ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique

Résumé

Type de document : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes d’Ingénieur de l’Ecole Nationale du Génie de l’Eau et de l’Environnement de Strasbourg / Master Recherche 2ème année « Ingénierie et Technologie » de l’Institut Professionnel des Sciences et Technologies, Option Mécanique, Spécialité Fluide et Environnement. Résumé : L’objet de cette étude est l’utilisation des méthodes des Eléments Finis Mixtes Hybrides et des Volumes Finis pour la modélisation de systèmes hydrothermaux situés au niveau des dorsales océaniques. L’objectif est de valider un jeu de données créé sous le logiciel de modélisation CAST3M développé depuis plus de vingt ans par le Commissariat à l’Energie Atomique. Deux schémas numériques temporels ont été testés, le schéma numérique implicite en temps et schéma de type Crank-Nicholson. La comparaison des résultats de calculs obtenus pendant cette étude avec les résultats publiés dans la littérature pour des systèmes identiques a permis de mettre en évidence des critères de précision telles que des gammes de pas de temps de calculs et de pas d’espace utilisables. Ces critères sont indispensables à la compréhension de systèmes plus complexes tels que les systèmes hydrothermaux naturels, pour lesquels il n’y a pas de description précise du comportement. Mots clés : hydrogéologie, hydrothermalisme, convection de Rayleigh-Bénard, modélisation, éléments finis mixtes hybrides, schéma implicite, schéma de Crank-Nicholson, CAST3M.

PEREZ Florian

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ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique

Abstract

Type of Report : Final Dissertation thesis at ENGEES/Master thesis in the Professional Institute of Sciences and Technologies, Mechanic Option, Fluid and Environment specialty. Abstract : The matter of this study is the use of the Hybrid Mixed Finite Element method and Finite Volume method for modelling of hydrothermal systems situated on oceanic ridge like the Rainbow site. The target is to validate a numerical code created with program CAST3M which has been developed by the “Commissariat à l’Energie Atomique” (France) for twenty years. We have tested two numerical schemes applied to this code, the implicit scheme, and the CrankNicholson scheme. The comparison of the results of our computations with other results from different authors for identical systems, permitted us to give rise to accuracy criterions like ranges of usable computation time steps and space steps. Those criterions are essential for the understanding of more complex systems such as hydrothermal systems whose behaviors are not precisely known. Key words : hydrogeology, hydrothermalism, Rayleigh-Bénard convection, modeling, hybrid mixed finite elements method, implicit scheme, Crank-Nicholson scheme, CAST3M.

PEREZ Florian

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Remerciements

Mes remerciements vont tout particulièrement à Claude Mügler, chercheur au CEA-LSCE qui m’a encadré lors de ce stage, à Philippe Jean-Baptiste, co-encadrant de ce stage, à Robert Mosé, directeur adjoint de l’IMFS et professeur à l’ENGEES, tuteur de mon stage. A toute l’équipe « Modélisation Hydrologique », un grand merci pour l’aide qu’ils m’ont apportée pendant ce stage. A mes proches qui m’ont soutenu. Aux équipes de l’ENGEES et de l’IPST pour la préparation de ce stage et la formation qu’ils m’ont donnée.

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h = ρ g + z dans le cas d’un écoulement souterrain : Perméabilité intrinsèque [L²] : Perméabilité [L]. rapport largeur/hauteur des rouleaux de convection ou du domaine étudié : Eléments Finis Mixtes Hybrides : Nombre de Fourier : Accélération gravitaire [L].ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique Listes des notations Liste des abréviations µ 2D A EFMH Fo g h k K MAR Nu P Pe Ra z ρ VF : Viscosité dynamique du fluide [M][L-1][T-1] : Bidimensionnel : Rapport d’aspect. Dorsale Médio-Atlantique : Nombre de Nusselt : Pression [M].[s-1] : Mid-Atlantic Ridge.[L-1].[L-3] : Volumes finis Liste des abréviations d’institutions ANR CEA CNRS IFREMER IMFS IPST LSCE UVSQ : Agence Nationale pour la Recherche : Commissariat à l’Energie Atomique : Centre National de la Recherche Scientifique : Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la MER : Institut de Mécanique des Fluides et des Solides : Institut Professionnel des Sciences et Technologies : Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement : Université Versailles St-Quentin PEREZ Florian 4 .[T-²] : Nombre de Péclet : Nombre de Rayleigh : Altitude par rapport au niveau de référence [L] : Masse volumique du fluide [M].[T-2] P : Charge hydraulique [L].

....................................................... ................................................................................................................................ IFREMER)..................... 425..................................... 108... 430.................. .......................................... 450 et 470 avec une condition initiale de type CI1............. 34 Tableau 5 : Paramètres du système............................ (2002))............................................. modèle de convection avec séparation de phase inspiré du modèle de Kawada et al.......................... 42 Tableau 8 : Comparaisons des résultats obtenus sous CAST3M à l’aide de la méthode des EFMH et de la méthode des VF......... 21 Figure 8 : Algorithme de résolution utilisé lors de cette étude..................................................................................................... .. ......... 108..................................................................................... 430........ 12 Figure 2 : Modélisation des flux de chaleur émis au niveau de la croûte océanique..... 200.................. 47 Tableau 10 : Résultats obtenus en boîte ouverte pour des nombres de Rayleigh de 90................. pour Ra = 950 et une condition initiale de type CI1............. (2004).... 35 Figure 9 : Schéma du domaine considéré et conditions aux limites.................... ENS Lyon (Stéphane Labrosse))............................................... 49 Tableau 12 : Résultats obtenus en boîte ouverte pour des nombres de Rayleigh de 400......................... .... 2007)................................... 40 PEREZ Florian 5 ....... 200.......... 40 Figure 15 : Evolution du nombre de Nusselt en fonction du temps........................................................................................ ..... ..... 17 Figure 7 : Représentation schématique de la convection de Rayleigh-Bénard............ ................................. .................................5... Fo = 0.......................................................................... . 38 Figure 14 : Champ de températures permanent obtenu pour Ra = 950 et une condition initiale de type CI1.... .......................................................................................................................................................... ....... 2002)............. 39 Tableau 7 : Comparaisons des résultats obtenus avec ceux publiés dans la littérature............................................................................... 2002)................ 36 Figure 10 : Schéma du domaine considéré et conditions aux limites adimensionnées............................................................. 36 Figure 11 : Champ de températures obtenu..... 37 Figure 13 : Champ de nombres de Péclet pour un maillage de 128×128.................................. 13 Figure 3 : Site de Rainbow (Douville et al........................ 14 Figure 4 : Principe général de la convection hydrothermale sur une coupe transversale d'une dorsale rapide (Figure d’Yves Fouquet...........ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique Liste des tableaux Tableau 1 : Tableau chronologique du déroulement du travail de fin d’études.............. 425............................................................................................................................. 300...................... 37 Figure 12 : Champ de températures publiés dans (Fontaine et al...... ........ 48 Tableau 11 : Comparaison des résultats obtenus en boîte ouverte pour un nombre de Rayleigh croissant progressivement de 400................. 300 et 400 avec une condition initiale de type CIO1................... 11 Tableau 2 : Concentrations des espèces chimiques mesurées dans les fluides prélevés lors de la campagne FLORES (Charlou et al.. .................... 450 et 470...................... ............................ ........... 16 Tableau 4 : Comparaison des gammes de pas de temps utilisables pour une fréquence d’oscillation de 500............................................ 16 Tableau 3 : Compositions moyennes des gaz mesurées en sortie des fumeurs (Charlou et al.................................... 49 Liste des figures et illustrations Figure 1 : Mouvements de convection au sein du manteau.. 16 Figure 6 : Schéma de principe.............................. Les fortes valeurs de flux de chaleur trahissent la présence des dorsales océaniques (Planète terre............................................................................................. 36 Tableau 6 : Tableau récapitulatif des résultats de calculs obtenus avec CAST3M dans le cas d’un domaine fermé .................. 15 Figure 5 : Evolution de la concentration en Chlorure en fonction de la concentration en Magnésium (Charlou et al........................... 2002) ....... 45 Tableau 9 : Comparaison des résultats obtenus en boîte ouverte pour un nombre de Rayleigh croissant progressivement de 90........................

..... pour Ra = 950 et une condition initiale de type CIF800................................... 44 Figure 24 : Champ de températures permanent obtenu pour Ra = 950 et une condition initiale de type CIF800......................................................................................... 41 Figure 17 : Evolution du nombre de Nusselt en fonction du temps... en faisant croître progressivement le nombre de Rayleigh................................................................................... ........................... 41 Figure 20 : Champ de températures obtenu pour Ra = 800 et une condition initiale de type CI1................... pour Ra = 800 et une condition initiale de type CI1.... 44 Figure 25 : Evolution du nombre de Nusselt en fonction du temps.................................... pour Ra = 1200 et une condition initiale de type CIF950.............................................. 43 Figure 22 : Champ de températures permanent obtenu pour Ra = 950 et une condition initiale de type CI1..................... 44 Figure 23 : Evolution du nombre de Nusselt en fonction du temps............... 47 Figure 29 : Evolution temporelle du nombre de Nusselt................... pour Ra = 950 et une condition initiale de type CIF800............ 45 Figure 27 : Evolution temporelle du nombre de Nusselt..................................................................................................................... ................................................................ ........... ....................................................................... 41 Figure 18 : Champ de températures obtenu pour Ra = 1200 et une condition initiale de type CIF950..................................................................................Figure 16 : Champ de températures obtenu pour Ra = 950 et une condition initiale de type CIF800..................... 48 ........................................ .......................................................................... 44 Figure 26 : Schéma du domaine fermé et conditions aux limites adimensionnées................ ............................................................................. 41 Figure 19 : Evolution temporelle du nombre de Nusselt............................................................ obtenu à l’aide de la méthode des VF avec CAST3M.... 46 Figure 28 : Champ de températures obtenu pour Ra = 470 et une condition initiale de type CIO425........................................................................................................ .................................... pour Ra = 950 et une condition initiale de type CI1............................. ................................................................................................ obtenu à l’aide de la méthode des. ....................... 43 Figure 21 : Evolution du nombre de Nusselt en fonction du temps...........................................................................................

... exemple du site de Rainbow .......................................4......................................... 12 1.........................................................3 Hauteur caractéristique du domaine.............................................................. 27 2................................................. 18 1....................3.....2...............................4 Morphologie du site .............................. CONTEXTE GEOPHYSIQUE ET DESCRIPTION DES ECOULEMENTS HYDROTHERMAUX 12 1.. intérêt de la modélisation .........................................1 Découverte du site de Rainbow...................................3 Géochimie : Résultats des prélèvements effectués sur le site de Rainbow.....................................................4....................................................... production d’hydrogène et évolution de la perméabilité......................................... 28 2.......... 14 1..........................3 Modèle mathématique général ............ 24 2.......2 Modèle de transfert de la chaleur ......................3 Equations d’états ...............2 Les écoulements hydrothermaux de la dorsale lente medio-atlantique....... 28 PEREZ Florian 7 ............................2...........1 Hypothèses simplificatrices appliquées au modèle.................................................................. 9 1.......................................1 La convection de Rayleigh-Bénard .......................ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique Mémoire de Travail de Fin d’Etudes réalisé au LSCE (CEA-CNRS-UVSQ Saclay....3...4 Paramètres du modèle ................................5 Conclusion.....4 Pourquoi le nombre de Nusselt oscille-t-il ? ................................................. 20 2.....................2 Analogie des systèmes hydrothermaux avec la convection de Rayleigh-Bénard ....... 17 1........................................................................... 20 2................................................ 19 2...........................2................2.................... 19 1...............................................................................................2 Flux thermiques : Méthodes d’évaluation et résultats.......... 91) Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique SOMMAIRE INTRODUCTION .......... 16 Profondeur ............3..................................1 Modèle hydraulique.....................4...................... 20 2...................................................... 20 2........................................2 Le nombre de Rayleigh : explication physique de la convection......................................................................................1 Discussion sur une éventuelle séparation de phase...................3 Convection de Rayleigh-Bénard en milieu poreux : description des résultats courants 22 2........................................2 Serpentinisation............ 25 2....5 Conclusion : Les inconnues du système................................................2..............3........................3 Premières interprétations de ces résultats...............2 Paramètres du transfert thermique............ 13 1........................ 17 1.................................................................................................. 24 2............... 26 2.................................................. MISE EN PLACE DU MODELE ...3...2.......1 Paramètres de l’écoulement ......2..................... 23 2.......................................................................................16 1..................... 27 2..................................................................................................................... 15 1....1 Contexte géophysique ........................................................................................................... 24 2.. 21 2...............................2....

........................4..................3 Les raisons d’une telle discrétisation .................3.................................4 Algorithme de résolution... 36 4........... 52 4........ 56 ANNEXES ......................... 45 4.................1 Conditions initiales et conditions aux limites ..1......4 Conclusions et perspectives de modélisation d’un système hydrothermal réel .............. 30 3.3 Importance de la condition initiale..........................................................................................2...............................................1.....................................3..................................... 34 3.......................................................1 Description des conditions initiales et des conditions aux limites .......................... linéarité de l’équation de variation de la densité et viscosité constante.........................ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique 2... VALIDATION DU JEU DE DONNEES – CAS-TEST . 29 2...... 51 4...............................3...4 Discussion a priori sur la stabilité du schéma et la précision du calcul : pas d’espace et pas en temps ...................................................................................................................... 29 2...............................2 Evolution de la masse volumique...................................................... 50 4..2 Résultats obtenus à l’aide de la méthode des EFMH ....................................................................................2 Résultats des calculs......... 35 4.........1 Choix du schéma spatial de discrétisation..............3 Discussion .........2 Validation du jeu de données en domaine ouvert .......................................................................3.......................................................3 Résultats obtenus à l’aide de la méthode des VF ...............................................................3.............................................................. 34 3............ 28 2...................................................................................................................... 32 3.............. 32 3.....................2......................1 Choix du schéma spatial de discrétisation...1 Approximation de Boussinesq.................................................................5............................................................ 34 3....... 53 BILAN DU STAGE ET CONCLUSION.... 36 4....................4...................... 32 3................................... 45 4.4 Adimensionnalisation des équations ......5 Non-linéarité du système....................................3 Modélisation à l’aide des VF d’un champ hydrothermal dorsalien ...................................................................................................................................................1 Formulation spécifique et simplification du modèle hydraulique.......5 Simplification du modèle mathématique .................................................................................. 54 BIBLIOGRAPHIE ...... 37 4......................................2 Perspectives de modélisation : le champ hydrothermal réel ............ 50 4.... 28 2................2 Choix du schéma temporel de discrétisation...............................................................................................1.......................................................... 43 4...................3................2 Modélisation à l’aide des EFMH d’un champ hydrothermal dorsalien ................................ 46 4.............................5...............................2................................. 36 4....................2...................................................... OUTILS NUMERIQUES ..1 Conclusion sur l’utilisation des EFMH et des VF .....................................................................2 Choix du schéma temporel de discrétisation.........................................................1 Outil de calcul en langage Gibiane : CAST3M............. 50 4.................................................. 29 2............................................5........................2............. 33 3..............................................2 Linéarisation et précision du calcul.............................3 Formulation pour le calcul du transport de la chaleur..........................................................1 Validation des modèles numériques en domaine fermé..............................3 Précision de calcul et stabilité : les critères............... 34 3............. 31 3.... 60 PEREZ Florian 8 .......... 32 3.... 31 3............2..................5...................................5................................................. 52 4............

Le Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement (LSCE). a posteriori. ont été découverts de nombreux champs hydrothermaux dont les cheminées. En effet. de l’hydrogène en forte concentration. Dans ce rapport. la nature de l’écoulement et de traduire cette nature par des équations mathématiques décrivant avec le plus d’exactitude possible cet écoulement. des réactions induisant les caractéristiques physico-chimiques des fluides hydrothermaux et le manque d’information sur la géométrie et les conditions aux limites en température imposent de faire des hypothèses fortes sur le fonctionnement du champ hydrothermal. des sources naturelles d’hydrogène existent. La difficulté consiste en la production de cet hydrogène qui. Ce stage de fin d’études s’inscrit dans le cadre d’un projet scientifique soumis par le CEA. elle.ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique INTRODUCTION Contexte et objectifs de l’étude A l’heure actuelle. il m’a été demandé d’amorcer un modèle numérique permettant de décrire le fonctionnement d’un champ hydrothermal. la méthode des éléments finis mixtes hybrides et la méthode des volumes finis sont testées. en la personne de Claude Mügler. Par la suite. La combustion de l’hydrogène paraît sans conséquence immédiate sur l’environnement et la santé des populations puisqu’elle ne libère que de l’eau. à son niveau. Il faut donc a priori faire un bon choix de schéma mais aussi. ce qui est fait en quatrième partie. appelées fumeurs. un important enjeu scientifique et économique est de pouvoir faire face à la croissance de la demande énergétique mondiale tout en maîtrisant ses conséquences sur l’environnement. la troisième partie présente les méthodes numériques utilisées au cours de cette étude afin de résoudre les équations du modèle. appuyée par des données de terrain et des résultats expérimentaux. Amorcer un modèle numérique de ce type demande de comprendre. reste très coûteuse en énergie. dans certains cas. laissent échapper des fluides chauds aux propriétés chimiques intéressantes puisqu’ils contiennent de nombreux métaux et pour ce qui nous concerne ici. lieux de naissance de la croûte océanique. dans un premier temps. PEREZ Florian 9 . La modélisation numérique. Ce stage de fin d’études s’intéresse plus particulièrement à la dorsale lente médio-atlantique. C’est le cas pour un site particulièrement étudié par l’IFREMER Brest : le site de Rainbow. Le type de schéma numérique choisi a une conséquence directe sur les résultats de calculs notamment sur leurs précisions. La première partie de ce rapport est donc consacrée à la description d’un système hydrothermal à l’aide de l’exemple du site de Rainbow. a pour but de répondre aux nombreuses interrogations en lien avec la nature même de l’écoulement hydrothermal de l’eau de mer au sein des roches constitutives de la dorsale médioatlantique. notamment au niveau des dorsales océaniques. devient alors indispensable afin d’infirmer ou confirmer certaines hypothèses. Cependant. nombreuses sont les préoccupations concernant la recherche de nouvelles sources d’énergie. la méconnaissance des propriétés des roches et des phases fluides qui les traversent. l’IFREMER et d’autres collaborateurs à l’Agence Nationale pour la Recherche (ANR) : le projet MANTHY (MANTellic HYdrogen). Au sein de ce projet pluridisciplinaire. chercheuse du groupe modélisation hydrologique dirigé par Emmanuel Mouche. Les réserves de pétrole n’étant pas infinies. En effet. Le modèle mathématique choisi est décrit en seconde partie. valider le modèle numérique en comparant nos résultats de calculs avec les résultats d’autres modèles utilisés pour des cas académiques.

En 2007. sur lequel est implanté l’un des deux centres du LSCE. 14400 ingénieurs. le CEA avait déposé 447 brevets prioritaires et était propriétaire de 1608 brevets prioritaires délivrés et en vigueur. 5000 personnes pour le seul centre principal situé à Saclay. l’impact de la variabilité climatique sur l’hydrologie d’une région. Le CNRS est un établissement public à caractère scientifique et technique (EPST) placé sous la tutelle du Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche. Plus de 15 600 personnes collaborent au sein des neuf centres répartis dans toute la France. dans son rapport. Son budget annuel avoisinait les 3. Son budget pour l’année 2008 s’élève à 3. le développement des coopérations et l’intégration des laboratoires des unités mixtes tels que ceux de l’UVSQ. via cette unité. Il opère dans plusieurs domaines : l’énergie. Cycles biogéochimiques.4 milliards d’euros. et plus particulièrement de l’équipe « Modélisation Hydrologique » dirigée par Emmanuel Mouche. les technologies pour l’information et la santé. La recherche au LSCE gravite autour de trois thèmes : Evolution du climat. est une des 54 unités mixtes de recherche du CEA. Le LSCE (UMR 1572) fait aussi partie des six laboratoires associés formant l’Institut Pierre Simon Laplace (IPSL) spécialisé dans les sciences de l’environnement. C’est au sein du thème Géosciences. 11600 chercheurs. à Gif-Sur-Yvette. Lors de mon stage. la défense et la recherche fondamentale. j’ai pu assister à l’évaluation du LSCE par un comité de l’Agence d’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement Scientifique (AERES) qui. comme par exemple : « une position exceptionnellement forte sur la scène internationale » . dans l’Essonne. a mentionné sa satisfaction et a rappelé quelques points forts du LSCE. Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement. la séquestration du CO2 dans des couches géologiques profondes etc… Le CEA est un organisme public français de recherche scientifique créé en Octobre 1945. Les points à améliorer stipulés touchaient en particulier l’amélioration de la cohésion entre les différentes équipes du LSCE.ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique Présentation du LSCE Le LSCE.277 milliards d’euros dont 588 millions d’euros de ressources propres. L’objectif de recherche de cette équipe consiste en la modélisation des hydrosystèmes continentaux appliquée aux différents thèmes que sont la gestion de la ressource en eau et le transfert de polluants. Géosciences. que j’ai effectué mon stage. « une maîtrise d’instrumentation et de méthodologie de classe mondiale pour l’analyse des traceurs ». le second centre du LSCE étant implanté non loin de là. en partenariat avec l’Université de Versailles Saint-Quentin (UVSQ) et le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS). ce dernier étant. Le LSCE fait partie du pôle de recherches « Environnement et Développement PEREZ Florian 10 . techniciens et administratifs se répartissent parmi plus de 1200 unités de recherche et de service.

1 engin téléopéré et 2 AUV ou drones sous-marins). du 23/03/09 au 29/05/09 Recherche Bibliographique Validation du Jeu de Données Encodage sous CAST3M Recherche des conditions de validité du Jeu de données. L’UVSQ. Nantes. du 9/02/09 au 23/03/09 Recherche Bibliographique Encodage sous CAST3M Mardi 17 mars : Présentation de l’avancement du travail de stage à Philippe Jean-Baptiste (Equipe Gaz rares CEA-LSCE). née en 1991 de la réunion de plusieurs annexes d’universités parisiennes. Manche/Mer du Nord. Médecine. Vendredi 20 mars : Présentation de l’avancement du travail de stage à l’équipe « Modélisation hydrologique » (CEA-LSCE). Méditerranée. Philippe JEAN-BAPTISTE et Claude MUGLER (CEA-LSCE). l’IFREMER possède 1500 salariés et collabore avec l’armateur Genavir pour sa flotte (8 navires. Jeudi 16 avril : Présentation de l’avancement du travail de stage à Jean-Luc CHARLOU (IFREMER Brest). 1 submersible habité. Cinq centres existent. Tahiti et l’IFREMER Brest. Encodage du cas d’une BOITE OUVERTE. Présentation de l’IFREMER L’IFREMER est l’un des collaborateurs du LSCE dans le projet MANTHY. Ingénierie et Technologie. regroupe trente laboratoires et enseigne dans une multitude de disciplines : Sciences exactes. Sciences juridiques et politiques. Déroulement du stage Dates du 26/01/09 au 6/02/09 Tâches Recherche Bibliographique Initiation à CAST3M Détails Compréhension de la problématique Décryptage d’un jeu de données CAST3M -Problème d’ELDER – rapport explicatif Encodage pour un problème hydrothermal simple -Cas d’une BOITE FERMEE – Schéma implicte en temps et Schéma de Crank-Nicholson. PEREZ Florian 11 .ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique Durable » du CNRS. du 15/04/09 au 31/07/09 Recherche Bibliographique Validation du Jeu de Données Ecriture d’un jeu de données (VF) pour les cas ouvert et fermé Validations des jeux de données. Sciences sociales. Sciences humaines. Tableau 1 : Tableau chronologique du déroulement du travail de fin d’études. Avec un budget annuel de près de 235 millions d’euros.

se mettent alors en mouvement au travers des masses plus froides des zones supérieures. les péridotites. des cellules froides plongent vers les entrailles de la terre : au niveau des zones de subduction. les cellules ascendantes rencontrent des conditions de pressions et de températures induisant la formation de magma qui se concentre et forme une chambre magmatique. dont l’existence des dorsales océaniques est le témoin majeur. les trois quarts de cette énergie provenant de la décomposition isotopique des éléments du noyau. Le manteau terrestre est le lieu de mouvements gigantesques de convection. Mars ou Vénus. A proximité de la surface. il y a quelques 4.ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique 1. 12 PEREZ Florian . Comme le montre la Figure 1. au niveau des dorsales. Parfois. de gigantesques cellules de matière chaude.1 Contexte géophysique La Terre est une planète tellurique tout comme Mercure. Depuis sa formation. On estime à 42×1012 W la puissance dissipée par le noyau terrestre sous forme de chaleur. Dorsale océanique Chambre magmatique Lithosphère océanique Lithosphère continentale Cellule de convection Asthénosphère Possible transfert de masse du manteau supérieur au manteau inférieur Manteau inférieur Cellule de convection Noyau externe Figure 1 : Mouvements de convection au sein du manteau. les cellules descendantes atteignent la limite séparant le manteau inférieur du noyau externe.5 milliards d’années. phénomène permettant d’évacuer le plus efficacement possible la chaleur interne de la terre par transport de matière chaude. Il y a donc un échange de matière entre les différentes enveloppes externes et internes de la Terre. s’échauffent . la lithosphère océanique s’enfonce sous la lithosphère continentale plus légère et se délite dans l’asthénosphère. Les flèches rouges représentent les roches chaudes entrant dans un mouvement ascendant. à l’opposé de ce mouvement ascendant. les flèches bleues les roches froides entrant dans un mouvement descendant. roches constitutives de ce dernier. CONTEXTE GEOPHYSIQUE ET DESCRIPTION DES ECOULEMENTS HYDROTHERMAUX 1. la Terre a lentement acquis une organisation en succession d’enveloppes concentriques qui ont chacune des propriétés différentes. plus légère. Dans les profondeurs du manteau.

l’effondrement des blocs donne naissance à une vallée étendue appelée graben. s’écoule. Figure 2 : Modélisation des flux de chaleur émis au niveau de la croûte océanique. Dans cet environnement complexe . les minéraux s’appauvrissent ou s’enrichissent. elle aussi. Ce travail de fin d’études porte plus particulièrement sur les écoulements d’eau de mer au travers de la croûte océanique formée au niveau de la dorsale lente medio-atlantique. donc des masses rocheuses chaudes. échange avec la roche des éléments chimiques : les sels précipitent ou se dissolvent. s’hydratent puis réagissent et forment de nouvelles espèces minérales modifiant les caractéristiques des roches. fracturée.2 Les écoulements hydrothermaux de la dorsale lente medio-atlantique.ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique Au droit de ces dorsales. les écoulements s’intensifient. Figures 1 et 2) qui remontent vers la surface terrestre pour former. une nouvelle croûte. Au centre de ce bombement. en se refroidissant. à fort gradient thermique . Palmason (Palmason 1967) avait suggéré que les variations locales des flux de chaleur mesurés au niveau du plancher océanique pouvaient avoir pour origine une circulation hydrothermale au sein de la croûte océanique.de l’eau de mer s’infiltre. Des failles normales divisent la croûte en d’énormes blocs rocheux. Les fortes valeurs de flux de chaleur trahissent la présence des dorsales océaniques (Planète terre. la croûte océanique. L’eau de mer qui a pénétré la croûte en ressort. transformée physiquement et chimiquement et. plus froide et plus dense. de nombreuses expéditions ont confirmé cette hypothèse. Depuis lors. tractée par son autre extrémité.une croûte non homogène. fine et peu dense. ENS Lyon (Stéphane Labrosse)). 1. Le bombement observé provient de la poussée des matières chaudes (cf. s’écarte et se fracture. subductée. exemple du site de Rainbow En 1967. PEREZ Florian 13 . à mesure que l’on s’approche du centre du bombement.

se sont développés des écosystèmes particuliers dont les organismes sont adaptés aux conditions de pression et de température régnant à de telles profondeurs. de 70 à 370°C.. Long de 100 m et atteignant 200 m de large. mais aussi aux caractéristiques chimiques spécifiques des fluides émis par ces cheminées. (2002)). 1995). Figure 3). Dix fumeurs émettent très activement des fluides dont la composition chimique est identique d’un fumeur à l’autre (Charlou et al.12 W (cf. localisation du site au droit de la dorsale médioatlantique . La composition physico-chimique PEREZ Florian 14 . se traduit par l’existence de cheminées.. 2002). il est localisé à 36°13.ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique 1.2. Il a pour la première fois été identifié lors de la « HEAT cruise – Charles Darwin 89 » réalisée du 19 Août au 13 Septembre 1994 (German et al. appelées « fumeurs » qui émettent des fluides à hautes températures.. 2002). (a) et (b). Le site hydrothermal de Rainbow est particulièrement étudié par l’IFREMER de Brest et illustre parfaitement la notion de champ hydrothermal.2. L’expression la plus visible et certainement la plus spectaculaire de ces écoulements. Au niveau de ces cheminées. Comme le montre le tableau 2 (cf §1.3). cette composition est très différente de celle de l’eau de mer.1 Découverte du site de Rainbow De nombreux sites hydrothermaux situés sur cette dorsale sont maintenant connus entre le 14°N et les îles des Açores. sur le flanc ouest de la dorsale à des profondeurs comprises entre 2270 et 2330 m (Charlou et al.. (c) principaux fumeurs du site témoins de la présence du champ hydrothermal (Douville et al.80 N et 33°54. Figure 3 : Site de Rainbow.

L’intérêt d’un tel site semble donc évident et c’est dans ce cadre que ce travail de fin d’études s’est inscrit. Cette dernière méthode (Jean-Baptiste et al. le 3He.2. 2008) permet dans certains cas non seulement de déterminer les flux hydriques focalisés. la détermination des débits à l’aide d’un isotope de l’hélium. cette modification chimique entraîne une très forte concentration en hydrogène.. Les flux thermiques en sont déduits par mesure de la température. 2002). c'est-à-dire sortant au niveau des fumeurs. 2004. au niveau de la dorsale.. Dans le cas du site de Rainbow. PEREZ Florian 15 . Charlou et al. Les fluides chauds remontent en surface physiquement et chimiquement modifiés par leur passage au travers des roches ultrabasiques que sont les péridotites (Douville et al. 2002 . des déterminations du champ de vitesses à l’aide de moulinets ou encore.ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique de ces fluides émis a permis de dégager un scénario général expliquant la formation de ces fluides : comme nous l’avons dit précédemment. 1.2 Flux thermiques : Méthodes d’évaluation et résultats De nombreuses méthodes d’estimation des flux hydriques existent : les méthodes visuelles d’estimation des vitesses des particules sortant des fumeurs. l’eau de mer s’infiltre dans des fissures et crevasses de la croûte et s’enfonce de plus en plus profondément . Figure 4 : Principe général de la convection hydrothermale sur une coupe transversale d'une dorsale rapide (Figure d’Yves Fouquet. mais aussi le flux hydrique diffus s’échappant à l’interface croûte océanique-océan. IFREMER). puis cette eau se réchauffe en s’approchant des chambres magmatiques présentes au sein de la lithosphère (Figure 4). source potentielle d’énergie des années à venir.

14 Fe (µM) 24050 Mn (µM) 2250 Cu Zn (µM) (µM) 121/ 115/ 162 185 0.01 Profondeur R S W 2300 m T°C pH 365 2°C 2.30 0.8 36.2 Cl Br SO4 Na Li K Rb Cs Ca Sr (mM) (mM) (mM) (mM) (mM) (mM) (mM) (mM) (mM) (µM) 750 546 1178 838 0 28. Lucky strike et Menez Gwen. TAG. D’après Bischoff et Rosenbauer (1987). et CO (5 µmol/kg). la présence d’une forte concentration en chlorure favorise la richesse en métaux (Cuivre. SW : Eau de mer ambiante). Broken spur. 2002) et dans pratiquement chacun des sites à environnement basaltique tels que MARK-1/2.1)..2 553 464 340 26 20.3 333 2.1/-5.007 Tableau 2 : Concentrations des espèces chimiques mesurées dans les fluides prélevés lors de la campagne FLORES (Charlou et al.2 mmol/kg) et une forte concentration en CH4 (2. Les concentrations sont en mM/kg.3 66.2 16 2.. PEREZ Florian 16 . 2002). en H2 (16 mmol/kg). Les concentrations des gaz sont ici fonctions linéaires de la concentration en magnésium.5 mmol/kg).ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique 1. Profondeur T°C H 2S CO2 (mM) (mM) CH4 (mM) CO Ar N2 (mM) (mM) (mM) H2 (mM) δ13C(CO2) δ13C(CH4) R 2300 m 365 1.9 <0. Zinc…) via des réactions de complexation. La figure 5 montre que les fluides hydrothermaux issus des fumeurs du site du Rainbow sont enrichis en chlorure (cf. Composition des gaz La composition en gaz des fluides hydrothermaux éjectés par les fumeurs du site de Rainbow est caractérisée par une concentration relativement faible en H2S (1. § 1.3 Géochimie : Résultats des prélèvements effectués sur le site de Rainbow Compositions ioniques On constate que les cheminées sont plus riches en Cuivre. 2002) (R : Rainbow. Représente les valeurs mesurées pour l’eau de mer ambiante.8 16 -3.5 5000 1. Figure 5 : Evolution de la concentration en Chlorure en fonction de la concentration en Magnésium (Charlou et al. Si(OH)4 (mM) 6.59 0.9 1. 1998 et Douville et al.8 7.15 -15.3.8 <0.3 16 0. Fer. Charlou et al.0004 -5.001 <0. Cobalt et Nickel qu’il n’est habituellement observé notamment sur le site de Logatchev (14°45’N.8 SW 2°C 0 2.9 Tableau 3 : Compositions moyennes des gaz mesurées en sortie des fumeurs (Charlou et al.4 9.001 0.. 2002).6 10. Nickel.00003 0. Zinc.2.2 200 87 Ba (µM) >67 0. La similitude des concentrations d’un fumeur à un autre du site du Rainbow laisse penser que les fluides éjectés par ceux-ci possèdent tous la même origine.

Zone de rechargement. les concentrations en chlorures des fluides hydrothermaux de Rainbow.. stables depuis 1997 (Charlou 2009). 1993 . 1989). Il est difficile d’appliquer l’un ou l’autre des modèles ne serait-ce que parce que nous ne connaissons ni l’impact de l’activité sismique ni celui de la précipitation ou de la serpentinisation sur l’évolution exacte de la perméabilité effective du manteau.intrusion magmatique Figure 6 : Schéma de principe. D’autres processus. des inclusions de fluides à forte salinité ont été trouvées dans des gabbros originaires de la dorsale médio-atlantique dont les concentrations en NaCl sont les mêmes que celles issues d’une séparation de phase au point critique (Kelley et Gillis. modèle de convection avec séparation de phase inspiré du modèle de Kawada et al. il n’existe pas de réaction entre la roche et l’eau de mer connue pour être prédominante dans le phénomène d’enrichissement de l’eau en chlorures (Bischoff et Rosenbauer. (2004). 1997).1 Discussion sur une éventuelle séparation de phase La forte concentration en chlorure dans les fluides hydrothermaux laisse penser qu’il y a.. l’eau de mer à 2°C pénètre la croûte Couche de convection Zone d’entraînement Couche stagnante . à proximité de la source de chaleur. semble se rapprocher du modèle de Schoofs et Hansen (2000) qui présente une phase saumure lentement entraînée par la convection des fluides d’une couche supérieure (Charlou et al. l’hydratation des roches ignées (volcaniques) ou la précipitation/ dissolution des minéraux chlorés (Seyfried et al. l’enrichissement des fluides hydrothermaux en chlorure serait dû à des processus incluant une séparation des phases vapeur et saumure à proximité de la source de chaleur. 1986 . d’après Sourirajan et Kennedy (1962). 2002). Von Damm. figure 6). une phase saumure. Néanmoins. 1988).3 Premières interprétations de ces résultats Ces données de terrain ont permis d’élaborer de nombreuses hypothèses sur le fonctionnement des sites hydrothermaux. réservoir à chlorure qui alimente l’eau circulant au sein des fissures et remontant à la surface (cf. En effet.ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique 1. D’après Charlou et al.saumure Milieu fracturé Point chaud .. l’eau se trouvant à des conditions proches de son point critique à proximité de la source de chaleur. Kelley. peuvent être mis en jeu. 1.3. (2002). laissent supposer l’existence d’une séparation de phase. PEREZ Florian 17 . Par contre. De plus. la stabilité de la concentration en chlorures des fluides hydrothermaux de Rainbow.

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La séparation de phase, bien qu’elle puisse influencer fortement l’écoulement, ne sera pas prise en compte dans le modèle hydraulique développé lors du stage. D’autant plus que Lewis et Lowell (2004), ont montré, à l’aide d’un modèle à une dimension, que si l’on suppose que le transfert de la chaleur se fait majoritairement par diffusion au sein du champ hydrothermal l’épaisseur de la couche à forte densité représente 1% de la hauteur caractéristique de l’écoulement. 1.3.2 Serpentinisation, production d’hydrogène et évolution de la perméabilité

Sous le terme serpentinisation l’on désigne les réactions d’hydratation des péridotites du manteau au contact de l’eau de mer. Il existe plusieurs réactions de serpentinisation en fonction des réactifs disponibles. D’après Moody (1976): - 5Mg2SiO4+ FeSiO4 + 9H2O -> 3Mg3SiO5(OH)4 + Mg(OH)2 + 2Fe(OH)2 Olivine Serpentine Brucite - 3Fe(OH)2 -> Fe3O4 + H2 + 2 H2O. Magnétite Le plancher du site est constitué d’une forte proportion de serpentine. Les calculs s’appuyant sur les réactions théoriquement possibles faisant intervenir l’eau de mer et la péridotite prédisent un pH plus élevé, une teneur en SiO2 plus faible et une quantité en H2 bien supérieure à celles de l’eau de mer. De plus, une concentration en potassium [K] très sensible au ratio [K]eau/[K]roche est attendue (Charlou et al., 2002). Cela est vérifié pour le site de Rainbow sauf pour le pH qui est très faible pour ce site. Cette dernière différence permet d’émettre l’hypothèse que l’intervention de la réaction de serpentinisation dans les conditions du site conduit à l’abaissement du pH. En effet Allen et al. (1996), en supposant l’équilibre de la réaction de serpentinisation atteint à Trainbow et Prainbow, trouvent un pH de 5 qui s’abaisse à 3 lors du refroidissement. De plus, d’après Charlou et al., (2002), la faible disponibilité de Si et son incorporation lors d’altération de minéraux tels que la serpentine explique que celui-ci reste à des concentrations faibles. De même, Charlou et al., (2002) précisent que d’après l’observation sur le terrain (Apps, 1985 ; Conveney et al. 1987 ; Abrajano et al 1988, 1990), la forte teneur en CH4 et H2 des fluides du site de Rainbow est issue d’une serpentinisation du type : Fe2SiO4 (ou FeSiO3) + H2O + C (ou CO2) -> Fe3O4 + 3Mg3SiO5(OH)4 + Mg(OH)2 + H2 + CH4. Olivine ou Orthopyroxène Magnétite Serpentine Brucite Pour cette dernière affirmation, Charlou et al. (2002) s’appuient de même sur des travaux expérimentaux (Berndt et al., 1996) et des réactions théoriques (Wetzel et Shock, 2000). Enfin, une probable augmentation du pH et une perte de fer risquent d’être observées en relation avec la baisse de disponibilité de l’Orthopyroxène étant donné que c’est la réaction de serpentinisation faisant intervenir ce dernier minéral qui est cinétiquement prépondérante dans les conditions (Trainbow, Prainbow) et qui est responsable de la forte libération de H+. La réaction de serpentinisation faisant intervenir l’Olivine est bien plus lente (Charlou et al., 2002). La production d’H2 risque donc de diminuer dans le temps. De plus, la serpentinisation s’accompagne d’une augmentation de volume des minéraux (Mével, 2003) et peut donc être PEREZ Florian 18

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responsable d’une forte chute de perméabilité des roches et par conséquent des débits d’éjection des fumeurs. Cette chute peut avoir d’autres causes telles que la précipitation/dissolution d’autres minéraux ou encore la dilatation des roches. La réaction de serpentinisation, aboutissant à la production d’hydrogène, prend donc une place importante d’un point de vue hydraulique et chimique.

1.4 Morphologie du site A proximité du site de Rainbow, l’unique champ hydrothermal ayant fait l’objet d’études par réflexion sismique est le champ nommé Lucky Strike (Singh 2008). Ces études ont permis de déduire la présence éventuelle d’une chambre magmatique à 3 kilomètres de profondeur sous la croûte océanique, mais il est difficile de transposer ceci au site de Rainbow. De plus, les données bathymétriques ne sont pas assez précises pour rendre compte de l’infiltration de petites quantités de matières chaudes dans les fractures rocheuses qui peuvent modifier le système hydrothermal. Les nombreuses données de terrains récoltées notamment par l’IFREMER, comme les flux de chaleur et de matières des champs hydrothermaux à l’interface océan - croûte océanique, permettent la délimitation de zones dites de décharge. Par contre, la superficie de l’aire d’entrée de l’eau de mer au sein de la croûte n’est absolument pas connue. En effet, l’eau de mer peut parfois pénétrer la croûte à plusieurs kilomètres de son point de sortie. La délimitation de la zone de recharge est aussi dépendante de la présence de failles qui jouent certainement un rôle important dans l’acheminement de l’eau au sein de la croûte puisqu’elles constituent de prime abord un chemin préférentiel.

1.5 Conclusion : Les inconnues du système, intérêt de la modélisation Les inconnues du système sont très nombreuses et dues à la multitude de contraintes imposées par le contexte géomorphologique : en effet, aux difficultés habituelles de description des aquifères continentaux fracturés, s’ajoutent celles liées à la quasi-inaccessibilité du milieu étudié. Ces inconnues sont liées à la nature des roches, à leurs agencements et à celui des pénétrations de masses rocheuses chaudes, à la présence ou non de déformations géologiques telles que des failles ou à l’existence ou non d’une chambre magmatique. Elles peuvent être liées à la nature du fluide qui circule, à la présence d’une éventuelle séparation de phase en profondeur, à la précipitation de minéraux ou encore au passage possible de l’eau de mer à l’état subcritique. Il y a aussi les interactions entre la roche et l’eau de mer qui dépendent évidemment des champs de températures et de pressions qui sont eux-mêmes inconnus en profondeur. Enfin, pour être exploitable, un tel site doit posséder une longévité importante, une trop forte dépendance de son existence aux conditions sismiques le rendrait aléatoirement exploitable. L’enjeu de la modélisation dans la description de tels systèmes paraît donc évident : la modélisation est une aide à la compréhension. Couplée à l’exploitation des données de terrain, elle peut permettre de confirmer ou d’infirmer certaines hypothèses.

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2. MISE EN PLACE DU MODELE

2.1 Hypothèses simplificatrices appliquées au modèle La complexité des écoulements hydrothermaux au niveau des dorsales impose de simplifier le système, tant du point de vue de sa géométrie que des phénomènes physiques pris en compte afin de répondre aux attentes précitées. Pour cette première approche, seul le couplage entre l’écoulement et le transfert de chaleur a été pris en compte. Pour pouvoir valider le modèle et la résolution de ses équations, il est nécessaire de comparer les résultats de calculs aux calculs publiés dans la littérature pour des situations identiques simples, puis pour des systèmes plus complexes. Pour ce stage, le domaine modélisé sera systématiquement carré, uniformément maillé et sera soit entièrement fermé, soit ouvert à son sommet. Les propriétés du milieu seront simplifiées : par exemple, la perméabilité du milieu sera considérée comme constante sur l’ensemble du domaine (milieu homogène). Le modèle reste donc un modèle assez simple et ne fait intervenir que trois équations de transfert d’énergie ou de masse, et des équations d’états de l’eau qui ferment le système : L’équation de Darcy qui lie la vitesse et l’énergie potentielle du fluide, représentée en hydrogéologie par la charge, lorsque les vitesses sont inférieures au mètre par jour au sein du milieu poreux. Une équation de conservation de la masse. Une équation de transfert de la chaleur. Des équations liant la masse volumique ou la viscosité de l’eau de mer aux champs de températures ou de pressions. Bien que le modèle soit présenté ici comme étant simple, les résultats présentés dans ce rapport montrent combien les phénomènes mis en jeu sont complexes et toujours sujets de recherches poussées, ce qui justifie de telles hypothèses.

2.2 Analogie des systèmes hydrothermaux avec la convection de RayleighBénard 2.2.1 La convection de Rayleigh-Bénard

Dans un fluide dilatable, l’instabilité thermique naît de tout gradient de température : cette dernière tend à créer une différence de densité. Cependant même en présence d’un gradient thermique et soumis à la gravité, un fluide dilatable peut être en état de stabilité mécanique. Pour un liquide soumis à un gradient de température vertical, la condition de stabilité est généralement donnée sous la forme (Landau et Lifchitz, 1989) :

dT gα T < dz Cp ,

(1)

où g représente la gravité, α le coefficient de dilatation thermique du fluide, T la température et cp la capacité thermique à pression constante.

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Les principes théoriques et expérimentaux issus de la convection de RayleighBénard sont donc tout à fait applicables au cas d’un champ hydrothermal dorsalien. La plaque supérieure du dispositif est alors remplacée par une épaisse couche d’eau à température constante et le fluide convecté évolue dans un milieu poreux.2 Le nombre de Rayleigh : explication physique de la convection On se place dans le cas d’une convection de Rayleigh-Bénard. si on place un fluide entre deux plaques planes horizontales et que l’on applique un gradient de température en chauffant légèrement plus la plaque inférieure. elle perd une partie de sa chaleur par diffusion. Figure 7). de la masse volumique caractéristique (ρ0) et de la gravité qui.µ. therm) ρ. Lorsque la colonne de fluide chaud remonte vers les zones hautes plus froides du fluide. Ainsi. à partir d’un certain écart de température (∆T). noté τth. le moteur de l’écoulement des fluides hydrothermaux est la forte dépendance de la masse volumique du liquide vis-à-vis de la température. quant à eux. noté τm et défini comme suit : τ m = cte µ0 ρ 0 gdα∆T . ainsi que de la hauteur caractéristique du phénomène (d). On peut associer un temps caractéristique au phénomène de diffusion.2. atténuant ainsi le gradient local de température.ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique Si cette condition n’est pas satisfaite. De même. Dans le cas des dorsales océaniques. Thaut(° C) Plaque plane supérieure (froide) d Rouleaux de convection g Tbas(° = T haut +∆T C) ∆ Plaque plane inférieure (chaude) Fluide (ρ. On en déduit un temps caractéristique de convection. et défini comme suit : τ th = d² ktherm . (2) avec d la distance entre les plaques horizontales du dispositif et ktherm la diffusivité thermique du fluide.k ρ. des rouleaux de convection se forment : ce résultat est appelé convection de Rayleigh-Bénard (cf. du gradient thermique (∆T). (3) PEREZ Florian 21 . favorisent la convection. du coefficient de dilatation thermique (α). 2. la remontée de cette cellule chaude va dépendre de la viscosité dynamique (µ 0) du fluide qui ralentit le mouvement de convection. Figure 7 : Représentation schématique de la convection de Rayleigh-Bénard. la convection apparaît.

l’augmentation progressive du Rayleigh fait apparaître différents régimes repérables à l’aide de la courbe d’évolution temporelle du flux de température en limite inférieure du domaine. Caltagirone et Fabrie 1989. La convection déforme alors le champ de températures. En effet. Kimura et al. on observe la mise en mouvement du fluide. (1986). (4b) où Ra représente une première écriture du nombre de Rayleigh. (5) k0 g ∆ρ Le nombre de Rayleigh devient alors : Ra = ∆ρ gdk0 µ0 k therm . Graham et Steen 1992 et 1994. (6) Ce nombre pilote l’écoulement (cf. pour qu’il y ait convection. Après la première bifurcation du système vers un régime permanent par dépassement du Rayleigh critique. Cherkaoui et Wilcock 1999). 1986.2. égal à 4π² (Kimura et al. Autrement dit. on doit vérifier : τ h ρ 0 gα d 3∆T = .). τ m µ0 ktherm cste Ra = (4a) ρ 0 gα d 3∆T µ0 k therm > cste = Rac . Ce flux est aussi appelé nombre de Nusselt et est défini par : PEREZ Florian 22 . A partir d’un Rayleigh critique. En milieu poreux. Steen et Aidun (1988) ou encore Caltagirone et Fabrie (1989) ont étudié les mécanismes des transitions observées en fonction du nombre de Rayleigh. la modélisation de la convection de Rayleigh-Bénard au sein de systèmes poreux a été l’objet de très nombreuses études. Rac correspond au nombre de Rayleigh critique au-delà duquel il y a convection. le temps caractéristique de convection est défini de façon légèrement différente : µd τ m = 0 cste .3 Convection de Rayleigh-Bénard en milieu poreux : description des résultats courants Dans les années 1980-1990. possédant des parois latérales adiabatiques. § 4. 2. Ces études ont été menées le plus souvent sur un domaine carré fermé chauffé par le bas. l’apparente simplicité de description d’un tel système instable a conduit de nombreux chercheurs à s’intéresser aux mécanismes de transition vers le chaos d’écoulements de fluides mis en mouvement par un différentiel de température.ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique Or l’apparition d’un mouvement durable n’est possible que lorsque la durée de vie de la cause du mouvement est plus élevée que la durée de la manifestation de l’effet.

il est important de noter que Caltagirone et Fabrie (1989) ont réussi à maintenir un champ de températures correspondant à un seul rouleau de convection en augmentant le nombre de Rayleigh du régime périodique P1 jusqu’à un nombre de Rayleigh de 1500. au cours d’une période de temps égale à l’inverse de la fréquence d’oscillation du nombre de Nusselt. Ces vagues correspondent à une tentative du système de mise en place d’un nouveau rouleau de convection afin d’évacuer le surplus d’énergie.4 Pourquoi le nombre de Nusselt oscille-t-il ? En Annexe A est présentée l’évolution du champ de températures dans un milieu poreux fermé. De plus. Le système réagit symétriquement pour la zone froide aux perturbations engendrées par les vagues de chaleurs. pour un Rayleigh de 800.ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique L* Nu = ∫ 0 ∂T * dx * . d’autres fréquences d’oscillation apparaissent jusqu’à l’apparition d’un régime chaotique. le régime devient quasi-périodique (état QP1) : deux fréquences indépendantes d’oscillations apparaissent puis se confondent vers Ra = 565. les différentes fréquences apparaissant par exemple pour le régime QP1 sont dues aux différences entre la vitesse d’apparition du bourgeonnement et la vitesse d’étalement des cellules ascendantes (respectivement descendantes) le long de la couche limite froide (respectivement chaude). La validation du modèle développé lors de mon stage a donc dû tenir compte du nombre de Nusselt. Le régime devient à nouveau périodique (état P2) jusqu’à atteindre un Rayleigh de 850 où une troisième fréquence d’oscillation indépendante des deux autres intervient (QP2). Puis pour une gamme de Rayleigh de 500 à 565. cette tentative est étouffée par le mouvement général de convection de l’unique rouleau.2. De plus. * |z =0 ∂z (7) où L* est la longueur de la base du domaine adimensionnée et T* la température adimensionnée.7. du nombre de Rayleigh et de la forme du champ de températures. (cf. puis donne naissance à un bourgeonnement net de matière chaude à mi-parcours. Dans ce même article. Selon Steen et Aidun (1988). Ce bourgeon. On observe donc une convection de Rayleigh-Bénard dans le cas d’un régime périodique de type P2 (la fréquence principale f1 est de l’ordre de 280). le système quitte le régime permanent pour atteindre un premier régime d’oscillations périodiques (état P1). Selon Caltagirone et al. 2. (1989). PEREZ Florian 23 . Mais tant que le Rayleigh n’est pas supérieur à une valeur seuil. chasse une zone plus froide pincée entre cette vague et la vague précédente qui remonte vers le sommet du domaine. les auteurs posent la question de l’existence ou non d’un régime chaotique. un bombement de la couche limite qui s’intensifie à mesure qu’il se déplace de la droite vers la gauche dans le sens général de l’écoulement. Annexe B) Par la suite. lorsque le nombre de Rayleigh est supérieur à 390. On remarque aisément à la base du domaine. l’apparition d’une troisième fréquence serait due à la coalescence des vagues lors de leurs ascensions le long des parois latérales. cette vague vient s’écraser contre la paroi latérale gauche. chauffé par le bas. tout en se déplaçant vers la gauche possède une vitesse ascensionnelle liée à sa plus faible densité. Par la suite.

Le nombre des équations développées est fonction du nombre d’inconnues prises en compte et donc de la précision de la description des systèmes étudiés. ils affirment donc que l’écoulement est resté laminaire.5 Conclusion Les travaux présentés précédemment sont essentiels à l’étude des écoulements hydrothermaux.3 Modèle mathématique général 2. ∆h (9) PEREZ Florian 24 . auparavant fermé.s-1).1 Modèle hydraulique La loi de Darcy Henri Darcy. la section du cylindre (m²) dans lequel a lieu l’écoulement en milieu poreux. Cependant. 2.s-1). étant données les perméabilités et les conditions de température régnant au sein des systèmes hydrothermaux qui nous intéressent. Or. Le modèle mathématique correspond à un ensemble d’équations qui doivent traduire au mieux l’observation expérimentale ou de terrain. A. Les équations développées dans les prochains paragraphes sont des équations classiquement utilisées pour la modélisation des systèmes hydrogéologiques. la méthode de validation des codes développés par les chercheurs qui modélisent les systèmes hydrothermaux au niveau des dorsales consiste à comparer leurs résultats de calculs avec des résultats déjà publiés. la loi suivante : U= Q =K i. est ouvert pour simuler les échanges à l’interface océan-croûte océanique. une constante de proportionnalité (m. par la suite. le comportement du système ouvert est assez différent de celui du système fermé et une telle validation des codes ne garantit pas l’exactitude des solutions trouvées pour un système ouvert. le débit moyen (m. avec h. la longueur du cylindre. Puis le domaine modélisé. Cherkaoui et Wilcock (2001) ont tenté de réaliser des expériences de Rayleigh-Bénard dans des cellules de Hele-Shaw de façon à modéliser expérimentalement des systèmes hydrothermaux. ingénieur hydraulicien du XIXe siècle. U. K. la charge (m) et L. Ils expliquent la différence entre les résultats des simulations numériques et les résultats de leurs propres expériences notamment par la présence de parois non-adiabatiques. proposa dans un rapport de 1856 (de Marsily 2004). A (8) où Q représente le débit hydraulique sortant (m 3. D’un point de vue pratique.ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique 2.3. On écrit généralement cette loi sous une forme vectorielle : ur uuuuu r U = − K ( gradh) . le problème des hauts nombres de Rayleigh sera abordé. Le Rayleigh maximal exploré étant égal à 500. dans ce rapport.s-1) et i la pente hydraulique : i = L .2. Cette expérience ne pourra donc pas servir à la validation des modèles développés lors de ce stage.

∂t (12) où Ql. le coefficient de perméabilité ne peut plus être considéré linéaire et. Lorsque le Reynolds est inférieur à 1. Pour la phase fluide. également appelée équation de conservation de la masse. ρ. étant données les grandes échelles de temps des écoulements étudiés. la taille caractéristique des pores. Enfin. la capacité thermique volumique du fluide. la loi de Darcy s’applique. la température du fluide et U. la viscosité du fluide. la masse volumique du fluide et µ. la vitesse de Darcy. L’équation mathématique modélisant le transfert de la chaleur doit donc traduire l’existence des modes de conduction mais aussi des échanges de chaleur entre chacune des phases. représente le terme puits/source. ρ représente la masse volumique de l’eau.3.2 Modèle de transfert de la chaleur Si dans le manteau la chaleur est évacuée presque exclusivement par convection. La limite haute de validité de la loi de Darcy est souvent déterminée en fonction du nombre de Reynolds défini par : Re = ur U Ωρ µ . En effet. la conduction est largement majoritaire tandis qu’on ne peut négliger aucun des deux phénomènes de transport précités au sein du fluide hydrothermal. 25 PEREZ Florian . 2. un terme d’inertie intervient. Ddiffl représente le coefficient de diffusion tandis que Ddispl représente le coefficient de dispersion liée aux hétérogénéités microscopiques du champ de vitesses. ∂t (11) où Q est un terme puits/source. U la vitesse de Darcy et φ la porosité du milieu. lorsque le gradient hydraulique est trop important. convection et diffusion peuvent toutes deux jouer des rôles importants. s’obtient en écrivant le bilan entrée-sortie de masse de fluides sur un volume élémentaire : ur ∂ρφ + div ( ρ U ) = Q . a priori. (10) avec . (ρc)l. bien que la loi de Darcy ne soit normalement valable qu’en régime permanent. Cette simplification est utilisée dans la majeure partie des publications traitant de ce sujet. au sein du système hydrothermal.ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique Cette loi n’est valide que sous certaines conditions. on peut donc écrire : φ (ρc)l uuuuu r ur ∂Tl − div(φ((Ddiffl + Ddispl ) gradT )l − (ρc)l UTl ) = Ql . On vérifiera par la suite que ces conditions sont remplies. Au sein de la matrice rigide de la croûte. Equation de continuité L’équation de continuité. on considérera que la variation de U par rapport au temps est négligeable par rapport au gradient de charge hydraulique. lorsque le gradient hydraulique est très faible. Tl.

(ρc)s. est la diffusivité thermique du solide. et d’une phase aqueuse moins dense. ∂t (14b) avec λeq la conductivité thermique du milieu saturé qui prend en compte un terme de diffusion et un terme de dispersion de la chaleur liée aux hétérogénéités du champ de vitesses du fluide convecté : λeq = φ ( Ddiffl + Ddispl ) + (1 − φ ) Ddiffs . conduit l’eau de mer à passer par différents états. est la température du solide. Qs = −Ql . cette équation se résume à : (1 − φ )( ρ c ) s uuuuu r ∂Ts − div ((1 − φ ) Ddiffs gradTs ) = Qs . PEREZ Florian 26 . En injectant l’équation (12) dans l’équation (13) et en considérant que la roche et l’eau sont sensiblement à l’équilibre. l’eau s’écoule à l’état subcritique. l’équation du transfert de la chaleur peut alors s’écrire : (φ ( ρ c) l + (1 − φ )( ρ c) s ) ( ρ c) eq uuuuu r ur ∂Τ = div ((λeq gradT − ( ρ c) l UT )) . c'est-à-dire qu’elles lient les paramètres thermodynamiques intensifs du fluide (pression et température) à ses paramètres extensifs. la variabilité des températures aux limites. Dans certains systèmes. Comme l’unique terme puits (respectivement source) du solide est le terme source (respectivement puits) du fluide.3 Equations d’états Ces équations traduisent le comportement de l’eau placée dans des conditions particulières. Ddiffs. (14c) (14d) 2. ∂t (14a) uuuuu r ur ∂Τ = div ((λeq gradT − ( ρ c) l UT )) . ∂t (13) où Ts.3. dans d’autres. un terme puits/source. La diversité des systèmes hydrothermaux.ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique Pour la phase solide. des profondeurs ou encore des perméabilités qui existent même entre deux champs contigus. la capacité thermique volumique du solide et Qs. ρc correspond à la capacité thermique volumique équivalente du milieu saturé : ( ρ c)eq = φ ( ρ c) l + (1 − φ )( ρ c) s . dense. en profondeur. une séparation de phase conduira à la formation d’une phase saumure.

La porosité est donc un paramètre très difficilement ajustable et lorsque l’on cherche à modéliser un système hydrothermal.4. Les reliefs et les structures sont elles-mêmes variables d’un champ hydrothermal à l’autre. La perméabilité augmente donc avec le diamètre et la fréquence spatiale des fractures.1 Paramètres de l’écoulement Paramètres propres au milieu poreux / fracturé o La perméabilité intrinsèque La facilité qu’a l’eau à s’écouler au sein d’un milieu poreux ou fracturé est représentée par le concept de perméabilité du milieu.1 et 4. La nature du fluide variant beaucoup tout au long de l’écoulement hydrothermal. porosité et perméabilité sont étroitement liées. basalte …). D’après Mével et al. Cette formulation autorise la mesure de perméabilités intrinsèques très faibles via l’utilisation de gaz (voir Singh et al.5. afin de s’affranchir de cette incertitude. ρ sa masse volumique. PEREZ Florian 27 . Les fractures constituent des chemins préférentiels d’écoulement où la vitesse du fluide est plus élevée qu’au sein même de la roche. o La porosité Nous l’avons vu précédemment. telle que l’approche inverse.3. Obtenir la caractérisation expérimentale d’un champ de perméabilités défini en tout point du domaine modélisé paraît donc matériellement impossible. l’activité sismique peut tenir un rôle majeur dans la modification des paramètres physiques des roches de la croûte océanique. souvent. (2008)).1). g la gravité. Pour un milieu poreux. lorsque le choc thermique est trop grand en se fracturant. la structure de la croûte océanique au niveau des dorsales lentes n’obéit pas au modèle PENROSE de lithosphère litée.4 Paramètres du modèle 2. cette capacité de pénétration de l’eau va dépendre de la nature de la roche (sable. En effet. K la perméabilité de Darcy). du diamètre et des formes des grains solides. (2003). on trouve généralement un milieu hétérogène avec des variations de nature des péridotites plus ou moins serpentinisées ainsi que des inclusions gabbroïques. La porosité représente le volume de vide sur le volume total de la roche étudiée. ou encore de la rugosité ainsi que des caractéristiques propres du fluide : sa viscosité et sa densité. la perméabilité mesurée et utilisée par les modèles numériques est la perméabilité intrinsèque (kint). Cela imposerait la réalisation d’une multitude de forages pour chaque site étudié. en se contractant ou. § 2. une porosité constante et l’approximation de Boussinesq sont souvent considérées (cf. Les roches de la croûte réagissent au champ de températures en se dilatant. De même. Celle-ci ne dépend que de la nature du milieu fracturé et non du fluide qui le traverse : kint = K×µ/ρg (où µ est la viscosité du fluide.ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique 2. c'est-à-dire que la superposition des couches de Basaltes puis Gabbros et enfin les péridotites mantelliques – la discontinuité de MOHO étant située entre les Gabbros et les péridotites.n’est pas retrouvée pour ce type de dorsale. Certaines méthodes. permettent de reconstituer des champs de perméabilités à partir de la mesure expérimentale de charges ou de flux. Elle permet donc de modéliser l’évolution de la perméabilité du milieu à l’aide d’un produit de variables indépendantes.

5. relation (18)). de la température et de la pression.4. Elle dépend évidemment de la nature du matériau.3 Hauteur caractéristique du domaine La hauteur caractéristique du domaine ainsi que le rapport d’aspect (A = largeur/hauteur) vont jouer sur le nombre de rouleaux de convection observés ainsi que sur la forme de ces rouleaux. Diffusivité thermique La diffusivité thermique équivalente du milieu poreux saturé est déterminée par : λ eq = ( ρ c )eq . On considérera par la suite que le rapport (ρc)eq/(ρc)l est constant et proche de 1 (cf § 2.4.ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique Paramètres du fluide : masse volumique et viscosité La masse volumique et la viscosité de l’eau de mer dépendent de la concentration en éléments solubles dans l’eau. Souvent une capacité thermique équivalente (ρc)eq est définie pour l’ensemble du milieu poreux saturé. mais aussi de la température. Ces simplifications sont utilisées par la plupart des auteurs.5. 2. 2.1 Formulation spécifique et simplification du modèle hydraulique Dans l’équation de Darcy (9).3. Conductivité thermique La conductivité thermique (λ) représente la quantité de chaleur transférée par unité de surface pour un gradient de température imposé.5 Simplification du modèle mathématique Les équations présentées précédemment sont simplifiées pour permettre de mieux identifier les causes des phénomènes observés. il est possible de faire apparaître la masse volumique afin de prendre en compte explicitement la dépendance de la vitesse vis-à-vis de la densité. La viscosité du fluide est supposée constante et on écrit : PEREZ Florian 28 . 2. Celles-ci imposent la mise en place d’hypothèses fortes sur le comportement du système. La dépendance de la viscosité en fonction de la pression est très souvent considérée négligeable vis-à-vis des deux autres dépendances. Elle est égale au produit de la capacité thermique massique et de sa masse volumique. 2. Ce paramètre prend toute son importance en régime transitoire car il traduit la k therm vitesse de changement local de température du système.2 Paramètres du transfert thermique Capacité thermique volumique La capacité thermique volumique ρc correspond à la quantité d'énergie à apporter pour élever d'un degré la température de l'unité de volume d'une substance.

x = d × x *. 2. L’équation du transport thermique (14b) devient : uuuuu r ur ∂Τ = div ((k therm gradT − UT )) . ρ = ∆ρ × ρ * . ρ la masse volumique et g la gravité. l’équation de continuité (11) se réduit alors à : ur div (U ) = 0 .3 (17) Formulation pour le calcul du transport de la chaleur En considérant l’équilibre thermique vérifié.2 (16) Evolution de la masse volumique L’approximation de Boussinesq étant supposée valable. ∂t 2. En supposant par ailleurs.m-1.t = d ² t * k therm ∆T = Tmax − Tmin .T0 ) ) . le milieu sera considéré homogène. l’adimensionnalisation est donc presque immédiate. on peut écrire Tf = Ts = T. PEREZ Florian 29 . on considère une évolution linéaire de la masse volumique en fonction de la température : ρ = ρ0 ( 1 . On pose les constantes d’adimensionnalisation suivantes : ∆ρ = ρ (Tmin ) − ρ (Tmax ) . on suppose que l’approximation de Boussinesq est valable.5. µ (15) où P représente la pression totale (Pa).s-1). 2.4 (18) Adimensionnalisation des équations Il est en général intéressant d’adimensionner les équations afin de faire apparaître des nombres caractéristiques tels que le nombre de Rayleigh et de restreindre la dépendance du résultat à un nombre limité de paramètres.α (T . V = K ×V * . La masse volumique du fluide ne dépend que de la température et n’intervient que dans le terme gravitaire de l’équation de Darcy.5. µ la viscosité du fluide (kg.ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique ur r uuuuu r k uuuuu U = − ( grad P + ρg gradz ) . k la perméabilité intrinsèque (m²). . Comme cela est fait par de nombreux auteurs. T = ∆T × T * . où T0 est la température de référence pour laquelle ρ = ρ0. que la variation temporelle de la porosité est négligeable.5. y = d × y *. P = ∆ρ gd × P * . Pour ce modèle simple.

par exemple cas d’une perméabilité intrinsèque et d’une viscosité toutes deux multipliées par un même facteur . grad * (T * ) = div * ( grad *T * ) .5 Non-linéarité du système La formulation mathématique précédente met en évidence la forte non-linéarité du problème traité. d’éviter de répéter la simulation de scénarii similaires. En effet. le terme convectif de l’équation (21) du transfert de la chaleur est le produit de deux fonctions de la température (on rappelle que U est fonction de T via le terme de densité). Le traitement de cette non linéarité est présentée au paragraphe 4.T0 ) . PEREZ Florian 30 . de fixer clairement les limites de stabilité du système à partir d’un très petit nombre de paramètres. Les équations obtenues sont : ur* uuuuu * r r ρ∗ u U = −( grad P * + g) .1. (21) L’équation de transfert de la chaleur : * ∂t * ∗ * * L’équation de dépendance de la masse volumique : ρ = ρ0 1 . La vitesse de Darcy : (19) g ur * div * (U ) = 0 .5.2. elle permet : la comparaison de nos résultats à d’autres publications pour un même Rayleigh . 2. L’équation de conservation de la masse : (20) * uuuuuu r uuuuuu r ur * ∂T + RaU .α∆T (T . (22) ( ) Plusieurs intérêts existent à cette adimensionnalisation. La linéarisation du système par une méthode de Picard a été abordée lors de ce stage mais n’est pas développée dans ce rapport.ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique Le nombre de Rayleigh est ici défini par la relation (6).

le calcul. la discrétisation des équations. l’ANDRA et EDF. elle permet d’assurer la continuité des flux aux interfaces entres mailles adjacentes et donc de respecter la conservation de la masse. OUTILS NUMERIQUES 3. CAST3M ayant été développé dans le but de répondre à des problèmes de mécaniques. Ces directives font appel à des opérateurs codés en langage Esope. CAST3M perd alors son côté ludique. PEREZ Florian 31 . C’est là tout l’intérêt de la modélisation hydrothermale sous CAST3M. Un calcul se déroule généralement en trois étapes : La définition du modèle mathématique. de nombreuses autres fonctionnalités ont été développées pour le calcul de problèmes de mécanique des fluides. des propriétés matérielles etc. d’hydrogéologie. Cette méthode permet la résolution simultanée de l’équation de Darcy et de conservation de la masse. Ce sont donc les EFMH qui ont été testés en premier lieu. La méthode des Volumes Finis (VF) a été plus récemment implémentée dans CASTEM. Ecrire sous CAST3M. il sera donc possible de prendre en compte la géochimie. c'est-à-dire le choix des équations gouvernant le système.1 Outil de calcul en langage Gibiane : CAST3M L’outil de calcul CAST3M a été développé à la Direction de l’Energie Nucléaire (DEN) du CEA afin de répondre aux problèmes de mécanique des structures dans le domaine du nucléaire. elle est d’ailleurs toujours activement développée. langage proche du Fortran.… L’écriture du jeu de données : la construction du maillage. d’électromagnétisme ou encore de thermique. de la géométrie et du maillage. Une fois les paramètres hydrauliques maîtrisés. Le post-traitement qui correspond à l’exploitation numérique et graphique des résultats du calcul. CAST3M est un des logiciels de la plate-forme numérique ALLIANCES conjointement développée par le CEA. les codes développés sont des codes pseudo-spectraux fournissant une bonne précision de calcul. Par construction. Au sein de cette plate-forme. La simplicité d’utilisation cache néanmoins un problème. on est alors amené à décortiquer chacune des procédures codées en Esope.ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique 3. la prise en compte des données caractérisant le système. c’est utiliser des directives via une syntaxe précise en langage Gibiane. des conditions initiales et aux limites. Dans de nombreuses études réalisées au sujet de la convection de Rayleigh-Bénard en milieu poreux. La méthode numérique généralement utilisée sous CAST3M pour traiter des problèmes hydrogéologiques est celle des éléments finis mixtes hybrides (EFMH). Depuis. il n’existe pas de module de création de codes pseudo-spectraux. Lorsque l’on cherche à améliorer un schéma numérique. CAST3M a été couplé au code de géochimie CHESS développé par le Centre de Géosciences de l’Ecole des Mines de Paris. il est indispensable de connaître la nature exacte des opérations réalisées par les outils CAST3M.

1994. Paillere et al. dans cette partie.2. le terme convectif étant traité comme un terme source. Les deux schémas numériques présentés précédemment doivent obéir à ces derniers. PEREZ Florian 32 . la méthode de discrétisation temporelle est une thétaméthode : t n +1 ∫ t n dT dt = dt t n +1 ∫ t n f (T ( t )) dt .2 Modélisation à l’aide des EFMH d’un champ hydrothermal dorsalien 3. n +1 n t −t (25) Pour passer d’un schéma implicite à un schéma explicite ou de Crank-Nicholson.2 Choix du schéma temporel de discrétisation Dans cette étude. Le terme diffusif de l’équation de diffusionconvection pour le transport de la chaleur joue le rôle de la vitesse de Darcy : uuuuuu r uuuuu r U = − K gradh ≡ Q = − grad *T * . sous CAST3M.2. 2 (27) 3. (23) L’équation de diffusion-convection prend la place de l’équation de continuité. Le schéma implicite en temps est un schéma du premier ordre en temps : T n +1 −T ∆t n = f (T n +1 ).2. (24) T n+1 − T n = θ f (T n+1 ) + (1 − θ ) f (T n ) . 3. D’une manière générale.ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique 3. il suffit de changer la valeur du paramètre θ.1 Choix du schéma spatial de discrétisation La méthode de discrétisation des équations de transport est identique à celle appliquée pour la discrétisation de l’équation de Darcy et de la conservation de la masse (Dabbene 1993.3 Précision de calcul et stabilité : les critères Certains critères ont été développés afin de pouvoir se placer a priori dans des conditions de pas en temps et de pas en espace qui offrent la meilleure précision de calcul. 1995. 1997). les deux schémas testés seront un schéma implicite en temps (θ = 1) et le schéma de Crank-Nicholson (θ = 1/2). (26) Le schéma temporel de Crank-Nicholson est un schéma du second ordre en temps : T n +1 −T ∆t n = f (T n +1 ) + f (T n ) . Dabbene et al. Ces critères sont des nombres caractéristiques dépendant des données décrivant le modèle et le système.

Le CFL est alors exclusivement un critère de précision. Ceci est d’autant plus contraignant que le nombre de Péclet est généralement très faible dans les cas étudiés. lorsqu’on utilise la méthode des EFMH pour résoudre une équation de transport diffusif. Le PEREZ Florian 33 . ingénieur numéricien au CEA. (2002) ont montré que. Les fréquences de ces oscillations varient de 30 à 500 pour la gamme de nombres de Rayleigh étudiée lors de la validation du code. Hoteit et al. ∆x * ² (29) La précision du calcul est normalement optimale pour Fo = 1 (Maugis 2006). cette valeur seuil étant égale à 1/3.4 Discussion a priori sur la stabilité du schéma et la précision du calcul : pas d’espace et pas en temps Le système physiquement instable décrit est sujet à des oscillations périodiques du flux de chaleur aux bornes du domaine. Or Frédéric Dabbene. Le CFL est défini par : CFL= uuu r U ∆t ∆x = uuuur U * ∆t * ∆x * × k k therm . une fréquence de 500. (30) o Nombre de Péclet Le nombre de Péclet traduit l’importance du phénomène de transfert par convection vis-àvis du transfert par diffusion. par exemple pour le cas du transfert thermique : 2ktherm ∆t . le pas de temps adimensionné maximal est d’environ 1. Il est défini par : Pe = 2CFL .2. des oscillations peuvent apparaître en dessous d’une valeur seuil du nombre de Fourier.ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique o Coefficient de Fourier Pour le calcul du phénomène de diffusion en EFMH. le pas d’espace du maillage.25×10-5. Fo (31) 3. Ce coefficient est légèrement différent lorsque le problème est adimensionné : Fo = Fo = 2 ∆t * . Celle-ci diminue à mesure que l’on s’éloigne d’un CFL de valeur 1. La fréquence. l’amplitude et la valeur moyenne de ces oscillations sont dépendantes du Nombre de Rayleigh. Par exemple. la précision est déterminée par le coefficient de Fourier (Fo). o Coefficient de Courant-Friedrichs-Lewy Le calcul du terme convectif à l’aide des EFMH pour un schéma implicite en temps implique une stabilité quelle que soit la valeur du critère de Courant-Friedrichs-Lewy (CFL). avait posé comme règle pratique que 80 pas de temps de calcul devaient s’écouler par demi-période d’oscillation afin de décrire précisément un phénomène de ce type. (28) ∆x ² où ∆t est le pas de temps et ∆x.

3 Les raisons d’une telle discrétisation D’après Bernard-Michel et Genty (2006). (2002) On constate qu’un maillage constitué de 64×64 mailles carrées est inutilisable pour l’obtention de résultats précis.10 96 × 96 1/3 0. Pour des fréquences d’oscillation plus élevées.3. PEREZ Florian 34 .3. la fréquence d’oscillation du nombre de Nusselt est inférieure à 280 ce qui rend l’utilisation d’un maillage constitué de 96×96 mailles possible.3. dans le cas des VF.23 128 × 128 1/3 0. Aussi.2 Choix du schéma temporel de discrétisation Le schéma temporel de Crank-Nicholson a été le seul utilisé ici.64 Tableau 4 : Comparaison des gammes de pas de temps utilisables pour une fréquence d’oscillation de 500.4). contrairement aux EFMH. Les équations de conservation de la masse et de la vitesse du fluide restent discrétisées à l’aide de la méthode des EFMH.41. 3.ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique phénomène de diffusion peut donc occuper une place importante dans l’évolution du système. Or l’approximation de Boussinesq revient à discrétiser un système d’équations hydrauliques définies pour un régime permanent. ce même maillage permet l’obtention de résultats tout à fait satisfaisants (cf. Par contre. Maillage homogène carré : Fourier minimum suivant le critère d’Hoteit et al. le fourrier maximum étant alors de 0. § 3. c’est la déformation de l’élément qui a une importance et non le nombre de Fourier de maille. Donc l’utilisation des EFMH pour la partie hydraulique du système et des VF pour la partie transfert thermique permet de s’affranchir des contraintes sur le pas de temps. Le tableau suivant présente une comparaison des gammes de pas de temps utilisables issus des critères précédemment présentés en fonction du maillage pour une fréquence d’oscillation de 500.1 Choix du schéma spatial de discrétisation Seule l’équation du transfert de la chaleur est ici discrétisée à l’aide de la méthode des volumes finis. le critère présenté par Hoteit et al.41 256 × 256 1/3 1. on peut considérer que malgré la prise en compte de la convection dans nos calculs. un maillage constitué de 128×128 mailles carrées paraît être un bon compromis mais peut conduire à des calculs très longs d’une à deux semaines. Dans cette étude. Fourier maximum suivant le critère du nombre de pas de temps par période 64 × 64 1/3 0. 3. 3. (2002) doit être retenu.3 Modélisation à l’aide des VF d’un champ hydrothermal dorsalien 3. sauf dans le cas de la validation en boîte fermée pour un nombre de Rayleigh supérieur à 800.

Le terme convectif de l’équation du transfert de la chaleur peut ainsi être considéré comme terme source.4 Algorithme de résolution Au paragraphe 2.3. cette non linéarité est traitée en résolvant de façon séquentielle les équations hydrauliques puis l’équation de transfert de la chaleur. Tn Calcul hydraulique Un+1 ρn+1 Pas de temps suivant Tn+1 Calcul du transport thermique Tn+1 Calcul de la masse volumique ρn+1 Mise en mémoire du champ de température Figure 8 : Algorithme de résolution utilisé lors de cette étude. que les transmissions de la pression. dans le cadre de l’approximation de Boussinesq.ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique 3.3. et définition des paramètres Variables entrantes à la nième itération en temps ρn. Ceci est possible si l’on considère.5 a été mis en évidence l’existence d’une forte non linéarité liée à la prise en compte du phénomène de convection au sein du modèle mathématique. Toutefois ce type de linéarisation induit des erreurs discutées au paragraphe 4. Création du maillage Définition des conditions aux limites et initiales. et donc de la vitesse sont instantanées par rapport au transfert de la chaleur.5. PEREZ Florian 35 . De façon simple.

m-1.1 Validation des modèles numériques en domaine fermé 4. car les jeux de données développés vont ensuite servir à modéliser des systèmes dont le comportement n’est pas clairement connu.2×10-6 J.K-1 6×10-7 m²/s 4×10-13 à 4×10-15 m² Tableau 5 : Paramètres du système.1 Description des conditions initiales et des conditions aux limites La configuration étudiée est dans un premier temps une boîte carrée bidimensionnelle fermée de 1500 m de côté dont les conditions aux limites sont les suivantes : T= 2°C.2×10-6 J.17×10-2K-1 5×10-5 kg. 4. d = 1500m u=v=0 Milieu poreux homogène isotrope z u=v=0 d=1 Milieu poreux homogène isotrope u=v=0 x T = 600 °C. P= 2. Une condition de symétrie est imposée à chaque paroi latérale du domaine. u = v = 0 T= 0.m-1.k-1.81 m.k-1.m-3 2.ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique 4. u = v = 0. L = 1500m T = 1. L = 1 Figure 9 : Schéma du domaine considéré et conditions aux limites. VALIDATION DU JEU DE DONNEES – CAS-TEST Après l’écriture des jeux de données sous CAST3M. Cette validation est primordiale. P = 300 bars.25.m-3 ≈ 4. u = v = 0 u = v = 0. Les paramètres du système sont regroupés dans le tableau suivant : Accélération gravitaire d’axe y : g Masse volumique de l’eau de mer à 300 bars et 2°C : ρ0 Coefficient de dilatation volumique: α Viscosité de l’eau pure : µ Capacité thermique volumique de l’eau : (ρc)f Capacité thermique volumique du milieu saturé : (ρc)eq Conductivité thermique du milieu saturé λeq Diffusivité thermique ktherm Perméabilité intrinsèque du milieu poreux k : Valeurs 9.s-2 130 kg/m3 1.5 W. PEREZ Florian 36 .1.s-1 4. Figure 10 : Schéma du domaine considéré et conditions aux limites adimensionnées. ceux-ci doivent être validés par comparaison des résultats de calculs avec des résultats issus de la littérature. u = v = 0.

si Tdiff (z) est la température du système dans le cas d’un transport uniquement diffusif.2 Résultats obtenus à l’aide de la méthode des EFMH Conformément aux critères présentés précédemment en partie 3.. les résultats graphiques sont sensiblement les mêmes. 4. • Champ de températures 478 ° C 478 ° C 359 359 239 239 120 120 Figure 11 : Champ de températures obtenu avec CAST3M (EFMH). sont donc sensiblement identiques.2.4. d’autre part. Pour chacun des schémas numériques testés. La première est notée CI1 et. une condition initiale de type CI1 a été utilisée. On remarque un étalement des masses chaudes (respectivement froides) à la fin de leur remontée (respectivement descente) le long de la paroi verticale. avec un nombre de Fourier variant de 0..ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique Deux sortes de conditions initiales ont été utilisées selon les cas modélisés. on parlera de croissance progressive du nombre de Rayleigh. La deuxième condition initiale correspond au champ de températures obtenu lors de l’établissement du régime final pour une simulation réalisée avec un nombre de Rayleigh donné. la condition CI1 est définie par CI1 : T(t=0) = Tdiff (z) + 0.01 (cos(x) sin(z)) dans le cas du domaine adimensionné. pour un nombre de Rayleigh de 800. avec un maillage constitué de 128×128 mailles carrées avec un nombre de Fourier variant de 0. Figure 12 : Champ de températures publiés dans (Fontaine et al. Cette infime perturbation du champ de températures initiale est un artifice permettant de choisir le sens de rotation du rouleau de convection dans le cas du domaine fermé. des simulations ont été réalisées d’une part avec un maillage constitué de 96×96 mailles carrées.34 à 1. o Résultats obtenus pour un nombre de Rayleigh de 800 Résultats qualitatifs Pour ce nombre de Rayleigh.42 et.1. Elle sera notée par la suite CIF suivi du nombre de Rayleigh (CIF800 si Ra = 800). Les champs de températures obtenus avec CAST3M et ceux de Fontaine et al. ceci dans le but de pouvoir comparer aisément les champs de températures d’un calcul à l’autre. 2007). par abus de langage. Dans ce cas. la température est globalement homogène.34 à 0. Au centre du domaine. (2007). Une couche limite chaude en partie inférieure et froide en partie supérieure du PEREZ Florian 37 .

peu analysé par les auteurs car il est. il y a prédominance de la diffusion. S’il est inférieur à 1.480 2. comme on peut le voir en Annexe C. les dispersions des valeurs moyennes et des fréquences d’oscillations sont inférieures à 2% dans la gamme de Fourier de 0.25 à 0. • Champ de Pressions Le champ de pressions est. Pe = U ∆x ktherm = U * ∆x * Ra 1. Pour chacun des schémas numériques étudiés. puis un bourgeonnement.ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique domaine laissent entrevoir un léger bombement. les résultats qualitatifs obtenus avec CAST3M sont très satisfaisants et ce quels que soient les maillages et nombres de Fourier utilisés. Fo = 0. Ce champ de vitesses sera par contre très intéressant dans le cas de l’étude de la modélisation d’un champ hydrothermal réel. Cependant. • Champ de nombres de Péclet 1.5. Résultats quantitatifs Le Tableau 6 répertorie les résultats des calculs réalisés pour un nombre de Rayleigh de 800 et des maillages de 96×96 et de 128×128 mailles.5.61 10-02 Le nombre de Péclet traduit la dominance du transport par convection sur la diffusion lorsqu’il est supérieur à 1. mais sont peu exploitables par rapport au nombre de Nusselt.09 0. signe de l’amplification d’instabilité née au sein de cette couche. • Conclusion sur les résultats qualitatifs Pour un nombre de Rayleigh de 800. Les fréquences d’oscillation sont déduites par transformation de Fourier de l’évolution temporelle du nombre de Nusselt. PEREZ Florian 38 .615 Figure 13 : Champ de nombres de Péclet pour un maillage de 128×128. en général. • Champ de vitesses A titre indicatif. peu déformé et ne permet pas une analyse fine des phénomènes de convection observés sur les champs de vitesses et de températures tels que le bourgeonnement. une analyse quantitative des résultats consistant à étudier les variations temporelles du nombre de Nusselt s’avère nécessaire. les champs de vitesses et de normes de vitesses sont présentées en Annexe D.

22x10-5 4.13 9.1 9.17x10-5 2.58 2.4 0.4 0.89 9.63 2.4 0.58 3.58 2.00 13.17x10-5 1.4 0.4 0.ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique Domaine fermé Méthode de Schéma Nombre Maillage Nombre de Fourier discrétisation temporel de utilisée Rayleigh 96x96 128x128 128x128 96x96 96x96 128x128 128x128 128x128 128x128 96x96 128x128 128x128 96x96 128x128 64x64 96x96 128x128 96x96 128x128 0.63x10-6 3.45 1.06 9.25 0.90 8.58 9.17x10-5 1.4 0.22x10-5 1.22x10-5 2.17x10-5 2.45 2.4 ∆t* ∆t (ans) Valeurs moyennes du nombre de Nusselt 2.53x10-5 3.17x10-5 2.58 1.45 1.4 0.4 0.5 1 0.4 0.45 5.17x10-5 Fréquences d’oscillation du nombre de Nusselt 273 282 275 281 277 277 286 277 260 399 & 212 400 & 217 595 & 230 599 & 232 262 279 279 260 Condition initiale CI1 CI1 CI1 CI1 CI1 CI1 CI1 CI1 CI1 CIF800 CI1 CIF800 CIF950 CIF950 CI1 CI1 CI1 CI1 CI1 950 7.5 0.63 2.58 1.22x10-5 1.6 13.07 9.14x10-5 2.54 2.4 0.45 Tableau 6 : Tableau récapitulatif des résultats de calculs obtenus avec CAST3M dans le cas d’un domaine fermé 39 PEREZ Florian .4 0.16 9.81 2.4 0.81 11.7 0.05x10-5 2.71x10-5 7.81 3.01 9.1 8.17x10-5 2.04 10.16 9.22x10-5 1.63x10-6 1.11 9.88x10-5 2.04 Implicite 800 800 EMFH CrankNicholson 950 1200 VF CrankNicholson 800 2.91 1.16 9.58 1.08 9.25 0.23 0.6 9.

Une réserve toutefois est faite pour des nombres de Rayleigh dépassant une valeur de 1000 car les fréquences du Nusselt associées dépassent alors une valeur de 500. Deux configurations initiales ont été utilisées. la condition initiale CI1. figure 15). pour Ra = 950 et une condition initiale de type CI1.4). au-delà d’un nombre de Fourier de 0.00 10. Par contre.50 2. Le nombre de Nusselt. devient stable après une durée de calcul égale à environ un cinquième du temps caractéristique.00 2. Remarque : On obtient de bons résultats même pour un nombre de Fourier inférieur à 1/3. La figure 14 présente le champ de températures obtenu ne présentant plus un unique rouleau de convection mais trois rouleaux. les résultats obtenus par calcul numérique dépendaient de la condition initiale imposée.1.00 Temps Figure 15 : Champ de températures permanent obtenu pour Ra = 950 et une condition initiale de type CI1.65.00 2. La valeur moyenne du Nusselt est de moitié inférieure à celle attendue.00 1.00 6.00 0. Figure 14 : Evolution du nombre de Nusselt en fonction du temps.00 0. o Résultats obtenus pour un Rayleigh de 950 Dès les premiers calculs. PEREZ Florian 40 . la fréquence d’oscillation du nombre de Nusselt chute.50 3.4 sera utilisé. § 4. car il répond aux différents critères de stabilité et de précision de la majorité des cas traités dans ce rapport. les champs de températures et de vitesses obtenus sont des champs permanents (cf. puis la condition initiale CIF800 correspondant au régime oscillant établi pour un nombre de Rayleigh égal à 800. Résultats obtenus pour une condition initiale de type CI1 Pour cette perturbation initiale faible.00 8.00 12. Nusselt 14.50 1. d’abord oscillant.ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique Les valeurs moyennes et les fréquences obtenues avec un maillage de 128×128 mailles convergent donc dans cette gamme de pas de temps. identique à celle du cas Ra = 800.00 0.00 4. seul le schéma de Crank-Nicholson associé à un nombre de Fourier de 0. Les résultats restent cependant satisfaisants (cf. il a semblé que pour un nombre de Rayleigh de 950. Conclusion Pour la suite des calculs.

50 Temps Figure 18 : Champ de températures obtenu pour Ra = 1200 et une condition initiale de type CIF950.9.38 2.00 1.50 2.00 1.50 12. Figure 19 : Evolution temporelle du nombre de Nusselt. Deux fréquences d’oscillation apparaissent.50 3.34 2.50 13. La condition initiale utilisée ici est une condition de type CIF950. on parvient à maintenir une cellule de convection unique et le système reste périodique comme en témoignent les Figures 16 et 17. Figure 17 : Evolution du nombre de Nusselt en fonction du temps.00 0.36 2.00 478 ° C 10.50 1.46 2.50 15.40 2. pour Ra = 1200 et une condition initiale de type CIF950.00 359 8.42 2.00 6. Nusselt 12.00 Temps 120 Figure 16 : Champ de températures obtenu pour Ra = 950 et une condition initiale de type CIF800.00 2.00 0. une fréquence principale f1 = 399 et une fréquence secondaire f2 = 212.ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique Résultats obtenus pour une condition initiale de type CIF800 Pour cette condition initiale.00 239 13.44 2. pour Ra = 950 et une condition initiale de type CIF800. PEREZ Florian 41 . o Résultats obtenus pour Ra = 1200.00 2.00 120 12.00 0. La valeur moyenne du Nusselt est de 10.00 359 14.00 Transition d’un nombre de Rayleigh de 800 à 950 239 4.50 14. 478 ° C Nusselt 15.48 2.

Le tableau 6 présente une comparaison entre les résultats obtenus avec CAST3M et les résultats de différents auteurs. (2007) Cette étude (CAST3M.43 296 950 10.85 695 261 69 Caltagirone et Fabrie (1989) Fontaine et al.06 608 228 Cherkaoui et Wilcock (1999) 13.14 299 9. o Conclusion sur la validité du code en boîte fermée pour les EFMH En augmentant le nombre de Rayleigh au fur et à mesure.9 399 212 10. Remarque : Des calculs ont été réalisés avec un maillage de 64×64 mailles avec un schéma de Crank-Nicholson. (2002) semble donc fortement modifiée par la prise en compte de la convection dans le modèle numérique.ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique Deux fréquences d’oscillation existent pour ce cas. s’est faite avec de très faibles pas de temps correspondant à des nombres de Fourier allant de 0. et une fréquence secondaire f2 = 230. Domaine fermé Références Ra Nu f1 f2 Nu f1 f2 Nu f1 f2 Nu f1 f2 f3 800 9. stables en fonction du pas de temps.02. La condition présentée par Hoteit et al.2 275 9.02 à 0. une fréquence principale élevée f1 = 595.6 595 230 13. le système maintient un rouleau de convection unique. Annexe E). L’obtention de résultats exacts.9 397 200 1200 13.1 280 9. la fréquence du nombre de Nusselt s’effondre en même temps que sa valeur moyenne et l’amplitude de ses oscillations. ce qui permet de valider le code. PEREZ Florian 42 . Le modèle numérique utilisant la méthode des EFMH donne donc des résultats tout à fait comparables aux résultats publiés dans la littérature. Ce jeu de données fournit donc des résultats très proches de ceux publiés par Fontaine et al.1 (cf. EFMH) Tableau 7 : Comparaisons des résultats obtenus avec ceux publiés dans la littérature. Lorsque le pas de temps est abaissé en dessous de la valeur limite approximative du Fourier ≈ 0. (2007) et paraît donc tout à fait valide pour le cas d’un domaine fermé.

20 0. Nusselt 11.00 478 ° C 10.ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique 4.00 7. 0. Figure 23). identique à celle du cas Ra = 800.00 3.3 Résultats obtenus à l’aide de la méthode des VF Pour pouvoir comparer les deux méthodes.00 6. la convergence temporelle a été vérifiée en faisant varier le nombre de Fourier de 0. o Résultats obtenus pour un nombre de Rayleigh de 800 Le calcul a été réalisé avec un maillage constitué de 96×96 puis de 128×128 mailles afin de vérifier la convergence spatiale des résultats.70 Temps Figure 21 : Evolution du nombre de Nusselt en fonction du temps.00 4. PEREZ Florian 43 .5 pour chaque type de maillage.00 0.60 0. Ces résultats sont donc très proches de ceux obtenus lors de l’utilisation des EFMH.10 0. o Résultats obtenus pour un Rayleigh de 950 Résultats obtenus pour une condition initiale de type CI1 Pour cette perturbation initiale faible. On obtient un champ de températures identique à celui obtenu dans le cas de l’utilisation des EFMH comme en témoignent les Figures 20 et 21. identiques à ceux obtenus dans le cas de l’utilisation de la méthode des EFMH.40 0.00 239 5.1. les champs de températures et de vitesses obtenus sont des champs permanents.2 à 0.50 120 Figure 20 : Champ de températures obtenu pour Ra = 800 et une condition initiale de type CI1. pour Ra = 800 et une condition initiale de type CI1. Le champ de températures ne présente plus un unique rouleau de convection mais trois rouleaux (cf.30 0.00 0. Tableau 6). les maillages et les nombres de Fourier utilisés sont identiques à ceux utilisés précédemment. La fréquence d’oscillation du nombre de Nusselt obtenu est de 279 pour un maillage constitué de 96×96 mailles et de 280 pour un maillage constitué de 128×128 mailles (cf.00 1.00 9. VF et EFMH. De la même façon.00 2.00 359 8.

81 dans le cas de l’utilisation de la méthode des EFMH.00 0.00 478 ° C 11. Nusselt 12. Figure 24). La transformation de Fourier permet d’en déduire ces deux valeurs de fréquence : f1 = 203 et f2 = 403.ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique 478 ° C Nusselt 16.40 239 120 10.80 Temps Figure 23 : Evolution du nombre de Nusselt en fonction du temps.15 Figure 24 : Champ de températures permanent obtenu pour Ra = 950 et une condition initiale de type CIF800.60 239 120 Figure 22 : Champ de températures permanent obtenu pour Ra = 950 et une condition initiale de type CI1.40 0. pour Ra = 950 et une condition initiale de type CI1. Le régime permanent est établi au bout d’un temps adimensionné de 0.00 0.00 8.00 359 10.30. PEREZ Florian 44 .95 1. Résultats obtenus pour une condition initiale de type CIF800 Lorsque l’on prend pour condition initiale le champ de température obtenu pour un calcul utilisant un nombre de Rayleigh égal à 800.00 12.00 6. 0.20 0.05 1.10 1. Cette valeur était de 8.00 14. On retrouve donc exactement le même comportement que lors du calcul utilisant la méthode des EFMH. on parvient à maintenir un rouleau de convection unique (cf.80 10.20 10.20 Temps Figure 25 : Evolution du nombre de Nusselt en fonction du temps. Comme le montre la Figure 22.60 359 11. pour Ra = 950 et une condition initiale de type CIF800.00 0. 0.89 après quelques oscillations.00 2.00 1.00 1. La Figure 25 laisse percevoir deux fréquences d’oscillation du nombre de Nusselt.00 4. le nombre de Nusselt se stabilise à une valeur de 8.

4. la disparité des résultats. d = 1 Milieu poreux homogène isotrope u=v=0 T = 1. u = v = 0. on peut valider de manière générale les résultats du code pour le système ouvert. même faible d’un auteur à l’autre dans le cas d’un domaine fermé.9 399 212 11.ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique o Conclusion sur la validité du code en boîte fermée pour les VF Les résultats obtenus à l’aide de la méthode des volumes finis sont très sensiblement identiques à ceux obtenus à l’aide de la méthode des éléments finis mixtes hybrides (cf. Domaine fermé Références Ra Nu f1 f2 Nu f1 f2 800 9. tableau 8). Une supposition couramment admise pour la validation des codes consiste à dire que si le comportement du système en boîte fermée est validé. alors étant donné qu’en domaine ouvert les équations à résoudre et les paramètres restent les mêmes.2. L = 1 Figure 26: Schéma du domaine fermé et conditions aux limites adimensionnées. L’ensemble des résultats de calcul est présenté en Annexe F . PEREZ Florian 45 . laisse penser qu’il est possible d’observer une amplification de la disparité des comportements des systèmes modélisés si la nature du domaine change. Seule la condition à la limite supérieure du domaine change.2 279 950 10. La validité du code dans le cas d’un domaine ouvert devrait donc être vérifiée.25 Pa T= 0 ∂T/∂z= 0 u = v = 0.2 Validation du jeu de données en domaine ouvert Ce cas test utilise exactement le même jeu de données que le cas-test précédent.1 280 9. Cependant.1 403 203 CAST3M EFMH CAST3M VF Tableau 8 : Comparaisons des résultats obtenus sous CAST3M à l’aide de la méthode des EFMH et de la méthode des VF.1 Conditions initiales et conditions aux limites P= 2. 4.

Dans un premier temps. Nusselt 12. correspondant à un transfert thermique majoritairement convectif.4. Comme le montrent Cherkaoui et Wilcock (1999) (cf.00 10. Comme dans le cas du domaine fermé. Le Tableau 9 compare le rapport d’aspect des rouleaux de convection et les caractéristiques des nombres de Nusselt obtenus avec CAST3M à ceux issus de (Cherkaoui et Wilcock (1999)) et confirme l’absence de résultats aberrants. K.00 5. l’eau entre dans le domaine à une température de 0. la sensibilité aux conditions initiales dans le cas d’une boîte ouverte est plus importante qu’en boîte fermée.00 2.00 4. obtenu à l’aide de la méthode des EFMH sous CAST3M. Certains champs de températures issus de ce calcul sont présentés en Annexes H.00 0.2 Résultats des calculs o Résultats obtenus à l’aide de la méthode des EFMH Le maillage utilisé est un maillage de 96×96 mailles et un nombre de Fourier de 0.00 1. PEREZ Florian 46 . La condition de sortie est une condition de gradient thermique nul.00 3.00 6.00 7. 4. I.00 0.00 4. Ces champs de températures sont permanents jusqu’à une valeur du nombre de Rayleigh supérieure ou égale à 425 comme en témoigne la Figure 27. la condition initiale correspond au champ de températures obtenu à la fin du calcul précédent dont le nombre de Rayleigh est inférieur.00 Temps Figure 27 : Evolution temporelle du nombre de Nusselt. Annexe G). Le résultat est une succession de champs de températures constitués de rouleaux de convection passant d’un rapport d’aspect de 1 à ½ autour d’un nombre de Rayleigh de 108.00 6.00 2.00 Ra = 90 108 200 300 400 425 470 8. pour différents nombres de Rayleigh. deux situations initiales pourront être utilisées (notées CIO1 pour un champ diffusif et CIO suivi du nombre de Rayleigh précédent pour une croissance progressive du nombre de Rayleigh).ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique Dans ce cas.2. pour chaque calcul à un nombre de Rayleigh donné. J.

20* - 108 3.80* 117. 108. disposés symétriquement par rapport à l’axe médian du domaine : 478 ° C 359 239 120 Figure 28: Champ de températures obtenu pour Ra = 470 et une condition initiale de type CIO425. *valeurs lues sur le graphique de l’article.38 1/2 9.18* 1/2 Cherkaoui et Wilcock (1999) Cette étude 1/2 8. Pour un nombre de Rayleigh d’une valeur d’environ 425.82 1/2 9.16 6. L’écart des valeurs moyennes et des fréquences entre les résultats des calculs de cette étude et les résultats publiés par Cherkaoui et Wilcock (1999) est au maximum inférieur à 3%. l’existence de faibles instabilités se traduit par l’apparition périodique de bourgeonnements de fluides chauds.6 1/2 3.50* - Domaine ouvert 200 300 400 8. par manque de temps. A l’aide de cette méthode. Malgré la forte croissance du nombre de Rayleigh.2 1.ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique Ra Nu f1 Amplitude des oscillations rapport d'aspect A Nu f1 Amplitude des oscillations rapport d'aspect A 90 3.2* - 1/2 9. Une remarque importante toutefois : pour un nombre de Rayleigh inférieur à une valeur de 400. un comportement apparemment similaire à celui décrit par Cherkaoui et Wilcock (1999) est obtenu. un régime oscillant identique à celui observé par Cherkaoui et Wilcock (1999) est obtenu pour un nombre de Rayleigh de 470.40* - Références 425 9. au niveau de la limite basse du champ de température modélisé. Cherkaoui et Wilcock (1999) observent la possibilité d’obtenir par le calcul un régime oscillant ou permanent.10* - 1 1/2 1/2 1/2 1/2 1/2 Tableau 9 : Comparaison des résultats obtenus en boîte ouverte pour un nombre de Rayleigh croissant progressivement de 90.85 121 1.21 1 3. 300. si la condition initiale utilisée correspond à un champ de température obtenu par la seule PEREZ Florian 47 . la bifurcation présente autour d’un Rayleigh de 425 n’a pas été étudiée (voir le cas traité à l’aide des VF).49 1/2 6. Ra = 470.30* - 470 9. de 425 à 470.16 9. Pour cette valeur. 200. Il faut noter qu’ici.

50 9. ces systèmes.00 0.00 1.6 1/2 Cette étude Tableau 10 : Résultats obtenus en boîte ouverte pour des nombres de Rayleigh de 90. les systèmes convectifs adoptent la configuration qui maximise le transport de la chaleur.49 1/2 Références 300 8. correspondent à ceux considérés comme répondant à l’hypothèse de Malkus (1954)* par Cherkaoui et Wilcock (1999). offrant des résultats a priori moins sensibles à la condition initiale pour de faibles nombres de Rayleigh.00 2.50 8.ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique diffusion de la chaleur en régime permanent (condition de type CIO1). 108.50 1.00 0. 200. Ce résultat est discuté au paragraphe 3.6.00 10. deux types de simulations ont été effectués.00 400 425 430 450 470 9.50 Ra = 10.50 3. en faisant croître progressivement le nombre de Rayleigh. solutions des calculs effectués avec CAST3M. convergent vers une solution physiquement stable.16 1/2 Ra Nu f1 rapport d'aspect A 90 3. les codes développés dans cette étude. *D’après Malkus (1954). o Résultats obtenus à l’aide de la méthode des VF De la même manière que lors de l’utilisation de la méthode des EFMH.21 1 108 3. Domaine ouvert 200 6.50 4. Le premier voit croître progressivement le nombre de Rayleigh : Nusselt 11. Autrement dit. pour un nombre de Rayleigh inférieur à 400.00 3.16 1/2 400 9.2.00 8. obtenu à l’aide de la méthode des VF avec CAST3M.50 2. 300 et 400 avec une condition initiale de type CIO1. PEREZ Florian 48 . on obtient exactement les mêmes résultats. Or.00 Temps Figure 29 : Evolution temporelle du nombre de Nusselt.

Les valeurs moyennes du nombre de Nusselt sont donc sensiblement identiques à celles obtenues par Cherkaoui et Wilcock (1999) (cf.42* - 1 1/2 1/2 1/2 Tableau 11 : Comparaison des résultats obtenus en boîte ouverte pour un nombre de Rayleigh croissant progressivement de 400. la bifurcation décelée par Cherkaoui et Wilcock (1999) autour d’un nombre de Rayleigh de 425 n’a pas été observée.53 1/2 470 9.53* 1/2 Cette étude Références Tableau 12 : Résultats obtenus en boîte ouverte pour des nombres de Rayleigh de 400.80* 117.1 et 4. l’unique expérimentation dont les résultats ont été publiés est celle de Cherkaoui et Wilcock (2001).2 Cherkaoui et Wilcock 1. Le deuxième type de simulation numérique est un calcul effectué avec une condition initiale correspondant à un champ de température obtenu par diffusion seule en régime permanent. Cependant.87 116. 430. condition notée ici CIO1. malgré l’apparition d’un régime périodique pour un nombre de Rayleigh de 470. De plus.39 1/2 9. pour un nombre de Rayleigh inférieur ou égal à une valeur de 470.10* - Domaine ouvert 425 430 9. les différents résultats sont présentés dans le tableau suivant : Domaine ouvert Ra Nu f1 Amplitude des oscillations rapport d'aspect A 400 9 . Or les cellules de Hele-Shaw utilisées ne possèdent pas de parois adiabatiques et les résultats sont assez différents de ceux obtenus par les calculs numériques.3.1 1. Avec une telle condition initiale. Annexe H).30* - Références 450 9.16 1/2 9. 450 et 470. 425. Ces résultats sont discutés aux paragraphes 4. Enfin.ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique Ra Nu f1 Amplitude des oscillations rapport d'aspect A Nu f1 Amplitude des oscillations rapport d'aspect A 400 9 . 430.39 1/2 450 9. 425.3. que ce soit avec la méthode des VF ou celle des EFMH.2.53 1/2 9.53* 1/2 9. les résultats sont exactement les mêmes que ceux obtenus lors de la croissance progressive du nombre de Rayleigh. L’étape de validation pour le cas ouvert est ici incomplète puisque seuls de faibles nombres de Rayleigh ont été testés et que nous n’obtenons pas exactement le comportement décrit par d’autres publications.35 1/2 430 9. l’amplitude des oscillations est supérieure de 30 à 50% à celle calculée par Cherkaoui et Wilcock (1999). *valeurs lues sur le graphique de l’article. PEREZ Florian 49 .1 1.18* (1999) 1/2 Cette étude 9.35 1/2 9. 450 et 470 avec une condition initiale de type CI1.16 1/2 425 9.60* - 470 9.87 116. lors du calcul pour un nombre de Rayleigh de 470.

montre que la masse volumique. le critère de 80 pas de temps par demi période d’oscillation du nombre de Nusselt conduit à l’utilisation de pas de temps petits par rapport à l’évolution de la masse volumique . D’ailleurs. De là résulte la possibilité de négliger les variations de la densité. elle a permis lors de ce stage de pouvoir répondre aux interrogations posées. de sa variation et des conséquences sur les perméabilités rencontrées. en tout cas pour l’étude des domaines fermés. Le manque de précision décelé dans cette étude lors de l’utilisation du schéma implicite en temps pour l’équation de transfert de la chaleur en est probablement une des conséquences. l'approximation de Boussinesq a été formulée par Joseph Boussinesq (1903) dans son traité « Théorie Analytique de la chaleur » : « […] dans la plupart des mouvements provoqués par la chaleur sur nos fluides pesants.1 Approximation de Boussinesq.3. les résultats numériques des calculs en boîte fermée avec lesquels les résultats CAST3M ont été comparés utilisent souvent cette approximation (Graham et Steen 1992. les approximations générales sur le comportement du fluide et de la roche sont légion à la vue de la complexité du système. tout en conservant dans les calculs. linéarité de l’équation de variation de la densité et viscosité constante Comme le rappelle Zeytounian (2002). est utilisée comme variable de couplage entre l’équation de Darcy et l’équation de transfert de la chaleur. Si le pas de temps de calcul est trop grand.ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique 4. même si cette approximation n’est sûrement pas vérifiée dans le cas des systèmes hydrothermaux naturels. avec les différentes approximations que sont l’approximation de Boussinesq. la linéarisation de la densité et une viscosité constante donnent des résultats assez différents de ceux de modèles plus complexes.3. dans cette étude. comme le relèvent Coumou et al. les volumes ou les densités se conservent à très peu près. d’autant plus que les dimensions du système et l’existence sous certaines conditions d’un régime périodique ainsi que les pas de temps de calcul utilisés – à chaque pas de temps. Aussi. là où elles ne sont pas multipliées par la gravité g. quoique la variation correspondante du poids de l’unité de volume soit justement la cause des phénomènes qu’il s’agit d’analyser. une évolution du système est bien visible ne permettent pas de dire que la variation temporelle de la masse volumique est négligeable. Caltagirone et Fabrie 1989). fonction de la température. Si rien n’est fait. cette vitesse de Darcy est injectée dans le terme de convection de l’équation du transfert de la chaleur afin de calculer la masse volumique au temps n+1. Steen et Aidun 1988.4.2 Linéarisation et précision du calcul L’algorithme de résolution. lors du calcul de la vitesse de Darcy au temps n+1.3 Discussion 4. on utilise une valeur de la masse volumique calculée au temps n. leur produit par celle-ci. même à haut nombre de Rayleigh. Par la suite. 4. En fait.la PEREZ Florian 50 . Cependant. il y a donc une discordance des valeurs au sein de la boucle en temps de l’algorithme. L’augmentation de l’ordre en temps à l’aide de l’utilisation d’un schéma temporel de CrankNicholson semble pallier à ce défaut. C’est une approximation forte. De plus. Or. (2006). les simulations du système type « boîte ouverte ». permet de s’affranchir de la définition de la porosité. présenté au paragraphe 3. cela peut entraîner une imprécision de calcul. » Cette approximation. couplée à l’approximation faite sur la variation de porosité en fonction du temps (∂φ/∂t =0).

Enfin la méthode utilisée pour traiter le caractère non linéaire du système d’équation peut conduire à un problème de cinétique du système modélisé (cf.2). Un problème de cinétique du système peut donc apparaître à partir d’une certaine valeur du pas de temps et conduire à des solutions aberrantes. La première peut être l’existence d’un état d’équilibre thermodynamique intermédiaire. on remarque que dans un premier temps le système oscille autour d’une valeur du nombre de Nusselt plus faible que la valeur attendue. Les méthodes de Picard ou de Newton-Raphson permettent normalement d’obtenir des résultats plus précis. que pour maintenir un rouleau unique de convection en domaine fermé.3 Importance de la condition initiale Le calcul. d’un pas en temps de calcul à l’autre lors de l’utilisation notre méthode de linéarisation. Ces méthodes seront utilisées lors de la thèse qui fera la suite à ce stage. sorte « d’attracteur parasite » autour duquel. Lors du calcul pour un nombre de Rayleigh de 950 avec une condition initiale correspondant à une faible perturbation du champ de températures. La non linéarité est liée à la présence dans le terme de convection de l’équation du transfert de la chaleur d’une fonction linéaire de T . conduisent à cet état permanent. le choix de la méthode de linéarisation utilisée dans cette étude. (2007) ou encore Caltagirone et Fabrie (1989). constatent. En domaine ouvert. non. pour un nombre de Rayleigh de 950 montre toute l’importance de la condition initiale dans les calculs réalisés à haute valeur du nombre de Rayleigh. à l’aide des EFMH comme des VF. ou la présence d’oscillations.le gradient spatial de T -.1.2 et 4. il est nécessaire de faire croître progressivement ce nombre. mais du moins soulage.3 (cf. Ceci n’accrédite pas systématiquement. § 4. conduit à un régime permanent à quatre PEREZ Florian 51 . L’une des conditions nécessaires pour définir un régime chaotique est l’imprédictibilité du système. § 4. pour un calcul avec un nombre de Rayleigh de 950. puis se stabilise et prend pour valeur 6. les solutions obtenues sont identiques. ce même système vient s’agglomérer. Le chemin parcouru jusqu’à l’obtention d’un régime permanent lors du calcul pour un nombre de Rayleigh de 950 peut s’expliquer de trois façons non-exclusives les unes par rapport aux autres. La discordance présentée auparavant entre l’utilisation de ρn et le calcul à partir de Tn+1 de ρn+1 est donc amplifiée par l’existence de cette non linéarité. pour de grands nombres de Rayleigh. lorsque l’on impose une condition initiale correspondant au régime obtenu pour un Rayleigh de 800 à un temps t ou à t+T/2. Cependant.la vitesse de Darcy (U) -.1. Or. L’utilisation de tels pas de temps limite donc la discordance des valeurs de la masse volumique au temps tn et tn+1. multipliée par une fonction de T . Cherkaoui et Wilcock (1999) ont mis en évidence que le calcul pour un nombre de Rayleigh de 550 avec une condition initiale correspondant au régime trouvé pour n’importe quel nombre de Rayleigh inférieur à 500.1.3. Des erreurs s’ajoutent donc à un ordre supérieur ou égal à 2. eux aussi.2 et 4.2).ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique masse volumique étant une fonction linéaire de la température -. Peut-on pour autant parler de régime chaotique ? Dans les cas des domaines clos étudiés. étant donné le chemin suivi naturellement par le système lors d’une telle évolution. Fontaine et al. 4. T étant la période d’oscillation du régime périodique obtenu pour Ra = 800. La deuxième raison possible est numérique : il est possible que dans certains cas les erreurs de troncature liées au calcul numérique.3.

couplés à l’utilisation de notre méthode de linéarisation. est assez conséquent : pour un maillage de 128×128 mailles et un nombre de Fourier de 0. afin de lever l’ambiguïté liée à notre méthode de linéarisation.3. En effet. Cependant. ce qui est en pratique très contraignant. cette levée simple du problème de discordance (cf. les jeux de données développés lors de ce stage. Pour un maillage de 256×256 le temps de calcul devient supérieur à la vingtaine de jours. peuvent apporter une aide précieuse. Finalement. il est bien sûr nécessaire de comparer les calculs obtenus avec d’autres méthodes de linéarisation. § 4. De plus. bien qu’a priori moins précise. la méthode des volumes finis soit aussi coûteuse en temps.2) permettrait de valider la méthode de linéarisation finalement choisie. Dans le cas de la modélisation d’un système hydrothermal. mais la méthode de linéarisation doit absolument être comparée aux méthodes plus complexes. bien que dans la pratique de tels pas de temps ne soient pas utilisables de façon répétitive. L’objectif à présent est d’explorer le plus de configurations possibles en faisant varier le nombre de Rayleigh afin d’identifier PEREZ Florian 52 . Cependant dans notre cas. il semble qu’à précision équivalente. Ce dernier avantage n’est pas négligeable : l’objectif étant de décrire le comportement du système pour des nombres de Rayleigh dépassant parfois une valeur de 2000.2.4. n’exhibent pas de sensibilité aux conditions initiales en dessous d’un nombre de Rayleigh d’au moins 400 pour les EFMH et 470 pour les VF. que ce soit à l’aide de la méthode des EFMH ou des VF. comme en témoigne le nombre de Péclet. du type Newton-Raphson par exemple. malgré leur relative simplicité. 4. Des calculs utilisant des pas de temps très petits. retrouverait alors toute son utilité.2). de l’ordre de 5 à 40 fois plus petits que ceux utilisés dans cette étude. Donc. § 4. un calcul avec CAST3M d’une durée d’un temps caractéristique prend environ 6 jours.ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique rouleaux de convection.1 Conclusion sur l’utilisation des EFMH et des VF Le temps de calculs.4 Conclusions et perspectives de modélisation d’un système hydrothermal réel 4. (2002) limite immédiatement ce relâchement. Ce même régime est obtenu pour un Rayleigh de 300. les calculs effectués dans notre étude. les deux méthodes conduisent à des résultats tout à fait comparables et proches des résultats considérés comme physiquement stables par Cherkaoui et Wilcock (1999) (cf. une telle situation devrait donc impliquer des comparaisons de résultats provenant de calculs effectués à partir de différentes conditions initiales réalistes. Après discussion avec d’autres chercheurs. lorsqu’on utilise les EFMH. le préconditionnement des matrices utilisées dans le cas des volumes finis.4. On pourrait procéder à un relâchement du maillage dans la partie centrale du domaine où les instabilités sont étouffées par la diffusion dans le cas d’une boîte fermée. mais la condition de stabilité présentée par Hoteit et al. donnent de bons résultats. La méthode de linéarisation choisie pour l’étude présentée dans ce mémoire. a quant à lui permis de réduire fortement le temps de calcul de près de 35%. L’avantage qu’apporte la méthode des volumes finis est l’absence de valeur minimale pour le pas de temps. la multiplication des fréquences et l’élévation de leurs valeurs exigent des pas de temps très petits. 450 et 480 si la condition initiale imposée est le régime obtenu pour un Rayleigh de 700.

on sera peut-être amené à utiliser des méthodes inverses en combinaison avec un réseau de neurones. car si l’on suppose la conservation de l’énergie vérifiée dans le plan modélisé. La modélisation du site et la détermination des différents scénarii hydrauliques qui peuvent conduire aux données hydrauliques de terrain. A présent. sur cette frontière. Ces travaux sont le sujet d’une thèse proposée par le CEA et l’IFREMER. Cette hypothèse impose toutefois de connaître la profondeur limite de l’écoulement hydrothermal. Mais justement. ont amené à préférer la méthode des volumes finis utilisées pour la résolution de l’équation du transfert de la chaleur au détriment de la méthode des éléments finis mixtes hybrides. peut-être augmenter la précision des résultats.2 Perspectives de modélisation : le champ hydrothermal réel Pour le projet MANTHY dans lequel s’inscrit ce stage. Les expérimentations en laboratoire prévues par le projet MANTHY devraient apporter de nouvelles connaissances à ce sujet. Les contraintes imposées sur les pas de temps et le fait que les VF soient une méthode actuellement toujours développée par certains numériciens du CEA. Cela implique de bien choisir le type de conditions aux limites notamment sur la frontière inférieure du modèle. il pourrait être plus judicieux d’imposer un flux thermique plutôt qu’une température. La modélisation géochimique et l’étude des rétroactions possibles de cette dernière sur la partie hydraulique du système. Plusieurs étapes sont alors indispensables : Le choix du site modélisé : pour ce mémoire. sa notoriété risque bien d’entraîner le projet vers une redite de publication. De même. par exemple. nous avons pris comme exemple le site de Rainbow qui est certainement le site le plus documenté à l’heure actuelle. Ce choix sera fait en fonction des connaissances acquises du terrain. De même. PEREZ Florian 53 . En effet. La description la plus précise possible de l’hydraulique du système à partir des données de terrain. alors les flux sortants (mesurés sur le terrain) doivent être égaux aux flux entrants. la méthode de linéarisation doit très certainement être améliorée.ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique d’éventuels problèmes dans le but d’enrichir ensuite le modèle et de pouvoir à terme modéliser un champ hydrothermal réel.4. l’algorithme de résolution afin de linéariser au mieux le système et d’ainsi. Il faudra de même prendre en compte le fait que l’on modélise en deux dimensions le site. L’écriture d’un jeu de données pour la partie hydraulique et la validation de ce jeu. il est important d’étudier le comportement du modèle pour de grands nombres de Rayleigh dans le cas « ouvert » et de complexifier ensuite le modèle en affinant. pour pallier à la méconnaissance de l’agencement rocheux et donc des perméabilités. Celle-ci sera généralisée lors de la thèse à l’ensemble des équations du jeu de données dès lors que l’approximation de Boussinesq ne pourra plus être supposée valable. Cette phase n’est pas terminée. 4. phase dans laquelle ce stage s’est inscrit. la modélisation d’un champ hydrothermal doit être un support à la compréhension des mécanismes conduisant à la formation de l’hydrogène.

Par exemple. PEREZ Florian 54 . Autour de ce sujet. l’équipe ayant un large panel de sujets auxquels la modélisation peut apporter une réponse. l’application à un cas concret de la méthode des volumes finis. § 4. sont multiples : d’une part l’application de méthodes en court de développement permet aux numériciens d’avoir un « retour sur investissement ». présentés dans ce rapport. telle qu’elle est développée au CEA. d’amorcer un modèle numérique simple et de valider ce modèle. Je pensais d’ailleurs. tant sur un plan numérique qu’expérimental. Bien sûr. les données de terrain et leurs analyses par de multiples chercheurs. la validation d’un code plus complexe n’en sera que plus rapide. bien connu. différences finies « améliorées». dans le cadre de la modélisation hydrothermale. les schémas à disposition étant très souvent modifiés et enrichis en fonction des applications. Les réunions d’équipe. Le gain personnel issu d’un tel stage est donc indéniable.3). a permis de montrer son efficacité et sa précision malgré la simplicité des schémas utilisés. Cette application a d’ailleurs mis en évidence la nécessité de développer de nouveaux outils pour le traitement de l’équation de continuité en régime transitoire. la méthodologie développée et les problèmes soulevés dans ce stage. sur les types de modèles développés pour la circulation hydrothermale. tels que la modélisation du ruissellement de surface ou du transfert thermique dans le sol. le travail mené lors de ce stage n’a pas apporté de nouvelles connaissances scientifiques. ont touché beaucoup de sujets de modélisation assez différents. que les problèmes de stabilité et de précision des schémas étaient mieux maîtrisés. permettent à quiconque voudrait poursuivre ce travail. issus d’un tel stage. Cette étude montre que le modèle numérique développé lors de ce stage est une base solide pour le développement d’un modèle plus complexe. D’autre part. codes pseudo-spectraux) m’ont fait comprendre que bien souvent le choix d’une méthode ou d’un schéma découle d’un historique d’utilisation. Les recherches bibliographiques se sont portées tant sur les problèmes numériques que sur les problèmes de transition vers le chaos en milieu poreux. la somme des connaissances recueillies aux sujets des systèmes hydrothermaux. d’acquérir une avance considérable. Philippe Jean-Baptiste (CEA-LSCE) et Claude Mügler (CEA-LSCE). qu’aux problèmes rencontrés correspondaient un schéma « parfait ». elle a permis de mettre en évidence une bonne précision des résultats malgré la méthode de linéarisation utilisée et les quelques points à améliorer (cf. Le modèle développé et les schémas numériques sont restés simples mais la somme des problèmes déjà rencontrés et l’étendue des domaines concernés ont été une grande source d’enrichissement. quant à elles. des réunions très enrichissantes ont été organisées notamment avec JeanLuc Charlou (IFREMER). d’autant plus qu’une grande liberté d’action m’a été laissée pendant ce stage et m’a permis d’apprendre à avoir une démarche scientifique pour répondre aux problèmes rencontrés. Les problèmes rencontrés ont surtout été d’ordre numérique. pour rendre compte de l’avancée du travail et du sujet de thèse qui normalement suit ce stage. au début de ce stage. De plus. Les apports aux laboratoires. La méthodologie de validation du code ayant été mise en place et appliquée. Mais les nombreuses discussions avec des numériciens ou modélisateurs et la multitude de méthodes présentées dans les publications traitant de la modélisation des sites hydrothermaux (volumes finis couplés aux éléments finis. les références bibliographiques associées.ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique BILAN DU STAGE ET CONCLUSION Les objectifs de ce stage étaient de comprendre le fonctionnement des sites hydrothermaux.

Tout le problème d’un tel sujet peut être résumé dans l’expression « exploration numérique de domaines physiques peu connus ». bien que les méthodes numériques voient leurs performances augmenter significativement. PEREZ Florian 55 . En effet. C’est la force de cette thèse qui attachée au projet MANTHY pourra bénéficier de l’apport des connaissances de différents laboratoires de pointe dans le domaine expérimental.ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique La source première de ma motivation lors de ce stage a incontestablement été le sujet de la thèse qui débutera en octobre. l’apport expérimental et les données de terrain sont indispensables à la compréhension plus ou moins précise de tels systèmes.

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E.ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique Jean-Baptiste. 56. Results 153. Cours ENSTA MF307. Initiation à la simulation numérique en mécanique des fluides à l’aide de CAST3M2000. (1986). Donval (2008). Mécanique des fluides. J. On heat flow in Iceland in relation to the mid-Atlantic ridge. Sci. Thèse de Doctorat..R.C. Vol. Lett. Transferts complexes en milieu poreux : Quelques approaches physiques et numériques. Serpentinization: a review. Fluid evolution in submarine magma-hydrothermal systems at the Mid-Atlantic Ridge. R. Ribando. D. Sci. 3007-3012. Reykjavik. Program Sci. Paris. Malkus. Palmason.. Soc. 1989.. Straus. Earth Planet. P. U. S. Proc.. D. Vol. Dapoigny. V. K.J. (1997). G. Ocean Drill. 111-127. .1029/2007GC001765. J. 9. (2006). Chloride depletions and enrichments in seafloor hydrothermal fluids: constraints from experimental basalt alteration studies. PEREZ Florian 58 . Lett. Proc. recueil d’exemples commentés.S.. Fourre´. 50. Fluid evolution in slow-spreading environments.S. (1976). Geosyst. Hydrogen generation from mantle source rocks in Oman. Yoshida S. J.B. (2004). Publ. (1976). 196-212. Gillis. Neal. and J.. Lithos 9. 66.Dabbene. Geophys. Island. 315– 320. 469– 475. Berndt. Geofluids. (1986). Deepwater mantle 3He plumes over the northern Mid-Atlantic Ridge (36_N–40_N) and the Azores Platform.81. Watanabe S.. K. Geophys. Geophys. Rapport DMT 308.6.. Lond. J.. (2004). Physique Théorique.Deuxième édition. Paillere H. Numerical Models for Hydrothermal Circulation in the Oceanic crust.Turcotte. W. (1993). E. F. Sci.. Schubert.M.. (1954) The heat transport and spectrum of thermal turbulence. Q03010. Geochem.E. Torrance. Seyfried. (1997). Mével C.-P. Kelley. 38. Numerical simulations of mid-ocean ridge hydrothermal circulation including the phase separation of seawater... A. 1983.. 56. Fluid. Depletion of a brine layer at the base of ridge-crest hydrothermal systems. Schoofs. Hansen. K.L. L.. Moscou : MIR.. Earth Planet.. 125–138. W. R. 19579–19596. Space. Lowell. J. Charlou. Mathematical modelling of phase separation of seawater near an igneous dike. Landau. 180. Soc. (2003). Maugis P. Cosmochim. 193-324. Serpentinization of abyssal peridotites at mid-ocean ridges. Res.. (1967). D. Iceland and Mid-ocean Ridges. 341– 353. R. L. M.. G. (2000). Lifchitz.. 98. Route to chaos in porous-medium thermal convection. Moody. Kimura. 4. doi:10. G. 198 – 207.M.E. Res.. Kelley. geochim.. Acta.. Lewis. 193215. A 225... Université Paris 6. Kawada Y. D. n°17.E. earth planets space. R.P. S. Janecky. 309–415. Stanger. C. Comptes-Rendus Geoscience 335 825-852.. J.

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....................... 1999).................... avec un maillage de 96×96 mailles .................. 64 Annexe F : Tableau récapitulatif des résultats de calculs obtenus avec CAST3M dans le cas d’un domaine ouvert .................................................................... 61 Annexe B : Compléments sur l’analyse de la convection........ 68 Annexe J : Résultats obtenus pour un nombre de Rayleigh d’une valeurs de 200. une condition initiale de type CIO108.......................... une condition initiale de type CIO200............................................................ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique ANNEXES Tables des annexes Annexe A : Naissance et transport d’une vague de fluide chaud........... 63 Annexe E : Résultats des simulations numériques effectuées pour un nombre de Rayleigh de 800....... 70 PEREZ Florian 60 ..................................................................................... 62 Annexe C : Exemple de champ de pressions obtenu pour le cas Ra = 800 .............. 66 Annexe H : Résultats obtenus pour une nombre de Rayleigh de 90..................... avec un maillage de 96×96 mailles ................................................................... une condition initiale de type CIO90............. 62 Annexe D : Champ de vitesses et normes de vitesses .......................................................................... en domaine ouvert...... en domaine ouvert............................. avec un maillage de 96×96 mailles ................... avec un maillage de 64x64 mailles et des nombres de Fourier inférieurs à 1/3............... en domaine ouvert................... en domaine ouvert............................... 67 Annexe I : Résultats obtenus pour une nombre de Rayleigh de 108................................................................................... avec un maillage de 96×96 mailles........... une condition initiale de type CI1................ ........ 69 Annexe K : Résultats obtenus pour une nombre de Rayleigh de 300..................................................... 65 Annexe G : Graphique issue de (Cherkaoui et Wilcock...

ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique Annexe A : Naissance et transport d’une vague de fluide chaud t = 26212 ans t = 26270 ans t = 26328 ans t = 26386 ans t = 26444 ans 478 ° C t = 26503 ans 359 239 120 t = 26561 ans t = 26619 ans PEREZ Florian 61 .

Le déplacement de ce bourgeon est similaire à l’avancée d’une vague de surface sur l’océan. la conservation du débit massique est respectée en aval du bourgeon comme en témoigne la chute des valeurs des normes de vitesse. Annexe C : Exemple de champ de pressions obtenu pour le cas Ra = 800 386 Bars 362 339 311 288 PEREZ Florian 62 . 478 ° C 359 239 120 Champ de températures et de vitesses. De plus. zoom de la couche limite au niveau de la formation d’un bourgeon. Ra = 800.ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique Annexe B : Compléments sur l’analyse de la convection La superposition du champ de vitesses et du champ de températures permet de compléter l’analyse des instabilités. Cette superposition montre que la croissance des bourgeons chauds est effectivement couplée à une modification du champ de vitesses puisque ce dernier voit sa composante verticale fortement augmenter au sein du bourgeon.

33.ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique Annexe D : Champ de vitesses et normes de vitesses Champ de vitesses au régime P2 (Ra = 800). PEREZ Florian 63 .63 1. Les masses se déplaçant verticalement le long des parois ont une vitesse de départ importante puis ralentissent à proximité des angles du domaine. 3. La zone centrale et les angles du domaine sont à vitesses faibles de l’ordre de 6. Cela est cohérent avec les observations faites sur le champ de températures.10-02 Champ de normes de vitesses.10-2 m.3 correspond au ralentissement observé couplé à une relative homogénéisation des températures . temps = 29945 ans (Maillage 64×64).j-1 2. régime P2 (Ra = 800).92 m.j-1.33. En effet. l’étalement des masses chaudes ou froides remarqué au paragraphe 4.16 6. temps = 29945 ans (Maillage 64×64).1. tandis que les zones à forte vitesse correspondent à l’écrasement des masses contre les parois latérales et donc à une concentration de l’écoulement couplé à un fort différentiel de densité.

44x10 -6 1.6 temps Evolution du nombre de Nusselt en fonction du temps pour un maillage de 64×64 mailles – Rayleigh 800 – Fourier 0.09 9.0 1.10 Fo = 0. avec un maillage de 64x64 mailles et des nombres de Fourier inférieurs à 1/3.4 0.10x10 -6 2. un nombre de Rayleigh de 800 et différents nombres de Fourier inférieurs à 1/3.22x10 Tableau rassemblant les résultats obtenus pour un maillage de 64×64 mailles.1 0.0 3.05 Fo = 0.73 0. PEREZ Florian 64 .45 0.5 0.1 9.22x10 -6 6.0 5.08 6.63 1.2 0.3 0.25 Fo = 0. ∆t (ans) -5 Fourier utilisé Maillage 64×64 Crank-Nicholson ∆t* Valeurs moyennes du Nusselt 3.31 Fréquences du Nusselt 273 280 283 286 149 Fo = 0. Nusselt 9.29 0.0 7.01 3.01.0 0.11 9.15 9.0 0.0 8.0 6 .0 2.02 Fo = 0.0 4 .ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique Annexe E : Résultats des simulations numériques effectuées pour un nombre de Rayleigh de 800.05x10 -5 1.

58 2.16 9.17x10-5 2.58 2.17x10-5 2.58 2.4 0.29 Valeurs moyennes du nombre de Nusselt 3.17x10-5 2.58 2.4 0.17x10-5 2.58 2.87 Fréquences d’oscillation du nombre de Nusselt 121 116 - Condition initiale CIO1 CIO90 ou CIO1 CIO108 ou CIO1 CIO200 ou CIO1 CIO300 ou CIO1 CIO400 ou CIO1 CIO425 CI1 CIO400 ou CIO1 CIO425 ou CIO1 CIO430 ou CIO1 CIO450 ou CIO1 CIO1 CIO1 65 PEREZ Florian .17x10-5 2.53 9.85 9.58 2.4 0.2 ∆t* ∆t (ans) 2.4 0.58 2.ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique Annexe F : Tableau récapitulatif des résultats de calculs obtenus avec CAST3M dans le cas d’un domaine ouvert Domaine ouvert Méthode de discrétisation Schéma temporel EFMH CrankNicholson VF CrankNicholson Nombre Maillage de Rayleig h 90 96x96 108 96x96 200 96x96 300 96x96 400 96x96 425 96x96 470 96x96 400 96x96 425 96x96 430 96x96 450 96x96 470 96x96 400 96x96 470 96x96 Nombre de Fourier 0.16 9.38 9.58 2.35 9.87 9.4 0.58 2.58 1.4 0.58 2.17x10-5 2.4 0.17x10-5 1.17x10-5 2.17x10-5 2.49 8.17x10-5 2.58 2.6 6.29 1.09 x10-5 2.4 0.4 0.4 0.16 9.16 9.39 9.17x10-5 2.2 0.4 0.22 3.17x10-5 2.4 0.09 x10-5 1.

66 PEREZ Florian . 1999) Ce graphique présente les résultats obtenus par Cherkaoui et Wilcock (1999) lors de la simulation d’un système identique à celui de notre étude dans le cas d’un domaine ouvert. Les résultats de nos calculs pour un système identique sont représentés en rouge. Les comportements observés diffèrent suivant la condition initiale.ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique Annexe G : Graphique issue de (Cherkaoui et Wilcock. Le nombre de Rayleigh croît progressivement à partir d’un nombre de Rayleigh initial variable.

50 2. en domaine ouvert.ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique Annexe H : Résultats obtenus pour une nombre de Rayleigh de 90.80 1.00 1. pour Ra = 90 et une condition initiale de type CI1. une condition initiale de type CI1. PEREZ Florian 67 .00 0.50 Régime permanent établi 3.20 0.00 1. Nusselt 3.60 0.00 0. un seul rouleau de convection est visible.40 0.50 1. avec un maillage de 96×96 mailles 478 ° C 359 239 120 Champ de températures en régime permanent.00 2.20 Temps Evolution du nombre de Nusselt en fonction du temps (adimensionné).

40 3.00 1.60 1.20 4. une condition initiale de type CIO90.00 0.80 1. deux panaches de fluides chauds montent le long des parois latérales.20 1. pour Ra =108 et une condition initiale de type CIO90.80 2.00 Temps Evolution du nombre de Nusselt en fonction du temps (adimensionné).40 1. en domaine ouvert.00 3. Nusselt 4.ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique Annexe I : Résultats obtenus pour une nombre de Rayleigh de 108. avec un maillage de 96×96 mailles 478 ° C 359 239 120 Champ de températures en régime permanent. PEREZ Florian 68 .60 3.20 3.80 Régime permanent établi 3.

50 1. Nusselt 7.00 5. en domaine ouvert.00 2.00 3.00 4.00 1. avec un maillage de 96×96 mailles 478 ° C 359 239 120 Champ de températures en régime permanent. une condition initiale de type CIO108.20 1.80 3. PEREZ Florian 69 .40 2.20 2.50 6.50 5.00 2. deux panaches de fluides chauds montent le long des parois latérales.80 2.50 3.60 2.40 1.ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique Annexe J : Résultats obtenus pour un nombre de Rayleigh d’une valeurs de 200.00 6. pour Ra =200 et une condition initiale de type CIO108.60 1.00 Temps Régime permanent établi Evolution du nombre de Nusselt en fonction du temps (adimensionné).50 4.

pour Ra =300 et une condition initiale de type CIO200.40 3.50 8.00 Régime permanent établi 7.50 7. 8. PEREZ Florian 70 .ENGEES – IPST : Mémoire de Travail de Fin d’Etudes Modélisation bidimensionnelle de la circulation hydrothermale au niveau de la dorsale lente médio-atlantique Annexe K : Résultats obtenus pour une nombre de Rayleigh de 300.50 6.20 3. deux panaches de fluides chauds montent le long des parois latérales.50 2.60 3.00 3. une condition initiale de type CIO200. en domaine ouvert.80 3.00 5.80 4.00 Temps Evolution du nombre de Nusselt en fonction du temps (adimensionné).00 6. avec un maillage de 96×96 mailles 478 ° C 359 239 120 Champ de températures en régime permanent.

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