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1er Cours, 2006

Technique du froid
&
composants frigorifiques
Mohammed YOUBI-IDRISSI
Chargé de Recherche, Cemagref

LICENCE PROFESSIONNELLE
MANAGEMENT DE LA CHAÎNE DU FROID - TRANSPORT ET LOGISTIQUE

Un peu d’histoire, …

1862 Développement d’une machine de production de glace par
Ferdinand Carré (1824-1894)

1874 Développement d’une machine frigorifique à compression de
vapeur pour conserver la viande et le transporter par Charles
Tellier (1828-1913)

Le froid s’élance à la conquête des industries agro-alimentaires :
conservation des produits d’origine animale et végétale

Le froid est présent dans les industries métallurgiques, mécaniques,
chimiques, spatiales, …

Le froid est un facteur de confort industriel ou individuel
(climatisation, froid domestique)

Le froid est présent le domaine médical : fabrication des médicaments,
conservation du plasma sanguin, opérations microchirurgicales, …

2 2

Rappels et réflexions, …
Un travail mécanique peut être intégralement transformé en
chaleur (1er principe)

Une chaleur ne peut pas être intégralement transformée en travail
mécanique (2e principe)

La chaleur est une forme dégradée de l’énergie

Le 1er principe établit une conservation d’énergie

Le 2e principe précise le sens d’évolution d’une transformation
irréversible

Énoncé de Clausius « le passage de la chaleur d’un corps froid à un
corps chaud n’a jamais lieu spontanément ou sans compensation »

Énoncé de Kelvin « un système qui parcourt un cycle mono-
thermique, en contact avec une seule source de chaleur est
incapable de fournir de travail »
3 3

Machine frigorifique. PAC Déplacer une quantité de chaleur d'un niveau bas vers un niveau plus élevé de températurec Tsc = Tamb Tsc Machine Pompe de frigorifique chaleur Energie Energie Tsf Tsf = Tamb 4 4 .

le voyant liquide (8).Constitution d’une installation frigorifique Composants principaux : le compresseur (1) le condenseur (2) le détendeur (3) Composants annexes : l’évaporateur (4) le séparateur d’huile (5). le filtre d’aspiration (10) 5 5 . la bouteille d’aspiration (9). le déshydrateur (7). le réservoir de liquide (6).

Diagramme de Mollier Pression (bars) point critique courbe de saturation liquide courbe de bulle liquide liquide + vapeur vapeur courbe de saturation vapeur Chaleur latente courbe de rosée Enthalpie (kJ/kg) La pression est présentée sur une échelle logarithmique 6 6 .

Diagramme de Mollier Terminologie La distinction entre « gaz » et « vapeur » est floue. Liquide saturé : en équilibre avec sa vapeur. On parlera de : « gaz » s’il est improbable qu’il change de phase (l’air ambiant par exemple). 7 7 . Liquide sous-refroidi : liquide qui n ’est pas en équilibre avec de la vapeur et ne peut donc contenir aucune trace de celle-ci. Vapeur saturée : vapeur en équilibre avec du liquide. « vapeur » si la probabilité d’occurrence d’un changement de phase est réelle. Pression de saturation : pression à laquelle il y a équilibre entre phases pour une température donnée. Vapeur surchauffée : vapeur qui n’est pas en équilibre avec du liquide et ne peut donc contenir aucune trace de celui-ci.

Diagramme de Mollier Courbes isothermes Surchauffe Sous-refroidissement P Tc T1c < T2 < h 8 8 .

il peut y avoir : •un retard de vaporisation : liquide surchauffé •un retard de condensation : vapeur sous-refroidie évolution brusque vers l’état d ’équilibre normal dès la présence des germes de condensation ou des sites de nuclééation Au-delà du point critique •Il n’y a plus de changement de phase •Les isothermes se rapprochent progressivement de la forme hyperbolique. caractéristique d’un gaz idéal 9 9 . en décrivant une isotherme.Diagramme de Mollier Remarques Continuité du passage de l’état liquide à l’état vapeur (Il n’y a pas de passage brutal entre les deux états) États métastables En réalité.

Diagramme de Mollier Courbes isochores P V3 V4 V3<V4 V1 [dm3/kg] V1<V2 V2 [dm3/kg] h 10 10 .

Diagramme de Mollier Courbes isentropiques P s1 < s2 < s3 < s4 h 11 11 .

Diagramme de Mollier Courbes isotitres en vapeur P = 0 x 1 x= h 12 12 .

Diagramme de Mollier Référence 13 13 .

réversible 14 14 .Cycle de référence Hypothèses : IRREVERSIBILITES MINIMALES Pas de résistances de transfert de matière Pas de pertes de pression Échange thermique réversible Échange thermique entre fluide frigorigène et fluides secondaires dans les échangeurs uniquement Compresseur parfait : adiabatique.

Cycle de Carnot La machine idéale de Carnot. il est composé de deux isothermes et de deux isentropes (1796-1832) T 3 2 4 1 s 1er PP Qo − Q k + W = 0 Qo To Qo Qk COPc = = 2ème PP − =0 W T k − To To Tk 15 15 . réversible et sans frottement a permis de comprendre la conversion de chaleur en travail Le cycle de Carnot est un cycle réversible entre deux sources de chaleur.

Cycle de référence 3 2 4-1 : absorption de chaleur 1-2 : élévation température 2-3 : rejet de chaleur 4 1 3-4 : bouclage Haute Pression Condenseur 3 2 Détendeur Compresseur 4 Basse Pression 1 Évaporateur 16 16 .

Cycle de référence Évaporateur δp=0 p0 constante To=Tsf To constante Pour un corps pur ou un mélange azéotrope : T1 = T4= To . P1 = P4 = Po et X1 = 1 Tsf Aspiration : p0 p et T constantes 4 1 17 17 .

Cycle de référence Condenseur δp=0 Pk constante Tk=Tsc Tk constante Pour un corps pur ou un mélange azéotrope : T3 = Tk . P2 = P3 = Pk et X3 = 0 Tsc pk Conduite liquide : p et T constantes 18 18 .

Cycle de référence Compresseur Adiabatique + réversible Compression isentropique s1 = s2 Refoulement compresseur = entrée condenseur pk 3 2 po 1 19 19 .

Cycle de référence Détendeur Détente isenthalpe Wdet non récupéré Qdet négligeable Détente irréversible pk 3 2 po 4 1 20 20 .

Cycle de référence 3 2 4 1 21 21 .

Cycle de référence Bilans énergétiques Variations des énergies cinétique et potentielle sont nulles Évaporateur Condenseur 0 = Q& o + m& h4 − m& h1 0 = Q& k + m& h2 − m& h3 Détendeur Compresseur 0 = m& h3 − m& h4 0 = W& + m& h1 − m& h2 22 22 .

Cycle réel Zone de t en condensation m dé id e Zo rch se ro d is su e f ne ne au -r Zo de ffe 4 3 us mélange de 20/30% vapeur so de 100% liquide à un Eau ou air et 70/80% liquide Zone de détente zone de compression fluide frigorigène 5 2 surchauffé 6 Eau ou air 1 7 8 Mélange diphasique Zone de surchauffe Zone d’évaporation 23 23 .

Cycle réel Avec pertes thermiques et sans pertes de pression m& 2 Ligne d’aspiration Compresseur W& 8 1 θ1> θ8 Q& app m& 1 Ligne de refoulement Ligne liquide 3 2 θ2> θ3 5 4 θ <> θ 5 4 24 24 .

Cycle réel 4 3 2is 5 2 6=7 8 1 25 25 .

Cycle réel Avec pertes thermiques et pertes de pression Pertes de pression en équivalent de température δT Pertes de pression 2 δP 3 ∆θ Refroidissement 26 26 .

Cycle réel Avec pertes thermiques et pertes de pression 4 3 2 5 8 6=7 1 27 27 .

CO2  CFC : ChloroFluoroCarbures Molécules très stables. destructrices d’ozone (ODP élevé). premier frigorigène synthétique  HCFC : HydroChloroFluoroCarbures Molécules moins stables que CFC. destructrices d’ozone (ODP faible). fluides de substitution CFC/HCFC/HFC participent à l’effet de serre Soumis à des contraintes réglementaires 28 28 .Les frigorigènes Types de frigorigènes  Fluides naturels NH3. HC. fluides de transition  HFC : Hydrofluorocarbures ODP = 0.

Les frigorigènes 1860: Fluides naturels CO2 . .... . Puis : HCFC R-22 29 29 . NH3 Chlorométhane 1980 : HFC  1930 : CFC R-134a. SO2 .. R-12.

.. Br. F.Les frigorigènes Nomenclature  Atomes : C. C H F Cl F F F F H H 30 30 .. H. (Cl).

Les frigorigènes Nomenclature R-134a  C . H .Cl  R X Y Z C=2 H=2 F=4 Nombre de F Nombre de H+1 Nombre de C-1 R-0 12 Refrigerant C=1 H=0 F=2 31 31 . F .

R114.R13. F.Les frigorigènes Reconnaître un CFC  R. R115.X Y Z CFC : C. Cl .R14. R116 32 32 . R12. R113. H = 0 C H F Y=1 Cl Cl Cl Z≤3 Z≤5 Z≤7 Exemple : R11.

X Y Z HCFC : C. Cl . R142b 33 33 . F. H ≥ 1 C H F Y ≥ 2 et Cl ≥ 1 H Cl H Cl H Cl Y+Z ≤ 3 Y+Z ≤ 5 Y+Z ≤ 7 Exemple : R123. R141a. R22.Les frigorigènes Reconnaître un HCFC  R. H. R124.

Ces mélangent se voient attribuer un numéro commençant par 4 et fur et à mesure de leur découverte Exemple : R404A. R410A 34 34 . R125. R143a Mélanges zéotropes (Série 400) Un frigorigène zéotrope (ou non-azéotropique) est un mélange dont les compositions en phase liquide et en phase vapeur diffèrent lorsque les deux phases coexistent. R407C. R152a.Les frigorigènes Reconnaître un HFC  Quand X=0 (famille de méthane) Y+Z = 5 Exemple : R32. R23  Quand X=1 (dérivés de l’éthane) Y+Z = 7 Exemple : R134a.

R410A Hydrocarbures (Série 600) Exemple : R600.Les frigorigènes Mélanges azéotropes (Série 500)  Un frigorigène azéotrope se comporte comme un fluide pur. Exemple : R502. R507. R600a 35 35 .

Les frigorigènes Les composés inorganiques (Série 700) La règle consiste à rajouter la masse molaire du fluide a près le chiffre 7 NH3 : M = 14 + 3 R-717 H2O : M = 2 + 16 R-718 CO2 : M = 12+ 32 R-744 NH3 (60%)+Diméthyléther (40%) : M = 12+ 32 R723 36 36 .

•coût et disponibilité. opérationnels et économiques •masse volumique du liquide élevée = compacité •pression de fonctionnement : Pk modérée et Pk > Patm •propriétés aérauliques et thermiques : viscosité faible et conductivité thermique élevée . stabilité chimique et thermique) . •compatibilité (huile . 37 37 .Les frigorigènes Critères thermodynamiques h8 − h6 •efficacité : et chaleur latente. Critères technologiques. •inflammabilité . •effet de serre. •effet sur la couche d’ozone. élevés (cycle théorique) h2 − h1 Critères de sécurité et d’environnement •toxicité . matériaux .