Jannet, Claudio (1844-1894). Les précurseurs de la franc-maçonnerie au XVIe et au XVIIe siècle. 1887.

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ANQIBmEMAtSONGOEttABE.76 BRUXELLES.RUEDEBSAmTS-P&RES.(~ '< @&N@ ~MACO~N XVirSIÈCLE. 1887 ~s~Sa ~M~~ .. ÉDITEUR DES ~S BOLLANDISTESSS ÎB 76. SOCIÉTÉ BELGE DE LIBRAIRIE 'j ~S~ ROZOES MBOISSENS.~ FRANC /Atr'XV~ . 72.1~ f~ ET AD :J~ PAR ~BT PARIS VICTOR PALMÉ.ÉCUR~ELJRS M/M' !"L~4.

A SA. ÉVÈQUE DE GRENOBLE D&OIÉ RESPECTUEUSEMENT . GRANDEUR MONSEIGNEUR FAVA.

mouvement de réforme nationale et amené l'explosion révolutionnaire t naire' UnautrepîoNemeMstoriquefoTtmtéressantestcelmdesorigines de cette étrange société.{- < Le rôle considérable qu'a eu la Maçonnerie dans la préparation. Les procès-verbaux des instructions dirigées contre le~ le dansson grandouvrage~ 'i.I et 11.ehap.et tiv.V.) l en Mré Mirabeau 1776 dans le Mémoiredu frère' ArcesilasM-ttK. III.Segnin Avignont Qitdim&L_~ e M<.MeMtc't~s ~e\M'M*<ï6e~npàr de Montigny. V. alorstantd'honnêtes étaientexploités q gens . où elle se manifesta par l'hérésie manichéenne des Albigeois et finit par s'emparer du puissant ordre ~ë du Temple. qui à 1 traversé tout le moyen âge. On a cherché son origine dans la tradition du gnosticisme. ~t LES: TRADITIONS 'L. qui ont fait. a d'abordparu'fdans~r: au Cemémoire Lucas et en ïës.nous ajonteronse'ptahéta-iS~%~t: I Paris.chap. est un fait acquis aujourd'hui à l'histoire.' mais encore.. idées antireligieuses et antisociales des Philosophes. Deschamps la SocHK. Atoutes lespreuvesqu'a réunies P.LES PRm~DE~M FRAI~C-I~ACOI~I~ERIR .L~A~XVI"'ET'AUXVJI'SIÈCLE I.avprterle'i. édttMn à hs Sociétés (6' iM9. elles ont fourni dés centres de formation et des éléments de recru– tement aux nombreuses sociétés secrètes.et liv. Elle avait évidemment des racines dans le passé.VI. delaRévolutionfrahcaise et dans sa propagation à traversiemonde. qui se manifeste pour la première fois à Londres en 1717.~ extension et apparaît dès la première heure avec tout le programmeL. d où d'action u'it trouvait ansles !oges. ET MANICHÉENNES TEMPLIÈRES. /S~ a ~S~ . mais qui prend dans peu d'années une prodigieuse.aété reproduit ~88~ dans Ilmeta nu lecomplot laJi~o!MtMK ta'Revae révolutionnairebs moyens et ~'ttM~tM. doctrinal dont le XVIII'siècle allait voir laréalisation.r<tM.o~dt' par s la Meyet ~a6H~ sein <?e ~r~MC-Mt~go~MeWe. Non seulement les loges ont été les foyers d'où se sont répandues dansles classes lettrées les Y.i.11.pardTtabUe~meBeufs. ?.

2. de 1723. prétendu successeur deJacques Molay. qui voulaient Barruel et le ?.n-8o. œ~estsiT. nous rappellerons seulement la charte de transmission des pouvoirs de Larmcnius. 82.t. Deschamps ont sur ces rapprochements. Léipsig. ia-9°. tré lés thèse l'existence en Orient date jusqu'à des Ismaéliens'. En est-il ? question jusqu'ici le milieu douteuse. ce qui prouve qu'il est le plus ancien ordre sur la Il teyre a Cette assertion.~'e~~ettïm~T'ergt M'tK. p. V. doctrinale est incontestable.se7M't eMes 1831 D~'e~sM~~fit~ im VfHUmHtsehe~ ~t'ch~s vorgeblich &e~~dh'ch6~ ~Œ~MMWptes herausgeben von D' MEPZDORF. tM~M~er~c~t ~~M tXMK~~MC/tscAr!t in-8°. 1882. Parmi ces documents apocryphes. G. ment analogue La filiation filiation de propagande et une procédés celle de la maçonnerie européenne. t. Surla formation der des hauts grades. bearbeitet von br. Dès leur fondation. Haife. ScHïFFMANN.. dit Anderson ff dans Livre.leur secte et qui. ont ainsi découvert que la '< plupart des an' iens ordres nobles et sociétés maçonniques ont tiré leurs devoirs et )~règlements des frahcs-maeoos. les francs-maçons avaient cliercbé à se rattacher aux anciens ordres militaires du moyen âge. S'appuyant comme les ancêtres des les Manichéens et les Templiers regardé modernes. des CoK. Ils eussent francs-maçons pu encore invoquer a: l'appui à ceux de. 1877. A. p. des encore actuellement hiérarchique. de faux documents pour accréditer maçonniques systèmes Or les fon- 1. à là un de ce travail l'appendice no 1 sur la sfcte des Ismaéliens. en qu'on hauts C'est de même de la historique Ce qui rend la n'a grades vers pas constaté aux rites 1750 seulea authentiquement avant Templiers ment en qu'ils sont propagés à cette fabriqué époque quantité de ces nouveaux antique l'origine et l'on Allemagne. a été supprimée dans les éditions postérieures. dte Mtttë des XVIII laMm~f~s~ts Mttcït dëtï. 1879. La fausseté de ces documents a été absolument i démontrée par le docteur HANs PnuTz dans son important ouvrage Geheimlehre MM(ï ~Mï'Mts~MtM~es Tenipelherren Ordens. de l'Islam et avoir pénénos une organisation doctrine absolu- despremiers tout le monde Templiers.qui' après avoir bouleversé conserve de la grande jours siècles du moyen âge. 399et suiv leZ~coKou (Grégoire. cessé de recommander des hauts enseignements et tous les esprits Weishaupt l'étude des doctrines avancer dans la science maçonnique. grades supérieurs gnosdont du frappante. HM<ot'yedM ~<M)'e~ï'eM~ de la doctrine des chrétiens primitifs.. . exposé des principes fondamentaux des Ordens der ~mp~/tet're~ ?toch ~er ~&. édit. répétée encore dans l'édition de 1738 et dans la traduction allemande de 1741. « Les frères dans les pays étrangers.sttttttïOHir. l'ouvrage le plus sûr est D~ g~ste~M~ der RttM~rad~K. Paris. c'est de siècle.2 Templiers l'identité XVIII'siècle de la secte tiques LES PRÉCURSEURS DE LA FRANC-MACONNEME constatent avec les est n'ont chez rites'et eux les des pratiques et des doctrines. publiée par 2'é~it. 11. la pratique du XVIIIc France. in-8~ Berlin.

les Begghards.J. les Flagellants. for edited by bishopofOssory. 99. de 1324 à 1351.Vaesen. hyThomasWright. Cf. j6M. et qui avaittpour emblème une croix accostée du soleil et de la lune.Baronius. Theiner.iS43 puMiés. êteramo)tM)tte)tts F ~ttet'ttorMm etNeotot-MNt historiamt'HMStrotttMm. par PierreduPuy. Les autres sont lecommencement du rationalisme et se manifestent d'abord dans les universités ce sont les Lollards des bords du Rhin. Y. onnetrouveplus que fort peu de mentions de l'hérésie manichéenne.de M. était sous l'influence de l'ordre coupable. parte P. Clément VI. f a 2. Paris.. Quant à la i. après ces dernières manifestations. sectes cain exaltées et désordonnées qui se recrutent dans la populace des villes et les déclassés du régime seigneurial. supprimée à Lyon en 1313 par l'autorité ecclésiastique pour de justes et raisonnables motifs. d e 4.in-f. des déviations dumouvementfrancisTels sont les Fraticelli.op. 6 Annales Eoelesiastici annum ad 1335. Le Protestantisme les revendique à bon droit comme ses ancêtres immédiats. Benoît XII. A co~fempor~ry M~rt'a~eof t~epfoceedt~s~g~~st dameAlyce~/teïey m pt-oseeMted sot-Mt-j/ 1324 Richard de Lederede. Df)et!K< Morete es rempHers. comme les Templiers~.i864.London. Le courageux êvêque franciscain d'Ossory parvint/après de longues luttes et l'énergique intervention r despapes Clément V. t HansPrutz. la trace d'un groupe d'hérétiques manichéens qui s'étaient recrutés chez les seigneurs anglais établis dans le pays et que protégeait de sa connivence l'archevêque anglais de Dublin.Art. sieursautreséditionsurentpubliées vantla findu siècle.lesunes. n" 4i3. Des Lucifériens sont encore signalés. le culte du démon était accompagné des pratiques les plus immorales Mais.apréslaoondamnationdesTempIiers.571. en Bohême et dans les pays du Rhin On trouve. où.Ml. !ft 3. les Wicklefistes et les Loilards anglais. V.chezMathieu in-4o. cit.Loiseteur. dansla Revue des c~thoM~Më Institutions t dudroit e de1877. nous ne trouvons plus en Europe de trace importante du Manichéisme. à démasquer les coupables et à écraser ce foyer de corruption. Les hérésies du XIV" etdu XVe aièola sont. en 1338. Camden ociety. Traitèconcernant 'histoirede j~fmcesgavoirla condamnationes ~eml d pHers. libraire. 532. On peut supposer que la confrérie des Frères pontifes. en Irlande. comme chez les Templiers. qu'avait fait connaître l'ouvrage de Dupuy publié en 1654 D'autrepart. les Hussites de Bohême.570.pluDupuys.B98.AUXVI"ETAUXVII* I&CLE S 3 dateurs de ces grades pouvaient parfaitement en avoir puise les éléments dans les divers procès des Templiers. Romœ. . et lesdocuments S in-8'.

W tidnmentionnée danslanoteprécédente ésarCantu. RAPPORTS ESFRANCS-MAÇONS LESANCIENNES D AVEC DES ET CORPORATIONS FREE-MASONS DES STEINMETZEN.la bulle contre SMpef ~esï~mdoîS . à Londres. quoique souvent aussi lenrssabbats. Quoique bien souvent la crédulité publique et aussi d'odieuses vengeances aient exagéré les prestiges attribués aux Vaudois du XVI" siècle.t. En attendant.en 1717. Bourquelot. le médecin Desaguliers. En 1717. ils s'enfoncent encore plus profondément dans les sentines souterraines du vice et du crime.4 LES PRÉCURSEURS DE LA KRANC-MAÇONNERIE doctrine manichéenne.X~'sï'ëe~j anslaBï'6~'of~c~Me fiaient uxdénions. un groupe d'hommes de lettres. parmi lesquels on remarque Anton Stayer. Après. atc d de <~i'Beo~ttM etMM-tM. le plus sur nous a paru de prendre pour point de départ la première manifestation de la secte des francs-maçons. C H des et p. n'aient été que des réunions de débauche et de vices contre nature.franc. avec quatre loges qui existaient aupara. et de rechercher. en remontant le cours des temps. constituent la ~MM/eloge t! M~eerre. elle se perpétue obscurément dans les pratiques de la sorcellerie sous le nom de Vauderie. au milieu d'eux. II. 3i8.(trat). VI.vant et dont ils faideJeanXXIIen1326 illius specula ceuxquisacri1. V.) . les points de contact qui la relient aux ennemis du christianisme et de l'ordre social dans les deux siècles précédents. YHi. le révérend James Anderson seigneurs tels que LordMontagu. l'introduction Thomas righta la puNicaS' série. qui se produit à Londres. Nous disons jusqu'à présent car nous croyons que la mémoire de beaucoup de faits et de bien des personnages fort actifs en leur temps a disparu de l'histoire. quelques Payne. III. Comment le nier quand ils revivent dans les rites du culte diabolique des spirites et des médiums contemporains' ? Mais ces groupes-là ne nous paraissent pas avoir exercé d'influence sur le mouvement général des idées qui aboutit à l'explosion du Protestantisme. a V. Des découvertes dans les archives inépuisables du moyen âge pourraient apporter à cette question des éléments nouveaux. La lacune entre les francs-maçons de 1717 et les Templiers du commencement du XI'V' siècle reste donc jusqu'à*présent presque complète. t. 352 suiv. on doit admettre qu'ils avaient quelque chose de réel. p.t. istoire Jt~'6H?. Georges 'et. Elle ne s'est jamais complètement perdue.

AU XVI* ET AU XVIt' SIÈCLE s saientparotie. au XVIIIe siècle. . Anderson en publie les statuts sous ce titre:c les Constitutions cies francs-maçons Dans ces constitutions. V. ont le privilège de ne payer que la moitié des droits ordinaires. les yree-MMMOKS anglais formaient une grande corporation composée d'ouvriers du bâtiment. il n'est question que des trois grades fondamentaux d'apprenti. compagnon et maître. d in-8°)p. ondon. ~M James Orchard <fM-HMto)-~ofjF't'M)TMKOtM'MtE)ti)ttmftby HaUwet). en Allemagne. les francs-maçons.c~eM~fes. Sans dissimuler que par certains côtés ils font une œuvre nouvelle.ofthemost Andersonn a publié neédition e u révisée t plus développée e ( 1 LodyesLondon723). en Angleterre. 2. et lestrois premiers olumes v in-12. lorsqu'ils entrent dans une loge. de la G~c~'ch~e . lafin dela 4*édit.~ters(Leipsig. en1738.i41. r~ecojtstzfMfï'oM -Frce~KMO~s o~~te co~ttM'mM~ hïs~o~. Jaunm'(~:a B~M~ffe~esdeMtsch~Mttts!a. qui s'apet pelait en Angleterre les F~ee-~MMOMs qui paraît avoir été une branche des .Findel tes de des a (Leipzig. auxquels on doit la cathédrale de Strasbourg et tant d'autres merveilleux monuments du XIVe et du XV"siècle. in-8°). Gould. Ces légendes étaient absolument semblables a celles que setransmettent les CoMtcfM pspMOM. gardait. L 1840. des signes de reconnaissance particuliers et des légendes fantastiques sur l'histoire de leur métier.s clevoir de nos jours et qui remontent elles aussi au moyen âge Ces légendes et les règles des ~ee-~MfMOM~ anglais comme cesvieux rites des S~~Ke~M. les ouvriers maçons. ils reconnurent chez eux leurs antiques attouchements et signes de reconnaissance Encore aujourd'hui.. soigneusement des maçons ordinaires p"OM~7t avec le secret de son art. signes reconnaissance SfemM~s6nllemandst des <878. les auteurs des Constitutions conservent dans leur rituelles formes extérieures de la grande corporation du moyen âge. se distinguait et MMMtM). allemands n'ont rien d'hostile aux dogmes chrétiens ni aux pratiques du catholicisme.F~ez'm~Mr~ G.etc.MM allemands. 3. qui n'admettait dans son sein que des hommes libres. V. qui constituent encore aujourd'hui la base de tous les rites maçonniques et sont appelés les grades symboliques. Quand les derniers ouvriers qui.1876. t~e ~~tttt~c~Mt W~h<!t-or~!p/Ff~~Mty /bW~6MMo~~c and lations. Jusqu'au milieu du XVI' siècle. in-~ London. à der de Comparez. dont l'initiation remontait à la Grande Loge d'Angleterre. del'fo~o~FrM~asoMrMpar 1883-1885. Leur centre 1. En 1723.S<e!'M)Ke<. e ancipns~0-]MaMO)ïs f anglais. gardaient la tradition authentique des steinnaetzen rencontrèrent.

a LES PRÉCURSËCRS DE LA FRANC-MA. ~4J~M~'K~ Nan~&Mg~ der. elle manifesta une certaine activité et ne protesta nullement contre la fondation et la conduite de la Grande Loge d'Angleterre Son maître ou président Drake lui donnait une direction politicoreligieuse analogue. avait été reçu vers 1646.maison Stuart étaient les hauts protecteurs de la corporation.<874. ~Vbft'ce Sttf?Œ. voPayne. répandue La loge mère d'York continuait à fonctionner de 1726à 1730.V.R. en 1689. comme pouvant compromettre l'ordre.t. uxA'Œe~tftt~e.Les loges de ce pays étaient très nombreuses et recevaient beaucoup de membres étrangers dès le XVIIe siècle. reçurent dans leur corporation des personnages divers étrangers à l'art du bâtiment: de là l'épithète de free and scoe~ea'M~sotM Une tradition. V-. les princes de la . qui commençait à être 0 dans toute l'Europe. les attouchements et l'organisation secrète du moyen âge.Leipsig). les Free-masons anglais.in-4' . C'est ainsi qu'Elias Ashmole.outrel'ouvrage à la noteprécédente. très répandue. Jacques II et Charles-Edouard en conservèrent le titre.fart. devant qui de nouvelles destinées existait aussi dès s'ouvraient ".F~ee-jMMOKs le moyen âge ep Ecosse.l en étaitun de Nicolas a i surveillant la loge de deLondres Stone.ÇONNEMB était à York.deLoucelles. 3. James Anderson alla visiter les loges 1. de gens de lettres.Sa[Dt-Germam9nLaye. BtO~'apMo.F~tmsMfereï. (2' 1. C'est cequi explique comment. BWtteMMCc~ aussi. où le grand oeuvredu Munsteravait fixéleur mère loge. 0. qui furent insibrûlés. Dans leur exil.H. V. collection de documents sur l'histoire de la maçonnerie qu'en 1720 on brûla. ta B:c~rctpMtt dans Parmiles manuscrits. Dès 1721. eiM lesmanuscrits etde d'Aubrey Plott et sontanalysés ans l'ë~Me~w ~K~McA siècle derFreid quidatentduXVH" vo ~<HH'eret édit. de pasteurs. A partir des dernières années du XVI" siècle.ainsi qu'il leraconte lui-même. tout en conservant les signes. III. Ashmole. de Après la Restauration.Bo~Ke~ot de Saint-GermfttK.111. Plott. et v°Aubrey. BMtMtMea. M~oW~Me ~.dansla. affirme qu'ils prirent une part active dans les guerres civiles du temps de Charles I"'et de CromwelL Aucun document du temps n'y fait allusion mais un certain nombre de Manuscrits de cette époque constatent l'admission dans l'ordre de seigneurs. les réfugiés écossais purent établir une loge à SaintGermain-en-Laye' et surtout comment plus tard Ramsay et CharlesEdouard se laissèrent aller à l'idée d'utiliser pour leurs projets de restauration l'organisation maçonnique. 2.La corporation des . V. a la not~esur Ashmole. Il avait formé une. desjFyee-tMOMMs d'Inigo au temps c a lones~'eat-à-dire vanti6i8.

ET DES NATURALISTE ANTtCHRÉTIEN LOGES. furent les centres où se formèrent les rites si nombreux pratiqués depuis.B'Mtor!/o~)'MmamiM-(London. parce que la morale qu'elle enseigne est supérieure à toutes et permet de réaliser la vertu .i879-i88S.sans s'embarrasser de leurs prescriptions. en Ecosse. et l'indépendance de la morale vis-à-vis du dogme religieux.édit.sa préface dédiée au maître et aux membres de la grande loge de Londres. La loge est ouverte aux hommes de toutes les religions. des éloges au christianisme On reconnaît là les principales idées qui vont avoir cours au t. c'est-à-dire la négation de toute révélation. il y avait seulement quatres loges à Londres en 1723. LE CARACTÈRE La nouvelle institution fit de rapides progrès. dès 1717. Lesprincipaux passages e celivrefort rare sontreproduits d B parGoutd.in-4'. où il fut parfaitement accueilli. dans le Livre des cotM~M~'<MM existaient à l'état latent depuis deux principes qui. En 1717. un certain temps dans les loges anglaises. . ainsi que le constatent leursprocès-verbaux'.) 9. . la loge mère de Kilwining. L'auteur.t.AU XVI" ET AU XVIIe SIÈCLE 7 d'Edimbourg. Les frères s'engagent par serment à ne pas attenter à l'honneur de la femme ou de la fille d'un maître maçon. qui se cache sous le pseudonyme de . )87S).(Leipzig. p et GouU. pageaient. La grande loge de Londres. et l'importance attachée à ce serment laisse à supposer qu'un devoir semblablen'existe pas en dehors de la fraternité. ils étaient déjà arrivés au même point de vue doctrinal. The long Z~et's. Findel. dans. Il est important de constater que. sans doute. exhorte les frères à ne s'occuper ni de politique ni de religion.P/K7a/etlaesJunior.II.ni. Les mêmes idées sont indiquées dans le premier livre publié sous les auspices des loges en 1720. 240.p. tel est son. 270 p. en effet. Il a. la loge mère d'York. tout en accordant. III.ia4-)a7. elles étaient au nombre de vingt. Camber. Cet essor rapide s'explique par les idées qu'elles prod'Anderson.GMeMchte 4' ~er~-eMMMfefet. pour la forme. titre. mais qui différencient profondément la secte moderne des anciennes corporations du moyen âge ces principes sont le déisme et la religion naturelle.t. MMryc/F<-MMt<Mo)M-t/.

eum reliqui sodales deberent non quidem imiK tari neque e societate ea propter exturbare sed illius vicem « dolere En 1738. contre cette doctrine.tMt. Les Etats généraux jugeaient les constitutions de la loge contraires à la foi chrétienne et ils regardaient àbon droit comme une invitation au renversement des gouvernements établis un article à double entente. La rapidité avec laquelle la nouvelle institution anglaise se propagea dans tout le continent européen est un des faits qui frappent le plus quand on étudie l'histoire de cette époque. . gens de lettres et parlementaires.et ce. se firent initier à l'envi. Il est intéressaut de le rappeler. t. qui ne sont plus (les chrétiens. pour nisme. parBmier. après la récente Encyclique de Léon XIII en Vu que nous avons appris que cessoi-disant francs-maçons.8 LES PRECURSEURSt)E LA BMNC-MA. iv. en particulier.MctSOtM M~HtrftttM'e et !f[ /MM au XKZJ~" 2. c'était. la défendirent sous des peines sévères dans toute l'étendue des Provinces-Unies. m-fo)io. le magistrat de Dantzick (1763). et qui était ainsi conçu « Si quis confrater res novas adversus principem aut rempu« blicam moliretur. contre laquelle les ordonnancesde police se trouvèrent aussi impuissantes qu'elles l'avaient été au siècle précédent contre le luxe des habillements Mais cet engouement des hautes classes ne signifiait nullement que la maçonnerie fût chose inoffensive. 334&30. la République de Berne. XVIII. Il est curieux de noter que la Papauté ne fut pas la première à condamner la nouvelle secte. . recomcherchenta miner les fondementsdu christiamandant certainesvertus.Gérm. Elle avait été devancée par les Etats généraux de Hollande qui.V.Ch. pp. L'édit de ce dernier résume tous ceux des autres gouvernements.Paris. t!es M'Me.Nï's:0t~6 dese~moHt'estcoïfftfMtes e deto~s~speMp~ ~~f~e ~gH~'eMse~ t. On avait découvert à Utrecht une loge dans laquelle des actes graves d'immoralité avaient été commis. grands seigneurs. Quelques années après.introduire l'esprit d'indifférence Z.M. le magistrat de Hambourg l'interdisait. En France.Ottomane(1751).ReuM~ g~Mfto~Sh~toW~M. V. en 1735. l'année mème où le pape Clément XII lançait la première Bulle contre la franc-maçonnerie. la Porte . Ce fut une anaire de mode.Ftvmcsi.ÇONNEME XVIIIAsiècle sous le nom menteur de p/t~oM~/M'set former la morale courante des honnétes gens. art. pour ne citer toujours que les puissances non catholiques. qui se trouvait déjà dans les constitutions d'Anderson. deM..

quoique son grand effort soit dirigé contre le et qui ont lutté catholicisme. Depuis lors il s'est toujours trouvé parmi les protestants des hommes sincères. Desaguliers. laquelle ils augmentent continuellement par des cotisations qu'ils exigent une correspondance intime e< de leurs membres qu'ils entretiennent sociétés étrangères de la même espèce suspecte avec les Pour que des gouvernements protestants se décidassent à proscrire une secte condamnée solennellement par Rome. IV LE PANTHEISTICON DE TOLAND ET LES SODAHTÉS SOCRATIQUES. En voici te titre comptet PaMttMst:'M)tsive Fft?-7)tM:tt M!e6r<Mt<sodŒHtfMM SMt'S:tf!:ett t)-Mpm'tt(. Anderson.ses de la religion naturelle. Arrivé à la fin de sa vie. Tindall.AU XVI' ET AU XVII< SÎ&CLS 9 la remplacer par la religion naturelle qu'ils ont établi. Collins. en 1720. libertatem et non /'aHenteM 6 3" ~e)]t neque ~~n~t~. appartenaient par leurs écrits et leurs relations à l'école philosophique. La rapide propagation de la maçonnerie dans l'Europe entière et l'importance qu'elle prit en peu d'années prouvent que les quelques hommes qui fondaient la loge d'Angleterre en 1717 et écrivaient les constitutions de 1723 n'étaient pas isolés dans le monde. Toland. et sans ramifications ni précédents. des statuts cachés qu'ils communiquent sous un serment qu'Us font prêter à leurs candidats.et dont les plus célèbres représentants furent Bolingbrooke. Ce dernier avait déjà publié une foule d'écrits où il attaquait à niait la divinité de Jésus-Christ fond le christianisme. et répandit Il est dédié lectori étrange écrit en latin et intitulé PsM~e~'coM*. dans la mesure de leurs forces contre sa pénétration dans leurs confessions particulières. et posait les thè. tend aussi à détruire tout christianisme. pour parvenir à ce but pernicieux. il imprima avec grand mystère un livre secrètement. 20 )mM~tec ph~osophï'tMtt. Prcc~erMtttttt!H' e tMttt~M gc novis erMfïîtortt~ sodŒ d . il fallait qu'ils eussent eu des révélations de nature à fixer leur opinion sur son caractère antichrètien et révolutionnaire. 1.tt!ftSdMK'M ~MfBmKtheMtttyMMt SOMtMmCOtttMMHt t P MM Io M~ores t axiomata. serment plus terrible qu'aucun autre exigé par un souveraip & l'égard de ses sujets qu'ils ont une caisse expressément destinée au but pernicieux de leurs intentions dangereuses. WoMon. qui ont compris que la maçonnerie. qui est connue sous le nomdes déistes anglais. Georges Payne.

ne s'embarrassant ni des cultes ni des lois de leur patrie.à la santé. L'ASSISTANCE~~ nous et Que les muses tes~gr&ces soient propipes. Quë. comme on les appelle.lesjenx!et'Iesns. ils discourent. même les serviteurs. On en jugera par quelques passages: i LEPRESIDENT* Faitessilence.Medes loges actuelune frappante analogie: avec les.))!Les rituels de~ceSTèunions! mot ~e sont ~presque pour mot ceux des <eKWës <o. de i.tO LES PRÉCURSEURS DE I- FRAMCi-MACON'NERIE p~OMM~o et pM~tMM. Les COM~MS s'assemblent aux solstices et aux équinoxes pour célébrer des banquets d'où les profanes. et les discours du Président ont~ les allocutions que les tuileurs maçonniques mettent dans la bouche des vénérables et des orateurs.No~nsson~dans'la dont Toland. sont rigoureusement exclus. Stt6jMt thtpKc} . dit-il. scienceet l'urbanité.0 Loin de nousla contention. avec le plus libre jugement. la docilité.Mt et o~HttttMïmtt!sse~M~ PaMtheïst~M~ pM~oph~ Mgtf6Mda Œede mrt opttmt tttt:tf)t<!M~.Nourrisson rendue. « Là. après avoir au préalable mis de côté certains préjugés.règnentladocinté.MD'CCXX. triple objet des voeuxdes sages. des choses sacrées.l'envie et l'6'piniMreté. Toland y décrit les réunions des sodalités socratiques. PRÉSIDENT LE ".! '. Quecette réunion:(et iln'y a rien qu'onn'y doivepenser.parminons.Ii': '¡"). faire.I.¡..L'ASStSTANCB~~ :'1 ~t~. L'ASSISTANCE Et maintenantettoujours.ÏR-8*. et des profanes. j ~L~ . par laquelle M. l'a pression . "1' Mtt!)MS et t!~ MMteerM~ ttf m/i~tto'e~ïftertM <etf!tit.) "i . Nous ou~ n sewons de la traduction :ici qu'apubliée dequelques-uns ces duM novembre Mabnous Revue FnKtM Ne iS76.>:i! :I:I':¡. lle E traduisons arprésidentle motlatin deoM<MjMfmtO! œ SMt! p avecl'expression ~de~M~st~ lodge uel'exanglaise a beaucoup plusd'analogie of q deBotdM~tm.) soit consacréeà la vérité. &ia liberté. 1: :. s iierice et l'urbanité. passages :M. l~ ~°~ i '~i ~BPMESIDÉ~T'' L 'h ~~Aimons.COSmOpOti. expressions dont nous'verrons l'origine un peuplus loin. dire. LE PRÉSIDENT é Appelons-nousgaux et frères. L'ASSISTANCE Confrèresaussi et amis.

afin de vivre joyeux etdemonrirtranquilles. le très saint Père de la Patrie. ~M:Hesse. le très grave censeur. MpRËSIDENT/L le mondei toutes les choses sont t'Un~etrUn' est Tout en toutes L~! J~ ~i~ Dans choses.L'ASSISTANCE 'Toutestfërmé!etsur. Mt-oe par la parole de Socrate lui-même.ÊsibBNT~ ~'j~j~ C'est en lui que nous vivons. dans le treizième chapitre du Traité de !a. . L'ASSISTANCE~~ est Tout en toutes choses. délivrés de toute crainte. éternel et immense. !es paroles de Mareus Porcius Caton. très chers contreres. L'ASSISTANCE Non.nipenssaNe.liSSIBBNT Afin de nous moquer des terreurs du vulgaire et des fictions des ehartatans. afin de pouvoir être délivrés de la tyrannie et de la superstition.PRÉSIDBNT Ne jurons par la parole de personne. LE PRÉSIDENT Ann pourtant que.chantonsdesyers~d'Ennins. ~. que nous mourons et que nous existons. · .i~~ ~~L~BPKËSIDENT ~Ëcartezieprofane vulgaire. ~LBFE. sans être abattus par la tristesse.' :LB'PR.. LE PRÉSIDENT Scrutons. sous )es auspices des meilleurs des hommes. ni enCe qui ~L~ 'gendré. telles que les rapporte Cicéron. L'ASSISTANCE Nous sommes dévoués à la vérité et a la liberté. é'eoùtoz. nous aocompitssions tout selon les rites. Nouaexéorom toute Hierotechnie. sans être exaités par la joie. c'est Biëu. L'ASSISTANCE Afin de rendre l'âme. sous les auspices d'autorités éonvenaNes~a liberté restant toujours sauve). tes causes des choses.AU XVT ET AU XVH* SIÈCLE 11 LE.

prêter la plus scrupuleuse attention. ni ~toujt)UMles mêmes.L'ASSISTANCE? 'LE ~Nou3~ouvrotlS!nbsorei[lM~etmpusëleyqnsnpscœut's. LE PRESIDENT Chantons un hymne sur la nature et l'Universel. LE LE~PKÉSIBENT~ L Les lois imaginées ne sont~ni. forme.qui commence! par!Ces mots~: 7~t~MM!en~ o~fat' !e~ fecta. J . ni universelles.oils très chers Frëres.M LES PRËCCRSBCRS BB LÀ FRANC-MAÇONNERIE L'ASSISTANCE De lui est ne tout être. si ce n'est à ceux-là seuls qui les interprètent. l'Universel anime. L'ASSISTANCE Si la contemplation de la nature est agréable.. L'ASSISTANCE Pour bien vivre. retournent O~a~lement et périssent. ~oorott. L'ASSISTANCE Et il n'y a d'utile que ce qui est louable. la vertu suffit seule et devient a elle-même une ample récompense.]~. ~U L'ASSISTANCE Elles ne sont donc utiles qu'a très peu. ° °! IjE'!pRESIDENT~ [Il!)it )e pass~ge~si~connu!de' la) Ji~MM! de. nourrit. }'<tMo. ~L /e~.orëe~outes choses) il ensevelit et reçoit en soi toutes choses déboutes choses il est le père c'est~enjlui que toutes choses. le sont &per- . cela seul est bien. LE PRESIDENT 'fainteiiaiit il faut lire distinctement le Canoiz .'ni jamais efficaces. PRESIDENT Ce qui est honnête.pM!cMOp/M9M<? vous Maintenant faut distinctement C~MOKphiloso-plbiqîte et ~. très utile en est la science c'est pourquoi nous sommes attentifs. Si~eeronsur la toi nature!Ie. ouplut&tellesne sonne. et tout être retournera ensuite &lui. LE PRESIDENT L'ASSISTANCE ET Quef qu'il soit. car il est pour toutes choses le principe et la un. C'est par cotte loi que nous voulons être régis et gouvernés ef'non point par les mensongères et superstitieuses~ nctions des hommes. qui sortent fie lui. y devez. claires. nous réNeehirons et jugerons.

d'autre~ àà. « de l'Académie qui est à Paris. concluant que s'il faut propager la religion. ni de l'Académie royale de Lphdrës~ni ~Je:ne parle. !prmcipaleineht~ «! et même. nous le verrons. bien entendu. E' 1. . L'ASSISTANCE Chacun doit en être content.) Chacune de ces indicattons oit être retenue . (Il lit un passage du r<-<MMde la Divinalion.T demandé si ces cèreinonies bizarres et ces réunions ont existé réellement ou bien sont des conceptions dp ~'imagination de Toland.~42. l"~ « membres de:cette~ociétè:se~trouvent On s'est Amsterdam. ni il~ne meurt en sécurité vivant! et mort. mais non les négliger pour les autres.Venise. il est. rien non plus ne nous concernera après la mort.4.Remet' Mais le plus K~grand~hombre~est à:Londres.. Le jfaM~/ié~MeoM lui-même les présente comme chose parfaitement réelle. 1. » (P.')' Et il ajoute. membres de cétte société se trôuvent à Paris. Toland dévoile la tactique qui va être adop- . Il y est dit en propres termes « Beaucoup de 1. ou Cicéron s'élève contre la superstition.: dans la cour !de. 1.~ <~dans toutes les villes hollandaises. qui est conforme à ta connaissance de la nature. ainsi la mort sera le terme.! pour'mieux précisera 1. L'ASSISTANCE Commerien ne nous a concernés avant la naissance.. LE PRESIDENT L'opinion seule et la coutume exigent une pompe funèbre et des funérailles.autres indices..i 1.) L'ASSISTANCE Le superstitieux ne veille n~ne dort tranquiiie ni il ne vit heureux. h '.11. 1-a Parts. 1.. dut-on~ s'en étonner. en connr-: d mentla vérité. il devient la proie desprestolefs LE PRÉSIDENT La durée de vie que la nature accorde à chacun. A la fin de son livre.U XVIe ET AU XVif SIÈCLE 13 LE PRÉSIDENT Cependant. prêtez l'oreille.. LE PRÉSIDENT Comme la naissance a été pour nous le commencement de toutes choses. nécessaire de déraciner la superstition. I. L'ASSISTANCE jll faut~donpies mépriser pour. nous.

aux Philosophes d'avoir « une doctrine double. sont les loges maçonniques.) Les sodalités MCM~tfM de Londres. de SehwaibMh d e 3. le déisme et le panthéisme se coudoient et se confondent constamment. comme le grand architecte de l'Univers l'est aujourd'hui chez certaines fractions de la Maçonnerie. une autre dans les discours publics et dans la vie « extérieure. d~ (2* 1867) D d 2. constituaient autant de foyers d'antiehristianisme. Surtesrelations e To)and d avecla franc-maçonnerie. lesrituelsontété modi&ég l dans leurforme lesharmoniser lelangage avec duPositivismeduNaturalisme. sousle couvert d'une profonde hypocrisie. qui venaient précisément d'affirmer leur existence. dit-il. une qu'ils accommodent aux dogmes vulgai« rement reçus et une entre eux esotérique.14 LES PRÉCURSEURS DE LA FRANO-MA. Qu'on n'objecte pas une prétendue opposition entre le panthéisme de Toland et le tM~'sMe qu'elles affectent. K Usont donc raison d'avoir une chose dans la pensée et les entre« tiens privés. » (PP. il y avait doncsur tousles points de l'Europedes groupes qui. qui a le plus conservé la physionomie du XVIIIe siècle. C'est là qu'il faut chercher la t.r~. eisïnus. car autrement le mcnstre de la superstition les dévorerait. On n'a qu'a relire dans le tome 1de l'ouvrage du Père Deschamps nombreux extraits (Liv.H{f<M)M:Km Btmd&Mc~ ~f~meutT'e~t édit.Leipzig. Depuisors. il n'a d'autre signification que de nier la Trinité etia Révélation. et de poser en thèse la liberté de penser absoluepour tout homme C'est une concession aux habitudes intellectuelles des adeptes. Ce déisme est purement négatif. sans que les meneurs de la secte y attachent aucune importance 2. Actuellement encore. Mais ils font très sage« ment. I.au moins n Franceet en Allemagne. dans les rituels du rite Ecossais ancien accepté. et pour . Voyez surlevraicaractèreesconstitutions de1733 la grande anglaise de loge desHëertt~s. ET SPINOZA LA NOVAATLANTIS EBACON. les Doctrines de la Franc M<:poKMe~'e)les des rituels maçonniques du XVIII' siècle et de la première moitié de ce sièole-oi et l'on sera frappé d'y retrouver non seulement les mêmes doctrines mais mêmedes phrases entières du PcMMiétsttCOM V. V. Vo. 75 à 80. siège principal de la secte. D Dès cette époque.desarticles remarquables et Leur identité vecla doctrine a f&rt dufrère dansla BeMhath! LeipzigejuiiietiMB.lesdeuxvérités fondamentales du Christianisme.ÇONNERIB tée dans les loges « On reproche.

La vie de certains personnages qui parcourent le monde et trouvent partout des amis. en Suisse tout cela sont des faits assez extraordinaires et donnent à penser que d'autres forces étaient en jeu et travaillaient avec lui L'un des écrits les plus impies de Toland. Nous reviendrons un peu plus loin sur l'influence d'un anabaptiste. femmede l'électeur de Brandebourg. alors le centre de la libre pensée. Des circonstances accidentelles déterminèrent seules l'entrée des hommes qui voulaient détruire le christianisme dans les cadres de cette antique organisation. Cette princesse avait accueilli l'athée anglais avec grande faveur dans plusieurs voyages 1. sa situation et sa valeur littéraire. On remarque que ses doctrines philosophiques et politiques sont celles que les loges ont propagées dans le siècle suivant. malgré son athéisme notoire. en France. Son influence a été hors de toute proportion avec son origine.parut un homme dont l'activité comme écrivain et la fortune philosophique sont également remarquables. où il prend la défense de Spinoza (1704). des protecteurs. en Allemagne. ses Lettres à Serena. qui se convertit au protestantisme. le zèle avec lequel ses amis firent circuler son Tractatus ~eo~o~'co-poM~'cM. Non moins important et bien plus célèbre est Spinoza. Le Père Deschamps fait ressortir ainsi l'importance de son rôle « Au milieu du XVIIesiècle (1683-1677). sont adressées à la princesse Sophie-Charlotte.malgré la prohibition des États généraux de Hollande. 329. . ne peut s'expliquer que par l'existence et la correspondance de ces groupes. p.AU XVI' ET AU XVII" SIÈCLE 15 véritable origine de la franc-maçonnerie moderne car ses rapports avec la corporation des /h?e masons sont purement extérieurs. en Allemagne et en Angleterre. S s e t. et le répandirent sous de faux titres en Angleterre. qui a semé les germes à Venise. puisé dans certaines écoles rabbiniques. Amos Comenius. Baruch ou Benedict Spinoza. des principes dont l'organisation de 1717 allait assurer la propagation et qui a fini sa carrière à Amsterdam. la protection que l'électeur palatin CharlesLouis lui assura en lui confiant une chaire de philosophie à Heidelberg. mais infiltra dans tout le XYII° siècle son panthéisme. bientôt roi de Prusse sous le nom de Frédéric 1er. ce fils d'un Juif portugais. ~-es ociétésecrètest la Soc:~(6cédition). Spinoza était-il membre de quelque association secrète ? Nous n'avons pu en trouver jusqu'à présent la preuve directe mais les appuis qu'il rencontra dans toutes les circonstances desa vie.

Leipzig.imagine dans ce livreune île de Bensalemet unesociété secrète.DE LA FRANC-MAÇONNERIE qu'il fit en Hanovre en 1700. p.p. à l'époque précisément où Bacon écrivait. Quoi qu'il en soit. aurait reçu. (Leipzig . 213. Findel. Paris). à Nuremberg. qui repréi..PRÉCORSBCRS. A quelle époque remontaient . Saint-Yves la . il est vrai.dit-il. Nous ferons seulement remarquer l'autorité particulière sur ce point de Findel. de 1621à 1623. L'ancien roi et législateur en même temps ne veut pas que les secrets de cette île soientlivrés aux étrangers. fameuse a.V.Les membresdu collègetrouventdans la mer un coffrede bois de cèdre duquelsort uue tige de palmier verdoyanteet dans laquellesont trouvés les livres bibliques. qui eût une action si considérable dans la constitution de laMaçonnerie. 1877-1882).MMMM Jift/'s(1883. Les membresdu collège. s'appellent/'r<~es3. Faut-il voir dans les descriptions de Bacon des allusions positives qui ne pouvaient être comprises que des seuls initiés ou bien seulement une fantaisie littéraire dans le goût du temps. une initiation qui modifia profondément ses idées x. s'il faut en croire un écrivain fort versé dans l'histoire des sciences occultes. La cour de Hajqpvre fut imbue de ses principes. HenneamRynn~yemeftt6jffM!tMt'<spcMcht6. Geschichte FretMMt{]'eyet édit. par sesdepoTtements. 3. L'île de Bensalem sera.i8 LES . OnsaitqueFrédéric TIdut exclusivement m etintellectuelle saformation orale à sa mèreSophie-DorothéeHanovre. ~26. présentée et décrite comme une terre d'asiledansle monde. 1704et 1707. 86f.mais la maisonde Salomonet la composition du collègedessix jours de la créationdoiventdemeurercachées au reste du monde et être seulement révéléesaux inities. V.ces groupes dont nous constatons l'activité dans la seconde moitié du XVIIesiècle ? L'historien contemporain de la franc-maçonnerie. mort en 1626) contient indubitablement des données maçonniques n Bacon. t. filledeGeorges icret de Sophie-Dordthée de de BrmiRch-weig-L\meboupg. ne du craint pas d'avancer que la Nova ~MaM~M chancelier Bacon (né en 1560.aussiOtto p.puisqu'ilfuUe vrai créateur dny~e ecoMC~ Fontenelle. der (4o 1872). qui est un esprit très critique et qui a eu le mérite de débarrasser l'histoire de la maçonnerie de beaucoup de fausses légendes. et une princesse de cette famille fut la mère de Frédéric Ii. commela Cité du M~ de Campanellaoula MoM<M"c7)!'eNo~sMd'Inchofer?Nous des ne pouvons pas trancher la question. des d'Atveydre. se manifeste brusquement dans toute l'Europe la secte des Rose-Croix.

Andréa. dont le titre a. il est vrai. donne les titres de 55 ouvrages sur les Rose-Croix: le premier date de 1609. le probablement que parut. qui ont paru à Venise en <6i2 et ont eu depuis de nombreuses éditions.Freewe~oM~ no du 5 juin 1880. d'esprit fort innocent. pour principal né en 1586.AU XVIe ET AU XVH* SIÈCLE la maçonnerie encore elle a su*et réussit sente dans naliste par un étrange ce courant de nos jours cabaliste à allier 17 que dès son origine à son principe ratio- syncrétisme. f880. Whytehead. ~4 ~~emez'Me ouvrage premier der ~aM~MM. Mais Fauteur se trompa évidemment. n'en aurait La -FotMa Fraternitatis. &'Kent!<'Bt/'o<'mcnM:7KM. séjour visible et invisible en cette ville par la grâce du Très-Haut. qui était l'un par tions réformateurs. ie dernier de 1652 mais sa liste n'est pas complète et M.estleseulécrivainquiparledespubliY catiuns des Rose-Croix à Venise. à 705. dit Whytehead. on trouve salement un chapitre.xvxn. Leur La fameuse relatif aux Rose-Croix. ork. faisons En couvrirent tes murs députes de notre collège principal des frères de la Rose-Croix. formée années faire remonter au moins quoique ans plus haut. i.es<e~M~eM. V. n" 650 Lenglet bufrenoy. les adeptes nuscrites ainsi conçues '< Nous. Nous n'avons pu y découvrir qu'un jeu. le t.-HL 2 . MMf! ~e!M~a< . qui Jung. au tome III de son Histoire de la pMoMpMe hef~tt~Me. pruntons que d'autres aient manifesté l'activité ques années 1622. Nous la connaissons seulement par un extrait assez développé qu'en a donné le . quand il indique comme un ouvrage des Rose-Croix les Rft~MŒ~K dt Parnasso. aussi Ciould. Nous n'avons pu nous procurer sa brochure. des premiers de petits livres mystérieux et c'est à Venise de se manifestait propagande vivement les imaginaqui frappaient en 1613 ou 1613. quelque analogie avec l'~l~ewe~e MKf~eKëra~ye~or~Kït:<Mtdes fffMt. Il ne un citoyen de 1615. La secte mières des Rose-Croix du XVIIe deux cents s'est siècle.:ett WMt. à Casse! en 1614. JSMierMCMMtfMtt. LA CONFRÉRIE DES ROSE-CROIX. Andréa.-il ainsi conçu. était est serait pas impossible. Whytebead y a beaucoup ajouM. écrits de cette plus secte de Paris d'affiches maà qui anciens nous emde quel- ces indications.Re/'o~KsMoM qui fut publiée été qu'une traduction. qui n'est pas sortie des mains des frères.e<-so<~tMtM est stKMtde~Œ 6frecz'œ g <~altri letterati pubblicata di ordine di ~po~o. VI. Dans le tome I". dé Trojano Boccalini. nommé publiée. propagateur. BMtofy of FrMmftMMf~t. eut pour auteur d'Hambourg une traduction en hollandais La même année. Elle eut sinon le pasteur le petit-fils dans les preen Allemagne les adeptes la prétendissent pour Valentin Jacob fondateur. mort en 1654.

pour fe XVII* sa Histoire de !s pht:o1882. V.XKr" ~e~ Prost. par leur moyen. bizarre aux publicité. dans Jea p'aW~M historiques et littéraires publiée? par Fournier. prodiges et particularités t~'ceM~ d'après l'édition de Paris de i623. depuis peu de temps en la ville de P<M'tSj ensemble l'histoire des moeurs. vo). in. causée par ces L'impression moires du temps en ont conservé ou contre avec se multiplièrent mystère. de la Rose-Croix secrets Ce leur destinés était une comme la vie et possesseurs à transmuter du public et où cette sous auprès une Mais où la kabbale personnages ils cachaient dans leur d'un fatras était comme à l'alchimie. renouvelées par leur société. aussi bien que tous les chrétiens.8. et c'est pour cela qu'ils partiaux France membres sur Ils s'adressaient dit Naudé gentilshommes. les blasphémes de l'Orient et de l'Occident. in-12. . Nous enseignons marques et parlons les langues du pays où nous voulons les hommes nos semblables d'erreur et de mort._p. p. sophie her~t6~gM6 occo~-pŒ~Këe d'un catalogue raisonné des eorï'~OtHS de cette science (par ïjengtet Du~renoy). à cette avocats. BMtO!r6 de la philoAuguste Prost. Sur l'importance qu'avaient les arts occultes au XVIe siêde. se présentaient à prolonger facile traitée introduction des ~'7K'~<o~e de la Rose-Croix. ponrle XVH'siècle. dans le plus grand eu recours avaient culièrement Parlements. Paris. les points suivants dis- d'alchimie M Que.18 vers LES PRÉCURSEURS DE LA FRANC-MAÇONNERIE sans être livres ni pour tirer qui se tourne le coeur des Justes. et qu'ils ne reconnaissent que deux sacrede la primitive ments. t. 3 vol. V. à une les plus Naudé simulés époque grands aux affiches la trace parts fut considérable. IX. Jacques I".. des Frères Les frères de merveilleux les métaux. iM9. in-8° ¡ et. le triple diadème du pape sera bientôt réduit en poudre. Effroyables ~(iottOMs faites entre le diable et ZesprefeMdus Invisibles. sa et ses (SMwes~ par ~s fïfts oceM~M ~M . 275. Paris. Examen sur rutCo'~tMe et nouvelle 'ca6a~e des frères de la Rose-Croix ?tCE6t'ttfëj.des desseins doctrine fantasmagorie signalait au milieu secrète profonds. et les feuilles Leur Les volantes mépour faite de toutes en futfavorisée. roi d'Angleterre. c'est-àQu'ils condamnent dire de Mahomet et du Pape. 2. avec les cérémonies Église. pour Les ginité frères de la Rose-Croix comme prétendaient les bienfaiteurs faire profession de vir- et se donnaient de l'humanité. ~s l'Instruction publiée en 1623. Zes SMeKMs et CorMf~ ~~?'~c. 3vol. propagande. et t. coutumes. se livrait assidûment aux pratiques de l'occultisme.et. plus science~ croyaient . la quatrième monarchie de l'empereur des Romains Qu'ils reconnaissent » leur chef. J742. ii6.

Paris. ses articles de la Revue britannique de juin iS8i. Cauchard Herwilly.leurfondateur. Le fameux abbé Trithémius était l'auteur d'un traité <St~aMo~o. celui des cousins charbonniers bons fendeurs d'Artois. de pures allégories. et qu'il présente sous un jour très favorable. p. i22. sous ce titre: Des carbonari ou des Fendeurs charbonniers (Paris. SIÈCLE été qu'une moins de à Paris. Gaulthier disait de ce liv re « qu'on ne savait pas s'il était » les Rose-Croix. affilié. à scavoir s'il y en S intitulé opuscule de la . Dans la préface de ce françaises livre. pour fréries de ce genre Cette opinion le change. L'auteur décrit les cérémonies d'un rite maçonnique.AU XVIe ET AU XVI!' On a soutenu que les Rosé-Croix put dont du se saisir. par Henry et philosophie P. et de février. il représente les C/i~/MM'ccf les contoutes cette un petit MMp<Mf. opinion de Verville foMp/K7e dominicain Valentin dans donner comme fut Andrêa. de manière à donner le change à l'opinion sur les vrais carbonari. 2. Il en serait langage préface Franoesso diter on ne donc des Rose-Croix Beroalde Songe de comme hiéroglyphique de sa traduction Colonna. croit pouvoir trouver la trace d'une secte se servant d'un langage hiéroglyphique dans les livres à figures du XVI* siècle. V. où. d'avril 1884.cherchaàaocrélivre publié en 1612. encore insinuée dans un et très Quels utile ils sont des frères ~l~eW~. il dit que ces écritures servent à transmettre de grands secrets et donnent une grande puissance. II. Un écrivain contemporain. Neuhous maître ttM'eye pour le bien public. pour ou contre fort souvent C'est là une tactique pratiquée depuis par la franc- Mirabeau devait recours y avoir pour dérouter maçonnerie.pM~ vindicata. siècle. A Paris. t. Deschamps. noua citerons encore une brochure publiée en 1822 par le F. l'opinion sur le but poursuivi par les Illuminés ne tient pas devant les témoignages Cette supposition contemponotamment dans l'édition allemande de son livre rains. qui cherchaient à renverser la Restauration. les Sociétés secrètes et la société.Roséë-C~o~ ils ont ~~MM ce nom et mis en luescrit ? D'où leur yeKO?KMtee et à ~MeMe fin ils ont espandu de Danzic. d'Orcet. au moment où Bellart et Marchangy commençaient à poursuivre les carbonari français. dont les éditions latines et les traductions furent fort en vogue au XVI' et au XVII. in ~o. en Noubisch H. l'usage d'une écriture hiéroglyphique au XV" et au XVI" siècle est incontestable. signale la i. mais sans aucun art magique. Comme exemple de cette tactique. 1600. V. en médecine Le P. pratiqué s~us l'Empire. Campanella.MMMM~p~Ma. Sans croire le moins du monde aux restitutions de l'histoire de France que se permet l'ingénieux écrivain. Lhnillier). . MDCXxm. cette parle du 19 grande d'aucun secte dans au la n'avaient au car mystification. de Monarelzia /tM~MM!'ea <MscM~tM (publiée en 1623). sieur de Verville. M. -La tableau des riches muejmoMs coM~grt <~ voile de feintes amoureuses qui sont représentées dans le songe de Po~F/ty'~ par Beroalde.

liv. et mourut a Grenoble en 1636. ~:fo eafMm eKM rei veritate co!t!)S)M9itMa.Dans la langue du a XV]!' ti~de. fuyant soigneusement d'estre descouverts.Pf<pM et a'M<tgM~Mt~~ rapport des vieilles /t~~s<e~ papes. etc. qui parut à Lyon en 1609. comme poursuivant systématiquement bouleversement de la société (p. . D. Qu'un chascun des frères soit tenu de comparaître tous tes ans <. Il s'exprime ainsi à leur sujet dans ses mémoires à l'année 1624 < Quasi en même temps. tome p. il parle ainsi des Rosé-Croix < C'est une secte secrète. qui a pour titre: r/Mm~ aurea ~oe est <!e ~e~e&tM /7'e6ter)tttaMs R. qui commencèrent en n Aitemagne. Mais voici qui est décisif. LA. on commença à découvrir une autre compagnie appelée les Rose-Cfoix et les Invisibles. dont parle Richelieu. C. Au second chapitre de ce livre. b mot d'tmpet'tMMtMMun tout autre sens qu'aujourd'hui. Gautier. a été suivie de beaucoup d'autres. les CoMcHes. La Il. Aztthore Mieltaele Jf<:M~o MKFe!sKs Co)ts:st. est un savant jésuite qui naquit à Annonay.édit. XIV.).-C. en France. CoMtts Af. de laquelle on n'est pas bien informé en particulier. des perverses opinions desquelles le P. avait pris les Rose-Croixau sérieux. C. Miehaud.in fine.30 LES PRÉCURSEURS DE LA. 'TftMtctMS. Dans une des dernières. L'ouvrage qui a fait sa réTable c/~OMO~o~Ma de putation est un colossal in-folio intitulé de J. A cette cabale se rapporte un livret que j'ai veu imprimé à Francfort Fan 16iS. La III. auxquels j'aime mieux me remettre que de parler ici de n leurs impertinences Le P.. 286.PREMIÈRE Que personne d'iceux. qui n'était assurément pas homme à s'en laisser imposer. ne ferait autre profession que de guérir les maladies et ce gratuitement. jusqu'à l'estat du CMsMOK'M'SMedepuis M naissance <'6[NM~e MDC')~777j contenant en t!otMe colonnes les . Mèmoires. parce que telt~s gens sèment en cachette tour venin.ttttKt~s ~M&!<cttet pripata Kee non caM~a: !!?e6~a~:<! e!)0!ctMtttH' et t!eHtOKstr~Ktt6f. en latin Gualterius). sont couchées six ioix de cette fraternité R. La première de la ~~<eM(!Me ~ë/O~M!a'<:OM. Gautier et plusieurs n autres ont écrit. 357 et suiv. qui court depuis quelques aanëes par l'Allemagne. (ou mieux Jacques Gaulthier. Richelieu. en 1560. aux modernes édition. Que personne ne doit étre oontrainot pour estre entré à la Fraternité d'user d'un certain genre d'habit ains s'accomoder à la coustume du pays. celle de 1626. où l'infatigable auteur fesait sans cesse des additions. FRANC-MAÇONNERIE le confrérie des Rosé-Croix. en faisant voyage.

AU XVIe ET AU XVI!~ SIÈCLE

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au jour C au lieu du S. Esprit ou déclarer par lettres les causesde son absence. La IV. Qu'un chascun des frères doit eslire une personne propre et idoine pour luy succéder après sa mort. La V. Que le mot R.-C. leur serve comme de mot du guet, de charadde ou sceau. La VI. Que cette Fraternité doit être célée durant cent ans. Le P. Gaulthier poursuit l'analyse de ce manifeste. Après avoir qu'ils prétendent, il cite reproduit leurs allégations sur l'antiquité ce passage-ci: Que ces frères de R. C. n'ont ny espérance ni intention de faire aucune réformation au monde, en la religion, en la conversion des Juifs, en la police, etc., que quelques arts ont reçu la réformation nécessaire durant ce dernier siècle en Allemagne par Erasme de Rotterdam, Luther, Philippe Melanchton, Paracelse, Tico-Bralie, etc., que le pape de Rome est un tyran au faict de la Religion et de l'Estat. Tous ces propos, partie énigmatiques, partie téméraires, partie hérétiques, partie suspects de magie, nous donnent occasion de conjecturer que cette prétendue fraternité n'est pas si ancienne qu'elle se fait, ains que c'est un rejeton du Luthéranisme mélangé par Satan d'empirisme et de magie pour mieux decevoir los esprits volages et curieux. Un écrivain du temps, Neuhous de Dantzick, fait remarquer que les membres de la confrérie des Rose-Croix n'avaient de fréquentation qu'avec les Sociniens et les Anabaptistes'. Qu'y avait-il de plus dissemblable en apparence que des kabbalistes comme les RoseCroix et les rationalistes extrêmes de la Réforme ? Mais cette fantasmagorie d'alchimie et de Kabbale n'était qu'un masque sous le couvert duquel se ralliaient les ennemis du christianisme, qui voulaient aller jusqu'au bout. La propagande des frères de la Rose-Croix en France ne réussit pas et les adeptes durent promptement quitter le pays, car la monarchie et l'Eglise étaient trop bien unies, les idées chrétiennes étaient trop .profondément enracinées dans la nation pour qu'ils d'entre pussent impunément y demeurer longtemps. Quelques-uns eux furent saisis et emprisonnés a Matines. Un certain Adam Hafut condamné aux galères elles sectaires, préludant à la zelmeier 1. Avertissement pieux et très Mt~sdes ~èrgs de la Rose-Croix. Paris, 1623~ p. «.

2~

LES PRËCURSECRS DE LA FRANC-MAÇONNERIE

tactique des philosophes duX'VIIl" siècle, le présentèrent comme une victime des jésuites Hfaut peut-être rattacher aux Rosé-Croix la société secrète fondée en Italie par le Romain Joseph-François Borri (1617-1685), qui se prétendait inspiré par le ciel pour réformer le monde, rétablir la pureté dans là foi et dans les moeurs, réunir tous les hommes dans une seule religion. A des vues mystiques sur le culte des anges, il mêlait les pratiques de l'alchimie. Chassé de Rome par Alexandre VIII, il se réfugia à Milan où il fit des prosélytes. Comme il cherchait à soulever le peuple contre les Espagnols, il fut condamné par contumace au bûcher et s'enfuit à Strasbourg, d'où il put gagner Amsterdam. Là il fut accueilli comme une victime de l'Inquisition. C'était déjà une position sociale. On le trouve plus tard en Suède, en Danemarck, en Moravie, en Hongrie où il conspirait contre l'em2. pereur qui le livra au saint Office'. En Angleterre où le protestantisme avait de longue date ébranlé la foi chrétienne, le terrain était mieux préparé pour leur propagande. Le principal adepte fut le médecin et alchimiste Robert Fludd, (1574-1637)plus connu sous le nom latinisé d'A.Fluctibus, qui publia en 1616une édition anglaise de la .FaMM/ote/'M:~a~'s. Le père de l'antiquaire Elias Ashmole fut aussi l'un des plus fervents adeptes. Celui-ci,nous l'avons déjàdit.en mêmetemps qu'ilcontinuait la tradition paternelle et s'occupait des sciences occultes, se fit recevoir franc-maçon en 1646et recueillit une foule de documents sur la maçonnerie qui furent utilisés pour la constitution de la grande loge' d'Angleterre en 1717 Voilà le point de jonction établi entre la nouvelle société qui se forme alors sous le vieux nom des franc-maçons et les sectaires qui depuis un siècle se perpétuaient à travers l'Europe. Le livre si curieux du Philaletes <?teLong livers dédié en 1720 au grand maître, maître et gardiens et frères des loges de Londres indique fort bien dans sa préface qu'il existait au-dessus des trois grades traditionnels, empruntés aux free-masons, une !KMMMMa<OK et une hiérarchie dont il ne révèle pas la nature~ Le langage ?? curieuse esbeauxespritsde ce tempsParis, 623, d i. P. Garasse, Doctrme ( 1 in-4').Liv.Y.SectMni4. 2. Cantu, tstotfedesJt~'e~ t. IX,pp. 256-258 ~'SKçeE~e). B (~e[fï. 3. V.NLcoUn, Essaisurlescrimes aux 1782, M~Mfes rem~M~s, .BoM'c~MCî'a~M'Mi B.Whytehead, f880,~eFfMttiMonu6juiniMO labiographie t d et d'AshYork, byT. la .Bî'o~ro~M! Brittanica. mole dana

AU XVI" ET AU XVIIe SIÈCLE

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qu'il emploie est tout à fait celui de l'alchimie et des Rose-Croix. Les historiens les plus autorisés, Mackay, Whytehead, Yarker, sont unanimes sur ce point. Comment n'être pas frappé de voir en 1616Michaë) Maier, l'auteur de la T/teMM's aurea, dire que la fraternité des Rose-Croix doit demeurer cachée pendant cent ans et en 1717,juste à la date séculaire Bxée à l'avance, la société des franc-maçons s'affirmer par un acte public et commencer sa propagande dans le monde ? On a déjà remarqué dans le fa~~e~coM de Toland que la Hollande et Veniseétaient signalées comme des centres de la secte. C'est à Venise qu'en 1612 est publié probablement le premier livre des Rose-Croix. D'après le témoignage d'un contemporain, l'Allemand Urf (Lud. Conrad. Orvius), il existait, en 1622, à LaHaye, une loge de Rosé-Croix appartenant aux hautes classes de la société. Ils assuraient avoir des groupes correspondants à Amsterdam, Nuremberg, Dantzick, Erfurth, Mantoue et Venise. « Ils portaient en public, dit Orvius, un petit cordon noir; mais, dans leurs assemblées, ils étaient revêtus d'un grand cordon bleu, auquel était suspendue une croix d'or surmontée d'une rose. » Orvius a consigné ces détails dans la préface de l'ouvrage de Montani, P~MC~M de la science hermétique, avec une naïveté bien propre à donner du poids à son récit. Il raconte qu'il a fait force voyages pour l'amour de ces gens-la et y a dépensé un patrimoine considérable que, tandis que lui-même vivait misérablement, eux menaient à la Haye une vie somptueuse dans des palais magnifiques. Il dit encore que lui Orvius, ayant découvert un livre où l'on trouvait leurs prétendus secrets et fort au delà, ils brûlèrent l'ouvrage et le maltraitèrent Uncritique allemand,Schiffmann, a cherché à déterminer l'époque de l'introduction des hauts grades dans la maçonnerie française et allemande. Il recule cette époque jusque vers 1750, peut-être sans raisons suffisantes, au moins en ce qui touche l'Angleterre, mais il en attribue l'invention à un groupe de Rose-Croix, qui aurait existé encore en ce temps-là en Hollande et en Allemagne et aurait pénétré dans les loges maçonniques créées dans ces pays par des Anglais 4.Nousn'avonspunous procurer et ouvrage. détail que nous citonsau c Les texte sontextraitsdesDocuments de François Favre(Paris J866) mctco~tMgMM de Goutd,. Ht, p. 94. t p. xxxi,et de r.Sï~[Ot~ ojf~'eeMtfMott~ 2. DieEttMtehtt~ Rittergrade ft~Fretmctttfere: der in umdiemittedesXf7.H Tahrhunderts,par C!.A. Schiffmann (Leipzig, H3~iR-9°), . Sf et i6h Nousça p

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LES PRECURSEURS DE LA FRANC-MAçoNNERIE

Nous publions en appendice, à la fin de ce travail, un manuscrit de la fin du XVIII' siècle sur les Rose-Croix, qui contient des indications assez curieuses sur l'activité de cette secte pendant le XVII" et le XVIII'siècle.

VII.

LES ATHÉISTES DE TonLOTJSE.

les RoséNous l'avons dit, la fantasmagorie dont s'entouraient Croix était un voile dont ils couvraient leurs desseins, absolument comme les opérations magiques de Cagliostro, un des plus actifs agents du grand complot maçonnique dont l'explosion eut lieu en 1789, servaient à dissimuler son action réelle aux ministres de Louis XVI aveuglés ou complices de la secte Liés ou non avec eux, on trouve à la même époque d'autres adeptes appliqués à propager, dès le commencement du XVIIe siècle, les principes quiseront plus tard ceux des hautsgrades maçonniques. Ecoutons encore ici le P. Gaulthier De Lucilius et autres MO!tt)ea:Ma: A<MM<es )1 estait Italien de naavoir enseigné l'athéisme en divers endroits de France, tion, lequel, après s'estant retiré à Tolose, il fut enfin convaincu par la déposition de quelques gens d'honneur, qui ne peurent souffrir ses blasphèmes, et condamné à la mort par la diligence de Monsieur de Mazuyer, premier président au Parlement de Tolose. Aucuns de ses adhérentsie voulurent excuser et rejeter ses maximes impies sur la philosophie, qui luy servait de prétexte mais son impiété fut péremptoirement descouverte, quand il lui fut ordonné de faire amendehonorable. Car alors commandé de demander pardon à Dieu, au Roy et à la Justice, il respondit Quant à Dieu, je n'en crois point gtt<Mttatt Roy, je ne !'<Mjamais o~MMe et, gMCHtt<t la Justice, que les Diables, s~ cm a, ~'empoffeKf. Après ilajousta qu'on n'avançait guères de le faire mourir, d'austant qu'ils étaient douze en

regardonspas du tout commefondéela thèse de cet auteur, qui voit dans l'introduction deshauts grades une réaction aristocratique contre les tendances démocratiques des loges symboliques.Beaucoupde grands seigneurs purent se laisser prendre à cet appât mais il y avait parmi les membres de ces hauts grades des gens de toutesles conditions.Commele dit Louis Blanc, leur objetfut de développer la doctrinemaçonnique d'en tirer tesdernièresconséquences olitiqueset sociales. et p i..Nous ne prétendons nullementnier la réalité decertains phénomènessupranaturels provoquéspar Cagliostroet semblablesà ceux du spiritisme. Us sont mentionnés dans la très curieuse Corf~poK~ŒMCe inédite de S. C. de Saint-Martin MMlebaron de KM'cMefyc;publiéepar L. Schauer(in-8°.Paris, Dentu,MM).Mais était un des agents, nes'en avançaitque mieuxau milieu le complot,dont Cagliostro de l'engouementcausé par ces prestiges.

V. v. qui s'estaient espanchés par l'Europe pour enseigner la mêmedoctrine. On appelait Z~M~ une secte de libres peM~M~qui s'était forméeen Flandre vers 1537. en on l'a vu dans ce que nous avons dit de Spinoza. f<'<'M!~)!'e~. V. M. contre la Vierge-Mère et contre les Saints. comme nous VIII. Non seulement c'est en Angleterre que la maçonnerie s'est cons- i. Caspar. et tend à réaliser de nos jours dans l'ordre économique. les principes que le Protestantisme a d'abord posés dans l'ordre religieux. Rose-Croix. h. partie par la poursuite qui fat faite contre teife ~peste par Monsieur Je procureur gé). . Un écrivain franc-maçon fort perspicace a dit que le protestantisme était la moitié de la maçonnerie. Pluquet. des L(tt!tt~!m~Mfeat)'tMt)tin. Athéistes et Libertins.V. Cela revient à dire que la franc-maçonnerie a appliqué dans l'ordre politique.p. dy-je. Le P. comprirent que la situation devenait pour eux trop dangereuse.3i7. aussi Amos Comenius.à Paris. l'allons voir. partie par les livres. à Rouen.a ]a faveur de la prédicationdu protestantisme. descouverts en France principalement l'an 1623. aussi sur ces athéistes l'ouvrage cite plus haut du P. Ils semblent avoir abandonné la France jusqu'à la fin du et de règne de Louis XIV mais la propagande d'antichristianisme naturalisme n'en continua pas moins en Allemagne. quand il parlait d'MMbruit sourd Cette propagande avait commencé. La Angleterre pénétration de Bossuet ne s'y trompait pas. Garasse. LA PROPAGANDE ANTISOCIALEET ANTMHEÉTIENNE AU XVIe SIÈCLE. Gaulthier ajoute quelques lignes plus bas « Lisez ce qu'a écrit des athéistes et esprits curieux de ce temps. en son Threaor de l'histoire de Kos<e <6Htp~ descouverts. et qui s'était répandue à Genève. » Ceci se passait le 19 février 1619. en Hollande. discours et poésies satyriques et mesdisantes. ZKMeotMttMre hérésies. qui persuadaient l'athéisme à la noblesse française et contenaient des exécrables impiétés contre la divine Majesté.AD XVA ET AU XVII" SIÈCLE 25 nombre sortis de Naples. dès le siècle précèdent. néral de la Cour au parlement de Paris Quand Richelieu fut arrivé au pouvoir.

Au milieu des convoitises à l'endroit des biens du clergé que les prédicants de la Réforme suscitaient chez les princes. . Illuminés. de Villers.in-i2.EyCMMy MMfï der . et de la révolte contre le joug disciplinaire de l'Eglise. Or. qu'elle poursuit avant tout de sa haine.i803. l'autre de M.26 LES PRÉCURSEURS DE LA FRANC-MAÇONNERIE tituée sous sa forme moderne. Elle est relatée dans l'Essai sur l'esprit et ~M/:MeMce la Réformation de <!e~M(7t~. une tradition ancienne et fort vraisemblable fait remonter l'origine de la secte aux premiers temps du protestantisme. que des sociétés secrètes existaient avant les réformateurs et que c'est sous cette forme que les restes des WikIeËstes s'étaient perpétués en Angleterre et en Ecosse. qui allaient droit aux conséquences extrêmes des principes i. Au début.B~TtttctFrctmaM~i804. plus tard aux États-Unis. parmi les sectateurs de la Réforme. ouvrage qui remporta le prix de l'Institut en l'an IX Il est plus que probable. de Villers ajoute que la franc-maçonnerie s'est formée en Saxe. Mystiques. ceux desHussites en Bohême. qu'elle a eu toujours. Buhle. ce sont les États catholiques. e U d d Leipzigt Francfort. monarchies et républiques. et les plus anciens statuts en excluent les catholiques. la noblesseet les riches bourgeoisiesurbaines. que le signe de détresse était destiné à leur permettre de se reconnaître et de s'épargner. eber en Urspritngund die Schickfale er Off~Mt~Nosett. en t717 mais c'est en Hollande. les protestants pouvaient seuls faire partie des loges. ceux des Albigeoisen France. il y avait des esprits logiques et passionnés à la fois. de Murr » a Les études récentes sur le XVI' siècle rendent cette opinion de plus en plus vraisemblable. Francs-Maçons. Nousavons sousles yeuxla K°édition à publiée Parisen i8M. Rose-Croix. Ordens der In-So. 2. non par son théâtre d'opérations.« Ces conjectures sur l'origine des francs-maçons setrouventdéveloppéestrès savamment dans deux ouvrages allemands. Eph von Murr E/e&gr M~rfM Ursprunq der Rosen die .un vol. où il en soit fait mention avant 1610. l'un de M. quand ils étaient engagés dans des armées opposées.Buhle. dans l'Allemagne du Nord. dit l'auteur dans le chapitre~intitulé Sociétés secrètes.FygMMŒM~' nebstet~eGeschichte Tempelherrenordens. mais ce que nous pourrions appeler ses centres de formation et ses places de retraite. »M. par Ch. Toutefois l'auteur reconnaît que l'on n'a pas retrouvé de titres irrévocablement à l'abri de la critique.

AU XVI" ET AU XV! SIÈCLE s? posés et voulaient nettement la destruction du christianisme positif et le changement de tout l'ordre social. eschichte (!etttMhm G t.p. à Edimbourg [Genève]. Aux lecteurs français qui ne pourraient pas suivre cette hisd toire dans le grand ouvrage du D'' Janssen G'McMc/!<e es deutschen M~ ~'oC<M dem Ausgange des Af~/aM~ (t. 6BS. Mais n'est-il pas frappant de voir qu'ils donnent commesignes de reconnaissance à leurs coreligionnaires les emblèmes qui devaient être ceux des jacobins ? Les pamphlétaires calvinistes de la secondemoitié du XVI' siècle ont le ton. HL. et qui plus tard couvrirent de leurs sociétés secrètes l'Allemagne. Quant à leurs procédés. III). composépar . nous recommandons les deux volumes de M. II et t. Cet opuscule est de Théodore de Bèze ou de Barnaud. signale précisément l'emploi qu'ils faisaient des conventicules secrets. Tel est entre autres un libelle intitulé Le Réveille matin des Français et de leurs <?û:M'ns. En 1553. Alexandre Weill. Janssen.EMse&e PM~e~/te Cosmopolite en forme de dialogues. Bodin. lorsque les princes protestants firent appel à l'alliance française. et qu'a leur demande Henri II envahit la Lorraine. II soutient la thèse de la souveraineté du peuple dans ce qu'elle a de plus absolu.2 parties en un volume in-8°. V. l'Angleterre. Volhes. Les Français n'étaient pour rien dans le choix de ces étranges emblèmes. Il engage la reine Elisabeth à se défaire de Marie Stuart. pour préparer la grande insurrection de Lubeck et de Munster en 1534 1535. Les émissaires de l'électeur Maurice de Saxe avaient été seuls à rédiger ce manifeste. Ces deux ouvrages montrent que les Anabaptistes avaient dès lors tous les principes religieux et civils de la Maçonnerie. qui se mêlèrent si perfidement à l'insurrection des paysans de Souabe. de l'imprimerie de Jacques James. ~574. la Hollande. l'armée de ce prince répandit sur son passage un manifeste imprimé en allemand. et exhorte les Français à des f. les idées et les expressions propres aux plus violents écrivains des années qui ont précédé la Révolution. Histoire de la grande Guerre des paysans et Histoire de la Guerre des Anabaptistes écrits d'après les documents du temps et dans un esprit tout à fait favorable à ces sectaires. dans lequel elle était présentée comme venant rendre la liberté aux peuples de la Germanie et en tête duquel on voyait le mot de liberté en exergue et un bonnet entre deuxpoignards'. dans les Six ~M de la République. Tels étaient les Anabaptistes. .

V. MMothèc[ue de GuiMuaU)conformément à la tradition.S8 LES PRÉCURSEURS DE LA FRANC-MAÇONNERIE se mettre en république et à tuer leur roi (p: 142). les faits que i. On reconnaît les lettres de ministres de la West-FIandre à 'e<. Philalethie. la fondation de la franc-maçonnerie à Cologne en 1535. » Nous avons reproduit la Charte de Cologne dans les récentes éditions de l'ouvrage les Sociétés sec~<es et la société. Comment ne pas croire à la transmission d'une organisation réelle comme à celle des doctrines ? et les Gueux.Met'e apposée sur leur cachet (archives de l'Église réformée flamande à Londres. BruxeUes. attribue aux apôtres de la Réforme la fondation des rites secrets de la franc-maçonnerie M. Les hommes. dans le dertirées de leurs correspondances nier tiers du XVIe siècle. à Venise. lui-même. par des citations nombreuses et de leurs discours. Les premières loges auraient été établies a Edimbourg. Les Huguenotset les gM<!M!. dit-il. c'est le nom pris par le pamphlétaire Philadelphe c(MMMpoK<e. s'échangent entre les ministres qui sont en Flandre et ceux qui dirigent les communautés de réfugies flamands établies Londres. à Melanchton et à Jacques Utenhove. Kervyn de Lettenhove l'a montré. Kervyn de Lettenhove ajoute en note: « Un document d'une authenticité fort douteuse attribue à Coligny. perdent' leur liberté parce qu'ils ne savent pas la défendre. à Ipswich. qui eût été gouvernée par les consistoires. 430-43i. à Maidstone. à Gand. pp. Elle est aujourd'hui généralement regardée comme apocryphe. 8M. les Huguenots M. le Politique. qui. et il déplore que le peuple français ne sente pas son mal Les personnages de ces dialogues portent les noms d'Alithie. Mais ce qui est particulièrement l'Historiographe. D'autres correspondances. En le laissant complètement de côté. Il relate un fait bien caractéristique. à Madrid. d't-il.t. Mais des découvertes ultérieures pourraient changer l'opinion dominante sur ce document.Ce seront les titres d:McM/~ des principales loges du XVIIIe siècle. le significatif. les ministres calvinistes soutenaient les principes de l'égalité sociale et de la souveraineté populaire les l'établissement d'une république féplus avancés et poursuivaient dérative dans toute l'Europe. sans remonter plus haut. Dans son magistral ouvrage. 1 .

R. aris.oMrn<~ manuscrit d'Mjtsire de Cott&er~î~ publiépar i'abbéToUemer.AU XVIe ET AU XVU" SIÈCLE 29 nous rapprochons dans cette étude constituent un ensemble d'indices très sérieux de nature à faire attribuer aux premiers réformateurs au moins l'organisation sinon la création de la franc-maçonnerie. entre eux avec le dessein dede groupes secrets et communiquant renverser à fond la société chrétienne. tel est hM~ttSKOf. comme nous parlions de la reUigion et des oppinions qui sont aujourd'hui entre les hommes en grande controversie et contradiction.. ~'&~MM et autres semblables monstres » ') réclame contre eux une répression C'est d'autant plus significatif qu'en même temps la noénergique blesse de Touraine demande la liberté du culte pour les réformés.in-8*. dans le JbM~M~ d'un ~eMMHtoMMe(!M Co<eM<M. <H"~M. i68.Beaoit~AnBWiB. Jehan MEt. en 1578. de GoM&<?~He. 3. on fera MM~DM:{ ne /tM~!te)tot. Plus tard. il raconte comment il cheminait France. 747. in-f2. curé de Saint-Eustache à Paris. p. avancé dans les idées nouvelles: avec un tabellion. ravager et meigner on meignoner tout ce qu'il y a de fond soit en l'Eglise ou en la sécularité et temporalité. s'il faut ainsi parler Le clairvoyant curé de Paris voyait où allait la secte.p..s (c'est-à-dire les sociniens). Des États généraux et autres assembléesKettOK~M. i789. en 1560. <!tM&a~M<a. signale le travail souterrain des athéistes qui « voudraient bien piller. ne se souciant s'il vient de Dieu » ou du diable.2'é<jtt. se plaignant de la « propagande que faisaient les ff~gM~. P . qui ne sera Ke~apt's~ te! plus M)!~ tel est papiste. G. Mm~y. et le brave gentilhomme campagnard de Normandie avait exactement retenu sa formule. 1880. i. -Dfl'institution et abus survenu es co~rcnf!es populaires. parR. ledict France dit par ses propres mots Qui m'en croyra. qui se faisait a laissé un écho caractéristique sous le couvert du protestantisme. MM~ h{Htet':e!t~ tMt~/tel est hérétique. La Haye t XI. affin qu'on nedye tout MOMceatt. Le cahier de la Noblesse de la Tourraine pour les Etats généraux de Tours. La propagande profondément impie et presque athée. 2. Benoist. i~78. En 1562. in-8'.

Alciat l'abbé Léonard. publié à Amsterdamen 16MjFreistadt). in-8o. Karl Benrath. 38. p. Me' Fava. 3. les plus agissants. M. Jacques Chiari. une académie secrète dans Jules Ghirlanda de Trévise.) prétendqu'OcMno prit pasp~rt au coni .187S. C'est depuis le XVIIIe siècle une des thèses que la maçonnerie défend avec le plus de persistance. Deux autres historiens ce récit sociniens.30 LES PRÉCURSEURS DE LA FRANC-MAÇONNERIE IX. et tous les faits que nous rapprochons dans cette étude lui donnent un haut degré de probabilité. François de laquelle se réunissaient Peruta. reproduisent Commetout ce qui atrait aux réunions de Vicence est <. Quelques-uns même défendaient avec le capucin apostat Ochino la polygamie Tous enseignaient que la société n'avait pas le droit d'infliger la peine de mort. De tous les groupes protestants. Jean-Paul Alciat de Milan. De nos jours. Bernardino Ochinovon SMtMM ne (Leipsig. Wizowaski et Christoph Sand. qui ont concouru à nouer le faisceau d'une grande conspiration antichrétienne et antisociale. d'Orcet. raconte qu'il s'était formé à Vicence. t635). Tout en conservant l'organisation extérieure du christianisme telle que les Calvinistes et les Zwingliens l'avaient établie. au fond ils étaient de purs déistes et tendaient la main aux juifs et aux mahométans. L'un des plus anciens historiens Sociniens. Les ~ociniens niaient absolument l'Incarnation et la Trinité. 1577. ont été les Sociniens. a repris cette opinion. dans les articles que nous avons cités plushaut.Le dernier historien d'Ochin. leur attribuent lafondation de la franc-maçonnerie. C'est de ce foyer qu'ils organisèrent une propagande' secrète dans toute l'Europe en pénétrant dans les églises réformées. Dans l'ordre civil. dans l'Historici reformationis Po<om'<~ (Friedstadt. est sans doute un parent du jurisconsuleAlciat. dans l'État vénitien. Ruego. Lœlius et Darius Socini. Bt&Mot~e~ ~MtttrMMt<M'toyMm de Christoph Sand. Ils se concertèrent sur les moyens de détruire le christianisme.qui figure parmi les membresdu conventde Vicence. Antwerpise. le savant évêque de Grenoble.p. LES SOCINIENSET LE CONVENTDE VICENCE EN 1546. Lubieniczki. publié en 1791. ils soutenaient les idées les plus hardies. 18. n-8. dans son ouvrage le ~<K7e levé. V. Bernardino Ochino. le supérieur général des Eudistes. Feller et l'abbé Lefranc. tous déistes ou athées. prétend reconnaître récriture secrète de la secte dans ~~dre~ ~cfatt emblemata ~M~aKtMr per C~MtHMm l'ouvrageintitulé OHMtz'œ MtHMNt.

n la et p tancedu convent Vicence. ne cessèrent pas de faire une propagande tantôt occulte. en 1546. .). selon les circonstances. Baronius. 89 de la trad.l'auteur desSix livres ventdeVicence. des lettres à la république de Venise. malgré les poursuites des luthériens et des catholiques. 375 et suiv. établir dans toute l'Europe de petites Églises. des historiens postérieurs. X L'HËPTAPLOMBRÈS DE JEANBODIN Les Sociniens se répandirent aussi en France. démontre la réalité de ces réunions de Vicence.AU XVI" ET AU XV!I< SIÈCLS 31 resté enveloppé de mystère. franc. p. en ont révoqué en doute l'existence. un de leurs conventicules semanifeste à Lyon. tantôt publique. p. Ces manœuvres eurent assez d'importance pour que. qui furent exécutés. dans les . IV. Ochino et les deux Socini en tête. Melanchton écrivit au Sénat de Venise. On arrêta Jules Guirlanda et François de Ruego. dès 1539.H~Mj'MM Italiens (t. sefonde ce qu'ilétaiten Suisse II sur dans l'annéetM6et surce cetteépoque. Mais César Cantu. Les Unitaires les comptent au nombre de leurs martyrs. au sens que l'on attache aujourd'hui à ce mot. Milan 1873. Il faut vraisemblablement compter parmi leurs adhérents le fameux Jean Bodin. également i. opinions ses n'étaientpasencore qu'à commeellesde c antitrinitaires soncompatriote Socini(pp. qui étaient bien plus un convent de sectaires qu'une académie.Benrath necontesteullement réalité l'imporassertion. III. et se plaint du gouverneur de cette ville. Il ajoute que des réunions semblables eurent lieu à la même époque à Modèneet à Trévise. où il signale la propagande impie qui se faisait à Vicence et de là se répandait dans tout l'État vénitien. qui. i bien de s informé etout ce quitouchait u d B a mentionne socinianisme. cetteréunion. Annalesecolesiastici fMttKtm n"147. Le pape Paul III adressa. t. (Italiani illustri. En 1566. qui n'avait pas mis de zèle à la réprimer Le Sénat de Venise ordonna des mesures immédiates. Quant aux autres. Lelio et Nousn'avons à discutercicette i pas d'autant lusqueM. Gustave Zeltner et Manfredvon Camben.90S 320). af! 1546. ossuet. afin de l'engager à poursuivre les antitrinitaires.) et dans une étude spéciale sur les Socini. ils s'échappèrent et nous les voyons.

a édité Meptc~omeyes Jacques Gillot écrit à Scaliger (9 février 1607) au sujet de l'Hep<<tp~me~M. un juif talmudiste. c'est la divinité du Christ et l'Incarnation. où il met aux Fep~~o~e~M prises.BepMp!o)tMrm. Les personnages nus enfin un déiste libre penseur. L. m M. Aussi l'auteur n'en avait-il point lui-même il mourut comme un ni juif. Les manuscrits latins et français de ce livre se multiplièrent pendant tout le XVIIe siècle et eurent de nombreux lecteurs. dans son savant écrit sur J. tave un luthérien. regarde comme certain que Bodin a fait exprimer ses propres pensées par Toralba. de Mahomet et de se feindre des dieux qui ont été mortels comme nous ? » Tous d'ailleurs se réunissent pour réclamer la tolérance la plus absolue en faveur de' -toutes les religions. il fait profession de la religion catholique. SenaFredericus.in-8'. Le point sur lequel roule appartiennent en réalité toute la controverse. d'une il ne sait que s'en puérilité. mais. Les rôles principaux à Salomon et à Toralba. Salomon. Dans cet ouvrage. Coroni. un zwinglien. le théologien Diecman consacra un ouvrage spécial à le réfuter Nc/ïMMaMM inaugurale de Ma~M~K~Ko <MiMaMo~MM <MMt axiine J. La dialectique du catholique Coroni est d'une faiblesse. qu'est-il besoin de Jupiter.' « C'est un livre bienfait. le premier. Baudrillart.PrisMo. . i8M. 'étant n écrivain ajoute « Bodin était un étrange compagnon en fait de reh J. Suerini Megalov. sans défendre ses convictions. Curtius. . » Lemême chien. intime de l'auteur rapporter à l'Eglise. Bodini. mais fort dangereux. ni chrétien. laquelle se fait assez connaître d'elle-même. mais ainsi que Salomon en demeure d'accord. Il laissa en mourant un écrit en manuscrit intitulé sive eo~ogM'MtK de ?'e&!MaMitis. La conclusion n'est pas exprimée d'une manière formelle mais Toralba l'indique « Si la véritable religion est la naturelle. dans un dialogue philosophique qui a lieu à Venise. parce qu'il se moque de toutes les religions et enfin conclut qu'il n'y en a point. Ocun philosophe sceptique. du Christ. p. Bodini eo!!f)SfM:tMtt M.32 LES PRÉCURSEC&S DE LA FRANC-MAÇONNERIE la République. discutent les mérites des diverses religions. qui révèle la pensée. Noack qui. LudovieusNoack. C'est aussi l'opinion de M. Toralba. un chrétien converti au mahomètisme. burgensium. à côté de son œuvre publique. sine MMoMMSMp~sMs. il en accomplissait une secrète. si bien qu'en 1684. Bodin et son temps. ainsi que le montre non seulement Octave. le maître de la maison. un catholique.

les exactions fiscales ou d'odieuses inquisitions sursesopinionset ses goûts. mais on y peut vivre avec la plus grande liberté. a Augsbourg. ils en avaient des nouvelles par les amis avec qui ils étaient en correspondance a Rome. assez vieil et ne dit pas un mot de Jésus-Christ. pp. C'est. & Constantinople. Ensuite c'est à Venise que Bodin place la scène de ces entretiens.AU XVI' ET AU XVIt* SIÈCLE 33 ligion. eurent un centre très actif. car tandis que partout ailleurs on est tourmenté par les guerres civiles. et toujours le Sénat et le Conseil des dix s'étaient montrés fort portés à restreindre l'exercice du pouvoir ecclésiastique. Au moyen âge. cette ville servait de communication et de point de rencontre aux gens de toutes les sectes. Aussi c'est là que viennent se fixer tous ceux qui ont décidé de passer leur vie avec la plus grande liberté et tranquillité possible. à Laon. à Anvers et à Paris. i4t. Nous y reviendrons pages de cette étude. » Le protestant GrotiusdécIarequeBod'n avait fait de grandes brèches à safoi par ses habitudes avecles Juifs" H y a deux choses à remarquer à proposdeI'.it2. s'il arrivait quelque chose de nouveau sur quelque point que ce soit du monde. Venise est presque la seule cité ou l'on soit affranchi de tous ces genres de servitude. Or c'était un des foyers du Socinianisme. ). à du commerce qui faisait également bien accueillir les Arméniens.Bep<~OMt~"Metde son auteur d'abord. l'on sait que les Illuminés. à Séville. 1. 190. En 1720. les Turcs et les Juifs. Bmdritlart. soit qu'ils veuillent s'adonner aux loisirs dignes d'un homme libre. Il mourut de la peste. Toland dit expressément que les sodalitès socratiques comptaient des adhérents à Venise. et les Rose-Croix y eurent aussi des intelligences.221. Une tradition constante affirme qu'il avait pour m~re une juive. favorisait l'induférence de Venise. iM.. dit Bo'lin lui-mêmeau début de l'. 3 . en 1596.Bepft~oKte~'gSj le port commun de toutes les nations ou plutôt du monde entier. à iann du XVIII" siècle. la crainte des tyrans. BocKttet M)t tetttps. car les Vénitiens nonseulement aiment à voir parmi eux et à accueillir les étrangers. Enfin. et. d'une de ces familles èmigrées d'Espagne qui vivaient en France sous la tolérance dans les dernières tacite des autorités locales. Tous ces personnages habitaient dans la maison de Coroni. Cantu décrit ainsi l'état d'esprit des hautes l'époque qui nous occupe: La franchise classes à Venise. soit qu'ils veuillent exercer le commerce. Parsa position entre l'Orient et l'Occident. J. une partie de son aristocratie s'était laissée séduire par les doctrines averrhoistes. l'origine à demi-juive de Bodin.

et les procédés secrets des -fMc!epeM~SM~présenL'organisation eut tent de notables analogies avec ceux que la franc-maçonnerie plus tard. écrivait à Spalatin. lequel affirme notre âme provient de la semence. et qu'elle est mortellepar conséquent. frime. le Socinianisme conserva en Angleterre de nombreux adhérents cachés. que Luther jouissait d'une grande estime & Venise. Sayous. faisaient pas scrupule. Burckhard. il est certain qu'après la Restauration. les rattache à la propagande d'un écrivain socinien d'origine italienne. et quevenait ne s'en mourir. mais bien d'Epicure ou de n Cremonini autrefois professeur de l'université de Padoue. 1883. M. Les partisans de cette « seelëratessesont les principaux citoyens de cette ville. Fischbacher. en attendant de se manifester dans l'école des Déistes et dans les loges. Ces mais écrits avaient encore les dehors de dissertations théologiques au fond ils énonçaient les mêmes idées que celles qui à la fin du X'VII< siècle éclatèrent dans les pamphlets de BIount. VII!. dans son excellent ouvrage sur les Déistes aM. Toutefois il ajoute ~'Jen'aijamais connu . qui propagea le déisme dans des écrits publiés vers 16H. Dès le temps de Calvin. . si un tutherien le ~OMuefMem~ ~Mtocfa!M9!<e venait <<~ Mz- gneurs vénitiéns assure que. Acontius. p. et que ses livres circulaient malgré la défense du patriarche. au temps de la République. en <'particulier. s'infiltrait dans toutes les églises i. comme celle de tout autre que K animai. Nous ne pouvons pas conclure ce qui a trait aux Sociniens sans rappeler ce qu'en a dit Bossuet. C'est sans doute ce qui a accrédité l'opinion fort répandue au XVIIIe siècle que la franc-maçonnerie remontait à Cromwell. dit-il.34 L'auteur LES PRÉCURSEURS DE LA FRANC-MAÇONNERIE du Discours DescoMM ~Mf ? gouvernement que. Dès l'année 1520.t. cette opinion. . car ce grand homme restera touOr jours la plus grave autorité pour l'histoire du protestantisme.~Ms (Paris.Jen'ai jamais pas scrupule. LA PROPAGANDE SOCINIENNEET LES DÉISTES ANGLAIS. NM. que le Sénat eut de la peine a permettre qu'on publiât l'excommunication contre l'hérésiarque XI. et plusieurs. exercent des fonctions dans le gouvernement. jr<<t:MKS. Histoire. gentilhomme allemand. vénitiens assure fut enseveli dans une église. Toutefoisil un Vénitien fauteur de Calvin ou de Luther.. comme Quoiqu'il en soit. <!M tMd. in-8o).si un luthérién ou un calvinisto venait à mourir. il a attaché la plus grande importance à la propagande soeinienne dans les églises protestantes de France et d'Angleterre. Les Sociniens firent en Angleterre de nombreux prosélytes et l'on ne peut méconnaître leur influence sur le mouvement qui se produisit dans l'intérieur du protestantisme à l'époque de la grande rébellion. chapelain de l'électeur de Saxe.

1. et devenait une puissance au temps de la domination de Cromwell. elle se répandait dés les règnes des deux premiers Stuarts.dès les premiersj ours de la Réforme. ils vivaient au milieu d'elles. chap. LA GUERRE LA PAPAUTÉ A LA A ET AU DU MAISON 'AUTRICHE D PRÉPARÉE MILIEU XVII"SIÈCLE. les Anabaptistes devinrent les plus paisibles des sectaires et ne cherchèrent qu'à vivre isolés. Histoire de ~CMMëC. il fut d'abord professeur et prédicateur en Bohême. Les sociniens ne se séparaient pas des Églises protestantes. III et 6uiT. C'était le radicalisme en matière religieuse. liv. mais encore les peines éternelles de l'enfer. Mais de leur sein sortirent plusieurs personnages animés d'un prosélytisme ardent. 2. elle s'y enracinait. malgré les efforts faits pour la détruire. L'importance capitale de la propagande des Sociniens ne doit pas nousfaire perdre de vue les autres sectes protestantes. V à X. Tel fut Amos Komensky. 3. III. m Ëne. Après des manifestations très violentes qui attirèrent sur eux une répression énergique. Defense de la Tradition et des saints Pères.AU XVI" ET AU XVIIe SIÈCLE 35 réformées de France et. à principal établissement des frères Moraves PY< œMrtMMmmt att~proteststtt~. IiY.K!C7<a~~M!OM~ Bossuet lui écrivait que l'esprit d'incrédulité gagnait tous les jours et était devenu un torrent XII. 4. Les Sociniens niaient non seulement la divinité de Jésus-Christ.avaient tout de suite été aux plus extrêmes conséquences de la négation de toute autorité religieuse et civile. Bossuetest d'une incomparable vigueur quand il flagellel'hypocrisie du ministre Simon recommandant en réalité le Sociniaaisme en faisant semblant de le Simon faisait surtout étalage du parti considérable combattre que les Sociniens s'étaient fait.par le c~dm~ de Beausset. Encore un peu et au temps de Jurieu. chap. AMOS COMENIUS. Oraison funèbre d'Henriette d'Angleterre. sous ie couvert de pratiques extérieures et avec la faveur secrète de leurs chefs. Les Indépendants en fesaient une application à l'ordre de la société civile en soutenant que le prétendu règne du Christ devait égaler tous les En envoyant à l'èvêque de Fréjus (depuis hommes sur la terre cardinal Fleury) son instruction pastorale coM~"e. 5. En Angleterre. . XUI. Nous avons dit que les Anabaptistes. en latin Comenius Fulknecli. TMt!. né en 1593. les Sociniens n'étaient plus considérés comme hérétiques Leur doctrine se répandait comme plus tard s'est répandue la maçonnerie.

qui se réunissaient dés lors dans les logos maçonniques. elle pourrait être nommée encore plus justement la PamsopMe ou sagesse humaine*. Animé d'abord de l'espérance de réunir en une seule toutes les croyances chrétiennes. jPsKef~~M. où il mourut à Amsterdam en '1671. p. dans son sens le plus haut et. à la liberté < native. fut propagée en 1641 en Angleterre par le frère Morave Amos Komensky. est un livre de conseils. Le nouveau. mais de perfectionner. t. Ses Op<M'c<K(~eMeM~dit Findel. "Sa. en i656. dans les sodalités socratiques oudans les conventicules des rose-croix. qui s'y était réfugié et qui y avait fait paraître. indique en ces termes la grande influence qu'a eu cet Amos Comenius. les desseins et les lois du grand architecte. son Pfo~oHtMs PfMMop/Mce. tout à fait moderne. contiennent plusieurs passages dont timcoiîKegMes. qu'il < faut prendre. après que cette ville eut été brûlée par les Polonais. des nombreuses erreurs à « la simpficité. Il mourut en 1671. et il ajoute « Mais parce que cette '< o&uvrene doit pas servir aux chrétiens seulement. n'amènera pas la destruction des philosophies actuelles. dans son franc-maçon. est frappante. car il n'a pas pour fin de il parle d'un <: détruire. ime. publiées en 1723 par l'analogie avec les CoftsM<!<Mo)M Andersen. si inconnu de l'histoire générale Un autre écrivain La conception de l'humanisme.ht< F)-ei))t9M)'c)'e:. en i639. avec Findd. De plus. comme évêque de la communauté &8 frères. en Hongrie. fruits de la violence.il se retira en Hollande. quand il se fut convaincu de l'impossibilité de réaliser ce projet. comme il ledit lui-même. le royal chemin de la lumière et de la paix. IV. dédié à l'humanité pour t'améhoration do tontes les choses humaines. on trouve des passages comme ceux-ci dans ses écrits < Nous «devons retourner de la multiplicité à l'unité. 'pouvonsnous dire. Après avoir travaillé vainement à l'union de toutes les religions. Il professait et propageait la tolérance générale de toutes les religions et l'amour de l'humanité se manifestant par la bienfaisance. Après divers séjours en Angleterre. Henné am Rhym. mais à tons ceux qui sont nés hommes. édition. à Amsterdam. des conditions sociales. der 4' . o des religions et des constitutions des Etats. en Suède. » Dans sa fa~Mop~ temple de la sagesse à construire d'après les plans. 6<!MM<. et. 214.36 LES PRÉCURSEURS DE LA FRANC-MAÇONNERIE En 164t. des juifs et des athées. où il put converser avec Elias Ashmole. le grand lieu de refuge des sectaires. ou on l'accueillait comme un célèbre éducateur de la jeunesse. il passa la seconde partie de sa vie à Lissa. ouvrage j4H~MKe?'Me7!"M<'<'t<~Me/M'cMe. il s'éteva a un point de vue htfHMMt général. il fait un séjour en Angleterre. Blonnt et autres impies. de Dieu lui-même.Leipzig. il rejeta toute différence confessionnelle et se plaça sur la i.

les principes si purs et si humains de Comenius ne trouvèrent un sol aussi bien prépare qu'en Angleterre.AU XVt" ET AU XVH' SIÈCLE 37 hauteur de l'humanité pure et dépouillée de tout préjuge. les humanistes. L'Humanisme exclusive littéraires une extérieur Sans et l'admiration chefs-d'œuvres toujours et. Prophettcce ftomt~ </Ko DeMSEoc~t EmH~e~~ N~6 tewpMS hor~Mdœ e~fspt'o Eucu~~o j]~sec~oju'ù' MîrgtncfgM~ dt~zp~t~t~ Oï'nŒ~e<tcpŒt6~6so~rt (!~n<HMsesc sKÔmt'sstS t~stfUtt ~cc~~cez~~rWsp~e-' sejtft's. eu. in-4~. 3. son ardent amour de 1 humanité ne l'empêohait pas de désirer la destruction de ces deux puissances. Persuadé que le Pape et la maison d'Autn. ZM~!M <6ae6!*M. Deschamps et Claudio. plein de fermeté. Jannet 1. de la Grèce la formation qui de ta maçonnerie. » Amos Comenius comme Henne am Rhym a raison d'indiquer l'un des principaux fondateurs de la maçonnerie. « Nulle part.1. 93. mais encore arrêté le plan d'action que la secte a poursuivi avec tant de suite depuis un siècle et que Mazzini Destruction de ne cessait de proclamer avec son ardente passion la Papauté: aM&!K~Me?Me~ de la maison ~M~'C/te XIII. leu? a fait les humanistes Augustin. de la Renaissance. Lus! m tMsbrtS h. lo rituel cité dans Les sociétés sec' êtes et la socïsté par le P. . ~'momcho&M~o' ~6~rt&tM 1657. depuis une large du XVe tenir saint part et du des œuvres et artistiques dans et de Rome devront grande place et saint Jèr&me dans l'éducation intellectuelle. Mais i. avait d'autres propagateurs eux-mêmes les s'appelaient le culte doute.te] est le titre d'uu de ces recueils chérés On retrouve là encore l'une des formules mystérieuses aux loges et qui figureront dans de nombreux rituels 2. V. ajoute l'écrivain que nous citons. l'Eglise de la jeunesse. même avec t'aide des Turcs. liaa non seulement formulé ses doctrines. Le naturalisme. en dehors dans ces lettres qui est le fond des doctrines des Sociniens et des Anabaptistes. L'HUMANISME ET LA RENAISSANCE PAÏENNE EN ITALIE. ne l'empêchait pas non plus d'attacher une grande importance à d'anciennes visions et a des prophéties qui prédisaient cette destruction et même de les publier par la voiedefimpressioa. Son jugement.he étaient les boulevards du fanatisme et opposaient le plus grand obstacle &cet idéal. a pour caractère de l'antiquité. e. p.

n D'autre part un historien contemporain Canensius dans sa vie de Paul dit quele pape nt dissoudre afnrmaient que notre foi or« une secte de jeunes gens aux moeurs corrompues. s'élevant à une admirable « sa raison et de son libre arbitre. question. on ait trouvé. Mtitres qui feraient croire aune hiérarchie établie et qui remettraient en question l'accusation dont Lœtus paraissait s'être disculpé avec sincérité. Leur thèse était que les de l'antiquité. utrique religionem oMtMem funditvs du temps cs~Me <oHMM<. aux cérémonies trop d'importance fous parmi eux.38 XVIe siècle pensées. noms de ceux qui les visitèrent au XV" siècle. tus: <fIl est singulier que dans les récentes recherches faites par le chevalier dé Rossi dans l'intérieur des catacombes de Saint-Sébastien. étaient supérieurs et qu'on y trouvait le type de la perfection à ceux des âges chrétiens l'homme absolue. max.V. la Renaissance ff déchu ni déchu « cheté. . l'homme qui s'est nourri de la littérature aux sourcespaïennes. saient dans le monde une distinction par les seules les humanistes forces introdui- bien plus profonde que de classes du Moyen Age. parmi les Pom. de la maçonnerie.p. d~ns le tomel de ~T~gdes etPM)tjMK:tM~a!tMsparHenridei'Epinois. Lisez toutes leurs œuvres: seul. il n'est jamais M. à Rome. nf~. cette inscription: « j~~fH~e etpomponius pont. considéré objectidans ses perfections et ses aptitudes vement intellecphysiques lesinstitutions.3M(tra(luctionfrântaise). celle de la supériorité les différences de l'homme qui sait sur celui qui ne sait pas.III. Or pour eux. sait est le lettré qui qui cultive Au fond.tagai%us sacerdos académüe roma~posit:max. L'un des plus l. tuelles comme ou dans le rôle le grand objet de la lutte religieuse l'a est dit imbu et son du monde.etparlesneo-aristotèliciensquiinvoquaient Comme l'a dit un auteur encore plus Averrhoesqu'Aristote. qu'à l'aide de quel'< quësjongleries des saints et qui soutenaient qu'il était permis à chacun d'user son gMestto~s MstoWgnesP&M! JJ grédesvo~ptés M. De Dieu. Bersot intérieure. est d'autant plus l'homme autorisée de l'humanisme opposa hauteur Enfin nouvelle qu'il « à l'homme ni rade les hommes appréciation lui-même de l'esprit et racheté. qui ft thodoxeétait établie.t. qu'il joue sur le théâtre apparaît de l'intérêt humain.CésarCantudanshsMfet:~ttMt'tftiMKS. LES PRÉCURSEURS DE LA FRANC-MAÇONNERIE dépassaient cette sage mesure. de la vie future. exclusivement ce sont l'humanisme. quoique le mystère fait prendre était qui les allures d'une là les idées Il ne faut pas attacher les plus que célébraient s'entouraient secrète phique leur Plus sérieuxet donné par païennes dont ils société philosoà l'école ait parfois plus dangereux les néo-platoniciens l'enseignement se rattachaient théurgiqued'Alexandrie. moins d'après le témoignage réel des faits. et Pan.s'exPomponiusLœprime ainsi au sujet du plus fameux de ces maniaques de l'antiquité.

c'est que. 2. que l'académie platonicienne de Florence était le centre de ce théisme et qu'à l'époque de la Réforme. H. qui professait à l'Université de Padoue (1462-1526).p.pp. Civilisation enItalie au tempsde la Renaissance. qui leur permettaient de défendre le monopole que recherchaient alors toutes les corporations.~MOMM<M.p. qui fêtait les jours anniversaires de la naissance de Platon et de Cicéron.. lorsque la lumière se fit dans les esprits.MtMO)ttc c EM<M/Mt(London. des rites spéciaux. d'auditeurs et d'élèves. C'était là l'esprit général du temps. on exigeait souvent des membres nouvellement reçus le serment de ne pas révéler les secrets intéressant la commune ou la corporation. les théistes virent plus clair dans leurs idées nombre de protestants italiens se déclarèrent antitrinitaires et sociniens. la trad. itépar Cantu. JacobBurckhardt.Histoire 1797). l'obligation du secret garantie par un serment. que les nécessités de l'exercice de leur art obligeaient à voyager.TtftHm~ VU. Un écrivain franc-maçon anglais de la fin du XVIIIe siècle a prétendu que cette académie était une loge et qu'on y trouvait encore de son temps des symboles maçonniques Ce qui est certain. Marsile Fioin.trad.française.. De là des signes de reconnaissance particuliers.Demonstn~oï'o~ ~rmo~~ entrela Religionca~o~'M Ctencto~ dela y C et y 1880. t. LA SECTEANTJCHRÉTIENNELES COMPAGNONNAGES ET Nous avons recherché jusqu'à présent les traces de la secte antichrétienne dans le monde des savants et des lettrés. se mêlant au mouvement populaire et pénétrant dans les CûM!pa. .. Burckhardt. y Un autre.294 pordonAntonio omellasCluet. 465. MS. p. s'exilèrent même de leur pays et essayèrent de fonder à l'étranger une Église nouvelle » XIV. avait fondéà Florence une académie platonicienne composée de Mecénes. 213 suiv.pp.in-8'. V. comme le dit l'historien allemand contemporain M. 238. Nous les retrouvons aussi dès le XVIe et le XVIIe siècle.AU XVI' ET AU XV! SJECLE 39 célèbres fut Pomponazi. .Barcelone et suiv. des t. L'origine des compagnonnages nous reporte au Moyen Age.Paris1885. Les compagnonnages connus sous le nom i. 3. le grand foyer intellectuel des États -vénitiens Cremonini (1550-1631) continua son enseignement. Ils se formèrent d'abord entre les ouvriers du bâtiment. Dans les bourgeoisies et les guildes de métier.frajjc.« le théisme supplantait le christianisme chez la plupart des humanistes. Watsot).

V. J88~. DeMfschs 6~gH~ei'~nd6. T/te e<M°~/~zstoï*y o~. quand les habitudes du tour se répandirent et que les de métier n'offrirent plus aux simples ouvriers les avantages qu'ils y avaient trouvés lors de leur établissement et qu'elles continuaient à offrir exclusivement aux maîtres. quelquesindicationssur l'orgamsationde la mercet'Mdans AugusteVitù. U n'en fut plus de même après le protestantisme. 3. 77:<?F~<xf(~iî! of ~&oH~ (156~) et une co!!ection d'écritsde la même époque. cette organisation . aux .IntrotJuctio]].i''Ve~MMHOiM d'Angleterre. passa eu Angleterre. !e Sur Liber t~~torMtT~?e livre f~s~/nctt~. V. les vastes associations de gueux ou de mendiants. systématiquement En France. Michel Buch. vers 1645. ~e du F~û~ étudié ~Mo~~M~KMHf. (Ony trouvera desdétails sur la langue des gueux ou rothwel!.Pre/ttce. Les mêmes causes les firent pénétrer aussi en France dans des professions autres que les arts du bâtiment. London. et les légendes bizarres qu'ils se sont transmises jusqu'à nos jours sont des créations de l'imagination populaire semblables à ce récit des ÙMs~"e les ouvriers du bâtiment en Couronnes.iMO. Les manuscrits qui datent. Quels étaient leurs rites ? Tout ce que nous savons des cérémonies des <S'<etMme~eM allemands et des . v. in-8°. la grande corporation leurs signes de reconnaissance. un ouvrier cordonnier.)Au XVI*siècle. quoique renfermant bien des puérilités. Schauz. nationale des merciers. du XVIe siècle ont éliminé anglais des Freemasons.F?'6emcMO)~'?/ by mEM~en~ Jamas Orchard HatiwëH. qui rayonnait dans tout le pays et avait à sa tête un chef qui s'intitulait le Roi c!es Af<M!e! avait aussi lis furent imités par une hiérarchie et des signes de reconnaissance. des Enfants du père Soubise.Leipzig. 1862. 2. qui se formèrent dans la seconde moitié du XV" siècle Les compagnonnages se multiplièrent beaucoup en Allemagne au XVe siècle. homme de grande piété. sont des institutions Mie~M d'Allemagne. n'a rien de corporations contraire à la foi catholique 1.AM*~[Mt les associationsde gueux et leur langagesecret au XVcet au XVI" siècle. des analogues aux SteinEnfants de Salomon. Paris. i ~ .40 LES PRECURSEURS DE LA FRANC-MAÇONNERIE des Enfants de ms~~e Jacques. . in-12. Strasbourg.qui forment le tomeJX deI'M~-MWM des publications de l'Et~y E~Mh t~ct society. Le culte de la sainte Vierge et des Saints tient une large place dans les prescriptions de leurs statuts. que se transmettaient Angleterre dès les temps les plus reculés Toutes les corporations régionales devaient avoir plus ou moins En France. fut profondément blessé dans sa foi par les 1.F~eema~M anglais du XV" siècle. toutes les pratiques catholiques. i877j n-8o. V.

selon lui. Leipzig. C'est uniquement avec ce caractère qu'ils sont mentionnés dans les actes administratifs du XVIIe et du XVIII" 1. pas MeMte en COM/'M~'OM.AU XV:' ET AU XVIP SIÈCLE 4t cérémonies qu'il avait dû subir lors de sa réception comme comUne enquête pagnon il les révéla aux autorités ecclésiastiques. Les mêmes pratiques. <a?7/CM!*s. a trait au besoin d'association <les ouvriers et à la de défendre leurs salaires contre les nécessité où ils se trouvaient maîtres des corporations. la parodie du. fut faite. de ta fondationmême des compagnonnages.'}MpfrsE~'enN6s. ÏV et VI.~itC~Më&e~~ Br~MCh-Sp~fchMXfïLt'et~ dans le T~fm~f~sc/tesJ<~r&ttc~ t. 1703. M'~ R~'MM. Elle la description qui en est était très développée chez les chapeliers donnée ~dans cette relation ressemble étonnamment aux anciens Il est. il emprunte une grande partie de ses indicationsau livre de Frid. qui condamna ces pratiques dans une consultation motivée. qui publia. o!t<e/!ey~ et c/i<tpe~coMjM<7MO!M <fM /:ers ~o~sgM'~s reçoivent cles co)):~a~tOMs qu'ils appellent f!ecoM" Ce mémoire fut présenté à la Sorbonne. La réception était toujours précédée d'un serment exigé du réon lui faisait jurer sur les saints évangHes qu'il ne cipiendaire révèlera à père ni a mère. . p. La relation termine ce qui a trait à la réception des selliers par ces mots « Les huguenots sont receus compagnons par les catholiques et les catholiques par les Huguenots. Cette relation a d'abordété publiéepar le P. c/ ~M~M~ f~ ~a. rauaty&e son onvraga et la descriptionde ces rites dans le t!'a'?alltEudocde teur Oscar Schade ~o~De~~e~e~ . t. Oscar Schade pensHque c~s cérémoniessont beaucoup plus anciennesque te XVIt~ siècle elles datent. prestre ni clerc. a.statuts. en la lisant. Outre l'ouvrage de Gerber. directeur du CerewOMt~ gymnase d'Alt~nberg. Der iw~e~~e~ 7LM~ej' ~fK~7?<MK~t?e)'~r Pû~'tïca. M. co?*~OMK!c~. Adam Gerber. existaient chez les compagnons allemands. Frisius. sacrilèges et superstitieuses. 1703. II. dont les détails variaient suivant les métiers. difrituels desréceplions au grade derose-croix. c'est à-direduXtV siècle. son livre en 1699 Nous taissom de côté ici tout ce [{ni.On en trouve un texte plus correct dans les ~4rParis. et furent dénoncées par un ecclésiastique saxon. 2i9. dont te résultat a été consigné dans le SoMMKfK'~fdes pratiques impies. femme ni enfans. gM~ se font par les c se~fe~. dans l'institution des compagnonnages. Lebrun dans son Histoire <~spratK/MM . qu'il va faire ou voir faire. baptême et de la messe. ficile de ne pas croire que l'un et l'autre rituels proviennent d'une source commune. On lai adminisce trait un nouveau baptême. Ensuite venait une parodie de la messe et de la passion. V.

Un érudit très pénétrant. mais se plaint des réunions tumultueuses et des tKOHM~'es des compagnons de tous les métiers et en ordonne la suppression D'autre part les traditions des compagnonnages quand elles deviennent un peu plus sûres indiquent Lyon comme un de leurs principaux centres. un plus grand nombre tolérans ou ~oS~M~ 1. dans un édit adressé au sénéchal de Lyon. comme elle réussit à pénétrer dans les loges d'Ecosse et d'Angleterre. les ~s~oc:c[tto. iNI. pp. V. in-8o.MM.477. Inventaire des trohives de mMttt'ctpttiM Lyon BB. e~ oMu~éres . Tandis que la grande masse des compagnons restait attachée au culte catholique. A quelle époque remonte cette action ? La seconde moitié du XVIe siècle fut marquée par une grande agitation dans les classes laborieuses et par une dislocation des anciennes formes corporatives. . 349.M Lyon. p..Lor~M~ Saint-Dié Mironde rEpinay.42 LES PRÉCURSEURS DE LA FRANC-MAÇONNERIE siècle'. t086.P. Mais. paraît avoir été un des premiers foyers du compagnonnage. t. a émis une hypothèse qui nous paraît fondée. < C'est à cette époque de fermentation dans les classes laborieuses que certains adeptes du compagnonnage rapportent. 2. les Coypore~'OKs de la ville ~e ot~érfs rotth)MM ?70 1791. ne parle plus seulement des compagnons imprimeurs. Charles IX. ~dit.François M~oH. entre autres un oha~ très intéressant sur les CDmpagnonnage~ l'eaceldans itre lent Hvre de M. d'autre part on ne peut se dissimuler que. I.474. les ouvriers ne se fussent montrés particulièrement turbulents. que la guerre déclarée aux confréries par les parlements à cette époque cache une hostilité secrète contre l'Église et le désir de confisquer ses biens. avait cherché à se glisser dans les compagnonnages en France. Voirces édita dans Fotjtanoa. cote est d'ailleurs inexacte). François 1" rend un édit sur les désordres des compagnons imprimeurs qu'il fallut renouveler en 't544. i37. 470. 1 vol. in-12.Cf. Paris. la scission la plus grave qni se soit opérée dans son sein. Lyon. p. Quelques-uns se deohtn't'ent protestants.Mais il n'en est pas moins évident que la secte antichrétienne profitant de circonstances que nous allons indiquer.Toulouse.MCfM-ppfttMoKS OM~We~eN .Z~/oM. (La . sous le coup de nouveautés répandues dans les esprits. En 1541. en 1560. t. dans son~o~e~M classes laborieuses. une des villes par où les communications avec l'Allemagne étaient le plus suivies.1865. une fraction d'entre eux se rapprocha des nouvelles opinions.?~o~ ~(X~ce. 66 (1S48). Antoine du Bourg. i6tt. IV. Gérard. Routier. A. 467. Ducellier. Nous croyons avoir établi dans les leçons que nous avons faites en J886 à l'institut catholique de Paris. i88H. des Paris. et avec vraisemblance. ~ù' et f?7~oiMz<~fce.

Ces dissensions étaient bien plus graves que celles qui divisaient les deux anciens devoirs de maître Jacques et du père Soubise. et. in-S". qui. t On remarquera que les pratiques sacrilèges relevées dans la relation de 1645 se rapportent précisément aux Enfans de Salomon ou Compagnons dM Devoir de la liberté. Nous ne partageons pas l'opinion répandue depuis quelques années. Le P. sans qu'elle en connût ni cherchât à en connaître les motifs. Il est fort probable que ces déchirements intérieurs du compagnonnage donnèrent une grande animation aux réunions d'ouvriers et jouèrent plus d'une fois un rôle dans les rixes et les démonstrations tumultueuses. La maçonnerie ne serait ainsi qu'une forme de la juiverie. n'a jamais partagé cette opinion. prétendirent tenir leurs traditions de l'auteur même du temple et non do ses architectes. » qui reçoivent indifféremment huguenots et catholiques. Deschamps. tout récemment. LE JUDAÏSMEET LA SOCIÉTÉCHRÉTIENNE AU XVI' SIÈCLE. XV.Paris et Lyon. qui a étudié tout ce qui touche aux sociétés secrètes avec tant de sagacité. danslesplaines montagnes. les compagons de liberté. elles sont la base des trois grades symboliques sur lesquels repose. Un vol. qui voit dans la maçonnerie la manifestation d'une grande société secrète juive qui aurait traversé tout le Moyen Age et qui depuis lors aurait dirigé souverainement les loges. tout l'èdince de la Maçonnerie. où les Vaudois s'étaient perpétues etoù ie fanatisme calviniste conserva ses plus chauds adeptes. le devoir de Liberté. Il en résulta la naissance d'une troisième régie. et se proclamèrent e!<!M<s de Stt!omo?t. qui attirèrent l'attention de l'autorité. » Quant aux légendes se rattachant au Temple de Salomon. désigne encore les habitants des GAvoïs). Le peuple juif a joué dans l'histoire du monde un rôle si considérable qu'on ne peut pas le trouver étranger à la constitution de la franc-maçonnerie et plus tard à sa propagation.s)"ae~M dans la socxé~é /~aMçaise et les B<c<<sc~éMe~M i. De m&ma que les protestants prétendaient ressusciter le véritable esprit de l'Église. bien que les derniers venus. depuisle commencement. le savant abbé Lèmann l'a réfutée dans son beau livre <M~ée des 7. . Lecoffre. 1886.AU XV: ET AU XVI!" SIÈCLE 43 comme on disait alors. Les nouveaux compagnons reçurent et acceptèrent le nom de GAVEAUx (ou de Provence. et refusèrent de faire de l'hérésie nn~ cause d'exclusion.

tn.Prudhomme ~jMï~ e~. 't. 3' série. de l'Italie. renouvelées des conciles des siècles antérieurs. XVU. qui leur défendent l'exercice de la profession médicale.1881. Les faits si nouveaux qu'a groupés M. de Jean Huss et de Luther. On ne leur reprochait plus seulement leurs usures.London i8Sl). Nicolas de Mf?" fut le premier insLyr a. Ce n'était point sans raison que les conciles proscrivaient les livres talmudiques. les études de l'abbé Douais sur les Albigeois. et. Les études que l'on fait aujourd'hui sur le rôle économique des juifs au Moyen Age ne doivent pas faire perdre de vue l'influence considérable que leurs écoles et leur littérature n'ont jamais cessé d'exercer dans les siècles chrétiens. dans s sur i Moguntice. où la colonie vol. Les rabbins avaient aussi l'hérésie néo-manichéenne des écoles à Oxford. Pau) IV en JM5et Pie V en 1569. G . tout en repoussant ces exagérations. Le mal était particulièrement grand à Florence.~Mtory o/'f~e ~CïM Great B~tf<M~(3 in-d2. en sorte qu'on disait au XVI" siècle dans les écoles Si j~f<t HOKlyrasset. t. pp. 282et suiv.609. par ses CoMMKMt<ftM*es l'Ecriture. du Dauphihê. et l'opusculede Simon Majolus d'Asti évêquede Voltura (1520-1597) ejpër/M~ d YM~œoj'tMtt s~s DiesCaHZ'CM~r~ive Co~o~m'~'u~M~ sex pA~?'c~ t. pirateur de Wyc!ef. et c'est un docteur juif converti.D~Mph!'He~ dans le t. ont montré le rapport qui existe entre t'innuencé sociale et scientifique des juifs et le développement de dans ces pays.44 LES PRECURSEURSDE LÀ BRANC-MAÇONNERIE Mais. qui. renoble.Margo!muth. 2. tes bulles despapes CalixteIII en t4M. Nous allons en indiquer les preuves. nous croyons que lesjuifs ont été un des facteurs importants de la secte secrète antichrétienne. par lui.in-S'. ZMthet'MsmoMMtMaMet*. de praDe là les dispositions d'être des proxénètes tiquer l'avortement. de l'Espagne.V. I. et qu'ils ont toujours eu depuis lors une grande importance dans sa direction politique. V. de la Provence. Saige sur la haute situation prise par les juifs au XI' siècle dans les pays du midi de la France. comme dans les siècles précédents. du BifHetntde MKKHmM(Mj)M)M!e. et interdisent aux chrétiens d'avoir avec eux des relations de société trop familières. A la fin du XV" siècle. on les au sein de la société chréaccusait de répandre systématiquement tienne la perversion intellectuelle et la corruption morale. qui se constitue au XVI" et au XVII" siècle.aussile travail deM. un mouvement général s'était produit contre les Juifs parmi les populations du Portugal.

Nicolas Antonio (' Cfty~SM: MOMMM~i ~M'S C/MM s !'M/}M~'M~KtM/!OS~ aC~'M?"» veri ca<MMtMK~O~\ )) <:SS!'MtM~ Or Abravanel. MarsiteFicin.ti'sme. connu aussi sous le nom de Datylus. pp. qui fut le professeur d'hébreu de Pic de la Mirandole. 3. par Magnabal. Le Sénat I. 4. le matin.S)tM trad. Quelques-uns de ses écrits récemment publiés montrent ses relations étroites avec les principaux nobles florentins. Balau mès. des Juifs d'Espaine. mais encore pénétrait dans la haute société et exerçait une les incontestable. Il attaque violemment dans ses écrits le prinde gouvernecipe de la monarchie et exalte la forme républicaine ment comme la seule légitime. ar j p M. trad. d'après les docteurs juifs. Ca. la béati» n tude éternelle Savonarole avait de trop justes raisons de tonner contre les Juifs et contre les chrétiens judaïsants. JosephPerles. dans les dernières années du XVe siècle. La sentiment populaireforça véritablementla mainaux rois. Il. V. pp. Cité par Amadorde los Rios.P)'otMtst?. Ilist. cfMtpfH-e . ainsi que tous les Juifs chassés d'Espagne et plus tard de Naples. Abravanel. 173-178. Hist.tyM)He. les SftBfHttsuifs s . le midi et le soir. Ce point de vue fut surtout celui qui détermina l'expulsionjes Juifs d'Espagca et de Portugal. avait des relations très fréquentes et très intimes avec les rabbins juifs. mans ne trouvassent devenus très nombreux et disposant de grandes richesses Quant à leurs doctrines sociales. des Juifs ft'OecMettt. par le fameux ministre des rois d'Espagne et de Naples. 3. quoique chanoine. le « psaume 145.MNKcM. t.Fermée à i'~o~Mt! de JCatfrfitt de . Oh en peut voir une analyse dans l'ouvrage d'un historien très favorable aux Juifs. le comte Bèugnot.i886.414. 2i9 à 236. V.AU XVIe ET AU XVU" SIÈCLE 46 juive depuis 1450 non seulement acquérait par l'usure des richesses énormes. Les progrès foudroyants faits à cette époque par la puissance Ottomane dans la Méditerranée faisaient craindre aussi que les musuldes intelligences secrètes dans les Juifs. . XII. écrit dans une de ses lettres: « Je me suis imposé pour règle de conduite « de réciter trois fois par jour.3' partie. dans la Revue des -ÉtMdgs ~tm-f~ t. Lui-même. elles ont été exprimées. p. L'un de ses représentants influence intellectuelle plus distingués fut Alemanno. ce qui m'assurera. le fondateur de l'Académie platonicienne dont nous avons parlé au § XIII. trouva un accueil empressé à Venise. franc. Elle qui ne peut en dissimuler la violence révolutionnaire justifie ce jugement porté par son contemporain.

trad. HefeM. l. Amador de los Rios.t"patHe.Laros6etForce).~pp.M. prit Ia!déf<jnse et notre ~tttde NMr e)'~t~optt!<M?'eet!es &f~M~ ~i?'M~ d'E~j~)~p. un des premiers foyers du~protestantisme. IX. i885.1885. XX.~Pari3.1 NesjjeM~!6sc~W<~s. La Hollande fut un des pays ou les Juifs expulsés d'Espagne et tie Portugal se réfugièrent en plus grand nombre. ils constituent ils ~constituant. S. 2. pp. Ils y eurent non seulement une grande position commerciale. ehap. 861 et suiv.~ 4.'de faut-i~pas sition. .chUn. Pic àe Ia!M]randoIe~et p~tir. Jatissen.1.In-Paris. Paris.:U'~ a me~ institution tNoin~ encore religieuse~ ~iardëmmentlëur!expulsion' 1. franc.chàp. 49~ ~4S!3. V. parlé. par Magn:M.siècle.. Atciat. 3. Beugnot. le Cardinal X:)ti6)!~ et !Kse d'. et on remarquera que sa~cour fut. En Espagne. et interdit la prédication dans le territoire de la République au bienheureux Bernardine de Fëltri. C'est dans ce milieu que les Rosé-Croix. «Le~ duc hercule d'Esté accueillit aussi les Juifs à Ferrare avec beaucoup d'empressement.i8S. ~Mto:)'~ des ~st-s!ss depuis !eKr dispersion. la im!randole et à Reu.'t.: "1. parce qu'il mettait en garde Comme les aristocraties financières des contre eux les populations celle de Venise était gagnée de coeur aux villes d'Allemagne Juifs.!une s'étonner secte qu'en d'Hermetistes' présence Éli Espagne. 1860. et Gougenot des Mousseaux. XVIII.Ji Ii. qui voyait leur établissement de mauvais oeil.(?~e7~'e/t~ 1879.Amador de losde Rio~. la j~M:tom des Jui fs. ¡! . V.. on l'a vu.Esp<t~. Le judaïsme agit dès cette époque sur les chrétiens par la double tendance qui se manifeste dans son sein et que nous retrouverons la kabbale et le rationalisme. française. r:~ aitTèclamè . au XVII.~1 e)t~<Œ!M<!Mkr'~Kaf:Fn'st'Me. . LES PRÉCURSEURS DE LA FRANC-MAÇONNERIE les imposa de force au peuple. Saint-Yves d'Alveydre. 1480. Théodore'Reinach. représentée dans la Maçonnerie La kabbale orientale avait été conservée pendant tout le Moyen Au XV siècle.1859.~46.pp. un de leurs principaux foyers et que la Maçonnerie a toujours eu plus tard un de ses grands centres. judéo-chrétiens f~. ce sont eux qui l'enseignent à Age par les Juifs Pie . des Juifs <I'OootdMtt. . V.V. dont nous avohs~êjà'! t8M.de. mais encore ils en firent un centre d'études très important et y établirent de nombreuses imprimeries~. in-8".fte~ B:st. en Italie. V.' . ~'stbù's des thft~s c!*Esp~~ trad. 6. des ~6M~c/~Fb~A~(Freibuï~). Ils furent reçus à Amsterdam avec autant de faveur qu'à Venise.l'inqûi-~ que nationale. Aussi de pareils ~dangers.1.11' et Se~e desËtttetM~'ttt'c~. établirent. Le~fametixjurisconsutte des Juifs dans plusieurs consultations. V.~t9et'suiY.¡ . chap. les Jm~ ~yM~Œïs~ et ~JMdaïsat:6~ . C'est encore de la Hollande que nous verrons tout à l'heure les Juifs pénétrer en Angleterre.

V. d'autant plus dangereuses que les adeptes restaient dans l'Église et en observaient en apparence toutes les pratiques. 75. DsMts~iattt! in dsi. une sorte de rationalisme se développait aussi dans les écoles juives et.signale la présented'un certain nombre d'entre eux parmi les paysans révoltés.i d'mjure~. LES JUIFSEN ANGLETERREODS S EDOUARD Vt ET CROMWELL. p. les Juifs allaient pénétrer dans le cœur de la société chrétienne. a. L'ébranlement causé à la chrétienté par l'explosion du protestantisme causa une grande agitation chez les juifs.~Mto:)'~ f!e ~Z!MM&. t62. on voit des Juifs se mêler aux mouvements :insurreotiQNhel's.yiolente' de l'Allemagne.Tentze). 4M. Joseph de Volosk donne des détails très précis sur l'extension de cette hérésie et sur sa répression au commencement du XVIesiècle Par de tous autres procédés. animé d~ tousses préjugés populaires. Astrologie und Reformation (Munich.Jena t?M.e MM:MM!. qui consistait a présenter la venue du Messie. au XVII' siècle.V! pp. Depuis Averrhoës. <. t..Revolutions periode von 1522 bis 1526 (1851). On <nyoit ehbore quelques autres parmi les Anabaptistes Ilsétaient emportés par leur haine du nomchrétien ëts'imagiaai'ent quêteurs rêves de restauration du royaume d'Israël allaient se réaliser au milieu de cette conflagration. pp.AU XVI' ET AU XVH" SIÈCLE 47 Les Rose-Croix dérivent directement de la kabbale juive. le dogme de la résurrection des corps comme de pures allégories. Vers 1470. franc. avait propagé dans les monastères et le haut clergé unehérésie.. Il! l. Il est curieux de constater que les influences juives avaient pénétré subrepticement à la même époque dans l'Église russe. Friedrich. j . qui contrastaient avec 1~ mansuétude dont l'Église les avait toujours entourés~et qu'il! poùssafà leur expulsion . 2« &9S9 et p. il était devenu prédominant chez les Juifs d'Amsterdam et d'Angleterre. les accablât '. Le patriarche Zozime était infecté de ces opinions. Conrad Mutian~dans une lettre du 25avril d 1525. ~4. i4? et suiv. du monde entier. Kametsin.tmd. Jorg. SMt)p~meK<MmMsMf:œyot~<tttce <-e!tsft<!C[sepMto!<K. Quoique~uther. un juif de Kiew. p. XVI. 1864). e l'époque. V. nommé Skayia.

qui était le centre des juifs. II. I. Les plus riches juifs de Hollande accoururent immédiatement et.303. Margoliouth. pour y travailler à des traductions anglaises de la Bible.pp. T~cmeUi était Tin. malqu'elle n'était pas gré l'opposition d'une partie de son conseil et les protestations des marchands anglais. peu à peu un certain nombre de juifs riches vinrent s'établir en Angleterre Cromwell les protégea si bien qu'en '1654.48 L1ËSTR'ÈCt)B. 3. Pau ~pt'es~voir été convertiil abandonnale j catholicisme pour passer au protsstantisms.)<!G-MA. -Hz'sfor?/ tlte ~M of ~t'cttî ~W<E&)t. Rabbi Rouben. banquiers.3Metsuiv. Cantu ~t~t ~es ~fs~'e~ t.SBT]RS~. comme on peut le voir dans les relations comtemporaines de la discussion du conseil. in-J5. ~ . au nom de la commntuHité iSMélitQ de cette ville. grand intérêt à cette mesure. théologien célèbre en son temps par ses connaissances on hébreu et on grec. 6diL London.2S9.. mais il en Broughton fut accuse' d'avoir inventé ces lettres avec une grande énergie et il insista de maintint l'authenticité nouveau auprès de Jacques I"' pour obtenir cette permission.Oxfor(]. 4. était monté sur ie trône d'Angteterre. pour en faire une synagogue. Voici comment s'exprime sur leurs rapports avec ses ministres un historien Israélite récent qui fait autorité. dont it fut en Italie. vint Il vivait dans une grande intimité avec l'archevêque l'éstderdahscepays. Mais.~C' 2° 2. leur accorda la permission de s'étab'ir dans toute Cromwell attachait personnellement.Tofey. transmit a la reine une lettre écrite en hébreu par un rabbin de Constautinople.3 vol. i~t. Leur offre fut rejetée uniquement parce assez élevée L'année suivante. ils s'enhardirent jusqu'à offrir d'acheter l'église de Saint-Paul.p. p. VIU. Hugb Bfoughton. savants. Elle ne fut pas accordée expressément mais.V. t. Moses Margoliouth Le fameux converti juifEmmannnel TremeUius quand il apprit qu'un pieux protestant. puis en Aik'niap~. les Juifs cherchèrent à prendre position en Angleterre.At~Ha. t. uif Ferrarais. et de pouvoir remettre le pied sur te sol de l'Angleterre. de lui envoyer des missionnaires à Constantinople. le plus l'Angleterre. Crâmet' ~et Parker et fut nommé professeur d'hébreu a l'Université de Cambridge. a la fois.DELA:ERÂ. 40 4 60. à la mort d Edouard VI.JMdf)!f!m-4f. Sous Etizabeth. il jugea prudent departir. Mtot-yof the Jetos. par laquelle ce personnage demaudait & la reine. grâce à une connivence tacite. on les voit comme médecins. dans les années suivantes.t738. prendre dans le pays L'enthousiasme une position importante des juifs 1. un des prédicantsles plus violents. Edouard'V!. p.ÇONNEME 1 Immédiatement après qu'Edouard VI eut adopte le protestantisme. Cromwell.

on voit que dans la croyance à un Dieu unique les rabbins entendaient toujours l'obligation de ne pas adorer Jésus-Christ 'Voilà la doctrine secrète que la Maçonnerie allait propager dans la société chrétienne L'antiquaire Selden.<M". Tovey. p. Le Juif. Fidèles à la même politique les Juifs d'Amsterdam aidèrent de tout leur crédit.NotMMde. ~M~zajMt~cŒj p. dans son livre De jure naturali. il se servit avec grande habileté des Juifs pendant sa domination. t. V.unique 2° Témoignage d'une révélation divine primitive 3° Foi en des peines et récompenses dans l'autre vie.n:?. et par Gougenot Desmousaeaux. Cf. Se rattacher à Noé était un moyen détourné de nier Jésus-Christ et de tendre la main aux juifs 1. Un des points sur lesquels cette école se séparait des orthodoxes était les obligations à imposer aux Gentils. Histoire des Révolutions <jLNSf!eMrre (La Haye.}M. Paria. t. quand on pénètre le vrai sens de ces prescriptions ainsi réduites. Tandis que les talmudistes orthodoxes reconnaissaient sept lois de Noé relatives en partie aux prescriptions cérémonielles. qui serattachaient seulement à Noë et non à Abraham. présentait le franc-maçon comme un vrai noachite qui pratiquait la loi naturelle. pp. Quant à Cromwell. avait mis en lumière cet enseignement et ce n'est pas sans une intention secrète qu'en 1723. i6M. Anglia jMdeiott. t7!7). Tovey.. dans le livre des Constitutions. Anderson. Paris. enEspagne et en Portugal'. 198. IM'iSS. Noé à ces trois points 1" Croyance en l'existence d'un Dieu. Mais. publié en 1640. en 1688. 376. le rabbin Joseph Albo. dès réduisait tous les enseignements de 1415. 2. p. les espérances que le premier régicide commis dans l'Europe chrétienne avait excité dans Israël. dans son livre . V. II. !6 Judaïsme et itt ~M~t'mHoK des peuples chrdtiens. l'expédition de Guillaume d'Orange contre Jacques II. Histoire des affaires de Syrie. 3. Ceux qui entrèrent en contact avec les protestants appartenaient à l'école rationaliste. sur l'identité du Judaïsme rationaliste et de la MacoMene les articies du 4 .AU XVI' ET AU XVI!" SIÈCLE 49 pour Cromwell fut tel que des juifs d'Acre envoyèrent quelques-uns des leurs en Angleterre pour s'assurer s'il n'était pas le Messie ils firent des recherches à la bibliothèque de l'Université de Cambridge pour examiner s'il ne comptait pas quelques juifs parmi ses ancêtres On voit la vive émotion. recueillis par Achille Laurent. Burnett raconte qu'il les employa avec succès comme espions en Hollande. 2' édit. 275. 1846. L'influence des Juifs en Angleterre ne tarda pas à se faire sentir. et qu'on appelait pour cela dans le langage Rabbinique les Noachides. Je nombreux passage du Talmud sur la théorie du . 3.

des savants. En 1650. en effet. La cause des Juifs progressa parrallèlement avec la Maçonnerie et en 1753. avait étendu cette proscription à la Provence. Locke.IesdèistesangIaisûrentdela cause des' Juifs la leur et travaillèrent à les faire pénétrer dans la société civile sur le pied d'égalité. un phamphlet intitulé NN!~a)*eMMs6M7ee/ tianisme des Jui fs. pour fraterniser avec les chrétiens apostats qui fondaient la grande loge d'Angleterre. les Juifs étaient fort peu nombreux. publie successiveles Juifs dans <<:G'~m(!ement. grâce à leurs artifices. en 1715.. sur les réclamations du commerce de Londres. chassés du royaume en 1394. un écrivain chrétien. Raison pour naturaliser dans l'Irlonde SM~ même pied que toutes les autres B~e~Me nations. D'ailleurs. au XVI' siècle. en 1501. d'York et d'Ecosse des premières années. XVII. qui montrera combien devait être dangereuse leur pénétration dans la société F. dont parle le livre The long Livers. avec la même ardeur que les francs-maçons français et allemands à la fin duXVIIIe siècle. réclame expressément pour les juifs et les mahométans les mêmes droits que pour toutes les confessions chrétiennes. le Parlement vota un bill qui leur ouvrait l'accès de la naturalisation mais. Ils avaient été. c'est qu'ils ne voulaient pas effrayer l'opinion. le fondateur des sodalités socratiques. Eduard Michalas. en 1718. Schwalbach dans ta Bcm~Mtts juUlet 1885War dt'ee~/tsc~e CroM~e ~ 6 de P tA~<?yMH~Mtt~6meC~rï's<Hc~e7]Mtï<Mtt'oK? d t. cet acte fut rappelé dès l'année suivante. et. Si l'on ne voit pas de Juifs dans les loges de Londres.50 LES PRÉCURSEURS DE LA FRANC-MAÇONNERIE DèslemilieuduXVIII~sièolo. un certain nombre étaient parvenus à s'y implanter Nous aliOM reproduire un passage de la dissertation publiée par Leber dans sa CoMection de dissertations sur l'histoire. . LES JUIFS EN FRANCE AU XVP ET AU XVU" SIÈCLE. un noyau de population comme en Allemagne et en Italie. Ils ne formaient pas. dés Gentils et des Ma~OMte~MS. dans ses ~M)"~SM~ la tolérance (1685-1704). Cependant des médecins. des marchands juifs parvenaient toujours à pénétrer dans le pays et. Toland. En France.Leur nnportaneecommercM[a ans les villesde taNarbonaiM(siç) est constata. et Louis XII. ils avaient les hauts grades hermétiques. publie une Apology for the ~oMOMyaMenation ôf the Jews and a~MMS of7syaé7.

Ils firent alors construire des synagogues à Bordeaux et eurent bientôt après un cimetière particulier. franchises et libertés aont jouissaient et les sujets du Roi. ils furent reconnus pour être de ia religion juive et que la qualification de Juifs leur fut officiellement donnée. Les lettres de 1550n'avaient pas été enregistrées au parlement de Bordeaux.étrangers étaient venus se fixer2. par Henri IU. Ils purent acquérir et posséder toute espèce de biens. dansles d'athéisme. oui! devint. Bordeaux. excepté les Anglais. de se fixer à Bordeaux.H~to~e de. M. Dans ces lettres. im partie. au mois de juin 1723.Beugnot~ . à tort ou à raison. et ce fut alors que.p. au mois d'août 1550. tester et recueillir des successions enfin jouir de tous lesprivUèges. Cet AntoineGovea(iSOS-iMS)ut. nommé André Govea. car la ville de Bordeaux n'était pas la seule dans laquelle ces marchands. 107-109. . tout en fréplusieurs générations quentant ostensiblement les églises et en recevant les sacrements.dans sa Réponse aux paradoxes du sieur de MŒ!estfOt<. et. un édit par lequel il permettait à tous les étrangers. Caillerne]*.à plusieursreprises. vante Il les servicesque ces Juifsont rendus au commercefrançais en lui ouvrant desdébouchés en Barbarie. Enfin. ~ sur JMXmot'rM l'Académiede Caen.AU XVF ET AU XVJT SIÈCLE 51 « Louis XI avait donné. Ces lettres furent enregiEtrëes au parlement de Paris le 22 décembre 1550. le 11 novembre 1574.s ~~4~ tï'Occtdsyt-t ÛM moyen <~e. et. En attendant. de venir s'établir dans cette ville. vinrent l'yjoindre. sont confirmées par le dernier historien des juifs de Bordeaux. ils passaient toujours pour chrétiens et ils faisaient baptiser leurs enfants.par Bodin. » Ces indications sur la fausseté des conversions des nouveaux chrétiens et les pratiques judaïques qu'ils conservaient pendant dans l'intérieur de leurs familles. professeur de belles-lettres'. en 1474. tMd6 ~~Cot~etïe Govea. ils étaient dénommés marchands autres Portugais appelés nouveaux chrétiens. Ils payèrent pour ces lettres un droit de joyeux avènement de 110. 1875. ils obtinrent de Henri II des lettres patentes par lesquelles il leur fut permis de résider avec leurs familles dans toute l'étendue du royaume et d'y faire librement le commerce. de 9. bien que leur origine fùt connue. et peut-être même en JS68. Ce fut vers l'an 1686 qu'ils cessèrent de se contraindre sur ce point. et. qui les rendit communes aux Portugais établis au Saint-Esprit. en 1534. 1865.in-8'. Cellesde 1574furent dansce parlementainsi que dans celui de Paris. 3. Plusieurs de ses compatriotes. accuséde socinianismeet f V. de nouvelles lettres patentes données à Meudon les confirmèrent dans leurs privilèges. ils renoncèrent aussi à se marier devant les curés catholiques. et confirmées. pour la première fois.000 livrés. nouveaux chrétiens comme lui. Cela donna lieu à un Juif espagnol. tous ces privilèges ne leur étaient encore accordés que comme à des marchands étrangers. ~Mtott-Cf:MjM:~t:<'LBor<teaMfc. baptisé. V. Malvesin II est de tradition qu'en Espagne. vingt ans plus tard. t.

c'étaient des Marranes servé intactes. on a été surpris de voir des famines arriver de fort loin de l'intérieur du pays pour qui avaient conprendre part a h fête du Grand Pardon. et prétendait plusieurs de fausseté continuaient leurs descendants Nous publions àce sujet à Judaïser pendant témoignages en appendice plusieurs et au X'VIII<' siècle. 3. mangent point.p. avaient et à s'infiltrer. Mathieu. le lard qu'ils ne fort mauvais bruits. sans parler de leurs secrètes assemblées. Maldes l'hérésie les accusait de correspondre avec les sultans populaire de Constantinople et de les tenir au courant de l'état intérieur des Etats dédié chrétiens". pp. t. p. huguenots L'opinion à la propagande de la secte antichrétienne de ce genre qu'il faut attribuer la vie en En 1574. ils ne font servir la soie que de leurre pour le crédit. étaient l'opinion que générations. au XVII' Les familles un milieu et c'est tout juives préparé influence converties sans de l'opinion sincérité courante offraient évidemment à une de Jean double partie chrétiens du collège de Guyenne à Paris. 4.tfe.67. sous ou de converser dénonçait vante. Hist. Histoire de sept années du règne d'BettW ~F(t60K). les tableaux qu'Us n'aiment point et plusieurs autres telles choses que l'on voit publiquement. iM. S5-86. 35f. <~ f~raë~ss depuis leur dispersion. p. On dit que ces gens sont en dehors de grande parade. ci-dessus p. l. pendant trois cents ans. Portugais de propager étaient fortement vesin.3'partie. soupçonnés =. mais dans le Portugal. P. au roi et En 1614. Louis XIII défendait et des biens. Hist. au pays à tous les Juifs et. a Be nos commissionnaices il faut que je passe à certains hommes qui se sont glissés en France depuis quelques années et y traitent pour leurs compatriotes on pour eux-mêmes. Reiuach. l'année suises sujets. des ~cff! de Bordeaux. 9. grâce En Provence sinage l'édit du où les Juifs Venaissin. les figures des corps que leurs femmes ne tirent point en tapisserie. 48 sur Tremelli. qui déjà scandalisent beaucoup de gens de bien. de recevoir peine de la vie avec eux.. les dangers qu'ils faisaient courir le 23 avril 1615. son TyvK'M ~erecoMOHM'e~oMMaMg. à la reine dans mère. Montchrétien. Je ~e sçais pas bien ce que j'en doy dire. à la vérité. la foi et les traditions de leurs pères ) Th. o Les AfsmMtM ou faux catholiques n'existent plus en Espagne depuis te dernier siècle. sentent un peu le recutit. nouveaux dit M. mais fort sales et mesquins chez eux. réussi où ils ne craignirent pas au voià éluder accusait dans sacrés*. V. ce qui ne leur succède pas m<t"(r*'eM~M)tomMj)o!t<ts.52 à Bordeaux. sieur de Watteville. ci-dessus conversions Comtat XII parvenus publique leurs de Louis mentionné. lors de l'inauguration de la synagogue de Lisbonne. d'entrer LES PRÉCURSEURS DE LA FRANC-MAÇONNERIE plusieurs. les étudiants Bodin. t. Cf. les ordres pour mieux se déguiser. mais il court deux de Les dimanches qu'ils ne choment point. en leur particulier.) .

On peut. p. au milieu du XYII<siècle. parcourait la France. il passeystématiquementsous leur propasilence s anti-chrétienne. sinon au point de vue des communications des Juifs avecles Ottomans qui ne sont pas plus fondées sans doute que leurs prétenduesconspirations avec les lépreux au Moyen Age. etparlant d'une nouvelle religion humanitaire. » Il fit des disciples jusqu'en Amérique. 22. dit Lenglet Dufrenoy. en effet. 443et t. se présentant sous des déguisements trompeurs.. l'Amérique. t. comme un certain Svendivogius d'origine anabaptiste. signaler comme un précurseur de la maçonnerie au XVIIe siècle un personnage dont le véritable nom est inconnu. mais ce n'était vraisemblablement qu'un voile pour faire une propagande d'une autre nature. mais qui-se faisait appeler EyrenèePhilalèthe et qui. Cette folie.Lenglet ufrenoy. Comme les Rose-Croix.et p. in-12. qui vont être les titres des loges maçonniques. D hefOMfi~M. Une dernière fois nous ferons remarquer l'apparition dès le XVI" siècle et dès le XVII' de ces noms de de PA~a/~e. que cet adepte avait une forte inclination pour le peuple juif: son zèle ne les regarde pas moins que les chrétiens c'est une affection de tendresse par laquelle il se déclare en plusieurs endroits de sesouvrages. et un Anglais qui se faisait appeler le Cosmopolite et. Cosmopolite.AU XV!' ET AU XVII' SIÈCLE 53 Ces dangers étaient fort réels. tourmentait encore bien des esprits. <. gande . « Il paraît par ses écrits. et 1742. qui devait s'établir prochainement et comprendre toutes les nations.Paris. un sage rabbin ne leur en témoignerait pas davantage. la Hollande.P/K7<t~/M faisait sa propagandesous le prétexte de communiquerl'art de transmuter les métaux*. l'Angleterre.lui est antei'ieur de peu d'années. I.402 suiv. de P/M7a<Mp/M.Figuier 'Alahimie : les ~Mt:l e donne de détailssurles voyages les travauxchi~Mt~. Il. C'étaient depuis longtemps les mots de passe des sectaires. pp. au moins par rapport aux idées religieuses et politiques qui formaient la base de la Constitution nationale et qu'ils ébranlaient. qui était en grandes relations avec eux (mort en 1646. au XVIIe siècle. en Pologne). sans jamais s'établir nulle part. le . (Paris1854) et beaucoup d mais miques ecespersonnages. Histoire t!ela philosophie 3 voi.

Avant cette époque. Paris. les Sociétés secrètes et la Noc~e. . V. etquimaintientinébranlablement Dans les trente-trois degrés qui lé composent. la nationale. Abraham. dès 1744. Mais cette exclusion n'a jamais porté que sur les loges symboliques ou quelques rites de parade. en 1750. notammentle Miroir d6 Vérité. qui est. En 1763son père fit à la GrandeLoge d'Angleterre& Londres un discourssur le rite Ecossaisde Ramsay. celle qui conserve le mieux les traditions de la secte le caractèreinternational de l'ordre. Cela prouve des Juifs francs-maçons. un des plus grands propagateurs des hauts grades maçonniques fut le Juif le fondateur des Illuminés français que portugais Martinez-Paschalis. 1800&1802.NSLA.54 LES PRÉCURSEURS DE LA MÂNC-MA~ONNERIE XVIII. de 1761 à 1767. qui. Or ce sont précisément ceux où la secte enseigne comment elle entend là propriété. p. l'apostat ? MaçoniFessIer reprit et sauva l'oeuvre des Illuminés en inventant nerie chrétienne. in-8". Il en fut bien qu'il y avait antérieurement de même en Allemagne. H.MAÇONNENEAU XVIU" SIÈCLE C'est une grande erreur de croire que les Juifs aient été exclus des loges jusqu'à ces derniers temps. la constitution politique dans liberté. 6. quand la maçonnerie s'étendit tellement que l'on fonda partout des loges au caractère aristocratique. Ils l'ont été. Ant. à partir du milieu du XVIIP siècle.–LE RÔLE DBSJUIFSDA.: Deschamps. Ainsi. il y a jusqu'à onze grades à la forme israélite et biblique. ce sont deux Juifs. 3 vol. le travail. 35-36. Nous en avons donné la preuve dans le tome HI de l'ouvrage du P. Au XVIII" siècle. les loges de Bordeaux décidèrent de ne plus recevoir comme visiteurs les Juifs. la représentation i. et depuis lors nous avons recueilli de nouvelles preuves de ce fait Quelques années plus tard. les Juifs étaient l'onvoitàl'œuvre reçus dans les loges symboliques et notamment dans celles de Londres. en effet. par le f. quand. même les maçons réguliers. Stephen Morin et Franken. Établissent solidement en Amérique le rite écossais ancien accepté.t. à la fin du siècle dernier. pp. de toutes les organisations maçonniques.

Ce sont aussi ceux où se formule expressément la substitution des droits de l'homme ou du Naturalisme au droit supérieur de la Révélation Les interprètes de ces grades au XVIIIesiècle et dans la première moitié de celui-ci travestissent l'histoire de Jésus-Ghrist. Lebmann. Moço~Kërï'g CCMï's d ~raf/~Mg. . dont on a pu dire qu'il avait été pour l'Allemagne ce que ? CoM~a< social de Rousseau avait été pour la France. T et 393-39. confMérésLaueanne. aris. prenait une délibération pour faire obtenir aux Juifs l'égalité des droits civils et politiques et indiquait comme motifs à l'appui que. tend la main aux Juifs. du patriotisme dont ils ont donné des preuves et des vertus qu'on a su qu'ils pratiquaient en secret par le témoignage du district des Carmélites. il donne un gage décisif en se faisant à son retour en France l'avocat de l'émancipation des Juifs'.V.le MoHt'MKr.F~KC-MaçoMdessuprêmesoaseUs Mg)* parte très puissant souverain. le grand propagateur de la franc-maçonnerie.) des 43-45 393-M. commandeur .V. dans l'enceinte duquel le plus grand nombre vit » Avant que la franc-maçonnerie n'enserrât l'Europe chrétienne de i. quand au XIIIe siècle. grandcommandeur d'un c à a édit. on découvrit la doctrine secrète des Juifs. ils ont donne les preuvesles plus méritoires de patriotisme » et votait une motion dont l'article premier est ainsi conçu KA arrêté 1° qu'il serait donné aux Juifs de Paris un témoignage public et authenthique de la bonne conduite qu'ils ont toujours montrée. dans son livre sur la .i8M. (Paris.3ppJe 2. K dans cette révolution surtout.chapitre t'E~tr~desIsraélites VU. que Mirabeau se lieavec les Illuminés. Ce n'était pas sans raison qu'en 1790. écrit son livre De l'amélioration de l'état civil des Juifs. Or ces interprétations blasphématoires ne sont pas autre chose que les légendes rabbiniques contenues dans les livres du Talmud et qui soulevèrent d'horreur le monde chrétien. composée presqu'exclusivement de francs-maçons. Dohm. Lessing. confédérésLausanne.Baloenweck. Au milieu du XVIIIe siècle. de la Sainte Vierge et des principaux personnages évangéliques par des contes odieux et burlesques. la municipalité de Pans. C'est dans un salon juif.Rp/oyMe~o~'gMc des Juifs (Londres 1787). en Allemagne. en 1781. T.Batienweck. à Berlin celui des Mendelshon. d'ej~g~M~ment sup~'SM~e . f P du9 i 3. février79t). (Paris.sur cette phase la préparation ela Révolution beaulivrede l'abbé d la danslaSooiétérançaise.. pour préluder a sonrôle révolutionnaire.et. 1885-86.AU XV!" fiT AU XVH' St&CM 5S une civilisation maçonnique.

vivaient disséminés at cachés sous un voile épais d'hypocrisie etse transmettaient les traditions des anciennes hérésies. qui est le Naturalisme. dans cette étude. II est plus d'une personnalité et même plus d'un groupe qui a agi sur les événements.ESPRtCTRSE'DRS. Nous n'avons pas la prétention d'avoir.56 t. animés d'une haine profonde contre le christianisme. du gouvernement de Dieu et de ses droits.DË LA FRANC-MAÇONNERIE son réseau etneprêparâtl'explosiondel'?89. variés al'innni. sans que l'histoire ait conservé sa trace. dans leurs rituels. divers groupes. puis par des complots noués dans les cpnvents de WiHemsbadenet de Paris. indiqué tous les précurseurs de la maçonnerie aux XVI" et XVII" siècles. Cependant de nouvelles recherches peuvent amener des découvertes et nous estimons que les érudits qui travailleront à compléter et rectifier les aperçus de notre étude rendront un véritaNe service aux études historiques. de loin d'abord par une propagande doctrinale. en même temps que. elles recueillirent et amalgamèrent toutes les erreurs du passé et les unirent danscette grande négation. . Les loges donnèrent a ces forces hostiles une organisation appropriée à l'esprit du temps et à la corruption des hautesclasses.

est l'existence dans le monde musulman depuis le IXe siècle de l'ère chrétienne d'une grande société secrète dont les principes. J. 1838. Il forme l'Introduction de l'Exposé <!e la religion des Drztses. avec sa hiérarchie et une propagande organisée. Cette opinionest fort bien présentée dan~ t'~Kyem~t'KM Handbueh der FretW(M~eyct. Mahmed fils d'Ismaïl. Drusen. Cette croyance est exploitée par tous les ambitieux et tous les fanatiques. doctrine <!e!Z<m<MteatcA~. l'organisation. mais elle est plus connue sous le nom de secte des Ismaéliens. La secte des Ismaéliens commença à se former d'abord comme une doctrine théologique. C'est la secte des Ismaéliens. 2 vol. EUeprit a cette époque le nom de secte des Karmates. 'Va 2. faisaient trembler tous cht~Mqui. Elle a été mêlée à toutes les révolutions de l'Orient. XJXet XX.-C.~. elle se constitua dénuttivement comme une grande société secrète. Nousallons mettre le lecteur à même d'en juger enanalysant le long mémoire qu'a publié sur ce sujet le savant orientaliste Silvestre de Sacy. dans les A'btiCMet ~tyfMts f~MMFMM~cr~ ~Hïo~è~Me nationale. t. Les fameux .HascMHMtttf~fMe. les grades et les procédés de propagande sont absolument identiques à ceux da la franc-maçonnerie occidentale.`~ DE LA FBANC-MAÇottNEMB Un fait capital. On trouve à ce sujet de longs détails dans les Prolégomènes MstoW~Mes de l'historien africain Ibn Khaldoun. Elle ne reconnaissait que sept Imans au lieu des douze que vénèrent les musulmans orthodoxes. Paris. Cet ouvrage a été traduit en français par M. Aussi cette secte est-elle connue également sous le nom de la. de Slane. qui écrivait dans les dernières années du XIVe siècle La nouvelle secte se recruta surtout chez les Schiites ou partisans d'Ali et s'est principalement propagée dans la partie orientale du monde de l'Islam. dirigés parle Vte:<a:t:6 t.-C. vers l'an 148 de l'hégire. c'est-à-dire vers 750 ap. Vers 264 de L'hégire (878ap. Elle était très répandue en Syrie a l'époque des Croisades et il est fort vraisemblable qu'elle séduisit un certain nombre de Templiers par le syncrétisme religieux et la licence absolue de mœurs qu'elle enseignait dans ses hauts grades 1. mais très peu connu. Le dernier. est bien supérieur selon elle & Mahomet il n'est pas mort et doit un jour reparaitre. OU ORIENTALE DE LA SECTEBES ISMAÉLIENS. in-8".).AU XVI" ET AC XVII" SIÈCLE 57 APPENDICE I. de . J.

Ce dernier a traité le sujet ea~fo/eMO dans la Vie <{ A~sH/e ~a:Km:<e Hakem. Ils cherchent à enrôler dans leur rang non seulement des Schiites. Les cinq premiers degrés d'initiation ne contiennent que des données a ia rigueur conciliables avec l'Islam. dé les exciter aux actions qui peuvent être utiles à la société. Histoire de l'ordre des Assassins (trad. de la dîme. Il y a neuf degrés successifs d'initiation à chacun un nouveau serment de garder le secret est exigé. dans leur système. etc. étaient une branche de la secte ismaéiienne. et les pratiques qui leur sont recommandées. de la pureté légale. sont absolument celles que Weishaupt.. de se faire tort les uns aux autres et de commettre des brigandages sur ia terre. on enseigne le dualisme on détourne le prosélyte du dogme de l'unité de Dieu et on lui persuade que le titre de créateur et i'œuvre de la création appartiennent à deux êtres. dans l'instruction detaiUée dont No~'airi donne letexte authentique. Ils les persuaderont ainsi de recevoir successivement les gràdes de l'Ordre. le daï enseigne aux prosélytes que les observances légales de )a prière. n'ont été établies que comme des énigmes par des philosophes d'entre les prophètes et les !mans qu'ils n'ont vu dans ces pratiques qu'un moyen de tenir le commun des hommes dans la dépendance. la Syrie et la Perse Les détails que donne Silvestre de Sacy sont empruntés à deux historiens égyptiens Nowaïri (1280-1331) et Makrisi (1360-1442).in-8'). française. Au surplus.58 LES PRÉCURSEURS DE LA FRANC-MAÇONNERIE les princes chrétiens et musulmans. mais qui ébranlent peu à peu la foi du nouvel adepte en tournant ses idées vers les sens allégoriques et mystiques du Koran au lieu du sens traditionnel et pratique. Elle consiste à regarder comme des allégories tous les préceptes de l'Islamisme. des Chrétiens et jusqu'à des Juifs. Voità 1. des Dualistes. von Hammer. Ils étaient répandus dans l'Irac. Paris. Les Ismaéliens appellent eux-mêmes leur doctrine la Science du sens intérieur. néanmoins. En même temps. la production des substances corporelles n'est point une véritable création ce n'est que conformation et disposition. en les distrayant ainsi. le fondateur des Illuminés. Au sixième degré « auquel on ne passe point que le prosélyte ne soit bien affermi dans la croyance de tout ce qu'on iui a enseigné précédemment et qu'on ne se soit bien assuré de sa discrétion et de son silence. de les empêcher.a inspiré ces gois. mais encore des Musulmans Sunnites. Les frères chargés de la propagande s'appellent les Daïs. En s'adressant à des gens d'origine et de religion si diverses. prescrivait aux frères etMMtMpmts. 1833. Ils doivent en outre se rendre habiles dans l'art des prestiges pour accroître leur influence. on témoigne beaucoup de vénération pour les auteurs de ces institutions et on vante la profonde sagesse qui leur. V. Au septième degré. . Ils y consacrent leur vie. Le but de la secte se dévoile peu à peu. its doivent parler à chacun son langage et se présenter à eux comme animés du zèle le plus grand pour leur religion. du pèlerinage.

qui croient à t'éternité des principes élémentaires des substances. «Ceux qui parviennent à ce degré d'instruction adoptent quelques-uns des systèmes reçus par les infidèles. les miracles. suivant eux. ayant soin de se conformer à ce qui plait au prosélyte. « Tout ce que nous avons exposé précédemment des moyens que l'nn emploie dans les premiers degrés de l'instruction n'a pour effet que de faire abandonner au prosélyte les religions fondées sur la révélation et sur une mission prophétique. fils d'Ismaïi. la formation d'un système de religion que les hommes adoptent sur l'autorité de ce prophète. Le daï donne à la parole de Dieu. Jésus et tous les autres prophètes ne sont que des prophètes instituteurs de politique et d'observances légales. au jugement dernier. Le MeMB:'eMS degré d':)M<M<:o?t est ainsi décrit par Makrisi Quand le proséfyte a acquis toutes les connaissances dont nous avons parlé jusqu'ici. de principes sages dont se compose un système de philosophie. qui n'a rien de commun avec ce qu'entendent par ces choses ceux qui professent la croyance de l'unité de Dieu. et ceux qui les adoptent ne peuvent plus être comptés que parmi les matérialistes et les dualistes. Aucun d'eux n'a ni fait aucun miracle ni reçu de Dieu aucune révélation pour la communiquer aux hommes. à la résurrection. quelle qu'elle soit. la production et la destruction de toutes choses suivant la disposition et la combinaison des é)éments. « Par l'usage de l'interprétation allégorique on détourne le sens des paroles de chaque religion pour l'accommoder à cette nouvelle doctrine. à la fin du monde.que pour conduire les hommes à la doctrine des prophètes de la philosophie. Après cela on enseigne qu'Abraham.AU XVI" ET AU XVH" SIÈCLE 59 pourquoi quand un Daï enrôle un Dualiste. à la distribution des récompenses et des châtiments. comme on le dit communément. quelle que soit la religion à laquelle il appartienne On enseigne an prosélyte que les divers Imans sont très inférieurs a Mahmed. il lui confère immédiatement ce degré. si ce n'est <M{{<Mtt cela est Kecess<M)*e~!OM~ qzte . ne signifie autre chose que les révolutions des astres et de l'univers qni se succèdent périodiquement les unes aux autres. En admettant ces dogmes. dit Nowairi. un sens tout particulier. comme le prétendent ceux qui tiennent à la doctrine littérale et extérieure. On n'est donc point obligé de se conformer à ces lois. Moïse. le chef et docteur de la dernière période. on l'applique alors à examiner les choses qui existent et a rechercher leur nature et leurs dénnitions suivant la méthode des philosophes et d'après leurs livres. ce ne sont point. on renonce nécessairement àtoutereligion fondée sur l'autoritéd'une mission prophétique. mais l'établissement de certaines institutions politiques qui forment un gouvernement bien constitué. Tout cela. qui ont reçu les leçons des prophètes delà philosophie tels que Platon et autres philosophes du même genre et qu'ils n'ont institué leurs religions . Au huitième degré le daï enseigne au prosélyte que ce qui caractérise un prophète véridique. comme une sorte de préparation énigmatique. Ce moyen est ésa!ement bon à l'égard de toutes les religions.

Cette doctrine s'étend également à toutes les lois qui défendent l'usage de certaines choses. <' SOMM!t<l'adepte qui est parvenu connaissance de tout cela eM6!'<MSfles opinions de JMSM~Su dit fils de Dais CM Bt). rappellent le culte du Baphomet.?'6~a!te o tantôt il adopte le système des mages. Relation historique des ~ŒerM Le savant Achille Laurent. de Syrie. Ce fut vers l'an ?4 de l'hégire (872 ap. Quant !'AOK!Me qui connaît. « Ce système d'instruction et ce plan de séduction furent arrBtés d'abord d'un commun accord entre les Daïs. à la fin de sa vie (996-1021). Les Druzes. l'Egypte. J. Les doctrines des Ismaéliens furent adoptées par le khalife égyptien Hakhem. t. a proportion de leur talent et de leurs efforts. H raconte plusieurs faits dont il fut témoin personnellement et qui montrent avec quelle rigueur le secret des initiations est gardé. 1886. 408 et suiv.:60 LES PRÉCURSEURS DE LA FRANC-MAÇONNERIE maintenir l'ordre et~OMf la coMsars~KoM~M intérêts mondains. qui n'en démontrent les mystères qu'après avoir fait subir des épreuves et fait faire des serments terribles. avant qu'ils se séparassent pour exercer leur mission. aux gens qui ignorent les causes et le but de ces ordonnances. il n'est MMM~meMt obligé depratiquer il est en possession lui snfnt car c'est là ces lois. n Cette doctrine primitive éprouva dans la suite. Le khalife Hakhem a été regardé par certains sectaires comme MMMM caicM. toutes les ordonnances légales ne sont que comme des ballots et des fardeaux imposés aux infidèles. Ensuite ils se séparèrent et se répandirent en divers pays où ils propagèrent leur doctrine et obtinrent plus ou moins de succès. diverses altérations. la Syrie. est semblable aux livres des francs-maçons: il n'enseigne pas le fond de leur religion on ne peut l'apprendre que des akals. dit M. disent les écrivains musulmans. !e~!M! souvent il emprunte ~e chacun (!e ces systèmes quel~KM t~M Qtt'~ m~ 6?:~eMt&Ze. sous la . Effectivement. pratiqué par les :Templiers.) qu'ils flrent le plus grand nombre de prosélytes en Syrie et en Perse.-C. fils d'Ismaïl. il ilt alors succéder une grande bienveillance pour les chrétiens et pour les juifs aux persécutions dont II les avait d'abord accablés. En dehors de cette connaissance. adorent le khalife Hakem comme un Dieu. Silvestre de Sacy. depuis p. C'est encore la croyance des Druses. comme l'adoration de l'image d'un veau. 2 'vol. que l'on ferait d'abord reconnaître par Hman. La connaissance dont la vérité certaine & iaqueUe pn doit tendre. Leur culte est cependant mélangé d'autres étéments mais ils restent Mêles a l'idée fondamentale en rappelant eux-mêmes la ReH~eo<tMtMtfMfe. )!. et ta secte se divisa en différentes branches depuis sa propagation dans le Magreb. in-8°).. qui sont une branche de la secte ismaélienne. ajoute-t-il. I.Certaines de leurs superstitions. tantôt ceiMt ~'Arts<o<e OK de Platon. dit que « le formulaire ou catéchisme des Druzes. dans ?40 jusqu'en JS~Z (Paris.II devint un incrédule. On changea particulièrement ce qui regardait Mahmed.

p. 1. &une époque pour les hommes et akalehs pour les femmes. le plus profond mystère couvre les communications qui ont pu exister entre la secte orientale et la Maçonnerie occidentale. il éteint les bougies. c'est 1° que la secte des Ismaéliens existe toujours en Orient 2" qu'il y a aussi dans ces pays des sociétés secrètes ayant conservé la doctrine syncrétiste et ayant des initiations auxquelles eUes admettent les chrétiens comme les musulmans 30 que de nos jours plusieurs Européens. après y avoir été initiés dans leurs voyages dans le Levant. 90 et 339. M. C'est une innovationintroduite dans la religion unitaire par le chef d'une secte hérétique. Cette lecture terminée. les akals et akalehs se réunissent dans l'endroit désignépour leurs assemblées.Histoire de l'ordre des 0~0: pp. Exposé de la ~M Dj'MSM. Ce que nous savons seulement par nos études personnelles et bien des communications-particulières. 2. pour y célébrer la fête des BoM~zM. ont joui auprès des loges maçonniques. de l'ennemi ou du rivât d'Hakem. en arabe akals Tous les ans. L'akal le plus âgé se met dans le coin d'honneur de la salle et fait à haute voix et &la clarté de plusieurs bougies une lecture qui a rapport au but de la réunion. III. déterminée. et alors chaque akal s'empare d'une akaieh. et les enfants qui naissent de cet acte religieux sont considérés comme prédestinés. d'une' considération due autant au haut degré de leur initiation qu'à la profondeur de leurs sentiments antiehrétiens.AU XVI' ET AU XVH" SIÈCLE ei HgUMd'un veau 1. V.dit que la prétendue idoledes Dru3es était au contraire t'embtéme d'tbi'ts. 232. Les ministres de leur idole appartiennentindiCéreiBm&nt &l'un ou &l'autre sexe et sont appelés du nom de sages. Silvestrede Sacy.t. . qui est très vraisemMable~. En dehors de l'action des Ismaéliens sur les Templiers. ~oa Hammer.

sont en coa&trjnitë si parfaite avec les relations authentiques du commencement du XVII' siècle. que nous inclinons à admettre qu'une tradition réelle a servi de base à cette rédaction.62 LES PMOUSSEU&S-t)E [f FRANC-MACONNNRrE APPENDICE'!I. Ces cahiers indtquent bien la portée de la maçonnerie le but essentiellement révolutionnaire et antiehrétien des hauts grades s'y accuse beaucoup plus ouvertement que dans les éditioM et remaniements postérieurs qui'enontétëfaits. il était fort avant dans la maconuer'ieet avait été l'un des membres les plus importants du rite écos* s. Cependant des traditions réeUes peuvent parfois leur avoir r « servi de point de départ. qui sont exposés dans ce document. où il fut destitue. seorétaire général de la grande.togogénérate écossaise de France. in-i9. de légendes fabriquées par les fondateurs des rites maçonniques au XVHI' siècle. é B . a Edimbourg. l'auteardu AK)'o~V~~ qusnoMaTonsciMpiusnaut. En tout cas eUe a toujours la valeur d'un document maçonnique indiquant l'esprit des loges pendant la préparait. Aux cahiers du grade de rose-croix se trouve annexée la pièce que nous publions ici. André Peyrusse avait été d'abord secrétaire de Kléber en Egypte. Paris. les données qu'il y ajoute sont tellement conformes &ce que nous savons de l'esprit de cette confrérie. STATUSETLOJXDBS FRERES DE LA ROSE-CROIX. fdtenwec):. 2 vol. diteur. André Peyrusse. trésorier gênera) de la Louisiane. Abraham.et-Loire jusqu'en 1815.-tration des tinances en Egypte. puis secrétaire générai del'admiui. Nous publions ici un document qui date des dernières années du XVJH" siècle et quiprovient des manuscrits maçonniques de M. par le f. Jusqu'à la récente publication du C<Mt~ de lescahiers du 33egrade avaient été gardés avec tant ??MCMtMO'M~a~tgM6~ de précautions qu'aucune copie n'était sortie du sein des conseils suprêmes l~ Plusieurs de ces cahiers sont contresignés et certifiés conformes aux oWptmttM~ déposés au secrétariat général du grand chapitre de Heredom de Kilwining. Comme tous les hauts fonctionnaires bonapartistes. M85-)886.Les quelques faits de l'histoire de la confrérie des rose-croix.Hmourutenl855. D'APRÈSUNMANUSCRIT j DUXVHh SIÈCLE. Ces manuscrits comprennent la série complète des cahiers des 31 premiers grades du rite écossais. Nous avons déj à dit le nombre considérable de documents supposes. aujourd'hui déposés à la bibliothèque de Carcassonne.aisanoienacoepté. receveur général du Hanovre et receveur générât du département d'Indre.

les frères voulant se réunir pour convenir de certains arrangements pour que leur sainte société ne vint pas à se perdre. et il ne s'en trouva plus que 9 et 2 apprentifs. GRADE DES PRINCESCHEVALIERS DE ROSE CROIX ET CHEVALIERS E LA CROIXD'OR D FAMEUXORDRE SUBLIME THÉOLOGIQUE ET PHILOSOPHIQUE DESF.' STATUS ET LOIX DENOSF.ETSEP. lesquels. contient plusieurs fautes de français et plusieurs mots sont omis. ni bigot. ils firent circuler une invitation a tous les membres qui pourraient se trouver sur la terre. Le comte de la MarcheTrévisane n'était-il pas des nôtres? Mais il y aurait beaucoup à dire sur sa façon de penser qu'on peut tirer de son symbole.– Qu'on ne recevra aucun fanatique. Que la confraternité qui n'était anciennement que de 23 frères serait augmentée j usqu'a 63 sans en augmenter le nombre et 6'ans le consentement unanime d'un chapitre qu'ils tiendraient (s'il était nécessaire) pour cet objet(sic). Ils ont donc conclu unanimement qu'il était indispensablement nécessaire de tenir les articles suivants 1. 2. mais les préjugés des sçavants ayant été subjugués &la raison. comme la différence de religion causait autrefois des dissentions parmi nos frères. mais seulement des gens vraiment chrétiens. L'an 1624. capables de la régénération de toute la communion chrétienne. après de mûres réflexions. ni impie.DELAHO. ce qui établira une union parfaite parmi nous. Il est lui-même une copie de manuscrits antérieurs. . époque qui futl'apogéedeiamaoonnerie.C. indiquent des remaniements successifs et sont plutôt une preuve de l'authenticité d'ùn fond primitif de rédaction datant du XVH'siècle. que nous reproduisons ici. arrêtèrent que notre ordre devrait être multiplié afin que la grande science ne se perdit pas avec les membres qui viendraient successivement a diminuer jusqu'à l'anéantissement total de l'ordre et de leur grand sçavoir. Le manuscrit de Carcassonne. or. l'on juge à propos de ne recevoir que des protestants.OUDESA. Les différences de date que l'on remarque notamment entre le préambule et les articles 16 et 19.AU XVI" ET AU'XVII" SIÈCLE 63 tion de la Révolution française et aussi sous le premier Empire. cela flt qu'on reçut aussi des catholiques romains pour prouver que nous n'avons de l'aversion pour qui que ce soit.

10. sans ambition. Il y a trois grades qui sont l'apprentif. le doit aider dans ses travaux. il ne secourera que les nécessiteux. à moins qu'on ne soit absolument inspiré pour le faire. Il faut donc bien connaitre.lyàura'uneiiste de leur demeure quand ils ont été reçus. il vaudrait mieux élire un étranger capable. ce qui lui fait mériter de recevoir le grade de compagnon. à moins qu'il ne le connaisse jp~ys~gMemsMt(~c). 7. afin qu'en cas de besoin on les puisse secourir.– Quenotre Empereur ou Roy demeurera dans sa dignité sa vie durant. sans rancune pour les maux ou injures reçues. II n'y a donc aucune préférence à faire sur le choix qui doit être pMfMophegMe et au cas que l'on aperçût quelque défaut dans son père.–Lorsque élire un ffère nouveau ni faire aucune réception sans le grand sceau de notreEmpereur. étant donc d'un discernement profond et d'une raisonnabilité à tonte épreuve et qui de plus aye une forte envie de s'attacher par des noeuds indissolubles à notre ordre. d'où il appert que l'apprentif avant et dans le temps qu'il aide son maître lui doit être obéissant jusqu'à la mort. 8. ne s'écrit pas ~:c). ils ne pourront pas 5. du pays qu'ils habitent. Le plus ancien de tous nos frères doit toujours être élu pour la dignité d'Empereur et dans nos chapitres on lui donne le titre de Grand Seigneur. Le grade d'apprentifdoit durer deux ans pour pendant ce temps être instruit de nos mystères. qui sont la saine science dépouillée de tous les faux préjugés des sçavants prétendus du siècle. la compagnon et le maître. à moins de l'avoir sondé et reconnu de longue main pour un très bon sujet et qui s'applique beaucoup. exacte de tous les noms des frères. bons chrétiens. 6. et qu'il l'ait éprouvé de toutes manières. 9. l'apprentif étant à son temps sous la discipline d'un maître. U est expressément défendu à qui que ce soit de nos frères d'élire son père ou son frère ou son parent. ils pourront aussi manger ensemble. de leur âge. avant de faire du bien à quelqu'un. 4. il doit commencer à travailler se recommandant à Dieu et que. !Ht frère peM< faire des prosélytes et recevoir les aspirants. ce que nos frères savent bien distinguer. vertueux et humbles de cœur. deux ou trois frères seront assemblés. sincères. par conséquent. d'où l'on conclut que tous les tyrans et autres méchants sont exclus de nos secours et même ceux qui pourraient le devenir s'ils étaient à leur aise. 11. Quand même trois ou quatre frères seraient assemblés.64 LES PRÉCURSEURS DE LA FMNC-MA. cependant chaque apprentif est soumis au maître qui le doit instruire afin de le rendre digne et capable de participer à nos travaux. et celui qui sera reçu autrement ne pourra ni devra être reconnu pour un de nos'frères. ils ne peuvent en aucune manière faire faire profession à un de nos apprentifs.ÇONNENE 3. . puisqu'il est sensé être reçu sans le consentement supérieur que le grand sceau donne à celui qui en est muni J)'<MM certains cas. mais il ne faut qu'un de nos anciens ou un de nos mages qui n'ont que Dieu ou la Sagesse pour guide de leurs actions. afin qu'on ne puisse pas dire que nos mystères sont héréditaires. Les frères ne mangeront pas ensemble excepté le dimanche mais s'ils travaillent ensemble. Aussitôt qu'un de nos frères aura fait profession. frère ou parent.

comme cela paraît contraire à la charité. 21. 5 . et surtout aux soi-disant jésuites. Quand un frère communique ou donne quelque chose à un frère de l'ordre. il est bon que plusieurs frères ensemble y mangent puisque leur prudence ne sera que plus assurée. qu'on le fasse avec nos énigmes et hiéroglyphes accoutumées. L'on défend expressément de faire des choses miraculeuses en présence des profanes. s'il a besoin d'aide. il doit s'en passer plutôt que d'employer un profane tel qu'il puisse être. n'étant bon que pour leurs intérêts propres. à condition qu'ils vivent avec elle philosophiquement et ne là laissent pa3 converser avec les jeunes frères. 19. Un frère ne travaillera jamais s'il n'est aidé par un de nos frères. il ne sera point imputé à celui qui aura pris un lundi pour le dimanche ou tels jours de la semaine qu'il jugera à propos. pour avoir eu l'imprudence de se donner à connaître à des profanes. nous supprimons entièrement notre défense. 14.d'imprimer la moindre chosa de nos 12. on leur permet d'avoir chacun la sienne. il faut que celui qui invite. usant ainsi de stéganographie pour souvent exprimer des termes indispensablement nécessaires dans nos secrets de nature.&. 13. Les frères éviteront les grandes assemblées et la grande conversation avec les profanes. que cela se fasse gratis pour qu'il ne soit pas dit que les dons de Dieu sont vénaux. 15. L'article 7 ne pouvant pas toujours avoir lieu dans la première classe. 16. et ne chercheront pas à se marier. mais seulement avec ceux que l'âge arendus prudents pour éviter les conséquences dont nous avons vu les tristes effets l'an 1661 et qu'il aye égard à l'honneur de ses enfants comme au sien propre. Il est aussi défendu de publier la moindre chose contre notre art et nos mystères. mais puisque nous vivons avec les profanes. 11est absolument défendu de montrer ses travaux ou leurs résultats aux profanes ou aux maçons qui ne sont pas de notre ordre.ATJ XW . à Vienne. mystères. tache d'instruire son hôte s'il est plus instruit qu'eux.– Les frères éviteront toute familiarité avec les filles et les femmes. Quand nos frères voudront parler de choses qui regardent notre ordre et nos mystères.0 VIK ET X SBBiCHa 65 L'on défend d'écrire ou . 23. 22.– Quand un de nos frères sera invité à manger chez quelqu'un de nos frères comme l'équité l'ordonne quelquefois. si cependant ils ne peuvent se passer de femme. l'an 16i0. et défendons expressément le commerce avec les jésuites sus-dits comme excréments de l'enfer. il faudra que cela se fasse dans un lieu clos et bien à l'abri des profanes. il fut défendu sévèrement de recevoir aucun Autrichien ou sujet de ces pays héréditaires et même de leur donner l'aumône or. 20. et si pour son propre usage on soit obligé de mettre quelque chose par écrit. car cela peut aisément trahir son auteur comme il est arrivé à Rome. 17. pourvu que tout se fasse avec discernement pour être seul. 18. Comme nous perdîmes deux de nos frères l'an 1641. en Autriche. Mais entre les frères cela est permis. et au cas qu'il n'y aye pas des profanes de la partie.

de . qu'il daigne bénir ses travaux et entreprises.pour la vie éternelle et transforme l'homme de l'état de corruption naturelié da péché en une sainteté parfaite pour la vie éternelle.la Rosé Croix.Croix deux ensemble mais la plus grande partie méprisele temporel.Rosé Croix est divisé en différentes o~asses~ la science en est la cause. . Enfin celui qui n'est ainsi et ne veut pas le devenir. afin que par le motif d'âge et d'impuissance supposée. cherche vainement les moyens pour être véritablement des nôtres. et cttKce c~MOM d'Or ou bien fosce et CMtfeB cfMe}s si l'on était des l'on était . recevoir un homme marié puis25.a(et'. c'est pourquoi ils doivent avoir les qualités suivante doivent atre. 2~. en général. mais la pierre philosophique ne peut que donner la santé du corps maladif.de la. dernière pierre élémentaire qui est l'objet des frères chevaliers de la Çrp{~ d'Or qui conduit au plus grand secret de la nature. soit humain ou animal quelconque ou végétal ou même métallique c'est pourquoi celle-ci en procure un éternel bien préférable à tout autre. l'une théologique. espèces.'posée et tranquille 80 être isolé de toute charge qui lui ote sa pleine liberté 9°qu'il soit seul à moins qu'il c'ait i0' qu'il ne soit pas pauvre. était autrefois aue. A !a suite de ces statuts on fit:r APPENDICENÉCESSAIRE. 1l" qu'il soit un unique compagnon fidèle. La tbéologiqua est . Un Eferë interrogé sur ce qui concerne notre ordre doit affecter une ignorance entière de ses mystères et même son existence. comme la pierre théplogique conduit aux mystères les plus sublimes de la divinité incarnée.–Hestdéfendt[~xpressémentde qu'il ne pourrait s'aimer pour. 7° être d'une humeu.ohables. honnête dans sa conduite et dans ses ajustements et qu'il aye horreur du vice et tout péché. 26– Tous nos frères doivent être vertueux etmême ennemis d l'ombre i° Ils du vice.~8~ LES BRÉM~~S~M!~ ~A '~M~C-~ONNEME vivant cm'êtienHemett tant de paroles qu'en faits et'se rendront irrépro- .NousSommesobligés d'avertir que le fameux ordre des princes chevaHers. 12° craignant Dieu 13omiséricordieux. vivre avec sa femme~pMZosopMgtfememt sans que cela ne portât préjudice a leur société qui serait bientôt troublée. il se trouve isolé de tout obstacle & nos mystères. fmeins que l'âge mûr des deux ne puisse autoriser cette réception sans préjudice &l'amitié qui doit régner entre époux dans ce cas il faut que te candidat s'éloigne petit & petit des embrassements de son épouse. si répondait }'p~ crucis. 14° qu'il prie Dieu avec ferveur.si:l'on était de. l'autre philosophique. cependant t'onfoitqa'il~a)Jt~tra'l'ut)etl'aHtre. leurs grands mystères en général est la pierre des sages qui est de deux.seoretsi 2' un esprit constan! 3° diligents dans' leur travail et ennemi de toute paresse 4° seavants &"intelligents 6" avoir beaucoup de lecture. . C'est cette. l'on L'ancien ~alut de nos frères.

Maisces plaintes s'étaient toujours faites inutilement. A ctMMe des grandes parentés en f<Kt 1601 au Roy Henri faites en face des néophytes. d'autant que Philippe te Bel Après que la Provence avait déjà chassé les Juifs de la France. ajoute-t-il. dont nous reproduisons d la préface comme !e document 111de cet appendice. ] a Le roi René en avait toujours auprès de sa personne. Leur faveur n'alla pas plus loin au contraire elle commença à diminuer peu à peu après l'union de la Provence à la couronne de France. à Aix. x [ Gaufridy expose que c'est par l'exercice de la médecine que dés le Moyen-Age les Juifs s'étatSDt rendus a nécessaires et qu'on n'avait pas observé le concile d'Avignon de t33? qui défendait aux Chrétiens de se servir de médecins et de chirurgiens Juifs. Les Provençaux avaient fait en divers temps de grandes plaintes des vexations que faisaient les Juifs par leurs prêts. de Moaier avait été un des magistrats Rdéles à la cause royaliste durant les troubles de la Ligue et le passage suivant de l'Histoire de Provence par de Gaufridy conseiller au Parlement de Provence en i660 (1694 in-folio Aix) raconte les mêmes faits avec une nuance dans les appréciations dont on se rendra compte: « Le roi Louis XII ne laissait pas de veiller à la tranquillité du royaume. marris d'ôtre dépouillés de 1. Les histoires de Provence ne partent pas d'une entrée d'Henry IV 4 Aix. Comme ils virent ce. de l'impuissance ou tout le monde était réduit par le débordement de leurs usures. reconnaissant qu'il n'y avait rien notre nation que la perfidie et franchise de de plus contraire à l'humeur secrètement contre les et que ces gens conspiraient toujours judaïque. Comme elles furent renouvelées en ce temps-là.B6 JStBtt CONVERTM EN PROVENCE AU XVn' ET AU XVms SIECLE. Ces remontrances ne sont connues que par la copie que prétendait en avoir Barcilon l'auteur de la Critique t~M ~o6~MM'~6e Provence.B APPENNCE! TROIS BOCUMBNTS INDIQUANT tf'OHNMN COURANTSSUR Ï. Il enfaisait tantde cas que pour l'amour d'eux il permit a tous les Juifs de tenir des fermes.. par avocat-général au Parlement d'Aix /? fut unie à cet état. Mais ces remontrances sont bien dans te style et dans les idées de l'époque. de Monier lors de son entrée. le roi y apporta un si bon ordre qu'il en sera mémoire éternellement. . changement. Il s~en viten Provence une grande épreuve. i Remontrances sur les désordres gM~M!!<<Ho:coMf<!MPcf!emeKt<!eProBeMee et alliances des Meop~tM. uns d'entre eux qui s'étaient retirés à Avignon. mais quelquesils les firent (sic) aussi chasser de la Provence chrétiens.M w M M xvn* a~ft. d'être procureurs et clavaires. D'autre part nous savons que M.

Ce fut assurément pour cette raison seule qu'ils furent méprisés comme auparavant et qu'ils demeurèrent fort longtemps sans pouvoir s'allier par mariages qu'entre eux-mêmes.. Enfin le Roi renouvela en cette année l'édit que son devancier avait fait sans doute fut-il importuné des mêmes plaintes. c'est-à-dire )!oo. Pour cela il fit an édit en MM. les autres s'y arrêtèrent à la faveur du baptême. Il prétend fut simulée et qu'ils que leur conversion durent à l'usnro les richesses considérables qu'ils acquirent. résolurent de s6 cqnvertiràta religion chrétienne Et a ces uns trois parence. Ainsi ces gens se virent pressés de prendre parti. préférèrent la facilité de se faire chrétiens à t'incommodité d'un.etmalversationavait résolu de les chasser de Provence. ils paraissaient autant Juifs que jamais. Le roi Louis XII au commencement de son ch'l'istianos pelait règne étant averti deteurnsure. de sorte que pour la nécessité de ses affaires et pour subvenir aux frais de la guerre d'Italie. Peut-être ce fut aussi par la même cause qu'en l'année 1512. Quoi qu'il en soit l'edit fut exécuté à la ngueur. la mémoire de toutes ces choses s'est abolie depuis que ces gens en embrassant la religion chrétienne.eE~~i'KNANe-M&~ leurs commodités et privés de la tyr&nnië qu'ils exerçaient par-le moyen et autres des usures. quandFerdinand. ponr se rétablir et se venger des chrétiens. sous l'apparence de !a nouvelle religion. d'où il fit vider plus de 800. Puis il poursuit ainsi qu'il suit:] s'étant fait baptiser et s'étant joints avec eux facultés.des&ifs. ou par la considération de leurs familles. Mais enfin les de leurs usures excessives obligèrent le roi Charles VIII à les réprimer et à plaintes décret même la Provence de cette vermine. Quelques-uns. M. Mais comme ces nouveaux baptisés persistèrent dans leur commerce ordinaire que dans leurs prêts. sous prétexte de la nécessité de la guerre. des remontrances cite les noms de trois Juifs tige de trois [~L'auteur où il parlait par les charges qu'elles avaient familles importantes àl'époqnë dans le Parlement. par lequel il fut enjoint à tous les Juifs de quitter leur religion ou de vider le royaume. Quoi qu'il en soit. On a dit qu'il le fit pour éloigner de Provence plusieurs de ceux d'Espagne qui s'y étaient venus établir. ou par celle de leurs établissements. Ils se retirèrent dans les contrées voisines.déménagement et des voyages. la plupart demeurèrent comme ils étaient auparavant. fit une imposition sur eux dont ils firent eux-mêmes le règalement sur chaque particulier et la levée. ils gardaient toujours dans le cœur la loi de Moïse. suivant les préceptes de leurs Rabins. . roi d'Aragon les eut chassés de ses Etats. on crut qu'ils l'étaient encore effectivement. dans leurs ventes et dans leurs 'autres actions.pp. et que.000 âmes. suivant le cohseUde !a ~agoguedeConstantinopte en apvilles du Levant. mais ils fjren quelques offres à S.)!(T. d'entre eux se nrent baptiser sous divers noms. Dès que la publication en fut faite. ~op~t/tes.38e&388). le Roi. On les a toujours appelés ont aussi acquis de grandes au pays nouveaux comme en Portugal on les apchrétiens. Mais comme on exécuta l'ordre avec molesse. sont entrés dans la possession des charges.? LES pRÉ~PBg~tS. il se contenta de cette d'imposer qualité sur eux une certaine somme qui fut levée et tous ceux furent cotisés comme il appert de la par les registres Plusieurs à leur imitation ils essayèrent de se maintenir par des ontributions extraordinaires. Les uns quittèrent'le pays. des of6ces. plusieurs prirent le dernier parti.

ajoute-t-il. Enfin la vénalité des offices introduit e par le Roy François et le malheur des guerres leur a servi de planche aux charges et dignités de la justice. et quoiqu'ils n'aient manqué de brigue ni de corruptions. Il prétend en effet que la famille qui cumulait ainsi des charges au Parlement descendait de l'un des trois Juifs baptisés sous Charles VIII'. pleins d'opprobres et d'ignominies. parce que les anciennes constitutions canoniques et leSconcHes y résisaientt ny aussi en la moindre charge publique en quelque ville qu'ils habitassent. sinon . A quoi sa Majesté doit 1. –Et d'autant qu'on avait résolu de les exterminer et cependant de continuer sur eux de grandes Impositions et qu'ils étaient détestés et méprises publiquement. Nous ajouterons qu'une enquête faite vers 1700pour l'admissiondans l'ordre de Malte d'un des membresde !a familleincriminée par l'avocat général de Monier et qui existe dansles Archives départementales des Hautes-Alpes a pleinement démontré la fausseté de l'accusationd'origine Judaïque dirigée contre elle. s'anranohir de ces impositions et s'acquérir quelque sorte d'honneur et d'autorité. jamais ils n'y ont été élevés. tant ils sont odieux par leur malice et perfidie après avoir' longtemps cherché quelque moyen pour s'établir. fort curieux au point de vue de l'histoire sociale. . des remontrances de M. En résumé une Juive avait existé en Provence au XVI' siècleet dans tes premières années gMMtto~ du siècle suivant. de Monier pour reproduire exclusivement ce qui a trait aux Néophytes Juifs. Mais commede nos jours beaucoupde passions partieuiiéres se donnaientcarrière sous ce couvert. qu'ils ne pouvaient parvenir à aucune dignité ecclésiastique.AuxVt~ AuXVH' t&CLE Bf S 6§ chambre des comptes de Provence. On trouve dans ces violentes incriminations la preuve de l'hostilité qu'avaient les anciennes familles de la noblesse ou de la robe contre les enrichis récents et ils étaient nombreux au milieu des troubles politiques et des crises économiques du XVfo siècle.de France du moins des compagnies souveraines et même de celle de Provence qui en est le plus infectée. l'honneur et les biens dés chrétiens etconséquemmentplusde moyens d'exercer les effets de leur de leur vengeance. d'autant qu'elles leur donnent pouvoir sur la vie. Mais nous laissons à l'écart ce c6M. L'extrait de l'hMtotfe de Provence du conseillerde Gaufridy qu'on a pu lire & la note précédente justifie pleinement notre jugement sur ces remontrances.] Ce serait une gloire digne de sa majesté. que imitant les actions de Philippe le Bel son aïeul. avarice et [Les remontrances continuent en faisant le procès d'une famille qui sous Charles IX avait acheté plusieurs charges au Parlement de Provence. il chassât cette vermine de gens. qui sont les plus importantes et desquelles ils devraient être plutôt exclus que des autres. Elles signalent très vivementles abus résultant de la présence dans la cour de plusieurs parents et alliés. Grâce à la vénalité des charges de judicature ces moMseHeN couches s'élevaient rapidement aux premiers rangs.

et il n'y a pas longtemps qu'un juif d'Avignon vint faire une quête à Aix et étant entré par mécompte en la maison d'un qui n'était pas néophyte.ont fait une résolution de n'en recevoir aucun qui n'ait passé la septième race et ceux-ci t'ont pas encore passé la troisième. car on reniarque. leurs alliances. Aussi en-Espagne du côté de Valenceet Mayorque. mSis il serait facile'd'en avoir la preuve pour les convaincre et les châtier. (t~fridy dans l'histoire de PfOMMee indique discrètement les plaintes aux- .Ta LES PRÉCTJRSËmS' DB LA TKANa-M&CONNERIE d'autant plus 'volontiers se disposer que sa conscience y est obligée Car )es lois ecclésiastiques rendent ces par les lois et par la raison. Au Parlement de Toulouse ils n'en ont jamais voulu recevoir aucun en l'administration de la justice. aux charges publiques. Quelle apparence qu'ils soient tolérés et favoTisês sous les'Aoys de France! Quant aux raisons elles sont si grandes Premièrement ils ne.– Ils ont cette curiosité qu'ils veulent savoir ce qui se fait dans toute la province jusque dans les maisons des particuliers.il et d'ailleurs pour être en honneur et autorisés ils n'épargnent rien. leurs parentés. des usures et autres moyens illicites qu'ils sont les plus riches de la province de sorte qu'avec l'argent ils s'établiront en toutes les charges qui Viendront à vaquer. !I eh fut informé et aussitôt cela fut assoupi par leurs artifices et intrigues. leur semble àquel prix qu'ils désirent.car ils ont mille moyensde s'enrichir et de se remplacer ce qu'ils ont iBnàncé. Semblables aux Aristocratides entre les Athéniens. n'étant pas marris d'acheter en gros ce qu'ils vendent en déta. qui entrant aux chargés publiques croyaient aller à une maison d'or. ils ne les admettent. sont cause qu'on ne voit que d'évocations et de plaintes contre le parlement de Provence'. les tiennent désormais tributaires et comme esclaves. sont chrétiens qu'en apparence et en effet ils observent leur ancienne religion. Faut-il que le seul parlement de Provence soit rempli de cette ordure et les sujets du roy sujets à leur domination? Du temps des Comtes de Provence ils n'avaient jamais osé aspirer à ces desseins. et parce qu'ils ne rendent la justice qu'à dessein pour obliger les uns pour faveur et intimider les autres pour vengeance. et m6me il n'y a n~ophytes~ndighés'd'aspirer pas longtemps que les Jésuites et autres principaux ordres de la chrétienté eu leurs chapitres et assemblées . ils font par ce moyen ce qu'ils veulent et acquierent ce que bon Aussi les abus qu'ils commettent. Ceux-mêmes qui sont magis<. Us sont si unis entre eux que lorsqu'il est question de s'avancer. ont de particulières cérémonies parmi eux et obntribMnf a t'entretiennement des Juifs d'Avignon.que ces gens I&ont une cabale et une si~étroite liaison qu'ils n~Snt qu'une m6me volonté et pour faire une injustice lis se prêtent la Il se sont tellement enrichis par le moyen oënsoience lésons aux autres. d'acheté!' quelqu'office tous se cotisent et ordinairement ils font des assemblées et monopoles et conspirent secrètement contre les chrétiens. il demanda le tribut avec plusieurs paroles execrables contre Notre Seigneur Jésus-Christ. chose fort dangereuse en un état ou dans l'administration de la justice. Leurs statuts: sont pleins de menaces contre les usures et autres méchancetés de cette race maudite. aux charges temporelles qu'après la septième génération ou race.

Donc pour pourvoi)' à cet abus et détivrer les sujets du roy de tant d'oppression. quelles les cabales de familledonnaientuen contre le Parlement. que d'être sous la domination des Papes.BT M XYtt'. . pour la mettre entre les mains des étrangers. outre les usures qui leur sont familières marchandent et vendent jusques aux denrées et font tootes'sortes de métiers sordides pour s'enrichir. l'avarice les possède feUement. Sa Mt y gagnerait plus de 60.} et de tres humbles supplications à sa Majesté.000 ecus.000 écus. de 150. Après )e rétsNiasementde l'antorité royale en 1596. meilleure condition que ceux de la religion et faut qu'its se contentent d'être mi-partM< [Ici suit un rôle de douze membres du Parlement faisant partie des trois familles d'origine prétenduej juive que M. t<%u~ s'étant jetés a . Quelle honte de les voir autorisés en un royaume chrétien De sorte que c'est une chose trop dangereuse de tolerer ces gens-là en une province frontière et leur donner une si grande autorité et leur permettre qu'ils s'établissent en telle sorte qu'ils sont les plus forts. quand Us crachent. de Monier a dénoncées dans les remôntrancesoi-dessus. et. M. les priver des charges publiques qu'ils exercent qui valent plus. Et pour le voir clairement dans les derniers troubles. brevet et permission de. rendre ce qu'ils ont nnanoe et.Ilajoute]: < S'il est nécessaire on justifiera le rôle ci-dessus transcrit et tout le con~ tenu du présent mémoire par extraits et registres de la cour et autres' pièces authentiques.Avignon. Mais ce qui est plus à craindre. et quand ils n'en auraient pas la volonté. il semble qu'il serait bien de tes chasser de la Provence et confisquer leurs Mena' qui valent plus d'un million d'or à tout. que comme ils ont vendu Notre Seigneur ils vendront aisément leur fidélité et eux-niëmes.le Parlement protesta au sein des Etats de Provencecontre tes plaintes dont il était l'objet. événement en leur laissant leurs biens. Et en ce cas il faudrait constituer sur eux ces impositions que le Roi Louis XII avait établies et prendreLe sieur Vidame de Chartres. les crachats retombent'sur eux. mais il serait plus à propos que le roi y mit la main et il pourrait tirer un secours notable pour les entretiennemenjts de ses galères et de ses garnisons. et même au parquet où de quatre ils veulent être trois proches parents pour le moins. car les uns pissent le sang les jours de vendredi les autres qui sont descendus de ceux qui avaient craché contre NotreSeigneur. d'autant que leurs synagogues ne sont reçues qu'aux terres de l'Eglise. ils se rendront si forts qu'eMin Usperdront la Provence. Il ne faut pas rendre les néophytes. c'est qu'ayant la religion et ta volonté du tout étrangère et aliénée de la France et du christianisme. car ils n'affectent rien plus. On voit en eux des signes de la malédiction de Dieu tous apparents. aucun d'eux n'a été serviteur du Roy. de quoi les Etats en feront des remontrance. lieu de leur origine.An xw. Mais en toute façon il semble que sa Majesté ne doit souffrir tes grandes parentés et alliances qui sont plus dangereuses en ces gens-là parce qu'ils n'ont qu'une même volonté de mal faire. S. de. remplir leur place de gens d'honneur et bons serviteurs du Roi. quand on en vendrait. en tt an tant pour cent de leurs facultés.p&~H~ ` trats.

en sens contraireLa &!M«! es Études Juives. puisque vous ne pouvez faire autrement. V. A ce que vous dites. afin que peu ~peM. A ce que vous dites que le roi de France vous oblige à vous faire chrétiens /'M< le. prince des Juifs de Constantinople le M de Gaslen. afin que. en mettant les chrétiens sous votre joug. intitujé Z~ M~e eoMfO~e des fo~ d'Arles dé~e & MMs" les consuls et ~oMcefMëMM Ae la e:!<e (in-4o. F. et! que toujours ils se meient des aB'airea des Etats. l'abbé Chabauty dans son livre Les Juifs ~0$Wttttfes. S.73 LES PB&ëtfNëEURS~B :~A )FR~<-MACONNÈRO! LI En 1640 t'abM prêtre d'Arles. <Ace que vous dites qu'ils détruisent vos synagogues: < faites vos enfants chanoines et c~re~ afin qu'ils ~<rMeMMf leurs églises. afin qu'ils ôtent aux chrétiens leurs vies. Ceslettres ont été publiéesde nouveaupar M. <A ce que vous dîtes qu'on vous fait bien d'autres vexations faîtes en sorte que vos enfants soient avocats et notaires.C la question juive) un vol. t!s dépouillent les chrétiens des !eMfs. V. publiait & Avignon un livre. V. vous dominiez le monde. parce que vous verrez. vous arriverez au faite de la puissance. articles de MM. nous avons reçu votre lettre dans laquelle vous nous fa!tès connaître les anxiétés et les infortunes que vous endurez.où il s'est efforcéde promet leur authenticité. S. < L'avis des grands Satrapes et rabbins est le suivant. d p. et vous puissiez vous venger d'eux. Palmé. F. Mi. in-f2. par expérience que d'abaissés que vous êtes. 1882. DoCMTKËHtS et d~ïop~eMMMfa sur MOM<JM~. Ne vous écartez pas de cet ordre que nous vous donnons. aujourd'hui rarissime. n i. t. L'abbé Bouis en publie le texte ainsi que la réponse~des Jui~ de CoBstantinopIe ~ont voici la traduction: Bien aimes frères en Moïse. mais que la loi de Moïse se cb!MefNee)t~o<yecfett)'.) Il y raconte que les Juifs d'Arles se voyait menacés d'une prochaine expulsion par tes consuls de ta vjUe avaient en J489 écrit une lettre aux Juifs de Constantinople pour leur demander conseil sur la conduite &tenir dans ces circodstanpes critiques. et . qu'on commande de vous dépouiller de vos biens. faites vos enfants marchands. Nous en avons été pénétrés d'une aussi grande peine que vous-mêmes. Paris. A ce que vous dites qu'on attente à vos vies faites vos en fants madecins e< apothicaires. 1489 L'abbé Bouis publie cette lettre ainsi que la consultation des Juifs de Provence en espagnol et prétend les avoir tirées a d'unevieille copie des archives d'une des plus fameuses abbayes de Provence. Darmesteter Morel-Fatio. 1 (1M<) 219et p.

On y croyait encore en effet en Provence au commencement du XVIfle siècle comme la prouve l'extrait suivant d'un ouvrage resté manuscrit.'XVf-BT At 'i~'S~Ï~- Par ïepréambutedes remontrances de l'avocat général deMoniefo~voit qu'au commencement du XVnie siècle cette prétendue consultation et cette réponseétaientdéjaoonnaes. Nous ne les regardons pas comme authentiques. Charles VIII fatigué tous les jours des plaintes qu'on faisait. fit' un édit portant qu'ils se laveraient de l'eau du baptême ou qu'ils eussent à vuider le Royaume. que cette invention eut dans tous les pays ou les chrétiens se trouvaient en contact avec des Juifs et des convertis. ne se serait pas perpétuée pendant plus de deux siècles. mais répandu à de nombreuses copies. 111 Ea'<)'ct« de Za P~/<Me de la Critique du Nobiliairé par Ba?'<?ÛM de Mauvans de PfOMMM Mais enfin les Juifs continuant toujours leurs usures et leurs malversations. Effectivement il existe plusieurs copies de ces lettres dans diverses! bibliothèques de l'Espagne. Elles nous paraissent t'oeuvre de quelque chrétien espagnol du Xyte siècle. imprimées dans un ouvrage espagnol publié a Paris en 1583 par un gentilhomme Navarrais La St~c curiosa <!ejMMa. Le succès. Il employait un procédé de polémique fort usité & cette époque et les plaisanteries classiques contre les médecins et les avocats donnent a cette éincubration son vrai caractère. A la publication de cet édit.MM!fCOK~!eMen toda coM~efseMO~ NtytMos~ ?0rentes pare damas y cct6<fos nesta (Paris Nicolas Chesneau 1583 in 8<). qui exprime d'une manière si expressive l'esprit de secte persistant chez ces néophytes. peut être considéré par une saine critique comme une preuve de la fausseté de ces conversions et de la longue continuité de leur judaïsme secret. avec quelques variantes insigninantes. Il y avait en effet en Espagne au XVIe siècle un mouvement d'opinion national beaucoup plus que religieux. et tous les Juifs se cachèrent Plusieurs pom ne pas quitter leurs biens furent contraints de recëvoirle baptême ils suivirent le conseil des Juifs de Constantinople que les Juifs . toutes les synagogues du Royaume furent détruites dans un jour. Mais danscet ouvrage ces tettrës sont données comme une consultation des Juifs d'Espagne et non pins! d'Aries c'est aussi aux Juifs d'Espagne quela réponse est adressée enfin c'est dans tes archives de Tolède que i'on prétend avoir trouvé ces lettres. parce que le gouvernement refusa l'autorisation de l'imprimer. Sans cela la légende de cette consultation des Juifs de Constantinople. qui après l'expulsion des Juifs voulait pousser les autorités civBes et ecctésiastiques à prendre des mesures de précaution contre les nouveaux convertis. qui poussait a l'expulsion du pays da tous les éléments étrangers. On les trouve en effet.tt Medrano caballero Navarro eM~ae M~œ~m <!tM~ttS COMS~!fMZMtMmsyC!tWo~M.

Elle estait dans les registres du Parlement par ordre du Roy Henry IV. les néophytes s'établirent en si grand nombre au Parlement d'Aix qu'ils s'y rendirent les plus forts ils acquirent le greffe civil du Parlement. leur envie. ouverte par le roy François I. où il représenta si au long leurs pernicieux desseins et leurs méchantes pratiques qu'il faudrait un volume entier pour la faire voir ici au long. Estant maîtres dans le Parlement.oommnaiquèrent. que ce soit juges. je l'ai vue dans les cabinets des curieux. tes sacs et les pièces étaient en son pouvoir. et depuis la venalité des charges. ils estaient maîtres en Provence. d'envie. les ordonnances. Que ce soit nobles. lettres patentes et les actes qui n'étaient pas avantageux à leur nation. dans les traités et dans le commerce que nous avons avec eux. les arrêts. J'en ai un extrait On y voit au naturel le portrait des gens issus de race judaïque. d'oppression et de violence du grand crédit et de l'autorité des néophytes. Son but était de persuader au Roy l'extirpation entière de cette nation en France depuis longtemps résolue par ses prédécesseurs Roys.ÇONNENE d'Espagne leuf. et qui ne s'enaeera jamais de nos esprits. Ils s'étaient. C'est cet entrait que nous avons reproduit comme le Documentï du présent aapend'M.74 LES PRÉCURSEURS DE LA F~ANp-'MA. qui passe de père en Sis. Tant de cruauté. facilités par les troubles de la ligne en Provence sous les roys Charles IX et Henri III. leur avarice. décrite avec une merveilleuse éloquence pour ce temps. de barbaries et dedésolation souffertes enProvence parla nation juifve. Enfin il advint tant de désordre. nous ont laissé une horreur pour les Juifs et pour ceux qui en sont issus. que ce soit marchands ou artisans. de conseillers et da présidents. Ï. nous trouvons en eux cet esprit. établis dans la cour des Comptes pour être les maîtres des archives du Roy dont ils ont tiré toutes les chartes. . Nous nous en ressentons même encore tous les jours dans les alliances.. les décrets. En voici la teneur qui nous montre au naturel l'esprit de la nation judaïque. les déclarer indignes d'y estre reçus. mais eUe en a été tirée par le crédit des néophytes.es néophytes de Provence suivant cet ordre se faisaient de toutes sortes de métiers. trois estaient de race judaïque. la plupart s'attachèrent au Palais. leur rapine et leur tyrannie. ou du moins de défendre l'entrée du Parlement et des autres corps ou communautés aux néophytes. leur usure. tant de tyrannie. ce caractère de nation judaïque.Hs se ravisèrent su~l'mf'jrtuneda ceuxci: ils suivirent exactement les préceptes qui se trouvent dans la lettre escrite par tes rabbinsde Constantinople en réponse de celle escrite par les Juifs d~Espagna dont ils ne seeurent pas profiter. Il remplissait les places des audienciers et des commis des gens de sa nation. que l'avocat général Monier fit cette belle remontrance au Roy Henri IV contre les néophytes du Parlement. leur perfidie. de t. Il se réduisit et conclut à ce qu'il plut au moins au roy de ne pas leur donner la dispense pour parenté. le père et trois frères en remplissoient les charges. De quatre gens du Roy. Ils estaient maîtres du Parquet. un néophyte estoit greffier en chef.

Depuis ils n'ont plus judaïsé et célébré le jour du sabbat qu'en secret et le jour du dimanche enpuNic. de perfidie et de cruauté. premier président au parlement d'Aix fut chargé de l'exécution. Ce n'est que depuis la réunion de la Comté de Provence à la couronne qu'ils ont été chassés ou obligés de se laver par les sacrées eaux du baptême. ils conservent aussy toujours à l'égard des chrétiens leur esprit d'envie. qu'estant en débauche avec des jeunes gens comme luy au cabaret. Il est si vray que ces familles judaïques judaïsent toujours qu'il m'a esté rapporté par une personne de distinction et de probité connue. Pour les éviter j'ai fait dans cette préface un abrégé de l'histoire des Juifs de Provence et le dénombrement à la fin de ce livre de tnutes les familles de nouveaux chrestiens de race judaïque qui comme tels furent dénommés pour estre taxés conformément à la déclaration du Roy Louis XII l'an 1512 dont Gervais de Beaumont. Si les néophytes pratiquent toujours leurs mystères secrètement.AU XVI' ET AU XY!I" StÈCLE 75 trahison et de perndie. d'autant plus dangereux qu'ils sont secrets et cachés sous les noms d'amis et d'attiés. par l'abbé Robert de Biançon). Dans la chaleur du vin ils mirent tous leurs membres virils sur une assiette. ils avaient parmi eux deux jeunes hommes de famille hébraïque chrestiens en public depuis cinq générations. furent obligés de mettre les leurs comme les autres. Nota. malgré qu'ils en eussent. on vit qu'ils étaient circoncis. Peut-être même une partie était-elle déjà faite en 1700. mais j'ai vu les anciens extraits dans les cabinets des curieux qui valent les originaux. J'ai l'extrait collationné des archives signé Tisaty j'ai trouvé encore les verbaux des baptêmes des familles de race judaïque. baptisées depuis cette cotisation jusques aujourd'huy. On n'y prend presque pas garde dans le reste du royaume. dans divers notaires dont ils ont soustrait la plus grande partie des originaux. d'après l'état des familles dont elle parle. a du être écrite pendant les premières années duXVIH' siècle. {~ . d'avarice et de cruauté. d'avarice. Ils sont toujours nos ennemis irréconciliables. A cette vue il se leva une huée que les faux néophytes ne purent pas soutenir. Cette critique da (u l'État de la Provence dans sa noblesse. ils en ont été chassés. Les néophytes. on si accablés d'impôts qu'ils ont été obligés de quitter le pays Us se réfugiaient en Provence où ils ont été reçus et protégés.

La propagande socinienne et les Déistes Anglais.Ap~eMtKceJ. L'Humanisme et la Renaissance païenne en Italie. de Jean Bodin.–LesSocmieaget!eConventdeVicencoenl546. Aj:)petM:tce.–Le caractère naturaliste et antichrétien des loges.M)t. 'VL–LaconfrériedesRose-Croix. V! Les AthéistM de Toulouse. ~mtM. Spinoza ot la Nova Atlantis de Bacon.. Les Juifs en Angleterre au XVIe et au XV!!<siècle. IX. Le Judaïsme et la société chrétienne au XV!' siècle. X.Le Pantheisticon V.Erept~OMeres XI. XVIII. VIII La propagande antisociale et antichrétienne du XVI.–Trois documents indiquant l'opinion courante en Provence sur les Juifs convertis au XVIIe et au XVIIIe siècle. dssismaëiiens. II.DESMATIÈRES TABLE t. Les traditions Manichéennes et Templières. HI.siècle. 56 62 67 m: 4. et loix des frères de la Rose-Croix d'après ~peM<ceH. Les Juifs en France au XVIe et au XVII. 1 4 7 9 14 17 24 25 30 Si 34 35 37 39 43 47 50 S3 De la Franc-Maçonnerie Orientale ou de la Secte .–L'.nT. Rapports des Francs-Maçons avec les anciennes corporations des Freemasons et des . XVII. . Le rôle des Juifs dans la Maçonnerie au XV!U' siècle.p!Mt~Ccmnm<. La guerre &!apapauM et & la maison d'Autriche préparée au milieu du XVH" siècle XIII.<. de Toland et les sodalités socratiques. XV. XVt.–Status un manuscrit daXVnh siècle. XtL– Amos Commenas. sièoie. La secte antichrétienne et les compagnonages. IV. XIV.S<~MMt.–t!ttt~nMntFeTMt«&tmt<Mm~.

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