médecins», Liber ~micorumE. Krings, StoryScientia,pp.

501 à 502); Que le médecinne disposeque de la « détention fiduciaire » du dossier médicaldans l'intérêt du malade (voy. : Corbisier, « Pouvoir et transparencedansla relation thérapeutique», R.G.A.R., 1990,n" 11682, 9); p. Attendu que le secret professionnel auquel l'article 458du Cod,: pénalobligelesmédecins, vise la protection du patient (Cass:, 9 févr. 1988,Pas., 1988,l, 662); Que le dépôt par le médecin, au greffe, des documents qu'il dc:tient ne détourne pas le secretdu but dans lequelil estinstitué(comp. : Cass., 20 mars 19851, Pas., 1989,1,749); Attendu par aillews que le patient qui veut produire un dossiermédical doit en accepter les conséquences p~Icequ'une partie ne peut jamais cacher l'exi:;tencede piècesqui sont pertinentespour la solution du procès(voy. : R.O. Dalcq, ibidem, p. 505); Attendu qu'ainsi la demande. production de de documentsformée par la demande!"essepar et le premier défendeurest bien fondée;

Il.

-Faits

et

RESPONSABll.ITE. -CAMP SCOUT. -Accueillant, à raison d'un tiers, desenfantshandicapés. Handicapémentalà plus de 66 l1Jo ayantblesséinvolontairement,d'un coup de hachette,l'un de ses compagnons. -PARENTS DE L'ENFANT HANDICAPE. -1 ARTICLE 1384,ALINEA 2, DU CODE CIVll.. -EDUCATION. Faute. -Participation au campscout. :- Initiative positive sur le plan éducatif. -Geste involontaire du handicapé.-Ne révèlepasune mauvaise éducation.-ARTICLE 1386bisDU CODECIVll.. Conditions d'application. FEDERATION DESSCOUTS. Articles 1382et 1384,alinéa 3, du Code civil et article 14 de la loi du 27 juin 1921sur les a.s.b.l. -DEFAUT DE SURVEll.LANCE. -Notion.

Attendu

que

le

antécédents.

demandeur,

le

20

juin

a

participé

à

un

camp

scout

du

17

au

29

1984,

sous

la

conduite

de

la

troupe

juillet

1971,

tantième

éclaireurs

de

la

Fédération

des

que

catholiques;-

cette

troupe

a

la

particularité

d'être

scouts

posée

pour

un

tiers

d'enfants

handicapés

com-

Sep-

pour

deux

tiers

d'enfants

«

normaux

Attendu

que

le

samedi

28

juillet

1984,

»;

demandeur

démontait

une

clôture

de

piquets

de

bois;

que

Xavier

Brunet,

constituée

25

aoftt

1968,

flls

mineur

et

handicapé

tal

à

plus

de

66

Ofo

des

deuxième

et

défendeurs,

voulant

l'aider,

manipulait

troisième

men-

hachette;

qu'à

la

suite

d'un

coup

de

le

demandeur

encourut

une

lésion

de

hachette,

gauche,

entraînant

notamment

un

sement

d'environ

0,5

cm

de

l'index

raccourcis-

gauche

l'index

une

une

perte

partielle

de

l'ongle

avec

déviation

la

partie

Attend~

qu'il

restante;

y

a

lieu

de

préciser

que

Brunet,

compte

tenu

de

son

handicap,

est

Xavier

au

home

«

Les

Weigelias

»;

que

durant

placé

de

journée,

il

va

à

l'école

à

l'institution

«

La

Clairière

»;

que

cette

institution

connexe

a

adhérer

Xavier

Brunet

à

la

troupe

spéciale

tantième

éclaireurs,

que

Xavier

Brunet

a

Siég. : Mme De Poortere,juge un. Plaid. : MM" Beer, Foulon, Vanhuffelloco

cipé

aux

camps

organisés

par

cette

depuis

Rousselle.
(De Baets c. a.s.b.l. Fédération des scouts catholiqueset crts). 1. -Responsables sur la base de l'article 1384,alinéa2, du Codecivil desfaits dommageables commispar leur enfant, alors mineur, lesparents le demeurent aprèsque l'enfant ait atteint l'âge de la majorité. II. -L'initiative consistantà faire participer un enfant handicapémentalà plus de 66 0/0 à des camps scouts en compagnie d'enfants « normaux », peut être considérée comme positive sur le plan éducatif;' le gest~involontaire du handicapé a blessé qui l'un desescompagnons, constitue une maladresse qui n'est pas révélatriced'une mauvaiseéducation. III. -S'il paraît normal de laisser des adolescentsâgésde 16 ans manipuler des objets potentiellementdangereux, qu'une hache, tels lorsqu'ils sont en pleine possession leurs de facultésphysiqueset mentales, ne sejustifie il pàr contre nullement de laisser des enfants, atteints d'un handicapmental grave, manipuler seulset sanssurveillancede tels objets.

1980;

troupe

parti-

Sep-

fait

la

et

le

le

et

199
Il A ( 1

III.

-Discussion.

1

9

9

A.

-En

ce

qui

concerne

la

matérialité

des

faits.

Attendu

que

contrairement

à

ce

que

soutient

la

,

-

A

première

défenderesse,

il

paraît

établi

que

l'ac-

U~

JljU~

11!'

;

cident

litigieux

est

imputable

à

une

maladresse

fautive

de

Xavier

Brunet;

qu'il

résulte

de

la

correspondance

établie

tempore

non

suspecto

qu'il

n'a

jamais

sérieusement

contesté

que

c'est

en

une

hachette

que

Xavier

Brunet

blessa

manipulant

contreusement

le

demandeur;

qu'il

n'a

été

soutenu

que

le

demandeur

aurait

lui-même

jamais

malen-

été

in

--

commis

une

maladresse

à

l'origine

de

B.

dent;

-En

ce

qui

concerne

la

responsabilité

l'acci-

deuxième

et

troisième

Attendu

que

les

deuxième

défendeurs.

et

troisième

deurs

ont

été

assignés

«

en

leur

qualité

de

défen-

lement

responsables

de

leur

flls

Xavier

le

25

août

1968

que

l'action

se

fonde

»;

donc

sur

la

civile

des

parents

du

fait

des

actes

responsabilité

bles

commis

par

leurs

enfants

mineurs

dommagea-

Brunet,

qu'elle

découle

de

l'article

1384,

alinéa

2,

telle

civi-

des

Code

civil;

du

que

même

après

que

l'enfant

ait

atteint

l'âge

de

1. -Objet de l'action. Attendu que l'action tend à obtenir l'indemriisation des conséquences dommageables d'un accidentdont fut victime le demandeur lors de sa participation à un camp scout le 28 juillet 1984; qu'elle tend à entendrecondamnerles défendeurs solidairement, in solidum, ou l'un à défaut de l'autre, à payer au demandeurla somme de 100.000 augmentée F, des intérêts compensatoires depuis le 28 juillet 1984, des intérêtsjudiciaires et desdépens;

la

majorité,

les

parents

demeurent

responsa-

bles,

sur

base

de

cette

disposition,

des

faits

dommageables

commis

alors

que

leur

était

encore

mineur;

enfant

Attendu

que

la

responsabilité

fondée

sur

l'arti-

cIe

1384,

alinéa

2,

du

Code

civil

repose

sur

une

double

présomption

de

faute,

dans

l'éducation

et la surveillance, par les parents, de leurs
enfants mineurs;

1
..

\
qu'il s'agit d'une présomption iuris tantum,

qui

peut

être

renversée

par

la

double

preuve

que

les

parents

ont

assuré

à

leur

enfant

mineur

.
1

:1

Il

;

1

i

1

i

1

~

1

1

\

i

J

r:: une bonne éducation et exercé une surveillance adéquate; Attendu qu'en l'espèce, aucune faute dans la surveillance ne peut être reprochée aux deuxième et troisième défendeurs, puisqu'au moment des faits litigeux, l'enfant se trouvait sous la surveillance des chefs de la troupe scoute, et que de Dlanière générale, l'enfant était sous la surveillance de l'institution spécialisée dans laquelle il :ivait été placé en raison de son handicap mental; Attendu qu'il reSSOr1, d'autre part, des attestations produites par les deuxième et troisième défendeurs qu'ils ont assuré au mieux l'éducation de leur enfant gravement handicapé, en l'inscrivant à un en:.eignement spécial où il a bénéficié des conditions éducatives favorables adaptées à chacun dE:S stades de son développement, et ce en fonction de son état; que l'initiative consistant à faire participer l'enfant à des camps scouts en compagnie d'enfants « normaux » peut également être considérée comme positive sur le plan I,ducatif; que le geste involontaire de Xavier Brunet n'est pas révélateur d'u~e mauvaise é4\lcation; qu'il s'agit d'une maladresse commis! alors qu'il tentait d'aider le demandeur; Attendu qu'il résulte de ce qui précède que l'action basée sur l' article 1384, alinéa 2, du Code civil est nOEl fondée à l'égard des deuxième et troisièDlè défendeurs; 9 9 2 'que l'article 1386bis du Code civil ne peut -davantage être invoqué à l'égard des parents assignés en qualité de civilement responsables 1 de leur enfant;
~ qu'à supposer mineur, atteint quI: l'on considère que le de démence au moment des

accepté par lesparents qui saventqu'il est la contrepartie du bénéfice du systèmeéducatif développé sein de la troupe scoute; au Attendu que l'argumentation de la première défenderesse peut êtresuivie; ne que s'il paraîtnormal delaisserdesadolescents âgés 16ansmanipulerdesobjetspotentiellede ment dangereux,tels qu'une hache,lorsqu'ils sont en pleinepossession leurs facultésphyde siqueset mentales,il ne se justifie par contre nullement de laisserdes enfants atteints d'un handicapmental gravemanipulerseulset sans surveillancede tels objets; que l'accidentqui s'estproduit en estla preuve la plus évidente; que l'on ne peut raisonnablementprétendre qu'en confiant leurs enfants à une troupe

scoute,les parents accepteraient risque de le voir ceux-ciblessésou mutilés par desscouts handicapés manipulant des objets qui ne devraientpas leur êtreconfiés; que les responsables la troupe scoutesont de restés défaut d'exercerla surveillance en accrue que l'on pouvait attendrede leur part compte tenu de la composition particulière de cette troupe; que cedéfaut de surveillance à l'oriest gine de l'accident litigieux; Attendu que la responsabilitéde la première défenderesse donc engagée est tant sur basede l'article 1384,alinéa 3, du Code civil que sur basede l'article 14 de la loi du 27 juin 1921;
que la demande apparaît fondée à l'égard de la première défenderesse seulement;

MaisonLARCIER, s.a.
Rue des Minimes, 39 -1000 Bruxelles-Tél. (02)512.47.12-Fax (02)513.90.09
SOUS LA DIRECTION JURIDIQUE DE ClaudeLAMBERTS
Président lacou, d'appel Liège à de Directeu'ju,idiquedu« Bulletinlégislatif belge»

Jean-Jacques WILLEMS
Conseille, la cou,d'appel Liège à de Directeu, juridiquedu« Bulletinlégislatifbelge»

Paul SCHETfER
Auditeu,militaireémérite

Jean VIATOUR
Prisidentémérite la cou, d'appeldeLiège à

Fernand DEMET
Premie, président 10 de cou, du t'avail deLiège

.faits, ait commis un acte objectivement illicite, ses parents ne pellvent en être considérés comme civilement :responsables que dans les conditions fIXéespa: l'article 1384, alinéa 2, du Code civil qui n'est pas applicable en l'espèce comme il l'a été démontré plus haut; qu'il y a lieu de débouter le demandeur de son action dirigée contre les deuxième et troisième défendeurs et, par1ant, contre l'intervenante volontaire, assurellr «responsabilité civile familiale » de ces derniers; C. -En ce qui co,'Icerne la responsabilité de la première défendl~resse.
Collection complète 1 -DROIT (5 tomes) CIVIL, (plus de 7.000 pages) ET ET FISCAL

Michel MELCmOR
Juge la Cou, d'.,bitroge à Prof,. à l'Univemtéde Liège

Uandre DRION
Prisidentà la courd'appeldeliège

EmmanuelCAPRASSE
Conseille, lacou, d'appeldeLiège à

Marc-Albert JAMIN
Juge tribunaldepremière au instance Venien de

,

Attendu que le deIIlandeur invoque la responsabilité de la première défenderesse sur base de l'article 1382 du Code civil et de l'article 14 de la loi du 27 juin 1921 accordant la personnalité civile aux a.s.b.l., qui dispose que « l'association est responsab!!: des fautes imputables soit à ses préposés, soit aux organes par .lesquels s'exerce sa volonté »; que le demandeur estime qu'il appartient au personnel d'encadrement d'exercer une surveillance particulière compte tenu de la présence dans la troupe d'enfants handicapés, et notamment de prelldre les mesures adéquates pour empêcher ces enfants d'utiliser des objets dangereux, tels qu'une hache; Attendu que la première défenderesse soutient quant ,à elle que l'usage d'une hache par un garçon âgé de 16 aElS n'a rien d'extraordinaire ni de fautif; qu'il !'agit là d'une activité journalière faisant partie du système éducatif développé par les troupes scoutes; que si pareille activité entraîne UD certain risque, ce risque est

TOME TOME

JUDICIAIRE ,

COMMERCIAL , ,..'.' '.'..'.."'"

IV III 11- -DROIT -DROIT DROIT

ÉCONOMIQUE PÉNAL SOCIAL

TOME

V

-DROIT

PUBLIC

ET

ADMINISTRATIF

F 19.300 F 4.380 F 4.590 F 5.990 F 4.790 F 5.340

Collection complètetomes) (5 (1.984 pages)
TOME 1 -DROIT CIVIL, JUDICIAIREET COMMERCIAL

F 8.540 .
F F F 2.035 . 2.490 . 2.640'

TOMEIl -DROITPÉNAL TOME -DR.OIT III SOCIAL
TOMEIV -DROIT ÉCONOMIQUE FISCAL ET TOME V -DROIT PUBLICET ADMINISTRATIF :

F 2.080 . F 2.960 .

.Ces prix tiennent compte de la rMuction de 30 '" réservéeaux abonnés. Aux non-abonnés, les prix sont respectivement : 12.200,2.910,2.975. 4.230, 3.570, 3.775F. de

ÉTUDIANTS: conditionsspéciales. JE~ JURISTES (diplôme depuis moins de 3 ans) : mêmesconditions que les étudiants.

--

;~

J;I

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