Inventaire des ornements liturgiques de l’archevêché de Montpellier déposés au musée Fabre, Montpellier

août et novembre 2010

Département Economie et Emploi Direction de la Culture et du Patrimoine Service Patrimoine Régional Secteur inventaire général

Analyses, textes : Josiane Pagnon Photographies : Marc Kérignard, sauf mentions contraires Maquette : Véronique Marzo-Marill Remerciements : Céline Peyre-Gautreau, Iga Jozesek-Cheuge, Cédric Gonzalez, du musée Fabre, pour leur aide et leur disponibilité

Inventaire des ornements liturgiques de l’archevêché de Montpellier déposés au musée Fabre, Montpellier

Répondant au souhait de Michel Hilaire, Directeur du musée Fabre, une mission1 de chercheur de l’Inventaire général du Conseil régional de Languedoc-Roussillon a été menée à bien en août et novembre 2010. Cent dix neuf pièces ou ensembles ont été vus, datables du début du XVIIIe siècle à la première moitié du XXe siècle, qui n'offrent pas la cohérence d'une sacristie d'église, mais constituent une collection composite d’œuvres intéressantes. Tous ces ornements n’ont plus été portés à partir de 1940 environ3. Certaines pièces sont de celles que l'on ne trouve guère que dans les cathédrales, telles les mitres (sept, des numéros 78 à 83 et n°119), les glands de ceinture de prélat (n° 77), les mozettes de chanoines (n° 84 à 94), les sandales liturgiques (n° 112 et 113), les gants pontificaux (n° 76) ou les éléments de cappa magna (n° 13 à 19). Des cadeaux honorifiques vont également avec la présence à Montpellier d'un prélat tenant un certain rang, et en communion avec ses pairs, ce qui explique l'écrin de mitre de Carcassonne (n° 68), la chasuble d'Annecy (n° 32), la plume de Léon XIII (n° 97), la mitre de Mgr Veuillot (n° 82) ou les divers éléments venant de Pie IX (n° 95 et 117) et de Pie X (n° 118). L’ensemble a été influencé par la longue présence à Montpellier (1873-1921) du cardinal de Cabrières, dont on sait qu’il aimait beaucoup le rouge (n° 21, 29 et 30). Il est aussi intéressant de savoir qu’il a beaucoup fait travailler les Visitandines d’Annecy, dont les mains soigneuses étaient capables de reporter des broderies d’un fond sur un autre (n° 30). Le plus précieux ornement est sans conteste l'ornement réversible blanc/rouge n° 36, du XVIIIe siècle, oeuvre de brodeurs d'argent et d'or professionnels. La comparaison de cet ornement avec d'autres réversibles et notamment avec celui dit de Madame Louise, fille de Louis XV, à la basilique de Saint-Denis, incite à des recherches complémentaires. La reconnaissance d'ornements vendus localement est toujours intéressante, et les soeurs Malentino, actives à Montpellier vers 1895-1915, ont cousu leur marque sur deux chasubles (n° 40 et 43) et une chape (n° 23) ; elles se disent chasublières et, se fournissant en tissus, galons et broderies d'applications auprès des fabricants, elles ont effectivement pu confectionner ces trois pièces. Concernant les aubes, cotta et rochets, l'analyse n'a pas été celle d'un spécialiste de la dentelle. Même si aucune pièce ne paraît ancienne, l'intérêt se porte sur l'aube n° 8, très riche, avec rehauts de soie, sur le rochet n° 106, constitué d'assemblage de carrés en filet ou brodés et le rochet n° 105, pour la finesse des broderies blanches sur batiste. Si deux chasubles se distinguent par la coupe (n° 28 et 29), d'autres le font par la qualité de leur tissage (n° 31, 34). Les restaurations, voire le recyclage des soieries - broderies changées de supports de la chasuble n° 30, orfrois de la chape n° 26, conopée n° 52 – sont des pratiques généralisées dans toutes les églises de France, surtout au sortir de la Révolution ; on reste néanmoins dubitatif devant certains montages (n° 54). Cette première analyse inspire quelques suggestions de suites à donner : - établir des protections monuments historiques pour un certain nombre d’ornements ; - considérer comme une urgence la restauration de l’écran brodé (n° 67) - poursuivre la recherche concernant les ornements réversibles ; - organiser une exposition-dossier sur les pièces remarquables de la collection.

1 - Six jours d’analyses sur place, dont deux accompagnés du photographe ; six jours de recherches complémentaires et rédaction, trois journées de maquettiste. 2 - Merci au Père Hees, archiviste diocésain, pour les renseignements fournis.

1. Aube - 1MFOM168 Hauteur : 149 Techniques : tulle avec application d’une tresse blanche Poignets et rubans de satin rouge ; épaules et encolure doublées d’un ruban de broderie blanche à jours. Iconographie : rameaux de feuilles de chêne et glands, épis de blé, grappes de raisin Commentaire : probablement tout mécanique, et très maladroit

Poignets doublés de satin rouge Iconographie : symboles des trois vertus théologales (ancre de l’Espérance, croix de la Foi et cœur de la Charité), grappes de raisin et feuilles de vigne, iris, demie couronne d’épis de blé attachée par un nœud de ruban Commentaire : classique ; bon état

6. Aube - sn1

2. Aube - 1MFOM181 Techniques : tulle avec application d’une toile blanche découpée Epaules et devant doublés d’un ruban de broderie blanche à jours. Iconographie : croix grecque, fleurs Commentaire : tout mécanique

3. Aube - 1MFOM175 Techniques : tulle avec applications Poignets doublés de sergé noir ; ruban rouge. La partie intérieure des fleurs est rebrodée. Galon en broderie blanche à jours Iconographie : grand bouquet de fleurs souligné par une guirlande de vigne ; bords à larges festons avec épis de blé Commentaire : mécanique

Fig. 1 : détail de l'aube n° 6 montrant l'aigle de saint Jean. Cl. J. Pagnon

4. Aube - 1MFOM174 Techniques : tulle avec application de toile blanche découpée Poignets doublés de sergé rouge, rubans rouges; épaules, encolure et devant doublés d’un ruban de broderie blanche à jours Iconographie : rameaux de rosiers fleuris, rameaux de lys fleuris, initiales A.M. pour Ave Maria, étoiles, initiales G.S. et trois boucles, coquille Commentaire : classique ; bon état

Techniques : toile blanche avec broderie blanche à jours Iconographie : tétramorphe ou symboles des quatre évangélistes, chrisme avec alpha et omega dans le bas et sur les poignets Inscriptions, marques : «St Joh.», pour sanctus Johannes, saint Jean l’Evangéliste ; St Math.» pour Sanctus Matheus, saint Mathieu ; «St Marc» pour sanctus Marcus, saint Marc et «St Luc »… Etat : assez bon, même s’il y a usures et ravaudage Datation : vers 1950-60

7. Aube - 1MFOM178 Techniques : dentelle montée grâce à une base de ruban de dentelles à crêtes ; les liaisons sont-elles faites à la main ? Poignets doublés de taffetas bordeaux Iconographie : fleurs Etat : assez bon
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5. Aube - 1MFOM177 Techniques : tulle avec application de toile blanche découpée et broderie épaisse de coton blanc

8. Aube - sn2 Techniques : base de dentelle sur laquelle ont été appliquées des broderies de soie sur tissu bleu découpé Epaules, encolure et devant doublés d’un ruban de dentelle blanche Iconographie : fleurs, bouquets dans carré sur pointe Etat : bon
Fig. 2 : détail de l'aube n° 8. Cl. J. Pagnon

9. Aube - sn3 Techniques : tulle avec applications Poignets doublés de taffetas noir Iconographie : fleurs, bouquets dans carré sur pointe, grappes de raisin et feuilles de vigne, épis de blé Inscriptions, marques : initiales A.A. brodées à l’encolure Etat : travail sans doute entièrement mécanique
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10. Aube - 1MFOM173 Techniques : tulle avec applications et broderies de fleurs Poignets doublés de tissu rouge; ruban blanc brodé à jours pour doubler l'encolure, qui ferme avec un ruban rouge glissé dans un passant. Iconographie : bouquet de fleurs ; médaillons de fleurs Etat : travail sans doute entièrement mécanique

11. Aube - 1MFOM180 Techniques : tulle avec applications et broderies de fleurs Iconographie : bouquet de fleurs Etat : travail sans doute entièrement mécanique

Iconographie : cœur de Jésus dans une gloire, galon alternant feuilles de chênes et fleurs à six pétales, fleurs de lys Datation : début du XXe siècle Etat : bon

13. Cappa magna, chaperon - 1HOM166 12. Bannière - 1MFOM127 Hauteur : 127; largeur : 77,5; largeur du galon : 3,5 Techniques : gros de Tours moiré Matériaux : soie, filé or Description : bannière blanche avec une seule face à lambrequins, ornée de galon métallique doré et d’applications de broderies métalliques dorées Hauteur : 116 ; largeur : 89 Techniques : une face de faille moirée cramoisie et l’autre de faille bordeaux Matériau : soie Description : chaperon ras de cou ; le boutonnage est à trois boutons recouverts, et cachés sous une patte. Trois autres boutons ornent la capuche Datation : début du XXe siècle

14. Cappa magna, manteau - 1HOM166

Fig. 3 : étiquette du fournisseur de la cappa magna n° 8. Cl. J. Pagnon

Hauteur dos : 327 ; hauteur devant : 143 ; largeur approximative du devant, (qui est difficile à situer) : 350 ; largeur de laize : 75 Technique : faille Matériau : soie Description : grand manteau à traîne, non doublé, souligné intérieurement d’un galon de ruban moiré de 5,5 cm de largeur, qui sert à donner plus de tenue aux bords du vêtement. Encolure à col droit, fermant avec trois boutons recouverts. Marques et inscription : étiquette de la « maison de l’Union / Laurent Oliva / 59 & 59 bis rue Bonaparte / Paris » D’après le Dictionnaire des Arts liturgiques de Bernard Berthod, la maison de l’Union fondée en 1832 est dirigée par Laurent Oliva à partir de 1904. Il avait un catalogue en anglais et exportait aux Etats-Unis. Il fournit de tout : tissus, dentelles, uniformes pour collèges, tous les vêtements de chœur à tous les degrés de la hiérarchie, et des bronzes. Datation : début du XXe siècle

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15. Cappa magna, chaperon fourré 1HOM166 Hauteur : 94 ; largeur : 109 Technique : faille moirée, fourrure Matériau : soie, fourrure blanche Description : chaperon rouge sur une face et entièrement en fourrure sur l’autre face ; deux rubans de soie moirée rouge Datation : début du XXe siècle Etat : la fourrure est très salie ; la faille rouge est très usée en bordure basse et rapiécée au niveau du boutonnage

Matériaux : soie, fourrure Description : Une face est en faille violette, l’autre face est en fourrure blanche et faille moirée cramoisie. L’encolure ferme par deux rubans moirés rouges. Une attache en cordon rouge est fixée au faîte du capuchon et permet d’attacher ce capuchon sur l’épaule droite. Présence de six petits boutons recouverts de fil Datation : XXe siècle Etat : fourrure sale et volatile, faille violette usée

18. Cappa magna, chaperon - 1MFOM32 Hauteur : 92 ; largeur : 94 Techniques : faille Matériaux : soie Description : Une face est en faille violette, l’autre face est en faille moirée cramoisie. L’encolure ferme par deux rubans moirés rouges. Datation : XXe siècle Etat : déchirure à l’encolure, côté violet.

16. Cappa magna, manteau - 1HOM31 Hauteur : 307 ; largeur de laize : 54 Technique : faille moirée Matériau : soie Description : manteau rouge, de nuance bordeaux, non doublé, sauf autour du cou. L’encolure est juste froncée, avec un ruban gansé, et ferme grâce à des crochets. Le tissu a une lisière avec ligne blanche. Toutes les coutures sont faites à la machine Datation : fin XIXe-début XXe siècle Etat : déchirure d’usure sur le devant

19. Cappa magna, chaperon Hauteur : 96 ; largeur : 93,5 Techniques : faille Matériau : soie Description : Une face est en faille moirée miroir, violette, l’autre face est en faille rouge. L’encolure ferme par deux rubans moirés rouges. Présence d’un bouton recouvert de fils rouges, au capuchon. Datation : XXe siècle Etat : zone déteinte, sur le côté violet

17. Cappa magna d’évêque, chaperon fourré - 1MFOM29 Hauteur : 82 ; largeur : 96 Techniques : faille, fourrure

20. Chape or - 1MFOM149 Diamètre : 295 ; hauteur milieu du dos : 148,5 ; largeur de laize : 71 Techniques : drap d’or, brodé Matériaux : filé plein or, canetille or et argent, paillettes or, paillons (circulaires et en amandes) Doublure : satinette bordeaux Description : chape quasi semi-circulaire, avec des franges à bouillonnés, décorée d’applications de broderies métalliques dorées sur carton. Iconographie : Cœurs de Jésus et de Marie, roses, feuilles d’acanthe ; la robe est un semis de fleurs à quatre pétales ; bandes sinueuses et rinceaux Datation : début du XXe siècle ?

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Fig. 4 : détail du chaperon de la chape n° 20 : coeurs de Jésus et de Marie. Cl. J. Pagnon Fig. 5 : vue d'ensemble de la chape n° 20.

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21. Chape rouge - 1MFOM187 Diamètre : 292,5 ; hauteur milieu du dos : 132,5 ; largeur de galon : 3,3 ; chaperon : hauteur maximale : 66 ; largeur : 62 Techniques : satin, failles de différentes couleurs, brodé, pinceauté Matériaux : soie, filé plein argent, torsade argent, émail, paillettes or, vert coloré Description : chape dont le décor est cantonné aux chaperon et orfrois, le chaperon étant aujourd’hui dé-solidarisé de l’orfroi La scène du chaperon est faite de successions d’applications de tissus découpés (failles marron, bleu ciel, verte, damas blanc pour le vêtement de Jésus, …) qui sont par la suite brodés, voire pinceautés pour faire des ombres et les pommettes. Les orfrois ont été brodés sur un tissu, découpés et ensuite appliqués sur le satin rouge. Les franges sont à bouillonnés. Le galon, très néogothique, est à la fois métallique doré et de fils bordeaux et bleu ciel Le filé argent, oxydé, paraît de belle qualité. Les mors de chape sont en émaux Iconographie : tiges fleuries, Couronnement de la Vierge (la représentation est si stéréotypée qu’il est assez vain de rechercher l’original copié) Datation : fin XIXe - début du XXe siècle Etat : chaperon décousu Protection monument historique : à discuter
Fig. 6 : détail du chaperon de la chape n° 21

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22. Chape verte - 1MFOM Diamètre : 293 ; hauteur milieu du dos : 138 ; largeur de galon : 2,5 et 1,5 Techniques : satin, brodé Matériaux : soie, filé argent Doublure : sergé jaune Description : chape en satin uni dont le seul décor est de galon argenté et, sur le chaperon, d’applications de broderies métalliques argentées à lignes brisées. Mors de chape en quadrilobes de métal argenté, avec coquilles Iconographie : lys au naturel, I.H.S. Datation : début du XXe siècle Etat : correct

23. Chape blanche - 1MFOM185 Diamètre : 297 ; hauteur milieu du dos : 131 ; largeur de galon : 2 et 1,7 Technique : satin Doublure : satinette bistre Description : chape avec applications de broderies métalliques dorées Iconographie : rinceaux, roses, galon à chevrons Inscriptions, marques : sur un ruban de coton : « Melles MALENTINO / 27, Grande Rue. Montpellier » Le Dictionnaire des arts liturgiques de Bernard Berthod mentionne Isabelle Malentino, chasublière, Place Saint-Côme, à Montpellier. « A la protection de saint Joseph », chasublerie, ornements d’église, orfèvrerie. (Annuaire de l’Union fraternelle du Commerce et de l’Industrie, 1892, 1909, 1917) Etat : satin déchiré au niveau des orfrois

lombe du Saint Esprit, épis de blé. Orfrois : rinceaux en colonnes, fleuris. Comparaisons : [Toulouse, musée Paul Dupuy, 26 octobre 1998 – 31 janvier 1999 ], Soieries en sacristie, fastes liturgiques, XVII-XVIIIe siècles, Paris, Somogy éditions d'art, 1998, p. 67 et 148. La cathédrale Saint-Etienne de Toulouse détient trois chasubles, noires, vertes et rouges, qui sont faites exactement du même damas. Ces pièces sont datées vers 1760, mais il y a forces débats à avoir au sujet de la datation de ces damas, qui ont été fabriqués très longtemps, avant la Révolution et bien après. Aussi beaux soient-ils, leur utilité première est de faire ressortir les tissus polychromes avec lesquels ils sont employés. Aux pièces précédemment citées, on peut rajouter, dans le département de la Manche, de la collection Abbaye de La Lucerne, la chape noire 623 et la chasuble verte 366, et de Sortosville-en-Beaumont, une chasuble rouge, toutes pièces datées de la première moitié du XIXe siècle. Et puis un voile de pupitre rouge, provenant de la Visitation de Romans-sur-Isère (Drôme), est conservé au musée de Moulins (Inv.99.24.33.D).

24. Chape or - 1MFOM147 Diamètre : 271 ; hauteur au milieu du dos : 133 ; largeur de laize : 52,5 ; hauteur du dessin : 49 Techniques : damas (robe), lampas fond satin 1 lat de lancé, lamé (orfrois, chaperon) Matériau : soie Description : chape jaune vif avec orfrois et chaperon rouges ; galon argenté avec ruban sinueux (comme chasuble n°38) Même dessin que la chape rouge n°25, mais version tissée de moins belle qualité Iconographie : robe : des tiges fleuries de grosses fleurs sur des chemins sinueux de rubans de dentelles et de baies rondes. Chaperon : co10

Fig. 7 : détail du tissu de la chape n° 24. Cl. J. Pagnon

Datation : début du XIXe siècle Etat : grand trou dans le bas de la robe de la chape ; taches verdâtres

25. Chape rouge - 1MFOM219 Diamètre : 304 ; hauteur au milieu du dos : 150; largeur de laize : 52,5 ; hauteur du dessin : 63 ; largeur du galon : 5 Techniques : damas (robe), lampas fond satin 1 lat de lancé or (chaperon et orfrois) Matériaux : soie, filé riant or Doublure : toile violette glacée Description : modèle de décor identique à celui de la chape précédente mais en plus luxueux ; d’ailleurs, une colombe d’applique a été fixée sur le chaperon, alors qu’elle existait déjà sur la pièce tissée. Ici, le galon ondé or est à bouillonnés Iconographie : robe : gros bouquets centrés, avec épis de blé, grappes de raisin et fleurs, dans un entourage pseudo rococo. Chaperon : colombe du Saint Esprit, épis de blé. Orfrois : rinceaux en colonnes, fleuris, avec de grosses grappes de raisin retombant sur les côtés. Galon avec demie feuille et grappe de raisin Comparaisons : orfrois et chaperon dans le goût (mais pas identiques) des tissus créés à Lyon en 1823 par la maison Grand-Frères pour la Couronne, et qui servirent aussi par la suite à faire des ornements liturgiques via des dons du roi Louis-Philippe Datation : première moitié du XIXe siècle ? Etat : bon

Fig. 8 : vue d'ensemble de la chape n° 25

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26. Chape verte - 1MFOM148 Diamètre : 295 ; hauteur au milieu du dos : 139 ; hauteur du dessin : 15,3 ; largeur du galon : 3,2 et 1,5 Techniques : taffetas (robe), pékin rayé re-teint (satin et cannelé simpleté) Matériau : soie Doublure : toile verte glacée Description : chape composite avec tissus récent et anciens. Galon blanc de fil, avec épis de blé, grappes de raisin et feuilles de vigne Iconographie : cœur de Jésus. Le pékin était orné de petites fleurs sur tige, de minuscules paysages avec une barrière et un arbre Datation : orfrois et chaperon de la seconde moitié du XVIIIe siècle ; robe du début du XXe siècle Comparaison : cf. par exemple le dais d’Angoville-au-Plain (http://objet.art.manche.fr) pour imaginer ce qu’était ce tissu avant d’être teint en vert Etat : tissu ancien dénaturé ; état de la pièce correct, mais très froissée

Fig. 9 : comparaisons de détails de la chape n° 26 et du dais d’Angoville-au-Plain (Manche) montrant, avant et après teinture, deux tissus de même style. Cl. J. Pagnon.

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27. Chape or Diamètre : 278,5 ; hauteur au milieu du dos : 129 ; largeur de laize : 52,5 ; largeur du galon : 5 Techniques : robe : drap d'or (motifs en gros de Tours); chaperon et orfrois : cannetillé à trame de filé plein argent Matériaux : soie, lame argent, filé plein argent Doublure : sergé rose Description : Chape en draps d'or, avec feuillages matelassés tandis que fleurs et raisin sont en filé plein argent lamé ; mors de chape en laiton, avec verroteries vertes et rouges. Galon ondé argent alternant rose et fleur à cinq pétales Auteurs : chape achetée toute faite, sortant de maison textile Iconographie : grappes de raisin, pélican, quadrilobes, rinceaux Datation : seconde moitié du XIXe siècle Etat : manquent les franges du chaperon

Fig. 10 : vue d’ensemble de la chape n° 27

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28. Chasuble rose, de coupe italienne 1HOM162 Chasuble : hauteur dos : 114 ; largeur dos : 70 ; hauteur du dessin : 51,5 ; largeur des galons : 3,3 et 1,7 Etole : longueur : 236 ; largeur cou : 11,5 ; largeur pale : 21,5 Manipule : longueur : 95,6 – largeur : 24,5 Voile de calice : 53 x 56,5 Bourse : 26,5 x 26,5 Techniques : lampas fond satin, broché. L’hypothèse du lampas a été privilégiée sur celle d’un damas broché (rose en satin, blanc en taffetas). Eventuellement à montrer à un spécialiste de la technique Mais le voile de calice, qui était très certainement utilisé avec ces pièces, est d’un autre tissu, gros de Tours 1 lat de liseré, dont la lisière est partiellement visible Matériaux : soie, filé riant or Doublure : satinette beige « récente » sur l’ensemble Description : l’appellation de coupe italienne tient à plusieurs caractéristiques dont les principales ici sont la bande dorsale et le tau sur le devant, au lieu des croix dorsale et colonne sur le devant de la chasuble de coupe française. L’étole plutôt large, avec extrémités triangulaires, est de la même veine. Il est étrange que la bourse, sur carton, soit fabriquée sans soufflet. Noter le galon à chevrons, de qualité, et sans doute ancien. Iconographie : longues feuilles aux bords dentelés, à l’intérieur très détaillé et varié et aux extrémités pointues, fleurettes bleues et violettes aux tons vifs, gros fruit or dans le genre grenade, mais caché partiellement par le galon. Pour le voile, motif centré à gros fruits dominant une large corolle de fleurs, dans un médaillon festonné en dentelles. Datation : première moitié du XVIIIe siècle ; mais il y a suspicion sur le tissu du voile (copie d’un tissu « à dentelles » ?) Etat : bon ; seulement quelques usures sur le devant Protection monument historique : mériterait évidemment inscription ; classement à discuter

Fig. 11 : détail du dos de la chasuble n° 28

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29. Chasuble rouge - 1HOM163 Chasuble : hauteur dos : 110,5 ; largeur dos : 71 Etole : longueur : 211 ; largeur : 14 Manipule : longueur : 97 Voile de calice : 59,5 x 60 Bourse : 22,5 x 26 Techniques : satins, brodé Matériaux : soie, filé plein or, filé plein argent, frisé or, frisé argent, canetille or, canetille argent Description : la coupe de cette chasuble traduit les changements amenés par le mouvement néogothique, avec le souhait d’un retour aux formes amples médiévales ; elle entre aussi dans l’idée d’un rapprochement avec les formes romaines : les formes arrondies des deux pans, les épaules plus larges et débordantes sont des caractères particuliers et l’on a à la fois parlé de forme troubadour et de forme Borromée pour des pièces de ce genre. Sur une base en satin rouge, le décor de la chasuble est constitué de différents tissus découpés et appliqués : sergé ivoire sous satin bleu pâle ou rose ; il est complété par des broderies au point de couchure de fils métalliques et au point lancé de fils de soie polychromes. Les carrés sur pointes avec dégradés violets et verts sont particulièrement réussis, semble-t-il avec une finition pinceautée. Iconographie : quadrilobes, carrés, carrés sur pointes, I.H.S. , croix grecques, fruits à grappes (houx ?) Inscriptions, marques : Initiales E. M. Auteurs : travail de professionnels, ornement acheté tout fait, dans la lignée du travail d’Hubert Ménage, Henri Martin ou Jean-Baptiste Lassus Archives : Il semble évident que cet article paru dans la Semaine religieuse de 1876 concerne cette chasuble, et en précise la datation : « A la messe solennelle, Sa Grandeur portait, dimanche dernier, une chasuble vraiment remarquable par le fini des tissus et la perfection de l'oeuvre. Sur un fond satin rouge, d'une grande richesse, se détache, en relief, une croix d'or composée de médaillons de différentes nuances, à pointes de diamants formant un ensemble éblouissant. Les dessins de détail sont d'un goût exquis et imités des ornements qu'on remarque aux statues d'évêques sur les tombeaux de Maguelonne. Il y a là une inspiration heureuse et délicate : c'est affirmer la continuité des rites religieux et rappeler les précieux souvenirs qui rattachent l'Eglise de Montpellier à son antique métropole. Monseigneur se plaisait à montrer, dimanche, à son clergé, à la suite de la réception officielle, cet ornement, qui est une véritable œuvre d'art. L'auteur de ce riche et beau travail, admiré de toutes les personnes qui ont eu l'occasion de le voir, peut à bon droit en être fier. » Comparaisons : chasuble 142 de la collection Fondation abbaye de La Lucerne (Manche) (http://objet.art.manche.fr) Datation : 1876 Etat : bon Protection monument historique : mériterait inscription

Fig. 12 : vue d’ensemble du dos de la chasuble n° 29

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30. Chasuble rouge - 1HOM160 Chasuble : hauteur dos : 110 ; largeur dos : 67,5; bouquet de liserons : hauteur : 22,5 ; largeur : 16 Etole : longueur : 210 ; largeur : 18 Manipule : longueur : 98 ; largeur : 18,2 Voile de calice : 54,5 x 56,5 Bourse : 26 x 22,2 Techniques : satin, brodé. Toutes les broderies ont fait l’objet d’un transfert sur nouveau support textile Matériaux : soie, filé argent, filé or, frisé argent, paillettes argent Doublure : sergé rouge Description : la coupe de l’ensemble se rapproche de la coupe romaine (cf. cas du n°29). Sur le satin rouge neuf, a été appliqué un cordonnet doré imitant les dentelles à picots, et l’on a appliqué des broderies de soie anciennes ; pour fixer ces dernières, il a fallu surligner la broderie d’origine de points lancés de soies polychromes, dans les tons les plus harmonieux possibles. Le résultat est un décor « épaissi » mais une broderie sauvée. Les broderies de soie sont au point passé empiétant, point de sable et point fendu. Iconographie : œillets, roses, liserons, vase à godrons, bleuets, tulipes, lys martagon, fruits,

dont grappes de raisin, fraises, escargots, oiseaux. Scène de la Vierge, avec l’Enfant Jésus et saint Antoine de Padoue Auteur : éventuellement œuvre de couvent, mais pas de professionnel La scène du centre du dos est très fortement inspirée d’un tableau des années 1621-23, du Dominiquin (1581-1641), offert en 1625 par le cardinal Barberini à Marie de Médicis ; la position de saint Antoine, celle de l’Enfant, le lange tenu d’une seule main par la Vierge, la densité des nuages impliquent une relation entre les deux images. L’œuvre est aujourd’hui au Louvre. L’hypothèse selon laquelle le saint pourrait être saint François d’Assise ne correspond pas aux scènes représentées pour ce saint, alors que saint Antoine de Padoue est montré, tenant Jésus bébé dans ses bras. Datation : les broderies pourraient être de la seconde moitié du XVIIe siècle, ou du début du XVIIIe siècle ; toutes les modifications sont du début du XXe siècle Comparaisons : fiche et photo du tableau sur la base Joconde Etat : bon, mais pièce fragile, et le cordonnet doit être refixé Protection monument historique : mériterait inscription ; ses modifications empêchent le classement

Fig. 13 : vue d’ensemble du tableau du Dominiquin. Cl. base Joconde 18

Fig. 14 : vue d’ensemble du dos de la chasuble n° 30 19

31. Chasuble verte - 1HOM151 Chasuble : hauteur dos : 113 ; largeur dos : 67,2 ; largeur de laize devinée (lisière visible) : 55 ; hauteur du dessin : 51,3 ; galons, de largeur 5 et 2 Etole : longueur : 228 ; largeur : 25 Manipule : longueur : 94 ; largeur : 23,5 Voile de calice : 52,5 x 55 Bourse : 27,3 x 21,7 Techniques : lampas fond satin 1 lat de liseré Matériaux : soie Doublure : toile, sauf le voile, doublé en taffetas Description : ornement vert complet, de coupe française, à croix redentée, avec un galon ondé

argent (sauf le voile avec galon de fil) Iconographie : bouquets à deux rameaux fleuris ; guirlandes fleuries reliées par des nœuds de ruban terminés par des glands de passementerie. Le galon ondé alterne feuilles de chêne et fleurs à six pétales Datation : XVIIIe siècle Comparaisons : [Maintenon, château, 2 juillet – 30 septembre 2008], Vestiaire sacré d’Eure-etLoir, textiles brodés, textiles brochés, Chartres, Conseil général d’Eure-et-Loir, 2008, p.87 Etat : relativement bon mais usure au frottement du ventre Protection monument historique : mériterait inscription

Fig. 15 : vue d’ensemble du dos de la chasuble n° 31

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32. Chasuble or - 1MFOM35 Chasuble : hauteur dos : 112,5 ;largeur dos : 69,5 Etole : longueur : 216 ; largeur : 23 Manipule : longueur : 93 ; largeur : 22,5 Techniques : drap d’or avec appliques de broderies métalliques dorées (sur carton) Matériaux : filé or, canetille, paillettes, paillons Doublure : toile violette fine Description : chasuble avec étole et manipule, de belle qualité. Les accessoires sont d’un tissu différent de celui de la chasuble mais qui s’accorde avec. Deux colletins en dentelle au crochet sont restés sur la chasuble et l’étole Iconographie : cœurs de Jésus et de Marie,

roses, lys, coquilles, vase fleuri, bordure festonnée Inscriptions, marques : M[onsi]gnor Isard. Rien de trouvé sur un Mgr Isard, mais Mgr de Cabrières a connu dès le Séminaire Louis-Romain-Ernest Isoard, qui devint évêque d’Annecy en 1879. Le 5 septembre 1901, c’est M. de Cabrières qui prononça son oraison funèbre, en la cathédrale d’Annecy. Le don d’une chasuble ayant appartenu à l’évêque décédé n’aurait rien d’étonnant. Datation : éventail de possibilité très large, entre 1860 et 1940, pour ces productions. Du fait de l’ancien propriétaire probable, la chasuble doit plutôt dater entre 1875 et 1900 Etat : bon, sauf doublure en mauvais état

Fig. 16 : vue d’ensemble du dos de la chasuble n° 32

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33. Chasuble rouge - 1HOM164 Chasuble : hauteur dos : 110 ; largeur dos : 65,5 ; galons : largeur : 5,5 et 2,5 Etole : longueur : 212 ; largeur : 20 Manipule : longueur : 86 ; largeur : 19 Voile de calice : 50 x 50,5 Bourse : 26 x 21,8 Techniques : tissu de base : velours ; tissu de décor : drap d’or, avec parties matelassées en rajout Matériaux : soie, filé or, paillettes, paillons, verre taillé blanc sur fond de papier rouge (bourse), verre jaune sur l’étole Doublure : satinette rose, sauf le voile, qui est doublé de taffetas rouge Description : Cet ornement rouge, de coupe française, est complet. Sur chaque face, trois feuilles matelassées ont été créés après tissage, par apport d’un drap découpé et appliqué sur un rembourrage, sans doute de coton. Les coutures d’application sont cachées par un cordonnet de fil violet. L’ensemble est souligné par un galon ondé doré du type le plus large, et l’étole et le manipule sont complétés de franges à bouillonnés Iconographie : roses, rinceaux, croix grecques, gloire, épis de blé. Le décor du centre du dos semble incomplet ; il n’y a jamais de gloire seule et l’on devait prévoir l’application d’un symbole au choix du client et de l’usage de la chasuble. Pour le galon, des demies feuilles de chêne alternent avec des grappes de raisin Comparaison : pour le matelassé, ornement blanc de l’abbaye cistercienne de Bricquebec (Manche), offert vers 1851 Datation : tissage à disposition de la seconde moitié du XIXe siècle Etat : correct

Description : ornement complet, de coupe française, avec un galon métallique torsadé, doublé sur la chasuble ; la croix en galon du voile de calice est d’un autre motif, mais du même style. Colletin en broderie blanche à jours. Ruban rose Iconographie : sur un méandre à bords dentelés, autre sinuosité faite de rubans nouant des bouquets de roses et petites fleurs ou des plumes

Fig. 17 : détail de la chasuble n° 34

34. Chasuble rose - 1HOM154 Chasuble : hauteur dos : 104,5 ; largeur dos : 63,5 ; hauteur du dessin : 18 ; largeur du galon : 1,6 Etole : longueur : 206 ; largeur : 17 Manipule : longueur : 92 ; largeur : 17 Voile de calice : 53 x 52,8 Bourse : 24,5 x 22 Techniques : satin rayé 3 lats de liseré (marron, blanc, jaune pâle) Matériaux : soie, le fil bleu est jaspé Doublure : satinette beige
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Datation : soierie « à plumes » Louis XV (17231774) ? doublure du XXe siècle Protection monument historique : mérite une protection, inscription, voire classement

35. Chasuble noire, petites pièces, et chape - 1HOM159 Chasuble : hauteur dos : 107 ; largeur dos : 65 Etole : longueur : 192 ; largeur : 19 Manipule : longueur : 84 ; largeur : 18,8 Voile de calice : 51,5 x 51,2 Bourse : 21 x 23 Techniques : tissu de base en velours (rêche !), tissu secondaire en damas (satin et gros de

Tours) broché de filé riant argent lamé Matériaux : coton ? soie, filé riant lamé argent Doublure : sergé glacé noir, toile tailleur en triplure Description : ornement complet, de coupe française. Le galon est un galon système, à damiers. Les mors de la chape sont en laiton (?)

argenté, à décor de coquilles Iconographie : longue tige fleurie où l’on reconnaît roses et lys, et qui se termine, au dos de la chasuble, en couronne de fleurs autour d’un IHS Datation : milieu XIXe siècle à fin du XIXe siècle ; Lyonnais ?

Fig. 18 : vue d'ensemble du dos de la chasuble n° 35. Cl. J. Pagnon

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36. Chasuble réversible rouge/blanc 1HOM156 Chasuble : hauteur : 118 ; largeur dos : 73 ; bandes centrales brodées de 25 cm de largeur ; bordure brodée de 0,8 cm de largeur Etole : longueur : 231; largeur pale : 22 Manipule : longueur : 83 ; largeur : 22 Bourse : 23,7 x 29,5 Techniques : tissus de base : gros de Tours moiré à l'antique, brodés à deux endroits; tissu secondaire : gros de Tours lamé argent Matériaux : soie, filé plein argent, filé plein or, sorbec (filé métal riant dont l'âme est en soie d'une couleur autre que le jaune ou le blanc), paillette, canetille Présence de sorbec dont l'âme est verte ou rose. Description : chasuble avec étole, manipule et bourse. Les paillettes ne sont présentes que sur le côté blanc et sont fixées par quatre fils enfilés dans de la canetille. L’ensemble a subi une étonnante restauration visant à changer la totalité des tissus rouge et blanc, en évidant tout autour des broderies, puis en insérant les tissus neufs. Un petit galon de qualité moyenne a été fixé en bordure du galon brodé, afin de cacher les raccords avec le tissu de restauration. S’il n’y avait pas ce galon, de qualité inférieure au reste, rien n’aurait trahi la réparation Iconographie : dessin cohérent et très détaillé, construit sans aucune répétition de motifs : coquilles, fleurettes, vases, larges feuilles Datation : XVIIIe siècle Auteurs : brodeurs professionnels. Deux hypothèses sont envisagées : la présence et les mentions relativement plus importantes dans ce quart sud-ouest de la France d'ornements réversibles brodés de haute qualité n'est pas un hasard; à rapprocher du travail des brodeurs toulousains ? En relation avec l’ornement de Madame Louise, rappelons que le cardinal de Fleury, natif de Lodève, a été le précepteur de Louis XV en 1715 et a régné sur son esprit jusqu’à sa mort, en 1743. Si elle est à garder en mémoire, cette information est insuffisante pour prouver l’origine de l’ornement. Un don à son évêché d’origine n’est pas exclu, et donc une réalisation parisienne.

Etat : restauration. Le tissu blanc est aujourd'hui sali, taché. Comparaisons : [Toulouse, musée Paul Dupuy, 26 octobre 1998 – 31 janvier 1999 ], Soieries en sacristie, fastes liturgiques, XVII-XVIIIe siècles, Paris, Somogy éditions d'art, 1998, p. 9899 et 138; p.103, 136-137; [Labastide-Rouairoux, Musée du Textile, 1er juillet – 31 octobre 2003], Textiles sacrés du Tarn, Toulouse, 2003, p. 16 et 52; [Maintenon, château, 2 juillet – 30 septembre 2008], Vestiaire sacré d’Eure-et-Loir, textiles brodés, textiles brochés, Chartres, Conseil général d’Eure-et-Loir, 2008, p.112; [Parme, chiesa Della Steccata ], «Per uso del santificare et adornare», gli arredi di Santa Maria della Steccata, Parme, Artegrafica Silva, 1991, p.140 Oeuvre de 1780, brodée au Monastère : [Moulins, Musée de la Visitation, 7 mai – 5 décembre 2009], De fleurs en aiguille, l'art de la broderie chez les Visitandines, Moulins, Somogy éditions d'art, 2009, p. 156-157 [Saint-Lô, archives départementales, 26 avril1er août 2008, Saint-Hilaire-du-Harcouët, musée de La Verrière, Saint-André-de-Bohon, dépôt des objets d'art, 26 avril - 12 octobre 2008], File le temps, reste le tissu, ornements liturgiques de la Manche, Coutances, Conseil général de la Manche, 2007, 240 p., (collection Patrimoine, 13), p. 215 Il faudrait aussi pouvoir comparer avec des pièces non publiées : l'ornement dit de Louise de France, conservé à la cathédrale SaintDenis, ainsi que l'ornement réversible classé “vert/violet et blanc/rouge, en moire brodée d’argent et d’or de Narbonne“ Bibliographie : sur la broderie à deux endroits, SAINT-AUBIN (Charles-Germain de), L'art du brodeur, 1770, réédité par le Los Angeles County Museum of Art, Los Angeles, 1983. Idem dans FARCY (Louis de), La broderie du XIe siècle à nos jours d'après des specimens authentiques et les anciens inventaires, premier fascicule, Angers, Belhomme, libraire-éditeur, 1892, p.14 ; second supplément, 1919, p. 169 Avis de spécialistes : clichés montrés à Danièle Véron-Denise, qui fait la même analyse Protection monument historique : mérite un classement Clichés professionnels : M. Kérignard, Inventaire général, C.R. Languedoc-Roussillon

Fig. 19 : vue d’ensemble du dos de la chasuble n° 36

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37. Chasuble réversible noire et violette 1HOM158 Chasuble : hauteur dos : 107 ; largeur dos : 67,5 Etole : longueur : 206 ; largeur : 20,5 Voile de calice : 55,8 x 51,8 Bourse : 26,8 x 22,2 Techniques : gros de Tours, brodé à deux endroits Matériaux : soie, file plein or Description : ornement de coupe française, au-

quel manque le manipule ; sur l’avant de la face violette, il y a deux pièces de réparation, avec des traces de broderies de croix grecques, identiques à celles des petites pièces et des rinceaux de bordures. Aurait-on sacrifié le manipule pour réparer la chasuble ? Iconographie : lys et roses au naturel, dans un décor pseudo-baroque à résilles, I.H.S. Datation : fin du XIXe siècle ? Etat : correct ; ganse décousue Cliché professionnel : Marc Kérignard, Inventaire général, C.R. Languedoc-Roussillon

Fig. 20 : vue d'ensemble d'un devant de la chasuble n° 37

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38. Chasuble or (jaune) - 1HOM150 Chasuble : hauteur dos : 107 ; largeur dos : 66 ; largeur des galons : 4 et 1,7 Etole : longueur : 228 ; largeur : 24 Manipule : longueur : 89 ; largeur : 24 Voile de calice : 54,5 x 57 Bourse : 26 x 22 Techniques : brocatelle ( ? gros de Tours et satin en décor ; la chaîne du satin lie les motifs du décor ; les roses fleuries sont brochées) brochée, ou lampas fond gros de Tours ? Matériaux : soie, filé riant argent, lame argent Doublure : toile verte à motifs estampés (?) Description : ornement complet, de coupe française, avec croix redentée ; galon système argenté à ruban sinueux (comme le n° 24, daté de même). Les deux faces du manipule sont de dimensions inégales (!) Iconographie : roses de couleur rose et violette Datation : première moitié du XIXe siècle ? semble bien être un tissu d’ameublement, et ses motifs se plient mal à la forme d’une chasuble

Fig. 21 : détail de la chasuble n° 38

39. Chasuble verte - 1HOM152 Chasuble : hauteur dos : 107,5 ; largeur dos : 66,5 Etole : longueur : 216 ; largeur : 22 Manipule : longueur : 89 ; largeur : 22,5 Bourse : 26 x 21,5 Techniques : gros de Tours moiré Matériau : soie Doublure : satinette verte Description : ornement de coupe française, à croix redentée, auquel manque le voile de calice. Le décor est fait uniquement d’un galon argent à damiers et de la pièce d’applique au centre du dos. Le tissu est au minimum de 67 cm de largeur puisque une hauteur suffit pour chaque face Iconographie : pélican dans une gloire Datation : début du XXe siècle ? (tissu fragile, en relativement bon état) Etat : ravaudage sur l’épaule et le devant

40. Chasuble rose - 1MFOM33 Chasuble : hauteur dos : 105,8 ; largeur dos : 68 ; largeur des galons : 3,3 et 1,5 ; hauteur du dessin : 18
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Etole : longueur : 216 ; largeur : 17,3 Manipule : longueur : 91 ; largeur : 16,6 Voile de calice : 54,3 x 54,2 Bourse : 20,5 x 23,8 Techniques : damas Matériaux : soie Doublure : sergé blanc Description : Ornement complet, de coupe française. Le galon à feuilles dorées et fleurs à quatre pétales argent n’est pas courant Iconographie : quadrilobes, I.H.S. Inscriptions, marques : sur un ruban de coton : «Melles MALENTINO / 27, Grande Rue. Montpellier» Le Dictionnaire des arts liturgiques de Bernard Berthod mentionne Isabelle Malentino, chasublière, Place Saint-Côme, à Montpellier. « A la protection de saint Joseph », chasublerie, ornements d’église, orfèvrerie. (Annuaire de l’Union fraternelle du Commerce et de l’Industrie, 1892, 1909, 1917) Datation : première moitié du XXe siècle Etat : trou en partie basse de l’avant de la chasuble, tachée dans le dos

41. Chasuble verte - 1MFOM142 Chasuble : hauteur dos : 112,5 ; largeur dos : 69,5 Etole : longueur : 213 ; largeur : 22,3 Manipule : longueur : 94 ; largeur : 22 Techniques : taffetas Matériau : soie Doublure : toile blanche sale Description : ornement de coupe française, auquel manquent le voile de calice et la bourse. Le décor est fait uniquement avec le galon argent à ruban sinueux (id. sur n°38 et 24) et la pièce d’applique au centre du dos Iconographie : cœur de Jésus dans une gloire Datation : début du XXe siècle ? (tissu fragile, en relativement bon état) Etat : déchirure d’usure sur le devant ; tissu déteint et rapiécé dans le dos

liques dorées, et broderies de soies polychromes sur rembourrage de coton. Le tissu est au minimum de 67 cm de largeur puisque une hauteur suffit pour chaque face Iconographie : maigres tiges fleuries, sur une croix ; coquilles ; le motif du centre du dos a disparu. Galon doré à doubles obliques et fleurs à quatre pétales Inscriptions, marques : sur un ruban de coton : «Melles MALENTINO / 27, Grande Rue. Montpellier»

Fig. 22 : détail de l’étiquette de la chasuble n° 43. Cl. J. Pagnon

42. Chasuble verte - 1HOM153 Chasuble : hauteur dos : 103,5 ; largeur dos : 65 ; largeur du galon : 5 Etole : longueur : 188 ; largeur : 21 Manipule : longueur : 93 ; largeur : 19,5 Bourse : 24 x 21,5 Techniques : velours, brodé Matériaux : soie, filé or sur carton Doublure : toile verte Description : ornement de coupe française auquel manque le voile de calice. Tissus de base et secondaire sont de deux velours verts, de tons différents. La broderie est d’applications de broderies métalliques dorées. Le galon ondé or alterne feuilles de chêne et fleurs à six pétales. Il a été découpé d’un fond sur lequel il était déjà appliqué et ré-appliqué ici Iconographie : roses, I.H.S., rinceaux fleuris Datation : fin XIXe-début XXe siècle

Le Dictionnaire des arts liturgiques de Bernard Berthod mentionne Isabelle Malentino, chasublière, Place Saint-Côme, à Montpellier. « A la protection de saint Joseph », chasublerie, ornements d’église, orfèvrerie. (Annuaire de l’Union fraternelle du Commerce et de l’Industrie, 1892, 1909, 1917) Datation : première moitié du XXe siècle

44. Chasuble rouge - 1HOM147 Chasuble : hauteur dos : 107,5 ; largeur dos : 67; largeur des galons : 5 et 2,3 Etole : longueur : 219 ; largeur : 23,5 Manipule : longueur : 88 ; largeur : 23,5 Voile de calice : 54 x 56 Bourse : 24 x 23 Techniques : velours Matériaux : soie, paillettes, filé or Doublure : taffetas vert Description : ornement complet, de coupe française. Le décor est fait avec le galon ondé or aux grappes de raisin et feuilles de vigne, et l’applique du centre dos de la chasuble Iconographie : couronne d’épines dans une gloire, I.H.S., clous, croix Datation : fin XIXe-début XXe siècle ?

43. Chasuble blanche - 1HOM148 Chasuble : hauteur dos : 106,5 ; largeur dos : 66 Etole : longueur : 201 ; largeur : 17 Manipule : longueur : 93 ; largeur : 17 Voile de calice : 50 x 52,5 Bourse : 23 x 20 Techniques : gros de Tours moiré, brodé Matériaux : soie, coton, canetille or, filé or Doublure : satinette rouille orangé Description : ornement complet, de coupe française avec applications de broderies métal28

45. Chasuble or - 1HOM149 Chasuble : hauteur : 108 ; largeur dos : 69 Etole : longueur : 229 ; largeur pale : 24,5 Voile : 59,3 x 59,5 Technique : drap d’or, brodé

Matériaux : soie , filé plein or, filé riant or, paillettes, canetille, paillons Doublure : sergé jaune, sauf faille jaune moirée, sur le voile Description : ornement de coupe française auquel manquent manipule et bourse. Tout le décor est d’applications de broderies métalliques dorées, sur carton Iconographie : pensées, bouquets de lys, roses, feuilles de liseron, cœurs de Jésus et de Marie, olives (?) ; sur le voile, I.H.S. dans une gloire, au-dessus des clous de la Passion, et au-dessus d’une croix Datation : éventail de possibilité très large, entre 1860 et 1940, pour ces productions Etat : quelques usures qui permettent notamment de voir le carton des broderies or. Doublure sale et déchirée ; un trou dans le dos

48. Chasuble blanche - 1MFOM145 Chasuble : hauteur : 109 ; largeur dos : 70,5 Etole : longueur : 229 ; largeur pale : 22 Manipule : hauteur : 88 ; largeur : 20,5 Voile de calice : 54 x 53,5 Bourse : 22,3 x 25,3 Techniques : décor en satin, fond en ?, cannetillé or broché (croix et bande) ou lampas fond cannetillé ?, damas (manipule) Matériaux : soie, filé riant or Doublure : toile blanc rosé Description : Ornement complet de coupe française. Le manipule est d’un tissu différent de celui des autres éléments. Galon argenté avec une feuille alternant avec une fleur à six pétales Iconographie : fleurs tombant en pluie ; sur la croix et la bande, rinceau fleuri de roses entourant un agneau couché sur le Livre aux sept sceaux dans une gloire. Quadrilobes sur le manipule Comparaison : ces pluies de fleurs furent très à la mode fin XIXe siècle, notamment au moment de de l'Exposition de 1889 (cf. Vente Hamot, novembre 2006, vol. XXV des albums de la maison Schulz Gourdon & Cie, cat. 477) Datation : le tissu or serait datable vers 1850, alors que le tissu blanc doit plutôt être des toutes dernières années du XIXe siècle. Le manipule est peut-être un reliquat de l’ancien ornement Etat : correct

46. Chasuble blanche - 1MFOM140 Chasuble : hauteur : 111 ; largeur : 67 Etole : longueur : 214 ; largeur : 22 Techniques : gros de Tours moiré Matériau : soie Doublure : toile blanche Description : Chasuble de coupe française, brodée manuellement au point lancé, sur un tracé que l’on devine à certains endroits, colletin en dentelle mécanique Iconographie : I.H.S., rinceaux fleuris Datation : fin XIXe-début XXe siècle Etat : salie et usée sur le devant

49. Chasuble or - 1MFOM144 ? Chasuble hauteur : 115,5 ; largeur dos : 67,5 Etole : longueur : 214 ; largeur pale : 22,5 Manipule : hauteur : 81 ; largeur : 21,5 Voile de calice : 53 x 58 Bourse : 22,3 x 24,6 Pale : 16,5 x 16,7 Techniques : tissu de base : satin + sergé lamé or, broché : damas broché ? tissu de décor : lampas fond sergé lamé argent ; voile : armures de cannetillé et de satin, avec trame de double filé argent lancé, et trame brochée (fleurs et raisin) Matériaux : soie, filé riant argent, lame argent Doublure : toile rose Description : ornement or complet, de coupe française. Le tissu du voile est différent mais s'accorde avec l'ensemble. Colletin festonné à broderies blanches Auteur : ensemble acheté tout fait Iconographie : roses, I.H.S. sur nuée glorieuse Datation : seconde moitié du XIXe siècle Etat : trou en partie supérieure du dos
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47. Chasuble rose, dos - 1MFOM139 Hauteur : 107 ; largeur : 66 ; largeur du galon : 3,5 Techniques : damas, brodé (tissu de base) ; satin broché (croix dorsale) Matériaux : soie, sorbec noir, filé plein or Description : il ne reste que le dos de cette chasuble, pour autant que le reste ait jamais existé. Sur le fond rose, muni de sa doublure, broderies au point lancé de sorbec noir sous lame argent, et de filé plein or. La croix est d’un tissage à disposition courant. Le galon doré est original, avec doubles postes et fleurettes sur tige, à huit pétales Iconographie : Agneau sur livre aux sept sceaux, fleurs Datation : début du XXe siècle ? Etat : fragment

50. Chasuble rouge Hauteur : 106,5 ; largeur dos : 69 ; largeur du galon : 5 Techniques : velours Matériaux : soie ? Doublure : toile rose Description : chasuble de coupe française à croix redentée, dont le décor ne provient que du galon et de la figure en applique dans le dos. Galon ondé doré avec feuille de chêne et fleur à six pétales. Colletin en crochet Iconographie : pélican Datation : début du XXe siècle ?

51. Chasuble blanche Chasuble hauteur : 114 ; largeur dos : 71,5 Manipule : hauteur : 87 ; largeur : 23,5 Voile de calice : 55 x 52,5 Techniques : satin liseré 2 lats dont 1 interrompu; tissu de réparation n°1 : taffetas broché ; tissu de réparation n°2 : cannelé simpleté broché (avec ondé soie) ; autre tissu de réparation sur le manipule, fond taffetas, mais aussi cannelé simpleté et sergé Matériaux : soie, ondé soie Doublure : bougran
Fig.23 : vue d’ensemble du dos de la chasuble n°51

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Description : chasuble de coupe française, avec galon système doré Iconographie : bouquet de trois fleurs, centré; sur les côtés, corbeille en vannerie contenant des épis de blé, grappes de raisin et feuilles de vigne Datation : première moitié du XIXe siècle, avant les tissages purement religieux, à disposition. Les pièces de réparation sont antérieures Etat : voile taché et déteint Cliché professionnel : Marc Kérignard, Inventaire général, C.R. Languedoc-Roussillon

52. Conopée vert - 1MFOM151

Iconographie : rangées festonnées de fleurs violettes et mauves surmontées de petites boules bleues et blanches Datation : vers 1750-1760 pour les tissus ; XIXe siècle pour le montage Etat : correct ; un trou dans la doublure Comparaisons : chasuble blanche d’Agneaux (Manche), chasuble verte de Beuzeville-auPlain, [Toulouse, musée Paul Dupuy, 26 octobre 1998 – 31 janvier 1999 ], Soieries en sacristie, fastes liturgiques, XVII-XVIIIe siècles, Paris, Somogy éditions d'art, 1998, p.50 et 151 A rapprocher aussi d’une chasuble verte à Saint-Pellerin, Manche (http://objet.art.manche.fr)

53. Conopée or - 1MFOM126 Pentes verticales : hauteur : 76; largeur : 35 ; pente horizontale : hauteur : 21,5 ; longueur : 70,5 Techniques : sergé lamé or ; second drap d’or Doublure : toile rose Description : conopée en trois parties, deux pentes verticales et une horizontale, chacune ornée de franges en partie basse. La figure de l’Agneau est appliquée. Il n’est pas aisé de savoir s’il y a un second tissu ou pas Iconographie : fleurs, épis de blé, agneau sur livre aux sept sceaux ; grappes de raisin ; galon où alternent feuille de chêne et fleur à quatre pétales Datation : vers 1850 Etat : remontage

54. Conopée blanc - 1MFOM136
Fig. 24 : détail du conopée n° 52. Cl. J. Pagnon

Hauteur : 92 ; largeur : 69 ; largeur galon : 3,6 ; la largeur de la laize ne peut être appréciée. Techniques : satin 2 lats de liseré, latté Matériau : soie Description : remontage, probablement du début du XIXe siècle, puisque entièrement avec des tissus et galons anciens, avec une triplure en toile tailleur ; la doublure du pan horizontal est un taffetas broché de petits bouquets Galon à lame dorée du XVIIIe siècle ; sur chaque lame est visible un trait bistre – référence de coupe ? c’est un rinceau fleuri de fleur à quatre pétales Ce tissu civil peut provenir d’une robe, en tout cas d’un vêtement
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Hauteur : 65 ; largeur : 49,3 et 46,5 Techniques : il y a trois tissus, dont un satin broché (?), un cannetillé broché et un troisième difficile à identifier Matériaux : soie, coton, filé riant argent Description : les deux pentes verticales sont d’un tissu à fond blanc de piètre qualité tandis que la pente horizontale réutilise des fragments de très riches tissus. Le galon est de fil jaune. Iconographie : roses, oeillets Comparaisons : galon Datation : XVIIIe siècle pour les petits fragments, pas avant le milieu du XIXe siècle pour les pentes verticales ; remontage vers 1850 Le galon peut être du XVIIIe siècle aussi (cf. voile de calice d’Anneville-en-Saire, Manche) Etat : piètre remontage, salissure, usure

55. Cotta d’enfant de chœur (paire) 1MFOM163 Hauteur : 64 ; envergure : 90 Techniques : tulle très solide, avec applications de tissu découpé Description : grande taille Iconographie : feuilles de liserons ? lys ? Etat : fabrication plutôt maladroite

56. Cotta - 1MFOM155 Hauteur : 64 ; envergure : 90 Techniques : tulle très solide, tissu brodé à jours Description : l’un est de la taille au-dessus de celle de l’autre. Le tissu brodé est cousu en partie basse et double la patte de fermeture du devant. Iconographie : fleur à six pétales Etat : correct

57. Dais rose - 1MFOM150 Longueurs : 145 et 170,5 ; hauteur : 39,5 Techniques : satin lancé (filé visible sous le satin)*

Matériaux : soie, filé riant argent, filé riant or, lame argent, lame or Description : dais rectangulaire dont la partie textile – quatre pentes et le ciel – est restée montée, sauf une pente décousue, qui tenait fixée grâce à onze anneaux en ruban de coton Doublure en toile rose, et ciel du dais en toile bordeaux. Sur un petit côté du ciel, tiennent encore collées trois étoiles de papier doré Iconographie : Sur l’ensemble, court un drapé de tissu doré retenu par des nœuds en cordonnet terminé par des glands ; au centre de chaque pente, il y a un motif différent : Tétragramme, Agneau sur le Livre aux sept sceaux (Apocalypse, ), Pélican et Arche d’alliance. Des tiges fleuries pendent des rideaux Datation : pièce originale ; milieu du XIXe siècle à seconde moitié du XIXe siècle Comparaisons : * mais problème d’inaccessibilité de la doublure ; dans le cas d’Ecoqueneauville, avec doublure usée, on se trouvait finalement avec un satin broché, soie, coton, filé riant lamé argent, filé riant argent, filé riant or, lamé argent (anal. Valansot) Aucune comparaison parfaite avec la Manche ni avec Palissy Etat : Sur la pente au pélican, bande et gouttes d’oxydation

Fig. 25 : détail du dais n° 57. Cl. J. Pagnon

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58. Dais or - 1MFOM153 Longueur : 181,5 ; largeur : 154,5 Techniques : drap d’or Matériaux : broderies d’application métalliques dorées, canetille, paillettes, paillons Doublure : satinette rouge Description : dais rectangulaire en une seule pièce, avec un ciel en drap d’or et seulement quatre trous pour passer les hampes, ce qui indique un dais souple, sans cadre. Toutes les broderies sont d’appliques Iconographie : pélican, I.H.S., agneau sur livre aux sept sceaux, cœur de Jésus Datation : dais riche, néanmoins sans originalité, début du XXe siècle ? Etat : correct

61. Dalmaticelle verte - 1MFOM223 Hauteur : 89,5 ; envergure : 120 Technique : satin (très fin) Matériau : soie Description : Pièce identique aux précédentes, mais en vert ; vêtement entièrement échancré sur les côtés mais dont les manches sont fermées. Bas des manches et côtés sont bordés d’une ganse dorée. Quatre rubans verts aux épaules permettent d’ajuster l’encolure Datation : XXe siècle

62. Dalmaticelle blanche - 1MFOM224 Hauteur : 91,5 ; envergure : 139 Technique : satin (très fin) Matériau : soie Description : Pièce identique aux précédentes, mais en blanc ; vêtement entièrement échancré sur les côtés mais dont les manches sont fermées. Bas des manches et côtés sont bordés d’une ganse dorée. Quatre rubans blancs aux épaules permettent d’ajuster l’encolure Datation : XXe siècle Etat : taché

59. Dalmaticelle rouge - 1MFOM221 Hauteur : 90 ; envergure : 143 «L’évêque porte la tunique et la dalmatique entre l’aube et la chasuble, pour marquer la plénitude de son sacerdoce. Par commodité, ces deux vêtements sont taillés dans une soie légère, et désignés sous le nom de « tunicelle » et de « dalmaticelle ». C’est une dalmatique à manches fermées. Les bords sont soulignés par un galon d’or. La couleur est celle prescrite par les rubriques liturgiques.» (Berthod, 1996) Technique : satin (très fin) Matériau : soie Description : vêtement entièrement échancré sur les côtés mais dont les manches sont fermées. Bas des manches et côtés sont bordés d’un galon doré à chevrons. Quatre rubans moirés rouges aux épaules permettent d’ajuster l’encolure Datation : XXe siècle

63. Dalmaticelle blanche - 1MFOM225 Hauteur : 78 ; envergure : 113 Technique : taffetas Matériau : soie Description : Pièce identique aux précédentes, mais en blanc ; vêtement entièrement échancré sur les côtés mais dont les manches sont fermées. Bas des manches et côtés sont bordés d’un galon à crêtes, de dentelle métallique dorée. Une paire de boutons à l’encolure, profondément découpée en arrondi et une autre paire sur le côté Datation : XXe siècle

60. Dalmaticelle verte - 1MFOM222 hauteur : 93 – envergure : 126,3 Technique : satin (très fin) Matériau : soie Description : Pièce identique à la précédente, mais en vert ; vêtement entièrement échancré sur les côtés mais dont les manches sont fermées. Bas des manches et côtés sont bordés d’un galon doré à chevrons. Quatre rubans moirés aux épaules permettent d’ajuster l’encolure. Datation : XXe siècle

64. Dalmaticelle blanche - 1MFOM226 Hauteur : 87 ; envergure : 118 Technique : taffetas Matériau : soie Description : Pièce identique aux précédentes, mais en blanc ; vêtement entièrement échancré sur les côtés mais dont les manches sont fermées. Bas des manches et côtés sont bordés d’un galon à crêtes, de dentelle métallique
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dorée. Une paire de boutons ivoires (même modèle que sur la mozette n°91) à l’encolure, profondément découpée en arrondi, et une autre paire sur le côté Datation : XXe siècle

66. Dalmatiques réversibles rouge/blanc Hauteur : 111,5 ; envergure : 72 Etole : longueur : 228 ; largeur : 25 Manipule : longueur : 94 ; largeur : 23 Techniques : faille moirée, brodé Matériaux : soie, coton Description : paire de dalmatiques ou dalmatique et tunique, brodées mécaniquement à deux endroits, en coton perlé. L’ensemble est bordé d’une ganse dorée. Iconographie : épis de blé, grappes de raisin et feuilles de vigne Comparaisons : plusieurs exemples rouges et blancs, et brodés selon la même technique dans la Manche (Hambye, dalmatique 241 ; Fondation Abbaye de La Lucerne, chasuble 51 ; Saint-André-de-Bohon, dépôt départemental, ornement complet avec chape), mais aucune pièce identique sur le plan de l’iconographie, cf. : http.objet.art.manche.fr Datation : début du XXe siècle ? Etat : sur deux des faces blanches, tissu de réparation sale

65. Dalmatiques noires Hauteur : 103,5 ; envergure : 113 Etole : longueur : 213 ; largeur : 21 Manipule : longueur : 95 ; largeur : 21 Techniques : velours Matériaux : soie ? Doublure : toile noire marron Description : paire de dalmatiques ou dalmatique et tunique, dont le décor est fait uniquement avec du galon ondé argent où feuille de chêne alterne avec fleurs à six pétales Datation : XXe siècle ? Etat : doublure usée

Fig. 26 : vue d'ensemble de la dalmatique n° 66. Cl. J. Pagnon

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67. Ecran de cheminée de M de Cabrières 1MFOM92
gr

Etat : extrême fragilité ; mauvaise réparation avec adhésif ; restauration urgente. La trop grande exposition à la lumière de cet objet ne permettra pas un retour à l’original

Ecran : hauteur : 108,5 ; largeur : 68 ; panneau brodé : hauteur : 71,5 ; largeur : 52,5 Techniques : satin, velours, brodé : bois (creux et léger, bambou ?) Matériau : soie Description : pièce de tissu rectangulaire brodée et tendue sur un cadre, monté dans une structure de style asiatique posée sur deux pieds Sur le satin de fond, les fleurs vertes sont en velours découpé et appliqué ; les broderies sont au point de tige, point lancé et point de sable. Le trait sous-jacent à la broderie est encore visible. Un cordonnet d’ameublement cache la jonction tissu/bois Inscription, marque : devise de Mgr de Cabrières, « non humore terrae vigebit » Comparaison : écran de cheminée du cardinal Grente, Percy, acheté par le Conseil général de la Manche, brodé au point de croix. Type de tableau brodé honorifique, à comparer aussi avec un autre conservé dans la bibliothèque de l’évêché de Nîmes, et offert à Mgr du Plantier

68. Ecrin de mitre - 1HOM97 Longueur : 46 ; largeur : 38 ; hauteur : 10 Techniques : boîte en bois recouvert, satin Matériaux : bois, soie, clous, laiton Description : boîte rectangulaire fermant à deux charnières et deux fermoirs, protégée par des coins en laiton, portée grâce à une poignée. Elle est capitonnée intérieurement avec un satin noir dont la lisière blanche apparaît au revers des cartons recouverts. Le satin est fixé grâce à un système de clous ou plutôt de perles rouges enfilées ; de la colle rajoute de la solidité au capitonnage constitué grâce aux fils tendus. Iconographie : armoiries de Mgr Billard et trois filets or sur le dessus de l'écrin Inscriptions, marque : L’écrin porte les armoiries et la devise de Mgr Billard, « in verbo tuo laxabo rete », (Luc, V, 5) : « Maître, nous avons peiné toute une nuit sans rien prendre, mais sur ta parole, je vais lâcher les filets » Félix Billard est né en 1829 à Saint-Valery-enCaux (Seine Maritime). Prêtre en 1853, il est nommé évêque de Carcassonne le 17 février 1881, ville où il entre le 6 août. Son blason est d’azur à une nacelle d’argent (alias d’or) sur mer du second, avec un saint Pierre comme pilote tenant une rame de sa main dextre et une croix haute de calvaire comme mât de sa main senestre, le tout d’argent. Il est mort le 3 décembre 1901, à Carcassonne. Lorsqu’un évêque offrait une mitre à l’un de ses pairs, il faisait figurer ses armoiries personnelles sur l’écrin. Datation : vers 1880-1885 Etat : la boîte a pris beaucoup de coups ; la partie supérieure du capitonnage ne tient pas bien fixée au couvercle

Fig. 27 : détail de l'écran n° 67. Cl. J. Pagnon

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69. Etole verte - 7nn Longueur : 211 ; largeur : 23 Techniques : satin broché Matériau : soie, ondé soie, filé riant argent à âme jaune

Doublure : sergé rayé Description : étole aux extrémités en battoirs, faite de tissus de soie de récupération ; le galon est de fil jaune vif, à lignes et petits chevrons Iconographie : une verticale sinueuse de petites fleurs jaunes alterne avec une autre de plus grosses fleurs polychromes avec des baies violettes Datation : tissus du XVIIIe siècle, (datation confirmée par la présence d’ondé soie pour certaines fleurs jaunes) ; montage du début du XIXe siècle ?

Fig. 28 : vue d’ensemble de l’étole n° 69

70. Etole blanche - 1MFOM129 Hauteur : 196 ; largeur : 25 Techniques : velours, peint ? Matériaux : soie ou coton Description : les galons de bordure font perdre une partie du décor, ce qui est dommage ; galon doré à doubles postes et fleur à six pétales. Le décor ne peut être imprimé puisqu’il ne se répète pas exactement. Il pourrait cependant être imprimé dans ses grandes lignes, et pour fournir un cadre de référence, et terminé au pinceautage Iconographie : pensées, liserons Datation : seconde moitié du XIXe siècle Etat : bon

71. Etole pastorale or - cliché 6nn Longueur : 191,5 ; largeur : 22,5 Techniques : drap d’or, brodé Matériaux : filé plein or, frisé or, canetille, sorbec rouge et vert Doublure : taffetas violet (étole d’évêque ?) Description : étole aux extrémités en triangle, avec cordon or terminé par des glands de passementerie ; le colletin est en dentelle manuelle ; les franges sont à bouillonnés Iconographie : croix grecques, lys naturels Datation : début du XXe siècle

72. Etole pastorale or - 1MFOM122 Longueur : 222 ; largeur : 26 Techniques : drap d’or, brodé Matériaux : soie, filé riant or, filé plein or, canetille or et argent, paillettes or Doublure : taffetas rouge Description : étole de riche facture, en drap d’or contenant du filé riant or, avec applications de
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broderies métalliques dorées (sur carton). Cordonnet or terminé par deux glands de passementerie Iconographie : rinceaux feuillus, croix grecques, petites fleurs argentées, têtes d’oiseaux (?) becquetant des fruits Datation : fin XIXe - début XXe siècle

73. Etole pastorale or - 1MFOM133 Longueur : 181 ; largeur :17 Techniques : drap d’or, brodé Matériaux : soie, filé plein or, filé plein argent, canetille Doublure : taffetas bordeaux Description : étole très chargée en broderies d’applications, métalliques dorées ou polychromes. Les quatre médaillons sont sur fond de liston – tissu or à armure chevron – notamment vendu par la maison Henry, de Lyon, mais elle n’était peut-être pas la seule Iconographie : armoiries de Mgr de Cabrières (1875-1921) et du pape Léon XIII (1878-1903), pommes de pin ?, fleurs de lys, figures d’un saint évêque (saint Charles Borromée ?) et d’un saint pape (Urbain V ? béatifié en 1870 et considéré comme saint dans le calendrier de Paul VI) ; ce sont pures hypothèses mais il est certain que les iconographies étaient choisies par les commanditaires pour des raisons personnelles et que ces personnes correspondraient bien à un choix de Mgr de Cabrières Datation : entre 1878 et 1903 Etat : usures importantes sur certaines broderies

74. Etole pastorale rouge - 1MFOM132 Hauteur : 221 ; largeur : 26 Techniques : lampas fond satin Matériaux : soie, frisé or, frisé argent, fil chenille (plats du livre), lame argent Doublure : taffetas rouge Description : parfait exemple de tissage à disposition réservé au marché religieux, acheté tout fait ; franges à bouillonnés, glands de passementerie dorée Iconographie : agneau couché sur la croix et le livre aux sept sceaux, épis de blé, imitation de rais de coeur Datation : seconde moitié du XIXe siècle Etat : bon
Fig. 29 : vue d’ensemble de l’étole n° 74 37

75. Etole pastorale or - 1MFOM131 Hauteur : 227 ; largeur : 24 Techniques : drap d’or (sergé lamé de filé riant argent), matelassé Matériaux : soie, lame argent, filé riant argent Doublure : toile jaune Description : étole aux extrémités en forme de battoirs, avec croix grecque matelassée, et glands de passementerie dorée Iconographie : roses, liserons, croix grecque Datation : seconde moitié du XIXe siècle Etat : correct, usures

76. Cinq paires de gants pontificaux et trois gants isolés - 1MFOM28 Le Motu proprio pontificalia insignia du 21 juin 1968 laisse leur usage au choix de l’évêque. Etaient portés pendant une partie de la messe Technique : tricot maille jersey Matériau : soie Description : deux paires de gants blancs, deux paires de gants violets, une paire de gants rouges, deux gants blancs isolés et un gant violet isolé Iconographie : croix grecques sur le dos de la main Datation : début du XXe siècle

77. Gland de ceinture Hauteur : 25,5 ; largeur : 6,3 Elément de passementerie dorée qui terminait un pan de ceinture. Ces glands dorés sont réservés aux pape, cardinaux ou nonces. Il est donc possible que celui-ci ait appartenu au cardinal de Cabrières ; il en existe une représentation sur un portrait du cardinal placé dans l’entrée de l’évêché. Datation : 1911 ou peu après

Fig. 30 : détail du portrait de Mgr de Cabrières. Cl. J. Pagnon

Fig. 31 : vue du gland de ceinture n° 77. Cl. J. Pagnon

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78. Mitre orfrayée - 1HOM168 Hauteur : 35,7 ; largeur : 33 Fanon : longueur : 39; largeur : 11 Techniques : drap d'or moiré ; fanon en tissu rouge (fond à larges cotes, décor en satin) Description : Mitre à deux glands métalliques dorés en partie haute, et fanons à franges Matériaux : filé plein or, paillettes, paillons, cordonnet métallique Iconographie : couronne d'épines, gloire, croix latine, épis de blé, feuilles et fruits d'olivier Datation : fin XIXe-début XXe siècle Etat : manque un fanon, ainsi que trois petits éléments de décor aux extrémités des branches de la croix Cliché professionnel : Marc Kérignard, Inventaire général, C.R. Languedoc-Roussillon

Fig. 32 : vue d'ensemble de la mitre n°78 39

79. Mitre précieuse - 1HOM176 Hauteur : 30 ; largeur : 33,5 Fanon : longueur : 28; largeur : 9 On appelle mitres précieuses celles qui sont enrichies de pierres précieuses, de perles et de broderies d’or ou d’argent Techniques : cannetillé, brodé Matériaux : filé plein or, canetille, paillettes, verre taillé rouge et verre violet taillé en amande, petites perles

Description : les deux faces de cette mitre sont identiques, sur un fond à damiers ou chevrons, mais ont été voulues riches, avec perles et verres de couleur enchâssés ; les verres de couleur taillés sont posés sur du papier argent favorisant la réflexion de la lumière. Il y a aussi des anneaux en guipures de larges lames argent Iconographie : fleur de lys, enroulement de tiges Datation : fin XIXe-début XXe siècle Etat : beaucoup de cabochons ont disparu de même que quelques perles

Fig. 33 : vue d'ensemble de la mitre n°79 40

80. Mitre orfrayée - 1HOM177 Hauteur : 30 ; largeur : 35,5 Fanon : longueur : 31 ; largeur : 7,5 Techniques : drap d'or (sergé) Matériaux : filé plein or, canetille, paillettes Description : Mitre avec décor d'application de broderies métalliques dorées, ornée au sommet

de deux glands de passementerie. Les motifs sont surlignés d'une soie rose, bleue ou violette. Iconographie : grappes de raisin, feuilles de vigne, épis de blé, roses, croix grecques Datation : fin XIXe-début XXe siècle Etat : manque une frange Cliché professionnel : Marc Kérignard, Inventaire général, C.R. Languedoc-Roussillon

Fig. 34 : vue d'ensemble de la mitre n°80 41

Fig. 35 : vue d'ensemble de la mitre n°81 42

81. Mitre simple - 1HOM169 Hauteur : 29 ; largeur : 33,8 Fanon : longueur : 32 ; largeur : 8 Techniques : satin, brodé Matériau : soie Description : la mitre est ornée d'un galon à crêtes argenté; le satin est brodé au point lancé et passé Iconographie : I.H.S., tiges fleuries de fleurettes genre liserons, campanules et autres, croix grecques Auteur : pourrait être l'œuvre d'une brodeuse privée Datation : début du XXe siècle Etat : bon

82. Mitre orfrayée - 1HOM174 Hauteur : 24,5 ; largeur : 33 Fanon : longueur : 33 ; largeur : 8,5 Techniques : drap d'argent (filé argent sur taffetas blanc), brodé Matériaux : soie, filé plein argent, filé plein or, cuir Description : La bordure intérieure de la tête est en cuir. Sur le fond en drap d'argent, le décor est hexagonal, réalisé en couchures. Les broderies décoratives en soie sont de deux oranges, deux bleus et deux verts Iconographie : Annonciation, colombe du SaintEsprit, devise d'évêque, fleurs à quatre pétales Inscriptions, marques : un évêque de Montpellier a choisi la devise Evangelizare divitias Christi ; il s’agit de Mgr Brunhes (1932-1949). La datation de 1931-32 correspond bien au style des broderies. Datation : 1932 Etat : mauvaises fixations des filés dessinant un motif sur le fond hexagonal Cliché professionnel : Marc Kérignard, Inventaire général, C.R. Languedoc-Roussillon

Fig. 36 : détail de la mitre n°82. Cl. J. Pagnon

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83. Mitre - 1HOM171 Hauteur : 29 ; largeur : 34 Fanon : longueur : 25; largeur : 8,8 Techniques : satin, sergé or, brodé Matériaux : soie, canetille, filé argent Description : Mitre en satin blanc, pour le fond, et drap d'or pour titulus et circulus. Le décor est brodé au point lancé de soies polychromes ou au point de couchure de différents fils métalliques, essentiellement plusieurs sortes de canetilles. Iconographie : lys blancs qui sont autant de

rappels de la pureté de Marie, bouquets de trois fleurs rouges, qui sont autant de rappels du sang du christ; d'un côté, coeur de Jésus sanglant et enflammé; de l'autre, coeur de Marie transpercé d'un glaive Datation : fin XIXe-début XXe siècle Comparaison : ces « couronnes » de fleurs rouges ne sont pas sans rappeler des motifs en vogue au XVIe siècle (n° 439, vente textiles XII, 9/10/2002, p.49), particulièrement en Turquie Etat : usures, salissures du satin blanc, réparations au fil rose sur le tour de tête Cliché professionnel : Marc Kérignard, Inventaire général, C.R. Languedoc-Roussillon

Fig. 37 : vue d'ensemble de la mitre n°83 44

84. Mozette à 8 boutons, de chanoine honoraire de Montpellier (?) - 1MFOM6 Hauteur : 56 ; largeur : 96 « Les chanoines de la cathédrale Saint-Pierre érigée en basilique Mineure en 1857, portent, selon le bref du 23 juillet 1847, le rochet avec un parement de soie violette. En hiver, ils ont un manteau de mérinos violet orné par devant de deux bandes de petit-gris ; en été, une mozette de faille de soie violette doublée et boutonnée de soie cramoisie ; les coutures sont soulignées d’un point de Saxe simple et d’une ganse cramoisie […] les chanoines honoraires portent une mozette de faille de soie noire doublée et boutonnée de soie cramoisie. Les doyens portent une mozette de drap noir, doublée de soie cramoisie, boutonnée de noir ; les coutures sont soulignées d’un point d’épine en soie cramoisie. » (Berthod, 1996) Techniques : faille noire et sergé rouge (doublure matelassée à piqûres losangées) Matériau : soie Description : pèlerine noire doublée cramoisi, avec boutonnières cousues au fil rouge, les boutons recouverts de fils rouges, le vêtement bordé de cordonnet rouge. L’ensemble est embelli par un point fantaisie exécuté au fil rouge (point de Saxe ?). Quatre boutons – de plomb ? – revêtus de tissu rouge sont fixés en quatre coins de la doublure, pour que la mozette conserve son tombant, même dans les courants d’air Datation : XXe siècle Etat : correct

Fig. 38 : vue d’ensemble de la mozette n° 84

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85. Mozette à 12 boutons, de chanoine honoraire de Montpellier (?) - 1MFOM10 Hauteur : 53 ; largeur : 96 Techniques : faille noire et taffetas rouge Matériau : soie Description : pèlerine noire doublée cramoisi, avec boutonnières cousues au fil rouge, les boutons recouverts de fils rouges, le vêtement bordé de cordonnet rouge. L’ensemble est embelli par un point fantaisie, exécuté au fil rouge (point de Saxe ?). Quatre boutons – de plomb ? – sont fixés en quatre coins, à l’intérieur de la doublure, pour que la mozette conserve son tombant, même dans les courants d’air Datation : XXe siècle Etat : correct ; usures

(deux manquants) recouverts de fils rouges, le vêtement bordé d’un cordonnet rouge. L’ensemble est embelli par un point d’épines, exécuté au fil rouge. Datation : XXe siècle Etat : très usé

88. Mozette à 10 boutons, de chanoine honoraire de Montpellier (?) - 1MFOM7 Hauteur : 52 ; largeur : 96 Techniques : taffetas noir et, en doublure, sergé rouge et taffetas rouge Matériau : soie Description : pèlerine noire doublée rouge, avec boutonnières cousues au fil rouge, les boutons recouverts de tissu, le vêtement bordé d’un cordonnet rouge. L’ensemble est embelli par un point d’épines, exécuté au fil rouge Quatre boutons – de plomb ? – sont fixés aux quatre coins, à l’intérieur de la doublure, pour que la mozette conserve son tombant, même dans les courants d’air Datation : XXe siècle Etat : très usé

86. Mozette à 14 boutons, de chanoine honoraire de Montpellier (?) - 1MFOM5 Hauteur : 62 ; largeur : 101 Techniques : satin noir et taffetas rouge Matériau : soie Description : pèlerine noire doublée cramoisi, avec boutonnières cousues au fil rouge, les boutons recouverts de fils rouges, le vêtement bordé d’un cordonnet rouge et jaune (?). L’ensemble est embelli par un point fantaisie resserré, exécuté au fil rouge (point de Saxe ?). Trois boutons – de plomb ? – sont fixés en trois endroits, à l’intérieur de la doublure, pour que la mozette conserve son tombant, même dans les courants d’air Présence d’une attache intérieure, sur l’avant, en cordon rouge, pour ? Celui-ci ne correspond pas dans ses moindres détails à la façon de faire à Montpellier, mais peut faire illusion si l’on n’est pas trop près Datation : XXe siècle Etat : correct ; usures

89. Mozette à 10 boutons - 1MFOM9 Techniques : faille noire et satinette rouge Matériau : soie Description : pèlerine noire doublée rouge, avec boutonnières cousues au fil rouge, les boutons recouverts de fil rouge, le vêtement bordé d’un cordonnet plutôt rose. L’ensemble est embelli par un point fantaisie, exécuté au fil rouge (point de Saxe ?) Datation : XXe siècle Etat : correct

90. Mozette à 12 boutons - 1MFOM17bis Hauteur : 53 ; largeur : 96 Techniques : sergé noir et rouge Matériau : soie Description : pèlerine noire doublée rouge, avec boutonnières cousues au fil noir, les boutons recouverts de fil noir, le vêtement bordé d’un cordonnet noir. L’ensemble est embelli par un point fantaisie, exécuté au fil noir (point de Saxe ?) Datation : XXe siècle Etat : correct, mais usure au niveau du cou

87. Mozette à 12 boutons - 1MFOM17 Hauteur : 61,5 ; largeur : 90 Techniques : faille noire (ou gros de Tours ?) et taffetas violet Matériau : soie Description : pèlerine noire doublée violet, avec boutonnières cousues au fil rouge, les boutons

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91. Mozette - 1MFOM16 Hauteur : 54 ; largeur : 95 Techniques : sergé noir et rouge Matériau : soie Description : pèlerine noire doublée rouge, avec un col à décrochement, des boutonnières cousues au fil noir, les dix boutons noirs (même modèle que sur la dalmaticelle n°64) non recou-

verts, le vêtement bordé d’un cordonnet noir. L’ensemble est embelli par un point fantaisie, exécuté au fil noir (point de Saxe ?). Quatre boutons – de plomb ? – sont fixés aux quatre coins, à l’intérieur de la doublure, pour que la mozette conserve son tombant, même dans les courants d’air Datation : XXe siècle Etat : doublure rapiécée et reprisée

92. Mozette violette - 1MFOM3 Hauteur : 57,5 ; largeur : 98 Techniques : faille violette, fourrure ; sergé rouge Matériaux : soie, fourrure de petit-gris Description : pèlerine violette bordée de fourrure grise, doublée de rouge, avec les boutonnières cousues au fil rouge, sept boutons recouverts de fil rouge. L’ensemble est embelli par un point fantaisie, exécuté au fil rouge (point de Saxe ?) Quatre boutons – de plomb ? – sont fixés aux quatre coins, à l’intérieur de la doublure, pour que la mozette conserve son tombant, même dans les courants d’air Datation : XXe siècle Etat : correct

Fig. 39 : vue d’ensemble de la mozette n° 92

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93. Mozette violette - 1MFOM4 Hauteur : 53 ; largeur : 89 Techniques : faille violette, fourrure ; sergé violet Matériaux : soie, fourrure de petit-gris Description : pèlerine violette bordée de fourrure grise, doublée de violet, avec les boutonnières cousues au fil rouge, huit boutons recouverts de fil rouge. L’ensemble est embelli par un point fantaisie, exécuté au fil rouge (point de Saxe ?) Quatre boutons – de plomb ? – sont fixés aux quatre coins, à l’intérieur de la doublure, pour que la mozette conserve son tombant, même dans les courants d’air. Présence de cordons d’attaches intérieurs Datation : XXe siècle Etat : usure généralisée - fourrure, broderies doublure sale

95. Mules du pape Pie IX - 1MFOM22 Longueur : 27 ; largeur : 8 Les souliers du pape sont appelés mules et leur décor évolue peu jusqu’à Pie IX. La coutume voulait que le visiteur baise la croix brodée sur le pied du pape. Les mules étaient en drap pour l’hiver mais Pie IX change cet usage, préférant le velours au drap ; ces chaussures s’attachent avec des rubans de soie rouge. « Jusqu’au pontificat de Pie IX, l’usage des Sacrés-Palais veut que le pape change de mules chaque samedi soir, ainsi que la veille des fêtes, laissant les usagées au premier aide de chambre, qui les distribue comme autant de reliques. » (Berthod, 1996) Techniques : velours, brodé Matériaux : soie, paillons, canetilles, paillettes Description : chaussures entièrement recouvertes d’un velours rouge corail, bordées de tresses argent, et ornées sur le coup de pied d’une broderie argent Iconographie : croix grecque dans une gloire Inscriptions, marques : sur une carte de visite du cardinal Simeoni, marquée d’un sceau de cire rouge, a été écrit en italien « je certifie que ces sandales de velours rouge ont appartenu à sa […] Pie IX » Giovanni Simeoni est devenu cardinal en 1875 et est décédé le 14 janvier 1892 à Rome Giovanni Maria Mastai Ferretti est devenu le pape Pie IX en 1846 et meurt en 1878 Datation : entre 1875 et 1878 Etat : correct mais objets mal conditionnés ; rubans à restaurer ?

94. Mozette violette - 1MFOM2 Hauteur : 60,5 ; largeur : 109 Techniques : taffetas violet foncé, fourrure ; sergé rouge Matériaux : soie, fourrure de petit-gris Description : pèlerine violette bordée de fourrure grise, doublée de rouge, avec les boutonnières cousues au fil rouge, douze boutons recouverts de fil rouge. L’ensemble est embelli par un point fantaisie, exécuté au fil rouge (point de Saxe ?) Datation : XXe siècle Etat : usure de la fourrure, doublure sale

96. Pavillon de ciboire - 1MFOM125 Hauteur : 28,5 ; largeur : 13,5 Techniques : faille blanche moirée, brodée Matériaux : soie, filé plein or, filé plein argent, perles « argent » et « or », paillettes or, trait argent, lame argent Doublure : taffetas blanc Description : quatre pans sont cousus ensemble avec les bords surlignés d’un galon de dentelle métallique doré Les perles métalliques et les paillettes or à trou plus large que communément ne sont pas courantes Iconographie : cœurs de Jésus et de Marie dans une couronne d’épines glorieuse ; riche épi de blé ; deux colombes buvant au canthare ; pied de vigne avec grappes de raisin et feuilles de vigne Datation : XXe siècle ?
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Fig. 40 : détail du pavillon de ciboire n°96. Cl. J. Pagnon

97. Plume du pape Léon XIII, encadrée 1MFOM20 Cadre : longueur : 41 ; hauteur : 14 Les très nombreuses visites de Mgr de Cabrières à Rome lui ont donné bien des occasions de recevoir de ces petits cadeaux très honorifiques, même si Léon XIII et lui furent en désaccord. On peut aussi imaginer que ce soit la plume qui servit à signer un document important Matériaux : bois, verre, plume, cire Description : sous verre et dans un encadrement de baguettes moulurées peintes en noir, est présentée une plume qui a servi au pape Léon XIII (1878-1903), comme l’atteste un lac de soie rouge terminé par un sceau (armoiries non vérifiées à cause de la saleté du verre) Inscriptions, marques : « plume de SS. Léon XIII » Datation : quatrième quart du XIXe siècle

100. Rochet - 1MFOM159 Hauteur : 93 Techniques : toile, dentelle constituée de rubans de dentelle mécanique ; liaisons au crochet ? Poignets doublés de damas rouge. L’encolure ferme grâce à des rubans rouges terminés par des nœuds papillon et enfilés dans des passants. Les cœurs de fleurs sont faits par application d’anneaux recouverts de fils blancs Iconographie : fleurs Etat : correct, pas parfaitement propre

101. Rochet - 1MFOM160 Techniques : toile, dentelle constituée de rubans de dentelle mécanique ; liaisons au crochet ? Poignets doublés de gros de Tours rouge. L’encolure ferme grâce à un ruban Iconographie : fleurs Etat : correct, est resté empesé

98. Pochette de costume canonial 1MFOM19 Hauteur : 31,5 ; longueur : 44,5 Techniques : drap noir, brodé ; sergé rouge Matériaux : laine, soie Description : pochette rectangulaire qui devrait encore contenir les différents ornements d’un chanoine (rochet, barrette, mozette,…). Elle est bordée d’un cordonnet rouge, et brodée d’un point fantaisie au fil rouge (point de Saxe, point de chausson ?). Deux boutons recouverts de fil et deux petites attaches, dont une décousue, servaient à fermer la pochette Marques, inscriptions : initiales L.C. Datation : XXe siècle Etat : empoussiéré, cordon de bordure partiellement décousu

102. Rochet - 1MFOM165 Hauteur : 91,5 Techniques : toile, dentelle constituée de rubans de dentelle mécanique ; liaisons au crochet ? Poignets doublés de satin noir. Les cœurs de fleurs ont l’air brodé mais sont faits par application d’anneaux recouverts de fils blancs. L’encolure ferme grâce à un ruban blanc. Ruban de dentelle de 2 cm de large sur l’encolure et les épaules Iconographie : fleurs Etat : correct

99. Rochet - 1MFOM164 Hauteur : 96 Techniques : toile, dentelle constituée avec plusieurs – au moins trois - sortes de rubans de dentelle mécanique Poignets doublés de sergé rouge. Le système de fermeture de l’encolure – sûrement des rubans – manque Iconographie : croix latine, fleurs Etat : correct

103. Rochet - 1MFOM176 Techniques : toile, tulle avec applications Poignets doublés de sergé rouge. Rubans rouges à l’encolure. Ruban blanc sur encolure et épaules Iconographie : colombe du Saint-Esprit, I.H.S. dans couronne d’épines, fleurs Etat : semble tout mécanique

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104. Rochet - 1MFOM169 Hauteur : 92 Techniques : toile, tulle avec applications Poignets non doublés de sergé rouge. Rubans blancs à l’encolure. Galon brodé blanc Iconographie : I.H.S., fleurs, croix latine Etat : semble tout mécanique ; usé

105. Rochet - 1MFOM166 Hauteur : 82 Techniques : sur très fine toile, broderies blanches sur rembourrage Poignets doublés de tissu noir. Ruban blanc à l’encolure. Belle qualité Iconographie : fleurs, épis de blé, feuilles de vigne Etat : fragile

Techniques : filet, batiste, broderie blanche à jours Description : pièce faite de carrés faisant alterner carrés en filet et carrés en batiste brodée à jour. Une dentelle en filet borde l’ouverture du devant Iconographie : motifs stylisés s’insérant dans un carré : vase à fleurs, calice avec oiseaux Comparaison : dans le goût de certaines broderies italiennes Renaissance Inscriptions, marques : initiales brodées : A.G. / L.B. Etat : fragile

107. Rochet - 1MFOM172 Techniques : toile blanche découpée ; liaison des motifs avec des brides à picots Poignets doublés de sergé rouge Iconographie : fleurs diverses Etat : usure généralisée

106. Rochet - 1MFOM171

108. Rochet - 1MFOM170 Techniques : toile, dentelle constituée de rubans de dentelle mécanique ; liaisons au crochet ? Poignets doublés de tissu rouge. L’encolure ferme grâce à un nœud papillon de ruban rouge enfilé dans un passant. Ruban de broderie blanche à jours autour du cou et sur le devant Iconographie : fleurs et autres motifs végétaux Etat : manche tachée

109. Rochet - 1MFOM167 Techniques : toile ; dentelle faite à base d’anneaux reliés Poignets doublés de sergé rouge. Applications de ruban blanc brodé à jours Iconographie : fleurs Etat : manche tachée

110. Rochet ? partie inférieure - 1MFOM 156 Hauteur : 40 Il s’agit ici seulement d’un fragment, la partie basse, en dentelle, d’un vêtement. La dentelle est constituée de rubans de dentelle mécanique, dont la liaison se fait au crochet
Fig. 41 : détail du rochet n°106. Cl. J. Pagnon 50

111. Rochet - 1MFOM162 Techniques : dentelle à picots Poignets doublés de satin rouge; encolure fermée par un ruban rouge et doublée d'un ruban blanc brodé à jours Iconographie : fleurs stylisées

113. Sandales liturgiques violettes Longueur : 29,5 ; largeur : 10 Techniques : faille moirée Matériaux : soie, cuir Description : paire de chaussures violettes recouvertes de tissu, fermées par des rubans, ornées d’applications de broderies sur le dessus du pied Iconographie : croix grecques Inscriptions, marques : Les chaussures sont de la marque « Helios », imprimée sur la semelle Datation : début du XXe siècle. Depuis l’Instruction du 28 juin 1968, l’évêque peut choisir de les utiliser ou non. L’usage tend à disparaître Etat : salissures, usure aux coutures

114. Voile d'exposition du saint sacrement 1MFOM138 Hauteur : 64,5 ; largeur : 52,3 Techniques : satin à trame lancée Matériaux : soie, filé riant or, lame or, lame argent Doublure : toile verte Description : voile rectangulaire, à lambrequins et franges, rayons en lame de cuivre argenté Iconographie : anges adorateurs, ostensoir avec grand I.H.S. sur l’hostie Etat : pitoyable ; l’ensemble a déteint ou a été taché Comparaison : certains détails des anges sont identiques à ceux du dais d'Ecoqueneauville (Manche), en satin broché, daté peu avant 1850 [Saint-Lô, archives départementales, 26 avril-1er août 2008, Saint-Hilaire-du-Harcouët, musée de La Verrière, Saint-André-de-Bohon, dépôt des objets d'art, 26 avril - 12 octobre 2008], File le temps, reste le tissu, ornements liturgiques de la Manche, Coutances, Conseil général de la Manche, 2007, (collection Patrimoine, 13), p. 218 Informations de Florence Valantin : mise en carte de ce voile dans le fonds Bucol mais Bucol n'en est pas le fabricant. je la daterai des années 1840-1845 (car d'autres cartes avec même écriture penchée au dos sont datées : n° 457 de 1845, n°466 de 1843 (il y a ici une incohérence mais bon...), n° 492 de 1846 ; on se situe donc dans ce créneau de datation. pour les fabricants, la liste possible est longue, vu le fonds Bucol : ils ont pour ces époques : Bouvard, Lançon, Fatin, Cinier, AF & Cie (?), BF Bussières (?), Mauban. Datation : milieu du XIXe siècle ?
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Fig. 42 : détail du col du rochet n°111. Cl. J. Pagnon

112. Sandales liturgiques blanches et paire de chaussettes blanches Longueur : 30,3 ; largeur : 10,3 Les sandales d’une couleur ne peuvent se porter sans les bas de la même couleur Techniques : toile Matériaux : coton (?), soie, cuir Description : paire de chaussettes blanches et paire de chaussures blanches recouvertes de toiles, fermées par des rubans blancs, ornées d’applications de broderies sur le dessus du pied Iconographie : croix grecques Inscriptions, marques : Les chaussures sont de la marque « Helios », imprimée sur la semelle. Comparaison : BERTHOD (Bernard) [et al.], Pierres et Ors, Art et Foi, trésor liturgique de la cathédrale de Moulins, Clermont-Ferrand, éditions du Signe, 1994, p. 86 Datation : début du XXe siècle. Depuis l’Instruction du 28 juin 1968, l’évêque peut choisir de les utiliser ou non. L’usage tend à disparaître Etat : dessous des semelles crevassé ; salissures

115. Voile de calice or - 1MFOM137 53,5 x 53,5 Techniques : drap d’or broché Doublure : toile verte Description : voile isolé Iconographie : fleurs, croix grecque Datation : seconde moitié du XIXe siècle Etat : correct

116. Voile de calice rouge - 1MFOM135 57 x 54,6 Techniques : gros de Tours moiré, brodé Matériaux : soie, coton mercerisé ? Doublure : sergé avec effet de moirage Description : voile en tissu moiré dit moire à miroir ; il est brodé au point lancé et point de tige ; dentelle imitation de dentelle aux fuseaux, fabriquée avec une lame de métal recouverte d’un fil gris, dans le but d’imiter l’argent Iconographie : grappes de raisin, épis de blé Datation : début du XXe siècle Etat : bon

Calotte : diamètre : 16,2 Techniques : damas Matériaux : soie, fourrure (hermine ?) Doublure : taffetas, soie Description : la mozette du pape est faite d’un riche damas de soie, bordée de fourrure blanche, doublée de taffetas de soie et fermée par onze boutons recouverts. La calotte est faite de huit pans cousus à la machine et surpiqués ; elle est en faille moirée et doublée de damas. Le diamètre est surligné d’un point de broderie de soie blanche. Iconographie : fleurs, feuillages Datation : Pie IX, qui semble être le donateur, a été pape de 1846 à 1878. Le don date sans doute plutôt de la fin du pontificat, comme les mules (n° 95), vers 1875-1878. Etat : bon

118. calotte et collaro pontificaux 1MFOM36 Collaro : largeur : 36,5 Techniques : gros de Tours (calotte) ; faille moirée (collaro) Matériaux : soie Doublure : taffetas (calotte) ; sergé (collaro) Description : le collaro est une pièce de vêtement typiquement romaine, qui sert à cacher la chemise à l’échancrure de la soutane. La pièce
Fig. 44 : vue d'ensemble du collaro n°118. Cl. J. Pagnon

117. mozette et calotte pontificales - 1MFOM38 Mozette : hauteur : 64 ; largeur : 104
Fig 43 : détail du damas de la mozette n°117. Cl. J. Pagnon

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d’étoffe découpée en losange est montée sur un bandeau rigide recouvert d’étoffe, et le collaro est fixé à l’arrière du cou grâce à deux rubans moirés. Les coutures sont faites à la machine. Le collaro est accompagné de la carte d’Alberto Silli, « aiutante di camera di Sua Santità », qui « attesta che l’unito collare è stato usato da sua

Santità Papa Pio X. » Signé ; au revers, cachet de cire avec ses initiales. La calotte est faite de huit pans cousus à la machine ; elle est en gros de Tours et doublée de taffetas. Datation : Pie X, qui a porté ses vêtements, a été pape de 1903 à 1914. Etat : bon, mais reprise sur la calotte.

119. mitre précieuse - 1HOM134 hauteur : 26, et 33,5 de plus pour les fanons largeur : 31,5 Techniques : faille, brodée Matériaux : soie, filé plein ors sur âme jaune, verroterie Doublure : sergé changeant (rouge et gris). Description : Mitre en faille blanche entièrement recouverte de broderies d’appliques en filé métallique or, avec des cabochons de verroterie de grande taille, imitant rubis, émeraudes, diamants, citrines et saphir - 20 en tout. Circulus intérieur en cuir souple. Iconographie : petites feuilles et fleurs entrelacées, dans le style de celles du XVIIe siècle Datation : est certainement la mitre de Mgr de Cabrières, donc de 1873. Etat : bon.
Fig. 45 et 46 : deux détails de la mitre n°119. Cl. J. Pagnon

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Bibliographie utilisée: Ouvrages généraux - BERTHOD (Bernard) [et al.], Pierres et Ors, Art et Foi, trésor liturgique de la cathédrale de Moulins, Clermont-Ferrand, éditions du Signe, 1994, p. 86. - BERTHOD (Bernard), HARDOUIN-FUGIER (Elisabeth), Dictionnaire des arts liturgiques, XIX-XXe siècles, Paris, éditions de l’Amateur, 1996, 419 p. - CHOLVY (Gérard), Le Cardinal de Cabrières (1830-1921), Un siècle d'histoire de la France, Paris, éditions du Cerf, 2007, 519 p. - FARCY (Louis de), La broderie du XIe siècle à nos jours d'après des specimens authentiques et les anciens inventaires, premier fascicule, 1892, second supplément, Belhomme, libraire-éditeur, Angers, 1919. - SAINT-AUBIN (Charles-Germain de), L'art du brodeur, 1770, réédité par le Los Angeles County Museum of Art, Los Angeles, 1983. Catalogues d’expositions - [Parme, chiesa Della Steccata ], «Per uso del santificare et adornare», gli arredi di Santa Maria della Steccata, Parme, Artegrafica Silva, 1991. - Paris, Bibliothèque de l'Arsenal, 30 novembre 1995 - 25 février 1996], Livres en broderie, reliures françaises du Moyen Age à nos jours, Paris, édition Bibliothèque nationale de France/DMC, 1995, 191 p. - [Toulouse, musée Paul Dupuy, 26 octobre 1998 – 31 janvier 1999 ], Soieries en sacristie, fastes liturgiques, XVII-XVIIIe siècles, Paris, Somogy éditions d'art, 1998. - [Labastide-Rouairoux, Musée du Textile, 1er juillet – 31 octobre 2003], Textiles sacrés du Tarn, Toulouse, 2003. - [Saint-Lô, archives départementales, 26 avril-1er août 2008, Saint-Hilaire-du-Harcouët, musée de La Verrière, Saint-André-de-Bohon, dépôt des objets d'art, 26 avril - 12 octobre 2008], File le temps, reste le tissu, ornements liturgiques de la Manche, Coutances, Conseil général de la Manche, 2007, 240 p., (collection Patrimoine, 13). [Maintenon, château, 2 juillet – 30 septembre 2008], Vestiaire sacré d’Eure-et-Loir, textiles brodés, textiles brochés, Chartres, Conseil général d’Eure-et-Loir, 2008. - [Moulins, Musée de la Visitation, 7 mai – 5 décembre 2009], De fleurs en aiguille, l'art de la broderie chez les Visitandines, Moulins, Somogy éditions d'art, 2009. Divers - Catalogues de ventes aux enchères - Sites internet : http://objet.art.manche.fr, base Joconde, base photos RMN, base Palissy, …

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