Anna Kirillova

Le droit à l’aide juridique aux termes du droit de défense (l’article 6 de la CEDH) : la comparaison entre la France et la Russie
« On peut nommer la justice « un oiseau bleu » de la jurisprudence – 1 elle est aussi désirable et aussi insaisissable. » La Convention Européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales garantit à toute personne la justice judiciaire prévue par ses articles 6, 7 et 13. Pour assurer le respect de ce principe il est indispensable d’assurer à chacun la possibilité de défendre devant le tribunal. L’article 6, notamment son paragraphe 3 c), réserve le droit de défense. Du point de vue théorique, le droit de défense peut être interprété dans deux sens différent qui dépendent de l’étendue de leurs notions. Dans le sens large le droit de défense compose des plusieurs d’autres droits liés. Ils sont: l’accès à la justice et au procès judiciaire ; le droit au procès juste, publique et tenu dans un délai raisonnable par le juge indépendant et impartial ; la présomption de l’innocence de l’accusé, le droit d’être informé sur le fond de son accusation ; le droit de se défendre ou de recourir à l’assistance de l’avocat etc. Le respect de tous ces droits garantit la réalisation du droit de défense. Quand même, la Convention Européenne rattache l'ensemble des droits mentionnés au droit fondamental à un procès équitable en déterminant le droit de défense comme la notion plus étroite supposant seulement le droit de se défendre ou avoir l’assistance d’un défenseur. En tant que l’analyse de ce droit en deux pays, rédigé dans la dissertation présente, va s’appuyer sur les concepts de la Convention Européenne il est pertinent de soutenir la deuxième interprétation du droit de défense. Plusieurs moyens de la réalisation du droit de défense sont retenus par l’article 6, paragraphe 3 c) de la CEDH: l’autodéfense, l’assistance d’un défenseur et l’assistance gratuite d’un avocat d’office. Chaque personne est libre de décider s’elle a besoin d’un défenseur ou non sauf des cas exceptionnels. Si la personne nécessite le défenseur mais elle n’a pas des moyens de le rémunérer la Convention prévoit la possibilité de l’assistance gratuite d’un avocat commis d’office. Quand même cette dernière a restrictions rédigées dans le texte du document comme l’exigence par « les intérêts de la justice » - la définition assez floue. En même temps La Cour Européenne des droits de l’homme révèle dans quelque sorte cette phrase, notamment rattachent à la gravité du crime, la rigueur de la peine, la complicité de l’affaire, la personnalité de l’accusé. D’abord se réfèrent plutôt au droit pénal cette disposition de la Convention est devenu plus utilisé dans le domaine civile. Pourtant son interprétation souvent se diffère selon la sphère d’application, surtout au niveau national. Ainsi, la condition de l’intérêt de la justice est un argument essentiel dans le droit pénal pendant qu’en droit civil c’est plutôt les moyens insuffisants qui jouent le rôle principal pour accorder l’aide juridique. Même en trouvant l’ambigüité aux termes d’un seul article de la CEDH, il est bien compris que les pays différents appliquent ce droit dans leur propre vu. C’est pourquoi la comparaison du régime de l’aide juridictionnelle en France et en Russie permettra établir les domaines des divergences et les problèmes principaux qui ont lieu dans la sphère de l’aide juridique. Dans ces termes il sera pertinent d’abord, étudier les régimes législatifs de l’aide juridique en deux pays (I) et après leur application en pratique pour identifier les problèmes existants (II). I. La comparaison des régimes législatifs de l’aide juridique. L’aide juridique comprend la défense du justiciable dans le cours par un avocat (A) comme l’assistance dans la préparation au procès (B), c’est pourquoi il y a la raison d’étudier et comparer ces deux composants dans les législations nationales. A. L’aide juridictionnelle. La Convention Européenne des droits de l’homme réserve l’assistance gratuite d’un défenseur pour ceux qui n’ont pas de moyens et dans les intérêts de la justice. Pour conformer à cette norme la
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Sotov A.I., un avocat, candidat en droit, chargé de cours à la chaire de criminalistique à MGU

France comme la Russie ont développé leur loi dans le domaine de l’aide juridictionnelle. Quand même leurs régimes ont beaucoup de divergences qui sont à considérer. Premièrement, il faut constater que le système français est général pour toute juridiction : civile, pénale, administrative. Cela permit établir une approche universelle, égale et privée de l’ambigüité. La loi du 10 juillet 1991 (loi 91-647) a créé en France l’aide juridique universelle. La Russie n’a pas cette tendance ayant distingué l’aide juridictionnelle pour le droit civil et celle pour le droit pénal qui à son tour prévoit aussi la possibilité de la désignation de l’avocat commis d’office. Ainsi, l’article 26 de la loi fédérale « Sur l’activité des avocats et l’avocature » régit le système de l’aide juridique en droit civil pendant que les articles 50, 51 du Code de procédure pénale prévoient ce système pour le droit pénal. Deuxièmement, ces deux pays diffèrent beaucoup en ce qui concerne les conditions de la prestation de l’aide juridictionnelle. Même s’ils deux se tiennent à la situation financière du demandeur les conditions accompagnées ne sont pas du tout pareilles. L’aide juridictionnelle en France est très étendue et couvre presque toutes les personnes avec des ressources insuffisantes. Elles comprennent non seulement les citoyens français mais aussi les étrangers habitant régulièrement en France et dans les cas exceptionnels ceux qui ne remplient pas cette condition. De plus il est prévenu par la loi d’assister même aux personnes morales à but non lucratif. Ainsi, presque toutes les personnes vulnérables sont protégées par cette loi, ce qui n’est pas le cas de la Russie. L’article 26 de la loi « Sur l’activité des avocats » intitulé ‘L’aide juridictionnelle aux citoyens de la Fédération de la Russie’ prévoit les catégories des citoyens qui peuvent bénéficier de cette assistance. Il n’est pas suffit d’être parmi ceux dont la revenue est moins le minimum d’existence mais il faut aussi entrer dans une des catégories suivantes : - Demandeur des aliments ou de l’intérêt-dommage causés par le mort du soutien de famille, par mutilation ou d’autre lésion liés avec l’activité professionnelle ; - Vétérans de la Grande Guerre Nationale si son affaire n’est pas liée avec l’activité d’entrepreneur. - Citoyens russes qui forment la demande d’assigner la pension et d’allocations ; - Citoyens russes souffris des répressions politiques dont affaires concernent la réhabilitation ; - Mineurs détenus dans des établissements de la prévention du délaissement et des délits mineurs. De ce loi on peut constater qu’il est inefficace et n’assure pas l’approche égalitaire en tant que pas toutes les personnes privées des moyens pour engager un défenseur peuvent recourir au droit de défense. En ce qui concerne inefficacité, premièrement, il s’agit de l’exclusion de ce loi d’autres catégories vulnérables, par exemple, les vétérans du travail, les familles nombreuses, les pensionnaires en général, les personnes âgées résidant dans les établissements sociales, les vétérans des conflits locaux etc. Quand même les Etats fédérés ont la possibilité d’ajouter les catégories à l’aide juridictionnelle. Deuxièmement, les catégories des citoyens prévues par la loi ayant la revenue au niveau du minimum d’existence ou plus ne peuvent pas déjà bénéficier de l’aide juridictionnelle. Cette limite des revenues est beaucoup plus flexible en France où la loi propose l’aide partielle pour ceux dont les revenues surpasse le minimum mais quand même sont toujours médiocres. Pour conclure sur l’analyse générale de l’aide juridictionnelle en deux pays il digne de dire que la liberté du choix d’un défenseur est respectée pour l’aide juridictionnelle française. La Russie ignore ce principe en appliquant plus souvent en droit pénal la désignation de l’avocat d’office ou en proposant celui qui est de service au temps propre. B. L’aide à l’accès au droit. La Convention Européenne des droits de l’homme garantit par son article 6 l’accès à la justice pour chacun. Cela entraîne l’obligation des Etats-membres d’assurer cet accès aux personnes qui n’ont pas des moyens suffisants pour rémunérer le défenseur. Alors, le régime de l’aide juridique doit comprendre les modalités de l’aide à l’accès au droit, ce qui est prévenu par la loi française et n’est pas élaboré par la Russie. La loi sur l’aide juridique en France réserve une partie entière (deuxième partie de la loi sur l’aide juridique) s’agissant du fonctionnement de l’aide à l’accès au droit. Elle contient aussi les dispositions sur l’aide à la consultation (les articles 61-70 de la loi 91-647). Les responsables des prestations de l’aide à l’accès au droit sont des conseils départementaux de l’aide juridique (C.D.A.J.) qui détermine les modalités de l’aide à l’accès au droit. Cela établit le mécanisme régional pour chaque

département qui d’une côté, prévoit les particularités locales mais d’autre côté, provoque l’inégalité de l’aide à l’accès au droit pour les citoyens des différentes régions. Cette tendance de la distinction géographique de l’aide à l’accès au droit a lieu en Russie aussi. Ce service public est à la compétence des sujets de la Fédération donc les divergences sont inévitables. Quand même la loi russe ne retient aucun ordre général pour contrôler ce procès. L’aide à l’accès au droit n’a pas une caractère obligatoire et les régions sont libres à l’appliquer. De plus, même si la loi régionale prévoit l’aide à l’accès au droit, il n’est pas évident qu’elle est exercée à bon foi. Pour donner un exemple on peut s’adresser à la loi de Sverdlovskaya oblast. Elle retient que le demandeur peut recourir à l’assistance juridictionnelle au moment où l’affaire est acceptée par le juge de la première instance. Cela signifie que le justiciable doit lui-même dresser la poursuite ce qui automatiquement lui prive de toute la possibilité de recevoir l’aide à l’accès au recours. En générale, dans 42 sujets de la Fédération on a créé des centres de l’aide juridictionnelle pendant que la Russie est composée de 83 sujets, ce qui montre l’état immature du système de l’aide juridictionnelle. II. Le fonctionnement de l’aide juridique en réalité. La qualité de l’aide juridique est mise en doute (A), ce qui provoque le développement des nouveaux projets sur l’aide juridique (B). A. La qualité de l’aide juridique en dépendance de la motivation des avocats. Le caractère gratuit de l’aide juridique suppose son financement par le budget d’Etat. La France, par exemple, assigne autour de 300 millions d’euros par an, ce qui permit aux 900000 justiciables de bénéficier de l’aide. Quand même, il existe la tendence de réduction de ce financement alors que le nombre des bénéficiers augmente. En Russie ce financement est réparti entre l’Etat fédérale et ses sujets et représente la somme beaucoup plus médiocre. De plus, la législation russe ne détermine pas les sources du financement des avocats qui prêtent l’aide juridictionnelle, ce qui fait le système de l’aide juridique assez faible. La rémunération des avocats qui accordent une aide juridictionnelle n’est pas juste par rapport à celle qui est reçue par des avocats privés. Pour les français cette somme est autour de 30 euros de l’heure pendant qu’un avocat dans un petit cabinet prend 150 euros en moyenne. Pour la Russie cette rémunération n’a presque valeur car elle doit faire pas moins d’un quart de la revenue minimum mais pas plus de la moitié. Pour aujourd’hui c’est de 20 à 100 euros du jour. L’article 6 de la Loi sur l’avocature prévoit la possibilité pour l’avocat d’engager des spécialistes dans le domaine de l’aide juridictionnelle mais aux frais de l’avocat. Il existe aussi en Russie le problème de l’éloignement de plusieurs localités mais la loi ne prévoit pas la compensation des frais de transport pour l’avocat. Ainsi, la prestation des services gratuits de l’avocat peut apparaître même de perdu. Alors, on peut constater que les avocats ne sont pas intéressés de participer à l’aide juridictionnelle, c’est pourquoi la qualité de leur service très souvent ne présente pas la qualité dû. De plus, ils empêchent au fonctionnement de l’aide à l’accès au droit en refusant assister dans la préparation des documents nécessaires. B. Les projets de la législation sur l’aide juridictionnelle. Le problème de l’inefficacité de l’aide juridique, surtout en Russie, a encouragé l’élaboration du projet de nouvelle législation dans le domaine relatif. Le Ministère du Justice a proposé cette année le projet de la loi « Sur le système de l’aide juridictionnelle dans la Fédération de la Russie ». Ce projet a plusieurs points à considérer. Tout d’abord, il étend la sphère de l’application de l’aide juridictionnelle sur plusieurs d’autres catégories, notamment les handicapés du Ier et II-me groupe, les Héros de l’Union Soviétique, les Héros du Travail Socialiste, les Héros de la Fédération de la Russie, les personnes âgées et handicapés résidant dans les établissements hospitalières, les enfants handicapés et les orphelins, les personnes avec des maladies mentales, les personnes incapables. De plus, l’article 5 retient la possibilité de l’aide juridictionnelle aux étrangers ou aux personnes sans nationalité dans l’ordre des traités internationaux. Ensuite, le projet de la loi prévoit l’aide à l’accès au droit ainsi qu’à la consultation. On détermine le régime du fonctionnement des centres de l’aide juridictionnelle et on énumère les sujets pertinents pour former la poursuite. Enfin, on définit des obligations des sujets de la Fédération et celles

de l ‘Etat. Ainsi, ce projet en cas de son acceptation avance beaucoup le système russe de l’aide juridictionnelle, pourtant restant encore plusieurs questions à développer. En même temps, en France une autre tendance a lieu. Les débats sur la gratuité de l’aide juridictionnelle s’échauffent en amenant au danger de la suppression totale de l’aide gratuit. Il s’agit de la participation des frais entre l’Etat et le justiciable. Aujourd’hui on propose une somme symbolique pour le citoyen à couvrir – 8 euros. Quand même il y a toujours un danger de l’augmentation de la somme et de plus, cela peut présenter l’atteinte au droit de défense et de l’accès à la justice. Les partisans de ce projet soutient que cette démarche peut limiter l’abus de l’aide juridictionnelle ainsi que permettre éviter des procès inutiles. En effet, on peut y voir la tentative de l’Etat de réduire les dépenses budgétaires. Mais pour le moment c’est une question pas décidée. Ainsi, le système de l’aide juridique est un mécanisme compliqué qui demande beaucoup de forces de l’Etat et son élaboration substantielle dans la législation comme en pratique. L’expérience de deux Etats prouve que même la présence de la loi très avancée (en France) ne garantit pas son réalisation efficace en réalité et il existe toujours des problèmes à résoudre. Pourtant, il faut obligatoirement commencer avec la législation qui sera la base pour prendre des mesures ultérieures, ce qui est le cas de la Russie.

Bibliographie 1. Avtonomov A.S. Les standards internationaux pour l’administration de la justice. // La Chambre fédérale des avocats de la Fédération de la Russie. Moscou, 2007 2. Le droit de défense judiciaire dans le procès pénal : les standards européens et la pratique russe. // La maison d’édition de l’Université de Tomsk, 2007 3. Les commentaires à la Convention de la sauvegarde des droits de l’homme et libertés fondamentales et la pratique de son application. Sous le rédaction de Tumanov V.A. et Entyn L.M. // La Maison d’édition NORMA. Moscou, 2002 4. Le site du Sénat de la France - http://www.senat.fr/lc/lc1/lc10.html 5. Le site de l’Association de politique criminelle appliquée et de réinsertion sociale - http://www.apcars.org/la-gratuite-de-laide-juridictionnelle-remise-enquestion 6. Le site du Ministère de la Justice de la Fédération de la Russie – www.minjust.ru

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