Exercice 11.

Considérez le marché des voitures d’occasion. Il y a 200 voitures d’occasion sur le marché : 
100 voitures sont de bonne qualité et 100 voitures sont de mauvaise qualité (ces nombres étant 
connus de tous les agents), mais les acheteurs ne sont pas capables de distinguer entre une 
bonne et une mauvaise voiture lors de l’achat. Les dispositions à payer des consommateurs et 
les prix exigés par les vendeurs sont les suivants :
Prix exigé par le vendeur
Voiture de bonne qualité
Voiture de mauvaise qualité

1600 €
800 €

Disposition à payer du 
consommateur
2000 €
1000 €

a) Si l’information est symétrique, c’est­à­dire que les acheteurs connaissent la qualité 
d’une voiture en l’achetant, représentez l’(es) équilibre(s). Identifiez le surplus 
collectif total.
b) Si l’information est asymétrique, c’est­à­dire que les acheteurs ne connaissent pas la 
qualité d’une voiture en l’achetant, représentez l’(es) équilibre(s) qui émerge(nt) en fin 
de compte (lorsque les consommateurs ne sont pas « naïfs »). Identifiez le surplus 
collectif.
c) Dans le tableau initial, répondez à la question b) lorsque la disposition à payer des 
consommateurs pour une voiture de bonne qualité est 2400 € (les autres valeurs restent 
inchangées). Que constatez­vous ? Identifiez le surplus collectif.
d) Reprenez le tableau initial, mais considérez maintenant une situation dans laquelle il y 
a 150 voitures de bonne qualité et 50 voitures de mauvaise qualité, cette information 
étant connue de tous. Que constatez­vous ? Identifiez le surplus collectif.

a) Sans asymétrie d’information, il y a deux marchés :  un pour les bonnes voitures, et un pour 
les mauvaises voitures
 

Prix
  2000
  1600
    

O

D

 100        

Voitures de bonne 
qualité

Prix
O
1000
  800
D
Voitures de mauvaise 
Sur le marché des mauvaises voitures, 100 voitures sont vendues à un prix entre 800 et 1000€. 
qualité
Sur le marché des bonnes voitures, 100 voitures sont vendues à un prix entre 1600 et 2000€.
 100        
Surplus collectif  = [100 * (2000 ­1600 )] + [100 * (1000 ­800 )] = 60 000
b) Avec asymétrie d’information, il n’existe qu’un seul marché des voitures, sans 
discrimination entre les bonnes et les mauvaises voitures.
Raisonnement a priori : 
Les consommateurs sont disposés à payer un prix de 2000 € pour une bonne voiture et un prix 
de 1000 € pour une mauvaise. La qualité des voitures est inconnue pour eux, mais ils savent 
que 50 % des voitures sont mauvaises et que les autres 50 % sont bonnes. Ils sont donc prêts à 
payer « en moyenne » :
(2000 € * 0.50)  +  (1000 € * 0.50) = 1500 €.

Prix

O

  1600
  1500
D

    800
 100     200

Voitures

Le prix d’équilibre serait de 1500 € et la quantité de voitures vendues de 100. Mais nous ne 
pouvons pas arrêter ici le raisonnement.

Raisonnement sur base des informations révisées : 
Les acheteurs savent qu’ils ne pourront acheter que des mauvaises voitures. La proportion 
révisée de mauvaises voitures est donc 100 %.  La disposition à payer est donc égale à 1000 €.
La quantité d’équilibre reste 100 mais le prix d’équilibre est maintenant de 1000 €.
    Prix 
       €

O

  1600
  1500
  1000
    800

D

 100     200
Surplus collectif  = 100 * (1000­800) = 20 000

Voitures

A cause de l’asymétrie d’information, des échanges profitables n’ont pas lieu.   On observe 
une sélection adverse : seuls les mauvaises voitures sont vendues. Ce phénomène concorde 
avec   la   baisse   du   surplus   collectif (de   60   000   avec   information   parfaite   à   20   000   avec 
asymétrie d’information). Il y a bien inefficacité parétienne : le surplus collectif a diminué.
c) Lorsque la disposition à payer des consommateurs est de 2400€ pour une bonne voiture, et 
de 1000 € pour une mauvaise voiture, les graphiques dans le cas de l’information symétrique 
sont les mêmes qu’en a) excepté que la valeur 2400 € remplace la valeur 2000 € dans le 
graphique des bonnes voitures. 
Prix
O
  2400
  1600
    

D

 100        
Prix

  1000
   800
    

Voitures de bonne 
qualité

O

D

 100        

Voitures de mauvaise 
qualité

Le surplus collectif est le suivant :
Surplus collectif  = 100 * (2400 ­1600 ) + [100 * (1000 ­800 )] = 100 000

Avec asymétrie d’information, les consommateurs sont prêts à payer « en moyenne » pour une 
voiture dont ils ne connaissent pas la qualité :
(2400 € * 0.50)  +  (1000 € * 0.50) = 1700 €.

Prix
O
  1700
  1600

D

    800
 100     200

Voitures

Au nouvel équilibre, les 200 voitures sont vendues à un prix situé entre 1600 et 1700 €. Le 
surplus collectif est de :
Surplus collectif  = 200 * (1700 ­1600 ) + [100 * (1600 ­800 )] = 100 000.
Le surplus collectif n’a pas changé, et il n’y a plus de sélection adverse (toutes les voitures 
sont achetées). Ce résultat provient du fait que les consommateurs accordent tellement de 
valeur à une voiture de bonne qualité qu’ils sont prêts à payer cher, même s’ils ne sont pas 
tout­à­fait sûr d’obtenir une voiture de bonne qualité. Puisque tous les échanges profitables ont 
lieu, le surplus collectif est inchangé.
d) Lorsqu’il n’y a pas asymétrie d’information, on se retrouve dans la situation suivante :

Prix
  2000
  1600
    

O

D

 150        

Voitures de bonne 
qualité

Prix
O
1000
  800
D
Voitures de mauvaise 
qualité

 50        

Le surplus collectif est de :
Surplus collectif  = 150 * (2000 ­1600 ) + [50 * (1000 ­800 )] = 70 000
Avec asymétrie d’information, les consommateurs sont prêts à payer « en moyenne » pour une 
voiture dont ils ne connaissent pas la qualité :
(2000 € * 0.75)  +  (1000 € * 0.25) = 1750 €.
Vu qu’ils ont 75 % de chance d’obtenir une bonne voiture et 25% de chance d’en obtenir une 
de mauvaise qualité.

Prix
O
  1750
  1600

D

    800
 50          200

Voitures

Au nouvel équilibre, les 200 voitures sont vendues à un prix situé entre 1600 et 1700 €. Le 
surplus collectif est de :
Surplus collectif  = 200 * (1750 –1600) + [50 * (1600 ­800 )] = 70 000.
Le surplus collectif n’a pas changé (tous les échanges profitables ont lieu), et il n’y a plus de 
sélection   adverse   (toutes   les   voitures   sont   achetées).   Ce   résultat   provient   du   fait   que   la 
proportion de mauvaises voitures est faible et donc les consommateurs sont prêts à payer assez 
cher, même s’ils ne sont pas tout à fait sûr d’obtenir une voiture de bonne qualité.