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Le journal indépendant de l’Université d’Ottawa
Édition du 10 janvier 2011 – Volume LXXVIII N
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13
Pour éviter les problèmes technologiques rencontrés l’année dernière,
les étudiants devront se présenter aux urnes et remplir un bulletin de
vote format papier lors des élections en février. » Article en page 5
Messmer, le Déf
hivernal de la FEUO,
poésie et multiples
artistes... La session
d’hiver 2011 réserve
bien des événements
aux fanatiques de
culture et à ceux qui
cherchent à se changer
les idées. | P. 10
KARKWA ENTROUVRE SON UNIVERS
EntrEvuE | P. 11
Exit le vote électronique
Un hiver en culture
Football
Jean-Philippe Asselin est nommé
entraîneur en chef permanent | P. 16
La Rotonde
UNE REPRéSENTATION éTUdIANTE AccRUE
Allan Rock envisage la possibilité d’ajouter des représentants
étudiants au Bureau des gouverneurs » Page 3
L
Actualités
Catherine Cimon
Julien Paquette
actualites@larotonde.ca
le 10 janvier 2011
actualites@larotonde.ca
2
• www.larotonde.ca
Antoine Trépanier
C’est en septembre prochain que
l’Université d’Ottawa lancera son
nouveau programme de carte uni‑
que. Cette carte étudiante multifonc‑
tionnelle sera offerte aux nouveaux
étudiants et aux étudiants actuels qui
souhaitent se la procurer.
La carte étudiante sera dotée d’une
toute nouvelle technologie à la fne
pointe qui permettra aux étudiants
d’avoir accès, comme c’est le cas ac‑
tuellement, aux forfaits alimentaires,
au service de reprographie, aux gym‑
nases et à la bibliothèque, ainsi qu’à
beaucoup d’autres services à l’avenir.
« En janvier 2012, les commerces
étudiants seront inclus sur cette car‑
te », explique l’initiateur du projet à
l’U d’O, Patrick Genest, gestionnaire
des Services alimentaires.
Les étudiants pourront mettre de
l’argent sur leur carte et payer plus
rapidement leurs consommations
au Café Alt, au 1848, à la librairie ou
au Pivik. « Les étudiants vont être
gagnants, parce qu’on veut éliminer
les fles d’attente. Éventuellement,
l’accès à la buanderie et aux résiden‑
ces seront sur cette carte », renchérit
M. Genest.
En ce qui a trait aux coûts rattachés
à un tel programme, M. Genest est ca‑
tégorique : « Il n’y aura aucune haus‑
se au niveau des frais de scolarité. Ce
projet s’autofnance à partir des frais
des marchands, il n’y a aucun coût
pour l’étudiant. » Le gestionnaire
des Services alimentaires n’envisage
aucune hausse pour ce qui est des re‑
pas et garantit que l’étudiant n’aura
pas à débourser des frais supplémen‑
taires pour la carte étudiante.
Proftable à long terme
Force est d’admettre que le projet
est ambitieux, l’initiateur du projet
souhaite élargir l’utilisation de la car‑
te unique aux commerces entourant
le campus. « En septembre 2012, si
tout va bien, on souhaite intégrer les
commerces comme le Bac à frites, le
Draft Pub, Subway, Royal Oak et le
Father and Sons, mais on n’en est pas
encore là », avance le gestionnaire des
Services alimentaires.
Lorsque La Rotonde a demandé
au gérant du populaire restaurant
Father and Sons s’il avait été appro‑
ché par l’U d’O, ce dernier a dit avoir
entendu parler du projet, mais n’avoir
eu aucune discussion sérieuse avec
l’Université.
M. Genest soutient avoir eu
des pourparlers avec la FEUO et
OC Transpo pour ajouter à cette carte
unique... le U‑Pass! « OC Transpo
change sa technologie en 2013 pour
amener la carte à puce et les cartes
uniques sont compatibles avec cette
technologie », explique‑t‑il.
Pour Brianne Boucher, gestion‑
naire du Café Alt, l’avènement d’une
telle carte est une excellente nou‑
velle : « Ça va vraiment nous aider
parce qu’il y a beaucoup de monde
qui nous demande si on l’accepte.
Donc si ça fonctionne, je pense que
ça peut être très positif », se réjouit‑
elle. La réaction du président de la
FEUO, Tyler Steeves, est identique;
celui‑ci voit la carte unique comme
un outil essentiel pour les étudiants.
« C’est vraiment quelque chose qui
peut accommoder les étudiants et
pour nos commerces étudiants, ça
nous aide à élargir notre clientèle »,
explique‑t‑il.
Ce projet n’est toutefois pas im‑
planté de façon défnitive, il faudra
une réponse positive des utilisateurs.
« Ce n’est pas coulé dans le béton, je
pense qu’on va commencer puis voir
ce que les étudiants et les marchands
en pensent, précise M. Genest. C’est
un projet à long terme. »
Antoine Trépanier
L
es Services alimentaires de
l’U d’O ont renouvelé le contrat
du géant alimentaire Chartwells
pour une durée de deux
ans. L’entente
c o n c l u e
en dé‑
cembre
dernier met
ainsi fn à l’exclusivité du distributeur
au Centre universitaire et au pavillon
de l’EITI, puis garantit à la banque
alimentaire de la Fédération étudian‑
te (FEUO) les surplus de nourriture
du distributeur.
Les Services alimentaires ont mis
en place un comité qui devait se pen‑
cher sur l’avenir du contrat de Char‑
twells. Le comité en question réunis‑
sait des représentants des syndicats
étudiants du premier cycle et des
cycles supérieurs (GSAED), des ré‑
sidences (RAUO), du programme
de sciences de la nutrition, de
l’administration de l’U d’O et
des Services alimentaires.
Deux options s’offraient à
eux : ne pas renouveler
le contrat de Chartwells
et lancer un appel
d’offres externes, ou
encore renouveler
pour une durée
de deux ans le
contrat de la
multinationale
tout en effec‑
tuant quelques
changements.
C’est f‑
nalement la
seconde op‑
tion qui a été
adoptée par
le comité,
qui a aussi
émis des re‑
commanda‑
tions. « On
ne peut pas
s’ at t endre
à des chan‑
g e m e n t s
majeurs de
la part de
Chartwells en
raison de la
courte durée
de l’entente,
mais je dirais
qu’on envisage
des changements
modérés à court
terme », explique
Guillaume Lemieux,
commissaire à la vie
étudiante de la GSAED.
« Les principaux change‑
ments se situent au niveau
de l’offre et de la qualité de
nos produits. Les étudiants
veulent plus de choix et une qua‑
lité supérieure, ce à quoi nous tra‑
vaillons actuellement », note pour sa
part Patrick Genest, gestionnaire des
Services alimentaires de l’U d’O.
Ce dernier mentionne cependant
qu’il y aura beaucoup de changements
au pavillon de l’EITI : « Cet été, on
compte dépenser environ 250 000 $
dans la rénovation pour améliorer
l’offre à notre clientèle, indique‑t‑il.
On pense également ajouter un vo‑
let service au kiosque du pavillon
[de l’EITI], alors quand la foire sera
fermée [il y aurait] un Tim Hortons,
un Bento nouveau et un Quiznos »,
poursuit‑il, tout en précisant que ces
changements sont au stade de « dis‑
cussion » et « qu’il n’y a rien de fait ».
Gain non annoncé de la FEUO
Du côté de la FEUO, on ne peut être
plus satisfait de cette entente. « C’est
très important pour nous, puisque
nous sommes sûrs d’avoir une clien‑
tèle plus importante. Je dirais que ça
nous donne accès à un nouveau mar‑
ché », avance le président, Tyler Stee‑
ves. Ce dernier est particulièrement
satisfait de la close stipulant que les
surplus de nourriture seront donnés
à la banque alimentaire de la FEUO.
« C’est bon pour nous puisque c’est
de la bonne nourriture à proximité,
c’est beaucoup plus accessible », a‑t‑il
ajouté. Pour M. Steeves, ce n’est pas
Chartwells qui prime, mais bien le
service offert aux étudiants : « À la fn
de la journée, ça ne change rien que ce
soit Chartwells, Sodexo ou Aramark.
C’est la qualité du service sur le cam‑
pus qui compte », conclut‑il.
Au Pivik, toutefois, La Rotonde a
constaté que personne ne savait qu’un
tel accord avait été réglé, malgré l’an‑
nonce faite par voie de communiqué
de presse. Même son de cloche au
Café Alternatif : « Non, on ne m’a
jamais avisée, mais j’ai une réunion
avec le directeur des commerces de la
FEUO cette semaine, peut‑être qu’il
va m’en parler, souligne Brianne Bou‑
cher, gestionnaire du Café Alt. J’ima‑
gine que c’est une bonne chose pour
le Café Alt », a‑t‑elle commenté.
Des consommateurs satisfaits
Les modifcations apportées cette
année par les Services alimentaires
font visiblement le bonheur des étu‑
diants. « L’année dernière, nous
avons eu plusieurs plaintes. Cette
année, c’est l’inverse : nous avons
surtout des bons commentaires »,
explique Patrick Genest. Guillaume
Lemieux est aussi de ceux qui voient
d’un bon œil les modifcations appor‑
tées par les Services alimentaires :
« Je suis étudiant ici depuis 2000 et
le service alimentaire n’a jamais été
d’aussi bonne qualité et ça va juste en
s’améliorant », soutient‑il. Un son‑
dage lancé sur le campus par les Ser‑
vices alimentaires montre d’ailleurs
qu’il y a une augmentation d’environ
15 % du taux de satisfaction.
SErvicES aux étudiantS
SErvicES alimEntairES
Chartwells sur le campus jusqu’en 2013
La carte unique arrive à grands pas
Patrick Genest, gestionnaire des Services alimentaires, travaille
actuellement à l’élaboration du programme de carte unique.
P
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Photo de Mark Colletti
L’U d’O mal classée
Actualités
actualites@larotonde.ca
le 10 janvier 2011
www.larotonde.ca •
3
Catherine Cimon
L’Association des étudiants diplômés
(GSAED) et la Fédération étudiante de l’U d’O
(FEUO) ont eu tout un choc au début de dé‑
cembre dernier, selon les dires de Patrick Im‑
beau, commissaire à l’externe de la GSAED,
lorsque lui‑même et le vice‑président aux af‑
faires universitaires de la FEUO, Ted Horton,
ont reçu un coup de fl du recteur Allan Rock
leur proposant une rencontre pour discuter de
l’augmentation du nombre de sièges étudiants
au sein du Bureau des gouverneurs de l’Uni‑
versité.
À la suite de cet appel, MM. Imbeau et Hor‑
ton ont eu une rencontre le 16 décembre pour
entreprendre des négociations avec le Bureau
des gouverneurs concernant l’ajout de deux
sièges : un pour un représentant des étudiants
de premier cycle, et l’autre pour un représen‑
tant des étudiants des cycles supérieurs.
En entrevue avec La Rotonde, Allan Rock
a expliqué qu’il voulait donner aux syndicats
étudiants une plus grande chance d’être en‑
tendus et leur montrer que l’Université était
de leur côté, après la décision quasi unanime
du Bureau des gouverneurs d’augmenter les
frais de scolarité en novembre dernier.
Briser une loi vieille de 46 ans
La surprise était d’autant plus grande, confe
M. Imbeau, que les associations étudiantes
envoient chaque année une lettre demandant
au Bureau des gouverneurs et à l’administra‑
tion de l’U d’O de reconsidérer le nombre de
places attribuées aux étudiants à la table de né‑
gociation, lettre ignorée chaque fois. De plus,
M. Imbeau explique que le recteur ne semblait
pas au courant de ces lettres, car il leur aurait
demandé d’en écrire une pour présenter une
requête au Bureau des gouverneurs. MM. Hor‑
ton et Imbeau auraient alors répliqué qu’une
telle lettre existait déjà et que leur association
respective la faisait parvenir aux principaux in‑
téressés tous les ans : « J’ai dit à M. Rock que je
pouvais lui donner des copies des lettres, s’il le
voulait », ajoute le commissaire à l’externe.
Néanmoins le commissaire à l’externe de la
GSAED se dit très heureux de la décision de
M. Rock d’ouvrir la porte à la négociation, sur‑
tout compte tenu du fait que c’est un combat
que les associations étudiantes mènent depuis
très longtemps, le nombre de sièges consacrés
à la représentation étudiante n’ayant jamais
augmenté depuis l’attribution des deux places
actuelles (une pour la GSAED et une pour la
FEUO) en 1965 : « Le dossier est ouvert, on
pousse pour ça depuis des décennies », sou‑
tient‑il.
Par ailleurs, M. Imbeau se dit satisfait de
la relation entre le recteur et les associations
étudiantes : « Les relations sont pas mal bon‑
nes […] Par exemple, [M. Rock] a été très bon
dans le dossier de l’eau embouteillée. Il nous
a conviés, Ted [Horton] et moi, à une réunion
avec les gens de Nestlé, qui lui avaient écrit
une lettre pour lui demander de s’opposer au
projet. […] Il y a beaucoup de transparence.
Quand on rencontre [l’Université] Carleton,
on se rend compte qu’on est chanceux, car son
administration ne lui porte pas du tout atten‑
tion. »
Une lutte à fnir
MM. Rock et Imbeau conviennent que le
combat des associations étudiantes de l’U d’O
n’est cependant pas gagné d’avance puis‑
que le processus qui leur donnerait plus de
représentation au Bureau des gouverneurs
est long, compliqué, et vient tout juste d’être
amorcé. Ainsi, Patrick Imbeau explique que
les négociations n’ont pas encore réellement
commencé entre le Bureau des gouverneurs,
la GSAED et la FEUO, notamment à cause du
congé des fêtes.
Au nombre des défs à relever, M. Rock
a fait part à La Rotonde que la FEUO et la
GSAED devraient tout d’abord gagner le droit
de proposer leur requête devant le Bureau des
gouverneurs, ce qui devra être fait par l’un des
membres déjà actifs. Patrick Imbeau croit que
l’une des représentantes étudiantes actuelles
le fera sûrement.
Finalement, les plus grands défs, selon
Allan Rock et Patrick Imbeau, seront, selon
toute vraisemblance, non seulement d’obtenir
l’assentiment des gouverneurs pour plus de
représentation étudiante, mais aussi de déter‑
miner quels membres devront céder leur pla‑
ce aux représentants étudiants. En effet, on ne
peut ajouter de places pour d’autres membres,
précisent le recteur et le commissaire à l’ex‑
terne. Au nombre des gouverneurs suscep‑
tibles de laisser leur siège aux étudiants, le
recteur et le commissaire à l’externe évoquent
ceux de l’Université St‑Paul, qui en compte
maintenant huit. En effet, selon M. Imbeau,
il serait étonnant d’obtenir les sièges occupés
par l’U d’O, les membres de la communauté
ou le gouvernement.
burEau dES gouvErnEurS
Après des décennies d’attente, l’administration ouvre enfn la porte à des discussions pour inclure d’autres représentants étudiants au Bureau
des gouverneurs.
Le recteur propose une plus grande représentation étudiante
Photo d’Antoine Trépanier
Le plus grand déf sera sans doute de déterminer quels membres céderont leur siège
aux étudiants.
Universités Étudiant(s)
de 1
er
cycle
Étudiant(s)
diplômé(s)
Total des
membres
Pourcentage
étudiant
Ottawa 1 1 34 5,9 %
Concordia 4 1 45 11,1 %
Toronto 6 2 58 13,8 %
Carleton 2 2 36 11,1 %
Alberta 2 1 24 12,5 %
Saskatchewan 0 0 11 0 %
Western 2 1 31 7 %
L’U d’O mal classée
Si le projet de donner plus de sièges aux étudiants est fnalement adopté,
l’U d’O, qui a présentement un pourcentage d’occupation étudiante
au Bureau des gouverneurs de 5,9 % (deux sièges sur 34), devra
augmenter cette proportion à 11,8 %. Un tel ajustement lui permettra
aussi de normaliser sa position par rapport à la moyenne des universités
canadiennes, qui ont pour la plupart un pourcentage de sièges étudiants
se rapprochant de 11 %. Allan Rock argue toutefois que même si l’U d’O
est en-deçà de la moyenne nationale, elle laisse pour sa part des délégués
étudiants siéger au Sénat, selon Patrick Imbeau.
M. Imbeau, quant à lui, afrme que les sièges étudiants au Sénat ne
changent pas grand-chose en matière de frais de scolarité, puisque
le Sénat est l’organe de l’U d’O qui s’occupe de questions purement
académiques.
Tableau comparatif de la représentation étudiante au Bureau
des gouverneurs dans un échantillon représentatif d’universités
canadiennes.
Photo d’Anne Danford-Dussault
Le recteur a surpris les syndicats étudi-
ants en leur proposant des sièges de plus
au Bureau des gouverneurs.
Actualités
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le 10 janvier 2011
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• www.larotonde.ca
Meghann Dionne
et Catherine Cimon
Du 7 au 10 janvier, l’U d’O accueillait
1200 étudiants en provenance de
13 universités de l’Est canadien à l’oc‑
casion des Jeux du commerce 2011.
Les participants étaient tous réunis
vendredi soir dernier sur la pelouse de
Tabaret pour une cérémonie d’ouver‑
ture à grand déploiement, après avoir
fèrement paradé dans les rues de la
capitale nationale.
Les délégations partaient en effet de
l’hôtel Delta City situé sur la rue Lyon,
entièrement réservé pour les Jeux du
commerce, selon Liane Brière, prési‑
dente du comité organisateur, pour
arriver devant les colonnades de Ta‑
baret, où un DJ les attendait en plus
d’un écran géant sur lequel déflaient
clips promotionnels et présentations
de chaque délégation.
Les Jeux du commerce à Ottawa
ont ainsi débuté sur une note gran‑
diose, et une foule électrisée par la
musique, l’excitation et le vibrant
animateur de la soirée, Mathieu Gau‑
thier, ancien participant des Jeux et
membre du comité organisateur, ce
qui n’a pas manqué de décrocher des
sourires aux membres de l’adminis‑
tration présents pour l’occasion, no‑
tamment au vice‑recteur aux études,
François Houle. Celui‑ci s’est laissé
aller à quelques pas de danse avant
de dire quelques mots à la véritable
marée humaine d’étudiants enthou‑
siastes. Plus tard, M. Houle a confé à
La Rotonde qu’il était fer de la délé‑
gation de l’U d’O et qu’un tel spectacle
était plaisant à voir.
Plus que de simples « jeux »
Ce qui distingue les Jeux du com‑
merce de l’Est des autres événements
canadiens de ce genre est son bilin‑
guisme. Effectivement, toutes les étu‑
des de cas sont traduites et toutes les
épreuves sont bilingues, ce qui encou‑
rage des universités comme McGill et
Ottawa à y participer. Les trois volets
principaux, soit académique, social
et sportif, renferment 15 disciplines.
On retrouve aussi un aspect « par‑
ticipation et contribution », qui non
seulement souligne l’engagement et
le respect de tous pendant les Jeux,
mais prend aussi en considération les
efforts déployés par les délégations
pour s’investir dans leur communauté
respective durant l’année scolaire.
Ensuite, la qualité de l’expérience,
la rencontre de professionnels du
monde des affaires, l’occasion de
mettre la théorie en pratique et la
notoriété de l’événement auprès des
employeurs sont autant de raisons
qui poussent les étudiants à partici‑
per aux Jeux du commerce. Ceux‑ci
constituent donc un tremplin vers
leur future carrière.
Enfn, la compétition d’envergure
nationale constitue une importante
source de retombées économiques
locales. Effectivement, Mathieu
Gauthier, membre du Comité orga‑
nisateur, révélait à La Rotonde que
l’organisation des Jeux du commerce
à Ottawa avait représenté un déf,
non seulement sur le plan logistique,
mais aussi sur le plan fnancier. Les
23
es
Jeux du commerce à Ottawa,
qui avaient comme partenaire offciel
cette année TD Insurance Meloche
Monnex, ont en effet coûté plus de
300 000 $.
Mission accomplie pour le CO
L’un des objectifs du comité or‑
ganisateur était de redorer l’image
de la ville d’Ottawa vis‑à‑vis des
futurs étudiants diplômés et, se‑
lon les commentaires recueillis par
La Rotonde auprès des participants,
le mandat semble avoir été rempli :
« C’est ma première participation
aux Jeux et la première fois que je
visite la capitale nationale. Jusqu’à
maintenant, l’expérience que je vis
est incroyable et Ottawa est une
ville superbe! » a déclaré Mathieu
Simard, étudiant en administration
de l’Université du Québec à Chicou‑
timi. Son collègue a ajouté que les
Jeux étaient un déf personnel en‑
touré d’une belle fête d’étudiants où
l’ambiance est électrisante. Même
son de cloche du côté de l’Université
de Moncton, comme l’a expliqué
Olivier Doiron : « La faculté d’admi‑
nistration de l’Université de Monc‑
ton nous appuie fnancièrement et
est fère de nous voir participer à un
tel événement. »
Cette année, les organisateurs de la
23
e
édition des Jeux du commerce se
sont de plus efforcés de se démarquer
des années précédentes en fgnolant
les moindres détails. Ayant vécu l’ex‑
périence à titre de participantes, Ani‑
ka Laperrière et Stéphanie Lavergne,
vice‑présidentes académiques du CO,
ont voulu redonner à un événement
qui a, expriment‑elles, largement
contribué à l’éclosion de leur carrière
respective dans le monde des affai‑
res.
Les délégations de l’Est canadien ont envahi la capitale pour le week-end
23
ES
JEux du commErcE
Lancé en grande pompe par l’U d’O
à l’automne 2009, le service infor‑
matique uoZone devrait bénéficier
d’un plus grand achalandage dès
le mercredi 12 janvier, puisque les
fonctionnalités InfoWeb ne seront
accessibles qu’à travers lui dès
mercredi. Les étudiants devront
donc dorénavant utiliser uoZone
et son format de guichet unique
virtuel sur le campus.
La fermeture du portail InfoWeb
donnera ainsi un sérieux coup de
pouce au service informatique
uoZone, développé à grands frais
par l’U d’O, pour ce qui est des
statistiques d’utilisation. En effet,
La Rotonde avait appris l’an der‑
nier, grâce à une demande d’accès
à l’information, que la réalisation
de ce nouveau système avait coûté
192 465 $ et que le taux de fré‑
quentation du site, après quatre
mois d’existence, ne dépassait pas
les 8352 clics par jour. Par ailleurs,
toujours selon les statistiques de
l’U d’O obtenues par La Rotonde,
moins de la moitié des étudiants
avaient visité uoZone depuis sa
création à l’automne 2009 jusqu’à
la fin du mois de mars dernier,
15 917 d’entre eux y ayant accédé
au moins une fois. ‑ Catherine Ci-
mon
brèvE
uoZone seul maître à bord
Client : HEC Montréal
martine.plaziac@hec.ca 514 340-6622 – martin-guy.durand@hec.ca
La Rotonde/U. Ottawa – Format : 6 po. x 7 po. (1/3 vertical) – Noir et Blanc – Parution : 10 janvier 2011 –
Nom du document : 2033 HEC MSc ForumPersp H-2011.pdf – Police: News Gothic + Adobe Garamond Pro
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Les jeux du commerce ont attiré une foule de participants le 7
janvier dernier.
Photo d’Anne Danford-Dussault
Actualités
actualites@larotonde.ca
le 10 janvier 2011
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5
Catherine Cimon
L’an dernier, plusieurs scandales
ont secoué les élections à la Fédé‑
ration étudiante de l’U d’O et l’an‑
nonce des candidats gagnants.
Que ce soit à cause des alléga‑
tions de fraude sur les bulletins
de vote électroniques, qui ont fait
douter de la validité des résul‑
tats du scrutin, la candidate à la
présidence Amalia Savva accusée
d’avoir fait rédiger en partie sa pla‑
te‑forme électorale par l’ancienne
vice-présidente aux fnances en
poste, Roxanne Dubois, ou encore
la démission choc du directeur des
élections, Julien de Bellefeuille,
durant la campagne, qui accusait
notamment l’ex‑président de la
FEUO, Seamus Wolfe, d’ingérence
dans la campagne, les élections de
2010 de la FEUO ont fait beaucoup
de bruit au sein de la communauté
étudiante.
Le nouveau directeur des élec‑
tions, Jason Benovoy, a donc tenté
de remédier à l’un des facteurs qui
ont fait en sorte que la campagne de
l’hiver dernier a été mouvementée,
et a décidé de ne pas utiliser le vote
électronique pour les prochaines
élections, dont il est responsable.
Trop de fraude
et peu de fabilité
Joint par La Rotonde, M. Beno‑
voy a admis que la raison principale
pour laquelle la frme internationa‑
le de vote électronique engagée l’an
dernier, Everyone Counts, avait été
écartée de cette édition est le peu de
fabilité qu’elle offrait et les fraudes
qui en avait résulté : « Il y a eu un
cas allégué de fraude l’an dernier,
plusieurs bulletins de vote ont été
fraudés. […] Environ 200 ont été
soit volés, soit reproduits de façon
illicite », affrme-t-il. Everyone
Counts a en effet communiqué avec
les responsables de la campagne
électorale de l’an dernier pour leur
annoncer qu’il y avait bel et bien eu
infltration informatique et perte
ou falsifcation de bulletins de vote
par une ou plusieurs personnes.
À ce sujet, Jason Benovoy a
ajouté que la compagnie, qui était
chargée de compiler les bulletins
de vote, puis d’envoyer les données
aux responsables étudiants de la
campagne, n’a jamais voulu admet‑
tre que les irrégularités entourant
le vote électronique de la campagne
2010 de la FEUO étaient sa faute.
« Elle ne voulait certainement pas
prendre une part de responsabi‑
lité », avance M. Benovoy, qui n’est
pas étonné d’une telle attitude de
la part d’une compagnie de calibre
internationale qui s’occupe notam‑
ment de « grosses élections aux
États-Unis ».
Pour ce qui est de la fraude élec‑
tronique, M. Benovoy affrme que
les coupables n’ont jamais pu être
identifés, qu’ils étaient sûrement
doués en informatique et qu’aucun
candidat n’avait été formellement
pointé du doigt.
Le papier : plus effcace
Cette année, les étudiants de‑
vront donc se passer de la techno‑
logie pour s’acquitter de leur devoir
électoral et se déplacer pour utiliser
les « bons vieux bulletins de vote »,
comme le dit Jason Benovoy, une
méthode qui, selon lui, est beau‑
coup plus sécuritaire. De fait, à ses
dires, de 9 à 10 personnes supervi‑
seront les boîtes de scrutin et les
isoloirs, ce qui est impossible avec
le vote électronique.
Pour ce qui est du taux de parti‑
cipation de la population étudian‑
te, M. Benovoy se dit confant que
celui‑ci ne s’en trouvera que très
peu infuencé, mais que c’est tou‑
jours une préoccupation liée à son
mandat que de rejoindre le plus de
personnes possible et d’assurer une
bonne accessibilité aux étudiants.
Il ajoute d’autre part que la mé‑
thode de vote électronique, l’an
dernier, avait elle aussi causé beau‑
coup de désagréments à bon nom‑
bre d’étudiants à cause de délais
dans l’envoi par courriel des codes
nécessaires pour voter. M. Benovoy
précise que dans bien des cas, le
délai a été si long que les étudiants
concernés n’ont pas pu exercer leur
droit de vote, même s’ils le vou‑
laient.
Une campagne publicitaire
à point
Le directeur des élections assure
que les publicités pour la campa‑
gne électorale sont presque prêtes
à être lancées et qu’elles donneront
toute la visibilité nécessaire aux
élections de la FEUO, même sans
la possibilité du vote électronique
cette année : « À part les bons vieux
posters, des trucs vagues qu’on ne
voit plus après un certain temps, il
y aura des présentations en classe,
des vidéopublicités, les candidats
devront aussi sûrement faire de la
publicité », explique‑t‑il. Il ajoute
que l’information sur la campa‑
gne électorale sera aussi présente
dans les médias sociaux comme
Facebook, en plus d’un site web qui
devrait être revampé à temps pour
les élections, malgré des diffcultés
techniques.
Finalement, Jason Benovoy dit
faire confance à la population étu‑
diante pour que celle‑ci se pronon‑
ce en grand nombre.
campagnE élEctoralE dE la FEuo
Le couperet tombe sur le vote électronique
Le scrutin des élections 2011 de la FEUO se fera à l’aide des bulletins de vote papier, et non par voie électronique, pour éviter des cas de fraude comme
l’an dernier.
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Aux prochaines élections, les étudiants devront se déplacer pour utiliser les « bons vieux bulletins de
vote ».
illustration d’Anne Danford-Dussault
Actualités
actualites@larotonde.ca
le 10 janvier 2011
6
• www.larotonde.ca
Catherine Cimon
Suivant la démission de Caroline
Bouchard au poste de commissaire
aux affaires universitaires de l’As‑
sociation des étudiants diplômés
(GSAED) en novembre dernier, c’est
fnalement Jonathan Duguay qui a
été élu peu avant le congé du temps
des fêtes pour lui succéder; son entrée
en fonction prenait effet le 1
er
janvier
2011.
L’étudiant, qui est présentement en
voie de terminer l’écriture de sa thèse
de maîtrise, ne compte néanmoins
pas se représenter au poste lors des
élections printanières de la GSAED
puisqu’il ne sera plus étudiant de
l’Université d’Ottawa l’automne pro‑
chain. M. Duguay ajoute ainsi qu’il
était clair, dans ses discours électo‑
raux et sa campagne, qu’il ne tenterait
pas de briguer le poste une nouvelle
fois et que ses intentions de se faire
élire était dues en grande partie à son
désir de continuité dans les projets
entrepris plus tôt au cours de l’an‑
née; projets dont il avait une bonne
connaissance puisqu’il occupait déjà
le poste d’adjoint administratif à la
GSAED.
Des projets qui vont bon train
Puisque Jonathan Duguay ne sera
en poste que pour une fn de mandat
d’approximativement quatre mois,
il affrme lui-même qu’il n’est pas
dans ses plans de se lancer dans de
nouveaux projets et que l’essentiel
de sa tâche rendu en milieu d’année
est d’assurer la continuité et le bon
déroulement de ceux déjà entrepris
par son prédecesseur, Caroline Bou‑
chard : « Ça ne me sert à rien de par‑
tir de nouveaux projets avec le temps
qu’il me reste. »
Ainsi, le nouveau commissaire a
beaucoup de dossiers importants sur
la table et assure que les dix heures
par semaine pour lesquelles il est of‑
fciellement rémunéré pour le poste
qu’il occupe seront toujours large‑
ment dépassées, allant jusqu’à un
horaire de 70 heures par semaine.
En effet, selon lui, « il y aura toujours
des combats à mener, des choses qui
ne se passent pas bien », et les tâches
liées à son poste sont bien plus im‑
posantes que les quelques dix heures
hebdomadaires.
À ce sujet, M. Duguay explique
qu’un des cas auquel il travaille acti‑
vement présentement est la « règle
des dix heures ». Cette règle impose
aux étudiants qui sont aux cycles su‑
périeurs un régime leur interdisant
d’occuper des postes étudiants rému‑
nérés à l’Université d’Ottawa de plus
de dix heures par semaine. Selon lui,
c’est une situation qui doit être clari‑
fée, notamment à cause de plusieurs
entorses au règlement par les étu‑
diants diplômés, qui passeraient des
accords accommodants avec les pro‑
fesseurs pour contourner la limite.
Ensuite, un des dossiers qui acca‑
parent beaucoup d’attention, selon
M. Duguay, est inévitablement la
renégociation de la convention col‑
lective des chargés de cours, conven‑
tion qui est maintenant échue depuis
environ six mois. Le commissaire
précise à cet effet que ce n’est pas
directement la GSAED qui mène les
discussions avec l’administration
de l’Université, mais son rôle est de
coordonner les efforts du syndicat
des chargés de cours avec ceux de
la GSAED : « Présentement il y a
toujours des négociations entre le
syndicat et l’université, mais si une
grève se déclenche, c’est certain que
les étudiants auront besoin de la
GSAED. »
Finalement, M. Duguay a fait part
à La Rotonde que les préparatifs pour
la conférence multidisciplinaire an‑
nuelle réunissant les étudiants diplô‑
més de toutes les facultés allaient bon
train. La 14
e
édition aura toutefois
moins d’ampleur que celle de l’année
dernière, notamment en raison de sa
transition au poste de commissaire
aux affaires universitaires.
gSaEd
Un nouveau commissaire aux afaires
universitaires pour 2011
Julien Paquette
Pour en connaître un peu plus sur
le phénomène, La Rotonde s’est
entretenue avec Dustin Herbison,
l’un des gestionnaires du site pour
l’Université d’Ottawa.
Tout d’abord, le site a été créé
par Evan Reas, étudiant en com‑
merce à l’Université Stanford, en
Californie. Le but était de permet‑
tre aux personnes timides de dire
facilement à d’autres qu’elles les
trouvent beaux ou belles. Il suffit
d’inscrire l’endroit où on se trouve
sur le campus ainsi qu’une des‑
cription de la personne, en espé‑
rant qu’elle voit le message.
Popularité exponentielle
Le site est en ligne seulement
depuis octobre 2010 et déjà, il
connaît une popularité grandis‑
sante un peu partout en Amérique
du Nord. Sur Facebook, 2030 per‑
sonnes disent aimer le site du côté
de l’Université d’Ottawa, 1589 du
côté de Carleton et 2773 du côté de
l’Université Queen’s (données da‑
tant du 6 janvier 2010).
M. Herbison relate que quel‑
ques amis de l’Université Queen’s
lui avaient parlé du site. Il a aimé
l’idée et, l’U d’O n’ayant pas en‑
core sa section de ce site web, en‑
voyé un courriel à Evan Reas, le
créateur du site. Ensuite, il a pré‑
senté le projet à quelques‑uns de
ses amis qui connaissent les rudi‑
ments de la gestion de sites inter‑
net. Ceux‑ci veillent à tour de rôle
au bon fonctionnement du site. En
général, ils n’interviennent pas; ils
laissent les échanges se dérouler
à moins qu’il y ait excès (racisme,
sexisme, etc.) dans les propos d’un
utilisateur.
Leur travail est bénévole, mais
Evan Creas a promis de fournir de
bonnes références pour des emplois
futurs. De plus, M. Herbison, qui étu‑
die en communication, gagne de l’ex‑
périence dans le domaine des médias
sociaux. C’est donc une relation ga‑
gnant‑gagnant pour les deux parties.
Dustin Herbison se dit très fier
de la vitesse à laquelle s’est fait
connaître le site sur le campus.
Sept heures après son lancement,
le site connaissait déjà un grand
boom, grâce à Facebook et aux
gens qui « aiment » cette page sur
leur profil. Malgré tout, M. Herbi‑
son ne se fie pas à ces chiffres pour
connaître la popularité de son site,
mais bien à l’achalandage de ce
dernier.
Entre le yin et le yang
Les avis sur ce site sont toutefois
partagés. Certains affirment trou‑
ver l’idée originale et intéressante
et soutiennent qu’elle attire son
lot de curieux. D’autres trouvent le
site carrément hilarant et se plai‑
sent à imaginer que des gens espè‑
rent attirer l’attention du sexe op‑
posé ou du même sexe de manière
anonyme.
D’un autre côté, certains y voient
tout simplement une autre façon
de perdre son temps sur internet.
Certains confient qu’ils trouvent
ça dommage, parce que, encore
une fois, le site présente des ju‑
gements réducteurs qui reposent
uniquement sur l’apparence phy‑
sique.
likEalittlE.com
Agence de rencontre 2.0
Après des mois d’incertitude et de
bouches cousues de la part de l’ad‑
ministration de l’Université d’Ot‑
tawa concernant la date d’arrivée
de l’envoyée spéciale de l’UNESCO
pour Haïti et ex‑gouverneure géné‑
rale du Canada, le recteur Allan Rock
a confrmé que la très honorable Mi‑
chaëlle Jean et son équipe ont com‑
mencé à s’installer dans leur bureau,
situé au 3
e
étage du pavillon Tabaret,
juste en face de celui du nouveau pro‑
gramme « Au service du monde ».
M
me
Jean serait donc arrivée de‑
puis mardi dernier, mais ne sem‑
ble pas encore prête à fonctionner
offciellement dans ses nouveaux
quartiers, comme l’indique Miche‑
line Lafamme, sa conseillère en
communication : « Nous avons dé‑
ménagé cette semaine, bien qu’il
reste beaucoup à faire. Nous n’avons
toujours pas le téléphone. » De plus,
selon M. Rock, Michaëlle Jean serait
maintenant partie en visite offcielle
à Haïti pour quelque temps, presque
un an après le tremblement de terre
qui a secoué le pays des Caraïbes.
De son côté, Allan Rock a réitéré
l’enthousiasme de l’Université d’Ot‑
tawa d’accueillir M
me
Jean entre ses
murs et les possibilités de collabora‑
tion positive autant pour l’U d’O que
pour elle dans des dossiers touchant
directement son mandat. Effecti‑
vement, M. Rock affrme que l’uni‑
versité canadienne offre un grand
bassin d’expertise en ce qui concerne
les problèmes présentement vécus
par Haïti que le bureau de M
me
Jean
pourra certainement utiliser. ‑ Ca-
therine Cimon
brèvE
Michaëlle Jean est arrivée à Tabaret
Peut-être que certains d’entre vous en ont entendu parler. Certains aiment, d’autres détestent. Une chose est sûre : le site de rencontre nouveau genre
nommé Likealittle.com ne laisse personne indiférent.
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Fissures à la FEUO
Assurance -santé
Hausse des frais de scolarité
Actualités
actualites@larotonde.ca
le 10 janvier 2011
www.larotonde.ca •
7
rEtour Sur l’automnE 2010
Une session riche en rebondissements
Beaucoup plus qu’une maîtrise qui
débouche sur les carrières tradition‑
nelles dans les bibliothèques ou en‑
core les centres de documentation,
la nouvelle maîtrise et le certifcat
en sciences de l’information offerts
à l’Université d’Ottawa donnera la
possibilité aux étudiants d’obtenir
les qualifcations nécessaires pour
occuper un éventail d’emplois dans
le secteur des communications ou
du service de l’information, explique
Valérie Lachaîne, assistante de mar‑
keting et de communication pour la
Faculté des arts.
« On cherche à faire la promotion
de cette maîtrise sous un nouvel
angle, c’est‑à‑dire son côté techno‑
logique et avancé, les possibilités
de carrière dans des domaines plus
variés […], précise‑t‑elle. Au fond,
quelqu’un avec une maîtrise en
sciences de l’information est un spé‑
cialiste de l’information. C’est lui qui
sait le mieux gérer des bases de don‑
nées et chercher dans la documenta‑
tion complexe, et ce, de plus en plus
numérisée. »
La nouvelle maîtrise est aussi of‑
ferte à tous les étudiants ayant préa‑
lablement terminé un baccalauréat
dans n’importe quelle discipline; les
bacheliers souhaitant poursuivre cet‑
te formation de cycle supérieur n’ont
donc pas besoin d’un baccalauréat
dans un domaine spécifque aux com‑
munications pour s’inscrire au nou‑
veau programme. - Catherine Cimon
brèvE
Une nouvelle maîtrise en sciences de l’information
La dernière session a été mouvementée dans la politique étudiante et dans
l’administration de l’Université d’Ottawa. Afn de ne pas perdre le fl, La Rotonde a
cru bon de résumer les dossiers qui ont retenu l’attention durant l’automne 2010.
Assurance-santé
Julien Paquette et Joanie Demers
Dans son édition du 30 août, La Rotonde publiait un article soulignant le changement de courtier pour le plan d’assurance-santé des
étudiants. Malheureusement, ce changement ne s’est pas fait sans heurt. Tout d’abord, on apprenait que l’unique ofre présentée au
Conseil d’administration de la FEUO, celle de Morneau Sobeco, n’était pas la meilleure. En efet, elle était supérieure de 30 $ par étudiant
à celle du Groupe fnancier Major, l’ancien assureur.
Au cours de l’été 2010, La Rotonde a mis la main sur plusieurs documents exclusifs laissant croire à l’existence d’un lien entre Morneau
Sobeco, représentant des assurances Green Shield, et la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants (FCEE). Un autre document
montrait qu’avant la fn du contrat avec le Groupe fnancier Major, l’ex-vice-présidente aux fnances de la Fédération étudiante de l’U d’O
(FEUO), Roxanne Dubois, promettait le contrat pour l’année 2010-2011 au groupe Morneau Sobeco, le tout 10 jours avant la fn de son
mandat à la FEUO et 10 jours avant qu’elle ne débute comme trésorière nationale à la FCEE.
Le Groupe fnancier Major soutient que la FEUO n’a pas respecté certains termes du contrat qui les liait, notamment en ne résiliant pas
le contrat dans les délais prévus, et réclame au moins 50 000 $ d’indemnités compensatoires. Aux dernières nouvelles, la FEUO n’avait
toujours pas dévoilé ses intentions par rapport à la mise en demeure de son ancien courtier, reçue le 21 octobre dernier.
Fissures à la FEUO
Julien Paquette
Plusieurs tuiles sont tombées sur la tête du comité exécutif de la FEUO. Tout d’abord, des clans se sont créés dans l’exécutif.
Les confits ont résulté en une session où les membres exécutifs ont eu beaucoup de difculté à s’entendre lors des prises de
décision. Le vote du Conseil d’administration de la FEUO pour enlever au président de la FEUO son pouvoir de bris d’égalité au
sein du comité exécutif peut également être interprété comme une manifestation de ces fssures.
L’une des sources de confits a été le dossier des heures supplémentaires pendant la Semaine 101. Certains membres exécutifs,
dont la vice-présidente aux fnances, Sarah Jayne King, refusaient de payer les heures supplémentaires des employés de la
FEUO, ce à quoi s’opposait fortement le vice-président aux activités sociales, Alexandre Chaput. En octobre, soit un mois après
l’élément déclencheur du confit, certains membres exécutifs ont avoué à La Rotonde avoir afaire à un « manque de
respect » entre les élus de la FEUO.
Hausse des frais de scolarité
Julien Paquette
En Ontario, au début de l’année scolaire 2010-2011, les frais de scolarité avaient augmenté de 5,4 % par rapport à l’année
2009-2010. Ces chifres ont augmenté « l’avance » de l’Ontario par rapport aux autres provinces canadiennes à ce chapitre.
La formule de la campagne « À bas les frais » a été légèrement modifée cette année. Au lieu de sortir dans les rues pour
manifester contre la hausse des frais de scolarité au début de novembre, comme les années précédentes, les étudiants ont
plutôt rencontré l’administration de l’Université d’Ottawa à l’Agora du Centre universitaire le 18 novembre dernier. La rencontre
a donné lieu à un débat constructif où l’administration a adopté une position d’ouverture face aux propos des étudiants.
Malgré tout, quelques jours plus tard, soit le 22 novembre, l’administration annonçait une hausse des frais de scolarité pour
l’année 2011-2012. Afn de défendre cette décision impopulaire et de présenter les chifres, le recteur de l’U d’O, Allan Rock, a
invité les étudiants à une consultation publique le jour même de l’annonce de la hausse des frais.
Le 24 novembre, une manifestation s’est organisée devant les bureaux du recteur. Des étudiants ont envahi les environs du
bureau d’Allan Rock un après-midi pour se prononcer contre cette décision.
Pub CMADQ « Admission 2011 »
Journal La Rotonde – Université d'Ottawa, parution: 10 janvier 2011
Journaux Délit français et McGill Tribune – Université McGill, parution
18 janvier 2011
Impact campus – Université Laval, parution 25 janvier 2011
Quartier libre – Université de Montréal, parution 26 janvier 2011
NB
3,9" X 8,9"
Aspirez à une grande carrière artistique
DEMANDES D’ADMISSION
Date limite :
1
er
MARS 2011
Un réseau de neuf écoles au Québec
Actualités
actualites@larotonde.ca
le 10 janvier 2011
8
• www.larotonde.ca
Je pourrais faire comme beaucoup de chro‑
niqueurs en ce début d’année et attaquer 2011
en vous proposant une rétrospective de 2010
humoristique et satirique, mais ma rédactrice
en chef m’a fait comprendre qu’à La Rotonde,
on n’aime pas le remâché et on aime aller de
l’avant. D’accord.
J’ai donc suivi ses ordres et me suis lancée
dans une avenue futuriste de ce que serait
2011 sur le campus de l’U d’O; étant d’un na‑
turel optimiste, je m’attendais à créer quelque
chose de jovial et d’agréable pour le lectorat
concernant son horoscope universitaire.
Bien entendu, quelques beaux projets sont
en route : les négociations avec le Bureau
des gouverneurs pour augmenter le nombre
d’étudiants à la table des négociations, le Déf
hivernal, l’arrivée de Michaëlle Jean dans les
murs de Tabaret, les élections hivernales?
Néanmoins, je n’aurais pu passer sous silence
les nouvelles de mauvais augure qui nous pen‑
dent toujours au bout du nez, comme l’aug‑
mentation des frais de scolarité et la grogne
étudiante, le manque de neige pour les activi‑
tés hivernales, les troubles toujours présents
au sein de la FEUO et de son Conseil d’admi‑
nistration… Tout compte fait, ça ne m’inspi‑
rait pas plus; pas assez positif pour mon esprit
ludique.
Bref, au lieu de m’attarder à tous ces dos‑
siers, j’ai trouvé plus facile de me concentrer
sur la sensation 2.0 de l’heure : likealittle.
com. Quel site génial, une idée brillante et
enfn à la hauteur de mes attentes coquines
d’étudiante célibataire aventureuse qui man‑
que de moyens pour rencontrer l’âme sœur
ou seulement satisfaire ses envies bestiales
de façon périodique. Et ça demande vraiment
un minimum d’efforts! Tout ce que j’ai à faire,
c’est me rendre sur le campus scientifque‑
ment habillée de manière aguicheuse – mais
pas trop tout de même – préférablement au
5
e
étage de la bibliothèque Morisset, pour me
faire remarquer par un ou plusieurs étudiants
comme moi, en manque de sources de plaisir
et de divertissements suaves ou plus explicites
et arranger subtilement un point de rendez‑
vous tout près de notre lieu d’« étude » : la
cage d’escalier la plus près, la rangée de livre
la plus tranquille (en faisant tout de même at‑
tention aux lumières, qui s’allument lorsqu’el‑
les détectent des mouvements) ou encore la
toilette des femmes (N.B. : les isoloirs sont à
déconseiller).
Une chose est certaine : on n’a pas fni d’en‑
tendre parler de cette magnifque agence de
rencontre style 2.0 (même les hipsters trou‑
vent l’idée bonne), qui ponctue maintenant
notre vie d’universitaire branchée. Elle force‑
ra les plus rébarbatifs d’entre nous à avoir une
allure convenable en tout temps dorénavant,
et multipliera le nombre de coups d’œil furtifs
lancés à nos congénères lors de nos promena‑
des de reconnaissance à la bibliothèque.
Je ne serais donc pas surprise de voir, dans
quelques mois, sur le site, un commentaire
envoyé depuis les sacro‑saints bureaux de
Tabaret, car, après tout, le recteur Allan Rock
qui dit vouloir être près de la population étu‑
diante, devra bien un jour aller la rejoindre où
elle se trouve.
Catherine Blanchard
Likealittle.com n’a pas la cote
auprès de tous
The Cord
Le site Likealittle.com gagne en popula‑
rité auprès des étudiants universitaires cana‑
diens et américains. Site de drague virtuelle,
Likealittle permet aux utilisateurs d’affcher
de courts messages décrivant une personne
qu’ils voient sur le campus. Ces descriptions
sont habituellement suivies de compliments
ou de propositions. D’autres utilisateurs peu‑
vent ensuite commenter les messages. Toutes
les publications demeurent anonymes.
Likealittle est principalement utilisé comme
simple distraction des études, mais des aven‑
tures d’un soir et des rendez‑vous plus sérieux
en découlent également.
Alors que certains voient en cette création
virtuelle un amusement anodin, d’autres sont
carrément perturbés par l’idée et allèguent
que le site augmente le voyeurisme sur les
campus.
De plus, le site est parfois utilisé à des fns
désobligeantes. Certains utilisateurs proftent
de la plateforme pour propager des commen‑
taires méchants sur l’apparence physique ou
les habitudes d’autres étudiants. Ces attaques
semblent plus fréquentes et plus cruelles de‑
puis le lancement du site.
Malgré tout, même si la popularité de Li‑
kealittle.com ne fait aucun doute, elle ne
semble pas être hors de l’ordinaire. Plusieurs
étudiants relient l’utilisation de ce site au nar‑
cissisme, les étudiants voulant savoir si on y
parle d’eux, et à l’intérêt de la population pour
les ragots.
Un footballeur de McGill
suspendu pour dopage
Presse universitaire canadienne
Le 2 décembre dernier, le Centre canadien
pour l’éthique dans le sport (CCES) a annoncé
que le secondeur des Redmen de McGill, Darcy
Pelosse, a été suspendu pour deux ans après
que des analyses ont révélé l’utilisation de clo‑
miphène et de tamoxifène. Ces substances di‑
minuent le taux d’œstrogène, permettant ainsi
une plus grande quantité de testostérone dans
l’organisme. Cette découverte a été faite dans le
cadre d’une série de tests effectués par le CCES
sur 267 joueurs de football universitaires pour
la saison 2010.
Pelosse a confrmé qu’il avait utilisé ces
substances et ne s’oppose pas à sa suspension.
Celle‑ci l’empêche de participer à tout sport
universitaire et l’exclut également des sessions
d’entraînement avec son équipe de football.
Le département athlétique de McGill n’a
pas voulu se prononcer spécifquement sur
l’affaire Pelosse. Il a cependant réaffrmé l’im‑
portance qu’il accorde aux normes établies
par le CCES et l’Agence mondiale antidopage
en matière de dopage.
La rectrice de Concordia
quitte son poste
The Link
Après seulement la moitié de son man‑
dat, la rectrice l’Université Concordia, Judith
Woodsworth, a remis sa démission pour des
raisons personnelles le 22 décembre dernier.
Il s’agit de la deuxième démission d’un recteur
de l’Université en cours de mandat dans les
trois dernières années. Une situation semblable
s’était produite avec l’ancien recteur, Claude La‑
jeunesse, en octobre 2007.
La rectrice recevra 703 500 $, l’équivalent de
deux années de salaire, comme prévu aux ter‑
mes de son contrat. Woodsworth aurait été sou‑
mise à un ultimatum par le Bureau des gouver‑
neurs : soit elle démissionnait volontairement et
recevait sa prime de départ, soit elle s’exposait
à un renvoi public embarrassant. Son départ a
suivi une série de démissions au sein de l’admi‑
nistration de l’Université.
Woodsworth s’était attiré la colère des étu‑
diants en octobre 2009 en annonçant qu’elle va‑
lorisait le taux américain des frais de scolarité.
Cette affrmation a été confrmée en août der‑
nier, alors que la rectrice annonçait une hausse
des frais à 5000 $ d’ici 2020.
En septembre 2009, Woodsworth avait
renvoyé deux vérifcateurs de l’Université
pour avoir déclaré des frais de repas élevés.
La rectrice s’était par la suite retrouvée devant
la Commission des normes du travail du Qué‑
bec, puisqu’on avait découvert qu’elle avait
elle‑même commis des gestes semblables à
ceux qui avaient entraîné le renvoi des véri‑
fcateurs, notamment des frais injustifés de
voyages d’affaires en Chine et en Inde.
Revue de presse universitaire
Joanie Demers
Le campus endeuillé
Les 4, 10 et 11 janvier 1966 : Le campus
pleure la perte du président de l’Association
générale des étudiants de l’U d’O (AGEUO),
Jock Turcot, décédé dans un accident de
voiture le 25 décembre, à l’âge de 22 ans.
Élu l’année précédente alors qu’il n’était
qu’en deuxième année de droit civil, il avait
de grands dossiers en main au moment de
son décès, dont la nouvelle constitution de
l’AGEUO, les plans du futur « centre social
des étudiants », le rapport de la commission
sur le bilinguisme et le biculturalisme, et le
rapport sur les étudiants étrangers. Une mes‑
se d’action de grâce célébrée par six prêtres,
dont le recteur de l’U d’O, Roger Guindon,
était prévue le 11 janvier à l’église Sacré‑Cœur
afn de « remercier Dieu pour […] avoir fait
connaître Jock Turcot »; les cours ont été an‑
nulés pour l’occasion afn de permettre aux
étudiants de rendre un dernier hommage
à celui que certains comparaient à John F.
Kennedy. Par ailleurs, le Grand Conseil de
l’AGEUO a observé une minute de silence
lors de sa première réunion de l’année et un
fonds commémoratif a été créé pour fnancer
le futur centre social.
UCU revampé
Le 10 janvier 1984 : Le Centre univer‑
sitaire fera bientôt peau neuve. Les plans dé‑
voilés lors de la réunion du Conseil du Centre
universitaire du 7 janvier 1984 prévoient des
changements qui devraient améliorer l’as‑
pect, l’ambiance et l’effcience des lieux. Tout
d’abord, la capacité de l’odéon passera de 200
à 300 spectateurs et son matériel technique
sera plus mobile et accessible. Dans le foyer de
l’odéon seront créées des aires fermées pour
accommoder les fâneurs, et des éléments dé‑
coratifs qu’on retrouve à l’Agora et au Termi‑
nus seront ajoutés. L’Agora sera quant à elle
dotée de banquettes et d’une estrade pour en
faire « un véritable lieu de rencontre sociocul‑
turelle ». Finalement, le Terminus sera rendu
plus attirant par l’ajout de tapis, d’un faux pla‑
fond et d’« exposoirs permanents » dans les
murs.
Les deux solitudes confrontées
Le 11 janvier 2000 : Un professeur de
microbiologie à la Faculté des sciences de
l’U d’O, Robert Charlebois, fait l’objet d’une
enquête interne après qu’un étudiant a porté
plainte concernant la nature de la question
boni à l’examen fnal d’un cours de troisième
année. La controverse autour de la question –
« avec vos connaissances en microbiologie et
sur la transmission des infections, vous devez
trouver une bactérie pour éliminer les sépa‑
ratistes québécois, mais non les fédéralistes »
– a pris les proportions d’un scandale quand
Le Droit, l’Ottawa Citizen et le National Post
se sont emparés de l’histoire. Pourtant, la plu‑
part des étudiants du cours interviewés par
La Rotonde n’étaient nullement offensés par
la question. Certains estiment toutefois que
le professeur « avait peut‑être fait une erreur
de jugement ». Le doyen de la Faculté des
sciences, Christian Detellier, déplore la situa‑
tion dans laquelle se trouve M. Charlebois,
qualifant ce dernier de « bon professeur » et
d’« excellent chercheur ».
il était unE FoiS…
À pareille date, il n’y a de cela pas si longtemps, La Rotonde rapportait...
Main pleine
Baby I like it!
Catherine Cimon,
Chef de pupitre Actualités,
actualites@larotonde.ca
Ont participé à cette édition :
Vanessa Dion Lirette
Vincent Rioux
Meghann Dionne
Catherine Blanchard
Siniša Šindik
Chloé Drouin
Philippe Pépin
Audrey Labrie
Gabrielle Boucher
Rémi Lefebvre
De toute l’équipe de
La Rotonde, merci!
Ne manquez pas la réunion
des bénévoles ce mardi à
14 h 30, au 109 rue Osgoode.
L
culture@larotonde.ca
le 10 janvier 2011
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9
Catherine Dib
culture@larotonde.ca
Arts et culture
Philippe Pépin
L
a quiétude de Yann Martel a été troublée
le 2 décembre 2010. Ironiquement, c’est
maintenant Harper qui lui offre de la
lecture de chambre, c’est à dire le projet de loi
C‑32 actualisant la Loi sur le droit d’auteur. Eh
comment! Toute la communauté culturelle ca‑
nadienne a maintenant les yeux rivés sur ce do‑
cument de 66 pages; décidément, la modernité
frappe à la porte des artistes. Mais au‑delà du
stéréotype conservateur de la machine à broyer
la culture, que peut‑on attendre concrètement
de cette loi?
Une loi mystique
En entrevue ainsi que dans ses écrits, la pro‑
fesseure en propriété intellectuelle Mistrale
Goudreau de la Section de droit civil à l’U d’O
explique qu’historiquement, « les lois sur le
droit d’auteur sont tirées de textes législatifs ré‑
putés pour leur caractère obscur et complexe ».
La tradition veut que les tribunaux spécifent les
zones grises dans la loi, et, malheureusement,
la malédiction a également frappé la C‑32, qui
est « illisible au commun des mortels », selon
M
me
Goudreau. Les véritables effets du projet de
loi ne semblent donc pas tant appartenir au par‑
lement qu’aux tribunaux.
Des inquiétudes discutables
Subséquemment, on peut comprendre l’effa‑
rouchement du Bloc québécois comme du Nou‑
veau Parti démocratique, puis les réserves et les
propositions d’amendement des libéraux. Tris‑
tement, personne ne peut véritablement prédire
lesquels seront privilégiés par le projet parmi les
consommateurs, les artistes ou encore les distri‑
buteurs, producteurs, etc.
M
me
Goudreau ajoute que « dans l’objet de
satisfaire les intérêts de tous, le projet conser‑
vateur propose des régimes d’exceptions sur
exceptions, ce qui malheureusement semble
aboutir à un mécontentement généralisé, le tout
dans l’objet de se conformer aux normes inter‑
nationales, notamment celles des États‑Unis et
de [l’Organisation mondiale de la propriété in‑
tellectuelle] ».
Notons que sur ce point, une foule de nor‑
mes sont présentement étudiées sur la scène
internationale, et que les amendements cana‑
diens, selon certains analystes, dont le Barreau
du Québec, pourraient contrevenir à certaines
d’entre elles.
Des campagnes discutables
Plus controversé dans ses propos, le
professeur en propriété intellec‑
tuelle Michael Geist de
la Section
de common law lance de virulentes critiques
envers le projet de loi, occasionnant bien des
remous. Il offre une redéfnition de nombreuses
dispositions, dont celle du verrou numérique.
Sur ce point, il dénonce particulièrement la ré‑
cente campagne pro C‑32 lancée par l’Associa‑
tion de l’industrie canadienne de l’enregistre‑
ment, une « campagne virale bidon », comme
rapporté dans un article de Radio‑Canada.
En effet, l’industrie canadienne du disque, fa‑
vorable à diverses dispositions dont le concept
de verrou numérique, serait à l’origine d’un
pseudomouvement citoyen spontané à l’ap‑
pui du projet de loi. Sur son site web, M. Geist
propose d’établir un système de déverrouillage
légal, selon certaines modalités, pour les déten‑
teurs de matériel numérique obtenu légitime‑
ment qui souhaitent en obtenir une copie pour
usage privé.
Et le manuel scolaire, dans tout ça?
De son côté, l’Association nationale des
éditeurs de livres (ANEL) se positionne dras‑
tiquement à l’encontre du projet de loi, avec
l’Assemblée nationale du Québec. À l’assaut,
elle propose une bordée d’amendements, en‑
core une fois contre le verrouillage « coûteux et
inutile », et, de façon plus draconienne encore,
contre l’absence de délimitation concrète de
l’utilisation équitable à des fns éducatives. Et
plausiblement : le domaine éducatif représente
une véritable « vache à lait » pour le domaine
du livre. La loi ne prévoyant pas exactement
quelle est cette utilisation équitable, comment
peut‑on déterminer jusqu’où les établissements
scolaires seront autorisés à reproduire les écrits,
feuillets ou autres?
Enfn, les voies du législateur sont impéné‑
trables et peu importe les cargaisons d’artistes
offusqués larguées par autobus jaune sur la pe‑
louse parlementaire, force est de constater qu’il
y a un éléphant dans la chambre à coucher de
tous les auteurs canadiens. Le génie créatif de
la machine conservatrice aura‑t‑il raison de nos
génies créatifs? On sait que l’ANEL, l’Assemblée
nationale et le Barreau du Québec, l’Union in‑
ternationale des éditeurs, la ministre québécoi‑
se de la Culture, des Communications et de la
Condition féminine et bien d’autres s’inquiètent
de l’ambiguïté des mesures proposées. Ainsi,
la quiétude de Harper est‑elle
inébranlable?
Légalisation du mashup
Aux fns d’utilisation personnelle, il sera possible de modifer une œuvre en tout ou en partie.
Ce concept suit de près l’utilisation équitable dans le sens où, encore une fois, on ne doit pas
porter atteinte de quelque façon que ce soit à la vente ou à la réputation de l’œuvre originale.
Droit D’auteur
Quand Harper apprend aux artistes à bien se tenir
Bien des points à soulever
La nébulosité du document causant maintes incertitudes, plusieurs mémoires de groupes de
pression ont été présentés en Chambre dans le contexte des débats sur divers points dont les
suivants.
Verrou numérique
Il sera possible, selon les amendements proposés, d’établir un « verrou numérique » sur les
documents audio. Ce verrou empêchera la reproduction du document, castrant tout droit
de copie privée légale, car il sera illégal de contourner ce verrou. On constate ici que les
compagnies de disques ont de la suite dans les idées.
L’utilisation équitable
L’extension de « l’utilisation équitable » aux domaines de l’éducation, de la satire et de la
comédie. Présentement, on peut utiliser équitablement un document aux fns de recherche ou
d’étude privée sans avoir d’efet sur l’œuvre dans sa vente, sa réputation, etc.
Des dommages préétablis pour violation
Anciennement fxée à une pénalité de 500 à 20 000 $ par violation de droit d’auteur, que
l’utilisation du document soit commerciale ou personnelle, la nouvelle loi ofre maintenant une
pénalité moins forte en cas d’utilisation privée, de 100 à 5000 $. La professeure en propriété
intellectuelle, M
me
Goudreau, confrme ici que ces dommages sont loin de représenter les
pertes réelles des auteurs, éditeurs et distributeurs par violation.
La responsabilité des distributeurs de service internet
Les grands distributeurs ne devront plus faciliter la violation du droit d’auteur. Cependant, on
se demande encore ce qu’est « faciliter la violation ». On peut se poser la question : comment
Vidéotron ou Bell peuvent-ils faciliter le téléchargement? Forcément, on doit s’attendre à un
système de surveillance plus agressif de la part de nos distributeurs éventuels dans la mesure
où les amendements seront votés.
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Catherine Dib
En déambulant dans les canne‑
lures festives du Marché By un
vendredi soir, pomponnés et bi‑
chonnés pour une sortie en vue de
démarrer la fin de semaine, peut‑
être auriez‑vous eu vent de rires
fusant de l’Institut canadien‑fran‑
çais. Les invétérés de l’improvisa‑
tion ont, depuis septembre, une
nouvelle occasion de se dilater la
rate avec l’Acronyme. Les équipes,
qui s’affrontent mensuellement
et comptent dans leurs rangs des
joueurs de l’U d’O, sont sujettes à
une nouvelle forme, alternative au
moule omnipotent de la Ligue na‑
tionale d’improvisation.
Une ligue autant pour les
joueurs que le public
Jérôme Carrière, cofondateur
et membre de la ligue, explique
l’origine de celle‑ci : « Après la
fin de la LAITUE [Ligue amateur
d’improvisation théâtrale unie de
l’est], on cherchait du nouveau
ainsi qu’à rajeunir la foule, c’est
pourquoi le centre‑ville d’Ottawa
était la place idéale. » Il ajoute que
le président de l’Institut canadien‑
français, Michael Downs, a été ravi
d’accueillir la ligue entre ses murs.
Celle‑ci apportant du sang nou‑
veau, l’union était profitable pour
les deux parties.
Et qui dit nouvelle ligue dit nou‑
velles règles. En effet, M. Carrière
estime que la différence majeure
avec les autres ligues d’impro ré‑
side dans le système de pointage :
« En général, on demande au pu‑
blic de choisir son équipe favorite
pour voter et ça peut donner lieu
à un esprit de compétition néfaste.
Dans notre cas, on enlève cet as‑
pect en axant le vote sur l’ensem‑
ble d’une improvisation plutôt
que sur les joueurs. Ça permet aux
joueurs des différentes équipes de
construire une histoire ensemble
plutôt que de penser constamment
à leur vote. » En enterrant le sys‑
tème de compétition coutumier,
les joueurs peuvent s’améliorer et
atteindre des buts qu’ils ne vise‑
raient pas dans d’autres circons‑
tances, avec, par exemple, la carte
blanche, qui leur permet de réali‑
ser leurs fantasmes les plus fous
en improvisation.
La poursuite de l’originalité de
la ligue se trouve dans la teinte
métaphysique que prend son
nom : « On ne trouvait pas de nom
de ligue intéressant, mais comme
les ligues d’improvisation sont
souvent des acronymes, on y est
allé littéralement avec “L’Acro‑
nyme” », ajoute M. Carrière, ba‑
chelier ès arts de l’U d’O. Le public
est aussi invité à faire usage de son
imagination en créant un acro‑
nyme pour L’Acronyme, donnant
dans le débridé avec des proposi‑
tions aussi loufoques que : « As‑
sociation complètement ridicule
opposant des névrosés aux yeux
du monitorage élevé ».
Une soirée « à l’européenne »
Le 14 janvier prochain, L’Acro‑
nyme se trouvera en tête à tête
avec une ligue fraîchement dé‑
barquée d’Europe constituée de
joueurs français, belges et suisses,
nommée Union nationale d’im‑
provisation théâtrale d’Europe
décalée (UNITED). « C’est plus
intéressant, précise M. Carrière,
car même si les styles de jeu diffè‑
rent d’une ligue à l’autre, c’est en‑
core plus flagrant quand c’est d’un
autre pays, avec les accents et les
références. » Ces divergences dés‑
tabilisent les joueurs.
Le cofondateur de L’Acronyme
apprécie ce type de matchs, qui
permet aux membres d’intensifier
la variété de leur jeu : « On a l’ha‑
bitude de répondre aux joueurs
d’une même ligue et on développe
des mécanismes de répartie en
jouant les personnages habituels
qu’on préfère. Des événements du
type nous permettent de sortir de
cette zone de confort. » Mais com‑
me il le dirait, de l’impro, ça reste
de l’impro : « Ce n’est pas la coupe
Stanley, quand même, on est tous
là pour avoir du bon gros fun! »
s’exclame‑t‑il.
improvisation
La nouvelle-née d’Ottawa démarre l’année en grand.
L’Acronyme : carte blanche pour tous
Catherine Dib
Au lieu de verser dans le décompte
superfu des événements marquant
de 2010 (le Bye Bye ayant déjà cou‑
vert ce terrain), pourquoi ne pas
lancer un regard bienveillant sur
ce qui attend le campus dans les
mois à venir? Certes, en bons Ot‑
taviens, étudiants de surcroît, nous
avons le réfexe d’éviter le frimas
et de nous lancer dans la formule
charentaises et snuggie dans notre
chez‑nous douillet. Histoire de ne
pas plonger tête première dans ce
fameux spleen hivernal, jetons un
coup d’œil à l’horizon semestriel en
tentant de ne pas nous concentrer
sur les examens de fn de session.
Skions parmi les mois rapidement,
tel un Infoman en cavale.
Un janvier innovateur
Outre son horaire habituel, avec
Roots Movement le mardi, du jazz
le mercredi ainsi qu’une soirée
« micro ouvert » le jeudi, le Café
Nostalgica cédera la scène à divers
artistes le vendredi. Ayant lancé
le bal avec Marabou la semaine
dernière, il accueillera, ce 14 jan‑
vier, Mackenzie Rhythm Section,
un groupe qui, selon Guillaume
Lemieux, commissaire à la vie
étudiante de l’Association des étu‑
diants diplômés (GSAED), fera
salle comble. Avec Roméo Dallaire
qui viendra discuter le 14 janvier,
la session est lancée et une bonne
majorité des organisateurs causent
avec enthousiasme des événements
à venir.
Marie‑Soleil Pinsonnault, agen‑
te de programmation en français
du Service de vie communautaire
(SVC), annonce aussi les soirées
Chasse‑Galerie, celles‑ci ayant
suscité l’intérêt des étudiants,
ainsi que les midis‑découverte. Le
SVC démarre le tout avec un débat
sur WikiLeaks le 11 janvier ainsi
qu’avec le ska ensoleillé de la Loi
du cactus le 26 janvier.
Le traditionnel Déf hivernal sortira
de sa ribambelle habituelle, ou plutôt
y entrera, puisqu’il est prévu que la
célébration de fermeture, « Snows‑
tock », aura lieu au sous‑sol du Cen‑
tre universitaire le samedi 29 janvier.
Alexandre Chaput, vice‑président
aux activités sociales de la Fédéra‑
tion étudiante (FEUO), précise avec
verve que plusieurs artistes seront à
l’affche, tels qu’Omnikrom et Paper
Lions. « On veut créer une atmos‑
phère hivernale avec beaucoup de dé‑
coration à l’intérieur et tout le monde
est invité, ce sera gratuit en plus! »
ajoute-t-il. Bien sûr, le Déf hivernal
sera aussi le berceau d’une panoplie
d’activités « permettant aux étudiants
étrangers de goûter aux plaisirs de
l’hiver canadien », comme exprimé
par Marie‑Soleil Pinsonnault.
Le 28 janvier aura lieu une fête ex‑
térieure organisée par la GSAED sur
la terrasse du Nostalgica. « Il y aura
des DJ, un bar de glace et des sculp‑
tures. L’année passée, on avait eu le
même type d’événement, ça s’appe‑
lait le Grill and Chill. Je n’aime pas
trop le nom alors on va trouver autre
chose », précise Guillaume Lemieux.
Ce dernier explique aussi que cette
année, une tente et des chaufferettes
seront disposées sur la terrasse du
Café afn d’encourager le party à l’ex‑
térieur. En effet, l’an dernier, le froid
sibérien avait incité les gens à entrer
dans le Café, qui a alors dépassé sa
capacité maximale.
De la visite en février
Invité par le SVC, Messmer, le
réputé hypnotiseur, sera de passage
le 1
er
février : « Ça avait eu du suc‑
cès l’année passée, alors on répète
l’expérience! » justife M
me
Pinson‑
nault. Qui dit visite dit musique
au 1848 : pour le mois de février,
le rappeur autochtone Samian sera
de la partie.
Le 10 ou le 11 février, Kevin
Smith, auteur, comédien et réali‑
sateur, viendra parler de son ex‑
périence à Hollywood ainsi que ses
sept années passées en désintoxi‑
cation.
Mars s’y attaque
Guillaume Lemieux précise que
bien que février ne soit pas riche en
événements, le mois de mars sera
alloué à un conférencier par semai‑
ne. Mike Fancy, coordonnateur des
activités politiques et des commu‑
nications de la GSAED, souligne les
conférences interdisciplinaires du
1
er
au 4 mars, qui donneront l’oc‑
casion aux étudiants diplômés de
présenter leur recherche. Outre
cette série, il y aura bien sûr le
party de fn d’année organisé par
la GSAED, avec une pléthore d’ar‑
tistes au menu, que ce soient des
musiciens ou des poètes.
Alexandre Chaput annonce que
la formule de Pandemonium, le
traditionnel concert de fn d’année,
sera peut‑être reléguée aux oubliet‑
tes pour accommoder les besoins
de l’Université. « En fait, habituel‑
lement, c’est [l’Université] Carle‑
ton qui organise Pandemonium, la
majorité du fnancement venant de
là, explique‑t‑il. Mais on a toujours
voulu booker au moins un groupe
francophone, ce qui ne se faisait pas
avec Pandemonium. » Avec une cé‑
lébration organisée seulement pour
le corps estudiantin de l’U d’O,
peut‑on s’attendre à être ébloui
pour la fn de session? « On aura
un plus grand contrôle sur l’évé‑
nement et ce sera mieux adapté à
nos besoins, répond M. Chaput. On
travaille présentement pour que ce
soit sur le campus. On peut certai‑
nement s’attendre à autre chose. »
vie étuDiante
Bonjour 2011!
courtoisie de la ligue d’improvisation Acronyme
Où? À l’Institut canadien‑fran‑
çais, 316, rue Dalhousie, Ottawa
Quand? Le 14 janvier à 20 h
Le prix d’entrée est de 4 $.
Isabelle Quintin et Patrik Guillotte lors d’un match de l’Acronyme
en octobre dernier.
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Catherine Dib
La Rotonde :
L’univers Karkwa
en quelques mots?
Stéphane Bergeron :
Ce qui nous caractérise, ce
sont les arrangements. On est
cinq gars qui n’écoutent pas les
mêmes affaires, alors ça nous per‑
met de garder ça diversifé!
François Lafontaine : C’est
principalement du rock ambiant, de
la chanson francophone. On évolue
sans arrêt, histoire de ne pas se ré‑
péter.
LR : Les faits marquants de
2010 pour votre groupe?
SB : C’est certain qu’il y a les faits
marquants médiatiques, le prix Po‑
laris, par exemple, mais ça fait dix
ans qu’on travaille ensemble alors
on voit notre cheminement autre‑
ment.
FL : Ça serait surtout chaque al‑
bum qui aura marqué les différentes
étapes de notre chemin.
LR : Décrivez le processus de
réalisation derrière Les che-
mins de verre?
SB : C’était spontané!
FL : On n’était pas prêt, il n’y
avait même pas d’intention de pro‑
duire un disque. On s’est surpris
nous‑même, preuve que pour un
groupe, il y a plusieurs façons de
créer.
SB : On pouvait se permettre de
rentrer en studio sans aucune idée
de ce qui allait être créé, car en
tant que groupe, il y avait toujours
quelqu’un qui arrivait avec une pro‑
position nous permettant de tomber
sur nos pattes au bout du compte!
LR : Qu’est-ce que le prix Po-
laris a modifé dans votre par-
cours?
FL : Depuis, on a reçu des offres
très clairement [à cause du prix]
pour jouer dans un tout autre cré‑
neau. Du jour au lendemain, il y a
eu de la reconnaissance, des « boo‑
keurs » que nous connaissions de
réputation nous appelaient. Ça nous
a fait connaître du côté anglophone.
LR : Comment considérez-
vous le fait d’être un groupe de
musique francophone?
SB : On ne se pose même pas la
question, ce n’est déjà pas évident
d’écrire un texte pour une chanson.
C’est plus proche de toi quand c’est
dans ta langue.
FL :
Qua nd
c’est dans
ta langue
maternelle, les
mots font plus de
sens dans ce qu’ils
veulent exprimer. Si
on voulait traduire une idée,
ça poserait un fltre inutile à la créa‑
tion.
LR : La réalisation de Karkwa
dont vous êtes le plus fers?
SB : Personnellement, j’estime
qu’artistiquement, le groupe n’a ja‑
mais stagné. On a avancé tranquil‑
lement et on a fait ce qu’il fallait
en temps et lieu.
FL : Dès qu’on a l’impres‑
sion qu’on approche de la
fn d’un tour de roue, on
change de cycle!
LR : Une anecdote loufo-
que avec le groupe à parta-
ger?
SB : On s’était produit au festival
South by Southwest, au Texas. Pen‑
dant qu’on retournait, une tempête
de neige a éclaté et on était pris trois
jours à Philadelphie. On voulait
louer une voiture, ça avait pris huit
heures de temps. On a fnalement
pris un autobus pour New York, on
n’avait pas dormi pendant 60 heu‑
res!
FL : On dit que la route, ce n’est
pas facile; on a vraiment goûté à cet‑
te expression! On a chacun à notre
tour cassé notre cellulaire par frus‑
tration et par fatigue!
LR : L’artiste avec qui ce se-
rait le plus fou de jouer?
FL : C’est assez loufoque pour
Karkwa, mais j’aimerais vraiment
chanter avec Édith Butler, c’est un
peu la Johnny Cash de la musique
francophone. Cette femme, elle
groove comme ça n’a pas de sens!
C’est vraiment quelqu’un d’authen‑
tique.
SB :
On par‑
lait de
John Len‑
non, il n’y a pas
longtemps. J’y
pensais et j’aime‑
rais vraiment ça qu’on
jam avec Paul McCar‑
tney ou Ringo Starr. On
les voit juste à la télé ou
en photos, des vraies
légendes, alors quand
on les voit réellement,
on dirait que c’est
surréaliste.
LR : Des
s ouhai t s
p o u r
2011?
SB :
La paix
dans le mon‑
de, tabarnak!
FL : Et que les
oiseaux arrêtent de
tomber du ciel, c’est
vraiment bizarre, ça!
SB : Et la santé, crisse!
On dit tout le temps ça, mais
quand on a des enfants, c’est
vraiment ça qu’on souhaite!
FL : Et que les deux Corées
prennent un break.
SB : Et Harper et Charest, les
deux carrés, peuvent aller se repo‑
ser aussi, on ne les veut plus.
LR : Quelque chose à ajou-
ter?
SB : Hiha!
FL : La vie est belle.
Jean-Thomas Tremblay
Les premiers instants passés à par‑
courir l’exposition « Sur le vif – L’art
militaire de la Corée à l’Afghanis‑
tan », présentée au Musée canadien
de la guerre jusqu’au 20 mars 2011,
donnent l’impression d’assister à un
discours irréfutablement didactique
sur l’histoire des Forces canadiennes.
En effet, un spectateur critique peut
ressentir un certain inconfort face à
cette démonstration peu nuancée des
progrès techniques ayant contribué
à l’évolution des Forces, surtout de‑
puis le milieu du 20
e
siècle. Une fois
la première moitié de la collection
arpentée, le contraste avec la seconde
portion de la visite, laquelle procure à
l’exposition tout son sens en offrant
une perspective pertinente sur la re‑
lation entre les Canadiens et leur ar‑
mée, s’avère saisissant.
Une relation artiste-
commissaire ambiguë
Réunissant 64 peintures principale‑
ment issues de la Collection d’art mili‑
taire Beaverbrook du Musée canadien
de la guerre, « Sur le vif – L’art militai‑
re de la Corée à l’Afghanistan » débute
avec des pièces créées sous l’égide du
Programme d’aide des Forces cana‑
diennes aux artistes civils (PAFCAC),
créé en 1968. Ce programme, échu en
1995, parrainait des artistes judicieu‑
s e ‑
m e n t
s é l e c ‑
tionnés afn
qu’ils voyagent
avec les troupes,
logement et nourri‑
ture inclus. Une seule
condition s’appliquait, soit
que le Ministère de la défense
nationale, institution instigatrice
de ce projet, se garderait le privilège
d’acquérir sans frais un certain nom‑
bre de créations. Le caractère conven‑
tionnel des œuvres porte à croire que
les conditions dans lesquelles elles
ont été produites ont imposé au trait
des artistes une discipline quasi mi‑
litaire congruente avec la nature des
sujets représentés.
De l’objectif
au subjectif
Une transition ra‑
dicale s’amorce
en 1992, alors que des œuvres plus
critiques, inspirées du mouvement
antiguerre, voient le jour, une ten‑
dance qui se confrme par la mise
sur pied, dès 2001, de programmes
encourageant une création plus in‑
dépendante. En 1999, dans la foulée
du changement social qui s’opère, le
peintre Allan Harding MacKay pro‑
cède à la destruction de ses œuvres
d’art militaire à raison d’une par jour,
afn de protester contre la participa‑
tion active de l’armée canadienne à
la campagne aérienne de l’OTAN en
Yougoslavie. Étrangement, ce n’est
que lorsqu’il complétera la destruc‑
tion de sa collection de 58 œuvres, le
10 juin 1999, que les bombardements
cesseront.
Rupture de style
Laura Brandon, historienne en art
et guerre, indique que la rupture de
style à laquelle les visiteurs font face
se caractérise par une métamorphose
dans la compréhension de l’expérien‑
ce militaire canadienne. Elle ajoute :
« Dans la portion plus contemporaine
de l’exposition, l’art se fait plus indivi‑
dualiste et témoigne de la liberté dont
jouissent les artistes impliqués. » Sans
aucun doute la peintre la plus évoca‑
trice de la transformation précédem‑
ment décrite, la Torontoise Gertrude
Kearns, présente d’abord un portrait
de soldat plutôt convenu, réalisé à
l ’ i n ‑
vitation
des Forces
canadiennes.
Cependant, de
son aveu, « il est
plus facile de présen‑
ter une position si vous
n’avez pas vécu beaucoup
d’expériences ». Ainsi, à la suite
du véritable traumatisme qu’elle
vit en Afghanistan, elle reviendra au
Canada, où elle créera impulsivement
un violent triptyque témoignant du
chaos prépondérant qui caractérise le
quotidien des soldats au combat.
On trouve, dans l’exposition « Sur
le vif – L’art militaire de la Corée à
l’Afghanistan », une piste de réfexion
sur les confits armés différente de
la trame narrative que propose,
par exemple, le photojour‑
nalisme. Devant une pro‑
blématique si dense, la
multiplicité des pers‑
pectives s’avère
essentielle.
entrevue
Karkwa : lumière et vœux
Impossible de ne pas avoir entendu parler de Karkwa, ce groupe qui a gagné ses lettres
de noblesse à travers ses dix années d’expérience. Se distinguant par son son cristallin et
lumineux, l’esthétique de Karkwa a su attirer l’attention sur la scène nationale en 2010, une
année somme toute chargée pour les membres du groupe. Le 6 janvier dernier, quelques
heures avant leur spectacle à la Nouvelle Scène, Stéphane Bergeron, le batteur, ainsi que
François Lafontaine, le claviériste, ont parlé rock ambiant, prix Polaris et bris de cellulaires.
exposition
La couleur de la guerre
Illustration de Scott Waters
photo de Jimmi Francoeur
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Critiques Mots à maux
Engagez-vous, rengagez-vous
qu’y disaient
Il y a quelque temps de cela, au détour d’un thé
au Nostalgica, je tombais dans un débat dont
le sujet reste encore d’actualité aujourd’hui,
avec ce 2011 qui nous prend par la gorge. L’ar‑
tiste, ce grand chanteur de pomme au monde,
celle‑là même qu’Ève donna insidieusement à
son petit ami, est‑il politique? A‑t‑il le droit
de dépasser les frontières de la galerie huppée
d’un musée pour aller se beurrer de peinture
de guerre anti‑harpérienne sur la scène publi‑
que au nom de la mère, de l’enfant et de l’op‑
primé?
Nous sommes bien loin de l’affaire Dreyfus
avec ce luron de Zola et le pouvoir confé aux
artistes peut être appréhendé comme étant
décuplé avec toute cette technologie, leur
porte‑voix s’élevant au‑dessus de la foule par
le biais des blogues, des vidéos, des grands
« Bye‑bye » à saveur de vengeance et des
« woh là » contre le gaz de schiste. Ils se pro‑
noncent contre les plaies du cosmos, contre
la loi C‑32, contre les lockouts et contre les
Jean Charest de ce monde. Chacun se fait les
dents de son côté en préparation à la grande
bataille qui n’aura jamais lieu. De toute façon,
on préfère de loin se lancer des jurons, y aller
facilement avec les artistes pleurnicheurs et
leurs antagonistes de l’empire qui contre‑at‑
taquent. Un zouave par‑ci, un bachi‑bouzouk
par-là. De quoi rendre Schopenhauer fer du
sens de la répartie du 21
e
siècle.
On veut s’imaginer l’artiste mourant dans
les cendres de l’art, et en rejaillissant même,
tel un phénix, dans un cycle qui se sufft à lui-
même. Un peu comme la manière dont Nina,
la ballerine déchue, est dépeinte dans le flm
d’Aronofsky, on se plaît à croire que le monde
de l’art est une bulle isolée et fascinée par elle‑
même, ne se sacrifant qu’au nom de l’art, cet
asile des humains, dirait‑on. Oui, oui, voyez‑
vous, dans le baromètre de l’impertinence po‑
litique, il y a les socialistes, les communistes
et, enfn, les artistes.
Après tout, c’est bien facile de banaliser le
discours des artistes, de l’appeler de la mé‑
sinformation et de les croire encagés dans
le savoir chaotique et tourmenté de leur
profession. Leur voix devrait se limiter à ce
qu’ils savent le mieux faire : nous enchanter
et, pourquoi pas, nous divertir; la réfexion,
c’est trop. C’est encore plus facile, par ailleurs,
de jouer sur la dichotomie « nous » contre
« eux » pour se convaincre que leur discours
rime à n’importe quoi. « Eux », ils restent
sur la scène, ne nous voient pas, performent
et s’éteignent. « Eux » ne sont pas en contact
avec le bas monde, ils vivent dans la vallée en‑
chantée de l’art. « Nous » sommes certes le
public, mais nos vies ne tournent pas autour
de l’art; « nous » ne vivons pas sur le bras du
gouvernement, « nous » faisons notre métro‑
boulot‑dodo benoîtement comme il se doit et
« nous » sommes loin d’« eux », de ces artistes
excentriques.
Bien sûr, c’est facile de dire tout ça pour
se débarrasser des voix qui dénoncent. Après
tout, on ne veut pas des gens engagés poussant
un bêlement plus fort que l’autre. On veut de
gentils blancs‑becs peignant des Van Gogh et
des vases feuris, excellant dans le cuculisme
pour que les matantes culturelles soient satis‑
faites. Que notre volonté soit faite.
Calendrier culturel du 10 au 16 janvier
ARTS VISUELS MUSIQUE
Nathalie Lavoie et Anne-Marie Sirois : autour
du fer à repasser
Quand? Dès le 15 janvier
Où? Le Centre d’artistes Voix visuelle, 81,
avenue Beechwood, Ottawa
Joyce Westrop – Pulse
Quand? Jusqu’au 9 février
Où? École d’art d’Ottawa, 35, rue George, Ot‑
tawa
La revue de l’année des Zapartistes
Quand? Le 12 janvier à 20 h
Où? Salle Odyssée, Maison de la culture de
Gatineau, 855, boulevard de la Gappe, Gati‑
neau
SUR LE CAMpUS
DIVERS
Midi-découverte : débat présenté par la So-
ciété étudiante de débats français de l’Uni-
versité d’Ottawa
Quand? Le 11 janvier à 12 h
Où? Bistro 1848, Centre universitaire
Soirée cinéma : Le petit Nicolas
Quand? Le 12 janvier à 19 h
Où? Auditorium des Anciens, Centre univer‑
sitaire
Match spécial : Équipe d’Europe UNITED
versus équipe CUI de la LIEU
Quand? Le 13 janvier à 20 h 30
Où? Agora du Centre universitaire
Panel de discussion avec Roméo Dallaire
Quand? Le 14 janvier à 19 h
Où? Auditorium des Anciens, Centre univer‑
sitaire
Projection du festival international de publi-
cités de Cannes
Quand? Du 10 au 13 janvier
Où? Cinéma Bytowne, 325, rue Rideau, Ot‑
tawa
Match d’impro : l’Acronyme contre l’Europe
Quand? Le 14 janvier à 20 h
Où? L’Institut canadien français, 316, rue
Dalhousie, Ottawa THÉÂTRE
No Joy
Quand? Le 12 janvier à 19 h
Où? Collège Algonquin, 236, rue Nepean, Ot‑
tawa
Orchestre du CNA, Canadian Brass
Quand? Du 13 au 15 janvier à 20 h
Où? Salle Southam du CNA, 53, rue Elgin,
Ottawa
Tokyo Police Club, Two Door Cinema Club
Quand? Le 13 janvier
Où? Capital Music Hall, 128, rue York, Ot‑
tawa
Bleu Noir de Mylène Farmer
Le cygne noir
L’ombre du vent
de Carlos Ruiz Zafón
Audrey Labrie
Mylène Farmer, la célèbre chanteuse qui aura
50 ans en septembre, effectue un retour sur
la scène culturelle en s’inspirant du look des
jeunes chanteuses populaires tout en restant
fdèle à son style musical. Paroles banales et
répétitives sur une mélodie entraînante, « Oui
mais non », sorti en novembre dernier, est le
premier single tiré de son album Bleu Noir.
Vous avez dansé sur la version remixée de
« Désenchantée »? Vous aimerez sans doute
« Oui mais non » et « Lonely Lisa », qui ont
été produites par RedOne. Mis à part ces deux
titres, l’album Bleu Noir propose des chan‑
sons aux rythmes lents, parsemés de paroles
anglaises et d’effets de synthétiseur composés
par Moby. « Light Me Up », « Moi je veux » et
« Leila » reprennent des airs tout droit sortis
des années 1990 et, comme bien des Québé‑
coises qui ont fait carrière en Europe dans les
dernières décennies, Mylène Farmer continue
de sortir des albums qui ne renouvellent pas
la musique pop française, mais l’engouffrent
dans l’ennui.
On aime : son audace et la fdélité à son
style. On n’aime pas : le manque de fraîcheur
que ce produit apporte sur le marché musical
mondial.
Gabrielle Boucher
Le récent flm de Darren Aronofsky, mettant
en vedette Natalie Portman, Vincent Cassel et
Mila Kunis, séduit autant qu’il persécute.
Le cygne noir nous introduit de plein fouet
dans l’univers aliéné de Nina, ballerine incar‑
nant la pureté, qui tranquillement penche vers
le côté obscur de l’existence afn de pouvoir
danser tel un cygne noir, personnage qu’elle
aura à interpréter alors qu’elle est la vedette
d’une mise en scène du Lac des cygnes.
Le flm propose une vision unique sur
l’infuence des artistes et leur désir de se
transformer pour plaire et se fondre dans un
groupe, ou obtenir ce qu’ils convoitent tant,
quitte à frôler la folie.
Enfn, la réalisation visuellement ensor‑
celante et le jeu d’acteur réussissent à emport‑
er le spectateur dans l’univers de cette œuvre
en tout point séduisante. Le côté fantastique
très présent ajoute à la magie du monde du
ballet, quoique les séquences horrifantes
semblent parfois artifcielles.
On aime : Les performances époustou‑
fantes des acteurs, notamment Natalie Port‑
man pour son portrait d’une ballerine frisant
l’hystérie. On n’aime pas : l’usage des effets
spéciaux, qui donne un ton parfois risible à
cette œuvre dramatique.
Rémi Lefebvre
Un (mauvais) critique français a dit de ce li‑
vre : « Si vous avez le malheur de lire les trois
premières pages de ce roman, vous n’avez plus
aucune chance de lui échapper. » Le « mal‑
heur »… le « malheur »! Lire ce livre, c’est
du bonheur en barres, c’est s’offrir un bidon
d’allégresse, du rêve littéraire, en veux‑tu, en
voilà. Au risque de passer pour un vulgaire ar‑
racheur de dent (celui‑là même qui a le men‑
songe et l’exagération facile), tout y est. Oui,
madame, parfaitement, monsieur : tout.
Une bonne dose de mystère à revendre, de
la passion à faire trembler Les feux de l’amour,
de l’émoi adolescent comme on aime, une dé‑
couverte initiatique de la vie dans la Barce‑
lone des années 1900 et un chat, le tout servi
sur un plateau d’argent littéraire; on n’a envie
que d’une chose : apprendre l’espagnol pour
avoir la version originale. À déguster sans mo‑
dération, et pour donner l’envie de lire, Harry
Potter peut bien aller se rhabiller.
On aime : le ton envoûtant et stylisé ainsi
que l’intrigue en colimaçon qui n’en fnit plus,
mais qui reste toutefois accrocheuse. On aime
moins : le manque de profondeur de certains
personnages, présents que pour l’élaboration
de l’histoire.
Catherine Dib
Chef de pupitre Arts et culture
culture@larotonde.ca
2011: l’année des Gee-Gees?
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Vincent Duquette
sports@larotonde.ca
Sports
La Rotonde présente ici cinq questions qui brûlent les lèvres des amateurs de sport à l’U d’O et auxquelles on trouvera réponse au courant de l’année 2011. Deux experts
en sport universitaire, Vincent Duquette et Siniša Šindik, se sont prononcés sur ces questions en vue de préparer les amateurs à ce qui se déroulera au courant
de la prochaine année.
Les experts se prononcent
Une participation aux séries
éliminatoires et une fche supé-
rieure à 0,500 sont-elles possi-
bles pour cette jeune équipe?
A
vec le départ de grosses poin-
tures telles que Riley Withlock
et Corey Thibodeau, les ama-
teurs de hockey de l’U d’O étaient en
droit de s’attendre à une autre saison
en dents de scie pour leur équipe. Or,
grâce à l’incommensurable travail de
recrutement que Dave Leger a fait au
cours de la saison morte, c’est tout le
contraire qui s’est produit en premiè-
re moitié de saison.
En effet, la troupe ottavienne a pré-
senté une fche de neuf victoires, six
défaites et deux défaites en prolonga-
tion depuis le début de la campagne,
ce qui lui confère le quatrième rang de
la conférence Est des Sports universi-
taires de l’Ontario (SUO). Au moment
d’écrire ces lignes, si les séries élimi-
natoires débutaient, Ottawa y serait
donc et aurait même l’avantage de la
glace; situation dans laquelle peu de
gens, pour ne pas dire personne, les
plaçaient avant l’amorce de la pré-
sente saison.
La deuxième tranche du calendrier
régulier s’annonce toutefois beau-
coup plus ardue pour les Gee-Gees,
eux qui ont encore 11 matchs à dispu-
ter dont huit face à des équipes mieux
classées. Les trois autres affronte-
ments seront face à Concordia, clas-
sée sixième. Outre ces trois parties, le
Gris et Grenat s’opposera deux fois à
Carleton, deux fois à McGill et quatre
fois à l’Université du Québec à Trois-
Rivières. Il s’agit là d’une deuxième
moitié de saison assez relevée, sur-
tout lorsqu’on sait qu’Ottawa n’a ja-
mais battu une équipe mieux classée
qu’elle cette année.
Cependant, avec le retour de Si-
mren Sandhu, de Steve Blunden et de
Chris Smerek, ainsi qu’une continuité
dans l’apport offensif du premier trio,
le Double G semble en bonne voie
pour terminer la saison régulière avec
une fche de 0,500 et de participer à la
danse du printemps.
L’équipe sortira-t-elle de sa
torpeur et retrouvera-t-elle le
même aplomb que les derniè-
res années?
L’équipe de basketball masculine
de l’U d’O connaît un début de sai-
son bien en deçà des attentes. Les
amateurs étant habitués de voir
cette équipe performer à tous les
niveaux, la fche de deux victoires
et six défaites ne semble pas lui
correspondre. Le départ de Josh
Gibson-Bascombe et de l’entraîneur
Dave DeAveiro a fait très mal à cet-
te équipe, car il est très diffcile de
remplacer un garde et un entraîneur
de cette qualité.
Le nouveau venu, James Derouin,
a pour mandat de relancer l’équipe
et le tout semble vouloir se replacer.
L’équipe a connu un excellent tour-
noi à l’Université du Québec à Mon-
tréal pendant le temps des fêtes en
récoltant trois victoires en autant
de matchs. Le puissant attaquant
Warren Ward semble aussi vouloir
contribuer d’une plus grande façon
en contrôlant le jeu. Le centre de
cinquième année Louis Gauthier
connaît aussi une excellente saison,
sans oublier le garde recrue Johnny
Berhanemeskel, qui continue de
surprendre.
L’équipe commencera la nouvelle
année contre les Varsity Blues de
Toronto et les Rams de Ryerson et
tentera de retrouver le chemin de
la victoire après avoir encaissé cinq
défaites à ses six derniers matchs.
L’équipe d’Andy Sparks vain-
cra-t-elle à nouveau cette sai-
son les Ravens de Carleton?
La saison dernière, les Gee-Gees
avaient causé la surprise en battant
leurs plus grandes rivales lors de
la fnale de l’Est des SUO. Même si
Carleton avait remporté les deux
matchs lors de la saison régulière,
les Gee-Gees ont causé toute une
surprise en l’éliminant.
Le prochain match entre les deux
équipes aura lieu le 26 janvier à la
place Banque-Scotia à l’occasion de
la Classique de la capitale. Carleton
occupe présentement le deuxième
rang de la division Est des SUO avec
une récolte de six victoires et deux
défaites, tout juste devant les Gee-
Gees, qui occupent le troisième rang
avec une fche de 0,500.
Le quart-arrière Brad Sinopoli
sera-t-il de retour avec les Gee-
Gees l’année prochaine?
Le dernier lauréat du trophée
Hec-Crighton remis au meilleur
joueur de football universitaire au
Canada pourrait poursuivre sa car-
rière au niveau professionnel, et ce,
dès l’année prochaine. Le quart-ar-
rière de quatrième année pourrait
voir son nom appelé au prochain
repêchage de la Ligue canadienne
de football (LCF) et ainsi se mériter
une chance de poursuivre sa carriè-
re de footballeur au niveau suivant.
S’il n’est pas repêché dans la LCF,
Sinopoli a confrmé qu’il serait de
retour avec les Gee-Gees l’année
prochaine pour disputer sa cin-
quième et dernière saison à Ottawa.
Cette dernière option serait la bien-
venue pour Jean-Philippe Asselin,
qui vient à peine d’être embauché
comme entraîneur-chef permanent
du Double G.
Le repêchage aura lieu à la fn du
mois d’avril ou au début du mois de
mai et permettra d’en apprendre
davantage sur l’avenir de Sinopoli.
Les amateurs de football, à Ottawa,
aimeraient bien que Sinopoli réen-
dosse l’uniforme Gris et Grenat la
saison prochaine, eux qui espèrent
une coupe Vanier aux Gee-Gees.
Une équipe de l’U d’O rempor-
tera-t-elle un championnat na-
tional en 2011?
C’est probablement la question
la plus délicate en ce début d’an-
née. Plusieurs équipes interuniver-
sitaires à l’U d’O possèdent les ef-
fectifs nécessaires pour performer
à un haut niveau, mais il est dif-
ficile de prévoir les performances
de ces équipes face aux meilleures.
L’équipe de basketball masculine
nous a habitués à des saisons très
relevées où un championnat natio-
nal était plus que possible, mais
ça ne semble pas être le cas cette
saison.
Par contre, l’équipe de natation
de l’U d’O pourrait causer certaines
surprises au championnat natio-
nal, qui aura lieu à la fn de février.
L’équipe dirigée par Derrick Schoof
connaît un excellent début de saison
et plusieurs nageurs ont battu des
records de vitesse dans les différen-
tes disciplines.
Finalement, l’équipe de football
pourrait encore une fois faire vivre
des émotions fortes à ses partisans
puisqu’elle comptera sur le retour
de plusieurs joueurs importants.
Il ne reste plus qu’à savoir si Brad
Sinopoli sera de retour, puisqu’il
représente le meilleur joueur de
l’équipe à la position la plus impor-
tante au football.
Hockey masculin Basketball masculin Gee-Gees Football Basketball féminin
Sports
sports@larotonde.ca
le 10 janvier 2011
14
• www.larotonde.ca
Vincent Rioux
C’est en fn de semaine que l’équipe
de basketball féminine de l’U d’O re-
prenait ses activités après le congé du
temps des fêtes en affrontant coup sur
coup les Varsity Blues de l’Université
de Toronto vendredi et les Rams de
l’Université Ryerson le lendemain.
Ottawa l’emporte in extremis
Le match entre le Double G et
l’équipe qui avait fait le voyage de-
puis la ville Reine a été chaudement
disputé jusqu’aux derniers instants,
alors qu’à quelques secondes de la
fn, la grande Hannah Sunley-Paisley
y est allée d’un lancer du centre-ville
pour permettre au Gris et Grenat de
l’emporter in extremis par la marque
fnale de 57 à 56.
« Ce soir, nous avons joué contre
une équipe qui fait partie des meilleu-
res au pays, et pour nous, c’est im-
portant de remporter des matchs
comme ceux-là parce que ça lance
un message aux autres organisations.
Nous sommes une jeune équipe qui
s’améliore constamment et ce soir,
nous en avons fait la preuve », indi-
quait l’entraîneur Andy Sparks après
la rencontre.
Les Ottaviennes ont probablement
offert l’une de leurs meilleures perfor-
mances de la saison dans un match à
vive allure contre les Torontoises. Les
grands leaders de la formation sur
le tableau de pointage ont été, sans
surprise, Jenna Gilbert et Hannah
Sunley-Paisley. Depuis son retour,
Gilbert en donne beaucoup à son en-
traîneur. Que ce soit sous le panier ou
en périphérie, la grande basketteuse
de 6 pieds est en train de devenir un
élément clé de l’équipe. Contre To-
ronto, Gilbert a inscrit quatre paniers
de trois points et a terminé le match
avec 18 points. Sunley-Paisley a quant
à elle inscrit 17 points et 10 rebonds
au cours de la soirée.
Si Ottawa a réussi à remporter une
victoire face aux Varsity Blues, c’est
aussi en raison de l’éclosion de certai-
nes recrues. Les gardes de première
année Kim Cupid et Sarah Nolette ont
chacune connu de bons moments face
à Toronto en étant très effcaces dans
le jeu de transition et pour contrer les
attaques rapides de l’équipe adverse.
Les Rams ne font pas le poids
face aux Gee-Gees
Après cette victoire par la peau des
dents contre Toronto, les Gee-Gees
ont affronté une équipe un peu moins
intimidante le lendemain à l’occasion
du match contre les Rams de Ryer-
son au pavillon Montpetit. De fait, les
Rams, qui occupent le septième rang
de la division Est des Sports univer-
sitaires de l’Ontario, représentent une
équipe de bas de classement.
Malgré un lent début, le Gris et
Grenat s’est forgé une avance du-
rant le deuxième quart et à partir
de ce moment, les Rams n’ont plus
jamais été dans le coup et Ottawa l’a
facilement emporté 75 à 47.
La formation ottavienne a connu
une solide performance devant
ses partisans. Jenna Gilbert a été
la meilleure joueuse pour l’équipe
locale en inscrivant 15 points, elle
qui en est seulement à sa troisiè-
me joute comme Gee-Gee. Elle est
d’ailleurs en train de développer
une belle complicité avec sa parte-
naire Hannah Sunley-Paisley. En fn
Vincent Rioux
La formation de basketball mascu-
line de l’Université d’Ottawa a re-
trouvé ses nombreux partisans en
fn de semaine, quand elle a affronté
les Varsity Blues de l’Université de
Toronto vendredi soir et les Rams
de l’Université Ryerson 24 heures
plus tard.
Une défaite vient bousiller la
performance de Warren Ward
Les hommes de l’entraîneur Ja-
mes Derouin se sont présentés en
grande forme pour affronter les
puissants Varsity Blues. Le joueur
étoile Warren Ward semblait sor-
tir de sa léthargie contre l’une des
meilleures équipes au Canada en
inscrivant pas moins de 27 points.
Toutefois, malgré la performance
magistrale de la part du leader de
l’équipe, le Double G a dû s’avouer
vaincu par la marque de 77 à 73.
« Toronto est une très bonne
équipe par les temps qui courent.
Nous avons fait quelques erreurs
défensives et manqué de concentra-
tion à plusieurs reprises, ce qui nous
a coûté le match. Nous sommes une
jeune équipe et c’est un match du-
quel il faut tirer des leçons », indi-
quait Ward après la rencontre.
Ward est un joueur de grandes
occasions. Vendredi soir, contre les
Torontois, il a offert – de son propre
aveu – sa meilleure performance de
la saison, le genre de spectacle qu’il
n’avait pas rendu depuis le départ
de Dave DeAveiro, ex-entraîneur de
l’équipe. Il a terminé la soirée avec
un pourcentage de 75 % du centre-
ville en plus de passer 37 minutes
sur le terrain et de récupérer 14 re-
bonds.
La recrue Christopher Anderson
gagne de plus en plus la confance
de l’entraîneur Derouin, qui utilise
l’allier à toutes les sauces. Anderson
s’est signalé avec 12 points face à
Toronto, et Derouin l’a même en-
voyé dans la mêlée dans les derniers
instants du match, alors qu’Ottawa
tentait d’égaliser le pointage.
Une victoire qui tombe à point
Les hommes de Derouin n’avaient
pas beaucoup de temps pour digé-
rer la défaite aux mains des Varsity
Blues, car les Rams de l’Université
Ryerson étaient en ville pour se frot-
ter au Double G samedi soir.
C’est par la marque de 88 à 76 que
le Gris et Grenat a remporté sa troi-
sième victoire de la saison. Si Ward
avait été magistral la veille, c’est
Johnny Berhanemeskel qui a volé
la vedette contre les Rams. Avec un
impressionnant total de 29 points,
la recrue a offert du basketball ins-
piré.
Les Gee-Gees ont pris l’avance
au premier quart et n’ont jamais
laissé l’équipe adverse revenir dans
le match, conservant leur avance
jusqu’aux derniers instants de la
joute.
Après la victoire, Derouin louan-
geait sa jeune recrue de 18 ans : « Jo-
hnny [Berhanemeskel] a seulement
obtenu trois points la veille [contre
les Varsity Blues] et je l’ai réintégré
dans l’alignement de départ ce soir
pour lui redonner confance. Il est
un joueur de premier plan pour no-
tre équipe et hier, il nous a manqué.
Ce soir, il a joué un match specta-
culaire! »
Un absent de taille manquait à
l’appel en fn de semaine. Le garde
Luc Minani, qui souffre de problè-
mes cardiaques, était absent et le
sera pour le reste de la saison, selon
les dires de Derouin.
La fn de semaine prochaine, les
Gee-Gees prendront la route pour
aller affronter les Paladins du Col-
lège militaire royal et les Gaels de
l’Université Queen’s.
BasketBaLL féminin
Le Gris et Grenat s’impose comme une équipe à ne pas prendre à la légère
BasketBaLL mascuLin
Ottawa remporte une victoire contre Ryerson
de match, Sparks s’est assuré de re-
poser ses joueuses de premier plan,
la victoire étant hors de portée pour
l’équipe visiteuse.
« La deuxième joute durant une
fn de semaine de deux matchs est
toujours la plus diffcile pour les
joueuses, parce que nous avons
seulement 24 heures pour nous pré-
parer », soulignait Sparks après la
joute. Malgré tout, l’équipe n’a pas
montré de signes de faiblesse face
aux Rams.
Après une fn de semaine convain-
quante, les Gee-Gees retournent sur
la route la fn de semaine prochaine
en vue d’affronter l’équipe la plus fai-
ble du circuit, les Paladins du Collège
militaire royal, et les Gaels de l’Uni-
versité Queen’s.
Date: January 2011
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Client Revisions: Mechanical Approval
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Les deux premiers matchs de l’année du Double G se sont
soldés par des victoires.
Sports
sports@larotonde.ca
le 10 janvier 2011
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15
Siniša Šindik
Les hommes de Dave Leger (9-7-2) re-
prenaient l’action vendredi soir à l’Ice
House Arena, puisqu’ils rendaient
visite à leurs éternels rivaux : les Ra-
vens de Carleton (11-5-2). Ça aura
été un match à oublier pour les Gee-
Gees, eux qui ont été dominés dans
toutes les facettes du jeu et qui ont
plié l’échine par l’écrasante marque
de 8-0. Dans un match extrêmement
physique, parsemé de 132 minutes de
punition, la troupe ottavienne n’a ja-
mais été dans le coup.
Dès la première période de jeu,
l’équipe locale a imposé son rythme
au Double G. Carleton a profté de
deux avantages numériques pour
prendre les devants 2-0, avant d’en-
fler un troisième but, cette fois en
infériorité numérique. L’entraîneur
Dave Leger a ensuite tenté de secouer
sa troupe en retirant le gardien Aaron
Barton au proft de Harrison May.
Cependant, cette tactique n’a pas
eu l’effet escompté, car Carleton a ra-
jouté un but en deuxième période et
a continué de malmener les Gee-Gees
en appliquant une constante pression
sur le porteur du disque, les empê-
chant par le fait même de construire
leur attaque.
Par la suite, les minutes de péna-
lité ont commencé à s’accumuler. En
effet, le troisième vingt, à lui seul, a
donné droit à 78 minutes de punition.
Notons que Gabriel Houde a livré un
furieux combat à Shane Baker des
Ravens. Il s’agissait de la deuxième
bagarre de Houde cette saison; il a
donc été suspendu pour le match du
lendemain contre McGill. À travers
tout cela, Carleton a continué sa do-
mination en marquant quatre autres
buts avant la fn du match. Le Gris
et Grenat a eu passablement de dif-
fculté en unités spéciales, lui qui a
accordé trois buts en désavantage nu-
mérique et trois buts avec l’avantage
d’un homme.
Les Redmen ont eu chaud!
Samedi soir, les Gee-Gees (9-7-3)
avaient la lourde tâche de rebondir
après le cuisant revers de la veille. Ils
recevaient alors la visite des Redmen
de McGill (17-0-2). Ottawa a réussi
à leur tenir tête, mais s’est tout de
même incliné 3-2 en prolongation.
« Je suis très fer des gars, spéciale-
ment après le match d’hier. Je crois
qu’ils ont joué un excellent match et
démontré qu’ils étaient capables de
rivaliser face à des puissances telles
que McGill », a dit Dave Leger au
terme de la rencontre.
Austin Krahenbil a mis Ottawa
dans l’eau chaude à mi-chemin en
première période, en écopant d’une
punition. McGill n’a pas pris de temps
avant d’installer son attaque massive
et de prendre les devants 1-0.
Après que le meilleur franc-tireur
des Sports universitaires de l’Onta-
rio, Francis Verreault-Paul (27 buts
en 17 matchs), a creusé l’écart à 2-0
après quelques minutes de jeu en
deuxième, les spectateurs pensaient
que c’en était fait de leurs Gee-Gees.
Or, quelques instants plus tard, Chris
Smerek les a rassurés en réduisant
la marque à 2-1. Puis, avant la fn
de l’engagement, Matthieu Methot
a profté d’une savante passe de Do-
minic Jalbert pour semer l’euphorie
dans le Complexe sportif et ainsi
créer l’égalité.
Le troisième vingt a été l’affaire
de Harrison May. Ce dernier a été
intraitable devant la cage des siens,
frustrant les adversaires à plusieurs
reprises. Il a terminé sa soirée avec
34 arrêts. « Harrison a été incroya-
ble ce soir, il a multiplié les arrêts
importants et nous a gardés dans le
match », a dit Methot à propos de la
performance du jeune cerbère.
Une période de prolongation a été
nécessaire pour départager les deux
équipes. C’est fnalement un tir ano-
din de la ligne bleue qui a trompé la
vigilance de May et a donné la vic-
toire aux Redmen. Les hockeyeurs
d’Ottawa se disaient tout de même
satisfaits de la performance : « Le déf
était de taille ce soir, on faisait face à
une puissance et je pense que les gars
ont bien répondu à l’appel, même si
on a perdu », a commenté Dominic
Jalbert.
Vincent Duquette
Les Gee-Gees ont dû s’avouer vain-
cues à deux reprises au cours du
dernier week-end d’activité et c’est
le dernier rang qui attend cette
équipe incommodée par les bles-
sures. Vendredi soir, la troupe de
Yanick Evola a livré une bonne ba-
taille aux Martlets à McGill, mais a
fnalement plié l’échine au compte
de 5 à 1 . Le lendemain, c’est une
équipe fatiguée et amochée qui s’est
amenée au Complexe sportif de
l’U d’O pour disputer la victoire aux
Ravens de l’Université Carleton. Ces
dernières ont eu le dernier mot dans
un match enlevant en remportant ce
duel au compte de 5 à 3.
92 victoires de suite
pour les Martlets
Les Gee-Gees n’ont tout simple-
ment rien à envier aux Martlets de
l’Université McGill puisqu’elles ont
réussi à contenir la puissante atta-
que des Rouges à seulement deux
buts dans les deux premières pério-
des. Ottawa a même réussi à prendre
les devants dès la première minute
de jeu sur un but de l’attaquante
Samantha DeLenardo. Les Martlets
ont répliqué peu de temps après,
mais le brio de la gardienne otta-
vienne Stéphanie Auger a permis à
son équipe de se retirer au vestiaire
avec une égalité au tableau.
McGill a ensuite pris d’assaut le
flet des Gee-Gees en bombardant
Auger, mais celle-ci répondait de
brillante façon à toutes les attaques
de la meilleure équipe au Canada.
C’est fnalement Ann-Sophie Bet-
tez qui a réussi à percer la muraille
érigée par les Gee-Gees en toute fn
de période pour donner l’avance
à son équipe. Ce but semble avoir
donné un regain de confance aux
Martlets, qui ont marqué trois buts
dans le dernier vingt pour rempor-
ter la victoire. Stéphanie Auger a été
la joueuse du match pour Ottawa
puisqu’elle a stoppé 40 des 45 tirs
dirigés vers elle. La championne
olympique Charline Labonté était
d’offce pour ce match du côté de
McGill et a concédé un but sur
14 lancers.
L’indiscipline,
toujours l’indiscipline…
Les Gee-Gees étaient de retour à
domicile samedi après-midi, alors
que leurs rivales de l’Université
Carleton leur rendaient visite pour
un match de « quatre points » qui
dicterait l’occupation de la 4
e
po-
sition de la division québécoise du
Sport interuniversitaire canadien.
Les visiteuses ont rapidement pris
les devants dans le match sur un
but de la capitaine Kristen Marson.
Fannie Desforges s’est assurée de la
réplique des Gee-Gees en marquant
sur un retour de lancer à un peu plus
de cinq minutes de la fn du premier
engagement.
La deuxième période a été très
excitante pour la foule qui s’était
déplacée pour ce match, puisque
les deux équipes se sont échangé
l’avance à plusieurs reprises. Car-
leton a d’abord inscrit un but en
avantage numérique avant de voir
Érika Pouliot inscrire son 4
e
but de
la saison sur une échappée. Fan-
nie Desforges a ensuite procuré
l’avance à son équipe en inscrivant
son deuxième du match sur un tir
parfait dans la partie supérieure du
flet. Claudia Bergeron s’est assurée
de ramener tout le monde à la case
départ en fn de période en mar-
quant sur la déviation d’un tir de
la pointe. L’arbitre a ensuite décidé
de jouer les trouble-fête en donnant
pas moins de six punitions à Ottawa
en troisième période, dont plusieurs
sans justifcation.
« Il faut s’adapter à ce que les ar-
bitres appellent comme punition. Je
ne ferai pas de commentaire à pro-
pos de l’arbitrage aujourd’hui, mais
vous avez vu ce qui s’est passé sur
la glace », a déclaré Evola après le
match.
Les Gee-Gees ont dû se défendre
à court d’une joueuse à 13 reprises
durant le match et elles n’ont pu
contenir l’attaque des Ravens en
troisième période durant les deux
cinq contre trois. Les arbitres ont
offert le match à Carleton sur un
plateau d’argent et elles en ont pro-
fté pour marquer les deux derniers
buts du match.
« C’est un gros deux points qu’on
vient de perdre. [Les Ravens] ont
été chanceuses de jouer la majorité
de la troisième en avantage numéri-
que. C’est très frustrant », déplorait
Fannie Desforges après la partie.
Le prochain match de l’équipe
aura lieu le 15 janvier en direct du
Complexe sportif de l’U d’O, alors
que les Carabins de l’Université de
Montréal seront les visiteuses. Le
match débutera exceptionnellement
à 18 h.
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Photo de Vanessa Dion Lirette
Les Gee-Gees ont dû s’avouer vaincues lors des deux premiers
matchs de l’année.
Sports
sports@larotonde.ca
le 10 janvier 2011
16
• www.larotonde.ca
C’est là que ça se passe!
Plan de match
J’aimerais d’abord souhaiter une excellente
année 2011 à tous les lecteurs de La Rotonde.
L’année 2010 nous a fait vivre de beaux mo-
ments sportifs à l’U d’O et j’espère que 2011
sera tout aussi intéressante. Un sondage a été
publié sur notre site internet il y a quelques
semaines et j’ai été à la fois surpris et déçu
des résultats. Le sondage avait pour but de
connaître la fréquence à laquelle les étudiants
assistent aux matchs des Gee-Gees, et ce, tous
sports confondus. Plus de 71 % des répon-
dants n’ont toujours pas assisté à un match
sportif cette année et je crois qu’ils ne comp-
tent pas le faire en 2011. Pourquoi les gens
ne veulent-ils pas se déplacer pour voir des
matchs enlevants et ainsi appuyer les athlètes
qui se démènent toutes les semaines pour le
logo inscrit sur leur chandail?
Pourtant, tous les étudiants inscrits à
l’U d’O ont accès gratuitement aux matchs
des Gee-Gees, à l’exception de certains évé-
nements d’envergure tels que la Classique de
la capitale et la coupe Yates. Malgré tout, les
sièges restent vides au Complexe sportif lors
des matchs de hockey masculin et féminin
et il y a de moins en moins de personnes qui
assistent aux matchs de basketball. Même si
7000 personnes ont assisté à la coupe Yates
à la fn de novembre, les matchs à domicile
des Gee-Gees n’ont jamais réussi à remplir le
stade Frank-Clair comme au dernier match de
la saison. Lorsqu’on regarde ce qui se fait aux
États-Unis dans la National Collegiate Athle-
tic Association (NCAA), nous avons de quoi
avoir honte.
La NCAA est réputée pour attirer encore
plus de partisans que dans certains sports
professionnels extrêmement populaires et
possède la majorité des records d’assistance
aux États-Unis. Un match de football entre
les États du Michigan et de l’Ohio a déjà attiré
des foules de plus de 115 000 personnes! De
plus, les étudiants sont derrière leurs équipes
sportives et démontrent fèrement leur ap-
partenance à l’université qu’ils encouragent.
Pourquoi, à Ottawa, est-il si diffcile d’avoir
500 partisans dans les estrades pour un
match de hockey, le hockey étant notre sport
national?
Il est évident que le Canada ne pourra ja-
mais rivaliser avec son voisin du sud pour
ce qui est de l’assistance au niveau universi-
taire. Par contre, l’U d’O devrait regarder les
matchs de football du Rouge et Or et prendre
des notes. L’Université Laval accueille plus de
13 000 partisans à tous les matchs de football
et les étudiants ont vraiment le sport univer-
sitaire à cœur. Ils arborent tous des vêtements
rouge et or et encouragent leur équipe dans la
victoire et dans la défaite. C’est un peu ce qu’il
manque à Ottawa.
Alors, si vous n’avez pas encore pris vos
résolutions pour l’année 2011, je vous invite
à encourager plus souvent vos équipes spor-
tives à l’U d’O en vous déplaçant pour voir les
matchs. Les équipes sportives sont, pour la
plupart, très compétitives, ce qui donne droit
à des matchs enlevants. Un plus grand appui
de la part des étudiants de l’U d’O envers les
Gee-Gees pourrait faire la différence entre
une victoire et une défaite pour ces derniers.
En espérant que mon message sera entendu…
Vincent Duquette,
Chef de pupitre Sports
sports@larotonde.ca
Vincent Duquette
Après avoir été engagé comme entraîneur-
chef par intérim de l’équipe de football des
Gee-Gees en mars 2010, Jean-Philippe As-
selin a été nommé, mercredi dernier, entraî-
neur en chef permanent du programme de
football de l’U d’O en plus d’être nommé chef
de ce programme. Il s’occupera donc de tou-
tes les opérations football des Gee-Gees, ce
qui inclut le recrutement et les activités en-
tourant l’équipe. Âgé de 28 ans, Asselin est
le plus jeune entraîneur à diriger une équipe
interuniversitaire à Ottawa. Il entrera en
fonction dès l’embauche et il tentera de répé-
ter les mêmes exploits que l’année dernière,
lui qui avait mené le Double G à une fche de
sept victoires et une défaite ainsi qu’à une
participation à la coupe Yates.
Le directeur du Service des sports, Luc Gé-
lineau, affrme qu’il y avait beaucoup de can-
didats pour le poste, mais qu’Asselin était le
candidat idéal : « Après avoir présélectionné
de nombreux candidats qualifés dans le ca-
dre d’un concours national, je suis toujours
énormément impressionné par le talent, la
compétence et la maturité de Jean-Philip-
pe », a-t-il confé au Service des sports.
Après le congédiement de Marc Santerre
des Carabins de l’Université de Montréal,
plusieurs experts étaient d’avis que Santerre
serait un candidat de choix pour remplir les
fonctions d’entraîneur-chef du Gris et Gre-
nat. Par contre, Luc Gélineau a fait confance
à une personne qu’il connaît bien, puisque
Asselin occupait le poste d’entraîneur-chef
l’année dernière en plus d’avoir rempli les
fonctions combinées d’entraîneur adjoint et
d’entraîneur des receveurs de 2007 à 2009.
Le jeune homme originaire de Québec a aussi
endossé l’uniforme des Gee-Gees de 2003 à
2006 comme receveur de passes et avait rem-
porté la coupe Yates à sa dernière saison.
« Je suis heureux et très reconnaissant de
me retrouver comme entraîneur-chef de la
formation de football de l’Université d’Ot-
tawa. C’est excitant d’avoir l’occasion de
poursuivre ce que nous avons accompli la
saison dernière et de continuer de travailler
vers notre but ultime, qui est de remporter la
coupe Vanier », a confé Asselin au Services
des sports.
Asselin commencera le processus de re-
crutement très bientôt en vue de la prochaine
saison et espère pouvoir compter sur le re-
tour du gagnant du trophée Hec-Crighton,
Brad Sinopoli, qui pourrait décider de pour-
suivre sa carrière au niveau professionnel.
Jean-Philippe Asselin nommera son groupe
d’entraîneurs prochainement.
Vincent Duquette
La Rotonde : Comment s’est passée ta
première moitié de saison 2010-2011?
Matt Methot : Jusqu’à maintenant, tout
va bien! Notre ligne d’attaque espère que
d’autres lignes peuvent aussi contribuer of-
fensivement parce que la majorité des buts
sont produits sur notre ligne. Par chance,
des joueurs blessés seront bientôt de retour
dans l’alignement, ce qui devrait grandement
aider l’équipe.
LR : Est-ce qu’on pourrait dire que
tu as eu un regain de vie cette saison,
avec l’arrivée de Luc Blain et de Kyle
Ireland?
MM : C’est sûr! Ils m’aident tous les jours
et nous nous complétons très bien sur la
glace.
LR : Comment c’est de jouer avec un
anglophone de l’Ouest canadien et un
francophone du Québec sur la même
ligne?
MM : Ça va bien parce que moi, je suis en-
tre les deux! Ireland ne parle pas vraiment
le français et Blain, il est clairement plus à
l’aise en français. Par contre, Ireland prati-
que un peu son français et il veut essayer de
comprendre.
LR : Les deux dernières années, tu as
porté le numéro 6. Cette saison, tu as
opté pour le numéro 63. Pourquoi avoir
choisi ce numéro?
MM : Dans les années passées, l’équipe avait
un règlement qui permettait aux joueurs de
porter seulement les numéros 1 à 30. Alors, je
n’avais pas beaucoup le choix et le 6 était le nu-
méro que je portais quand j’étais jeune. Mais je
porte le numéro 63 cette saison parce que c’est
le numéro que j’ai porté durant ma carrière ju-
nior, parce que les gars, à Barrie, disaient que le
6 était un numéro de défenseur. J’ai donc com-
biné mon numéro 6 avec le numéro 3 de mon
frère. Ça sonnait bien sur le moment, mais ce
n’est pas vraiment un beau numéro! [rire]
LR : As-tu un rituel d’avant-match?
MM : Pas nécessairement. Je pense que tous
les gars ont un petit rituel qu’ils suivent à tous
les matchs, mais je ne fais rien à l’extrême. Je
commence toujours par une sieste après mes
cours, le vendredi. Ensuite, je mange un repas
composé habituellement de poulet et de pâtes.
Je prends aussi un café avant de partir pour
l’aréna. Quand je m’étire, je fais toujours la
même routine.
LR : Est-ce qu’il y a des joueurs dans
l’équipe qui sont un peu plus extrémistes
que toi dans leur rituel d’avant-match?
MM : Kyle Ireland est un peu fou. Il y a des
choses qu’il fait avec ses cheveux, il a toujours de
la gomme et se brosse toujours les dents avant
les matchs. C’est un peu bizarre, mais ça l’air de
fonctionner pour lui!
LR : As-tu un surnom au sein de l’équi-
pe?
MM : Les gars m’appellent le moose, ce qui
est un orignal en français. C’est un nom que j’ai
reçu quand je jouais au niveau junior, probable-
ment parce que j’étais grand et que j’avais des
jambes vraiment minces! J’imagine que j’ai l’air
d’un orignal! [rire]
LR : As-tu été surpris que Dave Leger
te nomme capitaine l’année dernière et
comment remplis-tu tes fonctions de ca-
pitaine des Gee-Gees?
MM : J’étais surpris parce qu’il y avait
beaucoup de joueurs qui pouvaient remplir le
rôle de capitaine dans notre équipe, mais j’es-
saie d’être un modèle pour les autres joueurs.
Je ne suis pas un joueur qui parle beaucoup
dans la chambre et sur la glace; je suis plutôt
quelqu’un qui prêche par l’exemple et l’éthi-
que de travail. Les bons leaders savent qu’il y
a toujours place à l’amélioration et je suis le
genre de personne qui veut toujours s’amélio-
rer.
Matt Methot est beaucoup plus qu’un simple hockeyeur pour les Gee-Gees de l’Université d’Ottawa. Il fait partie de la crème de
la crème des joueurs de hockey interuniversitaire au Canada et remplit avec succès ses fonctions de capitaine du Double G. Ce
grand joueur est aussi un sympathique personnage qui a bien voulu s’entretenir avec La Rotonde pour ces premiers « Tirs de
barrage » de l’année 2011.
Matt Methot ou l’équipe avant tout
Tirs de barrage
Asselin récolte ce qu’il a semé
footBaLL
Photo de Vanessa Dion Lirette
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3
Sports
sports@larotonde.ca
le 10 janvier 2011
www.larotonde.ca •
17
cLassements
Hockey féminin SUO Est
PJ V D PTS PP PC BC
McGill 12 12 0 0 24 52 13
Montreal 12 6 4 2 14 36 39
Concordia 10 4 4 2 10 24 29
Carleton 11 3 6 2 8 32 42
Ottawa 11 3 7 1 7 20 41
Hockey masculin SUO Est
PJ V D DP PTS BP BC
McGill 19 17 0 2 36 106 46
UQTR 17 12 5 0 24 70 56
Carleton 18 11 5 2 24 67 43
Nipissing 18 9 6 3 21 60 65
Ottawa 19 9 7 3 21 70 79
Concordia 16 9 7 0 18 65 74
Queen’s 17 7 8 2 16 63 77
Toronto 18 5 8 5 15 49 71
Ryerson 18 6 12 0 12 51 80
CMR 18 2 15 1 5 43 96
Basketball masculin SUO Est
PJ V D PTS PP PC
Carleton 10 10 0 20 874 660
Toronto 10 7 3 14 847 797
Laurentienne 11 6 5 12 802 807
York 11 5 6 10 854 869
Ottawa 10 3 7 6 733 736
Ryerson 10 2 8 4 765 897
Queen’s 11 2 9 4 704 785
CMR 11 0 11 0 563 1035
Meilleures marqueuses
PJ B P PTS
21. Fannie Desforges 11 3 4 7
6. Blair Kitlar 11 4 2 6
19. Kayla Hottot 11 4 0 4
22. Erika Pouliot 11 4 0 4
7. Jodi Reinholcz 11 1 2 3
Classement SIC (En date du 7 décembre 2010)
1. Carleton
2. UBC
3. Saskatchewan
4. Concordia
5. St. FX
6. Laval
7. Trinity Western
8. Windsor
9. Toronto
10. Cape Breton
Meilleurs pointeurs Hockey masculin
N
o
Joueur PJ B P PTS
90. Luc Blain * 19 11 26 37
77. Kyle Ireland* 19 15 21 36
63. Matthieu Methot 19 12 18 30
71. Dominic Jalbert* 19 5 15 20
88. Matt White* 19 4 6 10
24. Julien Demers 15 2 7 9
10. Patrick Burns 18 2 5 7
19. Carl Hayes* 19 3 3 6
14. Steve Blunden* 7 2 3 5
21. Paul Forster 19 2 3 5
* Joueurs recrues
Basketball féminin
»Jenna GiLBert
Brad Sinopoli a connu une saison de rêve avec les Gee-
Gees. Le quart-arrière de 4e année a complété 61 % de ses
passes pour des gains de 2756 verges et de 22 touchés. Ces
deux dernières statistiques sont des records de l’U d’O. Pour
couronner cette saison remplie de succès, Sinopoli a reçu
le trophée Hec-Crighton remis au joueur de football par
excellence du Sport interuniversitaire canadien.
Volleyball féminin
»cLaudia séGuin
La libéro de 4e année a été nommée joueuse du
match à deux reprises lors des victoires de son équipe
samedi et dimanche derniers. Elle a notamment
réussi 24 manchettes défensives dans la remontée
spectaculaire de son équipe contre les Varsity Blues
de l’Université de Toronto. Elle a donc aidé son équipe
à conserver une fche parfaite à domicile depuis le
début de la saison.
Les trois étoiles de la semaine
Hockey masculin
»Harrison may
Le jeune gardien de Vancouver a connu un match
d’enfer samedi soir face à l’une des meilleures équipes
de hockey universitaire au pays. Dans une défaite de
3 à 2 en prolongation, il a stoppé à maintes reprises
les attaques des puissants Redmen de McGill tout
en permettant aux Gee-Gees de soutirer un point
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le 10 janvier 2011
Opinions
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La Rotonde est heureuse d’accueillir les
analyses et commentaires de ses lecteurs
et lectrices. La Rotonde ne s’engage ni
à publier les lettres, ni à justifer leur
non-publication. Nous nous réservons
la possibilité de réduire la longueur des
textes retenus. Pour nous faire parvenir vos
lettres, veuillez nous envoyer un courriel.
redaction@larotonde.ca
pHoto de La semaine
Des gens costumés et masqués ont distrait les spectateurs lors du match de hockey masculin de samedi
dernier. Faites-nous parvenir des photos amusantes ou insolites afn qu’elles soient publiées dans cet espace en envoyant un
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ments graphiques, en totalité ou en partie.
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le 10 janvier 2011
Éditorial
La volonté des étudiants de se faire
entendre par ceux qui gouvernent leur
établissement d’enseignement n’est
pas nouvelle. On en parlait en 2010,
et même des décennies auparavant,
et on continuera sûrement d’en par-
ler en 2011. Pourtant, à l’approche
du Nouvel An, en décembre dernier,
le recteur de l’U d’O, Allan Rock, en a
surpris plus d’un en annonçant son in-
tention de défendre le projet de réser-
ver deux sièges supplémentaires à des
étudiants au Bureau des gouverneurs,
un groupe de 34 représentants dési-
gnés ou élus pour gérer les finances
et les règles à l’U d’O, ce qui porterait
à quatre le nombre de représentants
étudiants dans cette organisation, du
jamais vu depuis 1965.
M. Rock aurait-il pris la résolu-
tion d’être plus à l’écoute de ses étu-
diants?
Rappelons que la première session
universitaire a été une fois de plus
frustrante pour la population étu-
diante. Désireuse de se faire entendre
par l’administration et les cadres, elle
a plutôt été ignorée lors d’importantes
prises de décision. La décision quasi
unanime du Bureau des gouverneurs
en novembre dernier d’augmenter les
frais de scolarité dès l’automne pro-
chain en est une qui a fait mal. Allan
Rock et son équipe de gouver- neurs
ont choisi d’aller de l’avant avec leur
idée de hausser les frais se scolarité,
malgré la voix des étudiants s’y op-
posant. Malgré, aussi, les arguments
suppliants d’Amy Kishek, représen-
tantes des étudiants de premier cycle
au Bureau des gouverneurs, présentés
devant ceux qui décideraient du sort
des frais. Avec deux étudiants contre
32 représentants, on ne peut pas
s’étonner que les gouverneurs n’aient
pas fléchi.
La conclusion aurait-elle été la
même si quatre étudiants – soit 11,8 %
de l’ensemble des représentants,
moyenne retrouvée dans les univer-
sités au pays – avaient été présents
autour de la table des gouverneurs à
ce moment?
Probablement. Soyons réalistes :
une minorité d’étudiants siégeant au
sein d’une assemblée de représen-
tants déconnectés de la réalité d’un
étudiant à l’U d’O en 2010-2011 aura
beaucoup de difficulté à faire changer
le cours des choses. Du moins en ce
qui a trait aux votes. La proposition
d’Allan Rock d’ajouter des sièges
n’aurait donc pas nécessairement
d’influence dans les dossiers comme
celui des frais de scolarité.
Par contre, quatre voix
ét udi ant es fortes au
sein d’un groupe de
34 représentants ne peuvent être né-
gligeables. À conditions, évidemment,
que ces voix défendent les intérêts
des étudiants, qu’elles présentent
des arguments solides au Bureau des
gouverneurs pour faire pencher la ba-
lance au moment du vote. Avec quatre
représentants étudiants, on est loin de
la majorité, mais on double les chan-
ces de se faire entendre. En ce sens, ce
serait tout un gain pour la population
étudiante.
Bien sûr, il faudra attendre d’avoir
la confirmation que M. Rock ne s’est
pas laissé emporté par l’esprit du
temps des fêtes lorsqu’il a annoncé la
possibilité d’ajouter deux représen-
tants étudiants. Les autres représen-
tants devront d’ailleurs se prononcer
en faveur de ce projet. On suivra en-
suite les discussions entourant les
procédures pour que le projet aille
de l’avant, apprendre qui parmi ces
34 représentants céderont leur siège
à un étudiant… Le processus pourrait
être long et compliqué, mais pourrait
surtout en valoir la peine. Les années
de demandes écrites et verbales aux
recteurs de l’U d’O auront enfin mené
à des résultats.
On dit que les résolutions du Nou-
vel An ne tiennent pas plus de trois se-
maines. M. Rock saura-t-il nous prou-
ver le contraire?
2011 : l’année de l’écoute?
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283, boulevard Alexandre-Taché
Salle F0129 (accès porte 19)
Information : 819 771-6095, poste 2223
Admission jusqu’au 1
er
mars 2011
pour la session d’automne 2011
• PROGRAMME COURT DE 3
e
CYCLE EN
ADMINISTRATION PUBLIQUE
Achetez un ordinateur Dell ou Apple
www.uPortable.uOttawa.ca
Université d’Ottawa
Aussi disponible à la Librairie, Centre universitaire

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