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On appelle leadership “le processus par lequel une personne influence les activités d’un individu ou d’un groupe afin d’atteindre un objectif ou un but partagé”. Il serait important pour éclaircir cette notion de se demander à savoir : comment reconnaît-on un leader ? Comment procède-t-il ? D’où lui vient son pouvoir ? En quoi diffère-t-il d’un dirigeant ordinaire ? Et enfin quel est son apport dans la vie d’un groupe ? 1. Les caractéristiques d’un leader : Le leadership est une notion assez complexe mais il a été énuméré quelques caractéristiques communes aux leaders qui les distinguent des non-leaders : - Un leader est dynamique, s’implique, témoigne d’un grand désir d’accomplissement et évolue avec son groupe. - Comme autre caractéristique un leader est honnête, ne craint pas de montrer ses faiblesses et est doté d’une forte intégrité ce qui lui confère une confiance plus ou moins absolue de la part de ses subordonnées. De cette confiance, le leader peut parfois sacrifier une partie de son pouvoir pour déléguer des subordonnés. - Il est fait d’un grand désir de diriger, de mener les autres et ne craignent pas d’endosser les responsabilités. - Un leader est caractérisé par une assurance qui lui permet de convaincre les suiveurs ou subordonnés. - Il est doté d’une intelligence forte qui lui permet d’une part, de comprendre des situations jugées complexes et d’autre part, de synthétiser des informations et d’en déduire les implications pour en suite élaborer des décisions conséquentes efficaces. Il fait preuve d’un grand calme face à un imprévu, il sait anticiper, donc il est aussi fait d’une grande sagesse quant à la prise de décisions. - Les compétences professionnelles sont l’une des qualités d’un leader, il comprend les problèmes, c’est grâce à son expérience, aux conclusions et aux leçons qu’il en tire qu’on dit qu’un leader est né de nouveau. 2. Les typologies de styles de leadership :  Selon les comportements, Kurt Lewin distingue trois styles qu’on peut qualifier de classiques ou traditionnels du leadership : - Le style autocratique : le leader centralise l’autorité, impose ses méthodes, prend des décisions unilatéralement. - Le style démocratique : le leader implique les subordonnés dans le processus de prise de décisions et délègue son autorité ; ce style peut être consultatif, si le leader se contente de s’informer de l’opinion des collaborateurs et participatif s’il leur laisse la latitude de contribuer au processus de décisionnel. - Le style laisser-faire ou non-interventionniste : ici les collaborateurs sont libres de prendre les décisions qu’ils jugent nécessaires et le leader se contentera d’en fournir les moyens en vue de leur accomplissement.  Blake et Mouton, pour leur part analyse en terme de degré d’intérêt du leader ; selon que l’intérêt soit tourner vers le personnel ou à la production :

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Intérêt pour les personnes Faible 1 Intérêt pour la production Faible 1 Moyen 5 Fort 9 Style social Style laisser - faire Style par compromis Style d’intégrateur Moyen 5 Fort 9 Style autocratique

 Robert House lui distingue quatre types de styles de leadership : - le style directif selon que le leader est orienté vers la tâche – le style bienveillant selon qu’il porte un grand intérêt aux personnes – le style participatif – le style orienté vers l’accomplissement.  Comme autres styles de leadership, on distingue trois nouveaux styles de leadership : le style charismatique (émise à l’origine par weber) qui caractérise un leader en qui les collaborateurs voient des compétences et qualités extraordinaires ou héroïques ; le style visionnaire, le leader ici est capable de concevoir une vision réaliste pour le groupe ; le style transactionnel (Burns) qui consiste à stimuler et à orienter les subordonnés en clarifiant les rôles et les tâches et pour finir le style transformationnel (Burns) qui incite les collaborateurs à transcender leurs intérêts personnel pour le bien de tous.

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3. Les sources du pouvoir d’un leader : La perception que les gens ont de la nature de l’autorité du leader (sa base de pouvoir) va affecter de manière notable son efficacité. Un leader peut tirer son autorité de différentes “sources de pouvoir” : - Le pouvoir d’expertise : Le fait, pour le leader, de posséder une expertise, des compétences ou des connaissances particulières lui permet d’aider le groupe et renforce son autorité. - Le pouvoir d’information : Le fait, pour le leader, de posséder des informations particulières ou d’y avoir accès lui permet d’aider le groupe et renforce son autorité. - Le pouvoir de référence : Ce pouvoir est fondé sur la personnalité du leader et le fait qu’il possède des traits de caractère admirés. - Le pouvoir de légitimité : L’autorité du leader est fondée sur la position qu’il occupe dans l’organisation. Plus sa position est élevée dans la hiérarchie, plus son pouvoir est grand. - Le pouvoir de récompense : L’autorité du leader est fondée sur sa capacité à donner des récompenses ou des rétributions, honorifiques ou matérielles. Les subordonnés pensent qu’en lui obéissant ils obtiendront ce type de récompense. - Le pouvoir de connexion : dans ce cas, le leader est suivi par ses subordonnés parce qu’il est perçu comme étant en lien avec Une personne influente ou importante et capable de faire bénéficier le groupe de l’appui de cette Personne. - Le pouvoir de coercition : L’autorité est fondée sur la peur. Tous les leaders peuvent opérer à partir de plusieurs bases de pouvoir, mais le leader avisé change la base de pouvoir qu’il utilise en fonction de la situation et du niveau de maturité de ses subordonnés.

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4. Analyse comparative et critique entre modèle traditionnel et moderne du leadership: Les modèles traditionnels de leadership : - la théorie des traits de personnalité du leader : elle est fondée sur l’identification des caractéristiques personnelles de toutes natures censées distinguer les leaders des nonleaders. - Les théories des comportements de leadership : ensemble de théories fondées sur l’identification des déterminants comportementaux qui distinguent les leaders efficaces des leaders inefficaces. Ces théories analysent le style de leadership selon que le comportement du leader soit orienté vers la production, soit aux personnes. On distingue la théorie de l’université d’Ohio (structuration et considération) la théorie de l’université de Michigan et pour finir la grille managériale de Blake et Mouton. Les modèles modernes ou les théories par contingence : - le modèle du leadership contingent de Fiedler : théorie selon laquelle l’efficacité d’un groupe dépend de l’adéquation entre d’une part les procédés d’interaction du leader avec ses subordonnés et d’autre part le degré d’influence et de contrôle que lui confère la situation. Pour Fiedler les facteurs de contingence sont au nombre de trois : - les relations interpersonnelles entre le leader et les membres du groupe – la structure des tâches – le pouvoir lié à la position hiérarchique. - la théorie de l’objectif - trajectoire de Robert House : selon House, il revient au leader d’aider ses subordonnés à atteindre leurs objectifs, en leur donnant les instructions et en les offrant le soutien nécessaires. Les variables de contingence sont d’ordre environnemental et d’ordre individuel. - le modèle de la participation : il permet de déterminer le degré d’implication décisionnelle du leader suivant le type des situations. - la théorie du leadership situationnel de Paul Hersey et Kenneth Blanchard : d’après cette théorie le leader doit adapter ou ajuster son style de leadership au degré de maturité/autonomie de ses subordonnés. Il est d’une évidence certaine que toutes ces théories énumérées ci-dessus essayent d’expliquer ou du moins de donner une approche globale du leadership. Mais c’est la façon d’y procéder qui diffère d’un modèle à l’autre. Dans le modèle traditionnel les auteurs tentent par les traits de personnalité et les comportements du leader d’identifier les différents styles de leadership et d’en dégager les idéaux à adopter mais le leadership est une notion assez complexe pour être adopter tel un standard ou un stéréotype. Néanmoins l’adoption du modèle a réussit à certains d’autres ont échoué ; de là, avec les modèles modernes, a été émise la notion de situation ou de contingence pour expliquer le fait que le style de leadership à adopter ne dépend pas seulement d’une part de l’intérêt que porte un leader à l’égard de son personnel ou d’autre part de l’engouement que ce dernier a pour la tâche ni même pas de ses traits de personnalité mais plutôt du degré d’influence et de contrôle que le confère la situation. Ainsi le leader d’un côté devrait s’adapter à la situation et d’un autre côté tenir compte du niveau de maturité de ses subordonnés. 5. Analyse comparative entre le travail d’un manager et celui d’un leader : (film à suivre THE LAST CASTEL)

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Le manager dans un groupe dispose d’une autorité formelle, c’est bien le cas dans le film intitulé the last castel de Rod lurie, où le colonel Winter à la tête du commandement de la garde pénitencerie jouit pleinement de l’autorité et d’un poste de manager. A l’opposé, il y a au sein des détenus l’ex-général Eugène Irwin qui comme un leader va mener les autres détenus à la révoltes contre les pratiques illégales qu’ordonnait le colonel en chef de la prison. Le leader Le manager

1 - Il est à l’origine : Irwin pose des 1 - initie : Winter lui entraine les autres pertinentes questions qui poussent les par les ordres. (destruction du mûr…) autres à réagir (le bâti du mûr). 2 - améliore le présent : Winter dit : « depuis que je suis à la tête de ce 2 - Créer l’avenir : ce qu’a fait Irwin ce pénitencier nul évadé, nul mutinerie » ce n’est pas pour lui mais pour ceux qui qu’il oublie c’est qu’elle prix. seront. Pour qu’ils soient traités avec 3 - a des plans opérationnels : pour régler respect à l’avenir. le problème du salut Winter use des 3 - a une vision : il veut l’amélioration des punitions. conditions des détenus. 4 - a des subordonnés : a qui il donne des 4 - a des associés: Irwin traite d’égal à ordres sous peine de sanction égal avec les détenus alors qu’il est disciplinaire. général. 5 - exerce un contrôle sans partage : le 5 - délègue : le cas de l’adjudant avec qui capitaine sous le contrôle de Winter n’a Winter partage le pouvoir sans hésiter, jamais pris une décision. Agouilar a qui il a confié le bâti du mûr. 6 - fait confiance et développe des 6 - dirige et coordonne ses activités et rapports avec ses collaborateurs. cette subordonnés. confiance a permis à Irwin de ramener Yens (qui les trahissait) de leur côté. 7 - agit avec efficacité : (rend les choses 7 - agit à bon escient :(fait les bonnes bien). choses) Irwin agit pour le bien de tous. 8 - se préoccupe plus de ce que vont 8 - se préoccupe de l’image qu’il donne penser ses supérieurs de lui. aux collaborateurs. Quelle est l’importance d’un leader dans la vie d’un groupe ? Dans un groupe la présence d’un leader est d’une importance capitale, Henry Mintzberg la démontre dans son rapport de voyage dans le quel il affirme même que faire des leaders pouvaient mener au développement d’un pays. Pour la bonne marche d’un groupe et pour qu’il reste pérenne il faudrait soit un leadership héroïque où le leader prend le devant et guide les autres ou soit un management engagé où le manager aide les autres et ensemble, il mène le groupe. Le leader dans un groupe amène la Vision, la Foi et le Courage. La Vision, pour voir ce qu'il faut faire. La Foi, pour croire qu'on peut le faire. Le Courage, pour faire en sorte que ce soit fait. Etant donné que le leadership n’est pas une activité, si un des collaborateurs venait à avoir des caractéristiques substitutives ; ce qui serait important de faire c’est de s’interroger sur la nécessité d’avoir un leader au sein d’un groupe ?

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