Bulletin d’information de La société d’astronomie de Montréal et du Centre francophone de la SRAC

Juin 2009
vol. 23, no 2 Solstice d’été

Sommaire
Mot du président .........................p. 2 Terrain de la SAM........................p. 2 Nouveaux membres ....................p. 2 Donateurs ....................................p. 2 CAFTA 2009.................................p. 3 Page SRAC .................................p. 4 L’imagerie en astronomie ..........p. 5-7 Soleil en Ha (S. Lemon) ............ p. 8

Sorties été/automne 2009
29-30 mai Soirées publiques au Parc-nature de la Pointe-aux-Prairies en association avec le Planétarium de Montréal dans le cadre de l'AMA 2009 4 juillet Soirée publique au Parc nature de l'Ile-de-la-Visitation 19h30 24-25-26 juillet CAFTA Parc des Iles de St-Timothée 22 août Soirée publique au Parc nature de l'Ile-de-la-Visitation

On n’oublie pas !

26 septembre Soirée publique au Parc nature de l'Ile-de-la-Visitation 19h 24 octobre Soirée publique au Parc nature de l'Ile-de-la-Visitation 19h

CAFTA 2009
24-25 juillet Parc-des-Îles St-Timothée

22-28 novembre Soirées publiques au Parc-nature de l'Ile-de-la-Visitation en association avec le Planétarium de Montréal dans le cadre de l'AMA 2009

Le CAFTA
du 24 au 26 juillet 2009 Au terrain de la plage du Parc-des-Îles de StTimothée où a lieu le CAFTA à chaque année, le club Orion de Valleyfield a reconstruit son observatoire que l’on voit en arrière plan sur cette photo des gagnants de 2007. Cet événement annuel est géré par trois groupes, soit le club hôte le club Orion de Valleyfield, la SAM, le CDADFS de Dorval. Et bien sûr le Parc-des-Îles de StTimothée qui nous reçoit toujours aussi bien.

Le mot du président
Par Michel Boucher
Mission St-Valérien Le 6 mai dernier, quelques membres ont répondu à une invitation à venir discuter de la situation du terrain de StValérien. On y a discuté, entre autres, d'activités qu'on pourrait y tenir de façon plus régulière et d'améliorations qu'on pourrait apporter au terrain et au chalet afin de rendre le site plus attrayant et confortable. On a la chance d'avoir un endroit où le ciel est de qualité appréciable, à l'abri des lumières de la ville, aussi bien en profiter. Un calendrier d'activités spécifiques au terrain devrait être élaboré sous peu. Les activités seront élaborées en fonction de thèmes et d'évènements célestes d'intérêt. La section " Terrain " du site Internet de la SAM sera remise à jour avec toutes les informations pertinentes. Ceci dit, nous pouvons tous profiter du terrain en tout temps. Parlant du site Internet de la SAM, les améliorations et changements vont bon train et continueront graduellement tout au cours de l'année. Depuis quelques mois déjà, vous pouvez maintenant accéder au tout nouveau Podcast de la SAM pour visionner des conférences qui y ont été présentées et autres informations d'intérêt. Le Podcast sera lui aussi mis à jour de façon régulière. Vous trouverez le lien Internet du Podcast sur la page d'accueil du site.

Fidèle à la tradition, les soirées conférences font relâche durant la belle saison, mais ce n'est que pour revenir en force dès le 15 septembre. D'ici là, ne manquez pas nos soirées publiques du 4 juillet au Parc Nature de l'Ile-dela-Visitation, et celle du 22 août au Parc Nature de la Pointe-aux-Prairies. Il y aura bien entendu le CAFTA qui aura lieu comme à l'habitude au Parc des Iles de St-Timothée, qui se tiendra cette année les 24-25-26 juillet. Nous espérons vous voir à l'un ou l'autre de ces évènements et pourquoi pas à chacun d'eux. C'est un rendez-vous. Au nom du CA, je vous souhaite un bon été et beaucoup de ciel clair.

M17 en image CCD prise au terrain de la SAM en 2008 permet d’apprécier les qualités du ciel du terrain. (G. St-Onge)

Le terrain de la SAM à St-Valérien
Par Claude Duplessis
Tout au long de l'été, des soirées d'observation seront organisées pour les membres et aussi les astronomes amateurs des autres clubs. L'objectif est de mieux faire connaître le terrain d'observation de la SAM aux membres et à la communauté astronomique qui souvent n’ont pas de lieu propice à l'observation du ciel dans la région de Montréal. Les soirées seront précédées d'une présentation extérieure avant la tombée de la nuit sur le sujet touchant l'objectif de la soirée d'observation, puisque chaque soirée aura un thème. Les soirées vous seront annoncées par le billet de la liste d'échange de la SAM quelques jours à l'avance. Nous espérons vous y retrouver nombreux pour profiter de ce lieu paisible. Les organisateurs

Merci de vos dons Bienvenue à nos nouveaux membres
François Borgeat Robert Laflamme Dave Cloutier Louis Lussier Les membres suivants ont fait de généreux dons à la SAM. Merci au nom de la Société et de tous les membres. 55079 Fabio Leblanc 64101 Huberte Palardy 70010 François Jetté 72008 Marc Gélinas 77050 Claude Fyfe 78060 Raymond Auclair 78070 Roger Marchand 01006 Jean-Marie Major

Collaborez à l’Astro-Notes
Faites-nous parvenir vos photos, textes, dessins, ou croquis... Par la poste à l’adresse ; C.P. 206, Station St-Michel Montréal, QC H2A 3L9 Ou par courriel “ gilberts@ca.inter.net “

Date de tombée Automne 2009 le 15 août

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Astro-Notes

Le CAFTA 2009
Par Lorraine Morin
Le CAFTA arrive à grands pas. Le Concours annuel des fabricants de télescopes d'amateurs se tiendra cette année du 24 au 26 juillet. L'événement aura encore lieu au Parc régional des Îles de St-Timothée. Si vous avez fabriqué un télescope ou tout autre instrument astronomique au cours de la dernière année, c'est l'occasion de vous inscrire au Concours dans différentes catégories et espérer mériter un Prix qui viendra récompenser votre démarche. Le CAFTA est organisé conjointement par la Société d'astronomie de Montréal, le Club d'astronomie de Dorval et le Club Orion de Valleyfield. Il en est cette année à sa 29e édition. Les paramètres sont les mêmes que les années antérieures. Possibilité de camper sur place quand on a un instrument, concours le samedi en aprèsmidi suivi de la conférence et remise des prix. Observation en soirée. Tout ça vous le retrouvez sur le site web du club de même que les règlements du terrain et du concours. Encore cette année nous aurons un excellent conférencier.Il s’agit de David Trudelle, professeur de physique au Cégep régional de Lanaudière à l'Assomption Titre de sa conférence : "Un grand mystère de l'Univers : la matière sombre". Vous aurez bientôt une page sur le conférencier que vous trouverez en allant sur le site du CAFTA Votre participation au CAFTA vous donnera également la chance de gagner un des nombreux prix de présence offerts par nos commanditaires. Pour plus d'informations sur le CAFTA consultez le site web de l'événement au : C’est une nouvelle adresse !!! http://astrosurf.com/cdadfs/cafta.html

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Astro-Notes

Société royale d’astronomie du Canada Centre francophone de Montréal

Par Patrice Scattolin Les voyages forment la jeunesse dit le proverbe. En fait, les voyages forment qui les entreprend peu importe l'âge. C'est du moins mon expérience. De toute façon qu'est-ce que la jeunesse? Avec chaque anniversaire nous repoussons toujours la limite entre la jeunesse et la vieillesse d'au moins un an. Et les voyages continuent de nous former, toute jeunesse que nous sommes, et ce sera probablement vrai jusqu'au moment où l'on ne pourra plus voyager pour des raisons médicales. Si vous le pouvez, je vous encourage donc à faire un voyage à caractère astronomique. Il n'y a rien de tel que l'expérience de voir notre sujet en personne pour que l'expérience soit des plus mémorables. Durant les belles années du boom de l'Internet, j'ai eu l'occasion d'ajouter un détour astronomique à trois voyages d'affaires. Le premier est à l'observatoire Lick en bordure de Silicon Valley. De ce voyage je retiens que l'un des plus gros réfracteurs est un 36 pouces de diamètre. Ils ne deviendront pas plus gros. Lick est un observatoire en banlieue d'un gros centre urbain mais qui est encore en opération. Lick fut le télescope de Marcy et Butler qui ont découvert plusieurs des premières planètes extra solaires. L'accès au sommet, à la lunette et au réflecteur de 3 mètres est facile. Sur une montagne qui domine le Pacifique, le site est enchanteur. Le deuxième voyage est au planétarium de Boston. Rien d'excitant sauf que le modeste observatoire rattaché au planétarium était ouvert le soir où j'ai visité le planétarium. J'ai donc regardé dans le télescope, avec un Schmidt-Cassegrain commercial tyJuin 2009 p. 4 Astro-Notes

pique, que Ron Dantowitz a utilisé pour photographier les satellites artificiels en orbite autour de la terre. Il obtînt des images si claires que le CIA a interrogé M. Dantowitz pour connaître son secret. L'équipement est accessible à l'amateur moyen et les résultats sont à en couper le souffle. Un défi que je n'ai pas eu le temps de

ce celle du planétarium Griffith ou celle du planétarium de Montréal? En fait c'est la description exacte des deux planétariums. Les deux projecteurs Zeiss étant quasi identiques, les images projetées l'étaient aussi. La

Griffith Observatory, Tous droits réservés: Matthew Field

Navette Atlantis. Tous droits réservés: Ron Dantowitz, Marek Kozubal, Clay Center Observatory <http://www.claycenter.org/> Dexter and Southfield Schools

relever. Le troisième voyage est à l'observatoire Griffith. Le nom induit en erreur. En fait cet observatoire est un planétarium. Au centre de la ville de Los Angeles il est particulièrement bien situé sur une montagne dans un des principaux parcs de la ville. Avec une vue imprenable de la ville il a été utilisé pour des tournages d'une quinzaine de films hollywoodiens et autant d'émissions de télévision. L'édifice principal du planétarium étant plus grand que celui de Montréal, l'exposition permanente y est mieux installée. De plus le planétarium possède des télescopes opérationnels sous ces dômes. Mais l'amphithéâtre est le cœur d'un planétarium. C'est donc avec trépidation que j'y suis entré. Et c'est à ce moment précis que j'ai été estomaqué. Je suis entré et je me suis immédiatement retrouvé en terrain connu : des sièges en plastique avec une rembourrure mince, un projecteur à l'allure d'une fourmi géante, des murs en panneaux de bois sombre, un igloo comme plafond et des petites lettres vertes à chaque coin cardinal. Vous reconnaissez la description? Est-

ressemblance était la plus frappante pour les dessins de constellations qui sont si uniques mais pourtant identiques aux deux endroits. Les deux planétariums datent du milieu des années soixante et pour toutes fins utiles sont des jumeaux séparés à la naissance. Cet endroit sacré de l'astronome montréalais n'est pas si unique que ça après tout; quelle déception. Le Griffith a été entièrement rénové quelques mois après ma visite et est maintenant complètement différent. Le nouveau planétarium de Montréal aura-t-il encore un proche cousin du Griffith? C'est à voir. Si le proverbe dit vrai et un homme averti en vaut deux, le voyageur est doublement gagnant car il n'y a pas de meilleure façon d'apprendre que d'en faire l'expérience directe. Le voyage devient donc une excellente façon d'étendre ses horizons. Donc si vous en avez la chance, je vous recommande de faire une petite escapade à saveur astronomique. La plus simple est d'aller au Mont-Mégantic qui est ouvert au public chaque samedi cet été. Vous le savez probablement déjà, le financement de Mont-Mégantic est précaire et l'observatoire a été récemment sauvé à la dernière minute pour deux ans. Profitez de l'occasion tant qu'elle est encore là.

L'imagerie en astronomie
Par Gilbert St-Onge
Sur la liste de discussion web de la SAM nous avons eu des questions concernant l'imagerie en astronomie.
Pour traiter des images astronomiques…? - Quels logiciels doit-on utiliser …? - Quels filtres …?

L'imagerie CCD Il faut en premier lieu choisir un CCD en fonction de l'instrument auquel on veut l'associer. Les matrices CCD sont variées, certaines ont de petits pixels (de moins de 10 microns) et d'autres ont de gros pixels (plus de 20 microns). Si notre télescope a une focale très longue de près de 3 mètres et plus, il est peut-être avantageux de considérer utiliser un CCD qui a de gros pixels. Par contre si notre télescope à une focale assez courte de 2 mètres et moins, on peut alors considérer un CCD à pixels plus petits. Quoique on peut aussi utiliser un CCD à plus petits pixels dans les deux cas et au besoin travailler en binant les pixels 2 par 2 ou 3 par 3, ceci reproduit l'effet de plus gros pixels et augmente significativement la sensibilité du détecteur. Une petite formule simple pour estimer quelle focale utiliser pour un CCD dont les pixels ont une taille connue. Exemple pour un CCD ST7 de SBIG on a des pixels d'une taille de 9 microns par 9 microns. L'idéal est d'utiliser une résolution par pixel de 2 ou 3 secondes d'arc pour l'imagerie de ciel profond, donc on doit ajuster notre matrice CCD à une telle valeur. La formule que j'utilise est ; Focale (mm) = 206 X taille du pixel (9 microns) / résolution (2 ou 3 secondes d'arc) Pour mon ST7 on obtient donc : focale

(mm) = 206 X 9 microns / 2" ou 3" Ce qui nous donne des focales idéales utilisables qui sont de ~930mm et ~620mm. À 2000mm notre échantillonnage est tout juste sous la seconde d'arc. Il est aussi d'intérêt d'estimer quel champ notre montage télescope / CCD peut nous montrer sur les images, peut-on y voir toute la Lune ou non? Cette information peut nous permettre de sélectionner les sources qui sont les plus appropriées pour le montage utilisé. Une petite formule nous permet d'estimer assez correctement le champ de ce montage, il suffit de connaître la taille du détecteur CCD en mm. : Champ en minutes d'arc = 3438 X la taille du CCD (mm) / longueur focale du Télescope (mm) Dans notre exemple la CCD ST7 a une taille de 6.9mm par 4.6 mm On a donc Champ (') = 3438 X 6.9mm / 930mm On obtient pour cet axe un champ de ~25.5 minutes d'arc, et pour l'autre axe on a ~17 minutes d'arc. On est donc plus près pour effectuer de l'imagerie sur le ciel. La chose la plus difficile à bien maîtriser quand on commence c'est la mise au point d'une image CCD, tous nous y avons perdu bien du temps et des énergies. Voici quelques points qui peuvent peut-être vous aider pour commencer.

Après avoir attendu quelque temps, je me suis bien rendu compte que personne ne répondrait à ces questions. Je me suis donc activé pour formuler une ébauche qui pourrait peut-être aider les membres désireux de faire de l'imagerie astronomique. Donc pour tenter de mieux combler cette lacune on va essayer ensemble de construire des images astronomiques et par la suite on pourra peut-être en traiter quelques-unes pour leur donner un peu de charme. Pour produire les images on convient que nous avons une caméra de type numérique, ou une web cam, ou un CCD quelconque. Et que nous savons tous comment effectuer les images : -Soit à l'aide d'un télé photo, sur trépied (poses courtes), -Ou avec la caméra montée sur un télescope guide (poses plus longues). -Ou au foyer d'un instrument astronomique (télescope ou lunette), soit des poses planétaires ou des longues poses d'objets de ciel profond.

(Haut) Une image de Vénus en plein jour. Une simple caméra numérique au foyer d’un télescope permet des images Une Web Cam pour planétaires !!! l’image planétaire Marc Brault de Dorval L’installation vidéo astro de Jean Dupont.

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Astro-Notes

1) La mise au point se fait toujours sur une étoile de magnitude assez importante, et les temps d'expositions doivent être assez longs au départ pour permettre de voir l'image de l'étoile même si elle est très hors foyer; elle aura alors l'apparence d'un beigne (ou d'un grand disque pâle dans une lunette) qui pourrait occuper presque tout l'écran de l'ordinateur. Au fur et à mesure que l'on approche finement du foyer il faut réduire le temps d'exposition de façon à éviter la surexposition inutile de l'étoile. Parfois il est même mieux alors de choisir une autre étoile beaucoup plus faible sur laquelle on finit la mise au point. À ce point-là on peut utiliser plusieurs scénarios pour parfaire la mise au point au delà de ce que notre écran affiche. Moi j'utilise une cache (disque) qui s'installe devant le tube du télescope, cette cache a 3 trous de petite taille disposés à 120° l'un de l'autre. Lorsque la mise au point n'est pas parfaite on voit alors un triangle de 3 points plutôt qu'une seule étoile; si l'on traverse de l'autre côté du foyer on a un triangle inversé au premier. Mais lorsqu’on est au foyer, on obtient des étoiles bien rondes. Cette cache se vend sur le marché, elle est très utile pour sauver du temps. Et n'oubliez pas de parfaire le foyer dès que vous changez de cible, de filtre, ou si vous avez des doutes… 2) La qualité des images dépend beaucoup de la bonne collimation du télescope, de la bonne mise au point, des temps de poses appropriés, du bon suivi de l'instrument… Alors il nous faut être vigilants et minutieux. 3) La sauvegarde des images. Pour les CCD elles sont souvent en formats FITS ou RAW qui conservent l'ensemble des paramètres de ces images, elles peuvent donc subir l'ensemble des procédures des réductions nécessaires pour atteindre les résultats voulus. Il s'agit souvent d'images à 12 ou 16 bits d'affichage, soit des milliers de tons de gris disponibles pour les réductions, ce qui n'est pas nécessairement le cas des images WebCam souvent à 8 bits. Juin 2009 p. 6 Astro-Notes

Les images doivent idéalement subir des pré-réductions et par la suite on peut appliquer les réductions qui permettront d'atteindre le but recherché. La plupart du temps l'image résultante qui nous est présentée est une compilation de plusieurs images de plus courtes poses soit en pile médiane ou en pile moyenne de celles-ci (parfois des dizaines d'images). Ces courtes poses sont parfois les temps maximums d'intégration qu'il est possible de faire à notre télescope pour éviter des étoiles étirées par un manque au niveau du suivi. Procédures pour les images au télescope : À la prise des images au télescope, on effectue des images de la région pointée que l'on nomme "images brutes", puis des images "noires", et des images à ~o seconde d'exposition nommées "offset", et des images de plage lumineuse uniforme nommées "Flat ". -Les images brutes sont les images de l'objet visé (images lumineuses) - Les images noires sont des images (~même temps de pose que les images brutes) avec l'obturateur fermé, pour reproduire le bruit produit par le détecteur et détecté par la caméra sur les images. On peut alors soustraire celui-ci aux images brutes. - Les images offset sont des images qui reproduisent le signal introduit à chaque image par la caméra du fait qu'elle a un signal électronique qui n'est jamais à une valeur de 0. Les poses de 0 seconde = une valeur (un signal), qu'il est préférable d'enlever à chaque image. - Les images flat sont des images sur une plage uniforme (une planche blanche éclairée uniformément et très peu éclairée). On effectue des poses courtes (signal 10% à< 50% du maximum) avec exactement le même montage qui a servi à la prise des images.

On peut alors reproduire les défauts optiques du montage que l'on va diviser à l'image. Il faut donc procéder à des pré-réductions pour chacune des images, une des méthodes de base qui fonctionne bien est : (brute - offset) - (noir - offset) / (flat offset) x constante = images pré-réduites. Après ces pré-réductions on peut effectuer des recalages en série des images pré-réduites pour les aligner le plus parfaitement possible, en prenant soin de n'utiliser que les meilleures images (bon guidage, pas de bougé, foyer OK, etc.) Puis ensuite on effectue une pile médiane ou moyenne des images conservées pour produire une image réduite. Si on a des images Noir / Blanc, à partir de là on peut commencer à utiliser des filtrations et autres stratagèmes pour fignoler la réduction finale des images. Si on a des images en filtres RGB ou LRGB il faut procéder à l'intégration de ces images par filtre et en une compilation des filtres pour produire l'image couleurs bien balancée autant que possible. La plupart des routines décrites ici sont disponibles en mode automatique dans plusieurs logiciels. Il est possible d'accéder à plusieurs logiciels gratuits ou presque par le web pour traiter nos images, des logiciels comme TeleAuto et IRIS sont très complets, vérifiez si ils sont compatibles avec votre système d'exploitation d'ordinateur. Pour ma part j'utilise PRISM et AIP qui coûtent cher mais ça marche. Il y a aussi bien des gens qui utilisent Maxim DL qui est un très bon logiciel qui coûte cher mais c'est aussi plus que du bonbon…

Voici des images CCD au prétraitement
Pour fignoler les images à mettre sur le web ou pour une exposition, on utilise Photoshop ou un logiciel équivalant, ces logiciels sont faits pour ce travail d'esthétique. Si vous avez des questions écriveznous à la SAM et on tentera d'y répondre. La prochaine fois on traitera peut-être quelques images, question de les améliorer. Gilbert St-Onge Le offset (signal de pose de la caméra) L’image du flat (plage lumineuse uniforme) images En haut l’image brute bruitée En haut l’image noire (le bruit de la caméra)

La pré réduction est effectuée en suivant la formule qui suit : (brute - offset) - (noire - offset) / (flat - offset) x constante = pré-réduites.

La caméra CCD de Denis Bergeron au foyer primaire de son LX200

L’image d’une étoile sur les pixels carrés d’un CCD

L’image pré-réduite qui résulte des quatre images indiquées plus haut, soit les images : brute, offset, noir, flat. Juin 2009 p. 7 Astro-Notes

À gauche : Stéphane Lemon nous a fait parvenir ce montage d’images du Soleil qu’il a faites à l’aide d’un télescope PST de Coronado qui permet de voir la surface du Soleil en lumière de l’Hydrogène alpha. Sur ces belles images on peut voir des protubérances s’élever sur le pourtour du disque du Soleil. Le disque solaire lui-même nous dévoile une surface granulée très intéressante. Merci Stef.

Bulletin d'information de La société d'astronomie de Montréal et du Centre francophone de Montréal de la Société royale d'astronomie du Canada
Volume 23, numéro 2, juin 2009 (Solstice d’été) ISSN-0843-8978

La société d'astronomie de Montréal est un organisme à but non lucratif qui a comme objectif la promotion de l'astronomie. La société distribue à ses membres ce bulletin trimestriel, L'Astro-Notes. Elle possède un terrain pour l'observation astronomique situé à St-Valérien de Milton, où des soirées d'observation sont organisées régulièrement. Les membres de la SAM peuvent également emprunter des livres et consulter des périodiques astronomiques à la bibliothèque de la société, qui renferme plus de trois cents volumes. Les membres de la SAM ont également l'option de devenir membres de la SRAC qui offre des avantages supplémentaires : un annuaire astronomique, l’"Observer's Handbook"; une revue trimestrielle, "The Journal"; et un abonnement à la revue "SkyNews". La société d'astronomie de Montréal : Adhésion: 40$/année (22$ étudiant moins de 18 ans; 50$ famille) Privilèges: - Assister aux conférences, causeries et participer aux activités organisées; - Astro-Notes (4 numéros/an); - 10% de réduction au comptoir de vente; - Emprunts à la bibliothèque; - Accès au terrain de St-Valérien. Centre francophone de la SRAC : Adhésion: 52$/année (doit être membre de la SAM) (26.75$ étudiant moins de 21 ans) Privilèges: - Annuaire "Observer's Handbook"; - Revues "The Journal" et "Sky News"(6 nos/an); - Forum de discussion Internet "RASC List" Conseil d'administration Président : Michel Boucher Vice-président : Patrice Scattolin Secrétaire : Serge-Antoine Melanson Trésorier : Patrice Scattolin Conseillers : Rachid El-Ayoubi, Steve Prud'homme Autres responsables Conférences : Hugues Lacombe Site Web : David Boucher Astro-Notes : Gilbert St-Onge & L. Morin CAFTA : Comité du CAFTA St-Valérien : Patrice Scattolin Représentant à la SRAC : Patrice Scattolin FAAQ : Hugues Lacombe Liste de membres : René St-Germain

Les réunions ont lieu les mardis à 20h00 au Centre de loisirs St-Michel : 7110, 8e avenue, Montréal (près du Métro St-Michel) Téléphone (répondeur) : (514) 201-3982 Correspondance : C.P. 206, Station St-Michel Montréal, QC H2A 3L9 Page Web : http://www.lasam.ca Courriel : info@lasam.ca

Le bulletin de la SAM, l'Astro-Notes est publié quatre fois par année, aux équinoxes et aux solstices. La SAM invite tous les astronomes amateurs à contribuer à l'Astro-Notes. La SAM n'est cependant pas responsable des erreurs qui pourraient se glisser dans l'Astro-Notes. De même, les informations et les opinions émises dans les articles publiés dans l'Astro-Notes sont celles des auteurs individuels et n'engagent en rien la société d'astronomie de Montréal. Le responsable de l'Astro-Notes se réserve le droit de refuser, de corriger ou de modifier légèrement les textes soumis.

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