Réception de Mark Muller, Président du Conseil d’Etat 18 février 2011 Allocution de Madame Sandrine Salerno Maire de Genève

Monsieur le Président du Conseil d’Etat, Messieurs les Conseillers d’Etat, Messieurs les Conseillers administratifs, Madame la Présidente du Conseil municipal, Mesdames et Messieurs les Conseillères et Conseillers municipaux, Mesdames et Messieurs les député-e-s, Mesdames et Messieurs les représentant-e-s de l’Assemblée constituante, Mesdames et Messieurs, Chères amies, Chers amis, Au nom des Autorités de la Ville de Genève, je vous souhaite à toutes et tous une très cordiale bienvenue au Palais Eynard à l’occasion de la réception que la Ville offre traditionnellement au Président du Conseil d’Etat quand il est citoyen de notre commune. J’ai nommé Monsieur Mark Muller. Depuis 5 ans, Monsieur le Président, vous oeuvrez à la tête du Département des Constructions et Technologies de l’Information (DCTI).
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La gestion d’un département, nous le savons demande un engagement sans faille, une force de travail, de mobilisation, de conviction très importante. Si la vie est un long fleuve tranquille, la vie politique, assurément pas. Ceci devrait plutôt vous plaire, vous qui êtes un homme de défis, habitué aux courses de fond. Nos combats ressemblent parfois à d’interminables marathons, épuisants mais ô combiens satisfaisants si l’on parvient au bout de la route. Et vous voilà Monsieur le Président à la tête de notre canton et République dans un parcours, vous avez pu l’apprécier, qui ne sera pas de tout repos. Car se retrouver à la tête de notre communauté donne sans nul doute de la hauteur et du prestige, mais confère également une grande responsabilité. Les attentes des Genevoises et des Genevois sont nombreuses, légitimes souvent aussi contradictoires, antinomiques. Charge vous est faite pourtant d’y répondre avec célérité et panache. Ces réponses reposent d’ailleurs bien souvent sur une capacité d’écoute et une disposition à travailler avec et non uniquement pour. A ce sujet laissez moi rappeler que si parfois la Ville et l’Etat diffèrent sur les diagnostics des besoins des populations et des solutions à proposer, parfois également nos collectivités se rejoignent. Je pense ici au logement, la préoccupation qui rapproche la Ville et l’Etat.

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En effet, Genève connaît une des plus graves crises de son histoire. Avec un taux de vacance de moins de 0,2%, la pénurie qui sévit place dans la plus grande difficulté non seulement les plus vulnérables de nos habitantes et habitants mais également la classe moyenne. Le PAV est un exemple de collaboration réussie avec notamment le principe un emploi - un logement. Ma commune souhaite sincèrement que ce projet d’envergure pour Genève aboutisse et ce dans l’intérêt du plus grand nombre. Autre dossier qui nous a réunit : le relogement des artistes et artisans d’Artamis (au Vélodrome et au Pictodrome). Un dossier important pour qui souhaite voir croître et prospérer l’essor créatif. Finalement, notre souhait commun d’offrir des conditions de développement aux organisations multilatérales internationales et non gouvernementales. Notre volonté de faire rayonner Genève au-delà de ses frontières géographiques. Logement ; création et gouvernance mondiale : 3 dossiers qui illustrent fort bien le fait que OUI le canton et la Ville sont capables de dépasser leurs divergences de points de vue, de collaborer et de mutualiser les savoirs et les compétences. Toutefois, avant d’arriver au terme de ma prise de parole, je souhaite partager avec vous une de mes craintes majeures. Les diminutions de capacité financières pour les collectivités publiques canton et communes. La Ville, vôtre ville ne survivra pas si vous participer à tarir sa capacités à financer des prestations publiques qui rendent la vie en commun possible. Nous avons perdu en septembre 2009 60 millions, la
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taxe nous en ferait perdre 125. C’est trop !! C’est trop si l’on croit que les Villes ont besoins de moyens pour répondre aux attentes légitimes de leurs habitant-e-s ; c’est trop si l’on veut laisser la capacité aux Villes d’être des espaces de création et d’inventivité. Monsieur le Président, défendez également votre ville et sa capacité d’exister. Ecoutez nous et considérez notre voix. C’est votre mission, votre responsabilité. Je vous en sais capable. Bonne suite de mandat ! Sandrine Salerno Maire de Genève

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