TABLE DES MATIERES

Quantification des risques, grilles d’évaluation Indicateurs des risques Outils d’évaluation des risques
Application de la Méthode de l’analyse des tâches

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QUANTIFICATION DES RISQUES, GRILLES D’EVALUATION

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1. DEFINITION D’UNE DEMARCHE DE PREVENTION ET D’EVALUATION 1.1. L’évaluation des risques Le risque peut être défini comme la combinaison de la fréquence et/ou de la probabilité d’un accident potentiel et de la gravité des dommages les plus sévères que pourrait causer cet accident potentiel. On définit ainsi plusieurs niveaux de risques (tableau 1). Tableau 1 – Différents niveaux de probabilité d’accident Type de niveau Occurrence L’événement est susceptible d’apparaître de nombreuses fois au cours de la vie d’un système.

Niveau 1

Fréquent

Niveau 2

Probable

L’événement est susceptible d’apparaître quelquefois au cours de la vie d’un système.

Niveau 3

Occasionnel

L’événement est susceptible d’apparaître au moins une fois au cours de la vie d’un système.

Niveau 4

Rare

L’événement est susceptible d’apparaître une fois au cours de la vie d’un système, mais le risque d’apparition pendant la vie du système est extrêmement faible.

Niveau 5

Improbable

L’événement est très peu probable, mais le risque d’apparition pendant la vie du système n’est pas nul.
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Niveau 6

L’événement est si peu probable, que le Extrêmement risque d’apparition pendant la vie peut être improbable considéré comme nul.

En second lieu, il convient de souligner qu’un même accident peut provoquer des dommages de niveaux de gravité très différents selon les circonstances et selon l’objet du dommage (tableau 2). Tableau 2 – Échelles de gravité DOMMAGES AUX PERSONNES Ni blessé, ni mort Négligeable Un blessé léger Plusieurs blessés légers Un blessé grave Plusieurs blessés graves Un Plusieurs mort morts Catastrophique

Significatif

Critique DOMMAGES AU SYSTÈME

Aucun Dommages Dommages Dommages Destruction dommage négligeables localisés importants du système Négligeable Significatif Critique DOMMAGES À L’ENVIRONNEMENT Aucun Dommages Dommages Dommages dommage négligeables localisés importants Négligeable Significatif Critique

- L’évaluation a pour objet de dire l’état du risque, c’est-à-dire sa valeur au plan de la probabilité et de la gravité.
- Les industriels et chefs d’entreprise ont tout intérêt à réfléchir à la mise en place d’un système de management global des différentes problématiques que sont la protection des salariés, du voisinage et de l’environnement.
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b) Transcription sur le document unique Trois phases sont en effet la plupart du temps menées conjointement dans la plupart des établissements qui. qui peut être écrit ou numérique. 6 . de causer un dommage pour la santé des travailleurs. 2. Analyser les risques : c’est le résultat de l’étude des conditions d’exposition des travailleurs à ces dangers. Néanmoins il est utile d’apporter quelques précisions quant à la notion d’inventaire et conduit à définir l’évaluation des risques en deux étapes : 1. procèdent à un classement des risques pour définir un plan d’action. L’unité de travail L’employeur devrait transcrire les résultats de l’évaluation des risques sur un document unique qui comporte un inventaire des risques dans chaque unité de travail de l’entreprise ou de l’établissement. » Reste toutefois la question de savoir ce que sont les «risques identifiés». au-delà du strict inventaire. Forme du document unique Ce qu’il faut retenir Les résultats de l’évaluation des risques doivent être transcrits sur un seul support. Formalisation du document unique 1.b) Inventaire des risques L’évaluation des risques comporte un inventaire des risques identifiés dans chaque unité de travail. d’une méthode de travail. d’une substance.1. « Identifier les dangers : le danger est la propriété ou capacité intrinsèque d’un équipement. 2.

Ce classement permettra de débattre des priorités et de planifier les actions de prévention. c) Élaboration du programme d’action Le programme est élaboré pour durée déterminée. 2. fréquence. Mise à jour du document unique Ce qu’il faut retenir Trois modalités d’actualisation du document unique sont prévues : .. 2. nombre de personnes concernées.Le document peut être écrit et/ou numérique. d’analyser et de se prononcer sur l’exposition des salariés à ces dangers. pour des raisons pratiques évidentes. Cependant.2 Établissement du document unique On peut schématiser à grands traits une d’établissement du document unique comme suit : a) Identification des risques possible procédure C’est l’inventaire exigé par les textes.Mise à jour au moins annuelle. Il s’agit de repérer les dangers. b) Classement des risques Elle consiste à leur donner une valeur intrinsèque selon des critères propres à l’entreprise (probabilité. occurrence. gravité.. Les risques sont ensuite classés. .4. et notamment au regard de l’exigence de mise à jour et de suivi périodique. l’employeur a le choix du moyen qui lui paraît le mieux adapté à ses besoins. il sera utile de le dater à chaque réactualisation.).Mise à jour lors de toute décision d’aménagement important modifiant : 7 .

ainsi que du médecin du travail. d’un changement de produit ou de l’organisation du travail. à défaut. notamment avant toute transformation importante des postes de travail découlant de la modification de l’outillage. des personnes soumises à un risque pour leur sécurité ou leur santé. avant toute modification des cadences et des normes de productivité liées ou non à la rémunération du travail. Accessibilité du document unique Le document doit être tenu à la disposition des membres de la CHS ou des instances qui en tiennent lieu. Le document unique doit être dynamique afin d’observer les modifications des risques et de l’exposition des salariés dans le temps. Il est également tenu.1. 8 . à la disposition de l’inspecteur du travail ou des agents des services de prévention. 2. des délégués du personnel ou.Ou lorsqu’une information supplémentaire concernant l’évaluation d’un risque dans une unité de travail est recueillie.5. 2. les conditions d’hygiène et de sécurité ou les conditions de travail. . et pour être au plus proche du travail réel. sur leur demande.

INDICATEURS DES RISQUES 9 .

Mesure des performances 1. dont la gravité est extrême. Accidents mortels Ces accidents. sont en général suivis au cas par cas.1. ils nécessitent toutefois des soins médicaux d’une certaine importance et probablement le changement d’activité de la personne accidentée : c’est la notion de Poste adapté. TF 2 = Soins d’infirmerie Nombre d ' accidents avec et sans arrêt x 10 6 Nombre d ' heures travaillées Les blessures nécessitent une intervention paramédicale sans entraîner de modification du rythme de travail de l’accidenté. Les accidents du travail sont généralement représentés par leur taux de fréquence. évaluée au moment de l’accident. pour une entreprise. TF 1 = Nombre d ' accidents avec arrêt x 10 6 Nombre d ' heures travaillées Accidents sans arrêt de travail Accidents de gravité moindre. Un accident mortel. doit être considéré comme un échec grave.1 Indicateurs Accidents sur les personnes Les accidents corporels qui se produisent pendant le travail sont classés en fonction de leur gravité. 10 . Accidents avec arrêt de travail Ils se traduisent par un arrêt de travail définitif (accident mortel ou incapacité permanente) ou temporaire.

niveau 2 : accident de moyenne importance. Les conséquences ne sont 11 .mauvaise image de marque du site. pouvant entraîner l’arrêt total ou partiel de l’activité du site. .niveau 1 : accident grave.dommages environnementaux : pollution réversible ou irréversible. avec des conséquences graves (financières. dont les conséquences sont très sensibles sur la marche de l’entreprise et du site. . juridiques) sur le site ou l’entreprise . 2 Accidents de procédés Il s’agit de tout accident qui survient au cours d’un processus de fabrication qui entraîne des pertes : .pertes financières : arrêt de fabrication. accidents sur les personnes . Les répercutions potentielles ne sont pas mesurées . interne ou externe au site . coût de remise en état. .niveau 0 : accident d’une extrême gravité. Nous proposons une classification en quatre niveaux de gravité : .nuisances pour l’environnement immédiat du site .TF 3 = ( Nombred ' accidentsavec et sans arrêt+ Nombrede Soinsd ' inf irmerie x10 6 ) Nombred ' heurestravaillée s Taux de gravité La gravité d’un accident corporel se mesure par le nombre de jours d’arrêt de travail. La gravité d’un accident de procédé peut être mesurée par le montant des pertes financières encourues ou en niveau de gravité. Elle est exprimée par le nombre de jours d’arrêt par millier d’heures travaillées. Nombre de jours d ' arrêt x 10 3 Nombre d ' heures travaillées TG = 1.

doit faire l’objet d’une analyse afin d’éviter qu’un tel événement indésirable ne se reproduise (voir par exemple figure 4) . 12 . il y a eu environ une dizaine d’accidents de moindre gravité.niveau 3 : accident de faible importance. Exemple Les constructeurs automobiles font très souvent rapatrier une série d’automobiles pour modifications suite à un accident constaté sur le même type de véhicule. b) Triangle de Bird Suite à l’analyse d’un très grand nombre d’accidents au profit de compagnies d’assurances nord-américaines. Ces données sont couramment représentées sous la forme d’un triangle (figure 3). : un système de conduite automatisé présentant des défaillances inhérentes à sa construction peut amener une entreprise ou un site à revoir la conception de la conduite de ses procédés. .pas négligeables mais ne mettent pas en danger l’avenir et la rentabilité du site. ses confrères ou les clients pour leur permettre d’éviter les mêmes problèmes. une trentaine d’accidents bénins et six cents incidents. qui aurait pu en d’autres circonstances conduire à un accident.Tout incident. a) Retour d’expérience . Une incidence sur la rentabilité de l’entreprise est cependant possible. 1.2 Analyse des accidents/incidents Ne pas tenir compte des leçons d’un accident peut être qualifié d’impardonnable.Des dysfonctionnements constatés sur un type d’appareil amènent très souvent une entreprise à prévenir ses sites. on constate que pour chaque accident grave dans une organisation. les services concernés.

Figure 3 – Triangle de Bird Figure 4 – Affiche de mise en garde 13 .

1. eau. .plaintes du voisinage. Exemples : Réception des matières premières. .3 Mesure des écarts. Production et/ou réception des utilités : énergie électrique.4 Études de sécurité C’est l’analyse d’une situation existante faisant apparaître les risques potentiels d’accidents.études de sécurité donnant des informations nouvelles ou complémentaires sur les situations à risques. Une liste exhaustive des activités doit être établie et elles doivent toutes être prises en considération. utilisation des produits (si le site en a la responsabilité). transport. Actions correctives Un écart est une situation constatée. . stockage. différente d’une situation souhaitée. magasinage. par exemple : .réclamations sur les produits et services. vérfication de leur conformité. opérations de déchargement.performances de sécurité inférieures aux objectifs fixés.audit interne ou externe montrant des écarts importants par rapport à la norme. non conformité à la réglementation en vigueur. combustible. par rapport à une situation désirée. Procédés de fabrication Stockage des produits finis Opérations de maintenance Traitement des déchets et des effluents Livraison. 14 .1.retours d’expérience sur des accidents vécus. gaz naturel. a) Domaine concerné C’est l’étude du «flux matière» du site (supply chain) en y intégrant toutes les manipulations effectuées par les opérateurs (analyse des tâches). . .

Déroulement de l’étude. .maintenance.production.assistance procédé. Le groupe essaye de trouver.dessins de l’installation. description des tâches . . 15 . .sécurité.description du procédé de fabrication : procédures. en prenant en compte toutes les opérations qui contribuent à l’élaboration du produit fini. à travers l’analyse de scénarios plausibles. . . recherche et analyse des risques Le procédé de fabrication doit être déroulé entièrement.b) Méthodologie Groupe de travail Le groupe de travail doit être composé de personnes qui représentent les différentes compétences nécessaires : . . classification possible dans le cas d’une installation nouvelle ou d’une modification « notoire » .réglementation en vigueur : arrêté de classement. .schémas de traitement des déchets. . Documentation Documents sont nécessaires : . résidus et effluents.. représentations 3D . ou P&ID. . photographies. .schémas de procédé : TI (tuyauteries et instrumentation. opérations de manutentions. piping and instrumentation diagram) . Une même personne peut dans certains cas représenter plusieurs compétences. .contrôle. modes opératoires.instrumentation..liste des modifications .historique des accidents/incidents remarquables survenus sur le procédé existant ou sur une installation similaire dans le cas d’un projet (retours d’expériences) .

Les actions correctives à mettre en place le cas échéant sont par exemple : .des situations qui pourraient conduire à des accidents. n’étant pas effectuée correctement.consignes renforcées. etc. débit. En utilisant comme supports. Revue Hazop (hazard operability). foudre. . arrêt des utilités. Revue What-If Cette méthode est généralement complémentaire à une étude de sécurité de type APRS Périodicité Les études de sécurité doivent être revues périodiquement. charges. utilités. pollution. explosion. . elle peut donner lieu à un accident. Analyse des tâches critiques (ATC) Une tâche est considérée comme critique si. au moyen de différentes méthodes. au moins tous les cinq ans pour des unités qui n’ont pas subi de modifications 16 . Analyse préliminaire de sécurité (APRS) Le groupe recherche. niveaux. séisme.. fuite de produits. sens des flux. avec obligatoirement un document décrivant les consignes d’exploitation.modifications du déroulement de l’opération . Le groupe recherche les dérives possibles en analysant les dysfonctionnements des différents paramètres de marche tels que : pression.. température. conformément aux instructions ou consignes écrites. redondance dans les vérifications soumises au principe de la double signature .) s’il y a une probabilité pour que l’un d’eux puisse survenir. les schémas. malveillance.système de verrouillage automatique en cas d’erreur de manipulation (Interlock). à partir d’une check-list d’accidents possibles (incendie.

accident entraînant la mort ou des conséquences irréversibles sur la santé de plusieurs personnes dans le site ou l’environnement immédiat du site. des pertes matérielles d’un niveau tel que l’avenir du site est mis en question . 17 . Elles doivent être reprises intégralement si une modification importante à été effectuée. de tous les jours à une fois par an . pollution localisée réversible.P1 : très probable.G3 : gravité faible. nuisance acceptable. Hazop. coût faible. une pollution importante réversible.G0 : gravité extrême. nuisance temporaire sur l’environnement du site .P0 : extrêmement probable. Le risque accidentel peut être défini comme la conjonction de deux paramètres qui déterminent un accident potentiel : sa gravité G et sa probabilité d’occurrence P. Certains niveaux de gravité peuvent être définis à l’avance par le site. accident n’ayant qu’un faible impact sur l’intégrité des personnes (soin d’infirmerie). . La gravité G peut être évaluée en termes de coûts.notables.P2 : probable. une pollution irréversible. accident entraînant la mort ou une incapacité permanente d’une personne. 1. On définit ainsi plusieurs niveaux de gravité par exemple : . . Elle peut être : . Des exemples ou des retours d’expérience montrent que cela est arrivé sur des unités ou des installations du même type . .G1 : grave. entre une fois par an et tous les 10 à 20 ans . APRS.G2 : gravité moindre. Gestion des risques Chaque scénario d’une étude de sécurité (ADC. What-if) qui conduit à la possibilité d’un accident doit faire l’objet d’une analyse du risque accidentel. La probabilité d’occurrence P est la probabilité pour que l’événement accidentel se produise. . .5. des pertes matérielles ayant des conséquences économiques certaines sur le site ou l’entreprise . accident sur les personnes conduisant à une atteinte temporaire à leur intégrité.

planning de réalisation . 18 ..description du risque.fiche de suivi des réalisations. Des actions doivent être mises en œuvre pour améliorer le niveau de risque et le rendre acceptable .6. procédé ou processus concerné. dates de réalisation. Méthodes de gestion du risque. . 1. .R3 : acceptable Tableau 1 – Niveau de risque en fonction de la gravité et de la probabilité d’occurrence P 0 G 0 G 1 G 2 G 3 R 1 R 1 R 2 R 2 P 1 R 1 R 2 R 2 R 3 P 2 R 2 R 2 R 3 R 3 P 3 R 3 R 3 R 3 R 3 Les risques de niveaux 1 et 2 identifiés au cours d’une étude de sécurité doivent faire l’objet de mesures de suivi documentées : .actions correctives décidées/niveau de risque atteignable .classement du risque . . . numéro de référence . . Le risque correspondant à l’intersection des deux paramètres peut être qualifié de : .P3 : improbable.R2 : à améliorer . La conjonction de ces deux paramètres (tableau 1) donne le niveau de risque de l’événement redouté.R1 : inacceptable. .actions correctives effectuées/niveau de risque atteint . . Il existe actuellement deux tendances pour la gestion du risque.

développée jusqu’ici. ne prend en compte que la gravité potentielle de l’accident possible. prend en compte la probabilité d’occurrence de l’événement accidentel. La méthode déterministe face au problème de la pertinence des probabilités d’occurrence. Audits L’audit est un moyen de connaître les écarts de fonctionnement d’un système par rapport à un référentiel. La principale difficulté de cette méthode est d’avoir un classement réaliste de ces probabilités. Cette méthode a l’avantage de ne prendre aucun risque mais conduit bien entendu à des solutions maximalistes et coûteuses.La méthode probabiliste. Elles peuvent être internes ou externes. 19 .

OUTILS D’EVALUATION DES RISQUES 20 .

il passe 4 fois sur une passerelle. une fois par an pour changer une ampoule à 3 m de haut. RISQUES A DOMINANTE PROFESSIONNELLE Comment mesurer un risque ? Pour cela comparons 4 situations différentes vécues par notre opérateur: 1) Il monte sur une échelle. 4) Chaque jour pour rejoindre et quitter son poste de travail. située à 1 m du sol. soit environ deux mille fois par an au risque de chute. sans barrière. la hauteur est la même donc en cas de chute les conséquences sont les mêmes. Prenez le temps de bien voir les différences des situations. Identification du risque : Le risque étudié est "risque de chute de l’opérateur". Donc le risque en 1) est différent du risque en 2) Pourtant. sans être attaché. Comparons 3) et 4) : 21 . La différence entre les risques est la Probabilité que notre opérateur tombe (proportionnelle à la fréquence d'exposition au risque). située à 6 m du sol. il passe 4 fois sur une passerelle. Comparons 1) et 2) : La hauteur est la même par contre il est exposé soit une fois. 3) Chaque jour pour rejoindre et quitter son poste de travail. 2) Il monte sur une échelle. dix fois par jour pour changer une ampoule à 3 m de haut. sans être attaché. soit de la passerelle. Dans les 4 situations il risque de chuter.1. soit de l'échelle. sans barrière.

Nous avons définit deux zones selon que le risque est acceptable ou non en fonction de la Gravité et de la Probabilité. il vaut mieux qu’il tombe de 1 m que de 6m.Dans les deux cas l’opérateur passe 4 fois par jour sur la passerelle. Mais soit il est à 2 m de haut soit il est à 6 m. 22 . Dans ce cas la différence des risques provient de la Gravité Pour évaluer un risque il faut donc tenir compte de la Probabilité et de la Gravité : Risque = Probabilité * Gravité 1. La probabilité de tomber est la même dans les deux cas. Risque acceptable ou risque inacceptable ? Dans votre entreprise. on décide d'accepter certains risques et d'en réduire d'autres. Par contre.1. Regardons le graphe suivant. comme dans la vie courante.

l’entretien. faire fonctionner une alarme.2. l’arrêt en toute sécurité de l’installation et la notification des anomalies. Les sous-tâches sont: la mise en route de l’installation. la mise en route comprend les étapes suivantes: mettre le commutateur X1 en position A. Chaque sous-tâche est ensuite subdivisée en étapes élémentaires : par exemple.. 23 . de sorte que l’opérateur puisse intervenir de façon corrective. Méthode de l’analyse des tâches L’analyse des tâches vise des opérateurs ou un groupe de personnes devant effectuer une tâche déterminée. Cette tâche est subdivisée en sous-tâches.. L’analyse des tâches peut être effectuée par une personne expérimentée qui observe l’opérateur et prend note des actes dangereux éventuels. d’autres mesures doivent être proposées: par exemple. Il va de soi qu’on appliquera ici la hiérarchie de la prévention: on examinera en premier lieu si le risque ne peut pas être éliminé par des mesures matérielles. la surveillance. Exemple: la tâche consiste à commander une installation pour fabriquer un certain produit. mettre le commutateur X2 en position C. on peut examiner quels risques peuvent survenir lors des différentes étapes et ce qui peut être fait pour les éliminer ou les réduire. contrôler le niveau du récipient X2. mettre le commutateur X1 en position B. Lorsque la tâche est ainsi divisée en étapes. Si cela est impossible.

des cadres. comme par exemple la méthode Ishikawa. on peut avec l’analyse des tâches s’intéresser aussi aux aspects ergonomiques et psychosociaux du travail. L’analyse des tâches est généralement combinée avec une autre méthode. La HRA identifie des situations entraînant des erreurs et des accidents. elle va de ce fait plus loin que l’analyse des tâches et est dès lors plus appropriée pour évaluer des cas exceptionnels. On peut y recourir pour établir des procédures de travail mais aussi pour donner à un opérateur déjà expérimenté un rappel des procédures. 3. Elle peut également être utilisée pour détecter les causes d’erreurs humaines. La HRA est généralement utilisée en combinaison avec d’autres méthodes. Remarque : Alors que la série précédente de méthodes essayait de détecter les déficiences technologiques. 4. Elle est également moins appropriée pour détecter les dangers qui surviennent du fait de la combinaison de tâches partielles effectuées à différents postes de travail.. Méthode « Human reliability analysis » La Human reliability analysis (HRA) est une évaluation systématique de facteurs qui influencent les prestations des opérateurs. La méthode peut être utilisée lors de la conception d’une installation ou pour une installation existante.L’analyse des tâches peut être appliquée sous la forme d’un entretien ou d’une discussion entre les différents opérateurs où on essaye de détecter les dangers éventuels au moyen d’un brainstorming. Cette méthode présente l’inconvénient de dépister difficilement les incidents exceptionnels. Méthodes utilisées après un accident ou pour un scénario d’accident 24 .. du personnel d’entretien. Il est parfois aussi complexe de déterminer jusqu’où il faut aller dans les instructions.

Analyse « MORT » L’analyse MORT (Management Oversight and Risk Tree) est une méthode qui a été développée aux Etats-Unis. après un accident. Elle peut être utilisée dans n’importe quel type d’entreprise et pour n’importe quel accident. il faut recueillir toutes les données nécessaires sur l’organisation de la sécurité et sur l’accident. sont classés dans un diagramme logique avec structure arborescente. Tous les éléments. Pour parcourir le diagramme. 25 . qui sont importants pour l’organisation de la sécurité dans une entreprise. La méthode MORT peut être utilisée pour examiner. La méthode MORT part de l’hypothèse qu’un accident est imputable à une protection insuffisante d’un flux d’énergie. 1500 au total au niveau technique et au niveau du management. La méthode ne peut pas être utilisée lorsque rien n’a encore été fait dans l’entreprise dans le domaine de la sécurité et de la santé. ce qui n’a pas fonctionné ou pour évaluer l’organisation de la santé et de la sécurité dans une entreprise.Les méthodes suivantes consistent à examiner quelles pourraient être ou quelles étaient les causes d’un accident. 5. En fait. MORT est un arbre de fautes élaboré anticipativement. on utilise un livret d’instructions qui comprend une liste de questions auxquelles il faut répondre pour chaque élément. Avant de pouvoir appliquer la méthode.

Méthodes de classification et de hiérarchisation Lorsqu’une analyse des risques est effectuée et qu’elle est faite convenablement. Pour arriver à des résultats objectifs. Les méthodes de ranking ne sont donc pas des méthodes destinées à détecter des risques. Audit sécurité Elle peut être interne à l’entreprise (autoévaluation des risques professionnels) ou externe (par un organisme spécialisé).MORT est une méthode très puissante mais elle est complexe et ne peut être appliquée avec succès que par des personnes ayant l’expérience de la méthode. 7. Il existe différentes méthodes pour savoir comment classer les risques selon leur degré de gravité (méthodes de ranking). 6. elle débouche sur une série de recommandations. à savoir une liste de mesures devant être prises pour éliminer ou limiter les risques. 7. La plupart des méthodes sont des méthodes quantitatives et comparatives qui essayent d’exprimer le risque en chiffres.1 Méthode « Kinney » Une méthode couramment utilisée est la méthode Kinney. Se pose alors la question: par quoi commencer ? Il est logique que l’on s’attaque d’abord aux plus gros risques. ainsi appelée du nom de son auteur. Le risque est le produit de trois facteurs: la probabilité. elles sont un moyen pour ceux qui sont chargés du management du risque de mettre au point une stratégie et de fixer des priorités. MORT recherche les manquements dans le management qui ont entraîné ou qui pourraient entraîner un accident. 26 . il est préférable que l’analyse MORT ne soit pas effectuée par des personnes de l’entreprise. l’exposition et les conséquences du risque.

Pour les dommages aux personnes. il peut s’agir d’une catastrophe. imaginable mais improbable. mensuel (quelques fois par an). permanent.Un certain nombre de situations de référence sont déterminées pour chaque facteur. inhabituel mais possible. les situations suivantes peuvent être prises comme référence: très rare. Pour l’exposition. il faut disposer de suffisamment de données sur les risques concernés. Si on connaît les « valeurs » des différents risques d’une situation de travail. on obtient un chiffre pour le risque. On peut ici déterminer un certain nombre de situations de référence. possible. il s’agit de classer en ordre croissant de probabilité: virtuellement impossible. 27 . une de ces valeurs peut être attribuée à cette situation. Pour le facteur probabilité. Une valeur peut être donnée à chacune de ces situations et lors de l’examen d’une situation réelle.. Il va de soi que pour pouvoir appliquer cette méthode. Les conséquences d’un accident provoqué par un certain risque peuvent avoir trait à des dommages occasionnés aux personnes ou à des dommages matériels. pratiquement impossible.. d’un accident avec incapacité non permanente. quotidien. il est possible de les classer et de s’attaquer en premier lieu au plus grand. Lorsqu’on a identifié un risque. d’un accident mortel. d’un accident avec incapacité permanente. plusieurs mesures peuvent être prises pour réduire ce risque. En multipliant les trois facteurs. Les conséquences matérielles sont exprimées en sommes d’argent. probable. hebdomadaire (occasionnel). petite possibilité.

(Organisation d’un atelier de travail) Il existe plusieurs manières d'inventorier les risques: . produits.analyses des postes de travail. incidents. .La méthode Kinney est aussi utilisée pour comparer l’efficacité des différentes mesures.l'analyse statistique des accidents.les check-lists générales ou spécialisées. . . L’efficacité peut être déterminée par un calcul basé sur le rapport entre la réduction du risque et les coûts de la mesure.…). Matrice d'évaluation des risques : Très fréquent Quelquefois Rare Risque inacceptable Risque acceptable Très rare Incident Blessure légère Accident Avec arrêt Accident Très grave Décès 28 .informations fournies par les fabricants de machines. . 8.audits. température.résultats de mesures effectuées (bruit. . . chiffres d'absentéisme.l'analyse de données médicales.

préparation des outils et mise en place d'un groupe de travail 4. Risque à évaluer : risque de chute Cas n°1 : Fréquence = Très rare. Gravité = Accident grave IPP Cas n°2 : Fréquence = Souvent. reproduisez la grille ci-dessus et essayez de placer les 4 situations sur la grille. Identification " tout azimut " des risques et problèmes. poste par poste 2. utilisation de l'évaluation des risques Pour développer la méthode. Exemple de mise en application Les grandes étapes 1. pour chaque poste 3. synthèse des résultats.A vous de jouer maintenant ! Reprenez les situations vécues par notre opérateur. Il n'y a pas de liste de poste à risques. Le chef d'établissement doit dresser la liste des postes de travail présentant des risques particuliers pour la santé et la sécurité des 29 . Gravité = Accident grave IPP-Décès 7. classification des risques 6. Le contexte est le suivant: L'entreprise souhaite optimiser l'accueil des nouveaux embauchés y compris des intérimaires. Gravité = Accident avec arrêt Cas n°4 : Fréquence = Quelquefois. Gravité = Accident grave IPP Cas n°3 : Fréquence = Quelquefois. regroupement des risques en familles. nous présenterons son application dans une entreprise.1. évaluation des risques sur le terrain 5.

les nouveaux embauchés doivent bénéficier d'une formation renforcée. P5 : " convoyeurs non-conformes "… Étape 2 : regroupement des problèmes en familles de risques Il s'agit. Par exemple. Problème P4 : " pas d'accès en hauteur. pour contrôle qualité ". Au cours d'une visite. Existence d'un CHSCT . 30 . par dessus la machine. Une personne est en charge d'un certain nombre de tâches liées à la sécurité.travailleurs temporaires. De plus. Pour les travaux figurant sur cette liste. Étape 1 : identification tout azimut des problèmes et des risques Le CHSCT et le chargé sécurité effectuent une " identification tout azimut des anomalies ". de regrouper tous les problèmes et de les classer dans des familles de risques. Problème P2 : " escalier très dangereux ". dans une deuxième phase. Information sur cette entreprise : 150 personnes sur le site . le groupe note tous les risques et problèmes qu'il observe. Cette personne est en charge du projet d'évaluation et animera le groupe de travail. l'entreprise souhaite impliquer la maîtrise dans sa démarche sécurité et en particulier pour l'accueil et la formation sécurité des nouveaux. Problème P3 : " plancher plate-forme en mauvais état ". Problème P1 : " pas de barrière sur le quai ".

Par exemple. 31 . P3. risque de choc. P4 seront classés dans la famille " risque de chute de hauteur ". Exemple de structure d'un groupe .… Étape 3 : préparation des outils d'évaluation Pour chaque poste. membres du CHSCT. manutentions manuelles. leurs conséquences (facultatif) et une référence (risque R1. encadrement. leur description.Pilote : chargé sécurité.En fait. membre de l'encadrement. risques liés à la circulation des engins. infirmiers. risque de chute de plain-pied. SST. Étape 4 : évaluation des risques sur le terrain Méthode : Parcourir les postes de travail un par un et remplir les fiches d'évaluation pour chaque poste. R2. opérateurs.Un tableau reprenant les familles de risques.Personnes impliquées : agents de maîtrise. le risque mécanique.Une grille d'évaluation. l'identification des problèmes de l'étape 1 est ce que l'on appelle généralement " la nature du risque " ou la " description du risque ".…). La fréquence d'exposition à un danger est difficile à cerner. le bruit. membre du CHSCT . On peut citer des exemples de famille de risques : risque chimique. les problèmes P1. . il faut construire une fiche d'évaluation avec : . P2. La mise en place d'un groupe de travail est nécessaire pour une évaluation cohérente des risques. L'expérience des " gens du terrain " est un outil précieux.

il y a alors deux possibilités : . par exemple).… 6. Le débat doit être ouvert. classification des risques On dispose donc. procéder par vote et classer selon la majorité. Chacun s'est exprimé. 3. On obtient un nuage de points. Si le consensus est impossible. il y a plusieurs façons de procéder : prendre l'évaluation la plus pessimiste. Chaque participant attribue une gravité au risque. Le débat doit être ouvert. Chaque participant attribue une fréquence au risque. d'une grille évaluant l'ensemble des risques pour chaque poste de travail. le risque est évalué. . 4.1.Tous les participants ont classé le risque dans la même case de la grille. 32 . 2. Il faut alors fixer un seuil d'acceptabilité des risques : une ligne. Présenter au groupe de travail la description de ce risque (compléter si nécessaire cette description grâce aux nouveaux éléments apportés par les participants). Il faut alors débattre et arriver à un consensus. au-dessus de laquelle le risque sera jugé inacceptable. c'est-à-dire. Sélectionner un autre risque et continuer… Etape 5 : synthèse des résultats. classer le risque dans la case qui " met tout le monde d'accord ". 5.Les participants ont classé le risque différemment. généralement en forme d'escalier. Sélectionner une famille de risque (donner un numéro : R1.

Fûts 33 . . En conséquence. La direction reconnaît qu'à certains postes de travail.Établir la liste des postes à risques pour les intérimaires.Établir un plan d'action et clarifier la situation de l'entreprise vis-à-vis des risques. C'est la direction qui " tranche " sur les risques et les juge acceptables (à court terme) ou non.Les grilles peuvent être présentées par le groupe de travail à la direction. après avoir réduit ou supprimé les risques par des mesures préventives. Le plan d'action consiste à faire passer un risque de la zone inacceptable à la zone acceptable soit en baissant la fréquence (prévention) soit en baissant la gravité (protection) ou encore en diminuant ces deux dimensions (voir exemple). la direction met en œuvre une formation renforcée pour les nouveaux (pour les risques résiduels). il y a des risques importants.ajustement R6 manuel des cuves .fûts non étiquetés . Exemple concret d'application: Fiche d'évaluation des risques au poste de travail: Famille de risques ou de Origine du risque dangers Bruit Risques électriques Risques mécaniques Niveau sonore élevé Accès aux armoires électriques Accès à chaîne de transmission N° R1 R2 R3 Risques liés à la circulation Déplacement des chariot automoteur pour R4 des chariots approvisionner en matières premières Accès à des points chauds Risques chimiques Pulvérisation de colle à 180°C R5 Port des EPI non respecté . cette évaluation des risques peut être utilisée pour : . Etape 6 : utilisation de l'évaluation des risques En plus de répondre à l'obligation d'évaluation des risques.

.sur palettes non cerclés Risques liés aux déplacements Passage sous les convoyeurs . d’évaluation des risques.sol glissant R7 Fiche de synthèse travail :……. Intitulé du poste de Famille de risques ou de dangers Bruit Risques électriques Risques mécaniques Risques liés à la circulation des chariots Accès à des points chauds Risques chimiques Risques liés aux déplacements N° R1 R2 R3 R4 R5 R6 R7 Matrice de risques Seuil d’acceptabilité du risque R7 Très fréquent R4 R1 M2 Fréquent Rare R6 M3 R2 R5 R3 M1 Très rare Incident Blessure légère 34 Accident Avec arrêt Incapacité Permanente Décès .

N° M2 Changement de produit . 35 .suppression du risque R2. En cas de contact. habilités et formés.réduction de la gravité du risque R6. Le produit utilisé sera remplacé par un autre produit moins concentré en acide chlorhydrique (Ph moins acide ).Les mesures de prévention possibles pour réduire les risques R6 et R2 N° M1 Fermeture des armoires électriques . N° M3 Ajustement automatique sur 2 cuves . pourront accéder aux armoires.réduction de la fréquence de R6. la gravité des brûlures éventuelles sera moins importante. Seuls les chefs d'équipe. L'armoire électrique sera fermée par une clé.

APPLICATION DE LA METHODE DE L’ANALYSE DES TACHES 36 .

Elle consiste à décomposer le travail en tâches et à regarder pour chacune d'elles s'il existe des risques associés. ils doivent évaluer les risques pour la santé et la sécurité et développer des procédures de travail qui élimineront ou réduiront ces risques parmi ses méthodes on peut citer : 1. Le processus d’AST constitue un moyen de cerner les risques liés à un emploi et de déterminer les mesures préventives à mettre en œuvre pour les contrer. C’est une méthode qui permet de dépister une grande partie des risques propres à une fonction ou un poste de travail. Ces Mesures préventives peuvent dès lors être intégrées aux pratiques et aux méthodes de travail concernant cet emploi. la description des risques potentiels associés à chaque tâche et le choix de moyens efficaces pour prévenir ou réduire le niveau des risques. et établir des procédures et des méthodes de travail hygiéniques et sécuritaires appropriées. En conséquence. Analyses des tâches : L’Analyse de la Sécurité des Tâches (AST) constitue une approche proactive visant à assurer la santé et la sécurité au travail. ils doivent informer les employés des risques présents dans leurs lieux de travail. 37 .Les employeurs ont la responsabilité d’assurer la santé et la sécurité de leurs employés. Elle comprend l’analyse approfondie de chaque tâche requise par l'emploi. leur procurer l’équipement nécessaire pour protéger leur santé et leur sécurité. Entre autres choses.

Cette méthodes propose donc de faire compéter l’analyse fonctionnelle par : La liste des tâches.la deuxième étape consiste à réaliser l’analyse des risque en recherchant les diverses situation pouvant conduire a un dommage (voir figure 2) en Diagramme de l’analyse de la sécurité des tâches Le diagramme suivant illustre les étapes de l’analyse de la sécurité des tâches (AST). a première étape de la méthode a pour objet d’établir la liste des taches . Choix de l’emploi à analyser Décomposition de l’emploi en tâches Contact avec un flux énergétique incontrôlé Identification des risques associés à chacune des tâches Etude des changements Barrières faisant obstacle à l’énergie Recommandations de mesures pour réduire les risques 38 Stratégie de contrôle des risques . L’analyse des risques.La méthode d’analyse consiste a d’examiner chacune des taches ‘opération par opération de manière détaillée et concrète que nécessaire complément de la l’analyse des risques.

.. . ... risque potentiels 39 . ... ...activité Analys des taches e tache 1 tache 2 ... . ..... ....tache3 tache N sous tache1 sous tache2 sous taches n tache élementaire1 ... tache élementaire n risques potentiels ... . . .

changer un pneu crevé).Méthode de l’analyse des tâches Il est important de suivre des étapes pour réaliser une analyse des risques. Identifier les risques potentiellement induits. un extincteur. Tâche : fait d’accomplir une unité de travail (ex : utiliser une meuleuse. Les étapes fondamentales : • • • • • Choisir la tâche à analyser. Trop détaillé = risque de se perdre. identifier les dangers puis les risques et finir par les mesures préventives. Analyse des dangers professionnels : examen des tâches à effectuer de façon à déceler les dangers. Tâches occasionnelles : dans le cas de tâches rarement accomplies ou de postes nouvellement créés. l’observation étant difficilement possible → entretiens avec opérateurs et hiérarchie. Nécessité de saisir la bonne unité → Réparer un moteur = trop vague. 40 . Décomposer la tâche en une série d’étapes. Il faut décomposer le déroulement du travail. Déceler les dangers éventuels à chaque étape. Respecter l’ordre chronologique de déroulement de la tâche. Caractériser chaque étape par un verbe d’action plutôt qu’une description de procédé. trop large / mettre en place un cric = trop restreint. Etablir des mesures préventives pour parer à chaque danger ? Décomposer les étapes de la tâche Trop général = risque d’oublis de détails comportant des dangers.

Matière. Les étapes identifiées sont à valider avec le (s) opérateur(s). Milieu. Exemple : changer un pneu crevé 41 . Méthode. Quand il y a observation. Il est essentiel d’expliquer à l’opérateur l’objectif de l’analyse ou de l’observation → risque de confusion avec mesure des temps et évaluation de la performance….L’analyse est d’autant plus approfondie qu’elle mixe analyse de la tâche – observation du travail – entretien avec l’opérateur. Matériel). elle doit se faire dans les conditions habituelles de réalisation de la tâche. Exemple : changer un pneu crevé ETAPES Stationner le véhicule Sortir la roue de secours et les outils Enlever l’enjoliveur et dévisser les écrous Et ainsi de suite Déceler les dangers possibles Possibilité d’utiliser une check-list de dangers ou la méthode des 5 M (Main d’oeuvre.

Accrochage par un véhicule .poids excessif de la roue de secours et les outils Enlever l’enjoliveur et dévisser les écrous coup sec l’écrou Et ainsi de suite… secours .Idem 42 .Véhicule trop près de la chaussée .Risque d’écrasement .Terrain instable ou irrégulier .Enjoliveur pouvant s’enlever d’un coup sec .Possibilité de roulement Sortir la roue de secours .Clé pouvant glisser en dévissant l’écrou -… Identifier les risques induits Exemple : changer un pneu crevé ETAPES Stationner le véhicule DANGERS POSSIBLES .Terrain instable ou irrégulier .ETAPES Stationner le véhicule DANGERS POSSIBLES .Véhicule trop près de la chaussée .Possibilité de roulement RISQUES INDUITS .

coupure … - TABLEAU RECAPITULATIF ETAPES DANGERS POSSIBLES RISQUES INDUITS MESURES PREVENTIVES - - 43 .Sortir la roue de secours et .Enjoliveur pouvant s'enlever d'un coup sec .Poids excessif de la roue de .Risque lombalgique les outils secours Enlever l’enjoliveur et dévisser les ’écrous .Heurt.Clé pouvant glisser en dévissant l'écrou Et ainsi de suite… -… .Risque chute .

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