Sciences politiques

cf. cours papier 2.1. Fondation Ve république

Entre 1949 et 1958. Forme félicitaire du régime. 2.2. La confirmation de La Ve : 1969 – 2002.

1er question après abdication de Gaulle : Va t-elle survivre à son fondateur ? D'abord Pompidou, puis VGE, (styles très différents.) confirment la suprématie du président de la République. Débat constitutionnelle moins visible, mais demeure, notamment dans les média. Preuves : 5 juillet 1972, Pompidou obtient démission de son 1e ministre, Macque ChamanDelmas. De Gaulle, même séparation en avril 62, mais démission « d'accord ». (veut clore l'affaire algérienne et se refaire une virginité auprès des Politiques.) Pompidou entre en désaccord. Juin 1969, Jacques Chaban Delmas fait discours sur « nouvelle société » sans en informer Pompidou. Irritation. Puis démission de son 1e ministre en juillet. 1976 : Jacques Chirac prend initiative de démission. Duel Giscard/ Chirac ; Chirac très critique, mais VGE continue de dominer vie politique. Suprématie président. Du temps de de Gaulle, domaine reservé (domaine où pas de compte à rendre, sans besoin accord 1e ministre. Etend ce pouvoir sur défense, économie et relations étrangères.) Sous VGE, domaine étendu au social. Questions de société peuvent désormais occuper les présidents. Pdts ont-ils porté atteinte aux textes ? Non, même si en ont eu l'idée ; tenter de promulguer le Quinquennat par Pompidou ; mais échec. (Pompidou se sait condamner à mort dès son entrée à l'Elysée.) VGE a élargi en 1974 le droit de saisine du conseil constitutionnel à 60 députés ou sénateurs. Droit pour l'opposition. Modification des conditions pour être candidat à la présidence (majeur, pas de casier judiciaire, 100 parrains politiques, augmenté à 500 dans 30 départements différents, à moins de 10% par département, sous VGE, car devenait trop facile de devenir candidat. Discrédit possible de la fonction.) Pompidou fragilisé par sa santé en 1973. VGE oublie vite sa critique à de Gaulle sur « exercice du pouvoir solitaire » (début janvier 1966). VGE donne ordres à ses ministres, s'occupe vitesse Marseillaise, etc, etc... Changement de majorité sous Mitterrand n'entraîne pas de chgmnts de Constitution. (cf. Le coup d'état permanent) [Art. 16 tjs là, par exemple...], malgré réputation de l'homme qu'est

Mitterrand. Pratique tombée en désuétude, typiquement gaullienne : remise en question permanente du pouvoir présidentielle. Pompidou : un référendum sur construction européenne. Se désolidarise lui-même de cette question (espérait diviser la gauche, mais beaucoup abstention de nombre de Gaullistes) Mitterrand : novembre 1988 : réferendum sur statut Nouvelle-Calédonie => abstention en masse. Référendum de Maastricht : oui, à peu. Mais s'en désolidarise aussi. 1986 : recours à la proportionelle. Mitterrand veut briser la Droite par ce biais. Victoire pourtant de la droite modérée, sans FN. Battu aux législatives, il ne considère pas son mandat comme remis en cause. Mitterrand : deux revers législatifs. Mais reste et demeure. Décide de cohabiter avec Droite. Doit s'incliner devant texte voter par le Parlement. Débat constitutionnel : Pdt encore homme fort dans cohabitation ? Souvent 1e ministre prépare et expose au pdt, qui se cantonne au remarque. Pdt reste compétent quant aux armées et à la politique étrangère. Négociation souvent avec son 1e ministre lors de choix des hauts fonctionnaires. Cohabition : régime « primoministériel ». Présidentialisme : en replis quand cohabitation. 2.2. Préservation de la Ve République : 2002-2010

21 avril 2002 : République menacée. Record absolu de la réélection de Chirac. Durée du mandat pdtiel ramené de 7 à 5 ans. Synchronisation des pdtiels et des législatives. Mais si pdt meurt, pas de dissolution de la chambre. Pdt conduit campagne de son partie pour ses députés. Demande majorité parlementaire au peuple. Dirige sa majorité comme il l'entend. Est et demeure homme fort. Révision constitutionnelle du 27 juillet 2008 : Question de « l'hyperprésident. » : loi constitutionnelle ne modifie pas art. 5, 20 et 21, contre volonté de l'actuel pdt. Réforme de 2008 ne fait qu'infléchir pouvoir pdt. Limite mandats (pas plus de deux mandats CONSCUTIFS). Ramène droit de grâce pdtiel aux seules demandes individuelles. N'est plus le pdt du conseil supérieur de la magistrature. Encadre pouvoirs exceptionnels de l'article 16 (pas plus de deux mois, etc...). Pouvoir pdtiel aussi encadré lorsqu'il s'agit de ses nominations. Avis d'une commission parlementaire, y compris pour conseil constitutionnel. Si commission s'oppose aux nominations à hauteur de 3/5, nominations refusées. Hyperprésidentialisation du régime. Discutable, car pouvoirs pdt sont « réduit » par réforme 2008. Par rapport à de Gaulle et à VGE, décisions législatives sont de plus en plus européennes. Pts de vue éco : pdt n'a plus même levier de commande qu'en 1959. Qu'il soit de plus en plus visible, ne change pas son pouvoir. Ses pouvoirs se réduisent alors que sa présence est de plus en plus prégnante.

3. Le président hégémonique. Pouvoir hégémonique car excerce six des sept pouvoirs : − − − − − − Formation du gouvernement (quand pas de cohabitation) Droit de dissolution de l'Assemblée Nationale Droit de réferendum Pouvoir de signer les ordonnances Nomination des Hauts Fonctionnaires. Pleins pouvoirs en cas de crise majeure.

N'a pas, comme pdt américain, de véto législatif. Mais peut demander nouvelle déclaration de la loi. Pouvoir du pdt sous la Ve énorme. Plus grand que sous la Ive et la IIIe. Pouvoir bien plus grand que dans d'autres pays. Pourtant, France est régime semi pdtiel, semi parlemantaire. 3.1. Un statut proéminent.

Surlégitimité du pdt. En effet : élu par TOUS les Français. Bénéficie d'une sousresponsabilité, reconnue par la Constitution (n'a de compte politique à rendre à personne.) 3.1.1. Source de « surlégitimité »

Suffrage universel direct. (SUD). De Gaulle ne voulait pas être élu par slmt des grands électeurs, mais pb des colonies et du statut des colonisés. 1962 : Ve République refondée. 3.1.2. Un mandat protégé

En fonction de sa durée (7 ans, puis 5 ans en 2000). Réforme a entraîné surpolitisation du rôle du chef de l'état. Durée a changé beaucoup de choses : durée réduite, donc autant de choses à faire en moins de temps. Protection du mandat pose question des avantages matériels, de l'incompatibilité de tous métiers à côté de la fonction de Président, et celle du délit d'offense. Principe de l'irresponsabilité constitutionnel du Président (le pdt ne peut pas mal faire). Immunité pénale absolue pour actes accomplis durant son mandat. Une exception avec de Gaulle : irresponsabilité politique surmontée avec référendum et dissolution de la chambre. Responsabilité politique : de Gaulle engage son mandat sur décision du peuple. 3.2. Un pouvoir dominant. 3.2.1 Pouvoirs présidentiel

Article 5. Pouvoir : cf. article 8, 11, 54, etc... Article 8, alinéa 1 : droit de choisir premier ministre ; soumis à aucune consultation, mais ne peut pas ignorer contexte politique. Depuis 1993 : François Fillon et Nicolas Sarkozy ont fait le choix de Balladur. Erreur, mais retour sous gouvernement Chirac. Dès 2007 : les deux ont établi programme, d'un commun accord. Article 11 : Recours au référendum Article 12 : Dissolution Assemblée Nationale. Peut être faite pour avoir majorité, ou bien pour résoudre crise politique ; ou encore, dissolution « coup politique », comme a voulu le faire Pompidou à propos de la construction européenne (volonté de séparer Socialistes et Communistes), mais échec. 3.2.2. Pouvoirs partagés

Pouvoir sur les ministres. 4. Le premier ministre Faiblesse relative du 1e ministre (différent des autres pays européens). Chef de file de son partie. Fort si son partie est fort. Faiblesse du chef du gouvernement a toujours été effective. Au début de la Ve République, Michel Debré n'est pas sur même ligne que de Gaulle. Pour lui, 1e ministre est chef gouv (différent de de Gaulle). Faiblesse est très grande quand il est choisi librement. (Sondages sont représentatifs d'un moment bien souvent ; sondage intéressant dans le détail ; prendre en compte le contexte socio-économique.) Deux types de 1e ministre : − Premier, quand pdt a légitimité politique. − Deuxième, plus souvent un collaborateur personnel du président, propulsé à l'Élysée ; assez souvent inconnu. Premier ministre révocable ; d'après constitution, seule l'Assemblée Nationale peut révoquer le 1e ministre, ou bien lui de démissionner. Mais pdt n'a pas le droit de révoquer le 1e ministre. 4.2. Un premier ministre important opérationnellement Même si maltraité, premier ministre est toujours important opérationnellement. 4.2.1. Chef de l'administration

Chef des normes avec Assemblée Nationale ; nomme emploi civil et militaire. Rôle

considérable en matière de décret. 90% des normes sont du 1e ministre. Chef véritable de l'administration. 4.2.2. Un arbitre indispensable ?

Arbitre entre les ministres, notamment en matière budgétaire. 4.2.3. Faut-il garder le Premier Ministre ?

Important pour gestion et coordination gouvernementale. Maintien du 1e ministre est meilleur manière de conserver république parlementaire. Séparation des pouvoirs au sein de l'exécutif, qui peut changer selon le contexte. 5. Le gouvernement incertain Gouvernement rattaché au 1e ministre, non sans une certaine ambiguïté. Distinction Pdt et 1e ministre. Art. 20 : Gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation. Art. 9 : Pdt conduit Conseil des Ministres. Donc en fait parti. 5.1. Une formation sous contraintes

Contraintes politiques ET médiatiques. Stabilité gouvernementale plutôt limitée. Sous de Gaulle, 5 gouvernement en 10 ans, Pompidou 4 en 5ans, sous VGE 4 en 7, sous Mitterrand, 9 en 14 ans, sous Chirac, 7 en 12 ans ; sous Sarkozy, problème car remaniement n'est pas vraiment changement. 5.1.1. Les contraintes politiques

Rappel de comment son recruter les ministres (concordance des majorités ou non). Dosage politique est contraignant : Borlo n'a fait son entrée dans le gouvernement que parce qu'il était le chef du parti Radical. Jean-Louis Borlo devient de l'Ecologie. Cette place était reservé à Juppé, mais ce dernier est battu à Bordeaux ; n'a plus donc aucune force, aucun appui. Comment compose t-on un gouvernement ? Appel souvent à des parlementaires. Mais ces derniers temps, ouverture à la société civile. Ces personnes sont recrutés sur leur capacités. Tandem avec des politiques professionnels. Rachida Dati, à la justice, ou Christine Lagarde, ou Rama Yade sont issues de la société civile. Question de l'itinéraire, de la formation, des grandes écoles. De Gaulle a initié une tradition sous la Ve République, de recruter des personnes ayant fait de grandes écoles. N. Sarkozy marque la rupture, avec un seul ministre énarque dans le premier gouvernement Fillon. N. Sarkozy et F. Fillon sont des politiques quasiment professionnels. ENA n'est aujourd'hui

plus nécessaire. « Désnarchisation » depuis 2008. Prédominance néanmoins des juristes dans le gouvernement, des littéraires (Darcos), des scientifiques( Bachelot), et des commerciaux. 5.2. La vidéocratisation

Trois types de membres à bien distinguer : − Parlementaires élus du peuple (Députés, Sénateurs, Conseil général ou régional) − Ministres et secrétaires d'Etat technocrates, recrutés sur leurs compétences et leurs rayonnement. (Christine Lagarde, Jean-Pierre Jouyet, Christine Albanel) − Ministres et secrétaires d'Etat vidéocrates ; tirent leur légitimité du petit ou du grand écran. Exemple de Fadella Amara, Rachida Dati, Bernard Kouchner, Martin Hirsch 5.2.1 Le fonctionnement

Nombre de membres d'un gouvernement peut varier. Deux exemples : − Gouvernement resserré de Chirac 1986 comprend 26 membres − Le second gouvernement Rocard en comprend 49. Suppose redécoupage et remaniement ministériel pour ne pas trop accorder de pouvoir à untel, ou accord son entière confiance à un autre. Six catégories de membres du gouvernement : − Les ministres d'Etat (Différence avec les autres ministres d'ordre protocolaire et de rémunération). Mitterrand devait composer avec les composantes qui l'on élu. − Les ministres à part entière − Les ministres délégués , rattachés à un autre ministre (par exemple, François Barouin, rattaché à Christine Lagarde) − Secrétaires d'Etat autonomes (propre secrétariat d'Etat ; ne dépend de personne, par même du Premier Ministre) − Secrétaires d'Etat rattachés (à un ministre, ou au Premier Ministre) − Nouveau type de membre avec N. Sarkozy : Deux hauts commissaires (similaires aux ministres sans en être ; déjà eu cours sous la Ive République) (Actuel : Martin Hirsch) Gouvernement à géométrie variable : Ministres participent à chaque Conseil des Ministres, tandis que les secrétaires d'Etat n'y sont conviés que lorsqu'ils sont concernés par l'ordre du jour du conseil. Gouvernements peut-être avec tous les membres, sans le Président, ou en petit comité. 5.2.2. La corporatisation gouvernementale

Ministre n'est plus le responsable de la politique publique dans son domaine, mais est de plus en plus le représentant des syndicats de son domaine. Exemple du Ministre de l'Intérieur, souvent porte-parole des syndicats de police. Certains ministres de l'agriculture se sont fait le porte-parole de la FNSEA, aussi par exemple. Contre-exemple de Rachida Dati qui a reformé la carte judiciaire, a contrario de la plupart des magistrats. Le ministère de la justice n'était alors pas le ministère des juges.

6. Le Parlementaire Thématique du Parlement minoré. Deux chambres : Assemblée Nationale et Sénat. Thèse : Parlement français est minoré à l'égard de sa représentation, de son activité législative et de son activité de contrôle ? Représentation du parlement sociologiquement modifié. Elu démocratiquement, mais pas forcément représentatif sociologiquement et politiquement. Députés et Sénateurs sont toujours législateurs ; interpellent beaucoup le gouvernement par écrit ou par oral. Mais ce dernier n'apporte que des réponses académiques à ces remarques. Pouvoir de contrôle : question se pose de savoir si contrôle gouvernemental n'est pas plus effectué par les média que par les chambres. Le véritable responsable ne peut jamais être présenté non plus au parlement. 6.1. Une représentation parlementaire déformée

Touche les deux chambres. Deux chambres sont déformées de manière indistinct. 6.1.1. La déformation de l'A.N.

Scrutin majoritaire à deux tours. Exemple : − Législatives de 2002 : Partis % Suffrage exprimé au 1e tour % de sièges PCF 5 4 PS 25 24 Verts 5 0,4 UDF 4 5 UMP 24 63 FN 11 0

− Législatives de 2007 : Partis % Suffrage exprimé au 1e tour % de sièges PCF 5 4 PS 28 23 Verts 3 1 UDF 8 0,5 UMP 45 59 FN 4 0

Faut-il adopter un scrutin à la proportionnel ou non pour corriger ces écarts importants, survalorisant les grands partis et minorant les petits ? Mais la déformation la plus discuter est la déformation sociale ; sur genre et catégorie socioprofessionnelle des députés. Femme toujours peu nombreuse à l'A.N. : − 1997 : 10,9% députées − 2002 : 12.3% députées

− 2007 : 18% députées Partis politiques quand en ont les moyens, préfèrent payer les pénalités de discriminatiopns des femmes. Cadres et supérieur dominent à l'A.N., alors que les catégories populaires en sont exclues. Ecart A.N. / Population totale. Cadres et Professions intellectuelles supérieures (membres de la haute administration, profession libérale) : 61% des députés, pou 8% de la population active. Ouvrier : 0,7% à l'A.N., pour 14% des actifs. Employés : 1,7% à l'A.N., 16% des actifs. 6.1.2. Au Sénat

Suffrage restreint pour le Sénat. Recours au suffrage restreint, notabiliaire. Sénat pas plus déformé qu'A.N. PCF : 6,7% des sièges au Sénat PS : 33,8% des sièges Radicaux droite et gauche : 4,9% Centristes : 8,4% UMP : 44% FN absent du Sénat comme de l'A.N.. Sénat moins déformés. Féminisation : 21,9% de Sénatrices. Avant : 18,2% de femmes. Il y des agricultures au Sénat, mais aussi des artisans et des industriels. 6.2. Un travail législatif déformé

Constitution affirme qu'initiative de la loi doit être partagée entre Parlement et Gouvernement. Exact dans les faits, mais de manière étrange. 82 lois sont adoptées en 2002/2003, dont 18 sont à l'initiative du Parlement (soit 21,8%). Importante partie du budget n'est plus voté par le parlement (40 milliard sur 350 milliard d'euros) Inflation législative : le nombre de loi votées augmentent chaque année. Parfois lois sont inutiles : vide de sens, de contenu et d'intérêt, ou encore loi non appliquée. Deux exemples : − loi inutile : loi de financement de la S.S. De 1996 ; inutile car objectifs nationaux n'ont jamais été respecté. Ou alors objectifs irréalisables (cf. loi du 20, loi du JT...) 6.3. Contrôle du Gouvernement limité

A.N. Peut renversé le gouvernement, le Sénat, non.

6.3.1.

Un triple contrôle possible

Article 49 de la Constitution, alinéa 1 (déclaration de politique générale), 2 (motion de censure), et 3 (vote sur un seul texte, lorsque majorité menacée). 49.3 abrogé en 2008. De 1959 à 1962, les gouvernements posent la question de confiance dès leur formations. Pratique d'investiture. Par la suite, cette close n'est plus considéré que comme une possibilité. PM peuvent demander la confiance aux députés. Changement entre 1962 et 2008, interprétation permet aux PM et au Président, élu par le peuple, de légitimer le gouvernement qu'ils ont choisi, donc, que le peuple a choisi. 2008, réforme Balladur : Parlement et Président de la République communiquent par lettre lues par le Président de la chambre ; le Président de la République peut se rendre personnellement devant la chambre (/!\ pression physique du Président sur sa majorité /!\) Article 49.3 : le parlement doit se ranger. Sinon, motion de censure, dissolution de Parlement comme punition, non réinvestiture des « traîtres ». 6.3.2. L'interprétation défaillante

Responsabilité du gouvernement engagée dans les question ouvertes. A.N. Et Sénat ne parviennent pas à capter attention sauf quand accrochages et/ou petites phrases assassines. 7. Le Conseil Constitutionnel Apparaît comme un organe en émancipation. Conseil Constitutionnel chargé du contrôle de la constitutionnalité des lois, mais aussi d'autres textes. Originalité française. Place pleine et entière dans la Constitution. Problématique de l'émancipation. 7.1. Une composition originale

Composé de membres nommé d'une part, mais aussi membre de droit, à vie (anciens présidents, comme VGE et Chirac). Membres sont 9 nommés pour 9 ans, renouvelé tous les trois ans (Président de la République, du Sénat et de l'A.N.). Nomination soumise à un contrôle parlementaire, effectué par des commissions parlementaires permanentes. Présidents sont élus à vie ; question de politesse à l'égard des Présidents de la Ive République. Lorsque Constitution adoptées en 1958, encore deux Présidents : René Coti, qui allait céder sa place à de Gaulle, et Vincent Auriol ; siègent au Conseil Constitutionnel par politesse, par transition. Auriol aurait pu rester, mais a démissionné par désaccord. De Gaulle a refusé d'y siègé Politesse, mais anomalie, car perturbe le fonctionnement de l'institution, en la politisant (si droite longtemps au pouvoir, droite encore plus longtemps puissante). Anciens présidents font leur petites phrases : prise de positions publiques. Dans la Constitution Sarkozy, membres du Conseil le sont toujours à vie.

Président du Conseil Constitutionnel nommé par le Président de la République, parmi les membres de droit ou choisis. Président à prépondérance en cas de partage des voix. Conseil actuellement de droite. Les membres du Conseil respectent, aux vues de leur responsabilité, une certaine neutralité. 7.2. Le fonctionnement du Conseil

Caractère juridictionnel. Juristes aiment la durée, car assure l'indépendance. Impossibilité de remplacer les membres durant leur mandat, sauf si nouvelle nomination dans un gouvernement ou au parlement, ou alors incapacité physique (?). Inamovibilité des membres. Serment prêté devant le chef d'Etat proche de celui des magistrats. Forme procédural ressemble à celle du Conseil d'Etat. Décision votée par 7 conseillers au moins. 7.3. Une institution interprétative

Quatre fonctions assignées au Conseil : 7.3.1. Juge du contentieux électoral

Tribunal électoral pour trois types de Consultation : − Election parlementaires − Election présidentielles − Référendum Avant, contentieux débattus respectivement par les Chambres. Conseil peut renverser le résultat d'une élection si non conforme. Parlementaire élu même si a fonction qui l'en empêchent : Conseil Constitutionnel s'en occupe. En cours de mandat, un parlementaire peut être frappé d'inéligibilité. Conseil établie liste des Candidats à l'élection présidentielle. Vérifie proclame résultat et vérifie constitutionnalité. Si Président fait un malaise, Conseil Constitutionnel est saisi et prononce l'impossibilité de gouverner plus longtemps. Conseil consulté par gouvernement pour savoir si référendum valable ou non. 7.3.2 7.3.3 Le conseil au Président de la République Constitutionnalité des lois

Lois organiques : obligation de vérifier. Autres lois : facultatifs. Quatre autorités peuvent saisir le Conseil constitutionnel : − Le président de la République

− Le Premier ministre − Le président de l'Assemblée Nationale − Depuis octobre 1974, le Parlement a décidé d'étendre ce pouvoir aux membres du Parlement. La saisine a pour effet de suspendre le délai de promulgation. Si décision de non-conformité, texte est frappé d'invalidité, car contraire à la Constitution. Texte n'est pas annulé, mais inapplicable. (Le Conseil n'a pas pouvoir d'annuler un texte). Ces décisions ne sont susceptibles d'aucun recours et s'impose à toutes les juridictions. 7.3.4. Garant de la répartition

Conseil est chargé de répartir pouvoirs et compétences entre Parlement et Gouvernement. Tranche entre domaine législatif et domaine réglementaire. Souvent, irrecevabilité se règle à l'Assemblée Nationale. Affaire Karachi par exemple, peut prêter à des débats interprétatifs. 7.3.5. Modification par décret

Article 37, alinéa 2 : modification de texte de loi par décret. Conformité quant au fond du point de vue règlement. Conclusion 52 ans : âge du Conseil. Il est reconnu. La Ve République est enracinée, même si elle demeure contestée. Raison pour laquelle cette Constitution est assez régulièrement réformée. Légitimité prouvée par des sondages, toujours avec même question : − − − − 1970 : Bien 53%, Pas bien 1983 : Bien 57%, Pas bien 25% 1992 : Bien 61%, Pas bien 32% (Fin de la 1e cohabitation) 2000 : Bien 71%, Pas bien 21% (pleine 3e cohabitation)

Constitution efficace en effet. Elle a survécu à plusieurs crises graves, en permettant de les résoudre (Putsch d'Alger en 1961, Events de mai 1968, Décolonisation, Construction européenne, l'Alternance, Stabilité étatique, 3 cohabitations, a garantie gouvernement de mandature, Néanmoins, plusieurs critiques : − Démocratie majoritaire − Président très puissant, notamment quand majorité du même bord. Trop de divergence entre la Constitution et son application (cf. article 20 ; président conduit la politique de la nation, alors que devrait être le Prime minister). Ve République vue comme une « monocratie » élective. Deux alternatives à ces problèmes :

− Partisans du régime présidentiel, avec Parlement puissant et indépendant. Schéma à l'Américaine. Parlement puissant contre ou avec Président puissant. => suppression de la fonction de Premier ministre => suppression de la responsabilité du gouvernement face au Parlementaire => plus de dissolution de l'Assemblée par le président − Partisans du régime « primoministériel » : => aurait pouvoir de dissoudre l'Assemblée => Peuple n'aurait plus à élire le président Aucune de ces deux solutions ne sont arrivées à maturité. CONCLUSION : La Ve République mute en une monocratie d'opinion (?). Juillet 2008 voit la modification de 35 articles, 9 nouveaux, 3 complétement réécrits. Entérinement d'une pratique présidentialiste. La responsabilité du président ne peut être engagée devant le Parlement, mais seulement devant le peuple, tous les 5 ans. Question de la représentation politique. L'abstention serait en partie expliquée par certains par la non conformité des uns et des autres aux désirs de chacun. Représentation politique en crise. Idée de la démocratie participative. Autre forme de démocratie occupe le devant de la scène : la démocratie sondagière. Sondage régulier. Hyper-président face à des sondages. Monocratie d'opinion.

Chapitre II -

L'Etude des comportement politique

Comment représenter politiquement des millions d'individu ? (étude des mode de scrutin)
1. Les modes d'expression Choix du scrutin n'est pas un choix neutre. Quelque soit le choix, débats interminables et polémiques. Doctrine ne va pas toujours avec la tactique. Le Général de Gaulle a été opposé par prince au scrutin majoritaire, mais s'y est pourtant rallié en 1958. Changement possible de système. Le débat pour les théoriciens de la question du mode de scrutin oppose deux notions : celle de la justice et celle de l'efficacité. Mais ces termes sont-il vraiment inconciliables ? En choisissant la justice, on obtient une assemblée « miroir », représentative du corps électorale ; en choisissant l'efficacité, une assemblée « gouvernail », apte à traverser les vagues et les tumultes. 1.1. Le scrutin majoritaire

L'électeur comprend. Ce scrutin donne la victoire à celui qui obtient le plus de voix. Va de paire souvent avec le scrutin uninominal, mais peut très bien être plurinominal. 1.1.1. Scrutin majoritaire à un tour

Formule appliquée en GB, USA, Canada. Pas obligation d'avoir plus de la moitié des voix. Ce scrutin tente d'encourager une forte organisation de la vie politique sur une vie bipartiste. Souvent, autres partis sont réduits à la minorité. Exemple : Élections législatives canadienne de 1993. Le partis conservateur canadien arrive en 3e position, avec 16% des suffrage exprimé, soit 0,7% des sièges. En revanche, parti libéral, 41,3% des suffrages exprimés, soit 60% des sièges. Explication : surreprésentation du parti vainqueur due à la bonne compréhension du mode de vote par les électeurs ; ils votent utile, préférant voter pour un gros parti, plutôt que pour un petit parti, peut-être plus conforme, mais sans aucune chance. Vote contre un candidat, et non pour un autre. Effet terrible, car lamine les tout petits partis et surreprésente les forts. Pas un mode de scrutin juste, mais dégage des majorités nettes. 1.1.2. Le scrutin majoritaire à deux tours

Candidat n'est élu au premier tour que s'il obtient plus de la moitié des voix. Sinon, le

candidat ayant obtenu le plus de voix remporte l'élection. Pour arriver au second tour, il faut au moins ¼ des électeurs inscrits au premier tour, notamment pour élections législatives. D'abord, au début de la Ve République : 5% des suffrages exprimés, puis 5% des inscrits. Aujourd'hui, 12% des inscrits pour parvenir au scrutin de ballottage. En cas d'égalité de voix, le plus élu est âgé. Effets des modes de scrutins majoritaires à deux tours sont complexes : − Le premier tour : grâce à lui, le multipartisme peut exister. Jeux sont ouverts, puisque deuxième tour. − Le second tour : nécessite des alliances et des regroupements. Scrutin visant la bipolarisation (deux pôles) et non pas le bipartisme (deux partis). Mode de scrutin rare aujourd'hui. Ce mode de scrutin est une machine à broyer le centre. Critique du scrutin majoritaire à deux tours : − Scrutin d'élimination : 1e tour, on choisit, 2nd tour, on élimine. Favorise les parti à tendance gouvernementale. Parfois, émergence de forces surprenante, comme la Gauche plurielle. Avantage : − Majorité assez large est stable à l'Assemblée Nationale 1.2. Le scrutin propotionnel

Employé en Suisse, en Italie, sous la Ive République en France. Deux systèmes : − Proportionnelle à la plus forte moyenne − Proportionnelle au plus fort reste Inscrits : 92 315 Abstention : 14 506 Votant : 77 809 Blanc (vote politique et intentionnel ; rejet de l'offre électorale) ou nul (erreur, inattention, annotation diverse) : 1 402 Suffrages exprimés : 76 407 Liste A : 42 495 Liste B : 18 007 Liste C : 15 905

1.1.

Calcul du quotient électoral

Division des SE par le nombre total des sièges à pourvoir. Imaginons 4 sièges. 76407 / 4 = 19 102 voix. Les listes auront autant de sièges qu'elles auront 19 102 voix. Donc, Liste A : 2 siège, reste 4 291 Donc, Liste B : 0 siège Donc, Liste C : 0 siège C'est là qu'intervient la plus forte moyenne ou le plus fort reste. Si plus fort reste Liste B : 1 siège Liste C : 1 siège Si plus forte moyenne Attribution fictive à chacune des listes d'un siège supplémentaire. Liste A : 3 sièges, pour 14165 Liste B : 1 siège Liste C : 1 siège A POTASSEEEEEEEER ! 1.1.2. Liste bloqué, panachée ou préférentiel

− Si liste bloquée : électeur ne peut pas toucher les listes. − Si liste panachée : choix des électeurs pour tel ou tel candidat. − Si liste préférentielle : électeur ne peuvent pas mettre d'autre candidat, mais peut revoir l'ordre de cette liste. Avec vote panaché, l'électeur retrouve un certain rôle politique, et une certaine liberté d'action. 1.3. De la proportionnelle parfaite à la proportionnelle corrigée 1.3.1. La proportionnelle parfaite

Système d'Hont : il s'agit de diviser le nombre de voix obtenu par chacune des listes par le nombre de siège à pourvoir (1, 2, 3, 4...) Exemple : /1 Liste A : 42495 Liste B : 18007 Liste C : 15905 /2 21247 9003 7952 /3 14165 6002 5301 /4 10623 4501 3976

Ensuite, classement des moyennes jusqu'à la quatrième, pour attribuer les sièges. 1.3.2. Tentative pour corriger majoritaire la proportionnelle

Recherche d'un fonctionnement cohérent du gouvernement et du parlement, sans en exclure les électeurs. Tentative de correction la plus simple appliquée par les Allemands ; seuil de suffrage exprimé en dessous duquel on ne peut être représenté, fixé au plus bas possible (5% des suffrages exprimés). Utilisé dans les communes de 3500 habitants ou plus en France.

Entre scrutin injuste (bipartisme, bipolarisme) et un scrutin qui émiette l'électorat, le débat est ouvert. Débat proportionnel fortement écorné au début du XXe. Discipline de fer dans les partis. Réaction, scission, dissidence. 16 mars 1986 : Problème quand tête de liste est parachutée. Néanmoins, scrutin majoritaire a problèmes aussi. Intervient dans circonscriptions « charcutées », découpées... Affrontement entre les deux camps est à la fois technique et politique. Vrai problème doit être pensé le plus justement, le plus efficacement, mais aussi le plus homogénéisateur possible. Problème de compatibilité. Réprésentant de l'ensemble du peuple, et les représentant cassés des membres de France. 2. La participation politique Recouvre un éventail de pratique très diverse. Participer, ce peut être se tenir au courant de la vie politique de son pays, mais peut également aller jusqu'à l'attentat politique, ou adhérer à un parti politique. Pratique politique sont très diverses et inégale. En 1988, 90% des citoyens âgé de 18 ans et plus sont inscrits sur les listes électorales. 81, 4% ont voté cette année, au premier tour. 59% déclarent suivre assez souvent des émissions. Pourtant, moins de 2% est membre d'un parti politique. Souvent, étude par la participation politique du vote. 2.1. Les différentes catégories d'élections en France

− Élections nationales − Élections locales

− Élections européennes − Référendum 2.1.1. Élections nationales

Présidentielles jouent un rôle très important dans le fonctionnement des partis politiques. Mal adapté : les Socialistes, avec un manque de leadership, par choix, par idéal, ou par manque. Organisation autour d'un chef présidentiable. Avant 2002 : Bipolarisation : « Quadrille » d'Olivier Duhamel, qui prévaut à partir de 1981 : Mittérand, Marchais / Chirac, Giscard. « Bande des quatre », selon Le Pen. Après 2002, phase de multipolarisation. Vidéocratisation de la vie politique. Média interviennent dans rôle qui n'est pas le leur. Du coup, politique qui veulent se faire élire doivent se faire connaître par la voie des média. 2.1.2. Élections législatives

Scrutin uninominal (titulaire et suppléant) à deux tours. Au second tour, majorité relative suffit. Au moins 12,5% des inscrits pour passer au second tours. Vote favorise duel droite/gauche, donc la bipolarisation. Vise la stabilité gouvernementale. Mode de scrutin qui fait barrage aux petits candidats. Leurs buts est de protester et non d'obtenir le pouvoir. Projet entamé pour réformer ce mode de scrutin. Repose sur l'élection de 517 députés au scrutin uninominal à deux tours, en plus d'une élection de 60 députés élus à la proportionnelle. Législatives importants car si pas de majorité parlementaire, pas de gouvernement stable. Si le parti du Président perd les élections législatives, le Premier ministre devient l'homme fort. Le président à besoin d'une majorité à l'Assemblée. 2.1.3. Élections sénatoriales

Élus au suffrage indirect. Principalement élus par les conseils municipaux, qui désignent des délégués comme grands électeurs. Conseillers généraux et régionaux, députés sont grands électeurs de droit. 30 juillet 2003 : à partir de 2010, on passe de 321 à 346 sénateurs, qui pourront être élus à 30 ans désormais, plutôt que 35. Leur mandat durera 6 ans au lieu de 9. Le renouvellement du Sénat se fera également par moitié tous les trois ans désormais, au lieu du Tiers. Deux types de départements au lieu de trois. Scrutin majoritaire à deux tours dans les département qui élisent 1, 2, ou 3 sénateurs. Dans les départements à 4 sénateurs ou plus, représentation à la proportionnelle à la plus forte moyenne. 2.1.4. Les élections cantonales

Suffrage universel direct. Élection des conseillers généraux. Scrutin majoritaire + ¼ des inscrits.

Pour le second tours, au moins 10% des inscrits. Sinon, deux plus haut score. 2.1.5. Elections régionales

S.U.D. Ont lieu tous les 6 ans. Scrutin de listes, mixtes (majoritaire et proportionnelle), à deux tours, dans le cadre des régions, découpées en département. Section départementale : liste pour chaque département, avec un chef de file commun. Mixité au premier tour ; si une liste obtient majorité absolue dans la région, elle recueille automatiquement un quart des siège à pourvoir, sachant que le reste est attribué à la proportionnelle. La liste qui obtient le quart participe également au vote pour le reste des sièges.

Au second tour, cas des listes ayant obtenu au moins 10% des suffrages exprimés, peuvent se représenter. Si au moins 5%, peuvent fusionner avec liste d'au moins 10% des SE. A l'arrivé, si liste en tête est majoritaire, au moins un quart, sinon proportionnelle. 2.1.6. Elections européennes

Cadre international se déroulant dans un cadre national. Entorse au principe de la représentation démocratique. Députés européens sont élus pour avoir une vue d'ensemble. S.U.D. Tous les 5 ans, comme les députés nationaux. Chaque pays définit son mode de scrutin. En France, scrutin de liste. Au début, en 1978, France était circonscription unique. Droite/Gauche également réprésenté, à la valeur nationale. Aujourd'hui, 8 circonscriptions. Scrutin de liste, sans panachage. Il faut que les liste obtiennent au moins 5% des suffrages exprimés, sinon, pas de siège. Si égalité de score pour le dernier siège, liste à la moyenne d'âge la plus élevée l'emporte. Intérêt pour Sciences politiques : voit le surgissement de force politique au sein des pays. Exemple du FN qui surgit en 1984. En 1989, surgissement des CPNT. => élections de défoulement. Vote des traditions. 1994, émergence des Souverainistes, dépassant les listes traditionnelles de droite et de gauche. 2.1.7. Les réferenda

Référendum constituant & législatifs, tous deux au S.U.D. Scrutin majoritaire à un seul tour. Consultation électorale : le peuple tranche. Démocratie directe, ou démocratie plébiscitaire, voire bonapartiste. Référendum constituant : change Constitution. Référendum législatif : pose le peuple en législateur quant à une question diverse.

2.2.

L'abstention

Abstention monte depuis 1990. Remise en cause de la légitimité des élus. Question souvent présentée comme liée à la dépolitisation des Français. Point de vue à discuter. 2.2.1. L'abstention varie en fonction des élections

Election présidentielle demeure la plus mobilisatrice. 1965 compte 15,2% d'abstention (record de faiblesse), et 2007, 16,3%. En 1981, 18,9% d'abstention. En 2002, 28,4% d'abstention au premier tour. Pour les législative, dépend des années. Trois élections mobilisent fortement : 1967 (centristes font partis de l'opposition avec la gauche), qui compte 18,9% d'abstention, 1973 (quoi voit l'union de la gauche toute fraîche), à 18,7%, et en 1978, avec 16,8% d'abstention. Seulement, depuis 1988, abstention dépasse toujours 30%. En 2007, au second tour, on atteint les 40%. On « s'américanise ». Pour les locales, taux de participation en baisse. Municipale mobilisent plus que régionales ou cantonales. Maximum d'abstention : les européennes. Référendum : - 1988 sur l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie. A peu prés 60% d'abstention. - 2000 : sur le quinquennat : 69,8% d'abstention. Du point de vue institutionnel, les Français votent pour les présidentielles car pensent que c'est l'élection la plus importante. En plus, Président est élu par le peuple, tout en ne négligeant pas le rôle et l'influence des média. Président présenté comme l'homme fort décidant de tout. Offre politique simple et nationale. Identification simple et clair. Le peuple se pense capable des les juger chacun. Répétition des élections sur un temps court favorise l'abstention. Exemple des élections législative forte en abstention, car intervenant quelques mois seulement après celle du Président. Abstention peut dépendre aussi du tour d'élection. Les électeurs ne se mobilisent que pour les tours décisifs, bien souvent. L'augmentation et la diversification de l'offre électorale n'arrive pas à enrayer l'abstention. Au contraire, la multiplication des candidats favorisent l'indécision. Les électeurs plus âgés votent plus que les plus jeunes. Les chômeurs, moins que les actifs. Les citadins votent moins que les ruraux, surtout dans les élections locales. Thèse selon laquelle dans les campagne, tous se connaissent, donc effet de groupe. Anonymat citadin exerce une moindre pression. Plus l'électeur est inserré socialement, plus il participe. Plus il est diplômé, plus il vote. Les propriétaire vote plus que les locataires. Les pratiquant plus que les non-pratiquant.

2.2.3.

La non-inscription ou la mal-inscription sur les listes électorales

Les non-inscrits ne sont pas comptabilisés. Les mal-inscrits, ceux qui ont déménagés sans avoir fait les changements d'adresse (procédure de sécurité pour éviter le double vote), ou bien ceux qui sont trop éloignés. Mal-inscriptions sont souvent des étrangers, ou alors des personnes privées de droits civiques. Touchent aussi les citoyens qui n'ont pas fait le nécessaire pour s'inscrire, qu'ils n'y aient pas pensé ou que ce soit volontaire. Le dénombrement des non-inscrits se déroule grâce à l'INSEE, qui mesure l'électorat potentiel (toutes personnes au-delà de 18 ans) et l'électorat effectif. Environ 10% de non-inscrit. Pic en 1982, avec 11%. Qui sont les non-inscrits : études menées grâce aux sondages. Varie selon les âges : plus nombreux chez les tranches jeunes (18-19 ans, 20% environ). Personnes très âgées, qui souffrent de déplacement difficile, ou de mise sous tutelle, également. 5% environ pour les personnes de 50 à 60 ans. Inscription automatique dans certaines villes ou communes. Exclus ou anarchistes sont volontaires. Les mal-inscrits comptent aussi les personnes très mobiles. 2.3. Le vote blanc et nul

Certaines personnes se déplacent pour voter blanc. Sous la Ve République,oscille entre 1 et 2% au premier tour, 2% et 3% au second. 1993 et 1997, élections législatives d'alternance et de cohabitation connaissent pic de blanc et nul. Elevations du vote blanc et nul, comme un sorte de déception croissante des hommes politiques, surtout en milieu rural. Manifeste son mécontentement, plus qu'en ville, où on ne se déplace pas.

3. La dualité Droite/Gauche Signification précise dans l'Histoire nationale. Pourtant est discutée, et de plus en plus contestée. 3.1. L'existence de la dualité Droite/Gauche

11 Septembre 1789 voit la naissance de la dualité Droite/Gauche. Les députés patriotes, défenseurs du nouveau régime, se divisent sur des questions constitutionnelles. Deux questions : Question du droit de Véto, et du Bicaméralisme.

Les modérés sont pour un régime à l'Anglaise, avec droit de Véto, et deux chambres. Les « avancés », s'y opposent, et l'emportent. Division physique au départ ; se traduit dans l'hémicycle. Les patriotes rejoignent les aristocrates à la droite du président de l'Assemblée, et les avancés, à gauche. Clivage Droite/Gauche est incontournable pour certains, moins pour d'autres (cf. Bayrou) Thèse des familles politiques et du double tempéramment des Français. Classement des différents courants idéologiques français. 3.1. Les différents classements idéologiques français

Albert Thibaudet distingue six familles d'esprit : − − − − − − La famille traditionaliste La famille libérale La famille industrialiste La famille chrétienne-sociale La famille jacobine La famille socialiste, au sens large. Dans les années 60, spécialistes de la politiques reconnaissent 4 courants principaux : − − − − Courant communiste Courant socialiste Courant de la droite modérée Courant gaullistes Simplification donc. Mais correspond bien aux années 1960. De nos jours, politologues distinguent 7 tendances : − − − − − − − Extrême-gauche Gauche communiste (quelque chose bouge, mais pas de forme) Gauche socialiste et radicale Ecologie politique Démocrates-chrétiens Droite libérale Extrême-droite

Presque tout les auteurs de ses classements affirment que malgré ces différentes familles/tendances/courants, le clivage gauche/droite n'est pas vraiment remis en cause. Dualité serait donc réalité, pour trois raisons : − Analyse politique − Analyse sociologique − Analyse historique (portée notamment par François Goguel - professeur de Droit, auteur de La politique des partis sous la IIIe République, en distinguant deux grandes forces, l'une

favorables au changement, nommé parti du mouvement, et l'autre, plutôt de tempérament conservateur, nommé parti d'ordre établi. Affaire de sentiments, d'instincts, lors de la Commune, de 1924, de 1936... Permanences de tempérament - et de René Raymond, auteur de Les Droites en France, qui confirment distinctions Droite/Gauche, tout en y apportant deux aspects nouveaux : les deux blocs ne sont pas statiques, glissent. Radicaux étaient à l'extrême gauche en 1871, sont les plus à droite des gauches aujourd'hui. Les partis ne sont pas fixés non plus, selon l'angle sous lesquels ont les abordent. « Radicaux sont comme les radis : rouges à l'extérieur, mais bien blancs à l'intérieur. »). Sur quoi repose le clivage Droite/Gauche ? : Critères variant dans le temps, même si anciens critères ne disparaissent pas complétement : − Si pour le régime républicain, on est à gauche, si pour le régime monarchiste, on est à droite. Question de savoir, sous la IIIe République, si on l'accepte ou non. Le grand moment républicain est la Première Guerre Mondiale. − Distinction passe donc sur l'état. Certains lui reconnaissent des pouvoirs étendus, dans le domaine économique et social (Gauche), tandis que la Droite est plus pour l'ordre, et moins pour l'économique et le social (Droite) − Puis questions de fond : Gauche plus anticléricaliste, plus laïque. Ce critères s'estompe peu à peu. 1959, loi Debré, et 1964, loi Savary, tassement de cette question. 1964, CFTC se scinde en deux. L'Eglise se retire peu à peu de la scène politique, car trop divisée. − Critère de la nature économique et social tend lui aussi à s'estomper. Gauche lutte pour meilleure répartition des richesses et progrès social. Droite plutôt pour « faire des affaires ». Mais dans professions de foi des uns ou des autres, changement et linéarisation des uns et des autres. Jusqu'en 1981, libre entreprise défendue par Droite. 1990 est un gros coup pour les Gauche. L'idée de collectivisation est tombée dans l'oubli.

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