KINBAKU - l art du ligotage japonais

Kinbaku, l art du ligotage japonais de par sa beauté, son intensité érotique et l étendue d s jeux qu il permet, est l une des pratiques qui forment la base d une expérimentation « a lternative »... Il est important avant tout de bien saisir l esprit particulier du ligotage japona is: contrairement au ligotage occidental, qui ne vise qu à restreindre les mouvement s de la personne concernée, shibari, outre cet aspect, ajoute deux points de vue: le point de vue esthétique, mais aussi une sorte de massage, les cordes étant placées pour stimuler des points de shiatsu bien précis. Ne pas tenir compte de ces deux d ernier aspects reviendrait à se priver d une composante essentielle du shibari...

Inventé au départ comme une technique de torture très codée, où chaque prisonnier devait êt e attaché selon son rang, le ligotage japonais s est transformé pour devenir une prati que érotique très prisée. Très oriental dans l esprit, le shibari est une pratique sereine , lente, progressive: il est important de prendre son temps pour construire le l igotage, puis de lui laisser le temps de faire son effet. Le ligotage japonais s e construit par étapes: on peut très bien attacher dans un premier temps la poitrine , puis les cuisses et le ventre, et finir par un ligotage plus classique qui imm obilise le corps (en croix ou « hog-tied », par exemple).

Bien que les japonais utilisent traditionnellement des cordes de riz, de jute ou de chanvre assez rugueuse, il est possible d utiliser des cordes de nylon plus do uces (8 à 12 mm d épaisseur/10 à 15 m de long). Une corde trop fine aura tendance à « scier la peau et, les noeuds seront moins jolis et plus difficiles à défaire. Pour constru ire par couches successives, il vaut mieux utiliser plusieurs cordes courtes (3 à 4 m) qui permettent en effet de resserrer certaines parties du ligotage sans le défaire entièrement et ainsi, d ajuster la tension de certaines cordes.

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