Crosse-Sestier Jonathan 2009-2010 Pour l’AHSFC

Etude de marché de l’énergie

Sommaire :
Introduction I – Contexte Politique et Réglementaire du marché de l’énergie A/ La libéralisation du marché de l’énergie B/ Le Service Public d’Electricité (SPE)
1. 2. 3. Définition du service public Le Service Public de l’Energie Le Service Public de l’Energie au niveau européen

C/ La Commission de Régulation de l’Energie
1. 2. Organisation et pouvoirs de la CRE Missions de la CRE

II – Fonctionnement du réseau électrique et gazier Français A/ Fonctionnement et gestion du réseau Electrique
1. 2. Les Producteurs d’Electricité Les Gestionnaires de Réseau et de Transport de l’Electricité

B/ Fonctionnement et gestion du réseau gazier
1. 2. Les importations de gaz en France Les Gestionnaires de Réseau et de Transport de Gaz

III – Les fournisseurs d’énergie A/ Identification des fournisseurs d’électricité et de gaz B/ Analyse des tarifs et des prix de l’énergie, type de concurrence sur le marché
1. 2. 3. Les tarifs de l’électricité Les tarifs du gaz Type de concurrence sur le marché

IV – Les Consommateurs A/ Les consommateurs d’électricité B/ Les consommateurs de gaz Conclusion

une série de lois régit la politique énergétique nationale : les lois du 10 février 2000. I – Contexte politique et réglementaire Pour pouvoir comprendre l’environnement dans lequel nous allons évoluer. Ce monopole d’Etat qui avait le statut d’EPIC (Etablissement Public à caractère Industriel et Commercial). depuis l’ouverture des frontières des pays membres. La volonté de créer un marché intérieur du gaz et de l’électricité à été amorcée en 1996 pour être concrétisée en 1999 et est partie de plusieurs constats : Des investissements sont nécessaires pour répondre à la demande d’énergie attendue et remplacer les infrastructures vieillissantes (soit 20 milliards d’€ sur 20 ans) La dépendance envers les importations augmente de plus en plus. C’est aujourd’hui le cas pour un grand nombre d’entre eux. nous terminerons par l’analyse des fournisseurs et des consommateurs. du 13 juillet 2005 et du 7 décembre 2006.Introduction : Depuis l’ouverture à la concurrence du marché de l’énergie toute personne souhaitant changer de fournisseur en a la possibilité. En France. La demande mondiale d’énergie augmente (la demande et les émissions de CO2 devraient augmenter de 60% d’ici 2030) Les prix du pétrole et du gaz sont en hausses. L’Europe n’a pas encore développé des marchés intérieurs de l’énergie pleinement concurrentiels. du 3 janvier 2003. du 9 août 2004. Suite à cela. puis nous nous attarderons à expliquer le fonctionnement et la gestion du réseau. A/ La libéralisation du marché de l’énergie L’Europe depuis sa construction souhaite réaliser un marché commun des biens et services. le marché européen de l’énergie a été organisé par les directives et le règlement du 26 juin 2003 relatifs au marché intérieur de l’électricité et aux conditions d’accès au réseau pour les échanges transfrontaliers d’électricité. les consommateurs ? Nous étudierons dans un premier temps le nouveau contexte environnemental de ce marché. avait pour rôle de fournir de l’énergie à l’ensemble des consommateurs Français. quelles ont été les conséquences de l’ouverture du marché ? Dans quel contexte se trouve-t-il aujourd’hui ? Quel est son fonctionnement ? Autour de quoi s’axe-t-il ? Quel est le type de concurrence ? Qui en sont les nouveaux et anciens acteurs. . ceux de l’électricité également. il est important de connaître le contexte politique et réglementaire du marché de l’énergie. Il n’existait auparavant qu’une seule entreprise permettant d’obtenir de l’électricité ou du gaz : EDF-GDF. Dès lors.

transparentes et non discriminatoires pour tous les utilisateurs des réseaux de transport et de distribution de l’énergie. collectivité territoriale ou locale) ou sous son contrôle. Ce grand marché intérieur de l’énergie s’est vu alors dans l’obligation d’assurer une sécurité d’approvisionnement de l’énergie à un prix abordable à tous les consommateurs. l’ouverture des marchés s’est faite de manière effective : Le 19 février 1999 pour les entreprises consommant plus de 100 Gwh par an Le 29 mai 2000 pour les entreprises consommant plus de 16 Gwh par an Le 5 février 2003 pour les entreprises qui utilisent plus de 7 Gwh par an Le 1er Juillet 2004 pour les professionnels consommant du gaz et de l’électricité pour un usage non résidentiel Le 1er Juillet 2007 pour les particuliers. les choses ont changé puisque désormais : La Production et la Commercialisation de l’énergie sont soumises à Concurrence Le Transport et la Distribution restent des monopoles Ainsi. 1/ Définition de service public Un service public est une activité exercée directement par l’autorité publique (Etat. Toutefois.Cette libéralisation du marché s’est concrétisée par : La liberté du choix du fournisseur d’énergie par le consommateur La liberté d’établissement pour les producteurs Le droit d’accès dans des conditions objectives. C’est pourquoi il s’est vu doté de plusieurs missions de service public et surveillé quant à l’application des règles de concurrence. B/ Le Service Public de l’Energie (SPE) La SPE est organisée et contrôlée par l’Etat et les communes. Dès l’application des directives et des lois sur l’énergie. dans le respect de la protection de l’environnement et de la promotion d’une concurrence non déloyale. . Les objectifs et modalités de mise en œuvre des ces missions font l’objet de contrats conclus entre l’Etat et les entreprises concernées. Auparavant. dans le but de satisfaire un besoin d’intérêt général. le marché de l’énergie était un marché monopolistique. ces missions de service public sont exécutées par les différents acteurs du marché.

. Dans ce dernier cas. licence. une collectivité locale. un établissement public ou une entreprise de droit privé qui s’est vu confier une mission de service public. la régularité. cahier des charges. Elle ajoute que les Etats membres veillent à ce que les petites entreprises (celles qui emploient moins de 50 personnes et dont le chiffre d’affaires annuel n’excède pas 10 millions d’€) aient le droit de bénéficier du service universel. soit du droit d’être approvisionnées en électricité d’une qualité bien définie. ainsi que la protection de l’environnement. à des prix raisonnables. franchise.Par extension. fixation de tarifs. 2/ Le Service Public de l’Energie Le service public de l’énergie permet d’assurer une capacité suffisante de production et d’acheminement de l’électricité et de gaz. Le système vise à assurer la continuité de fourniture en cas de défaillance d’un fournisseur. y compris l’efficacité énergétique et la protection du client ». Il peut être une administration. la Commission de Régulation de l’Energie est chargée de garantir l’ouverture effective à la concurrence des marchés de l’électricité et du gaz et d’en assurer le bon fonctionnement pour le consommateur final. les Etats membres peuvent désigner un fournisseur de dernier recours. contrôle des investissements . le SPE a pour objet de : Garantir à tous l’accès à l’énergie Contribuer à l’indépendance énergétique et à la sécurité d’approvisionnement Garantir la sécurité des biens et des personnes Préserver la santé humaine et l’environnement. notamment en contribuant à la qualité de l’air et à la lutte contre l’effet de serre aux moyens de la maîtrise de la demande et de l’efficacité énergétique Garantir la qualité et le prix des produits et services permettant de contribuer à la compétitivité économique 3/ Le Service Public de l’Energie au niveau Européen La directive N°2003/54 du 26 juin 2003 prévoit la possibilité pour chaque Etat membre « d’imposer aux entreprises du secteur électrique des obligations de service public pouvant porter sur la sécurité. 1/ Organisation et Pouvoir de la CRE La commission est composée de 9 membres. A cet effet. nommés par le président du Sénat ou de l’Assemblée Nationale (voire par décret du Président de la République) sur la base de leur . le service public désigne aussi l’organisme qui a en charge la réalisation de ce service. ainsi que le bon fonctionnement des infrastructures. aisément et clairement comparables et transparents. la mission peut prendre diverses formes : concession. C/ La Commission de Régulation de l’Energie (CRE) Créée en 2000. la qualité et le prix de la fourniture. Ainsi.

des mesures conservatoires en . . o Elle reçoit les notifications des refus de conclure des contrats ou des protocoles d’accès aux réseaux opposés par un opérateur aux demandes des utilisateurs o Elle peut être saisie des différends entre utilisateurs et gestionnaires de réseaux o Elle peut-être amenée à prononcer des mesures conservatoires ou des sanctions La veille au bon fonctionnement et au développement des réseaux et infrastructures d’électricité et de gaz naturel et des installations de Gaz Naturel Liquéfié : o Elle peut ordonner ou proposer au ministre chargé de l’énergie.De sanction à l'égard des gestionnaires. Respectivement.De règlement des différends entre les gestionnaires et les utilisateurs des réseaux de transport et distribution. et sur la position française dans les négociations internationales dans les domaines de l'électricité et du gaz naturel.De consultation sur les projets de décrets et d'arrêtés relatifs aux marchés du gaz et de l'électricité. pour une durée de 6 ans non renouvelable. en cas de manquements à leurs obligations. et économiques.D’enquête pour recueillir toutes les informations nécessaires à l'accomplissement de ses missions. dans le cadre d’un règlement de différend. les tarifs d’utilisation des réseaux publics et les tarifs de l’électricité (et du gaz).De décision.qualification dans les domaines juridiques. d’approbation ou d’autorisation pour préciser certaines règles. . aux conditions de raccordement. techniques. Elle est dotée de pouvoirs : . . aux missions des gestionnaires de réseaux (notamment approbation et autorisation). 2/ Missions de la CRE La CRE est dotée de deux missions principales qui sont l’accès aux réseaux publics d’électricité et de gaz et la régulation des marchés. la première mission contient : La garantie du droit d’accès aux réseaux publics d’électricité et de gaz : o Elle propose les tarifs d’utilisation des réseaux o Elle est destinataire des contrats et protocoles d’accès aux réseaux. . notamment celles relatives à l'accès aux réseaux. des opérateurs ou des exploitants des réseaux de transport et de distribution.

o Elle exerce ces compétences en liaison avec le Conseil de la Concurrence o Le Conseil de la Concurrence peut saisir la CRE pour avis. de ses pouvoirs d’enquête et de sanction. concrétisée par l’exercice. de toute question relative aux secteurs électrique et gazier. et du gaz naturel. le cas échéant.cas d’atteinte grave et immédiate à la sûreté et à la sécurité des réseaux pour assurer la continuité de leur fonctionnement o Elle est destinataire du programme d’investissements du gestionnaire de réseau public de transport d’électricité (RTE) La garantie de l’indépendance des gestionnaires de réseau : o Elle participe à la désignation du directeur du RTE o Elle approuve son programme annuel d’investissement o Elle exerce une fonction de veille et de surveillance concrétisée par l’exercice éventuel de ses pouvoirs d’enquête et de sanction (vérification de la bonne application des principes de séparation) o Elle participe à la transparence des informations sur le bon fonctionnement du RTE La seconde mission contient : La veille de l’ouverture du marché en conciliant l’introduction de la concurrence et l’accomplissement des missions de service public : o Elle propose chaque année au ministre de l’énergie le montant des charges de service public résultant notamment des obligations d’achat imposées à EDF ou aux distributeurs non nationalisés o Elle émet un avis sur les arrêtés tarifaires fixant les conditions d’achat de l’énergie produite par les installations de petite taille La surveillance de l’entrée de nouveaux producteurs d’électricité sur le marché : o Elle met en œuvre le mécanisme des appels d’offres si les capacités de production ne répondent pas aux objectifs de la planification pluriannuelle de production d’énergie o Elle émet un avis sur les tarifs de vente réglementés et sur les mécanismes tarifaires à visée sociale La surveillance des marchés : o Elle exerce une mission de veille et de surveillance des marchés de l’électricité. .

En collaboration avec le conseil de la concurrence. D’autre part la CRE veille à ce que personne ne soit lésé quant à l’accès au gaz et à l’électricité. on constate que le marché de l’énergie.Du fait de la démarche volontariste de l’ouverture du marché à la concurrence. ses pouvoirs sont importants pour intervenir sur le marché de l’énergie. il se doit d’assurer une minimum de compétitivité économique. A/ Fonctionnement et Gestion du réseau Electrique Que se passe-t-il lorsqu’un consommateur ouvre un contrat d’électricité ? . en réponse aux constats faits en 1996 sur les différents points à améliorer en matière d’énergie Européenne et Française. La structure environnementale du marché a donc profondément changé ces 20 dernières années. l’est désormais beaucoup plus. qui n’était que peu surveillé avant les années 2000 puisqu’en monopole. il est important de comprendre la manière dont fonctionne le réseau électrique et gazier afin d’identifier les acteurs qui permettent au final d’obtenir l’énergie nécessaire au fonctionnement de nos compteurs. II – Le fonctionnement du réseau électrique et gazier Français Après avoir défini le contexte réglementaire et politique dans lequel nous nous trouvons. et au bon fonctionnement de la concurrence sur le marché. avec la sécurité des biens et des personnes. Nous pouvons désormais commencer à étudier plus en profondeur la structure et le fonctionnement du réseau électrique et gazier Français. Doté de missions de services publics. l’approvisionnement en gaz et électricité en cas de crise tout en respectant l’environnement.

thermiques et hydrauliques) . il fait appel à un fournisseur. Nous verrons dans un premier temps qui sont les principaux producteurs d’électricité en France. au gaz naturel. Ce ne sont pas les fournisseurs qui produisent l’électricité.5 %.1 Qu’est-ce qu’un producteur d’électricité ? Les producteurs d’électricité exploitent des centrales nucléaires ou thermiques classiques (au fioul. mais bel et bien des producteurs. Ce site se situera à Flamanville Opérations de renforcement et de maintien des centrales nucléaires. au charbon) et des sources d’énergies renouvelables (centrales hydrauliques.Lorsqu’un consommateur décide d’ouvrir un contrat à son nom pour pouvoir recevoir de l’électricité. 1. une quantité d’énergie est produite. puis nous étudierons ensuite les distributeurs. il existe trois principaux producteurs (qui assurent 95% de la production) : Electricité de France (EDF) La Compagnie Nationale du Rhône (CNR) Endesa France S’y ajoutent les entreprises locales de distribution (ELD) et les collectivités locales EDF : EDF qui est un fournisseur.9 %. 1/ Les producteurs d’électricité 1.3 %) et du thermique (charbon. soit 485 Tw/h (soit 485 milliards de Kw/h). Direct Energie … Afin de satisfaire la demande du consommateur. Ce réseau peut-être aérien (l’électricité passe par des pilônes) ou souterrain (les câbles sont enterrés). Sur le marché Français. ou en Europe. POWEO. Il représente la grande majorité de la production d’énergie en France . Il existe plusieurs fournisseurs d’électricité sur le marché : EDF. fioul) pour 7. gaz. éoliennes. est aussi un producteur. L’origine de l’électricité produite par EDF en 2008 vient du nucléaire pour 82.2 Qui sont-ils ? L’ouverture du marché a eu une autre conséquence qui n’est pas des moindres. Les producteurs vendent « en gros » l’énergie qu’ils produisent à des fournisseurs. Les projets d’EDF pour l’avenir sont assez importants : La création de l’EPR (European Pressurised Reactor) qui permettra d’avoir une centrale nucléaire ne rejetant que très peu de Co2. de l’hydraulique et autres énergies renouvelables (10. Cette électricité est ensuite envoyée sur le réseau haute tension de transport électrique (RTE) appelé « autoroutes de l’électricité ». N’importe quel producteur étranger peut vendre sa production d’électricité en France. Les distributeurs s’assurent alors que l’électricité arrive correctement sur le lieu de consommation. GDF. panneaux solaires) en France.

- Travaux de renforcement des réseaux Construction de plusieurs sites de production d’énergies renouvelables (notamment des centrales photovoltaïques) La Compagnie Nationale du Rhône : La CNR à été créée en 1933 recevant de l’Etat la concession du Rhône pour l’aménager et l’exploiter selon trois missions : production. dans de bonnes conditions. ou faire exploiter : Des installations hydroélectriques d’une puissance maximale de 8000kVA Des installations de valorisation énergétique des déchets ménagers ou assimilés Des installation de production d’électricité de proximité.7 Twh par an. Créées et contrôlées par les collectivités locales. navigation et autres usages agricoles. Les collectivités locales : Elles peuvent aménager et exploiter directement. situées dans l’Est. en Moselle. ce qui en fait le 2ème producteur français d’électricité. Désormais filiale du groupe Electrabel – GDF Suez. lorsque cette installation est de nature à éviter. Les Entreprises Locales de Distribution : Les entreprises locales de distribution (ELD) sont des acteurs du paysage énergétique français dans le cadre de missions de service public. Centrales hydrauliques Eoliennes … 160 ELD assurent 5% de la distribution d’énergie électrique dans 2800 communes. la CNR grâce à ses 19 centrales hydroélectriques. produit près de 15. Elle exploitent : Centrales thermiques Usines d’incinération d’ordures ménagères. avec une énergie 100% renouvelable. en Saône-etLoire et dans les Bouches-du-Rhône.97% de son capital. ENDESA France est détenue à 65% par l’électricien espagnol Endesa. Avec ses quatre centrales thermiques classiques. elles desservent prés de 3. Endesa France produit environ 8. qui détient 49. Elle est également conceptrice et exploitante de centres hydroélectriques.5 millions d’habitants. . Endesa France : Issue du groupe Charbonnages de France et de la SNET (Société Nationale d’Electricité et Thermique).4 Twh et est le troisième producteur d’électricité Français.

On s’aperçoit qu’il existe de nombreux producteurs d’électricité. 1. de nombreuses variables rentrent en jeu. D’où cette montée en puissance du thermique nucléaire. la volonté de rejeter moins de Co2 est clairement affichée ici. l’éolien et le photovoltaïque. La volonté du gouvernement d’utiliser les énergies nouvelles n’est vraiment pas flagrante. 439 par le thermique nucléaire. notamment (et de manière simplifiée) : Le coût de construction et de démantèlement moyen d’une centrale divisé par le nombre de kWh moyen produits par une centrale pendant son espérance de vie . En effet. Le Thermique Nucléaire a quant à lui augmenté de manière exponentielle. 1. même si EDF reste majoritaire sur le plan de la production en Twh. avec une petite phase de croissance entre 76 et 89. et 60 par le thermique classique. Même si c’est un discours relativement récent. 575 Twh on été produits par les centrales.4 Coût de production d’un kWh d’électricité Il est assez difficile de décomposer le coût de production d’un kWh d’électricité. la part d’utilisation du thermique classique (centrales utilisant la chaleur du fioul. En 2008. les centrales thermiques classiques étaient utilisées à pleine puissance. Jusque dans les années 80. l’éolien et le photovoltaïque ont un part moyenne dans la production totale. mais plutôt de type oligopolistique. Pour pouvoir répondre à la demande de réduction de Co2 et l’augmentation des besoins en électricité. On peut s’apercevoir que l’hydraulique.3 Volume de production 2009 d’électricité en France Ce schéma représente la production brute d’électricité entre 1970 et 2008. Toutefois. il n’apparaît pas vraiment ici. dont 75 par l’hydraulique. le thermique classique a progressivement été abandonné. Il n’est plus monopolistique.l’extension ou le renforcement des réseaux publics de distribution d’électricité relevant de leur compétence. Le marché est donc bien ouvert à concurrence. du charbon et du gaz pour produire l’électricité) a clairement diminué depuis les années 85-90.

- - Le coût de maintenance annuelle récurrente de la centrale (intervention sur site. puisque c’est le vent qui permet de faire tourner les éoliennes. maintenance. en utilisant la décomposition précédente. Cette dernière constitue la traduction concrète de la politique énergétique dans le domaine de l’électricité. c’est-à-dire qu’ils doivent : Réaliser les objectifs définis par la programmation pluriannuelle des investissements (PPI) Garantir l’approvisionnement des zones du territoire non interconnectées au réseau métropolitain continental. Le coût de retraitement. Il en est autrement pour le nucléaire ou les centrales thermiques) Le coût du risque (les marchés fournissent aujourd’hui une cotation du coût du risque pour les énergies qui produisent des gaz à effet de serre. le droit d’émettre une tonne de Co2 se négocie sur des marchés organisés.5 centimes d’€ Pour le Photovoltaïque commercial : 15 centimes d’€ Pour le Photovoltaïque résidentiel : 25 centimes d’€ Nous pouvons en conclure que le Nucléaire étant le moins cher. le coût du productible est nul. à un niveau commercial. Elle doit permettre d’atteindre les objectifs de politique énergétique par un développement équilibré de la .3 centimes d’€ Pour l’Eolien : 4. Voici les résultats (qui ne sont que des estimations approximatives.5 Les missions de service public des producteurs d’électricité Les producteurs d’électricité sont chargés d’assurer le développement équilibré de l’approvisionnement en électricité. Le PPI correspond à la Programmation Pluriannuelle des Investissements de production. …) Le coût du productible (pour certaines énergies comme l’éolien. même si le prix de revente reste plus important que le coût de production. Les énergies renouvelables restent assez coûteuses.84 centimes d’€ Pour le thermique au gaz : 4. bien que l’hydroélectricité pourrait a priori être encore plus développée vu son coût relativement faible. des déchets … Le coût de recherche - La Direction Générale de l’Energie et des Matières Premières) qui dépend du Ministère de l’Economie. 1. assurances.21 centimes d’€ Pour l’hydroélectricité : 3. Le photovoltaïque. En effet. Il est un outil juridique instauré par la loi du 10 février 2000. demeure assez coûteux.4). il est logique qu’entre 1980 et 2008 il y ait eu une part croissante de la production d’électricité via ce type de centrale (Confère schéma 1. vu les nombreuses variables rentrant en jeu) : Pour le Nucléaire : 2. des Finances et de l’Industrie a tenté d’établir un coût du kWh. de stockage.

il existe des Gestionnaires s’occupant du Transport de l’électricité. Le réseau géré par RTE comprend environ 100 000 km de lignes dont des lignes grand transport à 400 kV (qui acheminent l’électricité à grande distance et qui sont raccordées avec les lignes d’interconnexions avec les pays voisins et toutes les centrales nucléaires) et les lignes de répartition régionale (avec trois niveaux principaux de tension : 225. 2/ Les Gestionnaires de Réseaux de Transports et de Distribution d’électricité Après avoir été produite. et des Gestionnaires s’occupant de la Distribution. 2. ce qui nous confère une certaine indépendance vis à vis de cette énergie. l’électricité doit être transportée et distribuée jusqu’au lieu où elle va être consommée. en terme de répartition entre énergies primaires. Par conséquent. Nous étudierons dans un premier temps les gestionnaires de transport. de techniques de production. puisqu’il n’y a pas d’autres concurrents sur le marché pour gérer le réseau de transport d’électricité. et ensuite les gestionnaires de distribution. ce qui oblige les producteurs à réaliser les objectifs fixés en matière de politique énergétique. mais uniquement de la transporter via ces grandes lignes et les transformateurs présents un peu partout en France. et d’implantation géographique des investissements. L’électricité produite en supplément et qui n’est pas consommée directement est exportée aux autres pays européens. 90 et 63 kV) qui assurent la répartition jusqu’aux réseaux de distribution à moyenne tension.production nationale. Cette gestion est donc exercée en monopole. Voici une carte détaillant les échanges d’électricité : . Mais elle est également soumise à un cadre réglementaire relativement strict du fait de la présence du PPI. La production française d’électricité est conséquente.1 Le Réseau de Transport d’Electricité La gestion du réseau de transport d’électricité est une activité exercée par RTE (Réseau Transport Electricité) qui était avant l’ouverture à la concurrence une filiale d’EDF. RTE ne s’occupe donc pas de distribuer l’électricité.

renforcement des interconnexions) Pour le distributeur ErDF ses missions concernent : La continuité et la qualité de l’approvisionnement en électricité pour les consommateurs L’accès non discriminatoire au réseau public de distribution L’assurance de dépannage du réseau La préservation de l’environnement en réduisant l’impact de ses installations et de ses activités sur le milieu naturel. La distribution est assurée par ErDF.4 Les missions de service public du transporteur et des distributeurs Pour le transporteur RTE. à partir des postes sources. 2. Il nous arrive d’en importer mais en plus faible quantité. Enfin. il a pour mission de : Gérer le réseau public de transport d’électricité (sécurisation du réseau. Ce réseau est constitué de 1.7 Twh. qui représentent 5% de la distribution) Aujourd’hui les distributeurs desservent plus de 33 millions de personnes en France. La distribution d’électricité et de gaz est un service public qui reste exercé en monopole par les gestionnaires des réseaux. il faut savoir que ce ne sont pas les fournisseurs qui font les relevés des compteurs. pas de discrimination envers les utilisateurs reliés directement au transporteur. par des entreprises locales de distribution (ELD. insertion environnementale des ouvrages) Garantir l’approvisionnement en électricité de la France (présentation d’un bilan prévisionnel tous les deux ans) Garantir la sûreté du système électrique Français (anticipation de l’équilibre offre-demande d’électricité et ajustement en cas de problèmes) Faciliter et sécuriser les échanges d’électricité au cœur de l’Europe (facilitation et sécurisation des échanges d’électricité entre les gestionnaires de réseaux de transport d’électricité européens. soit de toutes les lignes d’une tension inférieure à 63Kv. 2.2 Le Réseau de Distribution d’Electricité Le Réseau de distribution d’électricité est constitué des lignes basse tension et moyenne tension. dans le cadre de leurs zones de desserte.3 million kms de lignes.Les chiffres donnés sont en Twh et datent de 2008 : les exportations représentent 58. organisé en 8 directions régionales (95% de la distribution) soit. . Il est destiné à acheminer. l’électricité en quantités moindres et sur de plus courtes distances. mais ErDF.

le prix de l’électricité ne cesse d’augmenter. la France ne possède que très peu de ressources gazières (un gisement en France. mais n’est-ce pas tout simplement dû au fait que la distribution et le transport sont encore en monopole ? Nous pourrions émettre l’hypothèse que s’il y avait ouverture à la concurrence. dans le sudouest). Nous pourrions nous poser la question de l’ouverture à la concurrence de ces distributeurs et de ces transporteurs. ils gèrent donc la totalité du réseau électrique français à eux deux. puis nous verrons ensuite les distributeurs. C’est pourquoi nous étudierons dans un premier temps les importations de gaz en France. Toutefois. chacun souhaitant pratiquer un prix plus bas que l’autre pour pouvoir être sélectionné par un fournisseur. En effet. 1/ Les importations de gaz en France Ceci est un schéma du gaz provenant des pays étrangers et arrivant en France soit par Méthanier. soit par le réseau au 1er Janvier 2009 . il existe des distributeurs et des transporteurs de gaz. En effet.Le transport et la distribution d’électricité sont encore des monopoles. B/ Fonctionnement et Gestion du réseau Gazier Le réseau Gazier fonctionne de manière différente de l’électricité. Il n’y à donc pas de producteurs de gaz. il y aurait alors probablement une concurrence à la Bertrand. à Lacq. Nous arriverions alors au coût marginal. ce qui permettrait probablement de réduire le prix de l’électricité. comme c’est le cas pour l’électricité. qui permettent à la population française d’obtenir cette énergie directement chez elle.

En 2008. et sans réel intérêt pour l’étude. Les productions d’Egypte.1 Les gestionnaires de réseaux de transport Le gaz arrive sur le territoire français soit par gazoducs depuis Dunkerque. Concernant la production de gaz : Au 1er Janvier 2008. . des Pays-bas. qui sont relativement complexes. qui a la responsabilité d’exploiter. Taisnières. Lacal. Le réseau régional qui achemine le gaz naturel jusqu’aux distributions publiques et aux plus gros consommateurs industriels. dit aussi réseau "grand transport" qui rejoint les points frontières avec les opérateurs étrangers et les stockages .La France ne produisant pas de gaz naturel. elle en fait importer. soit par les méthaniers qui livrent le gaz dans les terminaux de regazéification de Fos sur Mer et de Montoir de Bretagne. il permet également d’assurer les transits vers d’autres pays. Dans les années 1970. celui de Lacq. d’Algérie et du Nigeria sont importées par Méthanier (Bateaux transportant du gaz). les réserves françaises de gaz naturel sont d’environ 5. sa dépendance est presque totale puisque 98% du gaz consommé est importé en raison de la forte croissance de la demande et du déclin de la production nationale. filiale à 100% de GDF Suez. d’entretenir et de développer un réseau de gaz naturel de plus de 31 600 kms sur le territoire français. Elle transporte près de 700 Twh de gaz par an. Il existe de nombreux points de stockages. Deux opérateurs se partagent la gestion du transport du gaz : GRT Gaz.6 milliards de m3. Enfin. Les importations viennent de Norvège. surtout dans le Nord. 2/ Les Gestionnaires de Réseaux de Transport et de Distribution 2. Obergailbac. la France produisait un tiers de sa consommation. et seulement 1 à 2 mois de consommation. on s’aperçoit que la France est productrice de gaz sur un seul site de gisement. Oltingue. Nous ne nous attarderons pas plus sur la production du gaz et ses techniques. Il est ensuite transporté sous haute pression dans un réseau de transport qui se décompose fonctionnellement en deux parties : Le réseau principal. de Russie par « voie directe » c’est à dire par les canalisations. soit 5 à 6 ans de production.

Fondamentalement différents de l’électricité. puisque chacun gère une région française bien précise. Il existe une trentaine d’autres distributeurs qui sont : Des ELD (entreprises locales de distribution). une vingtaine en France Une dizaine de sociétés plus récentes. Ce réseau de distribution représente une longueur totale de 188 500 km. La gestion du réseau de distribution du gaz est assurée par GrDF (Filiale de GDF Suez) qui est le principal opérateur.- Total Infrastructure Gaz France (TIFG). ce qui en fait le second réseau européen derrière les réseaux allemands. la gestion et le fonctionnement du réseau gazier n’en restent pas moins complexes du fait qu’il est possible de stocker cette énergie. sans empiéter sur l’autre. C’est également 5.2 Les gestionnaires du réseau de distribution La distribution du gaz naturel à basse pression aux consommateurs s’effectue par le réseau de canalisations de gaz qui maille le territoire français. dont le réseau compte environ 5500 kms de canalisation. Les transporteurs et distributeurs sont quant à eux dotés des mêmes missions quelque soit l’énergie dont ils ont la gérance. C’est avec lui que le consommateur conclut son contrat de fourniture. avec 95% de couverture du réseau. III – Les Fournisseurs de gaz et d’électricité en France Le fournisseur est la société à laquelle le consommateur (qu’il soit particulier ou professionnel) achète de l’énergie (Electricité ou gaz naturel).5 millions de tonnes (de Gaz de Pétrole Liquéfié) traités en 2005. ainsi que leur fonctionnement. qui sont les fournisseurs de gaz et d’électricité en France. Nous pourrions croire que le marché des transports est géré en Duopole. la qualité de l’acheminement du gaz …. et c’est également lui qui envoie la facture correspondant à la consommation. Comme nous pouvons le voir sur la carte de France. à savoir assurer la sécurité des réseaux. La quasi totalité des communes de plus de 10 000 habitants est desservie en gaz naturel. . Nous allons voir maintenant. Concernant les missions de service public. elles sont les mêmes que pour l’électricité. 2. c’est un Monopole. Ils ne se font donc pas concurrence. filiale à 100% de Total. Total est essentiellement présent dans la Sud. ce qui est faux . Il dessert 9100 communes et permet à 76% de la population française d’avoir accès au gaz.

ainsi que les Entreprises Locales de Distribution (ELD) sont considérés comme des «fournisseurs historiques » et ce pour tous leurs clients. En voici quelques uns : Direct Energie EDF Enercoop Energem GDF Provalys GEG source d’Energies Planète Oui Poweo AlterGaz CPE Gaz de Paris … Il faut y rajouter tous les ELD qui sont une centaine en France. Il peut aussi s’agir de négociants qui sont des opérateurs achetant de l’électricité pour la revendre à des clients. qui permet des échanges de contrats à terme. les fournisseurs vendent aux consommateurs l’énergie qu’ils ont achetée eux-mêmes aux producteurs. 1/ Prix et tarifs sur le marché de détail Nous distinguerons le marché du gaz et de l’électricité 1. qu’ils soient présents ou non sur leur zone de desserte respective. On dit qu’elles sont intégrées.En réalité. A/ Identité des fournisseurs N’importe qui peut commercialiser de l’énergie. Elles peuvent aussi acheter de l’électricité à d’autres producteurs pour compléter leur offre. Les autres fournisseurs sont des « fournisseurs alternatifs ». B/ Analyse des Prix et des tarifs sur le marché et type de concurrence Nous verrons dans cette partie les prix et tarifs pratiqués sur le marché de détail. et de produits avec diverses couvertures) qui concerne plus les fournisseurs que les clients finaux. Il existe aujourd’hui plus de 40 fournisseurs d’électricité et/ou de gaz. Il peut s’agir d’entreprises françaises ou étrangères qui exploitent également des moyens de production. Nous ne nous intéresserons pas au marché de gros (c’est une bourse de l’énergie.1 Marché de l’électricité Deux types d’offres existent sur ce marché : . EDF et GDF.

Le GRD en propose actuellement 15. Il faut en effet savoir que dans le cadre du mécanisme d'ajustement. Ce tarif permet aux entreprises qui ont souscrit un contrat de fourniture d’électricité au prix de marché. les fournisseurs sont financièrement pénalisés en tant que responsables d'équilibre pour les écarts en plus ou en moins entre la consommation qu'ils ont anticipée pour satisfaire la demande de leurs clients et la consommation réelle de ces mêmes clients. L’offre à prix marché est composée : Du prix du Kilowattheure et des services proposés par le fournisseur : C’est le seul élément sur lequel porte la négociation. En effet. le transport et la distribution restant sous monopole. Ce coût représente entre 30 et plus de 50 % de la facture d'électricité suivant la puissance souscrite et le niveau de tension. Il est égal au tarif réglementé de vente hors taxes majoré de 23% pour les tarifs verts. ils se basent. En effet. sur des profils de consommation "type". Ce prix tient également compte du coût des écarts. 20% pour les tarifs jaunes et 10% pour les tarifs bleus. Ces mêmes clients peuvent négocier le prix de leur fourniture électrique en contractant avec le fournisseur de leur choix. . fixé par l’Etat. pour ceux de leurs clients dont la consommation n'est pas télé relevée. Ils s’appliquent aux clients qui ont fait jouer leur éligibilité en mettant en concurrence différents fournisseurs. Le tarif réglementé transitoire d’ajustement du marché (TARTAM) : Tout consommateur final d’électricité peut bénéficier du TARTAM qui est un tarif spécial d’achat de l’électricité accordé dans certaines conditions jusqu’à mi-2010 (peut-être en prolongation jusqu’à décembre 2010). - Le tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité (TURPE) : Le TURPE représente les coûts liés au transport et à la distribution de l'électricité et n'est pas négociable. Les offres à prix de marché sont fixés librement par les fournisseurs.- Les offres de marché (prix de marché) qui sont fixés librement par les fournisseurs et proposés aussi bien par les fournisseurs historiques que les fournisseurs alternatifs Les offres aux tarifs réglementés sont fixés conjointement par le ministre de l’économie et la CRE et proposés uniquement par les fournisseurs historiques. le tarif d'accès au réseau est fixé par les pouvoirs publics de manière uniforme sans prendre en compte la distance séparant le consommateur de l'unité de production. pour estimer à l'avance la quantité d'électricité qu'ils auront à fournir. de revenir à un tarif éventuellement plus avantageux.

il est logique que l’Etat ne fixe plus les tarifs de l’électricité. il dépend également de la marge et des coûts de structure du fournisseur. Il est important de savoir que le prix de détail proposé par les différents fournisseurs dépend du prix de l’électricité pratiqué sur les marchés de gros. Taxes locales et départementales . Concernant . à la gestion de clientèle …) Les taxes (CSPE qui sert à financer les achats liés au développement durable et les dispositifs d’aide aux clients démunis. Les offres de tarif réglementé ou administré Ce sont des prix fixés par la CRE et le ministre de l’économie. Il est important de prendre en compte le fait que ces tarifs risquent de disparaître à terme . suite à la libéralisation du marché. Cela dépend donc de la stratégie d’achat et de la capacité à négocier sur le marché de gros. depuis l’ouverture à la concurrence la possibilité de choisir entre ces deux types de tarifs qui sont absolument différents au niveau de leur fixation. de gestion et d’entretien des lignes électriques) Le coût de production (coût lié à l’exploitation et à l’amortissement des différents outils de production) Le coût d’approvisionnement (lié à l’achat d’électricité sur le marché de gros) Le coût de commercialisation (lié à la publicité. là où ils s’approvisionnent. d’exploitation. en effet.- Des différentes taxes telles que : La CSPE (Contribution aux charges de service public de l’électricité) La CTA (Contribution Tarifaire d’Acheminement) Les TLE (Taxes Locales d’Electricité) dont le taux est fixé par les communes et les départements. Ils comprennent : Le coût d’acheminement par les réseaux publics de transport et de distribution (lié aux dépenses de construction. Ils ne sont proposés que par les fournisseurs historiques. CTA qui est un prélèvement servant à financer les retraites des salariés et des gestionnaires de réseau .et la TVA) Ils se divisent en trois catégories : Bleu pour des sites de petite taille (puissance compteur inférieure à 36kVA) Jaune pour les sites de moyenne et grande taille (puissance compteur entre 36 et 250 kVA) Vert A (puissance compteurs supérieure à 250 kVA) et Vert B et C (Raccordé directement au réseau de transport) Il y a donc. au marketing. et toutes les charges de service public . des placements à terme du fournisseur .

Les cas d'interruption volontaire de la fourniture d'énergie. Le délai prévisionnel de fourniture de l'énergie. l'adresse de son siège social et son numéro d'inscription au registre du commerce et des sociétés.2 Les tarifs du gaz Concernant les offres à prix de marché c’est le même fonctionnement que pour l’électricité. les conditions d'indemnisation et les modalités de remboursement applicables dans l'hypothèse où le niveau de qualité de la fourniture d'énergie ou la continuité de la livraison ne sont pas atteints. d'accéder aux informations relatives à l'accès et à l'utilisation des réseaux publics de distribution. le cas échéant. Les modalités de facturation et les modes de paiement proposés.3 Les obligations des fournisseurs Lorsqu’un fournisseur fait une offre commerciale il doit donner : • • • • • • • • • • • • • • Son identité. 1. La description des produits et des services proposés. La mention du caractère réglementé ou non des prix proposés et de la possibilité pour une personne ayant renoncé aux tarifs réglementés de vente pour un site donné de revenir ou non sur ce choix. La durée de validité de l'offre. il serait intéressant de réaliser un devis pour chaque type de tarif. La durée du contrat et ses conditions de renouvellement. les conditions d'évolution de ces prix. Les conditions de la responsabilité contractuelle du fournisseur et du gestionnaire du réseau de distribution. notamment électroniques. son adresse électronique. le cas échéant. notamment par le biais d'internet. en essayant de négocier en dessous du prix réglementé. . Le numéro de téléphone et. au marketing. Toutefois pour les tarifs réglementés. en particulier la liste des prestations techniques et leurs prix. Les prix de ces produits et services à la date d'effet du contrat ainsi que. fixés par les opérateurs de stockage Le coût d’approvisionnement (coût lié à l’achat de gaz sur le marché de gros du gaz) Le coût de commercialisation (lié à la publicité. Les modes de règlement amiable des litiges. à la gestion de clientèles) Et la CTA (Contribution Tarifaire d’Acheminement) qui est une taxe. Les moyens. 1. il en est autrement : Ces tarifs comprennent : Le coût d’acheminement (cf Electricité) Le coût d’utilisation des infrastructures de stockage. Les conditions et modalités de résiliation du contrat.l’Association d’Hygiène Sociale de Franche-Comté.

Il peut être rapproché d’un modèle de concurrence à la Bertrand. s’il le peut. Comme l’explique Antoine Pellion. la référence des publications dans lesquelles les consommateurs peuvent trouver les informations relatives à la quantité de dioxyde de carbone ou de déchets radioactifs générés par la production d'un kilowattheure. En pratique. la situation est beaucoup plus complexe que cela. En effet. la production doit constamment s'adapter. Etant donné que l'électricité ne se stocke pas. par exemple au coût marginal du charbon allemand pour la France. les firmes tarifient au coût marginal le plus élevé des technologies utilisées.• • • la contribution de chaque source d'énergie primaire à leur offre d'électricité au cours de l'année précédente. Toutefois. il est difficile de contrôler si les immobilisations de moyens de production sont réellement justifiées par des opérations de maintenance ou des questions de sécurité. nous sommes dans un jeu séquentiel. les différentes sources d'énergie primaire utilisées pour produire l'électricité qu'ils ont commercialisées au cours de l'année qui précède. au risque de faire disjoncter tous les appareils raccordés au réseau de distribution. Le prix payé par le consommateur dépend de la composition technologique du parc. Ingénieur civil de l’école des Mines de Paris : « La demande d'électricité est soumise à de fortes variations journalières. Le marché de l'électricité est donc un système complexe difficilement modélisable par les modèles macroéconomiques usuels et les estimations de ce que pourrait être un prix de marché en concurrence parfaite peuvent varier du simple au double. Leurs coûts de production. sur ce marché. englobant le prix du combustible (gaz et pétrole) et le coût des émissions de CO2. en fonction des sources d'énergie primaire utilisées. hebdomadaires et saisonnières. il existe aujourd’hui quelques offreurs pour beaucoup de demandeurs. Aux côtés des centrales dites "de base". disponibilité et coûts. La nécessité de contrôler l'utilisation de cette rente de rareté s'avère indispensable dans un marché libéralisé aux prix non régulés » Qui peut-être complété par l’explication de Jérôme Gstalter. qui répond à un arbitrage entre capacité. sont plus élevés. mais plus rarement utilisées. ce qui conduit à une situation concurrentielle sous-optimale. étudiant à la Sorbonne : . puisque chacun joue l’un après l’autre. Cette disposition n'entraîne pas l'obligation de fournir ces indications à la suite de demandes individuelles. Ainsi. qui correspond aux heures creuses et une demande "de pointe" difficilement prévisible. Cet avantage peut d'ailleurs conduire les firmes utilisatrices de moyens "de base" à limiter artificiellement et temporairement leurs capacités pour déclencher la production des centrales "de pointe" et faire monter les prix. où toutes les capacités de production sont mobilisées pour répondre à la demande. chaque producteur va pratiquer. D'importants écarts sont enregistrés entre une consommation dite "de base". La configuration du parc d'électricité doit répondre à ces deux contraintes de capacité et de flexibilité. dans une situation d’oligopole à la Bertrand. […] En heures pleines. jusqu’à atteindre le coût marginal de production (coût de la dernière unité produite). Les producteurs possédant les centrales "de base" bénéficient alors d'une rente de rareté. 2/ Type de concurrence sur le marché et formation des prix (A voir si je garde) C’ est un marché plutôt oligopolistique. Les entreprises peuvent voir quelles sont les stratégies des autres et s’adapter en fonction de celles-ci. des centrales "de pointe" doivent être disponibles en permanence. En effet. un prix légèrement inférieur à celui de ses concurrents.

puisque l’électricité ne peut se stocker. Sans nuire à l’efficacité économique. Dans une telle configuration. peut toutefois se révéler nécessaire pour répondre aux pics de demande excédant la capacité nucléaire. C’est l’effet inverse qui s’est produit. Une concurrence à la Bertrand aurait dû s’établir. IV – Les Consommateurs de gaz et d’électricité Les consommateurs d’énergie ne sont pas segmentés de la même manière. D’autre part. La demande étant en constante fluctuation. cela dépend de la puissance souscrite. telle que la production nucléaire. L’économiste s’interroge donc sur l’attitude que les pouvoirs publics sont susceptibles d’adopter en présence d’un tel phénomène.« L’électricité ne peut être stockée. La rente de rareté est en outre accentuée. le prix est fixé par le coût marginal de la technique marginale à savoir “la technique la plus coûteuse à laquelle il est nécessaire de recourir pour satisfaire la totalité de la demande”. et en gaz. c’est qu’il est difficile de définir un prix de marché. le prix d’équilibre serait en constante évolution. par l’augmentation régulière de la demande et par les exportations vers l’étranger permises par l’intégration européenne. . c’est donc la production à base d’énergies fossiles qui détermine en France le prix instantané de l’électricité pendant au moins 90% du temps générant au profit de la technique de production nucléaire une rente de rareté. Pour être optimal. puis ensuite les principaux consommateurs de gaz. la libéralisation du marché n’a pas permis une baisse des prix. à capacité nucléaire constante. » Ce qu’il est important de retenir dans ces deux textes. Les techniques de production présentant des coûts fixes élevés mais un coût marginal faible. puisqu’en électricité. Or. et l’offre également. Pour comprendre le mécanisme de formation des prix de l’électricité. Nous verrons donc dans un premier temps qui sont les principaux consommateurs d’électricité. mais la rente de rareté a bloqué ce processus de production au coût marginal. La redistribution de la rente de rareté pourrait également être assurée par d’autres mécanismes indépendants de la propriété publique ou privée de l’opérateur historique en France : EDF. la rente de rareté pourrait être utilisée pour soulager les consommateurs de la prise en charge du service public de l’électricité et de la partie fixe des coûts de transport. un parc de production doit donc être diversifié et permettre de répondre instantanément et efficacement à une demande fluctuante. Cette rente de rareté perdurera à court et moyen terme indépendamment du degré de concurrence observable sur le marché. du raccordement. aux capacités inchangées. La rente de rareté pose toutefois des problèmes d’ordre redistributif pouvant justifier une intervention étatique. Dans cette situation. Il est dès lors déconseillé de s’écarter du mécanisme de formation des prix préalablement observé et d’opérer une régulation des prix. permettent de satisfaire la demande de base. et de songer à la production à partir d’énergies fossiles. la concurrence pure et parfaite est susceptible de constituer un référentiel pertinent. devient rentable. ce qui a entraîné une hausse des prix. Schématiquement. plus le prix des énergies fossiles augmente plus la production nucléaire. le nucléaire n’est presque jamais suffisant pour satisfaire la consommation française. L’emploi de techniques de production aux coûts fixes plus faibles mais présentant un coût marginal élevé. Un premier constat consiste à remarquer que la rente de rareté ne soulève pas de problème majeur en terme d’efficacité économique.

Ce sont les sites de consommation des clients particuliers. Ces sites sont par exemple des hôpitaux. L’industrie. . Le ministère de l’écologie préfère segmenter par catégorie socio-professionnelle. les besoins en électricité ont été multipliés par 3. les transports.A/ Les consommateurs d’électricité La CRE les segmente en 4 catégories : Les grands sites non résidentiels. ce qui a demandé à la France de s’adapter. des grands immeubles … Les sites moyens non résidentiels qui souscrivent à une puissance entre 36 KvA et 250 KvA. Ce sont par exemple des locaux de PME Les petits sites non résidentiels qui souscrivent à une puissance inférieure à 36 KvA. Il est intéressant de constater qu’entre 1973 et 2008 la consommation a augmenté de plus de 290 % ! En 35 ans. des professions libérales … Les sites résidentiels qui souscrivent à une puissance inférieure à 36 KvA. qui souscrivent à une puissance supérieure ou égale à 250 KvA. l’agriculture et la sidérurgie sont quant à eux restés constants. Voici un tableau qui permet d’avoir un peu plus de détails : Les plus faibles consommateurs sont en fait l’agriculture. afin d’avoir une vue d’ensemble des consommateurs d’électricité : Le Résidentiel-tertiaire n’a fait qu’augmenter sa consommation entre 1970 et 2008. des hypermarchés. suivie des transports urbains et ferroviaires. Ce sont par exemple dee artisans.

. qui prend toujours un part importante dans la consommation d’énergie. La sidérurgie quant à elle est faiblement consommatrice par rapport à l’ensemble. L’industrie a eu une part croissante dans la consommation. En détail : On s’aperçoit que l’augmentation entre 1973 et 2008 est de 307 %. suivie de la sidérurgie.B/ La consommation de gaz en France Le marché du gaz se divise quant à lui en trois segments : Les sites non résidentiels raccordés au réseau de transport : grands sites industriels raccordés au réseau de transport Les sites non résidentiels raccordés au réseau de distribution : marché de masse des sites non résidentiels et grands sites industriels raccordés au réseau de distribution Les sites résidentiels : sites de consommations des clients particuliers Le non énergétique n’a cessé de croître entre 1970 et 2008. L’agriculture se trouve une fois de plus être la plus faible consommatrice. ce qui est également considérable. tout comme l’agriculture et les transports ainsi que le résidentiel tertiaire.

sur un marché dont les prix ne sont pas régulés correctement. Il aurai été intéressant d’établir un modèle de Bertrand afin d’analyser ce qui pourrait se passer s’il y avait concurrence en prix sur le marché de la distribution et du transport. Or. puisque les prix d’utilisation du réseau seraient différents. Conclusion : Le sujet de l’énergie est un sujet relativement épineux. un fixé par l’Etat et l’autre fixé librement par les fournisseurs ne peut que freiner une baisse des tarifs. Cela n’a pas été le cas. il y aurait probablement une différence significative des prix sur le marché. et renouvelables. le fait que le transport et la distribution soient également encore en monopole joue beaucoup sur le prix. Toutefois. L’ouverture du marché aurait dû avoir pour conséquence une baisse des tarifs de l’énergie. nette et précise ne sera pas faite. La force des courants permettrait de produire de l’électricité. tant au niveau de la production que de la revente. et les besoins de plus en plus importants sont dûs à cette nécessité de consommation d’énergie. du fait d’une volonté politique de maintenir des tarifs haussiers. Quel sera l’avenir de l’énergie en France et en Europe ? Est-il possible de faire confiance en la libéralisation du marché ? N’aurait-il pas fallu garder la nationalisation ? Il est encore difficile de répondre à ces questions qui resteront probablement sans réponses tant que la mise en œuvre d’un politique claire. Au centre de nombreux débats politiques.Les consommations d’électricité et de gaz n’ont cessé d’augmenter durant ses 35 dernières années. L’avenir de l’énergie est à double tranchant. Sources : I – Contexte Politique et Réglementaire . Tant que l’Etat interviendra sur ce marché qui normalement est censé être « libéralisé ». la demande croissante. moins polluantes. car beaucoup se posent la question de la rentabilité d’un tel projet. elle a décidé d’accélérer la production et l’installation de ces éoliennes sous-marines. chacun a la possibilité d’acheter des panneaux photovoltaïques pour être son propre producteur d’électricité. Si ces deux fonctions étaient ouvertes à la concurrence. Après quelques expériences relativement concluantes. Ce système est encore assez peu développé. fonctionnant avec les courants sous-marins. il nous est impossible de le faire du fait de la non connaissance du coût marginal du transport et de la distribution sur le marché. En effet. Les évolutions technologiques. D’autre part. la concurrence ne pourra pas correctement s’établir. à plus de 300 %. il existe malgré tout quelques projets de création d’énergie « verte » (que certains fournisseurs proposent déjà). le fait d’avoir deux types de tarifs. il suscite beaucoup d’intérêt. La conférence de Copenhague n’a pas été vraiment concluante quant à la volonté des Politiques de se tourner vers des énergies nouvelles. EDF a lancé récemment un projet hydroéolien. D’autre part.

org/Dictionnaire/Service_public. http://fr.asp& http://www.erdfdistribution. http://energies.lexinter.toupie.com/uploads/media/pdf_zip/nos-activits/les_chemins_de_l_electricite.html Directive n°2003/54 du 26 juin 2003 modifiée concernant des règles communes pour le marché intérieur de l'électricité.edf.gouv/ http://www.fr//fichier/2ESPServicePu. JOUE du 15 juillet 2003.anroc.com/ http://www.pdf 2.asp?url=/ccf/fr/default1.cnr.rte-france.com/ccf/fr/portada.html http://www.htm http://www.statistiques.tm.htm B/ http://www.photeus.fr/fr/presentation/organisation/la_commission http://www. compétitive et durable » -2006http://www.fr/fr/categorie.A/ Rapport d’activité de la CRE (Commission de Régulation de l’Energie) sur la construction d’un marché Européen unique de l’énergie -second semestre 2008Livre vert de la commission Européenne « Une stratégie Européenne pour une énergie sûre. C/ http://www.net/Legislation/electriciteservpub.org/wiki/R%C3%A9seau_de_transport_d'%C3%A9lectricit%C3%A9 http://www.cre.htm http://www.senat.wikipedia.fr/fr/presentation/missions II – Fonctionnement du réseau Electrique et Gazier Français A/ Schéma de synthèse personnel 1.cre.aspx?idcategorie=61 http://www.actionco.erdfdistribution.pdf http://www.endesaonline.developpement-durable.info/spip/article_036_4.fr/rap/l03-386/l03-38610.fr/reseau_electrique http://www.fr/Missions_de_service_public .html http://www.com/edf-fr-accueil/la-production-d-electricite-edf/la-production/france122105.energie-info.fr/Action-Commerciale/Article/Ouverture-du-marche-deux-electronslibres-a-l-assaut-d-EDF-1194-2.

fournisseurs-electricite. http://www.com/fileadmin/user_upload/M-Chiffres/Analyses/annee2009-V2-fr.fr/societe/activite-gaz http://www.energie-info.com/edf-electricite-reglemente-particuliers http://www.dgccrf.fr/site/page-metiers-367.wikipedia.cre.totalgaz.fr/consommation/electricite_gaz/prix_tarifs. http://www.10665.cre.gouv.fr/La-structure-et-le-fonctionnement.developpement-durable.html III – Les Fournisseurs de Gaz et d’Electricité en France A/ http://www.fr/fr/marches/marche_du_gaz_naturel/marche_de_detail http://fr.html http://www. http://crdp.org/wiki/TaRTAM 2.htm http://www.B/ Brochure du ministère pour la carte et le graphique.eu/question_europe.bercy.fr/fr/marches/marche_de_l_electricite/marche_de_detail http://www.pdf .pdf http://www.ancre_14 IV– Les Consommateurs d’Energie A-B/ http://www.pdf http://www.fr/arpa_cd/docs/F61-01.gouv.fr/fr/content/download/9189/159413/file/2009Observatoire3emeTrim.fr/pro/pratique/liste-des-fournisseurs/resultats B/ 1.cre.afgaz.robert-schuman.ac-bordeaux.grtgaz.php?num=qe-66 .

Sign up to vote on this title
UsefulNot useful