Distribution : Apple poursuit sa grande lessive

par Jerome Thorel, ZDNet France. Publié le 27 octobre 2000 De près de 4 000 , il y a trois ans, le nombre des revendeurs de Mac s'est réduit à 200 aujourd'hui. Le directeur Grand public d'Apple Europe s'explique sur ce ³recentrage´contesté. entretien avec ZDNet France.
Concentration

La distribution au grand public va de plus en plus s'orienter vers des points de vente spécialisés, comme la Fnac et Surcouf (deux marques du groupe PPR, Pinault Alors que les revendeurs du réseau ³en dur´ craignent pour leur avenir, Apple vient de doter son site de vente de la technologie ³achat en 1 clic´ d'Amazon

Les entreprises

Pourquoi Apple Store fait trembler la distribution
Le 12 novembre 2009 par FRÉDÉRIC BIANCHI

Ouvert le 7 novembre dans la capitale, le premier magasin d'Apple ravit les fans de la marque autant qu'elle inquiète ses distributeurs. La réussite de la marque à la pomme aux États-Unis leur donne raison. Paris, centre commercial du Carrousel du Louvre, dernière semaine d'octobre. Une délégation de di-rigeants de la Fnac visite un magasin : 715 m2 sur deux niveaux reliés par un grand escalier de verre. De grandes tables sobres en bois massif sur lesquels sont posés de magnifiques écrans plats d'ordinateurs, des baladeurs MP3, des téléphones portables à écran tactile... L'hôte n'est autre que Pascal Cagni, le Français qui dir ige la filiale européenne d'Apple. Et cette visite privée est le petit geste de courtoisie consenti par la marque à la pomme à son meilleur client historique en France : la Fnac. Car depuis samedi 7 novembre, l'armistice est rompu. Apple n'est plus un simple fournisseur pour la Fnac. C'est aussi un concurrent qui se lance dans la distribution avec ce premier Apple Store dans l'Hexagone. « Nous ouvrons notre 277e Apple Store ici à Paris, et ce magasin est sans doute le plus significatif pour nous », a assuré Ron Johnson, vice-président retail d'Apple, qui avait fait le voyage depuis la Californie pour inaugurer devant la presse, le 5 novembre, ce premier magasin français. Une trentaine de magasins projetés

« Ce sont eux les plus ennuyés. Avant des annonces prochaines sur Marseille.1 % en 2008. Aujourd'hui.. Apple pense commerce. le chiffre d'affaires au mètre carré dépasse 4 500 $. ce sera Montpellier le 14 novembre. « C'est simple. éternelle pomme de discorde entre Apple et ses clients. réalisant quelque 19 % du chiffre d'affaires du fabricant aux États -Unis. Et les autres enseignes le font sous couvert d'anonymat. Principalement grâce à la Fnac. « On comprend que la Fnac se sente contrariée. D'où les tensions depuis quelques mois entre les « deux amis de trente ans ». Lyon et les grandes villes de France. ils sont 218. Sauf que là où le groupe japonais pense marketing. alors qu'une trentaine de magasins seraient répartis sur la carte de France imaginée par Apple.. Apple a renégocié à la baisse les marges accordées à la Fnac sur certains produits. ouverts en mai 2001 à Glendale (Californie) et à McLean (Virginie). Le monsieur distribution d'Apple y verrait bien une nouvelle cathédrale semblable à celle de la 5e avenue à New Yo rk et son chiffre d'affaires annuel de 350 millions de dollars. Il n'y aurait a priori pas matière à s'inquiéter. selon Bernstein Research. En début d'année. assure Éric Surdej. sans faire de vagues.Un seul magasin. fait pâle figure. son activité dans l'Hexagone représentait 40 % du chiffre d'affaires total en Europe [NDLR : quand le fabricant a connu ses plus grands déboires]. elles ne les ont pas annihilées. Apple était fort en Europe. » D'où l'intérêt manifesté publiquement par Ron Johnson pour les Champs-Élysées. Car c'est bien le précédent américain qui impressionne les observateurs. président de LG France. La Fnac. Et même si leur rentabilité aurait baissé de 14 % sur l'exercice 2008 -2009. les Apple Shop.. dans des magasins comme la Fnac Digitale à Odéon à Paris. » Pourtant. avec sa rentabilité opérationnelle de 4. les dirigeants de l'enseigne de PPR ne souhaitent pas commenter l'ouverture du premier Apple Store français. ont essaimé depu is dans tout le pays. C'est toute la différence. qua nd celui du « concurrent » Best Buy n'atteint pas 1 000 $.4 milliard de dollars (20 % du chiffre d'affaires). En début d'année. « Elle est tellement faible sur les iPod que je préfère vendre des Samsung et desPhilips. cette machine à cash aurait généré un résultat d'exploitation de 1. puis à nouveau la capitale. quartier de l'Opéra avant l'été 2010. La marge. Résultat. estime le président d'un grand distributeur français d'électrodomestique.. Les deux premiers Apple Store. avenue Georges -V à Paris. ils vont s'implant er dans tous les lieux qui ne sont pas à l'abri du pognon. Malgré les coûts inhérents à la distribution. parce que la marque était très forte en France.la France n'est que le cinquième pays européen à avoir son Store -. Ils pensaient vraiment qu'ils pourraient empêcher l'arrivée des Apple Store en France en ouvrant de grands corners dédiés à la marque. l'enseigne a supprimé la remise de 5 % accordée sur les produits Apple à ses adhérents.. Sony Style est conçu comme l'unique vitrine du savoir -faire d'une marque. Sony a inauguré le sien. assure un ancien cadre de la Fnac. Après Paris. patron du fabricant . le Sony Style.. » Surmonter le mur de la pierre Si ces initiatives ont freiné les velléités de Steve Jobs. reconnaît le président d'une enseigne de grands magasins . joints par LSA. Dès 1995.

115% plus élevé que le bénéfice net de 1. et ils n'ont pas encore trouvé de site intéressant à Milan. tandis que le revenu ajusté était de 2. Il a plus précisément abordé la position d¶ Apple sur le marché des portables. « Je sais qu'ils avaient de grosses ambitions pour l'Italie quand ils ont ouvert à Rome en 2007.´ Jobs a également évoqué deux étapes liées au business de la téléphonie. » En attendant ce jour .qui n'arrivera peut-être jamais. l¶impact de la crise économique sur la société Apple.68 Milliards de Dollars pour le quatrième trimestre 2008. selon lui. cela semble fou mais c¶est vrais ! En recettes générées (pas en nombre de terminaux vendus) Apple est bien en troisième position : . les perspectives de lancement d¶ordinateurs de bureau à moins de 500 dollars. ³N¶est-ce pas étonnant ? Tout ceci en raison de l¶incroyable succès de l¶iPhone3G. ³Le bénéfice net ajusté représente plus du dou ble de nos recettes´. RIM est une bonne entreprise qui fait de bons produits. Il a abordé un certain nombre de points de la stratégie produit d¶ Apple. Mais ça fait bientôt trois ans maintenant. ³La première est que Apple a battu RIM. Le succès financier de l¶iPhone Jobs a abordé les revenus générés de façon indirecte par l¶iPhone et l¶Apple TV. l¶état de l¶ Apple TV. 48% plus élevé que celui signalé au chiffre d¶affaires de 7. Apple a dû se « contenter » du Carrousel du Louvre alors que ce sont les Champs -Élysées qui intéressent Ron Johnson. Mêmes difficultés dans les autres grandes villes. Nous ne pouvons pas nous passer de leurs produits pour le moment. Et il est surprenant que. 2008 by Actus Mac Steve Jobs fait le point sur Apple en 2008 et présente la stratégie 2009 Le Président d¶Apple ± Steve Jobs. mais le jour où ils auront moins de succès. » Résultat. 11.9 milliards de dollars. La toute puissante marque à la pomme va peut -être se heurter à un mur en Europe : le prix de la pierre Interview Steve Jobs : stratégie Apple 2009 octobre 23. Les chiffres sont « vraiment exceptionnels » selon lui. reste à surmonter une difficulté de taille : trouver de bons emplacements. après seulement quinze mois sur ce marché nous les ayons dépassé´ ³Mais ce qui est encore plus remarquable c¶est que Apple soit devenu le 3ème plus grand fournisseur de téléphone mobile du marché » . où les centres-villes sont saturés et où seuls les centres commerciaux (tel Odysseum à Montpellier) ont des emplacements dispo nibles. À Paris. 80 Apple Shop (dans des magasins) ont été ouverts dans la Botte.14 milliards. par exemple. toute la distribution les lâchera. a-t-il ajouté.d'électronique. tant la créativité ne semble pas faiblir dans les laboratoires de Cupertino -. a fait une apparition surprise mardi dernier lors de la conférence sur les résultats financiers du quatrième trimestre d¶ Apple. assure un distributeur international.44 milliards.

avec des prix plus élevés que ceux du marché et parfois décalés en cette période de baisse de pouvoir d¶achat.4 milliards Numéro 6 : Motorola avec 3. a précisé Jobs. qui n¶est pas celui de l¶ordinateur discount.       Numéro 1 : Nokia avec 12. La question est de savoir si ce ralentissement va pousser nous actuels clients à se tourner vers ce segment. d¶envoyer des Emails« et toutes les autres choses que ces ultra-portables font ! En plus. Il a même parlé « d¶opportunités extraordinaires » en matière d¶acquisition de nouvelles entreprises mais n¶a pas souhaité rentrer plus dans le détail. Il y a certains marchés sur lesquels nous ne souhaitons pas entrer. « Apparemment il ne s¶en vend pas tant que ça ! Surtout que l¶ iPhone peut s¶apparenter à cette catégorie : il permet de naviguer sur Internet. ils se positionneront. Nous avons choisi un segment de marché. il permet d¶être connecté partout. Ce marché existe déjà depuis longtemps.9 milliards Numéro 3 : Apple avec 4.1 milliards Une trésorerie importante Apple à placé 3. iPhones et baisse du pouvoir d¶achat Questionné sur son positionnement haut de gamme.2 milliards Numéro 7 : RIM avec 2. Lorsqu¶on lui a demandé si le prix des nouveaux MacBook allait baisser en raison des économies de production générées par le nouveau procédé Unibody et la baisse de 35% du prix de l¶aluminium.2 milliards Numéro 5 : LG avec 3. ce ralentissement n¶a pas créé un marché de l¶ordinateur pas cher. « C¶est ce que nous avons fait lors de la dernière récession : nous avons augmenté nos investissements en R&D et avons créé plusieurs de nous meilleurs produits et businesses. sa réponse fut sans équivoque : « Nous les aurions sûrement vendus moins cher si ça n¶avait été qu¶un bloc d¶aluminium. il a indiqué que la volonté d¶ Apple est de leur fournir des produ its de qualité.5 milliards de dollars « en sécurité à la banque » et zéro dettes. Celui -ci en est un. Il a ajouté qu¶ Apple avait beaucoup d¶idées sur ce domaine et que lorsque le marché sera mature. Nouveaux MacBook.6 milliards Numéro 4 : Sony-Ericsson avec 4. veulent et peuvent se payer des produits Apple ». mais ce n¶est pas tout » . Il a ajouté « Je suis persuadé que beaucoup d¶actuels clients de Windows et d¶autres marques de téléphones portables. « Il y a des gens . Mais nous devons travailler ce bloc avec beaucoup de précision. Jobs a indiqué que la bonne trés orerie d¶Apple lui confère une énorme stabilité ainsi que de la capacité à investir .7 milliards en cash pendant le dernier trimestre. Les perspectives du marché sont encore larges ! Concernant le marché naissant des ultra -portables. » « Je pense que quand les gens veulent un produit de qualité comme les nôtres. Il a déclaré : « Encore une fois. Je serai surpris si cela devait arriver ! » . comme par exemple les Apple Store ». Ils ont donc maintenant 24. ils font des comparaisons de prix et nous trouvent compétitifs. Tout ceci dans un produit qui tient dans une poche ! » . où que vous soyez.7 milliards de dollars Numéro 2 : Samsung avec 5. Ordinateurs low-cost Lorsqu¶on a demandé à Jobs si ses clients ne souhaita ient pas voir des prix moins élevés. Le prix de l¶aluminium compte bien sûr. Jobs n¶est pas inquiet.

Nous ne sommes pas capables de créer un ordinateur à moins de 500 dollars qui ne soit pas une saleté. . La base de tout. En effet. Il a cependant indiqué qu¶ Apple avait la chance d¶avoir des ingénieurs avec beaucoup d¶idées. Apple se positionne différemment par rapport à ses concurrents. pour une entreprise qui évolue sur le marché international comme Apple est l¶adaptation locale. De toute façon. de toute entreprise. Apple a comme stratégie d¶améliorer quot idiennement son OS. L¶ iPhone doit avant tout son succès à son logiciel. Il a indiqué : « en raison des conditions économiques actuelles. cela laisse rêveur bon nombre d¶entre nous. Donc pour l¶instant. Les attentes des consommateur s et les parts de marché d¶Apple varient en fonction des pays. la stratégie se basera sur une communication ciblée en fonction des segments du marché. iPhone Nano Pour l¶instant. Jobs a indiqué qu¶ Apple avait réussi en se concentrant sur certains segments du marché. véritable produit intégré dans nos m urs continue de fasciner. Quels sont -ils alors ces segments. Jobs a indiqué que le modèle n¶était pas encore matur e et que beaucoup d¶entreprises s¶y sont cassé les dents. pour comprendre le succès du constructeur à la pomme. plusieurs éléments ass ociés entre eux peuvent faire ressortir certains aspects stratégiques ! I) La segmentation du marché. en revanche. Une stratégie marketing. La stratégie d¶ Apple restera donc la même en 2009 : développer des produits en plus en plus qualitatifs pour des clients qui peuvent se les payer. Contrairement aux autres marques qui sortent plusieurs dizaines de téléphones par an sans améliorer le logiciel. Et il y en a beaucoup ! » . C¶est pourquoi la communication se doit d¶être différenciée. que nous avons choisi de servir. ou cibles ? Les jeunes biensûr ! Depuis un petit bout de temps. Apple TV Concernant la stratégie du « salon multimédia » et de l¶ Apple TV. lors de sa sortie Un retour sur investissement quatre fois supérieur a celui escompté . L¶iPhone. ne se retrouve pas noir sur blanc étalée sur Google. et particulièrement d¶une multinationale comme Apple. l¶élément différenciant est le logiciel implémenté sur un appareil permettant de téléphoner. à destination de ces clients. Selon Steeve Jobs.à qui nous avons choisis de ne pas nous adresser. pas d¶ iPhone Nano lus d¶1 millions d¶iPhone vendus en à peine 1 trimestre. sa renommée le précède. Puis il a ajouté « Nous pouvons par contre continuer à développer des produits dont la qualité est de plus en plus élevée. Apple est reconnu pour sa force à vendre des pr oduits (même chers) aux adolescents et également pour la forte popularité de sa marque . je pense ce marché ne sera pas mature en 2009 » Tablet Mac et écrans Touch Steeve Jobs n¶a pas souhaité s¶étendre sur les futurs proj ets en développement chez Apple. Il n¶aurait pas été judicieux d¶être pa rtout pour tout le monde. Dans le cadre d¶Apple. notre service qualité ne nous laisserait pas expédier un tel appareil » . nous ne voyons pas un iPhone adapté au marché Pakistanais et un autre adapt é au marché chinois . C¶est en fait une segmentation internationale (Comme Mc Do par exemple via son Mc Arabia ou ses produits Hallal).

On ne vend pas un produit. ancien marketing chez Apple. Mais alors pourquoi Apple se débrouille si bien avec les ados ? Dans un article de Business Week consacré au « Marketing des jeunes par Apple ». Cette partie. Ce qu¶Apple vend n¶est pas un téléphone . simples d¶utilisation et bien designés. Tout le monde aime les produits brillants. Raconter une belle histoire. II) Cinq préceptes marketing d¶Apple. la spécialisation suivi de l¶expertise. épurés. Un mot : simplicité. Chouchouter les premiers utilisateurs. C¶est sans compter le design des produits. inspirée du livret blanc (en anglais) de Steve Chazin. Ne pas être les premiers à attaquer un marché innovant. 2. c¶est tous les bénéfices liés à l¶utilisation de celui -ci ! De plus. nous donne les cinq atouts phares de la Pomme. Dans le cycle de communication. 4. combien de temps aura -t-il fallu après la folie du téléphone portab le avant de voir le premier téléphone Apple« La stratégie concurrentielle appliquée est celle du challenger. L¶iPod et l¶iPhone sont deux excellents exemples de produits qui font des choses (la musique. ceux-ci sont appelés les prescripteurs. comme Nintendo pour la Wii. Monsieur SETH GODIN. ainsi qu¶une multitude de goodies) qu¶aiment les jeunes. non plusieurs demandant d¶avantages d¶investissements. la première raison qui fait que les adol escents aiment Apple est le fait qu¶ Apple conçoit des produits adaptés à leurs besoins . Cela compte énormément pour les jeunes consommateurs.le navigateur internet. Un certains nombre de conseils sont ainsi prodigués dans ce livre : 1. l¶i-Pod ne fait que « lire » la musique ! De même . la communication mobile. « J¶achète un seul i -Phone et j¶ai accès à tout Apple ». Apple attend d¶isoler les besoins à forte valeur ajoutée afin de se concentrer dessus. Le fait qu¶Apple revendique ses produits comme créatifs et individuels contribue aussi à cela. et contribuent au marketing viral tant affectionné par Apple. dans son livre Tous les marketeurs sont des menteurs : tant mieux. Souvenez vous des premiers lecteurs MP3 ou clé USB . Apple commercialise UN seul produit .L¶iPod est sûrement le produit qui s¶est le mieux vendu parmi les jeunes et beaucoup de sociétés ont tenté de reproduire ce qu¶Apple avait réussi à faire pour s¶attirer les faveurs d¶une tranche d¶âge aussi convoitée pour sa consommation. voire du leader . ou de quoi noyer le consommateur. 3. la messagerie instantanée. car les consommateurs adorent qu¶on . la concentration sur un segment.

enchainements rapides. nous ne sommes plus dans une économie de production ou distribution. il n¶entrera donc pas dans le cercle de référence du consommateur. il achète ce qu¶il désire« Là réside toute la nuance. nous sommes dans une économie de marché.leur raconte des histoires » prouve que Il suffit de raconter une belle histoire au consommateur mais surtout lui donner envie d¶y croire. ou que sais je encore Ainsi. une mise en scène. musique « in ». Quels sont les leviers qui permettront à Apple de se différencier ? L¶ajout de jeux de plus en plus variés sur l¶i -Phone. L¶iPod est un énorme succès aussi pour son esthétique. avant la sortie de l¶i -Phone. Résultat d¶une fusion entre un iPod et un téléphone. Google indique enviro n 113 millions de resultats sur le terme « iPhone ». Internet vous offrira à peu de frais une campagne promotionnelle immédiate. Pourtant. comportent toujours un aspect novateur et séduisant. il n¶est pas rare que le produit soit tué dans l¶ uf. Lors du cycle de vie du produit. L¶impératif est de provoquer le consommateur ! D¶ailleurs le consommateur n¶achète plus ce dont il a besoin. une énor me quantité de goodies interactifs. Si c¶est réussi. le iPhone a été la source d¶une quantité extraordinaire d¶articles à son sujet si bien qu¶à quelques heures de sa sortie. On peut d¶ailleurs dire que c¶est une constante de la firme de Cupertino. c¶est Apple qui sait le mieux en jouer. Prenons un produit quelconque. un packaging ultra moderne et le fin du fin. ou marketing viral. il aura beau être le meil leur ou le plus efficace. à l¶effet multiplicateur. il est posté un . gé néralement d¶excellente facture et inventifs. Mais si c¶est raté. si le consommateur n¶adhère pas à l¶histoire de la marque qui l¶entoure. On ne résiste pas à une déferlante de commentaires moqueurs ou désapprobateurs qui vient des quatre coins du monde ! De toutes les entreprises. Si vous êtes bon observateur. le site Technorati dénombre plus de 308 000 billets contenant le terme iPhone toutes langues confondues dont près de 8500 en francais. III. 5. Aller plus loin dans le domaine. etc »« Aujourd¶hui. Il l¶est d¶autant plus aujourd¶hui avec Internet. L¶art du buzz. vous constaterez que chaque publicité use de façon systématique d¶une histoire Une histoire autour de la marque. est particulièrement difficile. sa finition et le marketing viral qui a suivi pas à pas son évolution. Que fait la Pomme dans sa communication alors ? « Couleurs vives. une histoire attirera et influencera le consommateur. ce dernier ne sera donc pas mémorisé. Jusque là. Apple communique par média télé sur celui -ci. un i -Phone livré déjà chargé ! III) Stratégie de communication d¶Apple.1) Constat. aucune différence par rapport aux autres entreprises. internationale et positive. est le bruit marketing entourant la sortie d¶un produit savamment dosé pour en accroître sa notoriété. Ses produits.

Pour éviter tout « leak » (fuite). Apple a distribué des faux iPhones Les apparitions du produit ont été rendues rares Les annonces concernant le produit ont été espacées et révélaient toutes des détails différents sur le produit L¶iPhone a été remis en test à des journalistes américains deux semaines avant la sortie officielle. Apple a d¶abord dû imposer à ses collaborateurs et employés un silence complet avant l¶annonce. ce buzz n¶aura quasiment rien coûté à Apple. II.3) Qu¶est-ce qui a indirectement bénéficié à la marque ?  Toutes les sorties de produits Apple sont couvertes et documentées par la plupart des médias existants       La popularisation de la marque avait déjà été effectuée quelques années auparavant grâce au iPod et au x Macs Les fans d¶Apple sont souvent des prescripteurs et ceux -ci ont alimenté les rumeurs Le bouche à oreille généré a été colossal Le concept novateur du produit L¶existence de modèles ressemblant au iPhone chez la conccurence Le charisme de Steve Jobs IV) Et apres ? Apple préparerait une « transition vers de futurs produits ». Pourtant. Le bruit est lancé.billet contenant le mot iPhone à peu près toutes les deux minutes.     II. les hypothèses fusent. dotés de fonctionnalités et de technologies que la concurrence ne pourra pas égaler mais personne ne peut donner plus de détails.  Ensuite entrent en jeu des contacts d¶Apple qui font tout doucement parler d¶un possible iPhone et créent des rumeurs ici et là. Un indice concernant cette période de transition : .2) Comment Apple a fait pour gérer son buzz et en réduire le coût ?  Pour que le buzz soit efficace.

qui entrerait en concurrence avec l¶Eee PC. Chez Publicis. iPod. iphone . La question reste ouverte Vous pouvez donner votre avis en commentaire de cet article. mac .. « Nous ne sommes pas autorisés à commenter notre stratégie de communication.fr Tags: apple . on indique ainsi ne« disposer d'aucun élément créatif ». segmentation marche . communication . pour entretenir le suspense autour du produit. Apple ayant pris en charge la communication publicitaire de l'iPhone ». selon Apple. le service communication de la marque ne modifie pas d'un iota sa manière de faire : cultiver une pénurie de communication. tout en comptant su r l'impatience des internautes « Apple addicts » pour nourrir et enrichir les colonnes du Web. publicit e . Un credo qu¶Apple pourrait appliquer encore plus franchement pour revoir ses tarifs à la baisse. Iphone ??? Certains parlent d¶un Mac portable à écran tactile inspiré de l¶iPhone. » Quarante-huit heures avant la sortie de l'iPhone. sorte d¶iPod touch doté d¶un plus large écran. Une communication gardée sous scellés [ 28/11/07 ] Apple applique toujours la même stratégie de communication : la pénurie. a précisé le directeur général Tim Cook. guettée depuis janvier dernier.culture-buzz.. D¶autres d¶une tablette Mac tan t de fois évoquée mais jamais présentée. Mais le plus probable re ste des Mac portables embarquant la toute dernière plate -forme Centrino 2 et dotés de 4 c urs.. diversification . Voire d¶un téléviseur embarquant un accès à internet. d¶appliquer une des recettes favorites d¶Apple. seuls les produits peuvent donner lieu à une prise de parole. strategie marketing $trackbacks = 0. qui présente un nouveau produit aux caractéristiques innovantes avant d¶en baisser les prix pour conserver une avance sur la concurrence. distributeur de l'iPhone à compter du 29 novembre. les spots TV.. source www. macbook . afin d'entretenir le suspense autour du produit. Ou alors d¶un tout petit ordinateur portable. agence d'Orange. ipod . diffusés depuis . Et de fait. profitant d¶une nouvelle gamme.Il s¶agira. Un nouveau Mac. Tandis qu'un porte-parole d'Orange signale que l'opérateur « n'est intervenu que sur les opérations hors médias.

comparent volontiers à une « rock star ». le modèle aux journalistes américains high-tech les plus réputés. filiale de l'agence américaine Chiat Day (Omnicom). responsable du budget monde d'Apple. les marques de téléphonie sont en train de se banaliser phénomène accentué par l'émergence des MVNO . sont signés par Med ia Arts Lab. autour de la sortie du produit. Ce qui n'empêche pas Georges Lewi. que les médias. La marque joue donc la stratégie de la pénurie. Certe s. » VÉRONIQUE RICHEBOIS . et créant ainsi. sous embargo. se hissant avec peine à la 197e place des annonceurs les plus dispendieux. directeur du BEC Institute et expert en matière de communication de marques. selon TNS Media Intelligence. bluffés par ses apparitions rares et flamboyantes. le président d'Apple. comme d'ordinaire. dès juin. Simplement. Le « buzz » était en marche et il a fonctionné à merveille. ses prises de parole publiques qu'avec la plus grande parcimonie. n'a orchestré. Mais. TBWA Paris (Omnicom) les a adaptés localement. voire au dixième de la convergence. Steve Job. Côté jardin. et le gros de cette convergence va venir en priorité de la réception de la télévision sur des outils comme le Bluetooth.3 millions d'euros brut en France. Apple a organisé un bouche -à-oreille sophistiqué autour de l'iPhone en confiant. côté cour. Mais.et Apple est parfaitement conscient du phénomène. Apple a. ce qu'il faut bien appeler un événement factice. Un événement factice En somme. la démarche apparaît sensiblement différente. au premier trimestre 2007. une parfaite synthèse de la « méthode » de la firme à la pomme. de se montrer sévère : « Il s'agit de beaucoup de bruit pour pas grand-chose : nous ne sommes qu'au quart. n'offrant l'iPhone qu'à quelques-uns au lieu de l'offrir à tous. transférant le rôle pédagogiqu e de la communication aux leaders d'opinion. investi 10.vendredi dernier.

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