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LA MONARCHIE ABSOLUE EN FRANCE AU XVIIe

SIÈCLE (1610-1715) : 04/02/11 15:21


Résumé

I) Les progrès de la monarchie française de la fin du Moyen-âge à


l’époque moderne

Les progrès de la monarchie depuis le Moyen-âge et ses


obstacles : Depuis les grands capétiens du XIIIe siècle (Philippe Auguste,
saint Louis et Philippe le Bel), le roi de France est « empereur en son
royaume ». Il tire un immense prestige de son sacre à Reims. Il est le
« roi très chrétien ». Mais la monarchie a subi de dures épreuves,
comme la guerre de Cent Ans (1337-1453) et les guerres de religion
(1559-1598). Par la suite Charles VII puis Louis XI (XVe s.) réduisent les
seigneurs à l’obéissance. Au XVIe siècle François Ier et Henri II, au XVIe
siècle font de la cour (l’entourage du roi : ses courtisans), le centre de la
vie politique. Pendant les guerres de religion il y a des résistances aux
progrès d’une monarchie qui se veut absolue, c’est-à-dire où le roi,
représentant de Dieu sur terre, détient seul le pouvoir. C’est ainsi que
Henri III puis Henri IV sont assassinés pour des raisons à la fois politiques
et religieuses.

II) L’évolution politique de Henri IV à Louis XIV : vers la


monarchie absolue

Henri IV et Louis XIII : Le premier roi Bourbon, Henri IV (1589-


1610), ancien protestant, rétablit la paix religieuse avec l’édit de
Nantes en 1598 : il décrète la tolérance d’une autre religion dans le
royaume au nom de l’intérêt supérieur de l’Etat. Il est assassiné par
Ravaillac en 1610. Son fils Louis XIII (1610-1643) lui succède mais
c’est d’abord sa mère Marie de Médicis qui devient régente. Sous Louis
XIII c’est en fait le cardinal de Richelieu, son premier ministre, qui
gouverne. Richelieu veut renforcer l’autorité royale en France en brisant
les révoltes des paysans, des nobles (les Grands) et en luttant contre les
Protestants (siège de la Rochelle). Dans les provinces il utilise des
intendants qui représentent le roi. Après la mort de Richelieu et de Louis
XIII débute le règne de Louis XIV (1643-1715) et la régence de sa
mère Anne d’Autriche, qui gouverne avec le cardinal Mazarin. Cette
régence est marquée par une période de troubles et de guerre civile
appelée la Fronde (1648-1652).

III) L’apogée de la monarchie absolue sous le règne personnel de


Louis XIV (1661-1715)

La consolidation et l’organisation d’un Etat moderne qui se veut


absolu : A la mort de Mazarin, en 1661, Louis XIV décide de ne pas
prendre de premier ministre et de gouverner seul. C’est sous son règne
que la monarchie absolue atteint son apogée. C’est le roi qui prend
seul les décisions finales en dirigeant des Conseils qui ont chacun un rôle
précis : le Conseil d’en haut, le Conseil des finances, le Conseil des
dépêches, le Conseil des parties. Le roi est assisté de quelques ministres
d’Etat qui siègent au Conseil d’en haut : Colbert (finances), Louvois
(armée) sont restés les plus célèbres. Un intendant de justice, police et
finances, dans chaque généralité, dirige l’administration et lève l’impôt au
nom du roi (principalement la taille).
Louis XIV, le « roi-soleil » : Louis XIV choisit pour emblème un soleil
rayonnant sur le globe, avec pour devise latine : Nec pluribus impar, ce
qui signifie « Au-dessus de tous » (comme le soleil). Il organise et
fabrique les images de sa gloire militaire : tapisseries, sculptures,
peintures, gravures, médailles, poésies, opéras. La vie intellectuelle est
disciplinée et centralisée au service du roi. Les artistes et écrivains
dépendent du roi et de son soutien financier (sous forme de pensions
distribuées par Colbert). Ils sont admis à la cour, à condition de célébrer
la gloire royale. Le XVIIe siècle est le temps de l’art et de la littérature
« classiques » : théâtre de Racine et de Molière et fables de La
Fontaine, tandis que l’art français triomphe avec Versailles et des grands
peintres comme Le Brun.
Versailles, un château à la gloire du « roi soleil » : Louis XIV s’y
installe définitivement en 1682. Il confie aux architectes Le Vau puis
Hardouin-Mansart, au peintre Le Brun et au jardinier Le Nôtre, la
construction et la décoration de ce palais somptueux à la gloire de son
règne. Au château la vie de cour est réglée par un rituel précis :
l’étiquette. Lever, dîner, promenade, chasse, souper, coucher du roi,
deviennent des cérémonies publiques.
Le contrôle de l’économie et l’enrichissement du royaume : Le
principal ministre de Louis XIV est Colbert, qui décide de développer
l’industrie et le commerce pour enrichir le pays et accroître ainsi la
puissance du roi. Il multiplie les manufactures et réorganise le
commerce (routes, canaux, conquête de colonies comme les Antilles et la
Louisiane en Amérique).
Le règne de Louis XIV : un état de guerre permanent : Le règne de
Louis XIV « le Grand » est certes un moment d’apogée de l’histoire de
France, mais au prix de nombreuses guerres. Avec les conquêtes de Louis
XIV la France acquiert sa forme hexagonale actuelle. Organisée par Le
Tellier et son fils Louvois, l’armée française devient la plus nombreuse
d’Europe (400 000 hommes). On distingue deux périodes dans les
guerres de Louis XIV :
1. Le temps des victoires : La guerre de Dévolution contre l’Espagne
(1667-1668) où il gagne la Flandre (Nord) - La guerre de Hollande (1672-
1678) où il gagne la Franche-Comté - Il annexe Strasbourg en pleine
paix en 1681 - La guerre de la Ligue d’Augsbourg (1688-1697) ne donne
rien. 2. Le temps des défaites : La guerre de la succession
d’Espagne (1701-1714) est perdue par la France. Philippe d’Anjou, petit-
fils de Louis XIV, devient roi d’Espagne mais doit renoncer à ses droits à
la succession au trône de France.

IV) La société française d’Ancien régime

Une société hiérarchisée voulue par Dieu et garantie par le roi :


Depuis le Moyen-âge la société est divisée en trois ordres qui
correspondent à trois fonctions sociales : 1) le service de Dieu : ceux qui
prient, le clergé – 2) la défense : ceux qui combattent, les nobles –
3) le travail : ceux qui travaillent, les paysans et les bourgeois
(artisans, marchands,…) qui constituent le Tiers état (l’immense majorité
de la population). Le Clergé et la Noblesse sont des ordres privilégiés :
ils ne paient pas le principal impôt royal, la taille. La monarchie garantit
cet ordre social voulu par Dieu.
Une société chrétienne : La société française d’Ancien régime est
profondément chrétienne : la religion accompagne tous les actes de la
vie (baptême, mariage, sépulture). La paroisse est l’unité territoriale de
base, à l’origine de notre commune. Les cloches de l’église rythment la
journée et appellent à la prière. Le curé est le guide spirituelle de la
communauté paroissiale. C’est lui qui accorde les principaux sacrements
comme le baptême, le mariage, la confession, l’Eucharistie (durant la
messe, communion au pain et au vin consacrés), l’extrême-onction au
mourant. Les fêtes chrétiennes sont des moments forts de l’année :
Noël, la période de Carême quarante jours avant Pâques (période de
jeûne avec un seul repas par jour, sans viande ni œufs), la fête de Pâques
(résurrection du Christ) marquant le début du Printemps.
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