FOOTBALL

SANTÉ

CHAN 2011 (Groupe A)

Météo
17° à A l g er 20° à O u ar gl a
PÉTROLE

M O N N AI E

Hier au stade Khartoum (Soudan)

L e B r e nt à 1 00 , 5 8 do l l ar s le b a r i l

L ' e u ro à 1 ,364 dollar

Selon des avocats

L'huile d'olive, un anti-douleur naturel ! PP. 15 et 18

La dépénalisation de l’acte de gestion mettra fin à la “confusion” et libérera l’acte d’entreprendre
P. 3

6 Rabi’El Aouel 1432 - Mercredi 9 Févr ier 2011 - N°14122 - Nouvelle sér ie - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287

Algérie-Gabon (2-2)

Les Verts n’ont pas osé
P. 32

L A R E V O L U T I O N PA R L E P E U P L E E T P O U R L E P E U P L E

Le Président de la République reçoit les ministres des AE d’Iran et de Corée
Alger-Téhéran Alger-Séoul

Une coopération plus dynamique

Un partenariat gagnant-gagnant

Ph. : A. Yacef

M. Al i Ak b a r Sa l e h i

M. K i m S un g Hwan

Le ministre iranien des Affaires étrangères, M. Ali Akbar Salehi, a souligné hier à Alger la nécessité de raffermir les relations unissant l'Algérie et l'Iran dans les domaines commercial, économique, industriel et technologique. Dans une déclaration à la presse à l'issue de l'audience que lui a accordée le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, M. Salehi a exprimé son souhait "d'approfondir les relations entre les deux pays dans les domaines commercial, industriel, économique et technologique conformément à la volonté des dirigeants des deux pays".

Le ministre des Affaires étrangères et du Commerce extérieur de la République de Corée, M. Kim Sung Hwan, a réaffirmé hier à Alger la volonté de son pays de développer un partenariat "gagnant-gagnant" avec l'Algérie. "J'ai fait part au Président Abdelaziz Bouteflika de la volonté de la République de Corée d'oeuvrer au développement d'un partenariat gagnant-gagnant entre les deux pays, notamment dans le domaine économique", a déclaré à la presse M. Kim Sung Hwan, à l'issue de l'audience que lui a accordée le Chef de l'Etat.
PP. 4-5

Experts et spécialistes, invités par El M ou dj ah id sur le thème des NTIC et de leur relation avec la croissance économique

Algérie-Espagne

Ph. : A. Hammadi

Mise en service imminente du gazoduc Medgaz

P. 4

Le programme e-Algérie 2013 introduit notre pays dans la société de l’information

PP. 16-17

Algérie-France Rencontre à Paris sur les opportunités d'investissements et de partenariat en AlgérieP. 5

Quotidien national d’information — 20, rue de la Liberté - Alger — Té l. : (021) 73.70.81 — Fa x : (021) 73.90.43 — 52e Année — Alg ér ie : 10,00 DA - Fra n ce : 1 €

2

EL MOUDJAHID

Météo

17° à Alger, 22° à Adrar

Education nationale

Repos pédagogique à partir de demain après-midi
Les élèves scolarisés inscrits au niveau des trois paliers scolaires bénéficieront d’un repos pédagogique à partir de demain après-midi. Ils reprendront le chemin de l’école, le 16 février 2011. Pour rappel, les vacances du printemps auront lieu durant la période s’étalant du jeudi 17 mars 2011, l’après-midi au dimanche 3 avril 2011, le matin. Les vacances d’été débuteront le 4 juillet.

Ghoul à Blida
En vue de moderniser le réseau routier de la wilaya de Blida et dans l’objectif d’assurer une meilleure fluidité à travers de nouvelles dessertes, le ministre des Travaux publics, M. Amar Ghoul, effectuera aujourd’hui une visite de travail et d’inspection dans cette wilaya.

début de t annoncés en ra, par la nuages bas son Des brumes et rd du pays. Le ciel se dégage teur est No t de sec matinée, sur le de journée. Les vents seronle. suite, en cours/30 km/h) et la mer sera belvoilé. Les vents à nord-est (20 temps sera généralement km/h) avec des Au Sud, le est (20/40 de tral et le sud teur est à nordseront de sec de sable sur le Sahara cen soulèvements Alger , à ichera 17° à oura. la Sa lef , 13° à le mercure aff Aujourd’hui, an, 16° à Annaba et à Ch Ghardaïa, à Or Tlemcen, et à Constantine, 11° Sétif, 19° , 12° à . Batna et 22° à Adrar 21° à In Salah

Ould Abbès

L’appel de la Coordination des associations de soutien au programme du Président
A l’issue de la réunion des membres du bureau national, des coordinateurs des circonscriptions administratives d’Alger la capitale et de ses communes, des représentants de la société civile et de la jeunesse, hier à El Biar, la coordination nationale des associations de soutien au programme du Président de la République a fait parvenir hier soir un communiqué à notre rédaction dans lequel elle appelle « l’ensemble des militants et des nationalistes sincères, notamment les jeunes, à faire preuve de vigilance, d’être prudents pour renforcer la paix et la stabilité du pays, réalisées grâce à l’œuvre de réconciliation nationale, initiée par le Président Abdelaziz Bouteflika. »

La grève des paramédicaux "totalement injustifiée"
Les grèves déclenchées, les 2 et 8 février, par le personnel du corps des paramédicaux sont "totalement injustifiées", a estimé hier, le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière. "Les grèves du 2 février, ainsi que celle de ce jour, 8 février 2011, sont totalement injustifiées et ont été déclarées illégales par la justice, car non fondées", a relevé le ministère dans un communiqué. De ce fait, le ministère a indiqué que les établissements publics de santé sont "opérationnels" et que les professionnels de la santé sont "mobilisés" pour prendre en charge les citoyens. La même source rappelle que le nouveau projet de statut avec LMD (licencemaster-doctorat) et la classification à la catégorie 11 a été déposé à la direction générale de la Fonction publique avant le premier février et ce, "conformément aux engagements pris par le ministère auprès de l'ensemble du corps des paramédicaux, ainsi que les engagements pris par le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, M. Djamel Ould Abbès, lors de la rencontre du Conseil national du syndicat algérien des paramédicaux", a-t-on précisé.

Khaldi à Aïn Defla
Le ministre de la Formation et de l ’ E n s e i g n e m e n t professionnels, M. El Hadi Khaldi, effectuera aujourd’hui une visite de travail et d’inspection dans la wilaya de Aïn Defla.

Rentrée professionnelle

La 2e session le 27 février
La deuxième session de la rentrée professionnelle aura lieu le 27 février 2011. Pas moins de 264.000 nouveaux postes de formation seront ouverts, dont plus de 65.000 en formation résidentielle, 18.827 pour la formation en cours du soir et 4000 pour la formation à distance.

Ce matin, à 11 h, ` au siège du journal Ech-Chourouk

Zakat

Conférence de presse sur la finale éliminatoire mondiale WBC
Le comité d’organisation pugilistique 2011 de boxe anglaise professionnelle organise une conférence de presse, ce matin à 11 h, au siège du journal EchChourouk. Cette conférence portera sur la finale éliminatoire mondiale WBC, entre deux boxeurs talentueux : le Britannique d’origine nigériane, Ajose Olusegun, premier mondial WBC et l’Algérien Ali Chebah, troisième mondiale.

Plus de 8.000 crédits bonifiés accordés depuis 2004
Quelque 8386 crédits bonifiés destinés au financement de projets d'investissement ont été accordés dans le cadre du fonds de la zakat depuis son entrée en vigueur en 2004, at-on appris mardi auprès du ministère des Affaires religieuses et du Wakfs. "8.386 crédits bonifiés ont été accordés depuis l'entrée en vigueur du fonds de la zakat en 2004", a précisé à l'APS M. Adda Fellahi, conseiller en communication auprès du ministre des Affaires religieuses et du Wakf, en marge d'une conférence organisée par le centre d'Ech-Chaab pour les études stratégiques sur le fonds de la zakat. Ces crédits ont été consacrés au financement de divers projets, notamment au profit des universitaires et des diplômés des instituts de formation professionnelle.

Benhamadi à Oran
M. Moussa Benhamadi ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication effectuera aujourd’hui une visite d’inspection dans différentes structures de la Poste et des Télécoms relevant de la wilaya d’Oran. Le point de départ se fera ce matin à partir du siège de la wilaya.

Du 20 au 23 février à la SAFEX, Pins maritimes, Alger

Salon national de l’entrepreneur local
Sous le haut patronage du ministre de l’Industrie, de la Promotion de l’investissement et de la PME, M. Mohamed Benmeradi, un Salon national de l’entrepreneur local (SNEL 2011), sera organisé par le groupe CPM Consulting, du 20 au 23 février à la Safex, Pins Maritimes à Alger. Ce Salon a pour objectif d’encourager et de vulgariser les outils de création et de développement des PME par le biais de business plans, de plan marketing annuels, d’études de marchés, propositions de solutions informatiques et NTIC.

Tizi-Ouzou

9 tonnes de crevettes royales exportées en 2010
Huit tonnes et 786 kg de crevettes royales ont été exportées en 2010, et pour la première fois, à partir de la wilaya de Tizi-Ouzou, a-t-on appris auprès de la direction de la pêche et des ressources halieutiques. Le bilan de l’année écoulée fait état également de la prise, dans les zones de pêche maritime de la région, d’une quantité de 827 tonnes de poissons blancs et pélagiques. Quelque 116 tonnes de loup de mer et de daurade ont été également produites par la ferme aquacole de Mellata, sur le littoral d’Azeffoun, a-t-on indiqué. S’agissant de la pêche aquacole, il est fait état de la pêche au niveau des barrages, exploités par concession, de 149 tonnes de poissons d’eau douce, constitués notamment par les carpes royales et grande bouche. La wilaya de Tizi-Ouzou compte quelque 419 marins pêcheurs (tous grades confondus) activant au niveau des ports de Tigzirt et d’Azeffoun, avec une flotte constituée de 180 petits métiers, 12 chalutiers, 27 sardiniers et un thonier.

Du 9 au 15 juillet, à Tizi-Ouzou

8e festival culturel «Raconte-Arts »
Le village Taourirt Amokrane à Tizi Ouzou abritera du 9 au 15 juillet prochain, la 8e édition du festival culturel itinérant «Raconte-Arts». Cette manifestation culturelle annuelle initiée par la ligue des arts cinématographiques et dramatiques de Tizi-Ouzou, le comité du village de Taourirt Amokrane et l’association Imnayen du même village, sera placée sous le thème « Ecouter la voix des ancêtres, éclairer la voie de l’avenir » et animée par quelque150 artistes de différentes disciplines dont une trentaine venant d’Italie, d’Espagne et de France. Au programme, nuits du conte, récitals poétiques et de chants, rencontres littéraires, spectacles de rue et défilés, théâtre, cinéma, atelier thématiques et expositions-ventes des produits du terroir.

Solidarité

Attribution de bus de transport scolaire à Laghouat
Une flotte de 13 bus destinés au transport scolaire a été attribuée, mardi, en faveur de certaines communes de la wilaya de Laghouat, a indiqué le chef de l'exécutif de la wilaya.. Inscrite dans le cadre de l'amélioration des conditions de scolarisation des élèves en régions enclavées, l'opération est la seconde d'un programme du ministère de la solidarité nationale portant affectation à la wilaya de Laghouat de 29 bus, de 26 places chacun, a précisé le wali de Laghouat. Selon le même responsable, 24 de ces bus sont destinés aux communes et le reste aux associations juvéniles et écoles pour personnes aux besoins spécifiques. Une enveloppe financière conséquente a été consacrée par la wilaya au renforcement du transport scolaire, pour l'acquisition d'autobus, de 50 places chacun, pour les élèves des communes d'El Ghicha, Ain Sidi Ali, Sidi Makhlouf et El Haouita, a-t-on ajouté de même source. Un parc de 10 bus avait été mis , en octobre dernier, à la disposition de 9 communes rurales et enclavées de la wilaya Laghouat, pour le transport scolaire, et d'un établissement spécialisé relevant du secteur de la solidarité nationale. La flotte de transport scolaire dans la wilaya de Laghouat est passée, à la faveur de cette opération, à 130 véhicules, a fait savoir le même responsable.

Hier à 9 h19 à Mouzaïa (Blida)

Secousse tellurique de magnitude 3.7
Une secousse tellurique de magnitude 3.7 sur l'échelle de Richter a été enregistrée hier à 9 h19 (heure locale) dans la wilaya de Blida, a indiqué le Centre de recherche en astronomie, astrophysique et géophysique (CRAAG) dans un communiqué. L'épicentre du tremblement de terre a été localisé à 10 km sud de Mouzaia, a précisé la même source.

Mercredi 9 Février 2011

EL MOUDJAHID

Nation
Selon des avocats
Réformes et développement

3

La dépénalisation de l’acte de gestion mettra fin à “la confusion” et libérera l'acte d'entreprendre

Des retombées socioéconomiques positives

L

Maître Miloud Brahimi

Maître Mokrane Aït Larbi est consubstantielle à ce système". Il a ajouté que dépénaliser l'acte de gestion est "un signe beaucoup plus fort afin d'évoluer dans la bonne direction", parce que, de son point de vue, "il y a eu une injustice énorme endurée par nos cadres gestionnaires qui, enfin, ne vont plus fonctionner comme un paravent à l'absence de lutte réelle contre la corruption". Pour nombre de magistrats, contactés par l'APS, dépénaliser l'acte de gestion c'est "libérer l'acte d'entreprendre", soutenant que l'acte matériel de l'infraction de la mauvaise gestion est "difficilement détectable et est toujours sous l'appréciation des magistrats". Ils estiment aussi que l'acte de la mauvaise gestion reste au niveau de l'action disciplinaire et tout gestionnaire relève d'une tutelle qui peut le sanctionner pour avoir failli. L'avocat Mokrane Aït Larbi a, pour sa part, souligné que "ce n'est pas à la justice de gérer l'acte de gestion", déplorant que beaucoup de cadres gestionnaires ont été jugés sur des actes de gestion. "La justice pénale ne doit intervenir que dans les cas d'abus de pouvoir et de détournement. Tout le reste doit être dépénalisé", a-t-il soutenu. Le même avis est exprimé par

Maître Zahouane l'avocat Hocine Zahouane qui estime que la décision du Chef de l'Etat est "positive" et permettra de "lever les ambiguïtés" et de mettre fin à "la confusion qui a fait des victimes" parmi les cadres gestionnaires. Pour Me Zahouane, "il faut dissiper la confusion entre l'acte de gestion qui relève de l'administration et le pénal qui relève du criminel", précisant que la sanction pour une "gaucherie" ou une erreur de gestion "doit être disciplinaire". Enfin, Me Farouk Ksentini qualifie la décision de dépénaliser l'acte de gestion de "salutaire", estimant qu'elle permettra de "donner du punch à l'économie". Il a également souligné que dans le cas d'une mauvaise gestion, "on peut se satisfaire d'une sanction disciplinaire ou de licenciement au lieu d'avoir recours au pénal". Pour Me Bouchachi, il est plus important de penser à combattre la corruption, la dilapidation des deniers publics et le gaspillage. Il a estimé que la question de gestion doit être "largement débattue" et "non réglée par une instruction". Cependant, d'autres juristes soutiennent que la mauvaise gestion a été juridiquement dépénalisée depuis fort longtemps, dans la

Maître Farouk Ksentini mesure où l'article 421 du code pénal qui pénalisait les infractions liées à la mauvaise gestion a été abrogé en 1988. L'article 421 de la loi 82-04 du 13 février 1982 stipulait que "quiconque, n'ayant, dans des circonstances dépendant de sa volonté, pris ou tenté de prendre les mesures nécessaires relevant de ses prérogatives pour éviter ou limiter le dommage, aura de ce fait, laissé périr, se détériorer, ou se dissiper, des biens, du matériel, des matériaux, des produits industriels ou agricoles, des valeurs ou documents appartenant à l'Etat ou à l'un des organismes visés par l'article 119, est puni d'un emprisonnement de deux ans à cinq ans et d'une amende de 2000 à 10 000 DA". L'article 119 cite les magistrats, les fonctionnaires, les officiers public ainsi que toute personne investie d'une fonction ou d'un mandat, même temporaire, rémunéré ou gratuit et concourt, à ce titre, au service de l'Etat, des collectivités locales, des établissements et organismes de droit public ainsi que des entreprises publiques économiques et de tout organisme de droit privé assurant la gestion d'un service public.

L

e projet de dépénalisation de l'acte de gestion a été favorablement accueilli par des avocats qui ont estimé qu'elle mettra fin à "la confusion" ayant fait des victimes parmi les cadres gestionnaires et libérera l'acte d'entreprendre. Le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, avait chargé le gouvernement, lors du Conseil des ministres, tenu jeudi, de préparer les dispositions législatives appropriées en vue de la dépénalisation de l'acte de gestion. "J'invite les cadres et gestionnaires publics à s'atteler sereinement à leur mission, en faisant confiance à l'Etat qui les emploie et à la justice indépendante", avait souligné le Président Bouteflika lors du Conseil des ministres. Maître Miloud Brahimi a affirmé, à ce sujet, que "contrairement à ce que l'on pense, c'est la mesure la plus importante prise par le Chef de l'Etat lors du dernier Conseil des ministres même si, de toute part, on parle plutôt et beaucoup de la levée de l'état d'urgence". Cet avocat explique que "le système a existé avant l'instauration de l'état d'urgence et il existera après sa levée, par contre la pénalisation de l'acte de gestion

Les gestionnaires publics réconfortés

L

es représentants des gestionnaires du secteur public économique se sont félicités mardi de la décision de dépénaliser l'acte de gestion prise par le Conseil des ministres, la qualifiant d'"élément majeur de nature à conforter les gestionnaires du secteur public". "C'est une excellente décision et un encouragement de premier ordre pour des milliers d'intervenants dans le secteur public économique et bancaire", a dans ce sens, affirmé à l'APS le Délégué général de l'Association des banques et établissements financiers (ABEF), M. Abderrahmane Benkhelfa. Une telle mesure permettra en particulier de "libérer les décisions (des gestionnaires publics) et tranquilliser les milliers d'opérateurs publics mais aussi d'enlever la différence entre la gestion publique et privée", a souligné M. Benkhelfa pour qui la levée de cette contrainte majeure va faire "émerger les capacités réelles des managers publics qui vont travailler désormais dans un contexte de compétitivité et de rentabilité économique". Elle aura également un impact positif sur les durées de traitement des dossiers, notamment dans le secteur bancaire réputé pour son risque élevé essentiellement dans l'octroi des crédits, l'évaluation des projets et le contrôle des opérations de commerce extérieur, a-t-il ajouté. Le représentant des banquiers a, toutefois, tenu à expliquer que la mesure de risque induite par la décision de dépénaliser l'acte de

gestion, "ne doit pas aboutir au risque zéro" car, a-t-il dit, les actes de fraude prémédités comme le détournement et la dilapidation de biens ainsi que la non application de la loi portant préjudice à l'économie "doivent être réprimés davantage et traités dans un cadre pénal". De son côté, l'Union nationale des entrepreneurs publics (UNEP), unique association regroupant les gestionnaires du secteur public en Algérie, a qualifié d'acte "majeur" cette décision. Cette mesure "va être un élément majeur pour conforter les gestionnaires du secteur public et, partant, libérer leurs initiatives pour le renforcement de la stratégie de relance de l'outil de production", a affirmé l'organisation dans un communiqué. Pour sa part, le vice-président de la Chambre algérienne de commerce et d'industrie (CACI), Améziane Medjkouh, a estimé que la décision de dépénaliser l'acte de gestion constitue "une normalisation" de procédures de gestion. Il s'agit "d'une normalisation qui va alléger la charge qui pesait sur l'ensemble des gestionnaires, notamment ceux du secteur public", a déclaré M. Medjkouh à l'APS. "On est désormais revenu au régime général (en matière de responsabilité des gestionnaire) appliqué d'ailleurs à travers le monde", a-t-il ajouté. Selon lui, une telle décision permettra dorénavant à l'ensemble des décideurs de pouvoir prendre des décisions dans un cadre "purement économique et sans avoir une épée sur la tête qui jusqu'à présent les ligotait quand il s'agit de

M. Abderrahmane Benkhelfa prendre une décision". De son côté, le vice-président du Cercle d'action et de réflexion autour de l'entreprise (CARE), Slim Othmani, a relevé que la décision de dépénaliser l'acte de gestion est une décision "très importante" car elle va donner "plus d'autonomie aux entreprises et aux banques et leur permettra de s'exprimer pleinement sur le marché". "A la faveur de cette mesure, on va finalement voir quelles sont les réelles capacités des entreprises publiques". De ce fait, a-t-il poursuivi, les managers publics vont ainsi "se comporter sans injonction aucune et assumer leurs responsabilités face à un conseil d'administration ou face au propriétaire qui est l'Etat". Par contre, les erreurs administratives ou les insuffisances de procédures doivent être traitées dans un cadre professionnel, a-t-il conclu.

M. Réda Hamiani Pour le président du Forum des chefs d'entreprises (FCE), M. Réda Hamiani, cette décision était "très attendue" et "réclamée" par les gestionnaires, notamment par les banquiers qui, a-t-il dit, "avaient des marges de manœuvres très restreintes dans la mesure où, à chaque prise de risque, ils encourent de graves peines au niveau du pénal". ● Lors du dernier Conseil des ministres, le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, avait chargé le gouvernement de préparer les dispositions législatives appropriées pour la dépénalisation de l'acte de gestion. Cette décision est de nature à ''rassurer davantage les cadres gestionnaires sans que cela ne puisse signifier l'impunité", soulignait le communiqué du Conseil des ministres.

es mesures prises en Conseil des ministres s’apparentent à un véritable plan d’action visant à booster la dynamique nationale qui est appelée à atteindre sa vitesse de croisière avec l’application du programme d’investissements publics s’étalant jusqu'à 2014. Opportunes, les décisions du Président de la République, viennent accompagner une étape déterminante pour l’avenir du pays. Il n’y a que ceux qui se confinent à dessein dans un négationnisme pathologique qui ne voient pas venir les changements qualitatifs sur lesquels l’Algérie a mis le cap en décidant souverainement de construire une démocratie et réaliser l’aspiration populaire à un Etat de droit qui garantisse la justice sociale. N’est -ce pas là l’objectif escompté par les réformes engagés en profondeur dans tous les secteurs et par une politique de développement dont personne ne nie aujourd’hui les retombées socioéconomiques en dépit des faiblesses persistantes et dont les pouvoirs publics ont pleinement conscience. ? Le plan quinquennal 2010/2014 consacre la consolidation des résultats réalisés à l’ombre des programmes mis en œuvre depuis 1999 et la poursuite de l’œuvre d’édification et de l’élan réformateur. Dans ce contexte, l’Algérie se prépare à s’investir davantage dans la construction de la démocratie participative et l’avènement d’une gouvernance imprégnée des normes en vogue universellement, celle qui promeut la citoyenneté et préserve l’intérêt général. C’est à l’ombre de ces impératifs que l’on appréhende la volonté du Président de la République de concrétiser l’objectif d’amélioration de la gouvernance, d’autant que cette dernière est de nature à permettre la relance du développement national et à améliorer substantiellement les conditions de vie des citoyens. Les instructions du Chef de l’Etat à l’endroit de l’exécutif s’inscrivent dans cette quête permanente de conférer l’efficacité requise à l’action de l’Etat et d’instaurer la rigueur dans la gestion des moyens et des deniers de l’Etat aux fins de réaliser les objectifs stratégiques notamment ceux inhérents à la satisfaction des besoins en logements et en postes de travail pour ne citer que ces deux segments du plan quinquennal qui a pour ambition de résorber les déficits en créant 3 millions d’emplois et en venant à bout de tout l’habitat précaire. Le dernier Conseil des ministres s’apparente à une feuille de route à même de permettre au gouvernement de s’investir pleinement dans la concrétisation de la politique prônée par le Chef de l’Etat. Le programme du Chef de l’Etat est intense et porteur de réelles perspectives pour le pays. L’Algérie qui change, opère une mue qualitative et conforte sa cohésion et son unité. Pour l’architecture du projet de l’Algérie moderne et en phase avec la tendance mondiale et avec les aspirations citoyennes, les échéances économiques et politiques qui jalonneront le quinquennat s’apparentent aux dernières retouches conduisant à l’émergence. S. Lamari

Mercredi 9 Février 2011

4

Coopération
Alger-Téhéran

EL MOUDJAHID

Le Président de la République reçoit le ministre iranien des AE
Rencontre avec le Premier ministre
Le Premier ministre, M. Ahmed Ouyahia, a reçu hier à Alger, le ministre iranien des Affaires étrangères, M. Ali Akbar Salihy, en visite en Algérie, indique un communiqué du cabinet du Premier ministre. Le ministre des Affaires étrangères M. Mourad Medelci a assisté à cette audience, ajoute la même source.

Une nouvelle dynamique dans les relations bilatérales

Entretien avec M. Medelci…

L

M. Ali Akbar Salehi

e ministre des Affaires étrangères, M. Mourad Medelci, a reçu hier à Alger son homologue iranien M. Ali Akbar Salehi qui effectue une visite de deux jours en Algérie. Cette visite, entamée lundi, s'inscrit dans le cadre de "la nouvelle dynamique" qui marque désormais les relations bilatérales entre l'Algérie et l'Iran durant ces dernières années, en application des orientations du Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika et son homologue iranien, M. Mahmoud Ahmadinejad, avait indiqué un communiqué du ministère des Affaires étrangères. Elle se veut "une occasion pour évaluer la mise en œuvre des recommandations de la 1ère

session de la haute commission mixte algéro-iranienne tenue en novembre 2010 à Téhéran et coprésidée par le Premier ministre algérien et le premier vice-président iranien. Plusieurs résultats positifs avaient sanctionné cette session, dont la définition de nouveaux domaines de coopération, la consolidation du cadre juridique de coopération bilatérale, à travers la signature de 10 conventions et mémorandums d'entente dans divers domaines. L'Algérie est le premier pays que visite M. Salehi, après qu'il eut obtenu, le mois dernier, la confiance du conseil consultatif iranien (Majlis Echoura) et sa désignation officielle au poste de ministre des Affaires étrangères, dont il assure l'intérim, depuis le 13 décembre 2010.

Ph. : A. Yacef

L

e Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a reçu hier à Alger, le ministre iranien des Affaires étrangères, M. Ali Akbar Salehi qui effecLe ministre iranien des Affaires étrangères, M. Ali Akbar Salehi, a souligné hier à Alger la nécessité de raffermir les relations unissant l'Algérie et l'Iran dans les domaines commercial, économique, industriel et technologique. Dans une déclaration à la presse à l'issue de l'audience que lui a accordée le Président de la

tue une visite de deux jours en Algérie. L'audience s'est déroulée à Djenane El-Mufti en présence du ministre des Affaires étrangères, M. Mourad Medelci et
République, M. Abdelaziz Bouteflika, M. Salehi a exprimé son souhait "d'approfondir les relations entre les deux pays dans les domaines commercial, industriel, économique et technologique conformément à la volonté des dirigeants des deux pays". Le chef de la diplomatie iranienne a indiqué avoir abordé avec le Président Bouteflika,

du ministre délégué chargé des Affaires africaines et maghrébines M. Abdelkader Messahel.

… et M. Messahel

L

lors de cette audience, différents sujets. Par ailleurs, M. Salehi a rendu hommage au Président Bouteflika, indiquant que " le Président Bouteflika, en plus du fait qu'il soit président d'un peuple et d'un pays séculaire, il est aussi une personnalité internationale militante".

e ministre délégué chargé des Affaires africaines et maghrébines, M. Abdelkader Messahel a reçu, également le ministre iranien des Affaires étrangères, M. Ali Akbar Salehi. Dans une déclaration à la presse à l'issue de l'audience, M. Messahel a indiqué avoir abordé avec son hôte la coopération bilatérale rappelant dans ce contexte la réunion de la haute commission mixte algéro-iranienne tenue en novembre 2010 à Téhéran. Il a également été question de l'évaluation de la coopération bilatérale notamment s'agissant

L

e projet du gazoduc Medgaz reliant directement l'Algérie à l'Espagne est opérationnel dans sa partie algérienne et sa mise en service est "imminente", ont affirmé hier à Beni Saf dans la wilaya de Ain Temouchent des responsables du projet. La station de compression de Beni Saf, alimentée par le pipe-line (GZ4) provenant de Hassi R'mel (Laghouat) est "fin prête" pour procéder au pompage du gaz vers le sud de l'Espagne, a déclaré à des journalistes le directeur régional de la société de transport par canalisation (TRC), filiale du groupe Sonatrach, M. Mohamed Tayeb Cherif. Selon ce responsable qui s'exprimait lors d'une visite de présentation du complexe de Beni Saf, tous les essais techniques préalables à la mise à gaz du gazoduc ont été terminés. "Le gazoduc est actuellement en stand by. Sa mise en service est imminente", a affirmé M. Tayeb Cherif. De son côté, le responsable de la société Medgaz à Beni Saf, Miloud Beddad, a précisé que les essais techniques liés, entre autres, au fonctionnement des équipements de traitement et de compression de gaz, alimentation en énergie ainsi que la sécurité des installations étaient entamés en juin 2009, alors que la mise à gaz expérimentale des équipements a été

Algérie-Espagne

Medgaz : la mise en service du projet est "imminente"
effectuée début novembre 2010. M. Beddad a assuré, dans ce sens, que ces essais, bouclés en janvier dernier, ont permis de s'assurer de la fiabilité du gazoduc pour une "exploitation sécurisée". S’agissant du volet environnement, une étude d’impact dans la région menée en amont du projet a été approuvée et avalisée par les autorités compétentes, notamment le ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, a, en outre, assuré M. Tayeb Cherif. Le complexe de Beni Saf, situé dans la localité de Sidi Djelloul à mi-chemin du chef lieu de la wilaya de Aïn Temouchent, est composé de deux infrastructures à savoir le terminal arrivée du GZ4 acheminant du gaz à partir du gisement de Hassi R’mel sur une distance de 638 km, et la station de compression de gaz destinée à l’Espagne via un tube sousmarin de 200 km de longueur. Le GZ4, dont la capacité annuelle est estimée à 11,4 milliards de mètres cubes, est en grande partie destiné à alimenter le Medgaz (8 milliards m3 par an), la capacité restante étant réservée à fournir du gaz naturel pour les centrales électriques de Hadjret Ennous (Tipaza) et Terga (Aïn Temouchent) ainsi que la zone industrielle d’Arzew en fonction des besoins de chaque installation et aussi de la capacité du pipeline, explique-t-on. La station de compression est, quant à elle, composée de trois unités: une unité de filtrage, une autre de détente (décompression de gaz) et une station de comptage dont la mission est de comptabiliser le gaz commercialisé vers l’Espagne. La quantité de gaz commercialisée et comptabilisée par cette unité est soumise à une vérification quotidienne tripartite de la part du fournisseur (Sonatrach), le client (Medgaz) et l’autorité chargée de contrôler le commerce extérieur (Douanes), a-t-on ajouté. Le gazoduc Medgaz est d'un diamètre de 24 pouces qui traverse la Méditerranée et reliera l'Algérie à l'Europe via l'Espagne. Il est d'une longueur de 1.050 km dont 550 km sur le territoire algérien et d'une profondeur de plus de 2.000 mètres. Le consortium Medgaz, créé en vue de la réalisation de ce gazoduc a été transformé en 2004 en société de construction après avoir achevé les études de faisabilité. La société nationale des hydrocarbures Sonatrach et la compagnie espagnole Cepsa détenaient chacune 20% du capital de Medgaz. Le reste des actions est réparti à parts égales (12%) entre Totalfinaelf, Gaz de France, BP, Iberdrola et Endesa. Le projet a été classé par le gouvernement espagnol en 2004 dans la catégorie ''A", ce qui lui confère un caractère prioritaire dans le plan énergétique espagnol. Son coût global est estimé à plus d’un milliard d’euros dont plus de 420 millions représentant la partie algérienne réalisée dans sa totalité par une main d’œuvre locale.

de la redynamisation des décisions de la réunion de Téhéran, a précisé M. Messahel ajoutant que les deux parties ont abordé tous les dossiers dont la création d'un fonds de développement algéroiranien et la concrétisation de la proposition de création d'un comité d'hommes d'affaires algériens et iraniens devant se réunir dans les semaines à venir. Les deux parties ont également convenu de coopérer dans plusieurs domaines à l'instar du Bâtiment et des Travaux publics et de suivre la redynamisation de la feuille de route (2011-2012) qui fixe toutes les réunions techniques entre la précédente session de la haute commission mixte algéro-iranienne et la prochaine session prévue à Alger en 2012 au niveau des ministères des Affaires étrangères des deux pays. L'occasion était pour les deux parties de procéder à "un échange de vues sur les questions d'intérêt commun outre l'examen de la situation et des conflits en Afrique et la réforme de l'Organisation des Nations unies (ONU)", a-t-il ajouté. De son côté, le ministre iranien s'est félicité du niveau des relations "séculaires" entre son pays et l'Algérie soulignant la place "de choix" qu'occupe l'Algérie auprès des iraniens et sur la scène internationale. M. Salehi a mis en avant le travail "commun et sérieux" accompli par les deux pays dans les fora internationaux exprimant la reconnaissance que voue son pays au peuple et au gouvernement algériens "pour leur soutien aux activités nucléaires iraniennes à des fins pacifiques". Le commerce, l'industrie, les technologies et les questions internationales d'intérêt commun ont également été abordés lors de cette rencontre, selon le ministre iranien qui a tenu à affirmer la volonté de l'Iran à élargir le travail commun avec l'Algérie, estimant que les deux pays étaient complémentaires. Enfin, M. Salehi s'est dit optimiste quant aux perspectives de la coopération bilatérales annonçant la création fin mars d'un fonds d'investissements susceptible de permettre le lancement de projets mixtes. APS

Mercredi 9 Février 2011

EL MOUDJAHID

Coopération
Le ministre des Affaires étrangères, M. Mourad Medelci, a reçu hier à Alger le ministre des Affaires étrangères et du Commerce extérieur de la République de Corée, M. Kim Sung Hwan, en visite de trois jours en Algérie. Cette visite constitue une "excellente opportunité" pour le renforcement des relations entre les deux pays qui ont connu une nouvelle impulsion depuis la visite d'Etat effectuée en Corée, en décembre 2003 par le Président de la République et celle en Algérie en mars 2006 du Président sud-coréen, avait indiqué lundi le ministère des

5

et le ministre des AE et du Commerce extérieur de Corée Rencontre Medelci - Kim Sung Hwan Alger-Séoul : un partenariat gagnant-gagnant

Affaires étrangères dans un communiqué. Au plan économique, la visite de M. Kim Sung Hwan représente une occasion pour examiner les relations de coopération qui enregistrent, depuis l'établissement des relations diplomatiques entre les deux pays, en janvier 1990, une constante progression, avait souligné la même source. Les échanges commerciaux bilatéraux sont passés de 2,6 milliards USD en 2009 à 3,5 milliards USD en 2010 dont 2 milliards d'exportations algériennes.

Point de presse conjoint

M. Medelci invite les entreprises sud-coréennes à s'implanter "durablement" en Algérie

L
M. Kim Sung Hwan
Ph. : A. Yacef

L

e Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a reçu hier, à Alger le ministre des Affaires
Le ministre des Affaires étrangères et du Commerce extérieur de la République de Corée, M. Kim Sung Hwan, a réaffirmé hier à Alger la volonté de son pays de développer un partenariat "gagnant-gagnant" avec l'Algérie.

étrangères et du Commerce extérieur de la République de Corée, M. Kim Sung Hwan, en visite de trois jours en Algérie. déclaré à la presse M. Kim Sung Hwan, à l'issue de l'audience que lui a accordée le Chef de l'Etat. Le ministre coréen a, également, indiqué que son pays était disposé à faire bénéficier l'Algérie de son savoir-faire dans les technologies de l'information et de la communication. Rappelant que les présidents des deux pays ont convenu d'établir un "partenariat stratégique", il a souligné l'engagement de Séoul à intensifier ses efforts pour promouvoir une

L'audience s'est déroulée à Djenane El-Mufti en présence du ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci. coopération "digne de ce partenariat".
Le chef de la diplomatie coréenne a précisé, à cet égard, avoir évoqué avec le Président Bouteflika les moyens de développer "davantage" les relations bilatérales d'amitié et de coopération. Il a relevé, dans ce contexte, l'existence d'une "coopération active" dans les domaines de l'énergie nucléaire pacifique, l'agriculture et la pêche. M. Kim Sung Hwan a indiqué, par ailleurs, avoir abordé avec le chef de l'Etat des questions internationales d'intérêt commun.

"J'ai fait part au Président Abdelaziz Bouteflika de la volonté de la République de Corée d'oeuvrer au développement d'un partenariat gagnant-gagnant entre les deux pays, notamment dans le domaine économique", a

M. Kim se félicite de l'évolution "rapide" des relations entre la Corée et l'Algérie

L

e ministre des Affaires étrangères et du Commerce extérieur de la République de Corée, M. Kim Sung Hwan, a exprimé, hier, à Alger, sa satisfaction de l'évolution "si rapide" des relations entre son pays et l'Algérie. "Nous sommes très satisfaits de l'évolution si rapide des relations d'amitié et de coopération entre nos deux pays", a déclaré M. Kim lors d'un point de presse commun avec le ministre des Affaires etrangères, M. Mourad Medelci. Il a rappelé , à cet effet ,que les relations diplomatiques entre la République de Corée et l'Algérie ont été établies il y a vingt ans et les deux pays sont liés aussi par un partenariat stratégique depuis cinq ans. "Au cours de ces années relativement courtes, nous avons enregistré un développement rapide en matière d'échanges commerciaux et d'investissements", s'est-il félicité. Evoquant sa réunion avec M. Medelci, le ministre coréen a indiqué que les deux parties se sont penchées en premier lieu sur "les relations bilatérales et les moyens de les renforcer davantage, ainsi que les questions internationales". "Nous avons discuté des moyens de renforcer davantage ces relations excellentes pour qu'elles puissent se hisser à la hauteur du partenariat stratégique liant les deux pays", a souligné M. Kim. Le ministre coréen a indiqué, à cet égard, avoir évoqué avec son homologue algérien, outre le développement de la coopération, la diversification des secteurs de cette coopération. Parmi les secteurs évoqués, il a cité l'agriculture, la pêche, les technologies de

l'information et de la communication (TIC) et l'énergie nucléaire pacifique, rappelant à ce propos, que la prochaine commission mixte de coopération sera l'occasion pour les Coréens de s'enquérir des opportunités d'investissement dans ces domaines. M. Kim a aussi exprimé la volonté de son pays de partager son expérience en matière de développement, avec

les pays africains. "La Corée a connu la colonisation, et nous avons connu également l'extrême pauvreté. Malgré ces difficultés, nous avons pu réaliser un développement économique rapide, et nous devrions maintenant partager notre expérience notamment avec les pays africains", a-t-il ajouté.

e ministre des Affaires étrangères, M. Mourad Medelci, a invité hier, les entreprises sud-coréennes à venir s'implanter "durablement" en Algérie pour participer au programme de développement de l'Algérie. "La conjoncture est favorable, car nous avons réussi l'un et l'autre à traverser la crise (économique mondiale) sans grand dommage et à préserver nos atouts qui sont non négligeables", a relevé M. Medelci lors d'un point de presse conjoint avec le ministre des Affaires étrangères et du Commerce extérieur de la République de Corée, M. Kim Sung Hwan, à l'issue d'une réunion entre les deux délégations. "En ce qui concerne l'Algérie, nous avons des atouts exceptionnels si nous mettons en relief à la fois les programmes de développement qui sont en réalisation, à même de donner, encore plus que le passé, l'occasion aux entreprises sud-coréennes de venir participer à leur réalisation et de venir s'implanter durablement dans le marché algérien", a-t-il souligné. M. Medelci a qualifié la coopération entre les deux pays d'extrêmement prometteuse, voire exemplaire", rappelant qu'"en si peu de temps, nous avons intensifié nos consultations politiques au point qu'à la faveur de la visite du Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, à Séoul en 2003, et celle effectuée par son homologue sud-coréen à Alger en 2006, nous avons abouti à un accord de partenariat stratégique et nous sommes en train de le mettre en oeuvre". La réunion a été aussi une occasion de se pencher sur les "axes forts" de la relation bilatérale,

Algérie-ONU-désarmement

L'Algérie favorable à un traité d'interdiction des matières fissiles destinées à la fabrication d'armes nucléaires
L'Algérie est favorable à l'ouverture de négociations sur un traité d'interdiction des matières fissiles destinées à la fabrication d'armes nucléaires, a indiqué hier l'ambassadeur, représentant permanent de l'Algérie auprès de l'Office des Nations unies à Genève, M. Idriss Jazaïry. Intervenant à la session de l'année 2011 de la Conférence sur le désarmement à Genève, M. Jazaïry a souligné que "l'Algérie est favorable à l'ouverture des négociations sur un traité sur l'interdiction des matières fissiles destinées à la fabrication d'armes nucléaires ou autres dispositifs d'explosifs nucléaires, conformément au rapport Shannon CD/1299 du 24 mars 1995 et au mandat qu'il contient". Le rapport Shannon reprend l'accord convenu aux termes de la résolution 48/75 de l'Assemblée générale de l'ONU sur la même question. Il fournit les critères de négociation et les éléments d'un tel traité, qui serait non-discriminatoire, multilatéral, internationalement et effectivement vérifiable. Le représentant de l'Algérie a estimé, à ce sujet, que le traité recherché devrait permettre la mise en place d'une "norme juridique contraignante, no-discriminatoire et imposable à tous les Etats". Cette norme, a-t-il expliqué, vise à interdire la production des matières fissiles destinées à fabriquer des armes nucléaires ou autres explosifs nucléaires."Le traité est censé, également, interdire les détournements vers les utilisations interdites des matières fissiles civiles ou de celles récupérées dans le cadre des mesures de réduction des arsenaux nucléaires", a-t-il ajouté. S'agissant de la portée du traité, M. Jazaïry a estimé que "les matières fissiles concernées par l'interdiction devraient englober toutes les matières pouvant être utilisées à des fins prohibées". Il a, toutefois, relevé que les matières fissiles destinées à des fins pacifiques, telles que celles servant comme combustible nucléaire ou pour les propulseurs des navires "devraient être écartées du champ d'application du traité". Ce traité devrait, aussi, selon le diplomate algérien, répondre à des objectifs tant de désarmement nucléaire que de non-prolifération. "Le traité doit s'inscrire dans le processus aboutissant à l'élimination complète des armes nucléaires", a-til souligné à ce sujet. Il a précisé que la conclusion de cet instrument est "une des mesures convenues par consensus, lors des conférences d'examen du TNP de 1995 et de 2000". Au-delà de l'interdiction de la production future des matières fissiles, M. Jazaïry a affirmé que ces négociations devront aborder, d'abord, les stocks des matières en question comme le permet le rapport Shannon.Il a préconisé, en outre, une "approche plus large" qui impliquerait la vérification des installations militaires, en plus d'un régime de garanties s'appliquant à l'ensemble des matières, activités et installations nucléaires, civiles ou militaires. M. Jazaïry a plaidé, dans ce cadre, pour un régime de vérification s'inspirant des dispositions du TNP, des accords de garanties subséquents et des définitions des matières fissiles figurant dans le statut de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

a-t-il ajouté, précisant que ces axes "sont les uns et les autres fédérés autour d'un objectif central qui est celui du développement durable et de la diversification de nos économies". "C'est donc, dans cet esprit que nous avons convenu de continuer à travailler ensemble dans le domaine des énergies en générale et des énergies renouvelables en particulier", a fait savoir M. Medelci, précisant que "les discussions entre les deux pays avancent très bien". Il a ainsi exprimé son espoir de "recevoir de nouveau, le plus rapidement possible", son homologue sud-coréen "pour signer un accord de coopération dans la domaine du nucléaire pacifique". "Nous avons également convenu de développer des engagements plus fermes en matière de coopération industrielle à la faveur de la création d'un fonds de coopération industriel qui est maintenant quasiment finalisé", a indiqué encore le ministre algérien. M. Medelci a ajouté que les deux parties ont convenu de développer "davantage" leurs relations, "pas seulement au niveau bilatérale, mais également à travers la création d'un centre africain de technologies avancées qui pourraient donc avoir une profondeur continentale". Soulignant que la Corée du Sud est à la pointe des technologies nouvelles, il a précisé que c'est dans le domaine des technologies de l'information et de la communication (TIC) que les deux pays ont convenu de coopérer. La coopération algéro-sudcoréenne est "extrêmement concrète" dans plusieurs domaines, comme l'énergie et la production de l'ammoniaque, la réalisation des villes nouvelles, comme celle de Sidi Abdallah, a-t-il relevé. "Cette coopération est aujourd'hui animée par un mécanisme qui fonctionne bien, basé sur la commission mixte, dont la 4e se tiendra avant la fin de ce premier trimestre à Alger", a affirmé M. Medelci. Il a ajouté qu'à l'occasion de la 4e commission, se tiendra à Alger la 8e session de la Task Force. Il s'agiralà, a-t-il souligné, de "deux évènements donnant l'occasion de mettre en relief à la fois ce qui existe comme coopération mais surtout de faire en sorte que cette coopération gagne d'autre secteurs, tels que celui de l'agriculture". Concernant ce secteur "important", il a indiqué que les deux parties ont convenu de donner à la coopération, dans le domaine agricole, "un potentiel accru dans les prochaines années". "Il y a également l'existence d'une coopération institutionnelle au niveau des deux gouvernements des deux pays, qui est appelée à se développer", a ajouté M. Medelci, affirmant avoir "enregistré avec beaucoup de satisfaction que la Corée du Sud est prête à nous accompagner dans l'élaboration de notre vision à moyen et long termes (horizon 2050), sachant que ce pays a mis une très grande expérience en matière de planification et des instituts qualifiés pour nous accompagner" dans ce sens.

Mercredi 9 Février 2011

EL MOUDJAHID

Nation
Développement
Emploi

7

L

e ministère de l'Industrie, de la PME et de la Promotion de l'investissement a signé récemment des accords avec 11 entreprises publiques pour les aider à se doter de "cellules de veille", nécessaires à la collecte et l'exploitation judicieuses de l'information économique, a indiqué hier à Alger un responsable du ministère. "En vertu de ces accords de partenariat le ministère s'engage à fournir une assistance technique à 11 entreprises publiques pour leur permettre de se lancer dans l'intelligence économique, indispensable pour le développement de leur compétitivité", a précisé à l'APS le directeur général de la veille stratégique, des études économiques et des statistiques au ministère, M. Mohamed Bacha,

11 entreprises publiques engagées dans l'intelligence économique U
en marge d'une rencontre consacrée à la présentation d'un manuel de formation en intelligence économique. Les entreprises signataires activent dans des secteurs industriels tels que le machinisme agricole, l'électronique, l'industrie pharmaceutique, l'informatique et la mécanique. Il s'agit notamment de l'ENMTP (matériel de travaux publics), GICA (ciment), ENIE (électronique), SAIDAL (pharmaceutique), ENIEM (électroménager) ou la SNVI (véhicules industriels). Le ministère signera, au cours de cette année, des conventions similaires avec une dizaine d'autres entreprises publiques pour les aider à se doter de système de collecte et d'exploitation des informations relatives aux tendances des marchés national et international, et aux activités des entreprises concurrentes, notamment. L'intelligence économique signifie la collecte de l'information à caractère économique, son traitement et son interprétation au moment opportun. C'est un concept basé essentiellement sur les compétences humaines plus que les moyens matériels tel que l'internet qui est actuellement la plus importante source de l'information pour les entreprises. L'élément humain intervient surtout dans l'interprétation et l'analyse des flux importants de données collectées, selon des professionnels.

Un modèle type de recherche de travail durable pour les diplômés en cours d'élaboration

Des "états généraux" sur l'intelligence économique en mai

D

es "états généraux" sur l'intelligence économique seront organisés en mai prochain, a annoncé hier à Alger le directeur général de la veille stratégique, des études économiques et des statistiques au ministère de l'Industrie, de la PME et de la Promotion de l'investissement, M. Mohamed Bacha. "Des états généraux sur l'intelligence économique seront organisés en mai prochain en guise de clôture à une série de rencontres régionales, prévues prochainement dans différentes régions du pays pour sensibiliser les entreprises à adhérer à

cette méthode, encore timidement utilisée en Algérie", a expliqué M. Mohamed Bacha. Cette rencontre nationale constituera également une occasion pour évaluer les résultats des différentes actions menées par le ministère pour la vulgarisation de l'intelligence économique en direction des entreprises nationales des secteurs public et privé, a-t-il ajouté. M. Bacha a indiqué, par ailleurs, que le "manuel de formation en intelligence économique en Algérie" est un produit 100% algérien qui a nécessité une année de travail et de concertation entre le ministère

et les différentes parties concernées. Quinze entreprises publiques et neuf privées ont participé à l'élaboration de ce manuel qui est "un programme indicatif de modules de formation qu'il conviendra d'assurer aux cadres devant se spécialiser dans l'intelligence économique et la veille stratégique". Ce document vise notamment à aider les établissements spécialisés à créer des programmes de formation, qui répondent aux exigences et aux besoins des entreprises algériennes dans le domaine de la gestion de l'information.

Téléchargeable à partir du site internet du ministère, le manuel ambitionne aussi de participer à la définition des bonnes pratiques dans le domaine de la formation en intelligence économique et en veille stratégique. L'intelligence économique consiste à chercher l'information à caractère économique, la traiter et l'interpréter en temps opportun, pour l'utiliser dans la prise de décision entrepreneriale, selon des experts réunis à l'occasion de la présentation d'un manuel de formation sur cette méthode de gestion des données.

Dispositif de promotion de l'emploi

Les jeunes espèrent des procédures allégées

D

e nombreux jeunes de la capitale émettent le souhait de voir, à la faveur des décisions du dernier Conseil des ministres, les procédures du dispositif de promotion de l'emploi des jeunes allégées et débarrassées de tout aspect susceptible de les empêcher d'en bénéficier. "Nous souhaitons vivement que les dernières décisions prises en Conseil des ministres soient appliquées sur le terrain rapidement afin de consacrer véritablement le droit des jeunes à l'emploi", indiquent des jeunes rencontrés à la direction générale de l'Agence nationale de soutien à l'emploi des jeunes (ANSEJ) à Ruisseau (commune de Mohamed-Belouizdad). Ils se disent confiants que les mesures prises au sujet de l'emploi des jeunes vont dynamiser les mécanismes mis en place et permettre au jeune désireux de monter son projet d'y arriver sans grande peine. Mourad, la vingtaine, venu déposer son dossier, estime que la communication et le dialogue doivent revêtir une importance "capitale" au sein des structures de l'ANSEJ afin d'éviter tout "malentendu" ou "blocage" "On comprend parfaitement que le dossier d'un jeune promoteur puisse être rejeté pour telle ou telle raison, comme le manque ou

l'absence de qualification, la non rentabilité du projet, le gel de certains créneaux comme le transport ou la location de véhicules et d'engins, mais il est du devoir des responsables de bien l'expliquer au postulant, loin de toute opacité", a-t-il insisté. Mourad constate, à la faveur de discussions qu'il a eues avec de jeunes promoteurs, que les créneaux qui semblent, en ce moment, avoir la cote sont l'agriculture, les services, la pêche et l'artisanat. Liès et Slimane, deux jeunes issus des quartiers d'El Madania et de MohamedBelouizdad, ont opté, respectivement, pour la boulangerie et la fabrication de pièces pour les poulaillers. Mieux répondre aux attentes Ils se sont présentés au siège de la direction générale de l'ANSEJ pour suivre l'évolution de leurs dossiers et savoir à quel niveau ils se trouvent. "Nous avons hâte que la commission chargée du traitement des dossiers nous donne son aval ce qui, pour nous, sera synonyme de lancement du projet", confie Liès. Pour eux, le dispositif de l'emploi des jeunes offre une "réelle" opportunité aux jeunes de monter leur propre entreprise. "Les jeunes doivent faire preuve de

patience. De leur côté, les responsables doivent tout faire pour faciliter les procédures", disent-ils. Bachir, également la vingtaine, est aux anges. Et pour cause, la commission vient de valider son dossier pour l'acquisition d'un camion frigorifique. "On m'a demandé de ramener le registre du commerce. C'est un préalable aux contacts devant être établis avec la banque pour bénéficier d'un crédit", se réjouit-il. De leur côté, Farida et Lamia, habitant Hussein Dey, ont décidé de monter un salon de coiffure pour dames. "Nous avons suivi une formation dans ce domaine et avons la chance de disposer d'un local libre, ce qui nous a encouragées à concevoir ce projet", expliquent-elles. Farida et Lamia tiennent, toutefois, à souligner que de nombreuses jeunes filles optent pour des spécialités considérées comme étant l'apanage de la gent masculine, à l'instar de l'agriculture et du bâtiment. Les interlocuteurs rencontrés se félicitent tous que l'emploi des jeunes soit érigé en priorité nationale et espèrent que les mesures décidées permettront de mieux répondre aux attentes, d'autant plus, relèvent-ils, que la plus grande richesse d'une nation c'est sa jeunesse.

APS

n modèle type de recherche de l'emploi durable, au profit des jeunes bénéficiaires du dispositif de la prime d'insertion des diplômés (PID), est en cours d'élaboration, a-t-on appris hier, auprès de l'Agence du développement social (ADS). "Cette opération porte sur l'élaboration d'un fichier d'employeurs potentiels et des métiers existants dans le marché de l'emploi, ainsi que sur les mesures d'accompagnement notamment la réalisation de CV pour des demandeurs d'emploi et l'entretien avec l'employeur", a indiqué à l'APS Mme Nacéra Merouani, directrice des programmes d'emploi et d'insertion à l'ADS. Elle porte également sur l'intégration d'une mesure, en coordination avec l'employeur, permettant à accorder aux bénéficiaires, à la dernière phase de son contrat, d'une demi-journée par semaine pour la recherche du travail. L'intéressé bénéficie de ce modèle type au cours de la dernière phase de son contrat, en vue de faciliter l'insertion professionnelle de cette catégorie au niveau de chaque wilaya, a expliqué Mme Merouani. Il s'agit d'un travail d'accompagnement destiné au profit de ces jeunes bénéficiaires de cet emploi d'attente, d'une durée de 2 ans, afin de l'aider à s'insérer à la vie professionnelle par un emploi durable. Par ailleurs, une fiche d'évaluation semestrielle, qui permet à l'employeur de se prononcer sur la qualité de travail du bénéficiaire au niveau de cette entreprise, au profit du jeune, sur son évolution au sein de l'entreprise par rapport à ses capacités, a-t-elle ajouté. Cette procédure, qui permet de garantir le suivi du bénéficiaire du PID, a été introduite en juillet 2010 au niveau de certains employeurs dans des wilayas et sera généralisée à partir du mois de mars prochain. Cette fiche est remise à l'ADS ou à la direction de l'action sociale de chaque wilaya permettant d'intervenir au niveau de l'employeur ou du jeune bénéficiaire afin de revoir les lacunes. Le programme du PID a permis, dans le cadre de l'emploi d'attente, de placer 71.281 jeunes diplômés de l'enseignement supérieur et techniciens supérieurs dans des entreprises des secteurs public et privé, administratif et économique, a-t-elle indiqué. Mme Merouani a expliqué qu'un programme de 54.000 nouveaux postes d'emploi ont été octroyés en 2010 dans le cadre du PID au profit de la frange de diplômés âgés de 19 à 35 ans. Le PID a été créé par un décret exécutif le 30 avril 2008 en remplacement de l'ancien contrat préemploi (CPE) visant l'insertion professionnelle des jeunes diplômés de l'enseignement supérieur ainsi que des techniciens supérieurs issus des instituts nationaux de formation. La durée d'insertion est une année renouvelable une seule fois, alors que l'indemnité est fixée à 10.000 dinars par mois pour les universitaires diplômés et à 8.000 dinars pour les techniciens supérieurs.

Mercredi 9 Février 2011

EL MOUDJAHID

Nation
Energie
Tindouf

9
600 logements ruraux réalisés
Les travaux de réalisation de 597 logements, inscrits à la faveur des programmes d'habitat rural, viennent d'être achevés dans la wilaya de Tindouf, ont indiqué les responsables de l'Agence locale d'intermédiation et de régulation foncières. Cette tranche fait partie d'un programme global de 855 habitations rurales, a précisé le directeur de l’Agence réalisatrice, M. Allal Soughi, qui a fait état de la poursuite des travaux de réalisation de 755 autres unités, dont 185 ont été confiées à l’Agence qui est également versé dans l'immobilier. Il est prévu prochainement la distribution de cette "importante" tranche de logements ruraux réalisés dans les communes de Tindouf et Oum Lâassel, situées à 170 km au nord de Tindouf, selon le même responsable. L'expérience précédente, en matière de distribution de logements ruraux dans les régions de Selafa et Tindouf Lotfi, a amené la commission concernée à adopter une nouvelle méthode à même de garantir la transparence et la facilitation de l’opération de distribution, a souligné M. Soughi. Cette nouvelle méthode consiste en l'identification des bénéficiaires sur le plan urbain de chaque quartier et la désignation du numéro de logement du bénéficiaire, selon les titres et l'année de dépôt de la demande d'attribution dans l'objectif d’éviter les problèmes enregistrés par le passé, dont le squat de 14 logements, a-t-on expliqué. Les travaux de réalisation de ce programme ont été confiés à plusieurs entreprises afin d'accélérer leur réalisation, a précisé M. Soughi. Les autorités locales s'emploient, à travers ce programme d'habitat, à éradiquer progressivement l'habitat précaire, en adoptant cette nouvelle méthode qui permet aussi aux bénéficiaires de suivre les différentes étapes de réalisation de leurs logements.

L'Algérie investira 60 mds de dollars dans les ENR d'ici à 2030
L'Algérie investira environ 60 milliards (mds) de dollars d'ici à 2030 pour développer la production des énergies renouvelables (ENR), a annoncé hier le PDG du groupe Sonelgaz, M. Noureddine Boutarfa. Ce montant déjà énorme, pourrait atteindre 70 mds de dollars et sera consacré uniquement à la production de 12.000 MW d'électricité solaire destinés au marché national, a précisé M. Boutarfa à la Radio nationale. Sonelgaz, chargée de la mise en œuvre de ce programme, prévoit déjà d'atteindre 650 MW d'électricité produite à partir de ces énergies alternatives en 2015 et compte porter cette production à 2.700 MW à l'horizon 2020 et 12.000 MW en 2030, précise le dirigeant de Sonelgaz, dont le groupe s'est lancé dans un vaste programme d'industrie solaire en Algérie. Sur ces 12.000 MW prévus pour le marché national, 2.000 MW seront tirés des éoliennes, 2.800 des centrales photovoltaïques et 7.200 MW des centrales thermiques, selon les prévisions de ce programme, adopté jeudi dernier en Conseil des ministres. Le coût élevé de ces projets doit être relativisé note M. Boutarfa, puisque même le prix de l'électricité tiré du gaz "reviendrait cher", s'il inclut les subventions du prix du gaz qui atteignent 8 mds de dollars par an. Le programme tracé à cet effet, prévoit aussi la production, en partenariat, de 10.000 MW, destinés exclusivement à l'exportation, précise-t-il, rappelant que l'Algérie "n'est pas prête à prendre toute seule le risque de financement de ces projets coûteux qui peuvent atteindre également 60 mds de dollars", selon M. Boutarfa. Ainsi, le coût global des projets prévus pour le marché local et l'exportation pourrait avoisiner les 120 mds de dollars pour produire 22.000 MW en 2030, précise encore M. Boutarfa, ajoutant que ces projets pourraient créer à terme près de 200.000 emplois directs et indirects. D'ici à 2030, le taux de pénétration en énergies renouvelables en Algérie avoisinera les 40%, selon le P-DG de Sonelgaz qui annonce également le développement d'un système de comptage pour les ménages qui désirent produire leur propre électricité. Ce système qui sera conçu et produit par un savoir -faire algérien permettra de calculer les quantités consommées par un ménage et l'excédent qui sera versé dans le réseau public. Sonelgaz, en difficulté financière, a besoin de 6.000 mds de dinars d'ici à 2030, pour mener tous ses investissements, avance encore M. Boutarfa, relevant l'importance de la décision du gouvernement d'allouer 1% des revenus de la fiscalité pétrolière au financement de ce programme. M. Boutarfa estime, par ailleurs, que la révision du code des marchés publics et la dépénalisation de l'acte de gestion devraient libérer les initiatives des entreprises. "Trop de réglementation nuit à l'entreprise, il ne faut pas brider les initiatives car ça détruit l'entreprise qui doit être profitable et rentable, mais avec un code d'éthique, de la morale et de l'intégrité", a-t-il dit. Il explique à ce propos, que la décision de durcir le code des marchés publics afin de lutter contre la corruption, découle d'une vision des autorités publiques qui consiste à mieux contrôler dans une première étape pour mieux gérer l'ouverture dans une seconde étape. "On ferme pour bien ouvrir ensuite, c'est cette démarche qui a été entreprise pour les problèmes posés pour le partenariat et les marchés de gré à gré", explique ce dirigeant.

Commerce

L'UGCAA plaide pour l'intégration du commerce informel dans les circuits officiels
L'Union générale des commerçants et artisans Algériens (UGCAA) a plaidé hier pour la légalisation ''du petit commerce'' informel, notamment à travers son intégration dans le circuit officiel et sa prise en charge. L'Union a estimé, à la lumière des dernières décisions du Conseil ministériel, que le commerce informel doit être intégré dans le circuit officiel, et participer également à la croissance économique et la résorption du chômage. Parmi les solutions proposées par l'UGCAA, il y a notamment celles sur la réutilisation des grandes surfaces des exGaleries Algériennes (EDGA), pour encadrer les petits commerçants, activant jusque-là dans l'informel. "L'Etat doit impérativement reprendre les anciennes Galeries algériennes, qui existaient quasiment dans toutes les wilayas et dairas du pays, et les distribuer aux commerçants ambulants et ceux activant dans l'informel", a estimé dans une déclaration à l'APS M. Salah Souilah, secrétaire général de l'Union. Tout en saluant la décision du Président de la République M. Abdelaziz Bouteflika, qui a chargé le gouvernement de faciliter le transfert du "petit commerce informel'' vers des sites aménagés, l'UGCAA appelle aussi les pouvoirs publics à "récupérer les unités des galeries algériennes dans certaines wilayas cédées aux travailleurs, mais qui ont par la suite changé la vocation commerciale de ces établissements". Pour lui, plusieurs espaces commerciaux qui appartenaient aux entreprises de distribution des galeries algériennes (ex:EDGA), et cédés par la suite aux travailleurs de ces unités ont été transformées en salles des fêtes. Il a souligné, à cet égard, que les anciennes grandes surfaces des EDGA et les Souks El-fellah ont la capacité d'absorber un grand nombre de jeunes activant au niveau des espaces informels. Plusieurs ''grandes surfaces'' des ''Ex:Souks-El-fellah'' et EDGA dans certaines régions du pays ont été transformées en espaces commerciaux privés gérés par d'anciens employés, alors que dans d'autres wilayas elles ont été aménagées en marchés de proximité, notamment à Bouira ou dans la wilaya de Chlef. Selon le ministère du Commerce, il existe 765 sites commerciaux informels en Algérie, où plus de 70.000 commerçants sont recensés dans ces espaces, implantés notamment sur les places publiques, les trottoirs et dans les rues. "L'attribution de certaines unités de Galeries algériennes aux anciens employés de ces établissements n'a pas donné de résultats", d'où la nécessité "pour l'Etat de récupérer ces espaces avant de les distribuer aux petits commerçants de l'informel, qui occupent les trottoirs et les voies publiques", a encore suggéré M. Souilah. Lors du Conseil des ministres tenu jeudi, le Président Abdelaziz Bouteflika avait chargé le gouvernement d'alléger les formalités et procédures destinées au transfert du petit commerce informel sur la voie publique vers des sites aménagés, en concertation avec les associations et représentants des concernés. Une mesure, qui a été favorablement accueillie par l'UGCAA. "L'UGCAA, ajoute son premier responsable, est prête à contribuer au travail de concertation que comptent engager les pouvoirs publics" avec les associations concernées "et nous sommes capables d'apporter notre aide dans tous les domaines, notamment celui lié à l'organisation, si l'Etat nous le demande". Par ailleurs, il a estimé que les conditions de l'application du paiement par chèque pour les transactions de plus de 500.000 Da, qui devait entrer en vigueur le 31 mars prochain et ''gelé'' par le Chef de l'Etat, ne sont pas encore réunies". L'application du paiement par chèque entre opérateurs économiques doit être introduite d'abord, selon lui, "une fois le climat économique assaini", précisant qu'il faut "introduire l'obligation du paiement par chèque et l'exigence de facture dans les transactions commerciales d'une façon progressive". L'autre solution au problème du ''petit commerce informel'' réside dans la facilitation, selon des experts, pour ce type de commerçants, de l'obtention d'un registre de commerce. Au niveau du centre national du registre de commerce, des dispositions ont été déjà prises pour intégrer les petits commerçants, notamment ceux ambulants. En 2010, le nombre d'opérateurs économiques nouvellement inscrits au registre du commerce avait atteint 364.362 opérateurs de différents secteurs d'activités économiques et commerciales, selon un bilan du CNRC. "Les nouvelles inscriptions au registre du commerce au 31 décembre de l'année écoulée se sont élevées à 364.362 inscriptions effectuées par des opérateurs économiques à travers le pays, et dont 90% sont constitués en personnes physiques activant dans le secteur commercial", avait indiqué à l'APS M. El-Hadi Bakir, directeur du Registre du commerce auprès du CNRC. Durant l'année 2009, cet organisme a recensé 286.347 nouvelles inscriptions, portant à 1.348.621 opérateurs recensés à la fin de cette année.

El Tarf

Au total, 6.200 logements sociaux sur 15.520 unités inscrites durant la dernière décennie au profit de la wilaya d’El Tarf, soit près de 40% du programme, ne sont pas encore lancés en travaux, apprend-on auprès de l’Office de promotion et de gestion immobilière (OPGI). Une enveloppe de l’ordre de 30 milliards de dinars a été consentie pour le financement de ce programme, selon le directeur de l'Office qui estime que les retards accusés quant au lancement de 6.200 logements sont dus à une "sous- évaluation initiale des projets, entraînant des demandes de réévaluation, au manque d’assiettes foncières dans plusieurs communes, à l’absence d’agrégats dans la région et à l’éloignement des sites d’approvisionnement en matériaux de construction". A ce jour, précise ce responsable lors d’une session ordinaire de l’Assemblée populaire de wilaya (APW), 4.882 unités de ce même programme de logements sociaux locatifs ont été réceptionnés et 4.438 autres sont "en voie de réalisation". Un quota de 8.300 logements, puisé de ces 15.520 unités sociales, est destiné à la résorption de l’habitat précaire (RHP) dans cette wilaya qui compte 14.000 habitations de fortune, précise le directeur de l'OPGI d’El Tarf. La mise en £uvre de ce programme, qui concernera dans un premier temps, l’habitat précaire recensé antérieurement à 2007, permettra, outre de contribuer à éliminer les baraquements, de dégager des assiettes foncières qui serviront à la réalisation de nouveaux projets de logements, indique-t-il. Le responsable de l'OPGI souligne, par ailleurs, qu’une opération de réhabilitation de 1.016 logements sociaux locatifs, implantés dans les communes de Bouhadjar et d’El Tarf, a été lancée courant 2010 pour une enveloppe de plus de 6 millions de dinars, donnant lieu à la réfection de l’étanchéité, au ravalement des façades des immeubles et à l’entretien des parties communes.

40% du programme d’habitat social non encore lancé

12e SIFTech du 17 au 19 mai au Palais de la culture

Une centaine d’entreprises exposent leur savoir-faire technologique
● Des Cyberbus sillonneront des zones rurales à l’occasion.
La 12è édition du SIFTech, Salon international du futur technologique, se tiendra du 17 au 19 mai prochain au Palais de la culture Moufdi-Zakaria sous le haut patronage du ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, a annoncé hier l’organisateur de l’évènement, Krizaldi Communication. Dédié aux professionnels et aux étudiants des filières technologiques, le Salon placé sous le thème «Pour un avenir numérique partagé» comprend, au-delà de l’exposition des équipements, produits et services du secteur des TIC d’une centaine d’entreprises nationales et étrangères, des conférences et des ateliers et des espaces réservés aux contacts d’affaires. Après une première édition organisée en 1995 et une aventure régionale respectivement à Oran en 1998, Ouargla en 1999 et Annaba en 2000, le SIFTech revient à Alger pour cinq éditions successives entre 2001 et 2005. Et depuis l’évènement a disparu, cinq ans durant, du calendrier des Salons pour revenir cette année sous un nouveau look avec notamment la matinée de la première journée de la manifestation, le 17 mai, consacrée à la Journée mondiale des télécommunications et de la société de l’information sous le thèmes «Mieux vivre dans les communautés rurales grâce aux TIC». Des Cyberbus équipés en outils informatiques et connectés au web sillonneront, à cet effet, plusieurs villages et zones rurales pour initier les populations au monde numérique. Des données locales sur la faune, la flore, les traditions et richesses des régions visitées seront également collectées pour aider au développement de contenus. Au niveau du Salon, trois espaces seront consacrés à la promotion du savoir-faire algérien, dont l’espace Start'Up au niveau duquel les jeunes entreprises auront l’occasion de présenter leur savoirfaire et de bénéficier de l’expérience de leurs aînées dans le domaine. Le village numérique proposera des solutions opérationnelles alors que la Bourse de l’emploi dans les TIC permettra aux demandeurs d’emploi du secteur de postuler aux postes proposés sur le marché. Quant aux thèmes des conférences, ils seront axés notamment sur la modernisation sur l’infrastructure et les réseaux intelligents, la monétiques, le commerce électronique, la stratégie e-Algérie, les services en ligne, le développement des contenus et applications mobiles et la convergence des réseaux. «SIFTech 2011» aura aussi son journal de 24 pages au format tabloïd qui sera distribué gratuitement aux visiteurs à raison de 10.000 exemplaires. Hamida B.

Mercredi 9 Février 2011

EL MOUDJAHID

Monde
Egypte
a affirmé d'autre part, que la grande présence de manifestants à la place Tahrir (Libération) et quelques chaines satallitaires "empêchent les citoyens de vaquer à leurs occupations". "Nous ne saurons tolérer davantage cette situation et il est donc impératif de résoudre cette crise dans les meilleurs délais, a-t-il tenu à préciser. A une question sur un éventuel départ du Président Moubarak, il a indiqué que le terme "départ" clamé par certains manifestants est "en totale contradiction avec la morale des Egyptiens qui respectent leur président", précisant qu'un tel départ mènera indubitablement l'Egypte au chaos. Il soulignera toutefois,

11 Course contre la montre du gouvernement égyptien pour sauver l'économie

Quelle alternative ?

L

e vice-président Omar Souleimane a déclaré hier, que la situation politique en Egypte laisse supposer deux possibilités pour un retour à la stabilité, à savoir le dialogue et l'entente ou le coup d'Etat. Dans une conférence de presse, Omar Souleimane a indiqué que le dialogue et l'entente sontles premiers moyen de réaliser la stabilité dans le pays et d'en finir avec la crise actuelle avec "des pas sûrs accompagnés d'un programme d'action". Le second est un "coup d'Etat". "Nous voulons, a-t-il soutenu, éviter un coup d'Etat synonyme d'un pas irréfléchi et hâté et ce, pour préserver les acquis et les réalisations de l'Egypte". Il

L
la nécessité d'exploiter les points positifs de la révolution des jeunes, estimant nécessaire la poursuite du dialogue avec les jeunes et les forces politiques en cue d'une sortie de crise. Concernant l'appel à la désobéissance civile, M. Souleimane l'a qualifié de "danger pour la société". Il a cité en outre les efforts du gouvernement pour satisfaire les demandes du peuple et un retour à la normale après une paralysie qui a frappé tous les services du fait de la fermeture des banques, des comerces, des écoles et des universités ainsi que le couvre-feu.

Une commission créée par le président Moubarak pour amender la Constitution

L

e président égyptien Hosni Moubarak a signé hier un décret présidentiel en vertu duquel il a formé une commission pour apporter des amendements constitutionnels et législatifs, a annoncé le vice-président Omar Souleimane à la télévision d'Etat. Pour appliquer les décisions prises par les participants au dialogue national, le président Moubarak a signé

ce "décret en vertu duquel il a formé une commission qui aura pour mission d'apporter les amendements constitutionnels et législatifs nécessaires", a précisé M. Souleimane. Le président a chargé le premier ministre Ahmed Chafik de créer un comité de suivi pour veiller à l'application de ce qui a été conclu par les participants au dialogue.

Initié par le vice-président, un dialogue national a été lancé dimanche entre le pouvoir et les différentes forces de l'opposition, dont notamment le mouvement des Frères musulmans, en vue d'une "transition pacifique du pouvoir basée sur la constitution". Les amendements, qui font l'objet de ce dialogue, sont liés au nombre de candidatures à la présidentielle ainsi qu'au

mandat présidentiel, alors que l'élection est prévue en septembre prochain. Dans la foulée du mouvement de contestation populaire entamé depuis 15 jours pour obtenir son départ, Moubarak, a annoncé qu'il ne participera pas à la prochaine présidentielle, en se maintenant au pouvoir jusqu'à la fin de son mandat qui expire en août.

e nouveau gouvernement égyptien dirigé par Ahmed Chafik s'est lancé dans une véritable course contre la montre pour sauver l'économie du pays parallèlement à l'adoption d'une série de mesures pour calmer la vague de protestations que connaît l'Egypte depuis 15 jours. Le gouvernement a ainsi réussi à drainer 13 milliards de livres (1 USD = 5,7 livres) pour faire face à la crise des banques à travers des bons du Trésor qui permettent de répondre aux besoins de liquidités pour couvrir le déficit budgétaire, ont indiqué des sources officielles. Le gouvernement a annoncé d'autres mesures, notamment la hausse des salaires des fonctionnaires de 15% et des retraites. Il a également été décidé de créer un fonds doté de 5 milliards de livres (850 millions de dollars) pour indemniser les victimes d'actes de pillage et de vandalisme qui ont eu lieu en marge des récentes manifestations. Le gouvernement a aussi prévu des mesures incitatives au profit des propriétaires d'hôtels et de complexes touristiques afin de leur permettre de garder leurs travailleurs le plus longtemps possible. Selon des sources informées, la crise a fait perdre au secteur du tourisme en Egypte plus de 1,5 milliards de dollars en raison du départ de plus de un million de vacanciers et de la suspension des séjours touristiques en Egypte par les tour-opérateurs. Les propriétaires d'installations industrielles en Egypte (70.000 installations) se sont engagés, lors d'une réunion avec la ministre du Commerce et de l'industrie, Samiha Fawzi, à ne pas licencier leurs employés et à augmenter leurs salaires. Par ailleurs, les banques continuent à ouvrir progressivement leurs portes au public alors que la Bourse du Caire ne rouvrira que dimanche prochain.

Réunion préparatoire à Paris du segment Afrique-G8

Soudan

Al-Bachir : “La sécession du Sud-Soudan est la limite qui sépare la guerre et la paix et non le Nord et le Sud”
La sécession du Sud Soudan "est la limite qui sépare la guerre de la paix et pas le Nord et le Sud", a affirmé le Président soudanais Omar AlBachir, suite à l'annonce des résultats du référendum sur l'autodétermination de la région sudiste, jugés transparents par la commission référendaire soudanaise. "La sécession de la région du SudSoudan est la limite qui sépare la guerre de la paix et non le Nord du Sud" du pays, a tenu à préciser M. Al-Bachir dans une déclaration à la presse après l'annonce des résultats du référendum, reproduite hier par la presse soudanaise. Le Conseil des ministres soudanais, présidé par AlBachir, a validé lundi les résultats définitifs du référendum qui, a-t-il souligné, a représenté la volonté des populations de la région du Sud Soudan, et a réaffirmé son respect du choix exprimé par les Sud-Soudanais, tout en soulignant la nécessité de renforcer la coopération entre le Nord et le Sud du pays. Dans un décret présidentiel, le chef de l'Etat a reconnu les résultats du scrutin. "Nous annonçons devant le monde entier, que nous acceptons les résultats et que nous respectons le choix des Sud-Soudanais" et "nous nous engageons à maintenir les liens entre le Nord et le Sud, et nous nous engageons à maintenir de bonnes relations fondées sur la coopération", a-t-il assuré. Lors de la cérémonie de l'annonce officielle des résultats lundi soir à Khartoum en présence de plusieurs personnalités étrangères, le président de la Commission référendaire soudanaise Mohammed Ibrahim Khalil a affirmé que le vote a été calme, ordonné et transparent. "Les observateurs et les organisations internationales ont reconnu la “transparence et la validité” du scrutin qui a conduit à la sécession du Sud avec plus de 98% de voix", a-t-il assuré.

Consensus sur les thèmes à soumettre aux chefs d'Etat

L

Il a également salué les autorités soudanaises du Nord et du Sud ainsi que les organisations internationales pour leurs aides et assistances accordées à la Commission pour garantir la réussite du scrutin. Il a, en outre, appelé les dirigeants soudanais à trouver une solution aux problèmes en suspens entre les deux régions, tout en soulignant les liens historiques qui lient le Nord et le Sud.

L'ambassadeur de la Ligue arabe au Soudan Mustapha Moncef s'est dit satisfait de l'atmosphère qui a régné lors du vote qui, a-t-il rappelé, a été honnête et transparent. Le représentant du secrétaire général de l'ONU au Soudan, Hailé Minkérios, a pour sa part qualifié l'annonce des résultats d'évènement d'historique", en félicitant la population sud-soudanaise pour sa participation massive au référendum.

Ligue arabe

Jordanie

Le sommet arabe de Baghdad se tiendra à la date prévue

L

a Ligue arabe a affirmé hier, que le sommet arabe de Baghdad se tiendra à la date prévue, les 29 et 30 mars prochain. Selon des médias citant une source responsable de la Ligue arabe, les préparatifs sont en cours pour la tenue du sommet arabe ordinaire à Baghdad, soulignant le contexte d'instabilité dans lequel il intervient. Il a évoqué à ce propos, des avis de certains politiques et parlementaires irakiens qui ont demandé le report du sommet arabe jusqu'au rétablissement de la stabilité dans le payset dans d'autres pays arabes. La source responsable a souligné aussi les déclarations du ministre irakien des affaires étrangères qui a affirmé que le sommet arabe "se tiendra", citant les réactions positives de la délégation de l'organisation panarabe de retour de Baghdad en ce qui a trait aux préparatifs, aux conditions d'acceuil des délégations et des mesures de sécurité et de logistique. Quant aux appréhensions liées à la baisse de la participation au sommet arabe, il dira que la participation change d'un sommet à un autre. Le responsable a apporté enfin un démenti quant aux réserves émises à l'égard de la tenue du sommet arabe à Baghdad.

L'

Moody's révise la perspective sur la note de la Jordanie de stable à négative

agence de notation Moody's a révisé hier, la perspective sur la note souveraine de la Jordanie de stable à négative en raison des pressions économiques et budgétaires sur ce pays, dans un contexte de mécontentement populaire au Moyen-Orient. La note souveraine en devises est actuellement à Ba2. Moody's a également abaissé la note sur la dette en monnaie locale de Baa3 à Ba2, pour l'aligner avec celle de la dette en devises, et l'a également assortie d'une perspective négative. Moody's a indiqué que la note Ba2, sur la dette en devises et en monnaie locale, pourrait encore être abaissée si les troubles politiques aboutissaient à une détérioration des fondamentaux de l'économie jordanienne, notamment de la balance des paiements. Cela pourrait en conséquences entraîner une diminution des réserves de change ainsi qu'une hausse du déficit budgétaire. Le taux de chômage est officiellement de 12,5%, soit l'un des plus importants de la région. L'inflation est également forte avec une hausse de l'ordre de 6% de l'indice des prix sur les 12 mois arrêtés à décembre 2010.

a réunion de Paris des représentants personnels des chefs d'Etat et de gouvernement des pays membres du G8 avec leurs homologues africains du G5+3, à laquelle a pris part le ministre délégué, chargé des Affaires africaines et maghrébines, M. Abdelkader Messahel, s'est achevée lundi par un "consensus" sur les thèmes qui seront soumis aux chefs d'Etat. Cette réunion a donné lieu à un échange de vues sur la préparation du segment Afrique du G8 qui se tiendra à Deauville (France), le 27 mai prochain, a-t-on appris auprès de la délégation algérienne. Le président français, M. Nicolas Sarkozy, a adressé aux chefs d'Etat et de gouvernement des pays membres du G8 et leurs homologues africains du G5+3 des invitations pour participer à la réunion de Deauville. Les discussions au cours de la réunion de Paris, souligne-t-on de même source, ont permis de dégager un "consensus" sur la nécessité de structurer les discussions entre les chefs d'Etat et de gouvernements autour des trois grands volets du partenariat entre le G8 et l'Afrique. C'est ainsi que les chefs d'Etat et de gouvernements aborderont les questions liées à la paix et à la sécurité, singulièrement les conflits qui agitent le continent et leur corollaire, le nécessaire appui à l'architecture africaine de paix et sécurité. Les participants évoqueront, également, le volet du développement qui sera axé cette année sur la croissance, l'investissement et la création d'emplois. Une réunion ministérielle du Forum du partenariat avec l'Afrique qui se tiendra à Paris, le 21 avril prochain, assurera les préparatifs de ce thème. Enfin, les chefs d'état et de gouvernement traiteront de la question de la recevabilité mutuelle, qui permettra aux pays du G8 et aux pays africains partenaires de présenter leurs rapports respectifs sur "la mise en œuvre des engagements auxquels ils ont souscrit lors des réunions précédentes du segment Afrique du G8". Le sommet de Deauville, qui coïncidera avec le 10ème anniversaire du lancement du NEPAD, adoptera une déclaration spécifique sur le partenariat G8-Afrique qui reflétera les échanges entre les chefs d'état et de gouvernement dans le cadre du segment Afrique. Le groupe dit G5+3 est composé des 5 représentants des cinq chefs d'Etat fondateurs du NEPAD, ainsi que la présidence en exercice de l'Union africaine (UA), la présidence du comité d'orientation du NEPAD et la présidence de la Commission de l'UA. Agences

Mercredi 9 Février 2011

12

Société
Bilan 2010 de la protection civile

EL MOUDJAHID

Justice

70 personnes mortes par inhalation de monoxyde de carbone
• Les asphyxies ont tué au total 172 personnes et 1.194 ont été sauvées in-extremis. • Les statistiques portent sur 65 décès par brûlures et 23 morts causés par l’explosion de gaz de butane.
qui s’avère le meilleur gage de sécurité devant les fuites du gaz CO2 qui se dégagent du chauffage et aussi du chauffe-bain, des appareils qui sont souvent de piètre qualité et défectueux dans leur fonctionnement, allant jusqu’à être la cause principale des drames. Le bilan annuel de 2010 des accidents domestiques établi par les services de la protection civile fait état de 70 décès causé par l’inhalation monoxyde de carbone pour un total de plus de 300 interventions effectuées par les agents de la PC qui ont réussi à secourir quelque 785 personnes. A ces chiffres, l’on ajoutera 10 victimes qui ont été asphyxiées par le gaz de butane alors que 10 autres personnes ont trouvé la mort par inhalation du gaz naturel. Les statistiques de la protection civile indiquent également 29 décès par étouffement causé par l’obstruction des voies respiratoires, 4 victimes qui ont été asphyxiées par des gaz toxiques et une cinquantaine de personnes mortes par d’autres types d’asphyxies. Ce bilan macabre aurait pu être plus lourd ne serait-ce l’intervention des agents de la protection civile qui ont secouru et sauvé 242 personnes victimes d’asphyxie du gaz naturel, 55 des asphyxies causées par le gaz butane et une centaine de citoyens qui ont failli périr suite à l’asphyxie des gaz toxiques et autres types d’asphyxies. Au final, on compte en 2010 pas moins de 172 personnes qui sont décédées par asphyxie (tous types confondus) et 1.194 personnes secourues et sauvées par la protection civile. Le bilan annuel de la protection civile pour les accidents domestiques révèle, ailleurs 65 décès par brulures et 883 personnes secourues sur un total de 800 interventions effectuées par les pompiers tandis qu’en matière d’explosions causées généralement par le gaz butane, ils sont 23 personnes qui ont péri pour un total de 64 interventions. A propos des intoxications, les statistiques de la PC portent sur 1.980 interventions qui se sont soldées par deux décès contre 2.735 personnes secourues et soignées. Enfin, au chapitre des accidents divers, la protection civile compte en 2010 quelque 16.503 interventions et a constaté à cet effet 245 morts et 12.726 blessés. SAM

Perpétuité pour constitution d'un groupe terroriste
Une peine de réclusion à perpétuité a été prononcée hier, par le tribunal criminel près la cour de justice d'Oran statuant dans une affaire de "constitution d'un groupe terroriste armé". Cette peine a été prononcée par contumace à l'encontre de K. D., âgé de 27 ans, recherché depuis février 2010 suite à une plainte déposée auprès des services de sécurité par trois bergers de la région de Béni S'nouss (Tlemcen). Les plaignants faisaient paître leur troupeau lorsqu'ils furent "abordés, volés et menacés de mort par deux individus munis chacun d'une arme d'assaut de type kalashnikov". Dans leur déposition, ils avaient identifié de manière formelle l'un des deux assaillants, en l'occurrence K.D., déclarant également avoir été délestés de leurs puces téléphoniques. L'instruction de ce dossier a été diligentée par le pôle pénal régional d'Oran spécialisé dans la lutte contre le crime organisé.

L

es asphyxies par le monoxyde de carbone (CO2) dans notre pays sont désormais légion et endeuillent malheureusement des dizaines de familles algériennes chaque année. Rien que pour ces derniers jours, l’on compte une douzaine de victimes qui sont décédées suite à l’inhalation du gaz toxique émanant essentiellement des appareils de chauffage en cette période hivernale où le froid amène les citoyens à faire usage de plus en plus de ce moyen. Mais, souvent par inconscience ou négligence, les gens oublient l’aération de la maison

Tlemcen:

Béjaïa

Bilan annuel (2010) de la PJ

La vigilance et l’efficacité par les chiffres, au service de la sécurité publique
Dans la rubrique «crimes et délits contre les personnes», 516 affaires ont été enregistrées, 586 personnes inculpées dont 42 femmes et enfin, 124 autres placées sous mandat de dépôt. Les crimes et délits contre les familles et les bonnes mœurs ont enregistré 28 affaires avec 43 personnes inculpées dont 15 femmes et 20 autres placées sous mandat de dépôt. Crimes et délits contre les biens, toujours durant l’année 2010 : 410 affaires enregistrées, 318 personnes arrêtées dont 6 femmes et 102 autres placées sous mandat de dépôt . Puis ce sont 9 affaires, 16 inculpés et 3 personnes placées sous mandat de dépôt qu’ a eu à enregistrer le chapitre «Atteinte à l’économie nationale». Par ailleurs, toujours selon la cellule de communication de la sûreté de wilaya, les «mandats de justice sur instruction du procureur» se répartissent comme suit : 87 mandats d’amener, 122 mandats d’arrêt et 94 mandats de dépôt. Le «taux de réussite » ( Problèmes résolus), nous dit-on, pour 2272 jugements judiciaires, 324 commissions rogatoires et 10018 instructions du parquet est de 91 , 88 %. Affaires de drogue. Là aussi , ça n’a pas été le calme plat puisqu’il a été enregistré 51 affaires avec l’implication de 59 personnes, la mise sous mandat de dépôt de 50 autres et , bien entendu, des quantités de stupéfiants saisies dont voici le détail : 685, 05 grammes de cannabis, 63 kg de cannabis toujours, 92 graines de stupéfiants , 50 arbrisseaux de cannabis et 283 comprimés de psychotropes . Chapitre accidents de la circulation, ce sont 484 accidents de la circulation routière ayant causé le décès de 24 personnes «de Tazmalt à Kherrata» (secteur police), et des blessures à 484 citoyens. Volet suicides, enregistrées 95 tentatives chez 24 hommes et 59 femmes (majeurs), 2 mineurs de sexe masculin et 10 mineurs de sexe féminin . Malheureusement , il y a eu , durant donc cette année 2010, 17 suicides suivis de décès (11 hommes et 6 femmes). Pour clore et toujours à propos de suicides , les statistiques, selon la sûreté de wilaya , font ressortir des chiffres plutôt «optimistes» : moins un par rapport à 2009, moins six par rapport à 2008 et moins dix-sept par rapport à 2007. Mustapha Bensadi

10 ans de réclusion criminelle pour un trafiquant de drogue
C'est une affaire qui a laissé coi l'assistance du procès d'un narcotrafiquant qui n'est pas comme les autres. En effet lors d'une patrouille les éléments de la brigade des douanes de Bab El Assa ont remarqué deux mulets portant une lourde charge et provenant des frontières du Maroc. Après une fouille minutieuse, ils s'aperçoivent que celles-ci portaient une impressionnante quantité de drogue. Voulant arriver jusqu'au propriétaire des stupéfiants, les éléments de la douanes alertent leurs homologues de la gendarmerie et de la filature des deux animaux s'impose alors. Ces derniers parcourent alors une distance d'environs 3 kin et arrivent devant une maison en construction, et comme ils y sont habitués ils ne tardent pas à entrer. C'est à ce moment que ces éléments sécuritaires ont procédé a la saisie de la quantité de drogue dont ils étaient chargés. La perquisition opérée au niveau de cette construction permet aux éléments sécuritaires de saisir 231 kg de drogue qui étaient convoyés par les deux animaux. Ils mettent également la main sur des jerricans en plastiques, identiques à ceux se trouvant sur le dos des bêtes. Après vérification, il s'est avéré et selon les éléments de l'enquête que ces derniers servaient fort probablement à la contrebande de carburant, une enquête est alors ouverte pour déterminer à qui appartenait la dite maison. Les investigations finissent par démontrer que la maison en construction appartenait à T.A un jeune homme de 24 ans. Interpellé et interrogé à propos des faits, ce dernier nie en bloc les griefs retenus à son encontre. Ayant bénéficié d'un non-lieu le mis en cause est interpellé une seconde fois pour répondre des mêmes griefs, devant la chambre d'accusation. Appelé hier devant le tribunal de la cour d'Oran, le prévenu comparait alors pour répondre de grief d'importation de drogues. Lors de son réquisitoire, le représentant du ministère public met en exergue tout les moyens utilisés par les trafiquants pour transporter les stupéfiants et requiert à l'encontre du prévenu la peine maximale. La défense plaide quant à elle la non culpabilité de son mandant, vu que toute l'affaire n'était basée que sur les interrogations. Aux termes des délibérations le mis en cause sera condamné à 10 ans de réclusion. Sofiane.Z

A

ttroupement : néant , crimes et délits contre la paix publique : 15 affaires enregistrées, 34 personnes arrêtées dont 2 femmes et 11 autres placées sous mandat de dépôt. Au chapitre des crimes et délits commis par des particuliers contre l’ordre public , ce sont 65 affaires qui ont été enregistrées, 82 personnes inculpées et 27 autres placées sous mandat de dépôt. Concernant les crimes et délits contre la sécurité publique, l’on fait savoir qu’il a été enregistré 50 affaires, que 97 personnes ont été inculpées dont 12 femmes, et qu’également 57 autres ont été placées sous mandat de dépôt. Au chapitre des faux, 57 affaires ont été enregistrées , 52 personnes arrêtées dont 2 femmes et 7 autres placées sous mandat de dépôt.

Aïn-Témouchent

Nouvelle saisie des gendarmes

Démantèlement d’un réseau de trafiquants de drogue
Un réseau de trafiquants de drogue, composé de trois individus âgés entre 28 et 40 ans, a été démantelé cette semaine à El Amria, par les éléments de la brigade de recherches et d’investigations d’Aïn-Témouchent, a indiqué hier la sûreté de wilaya dans un communiqué. Selon le document, les trois individus, qui fournissaient les jeunes en drogue, ont été interceptés en flagrant délit de détention d'une quantité de 1,680 kg de kif traité, ainsi que d’un montant de 31.000 dinars. Des perquisitions effectuées à leurs domiciles ont abouti à la découverte et la saisie de 28 comprimés d'anxiolytiques, de 9.000 dinars et de six armes blanches, a précisé la même source. Les trois individus ont été placés sous mandat de dépôt par le parquet d’El Amria, a conclu le communiqué.

29 kg dans un véhicule à Tébessa et des plants de cannabis à Timimoun
Une nouvelle saisie de drogue a été opérée par les services de la gendarmerie nationale. Pas plus loin qu’avant-hier, les représentants de la loi ont réussi à mettre la main sur 29 kilogrammes de kif traité dans la région de Tébessa, indique la cellule de communication du commandement de la gendarmerie nationale. Les mêmes services ont découvert au sud du pays un champ de culture de cannabis. Ainsi, agissant sur renseignements, les gendarmes de la brigade de Hammamet ont interpellé deux personnes à bord d’un véhicule, en possession de 13,5 kilogrammes de kif traité. La fouille du véhicule a conduit à la découverte et la saisie de 14,860 kilogrammes de la même substance dissimulée dans le châssis du véhicule. La section de recherches de la gendarmerie nationale de Tébessa procède à l’enquête. Dans la wilaya d’Adrar, agissant sur renseignements, les gendarmes de la compagnie de Timimoun ont interpellé une personne et saisi dans son domicile, 129 plants d’opium, 480 plants de cannabis avec 486 grammes de la même substance, 180 grammes de poudre noire, un téléphone cellulaire et la somme de 61800 DA, représentant le produit de vente de stupéfiants. Entre autre, les gendarmes de la brigade de Batna Sud ont présenté devant le Procureur de la République, près le tribunal local, une personne confondue de détention et commercialisation de stupéfiants. Une quantité de kif traité a été saisie. Elle a été placée sous mandat de dépôt et écrouée. Par ailleurs, les gendarmes de la section de sécurité routière de Chelghoum Laïd, effectuant une patrouille, ont interpellé une personne à bord d’un camion, transportant 15 tonnes et 900 kg de déchets de cuivre (câbles électriques), sans facture. M.M.

Trafic d’armes

Un fusil de chasse et des munitions saisis
Les gendarmes de la brigade d’Aouf (Mascara) ont présenté devant le Procureur de la République, près le tribunal de Ghriss, une personne pour détention illégale d’arme et de munitions de chasse. Un fusil de chasse et neuf cartouches de calibre 16 ont été saisis. Elle a été placée sous mandat de dépôt et écrouée précise la cellule de communication du commandement de la gendarmerie nationale. M.M

Mercredi 9 Février 2011

EL MOUDJAHID

Culture
Patrimoine
ment personnel en s'appuyant sur trois dimensions qu'il appellera "le questionnement, le dépassement, la transcendance". Ayant une vision contemporaine des arts plastiques, sa peinture opéra une mue en plusieurs étapes. D'abord par l'introduction d'une source lumineuse dans la miniature avec un léger mouvement vers la perspective, puis la suppression du cadre illuminé qu'il réalisera dans un format plus grand avant de passer à la peinture figurative de chevalet. Après avoir pris comme thématiques le végétal et les sujets animaliers, il fait son entrée dans l'art semifiguratif toire de l'art. avant d'abouUn autre élément tir à l'abstracimportant de la tion qu'il réarecherche plastique lise en privide l'artiste est le raplégiant la couport entre l'infinileur. "Ali Aliment petit et l'infiniAli Ali-Khodja Khodja dessiment grand : "Le nait en peimonde est fait d'atomes. gnant. La vie dans ma peinture, Il s'exprimait par la couleur. c'est cette vivacité de couleurs. Ses dernières œuvres sont des Elles s'attirent et se repoussent apothéoses de couleurs gaies", et de ce mouvement contraire se avait écrit, dans une note de dégage la vie", aimait-il à dire. présentation, Mustapha Ali Ali-Khodja, qui a enseiBouamama, spécialiste en his- gné à l'Ecole des Beaux-arts de

13

La vie et l'œuvre du miniaturiste et peintre Ali Ali-Khodja ont été évoquées lors d'une rencontre organisée lundi aprèsmidi à la Bibliothèque nationale du Hamma (Alger), à l'occasion de la commémoration du 1er anniversaire du décès de l'artiste. M. Mustapha Ourif, critique d'art et directeur général de l'Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC) qui avait côtoyé le plasticien a mis en exergue ses qualités artistiques, "un artiste très ouvert sur la modernité", a rappelé ce galeriste professionnel. "L'œuvre d'Ali-Khodja repose particulièrement sur la couleur", a précisé M. Ourif, avant de rappeler les débuts artistiques du plasticien et notamment son apprentissage de la miniature et de l'enluminure auprès de ses oncles maternels, Omar et particulièrement Mohamed Racim, maître de la miniature. Pour sa part, Abderrahmane AliKhodja, fils de l'artiste disapru, a retracé le parcours de son père, un homme de culture "féru de musique andalouse et de musique universelle". Né en 1923 à Alger, Ali Ali-Khodja s'initia d'abord à la miniature qu'il enrichira de nouvelles gammes de couleurs et de motifs de sa création, tout en lui gardant son authenticité. Il entamera ensuite un chemine-

Réhabilitation des vieux villages et ksours de M'sila
Une enveloppe de 447,57 millions de dinars a été mise en place pour la réhabilitation des vieux villages et ksours de la wilaya de M'sila, ont indiqué lundi les services de la wilaya. Cette opération, déjà entamée sur le terrain, exige "du temps, beaucoup d’attention et une main d'œuvre qualifiée'' afin de préserver les spécificités culturelles et artistiques de l'architecture traditionnelle du Hodna, a-t-on expliqué. L'absence de travailleurs ayant un véritable savoir-faire lié, notamment, à la production de matériaux de construction authentiques, en particulier le pisé, a rendu nécessaire l'intégration de matériaux nouveaux, dont le ciment et le plâtre, at-on ajouté, estimant que malgré tout l'objectif de ce programme consiste à préserver et à réhabiliter le mode de construction traditionnel. Pour atteindre ce but, il est apparu important d'associer des universitaires spécialisés en architecture traditionnelle de sorte à faire des chantiers de réhabilitation de ''véritables ateliers d'histoire, d'art et de culture", a-t-on indiqué à la wilaya de M’sila. Pour le président de l'Association de solidarité avec les jeunes ruraux de M'sila, la sauvegarde du patrimoine architectural local nécessite d’intégrer un module de maçonnerie traditionnelle dans l'offre de formation professionnelle afin de disposer, à terme, d’une main-d’œuvre qualifiée pour ce type d'actions salutaires pour la préservation de la mémoire. La plupart des campagnes de M'sila sont parsemées, rappelle-ton, de ksours construits il y a plusieurs siècles et qui subissent aujourd’hui une dégradation constante en l'absence, a-t-on noté à la direction de l'urbanisme et de la construction, de "mécanismes clairs d'entretien adaptés à l'évolution démographique de ces centres urbains".

1961 à 1994, compte à son actif de nombreuses expositions dont la première remonte à 1941 et la dernière en février 2009 (au Centre culturel de la Radio Algérienne). L'artiste qui a réalisé le 1er timbre algérien (5 juillet 1963), les armoiries d'Alger ainsi que plusieurs affiches notamment celle du 1er Festival culturel panafricain d'Alger, a laissé à la postérité une œuvre d'une grande richesse.

Théâtre regional de Batna

Quatre nouvelles pièces cette année au programme
Le théâtre régional de Batna (TRB) projette de monter quatre nouvelles pièces cette année en encourageant les œuvres de jeunes comédiens, selon son directeur, Mohamed Yahiaoui. Le théâtre régional de Batna (TRB) M.Yahiaoui. Une autre nouvelle pièce teurs de théâtre, sont également au proprojette de monter quatre nouvelles en dialecte Chaoui sera également mon- gramme, a encore indiqué M. Yahiaoui, pièces cette année en encourageant les tée en prévision de la prochaine édition rappelant que des journées similaires, œuvres de jeunes comédiens, selon son du festival national du théâtre Amazigh, organisées l'année dernière, avaient ainsi qu'une autre pour enfants intitulée obtenu un "franc succès". Par ailleurs, le directeur, Mohamed Yahiaoui. "Le TRB prévoit de mettre en scène ''le prince heureux" adaptée de "Songe TRB organise depuis le début de cette quatre nouvelles pièces théâtrales cette d'une nuit d'hiver" d’Oscar Wilde. La année des spectacles hebdomadaires. Il prévoit, dans ce cadre, de présenter année en avantageant des œuvres de quatrième pièce de la saison 2011, déjà jeunes comédiens et dramaturges de la en chantier depuis deux semaines, s'in- la pièce Agouar Emenhouss (primée meilleur spectacle lors du 2ème festival région notamment, comme la pièce "El- titulera "Le marais des loups". Elle est adaptée de "Franck V" de national du théâtre amazigh) à travers Halladj" tirée d’un texte du défunt auteur irakien Mohamed Kacim et qui l'écrivain suisse Friedrich Dürrenmatt. l'ensemble des 61 communes de la sera présentée à Tlemcen dans le cadre Des journées de formation aux arts dra- wilaya de Batna, a assuré le directeur du de la manifestation « 'Tlemcen, capitale matiques et aux techniques du spectacle Théâtre régional de Batna. de la culture islamique », a ajouté au profit de jeunes comédiens et ama-

Cinq nouvelles productions théâtrales à Oran
Cinq nouvelles productions théâtrales sont programmées pour cette saison culturelle à Oran, a indiqué la Direction du théâtre régional Abdelkader Alloula (TRO).
-Parmi ces créations, une pièce intitulée "Siphax" en hommage au roi Numide sera montée dans le cadre de l'événement "Tlemcen, capitale de la culture islamique", a fait savoir Azri Ghaouti, le responsable du TRO. Ecrite par le dramaturge Bouziane Benachour, cette œuvre sera mise en scène par Moulefraa Aïssa qui réalisa, pour rappel, l'épopée historique "El-Lou'loua" (La Perle) à l'occasion du cinquantenaire de la Révolution du 1er Novembre 1954. Le public aura également droit à "Une chaise pour un gouverneur", adaptée par Belkeroui Abdelkader de l'œuvre d'un auteur égyptien, alors que la mise en scène a été confiée à Khaled Megherbi, un jeune diplômé de l'Institut supérieur des métiers des arts du spectacle et de l'audio-visuel (ISMAS) de Bordj El-Kiffan. Les répétitions de cette dernière pièce ont été déjà entamées, a-t-on signalé, ajoutant que la troisième représentation s'intitule "Aouicha et Mabrouk", écrite par Djenet Boualem et mise en scène par Hammouda Bachir. Les enfants ne sont pas en reste puisqu'il est prévu deux spectacles ludiques ayant pour titres "El-Houta oua el jirane" (La baleine et les voisins) et "En-Nemla oua elkhir" (La Fourmi et le Bien), signées respectivement Medjehri Missoum et Safia Cheggag. Ces nouvelles productions interviennent dans le cadre du programme du ministère de la Culture visant à promouvoir l'adaptation d'œuvres de dramaturges algériens et du patrimoine littéraire universel, at-on souligné.

Un grand nom du cinéma marocain tire sa révérence
Le Cinéaste, écrivain, poète et dessinateur marocain, Ahmed Bouanani connu des cinéphiles marocains pour avoir réalisé le long métrage culte "Le Mirage" (Assarab) en 1979 est décédé dimanche à l’âge de 73 ans, a-t-on annoncé lundi à Rabat. Considéré comme une véritable légende du cinéma au Maroc, Ahmed Bouanani a participé au long-métrage "Wechma" (1970) de Hamid Benani, un autre film qui a façonné l’histoire du cinéma au Maroc. Ayant connu longtemps la censure, Bouanani avait déclaré dans une interview à l’hebdomadaire "Tel Quel" qu’à partir du milieu des années 1960, je ne pouvais réaliser aucun film. La plupart de mes œuvres, je les ai alors fait signer par d’autres. C’était la seule façon pour moi d’exister. "La censure voyait des choses que moi je ne voyais pas", a-t-il dit. Né en 1938 à Casablanca, Ahmed Bouanani a étudié à l'Institut des hautes études cinématographiques (IDHEC) de Paris, devenu en 1986, Ecole nationale supérieure des métiers de l'image et du son (ENSMIS). Il est surtout connu dans la réalisation de courts métrages mais aussi comme scénariste. Ermite, Ahmed Bouanani s’était exilé avec sa femme, la costumière Naïma Saoudi, à Aït Oumghar, une tribu nichée aux fins fonds des montagnes de la région de Demnate (centre du Maroc), après avoir perdu sa fille El Batoul, dans l’incendie qui avait ravagé son appartement à Rabat en 2003, emportant au passage l’œuvre de toute une vie. Ahmed Bouanani avait révélé plusieurs cinéastes marocains, dont Daoud Aoulad Syad pour qui il a écrit quasiment tous ses films.

Mercredi 9 Février 2011

EL MOUDJAHID

Santé

15

Un "bébé-médicament" né en France
Un premier "bébé-médicament", donneur compatible pour l'un de ses aînés atteint d'une grave maladie génétique, est né en France, ont annoncé les professeurs René Frydman et Arnold Munnich.

Pas tous égaux devant la caféine
La caféine, à dose habituelle (soit 400 mg/j), aurait un effet protecteur contre la maladie de Parkinson.
Sur le plan chimique, la caféine est une méthylxanthine, comme la théophylline du thé et la théobromine du chocolat… Cette structure moléculaire explique ses effets bronchodilatateurs (relaxant les bronches), potentiellement intéressants chez l'asthmatique. Et surtout ses vertus éveillantes et psycho stimulantes, louées par bien des consommateurs. Du moins par ceux qui y sont sensibles, car nous ne sommes pas égaux devant la caféine. Chez certains, elle aurait des effets stimulants, chez d'autres une action anxiogène. Sont en cause certaines enzymes de l'organisme qui varient génétiquement et influencent son métabolisme. «La caféine, qui a des effets anxiogènes, est transformée par une enzyme du foie en

I

ndemne de la grave maladie dont souffrent ses aînés, le petit garçon, né le 26 janvier, permettra de soigner l'un d'eux pour lequel il est un donneur compatible. Le petit Umut ("espoir" en turc) Talha, qui pesait 3,650 kg à sa naissance est "en très bonne santé", a indiqué le Pr René Frydman. Ce "bébé-médicament", que

les spécialistes appellent "bébé du double espoir", est né par fécondation in vitro après un double diagnostic génétique pré-implantatoire (DPI) permettant le choix des embryons. Cette procédure de double diagnostic a permis de s'assurer d'une part que l'enfant était indemne de la grave maladie génétique (bêta-thalassémie) dont souffrent les premiers

enfants de la famille, mais aussi qu'il pouvait être donneur compatible avec l'un de ses aînés malades. Cette compatibilité des tissus (HLA) permet d'envisager ultéparaxanthine, un métabolite qui est, rieurement, une greffe de sang du lui, anxiolytique. cordon ombilical qui a été prélevé Cette enzyme aux effets anxioaprès sa naissance, afin de soilytiques est très active chez les pergner un de ses aînés. sonnes qui ressentent surtout les La bêta-thalassémie est une effets psychostimulants de la caféimaladie génétique grave et invaline. Il l'est beaucoup moins chez dante. d'autres, qui seront donc très senCause d'anémie, elle rend sibles surtout aux effets anxiogènes nécessaires à la survie des du café.» Sans surprise, les amatransfusions sanguines teurs de café appartiennent plutôt répétées. au premier groupe…Il est aussi En Espagne, le premier "bébébien connu que la caféine médicament" accélère un peu le rythme était né en cardiaque, ce qui la fait 2008. Le déconseiller aux personnes e couvrir en cas de fièvre est une erreur, notamment chez les sang de sujettes à la tachycardie. enfants : cela ne fait pas «sortir» la fièvre ou la maladie, son cordon Elle est aussi légèremais peut entraîner convulsions et déshydratation. ombilical Rappelons que la fièvre est un moyen de défense de l’organisme, ment hypertensive. «Mais avait per- qu’il est rarement «utile» de lutter contre elle si le sujet n’est pas les données épidémiolomis de gué- gêné ou mis en danger par elle. La fièvre disparaîtra toute seule. giques sont assez contrarir son frère En cas de convulsion, rafraîchir progressivement l’enfant l’aide- dictoires, estime l'épidéatteint d'une ra à se rétablir spontanément, car c’est la rapidité de l’augmiologiste Tobias Kurth grave forme mentation de la température qui cause les convulsions.Si on (Inserm U708, Paris). Nous d'anémie cherche à abaisser la fièvre, des compresses tièdes, un avons besoin d'études plus précongénitale. bain légèrement plus froid que la température cor-

S

Se couvrir en cas de fièvre n’abaisse pas la température !

L'implantation d'un défibrillateur combiné à une resynchronisation cardiaque est plus efficace chez la femme
Une étude publiée lundi a révélé que l'implantation d'un défibrillateur combiné à une resynchronisation cardiaque par impulsions électriques est deux fois plus efficace chez les femmes que chez les hommes pour empêcher une défaillance du cœur ou un décès.

porelle, le port de vêtements légers suffisent. Ces mesures provoquent des frissons, qui font augmenter la température...

cises pour comprendre les effets cardio-vasculaires de la caféine.»

C

es scientifiques ont analysé les résultats d'un essai clinique dit MADIT-CRT paru en 2009 dans le New England Journal of Medicine qui avait porté sur 1.820 participants aux Etats-Unis, au Canada et en Europe. Par ailleurs, cette étude clinique de quatre ans et demi comparait l'efficacité d'un défibrillateur implanté combiné à un petit appareil envoyant des impulsions électriques au cœur pour stimuler l'oreillette droite et les ventricules droit et gauche de manière coordonnée et synchronisée à un défibrillateur seul. Le défibrillateur seul agit différemment, envoyant un choc électrique pour réta-

blir un rythme normal lorsque le cœur se met à battre de façon désordonnée, un phénomène appelé fibrillation. Cette nouvelle approche de traitement combiné de l'insuffisance cardiaque est appelée CRT-D (cardiac resynchronization therapy with defibrillator). L'analyse comparative de l'efficacité de cette approche a révélé qu'elle permettait de réduire l'incidence des défaillances cardiaques de 70% chez les femmes contre 35% chez les hommes. Le taux de mortalité a même diminué de 72% chez les femmes. "Les études précédentes montraient que les traite-

ments cardiaques préventifs avaient des effets comparables chez les hommes et les femmes", souligne le cardiologue Arthur Moss, professeur de médecine à l'Université de Rochester (Etat de New York, est), principal auteur de cette recherche parue dans l'American College of Cardiology, revue publiée par le Journal of the American Medical Association (JAMA). "Les résultats de notre analyse sont surprenants mais très importants car il s'agit du seul traitement cardiaque qui est nettement plus efficace chez les femmes que chez les hommes", a-t-il conclu.

Santé, créativité et efficacité avec la sieste
La sieste a de nombreux bénéfices : elle réduit le stress, améliore la mémoire et la concentration libère la créativité et rééquilibre le fonctionnement nerveux. Ainsi faire une pause de quelques minutes permet de rester dynamique en rechargeant efficacement les batteries. Les personnes qui ont un emploi du temps très chargé utilisent d'ailleurs la sieste pour réduire leur temps de sommeil la nuit : pratiquée quotidiennement cette dernière peut faire gagner 1 à 2 heures de sommeil par jour.

Mercredi 9 Février 2011

16

Forum

EL MOUDJAHID

Experts et spécialistes, invités par El Moudjahid sur le thème

Leprogrammee-Algérie2013introduit
Le programme e-Algérie, lancé depuis deux ans, permettra à l'Algérie d'entrer dans la société de l'information, a indiqué hier, M. Benmehrez Cherif, responsable du programme "e-algérie" au sein du ministère de la Poste et des Technologies de l'information et de la communication. "Le programme e-algérie est un creuset d'opportunités pour les jeunes. 100.000 emplois peuvent être créés à la faveur des activités sociales induites par ce programme", a fait savoir M. Benmehrez qui s'exprimait dans le cadre du forum du quotidien El Moudjahid. Selon M. Benmehrez, le programme e-algérie va "faciliter la vie au citoyen" dans la mesure où l'utilisation des technologies de l'information et de la communication (TIC) prendra le relais des "procédés classiques". "Il est évident qu'entre faire la queue, durant de longues heures, pour obtenir un document et la possibilité d'avoir ce même document en recourant à l'Internet, le choix final est des plus évidents", a dit en substance M. Benmehrez. Selon lui, et au rythme où vont les choses, les ingénieurs ne peuvent pas se targuer de "tout maîtriser" et que, de ce fait, il y a lieu de les former et de les recycler par des spécialistes. Le directeur général du réseau ANIMAPP, M. Younès Grar a, pour sa part, insisté pour dire que le fait que les jeunes constituent l'écrasante majorité de la population est un facteur à même d'assurer la réussite du processus d'utilisation des TIC dans notre pays. "Tout un chacun sait que les jeunes sont accrocs pour ce genre de technologies et qu'ils veulent à tout prix être à la page. Le terrain est donc des plus propices", a-t-il dit. Au sujet de l'Internet, M. Grar a fait savoir que la connexion à celui-ci se fera, dans très peu de temps, par le biais du téléphone portable (et pas seulement à partir d'un micro-ordinateur) au regard de l'ancrage de la téléphonie mobile au sein de la société. Selon lui, le téléphone portable peut, dans un proche avenir, jouer un rôle important dans le cadre du commerce électronique à la faveur de l'option intitulée "paiement sans contact". Le directeur général de "Vorax Technologies", fournisseur d'Internet, M. Mebarek Boukaba a, pour sa part, indiqué que pour assurer un "meilleur ancrage" des TIC dans notre pays, il y avait lieu, au préalable, de réunir l'environnement législatif et réglementaire "adéquat". Pour lui, des contraintes, à l'image d'une administration trop "lente", voire faisant preuve de "bureaucratie", freinent l'essor des TIC dans notre pays. En outre, a-t-il ajouté, bon nombre d'entrepreneurs ignorent l'importrance du recours aux TIC dans leurs activités de tous les jours, "d'où l'importance des efforts qu'il y a lieu de déployer dans ce sens". Au cours des débats, l'unanimité a été totale quant au fait qu'il y avait lieu d'assurer un environnement à même d'accélérer le processus d'utiliation à grande échelle des TIC. APS)

Ph. A. Hamadi

Par Tahar Mohamed Al Anouar
La table ronde qui a eu lieu hier au Centre de presse d’El Moudjahid consacrée aux technologies de l’information et de la communication (TIC) en tant que moteur de la croissance économique a regroupé experts et spécialistes. M. Chérif Benmehrez, responsable du programme e-Algérie 2013 au ministère de la Poste et des TIC, M. Kaïd Khaled, administrateur au sein de l’Université de la formation continue (UFC), expert consultant, M. Nassim Ali Bey président d’ANIMAP et M. Grar Younès, DG ANIMAP, M. Jamal Zerouk, directeur général délégué à HB Technologies, M. M e b a r e k Boukaba, directeur général de VORAX Technologies et viceprésident de l’Association des fournisseurs d’Internet.

sites. Nos entreprises demeurent ainsi parfaitement invisibles sur le marché international. Le chiffre d’affaires pour les télécoms était évalué à 4,7 milliards de dollars en 2009, dont la part consacrée au matériel logiciels et services ne compte pas beaucoup d’activités, alors que ce sont les créneaux les plus porteurs. Aux Etats-Unis, pour ne prendre que cet exemple, c’est la tendance inverse que l’on constate. On accorde moins d’importance à la machinerie pour aller surtout vers le contenu (40% du secteur).

En Algérie, les NTIC forment 4% du PIB. 150.000 personnes sont directement employées, spécialisées dans les NTIC. 100.000 emplois nouveaux devaient être générés à l’avenir, ce qui reste malgré tout en deçà des besoins escomptés. Il faut penser en effet à la modernisation et l’effet d’entraînement sur la société algérienne que constitue le développement des NTIC, tendance qui favorise la création d’emplois.

Les NTIC, ce sont 40% du PIB

fait beaucoup de nouveaux métiers. Les 100.000 emplois peuvent être créés facilement à travers ces services d’accompagnement. L’exemple de l’Inde est édifiant à cet égard. L’orateur fait allusion à une progression fort importante de ce pays à travers les NTIC, qui a amené à qualifier l’Inde, de bureau du monde avec des ressources humaines, hautement qualifiée et une baisse significative des prix des télécoms et à grande vitesse. Tout cela explique le phénomène et la multiplication d’activités à forte valeur ajoutée. Depuis, les centres de recherche ont commencé en effet à fleurir en Inde pour appuyer l’industrie locale. Cette stratégie de développement a tiré l’économie indienne vers le haut, et favoriser la montée en puissance des classes moyennes urbaines. Le développement des NTIC dans notre pays permettra de répondre aux besoins nationaux et favoriser l’export. Le réseau internet permettra cette relation entre les entreprises nationales et les clients étrangers potentiels. Cette technologie devrait favoriser l’adhésion de notre pays à la société de l’information, tranquilliser le citoyen, avoir un service sans avoir à effectuer de déplacement. Il y a donc beaucoup d’intérêt à mettre ces solutions en place.

Dans son intervention M. Cherif Benmehrez, relève que dans le vaste programme de développement des NTIC, le ministère de la Poste et des TIC, s’est positionné en tant que catalyseur et non pas comme un donneur d’ordres. L’orateur rappelle la progression des NTIC dans notre pays en soulignant que pour la seule téléphonie mobile, on a connu une véritable explosion. On compte en effet 32 millions d’abonnés, l’Internet 800.000 abonnés, et pour l’ADSL deux millions d’accès installés. On compte un peu plus de 400.000 internautes.

Les NTIC en tant que catalyseur

Les jeunes ont une grande facilité d’utilisaUn programme tion de toutes ces technologies. Dans son ambitieux intervention, M. Kaïd Khaled recense les Pour M. Grar, e-Algérie avantages liés à la croissance économique 2013, est un programme que favorise le développement des NTIC, ambitieux. Beaucoup d’activi- qu’il classe en tant que troisième révolution tés économiques et autres industrielle à côté du développement du pourront être facilitées (internet nucléaire, de la biotechnologie, les énergies et commerce électronique, le e- renouvelables. L’orateur relève que NTIC et administration, etc.), au total, ce croissance économique sont deux notions sont tous les services dont a besoin le qui se rejoignent à travers le grain de temps citoyen qui peuvent tirer le bénéfice du qui est apporté par les NTIC, la gestion du développement des NTIC. temps. Les NTIC contriLe développement a donné lieu à buent à faire évoluer l’émergence d’autres l’activité des entreprises tale services en ligne, au nimité a été to avait et accroître leur perforL’una développement du matéy mance à travers un envit au fait qu’il un riel pour y accéder (PC, quan concurrenlieu d’assurer même ronnementsûr, et si les téléphones portables, tiel, bien etc.). Il y a aussi les vironnement àocessus investissements inforen pr réseaux d’accès qui ont matiques permettent d’accélérer le à grande démontré leur fiabilité. Il d’assurer les changed’utilisation s TIC y a le contenu à mettre en ments nécessaires, échelle de place, c’est là une grande dans l’organisation des préoccupation. Pour M. entreprises. Grar Younès, le programme e-Algérie 2013 introduit notre pays dans Des bouleversements la société de l’information.

Les jeunes, une grande disponibilité

S’agissant des entreprises, la situation n’est pas aussi bonne. Moins de 15% des entreprises sont connectées, moins de 40% des PME sont équipées. Concernant le web, on compte seulement quelques milliers de

Moins de 15% des entreprises sont équipées

Il nous faut aujourd’hui créer cet environnement pour se développer. Ce sont tous ces progrès qui doivent être pris en charge par des entreprises spécialisées qui vont elles-mêmes être créatrices d’emplois, en

L’intervention de sociétés spécialisées, une nécessité

Pour l’orateur, l’informatique, les réseaux, la “net économie” ont tout bouleversé. Le web social et le e-commerce décollent. Tous les indicateurs l’attestent, note M. Kaïd Khaled. Le poids des blogs et des réseaux communautaires s’accroît.
●●●

en profondeur

Mercredi 9 Février 2011

EL MOUDJAHID

Forum

17

des NTIC et de leur relation avec la croissance économique

notrepaysdanslasociétédel’informatique
●●●

L’entreprise modifie ses relations avec ses collaborateurs, ses partenaires et ses clients. Pour M. Kaïd Khaled, l’évolution est structurelle et irréversible et va conduire vers une productivité toujours améliorée. Les NTIC resteront un extraordinaire levier de croissance. En matière de formation, l’UFC s’inscrit pleinement dans le programme e-Algérie 2013, notamment dans le volet formation avec le contenu en lignes, les tuteurs en lignes. Il y a de nouveaux métiers qui émergent et qui viennent se greffer. Ils favorisent un nouveau mode de formation dans l’enseignement supérieur, l’orateur rappelle la convention cadre signée entre l’UFC et la fonction publique qui permet la formation en ligne pour l’ensemble des fonctionnaires. L’apport des NTIC permet une réduction substantielle des coûts de formation, une souplesse dans l’organisation du travail, formation individualisée, la mise à niveau des compétences, l’investissement des connaissances acquises, l’absence et la vacance du poste de travail réduite à leur minimum. Pour l’apprenant, il y a un large choix, souplesse et flexibilité, réduction du temps de formation, échanges plus importants, possibilité d’évaluer les connaissances, tous ces avantages ne se retrouvent pas dans les formations classiques.

De nouveaux métiers émergent

Les NTIC ont un rôle très grand dans la croissance économique, et pour l’entreprise cela est particulièrement visible aux EtatsUnis et en Europe. Elles vont sans doute jouer très rapidement le même rôle en Algérie grâce à des innovations de procédé majeures, elles permettent des gains de productivité importants pour les entreprises qui les adoptent. Elles stimulent ainsi à la fois l’offre et la demande. De même, elles contribuent à l’élévation du niveau général des connaissances et à l’accumulation du capital humain, ce qui est un atout pour la croissance future. Le taux de pénétration de la téléphonie mobile et de l’internet en Algérie a fait un bond extraordinaire ces dernières années. Il en sera de même pour le elearning. Dans le cadre de la modernisation du fonctionnement des services du secteur du commerce et de la facilitation de l’accès à l’information économique, le ministère du Commerce et celui de la Poste et de TIC, ont, selon une information rapportée par le quotidien Le Temps, convenu il y a quelques jours d’une convention de coopération pour assurer la mise en exploitation du système télématique du CNRC. Elle vise à moderniser le registre du commerce en vue de faciliter l’accès à l’information économique et commerciale. Sydjilcom est le nom choisi pour ce portail. Il devra être mis en ligne avant la fin du 1er semestre 2011. Cette convention, rappelle l’orateur, permettra également l’initiation de projets pilotes pour le paiement par téléphonie mobile et terminal de paiement, la mise en œuvre du registre du commerce électronique et l’assistance au CNRC pour la mise en exploitation du réseau. M. Kaïd Khaled a révélé combien la bureaucratie pouvait être néfaste à ces perspectives de croissance à travers les NTIC. Dans le cadre d’un partenariat conclu entre l’UFC et une firme allemande, spécialisée dans les laboratoires virtuels en électronique, l’université de la formation continue a lancé une formation en ligne : “Tic systems electronics”, plus de 500 étudiants ont pu suivre cette formation qui a dû être interrompue au bout de trois semestres pour des problèmes de dédouanement et de vide juridique en la matière afin de trouver une solution.

Les NTIC ont un grand rôle dans la croissance économique

cement des investissements. Réforme bancaire et réforme administrative sont plus que jamais nécessaires sur le terrain pour changer les comportements et faire évoluer les mentalités pour une pénétration des NTIC mis au service de l’économie nationale et de la croissance. Pour l’orateur, le marché local luimême n’est pas adapté. Le marché de la carte à puces, créneau d’HB technologies est détenu sur le plan mondial par de grands acteurs qui dictent leurs conditions aux gouvernements de leurs pays. Les NTIC en tant que levier pour la création d’emplois... l’orateur affiche à ce sujet son pessimisme. Le directeur général de VORAX technologies et vice-président des fournisseurs d’accès à internet, M. Mebarek Boukaba, relève pour sa part que le besoin existe, le programme pour le développement des NTIC est là, mais c’est la machine de son point de vue qui ne démarre pas. Résultat, on assiste à une fuite des cerveaux. L’échec ne concerne pas seulement le secteur des NTIC, mais selon l’orateur, l’ensemble du secteur économique. Nous n’exploitons pas au maximum les moyens qui sont les nôtres. L’orateur relève que l’environnement législatif et réglementaire porte une énorme responsabilité dans ce marasme. Hérité du passé (période ottomane et coloniale), il est forcément centralisateur encore et non adapté. Il donne une importance capitale à l’administration au détriment de l’économie. L’absence de stabilité sur le plan réglementaire et administratif nuit beaucoup au développement de l’activité économique et de l’investissement et décourage l’entrepreneur. S’agissant de l’emploi, c’est aux entreprises d’en favoriser la création et non à l’Etat. M. Boukaba relève que les contraintes au niveau

contre chez nous sur le terrain. Avec le programme e-Algérie 2013, cela représente, si les objectifs sont réalisés, plus de 4 milliards de dollars à ajouter aux 4 milliards actuels. Ces 4 milliards seront consacrés au contenu. M. Jamal Zerouk, intervenant lui aussi dans le débat, relève que l’acteur principal du développement des NTIC, demeure le citoyen qui est le premier moteur de l’économie. Il faut aller, dit-il, vers une culture des NTIC, seule capable de favoriser leur implémentation. Le vivier existe.

sont disponibles pour s’investir dans un grand nombre d’opérations favorisant le développement des TIC. Les centres d’appel, des applications sur le mobile peuvent contribuer à faire sauter des verrous bureaucratiques et affranchir le citoyen de bon nombre de difficultés qui compliquent son quotidien. Ces jeunes sont en avance sur les décideurs, des milliers sont sur Facebook. Il y a des compétences qu’il s’agit de savoir utiliser. Si chaque APC, mettait en place des structures, ce serait des milliers de jeunes qui pourraient être recrutés et se lancer dans des applications. Le développement des solutions mobiles permettrait à une institution comme Algérie Poste de régler le problème du manque de liquidités, à travers le virement de compte à compte, 30% des salaires sont représentés aujourd’hui par le paiement de charges qui se règlent en numéraires. 3.500 bureaux de poste existants, ça pourrait signifier 10.000 emplois qui permettront à leurs bénéficiaires de créer. Cela réussit ailleurs. Aujourd’hui, il est encore difficile de convaincre dans notre pays de pareille démarche, alors que nous arrivons en tant que concepteurs de telles solutions, de convaincre des institutions et entreprises étrangères. Il y a, selon le point de vue de l’orateur, un gap important qui se creuse entre jeunes et décideurs et ceci est préoccupant. Les évolutions dans le monde des TIC sont bien assimilées par les jeunes, il faut se retourner vers eux, libérer les initiatives, cela créera de l’emploi. M. Ali Bey affirme croire en les compétences algériennes. Pour M. Benmehrez, répondant aux questions, il y a des ressources et nous avons l’obligation de faire aboutir le programme de développement des TIC. Il s’agit d’un programme qui est un creuset d’opportunités pour les jeunes. L’administration électronique, les services en ligne, ce sont les jeunes qui sont les plus aptes pour en assurer le développement. Il y a des milliers d’emplois en perspective si l’on va dans cette direction 100.000 emplois, c’est par prudence que ce chiffre est avancé, en fait il y a un effet d’entraînement. Une dizaine de ministères sert de plate-forme actuellement pour le développement de services en ligne. Le ministère du Commerce, pour ne prendre que cet exemple, est bien avancé dans le domaine. M. Zerouk Jamal, rappelle que Algérie Poste a été l’institution pionnière en matière de TIC. M. Grar Younès insiste sur le fait que les TIC sont une véritable révolution à travers notamment la création de nouveaux métiers générant de nouvelles compétences (dans l’éducation, le contenu, la sécurité informatique, etc.).

3.500 bureaux de poste

Un environnement contraignant

Pour M. Ali Bey Nassim, président d’ANIMAP, le réseau existe, 32 millions de portables sont utilisés, c’est le contenu qui continue à poser problème, et cela est soulevé depuis plusieurs années. On peut faire beaucoup de choses avec le mobile, dit-il. Pour M. Benmehrez, c’est vrai que le citoyen est au centre des TIC. Il parle volontiers de formation de masse initiée par le ministère de la Poste et des TIC à travers le e-Algérie 2013. Mais il s’agit d’une formation segmentée, enseignants, fonctionnaires, jusqu’à la femme rurale.

Le contenu continue à poser problème

de l’environnement, pénalisent l’ensemble des entreprises du secteur public, comme privé. L’orateur évoque les évolutions dans d’autres pays, positives à nos yeux, la Chine par exemple, qui ont permis à l’économie d’avancer et aux entreprises de s’afficher à l’international, alors qu’ils subissaient les mêmes contraintes que nous dont elles ont pu s’affranchir. Le moteur de la croissance demeure bien l’entreprise. Les Chinois n’ont pas la même conception du secteur informel que nous. Il s’agit d’une activité utile dont vivent 30% des Chinois. L’exemple espagnol en la matière est révélateur. L’informel, entendu dans ces pays, est un excellent support pour l’économie nationale. Pour l’orateur, l’économie est une machine fragile et complexe à la fois, qui ne peut se fonder que sur la seule loi de l’offre et la demande. Il faut donc la préserver de toute dérive.

S’agissant de l’administration en ligne, c’est une dynamique qu’il faut mettre en ligne, mais on sait que les contraintes restent nombreuses. S’agissant des ressources humaines, 10.000 spécialistes dans les TIC sont formés par an, c’est trop peu et c’est loin de nos ambitions fait remarquer le responsable du programme e-Algérie 2013. On ne communique pas assez non plus, relève l’orateur. Avant de parler de formation, il faut faire prendre conscience de ce que permettent d’apporter les NTIC dans l’entreprise pour ne citer que cet exemple, M. Boukaba, intervenant dans le débat note que sur les 10.000 spécialistes formés, la plupart partent à l’étranger.

Il y a une diversité dans les contenus

Un créneau d’opportunités

Libérer les initiatives

Intervenant à son tour, M. Jamal Zerouk relève, lui aussi, l’absence de personnel qualifié, les contraintes subies en matière de finan-

Les réformes doivent aller en profondeur

Intervenant dans le débat, M. Cherif Benmehrez, rappelle que les TIC ne peuvent s’accommoder des contraintes que l’on ren-

Les NTIC ne peuvent s’accommoder de contraintes

Il rappelle qu’en 2003, il y avait 80 ISP (fournisseurs d’accès à internet), il n’y en a plus aucun aujourd’hui. Chaque ISP faisait travailler 10 ingénieurs au moins. Le manque de réactivité des pouvoirs publics face au problème existant est jugé préoccupant par l’orateur d’autant que les contraintes qui pèsent sur les entreprises se sont accrues. M. Boukaba suggère la création d’un observatoire pour arriver à une régulation de la situation et écouter les spécialistes. Pour M. Grar Younès, répondant aux interrogations des participants, ce sont dans le monde, les entreprises qui investissent dans les TIC qui se développement le plus. La disparition des ISP chez nous est particulièrement pénalisante en effet. On a besoin pour permettre au programme eAlgérie 2013 de se déployer, de lever un grand nombre de contraintes, de pesanteurs bureaucratiques. La volonté politique existe. Les jeunes

80 ISP ont baissé le rideau

La volonté politique existe

S’agissant d’une question sur la sous-traitance et les TIC, M. Grar note que ce volet a été pris en charge. Il s’agit d’un volet important qui permet la création de centaines d’entreprises et de milliers d’emplois. Pour M. Benmehrez, on a 7 fois moins de compétences qu’un petit pays comme Singapour. Il nous faudrait au moins un million de compétences pour atteindre le niveau de Singapour actuellement. M. Boukaba, intervenant suite à des questions, relève qu’à la différence de l’Algérie, des pays comme Singapour précisément, la Chine ont libéré l’initiative privée. L’Etat n’intervient pas. Il y a des facilitations pour la création de PME, la création d’emplois. Je vous fais confiance à priori, tel est le leitmotiv dans ces pays. Il faut laisser les gens travailler. Si une telle mentalité arrivait à gagner l’Algérie, on pourra rattraper le retard, note M. Boukaba. Il faut réformer, il faut aussi impliquer professionnels et spécialistes et non pas les laisser partir à l’étranger. T. M. A.

La sous-traitance a sa place dans les TIC

Mercredi 9 Février 2011

18

Santé
Le miel, des vertus extraordinaires !
Vrai Parce qu’il est riche en vitamine C, le kiwi améliore l’élasticité de la peau, et, plus généralement, freine son vieillissement. Grâce à son action antioxydante, cette vitamine permet de contrer les dégâts des "radicaux libres", substances qui accélèrent le vieillissement de la peau. "Elle lutte contre les dégâts du stress oxydatif, l’agent le plus nocif pour le vieillissement cutané", explique le Dr Marie-Pierre HillSylvestre, dermatologue. A quelle fréquence manger du kiwi ? Comme tous les fruits, il doit être consommé le plus souvent possible ! Les autres fruits riches en vitamine C : Cassis, orange, pample-

EL MOUDJAHID

Inflammation des gencives
L'inflammation des gencives est un problème fréquent à ne pas négliger, car il témoigne d'une réaction de la gencive à un problème qui touche soit les dents, soit l'os sur lequel sont insérées les dents. Les signes La gencive peut être simplement douloureuse et légèrement gonflée de façon globale. Elle peut être gonflée et gênante, voire douloureuse.

Le kiwi améliore l’élasticité cutanée

dans ce cas, elle est souvent rougie, avec des sortes de bourrelets qui entourent la base des dents. Ce gonflement provoque souvent des saignements de la gencive, en particulier lors du brossage des dents. Lorsque ce gonflement touche une seule dent, cela témoigne d'un problème dentaire : soit abcès dentaire , soit alvéolite . Enfin, il peut arriver que du pus s'écoule. Il s'agit alors le plus souvent d'un abcès dentaire qui a percé. Les causes : La première des causes est la gingivite , laquelle peut avoir de nombreuses causes qui ne sont pas seulement locales. Les autres causes sont les abcès dentaires , et l'alvéolite, pour aller plus loin : Abcès dentaire; Alvéolite; Gingivite.

La médecine redécouvre les fabuleuses vertus santé du miel et des produits de la ruche... Non seulement ils soignent brûlures, bouffées de chaleur, problèmes de prostate, ulcères, mais ils ont aussi des propriétés anti-âge, contre l’arthrite, les mycoses ou la fatigue... Le pollen, efficace contre les bouffées extraits de pollen pourraient aider à réduire la taille de la prostate, permettraient de de chaleur Une étude danoise réalisée en 2005 sur relâcher les muscles entourant l’urètre et 64 femmes a montré que le pollen peut d’améliorer les problèmes urinaires. En pratique : Prendre 1 cuillère à soupe réduire les bouffées de chaleur associées à de pollen frais congelé de ciste, châtaignier la ménopause. En pratique : Prendre 1 cuillère à soupe ou de bruyère au petit déjeuner avec fruits de pollen frais congelé de ciste ou de châ- et céréales pendant 3 semaines. A renouvetaignier (en alternance) au cours d’un petit ler 3 à 4 fois/an, plus si nécessaire. Propolis : des propriétés anti-âge ! déjeuner léger composé de fruits et/ou de La propolis est une résine récoltée par céréales pendant 3 semaines. A renouveler les abeilles sur certains arbres (en Europe en cures de 3 semaines 3 à 4 fois/an, mais il est tout à fait possible d’en prendre tous sur le peuplier principalement), dont elles se servent pour calfeutrer et aseptiser leur les matins. ruche. Selon des études japonaises menées Pollen : bon pour la prostate ! Après 50 ans, l’hypertrophie bénigne de en 2004, ses flavonoïdes ont un pouvoir la prostate chez l’homme est une patholo- antioxydant, capable de détruire les radigie fréquente. Le volume de la prostate caux libres produits par l’organisme face augmente et entraîne des troubles uri- aux agressions extérieures. naires. Selon de nombreuses études, les

mousse, mangue, fraise, melon. Découvrez notre recette Méli-mélo d'agrumes

Saumon : des minéraux anti-âge !
Calcium, magnésium, zinc, fer, potassium, phosphore, cuivre, sélénium.. Le saumon regorge de minéraux essentiels au bon fonctionnement de notre organisme ! Certains aident à lutter contre les radicaux libres responsables du vieillissement ou contribuent à notre bon équilibre hormonal tandis que d’autres sont nécessaires à notre santé nerveuse et assurent une bonne santé cardio-vasculaire. Quelle quantité de saumon consommer ? Idéalement, il est recommandé de manger du saumon deux fois par semaine. A noter : 100g de saumon contiennent

Maigrir : Dîner entre 19 h et 21 h
La meilleure heure pour le repas du soir reste entre 19 h et 20 h, voire 21 h (dernier délai), histoire de sevrer l’organisme de calories durant au moins une dizaine d’heures. Il faut éviter de se coucher durant les deux heures qui suivent le repas. "Les aliments ne pourront pas être correctement digérés si vous dormez immédiatement après le repas. Cela permet aussi de mieux dormir", explique le Dr Jean-Loup Dervaux. Si la faim vous tenaille autour de 22 h, faites un mini-souper en prenant un yaourt ou fromage blanc 0 % peu ou non sucré et un fruit peu ou non sucré (pomme, prune, abricot). En plus d’aider à éviter la petite faim de la nuit, c’est une aide psychologique à la modération du dîner.

L'huile d'olive, un anti-douleur naturel !
Boire une tasse d'huile d'olive

415 mg de sodium, 228mg de calcium, 1060 mg de phosphore, 0.890 mg de fer, 28 mg de magnésium, 349 mg de potassium, 0.770 mg de zinc et 0.068 mg de cuivre. Attention : Si vous envisagez une supplémentation, demandez conseil à votre pharmacien.

Tristesse et repli sur soi
"Les troubles dépressifs font partie des symptômes les plus observés en association aux troubles de la mémoire chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer", explique Luc Buée, directeur de recherche à l’Inserm, spécialiste de la maladie. Repères : Il peut arriver à tout le monde d’être triste et maussade. Chez une personne atteinte d’Alzheimer "l’existence d’une vraie dépression est rare et, le plus souvent, les idées dépressives demeurent limitées et transitoires", précise Jacques Selmès, ancien Interne des hôpitaux de Paris et le Dr Christian Derouesné, neurologue. Quand s’inquiéter ? Quand la personne est régulièrement fatiguée et/ou triste, qu’elle dit qu’elle n’est plus bonne à rien, qu’elle est ralentie dans ses pensées et ses mouvements…

Des amandes pour réguler le cholestérol

pour soulager un mal de tête persistant ? Pourquoi pas ! Des chercheurs américains ont prouvé que l'huile d'olive (extra-vierge 100 % naturelle) posséderait des vertus anti-inflammatoires similaires à celles de l'ibuprofène ! Selon une étude menée en 2005 par des chercheurs britanniques, ces bienfaits seraient attribuables aux oleocanthals, des composés contenus exclusivement dans l'huile d'olive. En pratique : Consommez de l'huile d'olive de façon quotidienne pour réduire les douleurs chroniques ou de façon ponctuelle en cas de maux de tête, de douleurs musculaires...

Consommer des amandes quotidiennement aide à baisser le taux de cholestérol dans le sang. C’est ce que démontre une étude réalisée en Iran en 2010 sur l’action d’une supplémentation quotidienne d’amandes durant 4 semaines chez des patients sujets ayant un taux de cholestérol élevé. Comment ça marche ? Comme l’explique le Dr Arnaud Cocaul, nutritionniste, l’action anticholestérol de l'amande est principalement due aux fibres qu’elle contient, qui emprisonnent le mauvais cholestérol dans le tube digestif avant qu’il ne passe dans le sang, et en permettent l’élimination par les selles. Quelle quanité d'amandes consommer pour réguler son cholestérol ? Consommez quotidiennement une poignée d’amandes, environ 30g grammes.

Mercredi 9 Février 2011

30

Vie Quotidienne
Formation professionnelle
Vie religieuse
Horaires des prières de la journée du mercredi 6 Rabi’ El Aouel 1432 correspondant au 9 février 2011 : — Dohr...............….....13 h 02 — ‘Asr.........................15 h 59 — Maghreb................. 18 h 24 — ‘Icha....................... 19 h 44 Jeudi 7 Rabi’ El Aouel 1432 correspondant au 10 février 2011 : — Fedjr......................... 06 h 15 — Chourouk.................. 07 h 42

EL MOUDJAHID

Près de 1000 places pédagogiques non pourvues à Tipasa faute de postulants

P

rès de 1.000 places pédagogiques n'ont pas été pourvues, pour la rentrée de cette année dans le secteur de la Formation et de l'Enseignement professionnels de la wilaya de Tipasa, selon la direction concernée. Le secteur, qui offre chaque année dans la wilaya, entre 4.000 et 5.000 postes de formation, n'a pas trouvé preneurs pour près de 1.000 places que les responsables du secteur espèrent pourvoir d’ici la rentrée de février 2012, a-t-on précisé. Selon la même source, la wilaya de Tipasa est classée "parmi les wilayas où le surplus est le plus faible, quand on sait qu’il n'y a eu, à ce jour au niveau national, que 60.000 inscrits pour l’année 2010-2011 sur les 200.000 places pédagogiques offertes". Cette situation constatée surtout pour la rentrée de février s’explique par le "peu d’engouement" des jeunes pour la formation même si des campagnes de sensibilisation sont organisées tout au long de l’année, avec des rencontres de proximité, des émissions d’information à travers la radio locale, des animations sur les places publiques, l’organisation de caravanes et autres portes ouvertes sur les CFPA. Des efforts sont également faits par les responsables du secteur pour renouveler les spécialités et répondre aux besoins des jeunes qui s’intéressent très peu aux sections agricoles, par exemple, selon cette direction qui constate toutefois un "retour vers les métiers du bâtiment pour les garçons et la couture et la broderie pour les filles". 10.663 stagiaires sont attendus pour la rentrée scolaire 2011-2012 du mois de février dans le secteur de la formation et de l’enseignement professionnels dans la wilaya de Tipasa, a-t-on indiqué. Cet effectif prévisionnel concerne tous les types de formation avec 5.750 nouveaux inscrits et 4.913 reconduits dans les formations résidentielle, par apprentissage, en cours du soir, cours destinés aux femmes au foyer, à la formation par alphabétisation et autres qualification professionnelle, ainsi que celle en milieu carcéral. La formation résidentielle, à elle seule, recevra dans ses 161 sections pas moins de 4.498 stagiaires tandis que celle par apprentissage totalise 3.825 stagiaires dont 1.400 nouveaux inscrits. Selon le directeur de la formation professionnelle, de nouvelles spécialités seront introduites cette année dans la wilaya. Il s'agit de l'apiculture à Attatba, de l'horticulture au CFPA de Meurad, de la sculpture sur bois et de la décoration sur verre à Douaouda, ainsi que de la mécanique et de la réparation des machines agricoles à Meurad, Le même responsable a insisté, par ailleurs, sur l’ouverture du secteur de la formation et de l’enseignement professionnels sur l’environnement socioéconomique en axant les efforts sur "la réhabilita-

tion et la promotion de la formation par apprentissage, eu égard aux grandes potentialités qu’elle peut mobiliser soit en terme d’effectifs ou encore de spécialités".

Tizi-Ouzou

Plus de 8.500 infractions à la législation commerciale constatées en 2010

A la mémoire de mon cher et regretté époux

Pensée

Q

uelque 8.523 infractions à la législation commerciale ont été constatées en 2010 dans la wilaya de Tizi-Ouzou, au titre du contrôle des pratiques commerciales et de la qualité, a-t-on appris de la direction du commerce. Le contrôle des pratiques commerciales, effectué par les brigades compétentes durant l’année écoulée, a donné lieu, selon le chargé du contentieux au niveau de la direction du commerce, à 3.523 interventions qui se sont soldées par la verbalisation de 1.444 infractions diverses. Sur ce nombre de contraventions établies par les agents de contrôle, ce responsable fait état de pas moins de 1.109 cas ayant trait au "défaut de publicité de mentions légales", infraction correspondant au non dépôt par des opérateurs économiques, à terme échu, de leurs comptes sociaux au niveau du Centre national du registre du commerce ( CNRC). Le reste des infractions aux pratiques commerciales englobe, selon le même bilan, le "défaut de publicité des prix" (236 cas), le "défaut de facturation" (39 cas), la "non détention de registre du commerce" (23 cas) et l' " exercice d’activités étrangères au registre du commerce" (11 cas). Au titre de la sanction de l’infraction relative au défaut de facturation de transactions commerciales dont la valeur dépasse le million de dinars chacune, la direction du commerce a adressé à la direction des impôts, pour l’année considérée, une demande d’inscription au fichier national des fraudeurs de 5

opérateurs économiques, activant principalement dans la sphère d’importation. Ces derniers cas de défaut de facturation représentent une dissimulation de chiffres d’affaires d’une valeur globale estimée à près de 1,5 milliard de dinars, a indiqué le chargé du contentieux au niveau de la direction du commerce. Les infractions de "défaut de registre de commerce" et d' "exercice d’activités étrangères au registre de commerce" ont été, selon la même source, à l’origine de la fermeture de 30 locaux commerciaux. S’agissant du contrôle de la qualité, ce volet a fait l’objet, pendant le même laps de temps, de 7.079 interventions d’agents de contrôle, qui ont eu à dresser 1.429 PV sanctionnant 1.609 infractions, dont 577 cas de défaut d’hygiène, 289 cas de non respect de l’étiquetage et 84 cas de non respect de l’obligation de garantie de produits mis en vente. Près de 7 tonnes de produits alimentaires périmés, dont notamment des produits carnés, ainsi que 523 litres de boissons frelatées, ont fait l’objet d’une saisie par les brigades de contrôle de la qualité, en plus de la fermeture de 256 locaux commerciaux pour des infractions relevant notamment du défaut d’hygiène et de défaut de registre de commerce. Des opérations "spécifiques" de contrôle de la qualité, ont débouché sur la saisie de 4,5 tonnes de sel non iodé et de 129 appareils de téléphonie mobile pour " non conformité à l’obligation de garantie de produits", relève- t-on à la direction du commerce.

LARABA Wahid
qui nous a quittés à jamais il y a un an, le 12 février 2010 à l’âge de 58 ans. Terrible et amère fut cette journée fatidique où la mort t’a arraché à ton épouse, ton fils unique et tes filles, qui te pleurent toujours et n’arrivent pas à accepter ta disparition en leur laissant un vide immense que nul ne pourra combler. Ta bonté, ta générosité et ta sagesse ont marqué tous tes proches, grands et petits. On n’oubliera jamais ta voix qui résonne dans nos têtes, ni ton sens de l’humour et ta franchise unique et incomparable. En cette douloureuse circonstance, les familles LARABA et HAMDIS prient pour le repos de ton âme et que Dieu t’accueille en Son Vaste Paradis. «A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.»

Trois années se sont écoulées depuis cette fatidique journée du 8 février 2008 où tu nous as quittés à jamais, très cher et regretté père Ton épouse et tes enfants demandent à tous ceux qui t’ont connu d’avoir une pieuse pensée en ta mémoire.

Pensée

GUEMMOUR Abdelkader

Béchar

Clôture du 1er festival de la femme de la Saoura

L

es participantes au 1er Festival de la Femme de la Saoura ont appelé hier, à Bechar à la nécessité de développer les structures de formation professionnelle au profit des femmes et des jeunes filles de cette wilaya, au terme de cette manifestation. Le développement et l’adaptation de ces structures aux besoins réels en matière de formation de la gente féminine a pour but de répondre aux exigences et préoccupa-

tions actuelles de cette catégorie sociale, ont-elles précisé dans les recommandations ayant sanctionné leurs travaux. Les représentantes d’une vingtaine d’associations féminines, présentes à ce festival, ont appelé les pouvoirs publics à accorder "soutien et intérêt" aux projets initiés par les femme au titre des dispositifs de l’Agence nationale de soutien à l'emploi des jeunes (ANSEJ). Elles ont aussi plaidé pour

des mesures d’encouragement, par les secteurs de l’artisanat et de l’environnement, afin de permettre "l’émergence de véritables PME dirigées par des femmes, créatrices d’emplois et de richesses". Les participantes, qui ont décidé de tenir la prochaine édition de ce festival à la même date en 2012, ont appelé à accroître le quota réservé aux jeunes filles universitaires, au titre des dispositifs d’embauche de l’Agence nationale de l'emploi, dans le

but de résorber le chômage en milieu féminin. Le 1er Festival de la Femme de la Saoura auquel ont pris part plus d’une centaine de femmes d’une vingtaine d’associations féminines locales, a été marqué, durant trois jours, par d’intenses manifestations visant à mettre en relief les activités de ces associations et leur contribution à la promotion des femmes, notamment celles vivant dans les espaces ksourien et rural.
ANNABA : 7, cours de la Révolution Tél. : (038) 84.86.38 Fax : (04) 84.86.38

QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION Edité par l’EPE-EURL au capital social de 50.000.000 DA

EL MOUDJAHID

20, rue de la Liberté, Alger Téléphone : 021.73.70.81 Directeur de la publication - Gérant

Abdelmadjid CHERBAL
Directeur de la rédaction

Larbi TIMIZAR
DIRECTION GENERALE Téléphone : 021.73.79.93 Fax : 021.73.89.80 DIRECTION DE LA REDACTION Téléphone : 021.73.99.31 Fax : 021.73.90.43
Internet : http://www.elmoudjahid.com E-mail : elmoudjahid@elmoudjahid.com

BUREAUX REGIONAUX CONSTANTINE 100, rue Larbi Ben M’hidi Tél. : (031) 64.23.03 ORAN Maison de la Presse 3, place du 1er Novembre Tél. : (041) 39.34.94 ANNABA 2, rue Condorcet Tél. : (038) 86.64.24 BORDJ BOU-ARRERIDJ Ex-siège de la wilaya Rue Mebarkia Smaïl, B.B.A. 34000 Tél/Fax : (035) 68.69.63 SIDI BEL-ABBES Maison de la presse Amir Benaïssa Immeuble Le Garden, S.B.A. Tél/Fax : (048) 54.42.42 CONSTANTINE : Route de Sétif 7e km Tél. : (031) 66.49.65 - (031) 92.30.99 Fax : (031) 66.49.37 TIZI OUZOU : Cité Mohamed Boudiaf (ex-2.000 logts) Bâtiment 3, 1er étage, Nouvelle ville Tél. - Fax : (026) 21.73.00

TLEMCEN :12, place Kairouan Tél.-Fax : (043) 27.66.66 MASCARA : Maison de la Presse Rue Senouci Habib Tél.-Fax : (045) 81.56.03 CENTRE AÏN-DEFLA : Cité Attafi Belgacem (Face à la Poste) Tél/Fax: 027.60.69.22

Régie publicitaire EL MOUDJAHID 20, rue de la Liberté, Alger Tél./Fax : 021 73.56.70 ABONNEMENTS Pour les souscriptions d’abonnements, achats de journaux ou commandes de photos, s’adresser au service commercial: 20, rue de la Liberté, Alger. COMPTES BANCAIRES Agence CPA “Che” Guevara - Alger Compte dinars n° 102.7038601 - 17 Agence BNA Liberté - Dinars : 605.300.004.413/14 - Devises : 605.310.010078/57 Cptes BDL - Agence Port Saïd - Dinars : 005.00 107.400.247 86 20.28 - Devises : 005.00 107.457.247 86 20.28

PUBLICITE Pour toute publicité, s’adresser à l’Agence Nationale de Communication d’Edition et de Publicité “ANEP”
ALGER : 1, avenue Pasteur Tél. : (021) 73.76.78 - 73.71.28 - 73.30.43 Fax : (021) 73.95.59 - Télex : 56.150 Télex : 81.742 ORAN : 3, rue Mohamed Khemisti Tél. : (041) 39.10.34 Fax : (041) 39.19.04 - Télex : 22.320

Edité par EPE-EURL EL MOUDJAHID Siège social : 20, rue de la Liberté, Alger IMPRESSION Edition du Centre : Société d’Impression d’Alger (SIMPRAL) Edition de l’Est : Société d’Impression de l’Est, Constantine Edition de l’Ouest : Société d’Impression de l’Ouest, Oran Edition du Sud : Unité d’Impression de Ouargla (SIA) DIFFUSION Centre : EL MOUDJAHID Tél. : 021 73.94.82 Est : SARL “SODIPRESSE” Tél-fax : 031 92.73.58 Ouest : SARL “SDPO” Tél-fax : 041 46.84.87 Sud : SARL “TDS” Tél-fax : 029 75.02.02 France : IPS (International Presse Service) Tél. 01-46-07-63-90
Les manuscrits, photographies ou tout autre document et illustration adressés ou remis à la Rédaction ne sont pas rendus et ne peuvent faire l’objet d’une réclamation..

Mercredi 9 Février 2011

EL MOUDJAHID

Sports
spécialisé France Football ES Sétif
cris d'abord dans le projet de ce club, je sens des dirigeants qui veulent avancer. J'ai demandé un certain nombre de choses, le président a accédé à mes demandes. C'est quelqu'un d'intelligent", a-t-il souligné. Sur les objectifs du club, 10e en championnat et éliminé de la coupe d'Algérie, Renard affirme qu'il devra s'atteler à préparer la saison prochaine. "On va terminer le championnat le mieux possible et préparer la saison prochaine. On fera le bilan en fin de parcours", a-t-il dit. L'USMA est depuis quelques jours en stage au Maroc pour préparer la suite du championnat. Le technicien français est revenu par ailleurs sur son expérience avec la sélection angolaise qu'il qualifie de "mauvais choix". "Après la coupe d'Afrique des nations en Angola avec la Zambie l'an passé, j'ai fait le mauvais choix. L'Angola n'était peut-être pas faite pour moi. Et puis, j'aurais pu rejoindre la Côte d'Ivoire après la coupe du Monde", a-t-il révélé.

31

Hervé Renard l’a affirmé, hier, au magazine

“Le projet de l'USMA est très ambitieux”

Vers l'auto-financement

L'

entraîneur de l'USM Alger, le Français Hervé Renard, s'est dit "heureux" de travailler en Algérie avec les "Rouge et Noir" où un projet "très ambitieux" a été lancé par le président du club Ali Haddad, a-t-il affirmé hier au magazine spécialisé France Football. "Il y a à l'USMA un projet très ambitieux, depuis son rachat" par Ali Haddad, a déclaré le technicien français au site de France Football. "Son idée est de rénover le club au niveau des structures, pour en faire de nouveau un grand d'Algérie, et éventuellement un grand d'Afrique. A titre personnel, je suis heureux de travailler dans cette partie de l'Afrique, je ne connaissais pas le Maghreb. J'ai eu un moment un contact avec le Ahly du Caire, mais cela ne s'est pas fait", a ajouté Hervé Renard. Concernant son engagement avec le vieux club algérois, l'ancien sélectionneur de la Zambie et de l'Angola a fait savoir que son contrat de deux ans et demi contenait une clause qui le laisserait partir s'il avait un contact d'une équipe nationale.

A

"J'ai mis une clause à ce sujet dans mon contrat de deux ans et demi. Si je suis approché par une sélection, on discutera. Tout est possible. Aujourd'hui, je m'ins-

vec l'instauration du professionnalisme en Algérie dès cette saison, l'argent est devenu le nerf de la bataille. Celui qui en est pourvu suffisamment peut écumer le marché des "meilleures pointures" sans le moindre problème. Les sétifiens du président Serar ont connu quelques difficultés sur ce plan au point que quelques joueurs comme Laïfaoui, Metref, Belkaïd et même Chaouchi ont montré clairement leurs intentions de partir. Heureusement que Serar a réussi à les convaincre de rester en parvenant à les payer. Il sait, cependant, qu'il doit tout faire pour avoir une entrée régulière d'argent. C'est pour cette raison qu'il compte lancer une promotion immobilière lui permettant d'avoir une entrée sûre d'argent. Ce projet de promotion immobilière est sur le point d'être concrétisé. D'ailleurs, on compte exposer ses contours à l'assemblé générale du club de l'ESS ce 14 février. Il est certain qu'un tel projet pourrait permettre aux dirigeants sétifiens de mieux défendre leus joueurs de certains présidents qui sont très riches. L'équipe s'entraîne normalement, même si 11 de ses joueurs se trouvent actuellement avec l'EN A'. H. G.

Ligue 2 (14e journée)

Reprise ce vendredi (15 h)
a joué contre des équipes de Ligue 1 (USMA, USMH...). Ce qui avait permis à son coach Khezzar d'avoir une idée assez nette sur les joueurs en forme afin de les aligner ce vendredi, au stade Chahid Hamlaoui de Constantine l'O Médéa de Khaled Lounici. Même si l'avantage du terrain aura son importance, cette rencontre ne sera pas une simple formalité pour les camarades de Yacef même s'ils sont les mieux placés pour l'emporter. Comme le match ABM-CAB a été reporté à une date ultérieure, le CSC doit suivre avec une attention particulière les sorties du RCK, de l'ASMO et du MSPB, qui reçoivent dans l'ordre l'USB, le MOC et la JSMS. Il est certain que cette reprise sera laborieuse pour tout le monde. H. Gharbi PROGRAMME Vendredi, 15 h : CRT-PAC MSPB-JSMS USMBA-NAHD RCK-USB ABM-CAB (reporté) SAM-ESM ASMO-MOC CSC-OMédéa

Favorable au CS Constantine

A

près une trêve d'un mois, la Ligue2 reprendra son droit de cité avec le déroulement de la 14e journée. Il est certain que les locataires de cette division se sont très bien préparés et même bien rechargés leurs accus. Certains ont même profité pour se renforcer en vue de bien poursuivre la phase retour sur de bonnes bases. Il est certain que cette journée sera certainement favorable pour le leader constantinois, le CSC, qui reçoit l'O Médéa, une équipe qui a joué plusieurs matches amicaux contre la JSK, l'USMH... Le CSC lui aussi

Le match AB Merouana-CA Batna reporté
Le match AB Merouana-CA Batna entrant dans le cadre de la 14e journée du championnat professionnel Ligue 2 de football a été reporté à une date ultérieure, a annoncé hier la Ligue nationale de football (LNF). Ce report a été décidé en raison de la participation du CA Batna au match retour du tour préliminaire de la Coupe de la Confédération, prévu dimanche à Benghazi contre Nasr de Libye. Au match aller disputé à Batna, le CAB avait été tenu en échec (2-2). Par ailleurs, la rencontre ABM-CAB des moins de 20 ans a été maintenue pour ce vendredi à 11 h au stade de Merouana.

Le Tunisien Yacine Chikhaoui reprend les entraînements avec le FC Zurich
Le milieu international tunisien du FC Zurich (Div 1 suisse), Yacine Chikhaoui, éloigné des terrains depuis août dernier suite à une fracture du tibia, a repris les entraînements avec son club, rapporte hier le site d'Eurosport. En juin dernier, Yacine Chikhaoui a tapé de nouveau dans un ballon après presque deux saisons passées entre opérations, consultations médicales, examens, IRM (imagerie à résonance magnétique) et rééducation. Sans pourtant se remettre totalement d’aplomb. Nul doute que le sélectionneur des Aigles de Carthage, Ammar Souayeh est content du retour de Chikhaoui qui s’est complètement rétabli et pourra compter sur le lutin tunisien lors des prochaines rencontres des éliminatoires de la Coupe d'Afrique des nations CAN-2012. Yacine Chikhaoui, pourrait effectuer son retour en sélection le 26 mars prochain à l'occasion du match face au Malawi à Blantyre, pour le compte de la 6e journée (groupe K) des éliminatoires.

Ligue des champions d'Afrique (tour préliminaire-retour)

MCA-Real Bangui ce vendredi, 16 h, au stade de Rouiba
La manche retour du tour préliminaire de la Ligue des champions d'Afrique entre le MCA et le Real de Bangui aura lieu ce vendredi, 16 h, au stade de Rouiba. A l'aller, à Bangui le MC Alger avait fait match nul (1 - 1). Il est certain que les Algériens sont très proches d’une qualification pour le prochain tour où ils auront sur leur chemin le Dynamos du Zimbabwé. Le MCA qui se trouve à Alicante (Espagne) est en butte à une situation assez difficile liée aux nombreux blessés auxquels est confronté le club. Lors du match amical contre les russes de Rubin Kazan (0 - 2), Douadi s'est blessé, ainsi que Amroune, Boudebouda. Babouche lui aussi est blessé. A cette allure, le MCA aura du mal à présenter une équipe complète contre les Centrafricains ce vendredi à Rouiba. De plus, les Mouloudéens, qui avaient programmé leur retour pour ce jeudi, sont en butte à un problème de réservation. Ils seront obligés de trouver un autre itinéraire pour revenir au bercail et de préparer dans de très bonnes conditions cette manche retour devant une équipe qui reste malgré tout à prendre très au sérieux. H. G.

Blatter et Jordaan désignés personnalités médiatiques de l'année 2010 en Afrique du Sud
Le président de la Fédération internationale de football (FIFA), Joseph S.Blatter, et le président du Comité organisateur de la Coupe du Monde 2010, Danny Jordaan, ont été désignés personnalités médiatiques de l’année 2010 en Afrique du Sud, par la Fédération sud-africaine des journalistes, rapporte la FIFA hier sur son site. Blatter et Jordaan s’inscrivent ainsi dans la prestigieuse lignée de Nelson Mandela, FW De Klerk, Thabo Mbeki, Charlize Theron et l’actuel Président de l'Afrique du Sud, Jacob Zuma. Cette distincLe président de la fédération sud-africaine des journalistes, Yusuf Abramjee, a expliqué que le choix pour l’année 2010 s'était fait tout naturellement. "La Coupe du Monde 2010 a été présente dans les médias quasiment tous les jours de l'année 2010. Elle a été sur les lèvres de la plupart des Sud-Africains pendant de nombreux mois. Jamais un sport n'avait reçu un tel soutien dans l'histoire de l'Afrique du Sud. MM. Blatter et Jordaan ainsi que leurs équipes nous ont apporté de la fierté", a-t-il indiqué.

tion tient compte de l’impact et de la valeur médiatiques ainsi que de l’attention générée chez les journalistes.

Mercredi 9 Février 2011

CHAN

2011

(Groupe

A)

Hier au stade internationale de Khartoum (Soudan)

L'Algérie-Gabon (2-2)

Les Verts n’ont pas osé
La sélection algérienne A' de football et son homologue du Gabon se sont séparées sur un score de parité (2-2), (mi-temps 0-0), en match disputé hier au stade international de Khartoum, pour le compte de la deuxième journée du groupe A, du 2e championnat d'Afrique des nations CHAN-2011 qui se déroule au Soudan (4-25 février). Les buts de la rencontre ont été inscrits pour le Gabon par Lengoualama (51e) et Ebombagoye (90), et pour l'Algérie par Soudani (70e et 89e). La sélection algérienne est passée à coté d’une victoire avec l’égalisation obtenue à la fin de la partie par l’équipe gabonaise même si le but est entaché d’irrégularité.

Tournoi de l'UNAF (U-20) Victoire de l'Algérie contre le Kenya 1 à 0
La sélection algérienne de football des moins de 20 ans (U20) s'est imposée contre son homologue kenyane 1 à 0 (mi-temps 0-0), hier à Tripoli, pour le compte de la deuxième journée du tournoi de l'Union nord-africaine (UNAF) de la catégorie qui se déroule en Libye jusqu'au 10 février. L'unique but de la partie a été inscrit par Mohamed Mekki à la 85è minute de jeu, grâce à une reprise de tête. Lors de leur entrée en lice dimanche, les Verts s'étaient imposés devant le Maroc sur le score de 2 à 0. La Libye, vainqueur lors du premier match face au Kenya (51), sera opposée mardi en fin de journée au Maroc. Ce tournoi, qui se déroule sous la formule d'un mini-championnat, regroupe l'Algérie, le Maroc, la Libye et le Kenya comme invité. Les Algériens joueront leur troisième et dernière rencontre jeudi contre la Libye, alors que le Kenya défiera le Maroc.

L'entraîneur de l'Ouganda "agréablement surpris" par le niveau du tournoi

L

e sélectionneur écossais de l'Ouganda A', Bobby Williamson, s'est dit "agréablement surpris" par le niveau des joueurs au Championnat d'Afrique des nations de football (CHAN-2011) qui se dispute actuellement au Soudan. "La norme est très élevée. Les joueurs ici présents ont su faire preuve de qualités que je ne leur soupçonnais pas. J’avais quelques doutes sur le niveau d’ensemble des joueurs

Selon un dirigeant de la Confédération africaine de football

16 sélections en phase finale, "c'est plus attrayant"
Le passage à 16 sélections du nombre des pays participant à la seconde édition de la phase finale du Championnat d'Afrique des Nations (Soudan 4-25 fév) rendra "plus attrayante" la compétition, a estimé un dirigeant de la Confédération africaine de football (CAF). “La CAF avait décidé de porter le nombre des pays participants à la 2e édition de la CHAN au Soudan à seize équipes, après le succès qu'a connu la 1re édition en Côte d'Ivoire" où la participation était limitée à huit équipes réparties en deux groupes, a déclaré le chargé de communication de l'instance africaine, M. Suleiman Habuba. Pour M. Habuba, l'augmentation du nombre des pays participants va rendre la compétition encore "plus excitante et va permettre de voir plusieurs matches lors la seconde édition", a-t-il expliqué. “Hésitants lors du lancement de cette compétition en 2007, plusieurs pays africains ont, par la suite, changé de position, et veulent maintenant prendre part à ce tournoi qui commence à prendre de l'ampleur", explique le responsable de la CAF. Suite à cette augmentation du nombre des sélections participantes, la CAF a procédé à un léger changement dans le règlement de la compétition, en instaurant évidemment, des quarts de finale (2e tour), puis interviendront les demi-finales et la finale. Après le 1er tour qui prendra fin, le 15 février, les équipes qualifiées observeront deux jours de repos, avant de reprendre avec les quarts de finale (18 et 19). Deux autres jours de repos seront octroyés aux qualifiés (20 et 21). Les quatre sélections du dernier carré, disputeront le 22 et 23 février, les demi-finales, alors que la petite finale (match pour la 3e place) est fixée pour le lendemain, et le tournoi prendra fin, le 25 février avec la grande finale qui désignera le vainqueur de la 2e édition de cette CHAN-2011. Pour rappel, la 1re édition disputée en Côte d'Ivoire en 2009 avait été remportée par la RD Congo, qui participe à l'édition du Soudan.

locaux et je suis agréablement surpris", a déclaré le technicien écossais au site de la Confédération africaine de football (CAF). La qualité technique des joueurs est surprenante, a ajouté encore Williamson qui se dit impatient d’assister à la suite des rencontres. Battu lors de la première journée par l’Algérie (0-2), l'ancien attaquant des Glasgow Rangers et de West Bromwich s’attend mardi à un match difficile contre le pays organisateur. "Nous sommes dans l’obligation de gagner et le cadre du match ne nous sera pas favorable. Le public répondra présent en masse comme il l’a fait lors de son premier match contre le Gabon. La pelouse synthétique ne nous est pas familière. Et ils ont déjà trois points. Bien sûr nous allons tout faire pour gagner, mais il faudra

que nous soyons très bons", a poursuivi l'entraîneur des "Crânes". L'Ouganda évoluera contre le Soudan sans Owen Kasule et Tonny Odur, expulsés lors du match contre l’Algérie, ce qui pénalisera grandement une équipe déjà privée avant le CHAN-2011 de neuf joueurs qui étaient titulaires mais qui sont partis sous d'autres cieux.

CHAN-2011 (Gr C) : Le gardien de but de la RD Congo s’explique :

"Nous avons abordé la compétition un peu fatigués"
Le gardien de but de la sélection A' de la RD Congo de football, Robert Kidiaba, a évoqué la fatigue pour expliquer la défaite de son équipe face au Cameroun à Khartoum (Soudan) (2-0), lors de la première journée (groupe C) du Championnat d'Afrique des nations CHAN-2011 (4-25 février). "C’est vrai que les joueurs de Mazembe viennent de connaître deux fortes saisons avec beaucoup de matches, de déplacements soit avec le club, soit avec la sélection nationale. Mais je pense que nous avons bien entamé la rencontre et qu’on a un peu manqué de réussite. On était sans doute un peu émoussés par rapport au CHAN de 2009", a indiqué le portier congolais hier au site de la CAF. La RD Congo, qui n'est autre que le tenant du trophée de la première édition disputée en Côte d'Ivoire en 2009, s'est inclinée dimanche lors de son entrée en lice face aux Lions Indomptables. Désormais dernier de son groupe avec la Côte d'Ivoire qui s'est inclinée face au Mali (0-1), la RD Congo est appelée à réagir lors des deux prochains matches, à commencer par celui de la Côte d'Ivoire, prévu jeudi. "On va prendre les deux autres matches avec le même sérieux que le premier avec la farouche détermination de gagner. C’est la marque d’une équipe qui a de l’ambition. Toutefois je suis convaincu que depuis deux ans nos adversaires nous regardent d’un œil différent. Peut-être ressentent-ils un peu de fierté de la réussite du TP Mazembe", a-t-il ajouté. La sélection de la RD Congo comprend onze joueurs de l'équipe du TP Mazembe, détenteur du trophée de la Ligue des Champions d'Afrique, et finaliste de la Coupe du monde des clubs.

LA GAZETTE DE LA 2e ÉDITION
DJABOU : Le meneur de jeu de l’équipe algérienne A’, Abdelmoumen Djabou, auteur d’un joli but contre l’Ouganda est sur les tablettes du club soudanais d’Al-Hilal. L’entraîneur du club de la capitale, le serbe Mitchou a exprimé dans la presse locale son intérêt pour le joueur de l’ES Sétif. "Je suis à la recherche d’un maître à jouer pour renforcer mon équipe. Djabou m’intéresse beaucoup. Je vais le suivre de près lors des prochaines rencontres de l’Algérie", a-t-il révélé au journal soudanais Akhir Lahza . ARBITRE : L’arbitre international algérien Djamel Haimoudi, retenu par la Confédération africaine de football pour officier au deuxième Championnat d’Afrique des Nations CHAN-2011, a été désigné quatrième arbitre de la rencontre Sénégal -Rwanda (2-0) disputée lundi à PortSoudan.

PROGRAMMATION : Le président de la Confédération africaine de football (CAF), M. Issa Hayatou a affirmé que son instance ne compte pas délocaliser les rencontres du Groupe B, programmées au Stade Madani, en dépit du mauvais état de la pelouse et de nombreuses critiques dont a fait l’objet de la part des sélectionneurs, notamment le Coach de l’équipe du Ghana Addo, à l’issue de la rencontre face à l’Afrique du Sud. "La pelouse de Madani constitue un danger pour la santé des joueurs", a-t-il déclaré. TRIBUNE FEMININE : Le comité d’organisation du CHAN-2011 de Port-Soudan a réservé une partie d’une tribune du stade pour les femmes, une première pour ce pays conservateur où généralement, les stades sont réservés exclusivement aux hommes.

A travers cette initiative, les organisateurs veulent faire participer les femmes à la réussite de la fête du football africain qu’organise le Soudan. FORFAIT : Le défenseur de l’équipe d’Ouganda Ssali Edward a déclaré forfait pour le Championnat d’Afrique des Nations CHAN-2011 à cause d’un problème de santé. Les examens effectués au joueur par la commission médicale de la CAF ont révélé que Edward souffre d’anomalies au niveau de son cœur. Le sélectionneur de l’équipe, l’écossais Robert Williamson s’est montré stupéfait par le résultat de l’examen. Le responsable de la délégation ougandaise a décidé d’effectuer des examens approfondis au joueur dans un hôpital de Khartoum.

Sign up to vote on this title
UsefulNot useful