Université de Versailles Saint-Quentin

Annales Master SPI
Sujets et corrigés des examens de Maîtrise EEA 2002-2004 et Master SPI 2004-2005

Matière : Optoélectronique
(partie Optoélectronique Système – Enseignant : Luc Chassagne)
Mots clés : Photodétecteur – Diode laser – Système de transmissions numériques en optoélectronique

Version du 04 juillet 2005

UVSQ Maîtrise EEA Optoélectronique

2002-2003

Contrôle continu d’Optoélectronique (Documents et calculatrice autorisés - 2 heures)

Exercice 2 : (12 points) On considère le schéma de principe du système de transmission de la Figure 1 :

R = 100 Ω I(t) Canal de transmission optique à 1330 nm Photodiode + Vs(t)

DL

Figure 1 Les caractéristiques des composants utilisés sont en annexes. Le canal de transmission est dimensionné pour 1330 nm. Il comprend un système de collimation, une fibre optique et un connecteur de sortie. On supposera l’ensemble parfait. 1 – Dans un premier temps, I(t) est un courant constant de polarisation : I(t) = I1. Quel signe doit avoir I1, et quelle valeur peut-on prendre si l’on veut se polariser au milieu de la caractéristique de la diode ? Quelle est alors la puissance optique nominale émise sur le canal ? 2 – La source de courant I(t) est maintenant modulée en amplitude afin de transmettre une information sous forme binaire dans le canal. I(t) vaut alternativement I1 pour coder un « 1 » logique et I0 = 20 mA pour coder un « 0 » logique. Représentez les chronogrammes de I(t), de P(t) la puissance optique dans le canal, et de Vs(t) pour la séquence de codage suivante : « 010110 ». Le temps correspondant à un moment d’information est de 1 µs. 3 – Faire un bilan des sources de bruit de l’étage de photodétection, en considérant que la diode laser est alimentée par I1 précédemment calculé. On donnera l’expression de ces sources de bruit sous forme de sources de bruit de courant, et on cherchera leurs valeurs numériques. Quelle est la source de bruit limitative ? Calculer le rapport signal à bruit en sortie dans le cas d’un « 1 » logique, dans une bande de 1 MHz. 4 – Dans le cas d’un « 0 » logique, quelle est la source de bruit limitative ?

2/21

3 – Comment pourrait-on modifier ce système pour qu’il soit utilisable avec un codage PSK8 ? 3/21 .5 – Quelle(s) conséquence(s) a la modulation d’amplitude du courant sur l’onde optique transmise. 7 – En tenant compte des questions précédentes. φ1 = 01 . φ2 = 11 . Quatre états de phase permettent de coder 4 combinaisons binaires de deux bits : φ0 = 00 . Quel est le taux de transmission en bauds ? 2 – On considère le schéma de principe du système de réception de la Figure 2 : v0(t) = Vcos2πf0t Passe bas ve(t) = Vecos(ω0t+φ) Passe bas v1(t) = Vsin2πf0t + + Logique de décodage Sortie binaire Figure 2 Montrez que ce système permet de démoduler le signal PSK4. On expliquera le rôle de chaque composant. Une onde porteuse sinusoïdale à f0 = 100 MHz est utilisée. 1 – Représentez la séquence suivante : « 01001110 » en précisant correctement les valeurs numériques sur le chronogramme. Exercice 2 : (8 points) Un système de transmission PSK4 est utilisé. 6 – Calculez la bande passante du montage transimpédance. φ3 = 10. la fréquence de modulation est de 10 kHz. discutez sur la valeur de R du montage.

ANNEXES Photodiode NEP = 2.1 mW/mA 4/21 .27 nm/°C 0.10-15 W/Hz1/2 Amplificateur opérationnel AOP OPA606 BP 16 MHz Gain min 1 Slew rate 135 V/µs A Noise (at 1kHz) 1.7 fA/Hz-1/2 Diode laser Wavelength range Mode hop spacing Linewidth Wavlength temperature coefficient Wavlength current coefficient Threeshold current (courant de seuil) Maximum current Efficiency (for current >threeshold current) 1300-1350 nm > 30 nm 300 kHz 0.01 nm/mA 30 mA 70 mA 0.

2 – Rappeler en détail les différentes sources de bruit du montage.UVSQ Maîtrise EEA Optoélectronique 2002-2003 Examen de septembre d’Optoélectronique (Calculatrice autorisée – 1h30 heure) Exercice 1 : 1 – A quels principaux paramètres la longueur d’onde d’une diode laser est-elle sensible ? 2 – Qu’appelle-t-on « chirp de fréquence » ? Expliquez le phénomène (origine. conséquences. caractéristiques. Exercice 2 : 1 – Rappeler le principe d’un montage transimpédance associé à une photodiode. etc). 2 – Dans une liaison fibrée. 2 – Qu’appelle t-on dispersion chromatique. Expliquez le phénomène (origine. expliquez le principe du diagramme de l’œil (utilisation. 3 – Quelle(s) influence(s) cela a-t-il de polariser ou non la photodiode ? Exercice 3 : 1 – Quelles sont les propriétés et les caractéristiques importantes d’une fibre optique ? Détaillez. etc). intérêt. 5/21 . Exercice 4 : 1 – Rappelez le principe d’une modulation QAM. conséquences. etc).

Calculez la dérive en fréquence induite et l’accord en température nécessaire pour compenser. 4 – La source de courant de polarisation utilisée est entachée d’une dérive de courant estimée à 100 µA/heure. Calculer l’indice de modulation en courant.UVSQ Maîtrise EEA Optoélectronique 2003-2004 Contrôle continu d’Optoélectronique (Documents et calculatrice autorisés – 1h30 heures) Exercice 1 : (6 points) On considère le spectre d’émission de la Figure 1 1 : 10 nm/div λ λ0 = 1300 nm Figure 1 1 – S’agît-il d’une diode laser monomode ou multimode ? On estime la largeur de raie à -3 dB à environ 1/100000 de division.01 nm/°C. Calculer la largeur de raie en longueur d’onde et en fréquence. L’élévation de température du composant est estimée à 1/100 °C/mA. 2 – Sachant que sa sensibilité en température est de l’ordre de 0. et la température nécessaire pour compenser l’effet du courant de polarisation. Calculer le décalage en fréquence induit lorsqu’on allume le courant de polarisation. 6/21 . 3 – La diode est polarisée par un courant de 50 mA. Calculer le « chirp » de fréquence associée et l’écart de température nécessaire pour compenser. estimez la stabilité en température nécessaire pour ne pas dégrader les performances en fréquence de la diode. Cela vous paraît-il possible à moyenne ou haute fréquence. 5 – Cette diode est modulée en puissance par un courant sinusoïdal d’amplitude crête 5 mA à basse fréquence.

il n’apporte aucune source de bruit.5. Elle émet une puissance moyenne de 10 mW et transmets de l’information codée en NRZ. capacité parasite = 10 pF. La fibre optique possède une atténuation de 0. Conclure et suggérez des solutions d’amélioration. Les caractéristiques de l’AOP sont : produit gain-bande = 16 MHz.Exercice 2 : (6 points) Considérons le système de transmission de la Figure 2 : I(t) Fibre optique monomode de longueur 100 km R = 100 Ω DL Photodiode Figure 2 La source utilisée est une diode laser monomode à 850 nm de largeur spectrale 100 MHz et de fréquence de relaxation de 4 GHz. On considère l’amplificateur opérationnel parfait. Estimez la bande passante du montage de détection. on utilise un photodétecteur silicium associé à un montage transimpédance comme illustré sur la Figure 3. En déduire un ordre de grandeur de la largeur minimale des impulsions NRZ possible et une fréquence de transmission maximale. Le signal reçu est de plus modulé à 100 Hz. C = 10 nF R = 400 MΩ + vs Figure 3 Le système vous paraît-il bien dimensionné ? On justifiera par un bilan complet et des applications numériques.5 et sa capacité parasite est de 1 pF. courant d’obscurité = 50 fA. 1 – Calculer la dispersion due à la fibre. Pour cela. 2 – Quel est l’élément limitant pour la fréquence de modulation ? Comment peut-on s’en affranchir ? 3 – Le photodétecteur possède une surface active de 1 mm2 en regard de la sortie de la fibre de 100 µm2. La puissance moyenne du signal reçu est de l’ordre de 1 pW. Les caractéristiques du photodétecteur sont : surface active = 13 mm2. Pourrait-on l’améliorer ? 7/21 . sensibilité = 0. 4 – Calculer le photocourant généré. Exercice 3 : (8 points) On désire détecter un signal de fluorescence à 894 nm.1 dB/km. Sa sensibilité est de 0. résistance de shunt = 600 MΩ. capacité parasite = 150 pF. un coefficient de dispersion égal à 50 ps/nm/km et une dispersion modale de 1 ps.

De combien de chiffres significatifs doitil disposer pour vérifier qu’il y a bien un seul ISL d’écart ? 3 – On considérant que la longueur a est parfaitement égale à la valeur annoncée. On considère que les diodes ont une largeur spectrale de l’ordre de 1 pm.0 nm est biaisé.045 dB/m. considérant qu’elle est mise dans une enceinte qui réalise le vide. Quel est la source de bruit limitative ? Donnez alors le rapport signal à bruit de sortie en dB.0 nm. Considérons le cas de la diode D1 qui délivre une puissance optique de 1 mW (on négligera les pertes dans la cavité). courant d’obscurité 10 nA . Calculez la longueur d’onde de la diode D2. Quelle(s) conséquence(s) cela a-t-il sur les mesures au lambdamètre ? (on ne demande qu’une étude qualitative et non quantitative). expliquez que la valeur de la célérité de la lumière que l’on prend en règle générale pour les calculs n’est qu’approximative ou bien que le lambdamètre qui mesure une longueur d’onde pour D1 égale à 633. Pour réaliser l’asservissement des diodes. et un coefficient d’atténuation de 0. La cavité est constitué d’un matériau qui possède un coefficient de dilatation relatif égal à environ 10-4 /°C. La diode D1 est asservie sur un mode d’ordre k. 6 – Calculez le courant de bruit présent en sortie du montage mesuré dans une bande de 10 kHz. 1 – Calculez l’intervalle spectral libre de la cavité. un coefficient de dispersion chromatique de – 15 ps/nm/km.5 .2 heures) 2004-2005 Exercice 1 : (10 points – on apportera un soin particulier aux applications numériques) Un système optique est constitué de deux diodes lasers monomodes indépendantes dont les faisceaux traversent une cavité Fabry-Perot commune. On suppose que l’on dispose d’un appareil de mesure de la longueur d’onde – appelé lambdamètre – susceptible de mesurer d’une manière indépendante précisément les longueurs d’ondes des deux diodes. les deux faisceaux en sortie de la cavité FP sont injectés dans deux fibres indépendantes pour pouvoir déporter la mesure en dehors de l’enceinte à vide. 4 – La température dans l’enceinte à vide monte subitement de + 1°C. Au bout de la fibre est placé une photodiode chargée de convertir le signal.UVSQ M1 SPI Optoélectronique Examen d’Optoélectronique (Documents et calculatrice autorisés . et la diode D2 est asservie sur l’ordre suivant k+1. La photodiode est non polarisée et connectée à une résistance en série égale à 100 kΩ. 2 – La diode D1 à une longueur d’onde asservie exactement égale à 633. Sa longueur est égale à a = 5 cm. La fibre a une longueur de 10 m. 8/21 . 5 – Calculez la chute de tension aux bornes de la résistance. La longueur d’onde de chacune des diodes est asservie sur un pic de transmission de la cavité FP. Ses caractéristiques principales sont : sensibilité 0. une capacité parasite Ct = 100 pF. un NEP de 10-14 W/Hz-1/2 .

t2 n0 z 0 L 1) Que signifient les grandeurs positives γ et αi ? Expliquer brièvement leurs origines physiques. Exercice 3 : QCM argumenté (2.8. Montrez que l’influence de la dispersion chromatique est parfaitement négligeable et que la bande passante du montage est correctement dimensionnée. On admet que sous incidence normale aux miroirs. l’expression du champ électrique interne à la cavité s’écrit :  (γ − α i )z  E (z. le faisceau optique est modulé en puissance par une forme d’onde carrée. de fréquence de modulation égale à 10 kHz et d’indice de modulation égal à 0. remplie par un milieu amplificateur. on choisira parmi les réponses proposées en argumentant.7 – Afin de réaliser l’asservissement. t ) = E 0 exp[ j (ωt − kz )]exp   2   r1.5 points) Pour le guide plan suivant. 2) Donner les conditions d’oscillation laser en module et en phase. t1 n0 n r2. utilisé en optique intégrée. y z 1) L’onde suivant l’axe y est : A – stationnaire B – progressive 2) L’onde suivant l’axe z est : A – stationnaire B – progressive 3) Le nombre de modes de propagation dans la couche interne (couche claire) est : 9/21 . Exercice 2 (3 points): On considère une cavité de type Fabry – Pérot.

relatif à un laser à double hétérostructure : n-AlGaAs p-GaAs p-AlGaAs 0 Diagramme de bande z0 z1 z 0 Nd . Na .p z0 z1 z 0 Indice de réfraction z0 z1 z 0 z0 z1 z 10/21 .A – infini B – fini 4) L’indice de la couche interne est : A – supérieur à celui des couches externes B – inférieur à celui des couches externes 5) Les modes de propagation dans la couche interne sont des : A – ondes planes B – produits de gaussienne avec des polynômes de LAGUERRE C – produits de gaussienne avec des polynômes d’ HERMITE Exercice 4 (4.5 points): 1) Compléter le schéma suivant. n.

6) Donner l’allure de l’indice de réfraction correspondant. 4) Quel est l’intérêt de la double hétérojonction par rapport à l’homojonction ? 5) Dessiner l’allure du diagramme de bande d’un laser où la zone active est composée de 3 puits quantiques.2) Où se situe la zone active et pourquoi est-elle appelée ainsi ? 3) Expliquer l’origine physique de la courbure des bandes au voisinage de z0 et de z1 et reporter cette courbure en pointillé sur le schéma du diagramme de bande de la question 1. 11/21 .

Le faisceau optique est modulé en amplitude par un signal numérique carré de fréquence égale à fmod = 1 GHz : le résultat de la modulation fournit pour un ‘0’ logique une puissance lumineuse nulle. 12/21 .10-13 W/Hz-1/2. la source lumineuse est la sortie d’une fibre optique (dispersion chromatique égale à – 3 ps/nm/km et atténuation de 0. on considère que l’ensemble a une impédance de sortie de 1 kΩ . A votre avis. NEP égal à 2. sensibilité égale à 0. et pour un ‘1’ logique une puissance lumineuse de 1 mW en sortie optique de la diode laser. La modulation de la puissance du faisceau optique décrite ci-dessus peut se faire soit en faisant varier le courant. quelle méthode est utilisée ? Justifiez. la bande passante du montage est alors de 1 GHz. ainsi que la valeur de sa résistance de shunt. Cet émetteur émet à une longueur d’onde de 1300 nm .UVSQ Master SPI Optoélectronique 2004-2005 Examen de septembre d’Optoélectronique – 2h00 (Calculatrice et documents autorisés) Exercice 1 : (10 points) Un photodétecteur reçoit une puissance lumineuse constante de 1 mW.5 A/W . 3 – Calculez la largeur spectrale de la diode en longueur d’onde. Ses principales caractéristiques sont : courant d’obscurité de 1 nA . 4 – Calculez l’élargissement des impulsions liée à la dispersion chromatique de la fibre. 2 – Calculez la valeur efficace du courant de bruit présent à la sortie. donnez la valeur du courant de sortie de l’étage de photodétection pour un « 0 » logique et pour un « 1 » logique. Ce photodétecteur est encapsulé dans un boîtier. calculée dans une bande de 1 GHz.4 GHz et de largeur spectrale égale à 70 MHz.4 dB/km) qui transporte un signal depuis un émetteur situé à 20 km. 1 – Retrouvez la valeur de la capacité parasite du photodétecteur (on considère que l’encapsulage n’apporte aucun défaut). soit un utilisant un modulateur électro-optique externe à la diode. 5 – En considérant que l’on associe le photodétecteur de la question 1 avec cette source laser. il est constitué d’une diode laser de fréquence de relaxation égale à 3. L’ensemble est thermostaté à 20°C. Dans un second temps.

ANNALES Maîtrise EEA – Optoélectronique Corrigés 13/21 .

Iph1 = S. I(t) doit donc être positif par rapport au schéma. La sensibilité S du photodétecteur à cette longueur d’onde est de l’ordre de 0. I(t) (mA) 0 20 mA 1 50 mA 0 1 1 0 P(t) (mW) 0 mW Vs(t) (V) 0V 1 µs 2 mW .9.180 mV t 14/21 . 2 – (2 points) Le courant vaut alternativement 20 mA. il faut donc prendre I1 = 50 mA.8 mA. le photocourant généré sera alors Iph0 = 0 pour un « 0 ».UVSQ Maîtrise EEA Optoélectronique 2002-2003 Corrigé succinct du Contrôle Continu d’Optoélectronique Exercice 1 : (12 points) 1 – (1 points) Une diode laser s’alimente avec un courant direct. et 50 mA.P1= 1. La caractéristique de la diode tirée de l’annexe est schématiquement : P (mW) P1 = 2 mW Iseuil = 30 mA I1 = 50 mA I (mA) Imax = 70 mA Si l’on veut se placer au milieu de la caractéristique. Pour 20 mA. la puissance optique est nulle. la puissance émise est P1 = 2 mW. ce qui est en dessous du seuil. Dans le cas d’un « 1 ». En supposant le canal parfait donc sans pertes. pour I1 = 50 mA. ce qui donne alors une puissance émise nominale P1 = 2 mW.

R. On pourrait même envisager de la réduire à quelques mégahertz. Au premier 2 λ0 ordre. ce qui donne 1.1nm/mA.7 pA dans une bande de 1 MHz.R.Iph. Le bruit lié au NEP de la photodiode : iNEP = S . ce qui donne 24 nA dans une bande de 1 MHz. Ce qui donne pour un « 0 ». 15/21 . Convertie en fréquence cela donne ∆f opt ≈ ≈ 1. on voit que pour un « 0 » logique la source de bruit limitative devient le montage à transimpédance puisque le bruit sur le photocourant généré disparaît. La documentation spécifie 30 nm sans sauts de mode.Le courant photogénéré étant un courant inverse. Dans notre exemple. Vs(t) = . Le coefficient de sensibilité donné en annexe est de c.8mA Le rapport signal à bruit en courant est alors = ≈ ≈ 47000 .8mA 1.NEP. f . f . augmenter signal à bruit d’un « 1 » en augmentant le niveau de signal car Vs(t) = . Avec Iobs = 50 pA typique cela donne 4 pA dans une bande de 1 MHz.R. on prend 2π . f . 6 – (1 points) On rappelle (voir TD photodétecteur) que la bande passante du montage GBP transimpédance peut s’exprimer par f c = . S 1. Vs(t) = 0. Cela donne fc ∼ 113 MHz. 7 – (2 points) Un moment d’information dure 1 µs. les sauts de courant entre I0 et I1 de 30 mA feront donc des sauts de fréquence de 51 GHz (ou en longueur d’onde des sauts de 0. C = 0 pF et Ct = 2 pF. Cela permettrait d’augmenter R.Iph.∆λ0 0. ce qui donne 13 nA dans R une bande de 1 MHz. f . 5 – (2 points) La modulation d’amplitude entraîne également une modulation de fréquence sur l’onde lumineuse émise sur le canal. 3 – (3 points) Les différentes sources de bruit sont : • Le bruit de grenaille sur le photocourant : iph = • • • • 2qI ph1 . et pour un « 1 ». R = 100 Ohms. Le bruit de courant de l’amplificateur opérationnel (on néglige son bruit de tension car il n’est pas donné en annexe) : iAOP = 1. Deux intérêts : augmenter le rapport signal à bruit d’un « 0 » car alors le bruit thermique serait plus faible et moins important sur le « 0 » en détection . On constate donc que les éléments du transimpédance ne limitent pas le système. Plus particulièrement le bruit thermique de R qui est très grand devant les autres. la tension en sortie vaut donc : Vs(t) = .7GHz / mA . mais que c’est bien le bruit de grenaille sur le photocourant qui est limitatif.(C + Ct ) GBP = 16 MHz. 4kT Le bruit thermique de la résistance : iR = . Le bruit de grenaille sur le courant d’obscurité : iph = 2qI obs .180 mV. la fréquence de coupure du montage transimpédance doit être donc très largement suffisante. N 38nA i2 ∑ 4 – (1 points) En tenant compte de l’étude précédente.8 pA dans une bande de 1MHz.3 nm). il ne doit donc pas y en avoir.

Vcosω0t = (VeV)/2. La phase φ peut valoir : • π/4 : alors cos(φ) > 0 et cos(φ+π/2) < 0 ce qui donne en sortie du comparateur « 10 » • 3π/4 : alors cos(φ) < 0 et cos(φ+π/2) < 0 ce qui donne en sortie du comparateur « 00 » • 5π/4 : alors cos(φ) > 0 et cos(φ+π/2) > 0 ce qui donne en sortie du comparateur « 01 » • 7π/4 : alors cos(φ) > 0 et cos(φ+π/2) > 0 ce qui donne en sortie du comparateur « 11 » La logique de décodage se charge ensuite de retranscrire le codage initial.(cos2ω0t + cosφ) Vecos(ω0t+φ). quatrième état codant « 10 » donc saut de phase de +π/2. il ne reste que la partie basse fréquence cos(φ) et cos(φ+π/2). En sortie des deux mélangeurs. un par cadran du cercle trigonométrique. 3 – (2 points) Le codage PSK8 classique possède 8 états de phase. 2 – (5 points) Le codage PSK4 possède quatre états.Exercice 2 : (8 points) 1 – (1 point) Transmission de 10 kbauds (20kbits/s). troisième état codant « 11 » donc saut de phase de π.Vsinω0t = (VeV)/2. on obtient donc des signaux à pulsation double et des composantes continues qui seules sont gardées par les filtres passe bas. Graphique avec quatre états successifs : premier état codant « 01 ». Le mélange par sinus et cosinus reste valable et permet toujours de déterminer le cadran. En supposant que ve(t) = Vecos(ω0t+φ).(cos2ω0t + cos(φ+π/2)) En sortie des filtres. deux dans chaque cadrans. second état codant « 00 » donc saut de phase de -π/2. il faudrait disposer de deux comparateurs pour chaque cadran soit huit comparateurs au total. 16/21 . 01 00 11 10 On multiplie ve(t) par deux signaux en quadrature Vcosω0t et Vsinω0t. Par contre. on obtient en sortie des mélangeurs : Vecos(ω0t+φ).

soit fmax = 600 GHz. ce qui donne une bande passante d’environ 0.5 °C.2 RC = 220 ps.∆λ λ2 0 = 18 MHz. Largeur de raie d’environ 100 fm. La largeur de l’impulsion minimale est considérée environ du même ordre de grandeur pour ne pas être trop déformée.UVSQ Maîtrise EEA Optoélectronique 2003-2004 Corrigé succinct du Contrôle continu d’Optoélectronique (Documents et calculatrice autorisés – 1h30 heures) Exercice 1 : (6 points) 1 – Diode laser monomode. Le chirp en longueur d’onde conséquent est de 1 pm. il s’agît de l’élément limitant. il faut utiliser une modulation externe. soit 10 fm/heure. Ce qui donne en fréquence : ∆f = 2 – La stabilité en température doit être bien meilleure que 1/100°C.6 GHz ce qui devient limitant. c. soit 1 mW reçu. Vu l’amplitude de température nécessaire. 3 – Avec le courant de polarisation.5 mA. on peut gagner un facteur 10) afin de réduire la capacité de jonction. 5 – Le courant varie entre deux extrema. La dispersion chromatique vaut alors 1. 2 – La diode ayant une fréquence de relaxation de 4 GHz. Exercice 2 : (6 points) 1 – Largeur spectrale de la source = 100 MHz. soit Tmin = 1. L’écart crête à crête est de 10 mA.6 ps.8 MHz/heure. ce qui donne une dispersion totale de 1. soit 180 MHz. ce qui induit un écart de 5 pm soit 900 MHz. soit 1. 45 et 55 mA . ce qui donne un courant de 0.2 ps.24 pm. Il faut diminuer R ou choisir une autre photodiode de surface active plus petite (actuellement surdimensionnée. Il faudra une régulation de température pour compenser variant de 1/10 °C. 17/21 . 3 – Le temps de réponse du montage de détection est de tr = 2.35/tr = 1. 4 – Atténuation de 10 dB au bout de 100 km. soit 0.1. Pour s’en affranchir. 4 – Dérive de 1/1000 °C/heure. il y a une élévation de 0. cela ne sera possible qu’à basse fréquence compte tenu des inerties thermiques. soit un indice m = 0.6 ps.

bruit thermique de R = 64 fA .3 fA .courant utile : Iph = 500 fA. 18/21 . b – Voir Td pour calcul du bruit et de la bande passante du montage. ce qui convient. Cela peut éventuellement convenir.bruit de grenaille du courant d’osbcurité = 1. On obtient pour la bande passante : 800 Hz. On ne pourra toutefois pas monter le rapport signal à bruit au-dessus de 10 à cause de la résistance de shunt du photodétecteur.bruit total = 83 fA Le signal à bruit risque d’être faible. On obtient pour le bruit (sur B = 100 Hz) : . Le système peut donc convenir. . mais le signal émerge tout de même.bruit de grenaille de Iph = 4 fA .Exercice 3 : (8 points) a – Choix du silicium correct (maximum de sensibilité en infrarouge). On aurait toutefois intérêt à augmenter R. puisqu’on a de la marge sur la bande passante et que c’est la source principale de bruit.bruit thermique de la résistance de shunt = 52 fA .

c L’intervalle spectral libre de la cavité s’exprime par : ISL = . 4kTB Bruit thermique de la résistance ith = avec T = 300°K. ce qui donne 473.45 dB d’atténuation.995 993 nm. Sa fréquence s’exprime c donc par f1 = .0 nm. Le photodétecteur converti alors 0. Deux phénomènes vont intervenir : l’ISL change donc l’écart en fréquence des diodes également.45 mA. négligeable.3.10-23 R J. L’ISL en longueur d’onde fait donc environ 4 pm. La tension aux bornes de la résistance vaut donc 45 V + la tension due au courant d’obscurité qui est négligée ici (10 nA par rapport à 450 µA). si l’ISL vaut 3.UVSQ M1 SPI Optoélectronique 2004-2005 Corrigé succinct de l’Examen d’Optoélectronique Exercice 1 : (10 points) 1 – On prend un indice de réfraction du milieu égal à 1 puisque la cavité est sous vide. 5 – La puissance lumineuse est égale à 1 mW. il faut que de λ2 = f2 le lambdamètre ai si possible 6 chiffres significatifs. On se trompe donc soit sur la valeur précise de la vitesse de la lumière (c = 2 997 924 580 m.5 pA. et la valeur absolue des longueurs d’onde des diodes asservies également. La fréquence de la longueur d’onde de la λ1 diode D2 est égale à f 2 = f1 + 3GHz = 473. B = 0. la fréquence d’émission de la diode D1 est un multiple exact de 3 GHz ce qui n’est pas le cas.933 649 THz.S . négligeable. iNEP = NEP. 3 – En théorie.936 649 THz.s-1) soit le lambdamètre est biaisé. En bout de fibre. négligeable.0 GHz.N : ISL = 3 GHz. k = 1.1. il y a eu 0. 19/21 . ce qui donne une longueur d’onde c = 632.0005 cm. 6 – Les sources de bruit sont : Bruit de grenaille du courant utile ig = 2qIB = 1. soit 40 pA.2 nA Bruit de grenaille du courant d’obscurité. Bruit lié au NEP de la photodiode.9 mW en 0. 2 – La diode D1 à une longueur d’onde exactement égale à 633. soit les deux. c'est-à-dire une atténuation d’un rapport 1.K-1. 4 – La longueur de la cavité devient 5. 2na A.

001 nm. Le signal à bruit vaut donc 0. D = -15 ps/nm/km (donc 0.35 0. cela donne 0. soit 112 dB. on peut vérifier qu’elle est parfaitement négligeable compte tenu des ordres de grandeurs : ∆τ = λc . 2 RCt tr correctement adapté. 0.2 nA soit 375000. 20/21 .45 mA/1.C’est le bruit de grenaille qui est prépondérant.015 ps/nm/m) et λc = 0.L avec L = 10 m.D. 7 – L’élargissement des impulsions à cause de la dispersion chromatique .35 La bande passante du montage peut s’estimer par BP = ∼ = 16 kHz ce qui est 2.15 fs.

On peut calculer sa correspondance en longueur d’onde à partir de la valeur en hertz par l’approximation (voir TD) ∆λ ∼ ∆f où ∆f = 70 MHz et λ0 = 1300 nm.Sλ . on obtient donc Ct ∼ soit 0. soit 0.56 MΩ. le rapport signal à bruit vaut donc 700. la puissance optique est modulée.D. (facteur 6.39 pm.16 mW pour un ‘1’ logique. Il ne peut donc s’agir que d’une modulation externe par électro-optique. 2 RCt 2. ce qui donne un courant soit nul pour un ‘0’. La puissance optique qui arrive sur le photodétecteur vaut donc : soit 0 mW pour un ‘0’. iNEP = NEP. soit 0. k = 1. négligeable.K-1. Le signal utile vaut 0. en valeur efficace i = ig + ith = 0. On peut retrouver la capacité parasite par la bande passante car on estime 0.Sλ Rsh soit 1. 4kTB Bruit thermique de la résistance ith = avec T = 300°K.35 0.08 mA pour un ‘1’. B = 3. D = 3 ps/nm/km et λc calculée dans la question 3.UVSQ Master SPI Optoélectronique 2004-2005 Corrigé succinct de l’Examen de septembre d’Optoélectronique – 2h00 (Calculatrice et documents autorisés) Exercice 1 : (10 points) 1 – On peut retrouver la valeur de la résistance de shunt par le NEP qui correspond au bruit 4kT 4kTB thermique de celle-ci. soit 28 dB. 2 2 Le courant de bruit vaut en sortie. λ02 21/21 . négligeable. 2.7 µA. Les sources de bruit sont : Bruit de grenaille du courant utile ig = 2qIB = 0. Bruit de grenaille du courant d’obscurité.12 µA.BP 2 – Le courant utile photogénéré vaut 0. On obtient ∆τ de l’ordre de 23 fs. A.1 nA.5 mA .10-23 R J. Bruit lié au NEP de la photodiode.35 BP ∼ avec R = 1000 Ω .71 µA. Or on sait que si l’on c module le courant.3. on négligera donc le courant d’obscurité dans la suite. 3 – La largeur spectrale de la source est annoncée à 70 MHz.L avec L = 20 km. 4 – L’élargissement des impulsions à cause de la dispersion chromatique s’exprime par ∆τ = λc .S .16 pF.3 en atténuation). 5 – L’atténuation de la fibre est égale à 8 dB.5 mA et le bruit 0. dans des proportions bien supérieures à celle calculée ci-dessus pour des diodes classiques. 2 R.N. B = ce qui donne donc Rsh = 2 NEP 2 . mais également la longueur d’onde . soit égal à 0. On a iNEP = NEP.71 µA . ∆λ = 0.