FOOTBALL

SANTÉ

La FIFA ne tarit pas d’éloges à son encontre

Hassan Yebda, la nouvelle bombe du football algérien

P. 32

Une nouvelle technologie pour déterminer la pression sanguine
PP. 16-17

Tension artérielle

Météo
15° à Alger 13° à Annaba
PÉTROLE

MONNAIE

Le Brent à 111,63 dollars le baril

L'euro à 1,375 dollar

Informatique

Internet : L’e.mail

au musée ?
P. 31

2 5 R a b i ’ E l A o u e l 1 4 3 2 - L u n d i 2 8 F é v r i e r 2 0 1 1 - N ° 1 4 1 3 8 - N o u ve l l e s é r i e - w w w. e l m o u d j a h i d . c o m - I S S N 1 1 1 1 -

L’ambassadeur de Palestine rend visite à El Moudjahid

L A R E V O L U T I O N PA R L E P E U P L E E T P O U R L E P E U P L E

P. 9

Levée de l’état d’urgence

Une page est tournée

Hier au forum d’El Moudjahid

La mondialisation et les nouvelles exigences managériales P. 15
FINANCES Le nouveau Système comptable financier

Les mesures d’accompagnement du PNC PP. 4-5
Ouverture hier des travaux de la 9e session de la commission mixte de coopération algéro-vietnamienne

Les deux pays favorables à un partenariat “exemplaire et fécond”
L’Algérie va s’atteler résolument et avec conviction à parachever sa feuille de route pour l’émergence d’un Etat de droit, fort et moderne pour satisfaire les aspirations de la population vers plus de démocratie, de liberté et de bien-être.

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Baisse de plus de 31% de la facture des importations de blé en 2010

L’

Algérie vient de tourner une page de son histoire contemporaine. Une page à la fois passionnante mais aussi, il ne faut pas l’occulter, tragique. Passionnante car elle a accompli de grandes œuvres. En effet, en l’espace de deux décennies, elle s’est complètement métamorphosée. Elle a vécu des phases différentes entre la crise de l’endettement, de la mise en œuvre du programme d’ajustement structurel, en passant par l’instauration des mécanismes de l’économie de marché et la relance du développement durable depuis une décennie. La décennie tragique ne l’a pas abattue mais, bien au contraire, elle est restée debout, fière et déterminée à annihiler le terrorisme. Grâce à la volonté et aux sacrifices de son peuple et de ses services de sécurité, elle a prouvé, au reste du monde la solidité de ses institutions, la capacité de déjouer tout péril menaçant. S’il y a une leçon qu’il faut retenir de cette décennie tragique,

c’est qu’elle a cimenté l’unité nationale. C’est une leçon pour le peuple mais aussi pour le reste du monde. L’abrogation de l’état d’urgence va ouvrir de nouvelles perspectives à l’Algérie. Une nouvelle page de son histoire tout aussi prometteuse et passionnante mais sereine car la paix et la sécurité sont définitivement restaurées. C’est une Algérie plus sûre d’elle-même, plus ambitieuse, plus entreprenante et plus déterminée que jamais à réaliser son projet national, à savoir poursuivre le développement durable d’une part et consolider sa place et son rôle sur la scène internationale, d’autre part. L’Algérie va donc s’atteler résolument, avec conviction à parachever sa feuille de route pour l’émergence d’un Etat de droit, fort, puissant et moderne pour satisfaire les aspirations de la population vers plus de démocratie, de libertés et de bien-être. L’Algérie n’a pas d’autres options. C’est l’existence de l’Etat de droit qui balise la voie vers la démocratie et un dévelop-

pement durable et basé sur l’équité sociale. C’est l’Etat de droit qui conforte le rôle et la place de l’Algérie sur la scène internationale. Le cas des pays développés et démocratiques l’atteste amplement. Par conséquent, il faut souligner que le parachèvement de cet édifice est l’affaire de tous les Algériens et non pas l’apanage exclusif des pouvoirs publics. Cela exige un engagement citoyen sans failles. C’est le citoyen qui en est à la fois le promoteur, le maître d’œuvre et le bâtisseur. C’est l’acteur principal, majeur et incontournable. Il est donc primordial de mobiliser toutes les énergies, toutes les capacités nationales pour relever les défis de cette nouvelle étape, à savoir la poursuite du développement durable, le parachèvement de l’édifice de l’Etat de droit, de la démocratie et de la promotion des libertés et le raffermissement de la place et du rôle de l’Algérie sur l’échiquier mondial. E. M.

L'Etat accepte d'effacer les pénalités de retard des opérateurs économiques endettés
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Quotidien national d’information — 20, rue de la Liberté - Alger — Tél. : (021) 73.70.81 — Fax : (021) 73.90.43 — 52e Année — Algérie : 10,00 DA - France : 1 €

2

EL MOUDJAHID

Météo

14° à Alger, 28° à In Salah
neige

Ce matin, à 10 h

des averses et instable avec s mps sera froid quées notamment sur le s Le te assez mar nt probable neige so localement s. Des chutes de 0 mètres. régions côtière de l'Atlas au-dessus de 80eux sur le et nuag s massifs sur le ps sera froid elques Au sud, le tem Oasis avec localement qu ra et les nord Saha ,à ra 14° à Alger à pluies. mercure affiche , 8° ujourd’hui, le 17° à Oran, 9° à Batna 16° à A aba, aïa, Chlef et à Ann7° à Sétif, 18° à Ghard Constantine, à Adrar et 28° à In Salah. Tlemcen, 27°

Froid, pluie et

Rencontre-débat sur les conséquences sanitaires des essais nucléaires de Reggane
Une rencontre débat se tiendra au centre de presse d’El Moudjahid, ce matin, à 10 h. Elle verra l’intervention des représentants de la Commission consultative et de promotion des droits de l’homme et ceux de l’association Amel de lutte contre le cancer, sur les conséquences sanitaires des essais nucléaires de Reggane, provoqués par le gouvernement colonial français et le développement à grande échelle et de façon inquiétante du cancer parmi les populations locales.

Tolga honore feu Mohamed-Lakhdar Hocine, un ancien cheikh d’El Azhar d'origine algérienne
L’ancien Cheikh de l’université égyptienne d’El Azhar, feu Cheikh Mohamed-Lakhdar Hocine, a été honoré hier, à Tolga (Biskra), la ville d’origine de ses parents, par la baptisation à son nom, du nouvel institut national spécialisé de la formation professionnelle (INSFP). Le ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, El Hadi Khaldi qui effectue une visite de travail à Biskra, au cours de laquelle il a présidé la rentrée officielle de la formation professionnelle (session de février 2011) a dévoilé, à cette occasion, une plaque de marbre portant le nom de cet homme de culte d’envergure internationale. Cheikh Mohamed-Lakhdar Hocine naquit en 1877 à Nefta dans le sud de la Tunisie, où sa famille algérienne originaire de l’oasis de Tolga, avait émigré dans la deuxième moitié du 19ème siècle. Il y apprit le Coran avant de prendre, une fois adulte, son "bâton de pèlerin" pour rejoindre, en 1889, Tunis, où il suivit des études à l’université Zitouna, puis Damas (Syrie) où il enseigna à l’école Soltania, avant que le ministre de la guerre ottoman, Anouar Pacha, ne le chargeât de diverses missions, notamment à Berlin (Allemagne) où il séjourna plusieurs mois, apprenant à cette occasion la langue allemande. Il s’établit ensuite en Egypte où il se vit confier une chaire à l’université d’El Azhar. Le 6 septembre 1952 il fut nommé imam de la mosquée d’El Azhar, poste qu’il occupa jusqu’à sa démission le 7 janvier 1954 "pour ne pas céder à des pressions", avait-il indiqué dans sa lettre de démission. Cheikh Hocine se consacra ensuite à la recherche et à l’écriture jusqu’à sa mort en 1958, en Egypte où il fut enterré. La ville de Tolga (50.000 habitants), fière de son patrimoine intellectuel, a ainsi tenu à rendre hommage l’un de ses plus illustres fils.

Demain, à 10 h

Journée mondiale de la Protection civile

Conférence-débat du DG d’Algérie Télécom sur les perspectives de développement du secteur
Le Centre de Presse “d’El Moudjahid” reçoit demain, mardi 1er mars, à 10 h, le directeur général d’Algérie Télécom, dans le cadre d’une conférencedébat consacrée aux perspectives de développement du groupe et à sa politique partenariale. Les pouvoirs publics ont décidé d'effacer les pénalités de retard dues au non remboursement par les opérateurs économiques des crédits octroyés dans le cadre du Plan national de développement agricole et rural (PNDRA) entre 2000 et 2008, a indiqué hier, le ministre en charge du secteur, M. Rachid Benaïssa. L'Etat a décidé également de rééchelonner leurs dettes contractées auprès de la Banque de l'Agriculture et d u Développement rural (BADR), a précisé le ministre en marge d'une réunion des cadres destinée à la mise en oeuvre des dernières décisions du Conseil des ministres. M. Benaïssa répondait à la presse qui l'interrogeait sur l'exclusion de ces investisseurs des mesures d'effacement de la dette des agriculteurs et des éleveurs annoncées en février 2009 par le Président de la République pour un total de 41 milliards de DA. Le ministre a rappelé que ces opérateurs n'étaient pas concernés la mesure d'effacement de leur dette, parce qu'ils avaient bénéficié d'un soutien de l'Etat pour leurs investissements. En plus d'un crédit bancaire, ces opérateurs ont bénéficié d'une aide de l'Etat à hauteur de 400 millions de centimes pour installer, entre autres, des huileries, des chambres froides et des activités avicoles. M. Benaïssa a fait savoir que ces opérateurs pouvaient également bénéficier des différents dispositifs d'aide et d'accompagnement mis en place par l'Etat. Il rappelé que 37 milliards de DA sur les 41 milliards ont été effacés à ce jour, touchant plus de 77.000 agriculteurs.

M. Lehbiri à El Oued
Le directeur général de la Protection civile se déplacera à compter d’aujourd’hui à la wilaya d’El Oued où il présidera les cérémonies de commémoration de la journée mondiale de la Protection civile prévue le 1er mars. Le thème de cette journée mondiale, célébrée annuellement, est dédié au rôle de la femme dans la protection civile. Il profitera de sa visite à la wilaya d’El Oued pour s’enquérir sur le terrain de l’état d’avancement des travaux de réalisation et d’aménagement des infrastructures d’intervention de la protection civile.

France

Michèle Alliot-Marie démissionne
La ministre française des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie a annoncé hier, sa démission de son poste dans une lettre adressée au président Nicolas Sarkozy. "J'ai (...) décidé de quitter mes fonctions de ministre des Affaires étrangères et européennes", a déclaré Mme Alliot-Marie dans sa lettre, en soulignant n'avoir "commis aucun manquement". Elle a affirmé être la cible depuis quelques semaines d"'attaques politiques puis médiatiques, véhiculant, pour créer la suspicion, contre-vérités et amalgames". Michèle Alliot-Marie avait occupé le poste de chef de la diplomatie depuis la mi-novembre après avoir été ministre dans différents gouvernements depuis 2002.

L'Etat accepte d'effacer les pénalités de retard des opérateurs économiques endettés

Ghlamallah à Blida
Le ministre des Affaires religieuses et du Wakf, M. Bouabdellah Ghlamallah, effectuera aujourd’hui une visite de travail et d’inspection dans la wilaya de Blida où il présidera les travaux d’une rencontre scientifique au profit des imams et les personnels des mosquées.

Ce matin à l’hôpital Beni Messous

Ould Abbès inaugure le congrès médical
Le Docteur Djamel Ould Abbès, ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière procédera ce matin à 9 h à l’inauguration du Congrès médical du CHU Beni Messous coïncidant avec la 100e greffe rénale réalisée par cet établissement. L’inauguration aura lieu à partir de 9 h à l’amphithéâtre Redjimi, au CHU Beni Messous.

A l’occasion de la journée internationale de la femme,

Alger chaîne III décline ses programmes au féminin
A l’occasion de la célébration de la journée internationale de la Femme, Alger Chaîne 3 décline ses programmes au féminin. Durant le mois de mars, les émissions « libre cours » de l’après-midi et « En tête à tête» en soirée, traiteront de la question féminine. - « libre cours » de 15 h à 16 h, du dimanche au mercredi, va à la rencontre de femmes au parcours exceptionnel - « tête à tête » de 23 h à 00 h, ouvre son téléphone dans une émission interactive où hommes et femmes sont invités à traiter de la question féminine.

Aujourd’hui, à l’ambassade d’Italie

Barkat à Tamanrasset
Le ministre de la Solidarité nationale et de la Famille, M. Saïd Barkat, effectuera aujourd’hui une visite de travail et d’inspection sans la wilaya de Tamanrasset.

Conférence de presse, ce matin, à 10 h
En prévision de l’organisation du SICOM, une conférence de presse est prévue ce matin à 10 h, à la salle de la direction générale, Palais des expositions. L’objectif de cette conférence de presse est d’informer sur l’état des préparatifs de l’événement et situer son importance pour les secteurs de l’économie nationale concernés.

Khaldi à M’sila
Le ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnelle, M. El Hadi Khaldi, effectuera aujourd’hui une visite de travail et d’inspection dans la wilaya de M’sila.

UNJA

Conférence régionale, aujourd’hui, à Skikda
L’Union nationale de la jeunesse algérienne organise ce matin à 10 h à la salle Aïssat Idir de Skikda, une conférence régionale pour la région Est.

Céréales

Baisse de plus de 31% de la facture des importations de blé en 2010
La facture des importations de l’Algérie de blé (dur et tendre) a enregistré une baisse en valeur de 31,7% en 2010, totalisant 1,251 milliard de dollars contre 1,832 milliard de dollars en 2009, a-t-on appris hier auprès des Douanes algériennes. En 2010, les quantités de blé importées par l'Algérie ont atteint 5,232 millions de tonnes contre 5,719 millions de tonnes en 2009, soit une baisse de près de 500.000 tonnes précise le Centre national de l'informatique et des statistiques (Cnis) des douanes.

A partir d’aujourd’hui, au palais des expositions, Pins Maritimes

Louh préside une rencontre nationale, ce matin, au centre familial de Ben Aknoun
Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, M. Tayeb Louh, présidera ce matin à 9 h au centre familial de Ben Ben Aknoun (rue des Deux bassins), Alger, les travaux de la rencontre nationale sur les mesures initiées par le gouvernement en faveur de la promotion de l’emploi économique.

«Electro, Automation industrielle & Energy 2011»
Le palais des expositions, Pins Maritimes, abritera à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 3 mars le Salon «Electro, Automation industrielle & Energy 2011 », une manifestation parrainée par le ministère de l’Industrie, de la PME et de la Promotion des Investissements, indique le fax de Fairtrade, parvenu à notre rédaction. La manifestation est organisée en trois volets distincts : Electro 2011 : électronique, domotique et immotique, éclairage. Automation industrielle 2011 : Automation industrielle Et Energy 2011 : Des solutions efficaces d’énergie renouvelable et conventionelle.

FFS

Meeting populaire à la salle Atlas, le 4 mars à 14 h 30
Le Front des forces socialistes tiendra un meeting populaire sur la situation politique du pays, le vendredi 4 mars à 14 h 30 à la salle Atlas de Bab El Oued.

Mimoune à Constantine
Le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, M. Smaïl Mimoune, sera aujourd’hui à Constantine où il procédera à l’inauguration de nouvelles structures hôtelières et rencontrera des investisseurs dans le secteur.

Lundi 28 Février 2011

EL MOUDJAHID

Agriculture

Nation

3 Le crédit fédératif, un nouveau produit de financement

Mise en œuvre des décisions du Conseil des ministres du 22 février

Benaïssa met en garde contre les «semeurs de troubles»
● 110.000 dossiers déposés auprès de l’ONTA dans le cadre de la nouvelle loi sur le foncier agricole.

C

L

es procédures nécessaires à l’activation des programmes retenus dans le cadre du Conseil des ministres du 22 février sont élaborées et en phase de mise en œuvre. C’est ce qu’a déclaré, hier le ministre de l’Agriculture et du Développement rural lors de la réunion qui l’a regroupé avec les cadres de son département. Une réunion « exceptionnelle » qui devait contribuer à sensibiliser et mobiliser les différents acteurs du secteur autour de ces décisions qualifiées « de fortes et d’importantes » par le Dr Rachid Bénaïssa d’autant plus qu’elles « s’inscrivent dans le processus de consolidation de la politique de l’économie agricole et du renouveau rural enclenchée en 2008 » et durable et global dira le ministre. La politique en « prolongement des décisions annoncées à du renouveau rural dont les fondements sont maintes reprises par le Président de la mis en place a été consolidée, rappellera le Dr République (juillet et septembre 2008, février Bénaïssa par un nouveau cadre juridique (août et septembre 2009, Août 2010) dont les 2010) définissant les modalités d’exploitation objectifs stratégiques visent l’amélioration du du foncier agricole relevant du niveau de notre sécurité domaine privé de l’Etat soit 2,5 alimentaire, une forte Création millions d’hectare (la SAU participation au dévelop0.000 nouvelles étant de 8 millions d’hectares) pement équilibré et har- de 10 et dont la finalité consiste à monieux des territoires exploitations libérer les initiatives, encouraruraux, sans exclusion et agricoles à moyen ger l’investissement agricole sans marginalisation et et rassurer les agriculteurs à terme une contribution à l’amétravers une nouvelle forme lioration des conditions d’exploitation basée sur la concesde vie des populations sion. A ce titre, le ministre a indiqué que rurales ». Aussi, s’inscrivent-elles dans la 110 000 dossiers ont été déposés auprès de continuité des actions engagées par le dépar- l’ONTA dans le cadre de la conversion de la tement de l’agriculture pour sécuriser les dif- gestion mutuelle vers la concession ce qui férents acteurs et libérer les initiatives notera dénote « de l’adhésion des agriculteurs à la le ministre. Les trente mesures annoncées par démarche de l’Etat ». le Chef de l’Etat dans son discours à Biskra Dans ce contexte, le ministre a fait part de souligne cette évidence que la sécurité ali- sa disponibilité et de celle des cadres du secmentaire qui est une priorité nationale depuis teur à assister les agriculteurs pour enregistrer 2008 est l’affaire de tous et une question de leurs exploitations auprès de l’Office, élabosouveraineté nationale qui ne peut être rer leur plan d’investissement et aller vers les concrétisée en dehors d’un développement

banques pour contracter les crédits nécessaires. Dans le même ordre d’idées le premier responsable du secteur a lancé un appel aux autorités locales pour recenser et délimiter tous les terres susceptibles d’être exploitées tant il y a « volonté à exploiter toutes les potentialités du pays » pour concrétiser l’objectif de la sécurité alimentaire. Toutefois, cette politique « a besoin d’experts, d’investisseurs, de spécialistes et de techniciens et une « mutualisation » des efforts pour contribuer à la réussite de l’entreprise de l’Etat » soulignera le ministre. Et de mettre en garde contre « les semeurs de troubles » et les « briseurs d’espoirs » appelant les cadres présents à « trier le bon grain de l’ivraie » et à soutenir les jeunes qui viendront investir dans l’agriculture. «Nous vous accompagnerons mais à vous d’agir pour être partie prenante du développement agricole», a-t-il lancé à l’endroit de l’assistance. Le ministre a, par ailleurs, rappelé que 77 000 agriculteurs et éleveurs ont bénéficié de l’effacement de dettes soit 37 milliards de dinars de dettes effacés sur un total de 41 milliards de dinars. Cette mesure ne concerne pas les opérateurs ayant investi dans des unités de transformation, ces opérateurs ayant bénéficié du soutien de l’Etat à hauteur de 400 millions de centimes, a-t-il précisé. Les opérateurs économiques peuvent à la limite, bénéficier de l’exemption de la pénalité de retard et du rééchelonnement de leurs dettes ajoutera le ministre. Quant aux agriculteurs qui se disent lésés en la matière bien qu’étant en possession de carte d’agriculteurs, le Dr Bénaïssa a affirmé que les enquêtes ont démontré les concernés ont bénéficié du crédit sous forme de leasing. Akila Demmad

e crédit initié dans la foulée des décisions prises dans le cadre du Conseil des ministres du 22 février s’adresse aux activités agro-industrielles, agricoles et d’élevage. Les opérateurs économiques publics et privés (agro-industriels) et les coopératives bénéficieront à ce titre, de moyens financiers pour couvrir leurs objectifs de production et l’optimisation de leurs capacités de production. Ainsi, agriculteurs et éleveurs organisés en réseaux professionnels autour d’opérateurs économiques agro-industriels auront accès à des crédits fournisseurs mis à leur disposition par les opérateurs économiques dans ce souci de répondre aux commandes en produits agricoles exprimées par ces derniers. Le crédit fédératif est assorti de taux d’intérêts bonifiés souréserve que la durée de remboursement ne soit pas supérieure à 18 mois à partir de la date d’obtention du crédit. D. A.

Un objectif de plus 300.000 emplois/an

L

es récentes mesures prises en Conseil des ministres au profit du secteur de l’agriculture et du développement rural sont consacrées à travers quatre axes définis par le ministère de l’Agriculture. Au titre du développement de la sphère de production et de la régulation, il s’agira de la création de 20.000 exploitations déjà programmées, un chiffre qui peut être porté à 100.000 nouvelles exploitations de différentes superficies essentiellement dans le Sud et les hauts plateaux. Les créateurs de ces exploitations agricoles et d’élevage seront exonérés du paiement de la redevance liée à la concession des terres du domaine privé de l’Etat sur une période de 10 ans, période nécessaire aux opérations de mise en valeur qui sera prolongée par les premières années de mise en production. La seconde action consistera à développer des systèmes de régulation des produits agricoles et d’élevage par la consolidation de l’approche filière devant favoriser le partenariat public/privé et la contractualisation des rapports entre les différents maillons de la filière. A ce titre, la nouvelle mesure devra concourir à renforcer et élargir la base du crédit fédératif à bonifier lequel consiste à accorder des crédits bonifiés à des opérateurs économiques publics, qui octroient, à leur tour, des crédits fournisseurs à des agriculteurs, éleveurs et à de petites unités de services dans leurs filières respectives. La mesure en question devra également favoriser l’émergence de

réseaux professionnels, permettre la commercialisation des produits, l’extension de la base productive, la valorisation des produits de terroir ainsi que la création de nouvelles activités et de juguler les activités informelles. Au chapitre relatif à l’utilisation des dispositifs à objectifs socioéconomiques et écologiques, l’action consistera à généraliser les PPDRI (projets de proximité de développement rural intégré) dans le but d’améliorer les conditions de vie des populations rurales. Le troisième axe retenu par la MADR a pour objectif de renforcer les actions de lutte contre la désertification, de reboisement, le traitement des bassins versants, la protection des écosystèmes. Un

objectif devenu possible grâce à la création de l’entreprise algérienne de génie rural. Ces grands chantiers ont déjà drainé plus de 60 000 emplois dans le cadre du dispositif TUP-HIMO a affirmé le ministre. Le ministre a précisé que l’EAGR qui devra encadrer les programmes 2010-2014 selon la formule du gré à gré (Conseil des ministres du 5 décembre 2010) en matière d’orientation et de conseil a bénéficié du visa de la commission nationale des marchés publics et que les contrats d’application ont été engagés. Enfin, le quatrième axe portera sur le rapprochement entre l’administration agricole et forestière et les populations rurales par la création de nou-

velles subdivisions agricoles et de circonscriptions de forêts au niveau des daïras et le renforcement des délégations agricoles communales avec le concours du ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales. Pour la mise en œuvre de ces programmes, le département de l’agriculture s’appuiera sur une série de dispositifs mis en place par l’Etat dans le cadre de sa démarche à savoir un fonds de garantie des crédits destinés à l’agriculture et aux activités rurales, dont les procédures de création sont déjà entamées, un crédit bonifié pour accompagner la création de nouvelles exploitations agricoles soit 1 million de dinars par hectare, un crédit fédératif bonifié pour renforcer le système de régulation des produits agricoles et l’approche filière, l’élargissement du crédit leasing destiné à la mécanisation et la modernisation de l’agriculture, l’élargissement du crédit R’FIG sans intérêts au titre du renforcement et de la sécurisation des campagnes agricoles et enfin, l’amélioration des services à l’agriculture et aux élevages à travers d’autres dispositifs sectoriels. Ces mesures devront permettre la création de 150.000 emplois en complément des 150.000 emplois créés annuellement dans le cadre du renouveau rural pour porter le nombre global des postes à créer à 300.000/an, entre permanents et équivalents-permanents avec priorité aux jeunes. D. Akila

Lundi 28 Février 2011

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es Financ

Nation

EL MOUDJAHID

Le nouveau système
La mise en place des nouvelles règles comptables conformes à la réalité que nous vivons aujourd’hui est désormais nécessaire pour remédier aux insuffisances du PNC, moderniser les règles de comptabilité applicables aux entreprises et s’insérer dans le mouvement international d’harmonisation des comptabilités où les normes IAS/IFRS se sont imposées comme référence. Dans ce document que nous publions ci-dessous, il est consigné les instruments d’accompagnement de la mise en œuvre du Système comptable financier, (SCF) notamment pour ce qui concerne la formation, le perfectionnement, le soutien au premier passage au SCF, le suivi de son application, les perspectives pour l’année 2011. Le document rend compte également de la loi de règlement budgétaire qui constitue, un instrument de démocratisation et de gouvernance, ancré dans le système juridique en vigueur de notre pays. Il est suivi par un autre document qui traite de la loi de règlement budgétaire. Deux instruments destinés certes à aider les financiers, les banquiers et les différents opérateurs concernés, mais surtout à promouvoir et renforcer l’application des règles de bonne gouvernance.

Les mesures

Le Système comptable financier est entré en vigueur depuis le er 1 , janvier 2010. Ce nouveau référentiel comptable institué par la Loi 07-11 du 27 novembre 2007 est venu remplacer le Plan comptable national, conçu dans les années 70, dans un environnement et pour des besoins qui ne sont plus d'actualité. La mise en place de nouvelles règles comptables, plus conformes à la réalité d'aujourd'hui, était rendue nécessaire pour au moins trois raisons essentielles : remédier aux insuffisances du PCN, moderniser les règles de comptabilité applicables aux entreprises et s'insérer dans le mouvement international d'harmonisation des comptabilités où les normes IAS/IFRS se sont imposées comme référence. En s'adossant à ces normes, le nouveau Système comptable financier va certes impliquer des efforts importants d'assimilation de la terminologie et des nouveaux concepts, des objectifs et des grands principes de la comptabilité tels que redéfinis par le SCF, des modalités d'évaluation et de comptabilisation des opérations et de cette nouvelle approche de recherche en comptabilité de la transparence et de la réalité économique des transactions et autres événements. Mais ces efforts permettront à la pratique d'être des avantages pour les entreprises comme pour les praticiens, les professionnels et les enseignants de comptabilité. Pour aider à l'application du Système comptable financier et à l'apprentissage des évolutions qui y ont été introduites, le ministère des Finances, par le biais de l'organe de normalisation comptable, le Conseil national de la comptabilité, a mis en place depuis 2004, un programme de formation et d'assistance au profit des utilisateurs. Ce programme qui se poursuit à l'heure actuelle s'est traduit notamment par les actions suivantes. Formation et perfectionnement Les actions de formation se sont déroulées en deux étapes :

sensibilisation aux normes IAS/IFRS, examen des divergences par rapport au PCN, puis organisation de séminaires et de regroupements régionaux de formation des utilisateurs et des professionnels de la comptabilité. C'est en tout quelques dix séminaires et regroupement qui ont été assurés et qui ont touché une population d'environ 1600 personnes issues des professions libérales, des grandes et moyennes entreprises, des institutions financières et de l'administration. Au cours de l'année 2009, dans le cadre de la préparation de la mise en application du SCF, mais aussi en 2010, à l'entrée en vigueur, d'autres formations de formateurs ont été organisées à l'intention : des enseignants des secteurs chargés de formation : enseignement supérieur, éducation nationale et formation professionnelle, des cadres des structures du ministère des Finances impliquées dans les nouvelles normes comptables : Direction générale des impôts, Direction générale de la comptabilité et Inspection générale des finances, des cadres des entreprises relevant du ministère de la Défense nationale, des développeurs de logiciels pour les aspects concernant l'adaptation des logiciels de tenue de comptabilités au nouveau référentiel. Un dispositif, à destination des développeurs a été, dans ce contexte, mis en place pour orienter et encadrer la conception des nouveaux logiciels mais aussi le basculement des comptabilités PCN en format SCF, dans le cadre du passage. Il faut noter aussi, qu'en matière de formation, un grand nombre d'entités, entreprises, professionnels et structures de formation ont pris le relais, en organisant sur tout le territoire national de nombreux cycles de perfectionnement. Soutien au premier passage au SCF Dans le cadre du premier passage au Système comptable financier, en janvier 2010, un

recueil regroupant l'ensemble des textes législatifs et réglementaires relatifs au SCF a été édité. Dans le même temps, un guide méthodologique de première application du SCF conforme à la norme IFRS en la matière, pris sous forme d'instruction du ministre des Finances, a été diffusé à grande échelle et mis en ligne sur site web du Conseil national de la comptabilité. Ce guide, destiné aux entités soumises au SCF ainsi qu'aux praticiens et professionnels de la comptabilité, indiquait notamment la procédure à suivre pour transposer les comptabilités de l'exercice 2009 arrêtées au format PCN en comptabilités SCF, avec les retraitements à effectuer sur les diverses rubriques des états financiers. Cette instruction était accompagnée d'une table de correspondance donnant, pour chaque compte de la nomenclature des comptes du PCN l'équivalent (ou les équivalents) en nomenclature SCF, afin d'éviter les difficultés ou les erreurs de vidage des anciens comptes. En complément à cette instruction dont elles explicitent le contenu, trois notes méthodologiques, une à caractère général traitant du passage du PCN au SCF et les deux autres précisant les retraitements des postes particuliers d'immobilisations et de stocks, ont été mises à la disposition des entités et du public, pour répondre à leurs préoccupations. Suivi de la mise œuvre du SCF Pour les besoins du suivi de la mise en oeuvre du SCF, un Comité de suivi institué et présidé par le ministre des Finances, a arrêté une démarche tenant compte du principe de concertation et de participation de toutes les parties concernées, à savoir : les secteurs économiques et financiers, les institutions et organismes, les organisations professionnelles (ABEF, UAR, Ordre national des experts comptables, commissaire aux comptes et comptables agréés etc..), les établissements de formation, les entreprises publiques et privées des professionnels

comptabilité. Ce comité, chargé de la coordination de la mise en oeuvre du SCF, est réparti en quatre souscomités ayant pour rôles : la formation, l'assistance au basculement et l'adaptation des logiciels au nouveau référentiel comptable, l'information et l'écoute des utilisateurs, l'adoption de la législation fiscales aux dispositions du SCF de manière concrète, ces groupes de travail ont, sous la supervision du Comité de suivi, mené les actions suivantes : Réalisation d'une enquête auprès d'un échantillon de 253 entreprises afin d'établir un bilan sur l'état d'application du SCF d'une part, et identifier, d'autre part, les contraintes et difficultés qui pourraient être rencontrées, pour cibler le type de solution ou d'assistance à apporter. Les réponses recueillies montrent que la grande majorité des entreprises ont pris toutes les dispositions nécessaires en matière de formation du personnel notamment, de mise à jour des logiciels de tenue comptable mais aussi d'assistance technique, pour une mise en place dans de bonnes conditions du SCF. Elles ont également fait part de certaines contraintes qui devraient être levées avec la diffusion des notes méthodologiques qui leur ont été adressées. Le groupe formation a, quant à lui, entrepris avec l'appui de I'ISGP, l'organisation de cycles de formation des formateurs des ministères chargés de la formation, des Ministères de la Défense nationale et des professionnels de la comptabilité. Dans le cadre du groupe comptabilité-fiscalité, chargé de l'harmonisation de la législation fiscale par rapport aux dispositions du SCF à impact fiscal, les travaux réalisés ont porté notamment sur l'élaboration d'une procédure de passage du résultat comptable, tel que fixé par le SCF, au résultat fiscal calculé sur la base des textes fiscaux, et sur l'adaptation de la liasse fiscale actuelle aux documents comptables prévus par le SCF. Concernant enfin le groupe de travail comptabilité et informa-

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EL MOUDJAHID

Nation
L'adaptation du Système comptable financier aux secteurs d'activité particuliers a touché : Les assurances où il a été fait application de la norme relative aux contrats d'assurance et où une nomenclature de comptes adaptée du SCF a été également arrêtée, donnant lieu à un projet de plan comptable. Les banques et les établissements financiers où il a été procédé à un recensement et une évaluation des conditions d'adaptation du SCF au secteur, compte tenu de la réglementation comptable actuelle régissant le secteur. Sur saisine du ministère du Travail et de la Sécurité sociale, une nomenclature de comptes donnant également leur fonctionnement a été mise au point pour répondre aux besoins particuliers des organismes de sécurité sociale. Perspectives 2011 Le programme de travail arrêté pour 2011 consistera essentiellement dans la poursuite et l'approfondissement des actions lancées en 2010. Formation, écoute des entreprises, diffusion de guides d'application, mise à jour du SCF et exploitation des résultats de l'enquête lancée en 2010 sur l'état d'application du SCF auprès des entreprises en vue d'un meilleur ciblage de leurs préoccupations, sont les principaux axes de ce programme. Viendront s'ajouter à ce programme : La mise en place d'une commission ad hoc de veille qui sera chargée de rendre des avis sur les questions urgentes nées de la mise en oeuvre du SCF, dans l'attente de la promulgation du décret portant composition, organisation et règles de fonctionnement du Conseil National de la Comptabilité. La publication d'un Manuel de comptabilité générale pour l'enseignement du Système comp-

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comptable financier

d’accompagnement du PNC
tique, qui a organisé plusieurs séances de travail avec les développeurs de logiciels, son plan de charge a été axé sur l'orientation et l'encadrement de ces derniers, pour élaborer des produits conformes aux règles édictées par le décret relatif aux logiciels de tenue comptable qui précisent notamment que les comptabilités tenues au moyen de systèmes informatiques doivent, comme celles tenues manuellement, offrir toutes les garanties en matière de preuve, de sécurité et de restitution des informations qu'elles traitent. Application du SCF aux secteurs particuliers table financier destiné aux professeurs de comptabilité, aux étudiants ainsi qu'aux professionnels et praticiens. L'application sur le terrain de la réforme de la profession comptable qui verra la mise en place, entre autres, des conseils nationaux des experts comptables, des commissaires aux comptes et des comptables agréés, la réorganisation du Conseil national de la comptabilité pour prendre en charge le suivi des professions comptables et la création de l'institut de formation spécialisé à l'expertise comptable et au commissariat aux comptes.

La loi de règlement budgétaire
La loi de règlement budgétaire constitue aujourd'hui à travers le monde, un instrument de démocratisation et de gouvernance, du fait qu’elle contribue au renforcement de la séparation des pouvoirs en permettant au pouvoir législatif de contrôler les résultats des lois de finances qu'il a votées chaque année et de formuler les recommandations nécessaires à leur amélioration. Cet instrument est largement ancré dans le système juridique en vigueur dans notre pays, notamment à travers trois textes fondamentaux: - la constitution qui, dans son article 160, fait obligation au Ggouvernement de rendre compte à chaque chambre du Parlement de l'utilisation des crédits budgétaires qu'elle lui a votés. - la loi 84-1 7du 07 Juillet 1984 modifiée et complétée, relative aux lois de finances qui: - consacre le caractère de loi de finances à la loi de règlement budgétaire (article 2); - définit la loi de règlement budgétaire comme l'acte par lequel il est rendu compte de l'exécution de la ou des lois de finances afférentes à chaque exercice (article 5) ; - stipule que le projet de loi de finances de l'année est accompagné du projet de loi de règlement budgétaire de l'exercice N-3(article 77); - stipule que la loi de règlement budgétaire établit les comptes de résultats du budget général de l'Etat, des comptes spéciaux du Trésor et de la gestion de la trésorerie (article 77). - l'ordonnance n° 95-20 du 17 juillet 1995 modifiée et complétée relative à la Cour des comptes qui stipule que cette institution est consultée sur les avants-projets de loi de règlement budgétaire. Les rapports d'appréciation qu'elle établit à cet effet sont transmis par le gouvernement à l'institution législative avec le projet de loi de règlements y afférent (article 18). C'est en application de ce dispositif législatif que le ministère des Finances a préparé le projet de loi portant règlement budgétaire pour 2008, après une interruption de vingt sept (27) ans due, selon les périodes, à des causes multiples telles que l'absence de certains pouvoirs institutionnels (Parlement, Cour des comptes) et d'un cadre légal et règlementaire ou à des situations particulières. Ce projet de loi a été accompagné d'une série statistique retraçant les résultats enregistrés au titre des exercices antérieurs. L'objet de la loi de règlement budgétaire, explicité à travers un rapport de présentation devant nécessairement accompagner le projet de loi, consiste à : - approuver les différences entre les prévisions et les réalisations; - arrêter le montant définitif des recettes et des dépenses; - fixer les résultats budgétaires; - décrire les opérations du Trésor en affichant les résultats constatés dans les comptes spéciaux du Trésor d'emprunts et de participation. Ces données sont extraites des comptes de l'Etat tels que retracées par la comptabilité publique, instrument de transparence et de pilotage des finances publiques qui permet de donner une idée fidèle de l'activité budgétaire et de la trésorerie du pays. Les agrégats soumis au vote du Parlement résultent de la différence entre les données qu'il a votées et le niveau de leur réalisation. Au plan budgétaire, ces données concernent : 1 - les recettes budgétaires qui sont produites dans des états retraçant : - les prévisions et les réalisations des recettes par nature et par catégorie avec l'explication des écarts, - l'évolution des recettes réalisées par nature et par catégorie entre 2007 et 2008. 2 - Les dépenses budgétaires composées des dépenses de fonctionnement et des dépenses d'investissements. Concernant le budget de fonctionnement, la loi de règlement comporte : - les crédits votés par ministère, par nature, par titre et partie; - les crédits des charges communes votés; - les mouvements de crédits à partir des charges communes, répartis par titre et par ministère; - les crédits révisés par ministère, par nature, par titre et partie; - les crédits consommés par ministère, par nature, par titre et partie; - l'évolution des crédits consommés entre 2007 et 2008; - l'analyse des écarts entre les crédits votés et les crédits révisés d'une part, et entre les crédits révisés et les crédits consommés d'autre part. Concernant le budget d'investissement, le contenu de la loi de règlement budgétaire est résumé comme suit : - les plafonds de crédits de paiement et d'autorisation de programme votés par secteur; - les transferts intersectoriels de crédits de paiement et d'autorisation de programme opérés par voie réglementaire; - les crédits de paiement et les autorisations de programme révisés par secteur; - les crédits de paiement mobilisés par secteur; - les autorisations de programme notifiées par secteur. Le résultat budgétaire comptabilisé et soumis au vote du Parlement représente la différence entre les recettes réellement recouvrées et les dépenses effectivement exécutées. Quant aux comptes spéciaux du Trésor, d'emprunts et de participation, la loi de règlement budgétaire constate les résultats des comptes d'affectation spéciale et les résultats de la gestion des opérations de trésorerie telles que retracées dans différents comptes, notamment: - les comptes de commerce, - les comptes d'affectation spéciale, - les comptes d'avances, les comptes de prêts, - les comptes de participation, - les comptes d'emprunts et de prêts intergouvernementaux. Outre les données prévues par la législation en vigueur pour la détermination des résultats à soumettre au vote du Parlement, la loi de règlement budgétaire énonce les principaux agrégats macro-économiques tels que le taux de croissance économique, les niveaux d'importation et d'exportation, le taux d'inflation, le taux de change, le prix de référence du baril de pétrole utilisé pour le calcul de la fiscalité pétrolière. Par ailleurs, elle annonce, pour les principaux secteurs, les réalisations physiques en termes de lancement et de réception d'ouvrages ainsi que les principaux indicateurs d'impact atteints et comparés à ceux des années précédentes. Ces informations permettent : - d'apprécier dans quelle mesure les instruments budgétaires (dépense publique, endettement public, prélèvements fiscaux) ont influé sur l'activité économique et donc sur la croissance, - d'apprécier dans le temps la qualité des stratégies sectorielles, - de vérifier le respect des principes budgétaires (annualité, universalité, unité, spécialité), - de mieux apprécier à terme la soutenabilité de la politique budgétaire, - d'améliorer la diffusion budgétaire en assurant plus de lisibilité et plus de transparence. Il s'agit là d'autant de paramètres à prendre en considération pour éclairer la préparation des budgets nouveaux dans la perspective d'une meilleure efficience de la dépense publique tout en lui gardant sa rationalité. En termes de résultats des travaux entrepris au titre de la loi de règlement budgétaire pour 2008, il se dégage un avoir du Trésor de plus de 231.234.096,31 DA, résultant : - d'un déficit budgétaire de : 1 .539.857.228.328,82 DA, - des profits des comptes spéciaux du Trésor apurès ou clôturés d'un montant de : 1.223.616.500.594,48 DA, - des pertes résultant de la gestion de la dette de l'Etat d'un montant de : 1 .385.023.898,18 DA, - d'une variation positive nette des soldes des comptes spéciaux du Trésor d'un montant de : 1.321.846.656.411,97 DA, - d'une variation négative nette des soldes des comptes d'emprunts d'un montant de : 403.262.747.460,75 DA, - d'une variation nette positive des comptes de participation d'un montant de : 273.076.777,61DA. Source : Direction générale de comptabilité

COMMUNIQUÉ
Le C.P.A. a le plaisir d’informer son aimable clientèle, de l’ouverture à partir du 1er mai 2011 de sa nouvelle agence TOLGA (code 310). Groupe d’Exploitation de rattachement : Batna Adresse : Cité 70 Logements OPGI TOLGA 07.300, wilaya de Biskra. Téléphone : (033) 78.51.57 / 033.78.51.60 Fax : (033) 78.51.61 Le directeur et son équipe vous réservent le meilleur accueil et vous souhaitent la bienvenue.

CPA, Une banque à votre écoute
El Moudjahid/Pub ANEP du 28/02/2011

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Economie

Nation
"Ce que j’avais dit à l’occasion d’une audience avec un ministre italien, c’est que le gouvernement a apporté des aménagements à cette règle qui consistent notamment à maintenir le mécanisme 51-49%, mais dans beaucoup de cas, pour laisser le partenaire étranger dans de bonnes conditions, les 51% détenus par la partie algérienne peuvent être partagés par une entreprise nationale ou deux, ou par une entreprise et un établissement financier", a-t-il précisé. Même si la partie algérienne "reste majoritaire le management du projet est toujours confié au partenaire étranger", a-t-il ajouté.

EL MOUDJAHID

M. Benmeradi confirme

Maintien de la règle des 51-49% pour l'investissement avec les étrangers

Commerce

L

e ministre de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’investissement, M. Mohamed Benmeradi a affirmé, hier à Alger, que la la règle des 51-49% régissant l'investissement avec les opérateurs étrangers n'a pas été abandonnée. "A aucun moment nous n’avons dit que la règle des 5149%, qui garantit à la partie algérienne de rester toujours majoritaire dans les projets de partenariat avec des étrangers, a été abandonnée tel que rapporté par certains quotidiens", a expliqué M. Benmeradi dans une déclaration à l’APS en marge des travaux de la Commission mixte de coopération algéro-vietnamienne.

Ministère et opérateurs se concertent sur les prix des produits alimentaires

L

Forum d’Alger sur l’énergie organisé par le journal Liberté

Sanctuariser nos réserves de pétrole et de gaz pour préparer le long terme

O

rganisé par le quotidien Liberté en coordination avec le cabinet Emergy (International strategic consulting), un forum portant sur le thème « Les convulsions de la scène énergétique internationale et les perspectives à long terme. Epuisement des ressources, nouveaux pôles de la croissance mondiale, lutte pour le leadership et l’accès aux ressources », s’est tenu samedi à l’hôtel Sheraton, Club des Pins. La problématique générale a mis en évidence, compte tenu des communications qui ont été présentées par les conférenciers, des tendances lourdes qui vont marquer fortement le paysage énergétique mondial dans les toutes prochaines décennies. Pour le Dr Mourad Preure, on assiste déjà à une fracture qui s’exacerbe entre le Nord riche et opulent et le Sud de l’hémisphère au double plan du développement dans sa globalité que de la consommation en énergie. Il observe que le marché pétrolier n’est jamais à l’abri des crises cycliques qui le secouent notamment au Proche-Orient et il s’interroge sur l’hypothèse évidente à ses yeux, d’un nouveau partage du monde axé sur une redistribution de l’énergie. Le nouveau centre de gravité du monde bascule vers l’Asie et la Chine, a-t-il indiqué. Ali Hached, conseiller principal et représentant du ministre de l’Energie et des Mines, n’exclut pas la thèse de tendances lourdes qui ne changeront pas, car la demande de consommation d’énergie est en augmentation croissante. Le problème réside dans le mixe énergétique. Le pétrole et le gaz demeureront les principales ressources durant les 20 prochaines années. Il juge nécessaire d’organiser une transition énergétique dans ce cas de figure. La première énergie de transition est le gaz. Les énergies renouvelables se mettent en place. Leur utilisation est incontournable et l’Algérie n’y échappe pas. Claude Mandil, ancien président de l’Institut français du pétrole, et ancien directeur général de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), déclare s’exprimer en son nom personnel et estime que le problème des changements cli-

matiques sera de plus en plus présent dans le monde. Il faut le prendre au sérieux, faisant remarquer que la Chine accomplit des progrès pour réduire ses émissions de CO2. Il parle de nouvelles politiques de réduction d’émissions de CO2 sans que pour autant, on décèle une volonté avérée de régler le problème définitivement. Le scénario 450 ppm de l’AIE privilégie le gaz et le conférencier rappelle que ce scénario exige des décisions héroïques et un développement technologique capable de le mettre à l’œuvre. Il bat en brèche et dément la théorie du « Peak Oil » car la quantité de pétrole brut n’est pas connue. Cette théorie ne concerne que le pétrole brut conventionnel que l’on ne consomme pas. Il est surtout question de pic de l’offre et non pas de la demande. Le centre du monde n’est plus du côté de l’Atlantique, mais il s’oriente vers Asie. La Chine représente l’essentiel de l’augmentation de la demande de consommation d’énergie. Son rôle est prépondérant. Il estime que la part de marché de l’OPEC ira en s’amplifiant, augurant d’un âge d’or pour le gaz à condition que les prix ne soient pas excessifs. De surcroît, le monde s’engage vers une demande croissante d’électricité qui est une source d’énergie commode, vers un développement progressif du nucléaire, des énergies renouvelables, du charbon. Le gaz va occuper une place de choix à l’avenir car la demande va augmenter de 50% jusqu’à l’horizon 2025. Il évoque la possibilité de voir la bulle gazière prendre une courbe descendante. Le gaz a un bel avenir devant lui, mais ses prix ne doivent pas être indexés sur ceux du pétrole. L’Algérie, remarque-t-il, est handicapée par son éloignement de l’Asie de l’Est car elle est naturellement tournée vers le bassin atlantique. Son atout principal reste le gaz. Il juge que l’Algérie doit éviter que ses contrats de gaz soient indexés sur ceux du pétrole. Dans son intervention, M. Bouterfa, PDG de Sonelgaz, rappelle que le quart de l’humanité n’a pas encore accès à l’électricité, que l’Afrique, gros producteur d’uranium, ne dispose que de deux centrales nucléaires en Afrique du

Sud. Il perçoit une certaine hypocrisie de la part du monde développé. L’accès à l’électricité suppose une maîtrise de la technologie dont il est légitime de penser à sa juste répartition. C’est un nœud gordien qu’il va falloir trancher pour espérer parvenir à un équilibre entre les pays riches et les pays pauvres. Peut-on concevoir de réduire la fracture quand le transfert de technologie ne s’opère pas. La consommation de l’énergie est faible dans les pays du Sud puisqu’elle est de l’ordre de 0,5 t par habitant alors qu’aux Etats-Unis, elle avoisine les 20 t par habitant par exemple. Il pense que les pays riches doivent s’arracher de l’ « égoïsme » étriqué dont ils font preuve à l’égard des pays pauvres afin que ces derniers puissent accéder au développement. Il est temps de décider pour quel modèle de développement énergétique le monde doit opter au moment même où des empires technologiques s’installent progressivement à notre insu et remplaçant les anciens empires coloniaux. Amor Khelif, professeur d’économie à l’université d’Alger, pense que les contours de la transition restent flous. Elle reposera de moins en moins sur le pétrole conventionnel mais certainement sur le gaz, le nucléaire. Pour cet économiste, le monde va connaître une raréfaction du pétrole et du gaz. Il s’interroge sur la question de savoir si nous sommes en phase d’assurer une transition sans heurts, de forger un modèle énergétique sécurisé dans ses deux aspects approvisionnement et garantie d’un prix équitable pour les producteurs. Il faut choisir entre une transition calme et concertée et une transition chaotique. Il remarque que l’Algérie a des ressources énergétiques qu’elle doit mettre au service de sa consommation interne dans le long terme. Il faut sanctuariser, a-t-il martelé, nos ressources énergétiques en les protégeant par la Constitution et mettre en adéquation nos potentialités avec notre économie nationale. Cet aspect essentiel, de son point de vue, semble quelque peu perdu de vue par nos dirigeants. M. Bouraïb

e ministère du Commerce a réuni hier, à Alger des opérateurs économiques, des banquiers et des universitaires pour débattre ensemble, de la problématique des prix des produits alimentaires de large consommation dans une économie ouverte à la concurrence. Cette rencontre permet de "prendre les points de vue des uns et des autres afin de dégager, d'une manière consensuelle, des solutions pratiques et réalisables", a indiqué le ministre du Commerce, Mustapha Benbada. Elle s'inscrit pleinement dans l'application des directives du Président Abdelaziz Bouteflika, qui avait récemment appelé le gouvernement à approfondir la concertation, avec toutes les parties concernées, autour des dossiers socio-économiques. Rappelant les dernières mesures tarifaires et fiscales prises par le gouvernement afin de juguler la hausse des prix du sucre et des huiles, M. Benbada s'est félicité du "comportement exemplaire" des opérateurs économiques intervenant dans ces marchés. Cette expérience est "appelée à être généralisée" à d'autres partenaires et à d'autres produits, a-t-il ajouté. Dans ce contexte, il a avancé que le décret exécutif relatif au plafonnement des prix, à la fixation des marges de bénéfice et à la compensation des opérateurs activant dans le commerce de ces produits de large consommation, était "au niveau du secrétariat général du gouvernement et doit être publié au Journal officiel d'ici la fin mars". Selon le directeur du suivi des accords commerciaux régionaux et de la coopération au ministère, M. Djellab Said, les prix internationaux de la plupart... des produits agricoles, à long terme, "ne descendront pas en deçà de leur niveau de 2010 mais n'atteindront pas les pics de 2008". Les produits laitiers connaîtront, en revanche, une hausse sur les marchés internationaux, selon lui. Le représentant du secteur de l'Agriculture, M. Chahat, a, pour sa part, assuré que "la longueur des circuits de distribution" était l'origine principale de la hausse des prix des produits alimentaires. "Le marché algérien est très bien organisé au niveau de l'approvisionnement, mais au niveau de la distribution, il continue de fonctionner de façon archaïque (...) c'est une ère qui doit être révolue", dira-t-il, appelant le secteur privé à s'engager dans la mise en oeuvre de "centres de collectes, de traitement et de conditionnement". Intervenant lors des débats, Issad Rebrab, patron du groupe privé Cevital, a souligné que l'Algérie "pourrait être exportatrice de lait si elle décide de faciliter la tâche aux producteurs nationaux", estimant par ailleurs que "seule l'offre et la demande doivent définir les prix". Les fluctuations des prix des produits alimentaires devraient donc, dit-il, pousser le gouvernement à "plafonner les prix mais à laisser les marges bénéficiaires libres". La plupart des autres intervenants ont pointé du doigt la "bureaucratisation" des opérations d'importation notamment depuis l'obligation du passage par les lettres de crédits ainsi que la lourdeur des procédures de dédouanement, des contraintes qui contribuent, selon eux, à la hausse des prix des produits importés. Le délégué général de l'Association des banques et établissements financiers (ABEF), M. Abderrahmane Benkhalfa a imputé le "problème" de l'organisation des marchés au manque "d'une économie de l'offre où le secteur privé prédomine", affirmant que les banques étaient, plus que jamais, engagées dans des missions de "sauvetage et d'élargissement" des PME en Algérie. M. Benbada a souligné que toutes les observations faites durant la rencontre seront prises en charge dans la préparation des thématiques des prochaines assises nationales du Commerce, prévues en juin prochain. Il a enfin appelé la Direction générale des impôts (DGI) à "rassurer" davantage les commerçants de gros, en leur épargnant d'éventuels "redressements fiscaux" sur les périodes antérieures à une utilisation volontaire de la facturation et des chèques.

Emploi féminin

SEVE recommande de réserver 30% des 100 locaux par commune aux femmes

L’

Association des femmes algériennes chefs d'entreprises (SEVE) a recommandé dimanche à Alger de réserver 30% des 100 locaux par commune au profit des femmes. "Les femmes ont beaucoup d'idées en matière de création de projets d'activité économique, mais le problème de local se pose avec acuité. D'où la nécessité de réserver un taux de 30% des 100 locaux par commune aux femmes", a préconisé Mme Yasmina Taya, présidente de l'association SEVE. "Cette opération permettra de renforcer les efforts visant à intégrer la frange féminine au tissu économique et de facilité l'écoulement de leurs produits", a-t-elle précisé lors d'une rencontre d'information organisée par l'association destinée aux femmes porteuses de projets.

"Aujourd'hui, les femmes vont de plus en plus vers la création de leurs entreprises et représentent un potentiel managérial important", a-t-elle ajouté. Mme Taya a relevé que les femmes qui ont du savoir-faire sont de plus en plus nombreuses, particulièrement les diplômées de l'université et de la formation professionnelle. Evoquant le cas des femmes au foyer, elle a indiqué que cette catégorie peut constituer des réseaux par métier, proposant, à cet effet, d'insérer ces femmes dans le tissu économique par des "projets d'activité intégrée". Mme Taya a souligné que l'objectif de cette rencontre est d'informer les femmes porteuses de projets d'activité sur les dispositifs mis en place par l'Etat en matière d'emploi. Encourager et stimuler l'esprit de créativité et de compétiti-

vité chez la frange féminine et soutenir et accompagner les projets d'activité, en menant des actions de formation, d'orientation et de conseil au profit de ces femmes, figurent aussi parmi les objectifs de cette rencontre. L'association SEVE prévoit d'organiser 13 rencontres similaires au cours de l'année 2011 dans plusieurs wilayas du pays, avec l'appui du Centre d'initiatives et recherches européennes pour la Méditerranée (CIREM). De son côté, le directeur de projets au CIREM à Alger, M. Joaquim Ferrer, a expliqué que l'apport du centre consiste en une expertise, à travers l'encadrement de cycles de formation, dans le domaine de la création d'entreprises, devant être défini par une convention cadre qui sera signée prochainement entre les deux parties.

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EL MOUDJAHID

Nation
Formation professionnelle
Entreprises
es jeunes porteurs de projets peuvent solliciter la société de capital investissement ''El-Djazaïr Istithmar Spa'' pour une participation dans le capital de leur entreprise à travers les Fonds d'investissements de wilaya qu'elle gère pour le compte du Trésor public, et concrétiser leurs projets, a annoncé hier, cette société dans un communiqué. Dans le cadre de la mise en œuvre des dispositions de l'article 100 de la loi de finances complémentaire pour 2009, prévoyant la création de 48 Fonds d'investissements de wilayas d'un milliard de dinars chacun, cette filiale de la Banque de l'agriculture et du développement rural (BADR) et de la CNEP-Banque, s'est vue confier la gestion de seize (16) de ces Fonds, souligne la même source. Il s'agit des Fonds destinés au financement des projets dans les wilayas d'Alger, Aïn Defla, Médéa, Constantine, Annaba, Guelma, Souk-Ahras, Khenchela, Tébessa, Tlemcen, Aïn Témouchent, Relizane, Biskra, Ouargla, Illizi et Tamanrasset. La gestion de ces Fonds d'investissement de wilaya, constitués par la ressource publique, est confiée aux sociétés de capital investissement opérationnelles sur ce segment de marché, chargées de prendre des participa-

7 ''El-Djazaïr Istithmar Spa'' met des financements à la disposition des jeunes porteurs de projets
tions dans les entreprises créées par les jeunes promoteurs, relève le communiqué. Ce nouvel instrument "est un renforcement du dispositif d'appui et de soutien aux jeunes entrepreneurs qui disposent ainsi d'une autre offre de financement mise en place dans le cadre du développement de nouveaux produits financiers, comme le capital investissement et ce pour répondre aux besoins spécifiques de financement des entreprises", ajoute-t-on. L'objectif visé est de garantir l'impulsion du développement local, à travers la multiplication des projets d'investissement et la participation à l'absorption du chômage par la création et le développement des PME. Ainsi, les jeunes promoteurs peuvent faire appel à ''El-Djazaïr Istithmar Spa'' pour une prise de participation dans le capital de la PME de production de biens et services à différents stades du projet, création, développement, restructuration et transmission d'entreprises en se présentant auprès des agences de la BADR de leurs lieux de résidence. Cette société de capital investissement fixe son montant maximum de participation à 50 millions de dinars avec un taux de participation maximum de 49% du capital de l'entreprise et une durée de 5 ans.

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e ministre de la Formation et pour une offre totalisant 200.000 de l’Enseignement profes- postes de formation pour cette rensionnels, El Hadi Khaldi, a trée de février. Il a souligné à ce prodonné hier, depuis la wilaya de pos que les 1.135 centres de formaBiskra, le coup d’envoi officiel de la tion professionnelle opérationnels rentrée du secteur pour la session de en Algérie sont "à la disposition de février. La cérémonie organisée pour tous les citoyens algériens désireux la circonstance au nouvel INSFP d’obtenir une qualification profes(Institut national spécialisé de for- sionnelle, quels que soient leur âge M. mation professionnelle) Mohamed- et leur niveau d’instruction. Lakhdar Hocine de Tolga (36 km de Khaldi a par ailleurs rappelé la mise e n Biskra) a également donné lieu ation de form à l’inau1.135 centres guration ationnels opér de cet établissement conçu pour œuvre, au titre de cette rentrée, de accueillir 300 stagiaires. Spécialisé formations-passerelles destinées aux en hôtellerie et tourisme, cet INSFP jeunes chômeurs diplômés éprouqui s’étend sur une superficie de vant des difficultés à s’insérer dans 10.600 m2, comprend notamment 14 le monde du travail. Cette formule salles de cours, 4 ateliers et un "incitative" forte d’une offre de réfectoire de 120 couverts. Le 2.500 postes de formation, permet, ministre a indiqué dans une allocu- a-t-il rappelé, de passer du certificat tion prononcée devant les autorités d'aptitude professionnelle(CAP) au locales, des élus locaux et de nom- certificat de maîtrise professionnelbreux jeunes en formation, que le, puis à un diplôme de technicien supérieur. 120.000 nouveaux stagiaires ont et de technicien rejoint les établissements du secteur Evoquant les réalisations de son sec-

Session de février : M. Khaldi donne le coup d'envoi officiel de la rentrée depuis Biskra L

teur, le ministre a rappelé que sur les quelque 200.000 femmes au foyer ayant bénéficié, depuis 2006, d’une formation qualifiante, 100.000 ont pu obtenir des crédits pour la création de micro-entreprises. Le ministre devait ensuite inspecter plusieurs structures relevant de son département avant de présider une séance de travail au siège de la wilaya.

Travaux publics

Lancement "imminent" à Alger de plusieurs projets d’infrastructures routières

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lusieurs projets d’infrastructures routières à Alger seront incessamment mis en chantier, a annoncé hier, le ministre des Travaux publics M. Amar Ghoul, qui a souligné l’impact positif de ces futures réalisations sur la fluidification de la circulation automobile et la création d’emplois. "Il s’agit de 4 projets importants dont le lancement est imminent et qui seront octroyés à des entreprises publiques et des bureaux de contrôle et de suivi nationaux", a déclaré à la presse M. Ghoul lors d’une visite de travail à plusieurs projets du secteur dans la capitale, précisant qu’il est prévu la réalisation de 3 voies express dédoublées à l’Est d’Alger sur les tracés des RN 121, 123 et 149. Ces liaisons rapides devront relier respectivement Ain Taya à Rouïba sur (12 km), l’agglomération de Reghaïa au littoral (7 km) et Tamentfoust à El Hamiz sur une longueur de près de 10 km, selon les explications fournies sur place par des responsables de la direction des travaux publics (DTP) de la wilaya d’Alger. Insistant sur le caractère "prioritaire" de ces nouveaux aménagements routiers, M. Ghoul a affirmé que ces derniers constituent "des pénétrantes Nord-Sud pour décongestionner la circulation automobile sur une bonne partie de capitale". Parmi les nouvelles réalisations inscrites au titre du Schéma directeur tracé par la DTP et couvrant la période 20102014, figure un grand viaduc d’une

Le secrétaire général de l’UNPA à Aïn-Defla

«Notre marche à nous, les fellahs, c’est celle de l’Algérie»

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Ph. : Louisa
longueur avoisinant les 2 km pour relier le port d’Alger au tunnel de Oued Ouchaiah (Bachdjarah), a fait savoir également le ministre pour qui, cette infrastructure coûtera environ 6 milliards de dinars. Outre son impact positif sur la fluidification de la circulation automobile sur les grands axes routiers du centre et de l’Est de la capitale, ce viaduc, dont la réalisation a été confiée à l’Entreprise nationale des grands ouvrages d’art (Engoa), fera travailler "pas moins de 600 personnes", a tenu à souligner M. Ghoul. Reliant directement plusieurs agglomérations dont celles du Caroubier, Baraki et Gué de Constantine, ce pont qui "constitue une nouvelle pénétrante allant du port d’Alger vers l’autoroute menant à l’Est du pays", sera entamé dès le mois prochain pour être achevé dans un délai de 36 mois, a indiqué un responsable d’Engoa. Le ministre s’est enquis lors de cette visite de l’avancement d’une trémie située à la cité Saïd Hamdine (Bir Mourad Raïs) et d’un tronçon du projet de dédoublement de la RN 24 (El Harrach-Reghaïa sur 20 km). Il a, ensuite, inspecté un projet de confortement du rivage à Aïn Taya, qui connaît un taux d’avancement de 70%, et auquel une enveloppe financière d’un milliard de dinars a été allouée. Il convient de rappeler que 100 milliards dinars ont été affectés à la DTP d’Alger dans le cadre de la concrétisation d’une multitude de projets routiers et autoroutiers à l’horizon 2014, dont 11 milliards dinars pour des projets d’infrastructures maritimes.

Investissement

Le ministère des Finances définit les modalités de gestion des Fonds d'investissement de wilaya

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ne convention définissant les modalités de gestion et d'utilisation des Fonds d'investissement de wilayas destinés au financement des PME a été signée entre le ministère des Finances et les sociétés de capital investissement opérationnelles, a-t-on appris hier, auprès du ministère des Finances. La convention définit notamment les modalités d’utilisation de ces Fonds, dont la création a été décidée dans le cadre de la loi de finances complémentaire 2009. Elle traite aussi des différents aspects du mandat de gestion, notamment la constitution et la mise à disposition des fonds, le champ d’intervention des sociétés de capital investissement et les modalités de leur intervention ainsi que leur rémunération, indique le ministère dans un communiqué. Les sociétés de capital investissement qui se sont ainsi vues confier la gestion de ces fonds, vont apporter du capital, ainsi que leurs réseaux et expériences à la création et aux pre-

mières phases de développement des jeunes entreprises. Assistées par une expertise internationale et constituées à cet effet, ces sociétés auront à intervenir sur leurs ressources et sur celles des fonds d’investissement mis à leur disposition pour apporter ces financements. Les Fonds de wilayas seront, dans cette optique, répartis entre les sociétés de capital investissement selon leur capacité et leur présence sur le territoire national. Cette répartition est opérée de manière à "assurer la couverture de l’ensemble des wilayas du pays et permettre un équilibre régional en matière de création d’entreprises et d’emplois", précise le ministère. Créés dans le cadre de la loi de finances complémentaire pour 2009, les Fonds de wilayas sont chargés de participer au capital des PME notamment celles créées par les jeunes entrepreneurs. Une dotation budgétaire de 48 milliards de DA, prévue à cet effet, sera répartie entre ces Fonds, soit 1 milliard

par wilaya. Ces ressources "apportent une double réponse en termes de levier pour le financement externe mais aussi en apport de ressources à coût nul", explique-t-on. D'autre part, la création de ces Fonds a pour objectifs d'impulser le développement local à travers la multiplication des projets d’investissement initiés localement, participer à l’absorption du chômage à travers la création et le développement des PME par les jeunes entrepreneurs et augmenter l’offre de financement en direction de l’économie nationale par le développement de nouveaux produits financiers tels que le capital investissement afin de répondre aux besoins spécifiques de financement d’entreprise. Par ailleurs, la Banque nationale d'Algérie (BNA) procédera mardi au lancement, à son niveau, de ce dispositif. Une réunion regroupera, à cet effet, le staff de la BNA chargé de la mise en œuvre de ce dispositif, indique cette banque dans un communiqué transmis à l'APS.

epuis Aïn-Defla où il a rencontré, hier, les agriculteurs de la wilaya au niveau de la maison de la culture Emir Abdelkader, le secrétaire général de l’Union nationale des paysans algériens, M. Alioui Mohamed, a tenu à donner une réponse cinglante « à ceux qui essaient de ramener les fellahs dans leur giron pour les faire marcher avec eux ». « Notre marche à nous », dira M. Alioui « c’est celle de l’Algérie, celle du développement, de la prospérité ». Revenant sur la situation qui prévaut dans certains pays arabes et usant de rhétorique, le secrétaire général de l’UNPA estime que les vagues qui les secouent et que certains commencent à monter pensant qu’elles emporteront l’Algérie à son tour, ne pourront que se casser sur nos rivages et nos frontières. « Ils se leurrent énormément, aucune secousse ne touchera l’Algérie, une Algérie forte de ses hommes, de sa stabilité et de son ambitieux plan de développement.» Les préoccupations des agriculteurs sont légitimes, soulignera M. Alioui en réponse à celles soulevées par un représentant local. Le discours revendicatif tonne. Pour M. Alioui c’est le secteur qui a le plus souffert, qui a été touché de plein fouet par les divers tâtonnements politiques et économiques, avec le démantèlement de pratiquement toutes les structures qui en faisaient la fierté, la loi portant orientation agricole a néanmoins permis de tracer de nouveaux sillons. Ce 28 février, deux années

seront passées depuis l’historique discours du Président de la République prononcé à Biskra, rappelle M. Alioui et rappelle par la même, la courageuse décision d’effacer les dettes des agriculteurs. Où en est-on deux années après, s’interroge-t-il, le Président de la République a parlé d’effacement de dettes sans exclure ou cibler telle ou telle catégorie, alors sur quelle base s’arroge-t-on le droit de décider à sa place, appelant par la même « à réformer les banques qui se refusent à jouer le jeu ». Considérant, sur un autre registre, les nouvelles mesures arrêtées par le Conseil des ministres d’extrêmement importantes et encourageantes, particulièrement pour les jeunes, M. Alioui plaide cependant pour une action rapide pour leur application mais sur une base collégiale en association avec les véritables acteurs du secteur. A. M. A.

ANP

Journées d'information sur le Centre de transport militaire à Oum El Bouaghi

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eux journées d'infordu Centre d'entraînement spécialisé dans le transport militaire ont été ouvertes hier, à Oum El Bouaghi par le chef d’état-major de la 5e Région militaire. Le commandant du Centre a présenté, à cette occasion, les activités de cette institution militaire et son rôle dans la formation et la préparation des éléments de l'Armée nationale populaire (ANP) dans plusieurs spécialités. Ces journées s'inscrivent dans le cadre du programme de communication de l'état-major des forces terrestres pour l'année 2010-2011 afin de présenter au public, a-t-il dit, la politique de modernisation et de professionnalisation de l'ANP. Le chef d’état-major de la 5e Région militaire a inspecté les stands ouverts pour la circonstance. Ces derniers présentent les activités, les formations assurées par le centre et les moyens pédagogiques modernes dont il dispose. Ces journées d'information ont attiré un grand nombre de visiteurs, dont plusieurs jeunes ayant montré un vif intérêt pour les procédures d'intégration au niveau de ce Centre spécialisé et des différentes unités de l'ANP.

Lundi 28 Février 2011

EL MOUDJAHID

Monde
ONU
médicales et humanitaires et les organismes et travailleurs humanitaires puissent entrer dans le pays en toute sécurité et à lever immédiatement les restrictions imposées aux médias". Parmi une série de sanctions, le Conseil "décide de saisir le Procureur de la Cour pénale internationale de la situation dont la Libye est le théâtre depuis le 15 février 2011". Il décide également que "tous les Etats membres doivent prendre immédiatement les mesures nécessaires pour empêcher la fourniture, la vente ou le transfert directs ou indirects à la Libye, à partir de leur territoire ou par leurs nationaux, ou au moyen de navires ou d'aéronefs battant leur pavillon, d'armements et de matériel connexe de tous types - armes et munitions, véhicules et matériels militaires, équipements paramilitaires et pièces détachées correspondantes -, ainsi que toute assistance technique ou formation". Le Conseil engage les Etats membres "à prendre des mesures en vue de dissuader fermement leurs nationaux de se rendre en Libye pour participer, pour le compte des autorités libyennes, à des activités susceptibles de contribuer à la violation des droits de l'homme." Dans leur résolution, les membres du Conseil de sécurité décident aussi que "tous les Etats membres doivent prendre les mesures nécessaires pour empêcher l'entrée ou le passage en transit sur leur territoire des individus désignés dans l'annexe I à cette résolution". Cette annexe I cite notamment le dirigeant libyen Mouammar El Gueddafi, le responsable de la sécurité du régime, Abdelkader Youssef, le chef de l'organisme de renseignement extérieur, Abu Zayd Omar Dorda, le ministre de la Défense, le général Abou Bakr Younes Jabir, le directeur du renseignement militaire, le colonel Abdallah Al-Senussi, et plusieurs enfants de Mouammar El Gueddafi. Le Conseil de sécurité décide également que "tous les Etats membres doivent geler immédiatement tous les fonds, autres avoirs financiers et ressources économiques se trouvant sur leur territoire qui sont en la possession ou sous le contrôle direct ou indirect des individus ou entités désignés dans l'annexe II à la résolution" qui cite El Gueddafi, quatre de ses fils et sa fille. Après l''adoption de cette résolution, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a salué "l'action déci-

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El-Gueddafi isolé face à la pression internationale et l'opposition libyenne
Le régime de Mouamar El Gueddafi semblait hier, plus isolé que jamais, face à la pression de la communauté internationale et à l'opposition qui se prépare à former un gouvernement de transition. Le Conseil de sécurité de l''ONU a adopté samedi soir des sanctions contre les autorités libyennes qui comprennent la saisine de la Cour pénale internationale, un embargo sur les armes, une interdiction de voyager et un gel des avoirs. Dans une résolution adoptée à l'unanimité, les membres du Conseil de sécurité regrettent vivement "les violations flagrantes et systématiques des droits de l'homme, notamment la répression exercée contre des manifestants pacifiques" et considèrent que "les attaques systématiques et généralisées qui se commettent en Libye contre la population civile pourraient constituer des crimes contre l'humanité." Sur le terrain, la situation est chaotique, les manifestations contre le régime central se poursuivaient dans plusieurs villes, notamment à Zawiya, selon des médias. De plus l'opposition armée qui contrôle l 'est du pays commence à s'organiser. L'ancien ministre de la Justice, Mustafa Abdel Jalil, qui a démissionné le 21 février pour protester contre la répression de la révolte, envisage la création d'un gouvernement de transition chargé principalement de préparer des élections. Le gouvernement envisagé comptera "des personnalités militaires et civiles. Il sera en place pour trois mois maximum. Ensuite, il y aura des élections justes et les gens pourront choisir leur dirigeants", a-t-il affirmé à des médias. En revanche, la situation à Tripoli et Syrte, qui sont toujours aux mains des partisans du guide libyen est quelque peu confuse. Selon des médias, les miliciens du guide circulaient à bord de 4X4, et des chars sont déployés sur les routes conduisant à Tripoli et en contrôlent l'accès. De longues queues se sont formées dimanche devant les banques à Tripoli, où les habitants venaient retirer les 500 dinars (environ 400 dollars ou 300 euros) promis vendredi par le régime de Mouammar El Gueddafi, selon des médias. Pour tenter d'endiguer la vague de contestation, le gouvernement a annoncé vendredi une aide de 500 dinars aux familles libyennes, ainsi qu'une augmentation de salaire de 150% pour certains fonctionnaires. Le bilan des violences restait toutefois difficile à évaluer. Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, l'opposition et des Ong, parlent de plus d'un millier de morts. Face au chaos, les évacuations des différents ressortissants étrangers continuaient dans des conditions difficiles. Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont déjà quitté le pays par air, mer et via les frontières tunisienne et égyptienne.

Le Conseil de sécurité adopte de lourdes sanctions contre les autorités libyennes
Le Conseil de sécurité de l''ONU a adopté samedi soir des sanctions contre les autorités libyennes qui comprennent la saisine de la Cour pénale internationale, un embargo sur les armes, une interdiction de voyager et un gel des avoirs. Dans une résolution adoptée à l'unanimité, les membres du Conseil de sécurité regrettent vivement "les violations flagrantes et systématiques des droits de l'homme, notamment la répression exercée contre des manifestants pacifiques" et considèrent que "les attaques systématiques et généralisées qui se commettent en Libye contre la population civile pourraient constituer des crimes contre l'humanité." "Agissant en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies", le Conseil de sécurité exige "qu'il soit immédiatement mis fin à la violence et demande que des mesures soient prises pour satisfaire les revendications légitimes de la population". Il exhorte également les autorités libyennes "à faire preuve de la plus grande retenue, à respecter les droits de l'homme et le droit international humanitaire", à garantir la sécurité de tous les étrangers, à veiller à ce que les fournitures

sive" du Conseil. "Les mesures d'aujourd''hui sont dures. Dans les jours à venir, s'il le faut, des mesures encore plus fortes pourraient être nécessaires", a-t-il ajouté dans un discours devant le Conseil. La résolution "envoie un message ferme selon lequel des violations graves des droits de l'homme ne seront pas tolérées et que ceux qui en sont responsables devront rendre des comptes. J'espère que ce message est entendu, et pris en compte, par le régime en Libye", at-il ajouté.

Des centaines de ressortissants asiatiques accueillis dimanche au poste frontalier de Debdeb
Des centaines de ressortissants de pays asiatiques et 17 Algériens sont arrivés hier au poste frontalier de Debdeb, dans la wilaya d'Illizi, fuyant la dégradation de la situation sécuritaire en Libye, a-t-on constaté. Parmi les personnes ayant franchi ce poste frontalier figurent notamment 289 Vietnamiens et 144 Philippins, ayant abandonné des chantiers de construction en Libye. Dans le flux des arrivées figurent également 109 ressortissants libyens et trois Bellarusses, selon les instances chargées du dispositif d'accueil mis en place par les autorités locales. Plus de 33 ressortissants étrangers ont subi une visite médicale au niveau de la structure sanitaire mise en place au poste frontalier, a indiqué à l'APS le médecin du centre qui n' a constaté chez eux "aucune pathologie grave, à l'exception de quelques cas de vomissements et de céphalées". La plupart des ressortissants étrangers ont été acheminés vers les lieux d'hébergement de Debdeb et d'In-Amenas, d'où ils devront rejoindre leurs pays. Plus de 370 Algériens, 600 Egyptiens, dont 350 ont été rapatriés dimanche vers leur pays, et des centaines de ressortissants d’autres nationalités ont été accueillis depuis mercredi dernier au niveau des postes frontaliers se trouvant sur le territoire de la wilaya d'Illizi (Debdeb, Tinalkoum et Tarat).

Algérie Vietnam : de nouveaux chantiers
A l’occasion de la tenue de la 9e session de la commission mixte algéro-vietnamienne, M. Nourredine Moussa, ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme a reçu hier, M. Nguyen Hong Quan, ministre de la Construction, de la République Socialiste du Vietnam, accompagné d’une importante délégation. Lors de cet entretien, M. Nguyen Hong Quan, après avoir évoqué l’excellence des relations d’amitiés entre les deux peuples, vietnamien et algérien, a exprimé son souhait de voir les entreprises de construction de son pays participer à la réalisation de l’important programme d’investissement public engagé pour la période 2010/2014, notamment la réalisation de logements et d’équipements publics. De son côté, M. Nourredine Moussa, a rappelé que le marché algérien de la construction offre de nombreuses opportunités d’investissement et d’intervention d’opérateurs vietnamiens dans la réalisation des programmes publics et s’est dit prêt à encourager les entreprises algériennes de construction à la constitution de partenariat avec les entreprises vietnamiennes. Ces partenariats, mutuellement bénéfiques, doivent aboutir à un transfert de savoir-faire dans les domaines techniques et technologiques et dans la gestion des projets de construction.

Le nouvel ambassadeur de l’Etat de Palestine à El Moudjahid :

M. Hussein Abdekhaliq : “Priorité à la consolidation de l’unité des rangs palestiniens”
Après sa désignation en qualité d’ambassadeur de l’Etat de Palestine à Alger, M. Hussein Abdelkhaliq, s’est rendu hier après-midi au siège d’El Moudjahid où il a été accueilli chaleureusement par M. Abdelmadjid Cherbal, directeur général . A cette occasion, l’hôte d’El Moudjahid a fait un round-up complet de la situation qui prévaut actuellement au MoyenOrient, notamment en Palestine occupée, à la lumière des derniers développements sur la scène régionale, en mettant en exergue la volonté et la détermination du peuple palestinien à aller de l’avant sur la voie du recouvrement de ses droits légitimes à la liberté et à l’indépendance. Diplomate chevronné, ayant exercé dans de nombreux pays d’Amérique latine, M. Hussein Abdelkhaliq a tenu à rappeler les conditions difficiles que traverse aujourd’hui la cause palestinienne, à cause de la persistance des manœuvres israéliennes, avant de souligner la position claire de l’Autorité palestinienne concernant la reprise des négociations avec Israël. Il a ensuite mis l’accent sur la consolidation de l’unité des rangs palestiniens, notamment en se faisant l’écho de la proposition du président Mahmoud Abbas concernant l’organisation des élections législatives, municipales et présidentielles afin de désigner les représentants légitimes du peuple palestinien. Partant de là, a poursuivi l’ambassadeur, l’Autorité nouvellement élue pourra examiner les problèmes et contraintes et proposer les solutions qu’elle juge appropriées, en rappelant au passage que malgré les dissensions qui surgissaient parfois entre les différentes factions de la résistance palestinienne, un consensus existait entre ces dernières sur les questions essentielles de la cause nationale. Il a ajouté : l’essentiel aujourd’hui, c’est d’arriver à un accord (pour sortir de l’impasse dans laquelle se trouve le problème palestinien), à travers la tenue des élections notamment. Sollicité sur la situation actuelle du Monde arabe, le nouvel ambassadeur de l’Etat de Palestine a déploré les perturbations que traversent nombre de pays frères en souhaitant que la situation se normalise progressivement et ajouter ensuite que la Nation arabe a, aujourd’hui, besoin d’union, de cohésion, pour faire face à l’ennemi. M. Hussein Abdelkhaliq n’a pas omis de souligner, à la fin de sa visite, combien le peuple palestinien et lui-même, appré-

Ph. A. Yacef

cient le soutien indéfectible apporté par l’Algérie au peuple palestinien, en rappelant notamment les précieuses contributions du défunt Président Houari Boumediène et du Président Abdelaziz Bouteflika au triomphe de sa cause sacrée. Mourad A.

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Forum

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M. Abderrahmane Moufek, directeur général de l’INPED et M. Kouider Hadj Brahim, consultant international en management, invités d’El Moudjahid sur le thème de la mondialisation et des nouvelles exigences managériales

“Le management qui partage l’information est bien celui qui gagne”
Par Tahar Mohamed Al Anouar
a mondialisation et les nouvelles exigences managériales. Comment l’entreprise algérienne va s’adapter. La table ronde organisée par El Moudjahid autour de ce thème a regroupé, pour l’évoquer, M. Abderrahmane Moufek, directeur général de l’INPED, et M. Brahim Hadj Kouider, vice-président de la société CAPTI, société de services conseils. Aujourd’hui la compétition économique ne porte plus sur l’amélioration de l’existant que sur la citation rapide de produits nouveaux.

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de leur bilan environnemental et social au même titre que leur bilan financier).

Manque de préparation à la gestion du changement
Ce qui est reproché chez nous aujourd’hui c’est que les managers ne sont pas formés de manière suffisamment concrète à la gestion du changement. Favoriser l’adaptation des entreprises pour assurer leur compétence et faciliter la transition de l’encadrement vers des emplois de haute technicité, est le rôle de la formation. L’entrepreneur ou le manager doit être capable de mieux anticiper, susciter et gérer les mutations de l’entreprise au regard des bouleversements perçus sur les marchés.

stratégique des entreprises. Le rôle du manager c’est d’assurer la cohésion et l’adhésion du groupe à un projet donné et produire donc des synergies. C’est le défi que doivent prendre les dirigeants d’entreprises pour escompter conquérir des parts de marchés et être compétitifs.

Partage et circulation de l’information, moteurs du changement
Pour M. Brahim Hadj Kouider, consultant international, la circulation de l’information, le partage de l’information au sein de l’entreprise, sont aujourd’hui des notions importantes qu’il faut relever. Le but est de faire adhérer les travailleurs, favoriser le changement des mentalités pour parvenir à atteindre les objectifs fixés. Le problème est de savoir utiliser la bonne information. Les nouvelles technologies de l’information ont un rôle essentiel dans le domaine. Elles permettent un décloisonnement au sein de l’entreprise. La manière la plus adéquate va à la formation, note M. Moufek, d’autant que l’on assiste à une accélération de la mondialisation et que la formation peut constituer un puissant levier en matière de mise à niveau des cadres dirigeants, ce sont des impératifs et l’on ne doit plus hésiter.

Une nouvelle figure du manager
Pour incarner l’idée d’innovation, une nouvelle figure du manager s’avère indispensable, une sorte de chef d’orchestre rassemblant des experts de la recherche-développement du marketing, des commerciaux mais aussi des utilisateurs ou des opérationnels exerçant dans le site. Le passage à la recherche innovation-développement serait une priorité pour les entreprises qui s’en tiennent pour l’heure à des recettes plus ou moins classiques. Mais la question reste posée de savoir quelles organisations permettront de la favoriser. Pour certains l’innovation, c’est un état d’esprit général qui doit irriguer toute l’entreprise.

Libérer la parole et les comportements
Il faut libérer la parole et le comportement. Il faut également capitaliser sur les hommes, l’enjeu est primordial. La nécessité d’une adéquation entre les besoins des industriels et l’offre en ressources qualifiées est évidente. Ou nous pouvons répondre à cette offre ou nous sortons du marché. Pour d’autres, si l’innovation est sur toutes les lèvres et que tout le monde veut innover, peu nombreux sont pourtant ceux qui savent le faire efficacement parce qu’ils se trompent souvent de priorité. Ce qui est aussi évident dans les nouvelles exigences managériales celles qui sont perçues actuellement, c’est que les entreprises doivent maintenant s’organiser pour entrer dans l’économie du temps réel, c’est-à-dire qu’une entreprise doit être capable de réagir instantanément.

Pour M. Abderrahmane Moufek, directeur général de l’INPED, le management va très vite être confronté à une situation donnée, à un environnement qui peut réserver des surprises, c’est l’environnement international. Une entreprise solide pourra tenir le coup et amener son projet de mutation à bon port. Pour cela, l’entreprise doit être dotée d’une structure forte qui sache réagir aux sollicitations du marché. Il faut aussi un équipage qui sache maintenir les instruments de pilotage. Si ces instruments ne fonctionnent pas ou fonctionnent mal, c’est toute l’entreprise qui est affectée.

A. Yacef
figure, note M. Moufek, une culture où l’on a peur de s’exprimer au sein de l’entreprise. Il faut mettre en confiance les ressources humaines. C’est une nécessité.

L’environnement peut réserver des surprises

Une école du management exécutif
Evoquant les instruments du management exécutif, l’orateur souligne que depuis 2009 a été instituée une formation pour préparer des dirigeants d’entreprises, formation assurée par l’INPED. L’école de management exécutif est un projet aujourd’hui maturé avec un partenaire étranger. La formation devrait débuter, selon le directeur général de l’INPED, le 1er semestre 2011. C’est un projet capital pour les entreprises industrielles. Les entreprises doivent être capables dans le futur de fournir des produits de qualité. Le secteur industriel doit pouvoir atteindre 10% du PIB d’ici 2014 et gagner ainsi des parts de marché. Des enveloppes budgétaires conséquentes sont débloquées à ce sujet. L’INPED, s’agissant d’elle, a assuré, depuis sa création en 1967, la formation pour un management intermédiaire (du niveau de maîtrise), les priorités sont allées par la suite vers des masters professionnels dans des spécialités qui permettent à l’entreprise d’évoluer vers de nouvelles exigences, celles qui sont formulées par le marché. L’INPED a démarré une formation en sécurité alimentaire, un master en logistique, c’est un volet extrêmement important. On accompagne, note M. Moufek, les entreprises, en organisation qualité.

La mise à niveau, un bond qualitatif
Pour M. Kouider Hadj Brahim, la mise à niveau est un bon qualitatif pour l’entreprise algérienne. Il y a des démarches destinées à aider à conduire le changement dans les mentalités, les comportements. Autre problème qui se pose, comment capitaliser l’information interne pour qu’elle puisse être utilisée par tous. L’autre problématique va à l’intelligence économique, relève M. Moufek, qui rappelle que le monde vit aujourd’hui des conditions d’une véritable guerre économique. Il s’agit pour nos entreprises de ne pas être distancées et de rester à l’affût, se renseigner. c’est autour de ces concepts que s’est ordonné, hier, le débat. Comment bouleverser une organisation jugée archaïque de l’entreprise, à mener celle-ci à se battre à l’international.

Transparence et efficacité
La transparence, l’efficacité sont des données importantes pour la marche de l’entreprise. C’est productif pour l’avenir, on doit accepter le débat au sein de l’entreprise, relève le directeur général de l’INPED. Il s’agit-là de la survie même de l’entreprise. S’agissant d’efficacité, M. Kouider Hadj Brahim répondant aux questions des participants, relève que l’entreprise doit se concentrer sur son métier de base. Le reste peut être sous-traité, c’est un mouvement qui commence à apparaître au sein de nos entreprises, signe d’une certaine évolution. Il faut intéresser aussi les gens à leur carrière, et partant à leur devenir.

Collaboration université-entreprise
M. Moufek insiste sur une nécessaire collaboration université-entreprise pour faire évoluer les comportements. Il ne faut pas hésiter à incorporer des chercheurs étrangers dans les centres de recherche et faire en sorte que nos acteurs économiques essentiels, les entrepreneurs, puissent acquérir le niveau requis pour s’attaquer à l’international. Il y a lieu aussi de chercher des partenaires fiables avec lesquels on peut gagner. L’Algérie dispose de beaucoup d’atouts. Elle a donc l’opportunité d’aller vers le changement.

Nouvelles technologies et nouvelles frontières du management
L’impact des technologies, les nouvelles règles financières, le développement durable, le déplacement des frontières du management elles mêmes, constituent, des tendances majeures qui continuent de bouleverser la vie des entreprises et les pratiques managériales elles-mêmes. Internet (entre autres) a apporté plus de transparence dans le monde de l’entreprise. Tout le monde peut désormais obtenir des informations détaillées sur les entreprises, leurs activités, leurs pratiques opérationnelles, leur réputation. Cette transparence a amené les entreprises à se préoccuper non seulement de leurs résultats financiers mais également de leur rôle dans la société (gestion

Gérer le risque
Concernant l’environnement, il est par définition, imprévisible, turbulent aussi. Le risque est là. C’est complexe, c’est vrai. Il faut donc pouvoir prendre des décisions en assumant les risques. Le management classique n’est pas, aux yeux de M. Moufek, un management capable d’évoluer dans un environnement marqué par la complexité, comme c’est le cas aujourd’hui. Le management qui partage l’information, c’est bien celui à qui gagne. Flexibilité, capacité de décision rapide. Ces qualités sont requises pour faire évoluer le management. La dépénalisation de l’acte de gestion est saluée par le directeur général de l’INPED comme une grande avancée, c’est une bonne chose, relève M. Moufek. T. M. A.

Le renseignement peut être profitable
Le renseignement peut être profitable lors de la prise de décision pour faire face à la concurrence. Parfois, on ne connaît pas très bien la concurrence et l’information recueillie constitue un véritable enjeu. Il s’agit même d’un enjeu stratégique, note M. Moufek. M. Kouider Hadj Brahim, pose de son côté la question de la protection de l’information, là aussi, il s’agit d’un enjeu stratégique qui indique bien que l’on se situe vraiment dans une guerre économique entre le fait d’actionner le renseignement et vouloir protéger l’information au sein de l’entreprise. Changement dans l’organisation, utilisation rationnelle des compétences, circulation de l’information,

Accélérer le mouvement
Il faut aujourd’hui accélérer le mouvement. Il s’agit surtout d’un changement organisationnel pour qu’ensemble, les personnes qui composent l’entreprise puissent assurer la transformation. Les normes du management actuel doivent changer dans nos entreprises (système autoritaire). Nous sommes dans un cas de

Un accompagnement stratégique de l’entreprise
Il s’agit d’un accompagnement

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lle Tension artérie

Santé

EL MOUDJAHID

Une nouvelle technologie voit le jour
Une nouvelle technologie vient d'être mise au point pour déterminer la pression sanguine. Cette technique, qui permet de mesurer à proximité du cœur, directement dans l'aorte, est plus fiable.
Des chercheurs de l'université de Leicester ont mis au point une technologie qui permet de prendre la tension artérielle avec plus d'efficacité. Le principe consiste à mesurer la pression sanguine directement au niveau de l'aorte au plus près du muscle cardiaque. Concrètement, il s'agit d'un capteur placé au niveau du poignet qui enregistre le pouls. Les informations recueillies sont analysées par un logiciel qui va calculer la pression aortique centrale systolique. Comme l'indique Sciences et Avenir, l'appareil est peu encombrant et peut facilement se porter pendant plusieurs heures comme une simple montre lorsqu'un contrôle continu est demandé. Censée être plus précise et plus fiable que la méthode actuellement utilisée par les médecins (le plus souvent à l'aide d'un stéthoscope et d'un nanomètre), cette technique pourrait aider les médecins à repérer plus facilement les personnes victimes d'hypertension artérielle.

Toutes les femmes ne peuvent pas bénéficier de la péridurale
Vrai. Les contre-indications à la péridurale sont rares mais elles existent bel et bien : infection de la peau dans la région lombaire, allergie à certains produits anesthésiants, troubles de la coagu-

lation sanguine, déformation importante de la colonne vertébrale, fièvre, et affections neurologiques. Il est important d'en parler lors du rendez-vous avec l'anesthésiste.

9 cliniques privées au côté du “public”
Les cliniques privées conventionnées avec la Caisse nationale des assurances sociales (CNAS) "ont contribué à l'amélioration de la prise en charge de la chirurgie cardio-vasculaire en Algérie", a affirmé samedi à Alger, le Pr Mohamed Amrane, chef de service cardiovasculaire à l'établissement hospitalier spécialisé (EHS) du Dr. Maouche.

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ntervenant au 5e Congrès de chirurgie cardio-vasculaire, organisé par la Société algérienne de chirurgie cardio-vasculaire (SACCV), le Pr Amrane a souligné qu'à l'instar du secteur public, le secteur privé a contribué "à 50 % à la prise en charge de la chirurgie cardio-vasculaire en Algérie", soulignant que ces deux secteurs "sont complémentaires et ont contribué à l'amélioration de la qualité des soins". 9 cliniques privées conventionnées avec la CNAS assurent la prise en charge de la chirurgie cardio-vasculaire, à travers le territoire national, selon le spécialiste qui

a précisé que 4 cliniques se trouvent à Alger, 2 à Oran et les 3 autres sont répartis entre Annaba, Sétif et Ghardaïa. Ces cliniques travaillent, en collaboration avec des spécialistes étrangers qui viennent de temps à autre en Algérie, pour effectuer des interventions chirurgicales. Pour ce qui est de la prévalence des maladies cardio-vasculaires qui touchent aussi bien l'adulte que l'enfant, le Pr Amrane a insisté sur la nécessité de renforcer la prévention, qui constitue, a-t-il dit, "le meilleur traitement" contre ces graves pathologies. Il a, dans ce sens, appelé à pal-

lier certains facteurs favorisant l'atteinte de ces maladies, dont la sédentarité, le stress, une mauvaise hygiène de vie, le manque d'exercice physique, le tabac, l'hypertension artérielle et le diabète, préconisant, à cet effet, une bonne hygiène de vie et une alimentation saine. Le Pr Amrane a, par ailleurs, relevé une nette baisse des maladies valvulaires durant les dernières années, grâce à la prise en charge du rhumatisme, déplorant, toutefois, une hausse importante des maladies coronaires, en raison des changements ayant marqué la société algérienne.

Des vers parasites étroitement associés à l'asthme
Des scientifiques américains ont révélé un lien surprenant entre l'asthme et l'infection par des vers parasites de l'espèceSchisostome. Une découverte qui permet d'en apprendre plus sur les mécanismes moléculaires impliqués dans l'asthme.

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epuis près de vingt ans maintenant, les scientifiques pensent que l'asthme et les allergies sont causés par une exposition trop insuffisante aux microbes pendant l'enfance. Selon cette "hypothèse de l'hygiène", la sous-exposition entrainerait alors une réaction excessive du système immunitaire de l'organisme d'où les allergies fréquentes. Mais une équipe de scientifiques de l'Université de Baltimore aux Etats-Unis a fait une découverte qui pourrait permettre d'en apprendre davantage sur la cause de ces maladies. n effet, ceux-ci ont observé que l'un des gènes associés à un risque accru d'asthme était également lié à une résistance contre un ver parasite, le Schisostome mansoni. Présentée samedi à Washington au cours du meeting annuel de l'American association for the advancement of science, l'étu-

de a été conduite sur 850 habitants de Condé, un village des côtes du Brésil où le ver est extrêmement répandu. Dans cette région, 85% de la population est exposé au parasite. En réalisant des analyses, les scientifiques se sont alors aperçus que les individus qui résistaient le plus à l'infection du ver étaient aussi beaucoup plus sensibles à l'asthme. De même, ils ont remarqué que l'administration d'un traitement vermifuge augmentaient l'incidence des symptômes d'allergies. Au vu de ce lien, les chercheurs ont donc émis l'hypothèse que les mutations qui permettent aux individus de lutter contre l'infection étaient peut être les mêmes que celles impliquées dans la survenue de l'asthme. Une association génétique étroite Une théorie confirmée par les études réalisées chez les habitants de Condé.

Parmi les 23 marqueurs génétiques testés sur le gène IL-33 connu pour être surexprimé chez les asthmatiques, 5 d'entre eux ont montré une forte association avec la résistance contre les vers. "Le plus excitant à propos de cette découverte est que la relation est inverse. Le variant de gène qui confère un risque accru d'asthme confère une protection contre l'infection", a expliqué lors de la conférence le Pr Kathleen Barnes, membre de l'équipe de recherche. Si les mutations exactes n'ont pas encore été identifiées, les scientifiques ont avancé que la sélection naturelle avait peut être favorisé les variations protégeant contre l'infection dans la région mais que cellesci avaient par mégarde augmenté le risque d'allergies et d'asthme. Néanmoins, des études plus poussées seront nécessaires pour confirmer les résultats et leurs suppositions.

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Lundi 28 Février 2011

EL MOUDJAHID

Santé
Santé-Forme
Se glisser dans une bulle (2 minutes) Vous vous sentez contrariée, irritée ? Isolez-vous, installez-vous confortablement dans un fauteuil et pratiquez cet exercice conçu par des neurologues. Imaginez que vous pénétrez dans une grande bulle de savon, puis que vous l'emplissez peu à peu de lumière et de sons apaisants. Effet calmant garanti. Délasser des pieds fatigués (3 minutes) En position assise, placez le manche d'un balai sur le sol, juste devant vous. Appuyez vos pieds dessus et faites-les rouler doucement de l'avant vers l'arrière, en allant du talon jusqu'aux orteils. Les bons points pour se relaxer (3 minutes) 1 Si vous vous sentez anxieuse. Massez l'un des points d'acupression définis par l'acupuncture. Formez un creux avec votre main gauche, puis, avec le pouce droit, appuyez sur le point situé au centre de la paume, correspondant au plexus solaire. 2 Si vous avez du mal à vous endor-

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L’huile d’amande, un atout pour votre peau
L’amande peut aussi être un atout santé en application externe. Pour cela, on l’utilise sous forme d'huile. Comment ça marche ? Elle est indiquée en application externe pour soulager les eczémas secs, les brulures légères, et les peaux sèches. L’amande est effectivement connue pour ses vertus sur la peau . A ses propriétés hydratantes, s’ajoutent des vertus cicatrisantes et anti-inflammatoires conférées notamment par sa teneur en antioxydants. L’amande est également gorgée de vitamines E, qui favorisent l’élasticité et la cicatrisation cutanée.

15 minutes

pour se sentir mieux
mir. Pressez le point localisé à la face externe de l'avant-bras, juste au-dessus de la proéminence osseuse du poignet. 3 Si vous avez mal à la tête à cause du stress. Pincez doucement l'os qui se trouve juste au-dessous des arcades sourcilières : exercez une légère pression entre le bout du pouce et l'index. Un réveil en douceur (7 minutes) Avant de vous endormir, pensez à programmer votre radio-réveil ou votre chaîne hi-fi sur une station de musique classique, ou mettez votre CD préféré. Un excellent moyen d'émerger du sommeil en douceur. Et de démarrer la journée du bon pied !

Les médicaments c'est vraiment interdit quand on est enceinte?

Le principe est simple : quand vous êtes enceinte, il faut fermer à clé votre armoire à pharmacie ! Tout simplement parce que les médicaments, même ceux que vous avez l'habitude de prendre pour une petite dou-

Bien-être
Le yoga facilite le contrôle de vos émotions par le biais de la respiration. Le stress est évacué et mieux géré au quotidien. Après une séance, on est détendue mais tonique, moins stressée et pleine d'énergie ! Le yoga s'adresse aux « survoltées » qui désirent se calmer et gérer leur stress, ou aux femmes « zen » qui cherchent une activité épanouissante. Véritable art de vivre et de penser, cette pratique ances-

Yoga : dites stop au stress

Vrais Faux :
Les œufs sont de différentes qualités
Vrai: Les œufs sont numérotés en

leur, ont un effet particulier sur l'organisme de la femme enceinte. Vous ne devez donc jamais prendre un médicament sans en avoir parlé au médecin qui vous suit pendant votre grossesse.

trale est accessible à tous, indépendamment de l'âge et de la condition physique. Elle éveille la conscience de soi sur les plans physique, intellectuel et émotionnel. Par un travail postural et respiratoire, elle permet d'accéder à la confiance en

soi, indispensable au bien-être physique et psychologique. Partez donc en voyage à la découverte de vous-même : vous prendrez doucement conscience des différents aspects de votre personnalité pour accéder à une véritable stabilité interne.

fonction de leur mode d'élevage. 0, un élevage biologie. 1, élevage ne plein air, 2 élevage au sol, 3 élevage en batterie. Se méfier des œufs en vrac dans un joli panier en osier ils proviennent très souvent d'élevage en batterie! Préférez consommer des bio ou au moins élevés en plein ai

Les cures de fruits font maigrir
Faux: Le peu de poids que vous réussirez à perdre se fera au détriment de v o t r e masse musculaire. Attention aux médiat i q u e s régimes fructivores qui favorisent une reprise de p o i d s conséquente et à la fatigue engendrée par ce genre d'alimentation.

Contre les yeux gonflés, appliquez du froid

Attention, le thé, c'est à distance des repas !
Si certains aliments favorisent l'absorption du fer non-héminique par l'organisme, sachez que d'autres ont l'effet inverse. C'est le cas par exemple du thé. Plus précisément, ce sont les tanins contenus dans le thé, qui, en se liant à l'élément fer, réduisent son absorption lors de la digestion.

Les aliments anti-cancer :
Humidifiez à l'eau froide des compresses (ou à l'eau florale) que vous appliquerez ensuite sur vos yeux. Vous pouvez appliquer des rondelles froides de concombre au lieu des compresses, mais l'effet sera le même. Les vertus du concombre ne sont qu'un mythe et les effets sont probablement dus à la simple hydratation procurée par les rondelles (le concombre est un légume particulièrement riche en eau). Autre technique, plus tonique, appliquez directement un glaçon emballé dans un linge propre. Il est donc important, surtout lorsque l'on manque de fer, de boire son thé à distance des repas : au moins une heure avant et une heure après les repas. Mais le petit-déjeuner peut faire exception pour des raisons traditionnelles. Le thé vert, le chocolat noir 70%, le lait de soja, le poisson, l'huile de colza, le choux, les framboises. Les amandes, le poivre noir.

Lundi 28 Février 2011

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Coopération - Monde
puisse, a-t-il expliqué, protéger les droits de l’homme, les surveiller et rapporter sur leur situation". Saluant le soulèvement pacifique des Sahraouis des territoires occupés, le président sahraoui a appelé à la libération des 200 Sahraouis emprisonnés suite à la répression du camp de Gdeim Izik. Il a également appelé, dans ce contexte, à "lever le secret sur la disparition de plus de 651 Sahraouis". M. Abdelaziz a exhorté, à cette occasion, l’Union européenne à "protéger les ressources naturelles du peuple sahraoui du pillage intensif pratiqué par les autorités d’occupation", la conviant à ne signer aucun accord avec le royaume marocain qui couvrirait le territoire et les eaux sahraouis. Le président sahraoui a salué, enfin, l’ensemble des pays qui soutiennent le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, citant l’Algérie qui a toujours, a-t-il dit, observé une " position de principe "dans le conflit du Sahara occidental. Plusieurs délégation étrangères ont pris part aux festivités marquant le 35ème anniversaire de la proclamation de la RASD, dont entre autres, des parlementaires et des ambassadeurs de Cuba, du Venezuela, d’Espagne, du Mexique, de la Colombie et du Brésil, des responsables de l’Union africaine, de l’Afrique du Sud, de la Guinée Bissau, du Nigeria et du Vietnam, ainsi que des parlementaires, des responsables de partis politiques et d’ONG d’Algérie, de France, du

EL MOUDJAHID

35e anniversaire de la proclamation de la République arabe sahraouie démocratique (RASD)

Mohamed Abdelaziz : “2011, année des défis multiples”
L’année 2011 qui sera l’année du XIIIème congrès du Front Polisario donnera "l’opportunité" au peuple sahraoui d’élaborer les idées et les stratégies à même de parvenir à son objectif sacré, a indiqué hier, à Tifariti, le président sahraoui, M. Mohamed Abdelaziz. M. Abdelaziz qui intervenait à l’ouverture des festivités marquant le 35ème anniversaire de la proclamation de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), a affirmé que" l’année 2011 qui sera l’année du XIIIème congrès du Front Polisario, donnera l’opportunité au peuple sahraoui, dans sa diversité, d’approfondir le débat et d’élaborer les idées et les stratégies à même de parvenir à notre objectif sacré". "Aujourd’hui, le peuple sahraoui se trouve confronté à des défis multiples et se trouve face à des échéances importantes dont la poursuite de l’intifadha n’est pas des moindres", a-t-il ajouté. "Dans tous les cas, les horizons restent ouverts et prometteurs pour relever ces défis", at-il souligné mettant en exergue, dans ce cadre, l’unité du peuple sahraoui et le fait qu’il est davantage préparé pour tous les sacrifices. Il a rappelé, dans ce contexte, que malgré le fait que différentes résolutions de l’Onu ont mis en évidence le caractère juridique de la question sahraouie la classifiant en tant que

Après l’annonce de la candidature de Amr Moussa à la présidence égyptienne Le poste de SG de la Ligue arabe vacant

Qui succèdera à AmrLe secrétariat Moussa ?
général de la Ligue arabe a annoncé, hier, la vacance du poste de Secrétaire général de la Ligue. Des sources diplomatiques au Caire ont affirmé à l'APS que "le secrétariat général a informé, aujourd'hui, les pays arabes de la vacance du poste". Cette annonce intervient après la déclaration faite aujourd'hui par M. Amr Moussa qui a fait part de son "intention de se porter candidat à l'élection présidentielle égyptienne". Pour le Secrétaire général de la Ligue arabe, les amendements introduits à la Constitution en Egypte "constituent un pas important" abstraction faite des divergences de vues sur la tenue de l'élection présidentielle avant ou après les élections parlementaires. A une question sur le futur Secrétaire général de la Ligue arabe, M. Moussa a répondu que "la Ligue arabe aura prochainement un nouveau Secrétaire général égyptien". L'Egypte a présenté comme candidat M. Moufid Chihab, ministre des affaires parlementaires de l'ancien gouvernement, selon une source arabe.

question de décolonisation, il a relevé que le gouvernement marocain "s’est soustrait " de l’engagement du Conseil de sécurité à organiser un référendum d’autodétermination, via sa mission MINURSO. " Il est impossible de garantir la stabilité dans le royaume marocain et dans la région, sans résoudre le conflit du Sahara occidental sur des bases claires et transparentes qui consolident la démocratie et le respect des droits de l’homme et des peuples", a-t-il encore relevé. C’est dans ce cadre que le Président sahraoui a interpellé les pays "influents" à agir et à prendre les mesures nécessaires, y compris "les pressions et les sanctions" contre le gouvernement marocain, afin, a-t-il dit, de mettre un terme à ce conflit qui " entrave la paix, la stabilité et l’intégration dans la région". Il a appelé, à ce propos, le gouvernement espagnol à "assumer" sa responsabilité à l’égard du Sahara occidental,

en tant que puissance administrante et responsable juridiquement du territoire."Elle doit assumer son devoir et son engagement à décoloniser le territoire et permettre à notre peuple d’exercer son droit à l’autodétermination", a-t-il soutenu à cet égard. Dans le même ordre d’idées, il a appelé le gouvernement de la France, à "cesser de soutenir la thèse expansionniste marocaine et de tenir compte du fait que l’on ne peut pas mépriser indéfiniment les droits des peuples". Le président Mohamed Abdelaziz a réitéré, à cette occasion, sa demande à l’Onu de "respecter, sans plus tarder, ses engagements visant la décolonisation du Sahara occidental et de protéger les citoyens sahraouis des territoires occupés face à la répression, aux arrestations et aux enlèvements pratiqués par les autorités marocaines". Il a plaidé, à cet égard, pour "l’élargissement" du mandat de la MINURSO pour qu’elle

Algérie-Maroc

M Benkhadra, ministre marocaine de l’Energie demain à Alger
La ministre marocaine de l'Energie, des mines, de l'eau et de l'environnement, Mme Amina Benkhadra, effectuera mardi et mercredi une visite de travail en Algérie, indique hier, le ministère de l'Energie et des Mines. Au cours de son séjour, la ministre marocaine aura des entretiens avec M. Youcef Youfi, ministre de l'Energie et des Mines, ainsi que des visites à Hassi R'mel et Ghardaïa, précise le ministère dans un communiqué. Le ministre des Affaires étrangères, M. Mourad Medelci, avait affirmé mercredi dernier que l'Algérie et le Maroc déploient des efforts pour l'instauration d'un "nouveau climat positif" à même de favoriser la dynamisation des relations entre les deux pays. Il a annoncé des visites au mois de mars prochain de ministres dans les deux pays pour examiner les moyens à même d'insuffler "une nouvelle dynamique" à la coopération bilatérale dans des domaines sensibles, notamment l'énergie et l'agriculture. Durant la période 2007/2008, l'Algérie avait exporté pour sept millions d'euros d'électricité au Maroc et en a importé pour près de deux millions d'euros. Ces échanges ont été effectués dans le cadre de contrats d'achat et de vente conclus entre les deux pays au cours des quatre dernières années.

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Le vice-président de l’APN

Soutien "inconditionnel" de l'Algérie à la juste cause du peuple sahraoui
Le soutien "inconditionnel" de l'Algérie au peuple sahraoui dans son combat pour l'indépendance émane de sa "conviction inébranlable de la justesse de cette cause", a affirmé hier, à Tifariti, le vice-président de l'Assemblée populaire nationale (APN), M. Abdelkader Mechabek. "Le soutien et la solidarité de l'Algérie avec le peuple sahraoui reflètent une position de principe émanant de sa conviction inébranlable de la justesse de la cause sahraouie et du droit de ce peuple à l'autodétermination", a souligné M. Mechabek à l'ouverture des festivités populaires marquant le 35ème anniversaire de la proclamation de la RASD. M. Mechabek, qui intervenait au nom du président de l'APN, M. Abdelaziz Ziari, a indiqué que la présence d'une délégation parlementaire algérienne à Tifariti est l'occasion de "réitérer le soutien indéfectible de l'Algérie au peuple sahraoui jusqu'à ce qu'il jouisse de ses droits légitimes". Il a relevé que les liens entre le peuple algérien et le peuple sahraoui "ont été renforcés par la présence sur le territoire national des réfugiés sahraouis", mettant en exergue l'action diplomatique déployée par l'Algérie sur la scène internationale pour "appuyer les revendications légitimes des Sahraouis".

Ouverture hier des travaux de la 9e session de la commission mixte de coopération algéro-vietnamienne

Les deux pays favorables à un partenariat “exemplaire et fécond”
Les travaux de la 9e session de la commission mixte de coopération algéro-vietnamienne ont débuté hier à Djenane El Mithak sous la présidence de M. Mohamed Benmeradi, ministre de l’Industrie de la PME et de la Promotion de l’investissement et de M. Nguyen Hong Quan, ministre vietnamien de la Construction, qui dirige une délégation d’hommes d’affaires vietnamiens. Intervenant à l’ouverture des travaux, MM. Benmeradi et Nguyen Quan ont souligné la volonté au plus haut niveau de marquer de nouvelles avancées dans la coopération et bâtir un partenariat exemplaire. Une corporation qui a pris un nouvel élan à la faveur des visites de hauts responsables des deux pays, au Vietnam et en Algérie, dont celle du Président vietnamien en avril dernier. La dernière session de la commission mixte de coopération algérovietnamienne a été couronnée par la signature de plusieurs accords et mémorandums en matière civile et commerciale, dans les domaines du sport, de la pêche, de l’agriculture, etc. M. Benmeradi fera remarquer que le niveau des échanges entre les deux pays reste en deçà des potentialités disponibles. Des échanges qui ont atteint en 2010, 125 millions de dollars avec un déficit chronique de la balance commerciale au détriment de l’Algérie.

Algérie-Egypte

Abou El Gheit : “L’Algérie et la Tunisie on fait montre de véritables valeurs d’arabité et d’islam”
Le ministre égyptien des Affaires étrangères, M. Ahmed Abou El Gheit a salué dimanche l'Algérie et la Tunisie pour l'aide apportée aux Egyptiens qui ont transité via leur territoire venant de Libye, précisant que ces deux pays "ont fait montre de véritables valeurs d'arabité et d'Islam". Dans une déclaration à la presse, le chef de la diplomatie égyptienne a indiqué avoir eu des contacts téléphoniques avec ses homologues algérien et tunisien et les a remerciés de "leur solidarité avec la communauté égyptienne". L'Algérie, a-t-il dit, a offert un accueil chaleureux aux Egyptiens ainsi que les conditions de départ tout comme la Tunisie, a-t-il poursuivi, qui a accueilli et offert l'hospitalité à des milliers d'Egyptiens venant de Libye. Le ministre adjoint des Affaires étrangères chargé des Affaires consulaires M. Mohamed Abdelhakam a, pour sa part, salué vendredi, dans une déclaration à la télévision, l'Algérie pour l'hospitalité dont les Egyptiens travaillant en Libye ont été entourés et les facilités qui leur ont été offertes pour rejoindre leur pays. Des centaines de ressortissants étrangers dont 260 Egyptiens ont rejoint jeudi dernier le territoire algérien via le poste frontalier de Debdeb (wilaya d'Illizi) fuyant la Libye du fait de la dégradation de la situation sécuritaire dans ce pays. Ce groupe qui fait partie d'un millier d'Egyptiens attendus dans les prochains jours en provenance de la ville frontalière libyenne de Ghdames a été pris en charge au fur et à mesure des arrivées par la police des frontières à Debdeb où les conditions de facilitation de leur transit ont été assurées. Le ministre de l'intérieur et des collectivités locales, M. Daho Ould Kablia avait affirmé que l'Algérie permettra aux étrangers qui ne peuvent pas quitter la Libye par voie aérienne de transiter par les frontières algériennes pour rejoindre leur pays d'origine.

Ph. : Nesrine
Cette réunion doit être mise à profit pour ordonner les échanges de sorte à parvenir à l’équilibre de la balance commerciale entre les deux pays, a relevé le ministre. Tout en se félicitant de la présence de la délégation des hommes d’affaires vietnamiens qui participeront au Forum des hommes d’affaires algéro-vietnamiens, M. Benmeradi a suggéré à la partie vietnamienne d’initier des partenariats dans les domaines de la PME et de la normalisation industrielle, ainsi que dans d’autres domaines où l’Algérie est à la recherche d’investissements (mécanique, sidérurgie, machinisme agricole et industriel...). Le ministre évoquera les programmes de relance qui ont été lancés ces dernières années (PSRE, premier et second programme quinquennal), ce dernier programme 2010-2014 doté d’une enveloppe financière de 286 milliards de dollars comportant de nombreux projets d’envergure, réalisation de 5.000 établissements d’enseignement, 1.500 infrastructures de santé, 2 millions de logements, construction de tramways dans 14 villes, etc. Le ministre invitera les entreprises vietnamiennes à prospecter le marché algérien pour participer à ces projets. Il mettra en évidence les nombreux atouts dont disposent les deux pays capables par conséquent de bâtir un partenariat fécond. Les deux pays ont engagé de profondes réformes pour moderniser leurs économies et disposent de potentialités appréciables, sans compter la position géographique privilégiée des deux pays qui constitue une porte d’accès pour les marchés de l’Afrique et de l’Asie. Le ministre vietnamien qui a souligné la volonté du Vietnam de donner une autre dimension à la coopération entre les deux pays amis, liés par des liens historiques a mis en évidence les progrès remarquables accomplis depuis vingt ans par le Vietnam avec une croissance de 6,78 % en 2010, plus de 5 millions de touristes en 2010 et des IDE (investissements directs étrangers) se chiffrant à plus de 9 milliards de dollars en 2010. M. Brahim

Lundi 28 Février 2011

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Pensée
Cela fait presque un mois que notre chère mère, tante et belle-sœur MAÂMAR GUERMECHE Zineb née MOUAT est décédée le 29 janvier 2011. Laissant derrière elle un vide immense que nul ne pourra combler, nous n’oublierons jamais sa générosité, sa gaieté, son sourire, son honnêteté, mais le destin a voulu autrement, elle restera toujours vivante dans nos cœurs et nos esprits. Toute sa famille de Skikda, d’Alger, ses enfants, ses belles-sœurs, ses nièces et ses neveux demandent à tous ceux qui l’ont connue d’avoir une pieuse pensée en sa mémoire. Que Dieu lui accorde sa Sainte Miséricorde et l’accueille en Son Vaste Paradis. Ta nièce Bouchar Nadia d’Alger

Vie quotidienne
Remerciements
La famille GUERAH d’Alger très touchée par les marques de sympathie suite au décès de leur frère, père et grand-père GUERAH Chérif décédé à l’âge de 87 et enterré au cimetière du Grand Rocher (Aïn Benian) Elle remercie tous ceux qui ont compati à sa douleur. Que Dieu le Tout-Puissant accueille le défunt en Son Vaste Paradis. A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.

EL MOUDJAHID

Vie religieuse
Horaires des prières de la journée du lundi 25 Rabi’ El Aouel 1432 correspondant au 28 février 2011 : — Dohr...............….....13 h 01 — ‘Asr.........................16 h 12 — Maghreb................. 18 h 43 — ‘Icha....................... 20 h 01 Mardi 26 Rabi’ El Aouel 1432 correspondant au 1er mars 2011 : — Fedjr....................... 05 h 55 — Chourouk................ 07 h 21

SOS
Père de famille de 4 enfants au chômage et sans ressources, je lance un appel pour une aide financière. Mon épouse a un cancer, ma fille de 7 ans est atteinte d’une grave anémie et ne pèse que 16 kg et ma mère a perdu la vue et nécessite une intervention chirurgicale. J’ai frappé à toutes les portes, en vain. Je m’adresse aux autorités concernées pour m’aider à trouver une solution à mes nombreux problèmes et à toute âme charitable de m’aider de quelque manière que ce soit. Contactez-moi par tél : 07.75.84.17.34 “Lahawla wala kouata illa billah”

Anniversaire

Remerciements
Les familles DJOUDI d’Alger et d’Akbou très touchées par les marques de sympathie suite au décès de leur père et grand-père DJOUDI El Bachir décédé à l’âge de 88 ans. Il a été enterré au cimetière Ouali Sidi Yahia (Akbou). Remercient tous ceux et celles qui ont compati à leur douleur. Que Dieu le Tout-Puissant accueille le défunt en Son Vaste Paradis. A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.

Aujourd’hui 28 février 2011, les familles BOULAAM, SEKAT et BACHIRI, le petit ange

a soufflé sa 2e bougie. Ses parents Mourad et SEKAT et Bachiri, ses oncles Abdelghani, Yacine, Nabil et ses tantes et ses oncle, sa grand-mère Safia et son grand-père Hocine, ta maman qui t’aime beaucoup et ton père Mourad te souhaitent un joyeux anniversaire plein de bonheur et une longue vie pleine de santé
A tes 100 ans InchAllah Bounaâm Rabéa Hafsa

Bounaâm Rabéa Hafsa

Condoléances
Le directeur général, le président, les membres du conseil d’administration et l’ensemble du personnel de la Caisse nationale des retraites, profondément attristés par le décès de l’oncle maternel de Melle HAMDANE Nassiba Karima, cadre à la CNR Siège, présentent à sa famille leur sincères condoléances et l’assurent en cette pénible circonstance de leur profonde sympathie. Que Dieu le Tout-Puissant accorde au défunt Sa Sainte Miséricorde et l’accueille en Son Vaste Paradis. A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.
El Moudjahid/Pub ANEP 844409 du 28/02/2011

Condoléances
Le directeur général, le président, les membres du conseil d’administration et l’ensemble du personnel de la Caisse nationale des retraites, profondément attristés par le décès de l’oncle maternel de Melle HAMZA Houria, conseiller à la CNR Siège, présentent à sa famille leur sincères condoléances et l’assurent en cette pénible circonstance de leur profonde sympathie. Que Dieu le Tout-Puissant accorde au défunt Sa Sainte Miséricorde et l’accueille en Son Vaste Paradis. A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.
El Moudjahid/Pub ANEP 844407 du 28/02/2011

Condoléances
Le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, le secrétaire général, le chef de cabinet, les inspecteurs généraux, les cadres ainsi que l’ensemble du personnel, très peinés par le décès du père de Monsieur HEDJAM Slimane, assistant de cabinet au ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme, lui présentent ainsi qu’à sa famille leurs sincères condoléances et les assurent en cette douloureuse circonstance de leur profonde sympathie. A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.
El Moudjahid/Pub ANEP 844351 du 28/02/2011

DIRECTION DE LA DISTRIBUTION DE BOLOGHINE Tél : 021-70-62-04 et 021-70-68-38 Fax : 021-70-60-12

AVIS DE PROROGATION DE DÉLAI N° 15/SDA/D.D.BOLOGHINE/2010
Les soumissionnaires intéressés par l’avis d’appel d’offres à la concurrence national N° 15/SDA/D.D.Bologhine/2010 relatif à la CREATION POSTE DP 10 KV SIS à BEAU SEJOUR, BOUZAREAH déposé à l’ANEP le 16/02/2011, sont informés que la date d’ouverture publique des plis des offres techniques et commerciales prévue initialement le 28/02/2011 et prorogée au 14/03/2011
El Moudjahid/Pub ANEP 844275 du 28/02/2011

Condoléances
Direction de la distribution de Tizi-Ouzou

Avis de coupure pour travaux
Pour améliorer sa qualité de service, et dans le cadre du programme d’entretien de son réseau, la Direction de la Distribution de Tizi-Ouzou informe son aimable clientèle qu’une interruption de la fourniture d’électricité est prévue pour le mardi 1er mars 2011 de 09 h 00 à 16 h 00, pour travaux. La coupure concernera les localités suivantes : Bounouh Centre, Tizi Medene, Zarour, Tala Khelouf, Ait Helouane, Mezaourou, Merdja, Lemkessa, Amalou, Aourir, Taskamouts, Ighil Serhan, Ibouhathen, Baali, Tizi Nechria, Tala Oulili (relevant de la commune de Bounouh) et l’unité CHERGUI (relevant de la commune de Boghni). Pour toutes informations supplémentaires, appeler au : - Le centre TIA : 026/22-25-25 - District de Draâ el Mizan : 026/23-46-77

La Direction de la distribution de Tizi-Ouzou s’excuse auprès de sa clientèle pour tout désagrément causé.
ANEP N° 844268 du 28/02/2011 El Moudjahid/Pub

Le directeur général, le président du conseil d’administration et l’ensemble du personnel de la Cacobatph profondément touchés par le décès de la mère de leur collègue Monsieur SIGUERDIDJANE Samir présentent à sa famille leurs condoléances les plus attristées et l’assurent de leur profonde sympathie. Que Dieu Tout-Puissant accueille la défunte en Son Vaste Paradis. A Allah nous appartenons et à Lui nous retournons.
El Moudjahid/Pub
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ANEP 844352 du 28/02/2011

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Lundi 28 Février 2011

EL MOUDJAHID

Inform@tique
Internet
Par Kamel TITOUH

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L’e.mail au musée ?
Fragilisé par la propagation des courriers publicitaires non sollicités (spam), concurrencé par l’usage des réseaux sociaux, avec leurs services de substitution, plus complet et mieux contextualités, l’email n’a, à coup sûr, plus les faveurs des jeunes ; un signe, pour beaucoup d’analystes, que la fin est en perspective.
chat et les textos au fastidieux «courriel». A l'image de Lena, 17 ans: l'adolescente témoin du New York Times trouve l'email «trop nul» et reçoit les réponses à ses textos dans la seconde qui suit leur envoi. Il y a déjà un certain temps que ça sent le roussi pour le mail. En juin déjà, Sheryl Sandberg, la directrice générale de Facebook, rappelait que seulement 11% des adolescents l'utilisent. «Si vous voulez savoir ce que les gens comme nous ferons plus tard, il faut regarder ce que les adolescents d'aujourd'hui font», explique-t-elle. D'où l'annonce de la mort imminente de ce type de messagerie. Les messages sur Facebook ont justement beaucoup joué dans la ringardisation du mail. Plus besoin de remplir l'objet, de rédiger un texte plus ou moins formel terminé par une formule de politesse du type «Cordialement» –et il y a plus de chance que ses multitaskers de copains soient connectés au réseau social et répondent plus vite qu'à un mail. Ces messages apportent davantage de résultat et d'intensité à la communication: «Le futur de la messagerie est plus informel, proche du temps réel et ressemble plus à une conversation», explique au New York Times Andrew Bosworth, directeur technique de Facebook. Mais avec ce système, plus possible non plus de faire suivre en copie («cc») ou en copie cachée («cci»). Avec les nouveaux moyens de communication, il faut jouer la transparence sur les destinataires de ses messages. Au niveau de l’usage professionnel, les entreprises, grandes consommatrices de mails, pourraient être amenées à faire volte face pour adopter d’autres voies de communication. cialisé Carnets RH posait la question : Faut-il organiser une journée sans email ? Il se base sur une étude qui précise notamment : « Dans une étude publiée l’an dernier, l’entreprise Intel affichait déjà des chiffres préoccupants sur l’inflation informationnelle: ● Les salariés traitent entre 50 et 100 emails par jour, les dirigeants pouvant traiter jusqu’à 300 emails ● Le volume d’emails reçu nécessite en moyenne 4 heures par jour pour les traiter ● 30 % des emails sont inutiles En commentant cette étude, Thierry Venin dans son blog Stress au travail et TIC rappelle en outre qu’à ce tir de barrage informationnel continu s’ajoute de nombreuses autres sources d’interruption: messagerie instantanée, appels téléphoniques, collègues, etc. En moyenne, il est impossible de travailler plus de 12 minutes sans être interrompu, et l’interruption a un coût, humain… et financier. ● les messages sont publics (au moins pour les membres de l’espace) pour une meilleure transparence et moins de risques, ● la maîtrise (création, suppression et pérennisation [archivage]) des contenus est facilitée pour les administrateurs et le SI. Le réseau social représente à lui seul une opportunité de croissance et de valorisation pour ce qui est des relations personnelles et professionnelles (entre collègues, avec les clients et les fournisseurs). Le courrier électronique fut une évolution majeure dans les modes de communication, mais il reste basé sur une relation asynchrone, système considéré maintenant comme archaïque, entre expéditeur(s) et récipiendaire(s) alors que les usagers ont besoin et envie d’interaction ! Une tendance lourde au sein de la communauté des internautes, mise à profit par les réseaux qui s'apprêtent à envahir le monde du webmail en proposant des services de communication unifiés et un compte mail, contribuant ainsi à accélérer le déclin de l’utilisation du mail. l’accès aux coordonnées de ses abonnés Gmail au réseau social. En annonçant le lancement de ce nouveau service, en novembre dernier, le jeune patron de Facebook, Mark Zuckerberg, l'a signifié en préambule de sa conférence de presse : non, "Messages" n'est pas un "Gmail Killer". Malgré le propos de Zuckerberg, censé adoucir les relations sous haute tension avec Google, Facebook sera pourvu d'une boîte mail (revue et corrigée) universelle capable, grâce à la mise en place de filtres, de trier les courriels reçus pour les rediriger en spams, "autres", ou les qualifier de messages d'amis ou d'amis. Si cet apport est peu comparable à un vrai compte mail (le courriel est un outil de plus, pas le principal), il est cependant justifié de voir ici une manœuvre supplémentaire pour étendre Facebook hors de Facebook. Mark Zuckerberg a beau dire, avec cette avancée, il empiète bien un peu plus encore sur les plates-bandes du géant de la recherche sur Internet. Il s'invite indirectement dans la guerre des messageries, tout en proposant une alternative plus en phase avec les attentes des jeunes utilisateurs pour qui "communication" rime avec "immédiateté". Avec ce nouveau projet, le choix du canal de communication (SMS, courriel, messagerie instantanée) sera bientôt totalement "transparent" pour l'utilisateur. L'abonné Facebook enverra des messages sans forcément nommer le chemin idéal pour que ceuxci arrivent immédiatement à leur destinataire : le réseau choisira la meilleure solution pour faire transiter les informations le plus rapidement possible. Il sera, en outre, possible de débuter une conversation par e-mail pour la poursuivre sur le "chat" du réseau et ce, tout en récupérant, par défaut, l'historique de l'échange. Messages promet une gestion des conversations en un seul et même endroit, en un seul fil. Le combat est également ardu pour le mail sur le front des entreprises. S’il reste en effet, le moyen de communication privilégié en entreprise, les réseaux sociaux commencent à devenir un canal d'échanges significatif entre collaborateurs, à la faveur de nouvelles habitudes de travail. La messagerie est et restera longtemps le principal mode de communication des salariés dans les entreprises mais d'autres canaux sont en train d'émerger en même temps que de nouvelles générations de travailleurs habitués à échanger des informations via les réseaux sociaux. C'est le constat fait par le cabinet d'études Gartner et présenté lors d'un événement qui s'est tenu à Cannes, du 8 au 11 novembre dernier, mettant en évidence la nouvelle plasticité des nouvelles formes de communication, loin du formalisme de la messagerie électronique classique. Les temps seront de plus en plus durs pour l’usage du courrier électronique même si les optimistes arguent encore que « le mail reste le roi des rapports professionnels et administratifs » et « Les ados d'aujourd'hui finiront peut-être bien par devoir envoyer des pièces jointes à leurs patrons. D'où une lueur d'espoir pour les défenseurs du mail et de son étiquette. » K.T.

L

es experts sont unanimes sur les modifications comportementales face aux nouvelles technologies ; ce sont, en effet, les usages des jeunes catégories qui déterminent généralement le devenir de toute technologie. Les statistiques consolident en tout bien clairement ce constat pour ce qui est de l’usage du courrier électronique dont les chiffres d’utilisation enregistrent une baisse assez sensible notamment au niveau des jeunes couches d’usagers. Les chercheurs du cabinet américain Comscore, spécialisé dans l’analyse des technologies numériques, ont récemment publié une étude sur l'évolution des usages de l'email. Alors que les services de courriers électroniques enregistraient une hausse continue au fil des années, ces derniers affichent désormais un déclin, un phénomène qui s'expliquerait par la diversification des moyens de communication. Entre novembre 2009 et novembre 2010, le nombre total de minutes passées sur un service tels que Gmail ou Yahoo! Mail aurait chuté de 2% en moyenne. Ce chiffre passe à 10% dans la région AsiePacifique, 22% en Malaisie, 10% en Inde et 15% en Corée du Sud. Selon Comscore, cette baisse serait due aux changements de comportement analysé chez les plus jeunes utilisateurs. Ainsi en Malaisie, le nombre de consultations des webmails par les internautes âgés entre 15 et 24 ans aurait chuté de 16% contre -7% pour les 25-24 ans et -6% pour les 35-44 ans. Par opposition les internautes de la tranche des 55 ans et plus auraient au contraire augmenté leurs visites avec une progression de 14% sur un an. La cassure est remarquable chez les jeunes. Elle suggère un profond changement dans les usages, qui se sont déplacés vers les réseaux sociaux, la messagerie instantanée et les SMS.

Le poids des spam !
Il y a un point sur lequel se rejoignent tous les usagers; la profusion des spam est à coup sût fatale pour le courrier électronique. Comme le confirme le témoignage d’un expert : « Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous mais en ce qui me concerne, après 15 ans d’utilisation du courrier électronique, je dois constater que malgré les précautions prises (multiplicité d’adresses électroniques [privées, publiques, professionnelles], utilisation de filtres, etc.) rien n’y fait ! » Le spamming tue le courrier électronique à petit feu et visiblement les éditeurs de serveurs et de messagerie sont incapables de nous offrir des solutions pour stopper cette incroyable pollution (près de 90% des courriers électroniques sont des pourriels !!). Il est probable qu’à moyen ou long terme, cette technologie (simpliste) de portage et de routage va être supplantée par des solutions porteuses de valeur ajoutée et de sécurité. Hormis la menace du spam, le courrier électronique est également sujet à de nombreuses faiblesses qui pourraient s’avérer rédhibitoires. Le courrier électronique permet d’envoyer et de recevoir des messages (ainsi que les trop fameuses pièces jointes) mais aussi de les lire : pas plus !! Il faut, pour chaque message, redessiner le contexte (quand, comment, pourquoi, par qui) dans lequel il existe et fait sens ! Beaucoup de faiblesses ! Le courrier électronique est stressant de ce fait mais également parce qu’il est ressenti par beaucoup comme une « urgence » ou une intrusion impolie ; mais l’email peut se révéler un outil de fourbe (copie cachée, « forward » intempestif, « arrosage » systématique, absence de réponse, etc.) : il ne permet pas une réelle conversation ! Le courrier électronique est également porteur de risques notamment pour les entreprises. De plus, il n’est pas en mesure de contribuer à la relation de confiance dont tous le gestionnaires d’entreprise ont besoin. Le réseau social (y compris d’entreprise) est un espace où : • les conversations (donc les messages) sont organisées (contrôlées, gérées) selon un « fil rouge » (thème, projet, évènement, etc.), ● tous les documents ou contenus sont disponibles en un point central sécurisé,

Le bal des réseaux sociaux
Il y a deux ans, Google essayait de réinventer la messagerie en la rendant plus sociale avec Google Wave. Une vague dans laquelle s’est très vite noyé le service tant il était complexe. Convaincue de l’importance de la messagerie dans le quotidien du grand public, la société compte bien capitaliser sur les principales fonctionnalités de Google Wave pour enrichir son service Gmail. Une stratégie initiée par Google dès février 2010 avec la création du service de microblogging Google Buzz au sein même de Gmail. Côté Microsoft pas de grosse nouveauté mais quelques améliorations techniques qui nous valent une nouvelle campagne de publicité en ce moment dans le métro et dans la presse. Mais il semblerait que pour le moment ce soit Facebook qui relance le marché de la messagerie avec l’annonce, à la fin de l’année écoulée de Google Messages. On a beau dire que Facebook Message ne concurrence pas l’email, cela reste ni plus ni moins qu’un service d’email pour les particuliers et un peu plus encore. En effet, même si Facebook affirme que son service ne propose pas des fonctions comme les champs de destinataires en copie ou en copie cachée, c’est bien un service d’email personnel avec une adresse, une boite de réception et d’envoi et des fonctions d’’envoi. En clair, si vous êtes un enfant/ado ou une personne agée qui arrive sur le Net, il ne sera plus nécessaire de créer un compte email pour s’inscrire sur le réseau social ou même sur d’autres sites puisque Facebook vous le proposera. Vous retrouverez donc rapidement vos amis et connaissances sur Facebook et récupérerez tous leurs mails directement dans votre boîte Messages. Vous constituerez donc votre carnet d’adresses en un éclair ! Google a bien compris la manœuvre de Facebook et c’est pour cela que la société a fermé

Perte de temps en entreprise
« Le déluge d’informations sera un des plus importants problèmes que l’entreprise devra gérer », a relevé Thierry Breton, P-DG de la société française spécialisée en conseil et services informatiques Atos Origin, lors d’une conférence de presse, rapportée par le site Silicon.fr. Il est vrai que nous produisons désormais en deux jours l’équivalent de ce que l’humanité a créé jusqu’en 2003, soit 5 exaoctets de données (5 millions de Go). La question de savoir comment accéder à la bonne information est plus que jamais d’actualité. A commencer par l’e-mail. Sur les 200 courriels reçus quotidiennement en moyenne par les collaborateurs de la SSII, à peine 10% se révèlent utiles, annonce son dirigeant. Que d’heures passées à trier et rechercher les messages. « Il n’est pas normal que certains de nos collaborateurs passent des heures le soir chez eux à gérer leur messagerie », note-t-il. Au total, entre 5 et 20 heures par semaine seraient ainsi consacrées à la gestion des e-mails. Autant de temps perdu pour la productivité du salarié. « L’e-mail n’est plus un outil approprié désormais », conclut Thierry Breton. « Il est temps de penser différemment », poursuit-il. Notamment en suivant l’exemple de la nouvelle génération qui n’utilise plus le courrier électronique (seul 11% des 11 – 19 ans se serviraient encore de la messagerie électronique). Comment ? En éradiquant purement et simplement l’usage de la messagerie asynchrone. Rien que ça ! En décembre dernier, le site spé-

Le mail « has been » !
De son côté, le journal américain New York Times, même s’il considère « le mail perso n'est pas encore mort », le déclare « officiellement has been. » A tel point, écritil, qu'il n'y a plus que les vieux qui l'utilisent. Après un pic en 2009, la proportion de visiteurs uniques âgés de 12 à 17 ans sur les messageries par email a baissé, jusqu'à atteindre uniquement 18% aux Etats-Unis aujourd'hui. Pour communiquer, les ados d'aujourd'hui préfèrent de loin le

Lundi 28 Février 2011

La FIFA ne tarit pas d’éloges à son encontre

Hassan Yebda, la nouvelle bombe du football algérien
L
e milieu international algérien du SSC Naples (Série A italienne), Hassan Yebda, est devenu "une pièce maîtresse du système mis en place par Walter Mazzarri", au point de "devenir la nouvelle bombe du football algérien", a indiqué hier le site de la Fédération internationale de football (Fifa.com), qui est allé à la rencontre du n°19 des Verts. "Naples est en train de frapper un grand coup en Italie. Et si son buteur Edinson Cavani (20 buts), ou ses coéquipiers de l’attaque Marek Hamsik et Ezequiel Lavazzi font beaucoup de bruit, d’autres partenaires Partenopei explosent en silence. C’est le cas de Hassan Yebda", précise le site. Evoquant sa première expérience hors de la France, Yebda estime qu'il n'est pas prêt d'oublier son passage au Benfica de Lisbonne. "Làbas les conditions étaient idéales: un super entraîneur, des joueurs de talent comme Angel di Maria, Pablo Aimar, ou David Luiz, un club mythique, un championnat passionnant", a-t-il estimé. Yebda garde le cap vers les sommets, riche de la confiance de son entraîneur Quique Sanchez Flores, matérialisée par 25 titularisations. A l’arrivée, Benfica est seulement troisième de la Ligra Sagres, mais remporte la Coupe de la Ligue et "sauve ainsi les meubles." Pour continuer son ascension, Yebda choisit alors la réputée Premier League anglaise et le club de Portsmouth au début de l’exercice 2009/10. "L’expérience se révéla dure, dans un championnat qui me faisait pourtant rêver. Bizarrement cette saison noire en club m'a également permis de vivre des instants gravés à jamais dans ma mémoire : l'équipe nationale, la qualification pour la Coupe du Monde, une demifinale de la CAN et le Mondial". En sélection, Yebda profite alors de sa double nationalité franco-algérienne pour répondre positivement à la convocation de Rabah Saâdane lors des qualifications pour Afrique du Sud 2010. En Italie, Yebda relance sa carrière dans un club où jadis un certain Diego Maradona avait offert le Scudetto au SSC Naples en 1987. En octobre 2010, le Président Aurélio de Laurentiis se lance même dans une annonce sans équivoque. "C’est un tournant dans la carrière de Hassan. Naples va constituer une étape très importante pour lui. C’est là où il va exploser". Difficile de lui donner tort : Yebda se fond parfaitement dans un collectif bien huilé et enchaîne les prestations de qualité, précise Fifa.com "Je ne sais pas si j’ai explosé. Ce qui m’intéresse, c’est uniquement le groupe, mon cas personnel passe après", a indiqué le milieu algérien. Après 26 journées disputées en championnat, le SSC Naples est deuxième de la Série A, à trois points du leader, l'AC Milan. "On ne s'enflamme, je vous assure que le mot "titre" est encore tabou dans les vestiaires." Enfin, Yebda estime que le départ de Rabah Saâdane de la barre technique de la sélection nationale est "digéré". "Le départ de Rabah Saâdane a été digéré, on a un nouveau sélectionneur, Abdelhak Benchikha, très apprécié au sein du groupe. Il faut juste que la mayonnaise prenne. On est en phase de reconstruction", assure Yebda, néanmoins confiant quant à l’avenir de l’Algérie.

Sélection olympique de football

Regroupement de 4 jours prévu à Alger
La sélection Olympique de football a entamé samedi un regroupement de quatre jours à Alger en vue de la rencontre face à Madagascar comptant pour les éliminatoires des JO 2012 de Londres. Interrogé sur les ondes de la Radio nationale, le sélectionneur Olympique Azzedine AitDjoudi révèlera qu'il compte effectuer d'autres stages à la suite de celui-ci, afin de préparer du mieux possible ses joueurs pour ce match charnière, dont la manche aller se disputera le 26 mars sur les terres algéroises. Le sélectionneur des Olympique indiquera qu'il est cependant toujours à la recherche d'un élément capable de mener le jeu au milieu du terrain, ne se dispensant pas de faire appel à un joueur émigré pour cette rencontre. Deux autres stages sont prévus pour cette équipe olympique avant de ficeler la liste qui défendra les couleurs nationales durant les éliminatoires des jeux Olympique de Londres 2012. L'Algérie rencontrera son homologue malgache le 26 mars prochain en match aller du second tour des éliminatoires, prévu au stade Omar Hamadi. La rencontre retour aura lieu à Madagascar le 8, 9 ou 10 avril 2011.

Medhi Lacen s'engage pour trois ans avec Getafe
Le milieu international algérien du Racing Santander (Div 1 espagnole de football), Medhi Lacen, s'est engagé pour trois ans avec le club de Getafe (banlieue de Madrid), rapporte hier la presse locale. Convoité par l'Atletico Madrid, l'Espanyol Barcelone et le Deportivo La Corogne, Medhi Lacen (27 ans), a jeté son dévolu sur Getafe, actuel 10è de la Liga, et dont la barre technique est dirigée par l'ancien joueur du Real Madrid, Michel. Lacen, dont le contrat avec Santander arrivera à son terme en juin prochain, percevra un salaire annule estimé à 1 million d'euro, précise la même source. Formé au Stade lavallois (France), Medhi Lacen a joué avec Alaves (Div 2 espagnole), avant de rejoindre le Racing Santander. Lacen qui avait pris part à la Coupe du monde 2010 avec l'Equipe nationale, compte à son actif 6 sélections.

Coupe d'Algérie (1/16e de finale)
La commission de la coupe d'Algérie a maintenu pour ce week end les 1/16èmes de finale de la Coupe d'Algérie. Ce tour se déroulera le vendredi 04 et samedi 05 mars prochain. Toutes les rencontres débuteront à 15 h, sauf ESS-NAHD et ASO-CABBA (18 h). Deux rencontres auront lieu le samedi. Il s'agit de MC Mekhadema-MCA et JSM Bejaia-USM Blida. Béjaouis et Blidéens vont certainement gratifié le public du stade de l'Unité maghrébine de Bejaia d'un beau spectacle. Les Béjaouis partiront avec les faveurs des pronostics, mais... ASO-CABBA sera un match entre deux pensionnaires de la Ligue 1. Il est certain que le leader chélifien sera bien loti, mais en coupe rien ne sera tranché d'avance. ESS-NAHD, au stade du 08-Mai 45, sera aussi très intéressant à suivre. Quoiqu'il faille accorder une grande importance à l'avantage du terrain, les "nahdistes" ne seront pas une quantité négli-

Entre chocs et derbys
A Tlmecen (Opow): CRB Hennaya-ES Berouaghia A Oran (Zabana); ASMO-MCO A Mascara: ARBGriss-N.Tadamoun Souf A Batna: CABA-PAC A El-Eulma: MCEE-RC Arba A El-Mohammadia: USMH-NARB Réghaïa A Béjaïa : MOB-US Tébéssa A Sétif : ESS-NAHD (18 h) A El-Oued : IRBRobah-CR Belouizdad A Merouana ABM-US Chaouia A Chlef : ASO-CABBA (18 h) Samedi (15: A Ouargla: MC Mekhadma-MC Alger A Bejaia: JSMB-USM Blida

geable. On assistera certainement à une joute qui sied très bien à ce genre de compétition. ASMO-MCO, au stade Zabana, sera le derby par excellence de ce tour. Les "Hamraoua" traversent actuellement une phase euphorique en championnat national de Ligue1. Néanmoins, les caprices de la "dame" demeurent impénétrables. Les tirs au but pourraient être le moyen de désigner le vainqueur. Hamid.G PROGRAMME : vendredi 04 et samedi 05 mars (15 h) Vendredi (15 h): A Aïn-Beïda : USMAB-US Biskra A Saïda : MCS-USMBA A Mostaganem : ESM-JSK

Ph. : Nesrine

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