ce qui occasionne des coûts d’agence. lire attentivement. Après avoir choisi son sujet (ou sa question) de recherche. Cela peut englober des centaines de références à trouver. o l’application de la théorie de l’agence et de la théorie comptable positive1 au travail des DG. La théorie comptable positive applique les enseignements de la théorie de l’agence pour expliquer les choix comptables faits par les entités. analyser. Page 8 . chaque individu cherche à maximiser ses propres intérêts. résumer. etc.

4. les DG dont la rémunération varie notamment selon le bénéfice auraient tendance à surévaluer la provision s’ils sont en poste depuis peu alors qu’ils auraient tendance à sous-évaluer la provision s’ils sont sur le point de prendre leur retraite. le DG est en poste depuis longtemps et «1» si le DG est nouvellement en poste). en 2007. original. les valeurs de ses variables indépendantes (par exemple. Il avance que les DG sont influencés par des variables d’agence dans l’estimation de la provision. pour une trentaine de coopératives de crédit. L’auteur procède à des tests de régression multiple pour vérifier si son modèle explique en grande partie le chiffre estimatif de la provision pour créances douteuses.Sections d’une thèse 2. la recherche est utile car elle a permis de préciser quelques facteurs qui ne semblent pas influer sur la provision pour créances douteuses. Par exemple lorsqu’ils ont atteint les objectifs définis par le Conseil d’administration de l’institution financière. 3. On effectue des tests statistiques. On présente ses résultats. duquel découle des hypothèses de recherche qui seront testées. En bref. 5. «0» si. Page 9 . Deschênes conclut que les variables d’agence permettent de mieux prévoir l’estimation de la provision pour créances douteuses mais les résultats observés vont dans le sens contraire de ce qui était prévu dans les hypothèses de recherche. On conçoit une approche empirique (une démarche projetée) qui servira à valider les hypothèses de recherche. on développe un cadre conceptuel qui permettrait de répondre à la question de recherche. Même si les hypothèses ne sont pas confirmées. L’auteur exprime son modèle par une équation algébrique dont la variable dépendante représente le chiffre estimatif de la provision et les variables indépendantes regroupent les divers facteurs susceptibles d’influer sur l’estimation de la provision. Ce cadre conceptuel comporte un élément nouveau. Deschênes a conçu une base de données qui englobe. puis on les commente et on les interprète par rapport au cadre conceptuel. Une thèse doctorale apporte une contribution à l’avancement des connaissances. car une ou deux observations d’un phénomène ne suffisent pas à valider ou infirmer une hypothèse. À la lumière des écrits recensés à l’étape précédente. Deschênes constate que peu de recherches ont été faites en contexte d’institutions financières coopératives. Exemple d’une thèse en sciences de la gestion : Deschênes (2010) À partir de tous les écrits recensés.

L’essai exigé dans le programme MAÎTRISE EN ADMINISTRATION DES AFFAIRES (MBA). se distinguent des programmes de 1er cycle universitaire notamment par le fait que les premières visent à développer la capacité de conceptualiser les questions. volet CA ou CMA. Par exemple. car elle porte sur une organisation précise1. En d’autres mots. reprendre le modèle de Deschênes (2010) et l’appliquer à une autre coopérative financière. 1 . d’interpréter ses résultats en comparaison à ceux obtenus par Deschênes (2010). Son apport serait d’obtenir de nouvelles données. nous pouvons maintenant mieux comprendre ce que c’est. En effet. Enfin. Toutes les thèses de doctorat ne prennent pas cette forme car le type de recherche diffère selon la discipline. l’essai se distingue fondamentalement d’un travail de session de niveau baccalauréat. et elle est appliquée. l’essai n’est pas un mémoire de maîtrise. c’est le processus que vous suivrez qui importe.1. Page 10 . présenté dans le tableau 1. mais plutôt sur votre démarche.1 est que la thèse de doctorat découle d’une démarche scientifique. en précisant les faits ou les raisons qui justifient l’analyse de cette question (la problématique). On décrit ensuite la démarche utilisée pour trouver une solution (entrevues ou analyse d’une base de données quantitatives ou autre). par l’utilisation d’une démarche scientifique. un étudiant pourrait. est une recherche quantitative appliquée. L’exemple de Deschênes (2010). vous aurez besoin d’une bonne dose d’autonomie et de bonnes méthodes de travail. Pour ce faire. Votre essai ne sera pas jugé principalement sur la base de vos conclusions. individuel de surcroit. dans le cadre de son mémoire de maîtrise. c’est-à-dire les programmes universitaires de 2e et 3e cycle. On revoit ensuite ce qui est connu (revue de la littérature). Le mémoire de maîtrise fait état d’une démarche semblable à celle d’une thèse de doctorat. Un diplômé de 2e ou 3e cycle universitaire est reconnu pour sa capacité à suggérer des réponses à des questions qu’il n’a jamais étudiées auparavant. les études graduées. six crédits universitaires correspondent environ à six semaines de travail. qui se doit d’être scientifique. une thèse de doctorat de 3e cycle en psychologie pourrait être qualitative et analyser quelques «histoires de vie» alors qu’une thèse en biochimie pourrait reposer sur des analyses en laboratoire de certaines molécules. L’utilité de ce travail serait de voir si les résultats de Deschênes (2010) peuvent être généralisés à une autre organisation. Étant donné l’ampleur de ce travail. on conclut en abordant les nouvelles questions soulevées par notre démarche. Elle est quantitative. sachant que ce qui est connu ne contient pas nécessairement LA réponse à notre question à analyser mais nous servira de point de départ pour réfléchir à notre question. il se fonde sur sa capacité à problématiser. Outre l’ampleur. mais on ne s’attend pas à ce qu’il apporte une contribution à l’avancement des connaissances. Enfin. Ayant présenté ce qu’un essai n’est pas. car elle analyse des variables quantitatives susceptibles d’influer sur la provision. On définit clairement une question de recherche (question à analyser). est un travail reconnu pour l’équivalent de six crédits universitaires. Selon Mongeau (2009).Ce qu’il faut retenir du tableau 1. de les utiliser pour refaire les analyses de régression. gage de rigueur et de cohérence. Par exemple. puis on présente nos résultats et on les interprète en lien avec les éléments de notre question. soit une démarche scientifique. Celui-ci représente souvent 15 crédits universitaires ou plus d’un programme de 2e cycle. Selon une balise universitaire généralement reconnue.

qui sait quel serait notre mode de vie actuel! Pourtant. Enfin. et de tout temps. on pourrait non seulement tenir compte de la moyenne de leurs résultats à l’université mais aussi de leur âge. le vin rouge (nouveau facteur) consommé en petite quantité quotidienne (nouveau facteur) protégeait des maladies cardiaques. aucune démarche ne peut se qualifier de scientifique sans la probité des chercheurs. le caractère provisoire des conclusions et la probité des chercheurs. par des faits scientifiquement démontrés. un ensemble d’informations provenant de diverses sources et de différents auteurs relativement à un sujet donné et y ajouter son propre grain de sel de manière crédible et rigoureuse » (Mongeau. Ils ne doivent pas non plus laisser croire qu’ils ont accompli plus de tests ou de vérifications que ce qu’ils ont fait en réalité. des raisonnements logiques. p.« problématiser une situation. on a d’abord cru que tout alcool était nocif pour la santé jusqu’à ce que l’on découvre que certains types d’alcool. tel la Page 11 . de leur expérience antérieure ou de leur motivation. Peu importe la qualité de la démarche. pour étudier de façon exhaustive le succès des candidats à l’EFU. Pensons par exemple au fait que les hommes ont longtemps cru que la terre était plate. que les catastrophes naturelles étaient la réponse que les dieux envoyaient pour punir les hommes ou que les maladies se soignaient en déposant sur la peau des malades des sangsues chargées d’aspirer «le méchant». on ne voudrait pas de connaissances médicales qui remplacent les sangsues comme mode de traitement par d’autres insectes plus voraces! Il s’agit plutôt de remplacer une croyance populaire. Par exemple. par exemple en introduisant un nouveau facteur. Une démarche scientifique se caractérise notamment par des énoncés exhaustifs et rigoureux. disons pour les rendre conformes à ce qu’ils auraient souhaité obtenir. [consiste] à cerner et formuler un problème de recherche. 2009. des observations exactes et reproductibles. Une démarche scientifique se caractérise aussi par le caractère provisoire des conclusions. Qu’entend-on par énoncés exhaustifs et rigoureux? Par exemple. […] Au deuxième cycle. 5). Il en est ainsi lorsque rien n’a été laissé au hasard et que la démarche retenue est décrite très précisément et très objectivement. les conclusions que l’on en tire sont considérées comme vraies jusqu’à ce que d’autres chercheurs prouvent le contraire. Examinons ces caractéristiques. lorsque quelqu’un remet en question une croyance populaire. Les énoncés seraient rigoureux dans la mesure où le facteur «expérience antérieure» serait clairement défini : voudrait-on tenir compte de tout genre d’expérience de travail antérieur ou uniquement des expériences quant aux tâches comptables? Une autre caractéristique de la démarche scientifique est que les observations sont exactes et reproductibles. le but n’est pas de la remplacer par une autre croyance. plusieurs croyances ont été considérées comme vraies. de manière cohérente. Ainsi. Si personne n’avait douté de ces croyances. l’étudiante ou l’étudiant devra pouvoir organiser. à lui associer des concepts pertinents et à effectuer un travail d’exploration et de recherche qui permettent de dégager certains éléments de savoir. Pourquoi endosser une démarche scientifique? De façon générale. en autant que possible. Ceux-ci ne doivent évidemment pas fausser les résultats obtenus.

ca/pls/public/pgmw001? owa_cd_pgm=5457 >). en général. 1 2 . il doit simplement s’appuyer sur une démarche scientifique. des utilisateurs plutôt que des producteurs de rapport de recherche. une démarche scientifique nous amènerait à rendre compte des observations en les présentant comme ayant été observées x fois. on doit connaître les caractéristiques d’une bonne démarche scientifique. dans une recherche explicative qui viserait par exemple à déterminer les causes de l’échec à l’EFU ou dans une recherche conceptuelle visant à clarifier un concept. qui n’a pas fait l’objet de vérification. Par ailleurs. vous aurez l’opportunité de suivre. il est possible d’adopter une démarche scientifique dans une recherche appliquée. Le comptable averti sait que ce n’est pas le cas. telle la réalisation d’un mandat de consultation pour le compte d’un client. vise à permettre : à l’étudiant de synthétiser ses connaissances dans un travail de recherche appliqué à une problématique réelle. De même. volet CA ou CMA. pour juger de la crédibilité d’un rapport de recherche. Il s’agit d’une affirmation faite à titre d’exemple seulement. avec des vérifications statistiques. Lorsqu’il n’est pas possible de vérifier statistiquement des énoncés (par exemple les facteurs qui déclenchent le coup de foudre amoureux!) et de faire la preuve de ce qui est annoncé (par exemple que les coups de foudre se vivent généralement en soirée). au moins une fois. à en faire l’analyse et à proposer des solutions appropriés (Université du Québec à Trois-Rivières. une démarche scientifique et ainsi acquérir quelques outils utiles pour évaluer des résultats de recherche qualitative2. comme celle décrite au tableau 1.uqtr. l’essai prévu dans le programme MAÎTRISE EN ADMINISTRATION DES AFFAIRES (MBA). telle la caractérisation d’une «entreprise en difficulté financière».diminution des cas de cancer de l’estomac chez les populations qui consomment de grandes quantité de tomates1. Cependant. en réalisant un essai. il ne repose pas obligatoirement sur une démarche quantitative.2 Pourquoi faire un essai? Selon la description officielle incluse dans la banque de cours de l’UQTR. plutôt que comme une vérité indiscutable. Ce dernier visait uniquement à donner un exemple d’une telle démarche. L’essai constitue un exposé écrit [… qui] démontre l’aptitude de l’étudiant à poser un problème. Il ne faut pas confondre démarche scientifique et recherche quantitative. En effet. 1. dans des contextes bien décrits. la majorité des comptables sont. En effet.1. . de la même façon qu’un utilisateur des états financiers doit avoir une connaissance de base du monde des affaires et des principes comptables pour pouvoir les interpréter adéquatement.uquebec. Compte tenu que l’essai n’est pas un mémoire de maîtrise. On qualifie une recherche de qualitative lorsqu’elle ne comporte pas de tests statistiques. quelqu’un qui n’a aucune connaissance comptable pourrait croire que le bénéfice généré pendant une période correspond à un accroissement des liquidités. Page 12 . < https://oraprdnt.

et que Mongeau (2009) désigne comme étant le « côté Jeans » de la recherche. 3. correspondent à ce que Mongeau (2009) appelle le « côté Tenue de soirée de la recherche ». listées au tableau 1. 1. * La problématique La question à analyser et la démarche projetée Les résultats attendus Les étapes L’échéancier* Les ressources* Les renseignements à ce sujet sont présentés sous forme de tableau.1. semblable à celui qui se trouve au chapitre 7.   un sujet d’actualité qui vous allume. vous pourrez retenir :  un thème qui vous permettra d’entreprendre dès maintenant votre révision en vue de l’EFU (par exemple un essai qui portera sur des notions que vous maîtrisez moins bien). La première étape de la réalisation de l’essai consiste à «vendre» votre sujet de recherche. devraient constituer les éléments de base d’une description d’offre de service établie entre l’étudiant. Les sections suivantes. 6.Au-delà de l’obligation faite dans le programme de maîtrise. C’est ce « côté Jeans » que nous approfondirons dans les chapitres 2 à 5. Il s’agit en fait des principales sections que l’on retrouve dans le document écrit publié à l’issue de la démarche scientifique. Nous verrons plus loin que votre essai peut être de nature pratique ou théorique. Mais avant d’enfiler nos jeans. détaillées au chapitre 7. le responsable de l’entité cliente. 2. Page 13 . 5. votre défi est d’apprendre en vous amusant! Prêt à commencer? Oui. on doit réaliser un travail qui n’est pas linéaire. 4. il n’en demeure pas moins que la raison principale de faire un essai est d’atteindre vos propres objectifs professionnels Comme vous êtes entièrement libre de choisir le thème de l’essai. 1. mais par où? Les étapes de la démarche scientifique. ou un type d’entreprise dans lequel vous aimeriez travailler plus tard. et le directeur de recherche. s’il y a lieu1.4. Mais avant d’en arriver à ce document final. dont les principales sections sont présentées en 1. nous y reviendrons plus loin.3 Le contenu sommaire de l’offre de service Une offre de service est en quelque sorte une proposition de vente.4 1 Le contenu sommaire de l’essai . regardons quelle sera la tenue de soirée de l’essai et de l’offre de service qui le précède! 1. En somme.

on peut entreprendre la réalisation de l’essai comme tel.Après avoir terminé l’offre de service et en avoir discuté avec le directeur de recherche et le responsable de l’entité cliente.2 Description/compréhension de l’entreprise 2. s’il y a lieu. Il est maintenant temps d’enfiler ses jeans et de passer au travail véritable.3 Analyse théorique en relation avec la question à analyser 2. Pages liminaires Page titre (format prédéfini) Sommaire Table des matières (à laquelle peuvent s’ajouter des listes des tableaux.5 Limites du travail réalisé 3. 2009) des documents que vous rédigerez. Conclusion 4.1 Problématique et question à analyser 2. Appendices (s’il y a lieu) 6.4 Réalisation du mandat et recommandations 2. Références (format prédéfini) ½ à 1 page ½ à 1 page 18 à 21 pages 1 page 2 pages 5 à 6 pages 10 à 12 pages ½ à 1 page ½ page (variable) (variable) ½ à 1 page 1 page ½ à 1 page Total environ 25 à 30 pages Les sections 1.4 visaient uniquement à donner une idée du « côté Tenue de soirée » (Mongeau. Page 14 . figures et abréviations) 1. Introduction 2. Développement 2. Annexes 5. Voici ce que l’on retrouve dans l’essai.3 et 1.

c’est-à-dire ponctuée de nombreux aller-retour entre les lectures. on doit d’abord songer à une thématique.2 illustre les premières étapes de réflexion à mener aux fins de l’essai. PENSER … POUR DÉFINIR UNE QUESTION À ANALYSER Cette première étape du travail est l’une des plus difficiles. problématique et question à analyser. On ne doit pas confondre thématique. Page 15 . Avant d’en arriver à énoncer clairement une question susceptible de faire l’objet de l’essai. Enfin. C’est une étape délicate. probablement quelque peu floue ou ambigüe. Il s’agit en quelque sorte de l’environnement dans lequel s’inscrit la question à analyser. dont dépend le succès de notre essai. elle nous semble la meilleure. car elle ne se fait pas en un seul coup. La problématique décrit les faits susceptibles de susciter des questions ou les causes à l’origine de ces questions. l’analyse et la délimitation du sujet. une thématique est large. qui nous intéresse. Elle est plutôt circulaire. la plus prometteuse.CHAPITRE 2. la question à analyser retenue est précise. Par définition. La figure 2.

Le tableau 2.Figure 2.1 donne un exemple de chacun de ces concepts.1 Les premières étapes de la réflexion Thématique (Ou domaine de connaissances) Problématique (Pourquoi ce thème est-il intéressant?) Question à analyser (Écart entre la situation actuelle et une situation idéale) Cette question guidera nos pas dans chacune des étapes suivantes.1 Illustration d’une thématique. d’une problématique et des questions à analyser qui peuvent en découler Concept Thématique Illustration L’adoption des IFRS (un thème dans la discipline de la comptabilité financière). Page 16 . Tableau 2. Une question est bonne et bien posée quand elle contient des éléments de réponse et des éléments permettant de la situer dans un contexte plus large.

Quels changements une entreprise du secteur de la vente au détail devra-telle apporter à son système d’information comptable? 3. Par exemple. Puisque les entreprises ayant une OIP obtiennent du financement sur les marchés internationaux (via les bourses étrangères). Les comptables devront donc réapprendre les normes. Est-ce que les IFRS diffèrent beaucoup des PCGR? 2. Qu’est-ce que les entreprises doivent faire avant d’être en mesure de publier leurs états financiers selon les IFRS? 3. CPN 141. quelles conclusions se dégagent de la comparaison de leurs états financiers en 2010? Ou L’entreprise XYZ (ou les entreprises œuvrant dans le secteur du transport maritime) verra-t-elle augmenter ou diminuer son bénéfice courant à la suite de l’adoption des IFRS portant sur les produits des activités ordinaires et les immobilisations corporelles? Page 17 . formulées de façon très large : 1.1.Concept Problématique Illustration À compter du 1er janvier 2011. Voici quelques exemples de questions à analyser. les entreprises ayant une obligation d’information du public (OIP) devront adopter les IFRS. CPN 142 du Manuel de l’ICCA)? 1. Est-ce que les états financiers basées sur les IFRS donneront une image très différente de la situation financière et de la performance comparativement à l’image donnée par les états financiers basés sur les PCGR en vigueur jusqu’en 2010? 4. les quatre questions pourraient être reformulées ainsi : Est-ce que l’IAS 18 diffère beaucoup des principales normes canadiennes applicables jusqu’au 31 décembre 2010 (chapitre 3400. Quel sera l’impact de l’adoption des IFRS sur les investisseurs canadiens? Question à analyser Il serait encore possible de préciser chacune des questions présentées dans la dernière cellule du tableau 2. le CNC a jugé primordial qu’elles publient de l’information financière comparable aux entreprises cotées sur des bourses étrangères. Pour cinq entreprises du secteur de la fabrication. Ce changement découle d’une décision prise en 2006 par le CNC. 2.

pour aboutir plus tard à une question précise à analyser? On peut ici distinguer deux phases. Pour préciser la thématique. Comment. en partant d’une thématique très large. Ainsi. on peut s’y prendre de plusieurs façons. dans laquelle nos notes au baccalauréat ou à la maîtrise étaient moins bonnes. Selon la première. C’est à cette étape. On choisit la thématique selon nos propres centres d’intérêt. que la thématique doit nécessairement s’inscrire dans la discipline que le directeur de recherche enseigne. Dans les faits. Par Page 18 . On peut aussi se demander si le sujet nous intéresse suffisamment pour le traiter de façon à capter l’intérêt d’éventuels lecteurs. à la lecture du présent paragraphe. s’assurer d’avoir accès à la documentation nécessaire pour la réalisation du travail (voir le chapitre 3). on pense à ce qui nous allume et nous intéresse. possède les mêmes caractéristiques peu importe la question à analyser. La thématique n’est habituellement pas difficile à choisir (par exemple l’adoption des IFRS). par exemple. mais divers autres documents peuvent également être consultés. le rôle principal du directeur consiste à encadrer l’étudiant dans le processus de démarche scientifique qui. que l’on repère le vocabulaire propre au thème. L’adoption des IFRS entraîne-t-elle la renégociation des contrats d’emprunt comportant des clauses contractuelles basées sur des chiffres comptables? Il existe au moins deux stratégies pour choisir sa thématique. De manière générale. avant tout. Il faut. le directeur de l’essai ne fait pas le travail à notre place! De plus. basé sur une documentation provisoire. Si la question à analyser recoupe ses propres intérêts de recherche. rappelons-le. Mais attention. De cette façon. en arrive-t-on à la préciser.4. on trouvera sa thématique et sa question à analyser en étant à l’écoute des intérêts de son directeur de l’essai. nous pourrons commencer la révision pour l’EFU en palliant nos faiblesses. La première consiste à procéder à un questionnement approximatif. car ce sera plus motivant d’y travailler. on peut penser à un titre préliminaire qui agira comme point de repère et inspiration. il pourra mieux nous diriger et nous encadrer. il ne faut pas comprendre. contrairement au processus ultérieur. Capsule No 1 Besoin de trucs pour trouver ma thématique et ma question à analyser? Pour trouver des idées de thématique et de questions à analyser. Selon la deuxième stratégie. par exemple en nous guidant dans notre recherche documentaire. les documents d’actualité (par exemple les plus récents numéros de caMagazine) sont une bonne source d’information. On peut aussi choisir une thématique et une question à analyser dans une discipline qui nous cause du souci. on est proactif. puis sa question à analyser.

reformuler. transformer. Exemple 2 Une comparaison des IFRS et des PCGR portant sur la comptabilisation des immobilisations corporelles. on pourrait poser la question suivante : « est-ce que les IFRS diffèrent beaucoup des PCGR? » La seconde phase consiste à mener un raisonnement ordonné et informé.exemple.cheneliere.aspx Consulté le 6 avril 2010.  Chlala. camagazine. en ce qui concerne le thème « adoption des IFRS ». etc. complexifier ou.info/chenelieremc/materialdetails. On peut consulter par exemple des encyclopédies.  MGLBD. 2009.com/archivesfr/edition-imprimee/2009/june-july/features/camagazine18633. « Sept normes côte à côte». des manuels (textbooks1). Ainsi. soit les PCGR pour les ECF. ces lectures permettent de préciser. sans toutefois en arriver à une question précise. 1 . Exemple 1 Première adoption des IFRS par les entreprises canadiennes Cet énoncé a été retenu parce nous savons que nous devrons maîtriser les IFRS pour réussir l’EFU. Les textbooks sont des volumes reconnus comme ouvrage essentiel dans une discipline. À cette étape. des articles de périodiques. notre raisonnement est largement inspiré de quelques lectures ayant pour but de situer le sujet dans un contexte plus large ET d’approfondir nos connaissances. Un parallèle entre les deux référentiels comptables. En d’autres mots. modèle qui n’était pas permis selon les PCGR. des monographies. mais encore trop flou. Nos lectures préliminaires peuvent aussi nous conduire à modifier notre thème initial.do?action=display&materialdetail_id=51980 > Consulté le 6 avril 2010. plutôt que de travailler sur l’adoption des IFRS. Page 19 . < http://www.  EFU des années antérieures et grille de compétence Nous y avons appris que les entreprises qui appliquent les IFRS peuvent utiliser le modèle de la réévaluation. été 2009.camagazine. nous avons consulté quelques documents. juin juillet 2009 http://www. même éliminer notre thématique pour la remplacer par une autre. Nadi et Andrée Lavigne. Pour en arriver à cet énoncé. nos lectures pourraient nous amener à nous intéresser plutôt aux facteurs guidant une moyenne entreprise à capital fermé (ECF) à adopter soit les IFRS. Voici un exemple de deux étapes permettant de préciser la thématique « adoption des IFRS ». L’énoncé est plus précis que le point de départ.

L’oiseau décrit d’abord de grands cercles au-dessus d’un territoire. Pour cela. on se pose un certain nombre d’interrogations et on y apporte des réponses qui vont dans le sens des exigences de l’essai et de ses intérêts personnels. De plus.Quelle est ma thématique? À mesure que la thématique se précise. On risque ainsi de perdre un temps fou à lire des textes qui ne nous serviront finalement pas à rédiger notre essai. il rapetisse son cercle de vol pour affiner son analyse du territoire et ensuite piquer sur sa cible.2.2 Quelques questions pour bien saisir l’ensemble d’une question Interrogation d’ordre général Qui? Quoi? Quand? Question appliquée à la discipline des sciences comptables Quels groupes particuliers sont concernés par la question? Quels sont les aspects qui m’intéressent? Quelles sont les composantes de la question? De quelle période s’agit-il? Le sujet s’inscrit-il à une époque précise? Peut-on le circonscrire dans le temps? Page 20 . après avoir vu. Ainsi. Avec un peu de chances. c’est-à-dire d’inventorier l’ensemble de la question. « Un sujet précis et bien défini conduit à des conclusions plus facilement communicables. il ratisse large. en somme ratisser large. nous devrons pour notre part user de plus de raisonnement. une façon de préciser son sujet est de procéder a contrario. trop large ou autre). p. disons une perdrix. Si la question est mal cernée (trop floue. Si l’oiseau de proie agit ainsi par pur instinct. Puis. Tableau 2. Ces interrogations sont énoncées dans le tableau 2.) On pourrait comparer la délimitation de notre thème au travail d’un oiseau de proie à la recherche de l’animal qui sera son prochain repas. notre recherche documentaire sera difficile à faire car le nombre de références sera trop élevé. » (Mongeau. facile à saisir. il aperçoit un petit animal blessé. on réussit à bien cerner la question à analyser. 18. 2009.

surtout si l’on s’intéresse à des questions liées à la comparaison des PCGR et des IFRS. est-ce je m’intéresse à cette question pour satisfaire un objectif personnel? (si on songe à un essai théorique qui nous permettrait d’approfondir la comptabilisation des produits). si l’on s’intéresse par exemple aux nécessaires communications entre les créanciers et les entreprises qui doivent changer leurs normes comptables. s’agit-il d’un mandat pour un client? D’un mandat pour le cabinet? D’un sujet important à l’EFU? La dernière question. ce pourrait être les moyennes entreprises. Mais il serait possible d’analyser par exemple les programmes de crédits d’impôts à l’investissement de 2004 à 2009. à conclure que ce sont les entreprises ayant une obligation d’information du publicOIP ou au contraire les ECF qui sont touchées par notre thème. aux conséquences fiscales de la vente des actions d’une entreprise? La question du Quand peut parfois nous aider à délimiter notre thème mais elle est généralement moins importante pour nous. est-ce que je m’intéresse au passage aux IFRS? À l’application d’une Norme précise? Dans un autre ordre d’idée. analyser l’expérience des entreprises œuvrant dans la centaine de pays qui ont déjà adopté les IFRS.Interrogation d’ordre général Où? Comment? Pourquoi? Question appliquée à la discipline des sciences comptables Quel est le contexte géographique? Le sujet peut-il se limiter à une région particulière? À un pays précis? Quelles approches ou quels points de vue faut-il considérer? Quelle est la signification ou l’importance du sujet? Quelles en sont les implications? Pourquoi devrait-on s’en préoccuper? S’interroger sur les groupes particuliers concernés par la question. Par exemple. À qui et à quoi servira notre travail? Plus on est capable de cerner l’utilité de notre travail. La question suivante dans le tableau 2. le Qui. mais non la moindre. La question générale du Quoi nous force à réfléchir sur les aspects de la question qui nous intéressent ou sur ses composantes. Dans un autre ordre d’idées. Ou encore. Par exemple. S’interroger sur le Comment concerne le lieu intellectuel dans lequel on veut approfondir notre thème. concerne le territoire. Par exemple. au contraire. on pourrait s’intéresser aux programmes canadiens de crédits d’impôts à l’investissement.2. pourrait nous conduire. Par exemple. les petites entreprises ou les entreprises d’un secteur d’activité particulier. le Où. plus on aura du plaisir à s’y investir. on pourrait se limiter à l’étude des entreprises canadiennes. car les essais portent le plus souvent sur des questions d’actualité. par exemple. si l’on s’intéresse à la première adoption des IFRS. porte sur le Pourquoi. Page 21 . On pourrait.

il serait difficile de faire un essai de qualité sur l’analyse des hypothèses actuarielles qui sous-tendent la détermination de la charge de retraite d’une entreprise multinationale. 4. Utiliser des mots significatifs Exemples ou commentaires Par exemple : « Le coût d’acquisition des actifs/des actions d’une entreprise » ou « Le prix de vente des actifs/des actions d’une entreprise » plutôt que « L’évaluation d’une entreprise » Par exemple : « Comment déterminer le prix de vente de l’actif net d’une entreprise et la fourchette de valeurs? » Note : Ce truc est tellement important que dans la suite de ce document. Déterminer de façon réaliste l’étendue de la question à analyser.  Attention! Certains étudiants cernent un sujet trop précis. On doit alors élargir Page 22 . on pourra généralement exprimer le sujet de recherche en une courte phrase. Formuler le sujet sous forme de question à analyser 2. Il est préférable de limiter le sujet à certains aspects que l’on traitera en profondeur plutôt que d’en effleurer plusieurs facettes.Après avoir répondu à ces questions. Éviter les sujets trop complexes 3. Un sujet trop vaste (par exemple : l’évaluation d’entreprise) risque en effet d’être traité très superficiellement. nous parlerons toujours de la «question à analyser» et non du «sujet de l’essai». Cet énoncé doit être aussi précis que possible et tenir en une phrase ou en quelques lignes tout au plus. Capsule No 2 Besoin de trucs pour préciser ma question à analyser? Trucs et conseils 1. Un sujet trop complexe nécessite le dépouillement d’une littérature très vaste. Par exemple. Un tel sujet s’avérera ardu à traiter et la documentation pour appuyer ses hypothèses sera difficile à repérer. Cela consiste à écrire un premier énoncé de recherche.

aurons-nous accès à des documents primaires. Ces éléments constituent la problématique (voir la définition au début du chapitre 2). Si l’angle d’approche que nous avons retenu (en réponse à la question « Comment » du tableau 2.ca/biblio/guides/sciences_comptables/). l’aide-conseil apporté par le ministère de l’Éducation ou la Loi favorisant le développement de la formation professionnelle qui oblige les entreprises à consacrer 1 % de leur masse salariale au développement de la formation professionnelle (Bibliothèque de l’UQAM. InfoSphère). il risque de ne pas avoir été abordé dans la littérature. Page 23 . Enfin. telles des informations tirées du système comptable ou des déclarations de revenu d’une entreprise? Pourrons-nous rencontrer des personnes-ressources dont le témoignage serait utile? Des groupes de recherche spécialisés sur la question? Des groupes de discussion? Capsule No 3 Besoin de trucs pour trouver mes premières références documentaires? Pour trouver les premières références documentaires par discipline. On sait. Outre la mesure concernant Le Crédit d’impôt remboursable pour la formation applicable aux stages en entreprise.son questionnement. mais on comprend aussi les éléments de contexte qui la rendent pertinente. Rappelons encore une fois que la réalisation de l’essai se fait de façon circulaire. que notre essai : 1 . Voir : Guide thématique en sciences comptables (http://www. on n’a pas seulement une question à analyser. ou l’étendue. on peut consulter les guides de ressources par discipline des bibliothèques. on connaît l’angle d’approche. on pourrait aussi aborder d’autres mesures telles que le Programme de financement Alternance travail-études. de notre question) est déterminé notamment par les délais de réalisation (nous réalisons un essai et non une thèse).2).uqtr. le thème « L’impact de la mise en application du Crédit d’impôt remboursable pour la formation applicable aux stages sur le développement des programmes d’alternance études-travail au Québec » pourrait devenir « L’impact des mesures de promotion et de soutien aux établissements scolaires et aux entreprises sur le développement des programmes d’alternance études-travail au Québec ». si le sujet appréhendé est trop récent (en réponse à la question « Quand » du tableau 2. À l’égard de la disponibilité de la documentation. Le niveau de précision de la question (la largeur. par exemple. on doit rester très vigilant1. La délimitation de la question de recherche implique nécessairement un travail de lecture préliminaire.2) fait une large part à l’expérience pratique. la longueur du travail demandé et la disponibilité de la documentation. Ainsi. Par exemple. Au terme de ce travail.

donc on ne cherche pas nécessairement un titre accrocheur ou racoleur. Le mandat réel donné par le cabinet pourrait englober la prestation de six heures de cours offert aux employés du cabinet alors que le contenu de l’essai se limiterait à la définition des objectifs et du contenu de cours ainsi qu’à la préparation du matériel remis aux participants du cours. il reflète exactement le contenu projeté de l’essai. Page 24 . L’essai n’est pas un roman que l’on veut vendre à plusieurs milliers d’exemplaires. Cependant. Celui-ci se caractérise par sa précision. le titre n’a pas nécessairement à être ennuyeux. 1 . ou qu’il correspondra à un mandat réel pour un client du cabinet (par exemple évaluer les actions d’une entreprise cliente) qui pourra être fait en temps réel ou qui pourra complémenter le travail réalisé lors d’un précédent mandat.  sera théorique (comparer les PCGR et les IFRS applicables aux immobilisations corporelles et incorporelles). à remettre au plus tard le 1er décembre ainsi que sur le document de l’essai remis en dépôt final. du directeur et du sujet de recherche – Première inscription. ou qu’il correspondra à un mandat réel pour les employés du cabinet (par exemple concevoir une formation sur les instruments financiers pour les membres d’un petit cabinet1.  Cette démarche nous conduit à un titre définitif. Un titre de qualité comporte aussi les mots justes. C’est ce titre qui apparaîtra sur le formulaire intitulé Choix de la directrice.

puisqu’un des objectifs de ce type d’exercice est de montrer les erreurs ou les faiblesses du travail réalisé par des gens qui étaient alors au même niveau que le vôtre. Les extraits sont parfois tirés du premier dépôt. Dans tous les exercices d’analyse basés sur les essais des années antérieures. les extraits retenus proviennent de travaux d’étudiants déjà diplômés. et non du dépôt final.Que pensez-vous des titres suivants? (tirés des essais des années antérieures1) Titre retenu Le coût de revient dans une PME Forces/Faiblesses Titre amélioré? 1 . Page 25 .

Évaluation des actions d’une société manufacturière lors d’une vente partielle Application pratique de la note d’orientation en comptabilité no 14 à la Fédération des caisses Desjardins du Québec L’implantation d’états financiers modèles L’évaluation à la juste valeur d’une société privée œuvrant dans le secteur de la fabrication de produits en bois Page 26 .

à la faillite La constatation des produits : Étude d’un cas fictif Page 27 .Déterminants de l’octroi de crédit et de la politique de crédit des fournisseurs Conception d’une étude de cas portant sur l’application de nouveautés comptables et fiscales d’une entreprise du secteur des télécommunications Analyse des facteurs financiers et non financiers ayant mené ABC Inc.

Impact de l’exposé-sondage « Regroupement d’entités » sur la comptabilisation des entités consolidées canadiennes Synthèse des normes portant sur les instruments financiers et leur application dans un cas concret Page 28 .

le risque de rencontrer plus tard des difficultés augmente (on obtient une tour très fragile qui finira invariablement par s’effondrer).2). Même s’il est tout à fait normal. Si la base (les fondations) ne sont pas solides et que nous commençons à rédiger (c’est-à-dire à construire les étages supérieurs). 2. d’où la nécessité de faire quelques lectures.   1. Page 29 . Je passe à la section suivante. car : Je suis capable d’expliquer clairement la distinction entre la thématique.1) et la réflexion (voir section 3. plus il sera facile d’accomplir les étapes subséquentes de l’essai. À retenir du chapitre 2 Trouver un sujet qui m’intéresse ou qui intéresseet accepté par mon directeur de recherche.  Bien cerner la question à analyser. La plus grande erreur serait de nous croire trop rapidement prêt à rédiger l’essai. J’ai commencé à réfléchir à ma question à analyser. Mieux on définit la question à analyser. la problématique et la question à analyser. ce sentiment est faux.Quel est le titre provisoire de mon essai? Bien définir la question à analyser est une étape difficile à franchir où il y a un continuel va et vient entre le repérage des références documentaires (voir section 3. La difficulté vient aussi du fait qu’on peut y consacrer beaucoup de temps en ayant l’impression qu’on n’avance pas dans la réalisation de l’essai.

Puis. le défi n’est plus de trouver des références documentaires mais plutôt de trouver les références les plus pertinentes dans la mer d’information facilement accessible.1 Diverses sources pour repérer les références documentaires Il existe diverses sources pour repérer les références documentaires pertinentes à notre question à analyser. depuis quelques années. on pourra consulter des ressources humaines. cette image illustre bien que. des renseignements ponctuels ou des images pour compléter ou enrichir son travail. Selon la question que l’on se pose et le point de vue que l’on veut adopter (l’angle d’approche). L’expression références documentaires englobe non seulement les documents imprimés mais aussi les documents audio et vidéo. Ce troisième chapitre passe donc en revue quelques conseils utiles pour trouver ses références (section 3. dont l’ampleur est délimitée par les exigences du travail universitaire (six crédits dans le cas de l’essai). On peut aussi avoir besoin de publications gouvernementales. Page 30 . Par exemple. On peut d’abord consulter des dictionnaires spécialisés et des encyclopédies pour se faire une idée succincte sur notre question à analyser. Source : Bibliothèque de l’UQAM. On peut enfin vouloir des renseignements précis. on peut se référer à des monographies (livres) repérées dans le catalogue de la bibliothèque et à des articles de périodiques trouvés dans des bases de données.1 Trouver les références documentaires Quel que soit le travail scientifique à effectuer.1) et pour consigner les idées pertinentes (section 3. cartographiques.CHAPITRE 3. etc. de documents audiovisuels. InfoSphère 3. les bases de données et le Web. tel un spécialiste en évaluation d’entreprise. LIRE Aucune démarche ne saurait se qualifier de scientifique si elle n’intègre pas une revue de la littérature.2) à notre question à analyser.1. 3. Nous en examinerons trois : le catalogue de la bibliothèque. Mais il est certain que l’on devra aussi consulter des références documentaires1 de différents types. il faut chercher de l’information. 1 .

Pour les thématiques d’autres disciplines. Lors des premières étapes de la réalisation de l’essai. vous pouvez contacter M. tels les Fondements et historique des conclusions qui complémentent les normes comptables. Pour répertorier rapidement ces documents. Nous consulterons par exemple le Manuel de l’ICCA. Page 31 . les mots peuvent avoir des sens différents dans divers pays francophones. la Loi de l’impôt. Les recherches par auteur et par titre permettent de localiser des documents repérés dans des bibliographies ou des bases de données. . . etc. Comptabilité ou Certification. André Paquette. Nous sommes tous capable de naviguer dans le catalogue de la bibliothèque et dans les bases de données informatiques. c’est-à-dire à l’étape préliminaire de la délimitation de notre thème. il est de notre responsabilité personnelle de suivre une des formations offertes par la bibliothèque à ce sujet1. conseiller en documentation pour le secteur des sciences comptables. il faut investir davantage de temps dans la recherche de références documentaires. Recherche par sujet Pour avoir de bons résultats lorsque l’on fait une recherche par sujet. telles la finance ou la comptabilité de gestion. on désigne cet état financier par l’expression Compte de résultat. etc. Par exemple. Aux textbooks3. les périodiques dans lesquels se trouvent des articles que l’on désire consulter. dans un catalogue. Choisir les mots-clés et les expressions de recherche appropriés Commentaires Attention. il suffira de faire notre recherche par nom d’auteur (par exemple « ICCA »)2. à compléter des références ou à localiser par titre. en faisant une recherche par sujet (voir l’encadré ci-dessous). Adressez-vous au comptoir d’accueil de la bibliothèque pour de plus amples renseignements. 1 2 3 . au Canada on parle d’un état des résultats alors qu’au niveau international. les études de recherche ou toute autre publication de l’organisme de réglementation. cette recherche est souvent simple. Voir la définition donnée au chapitre 1.Le catalogue de la bibliothèque est sans doute la première source à consulter pour repérer rapidement les volumes traitant de notre question à analyser. Sinon. Pour nous qui travaillons dans une discipline « normée ». nous chercherons d’abord s’il existe des volumes de référence. il est important de suivre les étapes suivantes : Étapes 1. Pour des questions précises. Elles servent également à dresser la liste des ouvrages d’un auteur. on ajoutera aussi les revues professionnelles. Cette recherche sera complétée par d’autres documents publiés par les organismes responsables.

tel caMagazine o technique.uqam. • la date de publication. Commencer la démarche en étant précis 4. Relier les mots ou les expressions de recherche avec les opérateurs logiques appropriés 6. on consultera par exemple le dictionnaire de Ménard (2004). on pourra indiquer le champ dans lequel doit se faire la recherche. Les opérateurs bouléens1 sont utiles à cette étape. o professionnelle. • la teneur de l’information : o scientifique. 34. Utiliser le mode de recherche avancée 7.2. Choisir les termes dans la langue appropriée Il faut bien sûr utiliser les termes en anglais dans les bases anglophones. etc. tel MGLBD o de vulgarisation.ca/InfoSphere/sciences_humaines/ Page 32 . par exemple le champ des auteurs. Limiter la recherche 1 .bibliotheques. Ce mode de recherche est utile pour des recherches complexes et selon les outils de repérage consultés. ou le champ des sujets. Si on trouve beaucoup de références. 3. Préciser les champs de recherche 5. Voir aussi Bibliothèque de l’UQAM. Pour s’assurer de l’exactitude des termes anglais. InfoSpère : http://www. Ces règles touchent par exemple la troncature. Si nécessaire. Il faut mieux commencer en étant précis. telles les thèses. p. voir Tremblay et Cormier (2006). Vérifier dans l’outil de repérage consulté les règles particulières d’interrogation 8. les opérateurs de proximité. les opérateurs logiques utilisés. on peut la limiter selon différents paramètres : • la langue. tel Journal Les Affaires. ce n’est que si le nombre de références documentaires obtenu est insuffisant que l’on élargit la recherche en utilisant des termes plus généraux. Pour que la recherche corresponde mieux à nos besoins. le champ des titres.

en plus d’une recherche sur la comptabilisation des produits. etc. il faudra alors consulter différents outils de repérage qui permettront de trouver les références documentaires disponibles les plus appropriées à notre thème. faire l’objet de discussion en classe. Tableau 3. pour la conception d’une étude de cas traitant notamment de la comptabilisation des produits. de thèses. On peut avoir besoin de monographies. Pour faire une recherche plus pointue de références documentaires. Selon les cas.9. on fera une recherche sur le secteur d’activité de l’entreprise fictive. de publications gouvernementales. d’images.11 Résultats obtenus d’une recherche faite dans le catalogue de la bibliothèque de l’UQTR Mots/Expressions recherchés Recherche avancée dans l’onglet Livres « Tous les champs » « Expression exacte » « normes comptables » et immobilis* Recherche avancée dans l’onglet Livres « Tous les champs » « Expression exacte » « normes comptables » et actif Résultat Aucun résultat trouvé Aucun résultat trouvé Recherche avancée dans l’onglet Livres 1 résultat trouvé « Tous les champs » « Contient » « normes comptables » et actif Recherche avancée dans l’onglet Livres « Tous les champs » « Contient » comptab* et actif * pour troncature 20 résultats trouvés Les bases de données (tel E-périodique) représentent la deuxième source de références. Rappelons qu’à cette étape. les tableaux ne fait font pas l’objet de commentaires dans le texte puisqu’ils incluent les commentaires et pourront. Dans le chapitre 3. on pourrait 1 . au besoin. Le tableau 3. La clé de voûte d’une recherche de références documentaires consiste à trouver les bons mots-clés. Source : Bibliothèque de l’UQAM. la recherche gagne à utiliser les opérateurs bouléens. de statistiques. Page 33 . InfoSphère.1 montre les résultats obtenus d’une recherche faite au printemps 2010 dans le catalogue de la bibliothèque de l’UQTR. Les bases de données organisent et structurent l’information dans le but d’en faciliter le repérage. d’articles de périodiques ou de journaux. Refaire autant de recherches que l’on a de concepts dans notre question à analyser Par exemple. souvent en anglais.

Page 34 .2 Trois types de base de données Sources Les bases de données bibliographiques 1. • Elles permettent de repérer de l’information récente et à jour. puisqu’elles offrent un système de recherche très sophistiqué. Tableau 3. Ces recherches sont beaucoup plus performantes que dans Internet. Le tableau 3. Commentaires et explications Les articles de périodiques ou de journaux. • Elles offrent une plus grande sélection d’articles de qualité. • Elles sont essentielles pour la recherche d’articles de périodiques. Les bases de données bibliographiques sont dans la plupart des cas importantes à consulter car : • Elles complètent la recherche faite dans le catalogue de la bibliothèque.1 et les utiliser dans la base de données ABI Inform.reprendre les mots-clés présentés dans le tableau 3. Ils sont signalés dans des outils spécifiques appelés index et abstracts (répertoires de résumés) qui se présentent sous forme de bases de données. les chapitres de livres. • Elles donnent des références précises puisqu’on peut mettre les termes de recherche en relation les uns avec les autres. avec Google par exemple. d’index imprimés ou parfois sous les deux formes. les comptes rendus de livres. etc. ne sont pas repérables dans les catalogues de bibliothèques tel l’onglet « Livres » de Outil de découverte de la bibliothèque de l’UQTR.2 présente trois types de base de données. les textes de conférences. comparativement aux recherches faites sur le Web.

d’organismes communautaires ou sans but lucratif. textes d’opinion ou d’analyse. mais aussi le pire (blog individuel). • des ratios et des indicateurs économiques. paragouvernementaux ou internationaux (rapports. • Page 35 . etc.). Strategis) numériques telles que : • des données financières. 3. Commentaires et explications Les bases de données Elles donnent accès à des informations numériques (par exemple.Sources 2. L’information émanant d’organismes gouvernementaux. Le Web On y trouve le meilleur (des sites très fiables. • • L’information concernant ou provenant d’institutions d’enseignement. de compagnies ou d’entreprises. références. comme ceux tenus par des chercheurs mondialement reconnus). • Des informations concernant l’actualité. documents audiovisuels et sonores. comme les catalogues de bibliothèques et les bases de données accessibles via Internet. données statistiques. • etc. On doit donc rester très vigilant quant à la fiabilité de l’information (par exemple l’encyclopédie populaire Wikipédia). études. Les ressources mises à la disposition des usagers par les bibliothèques. etc. • Avantages : Internet est une source utile pour repérer Diverses sources d’informations comme des images.

1 2 . • Difficulté de repérage Le Web est très vaste et l’information n’y est pas systématiquement organisée malgré le fait que certains répertoires.2). celui du sujet proprement dit. tels Yahoo! ou La Toile du Québec. L’information est donc souvent difficile à repérer1. Il faut donc être prudent dans l’utilisation des documents qu’on y retrouve et s’assurer d’évaluer les informations repérées (voir la section 3. Page 36 . des textes de propagande côtoient des textes officiels. • Volatilité de l’information À la différence de la documentation imprimée. parce que les serveurs qui les hébergent sont souvent éphémères et les informations qui s’y trouvent sont volatiles.1. ce qui paraît sur le Web est de qualité très variable. InfoSphère.Sources Limites : Commentaires et explications Qualité variable de l’information À la différence d’un livre ou d’un article scientifique qu’on peut évaluer par la qualité de la publication et la réputation de l’éditeur. . Tout le monde peut publier sur le Web. on a donc intérêt à privilégier des sites qui assurent une certaine permanence de l’information2. Pour étayer ses recherches. etc. Des pages écrites par des experts côtoient celles écrites par des enfants. • Source : Bibliothèque de l’UQAM. et certains moteurs de recherche tentent d’en classer ou d’en indexer le contenu. l’information retrouvée sur le Web est souvent éphémère. des documents à valeur scientifique en côtoient d’autres à saveur commerciale. Les sites ne garantissent pas toujours la pérennité de l’information. Les résultats obtenus disons avec Google sont le fruit d’une recherche sans limite dans le texte (recherche hypertexte) plutôt que dans un champ précis.

De cette étape dépendra la qualité de la documentation trouvée pour réaliser son travail. personne n’a à en approuver le contenu. En effet. savoir bien chercher dans un catalogue de bibliothèque. Page 37 .2 Évaluer ses références documentaires Après avoir choisi et localisé l’information désirée. dans des bases de données ou sur le Web est extrêmement important dans la recherche de références documentaires. 3. dans le cas des références documentaires accessibles via l’Internet. Cette étape est non seulement nécessaire mais incontournable dans le processus de recherche documentaire. il importe d’évaluer ses références documentaires. La responsabilité incombe alors au chercheur de juger de la pertinence et de la qualité des références documentaires repérées. et si les documents repérés offrent une information de qualité. deux qualités qui détermineront en grande partie le résultat du travail de rédaction. Cette évaluation permet de voir si l’information recueillie paraît pertinente.1. Elle a pris encore plus d’importance depuis l’avènement de l’Internet.En résumé. d’approbation et de vérification avant d’être publié.1 donne une synthèse de l’évaluation des références documentaires. alors qu’un document imprimé doit franchir plusieurs étapes de validation. Je passe à la section suivante. La figure 3.  3. car : J’ai été capable de repérer plusieurs références documentaires qui semblent fort intéressantes à l’égard de ma question à analyser. compte tenu des besoins suscités par le travail à accomplir.

Tableau 3.3 Étapes pour se faire rapidement une idée de la pertinence du contenu d’une référence documentaire Étapes 1. en suivant les étapes présentées au tableau 3. on peut procéder en deux temps. Titre documentaire de la référence Le titre est un élément important dont il faut tenir compte car il est censé refléter le contenu.3. Premièrement.1 Évaluer la pertinence Pour évaluer la pertinence d’une référence documentaire. Exploration rapide Commentaires Pour évaluer la pertinence d’une référence documentaire.Figure 3. 3. Page 38 .1 Évaluation des références documentaires Évaluer la pertinence Évaluer la qualité Le niveau La crédibilité de l’auteur Le contenu L’objectivité L’exactitude Le caractère actuel Examinons d’abord quelques critères nous permettant de juger de la pertinence d’une référence documentaire.2.1. 2. il n’est pas nécessaire de lire tout le texte. Une exploration rapide suffit pour se faire une idée du contenu du texte. on peut vouloir se faire rapidement une idée du contenu de la référence documentaire.

la seconde étape de l’évaluation de la pertinence pourra se faire en examinant quelques questions. etc. InfoSphère. L’index donne aussi un aperçu des notions abordées et de leur importance relative dans le texte. présentées au tableau 3. Ils peuvent aider à la compréhension du sujet et être utiles pour notre travail. essai? 2. Est-ce que je dois consulter toute la référence documentaire? Ou seulement certains chapitres ou parties? 4. Tableaux. permet de mieux apprécier le contenu (plan et logique de l’argumentation) et de bien repérer les chapitres qui peuvent être pertinents. 7. 4. Adapté de : Bibliothèque de l’UQAM. 5. Pour les références documentaires qui semblent pertinents à première vue.4 Pistes pour évaluer la pertinence d’une référence documentaire 1. 6. au début ou à la fin des articles de périodiques et souvent à l’endos des livres (quatrième de couverture). graphiques. bien La table des matières d’un volume. Résumé (abstract) Commentaires On le trouve dans la plupart des notices bibliographiques tirées des bases de données. La référence documentaire est-elle intéressante dans le cadre de mon Les questions qui m’intéressent y sont-elles abordées? 3. La référence documentaire convient-elle à mon niveau de compréhension? Page 39 . et éventuellement de chaque chapitre. Est-ce que l’information est assez récente pour mon sujet? Cette partie peut-elle être utile à mon argumentation? Les arguments avancés appuient-ils ou démolissent-ils mon hypothèse? Est-ce que je suis à l’aise avec les conclusions? 8. Ces questions.4. Tableau 3.Étapes 3. portent principalement sur le contenu des références documentaires et sur le niveau d’information véhiculée. Information structurée 5.

2. 10. Gardons en mémoire qu’il s’agit d’effectuer un travail de 2e cycle universitaire et que. Tableau 3. si une source « traditionnelle » ne serait pas plus appropriée. Nature de la référence documentaire Commentaires Déterminer s’il s’agit d’une référence documentaire pédagogique.2. lorsqu’on repère une information sur le Web.7 à 3.9). Est-elle trop spécialisée? Ou trop élémentaire? Fait-elle appel à des notions qui me sont méconnues? Est-elle bien adaptée au type de travail que j’ai à effectuer? Cette citation ou cet exemple peuvent-ils être retenus? Source : Bibliothèque de l’UQAM. on prend le temps d’en évaluer la qualité. On doit faire preuve de jugement critique pour évaluer la qualité d’une référence documentaire et il faut garder en tête que toute information dont on ignore la provenance devrait a priori être écartée.5 Éléments pour évaluer le niveau de l’information Éléments 1.1.6) et la qualité du contenu (tableaux 3.7 à 3.9.9). 3. les critères permettant d’évaluer la qualité de l’information (tableaux 3. InfoSphère. en d’autres mots. l’expertise de l’auteur sur le sujet (tableau 3. Qualité de l’information Page 40 .2 Évaluer la qualité Il est important de pouvoir se fier à l’information que l’on a repérée. Il est en effet plus difficile d’évaluer une information tirée du Web que celle trouvée dans des documents imprimés. la crédibilité de l’auteur. 12. Après avoir rassemblé les références documentaires qui semblent pertinentes. de recherche ou de vulgarisation. se limiter à des références de vulgarisation nuirait grandement à la qualité de l’essai. 11. de ce fait.5). On peut aussi se demander. si nécessaire. qu’elle soit imprimée ou électronique. Voir. L’évaluation de la qualité porte sur trois aspects : le niveau de l’information (tableau 3.

Regarder le lieu de parution. Lire les résumés de chacun des chapitres s’ils sont disponibles. les autres publications de l’auteur (sous la rubrique : du même auteur). 2. Notes biographiques Recherche dans les bases de données 3. Au besoin.Éléments 3. InfoSphère. et plus précisément à l’endos de la page de titre). Page 41 . Spécialisation du vocabulaire 5.6 Éléments pour évaluer la crédibilité de l’auteur Éléments 1. Autres indices Source : Bibliothèque de l’UQAM. On consulte les notes biographiques souvent repérables à l’endos du document (quatrième de couverture). Autres publications de l’auteur Commentaires On note dans le document imprimé (souvent au début du document. Résumés des chapitres 6. les volumes d’impôt publiés en France nous intéressent rarement! 4. Ces notes peuvent indiquer notamment la formation académique de l’auteur et ses expériences professionnelles. Noter le niveau de spécialisation du vocabulaire utilisé donne une bonne idée du niveau du texte. Introduction et conclusion Commentaires Une lecture rapide de l’introduction et de la conclusion de la référence documentaire permet d’évaluer le niveau de l’information. Tableau 3. Par exemple. de connaître quelle est la question de départ et quelles sont les conclusions que l’auteur en tire. dans le catalogue de la bibliothèque ou sur le Web pour noter si l’auteur compte d’autres publications sur le sujet. on fait une recherche dans les bases de données.

sa fonction. etc.9). d’autre part.7). InfoSphère. 2) l’exactitude. un organisme politique. La provenance des documents détermine en grande partie leur fiabilité et leur intérêt. de sites Web anonymes ou individuels ou de forums de discussion est généralement moins crédible. on peut aussi.8) et 3) le niveau d’actualité (tableau 3. • Source : Bibliothèque de l’UQAM. dans le cas des documents imprimés. Tableau 3. évaluer la crédibilité de l’éditeur. ses publications antérieures. on peut se fier sans inquiétude à l’information émanant d’organismes gouvernementaux ou internationaux. S’il s’agit d’une référence documentaire trouvée sur le Web. Commentaires Coordonnées On vérifie si le nom de l’auteur est clairement indiqué. Page 42 . de même que ses coordonnées et son adresse électronique. Pour évaluer la qualité du contenu d’une référence documentaire.7 Éléments pour évaluer l’objectivité du contenu Éléments La référence documentaire estelle informative? Sert-elle au contraire de véhicule publicitaire ou de propagande? Commentaires • • On vérifie qui publie l’information. les textes d’opinion (tableau 3. comptable. on peut en examiner trois aspects : 1) l’objectivité (tableau 3. d’éditeurs reconnus ou de périodiques spécialisés alors que celle provenant de petits organismes à but lucratif. • Affiliation On vérifie des renseignements tels que la formation de l’auteur. Tout comme on évalue la crédibilité de l’auteur. • Renseignements biographiques On vérifie si un lien fournit des renseignements biographiques. Ainsi. vérifier qui héberge le site ou qui détient le © : une compagnie.Éléments Si l’information est prise sur le Web : • L’auteur est-il clairement indiqué? • Quelle est son affiliation? • Y-a-t-il des indications sur son expertise? 4. dernier aspect de la qualité. car on doit distinguer d’une part les textes basés sur des recherches objectives et. son rattachement institutionnel.

InfoSphère. certains éléments fournissent parfois des indices qui permettent de porter un jugement éclairé. le texte reflétant les valeurs de son auteur? S’il s’agit d’une page ou d’un site Web. contradictoire. Par exemple. Vérifier les liens externes qui sont offerts sur la page d’accueil. Pour les sites anonymes ou les pages personnelles. On recherche l’information manquante. émotive. • on note des contradictions importantes dans les faits avec d’autres documents. Par exemple. Page 43 . • si les affirmations s’appuient sur des références. • lorsqu’il s’agit d’une question controversée. si les divers aspects de la question sont présentés ou si on ne présente qu’un seul point de vue. L’information est-elle biaisée. La présence d’un tilde ( ~ ) dans l’adresse du site signifie parfois qu’il s’agit d’une page personnelle.Éléments Quelle peut être la motivation de l’auteur? Peut-il avoir un intérêt quelconque dans l’information fournie? Commentaires On vérifie si le contenu informationnel se distingue nettement d’un contenu promotionnel. Source : Bibliothèque de l’UQAM. une information sur la performance financière d’une compagnie n’a pas la même objectivité si elle provient d’un communiqué de presse préparé par le principal actionnaire ou d’un analyste financier indépendant. les conclusions manquent de nuance. On vérifie si le texte présente plusieurs points de vue. la crédibilité est plus difficile à établir. on peut vérifier • si le texte présente des arguments. Certains indices permettent de juger s’il s’agit d’un texte biaisé : • des éléments d’information importants manquent dans l’analyse. • le langage est souvent émotif et catégorique.

les données et les faits vérifiés. • Page 44 . • On vérifie qu’il n’y a pas de fautes dans le texte De très nombreuses erreurs dans un texte (coquilles.Tableau 3. fautes d’orthographe. La plupart des bases de données fournissent ce renseignement. par exemple des données gouvernementales? • o o S’agit-il de documents primaires? S’agit-il de documents secondaires? Dans ce cas. on peut avoir une idée de sa profondeur en notant le nombre de références mentionnées dans la notice bibliographique. les sources sont-elles fiables? On s’assure que les différents points de vue sont présentés.8 Éléments pour évaluer l’exactitude du contenu Éléments Les textes imprimés et les textes trouvés sur le Web apparaissent-ils rigoureux et documentés. • On s’assure que les dernières découvertes sur la question étudiée sont présentées. les sources vérifiables? Commentaires On vérifie la liste des références (ou la bibliographie). Exemple tiré de Francis • On vérifie si les références documentaires citées sont à jour. La liste (bibliographie) est-elle sommaire ou importante? Avant même d’avoir le texte en main.) peuvent aussi démontrer un manque de contrôle de la qualité. • On valide les données trouvées dans le document : o S’agit-il de références officielles. etc.

• Source : Bibliothèque de l’UQAM. les sujets abordés ou la discipline couverte. la crédibilité de l’auteur et le contenu en tant que tel. etc. Page 45 . Pour des sujets d’actualité ou d’intérêt scientifique. On évaluera alors le niveau de l’information. à son exactitude et à son caractère actuel. choisir les dernières éditions revues et corrigées. date de copyright ou date de mise à jour en ce qui concerne les documents disponibles sur le Web. par type de références documentaires Documents imprimés • Documents trouvés sur le Web Rééditions En général. la page. InfoSphère. 1 .Source : Bibliothèque de l’UQAM.1. À cet égard. on peut se poser quelques questions portant sur le contenu des références documentaires.9 Éléments pour évaluer le niveau d’actualité. Elle doit toujours être indiquée dans la référence documentaire consultée. on privilégie l’information la plus à jour : o articles de périodiques o textes de conférences o etc. on s’intéresse plus précisément à l’objectivité du texte. La date de publication peut être un critère important à considérer. surtout dans les domaines scientifique et technique. Les références documentaires s’évaluent aussi en regard de leur qualité. que ce soit à titre de date de publication. Attention à ne pas confondre réédition et réimpression1. InfoSphère. on tiendra compte de la présence de tableaux ou des graphiques. les dates de création et de mise On peut se demander si l’information à jour de la page sont indiquées au bas de retrouvée est toujours valide. Lorsqu’un texte a été réédité. Lors de l’exploration rapide d’une référence documentaire. Lors d’une réimpression. on s’assurera que la référence documentaire est bien structurée. Comme le montre la synthèse déjà présentée à la figure 3. Tableau 3. on lira le résumé. Pour évaluer la pertinence. seules les coquilles (des éléments de forme) sont corrigées par opposition à une réédition dans laquelle le texte (des éléments de fond) peut être modifié. les références documentaires s’évaluent en regard de leur pertinence par rapport au thème de notre essai et de leur qualité. Durée de vie des documents La durée utile des documents peut varier selon leur nature.

puisque le meilleur y côtoie le pire. car : J’ai plusieurs références documentaires pertinentes à ma question à analyser. À retenir de la section 3.3 et 3. base de données ou Web)  Pour repérer les références pertinentes  N’utiliser que les références documentaires fiables.Rappelons en terminant que l’évaluation des références documentaires a pris encore plus d’importance depuis l’avènement du Web. Pour chacune d’elles. 5. Je passe à la section suivante.   4.4 ci-dessus. Comment évaluer mes références documentaires? 1. 2.1 Chercher dans les sources appropriées à nos besoins (catalogue des bibliothèques.9 ci-dessus. en évaluer la qualité en regard des critères listés dans les tableaux 3. Page 46 . Mes références documentaires sont de bonne qualité. Choisir cinq références documentaires qui semblent pertinentes à ma question à analyser en regard des critères listés dans les tableaux 3.5 à 3.

marquer d’une accolade les passages importants ou inscrire à coté de chaque paragraphe un mot qui résume l’idée développée dans ce paragraphe. on peut annoter le texte. la lecture proprement dite exige attention et concentration. Évidemment. Le but recherché est de : 1) comprendre le sens et le message de l’auteur. Pour nous y aider. Pour être efficace. nous suivrons ces étapes de façon linéaire.1 Les habiletés de lecture Même si la lecture peut se faire confortablement installé dans un fauteuil tout moelleux. synthétiser.2. 3. c’est penser avec un autre » Cette phrase mise en exergue résume fort bien l’utilité de lire ce que d’autres auteurs ont déjà écrit sur notre sujet de recherche.3. Ce n’est pas parce que la présente section suit celle traitant de la recherche de références documentaires que. nous savons tous lire. on doit comprendre clairement les termes qu’il utilise. c’est-à-dire encercler les mots clés. Cela nous aide à démarrer notre réflexion sur des bases solides. ce n’est pas une activité passive. Premièrement. dans notre travail « côté Jeans » (Mongeau. gages d’une bonne réflexion. tout en lisant. En effet.2 Lire pour alimenter la réflexion « Lire. et 3) retenir les notions et les idées importantes pour enrichir sa propre connaissance dans le domaine. mais savons-nous bien lire? La prochaine section rappelle quelques habiletés de lecture. pour bien comprendre le contexte dans lequel l’auteur écrit. on doit réfléchir avec l’auteur. on devra annoter. Nous savons maintenant que toute démarche scientifique est faite de nombreux aller-retour entre les diverses étapes qui la caractérisent. 2) repérer les informations pertinentes dans le cadre de notre travail à effectuer. Reprenons chacune de ces tâches. analyser et poursuivre notre réflexion personnelle. Page 47 . Un rappel s’impose. Pour tirer le maximum de nos lectures. 2009).

on s’assurera de résumer dans ses propres mots les idées essentielles. s’il y a lieu. il importe d’analyser le texte. En d’autres mots. On note aussi les conclusions principales du texte. imprécis. qui engage des spécialistes du langage pour réviser les textes soumis par les auteurs.10 liste quelques mots souvent utilisés pour marquer des liens. Voici par exemple les liens dans un raisonnement déductif. on cherchera alors à dégager les arguments soulevés par l’auteur. approximatifs2 afin d’exprimer une pensée qui ne soit ni vaporeuse. à l’entrée « idéateur ». ni ambiguë. Deux stratégies facilitent le travail de synthèse. « si. Dans Wikipédia. on relève la problématique posée par l’auteur. Vérité générale (prémisse majeure) : Tous les êtres humains veulent être heureux. L’autre stratégie consiste à préparer une synthèse du texte sous forme de figure ou de schéma. c’est-à-dire qu’on trouve les liens d’interférence entre les idées. Ces mots serviront aussi à l’étape de la rédaction. des oppositions ou des conclusions3. L’auteur s’est sans doute efforcé d’éviter les termes flous. Cela est d’autant plus vrai s’il s’agit d’un document publié par une maison d’édition crédible. . 1. il est suggéré de noter les mots qui nous agacent parce qu’ils reviennent constamment. si ». on doit synthétiser ce que nous lisons. Pour ce faire. on sera d’autant plus efficace si l’on utilise des symboles (par exemple. Troisièmement. 3. en effet ». comme un volume utilisé dans un cours. La première consiste à échanger verbalement avec nos collègues ou amis. 2006. « il est bien connu que ». 2. Il est démontré que la nécessité de devoir exprimer verbalement une synthèse d’un texte nous aide à mieux le comprendre. il s’agit alors de trouver les éléments (faits. on trouve des exemples de sites Internet d’idéateurs.Deuxièmement. 1 2 3 . perceptions. s’il s’agit d’un texte informatif. les chapitres importants ou les explications proposées. Pour ces deux tâches. Page 48 . Vérité particulière (prémisse mineure) : Jo Blo est un être humain. à intervalle approprié. L’analyse d’un texte commence par une bonne compréhension des termes. « or. 45). on suit le raisonnement. Après avoir repéré de telles expressions. L’analyse exige notamment de repérer dans le document : 1) les idées principales et les idées secondaires qui les appuient et. les hypothèses de solution ainsi que le raisonnement suivi pour valider ces hypothèses. 2) les passages importants. mais les simples outils de dessins dans Word peuvent faire l’affaire. voir Tremblay et Perrier. L’analyse d’un texte exige aussi l’analyse des propositions. . Il faut savoir mettre deux idées ensemble! Les propositions importantes sont souvent précédées par des expressions telles que « étant donné que ». Si nous lisons un texte scientifique. Enfin. p. Si le texte que nous lisons est plutôt de nature argumentatif. il existe de nombreux logiciels spécialisés (les idéateurs1). Le tableau 3. En lisant. À l’entrée « carte heuristique » se trouve aussi une liste de logiciels libres (open source) à ce sujet. changements dans l’environnement) qui ont amené l’auteur à rédiger ce texte. Vérité nouvelle (conclusion) : Jo Blo veut être heureux. On note la question que ce dernier a analysée et.

des oppositions ou des conclusions Type d’association Pour repérer les liens entres les idées Mots à surveiller                                 et aussi encore de plus de même de la même façon en plus parallèlement mais quoique or en dépit de toutefois cependant néanmoins plutôt d’autre part en revanche donc par conséquent ainsi c’est ainsi que Il s’ensuit que alors nous avons démontré conformément à d’où pour ces raisons en fait en somme ainsi tel Pour repérer les oppositions/contrastes/restrictions Pour repérer les raisonnements.10 Quelques mots souvent utilisés pour marquer des liens. et surtout les conclusions Pour annoncer un exemple Enfin.Tableau 3. Page 49 . l’analyse du texte sera complétée par une réflexion personnelle visant à établir des liens entre ce texte et les autres références documentaires déjà lues attentivement.

Il est beaucoup plus efficace de rattacher ce mot. à tout le moins. à une fiche conçue avec Endnotes ou.2. Vous pouvez télécharger ce progiciel à partir du site de la bibliothèque de l’UQTR. 1 . Dans ce dernier cas. 3. elles serviront ensuite à gagner du temps lorsque débutera la rédaction du travail. Les fiches de lecture servent non seulement à retrouver rapidement un document ou nos notes sur un concept (une idée). comme Endnotes. car cela nous force à réfléchir. Évidemment. J’ai complété la lecture active d’une de mes références documentaires.2 Les fiches de lecture1 Au fur et à mesure que l’on avance dans une recherche. Or. On perdra un temps considérable si les données amassées ne sont pas organisées de manière uniforme dès le début de la recherche. Si vous souhaitez suivre une formation à ce sujet. une lecture est profitable UNIQUEMENT si elle nous amène à réfléchir. ce qui permet de gagner du temps. de multiples informations s’accumulent. adressez-vous au comptoir d’accueil de la bibliothèque. chaque fiche comportera toujours les mêmes champs et il sera facile d’utiliser la commande « Rechercher » (sous l’onglet Édition de Word) pour retrouver des mots clés. Page 50 . Bien lire exige aussi de prendre des notes. disons de 8 x 10 po. Lorsque le nombre de références documentaires est important.  Je passe à la section suivante. on doit donc savoir comment recueillir méthodiquement les informations pertinentes. on travaille avec un logiciel de gestion de données bibliographiques. choisissez-en une et faites-en une première lecture en l’annotant. Cela ralentit la lecture mais c’est essentiel. comme on peut le constater en examinant l’encadré ci-dessous.Travail à faire Parmi les références documentaires pertinentes et fiables que vous avez retenues. mais aussi à la prise de notes en vue de la rédaction du travail de recherche. C’est notamment en regard de l’organisation de l’information que les fiches de lecture s’avèrent un mode de travail efficace. La prochaine section traite donc des fiches de lecture. Les fiches comprennent notamment un résumé de lecture. le mot « fiche » ne réfère pas obligatoirement à de petits cartons. Pour ne pas se laisser submerger. Bien faites. car : 6. avec Word.

Un résumé du texte. La fiche de lecture indique d’abord la référence complète du document (nom des auteurs.3. 3. commentaires ou conclusions de l’auteur.2. Lorsque le document vient d’une bibliothèque. 6. car rien n’est plus frustrant que de devoir perdre son temps à retrouver notre source pour compléter les renseignements à inclure dans nos références (dans les dernières pages de l’essai) (voir la section 6.2. La référence exacte. On suggère aussi d’indiquer dans une deuxième section de la fiche la localisation du document (bibliothèque de l’UQTR ou autres) en indiquant. Une troisième section de la fiche présente le sujet. une couleur ou une taille différente afin de les distinguer clairement du résumé. par exemple la norme comptable sur les avantages du personnel. Ces renseignements faciliteront le Page 51 . incluant éventuellement des citations inscrites selon les règles présentées à la section 3. on trouve l’information suivante : 1. la cote de rangement sur les rayons. Quelques mots clés pour retrouver rapidement nos références lorsque nous arriverons à l’étape de la rédaction de l’essai. Il importe de noter tous ces renseignements exactement dans le même format que celui qui servira à présenter les références incluses dans les dernières pages de l’essai. c’est-à-dire telle qu’elle apparaîtra dans les dernières pages de l’essai (voir la section 3. inscrits dans une police.3. L’endroit où se trouve cette référence. Il importe vraiment de bien noter les références. et les mots clés. 4. une couleur ou une taille différente afin de les distinguer clairement des idées.2). lieu et maison d’édition. Dans le cas d’un site web. des commentaires personnels et des citations. nombre de pages et collection s’il y a lieu).6). par exemple « bibliothèque personnelle » ou « bibliothèque UQTR ». 2. on inscrit aussi la cote afin de ne pas perdre du temps si on veut réemprunter subséquemment ce volume. « comptabilisation » et « avantages sociaux futurs ». dans le cas des livres empruntés dans une bibliothèque. Des commentaires personnels.Le contenu d’une fiche de lecture Pour chaque référence qui fait l’objet d’une fiche. par exemple. on note l’adresse exacte de la page consultée et non l’adresse d’accueil du site. titre du document et sous-titre s’il y a lieu. Des idées personnelles nouvelles qui nous sont venues pendant la lecture. dans nos propres mots. date d’édition. 5. inscrits dans une police.

on n’oublie pas d’indiquer la page d’où est tirée la citation. les textes de haut niveau de complexité nécessiteront un résumé plus long. car ce n’est qu’ainsi qu’on vérifie si on comprend bien. en suivant les règles de citation que nous verrons à la section 3.3. qui présente la démarche à suivre pour déterminer le montant de la dépréciation des comptes clients selon IAS 39). on doit plutôt essayer de réécrire les idées principales du texte dans nos propres mots.1. Selon Malo (1996). la rédaction de l’essai en sera d’autant facilitée.20. des pistes de réflexion. notés en utilisant par exemple une police ou une couleur différente. car parfois. le résumé vise trois objectifs : 1) revoir rapidement le contenu d’un texte. 2) distinguer l’essentiel de l’accessoire. La fiche de lecture comprend aussi des commentaires et des idées personnels (incluant des pistes de réflexion personnelle.). ses arguments. si on a de la difficulté à réécrire l’idée de l’auteur. nous voudrons retourner lire nos notes sur un concept précis.repérage des références lorsque. et 3) saisir la pensée d’autrui en l’exprimant avec ses propres mots. Page 52 . ses hypothèses. En effet. Tremblay et Perrier (2006) rapportent qu’un résumé correspond à environ 20 % de la longueur du texte. Le résumé comprend la position de l’auteur. Les commentaires personnels peuvent englober une interprétation personnelle différente de celle de l’auteur. Travail à faire Préparez une fiche de lecture contenant tous les éléments ci-dessus à partir du chapitre 3 des notes de cours. on peut alors la reproduire telle quelle. Réécrire les idées d’un auteur en utilisant ses propres mots est VITAL. ses idées importantes et sa conclusion. les aspects pertinents pour notre travail. Un résumé fidèle ne signifie pas que l’on doit recopier exactement les phrases importantes du texte. tel un éclair de génie qu’on a eu. Cela permet de les distinguer rapidement des idées soutenues par l’auteur.3 in MGLBD. etc. Préparez une carte concepts qui résume bien ce texte. les divergences avec d’autres références documentaires que nous avons lues. fidèle et clair. etc. 2. des questions. p. Dans ce cas.2. au moment de la rédaction. Un bon résumé est bref. Les fiches comportent évidemment un résumé. Il ne s’agit que d’un guide. Mais si on a peur de ne pas rendre clairement l’idée. 1. Comme nous l’avons déjà souligné. 9. c’est qu’on ne l’a pas clairement comprise. Ces notes peuvent être complétées par un réseau de concepts (Voir par exemple la figure 9.

 Je passe à la section suivante. on valorise notre propre travail. En clair. 54 à 73. La citation des références documentaires se répercute à deux endroits de l’essai. cela n’est pas seulement fréquent mais essentiel. C’est un principe de base de la communication scientifique. Page 53 . J’ai complété la fiche de lecture d’une de mes références documentaires. les citations nous amènent à développer notre expertise de recherche. soit deux compétences qui serviront pendant toute notre vie professionnelle. les citations ajoutent une valeur à notre travail tout en respectant le droit d’auteur. Plusieurs raisons justifient de citer ses références documentaires. les citations facilitent le repérage des références par le lecteur de l’essai. En consultant diverses références documentaires et en les citant. il faut éviter le plagiat. car : 7. soit dans le corps du texte et dans la liste des références. On doit faire en sorte que le lecteur de l’essai puisse facilement retourner à la référence documentaire pour replacer dans son contexte d’origine la citation que l’on a incluse dans l’essai. nous devons montrer que nous avons pris connaissance d’un certain nombre de textes. Deuxièmement. Mais s’il est important de s’inspirer de différents auteurs lorsqu’on rédige l’essai. Pourquoi? Rappelonsnous que l’essai doit être le fruit d’une démarche scientifique et que. chapitre 8 et de Provost et al (2009).3 Citer ses références documentaires1 Lors de la rédaction du travail. On apprendra ainsi à chercher de l’information et à bien l’utiliser. de ce fait. En cherchant des références documentaires et en les citant. Dans un essai. on doit cependant s’assurer de reconnaître la « paternité » des idées ou des écrits qui ont enrichi le travail et ainsi de « rendre à César ce qui appartient à César ». il arrive que l’on puise des idées chez un auteur ou que l’on reproduise des extraits de son œuvre. Cette section est inspirée de Tremblay et Perrier (2006). Troisièmement. pour appuyer notre argumentation. Premièrement. Elles permettent au lecteur qui voudrait en savoir davantage sur un texte ou un auteur mentionné dans l’essai de retracer les références documentaires utilisées. 1 . 3.2. ce qui est possible uniquement si les citations sont complètes et correctement indiquées dans l’essai. on s’assure d’une formation de qualité. Bien citer ses références documentaires démontre aussi un sens de l’éthique professionnelle. p.

Ayant précisé quelques règles à l’égard de la pertinence des citations. par. peu importe si la référence utilisée est un document publié ou non. ce que quelqu’un d’autre a dit ou écrit. on fera de même lorsqu’on intègre des photographies. […] et autres éléments similaires en substance ne doivent pas être comptabilisés en tant qu’immobilisations incorporelles » (IAS 38. Ainsi. 1 . Deuxièmement. Enfin. des données. Premièrement. on doit le faire en suivant un certain nombre de règles à l’égard de la mention correcte de la référence documentaire d’où provient la citation et de l’inclusion des références dans la liste des références 1 présentée à la fin de l’essai. Par exemple. des statistiques ou des graphiques dans notre essai qui ont été préparés par quelqu’un d’autre. on ne citera pas « Un actif génère des avantages futurs ». car ce fait est de notoriété publique. 3) ce qu’on peut exprimer dans ses propres mots à l’aide d’une paraphrase. examinons maintenant la façon de faire. le sens des expressions telles « crise économique ». on doit citer ses références lorsqu’on rapporte mot à mot ce que quelqu’un d’autre a dit ou écrit. les marques. À l’inverse. on peut se servir d’un logiciel de gestion de données bibliographiques tel EndNotes. un document imprimé ou disponible sur le Web ou un document protégé par le droit d’auteur ou du domaine public.2. Page 54 .3. ou que l’on reprenne dans nos propres mots les idées d’un auteur (paraphrase). On ne cite jamais : 1) des détails. On dit d’un fait qu’il est de notoriété publique lorsqu’il se retrouve dans plusieurs références documentaires différentes et qu’il est susceptible d’être connu d’une grande majorité des gens.3. c’est-à-dire Comment citer ses sources? Que l’on utilise les mots exacts d’un auteur. 63). 2) un long extrait qui pourrait être résumé ou encore dont certains passages seulement pourraient être cités. ou observations ou encore 5) quand on livre ses idées sur un sujet qui est de notoriété publique. 4) ses propres expériences. sont de notoriété publique pour les comptables. On doit aussi savoir quand on doit éviter de citer. Trois situations exigent de donner ses sources. La première question qui se pose est de savoir quand on doit citer ses références documentaires.1 Citer ses références documentaires dans le corps du texte Même si ce travail de citation concerne directement la rédaction de l’essai. c’est-à-dire qu’on reprend dans nos propres mots. Ces règles s’appliquent autant aux documents imprimés qu’aux documents électroniques qu’on a utilisés. on doit connaître les règles de l’art dès l’étape de la lecture pour ne pas perdre de temps au moment de l’écriture. on citera la phrase suivante : « Lorsqu’ils sont générés en interne. on indique aussi ses références lorsqu’on paraphrase un auteur. les dates d’événements importants. Pour citer des portions de texte et pour établir sa liste des références. des images.

Règles générales (selon Tremblay et Perrier. (Malo.  S’il y a des alinéas dans le texte original.  Elle est accompagnée d’un renforcement de ½ po à droite et ½ à gauche. Voici un exemple. souligné). 1996. • • Citation de plus de trois lignes  Elle est détachée du texte par un interligne double . 162 à 163) Reproduction textuelle La citation doit être reproduite textuellement. les fautes. ce qui veut dire qu’on doit aussi retranscrire tel quel la ponctuation. les majuscules. p. p.) sont en français. Plusieurs étudiants se demandent si les citations doivent être placées entre guillemets (« ») ou en retrait. Citation de moins de trois lignes Elle est insérée dans le texte et mise entre guillemets français (« »). p. surtout l’anglais. mais les autres renseignements (tels le mois. les auteurs qui rédigent en français ont souvent consulté des références documentaires présentées dans une autre langue. elle est séparée par un interligne simple et marquée d’un renfoncement additionnel (équivalent à environ ¼ po).  Elle est inscrite à interligne simple sans guillemets . on donne le titre. suivi de deux points ( : ). La réponse dépend de la longueur du texte cité. italique. etc. le nom des auteurs et celui de la maison d’édition dans la langue d’origine. 2006. 192) Il existe deux façons d’introduire une citation. Page 55 . La première consiste à rédiger une phrase d’introduction. le volume. les coquilles ainsi que la mise en forme (gras. 192) Exemple 2 : citation de plus de trois lignes En réalité. Pour des ouvrages écrits dans une autre langue que le français. Exemple 1 : citation de moins de 3 lignes « Dans un texte rédigé en français. 1996. la notice bibliographique de toute les sources sera donnée en français. » (Malo. le numéro.

p. » (Provost et al. Dans tous les cas. 2009. nous voudrons plutôt changer une partie du texte cité. La seconde façon consiste à insérer la citation dans la logique de la phrase. p. cette organisation [des références documentaires] consiste à répartir les documents répertoriés en deux grandes classes correspondants aux faits et aux explications ». Encore une fois. De telles modifications sont généralement apportées aux pronoms. on doit « disposer le contenu de son manuscrit en respectant des normes de présentation très précises ». il est préférable d’introduire la citation par une courte phrase et deux points ( : ). on place la modification entre crochets [ ]. Exemple 1 « En premier lieu. 2009. 50) Dans d’autres circonstances. Mais attention. le point final de la phrase se met après le guillemet fermant. aux déterminants et aux terminaisons des verbes. Au moment de produire son essai. par exemple pour préserver sa cohérence syntaxique. Voici un exemple. (Provost et al. et lorsqu’on insère une citation dans la logique de la phrase. ou 3) indiquer que nous avons mis certains mots de la citation en évidence. cette organisation [des références documentaires] consiste à répartir les documents répertoriés en deux grandes classes correspondants aux faits et aux explications » [nous soulignons]. 2) donner des renseignements supplémentaires. 1). on ne doit pas abuser des modifications. S’il y a en trop. p. le point final de la phrase se met avant le guillemet fermant. Parfois. on met l’ajout à la citation entre crochets. p. p. (Mongeau. (Mongeau. Rappelons que toute modification d’une citation doit être signalée par des crochets [ ]. 50) Exemple 2 « En premier lieu. Dans certains cas. car on risque d’alourdir la citation. 2009. Exemple Page 56 . 2009. 1)  Attention! Lorsqu’on introduit une citation par deux points. il doit […] disposer le contenu de son manuscrit en respectant des normes de présentation très précises. on peut vouloir ajouter des mots à la citation pour : 1) donner des explications sur un terme. on voudra modifier quelques mots d’une citation. Voici deux exemples. 1) : « Lorsqu’un étudiant produit un texte […].Selon Provost et al (2009.

Lorsque nous aurons à « problématiser une situation. [… consiste] à cerner et formuler un problème de recherche. on voudra parfois omettre une partie de la citation. à lui associer des concepts pertinents et à effectuer un travail d’exploration et de recherche qui permettent de dégager certains éléments de savoir. on peut tout simplement laisser de côté la partie superflue. [nous devrons] cerner et formuler un problème de recherche ». p. On doit alors mentionner non seulement la référence d’où est tirée la citation. (Mongeau. un ensemble d’informations provenant de diverses sources et de différents auteurs relativement à un sujet donné et y ajouter son propre grain de sel de manière crédible et rigoureuse. de manière cohérente. On utilise les points de suspension entre crochets […] pour remplacer la partie retranchée de la citation. l’étudiante ou l’étudiant devra pouvoir organiser. 5) Il existe aussi des règles à suivre lorsqu’on veut insérer une citation déjà citée par quelqu’un (citation de second niveau). C’est en ce sens que l’étudiant ou l’étudiante qui réussit sa maîtrise est considérée comme une personne capable de réaliser un travail intellectuel d’une plus grande envergure que celui qu’on attend des personnes étudiant au baccalauréat. 5) Extrait original (les passages soulignés sont ceux retranchés de la citation précédente) Il nous faut démontrer notre capacité à problématiser une situation. de manière cohérente. mais également la référence originale. (Mongeau. On a de telles citations lorsqu’on n’a pas accès à la référence documentaire originale. p. dans leurs travaux écrits. qu’elles ont su dégager le sens d’un texte ou d’une œuvre et qu’elles sont capables d’appliquer une méthode donnée pour l’analyse d’une situation. (Mongeau. Exemple Problématiser une situation. l’étudiante ou l’étudiant devra pouvoir organiser. Lorsqu’une citation est trop longue ou encore qu’une partie de cette citation n’est pas utile pour ce qu’on veut expliquer. 2009. 2009. montrer qu’elles ont bien compris. on utilise des formules comme « cité dans » ou « cité par ». Ces dernières doivent. […] Au deuxième cycle. à lui associer des concepts pertinents et à effectuer un travail d’exploration et de recherche qui permettent de dégager certains éléments de savoir. 2009. 5) Enfin. p. La production du mémoire témoigne de ce travail et constitue ordinairement la plus grande part du programme de maîtrise. c’est àdire à cerner et formuler un problème de recherche. Au deuxième cycle. un ensemble d’informations provenant de diverses sources et de différents auteurs relativement à un sujet donné et y ajouter son propre grain de sel de manière crédible et rigoureuse. Généralement. Page 57 .

c’est-à-dire la référence que l’on a consultée. Hydro-Québec a déjà remporté un prix décerné par l’Ordre des CMA pour la qualité de son rapport annuel. Elle est particulièrement utile dans les cas où les termes utilisés par l’auteur n’apparaissent pas adéquats pour ce qu’on veut montrer. on n’indiquera que la référence secondaire. si la paraphrase faisait plus de 3 lignes. p. Pour résumer très succinctement la section 3. est parmi les entreprises lauréates. (1990). Hydro-Québec. En reprenant l’exemple précédent. L’annexe I des notes de cours explique plus en détail comment s’y prendre pour faire de bonnes paraphrases. elle ne serait pas placée en retrait. 1990. le livre de Malo se retrouverait dans la liste des références. elle vient appuyer nos idées. elle en facilite la lecture. il est inacceptable de paraphraser les mots d’un autre en les faisant passer pour les nôtres. la paraphrase ne consiste pas seulement à remplacer les mots du texte original par des synonymes. il ne faut jamais oublier de faire référence au document d’où provient l’information. (Rocray. Exemple Selon Rocray. Cependant. 1996.Exemple [L’Ordre] des comptables en management accrédité du Québec et le Journal de Montréal remettaient hier des prix aux entreprises ayant présenté les meilleurs rapports annuels. cité dans Malo. c’est-à-dire changer les mots et la structure des phrases. De même. cité dans Malo. 189). 189) NB : Cette citation de plus de trois lignes serait présentée en retrait.  Attention! Dans la liste des références. lorsqu’on utilise la paraphrase. En s’intégrant directement au texte. il faut les mettre entre guillemets (« »). NB : Puisqu’on ne cite pas mot à mot. ce court texte n’est pas entre guillemets. rappelons deux règles élémentaires : Page 58 . Dans l’exemple précédent. mais on utilisera la formule « tiré de ». Elle permet cependant de présenter les idées d’un auteur sans utiliser les mêmes mots.1. tel que déjà mentionné. on pourrait introduire la paraphrase suivante. Enfin. Une paraphrase consiste à reprendre dans nos propres mots les idées d’un auteur. p. Comme la citation. Il faut complètement réécrire le passage. mais pas l’article écrit par Rocray. si l’on reproduit des tableaux ou des graphiques. on procèdera de la même façon.3. grâce à la qualité de l’information sociale et financière de son rapport annuel. (1996. Si on veut conserver ne serait-ce que quelques mots du passage original. Mais. dans tous les cas.2. Comme le laissait entrevoir les règles liées aux modifications des citations.

182 p. Tableau 3. articles.info/chenelieremc/materialdetails. thèses et les sections des ouvrages consultés. 2000. « Descartes et cartésianisme ». en fournissant la référence complète. Bélanger.do? action=display&materialdetail_id=51980/ >. en portant une attention particulière à la ponctuation. etc. Danielle-Claude. 1981. 1990. Jocelyne.cheneliere. p. Mémoire de maîtrise. etc. on met les citations courtes entre guillemets et les citations longues en retrait. 2. Paris : Dalloz. Madeleine. Note : Le titre du document n’est pas le nom du domaine (chenelière) et c’est l’adresse url du document consulté que l’on donne et non pas celle de la page d’accueil du site. « Conserver en deux temps trois mouvements : pour comprendre la communication en présence d’un interprète LSQ/français ». Page 59 . < http://www. In Dans Histoire de la philosophie.11 Des exemples de présentation selon le type de références Type de document Volume Chapitre (ou autre partie d’un volume) Manuscrit non publié Mode de présentation Grawitz. 1 140 p. Diane Bigras et Danièle Pérusse. Sylvain Durocher. on donne aussi la référence complète. Paris : Quadridge/P. Équivalents terminologiques : ICCA et IASB. t.F. Le tableau 3. Consulté le 8 avril 2010. on consultera Provost et al (2009) ou Tremblay et Perrier (2006). de quelqu’un d’autre. Émile. retrouve facilement les volumes. à la police. 3. En ligne. Si on utilise les mots. désireux d’approfondir la question (ou nous-mêmes quelque temps plus tard).2 Présenter sa liste des références : documents imprimés et électroniques1 Le but de la liste des références est de présenter ses références pour que le lecteur de notre texte. 173 à 176 et Provost et al (2009) ont largement inspiré cette section. p. 3. XVIIe-XVIIIe siècles.11 contient les exemples de présentation des types de références les plus courants. 41-113. Tremblay et Perrier.3. chap. Gosselin.  Si on emprunte les idées de quelqu’un d’autre.U. à l’utilisation des guillemets. les données.2. 2006. (sans date).. Document électronique : un texte 1 . Pour d’autres types de documents. Bréhier. Il doit être rigoureusement analysé. Montréal : Université du Québec à Montréal. Méthodes des sciences sociales.

couleur. Montréal : Études vivantes. « Les opérations sémiotiques en discours ». vol. 1997. Québec : Éditeur officiel du Québec. no 271 (samedi 27 et dimanche 28 nov. Dans Multi Dictionnaire de la langue française.. 1982. Recherches sémiotiques/Semiotic Inquiry. Le Devoir. De Villers. Au moment de préparer sa liste des références. 150-165.). Page 60 . 2003. 81 min. A-21. car la liste des références se génère d’elle-même. 1999. Vidéo-cassette VHS. on retient uniquement les documents référencés. Lois sur les archives : L. Gergen. son.R. Si l’on a utilisé Endnotes. Marie-Éva. Pour une formation générale bien enracinée dans les études techniques collégiales : Avis à la ministre de l’Éducation. 1987. on classe les références par ordre alphabétique. ([Ville?: Éditeur?]. Montréal : Films du crépuscule. p. p. 2. vol. Jean-Claude.Type de document Document électronique : un film ou un document audio Article de revue : un auteur Article de revue : plusieurs auteurs Article de journal Article (une entrée) dans une encyclopédie Publication gouvernementale Document légal Mode de présentation Guy. 1986. « Le travail nouveau ». 1984. on gagne ici un temps précieux à cette étape. 88 p. Psychologie sociale. 11. 998. Suzanne. chap. Montréal : Éditions Québec Amérique inc. cahier A. Conseil supérieur de l’éducation. 17-07-1986. 18 p. no 2 (juin 1982). Québec (province). 90. Québec. Kenneth J. Jean.. Enfin. Les bleus au cœur. « Norme ». Gergen.Q. 528 p. et Mary M. Larose. Choul. c’est-à-dire ceux que l’on a cités dans le texte. p.

Page 61 . tant au niveau de la forme que du fonds? Voir les exemples sur le portail du cours.Comment évaluez-vous les listes des références suivantes tirées des essais des années antérieures.

se demander :  • • • Comment transposer à mon sujet? Suis-je d’accord avec l’auteur? Pourquoi? Est-ce lié à une autre de mes lectures? Si oui.À retenir de la section 3. car : J’ai revu ma fiche de lecture pour m’assurer que mes citations sont complètes (par exemple.11.2 Pendant la lecture. j’ai bien noté le numéro des pages d’où proviennent les citations) et la référence documentaire est notée conformément aux normes de présentation indiquées dans le tableau 3. Cette qualité.   8. Page 62 . est-ce qu’il y a consensus ou divergence entre les auteurs? L’ampleur du travail exige d’être méthodique et rigoureux. se manifeste notamment par la préparation de fiches de lectures et non seulement par l’annotation ou le surlignage du texte. mais aussi « s’activer ». très appréciée chez les comptables.  On doit porter une attention spéciale aux citations. Par exemple. l’organisation des idées/du raisonnement. il faut non seulement comprendre les termes. Je passe au chapitre suivant.

C’est le moment où réflexion et documentation se rejoignent pour aboutir à une façon originale de traiter de notre question précise de recherche. 4. de débuter la rédaction d’un texte avant d’en avoir arrêté le plan. en tout ou en partie. p. Une autre utilité non négligeable est que ce travail d’organisation aide à prendre du recul. Savoir organiser ces opérations permet de gagner du temps et d’obtenir un essai de meilleure qualité. 83 à 85). la prise de notes. Une autre façon de comprendre l’utilité d’un plan détaillé est de voir ce qui se passe lorsqu’un auteur commence à écrire sans un tel plan. souvent sous forme de fiches de lecture. RÉDIGER Réussir une recherche documentaire et aboutir à un essai de qualité exigent une méthode de travail appropriée qui comprend non seulement la recherche documentaire en tant que telle. un jour ou l’autre. Luiaussi aura chaud (il se fatiguera inutilement) à récrire des paragraphes de transition entre 1 .3 et 2. parions qu’il aura chaud! Ces émotions. la révision et les normes de présentation de l’essai. l’étape de rédaction et de présentation est difficile. On a tous été tentés. Le plan détaillé deviendra. cette attitude est comme se lancer en parachute sans avoir suivi un cours au préalable. Page 63 . Pour plusieurs. même si elles sont beaucoup moins intenses.1 Élaborer la table des matières (pour la section Développement) Nous avons vu que la structure de l’essai est déjà esquissée (voir la section 1. à couvrir tous les points importants et à dégager des explications à la question posée. Ceux-là devront se référer souvent aux explications et conseils donnés dans les prochaines sous-sections qui abordent l’élaboration de la table des matières. respectivement intitulée « Analyse théorique en relation avec la question à analyser » et « Réalisation du mandat et recommandations ». la table des matières de l’essai. Mais lorsqu’il voudra ouvrir son parachute sans savoir comment s’y prendre. la rédaction d’un texte clair. après quelques heures à rédiger. C’est à tout le moins très casse-cou pour ne pas dire carrément stupide. à les structurer de manière à ce que la réflexion sur le sujet progresse de façon logique et cohérente (Malo. Le parachutiste éprouvera probablement des moments d’euphorie caractéristiques du saut. Pourtant. 1996. guettent l’auteur qui commence à rédiger sans plan précis. Un plan détaillé1 comporte plusieurs utilités. L’organisation des idées qu’il nous reste à concevoir est celle touchant les sections 2.CHAPITRE 4. on a quelques pages de texte. l’élaboration d’hypothèses et enfin la rédaction finale de l’essai. Sans doute parce que. Il aide aussi à éviter la redondance. peut-être intéressants mais non essentiels par rapport à l’objectif premier de notre texte. c’est-à-dire à déterminer dès le départ les éléments qui ne sont que des détails. mais également des opérations telles que la lecture des textes.4. Il sert d’abord à organiser logiquement ses idées.4). ce qui nous donne l’impression d’avoir bien travaillé.

éthique ou commercial d’une question. Une troisième façon d’organiser un texte est de prévoir une progression dialectique dans la quelle le texte. est structuré en trois temps : une thèse (par exemple un point de vue sur une question). Ici. Par exemple. Pensons par exemple aux aspects financier. une antithèse (la défense du point de vue contraire) et une synthèse (par exemple un point de vue plus nuancé). Si tout ce travail.1. 2009). on doit d’abord déterminer quelles sont les idées à développer. c’est-à-dire par facettes. du particulier au général.les sections. c’est-à-dire enlever les idées non essentielles. En réécrivant de plus le titre de notre essai dans le haut de la page. ou une portion du texte.1 comme dans l’exemple ci-dessous). historique. On ne doit pas abuser de ce mode d’organisation afin de garder l’intérêt du lecteur. on comprend pourquoi certains se découragent et ne parviennent pas à terminer leur essai dans les délais impartis! On réalise maintenant qu’élaborer un plan détaillé est indispensable pour travailler plus efficacement et atteindre nos objectifs. du concret à l’abstrait. Notons que l’antithèse correspond généralement la position que l’on veut défendre. p. la table des matières de l’essai contient des titres de quatre niveaux. inutile de surcroit. les idées sont regroupées par thèmes. Certaines personnes trouvent utile d’esquisser un schéma (semblable à une carte concepts) avant même d’élaborer la table des matières. La première est de suivre une progression linéaire dans laquelle chaque idée est commandée par celle qui la précède et y est logiquement liée. arrive en période de pointe dans le cabinet pour lequel il travaille. Le schéma est souvent une première représentation intuitive des principaux thèmes et des liens qui les unissent. au maximum (de 1 à 1. on doit dès cette étape esquisser les conclusions qui se dégagent de chaque section. Chaque portion du texte est divisée en deux subdivisions.1. On doit aussi comprendre les liens entre les idées pour qu’elles s’enchaînent rigoureusement et élaguer. nous avons sous les yeux l’objectif premier de notre texte et nous risquons moins de nous perdre dans les détails superflus. Enfin. etc. Page 64 . « Côté Tenue de soirée » (Mongeau. Pour ce faire. Malo (1996. de l’objectif au subjectif. Un quatrième mode d’organisation des idées est une progression thématique. à effacer carrément certaines portions ou à entreprendre la rédaction de nouvelles sections. 231 et 232) relève quelques façons d’organiser la progression des idées importantes d’un texte. telles les avantages et les inconvénients. etc. du passé au présent. en distinguant clairement les idées principales et secondaires. les idées peuvent aller du simple au complexe. du théorique au pratique. Une deuxième façon d’organiser un texte est de suivre une progression binaire. les ressemblances et les différences. et elle est présentée en suivant les normes de présentation suivantes.

1. caractères gras. La structure prévue est conforme à la section « Résultats attendus » de l’offre de service. en utilisant le vocabulaire propre à la discipline et en évitant les répétitions. 14 points.2 Conseils de rédaction Nous visons tous à rédiger un texte clair. je vérifierai que : Mes idées sont logiquement organisées. caractères gras. Pour bonifier la clarté d’un texte. Pourtant la qualité des textes rédigés par les étudiants qui vous ont précédé laisse souvent à désirer. TIMES NEW ROMAN. 14 POINTS 1. Capsule No 4 Besoin de trucs pour augmenter la qualité de mon texte? Page 65 . Tous les aspects importants du sujet seront traités et aucun aspect secondaire n’occupera une place trop importante. Times New Roman.1 Titre en minuscules. on peut se poser quelques questions. les termes flous et les formules toutes faites.1. caractères gras. 10. Times New Roman. Times New Roman. Lorsque j’aurai rédigé ma table des matières. italique.1 Titre en minuscules. caractères gras. 12 points 2. 14 points 1. 14 points etc. Times New Roman. TITRE EN MAJUSCULES. par exemple les titres de niveau 1 sont en majuscules. 14 POINTS 2. les mêmes styles sont utilisés. TITRE EN MAJUSCULES.1.1 Titre en minuscules. Times new roman. CARACTÈRES GRAS. TIMES NEW ROMAN. 11.  9. 12 points 1. CARACTÈRES GRAS.1 Titre en minuscules. 4. Ils sont cependant tous alignés sur la marge de gauche. Dans le corps du texte.1.

C’est pourquoi lorsque l’on utilise des expressions très pointues.Je réfléchis aux questions suivantes. Il est préférable de travailler avec un vrai dictionnaire de synonymes plutôt qu’avec la fonction « Dictionnaire des synonymes » de Word car cette dernière affiche souvent des mots qui peuvent s’avérer des anglicismes dans le sens du mot que l’on cherche à remplacer. il peut être utile de les définir. on sait que l’essai est évalué par deux professeurs qui ne sont pas nécessairement des supers spécialistes du sujet. Par exemple. Si on a l’impression que certains mots reviennent souvent dans notre texte. le deux-points. o Le texte est-il aisément compréhensible? Pour s’assurer que notre texte est compréhensible. o Le style est-il fluide? Un style fluide se caractérise par sa clarté et son apparente simplicité2. Puis.3) La clarté d’un texte passe aussi par une ponctuation adéquate3. la virgule. la ponctuation est le gendarme qui régit la circulation entre les idées. On doit éliminer les formules ampoulées. Le langage est-il suffisamment varié? Les termes techniques doivent être rigoureusement choisis. Pour cela. p. on essaie de les remplacer par des synonymes. « actif » et « immobilisation » ne sont pas synonymes et ils ne peuvent donc pas se substituer. les guillemets et le tiret sont précédés d’un espace. Un peu à l’image des athlètes qui offrent des prestations qui ont l’air simples à réaliser. 1 2 3 . Par contre. Écrire clairement des paragraphes de transition entre chaque parties favorise aussi la fluidité d’un texte. . on peut s’aider de dictionnaires de synonymes1. Elle est aussi essentielle pour bien rendre nos idées. Seuls le deux-points. La ponctuation est l’équivalent écrit des intonations et des pauses que l’on fait naturellement en parlant. le point-virgule. Notre travail ne s’adresse pas à Monsieur ou Madame Toule Monde. les guillemets. cette aisance dans le résultat final (soit l’apparente simplicité d’un texte) ne s’obtient généralement qu’après beaucoup de travail. le tiret. pour les mots non techniques. 10 à 16). . les deux extraits suivants. le meilleur truc consiste à le laisser de côté pendant plusieurs jours et d’en refaire ensuite une lecture attentive et critique. les phrases courtes. Nous parlons bien d’apparente simplicité et non de texte simpliste. Comparons par exemple. o o Les phrases sont-elles trop longues? (voir la section 4. les parenthèses carrées (lorsque l’on veut inclure une [parenthèse] dans une autre). etc. les parenthèses. privilégier la forme active. parfois dans une note de bas de page. o Est-il assez spécialisé pour l’essai? L’essai est un travail de 2e cycle universitaire et il est normal qu’il utilise des mots techniques. Selon Provost et al (2009. Cependant. on utilise la fonction « Rechercher » de Word pour les repérer. Page 66 . on maintiendra l’intérêt du lecteur en évitant d’utiliser toujours les mêmes mots. Les éléments de ponctuation englobent le point.

Avant d’entreprendre ces dernières sections. 4. il est très utile de relire l’ensemble du texte. Exemple d’une phrase avec ponctuation Comme nous l’avons déjà souligné. C’est beaucoup mieux ainsi. telles : Page 67 . 2004). Le second objectif est de peaufiner la forme. l’introduction et les limites du travail. des dictionnaires spécialisés (tel Boussinot. On se posera alors quelques questions. il est souvent utile de relire son texte à haute voix. car cela donne une autre perception de ce que l’on a écrit. On ne saurait trop insister sur l’importance d’utiliser les mots justes. 2003). dans l’ordre. Ouf! C’est essoufflant de lire cette phrase à voix haute. les mots « charges » et « dépenses » ne sont pas synonymes. il est fortement conseillé de garder sous la main les dictionnaires généraux (tel De Villers. À force de travailler dans un texte. Cette relecture sera d’autant plus profitable si l’on a laissé «vieillir notre texte» (on l’a mis de côté quelques jours). la rédaction de l’essai en sera d’autant facilitée. pour les remplacer le plus possible par des faits et des événements susceptibles d’être vérifiés. 1981 ou Girodet. on doit plutôt essayer de réécrire les idées principales du texte dans nos propres mots. 1981) et des dictionnaires propres à notre discipline (tel Ménard.Exemple d’une phrase sans ponctuation Comme nous l’avons déjà souligné on doit plutôt essayer de réécrire les idées principales du texte dans nos propres mots la rédaction de l’essai en sera d’autant facilitée. Par exemple. On prête aussi attention à l’objectivité du texte. avec deux objectifs en tête.3 Peaufiner son texte Et voilà. Cela implique d’enlever tous les superlatifs non démontrés et les jugements de valeur. Enfin. Il nous reste encore à rédiger. le premier jet des sections centrales de l’essai est terminé. la conclusion. car nous avons besoin d’un peu de recul pour pouvoir détecter les éléments susceptibles d’amélioration. Le premier objectif de la relecture est de s’assurer que le texte ne contient pas d’incohérences et que chaque section est bien liée aux autres. À ce titre. on sait tellement ce que l’on veut dire que l’écart entre nos idées et ce que nous avons réellement écrit est bien mince.

Rappelons-nous que le texte de l’essai n’est pas rédigé pour économiser du temps à son auteur mais plutôt pour susciter l’intérêt du lecteur. les notes de bas de page sont placées au bas de la page de référence et elles sont numérotées dans leur ordre d’apparition dans le texte. le nombre de notes de bas de page devrait rester limité. L’appel de note. à quelle adresse? Exemple 2 : « spécifique à l’entreprise » . voir Appendice A de Provost et al [2009]. 1 . Par exemple. 2. Deuxièmement. ou à donner une information utile pour comprendre le texte sans rompre le raisonnement principal. à chaque occurrence suivante.. on indique « entreprise à capital fermé (ECF) ».1. on consulte … nos dictionnaires. A-t-on abusé des abréviations? Il n’est pas très risqué d’utiliser les abréviations connues. la fonction « Grammaire et orthographe » de Word. elles peuvent être plus nombreuses. car un texte scientifique doit rester objectif. 6. doit-on dire : comparer A avec B ou A à B? (Voir la réponse dans le dictionnaire de De Villers. Dans l’essai. à tout le moins. Y-a-il des erreurs de syntaxe? Par exemple.. Ce sont surtout les abréviations personnelles que l’on doit limiter. à la première occurrence. 312). on ne doit pas oublier d’insérer dans les pages liminaires (voir le chapitre 6) la liste et la signification des abréviations. c’est-à-dire le signe placé dans le texte. 3. on ne peut pas se passer de ces ouvrages! Page 68 . contrairement au journal intime! 5. Enfin. on pourrait remplacer « entreprise à capital fermé » par « ECF » et suivre deux règles. dans un texte scientifique. si un texte reprend plusieurs fois une assez longue expression. Par contre. Il existe aussi d’autres outils plus exact. p.. comme le montre les exemples suivants. p. tel Antidote. 4. par exemple 1). A-t-on abusé des notes de bas de page? De telles notes servent à donner une information de nature secondaire. Dans un texte de vulgarisation. Exemple 1 De tels critères étaient déjà inclus dans le cadre conceptuel de la théorie comptable1. Y-a-il des coquilles ou des fautes d’orthographe? On doit prendre l’habitude d’utiliser. Y-a-il des anglicismes? Exemple 1 : « adresser un problème » . propre à … (Pour d’autres anglicismes. l’utilisation d’une abréviation peut faciliter la lecture. Pour déterminer si une abréviation est connue. on utilise constamment l’abréviation. 131-142).. (ONU. Le ton est-il scientifique? On n’utilise pas de « je ». Toutefois. est en exposant. Premièrement. Il précède généralement les signes de ponctuation. Et oui.

Si nos compétences de communication écrite sont limitées. on ne donnerait pas l’information en note de bas de page mais plutôt dans le corps du texte. Page 69 . Et oui. La phrase :  Une phrase ne contient qu’une idée. c’est un signe que ces dernières sont très longues. La note 2 pourrait donner une définition de la « politique monétaire ». il faut toujours réfléchir! . les critères qui font l’objet de la discussion n’ont pas changé. Pour obtenir d’autres réponses aux six questions précédentes. il peut être pertinent de confier la révision à une personne compétente. Assurons-nous que chacune de nos phrases contient … un sujet. avant le point.La note 1 pourrait par exemple préciser que même si des changements viennent d’être apportés au cadre conceptuel. La note 3 pourrait préciser.htm.umontreal. À moins de maîtriser très bien le français écrit. Les appels de note sont généralement placés en fin de phrase. songez à découper une longue phrase en plusieurs phrases distinctes. je vous confirme pourtant que les étudiants des précédentes cohortes n’ont pas toujours appliqué ce principe! Autres conseils de rédaction et d’organisation des idées2 1. … on consulte des grammaires et des dictionnaires (voir les références déjà fournies). que la nouvelle loi n’entrerait pas en vigueur avant deux ans. Exemple 2 Le gouvernement canadien revoit actuellement sa politique monétaire2 et modifiera en conséquence la Loi des banques3.ualberta.  Pour vérifier la conjugaison des verbes. on peut consulter une intéressante section du site de l’Université d’Alberta (www. un verbe et un complément! Si vous commencez à multiplier les virgules et les points-virgules dans vos phrases.pomme. il n’y a pas seulement des recettes toutes faites à appliquer.ca/devoir/). Sinon. 1 2 . Par exemple.  Privilégier des phrases simples. À titre de directrice de recherche. Dans les exemples précédents. on tenait pour acquis que le texte des notes n’était pas essentiel à la compréhension du texte. le texte de la note 3 de l’exemple précédent serait plutôt inclus dans le corps du texte si la dimension historique des changements était un facteur important dans notre question à analyser1. c’est pourquoi elle est placée immédiatement après cette expression.ca/jetrouve/ecrit/index.ebsi. il vous semblera évident de lire qu’on doit trouver une personne compétente pour réaliser ce travail. Dans ce cas. On n’écrit pas un texte littéraire ou poétique mais bien un texte scientifique. par exemple. On trouvera d’autres trucs de rédaction sur le site http://www.

 Prévoir des transitions et des marqueurs de transition (Voir le tableau 3. « Ces auteurs proposent une réponse qui semble intéressante. Dans l’essai. 3. 2006. où on développe l’idée principale. 287-298). c’est-à-dire qu’elle commence toujours par un élément de même nature. le verbiage n’échappe jamais au spécialiste évaluateur et il enlève beaucoup de rigueur à l’essai! 2.10. 221 et Malo [1996]. plutôt que d’écrire on écrira : « Ces savants auteurs proposent une excellente réponse ». Cela permet de faire ressortir plusieurs aspects. (Voir aussi Tremblay et Perrier. p. 2) un corps. N’oublions pas que l’essai est un texte scientifique.  Éviter la multiplication des adverbes. Par exemple. C’est le format privilégié dans cette section intitulée « Autres conseils de rédaction et d’organisation des idées ». 134. éléments. par exemple les cinq critères qu’une entreprise doit respecter avant de pouvoir comptabiliser un produit. La preuve? La phrase : « Les produits sont habituellement comptabilisés rapidement par les entreprises invariablement soucieuses de leur bénéfice comptable.  Chaque paragraphe inclut : 1) une tête. c’est-à-dire une phrase d’introduction. soit Page 70 . p. et 3) une fin. car cela alourdit le texte et peut lui donner une impression de flou. qui se caractérise par la rigueur et l’objectivité. on présente parfois l’information sous la forme d’énumération. compte tenu des coûts associés à … ». Le paragraphe  Un paragraphe contient une idée principale. ce mode de rédaction pourrait être utilisé pour présenter de courtes listes. elle a intérêt à comptabiliser ses produits le plus tôt possible. Les énumérations Pour augmenter la clarté d’un texte. »  Ne pas craindre d’éliminer tout ce qui semble inutile ou superflu à la bonne compréhension. 135 pour la présentation de diverses façons de structurer un paragraphe). » gagnerait à être remplacée par : « Lorsqu’une entreprise souhaite présenter un chiffre de bénéfice élevé. Une énumération doit présenter une cohérence interne. sans devoir rédiger un long texte. Létourneau [2006]. p. faits à considérer dans un raisonnement. Éviter la multiplication des qualitatifs.

Le citoyen ii.Travailler … v.Payer ses impôts …  ou autres.Recevoir une rémunération … vi.L’entreprise iii.Le gouvernement  par un verbe : iv. par un article : i. Page 71 .

Comment évaluez-vous les textes suivants. … Les immobilisations inscrites à leur valeur réévaluée présentent des informations concernant la date de la réévaluation. tirés des essais des années antérieures? Texte original Sujet : comparaison IFRS/PCGR Les transactions par échange de biens se font de façon semblable à l’international et au Canada. 67). … Commentaires/reformulation Page 72 . IAS 16. l’utilisation d’un évaluateur indépendant s’il y a lieu. selon les IAS. « la valeur comptable d’une immobilisation corporelle doit être décomptabilisée lors de sa sortie ou lorsqu’aucun avantage économique futur n’est attendu » (IFRS. … La décomptabilisation dans les IAS représente le moment où l’actif doit être sorti des livres. paragr. Aucun renseignement n’est inscrit aux PCGR à ce sujet alors que. les hypothèses et les mesures utilisées pour l’évaluation de la juste valeur. les méthodes.

ré. ré … écrire Page 73 . Ce qui demande un travail effectuer rapidement par les entreprises afin d’assurer une comparaison adéquate des normes. par souci de comparaison. il faut :  Des idées claires  Un plan détaillé  Ré. … La constatation des produits d’intérêts. de redevances et de dividendes suit les normes canadiennes en demandant une constatation selon la nature de l’activité. L’application plus complexe demande … Plus complexe que quoi??? À retenir du chapitre 4 Pour rédiger un texte clair.La convergence vers les normes internationales a apporté des changements progressifs qui permettent d’avoir une adaptation plus faciles pour les entreprises. … Le résultat obtenu [à la fin du test de dépréciation] présente une diminution de valeur qui va être incluse dans les charges de l’exercice. Les informations détaillées seront requises dès 2010.

o Puces et numéros (jumelés au niveau de retrait) Pour mettre en évidence des listes d’au moins trois items dans l’essai. Dictionnaire Word offre des outils de révision du français. 1. Lorsque la rédaction est terminée. • Choisir le mode dans la section «Affichages document». lecture.1 Trucs pour Word Voici quelques fonctions très utiles. Page 74 . vous pouvez vérifier la grammaire et l’orthographe. Partout dans ce chapitre. QUELQUES OUTILS COMPLÉMENTAIRES On ne doit pas sous-estimer l’utilité et la puissance des outils de la suite Office aux fins de la réalisation de notre essai. o Annuler une mise en forme automatique On garde le contrôle sur notre texte! Pour y parvenir : • Icône «Annuler la frappe» dans le coin supérieur gauche de l’écran. 5. les mots entre guillemets correspondent à des onglets ou des options de Word ou de Excel. Pour y parvenir : • «Révision». Si le mode brouillon est souvent utilisé lors de la rédaction. 1 . 3. et non de celui du document dans son ensemble. plan ou brouillon Chaque mode donne une vision différente du document. Pour y parvenir : • «Affichage»1. • «Dictionnaire des synonymes». même s’ils ne sont pas parfaits. Affichage du document On peut afficher le document en mode page. le mode page est probablement plus approprié à l’étape de la mise en page du texte. Voyons ensemble (en classe) l’utilité de quelques fonctions des logiciels Word et Excel. 2. vous pouvez trouver des synonymes. • «Grammaire et orthographe». Pour y parvenir : • «Révision». Pendant la rédaction. Format Il s’agit du format de notre texte.CHAPITRE 5.

Pour y parvenir : • «Accueil». • «Puces» ou «numéros». Image. graphique et autres Pour concevoir facilement des figures. • Noircir le titre à l’aide du bouton gauche de la souris. si on veut concevoir une figure personnalisée. • Dans la section «Style».1 du présent document).Pour y parvenir : • «Accueil». qui seront probablement à revoir lorsqu’il faudra corriger le texte en fonction des commentaires du directeur de l’essai. o Utiliser les styles automatiques pour les titres et sous-titres C’est un moyen simple de s’assurer que l’essai respecte les directives données à la section 4. utiliser les icônes «Augmenter le retrait» ou «Diminuer le retrait». en choisissant l’icône «Modifier Gérer les styles». • Choisir l’une des options suivantes : o «SmartArt. Page 75 . si l’on veut reporter des données précises sous forme de graphiques (en bâton. o Saut de page Plutôt que d’insérer des sauts de page.» si l’on veut utiliser une forme standard. • «Enchaînement». Pour y parvenir : • «Insertion». o «Graphique». • «Paragraphe solidaire» ou «lignes solidaires».). préciser d’abord les styles de chaque niveau de titre (selon les précisions données à la section 4. • Dans la section «Paragraphe». 4. o «Formes». etc.1 du présent document. Pour changer de niveau. Pour y parvenir : • «Accueil». Pour y parvenir : • Utiliser les tabulateurs à gauche de l’écran. organigrammes ou autres. etc. puis sélectionner le niveau de style voulu. cliquer sur l’icône située dans le coin inférieur droit. privilégier les commandes de gestion des paragraphes. des listes. courbes. o Tabulation : Oublions les espaces faits avec la barre d’espacement lorsque vient le temps de présenter des colonnes de chiffres.

• Cocher «Autoriser uniquement ce type de modifications dans le document». • «Protéger le document». • Choisir «Marques de révision». suivant» 6. • «Insérer une note de bas de page». • «2. • Choisir le format préféré : «Style de tableau» • Pour que la ligne qui sert d’entête se répète automatiquement lorsque le tableau tient sur plus d’une page. Pour insérer des tabulateurs dans un tableau. Restrictions de modifications». refuser. insérer de nouvelles lignes ou colonnes. les tabulateurs) Il est facile de concevoir des tableaux d’allure professionnelle. on peut gérer le quadrillage. Références o Possibilité d’intégrer les données de Endnotes (si vous connaissez déjà ce logiciel). précédent. puis lorsque vous le retravaillerez à votre tour. Tableau (modèle. Pour y parvenir : • «Insertion». • Sections «Modifications» : «accepter. Pour y parvenir : • «Références». ajout de lignes et de colonnes. Table des matières Page 76 . Protection du document pour l’ajout de commentaires Cette fonction est fort utile lorsque votre directeur révise votre texte. compte tenu des exigences limitées de l’essai. • «Restreindre la mise en forme et la modification». • «Insérer un tableau». cliquer sur «Disposition». o Note de bas de pages Word gère facilement les notes de bas de pages. Sinon. appuyer simultanément sur les touches «Ctrl» et «→» 8. conversion. • «Activer la protection» (sans mot de passe). puis sur «Répéter les lignes d’entête». la disposition du texte dans les cellules. vous produirez vous-même votre liste des références. Dans ce même onglet (Disposition). • «Désactiver la protection». Pour travailler dans un document révisé : • «Révision». • «Tableau». Pour protéger un document : • «Révision». placer la souris dans le tableau. et plus encore.5. en choisissant le nombre de lignes et de colonnes souhaitées. 7.

Une façon ultra rapide et très fiable de produire la table des matières. Pour y parvenir : • «Références», • «Table des matières», • «Insérer une table des matières», • Choisir les options désirées. Et enfin Conversion des abréviations Pour sauver du temps pendant la rédaction, utiliser des abréviations. Lorsque la rédaction est terminée, remplacer ces abréviations personnelles par les mots complets. Pour y parvenir : • «Accueil», • «Rechercher» • Préciser l’abréviation à rechercher, puis son remplaçant. Si les abréviations renvoient parfois au singulier ou au pluriel, convertir d’abord les pluriels (ou les plus longues abréviations). Symboles personnels utilisés fréquemment Les copier à la fin du fichier pour les repérer rapidement au besoin.

Travail à faire
En utilisant le potentiel de Word, préparez un gabarit qui vous servira lors de la rédaction de l’essai.

5.2

Trucs pour Excel

1. Copier des formules sans incrément automatique Lorsque l’on recopie des formules, disons vers la droite, Excel incrémente automatique les références. Par exemple, la formule A1 + B1 devient, lorsque copiée vers la droite, B1 + C1. Si l’on veut évider cette incrémentation automatique : • Encadrer la référence du signe $. 2. Insertion de figures et de graphiques et leur transfert dans Word Pour générer rapidement des figures ou graphiques d’aspect professionnel à partir de données chiffrées. Pour y parvenir : • Noircir les données qui entrent dans le graphique,

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• «Insertion», • Choisir la forme de graphique dans la section «Graphique», On peut ensuite changer le type : • «Création», • «Modifier le type de graphique». On peut aussi changer l’apparence, par exemple le titre, la légende, etc : • «Disposition» de «Outils graphique», 3. Volets Les volets permettent de garder visible à l’écran les premières colonnes ou les premières lignes (par exemple, les titres) d’une feuille Excel. Pour y parvenir : • Placer le curseur dans la première ligne de la première colonne que l’on veut exclure des volets, • «Affichage», • «Figer les volets». 4. Choix pour l’impression Sert à définir des entêtes ou des pieds de page. Pour y parvenir : • «Mise en page», • «Imprimer les titres», • «En-tête/Pied de page», • Voir aussi les autres onglets.

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CHAPITRE 6. LES PRINCIPALES COMPOSANTES DE L’ESSAI1 - LE « COTÉ TENUE DE SOIRÉE » L’essai, sous son format officiel, comporte six parties, présentées dans l’encadré ci-dessous et sont précédées de pages liminaires. Nous détaillons chacune d’elle dans ce chapitre. Pages liminaires Page titre (format prédéfini) Sommaire Table des matières (à laquelle peuvent s’ajouter des listes des tableaux, figures et abréviations) 1. Introduction 2. Développement 2.1 Problématique et question à analyser 2.2 Description/compréhension de l’entreprise 2.3 Analyse théorique en relation avec la question à analyser 2.4 Réalisation du mandat et recommandations 2.5 Limites du travail réalisé 3. Conclusion 4. Annexes 5. Appendices (s’il y a lieu) 6. Références (format prédéfini) ½ à 1 page ½ à 1 page 18 à 21 pages 1 page 2 pages 5 à 6 pages 10 à 12 pages ½ à 1 page ½ page (variable) (variable) ½ à 1 page 1 page ½ à 1 page

Total

environ 25 à 30 pages

Pour l’ensemble de l’essai, on doit suivre certaines normes de présentation du travail. Format du document 8 1/2 x 11 pouces Marges du document Haut 1,0 pouce Bas 1,0 pouce Gauche 1,0 pouce Droite 1,5 pouces
1

. Cette section des notes de cours inclut certaines précisions que l’on retrouvait jusqu’en 2009 dans le Guide de l’essai préparé et mis à jour par les personnes qui se sont succédées à la direction du programme.

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6. 12 points. Qu’en est-il de la pagination? À l’exception de la page titre. Times New Roman. s’il y a lieu. caractères gras. 10 points. Page 80 . tel qu’indiqué ci-dessous). notamment en ce qui concerne la mise en page (par exemple les sauts de pages ou la présentation sous format portrait ou paysage) et l’assemblage de la copie papier à produire en trois (3) exemplaires lors du dépôt final. contenant les renseignements suivants : Page xx Figures et Tableaux Titre en minuscules. elles sont paginées en chiffres romains.0 Pages liminaires Les pages liminaires sont celles placées en tête de l’essai. • Texte à interligne et demie Pied de page (sauf sur la page titre) Italique. petites capitales. tableaux et abréviations). Figure 1 : Titre de la figure ou du tableau Notes de bas de page Les notes de bas de page doivent apparaître au bas de la page de référence et sont numérotées dans leur ordre d’apparition dans le texte. la table des matières et. pieds de pages et titres. ASSEMBLAGE ET NOMBRE D’EXEMPLAIRES L’étudiant accorde une importance particulière à la présentation matérielle du rapport. 12 points (sauf pour les entêtes.Typographie • Times New Roman. les diverses listes (figures. Times New Roman. le sommaire. numérotation selon l’ordre d’apparition. MISE EN PAGE. Elles incluent la page titre.

les recommandations ou les conclusions contenues dans le rapport. la démarche suivie. Cette expression a été abandonnée. 272). 1996. Page 81 . 1 2 . Il présente succinctement. 31 et Malo. cette section s’intitulait sommaire exécutif (executive summury). En somme. etc. À noter : au cours des années antérieures. les résultats obtenus. p. le sommaire résume dans un premier paragraphe les objectifs (en réponse à la question à analyser) et la problématique du mandat qui a été réalisé (incluant la question à analyser). 272 à 274. « Dans cet essai. voir Provost et al. Le sommaire se termine par l’ajout de quatre ou cinq mots clés qui caractérisent les principaux thèmes de l’essai. p. dans un deuxième paragraphe. à des dirigeants. 2009. Pour plus de détails. car un tel sommaire (traduit par sommaire de gestion selon Malo). le but du sommaire est de permettre au lecteur de saisir l’essentiel du travail qui a été réalisé. p. l’auteur … »). .Page titre (format prédéfini) 1 page La page titre contient notamment les renseignements dans l’ordre suivant : Titre de l’essai (noter que le titre de l’essai doit être exactement le même que celui apparaissant sur le formulaire de choix de direction de recherche) <Espace> Essai < Espace> Nom de l’étudiant < Espace> Nom du directeur de recherche < Espace> UQTR Date Sommaire1 2 (½ à 1 page) Comme son nom l’indique. Cette section est rédigée en dernier et elle est écrite à la 3e personne du singulier (par exemple. ce qui n’est pas le cas du texte de l’essai. s’adresse à des gestionnaires. 1996. (Malo.

la Page 82 . Ce travail s’intéresse à une entreprise qui a déclaré faillite en 1999 après que les créanciers aient refusé la proposition concordataire. utiles et pertinentes pour aider les créanciers à prendre la bonne décision. le dernier exercice financier analysé s’est terminé le 30 juin 1998 alors que le processus légal débute en février 1999. Afin de juger de la capacité d’une entreprise à redresser sa situation financière. tirés des essais des années antérieures? Sommaire tiré de : Analyse des facteurs financiers et non financiers ayant mené ABC Inc. Les analyses effectuées permettent de croire que les informations financières transmises aux créanciers sont pertinentes pour le dégagement de tendances annonciatrices de problèmes financiers majeurs. Il est à noter que les états financiers analysés dans ce travail précédaient de quelques mois l’ouverture du processus légal. C’est à partir de cette information que les créanciers jugent du potentiel de rendement futur de l’entreprise insolvable. à la faillite L’ultime but de ce travail est d’évaluer la qualité de l’information financière que dévoile une entreprise en difficulté financière à ses créanciers dans un processus légal de réorganisation ou de liquidation.Comment évaluez-vous les sommaires suivants. les déterminants de sa politique de crédit. les créanciers doivent examiner notamment. la dépendance de l’entreprise envers les partenaires d’affaires. En fait. une entreprise insolvable qui n’est pas capable de fournir un rendement futur est davantage susceptible d’être liquidée que celle qui montre un avenir prometteur. en plus des facteurs financiers. Le travail effectué dans ce présent rapport consiste essentiellement à analyser les états financiers à vocation générale et les informations requises en vertu de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité afin de déterminer si ces informations étaient complètes. Sommaire tiré de : Déterminants de l’octroi de crédit et de la politique de crédit des fournisseurs L’objectif visé par le présent mandat consiste à mettre en parallèle la littérature actuelle concernant le crédit-fournisseur avec ce que l’on peut observer dans la réalité de quelques entreprises et de mieux comprendre les facteurs influençant le choix d’une entreprise d’octroyer du crédit à ses clients. En fait. la diversification des activités d’exploitation et la motivation de l’équipe de direction à rencontrer ses objectifs promptement.

Afin de connaître les pratiques de crédit de quelques entreprises. Les moyens utilisés pour atteindre ces objectifs étaient tout d’abord d’obtenir une bonne compréhension du crédit commercial en prenant connaissance de la littérature actuelle portant sur le sujet. elles ont tout de même mis en lumière certaines pratiques de crédit actuelles des entreprises et ont permis de porter un jugement critique sur les hypothèses présentées dans la littérature. un guide d’entretien a été élaboré. des entrevues ont été effectuées auprès de trois dirigeants d’entreprises. Afin de faire ressortir les réponses des dirigeants et d’être en mesure de faire un parallèle avec la littérature consultée. une analyse détaillée de cette littérature a été faite dans le but de faire ressortir les points importants ainsi que les points de vue convergents et divergents entre les différents auteurs. Page 83 . Ensuite. Des résumés des documents consultés sont présentés à l’annexe B du présent travail. Bien que ces entrevues n’ont pas permis de conclure sur la pertinence et la véracité des hypothèses présentées dans les divers ouvrages consultés. Par lai suite. des tableaux récapitulatifs des entrevues. des commentaires généraux ainsi que des précisions sont présentés dans le présent travail.démarche effectuée pour l’ouverture d’un compte ainsi que les procédures de recouvrement utilisées. Ces entrevues sont d’ailleurs consignées à l’annexe C de cet essai.

En fournissant au client une fourchette de valeurs plus large. Page 84 . Une discussion à l’égard des prévisions financières du client est présentée et des ajustements ont été. le rapport remis au client établit: « la juste valeur marchande (. le cabinet diminue le risque de poursuites éventuelles lié au rapport.1.1 Titre en minuscules.1 Titre en minuscules. 14 POINTS 1. On présente une telle liste si le nombre de tableaux excède deux. TITRE EN MAJUSCULES. Le choix de la méthode d’évaluation a été le sujet d’une discussion et la justification de l’approche choisie a été traitée de façon à permettre au lecteur de situer la démarche parmi toutes les possibilités offertes à l’expert en évaluation d’entreprise. s’il y a lieu. leur titre et la page).1. Selon notre évaluation.1. italique. 1. caractères gras. Néanmoins. 12 points Les listes. 14 points 1. Times New Roman. leur titre et la page). • Une liste des figures (en indiquant leur numéro.. caractères gras.1 et reproduites ci-dessous. TIMES NEW ROMAN. On présente une telle liste si le nombre de tableaux excède deux. • • Une liste des abréviations. 12 points 1.1 Titre en minuscules. la valeur actualisée des flux monétaires et la valeur de l’actif net tangible s’élève respectivement à 704 817 $ et à 733 573 $. La problématique a été de justifier un taux d’actualisation approprié compte tenu des diverses approches possibles en évaluation d’entreprise. s’il y a lieu Une liste des tableaux (en indiquant leur numéro. L’actualisation des flux monétaires nets caractéristiques a été effectuée et la valeur obtenue est présentée dans le rapport. CARACTÈRES GRAS. apportés à ces dernières afin de contrer l’optimisme des dirigeants. La structure d’établissement du taux d’actualisation est expliquée de façon détaillée et des justifications concernant toutes les décisions prises sont présentes.) se situe entre 650 000 $ et 750 000 $. Times New Roman. Times New Roman. Note de bas de page 1 Voir le tableau à la page 3 de l’offre de service Table des matières ½ à 1 page La table des matières comprend au maximum des titres de niveau 4 et elle est présentée selon les règles expliquées à la section 4..Sommaire tiré de : Évaluation des actions d’une société manufacturière lors d’une vente partielle L’établissement de la juste valeur du capital-actions de ABC Ltée a fait l’objet du présent mandat 1.

6. les numéros de sections différaient de ceux requis à compter de 2010. on explique la démarche suivie. l’introduction situe le mandat. • Par le passé. Ce faisant. Comment évaluez-vous les tables des matières suivantes tirées des essais des années antérieures. ce qui aide le lecteur à saisir l’ensemble des éléments. • Le sommaire était auparavant présenté tout juste avant l’introduction. par exemple en reprenant les principales sections et sous-sections indiquées dans la table des matières.  À noter : • Aucun de ces exemples ne contient de listes (tableaux. l’introduction situe d’abord la problématique (pourquoi on considère que l’essai est pertinent ou utile) et précise l’objectif de l’essai (la question à analyser). Mais qu’est-ce qui distingue un tableau d’une figure? Un tableau est structuré en lignes et en colonnes. professeur). elle résume la structure de l’essai. Page 85 . Dans un essai pratique. Puis. cabinet.Les tableaux et les figures sont d’excellentes façons de présenter un grand nombre de renseignements en un seul coup d’œil. de nommer l’entreprise pour laquelle le mandat est réalisé et d’exposer sommairement les objectifs poursuivis par la démarche et le travail qui a été demandé. autre organisation. • Aucun de ces exemples ne contient des appendices. contrairement aux figures qui englobent les schémas et les graphiques. tant au niveau de la forme que du fonds? Voir les exemples sur le portail du cours. Il s’agit d’expliquer l’origine du mandat (client. Rappelons enfin qu’on ne doit pas abuser des abréviations. car la distinction entre Annexe et Appendice n’était pas requise par le passé.1 Introduction ½ à 1 page Dans un essai théorique. figures et abréviations) car cela n’était pas requis par le passé.

Le présent mandat examine un cas réel d’une entreprise qui a eu des difficultés financières.Peu importe qu’il s’agisse d’un essai théorique ou pratique. Une bonne introduction va du plus général au plus précis. Cette proposition a été émise en date du 12 avril 1999. disons un café. tirées des essais des années antérieures? Introduction tirée de : Analyse des facteurs financiers et non financiers ayant mené ABC Inc. En quelque sorte. « Coté Jeans » de notre travail (Mongeau. l’introduction se conçoit et s’écrit uniquement après que la section 2 de l’essai est terminée. Pour remplir ce mandat. cette qualité de l’information financière est d’autant plus importante car les créanciers ont un pouvoir décisionnel quant à sa continuité d’exploitation. L’entreprise étudiée est ABC Inc. Avant de rédiger l’introduction. à la faillite De façon générale. L’introduction se termine par l’ajout de quatre ou cinq mots clés qui caractérisent les principaux thèmes de l’essai. 2009). relevés dans la littérature financière Page 86 . À ce titre. c’est comme si on repérait un lecteur dans un lieu public et qu’on décidait de le prendre par la main pour le guider vers un lieu précis. il est d’abord nécessaire de comprendre les caractéristiques propres à ce secteur d’activités afin d’analyser convenablement les résultats financiers de ABC Inc. Cette analyse financière tiendra compte d’indicateurs financiers. les créanciers doivent donc accepter ou refuser une proposition déterminante de l’avenir de ABC Inc. il est conseillé de reprendre le texte inclus dans l’offre de service à cet effet (voir le chapitre 7 des notes de cours). l’introduction décrit aussi les résultats attendus. Dans un contexte où une entreprise est dans un processus légal de réorganisation ou de liquidation. il y a ouverture du processus légal car elle dépose un avis d’intention de faire une proposition concordataire à ses créanciers. et elle œuvre dans le secteur biopharmaceutique. Sur la base des informations qui leurs sont disponibles. Le 22 février 1999. Les données financières du secteur biopharmaceutique seront comparées à celles qui sont calculées dans l’analyse financière de l’entreprise étudiée. Comment évaluez-vous les introductions suivantes. les utilisateurs des états financiers ont besoin d’une information pertinente et fiable. on recommande fortement de relire d’un seul trait cette section 2 de l’essai.

XYZ dont il souhaite acheter une partie. afin d’évaluer la pertinence et la qualité des informations financières disponibles aux créanciers durant un processus légal de réorganisation ou de liquidation. Aussi.portant sur l’insolvabilité. en vertu de cette loi. et non d’un conseil d’expert dans la négociation. L’objectif poursuivi par cet essai est de mieux comprendre pourquoi une entreprise décide d’octroyer du crédit à ses clients. C’est pour cette raison que XX ne conseillera pas ABC quant aux possibilités pour faire baisser le prix de vente. des entrevues effectuées avec quelques dirigeants d’entreprises seront consignées dans cet essai. L’offre de crédit commercial soulève plusieurs défis pour les entreprises et représente une composante importante de leurs dettes et de leurs actifs. Les moyens utilisés pour atteindre cet objectif sont de prendre tout d’abord connaissance de la littérature actuelle portant sur le crédit commercial afin d’assurer une bonne compréhension du sujet et d’être en mesure de faire une analyse détaillée de cette littérature dans le but de faire ressortir les points importants ainsi que les points de vue convergents et divergents entre les différents auteurs. Je l’ai toutefois accompagné tout au long de ce processus et la détermination des facteurs de risque à prendre en compte lui a été utile pour déterminer le taux d’actualisation. Ensuite. « ABC ». afin d’établir réellement ce que sont les pratiques des entreprises en ce qui a trait au créditfournisseur et de mettre en parallèle les hypothèses présentées dans les divers ouvrages consultés. Introduction tirée de : Déterminants de l’octroi de crédit et de la politique de crédit des fournisseurs Le commerce entre les entreprises est aujourd’hui basé sur des termes de crédit. pour le bénéfice d’un nouveau client . Le client veut obtenir de XX un rapport portant sur le calcul de la valeur de la totalité des actions du capital-actions de la compagnie. leur politique de crédit fait partie intégrante de leurs stratégies d’affaires. de déterminer tous les facteurs de risque dans la détermination du taux d’actualisation et finalement de monter le rapport remis au client.Jo Blo. Par le fait même. CBV. Il s’agit donc de déterminer les facteurs qui influencent ce choix. l’étude de la Loi sur la faillite et 1’insolvabilité s’avère primordiale afin d’en connaître les étapes et les parties impliquées. Mon rôle au sein du cabinet dans la réalisation du mandat a été de déterminer les ajustements à apporter aux prévisions financières. plusieurs informations additionnelles de nature financière sont divulguées aux créanciers afin de les renseigner davantage. CA. La détermination du taux d’actualisation et le choix de l’approche utilisée ont été effectués par . L’objectif à atteindre est de fournir au client une fourchette de valeur raisonnable dans laquelle se situe la juste valeur des actions de XYZ. qui aident à la prédiction de faillite d’une entreprise. De plus. La nature du mandat requiert de notre part de l’indépendance puisqu’il s’agit d’une opinion d’expert indépendant sur la valeur. Introduction tirée de : Évaluation des actions d’une société manufacturière lors d’une vente partielle L’essai découlant d’un mandat de consultation se déroule au sein du cabinet XX. Page 87 .

Pensons par exemple au choix d’une méthode d’évaluation ou du taux d’actualisation et à l’estimation des bénéfices futurs de l’entreprise. on pourrait comparer le sommaire (une vue d’ensemble de l’essai) à une photo aérienne d’un pays. Il s’agit en quelque sorte du contexte qui entoure la question à analyser.1 Problématique et question à analyser 1 page Comme nous l’avons expliqué en ouverture du chapitre 2. L’introduction correspond à ce que l’on pourrait préciser à notre agent de voyage pour qu’il organise notre séjour selon nos goûts. en d’autres mots les tâches difficiles à accomplir. Par exemple. il s’agit de convaincre le lecteur de l’essai de la pertinence de la question à analyser que l’on a retenue. Il est parfois difficile de cerner précisément les distinctions entre 1) le sommaire.6.2. Par analogie à un voyage. Comme nous l’avons déjà mentionné. 6. la problématique et la question à analyser serait ce qui nous a amené à voyager en Italie plutôt qu’en Espagne. en se limitant souvent à la nommer. on pourrait expliquer dans la section Problématique et question à analyser. disons l’Italie. on a la chance de la développer. En somme. si dans l’introduction on avait précisé que la problématique était de faire une évaluation fiable de la juste valeur des actions d’une entreprise (la question à analyser étant de déterminer la valeur des actions de cette entreprise). 2) l’introduction et 3) la problématique et la question à analyser. Cette section pourrait aussi traiter des conséquences d’une évaluation non fiable. Dans la présente section. Page 88 . on annonce très succinctement la problématique dans l’introduction de l’essai. par exemple un séjour de « farniente » près de la mer. les éléments précis qui font que l’évaluation pourrait ne pas être fiable. telle une visite rapide de Rome et de Venise (la structure de l’essai). une tournée culturelle ou une tournée écologique (l’objectif de l’essai) et ce que nous comptons y faire. Enfin. Notre agent doit connaître nos buts. la problématique décrit les faits susceptibles de susciter des questions de recherche ou les causes à l’origine de ces questions.2 Développement 18 à 21 pages Le développement constitue l’essentiel du travail et se structure en cinq soussections.

car les normes qui y sont proposées sont alignées sur ces normes internationales. Une révolution importante touche actuellement les normes comptables canadiennes. 6. car il permettra de rendre compte de l’incidence de l’entrée en vigueur au Canada des normes internationales d’information financière (IFRS) en ce qui a trait à la consolidation des états financiers des entreprises canadiennes. Toutefois. Le présent rapport pourra être utilisé afin de mieux comprendre les principales différences entre les normes internationales et canadiennes et donc de minimiser le fardeau de l’application de ces normes.Comment évaluez-vous les problématiques et questions à analyser suivantes. constitue l’axe central de la présente analyse. tirées des essais des années antérieures? Problématique tirée de : Impact de l’exposé-sondage «Regroupement d’entités» sur la comptabilisation des entités consolidées canadiennes. l’exposé-sondage 1582 concernant les regroupements d’entités. mais cette transition ne se fera pas sans heurt. Le présent rapport de recherche permet de faire le point sur ce changement imminent. Évidemment. ce basculement vers les IFRS affectera plusieurs autres domaines que celui lié à la présentation de l’information financière. élaboré par le Conseil des normes comptables (CNC). ces changements débordent du cadre du présent ouvrage et notre mandat couvre uniquement la présentation de l’information financière pour la consolidation des états financiers des sociétés ouvertes canadiennes. Plus précisément. p. car dès 2011. celles-ci seront basées sur les normes internationales. Page 89 . Ce passage s’avère nécessaire pour le Canada afin de demeurer compétitif sur le marché international. telles les procédures en place au sein des autorités de réglementation et la nécessité de modifier les systèmes comptables.

1968. Fathi. p. le présent travail traitera de la qualité des informations financières obligatoires en vertu de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité en tenant compte des besoins des créanciers Notes de bas de pages : 1 Altman. 3 (septembre 1996).Problématique tirée de : Analyse des facteurs financiers et non financiers ayant mené ABC Inc. 4 septembre 1968). à partir de cette information. le présent essai englobera une analyse des ratios financiers calculés à partir des états financiers à vocation générale publiés avant l’émission de l’avis d’intention. Thèse. Page 90 . 2000. En effet. 202 p. 12.23. discriminant analysis and the prediction of corporate bankruptcy". 1996. En fait. Montréal: Université du Québec à Montréal. D’une part. « La gestion des bénéfices dans un contexte de difficulté financière : une perspective de gouvernement d’entreprise ». Accounting Horizons. Steven V. 589-609. vo1. ce mandat consiste à analyser la qualité et la quantité de l’information financière disponible aux créanciers durant les processus de réorganisation et de liquidation afin d’évaluer si elle est suffisante et pertinente pour répondre à leurs besoins. L’analyse. p. des ratios financiers tiendra aussi compte des travaux d’Elloumi3 qui s’est penché sur la question de la manipulation des bénéfices comptables en contexte de difficulté financière. no. de déterminer quelles sont les causes des difficultés financières et de déterminer si l’entreprise est viable à long terme. p. les créanciers doivent être capables d’évaluer les probabilités de recouvrer leur créance. The Journal of Finance. 2 Campbell. 10. à la faillite.12-25 3 Elloumi. "Financial ratios. les créanciers disposent de plusieurs sources d’information. "Predicting Bankruptcy Reorganization for Closely Held Firms". Edward 1. Enfin. La plupart des indicateurs financiers utilisés seront tirés des études menées par Altman1 et Campbel12 qui ont respectivement développé des modèles pour la prévision d’une faillite et l’issue de procédures légales. Ces ratios seront comparés à ceux du secteur pharmaceutique canadien pour tenir compte de ses particularités. Essentiellement.

je donnerai une brève explication des choix possibles lorsqu’une entreprise est insolvable. p. je vais parler de l’historique de l’entreprise. afin de découvrir la raison de ses difficultés financières et de vérifier si celles-ci étaient prévisibles.F. de ses activités. la fabrication et la mise en marché. AMI a débuté ses opérations en 1989.I. Cette entreprise est spécialisée dans la conception. Le présent essai consiste en une étude critique d’une PME qui a demandé la protection de la L.Problématique tirée de : Étude de cas : entreprise qui a demandé la protection de la loi sur la faillite. je décrierai l’impact qu’a eu sur l’entreprise la demande de protection sous la L. de l’issue de la procédure de faillite pour AMI. des événements importants relatifs à la faillite d’AMI et les autres parties prenantes impliquées dans cette faillite. Je vais également présenter un examen détaillé de la situation financière d’AMI durant cette période et une comparaison avec le secteur d’activité. En 1999. 14. De plus. le développement. elle avait un chiffre d’affaires d’environ 7 millions $ et une perte nette presque équivalente lorsqu’elle s’est mise sous la protection de la L. je parlerai des avantages et inconvénients des différentes options. Page 91 .I.I. d’échographes à ultrasons portables et mobiles pour les médecines humaines et animales.F. J’analyserai également la qualité et la quantité de l’information fournie au tribunal et aux créanciers afin de déterminer si les ceux-ci avaient suffisamment de renseignements pour prendre une décision éclairée. à l’échelle internationale. Les résultats me permettront d’établir si les difficultés financières de l’entreprise étaient prévisibles en analysant les états financiers pour ainsi évaluer leur fiabilité et leur pertinence.F. Dans le présent ouvrage.

étudiant au DBA. Pour ce faire. Puisque les actions seraient acquises dans l’optique d’une continuité d’exploitation. faire des investissements importants pour acquérir un bâtiment et un terrain. un guide d’entretien devra être élaboré afin d’être en mesure d’effectuer des entrevues auprès de dirigeants. cette approche inclut plusieurs variables qu’il faut analyser en considérant plusieurs facteurs propres â l’entreprise et à son secteur. lui permettant de développer un nouveau type de camions. Plus spécifiquement. XX. la société désire leur offrir 20 % du capital-actions par l’intermédiaire d’une coopérative de travailleurs actionnaires. Je souhaite y présenter les différents déterminants de l’octroi de crédit par les fournisseurs ainsi que les facteurs susceptibles d’influer sur leur politique de crédit. Dans le but d’intéresser et d’impliquer davantage ses employés dans le succès de l’entreprise. compte tenu des projets d’investissements envisagés par la direction. le montant de la marge de crédit accordé. Mon essai portera sur le crédit commercial. soit le 31 août 2004. 27. Les résultats attendus sont de pouvoir confronter la littérature actuelle concernant le crédit-fournisseur avec la réalité de quelques entreprises. elle pourra bénéficier d’un financement par capitaux propres additionnel sans que les deux actionnaires administrateurs ne soient obligés d’investir à même leurs fonds personnels. 21. Page 92 . XYZ a récemment conclu une entente de partenariat avec la société française SF. Ce travail se fera à l’aide d’un guide d’entretien élaboré par M. les composantes de la politique de crédit sur lesquelles portera mon analyse seront les termes de crédit. p. p. l’approche préconisée est l’actualisation des flux monétaires caractéristiques discrétionnaires. Ces sujets seront analysés en tenant compte de la littérature actuelle consacrée au crédit commercial ainsi que de ce que l’on peut observer dans la réalité de quelques entreprises. que je devrai adapter à mon sujet.Problématique tirée de : Déterminants de l’octroi de crédit et de la politique de crédit des fournisseurs. la démarche lors de l’ouverture d’un compte ainsi que les méthodes de recouvrement en cas de défaut de paiement des clients. Tous ces facteurs auront un impact sur la détermination d’un taux d’actualisation approprié et sur l’ajustement des flux monétaires futurs. L’entreprise estime devoir déménager dans des locaux plus grands et par conséquent. Ainsi. Problématique tirée de : Évaluation des actions d’une société manufacturière lors d’une vente partielle. II s’agit donc d’un mandat d’évaluation de la juste valeur des actions â la date du dernier exercice financier. Toutefois.

En effet. En plus de déterminer les coûts de fabrication des produits. Étant donné que le prix de vente est moins élevé aux États-Unis qu’au Canada. je devrai identifier une base d’imputation adéquate afin de répartir les frais indirects de fabrication au coût des différents produits fabriqués. le client sera en mesure de connaître en tout temps le coût de revient réel des différents produits. De cette façon. Afin de déterminer les coûts incorporables aux produits. je devrai concevoir un outil informatisé pour le calcul du coût de revient de ceux-ci. Dans la première analyse. l’ingénieur de l’entreprise. le client veut connaître le coût de revient du produit afin de s’assurer qu’il fait un profit avec la vente. l’entreprise ne connaît pas les coûts précis occasionnés par la fabrication de ses produits. en faisant une mise à jour constante des données de la feuille de travail Excel.Problématique tirée de : Le coût de revient dans une pme Mon intervention consiste à répondre à un besoin bien précis de l’entreprise ABC inc. Le but premier de mon essai pratique est de déterminer le coût de fabrication de l’O-23. il a identifié de façon très précise. soit une feuille de travail Excel qui contiendra toutes les données recueillies concernant les coûts de revient. ma plus grande tâche sera d’identifier et d’évaluer les frais indirects de fabrication qui devront être pris en considération dans le coût de revient des produits. l’ensemble des matières premières utilisées ainsi que leurs coûts pour chaque produit fabriqué. En ayant les résultats de ces analyses. La deuxième analyse consistait à compiler le temps passé à effectuer les différentes étapes de fabrication des produits. Page 93 . avec l’aide de la technicienne informatique. j’aurai recours à deux analyses qui ont déjà été effectuées par Pierre Jean-Jacques. De plus.

Problématique tirée de : Projet d’états financiers modèles Le mandat consistait à confectionner un progiciel qui permet au cabinet de minimiser le risque d’erreurs ainsi que de réduire le dédoublement de tâches lié à la rédaction des états financiers. Cette section a été conclue par la détermination du type de résistance présente tout au long du projet. en interrogeant des personnes ayant déjà travaillé avec les progiciels ainsi qu’en réalisant des recherches approfondies sur les progiciels sélectionnés. les connaissances nécessaires pour rédiger cet essai ont été acquises. Ces derniers sont produits directement par le progiciel ce qui permet de réduire considérablement les heures consacrées à la préparation des états financiers. En effet. De cette façon. les difficultés rencontrées ont été abordées de façon à vous démontrer le cheminement effectué au cours de ce projet. De plus. lors de l’implantation. Celle-ci permettra de minimiser le risque d’erreurs au sein du cabinet. une procédure a été établie afin que les utilisateurs soient capables de produire les états financiers modèles correctement lors de l’implantation du projet. Page 94 . il a fallu déterminer le plus approprié pour le cabinet. une analyse a été effectuée sur les différentes méthodes d’implantation afin de sélectionner la plus adéquate pour la mise en place de ce projet au sein du cabinet. Suite à cette analyse. Par la suite. Elles ont été recueillies en effectuant des lectures pertinentes sur le sujet. Au cours du mandat. Finalement. le progiciel a dû répondre aux différents besoins du cabinet principalement au niveau de la présentation et de la convivialité d’utilisation. La résistance au changement est une difficulté qui a été étudiée plus en profondeur. le choix du comportement à adopter a été grandement simplifié.

il serait pertinent de présenter les principales caractéristiques de ce personnel (nombre d’employés. ce qui ne me semble pas démontré. comme par exemple un portrait du fonctionnement d’un logiciel comptable.  Des gens qui débuteront leur journée de travail ou qui la termineront? La réponse déterminerait leur capacité de concentration. La difficulté consiste ici à décrire les caractéristiques pertinentes de l’entreprise en regard du mandat. il pourrait être pertinent de décrire la mission. malgré une certaine croyance populaire! L’objectif de cette note était de vous rappeler qu’il est facile de tomber dans les opinions au détriment des faits objectifs. Des descriptions détaillées. le lecteur de l’essai doit bien comprendre quelle est cette entreprise pour laquelle vous avez réalisé le mandat. ne devraient pas figurer ici mais plutôt en annexe ou même en appendice. De la même façon. Par exemple. Dans d’autres cas.  Des gens qui. Lorsque nous avons à prendre la parole devant un groupe.). etc.6. le secteur d’activité dans lequel œuvre l’organisation. les biens et les services qu’elle offre. malgré l’heure matinale. créanciers. susceptibles d’affecter les perspectives d’avenir en matière de performance financière. 1 . les objectifs. la stratégie. on pourrait décrire l’environnement externe dans lequel baigne l’organisation (clients.) et l’environnement interne (employés. Page 95 . À la condition que l’âge influence le niveau de résistance aux changements.2. compétences des personnes clés. etc. formation. nous avons besoin de savoir à qui nous nous adresserons :  Des gens de tout âge et de toute formation ou des experts internationaux? La réponse déterminerait le niveau de langage. descendront de l’avion. concurrents. dans un mandat d’évaluation de la juste valeur des actions d’une entreprise. En somme. âge1. Dans l’exemple d’un mandat d’implantation d’un logiciel susceptible d’engendrer la résistance aux changements du personnel clérical. etc. obligés d’absorber 15 heures de décalage horaire? La réponse remettrait en question le projet de leur faire un exposé de travail techniquement complexe. département d’innovation. les facteurs clés de succès. le nombre d’employés. actionnaires.2 Description/compréhension de l’entreprise 2 pages Évidemment cette section s’applique uniquement aux essais pratiques. on peut faire une analogie pour résumer ce que doit contenir cette section. Ces éléments permettraient de voir rapidement quelles sont les forces et les faiblesses de l’entreprise.). etc. Seule une description générale de l’entreprise doit être présentée.

Le Mouvement des caisses Desjardins regroupe la Fédération des caisses Desjardins du Québec. gestion des risques. De plus. ainsi qu’à ses filiales. lesquels contribuent au développement des activités des caisses. 15 à 17. les régions.ont comme mandat de dispenser ou de soutenir le déploiement d’une prestation de service à valeur ajoutée auprès des caisses et filiales. Les fonctions stratégiques Mouvements ont pour rôle de soutenir le président et chef de la direction du Mouvement dans l’élaboration et la réalisation d’orientation communes à l’ensemble du Mouvement. Elle fournit à ses caisses membres divers services dont certains d’ordre technique. marchés porteurs et soutien . par le biais de sociétés de portefeuille. planification stratégique et développement pancanadien. Elle est l’entité coopérative responsable de l’orientation. trésorerie.régions.Comment évaluez-vous les descriptions suivantes. Il est à noter que les caisses sont incluses seulement au niveau des états financiers cumulés du Mouvement Desjardins. elle gère. La Fédération des caisses Desjardins du Québec est régie par la Loi sur les coopératives de services financiers. des participations majoritaires dans des sociétés par actions. Ces fonctions couvrent les domaines suivants : finance. les fonctions de soutien et les fonctions à portée Mouvement. Un organigramme du Mouvement Desjardins est disponible à l’annexe B. de la coordination et du développement au sein du Mouvement des caisses Desjardins. la Fédération des caisses de l’Ontario et ses caisses membres et le Fonds de sécurité Desjardins. Elle a la responsabilité de l’inspection et de la vérification des caisses ainsi que de la conception et du développement de tous les systèmes réseaux. La FCDQ se divise en cinq unités : Les fonctions stratégiques Mouvement. les marchés porteurs. tirées des essais des années antérieures? Description tirée de : Application pratique de la note d’orientation en comptabilité no 14 à la Fédération des caisses Desjardins du Québec. Les autres fonctions de la FCDQ . la Vérification interne et le Secrétariat général. L’analyse de la problématique se limitera à l’environnement de la Fédération des caisses Desjardins du Québec. affaires exécutives et institutionnelles. p. ressources humaines. Page 96 . financier et administratif. ses caisses et ses filiales. Les fonctions â portée Mouvement sont le Bureau de la Surveillance et de la Sécurité financières Desjardins. la Fédération est aussi détentrice de la franchise VISA pour le Mouvement des caisses Desjardins.

La Direction Normalisation comptable est donc un centre d’expertise assurant la coordination des travaux de normalisation pour tout le Mouvement Desjardins. Cependant. il est à noter que chaque filiale demeure responsable de l’application de la normalisation comptable en vigueur dans ses états financiers et que la Viceprésidence Contrôle et divulgation financière (VPCDF) n’effectue qu’un travail de vigie et de coordination des projets de normalisation. La FCDQ est donc une entité dont la structure décisionnelle est très décentralisée. Chaque première vice-présidence est donc responsable de sa divulgation financière pour les fins de la préparation des états financiers auprès de la première vice-présidence exécutive de la Direction financière du Mouvement. La normalisation comptable fait partie des activités de la fonction stratégique Mouvement.Pour la FCDQ. Ces répondants financiers sont sous la gouverne du Président et chef de l’exploitation de la FCDQ. Page 97 . L’organigramme de la fonction stratégique Mouvement est disponible à l’annexe B du présent document. La fonction première de la vice-présidence Contrôle et Divulgation financière (VPCDF) est de produire les états financiers consolidés et statutaires de la Fédération ainsi que les états financiers cumulés du Mouvement des caisses Desjardins en s’assurant d’une harmonisation en terme de normalisation comptable. les cinq unités se traduisent dans les faits de façon organisationnelle par dix premiers vice-présidents agissant à titre de répondant financier pour leur première vice-présidence.

ASD connaît une certaine dépendance économique à l’égard de certains clients au niveau de la sous (…) Page 98 . ASD est sous-traitant pour des industries régionales. p. 3. Une baisse du chiffre d’affaires a toutefois été connue en 2003. qui désirent des boîtes de camions adaptées à leurs besoins respectifs. Plus spécifiquement. La fabrication de boîtes de camion sur mesure représente le tiers de ses activités.Description tirée de : Évaluation des actions d’une société manufacturière lors d’une vente partielle. 3. la société a produit. un chiffre d’affaires d’un peu plus de 3 millions $ pour l’exercice terminé le 31 août 2004 et dégagé environ 127 000 $ de bénéfice net. La compagnie a été fondée en 1989 et les actionnaires actuels y sont depuis la fondation. Parmi ses clients. les deux tiers restants sont consacrés à la fabrication de métal en feuille.2 Taille Il s’agit d’une société privée de petite taille. entreprises privées. la Ville de Montréal ainsi que d’autres municipalités. 3. l’actif total au bilan représentait 1600 000 $ et le passif s’élevait à 1 113 000 $. elle se spécialise dans la mise en forme et l’assemblage mécano-soudé de produits de métal en feuille et la fabrication de boîtes de camion et de carrosseries utilitaires sur mesure.2. Pour ce qui est de la fabrication de produits de métal en feuille. Entourage. 28.2.3 Principaux partenaires d’affaires Ses principaux clients pour le secteur des boîtes de camion sont des municipalités. Le chiffre d’affaires a connu une croissance de 53 % de 2000 à 2004. Selon les états financiers non vérifiés.2. ministères.1 Description sommaire ASD est une société par action qui œuvre dans le secteur de la fabrication et la vente de produits en métal à travers le Québec. on retrouve Hydro-Québec. À la date de clôture.2 Description / compréhension de l’entreprise 3. comptant une quarantaine d’employés ainsi que deux actionnaires participant à la gestion.

on retrouvera généralement ici une analyse de diverses approches possibles pour traiter le mandat confié. La section Analyse théorique fait état de la compréhension théorique de la question traitée. la capacité de sélectionner et d’analyser les faits importants. appuyée par des références à des volumes ou des articles de comptabilité de gestion. Puisque notre essai n’est pas une simple copie d’un travail fait par quelqu’un d’autre. Par exemple. la capacité à répertorier les fondements et concepts théoriques appropriés à la résolution de la question. l’aptitude à appuyer son raisonnement ou ses affirmations sur des bases solides (références) et la capacité à exercer son jugement dans l’analyse théorique. par exemple. il est normal que sa structure diffère de celle retenue par les auteurs précédents. L’application d’une norme comptable pourrait être présentée sous toutes ses facettes en appuyant l’analyse et l’argumentation sur le Manuel de l’ICCA et les autres sources de PCGR.2. Si le mandat est la réalisation d’un plan d’affaires. on trouvera aussi une analyse de la question. Cette section devrait aussi renvoyer à une annexe où l’on présenterait les principales caractéristiques des entreprises œuvrant dans le secteur d’activité x. Il peut s’agir. même si cette section ne se conclut pas nécessairement par le choix d’une méthode qui sera appliquée dans un mandat. de présenter une description. même si leur texte était très bien structuré. on pourra référer à la jurisprudence et à la loi de l’impôt pour examiner les diverses façons de traiter le problème. elle devrait avoir deux qualités : l’organisation des idées et des concepts est notre apport personnel et on y trouve plus qu’un résumé de lecture. on pourrait retrouver les divers objectifs poursuivis par la rédaction d’un plan d’affaires.6. 3) de la part de jugement professionnel laissé au comptable dans l’application de la norme et 4) des coûts qu’une entreprise devrait assumer pour l’appliquer. on ne reprend pas simplement la structure d’un chapitre d’un volume ou d’un article qu’on a beaucoup aimé. la recension de quelques approches et la justification des objectifs et de l’approche retenue. et le choix justifié de l’approche ou des hypothèses retenues. Peu importe que l’analyse théorique s’inscrive dans un essai théorique ou pratique. 2) des besoins des utilisateurs. que l’on retiendra dans la conception de l’énoncé du cas. Dans un essai théorique. Dans un essai pratique. si l’essai consiste à résoudre la question : Comment une étude de cas pourrait-elle permettre aux étudiants de la maîtrise d’appliquer l’IAS 18?». des divers modes de calcul du coût de revient d’un service et le choix justifié du mode de calcul retenu pour résoudre la question à analyser.3 Analyse théorique en relation avec la question à analyser 5 à 6 pages (une dizaine de pages dans un essai théorique) Nous voici enfin (!) au cœur du travail de l’essai. Page 99 . Pour l’étude d’une question fiscale. l’analyse théorique pourrait englober l’analyse de l’IAS 18 en regard : 1) des qualités pédagogiques du cas. et de façon plus globale la question à analyser. Examinons ces deux qualités. Premièrement.

Pour éviter le piège de se limiter à rédiger un texte qui ressemble trop à un simple résumé. en respectant bien sûr les règles de citation textuelle et de citations des idées expliquées à la section 3. ce qui est pourtant une qualité fondamentale recherchée dans l’essai. etc. l’absence de citations peut aussi être un signe que notre texte contient trop d’opinions personnelles qui n’ont pas été suffisamment appuyées par des analyses d’autres auteurs. on montre qu’on n’a pas assez réfléchi. Opposer les consensus et les divergences entre les auteurs qui ont déjà analysé la question.3 de l’essai. L’absence de citations soulèverait aussi un doute quant à l’éthique. À l’inverse.Deuxièmement. le texte doit constituer une réelle analyse et non un simple résumé de quelques lectures.3 de ce document. il nous faut trouver un équilibre délicat. C’est sans doute sur cet aspect que vous apprécierez le support de votre directeur de recherche! Page 100 . Capsule No 5 Besoin de trucs pour s’assurer que notre texte comprend des analyses? On réfléchit aux possibilités suivantes.2. o o Inclure nos idées et celles des auteurs précédents. Enfin. on ne démontre pas qu’on a pris le temps de lire sur notre question/mandat. en remettant en doute les opinions. o o o Opposer les différences entre les faits et les opinions relevés dans la littérature. si l’on ne fait que citer les idées des autres. Déterminer les conséquences. Concevoir des figures synthèses (des réseaux de concepts). Dans la section 2. pourtant au cœur de notre profession. Si l’on ne cite aucun auteur. des avantages et des inconvénients d’une méthode. du point de vue des parties concernées. Il est alors simple de rapporter fidèlement les idées des auteurs précédents. les résumés de lecture peuvent être annexés à l’essai. d’un changement de structure organisationnelle.

2. Il sera plus pertinent. sera incluse dans cette section. Ces limites peuvent être de nature théorique (le problème aurait pu être discuté autrement). De plus. méthodologique (on n’a pu obtenir toute l’information pertinente) ou pratique (résultats anticipés différents si les hypothèses formulées ne se réalisent pas). les éléments inclus dans les tableaux et figures doivent être repris et expliqués dans le texte. Ces informations peuvent apparaître en annexe si cela est jugé nécessaire. présente de façon cohérente les analyses réalisées. En effet. une présentation sommaire du produit. etc. de présenter dans cette section l’évaluation comparative de la facilité et de la rapidité des deux logiciels en ce qui concerne la création d’une charte. 6. Cette section contient souvent des tableaux et des figures. Rappelons que ces derniers complètent le texte mais ne le remplacent pas. Si le résultat attendu du mandat est un produit tangible (par exemples un tableur Excel pour le calcul du coût de revient d’un service. la direction générale. cette section comprend l’énoncé et la solution du cas. la présentation en format vertical facilite la lecture.). etc. le texte doit annoncer les (comporter un renvoi explicite aux) tableaux et figures. le titre est placé du côté relié. La capacité de reconnaître les limites d’un travail est une caractéristique de toute démarche Page 101 . d’un logiciel comptable. il n’est pas pertinent d’écrire que Monsieur X a été contacté à trois reprises avant qu’un rendez-vous soit fixé et que la rencontre a duré trois heures! Il suffit de mentionner que les informations ont été recueillies par entrevue auprès de Monsieur X.). puis Créer la charte et finalement inscrire le numéro et le nom du compte. revue de documents. Cette section ne doit pas relater dans le menu détail la démarche employée. Si le format paysage est requis. un guide d’utilisation pour l’application de procédures de fin d’exercice. les méthodes de recueil de données (entrevues. il faut choisir Éditer.). il n’est pas pertinent de mentionner en détail dans cette section que pour créer la charte de comptes dans le logiciel A. Elle présente le résultat des données et informations recueillies et les analyses. disons un tableur. Visuellement. etc.4 Réalisation du mandat et recommandations 10 à 12 pages Cette section. les techniques appliquées (benchmarking.). Si le résultat attendu est la conception d’une étude de cas. questionnaires.2. un plan d’affaires. en lien avec la partie précédente contenant l’analyse théorique. les employés de production. les expertises sollicitées (rencontre avec le banquier.6. etc.5 Limites du travail réalisé ½ à 1 page Cette section vise à mettre en garde le lecteur sur les limites du travail réalisé. conclusions et recommandations justifiées issues de ces résultats. Le tableur lui-même sera joint en annexe. Par exemple. Si le mandat est la réalisation d’une étude comparative des fonctionnalités de deux logiciels comptables. utilisation d’un tableur. par exemple.

En outre. Le présent travail comporte certaines limites importantes. seulement trois entrevues ont été effectuées auprès de dirigeants d’entreprises. Pensons par exemple au texte rédigé par un consultant sur sa compréhension du mandat ou sur l’utilisation restreinte de ses conclusions. tirées des essais des années antérieures? Limites du travail réalisée tirées de : Déterminants de l’octroi de crédit et de la politique de crédit des fournisseurs. Tout d’abord. par exemple une utilisation limitée aux dirigeants de l’entreprise pour prendre la décision x. en toute humilité. il ne s’agit pas d’une recherche exhaustive sur le sujet. Par contre. des entrevues avec d’autres dirigeants d’entreprises auraient sans doute amené des commentaires différents. seulement quatre documents de recherche ainsi que deux volumes ont été consultés afin de faire une analyse de la littérature actuelle portant sur le crédit-fournisseur. Au contraire. Qu’on soit clair. afin d’avoir une idée des pratiques de crédit des entreprises. 22. De plus. p. Comment évaluez-vous les « Limites du travail réalisé ». une démarche rigoureuse et éthique exige de préciser les limites du travail. Alors. nous savons qu’un travail de six crédits universitaires ne permet pas d’aboutir à des conclusions qui changeront le monde des affaires. D’autres questions auraient pu mettre en lumière d’autres aspects du Page 102 . De plus. deux documents dataient de plus de dix ans et ils étaient donc moins d’actualité Ensuite. Ainsi. leur nombre n’était pas suffisant pour conclure sur la pertinence et la véracité des hypothèses présentées dans les divers ouvrages consultés.scientifique. le guide d’entretien a été élaboré en se basant uniquement sur la littérature consultée. On ne doit surtout pas associer le nombre ou l’importance des limites du travail réalisé comme étant un signe de mauvaise qualité de l’essai. Tout diplômé d’études universitaires de cycle supérieur doit en effet développer son esprit critique et cela passe par l’autocritique de son propre travail. elle transparaît dans les rapports que les consultants remettent à leurs clients. Malgré le fait que ces entrevues ont été conduites à l’aide d’un guide d’entretien et qu’elles ont permis de faire certains commentaires généraux. Cette autocritique n’est pas caractéristique des consultants qui cherchent à attirer de nouveaux clients.

il s’agissait d’un mandat qui aurait requis beaucoup de travail d’analyse afin de justifier les calculs effectués. En effet.crédit commercial. p. Page 103 . L’évaluation de la participation minoritaire suite au calcul de la valeur aurait aussi pu être effectuée pour le bénéfice de la coop de travailleurs actionnaires.5. avec plus d’honoraires. Il aurait intéressant de présenter une grille d’analyse quantifiant chaque facteur de risque possible dans une entreprise selon des facteurs qualitatifs. 29.2 Limites de l’essai La principale contrainte à la réalisation de l’essai se situe au niveau de la partie théorique. L’entente de partenariat aurait pu faire l’objet d’une évaluation distincte de celle de l’entreprise avec une analyse des risques et menaces propres à la réalisation de cet actif. Puisque mon essai était de nature pratique. 3. il aurait été possible de refaire une évaluation complète des équipements par un expert plus spécialisé dans le domaine des équipements. Néanmoins. il est possible que les notes prises lors des entretiens ne reflètent pas toutes les subtilités des idées exprimées par les répondants. je ne me suis pas concentré sur cette partie.5. J’ai n’ai pas trouvé d’auteurs qui quantifient ou donnent des balises concernant la prime de risque propre à l’entreprise et à son secteur. l’objet d’une recherche théorique sur le sujet. Par exemple. De plus. Il a donc été nécessaire d’émettre de nombreuses hypothèses qui réduisent la fiabilité de la conclusion. l’établissement d’une telle grille pourrait faire à elle seule. Enfin. il aurait été possible d’établir de façon plus rigoureuse des prévisions financières plus détaillées. 3. J’ai concentré mon travail à relever les facteurs internes et externes qui influent sur cette prime. Il faut toutefois rappeler qu’il s’agissait d’un mandat de calcul de la valeur’ 5 où l’étendue du mandat est très limitée. pour diminuer la prime de risque. Limites du travail réalisée tirées de : Évaluation des actions d’une société manufacturière lors d’une vente partielle.1 Limites du mandat Les deux principales contraintes dans la réalisation de ce mandat ont été le peu de temps accordé à la réalisation du mandat et les faibles honoraires chargés au client.

telle que décrite au tableau 3. le prix de vente réel résulte de la capacité de négociation de l’acheteur et du vendeur et qu’il serait pertinent de comprendre les caractéristiques personnelles des parties impliquées lors des négociations. Notons que cette relance est souvent en lien avec les limites du travail réalisé (section 2. Deuxièmement. on doit rester modeste. Ainsi. il est donc souhaitable de vérifier qu’elle est cohérente avec l’introduction. puis liront l’introduction et. On lâche la main du lecteur et on lui indique où il pourrait se rendre dans le futur. il se peut que notre essai soit lu ultérieurement par d’autres personnes qui s’intéressent à une thématique semblable. 2009).3. Enfin. regarderont la table des matières. elle rappelle les conclusions logiques. Page 104 . c’est-à-dire les idées principales et comment elles étaient articulées). Après avoir rédigé le premier jet de notre conclusion. la conclusion de l’essai se termine par une relance. si l’introduction commence par une vision très générale pour amener le lecteur vers une question plus précise. En reprenant l’exemple de l’évaluation de l’actif net d’une entreprise aux fins d’une transaction de vente. c’est-à-dire une nouvelle question qu’il serait intéressant d’analyser ultérieurement. Avant d’en commencer la rédaction. Avant d’en entreprendre la lecture détaillée. la conclusion. La conclusion offre ainsi une image miroir de l’introduction. elle présente une synthèse de l’essentiel du travail. Premièrement. Une bonne conclusion comprend trois éléments. on peut s’imaginer que l’on a deux minutes pour parler de notre essai à un interlocuteur et l’on détermine ce qu’on voudrait dire à ce dernier dans un laps de temps aussi court. la relance pourrait être que. enfin. à l’inverse. « Coté Jeans » (Mongeau. À cet égard. la fourchette de valeurs déterminée serait rappelée dans la conclusion.6. la conclusion se conçoit et se rédige après l’introduction. par exemple en ne généralisant pas à toutes les entreprises une recommandation appropriée à une entreprise précise.3 Conclusion ½ page La conclusion de l’essai rappelle la question à analyser et offre un résumé des résultats obtenus à cet égard. la conclusion part des résultats précis pour aller vers une nouvelle perspective élargie.5 de l’essai). La conclusion n’est pas une simple répétition de quelques phrases repiquées dans les sections précédentes. C’est la dernière chance de faire ressortir les éléments importants de l’essai. indépendamment de la fourchette de valeurs. En effet. À moins qu’une clause de confidentialité n’ait été incluse dans l’offre de service. ces personnes en feront probablement une analyse sommaire. dans un mandat d’évaluation de la valeur de l’actif net d’une entreprise. c’est-à-dire qu’elles liront le sommaire.

Comment évaluez-vous les « conclusions » suivantes, tirées des essais des années antérieures?
Conclusion tirée de : Synthèse des normes portant sur les instruments financiers et leur application dans un cas concret, p. 8. Cet essai avait comme objectif de vulgariser les normes sur les instruments financiers afin d’améliorer les connaissances des comptables en la matière. Il comporte une synthèse des divers chapitres du Manuel de l’ICCA, soit les chapitres 1530, 3855, 3862 et 3863, des exemples chiffrés et une simulation de cas afin que le lecteur ait une vision plus pratique de ces divers chapitres. À notre avis, ce document est une source fiable et relativement complète concernant la comptabilisation initiale des différentes catégories d’instruments financiers, l’évaluation subséquente de la juste valeur des actifs et passifs financiers, la présentation des instruments financiers dans les états financiers ainsi que les instruments financiers dérivés.

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Conclusion tirée de : Analyse des facteurs financiers et non financiers ayant mené ABC Inc. à la faillite, p. 13. L’étude financière du cas de ABC Inc., pour les années financières de 1996 à 1998, a permis de dégager des tendances primordiales qui laissaient présager l’ampleur des difficultés financières qui l’ont amenée à la faillite le 27 avril 1999. Les créanciers possédaient donc les informations nécessaires décider du sort de la proposition concordataire. Cependant, l’information divulguée aux créanciers n’est certainement pas parfaite car elle ne tient pas compte des évènements futurs susceptibles de redresser sa situation financière précaire, surtout dans un contexte où l’avenir d’une entreprise dépend de ses efforts de recherche et de son savoir faire. En d’autres termes, il est important de considérer les objectifs de la direction, les moyens et les actions concrètes qu’elle met de l’avant pour les concrétiser. Cependant, ces derniers critères ne sont pas décrits dans les états financiers â vocation générale. Les documents légaux, quant à eux, ne permettent pas non plus de relever ces informations bien qu’ils soient nécessaires pour aider les créanciers à accepter ou à refuser une proposition concordataire. Somme toute, les créanciers ont refusé la proposition concordataire et la faillite a effectivement été déclarée le 27 avril 1999. Les créanciers ont perdu beaucoup d’argent dans toute cette affaire car la liquidation des actifs de ABC Inc. leur a permis de recevoir seulement 35% de leur créance initiale. Cependant, ce taux de récupération est supérieur à la moyenne qui lui se situe à près de 10%.19
19

Bureau du surintendant des faillites Canada, Analyse empirique de l’efficacité des procédures de réorganisation sous la LF1 et la LACC, Industrie Canada. 2006. Site Web d’Industrie Canada. En ligne. http://strategis.ic.gc.ca. Consulté le 25 avril 2007.

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Conclusion tirée de : Déterminants de l’octroi de crédit et de la politique de crédit des fournisseurs, p. 23. L’objectif poursuivi par le présent travail était de mieux comprendre les déterminants du choix d’une entreprise d’offrir du crédit à sa clientèle ainsi que les facteurs influençant sa politique de crédit. Par ailleurs, les entrevues effectuées auprès de trois dirigeants d’entreprises ont permis d’établir un rapprochement entre les hypothèses présentées dans la littérature concernant le crédit commercial et les pratiques de crédit de quelques entreprises. Ainsi, un jugement plus critique de la littérature consultée a pu être porté. De façon générale, les dirigeants d’entreprises semblaient être en accord avec la littérature portant sur les objectifs du crédit commercial, les déterminants de l’octroi de crédit et les facteurs spécifiques au client susceptibles d’influencer la politique de crédit de leur entreprise. Aussi, les pratiques de recouvrement semblaient être standards dans les trois entreprises et en accord avec les énoncés théoriques. Cependant, les dirigeants ont montré un certain désaccord avec la littérature portant sur les facteurs spécifiques au fournisseur pouvant influer sur leur politique de crédit. Par ailleurs, les entreprises ne semblaient pas modifier leur politique de crédit à la suite de changements dans leur environnement et leur analyse du risque de crédit pour un client donné semblait être moins approfondie que le suggéra la littérature. De plus, les. sources d’informations utilisées aux fins de cette analyse semblaient être fortement influencées par la taille de l’entreprise du fournisseur et les trois entreprises n’utilisaient pas de modèle statistique afin d’évaluer le risque de crédit de leur clientèle. Par ailleurs, selon les réponses obtenues lors des entrevues, les conditions de crédit octroyées semblaient être adaptées à chacun des clients ou groupes de clients de ces entreprises. En conclusion, même si plusieurs facteurs influent sur les pratiques de crédit des entreprises, il reste que ces choix demeurent propres à chaque entreprise et que certaines pratiques de crédit sont particulières au secteur d’activités des entreprises.

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1996. 6. n’a pas pu trouver de place dans le texte et qui est placé à la fin de celui-ci » (Malo. les prévisions financières préparées par les dirigeants ne concordaient pas avec leurs affirmations. sans laquelle le document serait quand même complet » (Malo. p. Il est clair qu’un essai qui ne contient pas le travail décrit dans la section « Résultats attendus » de l’offre de service sera refusé par tout directeur de recherche. Une justification des éléments prendre en compte dans l’ajustement des prévisions et dans la détermination du taux d’actualisation a été effectuée afin de supporter la valeur obtenue. Les autres annexes peuvent inclure les résumés de lecture de certaines références documentaires. Le niveau d’actifs nets tangibles obtenu signifie que le projet d’investissement semble très risqué et permet difficilement de justifier les prévisions établies par la direction. un appendice est « une pièce jointe à la fin d’un document. Il est donc normal que la valeur obtenue selon l’actualisation des flux monétaires caractéristiques soit inférieure à la valeur de l’actif net tangible. à cause de sa longueur. Page 108 . car elle annonce les résultats attendus de l’essai auxquels les évaluateurs référeront avant même d’entreprendre la lecture de l’essai pour s’assurer que le texte est « recevable »1. dont le contenu doit être connu avant d’entreprendre 1 . p. il a donc fallu les ajuster pour mieux refléter la réalité. CBV. 1996. L’approche adoptée fut l’actualisation des flux monétaires futurs selon la méthode de l’actif net réel avec une structure de calcul du taux d’actualisation cohérente. 6). tous des éléments qui requièrent énormément de jugement professionnel. Au moment de choisir si une information doit être donnée dans le corps du texte ou en annexe. Dans tous les essais de notre programme. 1). Le mandat réalisé pour le bénéfice du client avait pour but de déterminer une fourchette de valeurs dans laquelle la juste valeur des actions se situait. Il s’agit donc d’un complément au texte. p. Par comparaison.4 Annexes Établissons d’abord une distinction entre les annexes et les appendices. Elle est complémentaire au texte. Une annexe est un « Document qui. De plus. 30. c’est souvent la longueur de l’information qui nous guide. la première annexe est l’offre de service.Conclusion tirée de : Évaluation des actions d’une société manufacturière lors d’une vente partielle. un historique de rentabilité qui n’est pas représentatif du futur’ et l’évaluation d’une entente de partenariat. L’appendice est donc un supplément au texte. Ce mandat pratique était très complexe selon Jo Blo CA. puisque beaucoup d’éléments de problématique étaient regroupés sous le même mandat tels qu’un projet d’investissement.

) mais qui ne sont pas essentielles à la compréhension de l’essai. diverses statistiques. dont le résumé serait présenté en annexe et l’analyse dans le corps du texte.la conception de la section 2. etc.5 Appendices (s’il y a lieu) Les appendices peuvent contenir le même type d’information que celles présentées en annexe (informations sectorielles. ils contiennent un titre indiqué dans le même format que les titres du corps du texte (voir l’exemple cidessous) et ils sont paginés à la suite des annexes. Tout comme pour les annexes. indiqué dans le même format que les titres du corps du texte. 6. on pourrait y inclure le texte intégral d’une entrevue. Par exemple. il n’est pas superflu de le rappeler. sont numérotées en chiffres romains majuscules (I. etc. Voici un exemple. Elles sont paginées à la suite de la conclusion. diverses statistiques. On pourrait aussi inclure le certificat d’éthique pré-requis selon la nature de notre essai. de la même façon que le corps du texte. des informations sectorielles. Les appendices sont présentés immédiatement après les annexes selon les mêmes règles. Chacune présente un titre. les outils développés (questionnaire ou guide d’entrevue). doit être dédiée à l’analyse d’une question. etc. de la même façon que le corps du texte. Ils sont en effet numérotés en chiffres romains majuscules. Les annexes. la liste des appendices apparaît dans la table des matières. on se rappellera que la table des matières inclut la liste des annexes. présentées immédiatement après la conclusion. Exemple : APPENDICE I FORMULAIRE DE CONSENTEMENT DES PERONNES INTERVIEWÉES Page 109 .).3 de l’essai qui. II. Exemple : ANNEXE I OFFRE DE SERVICE Enfin. Les annexes contiennent aussi le détail des calculs importants qu’il a fallu faire lors de la réalisation du mandat.

2.6 Liste des références (format prédéfini) ½ à 1 page La liste des références est paginée à la suite des appendices. Elle suit les règles de présentation présentées à la section 3.6. de la même façon que le corps du texte.3. Page 110 .2.

Les prochaines sections contiennent. on effectuera la planification financière personnelle de Mme X. en consultant certains sites Web gouvernementaux. événements ou autres renseignements qui expliquent l’intérêt et la pertinence de notre question à analyser. qui contient alors une description du service demandé par le client et les caractéristiques attendues de ce service. 2) obtenir des renseignements de nature économique. L’OFFRE DE SERVICE Lorsqu’un comptable travaille à titre de consultant. on indique si c’est une question de détermination de la juste valeur des actions de l’entreprise ABC ltée (essai pratique) ou de la détermination des facteurs à analyser au moment d’établir une politique de crédit (essai théorique). Si l’essai est de nature pratique. il prépare des offres de service dans lesquelles il fait une proposition de prestation de service à un client potentiel. soit un essai de nature pratique ou théorique. Aux fins de l’essai. puis enfin 4) effectuer les calculs et les analyses pertinentes afin que Mme X atteigne ses objectifs financiers. Cette description précise d’abord le type d’essai qui sera réalisé. Parfois. À titre d’exemple. 3) retenir diverses hypothèses actuarielles et financières. l’offre de service doit aussi tenir compte des directives données par le responsable de l’entité pour qui le mandat sera réalisé. les principaux éléments à aborder. La démarche projetée Suit une brève description de la démarche qui sera retenue. Pour compléter cette partie de l’offre. il faudra : 1) organiser des rencontres avec Mme X pour discuter de ses objectifs et rassembler les renseignements sur ses actifs et ses dettes. c’est-à-dire les faits. À cette fin. pour chaque composante de l’offre de service.CHAPITRE 7. La question à analyser On présente ici la question à analyser qui sera approfondie dans l’essai. on vous demande de préparer une offre de service. La problématique Cette section présente d’abord la problématique. tel le taux d’inflation attendu. Par exemple. cette proposition répond à un appel d’offre. Page 111 . on pourra revoir le chapitre 2 des notes de cours. Le destinataire est votre directeur de recherche et les caractéristiques attendues du produit à livrer (la copie papier de l’essai) ont été amplement décrites dans le présent document. on pourrait préciser qu’après avoir analysé la littérature portant sur les principaux aspects de la planification financière personnelle.

). Cette description précise. recueils. Page 112 . 2009) pour atteindre les résultats attendus. succursale. comptes. délimitation de la question à analyser. Pour compléter cette partie de l’offre. Les étapes Cette section présente les principales étapes à franchir (« coté Jeans de la recherche selon Mongeau.   Familiarisation : par exemple. Déterminer la question à analyser : choix d’une thématique. commercial. Voici quelques étapes courantes. examen de la documentation pertinente interne (chez le client ou en cabinet): manuel de procédures. son secteur et son domaine d’activités (industriel. on doit non seulement avoir une bonne idée du contenu des références documentaires (chapitre 3 des notes de cours) mais aussi de la table des matières (section 4. éventuellement.). lecture préliminaire. s’il y a lieu. Par exemple. Une description sommaire de l’entité où se déroule l’essai met en évidence sa taille. les résultats attendus pourraient être par exemple une analyse exhaustive de x méthodes d’évaluation des actions. il pourra vous dire si un tel certificat est requis et. diagramme d’acheminement. ou 2) un sommaire des avantages et inconvénients d’une modification d’une pratique commerciale menant à une recommandation à cet effet. etc. selon les règlements de l’UQTR. vous aider à en faire la demande. L’essai peut en effet se réaliser aussi bien pour répondre aux besoins d’un client du cabinet d’experts-comptables. etc.1 des notes de cours). Les résultats attendus Dans un essai pratique. d’obtenir un certificat d’éthique. etc.). on pourra revoir le chapitre 2 et la section 4. etc. alimentation.). la section des résultats attendus précise ce que l’entité souhaite obtenir au terme de l’essai en regard de la question à analyser.1 des notes de cours. examen de la documentation pertinente sur le sujet (articles. Dans un essai théorique. consultation des supérieurs concernés et du personnel responsable. qu’aux besoins du cabinet lui-même. Discutez de cette question avec votre directeur d’essai dès le début. S’il s’agit d’un essai pratique. l’unité plus particulièrement touchée par la description de l’essai (filiale. ce pourrait être : 1) une recommandation quant à un logiciel ou à une nouvelle classification de comptes.Si la démarche projetée inclut notamment des entretiens avec des personnes (autres que votre supérieur hiérarchique). Pour compléter cette partie de l’offre de service. publicité. on débute cette section en précisant le type de mandat confié et l’entité qui en bénéficiera. service. transformation. etc. il se peut que vous soyez tenu.

Il permet d’associer une date ou une période à chacune des étapes décrites précédemment. Même si votre premier jet est de bonne qualité. Page 113 . Ne négligez pas la dernière étape indiquée ci-dessus. les mandats d’audit intermédiaire commencent. S’il est une chose sûre. analyses des livres comptables. mesures de temps de travail. etc. etc. implantation. Or. Avant d’entreprendre le stage. la gestion du temps est importante. c’est que le texte que vous remettrez à votre directeur aux fins du premier dépôt fera l’objet de commentaires. sept mois (octobre à avril suivant).Exécution et validation : cueillette des données (entrevues. Modifications demandées par le directeur de recherche en vue du dépôt final. L’échéancier Compte tenu des contraintes de temps dont fait état le paragraphe précédent. inventaire de logiciels existants. Plus on est précis dans l’identification des étapes. car on veut bien prendre sa place et faire bonne impression. immédiatement suivis des mandats de fin d’exercice et de la saison des impôts. aspect non négligeable. Utilisez le tableau de la page suivante pour compléter cette section de l’offre de service. Vous vous rappellerez alors que puisque vous avez consacré plusieurs heures à cet essai. juger et commenter des textes. il est suggéré d’indiquer des échéances pour les diverses tâches incluses dans chaque étape. l’échéancier doit être établi en discutant avec le responsable en cabinet et. Dès le mois de décembre. analyse des données (comparaison. Cela demande inévitablement du temps. éventuellement. est habitué à évaluer. en principe. un échéancier détaillé est fort utile. Il y aura donc des corrections à apporter au niveau du contenu. Pour une meilleure planification. classification. vous n’avez peut-être plus le recul nécessaire pour juger de votre travail (le contenu).    Rédaction de l’essai qui fera l’objet du premier dépôt. on a l’impression que l’on disposera de beaucoup de temps pour faire l’essai. Ces derniers peuvent vous amener à devoir concevoir une nouvelle section. avec le client du cabinet.). Mais tous ceux qui vous ont précédés et qui pensaient ainsi ont constaté que les semaines et les mois passent très vite. ce qui exigera aussi du temps de correction de votre part. C’est donc dire que l’essentiel du travail de l’essai devrait se faire à l’automne. vous devez prévoir que votre directeur aura sans doute annoté la qualité du français (le contenant). plus il est facile de planifier le travail subséquent. Le début du stage demande toujours beaucoup d’énergie.). à en bonifier d’autres. contrairement à votre directeur qui prend connaissance du texte pour la première fois et qui. à retirer certaines parties.  Attention : • • S’il s’agit d’un essai pratique. etc. etc.

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Échéancier Activité Finalisation de l’offre de service selon les commentaires du directeur de recherche Soumission du formulaire indiquant le titre de l’essai … Soumission au directeur de la table des matières détaillée de l’essai … Ressources nécessaires* (ou autres contraintes) Durée prévue Échéance [au plus tard le 1er décembre] [au plus tard le 1er décembre] [au plus tard le 8 décembre]

… Soumission au directeur de la première version de l’essai Corrections demandées Dépôt final
* Voir la section suivante.

[au plus tard le 28 février]

[au plus tard le 1er mai]

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Les ressources Pour la réalisation de l’essai, certaines ressources sont essentielles. Il nous appartient de les planifier et de les indiquer dans notre échéancier. Nous identifions nommément les ressources humaines et indiquons les ressources techniques et financières. Ces ressources varient d’un essai à l’autre, en voici quelques exemples.  Ressources humaines : mise à la disposition du personnel qui détient de l’information liée au projet.  Ressources techniques : salle de travail, ordinateur, service de secrétariat, photocopieurs, etc.  Ressources financières :le remboursement de frais afférents spécifiquement prévus (déplacements, interurbains, reprographie, etc.)

Travail à faire
Après avoir fait l’auto-évaluation de votre question à analyser et l’évaluation de vos premières références documentaires, rédiger un premier jet de votre offre de service que vous soumettrez à votre directeur de recherche.

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mais par la qualité du travail. L’objectif du présent document visait à vous présenter les outils à votre disposition (ressources documentaires. Même s’il n’est ni un mémoire de maîtrise. utiliser des références documentaires non pertinentes ou de mauvaise qualité. Comparativement aux travaux réalisés pendant le baccalauréat. En somme. la lecture et la réflexion. ni une thèse de doctorat. Page 117 . l’essai se distingue d’abord par son ampleur. potentiel de Word et de Excel). Rappelons que l’ampleur n’est pas traduite par le nombre de pages.CONCLUSION La rédaction d’un essai n’est pas un simple travail de session qui compte pour 20 ou 30 % d’un cours de baccalauréat de trois crédits (3 ct x 45 heures de travail par crédit x 20% = 27 heures). Rappelez-vous que le « côté Jeans » de la recherche (Mongeau. la réalisation de l’essai sera stimulante dans la mesure où vous travaillerez de façon méthodique et avec rigueur. Cela ne veut pas dire que votre travail sera linéaire et étapiste. L’essai se distingue par sa couleur scientifique et rigoureuse. espérons que votre travail des prochains mois vous aidera à développer votre sens critique et votre rigueur. L’essai est l’unique exigence d’un cours de six crédits universitaires (6 crédits x 45 heures = 270 heures). En terminant. ne pas préparer des fiches de lecture). on s’attend à ce que vous fassiez preuve de jugement critique (apport personnel) et non seulement que vous résumiez ce que vous avez lu. 2009) est un travail marqué de va-et-vient entre la délimitation de la question à analyser. les erreurs des étudiants qui vous ont précédés et les différentes sections de l’essai que vous finaliserez. quelques conseils pour éviter les pièges les plus courants (mal définir sa question à analyser.

tels que les conjonctions de coordination et les conjonctions de subordination. on peut. Méthode en six étapes 1. 10). verbes. Plus on le pratiquera..ca/InfoSphere/ La paraphrase est […] un art. etc. fermer le livre et réécrire de mémoire le passage dans ses propres mots. Il est plus facile de réécrire dans ses propres mots un extrait de texte dont on a saisi le sens. Attention : il ne faut pas remplacer chaque mot du passage original par un synonyme. on peut consulter le tableau d’équivalence des connecteurs logiques (voir fichier distinct). Pour s’aider. il faut d’abord bien comprendre le texte original. On peut introduire sa paraphrase avec une formule qui indique quel auteur on paraphrase.bibliotheques. Remplacer certains mots (noms. adjectifs. adverbes. On doit choisir des mots qui ont sensiblement la même signification que ceux utilisés par l’auteur. car elle montre qu’on a vraiment compris ce que l’auteur a voulu dire.ANNEXE I LES PARAPHRASES Le texte qui suit est une reproduction tirée de http://www. adjectifs. adverbes. Si on n’est pas certain du sens d’un mot. De plus. il faut le vérifier dans le dictionnaire. Pour ce faire. p. Exemple Selon Chénetier (1989). modifier les connecteurs logiques. Pour faire une bonne paraphrase. verbes. On doit aussi sélectionner des mots avec lesquels on est familier. L’enchaînement entre nos idées et celles des autres sera par le fait même plus fluide. Modifier la structure des phrases Il faut changer l’ordre des mots. 3. meilleur on deviendra. Il s’agit donc ici de Page 118 . Son utilisation est importante. il faut s’assurer de conserver le sens des propos de l’auteur. Changer les parties du discours Les parties du discours sont les différentes catégories parmi lesquelles les mots de la langue sont répartis : noms. c’est-à-dire réécrire les phrases sous une nouvelle forme.uqam. comme Selon X ou D’après X. voici une méthode susceptible de vous aider.. car ce sont nos mots et non ceux de l’auteur qui apparaissent sur la page. Sinon. mais simplement les mots les plus importants.) par des synonymes Lorsqu’on paraphrase. 2. elle permet de mettre en valeur notre propre style d’écriture. bon nombre de Français pensent à Hemingway ou à Steinbeck lorsqu’il est question de littérature américaine (Chénetier [1989]. on peut tout simplement lire le passage qu’on veut paraphraser plusieurs fois. Si on est à l’aise avec la paraphrase. entre autres.

ce n’est pas le travail qui pose problème aux workaholics. et. un verbe par un nom. etc. C’est plutôt le fait qu’il leur est impossible de retirer une quelconque satisfaction des moments de détente. Lorsqu’ils ne travaillent pas (les week-ends ou pendant les vacances). mais également que la paraphrase renferme bien les idées de l’auteur. Il est donc essentiel d’indiquer la référence du texte qu’on a paraphrasé. et ce à un point tel que cela aura Page 119 . un adjectif par un nom. Texte paraphrasé D’après Patrick Légeron. Ce changement va sans doute altérer l’ordre des mots dans la phrase.remplacer un nom par un verbe. 6. Comparer la paraphrase à l’extrait original De cette façon. Ne pas oublier d’indiquer la page à laquelle on a pris l’information. Effectuer tout autre changement jugé pertinent Tout changement qui permet d’exprimer autrement les idées de l’auteur peut être apporté à l’extrait original. 4. Texte paraphrasé La commercialisation de ce médicament s’est effectuée au Canada seulement. ils se sentent mal. Indiquer la source Bien qu’on ne reprenne pas les mots exacts de l’auteur. on s’assurera non seulement qu’on n’a pas utilisé accidentellement les mêmes mots ou la même structure de phrase que l’auteur. tiré du livre Le stress au travail de Patrick Légeron. insatisfaits. comme les fins de semaine et les périodes de vacances. par contrecoup. cela pourrait donner le résultat suivant : Texte original Leur principal problème n’est pas tant le travail lui-même (ils y excellent souvent) que leur incapacité totale à trouver du plaisir en dehors de celui-ci. on reprend tout de même ses idées. 5. Texte original Ce médicament est commercialisé au Canada seulement. Exemple de paraphrase Si on désire paraphraser l’extrait suivant portant sur les workaholics. s’investissent encore plus dans leur travail.

68. Page 120 .pour conséquence qu’ils se consacreront encore plus à leur travail. Le Stress au travail. 2003. p. Paris : Odile Jacob.1 ___________________________ 1 Patrick Légeron.

l’entreprise A juge que le est trop court afin de permettre l’écoulement des stocks de ce fournisseur à un prix respectable. ÉTABLISSEMENT D’INDICATEURS DE PERFORMANCE POUR DES SECTEURS PARTICULIERS D’UNE ENTREPRISE Le mandat consiste à établir des indicateurs de performance pour les secteurs de la production et des ressources humaines et de fournir les outils qui permettront aux employés de les calculer et d’en faire le suivi. Par contre. Procéder à une description des contrôles internes en rencontrant des membres de l’organisation. L’objectif général était donc de mieux connaître le chapitre 1300 tout en essayant d’en dégager les principaux effets pour certains clients du cabinet. Relever les lacunes des contrôles internes et les contrôles inefficaces. Tester les contrôles en place pour évaluer leur efficacité. IMPACTS FISCAUX DE LA TRANSMISSION D’UNE SOCIÉTÉ FAMILIALE Analyse des méthodes de transmission et leurs implications fiscales au niveau corporatif et personnel en prenant pour acquis que les successeurs n’ont pas les fonds nécessaires pour effectuer un achat pur et simple. Page 121 . ÉVALUATION DES PERTES ENGENDRÉES PAR LA RÉSILIATION D’UN CONTRAT AVEC UN FOURNISSEUR L’entreprise A est confrontée à un litige avec l’un de ses fournisseurs principaux. humaines et matérielles de cette organisation. 1 . Par ailleurs. tel l’impact de la diminution de la gamme de produit offert par l’entreprise A. Ces exemples sont tirés du Guide de l’essai des années antérieures. ANALYSE DE L’EFFICACITÉ D’UN LOGICIEL DE VÉRIFICATION ET PRÉSENTATION DES AMÉLIORATIONS À LUI APPORTER Un cabinet comptable a fait l’acquisition d’un nouveau logiciel de vérification. Ce dernier a résilié un contrat de longue date avec l’entreprise A en leur donnant un préavis de 30 jours comme le stipulait le contrat initial. ÉVALUATION D’ENTREPRISE LORS D’UNE RÉORGANISATION POUR FIN DE CRISTALISATION DU GAIN EN CAPITAL Évaluation de la juste valeur marchande des actions avec l’emphase sur le choix de la méthode d’évaluation ainsi que le choix du taux de capitalisation. Formuler des recommandations portant sur de nouvelles mesures de contrôle interne à adopter pour pallier aux lacunes présentes dans l’organisation tout en tenant compte des limites financières. mais il s’avère que celui-ci ne répond pas de façon adéquate aux besoins actuels des préparateurs de dossiers. INFORMATION DIFFÉRENTIELLE ET SES IMPACTS Cet essai consistait à faire une analyse et une critique des différents impacts du chapitre 1300 du Manuel de l’ICCA sur la présentation des états financiers de différentes entreprises. Une analyse approfondie des principales limites sera effectuée afin de déterminer les améliorations qui devront être apportées. Ces améliorations se réaliseront par la création d’un fichier informatique qui viendra compléter le logiciel déjà existant et qui prendra la forme d’un fichier Excel. une évaluation des pertes occasionnées par la fin du contrat serait nécessaire pour évaluer l’ampleur du départ de l’un des principaux fournisseurs.ANNEXE II AUTRES EXEMPLES D’ESSAIS RÉALISÉS1 ANALYSE DES LACUNES DES CONTRÔLES INTERNES ET RECOMMANDATIONS Procéder à l’analyse des lacunes des contrôles internes et des impacts que ces lacunes peuvent avoir sur l’organisation.

de concevoir le logiciel et de le réaliser. le but de l’essai sera d’analyser les objectifs et besoins pédagogiques du cours. Cerner l’impact de l’intégration des frais généraux de fabrication sur le prix de revient dans les soumissions. Dans cette optique. Cependant les logiciels existants ne répondaient pas aux objectifs pédagogiques du cours ou bien étaient trop coûteux. les états financiers des fonds de placements devraient-ils faire l’objet d’une normalisation afin de s’assurer de la compréhensibilité et de la comparabilité de l’information financière ? INTÉGRATION DES FRAIS GÉNÉRAUX DE FABRICATION DANS UNE SOUMISSION Identifier les frais généraux de fabrication pertinents qui doivent être inclus dans une soumission. RELATION ENTRE LES DÉCLARATIONS DE LA DIRECTION ET LA COTE BOURSIÈRE Analyser les informations divulguées par la direction et faire le lien entre cette divulgation et la cote boursière des entreprises choisies. PLANIFICATION FINANCIÈRE FACILE : CONCEPTION D’UN OUTIL DE PLANIFICATION Le professeur du cours Planification financière et fiscale a jugé nécessaire l’utilisation d’un logiciel de planification financière à l’intérieur de son cours. Identifier une base de répartition des frais généraux de fabrication propre à la situation de l’entreprise.INFORMATION FINANCIÈRE PUBLIÉE PAR LES FONDS DE PLACEMENTS Afin de s’assurer de la satisfaction des besoins d’information des principaux utilisateurs. Page 122 .

1 031 p. Louis. . Sébastien.RÉFÉRENCES Boussinot. (Sans date). Pierre. Page 123 . Dictionnaire de la comptabilité et de la gestion financière. 2009. Roger. Montréal : Les Édition du Boréal. sciences humaines sciences de la gestion.ca/InfoSphere/ >. InfoSphère. Toronto : Institut canadien des comptables agréés.ca/devoir/ >. Le devoir conjugal. 2009. Consulté le 6 avril 2010. juin juillet 2009. 2006. . Marie. Consulté le 6 avril 2010. Réaliser son mémoire ou sa thèse – Côté Jeans & Côté Tenue de soirée. 2003. MGLBD. 2010.cheneliere. 1981. En ligne. Tremblay. Paris : Bordas. . < http://www. (Sans date).ualberta. Multi Dictionnaire de la langue française.uqam. Nadi et Andrée Lavigne.info/cheneliere-mc/materialdetails. Marie-Éva. Un parallèle entre les deux référentiels comptables. En ligne. En ligne.com/archives-fr/editionimprimee/2009/june-july/features/camagazine18633. Université d’Alberta. 1 542 p. 230 p. . 1 581 p. Le coffre à outil du chercheur débutant.camagazine. Mongeau. . Malo. Guide de la communication écrite au Cégep.bibliotheques. 2006. Thèse de doctorat en cours de réalisation. à l’université et en entreprise. Le rôle des directeurs généraux d’une institution financière coopérative dans la détermination de la provision cumulant les pertes liées à des prêts commerciaux précis. Dictionnaire du bon français. analogies et antonymes. 145 p. < www. -été 2009.. 2e édition. 1996. Jocelyn. Québec : Presses de l’Université du Québec.pomme. Ménard. 2004. (2009). Girodet.. < http://www. Consulté le 6 avril 2010. Service des bibliothèques de l’UQAM. Consulté le 6 avril 2010.aspx >. 322 p. . 1981. Chlala. Montréal : Éditions Québec Amérique inc. « Sept normes côte à côte». Létourneau. En ligne. Montréal : Chenelière/McGraw-HIll. 260 p. Raymond Robert et Yvan Perrier. Montréal : Les Éditions Québec/Amérique inc. Savoir plus – Outils et méthodes de travail intellectuel. Dictionnaire des synonymes. De Villers. Paris : Bordas. Deschênes. camagazine. < http://www.do? action=display&materialdetail_id=51980 >. Jean. 896 p.

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....INDEX Analyse théorique.............................. 111 progression binaire..................64 progression dialectique.....15.....99 annexe...................................................................................101 habiletés de lecture..................................................108 bases de données................................................112 citation des références documentaires..........31 référence complète du document............30 tableaux...............101 textbooks.........54 opérateurs bouléens...............................................................................47 idéateurs.19 thématique.......................52 résumés de lecture..........................38 plan détaillé.......................................55 limites du travail réalisé.........80 pagination......33 organisation des idées...........................95 échéancier.......................................................64 progression linéaire.. 86 mots-clés.....100 sommaire..54 commentaires et des idées personnels...................................... 111 Recherche par sujet........................................................15 thèse de doctorat...48 introduire une citation............................63 ponctuation............................. .....112 fiches de lecture...........................66 problématique............................111 Page 125 ...........................................116 résultats attendus..............15....................................33 certificat d’éthique....................64 qualité d’une référence documentaire................................80 paraphrase................52 conclusion................................................................10 Description/compréhension du client/de l’entreprise..................................................................54 question à analyser...................................................................... 88......................................................101 liste des références............................7 titre définitif......40 quand on doit citer........24 type d’essai.............63 pages liminaires......53 Comment citer ses sources...59 mots clés....................................81.....................30 ressources.........................112 résumé................................104 démarche......113 étapes..............81 sources pour repérer les références documentaires..................................................................58 pertinence d’une référence documentaire ..............50 figures...........................................................................................................51 références documentaires...........................................................................................................................................................................51 notoriété publique..........................................................54 quand on doit éviter de citer.......................................................108 appendice..........64 progression thématique.............111 démarche scientifique..............