Université de Liège Faculté des Sciences Appliquées

CONCEPTION ASSISTEE PAR ORDINATEUR DU MATERIEL ELECTRIQUE

Notes de cours V2.4 2005
Date d’impression : 22/02/2007 à 14:56:55

André GENON

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REFERENCES
Dhatt et Touzot, Une présentation de la méthode des éléments finis, éditions Laloine, 1984 Hari and Silvester, Finite elements for electrical and magnetic problems, J.Whiley, 1980 Zienkiewicz, La méthode des éléments finis, Mc Graw Hill, 1979 Lascaux et Théodor, Analyse numérique matricielle appliquée à l’art de l’ingénieur, 2 volumes, Masson, 1987

CHAPITRE 1 : INTRODUCTION

1. SCHEMA GENERAL DE CONCEPTION
Avant-projet Premier dimensionnement Simulation sur ordinateur Evaluation des performances OK ? oui Réalisation d'un prototype Tests du prototype Evaluation des performances OK ? Fin du processus oui non non Corriger dimensions

Figure 1.1

Dans le domaine de l'électricité, la conception d'un produit nouveau est un processus itératif dont la première itération est généralement basée sur : • l’extrapolation de systèmes analogues réalisés précédemment; • des calculs basés sur des hypothèses simplificatrices; • des résultats d’expérience.

LA METHODE DES ELEMENTS FINIS • basée sur le découpage de l’espace en morceaux de dimensions finies sur lesquels on approxime la fonction inconnue par une fonction plus simple (souvent un polynôme) dépendant des inconnues (nodales. .géométrie . • le découpage épouse facilement des formes complexes. • le système d’équations résultant comporte généralement beaucoup d’inconnues et est très creux.2.2 2. la méthode des éléments finis et la méthode des équations intégrales..). 2..CAO des systèmes électriques Chapitre 1 : Introduction 4 La simulation sur ordinateur nécessite en général le calcul numérique du champ électromagnétique.1. La structure générale du ou des logiciels de simulation est la suivante : Acquisistion des données : . METHODES NUMERIQUES Les trois principales méthodes numériques utilisées pour la résolution d’équations aux dérivées partielles sont la méthode des différences finies. la plus simple à mettre en œuvre. d’arête. . • le maillage doit souvent être serré pour bien épouser les contours et pour avoir une précision valable.données physiques . LA METHODE DES DIFFERENCES FINIES • la plus ancienne. • la résolution de problèmes non bornés n’est en toute rigueur pas possible .autres données Pré-processing Maillage Processeur de calcul B a s e d e d o n n é e s Post-processing Figure 1. • la prise en compte de problèmes non bornés peut s’effectuer en utilisant des éléments finis spéciaux. ce qui rend souvent difficile l’application à des géométries complexes. 2. • nécessite un maillage régulier. il peut être résolu par des techniques spéciales.

il est souvent avantageux de modifier les équations de telle sorte qu’au niveau modélisation et maillage. dans de nombreux cas. A ce moment. MODELISATIONS A priori. on peut admettre que la géométrie et les champs sont quasi invariants dans une direction privilégiée. il est possible de simplifier le problème et de ne l’étudier que dans un seul plan.3. • le système d’équations à résoudre ne possède généralement pas de propriétés remarquables (pas très creux. LA METHODE DES ELEMENTS DE FRONTIERES • les inconnues sont situées sur les frontières. • le découpage épouse facilement des formes complexes. les structures à étudier se trouvent dans l’espace à trois dimensions. 3. • la méthode réduit d’un ordre la dimension du problème. Cependant. On parle alors de problème bidimensionnel (2D) Dans d’autres cas fréquents. • la prise en compte de géométries non bornées s’effectue naturellement. . il suffise de considérer une coupe passant par l’axe de symétrie. ni symétrique) permettant d’utiliser les méthodes efficaces de résolution. le problème est axisymétrique. Dans ce cas. fort creux et généralement symétrique peut être résolu par des techniques très performantes. 2. ce qui facilite les opérations de maillage et réduit le nombre d’inconnues.CAO des systèmes électriques Chapitre 1 : Introduction 5 • le système d’équations obtenu.

.

CHAPITRE 2 EQUATIONS DE MAXWELL. FORMULATIONS POTENTIELLES.

1. EQUATIONS DE MAXWELL
Les phénomènes électromagnétiques sont régis par les équations de Maxwell. Dans un milieu continu, celles-ci s’écrivent :

rot H = i + j +
div D = ρ
rot E = −
div B = 0

∂D ∂t

loi de Maxwell-Ampère
loi de Gauss

∂B ∂t

loi de Faraday conservation du flux d’induction magnétique

Ces équations font apparaître les champs vectoriels suivants : • le champ magnétique H (A/m) ; • la densité de courant i forcés (A/m2) ; • la densité de courant j qui respecte la loi d'Ohm (A/m2) ; • le déplacement électrique D (C/ m2); • le champ électrique E (V/m) ; • l'induction magnétique B(T). Le champ scalaire ρ désigne la densité volumique de charge électrique (C/m3). Ces champs sont reliés entre eux par les équations de Maxwell et par les caractéristiques de la matière dans laquelle ils sont présents. On sait que l'induction magnétique dépend du champ magnétique, mais également d'autres caractéristiques de la matière, telles la température, les traitements mécaniques subis antérieurement, etc. ... . On exprime généralement cette liaison par la relation :
B=µH

CAO des systèmes électriques

Chapitre2 : Equations de Maxwell

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dans laquelle le coefficient µ (en H/m), appelé perméabilité magnétique n'est pas nécessairement une constante, ni même un scalaire ( µ peut être de nature tensorielle) ; de plus, la relation liant B et H peut ne pas être biunivoque (phénomène d'hystérésis). De même, le déplacement électrique dépend du champ électrique :
D=ε E

où ε (en F/m) est la permittivité diélectrique du milieu matériel. Comme µ , ε n'est pas nécessairement une constante ni même un scalaire. Dans les milieux conducteurs, la densité de courant est reliée au champ électrique par la loi d'Ohm :

j=σ E
où σ est la conductivité du milieu (en Ω −1m −1 ou S / m ) qui peut dépendre de diverses autres propriétés (température, tensions mécaniques, ... ). A la frontière entre deux matériaux, on a (figure 2.1) :
rot s H = 0 rot s E = 0 divs B = 0

ou ou ou

divs D = σ d ou

(H + − H − ) Λ n + = 0 (E + − E− ) Λ n + = 0 (D+ − D− ). n + = σ d (B + − B − ). n + = 0
n+ + -

Figure 2.1

Les équations de Maxwell peuvent être séparées en 3 groupes : a) les équations aux dérivées partielles (linéaires) reliant H et D avec les charges et les courants :
rot H = i + j +

∂D ∂t
(conservation de la charge électrique)

div D = ρ
[div(i + j) +

∂ρ = 0] ∂t

b) les équations aux dérivées partielles (linéaires) reliant E et B :

CAO des systèmes électriques

Chapitre2 : Equations de Maxwell

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∂B ∂t [div B = 0]
rot E = −

c) les lois de comportement (généralement non linéaires et tensorielles) : B=µH D=ε E . j=σ E Remarque L’équation de conservation du flux d’induction n’est pas indépendante de l’équation de Faraday car, si on prend la divergence de celle-ci, on obtient :
div rot E = −

∂divB = 0. ∂t

Cela signifie que si, à un moment donné, div B = 0 dans un système, le respect de la loi de Faraday entraîne que div B = 0 est nul à tout autre moment. En pratique, cela signifie que la loi de Faraday assure la conservation du flux d’induction magnétique, pour autant que les conditions initiales du problèmes aient été bien définies.

2. FORMULATION ELECTROSTATIQUE
2.1. ELECTROSTATIQUE : POTENTIEL SCALAIRE Formulation générale

Dans le cadre de l’électrostatique, on ne considère que les phénomènes engendrés par des charges fixes. Les équations de Maxwell se réduisent donc à :
rot E = 0 div D = ρ

D=εE
De la première équation, on peut déduire qu’il existe un potentiel V tel que : E = − grad V . Dès lors, on a :

en chaque point de la frontière du domaine étudié. dans le volume v considéré : ∆ DV = 0 . la relation précédente conduit à l’équation de Poisson : ∆V + ρ =0. On peut écrire successivement : div( DV . ∂n v De la relation précédente.CAO des systèmes électriques Chapitre2 : Equations de Maxwell 10 div(ε grad V ) + ρ = 0 .grad DV ) = DV .n ds = ∫ grad DV Σ v 2 dv ∫ DV Σ ∂DV 2 ds = ∫ grad DV dv .∆ DV + grad DV 2 ∫ div( DV . la solution de l’équation de Poisson est unique (à une constante près) si. on impose. on déduit immédiatement que grad DV sera nul en tout point du volume v si DV ou ∂DV / ∂n est nul en tout point de la frontière Σ délimitant le volume v. Démonstration : Considérons 2 solutions V1 et V2 satisfaisant l’équation de Poisson dans le domaine considéré. Dès lors. soit : • la valeur du potentiel (condition de Dirichlet) • la valeur de la dérivée normale du potentiel (condition de Neumann) .grad DV ) dv = ∫ grad DV v v 2 dv ∫ DV grad DV . on a. Définissons : DV = V1 − V2 . ε Condition d’unicité Le potentiel trouvé est unique si. Dès lors. Quand ε est constant. en tout point de la frontière. on connaît la valeur du potentiel (condition de Dirichlet) ou de sa dérivée normale (condition de Neumann). puisque les 2 solutions satisfont l’équation de Poisson.

FORMULATIONS MAGNETOSTATIQUES Dans le cas où on n’envisage que les effets de courants invariants dans le temps. Figure 2. ∂n 3. Les équations de Maxwell deviennent: rot H = i div B = 0 B=µH.gradV = −n. bien que ne découlant pas de la démonstration précédente. 3. En effet (figure 2.2) : ∫ A . MAGNETOSTATIQUE : POTENTIEL VECTEUR Formulation générale Etant donné que la divergence de B est nulle. si A est une forme du potentiel vecteur. Remarque : ∂V = n. Plusieurs formulations sont possibles.1. il est possible trouver un potentiel vecteur A tel que : B = rot A . n ds Σ . peut être démontré par ailleurs).E = −ε Dn .CAO des systèmes électriques Chapitre2 : Equations de Maxwell 11 • le rapport entre la valeur du potentiel et celle de sa dérivée normale (condition de Robin) (ce dernier point. dl = ∫ B . La circulation du potentiel vecteur le long d’une courbe fermée représente le flux d’induction magnétique qui traverse la courbe. . on se trouve dans le cadre de la magnétostatique.2 Ce potentiel n’est pas unique : en effet.

Celle-ci présente l’avantage de simplifier l’écriture vectorielle des équations (voir plus loin). défini en tout point du domaine étudié et dont les lignes de champ ne se referment pas sur elles-mêmes à l’intérieur de ce domaine. D’autres jauges peuvent être envisagées ( Ax = 0 . 2 . En fait. on peut écrire successivement : ∫ div(DA Λ ν rot DA) dv = ∫ (ν v v rot DA − DA . on choisit la jauge de Coulomb : divA = 0 . Dès lors. couramment utilisée en calcul numérique est la suivante : w. µ Si on adopte la jauge de Coulomb et si la perméabilité magnétique est une constante. Conditions d'unicité Soient A1 et A2 deux solutions différentes qui satisfont les équations dans un volume v. seuls deux champs scalaires indépendants sont strictement nécessaires pour définir n'importe quel champ indivergentiel. Cette dernière jauge génère une relation linéaire entre les 3 composantes de A en chaque point du domaine étudié. w est une champ vectoriel non nul. Définissons la différence : DA = A1 − A 2 . … ). on obtient : 1 rot ( rot A) = i . Une autre jauge. on peut choisir arbitrairement une relation scalaire (appelée jauge) entre les trois composantes de A. En introduisant l’expression du potentiel vecteur A dans la loi de Maxwell-Ampère. Souvent. rot (ν rot DA)) dv . Alors.CAO des systèmes électriques Chapitre2 : Equations de Maxwell 12 A 2 = A + grad f est également une solution valable (f désigne un champ scalaire quelconque).A = 0 . on retrouve la forme bien connue de l’équation vectorielle de Poisson : ∆A + µ i = 0 .

De même. DH . finalement : ∫ DA. 2 G1 : Ht = 0 G2 : At = constante H G2 : At = constante G1 : Ht = 0 Figure 2. on impose : • soit la composante tangentielle de A (condition de Dirichlet). MAGNETOSTATIQUE : POTENTIEL SCALAIRE TOTAL Formulation générale Dans les zones où il n’y a pas de courant. Signalons que la dernière condition ne se déduit pas immédiatement de la démonstration qui précède.n ds = ∫ν Σ v rot DA dv et. • soit la composante tangentielle du champ magnétique H (condition de Neumann) • soit une relation entre les deux composantes précédentes (condition de Robin).3 Etant donné que : (DH Λ n) . .CAO des systèmes électriques Chapitre2 : Equations de Maxwell 13 ∫ div(DA Λ ν rot DA) dv = ∫ν v v rot DA dv . connaître la valeur de la composante tangentielle de H sur une surface est équivalent à connaître le courant qui traverse cette surface.(DH Λ n) ds = ∫ν Σ v rot DA dv. le potentiel vecteur A sera unique dans le domaine considéré (à la jauge près) si. DA = (n Λ DA) . 3. Dans ces zones. on peut considérer que le champ magnétique dérive d’un potentiel scalaire : H = − grad Φ . Notons que connaître la composante tangentielle de A sur une surface est équivalent à connaître le flux d’induction qui traverse cette surface. Dire que le potentiel vecteur est constant sur une surface implique qu’aucun flux ne traverse cette surface (figure 2. 2 2 ∫ (DA Λ ν rot DA). le rotationnel de H est nul.3).2. en tout point de la frontière délimitant le domaine considéré.

on retrouve l’équation de Laplace ∆Φ = 0 . considérons un parcours fermé entourant des conducteurs : Φ A − Φ A' = ∫ (− grad Φ ).dl = ∫ H. dl 1 2 L’unicité du potentiel scalaire n’est assurée que si son domaine de définition est simplement connexe. En effet.CAO des systèmes électriques Chapitre2 : Equations de Maxwell 14  Figure 2.4 Puisque : divB = 0 .5 : domaine multiplement connexe Si la perméabilité µ est constante. La différence de potentiel magnétique entre deux points représente la circulation de H le long d'une courbe reliant les deux points (figure 2. (Ω) ) ) Ω 1 1 Γ1 Γ2 Σ2  Σ1 Figure 2. on obtient : div( µ grad Φ ) = 0 .dl = ∑ I entourés par la courbe Γ0 .4) : Φ1 − Φ 2 = ∫ H .

soit − ∫ DΦ dB .6) G1 : F = constant G2 : Bn = 0 H G2 : Bn = 0 G1 : F = constant Figure 2. on peut décomposer le champ magnétique en deux composantes : . on impose : • soit la valeur du potentiel Φ (condition de Dirichlet). MAGNETOSTATIQUE : POTENTIEL SCALAIRE PARTIEL Dans les zones où circulent des courants.6 3. 2 Σ v Le potentiel scalaire Φ sera unique (à une constante près) si en tout point de la frontière délimitant le domaine considéré. Dire que le potentiel scalaire est constant sur une surface signifie que le champ magnétique est perpendiculaire à cette surface (figure 2.3. • soit la composante normale de l’induction (condition de Neumann) • soit une relation entre les deux grandeurs précédentes (condition de Robin). ∫ µ DΦ grad DΦ .n ds = ∫ µ grad DΦ Σ v 2 dv . Remarquons que connaître le potentiel scalaire sur une surface est équivalent à connaître la valeur du champ tangentiel sur cette surface. Définissons : DΦ = Φ1 − Φ 2 .CAO des systèmes électriques Chapitre2 : Equations de Maxwell 15 Unicité de la solution Supposons que nous disposions de deux expressions du potentiel scalaire Φ1 et Φ2 satisfaisant l’équation de Laplace en tout point d’un domaine v simplement connexe. On peut écrire successivement : ∫ div(µ DΦ grad DΦ) dv = ∫ (µ grad DΦ v v 2 + DΦ div( µ grad DΦ )) dv .n ds = ∫ µ grad DΦ dv .

Hr est le champ de réaction.CAO des systèmes électriques Chapitre2 : Equations de Maxwell 16 H = Hs + Hr . Remarques : • Le potentiel scalaire partiel n’est généralement pas utilisé à l’intérieur des milieux magnétiques non conducteurs. dans ces milieux. si la perméabilité magnétique est constante : ∆ Φr = 0 Comme pour le potentiel magnétique total. Dans ces conditions.7 montre un exemple monodimensionnel. Si on suppose que Hs est donné par la loi de Biot et Savart : Hs = on a : 1 iΛr dv 4π ∫ r 3 rot H = rot H s + rot H r = rot H S et. • Nous avons choisi comme champ Hs le champ donné par la loi de Biot et Savart. En réalité. on obtient : div(µ grad Φ r ) = 0 ou. le champ magnétique de réaction est généralement démagnétisant et du même ordre de grandeur que le champ source. la méthode du potentiel scalaire partiel est souvent fort imprécise. par conséquent : H r = − gradΦ r . il n’est pas nécessaire que le champ Hs soit . C’est le champ magnétique que l’on aurait en l’absence des matériaux magnétiques. Hs est dénommé champ source. l’unicité de la solution est assurée si. La figure 2. Celui-ci est indivergentiel. En exprimant la divergence de B. En effet. on connaît soit le potentiel scalaire partiel. en tout point de la surface extérieure au domaine étudié. soit sa dérivée normale.

Les équations de Maxwell qui régissent l’électrocinétique sont donc : rot E = 0 div(i + j) = 0 j = σ . Elle se situe donc dans le même cadre que la magnétostatique.7 4. en électrocinétique. on peut écrire : E = − grad V . mais. FORMULATION ELECTROCINETIQUE L’électrocinétique étudie la répartition des courants dans les conducteurs en régime continu. là où σ est constant : ∆V1 div i = 0 σ Les conditions d’unicité de la solution sont les mêmes qu’en électrostatique. Dans ces conditions. on obtient : div(i − σ grad V ) = 0 et. Dès lors.CAO des systèmes électriques Chapitre2 : Equations de Maxwell 17 indivergentiel . on s’intéresse précisément à déterminer cette distribution de courants. on suppose la distribution des courants connue. la seule condition qu’il doit satisfaire est que son rotationnel soit égal à la densité de courant. Généralement.E Deux types de potentiels peuvent être envisagés : un potentiel vecteur dont dériverait la densité de courant (car div(i + j) = 0 ) ou un potentiel scalaire dont dérive le champ électrique (car rot E = 0 ). F = constant m=m0 m=10 m0 m=m0 . alors qu’en magnétostatique. Bn = 0 F = constant 0=0s 0 0s 0r 0=0s Bn = 0 Figure 2. c’est la seconde possibilité qui est utilisée.

∂B ∂t 5. les courants de déplacement sont généralement négligeables vis-à-vis des courants de conduction. Dans ces conditions. les équations de Maxwell deviennent : rot H = i + j rot E = − div D = 0 div B = 0 B=µH D=ε E j=σ E. Si on introduit cette expression dans la loi de Faraday. on peut définir le potentiel vecteur magnétique A : B = rot A .1. En effet.CAO des systèmes électriques Chapitre2 : Equations de Maxwell 18 5. en l’absence de charge d’espace. intégrons la dernière relation le long d’une spire filiforme de faible section (figure 2.8) : . Le potentiel scalaire V représente ce qu’on appelle communément la tension : c’est la grandeur que l’on peut mesurer avec un voltmètre. FORMULATION MAGNETODYNAMIQUE Dans le cadre de l’électrotechnique classique. on obtient : rot (E + ∂A )=0 . ∂t ce qui permet de définir le potentiel scalaire électrique V : E+ ∂A = − grad V . MAGNETODYNAMIQUE : FORMULATION A-V Formulation générale Etant donné que div B = 0 . ∂t Le potentiel vecteur A s’interprète comme en magnétostatique : sa circulation le long d’une courbe fermée représente le flux d’induction magnétique traversant toute surface s’appuyant sur la courbe.

∂t En introduisant les potentiels dans la loi d’Ampère. n ds ∂t ∂t Σ 1 1 1 2 2 soit V1 − V 2 = R I + ∂Φ . ∂t En utilisant la jauge de Coulomb ( div A = 0 ). dl + ∫ B . dl = ∫ ρ j .8 2 ∂A ∂ V1 − V 2 = − ∫ grad V . on peut écrire : ν rot (rot A) + σ ∂A + σ grad V − i = 0 . on obtient : ν rot (rot A) + σ ∂A + σ grad V − i = 0 ∂t ∂A grad div A − ∆ A + σµ + σµ grad V − µ i = 0 ∂t ∂A ∆ A −σ µ +µi =0 ∂t Unicité de la solution Supposons que l’on a choisi la jauge de Lorentz et que l’on dispose de deux solutions A1 et A2 satisfaisant les équations suivantes à l’intérieur d’un domaine v : . ∂t Si on utilise la jauge de Lorentz ( divA = −σµ V ).CAO des systèmes électriques Chapitre2 : Equations de Maxwell 19  Figure 2.σ et ε constants). la relation précédente devient : ∆A − σµ ∂A − σµ grad V + µ i = 0 . ∂t Si les propriétés physiques du milieu sont linéaires (ν . dl = ∫ (E + ) . on obtient : rot (ν rot A) + σ ∂A + σ grad V − i = 0 .

Dès lors : ∆ DA − σ µ divDA = 0 ∂ DA =0 ∂t soit ν rot (rot DA) + σ On a donc également : ∂DA = 0. n = (ν rot DA Λ n) . rot (rot DA) + 2 ∂t ) dv dt = 0 . en utilisant le théorème d’Ostrogradski : ∫ ∫ν rot DA 0 v t 2 dv dt + ∫ σ 2 v DA(t ) dv = 2 ∫ ∫ ν ( DA Λ rot DA) .CAO des systèmes électriques Chapitre2 : Equations de Maxwell 20 ∆A − σµ ∂A +µi =0 ∂t divA = −σµ V Recherchons les conditions sous lesquelles les deux solutions sont équivalentes. ∂t ⎠ 2 σ ∂ DA ∫0 ∫v(ν DA .ν rot DA Dès lors. ∂t ∫ ∫ DA . DA = − ( DA Λ n) . l’unicité de la solution est assurée si le second membre de la relation intégrale précédente est identiquement nul. 2 ⎛ ⎞ ⎜ν rot DA 2 − ν div( DA Λ rot DA) + σ ∂ DA ⎟ dv dt = 0 ∫0 ∫v⎜ 2 ∂t ⎟ ⎝ ⎠ t et. n ds dt + ∫ 2 0 Σ v t σ DA(0) dv 2 Notons également que : ν ( DA Λ rot DA) . Soit : DA = A1 − A 2 . . ⎜ν rot (rot DA) + σ ⎝ 0 v t t ⎛ ∂DA ⎞ ⎟ dv dt = 0 . c’est-à-dire si les deux conditions suivantes sont vérifiées : • la valeur du potentiel vecteur A est connue en tout point du domaine étudié à l’instant initial .

CAO des systèmes électriques Chapitre2 : Equations de Maxwell 21 • la valeur de la composante tangentielle du potentiel vecteur ( A Λ n ) ou celle de la composante tangentielle du champ magnétique (ν rot A Λ n = H Λ n ) est connue tout point de la surface extérieure au domaine à tout instant postérieur à l’instant initial. . • soit la composante tangentielle du champ magnétique H (condition de Neumann) • soit une relation entre les deux composantes précédentes (condition de Robin). on peut écrire : rot (rot A) + j ω σ µ A + σ µ grad V − µ i = 0 . la relation précédente devient : ∆A − j ω σ µ A − σ µ grad V + µ i = 0 . Dans les conditions aux limites que nous venons d’établir. on reconnaît les conditions aux limites des équations de type parabolique. on obtient : ∆ A − jω σ µ A + µ i = 0 . Cas du régime sinusoïdal Le régime sinusoïdal peut être étudié en utilisant les nombres complexes. l’équation est de type elliptique et l’unicité de la solution est unique si on connaît : • soit la composante tangentielle de A (condition de Dirichlet). L’équation générale devient : rot (ν rot A) + j ω σ A + σ grad V − i = 0 . Si les propriétés physiques du milieu sont linéaires (ν . Dans ce cas. En utilisant la jauge de Coulomb ( divA = 0 ).σ et ε constants). Si on utilise la jauge de Lorentz ( divA = −σµ V ).

pour rendre la solution unique. il faut donc lui adjoindre une jauge. Le fait que la composante tangentielle de ce potentiel soit constante sur une surface signifie qu’aucun courant ne traverse cette surface.2. Le potentiel vecteur T est lié aux courants. la loi d’Ampère devient : rot (H − T) = 0 et on peut définir le potentiel scalaire magnétique Ω tel que : H = T − grad Ω . Le potentiel vecteur T est défini à un gradient près . En remplaçant T et Ω dans la loi de Faraday. MAGNETODYNAMIQUE : FORMULATION T-Ω Formulation générale Puisque : div(i + j) = 0 . on obtient : ∂ µT ∂ 1 rot ( rot T) + − ( µ gradΩ) − rot (γ i ) = 0 σ ∂t ∂t Si µ et σ sont constants. Dans ces conditions. Dans ce cas. Sa circulation le long d’une courbe fermée représente le courant qui traverse n’importe quelle surface qui s’appuie sur cette courbe. Si on choisit comme jauge divT = 0 . T est solution du système d’équations suivant : i + j = rot T divT = 0 . T représente le champ magnétique engendré dans le vide par la répartition totale de courants et Ω peut donc être regardé comme le champ de réaction. l’équation devient : rot rot T + σ µ ∂T ∂ − σ µ grad Ω − rot i = 0 ∂t ∂t En adoptant comme jauge : . on peut définir un potentiel vecteur électrique T tel que : i + j = rot T .CAO des systèmes électriques Chapitre2 : Equations de Maxwell 22 5.

. σ Si µ et σ sont constants. on obtient : ∆T − jω σ µT + rot i = 0 . l’équation devient : rot rot T + jω σ µT − jω σ µ grad Ω − rot i = 0 En adoptant comme jauge : divT − jω σ µ Ω = 0 . Cas du régime sinusoïdal Le régime sinusoïdal peut être étudié en utilisant les nombres complexes. ∂t On peut montrer que l’unicité de la solution est assurée si on connaît • les valeurs de T en tout point du domaine étudié à l’instant initial • la valeur de la composante tangentielle du potentiel vecteur ( T Λ n ) ou celle de la composante tangentielle du courant ( rot T Λ n = (i + j) Λ n ) en tout point de la surface extérieure au domaine à tout instant postérieur à l’instant initial.CAO des systèmes électriques Chapitre2 : Equations de Maxwell 23 divT − σ µ on obtient : ∆T − σ µ ∂Ω = 0. ∂t ∂T + rot i = 0 . Les équations deviennent 1 rot ( rot T) + jω µ T − jω µ gradΩ − rot (γ i ) = 0 .

• soit la composante tangentielle du courant i+j (condition de Neumann) • soit une relation entre les deux grandeurs précédentes (condition de Robin).3.CAO des systèmes électriques Chapitre2 : Equations de Maxwell 24 Dans ce cas. E=− ∂A * . l’équation est de type elliptique et l’unicité de la solution est unique si on connaît : • soit la composante tangentielle de T (condition de Dirichlet). la loi de Faraday et celle de la conservation du vecteur induction magnétique sont vérifiées automatiquement. MAGNETODYNAMIQUE : FORMULATION A*. 5. on obtient : rot (ν rot A* ) + σ REMARQUE Si on prend la divergence de l’expression précédente. ∂t Dans ces conditions. En effet : divB = div rotA ≡ 0 et ∂A* ∂ ∂B + rotA* ≡ 0 . on obtient : ∂A * =i . 0 t En introduisant le potentiel vecteur modifié dans la loi d’Ampère et en utilisant la loi d’Ohm. ∂t σ soit ∂ divA* = div i ≡ 0 ∂t divA* = constante . Le potentiel vecteur modifié A* est défini par les deux relations suivantes : B = rot A* . = −rot rotE + ∂t ∂t ∂t Le potentiel vecteur modifié A* peut être considéré comme une primitive temporelle du champ électrique car : A * = − ∫ E dt .

E+ ∂t En introduisant ces relations dans la loi de Maxwell-Ampère. Par contre.CAO des systèmes électriques Chapitre2 : Equations de Maxwell 25 Dans les régions conductrices où s'applique la loi d’Ohm ( σ ≠ 0 ). dans les régions non conductrices. les équations de Maxwell s’écrivent : rot H = i + rot E = − div D = 0 div B = 0 B=µH D=ε E. donc j = 0 ). on peut définir. il existe donc une jauge implicite liée au choix du potentiel. ELECTROMAGNETISME : FORMULATION A-V Formulation générale Comme en magnétodynamique. 6. on peut définir le potentiel vecteur A et le potentiel scalaire V à partir des lois de conservation du flux d’induction et de Faraday par les relations suivantes : B = rot A . ∂D ∂t ∂B ∂t Comme il a été dit plus haut. 6. ∂A = − grad V . De même. On peut montrer que l’unicité de la solution est assurée si on connaît • les valeurs de A* en tout point du domaine étudié à l’instant initial • la valeur de la composante tangentielle du potentiel vecteur ( A* Λ n ) ou celle de la composante tangentielle du champ magnétique (ν rot A* Λ n = H Λ n ) en tout point de la surface extérieure au domaine à tout instant à partir de l’instant initial. en l’absence de densité de charge macroscopiques. pour autant que les conditions initiales relatives aux courants imposés soient formulées correctement. on obtient : . la loi de Faraday assure la conservation de l’induction ( div B = 0 ). FORMULATIONS ELECTROMAGNETIQUES Dans les milieux non conducteurs (σ = 0 . la loi de Maxwell-Ampère assure la loi de Gauss ( div D = 0 dans ce cas-ci).1. pour autant que les conditions initiales soient formulées correctement. une jauge doit être imposée classiquement.

Dans ce cas. on obtient : rot rot A +ε µ ∂V ∂ 2A +ε µ grad − i= 0 2 ∂t ∂t L’unicité du potentiel vecteur A peut être fixée au moyen d’une jauge convenable. la relation suivante : ∆A + ω 2ε µ A + µ i = 0 . en utilisant la jauge de Lorentz généralisée : divA + jω ε µ ∂V =0 ∂t on obtient. Le choix de la jauge de Lorentz généralisée : divA + εµ ∂V =0 ∂t conduit à la relation suivante : ∆A − ε µ ∂ 2A +µi=0 ∂t 2 L’équation est cette fois de type hyperbolique. Cas du régime sinusoïdal Le régime sinusoïdal peut être étudié en utilisant les nombres complexes. pour les matériaux linéaires.CAO des systèmes électriques Chapitre2 : Equations de Maxwell 26 rot 1 µ rotA = i + ∂⎛ ⎛ ∂A ⎞ ⎞ ⎜ ε ⎜ grad V + ⎟⎟ ⎜ ∂t ⎝ ⎝ ∂t ⎠ ⎟ ⎠ Si le milieu est linéaire. On peut montrer que l’unicité de la solution est assurée si on connaît • les valeurs de A ainsi que ses dérivées premières en tout point du domaine étudié à l’instant initial (conditions de Cauchy) • les valeurs des composantes tangentielles du potentiel vecteur (condition de Dirichlet) ou des composantes tangentielles du champ magnétique (condition de Neumann) en tout point de la surface extérieure au domaine à tout instant postérieur à l’instant initial.

6. ∂t ∂t ⎠ ∂t ⎝ div A + ε µ En introduisant le potentiel de Hertz dans l’équation de Maxwell-Ampère. ∂t ∂t ∂ rot Π ∂t Les équations de conservation de l'induction et de Faraday ainsi que la jauge de Lorentz généralisée sont ainsi vérifiées identiquement car : ⎛ ⎛ ∂ Π⎞⎞ div B = div⎜ rot ⎜ ε µ ⎟⎟ ≡ 0 ⎜ ∂t ⎠ ⎟ ⎝ ⎝ ⎠ rotE − ⎛ ∂ ⎛ ∂Π ⎞ ⎞ ∂ ⎛ ⎛ ∂ Π⎞⎞ ∂B = rot ⎜ grad (divΠ ) − ⎜ εµ ⎟ ⎟ − ⎜ rot ⎜ ε µ ⎟⎟ ≡ 0 ⎜ ⎟ ∂t ⎜ ∂t ⎝ ∂t ∂t ⎠ ⎟ dt ⎠ ⎠ ⎝ ⎝ ⎝ ⎠ ∂V ∂ Π⎞ ∂ ⎛ = div⎜ ε µ ⎟ + ε µ (divΠ) ≡ 0 . on a : B = rot A = ε µ et E = − gadV − ∂2 Π ∂A = grad (divΠ ) − εµ 2 . on obtient : ∂ 2Π 1 t ∆Π − ε µ 2 + ∫ i dt = 0 . ∂t ε −∞ . ELECTROMAGNETISME: POTENTIEL DE HERTZ Formulation générale Nous introduirons le potentiel de Hertz dans les milieux linéaires. Dans ce cas.3. on obtient : ∆εµ ∂ Π 2 2 ∂ 3Π −ε µ +µ i =0.CAO des systèmes électriques Chapitre2 : Equations de Maxwell 27 L’équation est de type elliptique et l’unicité de la solution est assurée si on connaît les valeurs des composantes tangentielle du potentiel vecteur ou du champ magnétique en tout point de la surface extérieure au domaine. Le potentiel de Hertz Π est lié aux potentiels A et V par les relations suivantes : A = εµ et ∂Π ∂t V = − div Π . ∂t ∂t 3 Si on simplifie et intègre cette dernière relation.

CAO des systèmes électriques Chapitre2 : Equations de Maxwell 28 Les conditions d’unicité de la solution sont. l’équation du potentiel de Hertz s’écrit : ∆Π + ω 2ε µ Π + i jωε =0. comme pour les autres équations de type hyperbolique. l’unicité de la solution est assurée si on connaît les valeurs des composantes tangentielle du potentiel de Hertz (condition de Dirichlet) ou de son rotationnel (condition de Neumann) en tout point de la surface extérieure au domaine. Cas du régime sinusoïdal : En régime sinusoïdal. la fixation : • des valeurs de Π en tout point du domaine étudié à l’instant initial • la valeur de la composante tangentielle du potentiel (Π Λ n ) ou celle de la composante tangentielle de son rotationnel ( rot Π Λ n ) en tout point de la surface extérieure au domaine à tout instant à partir de l’instant initial. . On obtient à nouveau une équation elliptique .

aux arêtes (cas des éléments d’arête). prismes . en 3D) et de taille suffisamment faible. souvent un polynôme d’ordre 0. permet d’approximer la valeur des grandeurs inconnues sur chaque élément fini. A titre d’exemple. hexaèdres. ELEMENTS FINIS NODAUX TRIANGULAIRES DU PREMIER ORDRE Définition Considérons un problème à 2 dimensions discrétisé en éléments finis triangulaires.1 représente le maillage en éléments triangulaires de la coupe transversale d’un câble triphasé blindé. AVERTISSEMENT Ce chapitre n’a pas pour prétention de traiter de manière exhaustive la méthode des éléments finis.. D’excellents ouvrages sont disponibles et d’autres cours universitaires sont spécialisés dans ce domaine. la figure 3. Nous n’envisagerons ici que le cas des éléments finis du premier ordre et insisterons par contre plus particulièrement sur les aspects spécifiques liés à la résolution des équations de Maxwell.. quadrangles en 2D. PRINCIPES GENERAUX 1. . 1.1. Remarque : On note que les éléments finis doivent respecter les frontières des objets et qu'ils ne peuvent se chevaucher. tétraèdres. L’utilisation d’une fonction d’évolution. aux facettes (cas des éléments de facette) ou aux éléments de volume (éléments finis volumiques). Selon le cas. NOTION D’ELEMENT FINI La méthode des éléments finis est basée sur une discrétisation de l’espace à étudier en éléments de forme simple (triangles.4. 1 ou 2.CHAPITRE 3 : METHODE DES ELEMENTS FINIS 1. 1. Des inconnues sont associées à ces éléments. ces inconnues sont liées aux nœuds de l’élément (éléments finis nodaux).2.

z ) est la valeur estimée de la fonction inconnue U au point de coordonnées (x. y. z ) = ∑ β iU i . • U i est la valeur estimée de la fonction inconnue U au nœud i .y. yi ) = 1 . .2) : • • elle vaut 1 au nœud i : β i ( xi . i =1 ) U ( x. on associe une inconnue qui est la valeur de la fonction recherchée en ce nœud. y.z) .CAO des systèmes électriques Chapitre3 : Eléments finis 30 Conducteurs /PVC Figure 3. La fonction de forme β i ( x. y j ) = 0 si j ≠ i . elle est nulle en tout autre nœud : β i ( x j . • • β i ( x. On exprime ensuite la fonction recherchée sous la forme suivante : N ) U ( x. • N est le nombre de nœuds . y ) est la fonction de forme associée au nœud i. y ) possède les propriétés suivantes (figure 1.2 : assemblage d’éléments finis A chaque nœud du maillage obtenu.1 : exemple de maillage Figure 3. • sa valeur évolue d’une certaine manière (linéairement pour des fonctions de forme linéaires) sur les éléments finis qui touchent le nœud i.

⎜U ⎟ ⎝ 3⎠ La relation précédente permet d’évaluer la fonction inconnue U en tout point de l’élément de référence en fonction des valeurs nodales de la fonction. η dit plan de référence.CAO des systèmes électriques Chapitre3 : Eléments finis 31 Les éléments finis nodaux assurent naturellement la continuité d’une fonction lorsque l’on passe d’un élément à l’autre. un élément fini de référence situé dans un plan ξ.3 : fonction de forme d’un nœud (2D . Dans l’espace de référence.y est associé un et un seul point du triangle de référence situé dans l’espace de référence ξ. Les fonctions de forme des nœuds 1. on peut écrire : ⎛ U1 ⎞ ) ⎜ ⎟ U (ξ .η ) = 1 − ξ − η β 2 (ξ .2 et 3 sont respectivement : β1 (ξ .4).η ) = N T (ξ .1er degré) Espace réel et espace de référence Considérons un des éléments finis triangulaires (figure 3. il est habituel d’associer à l'élément fini réel.η ) U N avec (1) . η.η ) = η On peut également écrire : U (ξ . Afin de faciliter la mise en œuvre des calculs. Ils conviennent donc particulièrement bien lorsque l’inconnue est un potentiel. >  E  E Figure 3.η ) = (1 − ξ − η ξ η ) ⎜U 2 ⎟ . U2 et U3 sont les valeurs de U aux 3 sommets du triangle (on les appelle valeurs nodales).η ) = ξ β 3 (ξ . Si U1. A chaque point du triangle situé dans l’espace réel x.

⎜U ⎟ ⎝ 3⎠ D (x3.y1) (0. y ) = J ⎜ ∂x ⎟ F ( x.CAO des systèmes électriques Chapitre3 : Eléments finis 32 ⎛1 − ξ − η ⎞ ⎛ β1 (ξ . qui permettent d’associer à tout point de l’élément fini de référence un et un seul point de l’élément réel : x(ξ . y) de l’espace réel ainsi que la valeur en ce point de la fonction approchée.y2) x  (0.η ) ⎟ ⎜ η ⎟ ⎜ β (ξ . on peut définir les transformations de coordonnées.4 : élément de référence triangulaire De même. Le passage de l’espace (ξ.η ) = N' (ξ .η) à l’espace (x.η) de l’élément de référence un et un seul point (x.η ) = N'T (ξ .η )y N T ' 1 ( = (β β 2' β ' 2 β 3' ) x N ' 3 β ) yN (2) (3) si ⎛ x1 ⎞ ⎜ ⎟ x N = ⎜ x2 ⎟ ⎜x ⎟ ⎝ 3⎠ et ⎛ y1 ⎞ ⎜ ⎟ y N = ⎜ y2 ⎟ . (2) et (3) permettent d’associer tout point (ξ. y ) = ⎜ ⎜ ∂x ⎜ ⎟ ⎜ ∂η ⎝ ∂η ⎠ ⎝ ∂y ⎞⎛ ∂ ⎞ ⎛∂ ⎞ ⎜ ⎟ ∂ξ ⎟⎜ ∂x ⎟ ⎟⎜ ⎟ F ( x. les mêmes fonctions de forme sont utilisées pour l’approximation des inconnues et pour les transformations de coordonnées et on parle de transformations isoparamétriques. Formule de transformation pour les dérivées On calcule : ⎛ ∂x ⎛∂ ⎞ ⎜ ⎜ ∂ξ ⎟ ∂ξ ⎜ ∂ ⎟ F ( x.0) N Figure 3.0) (1.η ) = ⎜ ξ ⎟ = ⎜ β 2 (ξ .η ) ⎟ ⎝ ⎠ ⎝ 3 ⎠ y ! et ⎛ U1 ⎞ ⎜ ⎟ U N = ⎜U 2 ⎟ . La transformation inverse est généralement plus compliquée. ⎜y ⎟ ⎝ 3⎠ Les relations (1).y3) !  (x1.y) est donc particulièrement simple.η ) ⎞ ⎜ ⎟ ⎜ ⎟ N(ξ . y ) ∂ ∂y ⎟⎜ ∂ ⎟ ⎜ ∂y ⎟ ⎟⎝ ∂y ⎠ ⎝ ⎠ ∂η ⎠ avec .1) (x2.η )x N = β1' y (ξ . Quand β'i = β i .

η ) dξ dη .η ). ∂y ⎟ ∂η ⎟ ⎠ J est dénommée la matrice jacobienne de la transformation. la matrice jacobienne vaut : ⎛x − x J =⎜ 2 1 ⎜x − x ⎝ 3 1 y2 − y1 ⎞ ⎟ y3 − y1 ⎟ ⎠ et dtm(J ) = ( x2 − x1 )( y3 − y1 ) − ( x3 − x1 )( y2 − y1 ) = 2 A où A représente l’aire du triangle réel. On a également : J −1 = 1 ⎛ y3 − y1 ⎜ 2 A ⎜ y1 − y2 ⎝ x1 − x3 ⎞ ⎟ x2 − x1 ⎟ ⎠ et.η )) dtm(J) dξ dη ∆ ∆réf = 2A ∆réf ∫f * (ξ .CAO des systèmes électriques Chapitre3 : Eléments finis 33 ⎛ ∂x ⎜ ∂ξ J =⎜ ⎜ ∂x ⎜ ∂η ⎝ ∂y ⎞ ∂ξ ⎟ ⎟. y(ξ . Dans le cas des éléments finis triangulaires du premier ordre. y) dx dy = ∫ f ( x(ξ . finalement : ⎛∂ ⎞ ⎛∂ ⎞ ⎜ ∂ξ ⎟ ⎜ ∂x ⎟ = J −1 ⎜ ⎟ ⎜∂ ⎟ ⎜∂ ⎟ ⎜ ∂y ⎟ ⎝ ⎠ ⎝ ∂η ⎠ Formule de transformation pour les intégrales L’intégrale d’une fonction sur un élément réel peut se calculer en intégrant sur l’élément de référence par la formule suivante : ∫ f ( x.

.6 : désignation de la facette j. z ) = ∑ p ijU ij ij • • • • ) U ( x. ELEMENTS FINIS D’ARETE DU PREMIER ORDRE k i i noeud f ijk j facette triangulaire i l f ijkl k a ij j arête i facette quadrangulaire j Figure 3.dl = 0 si kl ≠ ij .y. y. on peut choisir comme inconnues la circulation d’un vecteur (E ou H par exemple) le long des arêtes du maillage. On parle alors d’éléments finis d’arête. y. Dans ce cas. Ils conviennent donc particulièrement bien lorsque le champ vectoriel inconnu est le champ électrique E ou le champ magnétique H. dl U ij est la circulation du vecteur U le long de l’arête ij . i Les éléments finis d’arête assurent naturellement la continuité de la composante tangentielle des vecteurs inconnus. La fonction de forme p ij associée à une arête ij est une fonction vectorielle possédant les propriétés suivantes : • • • sa circulation le long de l’arête ij (dans le sens i => j) vaut 1 : sa circulation le long de toute autre arête est nulle : ∫p i j ij . j j i i Figure 3. p ij est la fonction de forme (vectorielle) associée à l’arête ij. si U est la grandeur vectorielle inconnue. N A est le nombre d’arêtes . ∫p k l kl . arêtes et facettes Au lieu de choisir comme inconnues la valeur de la fonction recherchée aux nœuds du maillage.CAO des systèmes électriques Chapitre3 : Eléments finis 34 1.z .5. on peut écrire : NA ) dl U( x. dl = 1 .5 : nœuds. z ) est la valeur estimée de la fonction vectorielle inconnue en x. sa valeur n’est non nulle que sur les éléments finis dont ij est une arête.

Une telle facette est unique pour des éléments possédant trois arêtes issues de chaque nœud ainsi que l’indique la figure 3. on remarque que le vecteur j i j i N F. ji ∑β r • est nul sur toutes les arêtes qui ne touchent pas le nœud j (car β j y est nul). • est perpendiculaire à la facette hachurée (car • s'annule au nœud i (car β j y est nul). ji ∑β r − β i grad r∈N F . la fonction de forme d’une arête ij reliant les nœuds i et j peut se déduire des fonctions de forme nodales par la formule : p ij = β j grad r∈N F .6. ji N F. ji ∑β r = 1 est constant sur cette facette).7 : interprétation de la fonction de forme d'arête β j grad r∈N F . ij (a) (b) + j i F ij N F.7a. on peut définir des éléments finis de facette où les inconnues sont le flux d’une grandeur vectorielle au travers d’une facette (flux d’induction magnétique par exemple). ELEMENTS FINIS DE FACETTE r∈N F .6. dans le cas d’éléments finis comportant 3 arêtes par nœud. 1. hexaèdres. De même que l’on a défini des éléments finis nodaux et d’arête.CAO des systèmes électriques Chapitre3 : Eléments finis 35 En 3D.ij ∑β r où N F . ji (c) Figure 3. La grandeur vectorielle inconnue s’exprime alors sous la forme : . pyramides à base triangulaire et des prismes). Le cas des éléments finis comportant plus de 3 arêtes par nœud n’est pas traité ici. C’est le cas des tétraèdres. ji désigne l'ensemble des nœuds de la facette de l'élément fini considéré qui contient le nœud j mais pas le nœud i . ij N F. Sur la figure 3.

Elles conviennent donc particulièrement bien à l'approximation du champ d'induction magnétique B. La fonction de forme s ijk associée à une arête ijk est une fonction vectorielle possédant les propriétés suivantes : • son flux au travers de la facette ijk (dans le sens positif choisi) est égal à 1 : ∫ • • ijk s ijk .i. s ijk est la fonction de forme vectorielle associée à la facette ijk.ds = 0 si lmn ≠ ijk . sa valeur n’est non nulle que sur les éléments finis dont ijk est une facette.i +1 ⎠ ⎝ F ..CAO des systèmes électriques Chapitre3 : Eléments finis 36 NF ) Φ U( x. y. Φ U ijk est le flux du vecteur U au travers de la facette ijk .8 Les expressions des fonctions de forme de facette peuvent être dérivées des fonctions de forme d’arête. ds = 1 . z ) = ∑ s ijkU ijk ijk • • • • ) U ( x.i. Pour les facettes à 3 nœuds. son flux au travers de toute autre facette est nul : ∫ lmn s ijk . facette f i-1 i+1 i grad P = F. on a : 3 ⎛ ⎞ ⎛ ⎞ s f = 2∑ β i grad ⎜ ∑ β j ⎟Λ grad ⎜ ∑ β j ⎟ ⎜ j∈N ⎟ ⎜ j∈N ⎟ i =1 ⎝ F .i −1 ⎠ et pour celles comportant 4 nœuds : .y.i.i-1 > Figure 3.z .i .i+1 = =Ù> grad P = F. N F est le nombre de facettes . y. Les éléments de facette assurent naturellement la continuité de la composante normale du champ vectoriel approximé. z ) est la valeur estimée de la fonction vectorielle inconnue en x.

9 montre l’allure du champ vectoriel engendré par la fonction de forme s f . ki N F. tandis que la figure 3. mais pas le nœud i+1 (obtenu par permutation circulaire) . y.7.i . kj i f ijk N j F. • la seconde sommation s’effectue sur les nœuds de la facette adjacente qui contient le nœud i.z . .CAO des systèmes électriques Chapitre3 : Eléments finis 37 4 ⎛ ⎞ ⎛ ⎞ s f = ∑ β i grad ⎜ ∑ β j ⎟Λ grad ⎜ ∑ β j ⎟ . La fonction de forme vijkl associée à un élément fini ijkl est possède les caractéristiques suivantes : • elle est égale à l’inverse du volume de l’élément fini ijkl en tout point de celui-ci. ⎜ j∈N ⎟ ⎜ j∈N ⎟ i =1 ⎝ F .i−1 ⎠ Dans les expressions précédentes : • la première sommation s’effectue sur chacun des nœuds i de la facette f . si bien que son intégrale volumique sur cet élément fini est égale à 1 . jk N F. • elle vaut 0 en tout partout ailleurs. les inconnues sont des scalaires représentant l’intégrale volumique de l’inconnue sur l’élément fini considéré. y. La grandeur inconnue s’exprime alors par : NE ) v U ( x. Dans ceux-ci.8 illustre la sélection des facettes adjacentes. ij F. ji Figure 3. z ) est la valeur estimée de la fonction inconnue en x. v U ijkl est l’intégrale de l’inconnue U sur l’élément fini ijkl . ELEMENTS FINIS DE VOLUME Des éléments finis de volume peuvent également être définis. mais pas le nœud i-1 (obtenu par permutation circulaire). La figure 3.i . si bien que son intégrale volumique sur tout autre élément fini est égale à 0.i+1 ⎠ ⎝ F . z ) = ∑ vijklU ijkl ijkl • • • • ) U ( x. vijkl est la fonction de forme associée à l’élément fini ijkl. k N N F. N E est le nombre d’éléments finis .9 1. • la troisième sommation s’effectue sur les nœuds de la facette adjacente qui contient le nœud i. ik N F. Les éléments finis de volume conviennent bien à l'approximation de la charge électrique.y.

• le rotationnel d’une fonction vectorielle définie dans l’espace S1 est une fonction vectorielle définie dans l’espace S2 . Dans le même contexte. Ces espaces fonctionnels ne sont pas indépendants et on peut montrer que : • le gradient d’une fonction scalaire définie dans l’espace S0 est une fonction vectorielle définie dans l’espace S1 . On peut en déduire que dans un espace discrétisé. DIAGRAMME DE TONTI La figure 3. Les lois de comportement relient des grandeurs situées dans des espaces fonctionnels différents (par exemple H défini dans l’espace des éléments d’arêtes et B défini dans l’espace des éléments de facettes). L’espace fonctionnel dans lequel sont définis les éléments finis nodaux est baptisé S0 (on parle également de 0-formes). la densité de courant i et le déplacement électrique D se trouvent dans l’espace S2 des éléments de facette (dD / dt + i = rotH ) .11).10 grad rot div Exemples : • Si le potentiel scalaire électrique V est défini dans l’espace des éléments nodaux (S0). Celui des éléments finis d’arêtes se dénomme S1 (1-formes). le champ magnétique H est défini dans l’espace S1 des éléments d’arêtes (H = − grad Φ ) . La figure 3. • 1. la densité de charge électrique se trouve dans l’espace S3 (div D = ρ ) (figure 3. Dans les mêmes conditions. Dans les mêmes conditions. • la divergence d’une fonction vectorielle définie dans l’espace S2 est une fonction scalaire définie dans l’espace S3. l’induction magnétique B (B = rotA) se trouve dans l’espace S2 des éléments finis de facettes (figure 3. Le diagramme de la figure 3. l’induction magnétique se trouve dans l’espace S2 des éléments de facette (dB / dt = rotE) (figure 3. il est impossible de satisfaire en tout point à la fois les équations de Maxwell et les lois de comportement.11 est appelé diagramme de Tonti. celui des éléments finis de facettes.10 illustre cette propriété remarquable. S2 (2-formes) et celui des éléments finis de volume. S 0 ⎯ ⎯ → S1 ⎯⎯→ S 2 ⎯ ⎯→ S3 ⎯ ⎯ Figure 3. si le potentiel scalaire magnétique Φ est défini dans l’espace S0 des éléments finis nodaux.11 montre les 2 suites d’espaces fonctionnels naturels dans lesquels évoluent les grandeurs électromagnétiques ainsi que les lois de comportement qui les relient. . Si le potentiel vecteur magnétique A est défini dans l’espace S1 des éléments finis d’arêtes. le champ électrique E qui en dérive est situé dans l’espace S1 des éléments d’arêtes (Ε = − grad V ) . ESPACES FONCTIONNELS On peut associer à chaque type d’élément fini un espace fonctionnel dans lequel il est défini.11). S3 (3formes).8.9. • De manière analogue.CAO des systèmes électriques Chapitre3 : Eléments finis 38 1.11).

y ) = ∑ f i ( x. .). d’arête et de facette. 1. on consultera la littérature spécialisée (voir bibliographie). On peut envisager également d’assurer la continuité de la dérivée de la fonction inconnue au passage d’un élément à un autre. troisième ordre. facette. Pour la théorie complète des éléments finis nodaux. Pour ce faire. CONCLUSION D’une manière générale.10. la ou les grandeurs inconnues peuvent s’exprimer sous la forme : ) U (x. Une fois la modélisation choisie. la fonction de forme est non nulle sur les éléments finis qui touchent l’élément associé et elle est nulle partout ailleurs. y ) est la fonction de forme associée à l’inconnue Ui .. il s’agit de rechercher les valeurs des grandeurs inconnues de telle manière que l’ensemble de ces valeurs fournisse une solution acceptable au problème posé.. y )Ui où fi ( x. AUTRES TYPES D’ELEMENTS FINIS D'autre types d’éléments finis sont utilisés : • Les éléments finis polynomiaux d’ordre supérieur (second ordre..) • Les éléments finis nodaux décrits précédemment assurent naturellement la continuité des inconnues au passage d’un élément à un autre. Rappelons que cette fonction de forme (ou son intégrale) vaut 1 sur l’élément auquel elle est associée (nœud. On parle alors d’éléments finis d’Hermite. Dans le cas des éléments finis nodaux.11. arête.CAO des systèmes électriques Chapitre3 : Eléments finis 39 1. . plusieurs techniques peuvent être mises en œuvre. ..

⎜ 2 ⎟ ⎠ Ω⎝ Γ2 Parmi l’ensemble des fonctions V.1. nodaux V ↓ grad EF .1. Considérons une fonction scalaire V définie sur le volume Ω et satisfaisant la condition de Dirichlet V = VD sur Γ1 ainsi que la fonctionnelle Ψ (V ) définie par : ⎛ ε E2 ⎞ Ψ (V ) = ∫ ⎜ − ρV ⎟dv + ∫ DnV ds .1.CAO des systèmes électriques Chapitre3 : Eléments finis 40 EF .11 volume ↓ 0 nodaux 2. ELECTROSTATIQUE 2. ρ volume ↑ div ↑ ↓ →ε → arêtes (jω)A → E ↓ → ↓ rot ↓ (jω) D j← i← →σ → ↑ facettes ↑ ↑ rot facettes (jω)B ↓ div ←µ ← ↑ H arêtes ↑ grad ↑ Φ Figure 3. celle qui minimise Ψ est celle qui satisfait aux équations de l’électrostatique. Principe Soit un domaine Ω de l’espace délimité par une frontière Γ1 + Γ2 constituée d’une partie Γ1 où le potentiel scalaire VD est connu (condition de Dirichlet) et d’une partie Γ2 où est connue la composante normale du déplacement électrique Dn (condition de Neumann)..... METHODE VARIATIONNELLE DE RITZ-RAYLEIGH 2. .

étant donné que E = − gradV . dV − . ∂V ∂E Ω Γ2 dΨ (V ) = ∫ (− ε E.E + dV divE .n − Dn = 0 sur Γ2 .n − Dn )dV ds .1. dV est nul sur Γ1 . Démonstration Calculons : dΨ (V ) = ∂ Ψ (V ) ∂ Ψ (V ) . par définition. Comme : div(dV E) = grad dV .grad (dV ) − ρ dV )dv + ∫ Dn dV ds .ndV ds + ∫ D dV ds Γ2 Puisque.12 : conditions aux limites 2. on obtient : dΨ (V ) = ∫ (ε divE − ρ )dV dv − ∫ (ε E. Ω Γ2 Etant donné que dV est quelconque (sauf sur Γ1 ).CAO des systèmes électriques Chapitre3 : Eléments finis 41 / 9 / Figure 3. Le potentiel scalaire V obtenu satisfait donc aux équations de l’électrostatique et aux conditions limites imposées. d ( grad (V )) . le rotationnel de E est identiquement nul. . on obtient : dΨ (V ) = ∫ (− ε div(dV E) + ε dV divE − ρ dV )dv + ∫ Dn dV ds Ω Γ2 n dΨ (V ) = ∫ (ε divE − ρ )dV dv − Ω Γ1 +Γ2 ∫ ε E. Ψ (V ) sera extrémale si et seulement si : • • ε divE − ρ = 0 en tout point de Ω et ε E. Par ailleurs.2.

y ) = ∑ β i ( x.3. y ) Vi . la fonctionnelle Ψ (V ) représente au signe près l’énergie électrostatique contenue dans le système.grad β j − ρ β j )dv + ∫ Dn β j ds = 0 ∂V j Ω Γ2 ) .1. y ) satisfaisant les conditions de Dirichlet sur la frontière Γ1 : N ) V ( x.CAO des systèmes électriques Chapitre3 : Eléments finis 42 2. Ω On en déduit que. 2. calculée à partir de la valeur des charges et du potentiel auquel elles sont portées ρV ∫∞ 2 dv . = ∫ ⎜ ε gradV . Soit une fonction V ( x.4. Interprétation physique Reprenons l’expression de la fonctionnelle.1. évaluée à partir du champ électrique : Ω∞ ∫ ε E2 2 dv • et la seconde. i =1 On peut écrire : N ) E = −∑ grad β i ( x. Construction du système d’équations à résoudre ) Discrétisons l’espace Ω en éléments finis nodaux. −ρ ∫ ∂V j ⎜ ∂V j ∂V j ∂V j ⎟ Ω⎝ Γ2 ⎠ ) ) ) ) ) ∂Ψ (V ) = ∫ (ε gradV . lorsque V est le potentiel électrostatique. y ) Vi i =1 et ) ) )⎞ ) ⎛ ε E2 Ψ (V ) = ∫ ⎜ ⎟ ⎜ 2 − ρV ⎟dv + ∫ DnV ds ⎠ Ω⎝ Γ2 ) Minimisons la fonctionnelle Ψ (V ) par rapport à Vj : ⎛ ) ∂ gradV ∂Ψ (V ) ∂V ⎞ ⎟dv + Dn ∂V ds = 0 . ⎟ ⎜ ⎠ Ω ⎝ On se souviendra des deux expressions de l’énergie électrostatique : • la première. dans le cas où le volume Ω s’étend jusqu’à l’infini : Ψ (V ) = ⎞ ⎛ ε E2 ∫∞ ⎜ 2 − ρV ⎟dv .

n)η ds Ω Γ2 ( ) .grad β j − ρ β j ⎟dv + ∫ Dn β j ds = 0 . La méthode des résidus pondérés consiste à déterminer les coefficients Vi qui vérifient « au mieux » l'expression de la divergence du vecteur déplacement dans le volume considéré ainsi que les conditions de Neumann sur la frontière Γ2 . • V est le vecteur contentant les inconnues Vi . y ) qui satisfait aux conditions de Dirichlet sur la frontière Γ1 : ) V (x. Ω Γ2 Le système d’équations peut s’écrire sous forme matricielle : MV=B où : • M ij = ∫ ε grad β i .CAO des systèmes électriques Chapitre3 : Eléments finis 43 ∂Ψ (V ) ⎛ N ⎞ = ∫ ⎜ ε ∑ Vi grad β i .. . • B est un vecteur dont le terme général vaut B j = ∫ ρ β j dvdv − ∫ Dn β j ds .grad β j dv est le terme général d’une matrice M symétrique et creuse. y ) Vi i ) Dès lors le rotationnel de E sera identiquement nul. y ) quelconque définie sur Ω et nulle sur la frontière Γ1 . METHODE DES RESIDUS PONDERES Discrétisons. N ).grad β j n’est non nul que si les nœuds i et j sont voisins . Soit une fonction de pondération η ( x. Formons le résidu : ) ) R = ∫ divε E − ρ η dv + ∫ ( Dn − ε E. on obtient le système d’équations suivant : ) ∑V ∫ ε grad β . Ω Γ2 La résolution du système d’équations fournit la solution du problème. y ) = ∑ β i ( x. ∂V j ⎠ Ω ⎝ i =1 Γ2 Dès lors.2. y ) Vi i Dans ces conditions. le champ électrique a pour expression : ) ) E = − grad V = −∑ grad β i ( x. 2. comme précédemment le domaine à étudier en éléments finis et définissons la ) fonction V ( x..grad β i =1 i i Ω N j dv − ∫ ρ β j dv+ ∫ Dn β j ds = 0 ( j = 1. Ω puisque grad β i ...

Ω ( ) R=∫ ( ( ) ε gradη. Puisque ηdivε gradV = div(ηε gradV ) − ε gradη.n)η ds . on parle de collocation .gradV − ρη dv + ∫ Dnη ds . Si le résidu est nul pour n’importe quelle fonction de pondération η ( x. i Ω Ω Γ2 On remarque que la méthode de Galerkin conduit aux même système d’équations que la méthode de Ritz-Rayleigh. obtenue en réalisant une intégration.gradV . la solution obtenue est la solution exacte. Au niveau des fonctions de pondération. Généralement. plusieurs choix sont possibles : • si les fonctions de pondération sont des fonctions de Dirac centrées sur chaque nœud inconnu. on préfère utiliser une formulation faible. Symétries Bien souvent. 2. on obtient la méthode de Galerkin: R j = ∑ Vi ∫ ε grad β j .gradV − ρη dv + ∫ ( Dn + ε gradV . ASPECTS PARTICULIERS 2.nηds + ∫ ( Dn + ε gradV .grad β i dv− ∫ ρ β j dv+ ∫ Dn β j ds = 0 . Cette expression constitue ce qu'on appelle la formulation forte de la méthode des résidus. • si on choisit comme fonctions de pondération les fonction de forme.grad β i dv− ∫ ρη dv+ ∫ Dnη ds i =1 Ω Ω Γ2 N L’annulation du résidu pour N fonctions de pondérations indépendantes fournit N équations à N inconnues. En observant la relation précédente.n)η ds Ω Γ2 ( ) Ce résidu est à annuler. y ) . on obtient successivement : ) ) ) ) ) ) R = ∫ − div(ηε gradV ) + ε gradη. Γ2 ) Γ1 + Γ2 ) ) ∫ ε gradV .3. les structures à étudier possèdent des symétries qui permettent de simplifier le problème.gradV − ρη dv − ) Ω R=∫ soit : Ω ) ε gradη.3.n)ηds Γ2 Γ2 R = ∑ Vi ∫ ε gradη.1. on constate qu’elle fait apparaître les dérivées secondes du potentiel.CAO des systèmes électriques Chapitre3 : Eléments finis 44 soit ) ) R = ∫ − divε gradV − ρ η dv + ∫ ( Dn + ε gradV . .

y. z ) dl . accompagnées d’une symétrie ou d’une antisymétrie électrique. le champ est tangent au plan de symétrie et on peut se contenter d’étudier un côté du plan. en négligeant les effets de bord. A ce moment. • Dans le cas d’une symétrie électrique. On y impose donc la condition de Dirichlet : . z ) ds = ∫ 2πr f (r .. v s s s c Plan de symétrie/ d’antisymétrie Dans certains cas. y.CAO des systèmes électriques Chapitre3 : Eléments finis 45 Symétrie plane Dans bien cas. on peut admettre que la structure s’étend jusqu’à l’infini dans cette direction privilégiée (baptisons-la z). . il suffit d’étudier ce qui se passe dans un des plans x. On choisit alors comme éléments finis des éléments toroïdaux dont la section droite est un élément fini 2D (triangle.z : ∫ f ( x. C’est par exemple souvent le cas de jeux de barres dans des postes électriques de transformation. la géométrie possède des propriétés de symétrie par rapport à un plan.). z ) dv = ∫ 2πr f (r . Symétrie axiale Lorsque la géométrie présente une symétrie axiale (cas des isolateurs par exemple).. Dans ces conditions. quadrangle. z ) ds ∫ f ( x.13 : symétrie axiale Les intégrales volumiques et de surface deviennent respectivement des intégrales de surface et de contour dans le plan r. le vecteur champ électrique se trouve dans le plan perpendiculaire à la direction z et les grandeurs inconnues ne dépendent pas de z. z ) dr dz = ∫ 2πr f (r . le plan de symétrie est à potentiel nul. en imposant sur le plan la condition limite de Neumann suivante : Dn = 0 . z j r Figure 3. on simplifie fortement le problème en en tenant compte. les structures à étudier ont une dimension beaucoup plus importante que les autres et. • Dans le cas d’une antisymétrie électrique.y et le problème devient bidimensionnel.

Cette variation rapide du potentiel au voisinage d’un point anguleux n'est généralement pas rendue correctement par les fonctions de forme. Symétries et antisymétries cycliques Dans les cas de symétries cycliques. 2. V1 = VN F SF ∫ D ds = ∫ D n n ds = 0 .14) + + V=0 + + Dn=0 - Figure 3.. il suffit d’étudier un quartier (voir figure 3. on impose simplement des conditions de Dirichlet (valeur du potentiel fixé). Si on désire déterminer la valeur correcte du champ au voisinage d'un point anguleux. S'il y a NF nœuds sur cette frontière. il faut exprimer que tous les points du conducteur sont au même potentiel et que la charge totale du conducteur est connue (généralement nulle). Une première méthode pour résoudre ce problème consiste à considérer chaque point de la frontière du conducteur à potentiel flottant comme un point où s’applique une condition de Neumann de valeur Dn inconnue. soit en tout 2NF inconnues. dont la cause n’est pas une valeur importante du potentiel.3. Si on n'y prend garde. mais bien une variation rapide du celui-ci. il n'y a pas besoin de calcul.CAO des systèmes électriques Chapitre3 : Eléments finis 46 V =0. Points anguleux On sait que le champ électrique devient très intense au voisinage de points anguleux. L'annulation des résidus fournira NF équations auxquelles on ajoutera les relations suivantes : V1 = V2 V1 = V3 . il y aura donc 2 inconnues en chaque nœud. la méthode des éléments finis lissera ce phénomène.14 : symétrie/antisymétrie cyclique 2.3. Conducteurs à potentiel flottant Aux frontières des conducteurs à potentiel fixe. il faut d'abord représenter correctement ce point (s'il s'agit d'une pointe parfaite. Pour un conducteur à potentiel flottant (donc inconnu).3.. puisque le champ est infini !) et ensuite mailler son voisinage de manière suffisamment fine.2.

y )Vi + β F ( x. y )VF avec β F = ∑ βi . Y ) y = f2 ( X . y ) = ∑ β i ( x. y ) = ∑ β i ( x. ΩF L’intérêt de cette seconde méthode est qu’elle ne rompt pas la symétrie du système matriciel à résoudre. i Ω Ω Γ2 ΩF Le dernier terme de la relation précédente représente la charge portée par le conducteur à potentiel flottant : Γ2 ∫D n β F ds = ∫ Dn ds . il est assez aisé de délimiter le domaine d'étude soit par une condition de symétrie ou par une frontière suffisamment éloignée de la zone d'intérêt pour qu'on puisse supposer que le potentiel électrique y est nul. ) Dans ce cas. y ) Vi = ∑ β i ( x.Y ) .3.CAO des systèmes électriques Chapitre3 : Eléments finis 47 La dernière relation exprime que la charge totale du conducteur est nulle.grad β i dv− ∫ ρ β F dv+ ∫ Dn β F ds = 0 . on peut regrouper les nœuds portés au même potentiel VF : Ω −Ω F ΩF ) V ( x. y )VF i soit Ω −Ω F ) V ( x. y )Vi + ∑ β i ( x. Une autre méthode permettant de tenir compte de l'espace situé au-delà d'une certaine limite consiste à utiliser une transformation géométrique transformant cette partie (infinie) de l'espace en un espace de dimension finie qu'il est possible de mailler. le terme correspondant au nœud "fusionné" sera : R * = ∑ R j =∑ Vi ∫ ε grad β F . Dans beaucoup de situations. Espaces non confinés D'un manière générale. i∈Ω F La fonction de forme vaut 1 en tout point de la surface du conducteur à potentiel flottant et est nulle en tous les autres nœuds.4. Considérons une géométrie bidimensionnelle et la transformation géométrique suivante : x = f1 ( X . le champ électromagnétique s'étend jusqu'à l'infini. 2. Une autre méthode consiste à fusionner tous les nœuds situés à la surface de l’objet à potentiel flottant en un seul nœud inconnu et d’attribuer à ce nœud une fonction de forme spéciale. si V(x. y) désigne la fonction inconnue et si Ω F est un objet à potentiel flottant. Dans le système d’équations.

c’est-à-dire si : ∂f 1 ∂f 2 = ∂X ∂Y . y)gradβ . y de l'espace réel infini Ω ∞ aux coordonnées X. les termes correspondant à l’intégration sur l’espace infini deviennent : ⎛ ∂β j ⎞ ⎜ ⎟ ∂β i ⎞ ⎜ ∂x ⎟ ⎟ dv ∂y ⎟ ⎜ ∂β j ⎟ ⎠ ⎜ ∂y ⎟ ⎝ ⎠ ⎞⎤ ⎟⎥ ⎟⎥ dtm J dv* ⎟⎥ ⎟⎥ ⎠⎦ Ω∞ ∫ f ( x.grad β i j dv = Ω∞ ⎜ ∫ f ( x.CAO des systèmes électriques Chapitre3 : Eléments finis 48 reliant les coordonnées x. . Y ) ⎜ ∂X ⎝ ⎛ ∂β i ⎡ ⎛ ∂β j ∂β i ⎞ −1 ⎤ ⎢ −1 ⎜ ∂X ⎟ J ⎢J ⎜ ∂Y ⎠ ⎥ ⎢ T ⎜ ∂β j ⎦ ⎢ ⎜ ∂Y ⎣ ⎝ ⎛ ∂β j ⎞ ∂β i ⎞ ⎜ ∂X ⎟ * ⎟ dv ⎟T⎜ ∂Y ⎠ ⎜ ∂β j ⎟ ⎟ ⎜ ⎝ ∂Y ⎠ avec ⎡ ∂f1 ⎢ J = ⎢ ∂X ∂f ⎢ 2 ⎣ ∂X ∂f1 ⎤ ∂Y ⎥ ∂f 2 ⎥ ⎥ ∂Y ⎦ ⎡ ∂f12 ∂f 22 + ⎢ ∂Y 2 ∂Y 2 ⎢ ⎢ ∂f1 ∂f 2 − ∂f 2 ∂f1 − T = J −1 J T 1 dtm J = = ⎢ ∂X ∂Y ∂X ∂Y ⎢ ∂f1 ∂f1 ∂f 2 ∂f 2 + ⎢ ∂X ∂Y ∂X ∂Y ⎢− ⎢ ∂f1 ∂f 2 − ∂f 2 ∂f1 ⎢ ∂X ∂Y ∂X ∂Y ⎣ ∂f1 ∂f1 ∂f 2 ∂f 2 ⎤ + ⎥ − ∂X ∂Y ∂X ∂Y ⎥ ∂f1 ∂f 2 ∂f 2 ∂f1 ⎥ − ∂X ∂Y ∂X ∂Y ⎥ ⎥ ∂f12 ∂f 22 + ⎥ 2 2 ∂X ∂X ⎥ ∂f1 ∂f 2 ∂f 2 ∂f1 ⎥ − ∂X ∂Y ∂X ∂Y ⎥ ⎦ Si la transformation f1 + j f 2 est conforme. Y ) ⎢⎜ i ⎣⎝ ∂X Ω* = Ω* ∫ f ( X . Y de l'espace fini (élément de volume Ω* ). ∂f 2 ∂f =− 1 ∂X ∂Y la matrice T est la matrice unité. Dans les équations d’éléments finis. y)⎜ ∂x ⎝ ⎛ ∂β i ⎡⎛ ∂β = ∫ f ( X .

CAO des systèmes électriques Chapitre3 : Eléments finis 49 O .16 x = f1 ( X .Y ) = X A(B − A) X 2 +Y2 B − X 2 +Y2 Y A(B − A) X 2 +Y2 B − X 2 +Y2 transforme l'espace situé au-delà d'un cercle de rayon A en une couronne circulaire située entre A et B. Y ) = A2 X X 2 +Y2 A2 Y y = f2 ( X . N : ) ) Figure 3. N : ) ) * Figure 3.15 La transformation de Kelvin : x = f1 ( X . .Y ) = 2 X +Y2 est une transformation conforme qui associe la partie de l'espace située au-delà d'un cercle de rayon A à l'intérieur d'un cercle de rayon A. Y ) = y = f2 ( X . La transformation cylindrique : O .

) La fonction A est supposée satisfaire les conditions de Dirichlet sur la frontière Γ1 .β i 1 x ) dv − ∫ H t . dB − j . Γ2 ) ) Minimisons la fonctionnelle Ψ ( A) par rapport à une composante (x par exemple) de Ai : ) ∂ rot A ⎛ ∂Ψ ( A ) ∂A ⎞ ∂A = ∫ ⎜ν rot A. A ds .dB − j. y ) = ∑ grad β i Λ A i . x ⎟dv − ∫ H t . ) Ψ ( A) = ∫ ∫ Ω ( ) rot A 0 ) ) H ( B) . − j. • potentiel scalaire (total et partiel) . 3. x ⎜ ⎟ ∂A i Ω Γ2 ⎝ j Ω ⎠ ) Sous forme vectorielle. x x ⎜ ∂A i ∂A i ∂A i ⎟ ∂A i ⎠ Ω⎝ Γ2 ) ) ∂Ψ ( A ) = ∫ ( rot A. Ω Γ2 ( ) Si on discrétise l’espace Ω en éléments finis nodaux.1.1. • éléments de facette. 3. MAGNETOSTATIQUE En magnétostatique.1. on a donc : . β i 1x ds = 0 ν x ∂A i Ω Γ2 ) ) ) ) ⎞ ∂Ψ ( A ) ⎛ = ⎜ ∑ ∫ν (grad β j ΛAj )Λ grad β i dv − ∫ β i jdv − ∫ β i H t ds ⎟. x ds = 0 .1 x = 0 . plusieurs modélisations sont possibles : • potentiel vecteur . • éléments d’arête . Méthode variationnelle de Ritz-Rayleigh La fonctionnelle à minimiser a pour expression : B Ψ ( A) = ∫ ∫ 0 H ( B).CAO des systèmes électriques Chapitre3 : Eléments finis 50 Il est également possible de définir des couronnes rectangulaires ou elliptiques. on obtient : ) A( x. y ) = ∑ β i ( x. A dv − ∫ H t . MODELISATION NODALE UTILISANT LE POTENTIEL VECTEUR 3.A dv − ∫ H t .Ads . Dès lors. y ) Ai ) B(x.( grad β i Λ1x ) − j.

puisque ) ) B = rot A = ∑ grad β i ΛAi . il faut choisir une jauge. y) A i i une fonction vectorielle qui satisfait aux conditions de Dirichlet sur la frontière Γ1 . y )u nulle sur Γ1 (u est un vecteur quelconque). Le potentiel vecteur ainsi obtenu n’est pas unique.dB dv = V ( ) 1 ∫ j.1. ) la divergence de B sera identiquement nulle. On peut montrer aisément que la solution qui minimise le fonctionnelle est celle qui satisfait l’équation d’Ampère rot H = j à l’intérieur du domaine étudié et les conditions de Neumann sur la frontière Γ2 . Si on désire assurer l’unicité du potentiel ) vecteur. Soit une fonction de pondération η ( x. on constate qu’elle fait apparaître les dérivées secondes du potentiel vecteur. on lui préfère une formulation faible. l'énergie magnétique du système. Généralement. Formons le résidu : ) ) R = ∫ rot (ν rot A ) − j .Adv . En observant l’expression précédente.CAO des systèmes électriques Chapitre3 : Eléments finis 51 ∑ ∫ν (grad β j Ω j Λ Aj )Λ grad β i dv − ∫ jβ i dv − ∫ H t β i ds = 0 Ω Γ2 On obtient par conséquent un système d’équations symétrique et creux (puisque grad β j Λ grad β i n’est non nul que si les nœuds i et j sont voisins) comportant autant d’équations que d’inconnues. On remarque qu’ici aussi. Il restera à vérifier « au mieux » l’équation d’Ampère ainsi que les conditions de Neumann sur la frontière concernée. c’est-à-dire une relation scalaire entre les composantes de A en chaque point.ηuds Ω Γ2 ( ) C’est ce résidu que l’on va minimiser. au signe près. Puisque : . Cette formule constitue ce qu'on appelle la formulation forte de la méthode. 2V 3. Dès lors. Méthode des résidus pondérés Subdivisons le domaine à étudier en éléments finis et soit ) A(x .ηudv − ∫ (Ht − ν rot AΛn). y) = ∑ β (x. obtenue en réalisant une intégration. la valeur de la fonctionnelle représente. car : B Wmag = ∫ ∫ 0 H ( B).2.

3.grad Φ ) ) ) . il est nécessaire de réaliser des coupures de manière à rendre le domaine simplement connexe.gradη Λu ) R = ∫ ν rot AΛ gradη − jη dv − ∫ H tη ds Ω Γ2 j j j Ω ) ) ) ) ) ) ( ) ∑ ∫ν (grad β ΛA )Λ gradη dv − ∫ jηdv − ∫ H ηds = 0 . la loi d’Ampère est automatiquement vérifiée et restera à vérifier « au mieux » : ) divB = 0 dans Ω et ) B. y ) Φ i en respectant les conditions de Dirichlet.2. y ) = ∑ β i ( x.n = Bn sur Γ2 .rot (ν rot A) = div(ν rot AΛηu) + ν rot A.CAO des systèmes électriques Chapitre3 : Eléments finis 52 ηu. Après avoir discrétisé le domaine d’étude. t Ω Γ2 En utilisant les fonctions de forme comme fonctions de pondération. on obtient la formulation de Galerkin : ∑ ∫ν (grad β j Ω j ΛAj )Λ grad β i dv − ∫ jβ i dv − ∫ H t β i ds = 0 . Ω Γ2 La remarque faite au paragraphe précédent concernant l’unicité du potentiel vecteur reste valable. Ω En tenant compte de ) ) ) ∂Φ β i div(µ grad Φ )dv = ∫ β i µ − ∫ µgrad β i . on a rotH = 0 et H = − grad Φ . MODELISATION NODALE UTILISANT LE POTENTIEL SCALAIRE Dans les zones sans courant. La formulation forte s'écrit : ) ) ∂Φ ∫ β i div(µ grad Φ) dv − Γ∫2(µ ∂n + Bn ) β i ds = 0 .rot (ν rot A) = div(ν rot AΛηu) + ν rot A. on écrira : ) Φ ( x. Le potentiel magnétique est multiforme si le domaine considéré est multiplement connexe et traversé par un courant. Dans ce cas. Dans ce cas. ∫ ∂n Ω Ω Γ2 β i div(µ grad Φ ) = div(β i µ grad Φ ) − µgrad β i .rot (ηu) ηu.grad Φdv .

annuler) les valeurs de la circulation de A le long des branches d’un arbre topologique construit sur le maillage constitue une jauge valable (un arbre topologique est une ligne constituée d’arêtes qui passe par tous les nœuds du problème sans jamais se refermer . MODELISATION NODALE UTILISANT LE POTENTIEL SCALAIRE PARTIEL Dans les zones comportant du courant.grad β i dv + ∫ Bn β i ds = 0 . Dès lors. La définition complète du flux d’induction requiert une inconnue par facette.FORMULATION EN A Les inconnues (circulation du potentiel vecteur le long des arêtes) sont associées aux arêtes du maillage. On peut montrer qu'imposer (en pratique.4.CAO des systèmes électriques Chapitre3 : Eléments finis 53 on obtient la formulation faible : ∑ ∫ µ grad β j Ω j .n − ∂n ⎟ds ⎜ ⎟ ⎝ ⎠ Ω ) − ∫ µ grad β i . j dv − ∫ µ H s . ELEMENTS D’ARETE .grad Φ r dv V V β i div(µ (H s − grad Φ r )) = div(µβ i (H s − grad Φ r )) − µ grad β i .grad β i Φ j dv + ∫ Bn β i ds = 0 . la formulation forte s'écrit : ) ) ⎛ ⎛ ∂Φ r ∫ β i div(µ (H s − grad Φ r ))dv − Γ∫2⎜ µ ⎜ H s .3.H s dv + ∫ µgrad β i . ⎟ ⎟ ⎠ ⎠ ) ) ⎛ ∂Φ r ⎞ ∫ β i div(µ (H s − grad Φ r ))dv = Γ∫2µβ i ⎜ H s .n − ∂n ⎜ ⎜ Ω ⎝ ⎝ En tenant compte de ⎞ ⎞ ⎟ − Bn ⎟ β i ds = 0 .grad β Φ j i j Ω r. Γ2 3. donc un nombre d’inconnues égal au . l’ensemble des autres arêtes constituent le co-arbre). on peut utiliser le potentiel scalaire partiel tel que H = Hs + Hr avec Hs = et µ0 j Λ r dv 4π ∫ r 3 H r = − gradΦ r .(H s − grad Φ r ) ) ) ) on obtient la formulation faible : ∑ ∫ µ grad β . Ω Γ2 3. On peut vérifier que le nombre de branches du co-arbre est égal au nombre de facettes.

rot s ij . s ij = div(ν rot A Λ s ij ) + ν rot A . s ij dv − ∫ H t . s ) ij ) dv + ∫ (HΛn − H t ) ..17 : arbres et co-arbres topologiques Il s’ensuit que B est indivergentiel et il reste à vérifier « au mieux » la loi de MaxwellAmpère.CAO des systèmes électriques Chapitre3 : Eléments finis 54 nombre de branches du co-arbre. Convenons donc d'annuler la circulation de A le long des branches de l’arbre topologique. on peut donc écrire : ) Nc dl A = ∑ s ij Aij ij =1 et ) Nc dl B = ∑ Aij rot s ij . s ij ds = 0 . ij =1 arbre co-arbre Figure 3.. Ω Γ2 . ce qui fournit la formulation forte : Ω ∫ (rot (ν rot A ) − i ). N c . rots ij dv − ∫ i . . on obtient la formulation faible : ∑ A ∫ν rots kl =1 dl ij Ω Nc ij . . Γ2 En tenant compte de ) ) ) rot (ν rot A) . s ij ds = 0 pour ij = 1. Si Nc désigne le nombre de branches du co-arbre.

Neumann). toutes les frontières séparant des domaines utilisant des méthodes différentes sont traitées en y plaçant en chaque nœud (arête ou facette) deux inconnues correspondant aux conditions aux limites classiques (Dirichlet. le long des arête constituant la frontière : H t ⇒Φ i − Φ j = ∫ H s . pour autant que l’on puisse exprimer les conditions de passage d’un domaine à l’autre. on peut traiter des domaines différents par des méthodes différentes. L’induction normale à un axe ou un plan de symétrie est nulle . dn Espaces non confinés Les espaces non confinés peuvent être traitées de manière analogue à ce qui a été présenté en électrostatique. • la continuité de la composante normale de B. On exprime ensuite les conditions de passage d’un domaine à l’autre : • la continuité de la composante tangentielle de H .dl + Φ ri − Φ rj . Exemple : modélisations par potentiel scalaire partiel et potentiel scalaire total A la limite entre les deux modèles. Couplage entre méthodes Dans un même problème. Dès lors. On peut simplifier l’étude de problèmes comportant des symétries en utilisant des conditions limites adéquates : Sur un axe ou un plan de symétrie électrique.CAO des systèmes électriques Chapitre3 : Eléments finis 55 3. sur l’élément de symétrie : dΦ = 0 . Pour ce faire. A t = constante . ASPECTS PARTICULIERS Symétries. Φ = constante . on écrit en chaque nœud : Bn ⇒ Bn1 = Bn 2 et. i j . le champ tangentiel est nul. sur l’élément de symétrie : H t = 0 . dès lors.5.

on aura automatiquement ) div B = 0 et ) ) ∂B rot E = − . Donc ) ) B = rotA = ∑ grad β i Λ A i ) ) dA dA i E=− = −∑ β i dt dt Grâce au choix des potentiels.1. V représente la tension appliquée au système. ∂t . Choisissons comme inconnues le potentiel vecteur A aux nœuds du maillage et construisons les fonctions de forme vérifiant les conditions de Dirichlet : ) A = ∑ βi Ai .CAO des systèmes électriques Chapitre3 : Eléments finis 56 4. nous supposerons que le problème comporte : • Des courants imposés i • Des courants induits j • Des conditions limites de Dirichlet (A connu sur Γ1 ) et de Neuman (Ht connu sur Γ2 ) Dans ces conditions. on a B = rotA et E = − grad V − dA . dt Dans l’expression précédente. METHODE NODALE A-V Afin de ne pas alourdir inutilement la présentation de ce paragraphe. celle-ci est nulle et on a : E=− dA dt Nous adopterons également la jauge de Coulomb : div A = 0 . MAGNETODYNAMIQUE 4. Dans le cas de courants induits.

car ) ) ) σ ) div(i + j) = div j = divσ E = divD = 0 ) ε En formulation forte.u β j dv + ∫ (HΛn − H t ) . u β j ds = 0 dt Ω Ω Γ2 Γ2 Ω ( ) soit ) ) dA u . grad β j Λu dv ) ) dA − ∫ i .u β j ds = 0 dt Ω Ω Ω Γ2 ( ) . R j = ∫ (HΛ β j u) . grad β j Λu dv − ∫ i . R j = ∫ ⎜ rot ν rot A − i + σ ⎜ dt ⎟ ⎠ Ω⎝ Γ2 ( ) et on utilise l’identité suivante : β j u . grad β j Λu dv − ∫ i . rot (ν rot A) = div(ν rot AΛ β j u) + ν rot A .n ds + ∫ ν rot A .u β j dv + ∫ σ . u β j dv + ∫ (HΛn − H t ) .u β j ds = 0 u . on aura donc ) ) ) R j = ∫ (rot H − i − σ E)β j dv + ∫ (HΛn − H t )β j ds = 0 ) ) ) ⎛ dA ⎞ ⎟ β j dv + ∫ (HΛn − H t )β j ds = 0 .CAO des systèmes électriques Chapitre3 : Eléments finis 57 Il reste à vérifier "au mieux" : ) ) rot H = i + j et ) div D = 0 (notons que.u β j dv − ∫ H t . dans le cas linéaire. la dernière relation est automatiquement vérifiée dans les conducteurs si la précédente l’est. R j = ∫ ⎜ rot ν rot A − i + σ ⎜ dt ⎟ ⎠ Ω⎝ Γ2 Ω Γ2 ( ) Pour obtenir la formulation faible. R j = ∫ div(ν rot AΛ β j u) dv + ∫ ν rot A . R j = ∫ ν rot A . grad β j Λu ) ) u . on projette le résidu sur un vecteur u constant quelconque : ) ) ) ⎛ dA ⎞ ⎟ .u β j dv + ∫ (HΛn − H t ) . u β j ds = 0 dt Ω Γ2 Ω Ω ) ) u .u β j dv + ∫ σ . u β j dv Ω ) ) ) ( ) ( ) ) ) dA + ∫σ .

On aura également : ) ) dA u .u β j dv + ∫ σ . on définit Hs par la loi de Biot et Savart (d’autres solutions sont possibles) Hs = 1 4π ∫ i Λ r r 3 alors rot H = j + i = j + rot H s rot (H − H s ) = j ⇒ div j = 0 ⇒ j = rot T rot (H − H s − T) = 0 ⇒ H = H s + T − grad Ω Dès lors.n = β j nΛ H .u β j ds = 0 dt Ω Ω Ω Γ2 ( ) ou ) ) dA R j = ∫ ν rot A Λ grad β j dv − ∫ i β j dv + ∫ σ β j dv − ∫ H t β j ds = 0 dt Ω Ω Ω Γ2 ( ) Finalement.u dv − ∫ i . on obtient : N ⎛ ⎞ R j = −∑ ⎜ ∫ (ν gradβ i Λ A i Λgrad β j )dv ⎟ − ∫ i β j dv ⎟ ⎜ i =1 ⎝ Ω ⎠ Ω N ⎛ ⎞ dA i + ∑ ⎜ ∫ σ β i β j dv ⎟ ⎟ dt − ∫ H t β j ds = 0 ⎜ i =1 ⎝ Ω Γ2 ⎠ Exercice : poursuivre ( A = Az 1z . Soit .u β j dv − ∫ H t .u . on aura automatiquement : rot H = j + i div D = div εE = div εγ j = 0 si εγ est constant.2. i = iz 1z ) le développement et l'appliquer au cas bidimensionnel 4. METHODE NODALE T-Ω On choisit comme inconnues le potentiel scalaire magnétique (partiel ou total selon le cas) et le potentiel vecteur électrique aux nœuds du maillage.u = − β j HΛn .CAO des systèmes électriques Chapitre3 : Eléments finis 58 car β j HΛ u . S'il y a des courants imposés dans le domaine. R j = ∫ ν rot A Λ grad β j .

3. 4. On pourra donc écrire (Nb désigne le nombre de branches) ) H= ∑p Nb i Hli .CAO des systèmes électriques Chapitre3 : Eléments finis 59 ∑β ) Ω = ∑β ) T= i i Ti Ωi On aura ∑ grad β Λ T ) E = γ ∑ grad β Λ T ) B = µ ( + ∑β T − ∑ Ω H ) j= i i i i s i i i grad β i ) Il reste à vérifier au mieux ) ) ∂B rot E = − ∂t ) ( div B = 0 est identiquement vérifiée si la précédente l’est) En formulation forte. on aura donc Rj = ∫ V ) ⎛ ) ) ⎜ rot E + ∂B ⎞ β j dv − (E t − E Λ n) β j ds = 0 ⎟ ∫2 ⎝ ∂t ⎠ Γ et en formulation faible ) ⎛) ∂B ⎞ β ⎟ dv − ∫ E t β j ds = 0 R j = ∫ ⎜ E Λ gradβ j + ∂t j ⎠ ⎝ V Γ2 Notons qu'ici aussi.3.1.3. Zones sans courants Les zones sans courants sont traités par potentiel scalaire comme en magnétostatique.FORMULATION EN H. Zones à courants induits (et forcés) Choisissons comme inconnues la circulation de H le long des arêtes. METHODE DES ELEMENTS D'ARETE .2. 4. il convient de choisir une jauge pour T 4.

p j ds = 0 ⎛ ⎜γ ⎝ V ∫ ∑ Nb ∑ ⎞ ∂Hli pi . rot p j + µ Γ2 ∫E Nb t .1. Dans ces conditions. une jauge doit être définie pour assurer l’unicité du potentiel vecteur. la somme algébrique des circulations le long des arêtes d’une facette fournit le flux d’induction magnétique qui traverse cette facette. 4. on aura ) div D = 0 Il reste à vérifier "au mieux" l'équation de Faraday qui implique elle-même que div B soit nul. METHODE DES ELEMENTS D'ARETE . rot p j ⎟ dv − ∂t ⎠ − Γ2 ∫E t . p j ⎟ dv − ⎝ ∂t ⎠ Hl i rot pi . p j dv − ⎝ ∂t ⎠ Γ2 ∫ ) (Et − E Λ n) .CAO des systèmes électriques Chapitre3 : Eléments finis 60 Calculons E à partir de l'équation de Maxwell-Ampère ) ) E = γ rot H − γ i = γ ∑ Hl Nb i rot pi − γ i Dans ces conditions.FORMULATION EN A*. pour autant que div i soit nul et que ε et γ soient constants. Zones sans courants (ou à courants imposés) Nous avons vu que dans les zones ne comportant pas de courants soumis à la loi d’Ohm. On pourra donc écrire (Nc désigne le nombre de branches du co-arbre) ) A* = ∑p Nc i Al* i .4. p j ds = 0 et la formulation faible ∫ V ) ⎛) ∂B ⎞ ⎜ E . rot p j + . Choisissons comme inconnues la circulation du potentiel vecteur modifié A* le long des arêtes. pj ds = 0 4. La formulation forte s'écrira donc ∫ V ) ⎛ ) ∂B⎞ ⎜ rot E + ⎟ .4. On peut donc annuler arbitrairement les inconnues associées aux branches d’un arbre topologique convenablement choisi. pj − γ i . On peut montrer que le nombre de composantes de A* que l’on peut fixer arbitrairement sont associées aux arêtes d’un arbre topologique.

on aura donc ∫ V ) ) (rot H − i − σ E) . On pourra donc écrire (Nb désigne le nombre de branches) )* A = ∑p Nb i Al i * On a donc ) B= ∑ Al Nb * i rot pi ) ) ∂A * E=− =− ∂t ∑ Nb pi ∂Al* i ∂t B est donc indivergentiel et la loi de Faraday est vérifiée. p j ds = 0 et en formulation faible . p j ds = 0 4. En formulation forte. p j ds = 0 et en formulation faible en tenant compte de ) ) ) rot(ν rot A* ) . Les inconnues sont donc en nombre égal aux arêtes.CAO des systèmes électriques Chapitre3 : Eléments finis 61 On a donc ) B= ∑ Al Nc * i rot pi B est donc indivergentiel et il reste à vérifier « au mieux » la loi de Maxwell-Ampère: ∫ V )* (rot(ν rot A ) − i) . Zones à courants induits Dans ces zones. rot p j ∫ (ν∑ Al V Nc * i rot pi . p j dv + Γ2 ∫ ) ( H Λ n − H t ) . p j = div(ν rot A* Λ p j ) + ν rot A* .4. il n’y a pas besoin de jauge. pj ) dv − Γ2 ∫H t . rot p j − i . p j dv + Γ2 ∫ ) ( H Λ n − Ht ) . Il reste à vérifier « au mieux » la loi de Maxwell-Ampère.2.

rot p j − i . pj ds = 0 ∫ ∑ (ν V Nb Al * rot pi .n = 0 sur la frontière extérieure): div B = 0 rot H = i Supposons que par une méthode.Ω divB = 0 rotE = − ∂B ∂t formulation en H A* divB = 0 rotE = − ∂B ∂t ∂B ∂t rotH = i + j divD = 0 rotE = − divB = 0 Figure 3.CAO des systèmes électriques Chapitre3 : Eléments finis 62 ∫ V ) ) (H . pj ) dv − ∂t − Γ2 ∫H t .y) de H qui respecte rot H* = i (potentiel scalaire partiel par exemple). Définissons l’erreur d'énergie par : . Soit B*(x. pj ds = 0 5.y) obtenu par une autre méthode qui respecte div B* = 0 (potentiel vecteur par exemple). rot p j − i . p j − σ E . on puisse obtenir une estimation de H*(x. ENCADREMENT DE LA SOLUTION PAR DES METHODES DUALES DANS LES CAS STATIQUES Considérons un problème fermé de magnétostatique ( B.Φ r A.V (MAGNETOSTATIQUE équations vérifiées "au mieux" rotH = j divB = 0 rotH = i + j divD = 0 ET équations vérifiées identiquement divB = 0 rotH = j ∂B ∂t rotH = i + j divD = 0 rotE = − rotH = i + j divD = 0 divB = 0 T. RESUME DES METHODES MAGNETODYNAMIQUE) Méthode A Φ. p j ) dv − Γ2 ∫H Nb t . pj + σ i ∑ ∂Al* i pi .18 6.

19) à cause de la courbure négative de la courbe de saturation.dB − B * . Puisque la solution H * satisfait l'équation d'Ampère. la solution ( B* . Etant donné que cette fonction est la somme de deux fonctions de variables indépendantes ( H * et B* ). La solution exacte sera donc le minimum de la fonction EC1 EC2 H* He Be B* .H s − νB. et r ∫ B H dv = ∫ B (H * * * s v v − gradφr* dv = ∫ B* H s dv + ∫ φr* divB*dv − ∫ φr* B*. le minimum sera le minimum de chacune de ces deux fonctions. v v Γ ) v L’erreur en énergie peut par conséquent se mettre sous la forme B ⎛H ⎞ ⎛ ⎞ ⎜ µH.19 H H* Ec1 et Ec 2 constituent deux approximations de la coénergie. H * ) = Ec1 ( H * ) − Ec 2 ( B* ) ≥ 0 L’erreur d’énergie est toujours positive (voir figure 3.19).dB ⎟dv ≥ 0 ∆Er ( B . H ) = ∫ ∫ ∫⎜ ∫ ⎜ ⎟ ⎟ v⎝ 0 v⎝ 0 ⎠ ⎠ * * * * soit ∆Er ( B* .ndv = ∫ B* H s dv . H * ) se trouve sur la courbe de magnétisation (solution exacte). ⎜ ⎟ v⎝ 0 0 ⎠ * * * * avec ⎛H ⎞ Ec1 = ∫ ⎜ ∫ µH dH ⎟dv ⎜ ⎟ v⎝ 0 ⎠ * et B B* ⎛B ⎞ Ec 2 = − ∫ ⎜ ∫νBdB − B * H * ⎟dv ⎜ ⎟ v⎝ 0 ⎠ * B B* H H* Figure 3.dH + ∫νB.H* ) . La solution exacte correspond donc au minimum (zéro) de la fonction ∆ E r (B* . Leurs valeurs sont égales lorsque en tout point.CAO des systèmes électriques Chapitre3 : Eléments finis 63 B ⎛H ⎞ ∆Er ( B . H ) = ∫ ⎜ ∫ µH. on peut écrire H * = Hs − grad φ* .H * ⎟dv = Ec1 − Ec 2 ≥ 0 (voir figure 3.dH ⎟dv − ⎜ B*.

. ⎜ ⎟ v⎝ 0 ⎠ Dès lors.CAO des systèmes électriques Chapitre3 : Eléments finis 64 Figure 3. on peut écrire : * * E c (H * ) ≥ E c (H e ) = E c (Be ) ≥ E c (B* ) .20 ⎛H ⎞ Ec1 ( H ) = ∫ ⎜ ∫ µH dH ⎟dv ⎜ ⎟ v⎝ 0 ⎠ et le maximum de la fonction * * B ⎛ ⎞ Ec 2 ( B ) = ∫ ⎜ B* H s − ∫νBdB ⎟dv .

Le tableau 3 reprend la numérotation des facettes. 1. de facette et de volume. Les entités géométriques associées. . aux hexaèdres et aux prismes à base triangulaire. (3) et (4). DULAR. 0) v u n2 (1. ELEMENTS DE REFERENCE TRIDIMENSIONNELS Nous définissons ci-après les éléments de référence qui sont associés aux trois types d’éléments géométriques considérés. 0) Fig. Les matrices d’incidence sont données par (2). 1) w n1 (0. d’arête. 0. Thèse de doctorat. Des éléments finis nodaux. 1. ainsi que leur numérotation. n4 (0. sont mises en évidence sur la figure 2. Tétraèdre de référence de type I.ANNEXE AU CHAPITRE 3 NOTE Les lignes qui suivent sont extraites de « Modélisation du champ magnétique et des courants induits dans des systèmes tridimensionnels non linéaires » P. sont définis sur ces éléments géométriques. 0. c’est-à-dire aux tétraèdres. 0) n3 (0. 0. TETRAEDRE DE REFERENCE DE TYPE I Le tétraèdre de référence de type I est un élément à 4 noeuds dont les coordonnées sont données sur la figure 1. Les fonctions de base nodales et d’arête de cet élément sont données dans les tableaux 1 et 2.

k} j∈N 2 3 4 3 k∈N 4 2 3 4 Tableau 3.u sa. v. u = (u. w) = si (u. Numérotation des arêtes du tétraèdre de type I et fonctions de base d’arête associées (sa). v. . w) 1–u–v–w u v w Tableau 1. w) sa. Arête a∈A 1 2 3 4 5 6 a = {i. v.v sa. Facette f∈F 1 2 3 4 i∈N 1 1 1 2 f = {i. Fonctions de base nodales du tétraèdre de type I.w 1 – v –w u u v 1 – u –w v w w 1 – u –v –v u 0 –w 0 u 0 –w v Tableau 2. Noeud i∈N 1 2 3 4 Fonction de base nodale pi (u. 2. j. j} i∈N j∈N 1 2 1 3 1 4 2 3 2 4 3 4 sa(u) . Numérotation des facettes du tétraèdre de type I. Entités géométriques définies sur un tétraèdre de type I.CAO des systèmes électriques Chapitre 3 : Annexe 66 n4 f1 a3 a5 n1 a1 a4 n2 a2 f3 f4 a6 n3 f2 Entité Nombre Noeud (ni) 4 Arête (ai) 6 Facette (fi) 4 Volume 1 Fig.

⎟ 1⎟ ⎟ 1⎠ a fO 1 RFA = 2 3 4 1 2 3 4 5 6 .⎟ 1⎟ . 1) n8 (–1.CAO des systèmes électriques Chapitre 3 : Annexe 67 Matrice d’incidence arête . –1. n5 (–1. 1. –1) u Fig. . −1 . –1) n7 ( 1. Le tableau 6 reprend la numérotation des facettes. ⎜ ⎜ . .facette DVF = vO f 1 ( 1 1 2 1 3 1 4 1) (4) HEXAEDRE DE REFERENCE DE TYPE I L’hexaèdre de référence de type I est un élément à 8 noeuds dont les coordonnées sont données sur la figure 3. 1. 1 .⎞ ⎟ . Hexaèdre de référence de type I. ⎜ −1 . 1 −1 1 ⎠ ⎝ . . . Les matrices d’incidence sont données par (5). –1. –1. 1) n6 ( 1. −1 1 . –1. ⎟ . ainsi que leur numérotation. Les fonctions de base nodales (dites trilinéaires) et d’arête de cet élément sont données dans les tableaux 4 et 5.arête 1 2 GAN = 3 4 5 6 1 2 3 −1 1 . sont mises en évidence sur la figure 4.noeud aO n Matrice d’incidence facette .⎟ ⎜ −1 1 ⎜ . 4 . ⎛ ⎜ 1 ⎜ −1 . 1) n4 (–1. −1⎟ ⎟ ⎜ . −1 . 1. –1) n3 ( 1. (6) et (7). −1 . –1) w v n2 ( 1. −1 1 ⎜ . 1) n1 (–1. . (2-3) Matrice d’incidence volume . 1. −1 ⎝ . Les entités géométriques associées. 3. ⎜ .⎞ ⎛1 ⎟ ⎜ .

Numérotation des arêtes de l’hexaèdre de type I et fonctions de base d’arête associées (sa). 4. Noeud i∈N 1 2 3 4 5 6 7 8 Fonction de base nodale pi (u.CAO des systèmes électriques Chapitre 3 : Annexe 68 f6 n5 a9 f1 n6 a 11 a3 a5 n1 a1 a2 a7 a6 n2 f4 a4 n3 f2 a 12 n7 a8 n4 a 10 n8 f3 f5 Entité Nombre Noeud (ni) 8 Arête (ai) 12 Facette (fi) 6 Volume 1 Fig. Entités géométriques définies sur un hexaèdre de type I. Arête a∈A 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 a = {i. . Fonctions de base nodales de l’hexaèdre de type I. w) = si (u. w) (1 – u) (1 – v) (1 – w) / 8 (1 + u) (1 – v) (1 – w) / 8 (1 + u) (1 + v) (1 – w) / 8 (1 – u) (1 + v) (1 – w) / 8 (1 – u) (1 – v) (1 + w) / 8 (1 + u) (1 – v) (1 + w) / 8 (1 + u) (1 + v) (1 + w) / 8 (1 – u) (1 + v) (1 + w) / 8 Tableau 4. v. w) sa. j} i∈N j∈N 1 2 1 4 1 5 2 3 2 6 3 4 3 7 4 8 5 6 5 8 6 7 7 8 sa(u) .w 0 0 (1 – u) (1 – v) / 8 0 (1 + u) (1 – v) / 8 0 (1 + u) (1 + v) / 8 (1 – u) (1 + v) / 8 0 0 0 0 Tableau 5.u (1 – v) (1 – w) / 8 0 0 0 0 –(1 + v) (1 – w) / 8 0 0 (1 – v) (1 + w) / 8 0 0 –(1 + v) (1 + w) / 8 sa. v. u = (u. v.v 0 (1 – u) (1 – w) / 8 0 (1 + u) (1 – w) / 8 0 0 0 0 0 (1 – u) (1 + w) / 8 (1 + u) (1 + w) / 8 0 sa.

⎟ ⎟ ⎜ . . . Les fonctions de base nodales et d’arête .⎟ ⎟ ⎜ . . ⎟ ⎜ . Matrice d’incidence arête . . −1 1 . . Les entités géométriques associées. . −1 . (5) 1 2 3 4 5 6 RFA = 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 . . ⎜ . j. . . . 1 −1 1 1 ⎠ ⎝ .⎟ 1 ⎟ ⎜ . . . 1 −1 1 . l} j∈N k∈N 2 6 4 3 5 8 3 7 4 8 6 7 l∈N 5 2 4 6 7 8 Tableau 6. . . . 1 . −1 1 . . Numérotation des facettes de l’hexaèdre de type I. . . . . . −1 . ⎜ . −1 . −1 . k. . ainsi que leur numérotation.CAO des systèmes électriques Chapitre 3 : Annexe 69 Facette f∈F 1 2 3 4 5 6 i∈N 1 1 1 2 3 5 f = {i. .⎞ ⎛ −1 1 ⎟ ⎜ .arête a fO 1 2 3 4 5 6 7 8 . ⎟ ⎜ . . −1 . . −1⎟ ⎟ ⎜ . −1 1 ⎠ ⎝ . .⎟ 1 ⎟ ⎜ . −1 1 . .⎟ ⎜ . . .⎟ 1 ⎜ −1 . 1 −1 .⎟ ⎜ . 1 . . . . . .⎟ ⎜ . . . . . . .⎞ 1 ⎛1 ⎟ ⎜ .noeud aO n 1 2 3 4 5 G AN = 6 7 8 9 10 11 12 Matrice d’incidence facette . . . . . . . . −1 1 ⎜ . . . . . . . sont mises en évidence sur la figure 6. 1⎟ ⎜ . .⎟ ⎜ −1 1 ⎜ . −1 . (6) Matrice d’incidence volume . ⎜ −1 . . . . . ⎟ ⎜ . 1⎟ ⎜ . ⎜ . . . . . . −1 . −1 . .⎟ 1 ⎟ ⎜ . −1 . . . −1 . −1 1 . . . . . . . .facette DVF = f vO 1 1 (1 2 1 3 1 4 1 5 1 6 1) (7) PRISME A BASE TRIANGULAIRE DE REFERENCE DE TYPE I Le prisme à base triangulaire de référence de type I est un élément à 6 noeuds dont les coordonnées sont données sur la figure 5. . .

v. . Fonctions de base nodales du prisme de type I. w) = si (u. Les matrices d’incidence sont données par (8).CAO des systèmes électriques Chapitre 3 : Annexe 70 de cet élément sont données dans les tableaux 7 et 8. 1) n6 (0. 1. 5. 0. (9) et (10). f5 n4 f1 n5 a7 a9 a8 n6 f3 a3 a5 n1 a1 a4 n2 f2 a2 a6 n3 f4 Entité Nombre Noeud (ni) 6 Arête (ai) 9 Facette (fi) 5 Volume 1 Fig. –1) Fig. –1) v u n2 (1. –1) n3 (0. Noeud i∈N 1 2 3 4 5 6 Fonction de base nodale pi (u. Prisme à base triangulaire de référence de type I. 0. Le tableau 9 reprend la numérotation des facettes. 0. 1. 0. n4 (0. w) (1 – u – v) (1 – w) / 2 u (1 – w) / 2 v (1 – w) / 2 (1 – u – v) (1 + w) / 2 u (1 + w) / 2 v (1 + w) / 2 Tableau 7. 1) n5 (1. v. 6. Entités géométriques définies sur un prisme de type I. 1) w n1 (0.

. ⎜ . −1⎟ ⎟ 1 −1 1 ⎠ .facette DVF = vO f 1 ( 1 1 2 1 3 1 4 1 5 1) (10) . .w 0 0 (1 – u – v) / 2 0 u/2 v/2 0 0 0 Tableau 8. . ⎟ . ⎜ ⎝ . 1 .⎟ −1 . 1 −1 . . ⎜ .⎞ −1 . k (. .⎟ ⎟ ⎜ 1⎟ . Numérotation des facettes du prisme de type I. 4 . −1 1 ⎠ ⎝ . v. 1 . ⎟ ⎜ .⎞ ⎛ ⎟ ⎜ 1 . .⎟ ⎟ ⎜ . Facette f∈F 1 2 3 4 5 i∈N 1 1 1 2 4 f = {i. −1 .arête a fO 1 2 3 4 5 6 −1 1 . Numérotation des arêtes du prisme de type I et fonctions de base d’arête associées (sa). −1 1 ⎜ . ⎜ ⎜ . j} i∈N j∈N 1 2 1 3 1 4 2 3 2 5 3 6 4 5 4 6 5 6 sa.noeud aO n 1 2 3 G AN = 4 5 6 7 8 9 Matrice d’incidence facette . 2 .⎟ ⎟ 1 −1 1 . 5 1 6 . (8) 1 RFA = 2 3 4 5 1 1 ⎛ ⎜ ⎜ −1 ⎜ . u = (u. ⎜ −1 . . l)} j∈N k∈N 2 5 3 2 4 6 3 6 5 6 l∈N 4 – 3 5 – Tableau 9. .⎟ ⎜ −1 . .CAO des systèmes électriques Chapitre 3 : Annexe 71 Arête a∈A 1 2 3 4 5 6 7 8 9 a = {i. −1 . . . w) sa. . (9) Matrice d’incidence volume . ⎜ . 1 . . j. . . . . 3 −1 . −1 . . −1 1 . . 7 8 9 . . .v u (1 – w) / 2 (1 – u) (1 – w) / 2 0 u (1 – w) / 2 0 0 u (1 + w) / 2 (1 – u) (1 + w) / 2 u (1 + w) / 2 sa. . .⎟ ⎜ . 1 .u (1 – v) (1 – w) / 2 v (1 – w) / 2 0 – v (1 – w) / 2 0 0 (1 – v) (1 + w) / 2 v (1 + w) / 2 – v (1 + w) / 2 sa(u) . Matrice d’incidence arête . . −1 . .⎟ ⎟ ⎜ 1⎟ . .

la présence de l’opérateur gradient dans l’expression de sa va nécessiter. s a ij ( x ) = p j J −1 grad u ∑r∈N ⎛ ⎝ F . Les fonctions de base étant en général exprimées dans des éléments de référence. . pour obtenir la fonction de base exprimée dans l’élément réel. ij p r (u) ⎞ ⎠ = J −1 ⎜ p j grad u ∑r∈N ⎜ = J −1 s a ij (u) F . nous avons ⎛ ∂ x u ∂ x v ∂ x w⎞ ⎛ ∂x ⎞ ⎟ ⎜ ⎜ ⎟ grad x p r ( x ) = ⎜ ∂ y ⎟ p r ( x ) = ⎜ ∂ y u ∂ y v ∂ y w⎟ ⎟ ⎜ ⎜ ⎟ ⎝ ∂ z u ∂ z v ∂ z w⎠ ⎝ ∂z ⎠ = J −1 ⎛ ∂u ⎞ ⎜ ⎟ ⎜ ∂ v ⎟ p r ( u) ⎜ ⎟ ⎝ ∂w ⎠ ⎛ ∂u ⎞ ⎜ ⎟ −1 ⎜ ∂ v ⎟ p r (u) = J grad u p r (u) ⎜ ⎟ ⎝ ∂w ⎠ et donc. l’indice associé à l’opérateur grad indique le système de coordonnées utilisé. l’application de la matrice jacobienne de transformation. ji p r (u) − p i J −1 grad u ∑ r∈N p r (u) − p i grad u ∑ r∈N F . des transformations de coordonnées sont nécessaires pour les exprimer dans les éléments réels. Plus précisément. ij p r (u)⎟ ⎟ Il suffit donc de prémultiplier la fonction de base d’arête exprimée dans l’élément de référence par l’inverse de la matrice jacobienne de transformation. En effet. ji F . dans ce but. ji p r ( x ) − p i grad x ∑r∈N F . j} dont les noeuds origine et extrémité sont respectivement i et j .CAO des systèmes électriques Chapitre 3 : Annexe 72 FONCTIONS DE BASE D’ARETE DANS LES ELEMENTS REELS L’expression générale des fonctions de base d’arête pour les éléments de type I est s a ij ( x ) = p j grad x ∑r∈N F . pour une arête aij={i. ij p r (x) .

1. INTEGRATION NUMERIQUE L’intégration analytique n’est réalisable que dans des cas simples. Même dans ces conditions.1. l’intégration numérique est bien souvent préférée pour des raisons de précision.CHAPITRE 4 METHODES NUMERIQUES 1.1. Méthode de Gauss. INTEGRATION A UNE DIMENSION. ∫ y(ξ) dξ = ∑ w 1 −1 i =1 n i y(ξi ) . ce qui fait que leur intégration numérique ne pose généralement aucun problème.1. les fonctions à intégrer ne présentent normalement pas de singularité sur l’élément. 1. Les n coefficients wi et les n abscisses ξi sont déterminés de manière à intégrer exactement tout polynôme d’ordre m ≤ 2n − 1 . La méthode d’intégration numérique la plus utilisée est la méthode de Gauss. En éléments finis.

CAO des systèmes électriques

Chapitre 4 : Méthodes numériques

74

Méthode d’intégration de GAUSS n 1 2 3 ξi 0
± 1 3
3 5
3−2 6 / 5 7 3+2 6 / 5 7

wi 2 1

Degré du polynôme 1 3 5

0
±

4

± ±

8 9 5 9 1 1 + 2 6 6/5 1 1 − 2 6 6/5

7

1.1.2. Méthode de Newton-Cotes

Les abscisses sont régulièrement espacées. A ce moment, avec n coefficients, on intègre exactement un polynôme d’ordre n (si n impair) ou n-1 (n pair). Méthode d’intégration de NEWTON-COTES n 2 3 4 5
ξi
±1 0 ±1 ±1 / 3 ±1 0 ±1 / 2 ±1

wi 1 4/3 1/ 3 3/ 4 1/ 4 12 / 45 32 / 45 7 / 45

Degré du polynôme 1 3 3 5

1.1.3. Méthode de Patterson

La méthode de Patterson, basée sur la méthode de Gauss, a été conçue pour être utilisée dans le cadre de méthodes d'intégrations adaptatives. Connaissant une évaluation de l'intégrale basée sur n points on ajoute p points supplémentaires. Disposant ainsi de n+2p degrés de liberté (n+p coefficients de pondération et p abscisses), on peut intégrer exactement tous les polynômes de degré m ≤ 2 p + n − 1 . Si, par exemple, on part d'une formule de Gauss à 3 points, on obtient le schéma représenté sur le tableau suivant :

CAO des systèmes électriques

Chapitre 4 : Méthodes numériques

75

Méthode d’intégration de PATTERSON n base (Gauss) +4 +8 +16 3 3 7 15 4 8 16 p degré max m 5 10 22 46

1.2. INTEGRATION A 2 ET 3 DIMENSIONS 1.2.1. Utilisation de formules produit

Cette méthode consiste à utiliser dans chacune des directions une intégrations numérique à une dimension. Ces formules fournissent souvent des points d’intégration mal répartis.
1.2.2. Formules directes

Voir par exemple l’ouvrage de Datt et Touzot cité en référence.

2. INTEGRATION TEMPORELLE
2.1. METHODES EN "THETA"

Dans les problèmes d’évolution temporelle, le système d’équations à résoudre peut se mettre sous la forme

& S y (t ) + M y (t ) = b(t )
ou encore : & y (t ) = f (y(t ), t ) . Ce système peut être non linéaire, car les coefficients des matrices peuvent dépendre des inconnues. Il s’agit de trouver une solution y = y (t ) satisfaisant le système d’équations et la condition initiale y (0) = y 0 . Linéarisons la fonction y (t ) entre les points tn et tn+1 . A un instant quelconque tθ compris dans l’intervalle [t n , t n+1 ] tel que :
tθ = θ t n +1 + (1 − θ ) t n

( θ ∈ [tn , t n+1 ]),

la fonction peut être approchée par la relation suivante :
y(tθ ) = θ y n +1 + (1 − θ ) y n .
& En discrétisant l’équation différentielle y(t ) = f (y(t ), t ) dans l’intervalle considéré, on peut écrire :

CAO des systèmes électriques

Chapitre 4 : Méthodes numériques

76

& y(t ) ≈

y n+1 − y n = f (y(tθ ), tθ ) = f (y n + θ (y n+1 − y n ), t n + θ (t n+1 − t n ) ) ∆t

Si on choisit : • θ=0, on obtient la méthode d’Euler explicite :
y n+1 − y n = f (y n , t n ) ∆t • θ=0,5, on parle de méthode de Crank-Nicholson : y n+1 − y n ⎛ y + y n t n+1 + t n ⎞ = f ⎝ n+1 , ∆t 2 2 ⎠ • θ=2/3, la méthode est dite de Galerkin : y n+1 − y n 2 2 ⎛ = f ⎝ y n + (yn +1 − y n ),t n + (t n +1 − t n )⎞ ⎠ ∆t 3 3 • θ=1, on parle de méthode d’Euler implicite : y n+1 − y n = f ( y n+1 , t n+1 ) ∆t

Notons que la méthode est dite implicite à partir du moment où θ ≠ 0
Stabilité de la méthode

Considérons l’équation différentielle suivante :
& y + α2y = 0 .

Sa solution est
y = Ce −α
2

t

1 + α 2θ∆t La figure 4.1 montre l’évolution de la fonction F (θ ) en fonction de α 2 ∆t .5 . Sinon.1 Appliquons le schéma en « théta » à cette équation : y n+1 − y n = −α 2 ((1 − θ ) yn + θ yn+1 ) ∆t soit y n+1 = y n 1 − α 2 (1 − θ )∆t = F (θ ) y n . l’algorithme est inconditionnellement stable. Nous recherchons la valeur y n +1 en tn +1 = tn + ∆t . Pour θ ≥ 0. t ) . ∂t 2! ∂t 2 3! ∂t 3 ∆t i ∂ i y n + O ∆t k +1 .2.CAO des systèmes électriques Chapitre 4 : Méthodes numériques 77 +1 θ=1 1 2 3 θ=2/3 θ=0.. 2. En développant la solution en série de Taylor au voisinage de y n . METHODES DE RUNGE-KUTTA Soit à résoudre : & y(t ) = f (y(t ). Supposons connu y n en tn .5 -1 4 α 2t θ=0 Figure 4. i i! ∂t ou y n+1 = y n + ∑ i =1 k ( ) . on obtient : y n+1 = y n + ∆t ∂y n ∆t 2 ∂ 2 y n ∆t 3 ∂ 3y n + + + .. la stabilité n’est assurée que pour des pas de calcul suffisamment faibles.

la méthode est dite explicite. . . t n ) k ∆t ⎞ ⎛ k 2 = ∆t f ⎜ y n + 1 ......CAO des systèmes électriques Chapitre 4 : Méthodes numériques 78 1 2 ... t n + ⎟ ⎜ 2 2⎟ ⎝ ⎠ k 4 = ∆t f (y n + k 3 .1). β s2 µ2 ..2 indique les coefficients de la méthode de Runge-Kutta explicite du quatrième ordre (erreur proportionnelle à ∆t 5 ) : 1 1 2 3 4 0 1/2 1/2 1 0 1/2 0 0 1/6 Le schéma d’intégration est dans ce cas : k 1 = ∆t f (y n .2 . s α1 α2 1 β11 β 21 .. Lorsque tous les coefficients β ij situés sur et au-dessus de la diagonale sont nuls... . . αs β ss µs Tableau 4.. t n + ∆t ) y n +1 = y n + k1 6 + k2 3 + k3 3 + k4 6 2 0 0 1/2 0 1/3 3 0 0 0 1 1/3 4 0 0 0 0 1/6 Tableau 4.. Les coefficients de Runge-Kutta se placent usuellement dans un tableau (tableau 4....1 La méthode de Runge-Kutta consiste à utiliser le schéma d'intégration suivant : y n+1 = y n + ∑ µ i ki i =1 s avec s ⎛ ⎞ ⎜ y n + ∑ β ij k j. Le tableau 4... .. ..t n + α i ∆t ⎟ ki = ∆t f ⎝ ⎠ j =1 où les coefficients α i . s β1s β 2s . t n + ⎟ ⎜ 2 2⎟ ⎠ ⎝ k ∆t ⎞ ⎛ k 3 = ∆t f ⎜ y n + 2 . β ij et µ i sont choisis de telle sorte que l'erreur soit d'ordre aussi élevé que possible. β s1 µ1 2 β12 β 22 ...

Soit ∆A l’incrément nécessaire pour obtenir la bonne solution. Le système d’équations peut s’écrire également : N ) ) Ri ( A) = ∑ M ik ( A) Ak − bi = 0 k =1 pour i = 1.grad β k dΩ e Ωe La résolution de ce problème s’effectue de manière itérative. La matrice : ∂R ( A) J ij = i ∂A j est appelée matrice jacobienne du système. N .. on a : ) N ) ) ) ∂Ri ( A) Ri ( A + ∆A) = Ri ( A) + ∑ ∆Aj = 0. RESOLUTION DE SYSTEMES NON LINEAIRES : METHODE DE NEWTON-RAPHSON Nous allons illustrer cette méthode à partir de l’exemple de la magnétostatique 2D utilisant le potentiel vecteur.CAO des systèmes électriques Chapitre 4 : Méthodes numériques 79 3. N) où Ak désigne la valeur du potentiel vecteur au nœud k et Mik dépend du champ magnétique : M ik = ∫∫ ν ( H ) grad β i .. j =1 ∂A j On obtient donc un nouveau système d’équations linéaires où les inconnues sont les ∆A j . Le système à résoudre est de la forme : ∑M k ik Ak = bi (i=1. ) ) Supposons que le résidu R i (A ) ne soit pas nul... elle se met sous la forme ) ) ⎞ ∂R ( A) ∂ ⎛ N = J ij = i ⎜ ∑ M ik ( A) Ak − bi ⎟ ∂A j ∂A j ⎝ k =1 ⎠ soit J ij = M ij + ) ∑ ∂M ∂A k =1 N ik j Ak = M ij + Kij . En développant en série de Taylor et en le limitant au premier terme.... Dans notre cas particulier.

CAO des systèmes électriques Chapitre 4 : Méthodes numériques 80 La matrice jacobienne est donc égale à la somme de la matrice Mij et d’une matrice de e correction Kij. go to 2. résolution du système : [J(k)]. x le vecteur des n inconnues et b le vecteur second membre. La méthode la plus efficace pour résoudre ce système d’équations va dépendre des propriétés de la matrice A.grad β j . ⎩ 4. ⎦ ∂A j ⎣ ∫∫Ω e ∂A j k =1 k =1 Ne N Si on suppose que la réluctivité dépend de l’induction (ou de son carré). 3.gradβ k dΩe ⎤ A k . on aura successivement: ν = ν(B2 ) et ∂ν ∂(B2 ) ∂ν e ∂ν = =2 2 2 ∑ A lgradβ l . 4. test de convergence: ⎧> ε : k = k + 1.gradβk )dΩ e . Celle-ci peut être symétrique ou non. initialisation de la solution : A(0). DA(k) = -R(k). en 2D. B = rot A = rot A1 z = grad A Λ1 z = ∑ Al gradβ l Λ1 z l =1 Ne d’où K e = 2 ∫∫Ω ij e ∂ν N e N e ∑ ∑ (A gradβ l. correction de la solution: A(k+1) = A(k) + DA(k). pleine ou creuse. ∂(B ) l=1 ∂A j ∂(B ) ∂A j N car. . Les algorithmes de résolution sont groupés en deux catégories : les méthodes directes et les méthodes itératives. L’algorithme de résolution prend dès lors la forme suivante : 1. A ( k +1) − A ( k ) ⎨ < ε : end. RESOLUTION DE SYSTEMES LINEAIRES Soit à résoudre le système d’équations linéaires suivant : Ax = b où A désigne une matrice carrée de dimensions nxn. si bien que l’on peut utiliser des méthodes de résolution adaptées. ∂(B2 ) k =1 l=1 l La matrice jacobienne obtenue est creuse et symétrique. Evaluons la contribution K ij d’un élément fini : K ij = ∑ e e ∂Me ∂ ⎡ ik Ak = ∑ ν gradβ i . 2.gradβj )(A kgradβi .

K. La méthode classique consiste à factoriser la matrice A en un produit d’une matrice triangulaire inférieure (L) et supérieure (U) : A = LU . En effet. On choisit généralement : lii = 1 pour i = 1.1 4. Assignons lii = 1 pour i = 1.K. n − 2.CAO des systèmes électriques Chapitre 4 : Méthodes numériques 81 4.1. tandis que la seconde se résout par substitution arrière : xn = xi = wn unn 1 uii n ⎡ ⎤ wi − ∑ uij x j ⎥ ⎢ j =i +1 ⎣ ⎦ pour i = n − 1.K. j pour i > j On obtient ainsi n2 équations avec n2+n inconnues. L’intérêt de cette méthode est que la résolution d’un système triangulaire est triviale. l11 1 lii i −1 ⎡ ⎤ bi − ∑ lij w j ⎥ pour ⎢ j =1 ⎣ ⎦ i = 2. j pour i < j li1u1i + li 2u2i +L+ lii uii = aii ∀i.K. n . la résolution de la première équation matricielle s’effectue par substitution avant : w1 = wi = b1 .1.1.3. Réalisation de la LU décomposition Calculons le terme général du produit des matrices L et U : li1u1 j + li 2u2 j +L+ lii uii = aij ∀i. On peut donc choisir arbitrairement n inconnues. n . le système d’équations peut se mettre sous la forme suivante : Lw = b Ux = w . METHODES DIRECTES Les méthodes directes sont basées sur l’élimination de Gauss. Dans ce cas. n . j pour i = j li1u1 j + li 2u2 j +L+ l jj u jj = aij ∀i. si on introduit un vecteur intermédiaire w. L’algorithme de Crout permet de résoudre aisément le système de la manière suivante : 1.

on effectue un pivotage partiel : à l’étape j de l’algorithme précédent.. Raffinement itératif de la solution Les méthodes directes appliquées à des grands systèmes d’équations conduisent à des imprécisions quelquefois importantes au niveau de la solution.4. Soit x la solution exacte du système : Ax = b . On aura : A( x + δx ) = b + δb soit Aδx = δb . on peut recourir au raffinement itératif..3. La méthode de Crout devient imprécise ou peut être mise en échec si ce coefficient devient trop petit. j k =1 i −1 lij = i −1 ⎞ 1 ⎛ ⎜ aij − ∑ lik ukj ⎟ pour i = j + 1.K. voire nul. Pour ce faire. n u jj ⎝ k =1 ⎠ 4. Pour améliorer la précision des résultats. Pour j=1. .K. n. on permute les lignes de telle sorte à faire apparaître en position jj le coefficient de valeur absolue la plus importante possible : a jj = max akj . Supposons que nous connaissions une solution approchée x + δx où δx désigne l’erreur commise. j ≤k ≤n 4. on voit apparaître ujj comme diviseur. on calcule dans l’ordre : uij = aij − ∑ lik ukj pour i = 1. . Elles ne sont plus guère utilisées aujourd’hui. Stratégie de pivotage Dans la dernière relation du paragraphe précédent. 4.CAO des systèmes électriques Chapitre 4 : Méthodes numériques 82 2. Autres méthodes (pour mémoire) Méthode frontale Méthode « ligne du ciel » (skyline) Ces méthodes ont connu un grand succès lorsque les ordinateurs possédaient une mémoire vive peu importante et que les méthodes itératives n’étaient pas encore utilisées.1..1.1.2. L’évaluation de l’erreur δx s’effectuera en résolvant le système Aδx = A( x + δx ) − b .

Cas des matrices symétriques définies positives Principe des méthodes de pente. et on calcule xk+1 par la formule : x k +1 = x k + α k p k Si la direction pk est imposée.1.2.2. résoudre le système : Ax = b revient à minimiser la fonctionnelle : E (x ) = A (x − x) . si : x = x + ∂x . METHODES ITERATIVES1 4. consulter par exemple P. on obtient : E (x k + α k p k ) = E (x k ) − 2α k rk p k + α k2 Ap k p k car 1 Pour plus de renseignements. ∂x ≥ 0 est nul si et seulement si ∂x est nul. 1986 . Si A est une matrice symétrique et définie positive.THEODOR : « Analyse numérique matricielle appliquée à l’art de l’ingénieur » Ed Masson.CAO des systèmes électriques Chapitre 4 : Méthodes numériques 83 4. alors E(x) = A ∂x . on détermine une direction de recherche pk et un scalaire αk.LASCAUX et R. En effet. (x − x) si x est la solution du système. à chaque itération. l’évaluation de αk. s’effectue en minimisant E(x k +1 ) = E(x k + α k p k ) par rapport à α k : On a en effet . E (x k + α k p k ) = A(x k + α k p k − x )(x k + α k p k − x ) = A(x k − x )(x k − x ) + α k Ap k (x k − x ) + α k2 Ap k p k + α k A(x k − x )p k En posant : A(x k − x ) = −rk ≡ Ax k − b . Dans les méthodes de pente.

p k k k ⎝ 2 (rk p k )2 Ap k .rk − E (x k +1 ) = E (x k )(1 − γ k ) avec γk = (rk .p k • En effet : E (x k + α k p k ) = E (x k ) − 2α k rk p k + α k2 Ap k p k = E (x k ) − ⎛ 1 (rk p k ) = E (x k )⎜1 − ⎜ E (x ) Ap .CAO des systèmes électriques Chapitre 4 : Méthodes numériques 84 Ap k (x k − x ) = (x k − x )Ap k = A t (x k − x )p k = A(x k − x )p k = −rk p k Dès lors. E (x) = constante est l’équation d’une ellipse centrée sur la solution.A −1r Ap . le minimum s'obtient pour : αk = rk ⋅ p k A pk ⋅pk Les propriétés suivantes peuvent être vérifiées : • rk+1 = rk − α k A p k En effet : rk+1 = b − A x k+1 = b − A (x k + α k pk ) = rk − α k A pk • pk .p k )2 ≥0 (Ap k .p k p k . le vecteur pk est tangent à E (x k +1 ) et rk +1 est normal à cette ellipse (figure 4. Les dimensions de cette ellipse sont d’autant plus faible que l’on est près de la solution.p k ⎞ ⎟ ⎟ ⎠ ⎞ ⎛ (rk p k )2 1 ⎟ = E (x k )⎜1 − ⎟ ⎜ r .p k k k k ⎠ ⎝ Pour un problème à deux inconnues.2). .pk )(A−1 rk .rk +1 = p k . rk +1 = 0 En effet : p k .(rk − α k Ap k ) = p k .rk ) rk .Ap k = 0 Ap k .

CAO des systèmes électriques Chapitre 4 : Méthodes numériques 85 X1 E(xk) E(xk+1) x rk+1 pk xk+1 xk X2 Figure 4.2 On peut également montrer que : 1 ⎛ rk .p k ⎞ ⎟ ⎜ γk ≥ K ( A) ⎜ rk p k ⎟ ⎠ ⎝ 2 où K(A) est le nombre de conditionnement de la matrice A (rapport entre la plus grande valeur propre et la plus petite) .

On peut montrer que la rapidité de la convergence est donnée par la formule : ⎛ K −1 ⎞ E (x k ) ≤ 4⎜ ⎟ E (x 0 ) ⎝ K +1⎠ 2k 2 où K = K (A) . la direction de recherche pointe vers la solution.p k ⎝ ⎞ ⎟ ⎟ ⎠ Minimiser E (x k + α k p k ) revient donc à maximiser Ap k .CAO des systèmes électriques Chapitre 4 : Méthodes numériques 86 Méthode du gradient Dans la méthode du gradient. la direction de recherche p k est prise dans le plan ( p k −1 .p k 2 2 + β k rk .p k = rk .(rk + β k p k −1 ) = rk et r αk = k Ap k .rk Si l’ellipse d’équation E (x) = constante est un cercle (cas des valeurs propres égales). Méthode du gradient conjugué Dans la méthode du gradient conjugué. plus l’ellipse est allongée et plus la convergence risque d’être longue. Par contre. On a : p k = rk + β k p k −1 .A rk Ap k . Comme : .p k −1 = rk 2 On a donc : 2 ⎛ 1 ⎜1 − rk E (x k + α k p k ) = E (x k ) −1 ⎜ rk . le résidu rk est choisi comme direction de recherche p k .p k . rk ) de manière à réduire autant que possible l’erreur restante (figure 4.3) (il s’agit donc de maximiser γ k ). Dès lors : rk . Alors x k +1 = x k + α k rk et r αk = k Ark .

on a les propriétés suivantes : rk +1 .CAO des systèmes électriques Chapitre 4 : Méthodes numériques 87 Ap k .p k + α k β k Ap k .rk = (rk − α k Ap k ).(rk + β k p k −1 ) = Ap k −1. . Ap k −1.p k = Ap k −1.rk + Ark .rk .(p k − β k p k −1 ) − α k Ap k . k ) Les résidus sont donc tous orthogonaux entre eux. on peut montrer (par récurrence) que : rk +1 . Ap k −1.p k −1 Dès lors. Par ailleurs.rk = 0 En effet : rk +1.p k −1 = 0 Ap k −1.p k −1 = 0 De manière générale.rk − Ap k −1.r j = 0 ∀j ⊂ (1.rk .3 D’autre part. Ap k −1. β k est donné par la formule suivante : βk = − Ap k −1.rk =− 1 αk rk 2 .p k −1 + 2 β k Ap k −1.rk Ap k −1.rk = rk 2 − α k Ap k .p k −1 Les vecteurs p k −1 et p k sont dits A-conjugués.p k = A(rk + β k p k −1 )(rk + β k p k −1 ) = β k2 Ap k −1. X1 E(xk-1) E(xk) x rk pk-1 xk pk-1 xk-1 X2 pk Figure 4.rk = rk = rk 2 2 − α k Ap k .rk = et 1 αk (rk −1 − rk ).

p k 2 x k +1 = x k + α k p k rk +1 = rk − α k A p k rk +1 rk 2 2 β k +1 = p k +1 = rk +1 + β k +1 p k La rapidité de la convergence est donnée par la formule suivante : ⎛ K ( A) − 1 ⎞ ⎟ . Cp0 = r0 .p k −1 rk −1 En théorie.rk βk = − = k Ap k −1. L’algorithme de résolution est le suivant 1. la méthode peut ne pas converger. Il faut donc trouver C−1 la plus proche de A −1 sans que les calculs pour l’obtenir soient trop importants.p k −1 = 1 αk rk −1 2 r Ap k −1. r0 = b . En effet les résidus étant tous orthogonaux les uns aux autres. initialisation : x0 . si le système est bien conditionné. Plus K (A) est proche de 1.CAO des systèmes électriques Chapitre 4 : Méthodes numériques 88 Ap k −1. le (N+1)ième ne peut être que nul. suite aux erreurs numériques de troncature des calculateurs. voire très rapide . tant que 3. initialisation : 2. rk ≥ ε .p k −1 = d’où 1 αk (rk −1 − rk ).Ax0 . En théorie. Dans la pratique. plus vite l’algorithme converge. Une fois C trouvée. z0 = p0. . La matrice C −1 doit être choisie de telle sorte que K C−1A soit beaucoup plus petit que K (A) . Le principe de préconditionnement d’une matrice A consiste à remplacer la résolution du système A x = b par celle du système équivalent C−1A x = C−1b . la méthode des gradients conjugués converge en au plus N itérations. p0=r0=b-Ax0. calculer : x0 . l’algorithme du gradient conjugué préconditionné devient : ( ) ( ) 1. la convergence est rapide. le meilleur choix est C −1 = A −1 car alors K C −1A = 1 . par contre si le conditionnement est mauvais.p k −1 = 2 2 1 αk rk −1. E (x k ) ≤ 4⎜ ⎜ K ( A) + 1 ⎟ E (x 0 ) ⎠ ⎝ Préconditionnement 2k La rapidité de la convergence des méthodes de descente dépend du nombre de conditionnement K (A) de la matrice A. αk = rk Ap k .

tant que 3. p k x k +1 = x k + α k p k rk +1 = rk − αk A p k C zk +1 = rk +1 βk +1 = rk +1 . Dès lors. résoudre un système de la forme : Cz = r . symétrique et définie positive. E est la triangulaire inférieure et Et la triangulaire supérieure.CAO des systèmes électriques Chapitre 4 : Méthodes numériques 89 2. il faut. soit : C = TTt . calculer : rk ≥ ε αk = rk . est mise sous la forme : A = D − E − Et . La matrice T est déterminée par la relation suivante : T= 1 (D − ωE) D−1/ 2 ω(2 − ω ) avec 0 <ω <2. On choisit souvent C de telle manière qu’elle soit factorisée de manière évidente en un produit d’une matrice triangulaire inférieure par sa transposée. zk +1 rk . D est la diagonale de A. C= 1 (D − ωE)D−1 (D − ωE)t . Il est donc indispensable que cette résolution soit facile à réaliser. en plus des opérations habituelles. Exemple 1: factorisation SSOR d’Evans La matrice A. zk Ap k . Exemple 2: factorisation incomplète de Choleski . zk p k +1 = zk +1 + βk +1 p k On constate qu’à chaque itération. ω(2 − ω ) La matrice T se déduit donc immédiatement de A sans calculs compliqués.

p k −1 = 0 . On minimise alors E(x) = ( A t A ) r. En prémultipliant par A t les deux membres de l’équation Ax = b . La relation de conjugaison des directions de descente est : (A A) t −1 p k . à chaque itération. on obtient l’équation dite normale A t Ax = A t b .2. La rapidité de la convergence est donnée par la formule : ⎛ K − 1⎞ ⎟ E(x 0 ) E ( x k ) ≤ 4⎜ ⎝ K + 1⎠ où K = K( A t A ) = K 2 ( A ) .2. 4. L’algorithme converge théoriquement pour toute matrice régulière. mais elle ne s’applique qu’aux matrices définies positives.CAO des systèmes électriques Chapitre 4 : Méthodes numériques 90 La factorisation complète d’une matrice A symétrique. Extension de la méthode du gradient conjugué à des matrices quelconques La méthode du gradient conjugué est extrêmement efficace. Pour déterminer les valeurs non nulles de tij .r −1 où r = b − Ax . Méthode de l’équation normale Soit A une matrice régulière. La méthode dénommée « IC(0) » consiste à calculer la matrice T de telle sorte qu’elle ait la même structure que la partie triangulaire inférieure de A c’est-à-dire : tij = 0 si aij = 0 . De nombreuses recherches ont été faites pour adapter cette méthode à la résolution de systèmes comportant des matrices quelconques. La matrice A t A est symétrique et définie positive et on peut dès lors appliquer la méthode du gradient conjugué. creuse et définie positive sous forme A = LL t conduit généralement à un remplissage important de la matrice L. mais la rapidité de convergence est plus faible . il faut effectuer deux produits d’une matrice par un vecteur 2k . on impose la condition suivante : (A − TTt )ij = 0 si aij ≠ 0 .

rj = 0 ∀ j ≠ k . Méthode généralisée du résidu minimal (GMRES2) 2k Dans cette méthode. pp 1-44 . q0 = A p0. 2 La relation de conjugaison est : (A A) t −1 p k . RW Freud. rk ≥ ε . GH Golub.q k x k +1 = x k + α k p k rk +1 = rk − α k q k β k +1 = − Ark +1. p0 = r0 .q k p k +1 = rk +1 + β k +1 p k q k +1 = Ark +1 + β k +1 q k On peut montrer que Ark . on cherche à minimiser : E(r ) = r. NM Nachtigal.Ax0 .q k q k .q k q k . tant que 3.CAO des systèmes électriques Chapitre 4 : Méthodes numériques 91 Méthode du résidu minimal (MINRES) Dans la méthode du résidu minimal. Acta Numerica.p k −1 = 0 . αk = rk . Cet algorithme ne converge pas pour toute matrice A. r0 = b . On peut démontrer la convergence dans certains cas et notamment lorsque partie symétrique de A est définie positive.r = r 2 2 Voir par exemple : Iterative solution of linear systems . initialisation : 2. L’algorithme de résolution est le suivant : 1.r = r où r = b − Ax . on cherche à minimiser : E(r ) = r. La rapidité de la convergence est donnée par la formule : ⎛ K − 1⎞ ⎟ E(x 0 ) E ( x k ) ≤ 4⎜ ⎝ K + 1⎠ où K = K( A ) . calculer : x0 . 1992.

l’évaluation de la direction p k nécessite d’utiliser tous les p j précédents. on utilise souvent des algorithmes avec « restart ». .p j = 0 ∀ j ⊂ (1.CAO des systèmes électriques Chapitre 4 : Méthodes numériques 92 où r = b − Ax . redémarrant le processus après un nombre donné d’itérations. La relation de conjugaison est : A p k . k − 1) . La matrice A n’ayant aucune propriété particulière. Pour limiter l’espace mémoire.

INTRODUCTION Les méthodes d'éléments finis vues précédemment nécessitent une discrétisation volumique du domaine à étudier et la connaissance de conditions aux limites de ce domaine. Les équations à résoudre sont les suivantes : • dans le volume : rot E = 0 div D = ρ D=ε E • sur les surfaces de discontinuité : rot s E = 0 divs D = σ Si on pose E = − grad V . Les méthodes des éléments frontières (BEM = Boundary Element Methods). ne nécessitent que la discrétisation des surfaces de discontinuité.CHAPITRE 5 METHODE DES ELEMENTS FRONTIERES 1. objets de ce chapitre. 2. CAS DE L’ELECTROSTATIQUE 2. on peut écrire : . lorsque les matériaux ont un comportement linéaire. Supposons de plus que ce domaine est limité par une frontière Γ sur une partie de laquelle (Γ1) le potentiel est connu (condition de Dirichlet) tandis que la composante normale du déplacement est connue sur la partie Γ2 de cette frontière (condition de Neumann).1. POSITION DU PROBLEME Considérons un domaine V comportant des diélectriques et des conducteurs à potentiels fixes et flottants. On recherche la répartition du potentiel et du champ électrique dans le domaine.

E ε ε Lorsque le milieu possède une permittivité constante. soit : G ( P.CAO des systèmes électriques Chapitre 5 : Eléments frontières 94 div(ε grad V ) + ρ = 0 ε ∆ V + grad ε .2. on retrouve l’équation de Poisson : ∆V + ρ =0 ε 2. y ) et ∆V = ∂ 2V ∂ 2V + .1) . P R Q PQ Figure 5.1 C'est donc le potentiel engendré au point P par une charge de valeur ε 0 placée au point Q situé dans le vide (figure 5.2) : . La fonction de Green de notre problème est donc la solution de l'équation : ∆ G ( P. ∂ x2 ∂ y2 La fonction de Green est le potentiel engendré par une densité de charge linéique ε 0 située sur le fil Q (figure 5. Q ) = 1 1 4π rPQ Cas bidimensionnel plan Dans ces conditions. FONCTION DE GREEN La fonction de Green est la solution fondamentale de l'équation aux dérivées partielles à résoudre lorsque la source est ponctuelle et unitaire. grad V + ρ = 0 ∆ V = −div E = − ρ grad ε + . Q ) + δ ( P − Q ) = 0 . on a : V = V ( x.

2 Cas axisymétrique Dans le cas présent : V = V (r .CAO des systèmes électriques Chapitre 5 : Eléments frontières 95 G ( P. ∂ r2 r ∂ r ∂ z2 r P P z Q r Q y x Figure 5.3 La fonction de Green est le potentiel engendré par une spire filiforme de rayon rQ portant une charge ε 0 : G ( P. Q ) = 1 rQ K (k 2 ) ( z P − zQ ) 2 + (rP + rQ ) 2 π avec π /2 K (k 2 ) = k2 = ∫ 0 dΨ 1 −k 2sin 2 Ψ 4 rP rQ ( z P − zQ ) 2 + (rP + rQ ) 2 . z ) et ∆V = ∂ 2V 1 ∂V ∂ 2V + + . 2π rPQ z Q P r y x Figure 5. Q ) = 1 1 ln .

on aura I = 0 . Q)dsQ = − ∫ s 1 n e .( Ω / 4π =1 / 2 dans le cas d’une frontière lisse) . V V 1.5). Q) dvQ = v sphère ∫ ∆G( P.5 2.r dsQ = − dΩ = −1 3 4π r 4π ∫ s 3.CAO des systèmes électriques Chapitre 5 : Eléments frontières 96 2. Si le point P est extérieur au volume V (figure 5.4).4 Considérons l’intégrale suivante : I = ∫ ∆ G ( P.grad G ( P. on isole encore la singularité par une portion de sphère (figure 5. Si le point P est intérieur au volume V. Q) dvQ .6) et on obtient : I = ∫ ∆ G ( P. Si le point P situé est sur la surface délimitant le volume. Q) dv s Q = sphère ∫ div( grad G( P.3 PROPRIETE FONDAMENTALE DE LA FONCTION DE GREEN P Q dv Figure 5. Q)) dv Q = ∫ n e .r Ω dsQ = − 3 ∫ dΩ = − 4 π 4π r 4π s où Ω est l'angle solide sous lequel le domaine considéré est vu du point P. Q) dvQ = − ∫ δ ( P. on a : I = ∫ ∆G ( P. Q) dvQ = − ∫ v s 1 n e . isolons une petite sphère s centrée sur le point P (figure 5. P r Figure 5.

CAO des systèmes électriques Chapitre 5 : Eléments frontières 97 P Figure 5. on peut écrire : I = ∫ ∆ G ( P. Q) dvQ = − h V V où h = 0 si P est extérieur au volume V h = 1 si P est intérieur au volume V h = Ω / 4π si P se trouve sur la frontière du volume V. Q) ∆ V (Q) − V (Q) ∆ Q v Q G ( P. INVERSION DES OPERATEURS DIFFERENTIELS La formule de Green ∫ (ϕ ∆ψ − ψ ∆ϕ ) dv = ∫ (ψ ∂n v ∂ϕ i −ϕ Σ ∂ψ ) ds ∂ni est valable pour toute fonction ϕ et ψ. En remplaçant dans la formule de Green ϕ par G(P.6 En résumé. 2. Q) dvQ = − ∫ δ ( P. . Q)) dv = ∫ (V Σ ∂G ∂V −G ) ds ∂ni ∂ni ou − ∫ V (Q) ∆ Q G ( P. Q) dv = ∫ G divQ E dv + ∫ (V v v Σ ∂G ∂V −G ) ds ∂ni ∂ni soit h V ( P) = ∫ G div E dv + ∫ (V v Σ ∂G ∂V −G ) ds ∂ni ∂ni où h = 0 si P est extérieur au volume V h = 1 si P est intérieur au volume V h = Ω / 4π si P se trouve sur la frontière du volume V.Q) et ψ par V(Q).4. on obtient : ∫ (G ( P.

CAO des systèmes électriques Chapitre 5 : Eléments frontières 98 n i Figure 2. Dans ce cas. Remarque A partir de la relation suivante : h V ( P ) = ∫ G div E dv + ∫ (V v Σ ∂G ∂V −G ) ds ∂ni ∂ni on a développé deux types de méthodes : • La méthode indirecte où le volume V s’étend jusqu’à l’infini. Les 2 termes suivants représentent l’influence sur le potentiel du point P des charges et matériaux situés à l’extérieur du volume V.r ds− r 3 1 4πε ∫ Σ (ε∂V / ∂ni ) ds r Les deux premiers termes du second membre de la relation précédente représentent la contribution des charges contenues dans le volume V considéré ainsi que l’effet de l’inhomogénéité éventuelle des matériaux. L’influence de l’extérieur du volume V sur le potentiel d’un point situé à l’intérieur de celui-ci peut être traduite par deux répartitions de charges électriques situées sur la frontière du volume considéré : • une répartition de charges électriques superficielles de densité égale à ∂V −ε ∂ni • une répartition de superficielle de dipôles électriques de densité dipolaire égale à − εVn i .7 Interprétation physique Dans le cas 3D.gradε ) dv − r 1 4πε ∫ Σ (εVni ). l’équation précédente devient : V ( P) = ∫ G div E dv v . l’équation précédente devient : hV ( P) = 1 div E 1 1 1 ∂V r ∫ r dv − 4π ∫ Vni r 3 ds − 4π ∫ r ∂ni ds 4π v Σ Σ 1 4πε ou hV ( P) = ∫r v ρ dv − 1 4πε ∫ v (E.

La méthode directe où les volumes Vi sont des volumes continus à caractéristiques linéaires.1.CAO des systèmes électriques Chapitre 5 : Eléments frontières 99 • car d’une part le point P se trouve toujours à l’intérieur du domaine étudié et d’autre part. les intégrales sur la surface extérieure s’annulent à l’infini. on a l’équation : h V ( P) = ∫ (V Σ ∂G ∂V −G ) ds ∂ni ∂ni Actuellement.5.5. les inconnues sont divs E sur les surfaces de discontinuités. . chaque sous-domaine constitue un milieu homogène ne comportant pas de charges internes et on a pour chaque sous-domaine : h V ( P ) = ∫ (V Σ ∂G ∂V −G ) ds ∂ni ∂ni Le problème consiste à déterminer les valeurs correctes des coefficients V et ∂V / ∂ni sur les frontières des sous-domaines. on a div E = 0 et pour chacun. 2. METHODE DIRECTE 2. conducteurs) soient situées à la frontière des sousdomaines. dans chaque volume. Principe Supposons les milieux matériels linéaires et les charges électriques disposées à la surface des conducteurs. Dans ce cas. Nous limiterons par conséquent l’exposé à ces méthodes. les inconnues sont div E en tout point. On subdivise le domaine à étudier en sous-domaines de telle sorte que les discontinuités (changement de permittivité. Si les milieux sont linéaires par morceaux. Dans ce cas. Dans ce cas. les méthodes directes sont les plus utilisées.

2. Pour la facilité de l'exposé.rQP 1 ∂V 1 3 ∫ (V rPQ − rPQ ∂ni ) ds 4π Σ Cette dernière équation indique que l'influence du milieu extérieur peut être traduite par une simple et une double couche de charges équivalentes situées sur la surface extérieure du domaine considéré. on pourra écrire ⎛ ⎞ ) ⎛ ∂V ⎞ ∂G ⎟ ∫ α j G ds ⎟ . associons à chaque nœud 2 inconnues dans chaque domaine touchant ce nœud. h V ( P) = ∑ ⎜V j ∫ α j ds − ⎜ ⎜ ∂n ⎟ ⎜ Σ ∂ni ⎟ j ⎝ i ⎠jΣ ⎝ ⎠ .5.8 Dans ce cas.CAO des systèmes électriques Chapitre 5 : Eléments frontières 100 Exemple en 3D G ( P. le milieu puisse être considéré comme homogène. Discrétisons ensuite les frontières des sous-domaines de manière à faire apparaître des nœuds auxquels nous associerons des inconnues. Etablissement du système d’équations Discrétisation des frontières Divisons le problème étudié en un nombre suffisant de sous-domaines de telle sorte que dans chaque sous-domaine. dans chaque domaine. Q) = h V ( P) = n i . Choisissons des fonctions de forme convenables pour interpoler l'évolution des grandeurs inconnues sur les frontières : V = ∑α jV j ⎛ ∂V ⎞ ∂V = ∑α j ⎜ ⎜ ∂n ⎟ ⎟ ∂ni ⎝ i ⎠j +V V? ε -V Figure 5.2. Q ) = 1 1 4π rPQ 1 rQP 3 4π rPQ grad G ( P.

on aura donc 2 inconnues et donc 2 relations : Vk = Vdonné ⎛ ⎞ ⎛ ∂V ⎞ ∂G ⎟ ∫ α j G ds ⎟ h Vk = ∑ ⎜V j ∫ α j ds − ⎜ ⎜ ∂n ⎟ ⎜ Σ ∂ni ⎟ j ⎝ i ⎠j Σ ⎝ ⎠ Conducteur à potentiel flottant Dans ce cas s’ajoute une inconnue pour l'ensemble du conducteur: la valeur du potentiel.CAO des systèmes électriques Chapitre 5 : Eléments frontières 101 Conducteur à potentiel fixe Il n'y a pas besoin de placer d'inconnues à l'intérieur du conducteur. On sait que la densité superficielle de charge d'un conducteur vaut : σ =ε ∂V ∂n En intégrant sur la surface du conducteur. On exprimera donc : Vkm = Vkn (continuité du potentiel) m n εm ⎜ ⎛ ∂V ⎞ ⎛ ∂V ⎞ ⎟ + εn ⎜ ⎟ =0 ⎝ ∂n ⎠ k ⎝ ∂n ⎠ k (continuité de Dn) ⎛ ⎞ ⎛ ∂V ⎞ ∂G ⎟ ∫ α m G ds ⎟ h Vkm = ∑ ⎜V j ∫ α m ds − ⎜ j ⎜ ∂n ⎟ ⎜ Σ j ∂ni ⎟ j ⎝ i ⎠jΣ ⎝ ⎠ (dans domaine m) . On aura donc 2 inconnues pour chaque nœud k : Vk = Vinconnu ⎛ ⎞ ⎛ ∂V ⎞ ∂G ⎟ ∫ α j G ds ⎟ h Vk = ∑ ⎜V j ∫ α j ds − ⎜ ⎜ ∂n ⎟ ⎜ Σ ∂ni ⎟ j ⎝ i ⎠j Σ ⎝ ⎠ Pour l'ensemble du conducteur. on obtient la relation supplémentaire : ∂V ∫_σ ds = surface _ du∫_ conducteur ε ∂n ds = 0 surface _ du conducteur ) ) Frontière entre deux diélectriques A la frontière entre 2 diélectriques. Celle-ci exprimera que la charge totale du conducteur est connue (généralement nulle). puisqu'on sait que le potentiel y est constant et connu et que le champ y est nul. En chaque point k de la surface (extérieure). il manquera donc une relation. on a en chaque point k 4 inconnues (2 de chaque côté m et n de la frontière).

on pourra utiliser la fonction de Green suivante (figure 5.CAO des systèmes électriques Chapitre 5 : Eléments frontières 102 ⎛ ⎞ ⎛ ∂V ⎞ ∂G ⎟ ∫ α n G ds ⎟ h Vkn = ∑ ⎜V j ∫ α n ds − ⎜ j j ⎜ ∂n ⎟ ⎜ Σ ⎟ ∂ni j ⎝ i ⎠jΣ ⎝ ⎠ (dans domaine n) 2. Ces singularités sont néanmoins intégrables.9) : G= 1 4π ⎛ 1 1 ⎞ ⎜ ⎟ ± ⎜R RPQ ' ⎟ ⎝ PQ ⎠ P Q Q' Figure 5. PRISE EN COMPTE DES SYMETRIES AU MOYEN DE FONCTIONS DE GREEN MODIFIEES Cas d'un plan d'(anti)symétrie En 3D.10) : G= 1 4π ∑± R i =1 n 1 PQi Qn Q1 P Q2 Q3 Figure 5.9 Cas d'une géométrie cyclique Dans ce cas.6. on voit apparaître deux types d'intégrales.10 2. dont les intégrants sont singuliers au voisinage du point potentié.7. Premier type de singularité : . on utilisera la fonction de Green modifiée suivante (figure 5. DIFFICULTES NUMERIQUES Dans les expressions précédentes.

11 En isolant le voisinage du point potentié P.11). et en prenant un système de coordonnées centré sur ce point (figure 5.1n ds = dr dϕ = dr dϕ 2 r sinθ Q r sinθ Q 2 RQ . on a : α m 1r .Q) tend vers l’infini si P tend vers Q.1n ∂G j m ∂G ∫ α ∂ni ds ≈ α j ∫ ∂ni ds = 4π ∫ r 2 ds m j ds = r dr dϕ sinθ Q cosθ Q 1 1 1 1r . Isolons un petit cercle centré sur le point P et plaçons en ce point l'origine du système de coordonnées. On aura donc : ds = 2 π ρ dρ G= 1 4π ρ ∫α Σ m j G ds ≈ Σ−s ∫α m j G ds + α m ∫ G ds = j s Σ−s ∫α m j G ds + α m ∫ j s dρ → ∫ α m G ds j 2 Σ−s Second type de singularité : ∫α Σ m j ∂G ds ∂ni 1n P r Q θQ 1r π/2−θQ dϕ P r Q RQ Vue du dessus Coupe perpendiculaire à la surface Figure 5. Q) ds La fonction G(P.CAO des systèmes électriques Chapitre 5 : Eléments frontières 103 ∫α Σ m j G ( P.

Note : Les équations BEM que nous avons écrites vérifient la continuité du potentiel et de la composante normale du vecteur déplacement électrique aux nœuds du maillage (collocation) : ⎛ ⎞ ⎛ ∂V ⎞ ∂G ⎟ ∫ α m G ds ⎟ h Vkm = ∑ ⎜V j ∫ α m ds − ⎜ j ⎜ ∂n ⎟ ⎜ Σ j ∂ni ⎟ j ⎝ i ⎠jΣ ⎝ ⎠ On pourrait également envisager d'effectuer cette vérification "au mieux " sur les frontières et intégrer l'équation multipliée par les fonctions de forme : ⎛ ⎞ ⎛ ∂V ⎞ ∂G ⎟ ∫∫α kmα m G ds ⎟ h ∫ α km Vkm ds = ∑ ⎜V j ∫∫α kmα m ds − ⎜ j j ⎜ ∂n ⎟ ⎜ ⎟ ∂ni j ⎝ i ⎠j ⎝ ⎠ Dans ces conditions.r ∫ r dv − 4π ∫ A ri 3 ds − 4π ∫ r ∂ni ds 4π v Σ Σ A la frontière entre deux sous-domaines. car elle rend le volume de calculs numériques encore plus important.12) situé dans le plan n. Cette dernière technique est peu utilisée. exprimons que l’intégrale du potentiel vecteur sur un petit contour (figure 5. RESOLUTION DU SYSTEME D'EQUATIONS Le système d'équations à résoudre ne possède pas de particularités intéressantes: la matrice n'est ni creuse ni symétrique. MAGNETOSTATIQUE Le cas de la magnétostatique est formellement très analogue à celui de l’électrostatique. 3. t1 est égal au flux d’induction qui traverse ce contour dans la direction t2 : Remarque : . ∂A = µH t ∂n En effet. l’équation différentielle à résoudre est : ∆A + µ i = 0 La fonction de Green est la même que celle de l’électrostatique et on obtient aisément pour chaque sous-domaine : hA ( P ) = 1 1 1 ∂A µ i n . Les méthodes classiques d'élimination sont souvent utilisées.8.CAO des systèmes électriques Chapitre 5 : Eléments frontières 104 ∫α m j ∂G 1 1 ds ≈ α m ∫ dr dϕ → 0 j ∂ni sinθ Q 2 RQ 2. on exprime la continuité du potentiel vecteur et de la composante tangentielle du champ magnétique. la matrice se symétrise. en adoptant la jauge de Coulomb.

Az . nous traiterons de la méthode A-V.t 2 dn = aµH. ⎜ ⎛ dA ⎞ ⎛ dA ⎞ ⎛ dA ⎞ ⎟ . Nous avons vu qu'en choisissant la jauge de Lorentz : divA + σµV = 0 .(nΛt1 )dn ⇒ dA. Les trois autres équations scalaires dérivent des conditions de passage d’un domaine à l’autre (continuité ou non du potentiel vecteur et de sa dérivée normale) 4.⎜ ⎝ dn ⎠ x ⎝ dn ⎠ y ⎝ dn ⎠ z L’équation hA( P) = 1 1 1 ∂A µ i n . on obtient les équations suivantes : ∂A +µi=0 ∂t ∂V ∆V − σ µ =0 ∂t ∆A − σ µ FONCTION DE GREEN La fonction de Green de la magnétodynamique est la solution de l'équation : .⎜ ⎟ .12 t2 ∫ A.CAO des systèmes électriques Chapitre 5 : Eléments frontières 105 n + dn t1 a Figure 5.r ∫ r dv − 4π ∫ A ri 3 ds − 4π ∫ r ∂ni ds utilisant les nœuds frontières de 4π v Σ Σ ce domaine fournit 3 équations scalaires.dl = a(A + − A − ). on associe 6 inconnues : Ax . Ay . Les autres modélisations sont également utilisables.t1 = aµH. ⎟ .t1dn ⇒ µ (HΛn) = dA dn INCONNUES ET MISE EN EQUATIONS A chaque nœud de la frontière d’un domaine. MAGNETODYNAMIQUE TRANSITOIRE EQUATIONS A titre d’exemple.t1 = µ (HΛn).

τ ) = ∆ P G ( P . t .τ ) − σµ ∂G + δ (t − τ )δ ( P − Q) = 0 ∂t où δ (t − τ )δ ( P − Q) désigne une impulsion de Dirac apparaissant au point Q à l'instant τ. t .τ ) − σµ = −δ (t − τ )δ ( P − Q) ∂τ ∂t ∂G Ax − GµixQ ∂τ .CAO des systèmes électriques Chapitre 5 : Eléments frontières 106 ∆ P G ( P. Son expression à n dimensions s'écrit : 1 ⎛1 σµ ⎞ − 4 (t −τ ) ⎜ ⎟ e G ( P. Q. t . τ ) ∂G ∂G =− car G ( P.13 La figure 5.τ − dt ) . t . t . Q.τ ) = G ( P. Q .τ ) + σµ et Axδ (t − τ )δ ( P − Q) = divQ (G gradAx − Ax grad G ) − σµ ∂G ∂G = ∆ PG ( P. t . ∂τ ∂t on obtient : ∆ QG ( P. INVERSION DES OPERATEURS DIFFERENTIELS Considérons l'identité suivante : ∂A ⎞ ∂G ⎞ ∂G Ax ⎛ ⎛ G⎜ ∆ Q Ax − σµ x ⎟ − Ax ⎜ ∆ QG + σµ ⎟ = divQ (G gradAx − Ax grad G ) − σµ ∂τ ⎠ ∂τ ⎠ ∂τ ⎝ ⎝ Etant donné que : ∆ Q G ( P. Q. Q . t . Q. t + dt .13 représente cette fonction de Green. Q. τ ) = u (t − τ ) σµ ⎜ 2 π (t − τ ) ⎟ ⎝ ⎠ n σµR 2 Figure 5. Q.

t0 )dv ⎟ i i ⎠ V t0 Σ t0 ⎝ V utilisant les nœuds frontières de ce domaine fournit 3 équations scalaires. en utilisant les nombres complexes : divA + σµV = 0 . t ) = ∫ ∫ µGix dvdτ + ∫ ∫ ⎜ Ax ⎜ ∂n − G ∂n ⎟dsdτ − σµ ∫ G ( P. t0 ) Ax (Q. t0 )dv ⎟ i i ⎠ v t0 Σ t0 ⎝ V t t En regroupant les 3 composantes. t .CAO des systèmes électriques Chapitre 5 : Eléments frontières 107 Intégrons cette dernière équation sur un domaine où σµ est constant et de t0 jusqu'à t+ de telle sorte que δ (t − τ ) se trouve à l’intérieur de l’intervalle et que G ( P. Q. t0 )A(Q.⎜ ⎟ . on a : ⎛ ∂G ∂A ⎞ hA( P. Q. Q. t . ⎟ . Q. t ) = ∫ ∫ µGidvdτ + ∫ ∫ ⎜ A ⎜ ∂n − G ∂n ⎟dsdτ − σµ ∫ G ( P. ∆A − j ω σ µ A + µ i = 0 ∆V − j ω σ µ V = 0 FONCTION DE GREEN La fonction de Green des équations précédentes est la solution de l'équation : . t + ) soit nul en application du principe de causalité : ⎛ ∂G ∂Ax ⎞ h Ax ( P. Az . Ay . t0 )dv ⎟ i i ⎠ V t0 Σ t0 ⎝ V t t Remarques : • Les formules précédentes ne sont valables que dans des domaines où le produit σµ est constant • Le calcul du potentiel à un instant t nécessite la connaissance : • du potentiel en tout point du domaine à un instant initial t0 • des valeurs des inconnues sur les frontières à tout instant compris entre t0 et t INCONNUES ET MISE EN EQUATIONS A chaque nœud de la frontière d’un domaine.⎜ ⎝ dn ⎠ x ⎝ dn ⎠ y ⎝ dn ⎠ z t t ⎛ ∂G ∂A ⎞ hA( P. t ) = ∫ ∫ µGidvdτ + ∫ ∫ ⎜ A ⎜ ∂n − G ∂n ⎟dsdτ − σµ ∫ G ( P. Les trois autres équations scalaires dérivent des conditions de passage d’un domaine à l’autre (continuité ou non du potentiel vecteur et de sa dérivée normale) L’équation 5. t0 )A(Q. t . t . ⎜ ⎛ dA ⎞ ⎛ dA ⎞ ⎛ dA ⎞ ⎟ . MAGNETODYNAMIQUE SINUSOÏDALE EQUATIONS En régime sinusoïdal. on associe 6 inconnues : Ax . les équations du paragraphe précédent deviennent.

Les trois autres équations scalaires dérivent des conditions de passage d’un domaine à l’autre (continuité ou non du potentiel vecteur et de sa dérivée normale) 6. ⎟ . les équations de Maxwell deviennent : . on associe 6 inconnues : Ax . −G ∂ni ∂ni INCONNUES ET MISE EN EQUATIONS A chaque nœud de la frontière d’un domaine. INVERSION DES OPERATEURS DIFFERENTIELS L'identité G (∆ Q Ax − j ωσµ Ax ) − Ax (∆ QG − j ωσµG ) = divQ (G gradAx − Ax gradG ) intégrée sur le domaine considéré fournit le résultat suivant : hA( P) = ∫ µGidv + ∫ ( A V Σ ∂G ∂A )ds .⎜ ⎝ dn ⎠ x ⎝ dn ⎠ y ⎝ dn ⎠ z L’équation hA( P) = ∫ µGidv + ∫ ( A V Σ ∂G ∂A )ds utilisant les nœuds frontières de ce −G ∂ni ∂ni domaine fournit 3 équations scalaires. Q ) − j ω σ µ G + δ * ( P − Q ) = 0 où δ * ( P − Q) désigne une impulsion de Dirac apparaissant au point Q et d’amplitude variant de manière sinusoïdale dans le temps. ELECTROMAGNETISME Considérons le cas de matériaux linéaires non conducteurs (ε et µ peuvent être tensoriels et complexes). Dans ce cas.⎜ ⎟ . La fonction de Green tridimensionnelle est : G= 1 4π R 2 − 1+ j e δ R où δ = ωσ µ s’appelle la profondeur de pénétration. ⎜ ⎛ dA ⎞ ⎛ dA ⎞ ⎛ dA ⎞ ⎟ . Ay .CAO des systèmes électriques Chapitre 5 : Eléments frontières 108 ∆ P G ( P. Az .

et ∂rotE ∂t ∂rotH rot rot E = grad divE − ∆E = − µ ∂t 2 ∂ H ∆H − εµ 2 = 0 ∂t ∂ 2E ∆E − εµ 2 = 0 ∂t rot rot H = grad divH − ∆H = ε CAS DU REGIME SINUSOÏDAL Les équations deviennent : ∆E + ω 2εµE = 0 ∆H + ω 2εµH = 0 La fonction de Green des équations précédentes est la solution de l'équation ∆ P G ( P. La fonction de Green tridimensionnelle s'écrit : j R c ω G= e 4π R . Q ) + ω2 c2 G + δ * ( P − Q) = 0 où δ * ( P − Q) désigne une impulsion de Dirac sinusoïdale apparaissant au point Q et sinusoïdale dans le temps et c= 1 εµ est la vitesse de propagation de la lumière dans le milieu considéré.CAO des systèmes électriques Chapitre 5 : Eléments frontières 109 rot H = ε divH = 0 ∂E ∂t ∂H ∂t rot E = − µ divE = 0 Dès lors.

CAO des systèmes électriques Chapitre 5 : Eléments frontières 110 Exercice : poursuivre les calculs … .

inconnues A i et (∂A / ∂ni )i ) : ⎛ ⎞ ⎜ α A ni . Dans les équations d’éléments finis. n = 0 (D1 . il y a toujours 2 types d’inconnues par nœud et que ces inconnues sont toujours reliées aux champs normal et tangentiel.E2) Λ n = 0 EXEMPLE en magnétostatique Dans le domaine traité par éléments finis. Dès lors.r ds + α 1 ⎛ ∂A ⎞ ds ⎟ ⎜ ⎟ ∑⎜ ∫ j j r3 ∫ j r ⎜ ∂ni ⎟ ⎟ j ⎝ ⎠j ⎠ Σ ⎝Σ A la frontière entre les deux domaines.CHAPITRE 6 COUPLAGE ENTRE METHODES COUPLAGE ENTRE METHODES DE CALCUL DE CHAMP COUPLAGE ENTRE ELEMENTS FINIS ET METHODES INTEGRALES. les équations du couplage exprimeront : • la continuité ou la discontinuité de la composante normale de l’induction magnétique et du déplacement électrique au travers de la surface de séparation des domaines concernés : (B1 . on aura pour le nœud k (frontières lisses.D2) .H2) Λ n = 0 (E1 . On a vu que dans les méthodes intégrales. on exprimera les conditions de passage : 1 µ i Ai = ∫ r dv − 4π 2 4π v . si on suppose que Γ = Γ2 (frontière de Neumann) . on peut également faire apparaître ces deux types d’inconnues à la frontière d’un domaine.B2) . on écrira pour le nœud i (inconnues A i et H ti : ∑ ∫ν (grad β ΛA )Λ grad β dv − ∫ jβ dv − ∫ H β ds = 0 j j i i t i j Ω Ω Γ2 Γ2 désigne la frontière commune entre les domaines FEM et BEM (+ éventuellement les frontières de Neumann) Dans le domaine traité par éléments frontières. n = σ • la continuité de la composante tangentielle du champ magnétique (et du champ électrique) au travers de la surface (H1 .

EXEMPLE en magnétostatique A : domaine traité par potentiel scalaire total : H = − grad Φ En tout nœud du domaine : ∑ ∫ µ grad β j Ω j .grad β Φ j i j Ω r. Le couplage est effectué en écrivant les mêmes équations exprimant le comportement des champs au passage de la frontière. ce qui nécessite que le logiciel soit conçu de telle sorte à permettre cette résolution globale du problème . . on fait apparaître sur la frontière de séparation les deux types d’inconnues dont il est question au paragraphe précédent. les résultats obtenus lors d’une itération permettent de modifier les données relatives à l’itération suivante. comme des échauffements.. . Cette technique permet d’utiliser des logiciels non intégrés. Bien souvent.CAO des systèmes électriques Chapitre 6 : Couplage 112 A iEF = A iBEM H ti FEM = 1 ⎡ dA ⎤ µ ⎢ dn ⎥ iBEM ⎣ ⎦ (continuité de la composante normale de B) (continuité de la composante tangentielle de H) COUPLAGE ENTRE MODELES D’ELEMENTS FINIS. j dv − ∫ µ H s .grad β i Φ j dv + ∫ Bn β i ds = 0 Γ2 B : domaine traité par potentiel scalaire partiel : H = H s − gradΦ r En tout nœud du domaine : ∑ ∫ µ grad β ..grad β i dv + ∫ Bn β i ds = 0 .dl = Φ i − Φ j = ∫ H s .la continuité de la composante normale de l’induction : Bn ⇒ Bn1 = Bn 2 la continuité de la composante tangentielle du champ : ∫ j i H. Ω Γ2 A la limite entre les deux domaines. les phénomènes en question ne sont pas indépendants et ils s’influencent mutuellement. Le couplage entre les différents modèles physiques peut être envisagé de deux manières : • couplage fort : les différents phénomènes sont étudiés simultanément. on exprime en chaque nœud : . si bien qu’une approche réaliste nécessite de tenir compte de ces interactions. • couplage faible : dans un processus itératif. des écoulements. des déformations mécaniques. les différents phénomènes sont étudiés tour à tour . des mouvements.dl + Φ ri − Φ rj i j COUPLAGE AVEC D’AUTRES PHENOMENES PHYSIQUES INTRODUCTION Les phénomènes électriques sont généralement accompagnés d’autres phénomènes physiques. Pour coupler deux modèles d’éléments finis. .

A ce niveau apparaissent deux difficultés : • le mouvement déforme la géométrie.CAO des systèmes électriques Chapitre 6 : Couplage 113 COUPLAGE AVEC LA MECANIQUE Souvent. tandis qu’au point de vue thermique. • la convection naturelle au contact des matériaux avec un milieu gazeux ou liquide . on est en régime transitoire. • les pertes par courants de Foucault apparaissant dans des matériaux conducteurs soumis à un champ magnétique variable . • les pertes diélectriques apparaissant dans les diélectriques soumis à un champ électrique variable. Le maillage doit donc être conçu de telle sorte qu’il permette ces déformations sans nécessiter un remaillage total à chaque pas de calcul. les dispositifs électrotechniques sont utilisés pour effectuer une conversion électromécanique. Dans les systèmes alimentés par des courants sinusoïdaux. . Les modes d’évacuation de la chaleur sont bien connus : • la conduction thermique dans les matériaux . il est souvent acceptable d’admettre que les constantes de temps thermiques sont beaucoup plus longues que les constantes de temps électriques. Pour simuler complètement ces dispositifs. Une solution consiste à définir l’entrefer. On peut dès lors admettre qu’au point de vue électrique. • le rayonnement. Une autre solution. le maillage ait retrouvé la même forme qu’au début. Les constantes de temps thermiques et électriques ne sont généralement pas du même ordre de grandeur. le système est en régime harmonique (résolution par nombres complexes). ou une partie de celui-ci comme étant un domaine BEM qui ne sera maillé qu’aux frontières. • la convection forcée là où une ventilation forcée a été mise en place . Le pas de calcul est alors choisi de telle sorte qu’au bout de celui-ci. applicable dans le cas des entrefers des machines électriques tournantes consiste à définir dans l’entrefer une zone cylindrique maillée de manière régulière. des phénomènes thermiques sont toujours associés aux phénomènes électriques. La simulation complète des dispositifs électrotechniques nécessite donc de tenir compte de ces phénomènes. • les pertes par hystérésis apparaissant dans le matériaux magnétiques soumis à un champ magnétique variable . Les sources de chaleurs à considérer sont : • les pertes Joule apparaissant dans les matériaux conducteurs parcourus par des courants (sources volumiques) . il est généralement nécessaire d’adjoindre aux équations électriques les équations mécaniques du mouvement. COUPLAGE AVEC LA THERMIQUE Qu’ils soient souhaités (chauffage par induction par exemple) ou parasites (pertes dans les moteurs par exemple). • le couplage avec la mécanique nécessite l’évaluation des forces mécaniques liées aux phénomènes électriques. Ces forces sont des fonctions quadratiques des inconnues qui compliquent la résolution du système d’équations.

. Variation de l’induction le long de la coupe OX. REPRESENTATION GRAPHIQUE DES RESULTATS Evolution temporelle de l’induction magnétique source.CHAPITRE 7 ANALYSE DES RESULTATS 1.

(bmin = 0.00604 T. bmax = 0. bmax = 0. Champ d’induction b en z = 0.0154 T.0500 T).0254 m (t = 20 ms et maillage Mh3) .0563 T). (bmin = 0. .CAO des systèmes électriques Chapitre 7 : Analyse des résultats 115 Champ d’induction b en x = 0 et y = 0 (t = 20 ms et maillage Mh3) .

n ds .. Champ de densité de courant j en z = 0. niveau 1 = 1.28 106 A/m2). 2. (jmin = 3.1. EVALUATION DE GRANDEURS GLOBALES 2. dl ..89 105 A/m2. niveau 12 = 2. (jmin = 0. nombre de niveaux = 12.44 105 A/m2.89 105 A/m2). jmax = 2.46 106 A/m2.. écart entre niveaux = 1.27 106 A/m2.. à partir de la densité de courant : I = ∫ (i + j) . jmax = 2. CALCUL DES COURANTS . à partir de la loi d’Ampère : I = ∫ H .0230 m (t = 20 ms et maillage Mh3) .CAO des systèmes électriques Chapitre 7 : Analyse des résultats 116 Lignes d’isovaleurs de la densité de courant à la surface de la brique (t = 20 ms et maillage Mh3) .

n = (EΛH ). CALCUL DES INDUCTANCES . .. Cette propriété peut être utilisée pour calculer dans certaines conditions (pas de conversion électromécanique à l’intérieur de la surface..4. da) dv 0 A Cette intégrale s’étend à tous les volumes conducteurs.2.. on alimente cette bobine par un courant Ii et on détermine le flux total embrassé par la bobine. dl Pour calculer le coefficient de self-inductance d’une bobine i. On a donc : Φ t = Lii I i .. ds chaque _ spire = ∫ A . 2.n = ((E t + E n )Λ(H t + H n )). On a R. 2. db ) dv v∞ 0 B Cette intégrale doit s’étendre en principe jusqu’à l’infini.CAO des systèmes électriques Chapitre 7 : Analyse des résultats 117 Cette formulation est très efficace lorsque le champ magnétique tangentiel a été calculé.3. régime permanent) la puissance dissipée par effet Joule à l’intérieur d’un domaine. à partir du vecteur de Poynting Le flux du vecteur de Poynting R = E Λ H au travers d’une surface fermée est égal à la puissance électromagnétique qui traverse cette surface dans le sens de la normale positive. Notons que l’énergie magnétique emmagasinée dans les aimants permanents n’est pas prise en compte par cette formulation. on aura R = E* Λ H et le flux de ce vecteur au travers d'une surface fermée représente la puissance complexe qui traverse cette surface dans le sens de la normale positive..... à partir du flux embrassé : Le flux total embrassé par un conducteur peut s’évaluer par Φt = toutes _ les _ spires ∑ ∫ B .. 2. CALCUL DE L’ENERGIE MAGNETIQUE . à partir de la densité de courant : PJ = ∫ ρ i + j ds 2 . C’est également le cas en éléments frontières et en éléments d’arête en H. à partir du champ : Wm = ∫ ( ∫ H . CALCUL DES PERTES JOULE .n = (E t ΛH t ). à partir des courants et du potentiel vecteur Wm = ∫ conducteurs ( ∫ (i + j) .n En notations complexes. C’est par exemple le cas sur les frontières séparant deux domaines couplés..

CALCUL DES FORCES . CALCUL DES CAPACITES Lorsqu'on a un système de conducteurs chargés. on a 2W 1 Lii = 2m Wm = Lii I i2 Ii 2 Dans le cas de 2 bobines couplées. La formule complète est en fait : H2 F = ∫ rot HΛBdv − ∫ grad µ dv v v 2 . On a donc : Φ ti = Lij I j Rappelons que Lij = L ji ..6. à partir de l’énergie magnétique Dans le cas d’une bobine seule.5. 2. à partir de la loi de Laplace La force qui s’exerce sur un conducteur parcouru par un courant s’exprime par : F = ∫ (i + j) Λ B dv v Cette formule ne permet pas de calculer les forces dues aux aimants permanents ni à la variation de perméabilité..CAO des systèmes électriques Chapitre 7 : Analyse des résultats 118 Pour calculer le coefficient d’inductance mutuelle entre les bobines i et j. on a 1 1 ' Wm = Lii I i2 + L jj I 2 − Lij I i I j j 2 2 Dès lors : ' Wm − Wm Lij = 2I i I j 2.nds Si La matrice des capacitances s'évalue en calculant : Cij = Qi (Vk = 0∀k ≠ j . on peut écrire pour le conducteur i : Qi = ∑ Cij V j j =1 N La charge s'évalue en intégrant sur la surface extérieure du conducteur la composante normale du déplacement : Qi = ∫ D.. on alimente la bobine j par un courant Ij et on détermine le flux total embrassé par la bobine i. V j = 1) . on obtient 1 1 Wm = Lii I i2 + L jj I 2 + Lij I i I j j 2 2 En inversant le sens du courant dans une des bobines. ..

dl . i=cst F. v v 2 .. à partir du tenseur de Maxwell Nous avons vu que la force magnétique totale s'exerçant sur un volume v a pour expression : H2 F = ∫ rot HΛBdv − ∫ grad µ dv . Ψ ) ) dWmag = idΨ − dWc Ψ+δΨ Ψ A D B C E d’où F i ⎛ dW ⎞ F=⎜ c⎟ ⎝ dl ⎠i=cst où Wc désigne la coénergie du système.... dl e On peut écrire : Comme et soit e i dt = dWmag + dWméc = dWmag + F .CAO des systèmes électriques Chapitre 7 : Analyse des résultats 119 . l’énergie et la coénergie ont la même valeur : 1 Wmag = Wc = L I 2 2 . à partir des travaux virtuels On suppose les courants constants et une faible variation de la géométrie dans la direction où on souhaite évaluer la force. Notons qu’en régime linéaire. Ψ + dΨ ) ) − (i (Ψ ) − Wc (i. e= dΨ dt dWmag = ABE − DCE = (i (Ψ + dΨ ) − Wc (i.

CAO des systèmes électriques Chapitre 7 : Analyse des résultats 120 On montre que cette force peut également se mettre sous la forme d'une intégrale de surface : F = ∫ T . n ds s avec 1 2 ⎡ ⎤ HxH y HxHz ⎢H x H x − 2 H ⎥ ⎢ ⎥ 1 HyHx HyHy − H 2 H yHz T = µ⎢ ⎥ 2 ⎢ ⎥ 1 2⎥ ⎢ HzHx HzH y HzHz − H ⎢ ⎥ 2 ⎣ ⎦ Les densités normale et tangentielles de force valent donc 1 2 Fn = µ ( H n − H 2 ) n 2 Ft = µ H n H t Notons que l’intégrale de la force ne fournit pas d’information sur le point d’application de celle-ci .

CHAPITRE 8 CONCEPTION DES DISPOSITIFS ELECTROTECHNIQUES STATIQUES.1) l 3π l k k k= (2a / l )2 2 1 + (2a / l ) K (k ) et E (k ) sont des fonctions elliptiques de première et de seconde espèce : .1 L = µ0 π n 2 a 2 l Φ ( où Φ( 2a ) l 2a 4 2a 2k 2 − 1 1− k 2 )= { 3 E (k ) + 3 K (k )} (figure 8. BOBINE D’INDUCTANCE A AIR L’inductance d’une bobine de rayon moyen a et de longueur l comportant n spires par mètre est donnée par la formule suivante : Figure 8. 1.

Ta la température ambiante et h le coefficient d’échange (souvent voisin de 5 watts/m2°K) Remarques: • Lors du dimensionnement. Dans le cas de convection naturelle et en régime permanent. 2 da • Si les dimensions des conducteurs sont du même ordre de grandeur ou supérieures à la profondeur de pénétration. Dans ces conditions. Tc la température du conducteur.CAO des systèmes électriques Chapitre 8 : Dispositifs électriques statiques 122 K (k ) = ∫ E (k ) = ∫ π /2 dφ (1 − k 2 sin 2 φ (1 − k 2 sin 2 φ dφ 0 π /2 0 Cette formule donne des résultats précis. Le cas échéant. se pose la question de définir correctement le rayon a et de tenir compte de l’effet pelliculaire. Lorsque plusieurs couches de conducteurs sont superposées et/ou lorsque les conducteurs ont une section importante. • Les efforts doivent également être pris en compte. l’effet pelliculaire doit être pris en considération. . La section du conducteur est déterminée en se basant sur les 2 critères suivants : ωL l =ρ • Le facteur de qualité Q désiré : R = Q s • Les échauffements admissible : La chaleur produite par les pertes Joule P = R I 2 = ρ j 2 l s doit pouvoir être évacuée. il faut prévoir un calage efficace des conducteurs. la formule précédente constitue un bon point de départ et la modélisation permet d’affiner le modèle. il faut prévoir l’isolation entre spires . L’effort tendant à allonger la bobine a pour expression : I 2 dL 2 dl et l’effort tendant à augmenter le diamètre de la bobine vaut F= I 2 dL F= . on peut écrire P = h Se (Tc − Ta ) où Se est la surface d’échange.

2 0.2 Les courants de Foucault sont également responsables d’une réduction de la valeur de l’induction magnétique qui peut être évaluée par : B ( e) δ = 2 B(e = 0) e ch(e / δ ) − cos (e / δ ) ch(e / δ ) + cos(e / δ ) .4 et 1.25 0. • Les pertes par hystérésis (par unité de masse) sont données par les fabricants.7. les formules du paragraphe précédent ne sont plus valables.15 0. • Les pertes par courants de Foucault (par unité de volume) dans les matériaux ferromagnétiques feuilletés sont données par la formule : pF = π 2 f 2e 2 2 e ρ Bmax F ( ) avec δ = 2ρ δ π f µ si f désigne la fréquence. On peut approximativement les écrire sous la forme : ν pH = k H f B où f désigne la fréquence et ν est le coefficient de Steinmetz compris entre 1. e l’épaisseur des tôles.1 0.35 0. il faut penser aux pertes dans le circuit magnétique.3 F(e/delta) 0. Si la bobine est destinée à être utilisée en régime variable.CAO des systèmes électriques Chapitre 8 : Dispositifs électriques statiques 123 2.4 0.05 0 0 2 4 e/delta 6 8 Figure 8. BOBINE COMPORTANT UN CIRCUIT MAGNETIQUE Dans ce cas. δ la profondeur de pénétration et ρ la résistivité du matériau et δ sh(e / δ ) − sin (e / δ ) e F( ) = δ e ch(e / δ ) − cos(e / δ ) NOTE : e e 1 F ( ) ≈ pour < 1 δ δ 3 e δ e F ( ) ≈ pour > 4 e δ δ 0.

on évalue la réluctance ℜ du circuit magnétique vue depuis la bobine et on réalise un premier dimensionnement sur base de la formule suivante : N2 ℜ où N désigne le nombre de spires. BOBINE COMPORTANT UN CIRCUIT MAGNETIQUE A PETIT ENTREFER OU SANS ENTREFER Dans ces conditions. La section du conducteur s’évaluera selon les mêmes critères que dans le cas précédent.4 0.8 B(e)/B(0) 0.CAO des systèmes électriques Chapitre 8 : Dispositifs électriques statiques 124 1 0.1.3 T : 20 W/kg à 10 kHz et 1kW/kg à 100 kHz 2.2 0 0 1 2 3 e/delta 4 5 6 Figure 8. L= .6 0.3 Pour les ferrites (3C90) : δ soit pour Bmax = 0.

4 Notes • On se rappellera que la réluctance de circuits magnétiques comprenant des matériaux ferromagnétiques dépend du niveau de saturation atteint. • La section du fil à utiliser se calculera comme pour une bobine à air en tenant compte des conditions particulières d’évacuation de la chaleur. Pour réduire l’entrefer effectif. • Il ne faut pas oublier les entrefers « parasites » (d’air à la jointure entre pièces différentes du circuit magnétique).1 mm présente la même réluctance qu’un mètre de matériau magnétique (µ=10000). • En première approximation. Retenons qu’un entrefer de 0. on utilise des techniques spéciales pour réaliser les joints entre les tôles (voir figure 8. on peut négliger le flux de fuite qui est en principe beaucoup plus faible que le flux principal.5) .CAO des systèmes électriques Chapitre 8 : Dispositifs électriques statiques 125 Figure 8.

les données de base d’un transformateur sont sa fréquence. En général. 3.5 2. on peut calculer la réluctance des différents tubes d’induction obtenus par la formule suivante : 1 l ℜ= µ0 s et tenir compte du fait qu’ils sont en parallèle. TRANSFORMATEUR D’une manière générale. le transformateur sera dimensionné de telle sorte qu’il ait une impédance suffisamment élevée à vide (impédance magnétisante) et une impédance de courtcircuit (due aux flux de fuite principalement) donnée. 4. INDUCTANCES SATURABLE Ces bobines sont dimensionnées de telle sorte qu’elles présentent une grande impédance lorsque le courant qui les traverse est faible (matériau magnétique non saturé) et une impédance faible pour de grands courants (matériau magnétique saturé). BOBINE COMPORTANT UN CIRCUIT MAGNETIQUE A GRAND ENTREFER Dans le cas d’un grand entrefer. généralement (mais pas toujours) faible.CAO des systèmes électriques Chapitre 8 : Dispositifs électriques statiques 126 Figure 8. quelques calculs de champ exploratoires ou l’expérience peuvent guider le concepteur pour un premier dimensionnement. Si on y parvient. la difficulté consiste à évaluer l’allure des lignes d’induction dans cet entrefer. Si cette évaluation n’est pas réalisable. Les courants nominaux sont ainsi connus car : .2. ses tensions nominales et sa puissance apparente.

1 Transformateurs basse fréquence         4. Le circuit magnétique peut avoir différentes formes.2.CAO des systèmes électriques Chapitre 8 : Dispositifs électriques statiques 127 PN = U N 1I N 1 = U N 2 I N 2 4.1.2.2.1 Transformateurs haute fréquence Le matériau magnétique est généralement de la ferrite. . CIRCUITS MAGNETIQUES MONOPHASES 4. SCHEMA EQUIVALENT R1 I1 j X1 Im U 1 E1 j Xm U 2 ' R2 ' I2 ' j X2 ' 4.

CAO des systèmes électriques

Chapitre 8 : Dispositifs électriques statiques

128

4.3. CIRCUITS MAGNETIQUES TRIPHASES

B? B> B=

= =

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4.4. FORMULES ET REGLES DE BONNE PRATIQUE :

Force électromotrice ω ω U1 U 2 E1 E2 ≈ ≈ ≈ ≈ k n S n Bmax ≈ Ae Bmax n1 n2 n1 n2 2 2 avec ω = 2 π f
Sn kn

section brute du noyau coefficient d’utilisation du noyau (+/- 0,9)

CAO des systèmes électriques

Chapitre 8 : Dispositifs électriques statiques

129

Ae Bmax

section nette induction maximum dans le noyau, limitée par la saturation (1,1 à 1,9 Tesla selon la qualité des tôles et les performances désirées ; 0,3 à 0.4 tesla pour les ferrites)

Pertes magnétiques (hystérésis et courants de Foucault) Pfer = Vfer δ fer pfer avec Vfer δfer pfer volume de l’acier constituant le circuit magnétique masse spécifique des tôles magnétiques (7.500 kg/m3) pertes fer spécifiques (0,6 à 1,3 W/kg selon la qualité des tôles) En réalité cette valeur dépend de l’induction dans le noyau Pour les ferrites (voir plus haut)

Pertes Joule : PJ = ρqδ l m1n1I1 + l m 2 n2 I 2

(

)

avec

ρ

résistivité du cuivre (1,785 10-8 Ωm à 20 °C, avec un coefficient de température égal à 3,8 10-3). δ densité de courant dans les conducteurs (1.5 A/mm² si pas de ventilation à 3 A/mm² si refroidissement forcé) q nombre de phases l m1 , lm2 longueur moyenne d’une spire primaire, secondaire s1 , s2 section des conducteurs primaires, secondaires

• • •

Lorsque le rendement du transformateur est maximum, les pertes joules et magnétiques sont égales. h L’élancement du noyau λ = n est généralement compris entre 2 et 4 (hn est la Sn hauteur du noyau et Sn sa section). La résistance des bobinages est souvent référencée par rapport à l’impédance du base du transformateur : U R1 = k R1 N 1 I N1 R2 = k R 2 UN2 IN2

k R1 et k R 2 sont généralement compris entre 0.5 et 2%

U N 1 , I N 1 , U N 2 , I N 2 sont les tension et courants nominaux • Le bobinage basse tension sera placé près du noyau. Les bobinages seront isolés par rapport au noyau ainsi qu’entre eux au moyen d’isolants (cartons, films plastiques ...). En première approximation , on pourra adopter pour l’épaisseur d’isolant la formule suivante : e is = (2 + U is / 5000)mm où U is est le niveau d’isolement souhaité.

CAO des systèmes électriques

Chapitre 8 : Dispositifs électriques statiques

130

Les conducteurs d’un même bobinage devront également être isolés entre eux (émaillage, ...). Il ne faut pas oublier de tenir compte du facteur de remplissage des bobinages ( de l’ordre de 0,6 en tenant compte de l’isolant pour des bobinages en fil rond). Self de magnétisation : Lµ = n2 = n 2 AL ℜ

4.5. CALCUL ET OPTIMISATION

Bobine 1

Bobine 2

hn

cn

lF

Pour fixer les idées, on va raisonner sur un transformateur monophasé cuirassé à section de noyau carrée. On suppose connus a priori : • La tension, le courant et la puissance apparente nominaux primaires ( U N1, I N1, S N1 = U N1 * I N1 ) • La tension nominale secondaire U N 2 • La fréquence Mode opératoire • On s’impose la valeur de la densité de courant δ (1.5 à 3 A/mm²), ce qui permet de calculer les sections de cuivre : I s1 = n1

δ

On se fixe la valeur moyenne de k R (0.01 par exemple, ce qui fixe l’importance des pertes joules) et on évalue la longueur moyenne des conducteurs du primaire à l’aide de la relation suivante : l U R1 = k R N 1 = ρ Cu ,1 on déduit l Cu ,1 I N1 s1 Dès lors : 4n1 (cn + lF ) = l Cu ,1 (1) NOTE : A ce stade, la quantité de cuivre du transfo est fixée car VCu = 2 * l Cu ,1 * s1

D’autre part, si kCu est le coefficient de remplissage de la fenêtre (0.6 par exemple) et λ l’élancement du noyau (entre 2 et 4), on aura : 2n s 2s lF cn = 1 (2) lF hn = lF cn λ = 1 1 kCu n1 λkCu Par ailleurs, à partir de la relation donnant la force électromotrice, on obtient

CAO des systèmes électriques Chapitre 8 : Dispositifs électriques statiques 131 2 n1cn = 2U N 1 (3) ω kn Bmax UN2 n n1 et s2 = 1 s1 U N1 n2 • • • • Les relations (1) à (3) permettent de déterminer les valeurs de n1 . cn et lF On détermine ensuite n2 = A ce moment. il est possible d’optimiser la quantité de matériau magnétique utilisée.7. on peut recalculer avec plus de précision les valeurs de R1 et de R2 On vérifiera : o La valeur coefficient de remplissage de la fenêtre kCu o L’échauffement du bobinage o L’échauffement du matériau magnétique En modifiant la valeur de l’élancement du noyau. • géométrie plane 2D • densité de courant uniforme dans les bobinages Soit longueur moyenne des spires de la bobine 1 • l m1 • • l m2 l0 longueur moyenne des spires de la bobine 2 longueur moyenne de l’espace situé entre les bobines hauteur des bobines • h . on a : 1 2hn + 2lF + 2.5cn 1 ε ℜ= + 2 2 µ cn µ0 cn où Notes : • • n12 où ℜ désigne la réluctance du ℜ µ est la perméabilité magnétique du matériau magnétique ε est la longueur cumulée des entrefers parasites la contribution des entrefers parasites n’est en général pas négligeable dans un transformateur bien dimensionné. la réactance magnétisante vaut entre 20 et 40 fois l’impédance de base du transformateur : U U 20 1 ≤ Xµ ≤ 40 1 I1 I1 4. EVALUATION DE LA REACTANCE MAGNETISANTE La réactance magnétisante (vue du côté 1) vaut X µ = ω circuit magnétique.6. EVALUATION DE LA REACTANCE DE FUITE Supposons que les enroulements soient concentriques (l’extension à d’autres types d’enroulements est aisée). • 4. Par ailleurs. hypothèses : • l’énergie du champ est confinée dans les bobinages et dans l’espace qui les sépare .

CAO des systèmes électriques Chapitre 8 : Dispositifs électriques statiques 132 • h H n I/h a1 e1 a2 e2 On aura dH n1 I1 = à l’intérieur du conducteur intérieur et dr h e1 dH nI = − 2 2 à l’intérieur du conducteur extérieur. Echauffement: le calcul se fera comme pour les bobines. En première approximation. .8. PARAMETRES SUPPLEMENTAIRES A CONSIDERER • • Résistance: lorsque les dimensions des conducteurs sont importantes. il faut tenir compte de l’effet pelliculaire. dr h e2 W= soit L= µh 1 L I 2 = 0 ∫ H 2 l dx 2 2 µ0 n12 ⎛ l m1 e1 + l m 2 e2 ⎜ h ⎝ 3 ⎞ + l 0 a2 ⎟ ⎠ 4. on calcule les pertes supplémentaires comme si les conducteurs se trouvaient dans une encoche ouverte (voir plus loin).

I 2 I1 I2 U2 Pour une densité de courant δ donnée. SUITE DES OPERATIONS Le recours au calcul de champ permet de préciser les différents paramètres importants : • courant magnétisant (amplitude et harmoniques) . h est la hauteur commune des 2 bobines . . • forces électrodynamiques et d’affiner le dimensionnement du transformateur. AUTOTRANSFORMATEUR I1 I1 I2 U1 I 1. Par ailleurs. On trouve aisément que : µ l ( n1 − n 2 ) 2 L= 0 ( e1 + e2 ) 3 h où l est la longueur moyenne d’un spire . Les efforts électrodynamiques peuvent être importants lors de la mise sous tension et il importe de les calculer et d’assurer un calage convenable des bobines .9. 4. la section totale de cuivre d’un transformateur (courant nominal I1. les différentes bobines placées sur une même colonne ont généralement la même longueur et sont centrées sur la hauteur de la colonne. • pertes joules et magnétiques . 5. on aura I I −I I n Satr = (n1 − n2) 1 + n 2 2 1 = 2 n1 1 (1 − 2 ) δ δ δ n1 Le gain sera donc d’autant plus important que le rapport de transformation sera proche de 1. • impédance de court-circuit . rapport de transformation n1/n2 et n1 > n2 ) est donnée par I I I Str = n1 1 + n 2 2 = 2 n1 1 δ δ δ Pour un autotransformateur. l’inductance de fuite de l’autotransformateur sera plus faible.CAO des systèmes électriques Chapitre 8 : Dispositifs électriques statiques 133 • Efforts électrodynamiques: pour limiter les efforts électrodynamiques.

CAO des systèmes électriques Chapitre 8 : Dispositifs électriques statiques 134 e1 et e2 sont les épaisseurs des 2 bobinages accolés. .

dans lesquels les moments magnétiques atomiques sont alignés parallèlement les uns aux autres.CHAPITRE 9 CONCEPTION DE DISPOSITIFS COMPORTANT DES AIMANTS PERMANENTS 1. INTRODUCTION Fig 1 Un aimant permanent est constitué d'un matériau ferromagnétique à large cycle d'hystérésis. Un aimant permanent doit être stable (insensibilité aux chocs. de cobalt et de nickel présentent un cycle d'hystérésis. celle de ferromagnétisme est liée à la création de domaines magnétiques d'un seul tenant. Si la plupart des alliages de fer. Si la notion de dipôle magnétique est associée au spin de l'électron. les domaines de Weiss. Ces domaines sont séparés entre eux par des zones . aux cycles thermiques et au viellissement) et présenter de bonnes caractéristiques mécaniques. les matériaux à large cycle sont beaucoup plus rares. La physique des matériaux permet de lier les caractéristiques des aimants permanents aux phénomènes atomiques et corpusculaires.

dites parois de Bloch. LA DROITE DE RECUL Partant d'un point de la caractéristique principale (Q sur la figure 3). Le point de fonctionnement d’un aimant permanent dépend donc de la valeur minimale atteinte par l’induction dans l’aimant après sa magnétisation initiale. ce phénomène doit être pris en considération. Si. Note : dans la réalité. fig 2 2. . Pour des fréquences importantes. la droite de retour présente également un phénomène d'hystérésis (figure 3b). appelée droite de recul. jusqu'à ce que le point de fonctionnement rejoigne la caractéristique principale. Le cycle magnétique de l’aimant permanent est caractérisé par : • l'induction rémanente Br qui correspondant à H = 0. partant du point Q l’induction diminue. • le champ coercitif Hc . CARACTERISTIQUE MAGNETIQUE La caractéristique magnétique d’un aimant permanent est représentée dans le second quadrant du plan B-H (fig 2). La caractéristique magnétique principale ou de désexcitation (fig 2) est obtenue à la suite d’une forte magnétisation du matériau (B et H positifs dans le 1er quadrant). 3. on constate qu'on quitte celle-ci lorsque l'induction augmente. Cette droite. qui correspond à une induction B = 0 . est également parcourue lors d’une diminution de l'induction. Br).CAO des systèmes électriques Chapitre 9 : Dispositifs à aimants permanents 136 de transition. • la perméabilité (∆B / ∆H ) qui a une valeur proche de 1. Le chemin suivi peut être approché par une droite qui est approximativement parallèle à la tangente de la caractéristique de désexcitation au point (O. l’état magnétique suit la caractéristique principale. C'est le comportement de celles-ci qui est responsable du phénomène de rémanence.

La droite Ba = f ( H a ) que nous venons de définir possède une pente inversement proportionnelle à la réluctance du circuit magnétique vu de l’aimant. H a de l’aimant se trouve donc à l’intersection de cette droite et de la droite de recul : Ba = µ a (H a − H0 ) (H 0 ≤ 0) Certains aimants. supposé sans flux de fuites. Elle est alors confondue avec l’ensemble des droites de recul. POINT DE FONCTIONNEMENT Considérons le dispositif de la figure suivante. S a (ℜ f + ℜe ) Ba = − H a ℜ désigne la réluctance d’un élément de circuit magnétique. de type ferrite ou samarium-cobalt (voir figure) présentent une caractéristique principale linéaire. Le point de fonctionnement Ba . f sont des structures en matériau magnétique à haute perméabilité et e est un entrefer.CAO des systèmes électriques Chapitre 9 : Dispositifs à aimants permanents 137 fig 3 4. Ha = − Ba Sa ⎛ l f BS l ⎞ ⎜ + e ⎟ = − a a (ℜ f + ℜe ) ⎜µ S ⎟ l a ⎝ f f µ0 Se ⎠ la la . a ul ec e r ed oit dr Br f f e H0 Hc point de fonctionnement fig 4 Loi d’Ampère : Conservation du flux : Dès lors : ou Ha l a + Hf lf + He l e = 0 Ba Sa = µ 0 He Se = µ f Hf Sf . . a est un aimant permanent.

dl = Sel e H e dBe + Se dl e Ba = µ a (H a − H0 ) H e Be + S f l f H f dB f + Sa l a H a dBa . L’énergie mécanique fournie servira : H B • à augmenter l’énergie magnétique contenue dans l’entrefer ( We = (S e l e ) e e ) de 2 dWe : HB dWe = Se l e H e dBe + Se dl e e e 2 • à augmenter l’énergie magnétique contenue dans le matériau magnétique de dWf : dW f = S f l f H f dB f • à augmenter l’énergie magnétique de l’aimant de dWa : dWa = S a l a H a dBa D’où F. Comme Ba Sa = BeSe = Bf Sf = Φ . FORCE PORTANTE Supposons que l’on écarte légèrement les deux extrémités de l’entrefer d’un dispositif comprenant un aimant permanent. SCHEMA EQUIVALENT D’UN CIRCUIT COMPORTANT UN AIMANT PERMANENT Comme et on peut écrire : ou où Ha l a + Hf lf + He l e = 0 Ba S a = µ0 H e Se = µ f H f S f = Φ Ba = µ a (H a − H0 ). On en déduit le schéma équivalent suivant : Fa Br l recu e de droit Ra F Rf/2 Re fig 5 Rf/2 H0 Hc 6. H 0l a + Ba S a lf la l la + Bf S f + Be Se e = 0 µa Sa µf Sf µ0 Se MAGNETIQUE Fa = Φℜ f + Φℜ e + Φℜ a Fa = − H 0l a désigne la force magnétomotrice. 2 Sa dBa = Se dBe = Sf dBf = dΦ .CAO des systèmes électriques Chapitre 9 : Dispositifs à aimants permanents 138 5.

dl = (ℜ e + ℜ f + ℜ a )Φ dΦ + Puisque Φ2 dℜ e − Fa dΦ 2 Fa = (ℜ e + ℜ f + ℜ a ) Φ (cfr schéma équivalent). MODELISATION DES AIMANTS. S’il est relativement facile de déterminer les flux de fuite associés aux parties du circuit magnétique ayant une grande perméabilité.dl = L’énergie fournie pour augmenter la taille de l’entrefer de l’aimant est égale à l’énergie magnétique contenue dans le supplément d’entrefer. 2 2µ0 on peut écrire F.1 et 3. . 7. Considérons l’aimant représenté que la figure 6.dl = l le l dl Φ 2 Φ dΦ + e + f Φ dΦ + a Φ dΦ + l a H 0 dΦ µe Se µe Se 2 µ f S f µa Sa F. B2 Φ2 dℜe = e Se dl e . (ℜe + ℜ f + ℜa )2 e F.dl = 1 Fa2 H dB dℜe = − Fa dΦ = va 0 a 2 2 2 2(ℜe + ℜ f + ℜa ) F. Comme on a aussi d’où Φ= Fa Fa = ℜ ℜe + ℜ f + ℜ a dΦ = − Fa dℜ . On lui associe le coefficient de fuite σ tel que flux circulant dans l' aimant Φ σ= a = ≥1 Φu flux utile En pratique. d’une part la perméabilité de l’aimant est faible et d’autre part la distribution locale des domaines de Weiss sur les bords des aimants est déterminante quant à la répartition spatiale des lignes de fuite. ce coefficient est généralement compris entre 1.dl = va H 0 dBa 2 La force portante d’un aimant est donc proportionnelle au volume de l’aimant ainsi qu’au champ coercitif.CAO des systèmes électriques Chapitre 9 : Dispositifs à aimants permanents 139 on a soit F. les flux de fuite directement associés à l'aimant sont plus délicats à évaluer. En effet.

Aδ représente la section de l’entrefer. c. fig 7 . Les autres paramètres sont définis sur les figures. Elles concordent avec une précision de ± 10% avec les valeurs réelles dans la plupart des cas pratiques. b.CAO des systèmes électriques Chapitre 9 : Dispositifs à aimants permanents 140 fig 6 RELATIONS APPROCHEES Les expressions du facteur de fuite qui suivent sont connues sous le nom de relations de Maynard et Tenzer. Les pa pb et pc désignent les périmètres de la section droite des éléments de longueur a.

CAO des systèmes électriques Chapitre 9 : Dispositifs à aimants permanents 141 fig 8 fig 9 fig 10 .

. on a : Ba S a = Be Se = B f S f et l e H e + l f H f + l a H a = 0 Dès lors ve H B H e Be ⎛ ⎜+ vf f f ⎜ 2 ⎝ 2 ⎞ H B H B ⎟= − v a a a ≈ v e e e . .CAO des systèmes électriques Chapitre 9 : Dispositifs à aimants permanents 142 fig 11 8.. C’est le cas des fermetures magnétiques de porte. des moteurs pas à pas. .. 9. l’aimant fonctionne avec un circuit magnétique déformable. OPTIMISATION DU VOLUME DE L’AIMANT fig 12 En négligeant le flux de fuite de l’aimant. CIRCUITS MAGNETIQUES DEFORMABLES Dans beaucoup d’applications. ⎟ 2 2 ⎠ Le volume minimum d’aimant nécessaire pour accumuler une certaine énergie magnétique dans l’entrefer s’obtient pour le maximum du module du produit Ha Ba .

dl = va H 0 dBa 2 (B − BM )H 0 v d’où Wmec = N a. L’énergie mécanique développée pour passer du point M au point N peut se calculer à partir de l’expression vue plus haut (§ 6) 1 dWmec = F. Le point N correspond à l’entrefer maximum et le point M à l’entrefer minimum. Le point de fonctionnement se situe sur la droite de recul SB0 (figure 14). Le point S correspond au niveau d’induction minimum atteint lors des opérations antérieures (montage par exemple).CAO des systèmes électriques Chapitre 9 : Dispositifs à aimants permanents 143 aimant acier fig 13 fig 14 Considérons par exemple le cas d’une fermeture magnétique (figure 13). 2 .

.

Par ailleurs. La distance τ d séparant les axes de deux encoches successives est appelée pas de denture et vaut : 2 πρ I τ τd = = . Par conséquent. si ρ I désigne le rayon de la machine et si celle-ci comporte 2p pôles. BOBINAGE ET FORCE ELECTROMOTRICE Les conducteurs sont logés dans des encoches (figure 1). • fréquence d’alimentation f . un seul conducteur a été dessiné dans chaque encoche. 2 p p Soit q le nombre de phases et m le nombre d'encoches par pôle et par phase. Afin de ne pas surcharger le dessin. séparant les axes de deux pôles magnétiques successifs de polarité différente. 2p q m q m Dans chaque encoche sont logés n a conducteurs identiques. on dispose a priori des données suivantes : • puissance utile Pu. q = 3. La figure 2 représente une vue développée de cet enroulement. ces encoches sont soumises à des efforts non négligeables. Lors de la conception. La figure 1 montre la disposition des conducteurs d'un bobinage statorique triphasé tétrapolaire comportant deux encoches par pôle et par phase (p = 2. on a : 2 π ρI π ρI τ= = . . Par définition. mesurée à la périphérie de l'entrefer. il faut songer que les dents situées entre les encoches doivent véhiculer tout le flux traversant l’entrefer.1. Le bobinage comporte alors 2 pm q encoches identiques réparties uniformément à la périphérie de l'entrefer.CHAPITRE 10 CONCEPTION DES MACHINES ELECTRIQUES TOURNANTES 1. • vitesse synchrone ωs = ω / p = 2πf / p . • tension nominale par phase V = U (couplage triangle) ou V =U / 3 (couplage étoile). le pas polaire τ est la distance. CALCUL DU STATOR D’UNE MACHINE TRIPHASEE En général. m = 2). 1.

L'ensemble de ces conducteurs ainsi que leurs interconnexions constituent la première phase du bobinage. 2(p − 1) τ de la première encoche. également identique à la première..CAO des systèmes électriques Chapitre 10 : Moteurs électriques 146 dent entrefer µ = µ0 τ rotor µ >> τ stator µ >> fig 1 τ τd 1 1 3' 3' 2 2 1' 1' 3 3 2' 2' 1 1 m=2 p=2 q=3 τ τ τ µ >> 3' 3' 2 2 1' 1' 3 3 2' 2' 1 µ = µ0 2 τ/3 2 τ/3 m=2 p=2 q=3 Fig 2. L’encoche distante d’un pas polaire τ de la première encoche. la disposition précédente (m encoches parcourues dans un sens. cette encoche soit parcourue dans le sens indiqué sur la figure (du recto vers le verso de la feuille). La troisième phase. S'il y a plusieurs paires de pôles. ainsi que les (m-1) encoches suivantes. Le nombre total de conducteurs logés dans les encoches est égal à : n = 2 pqmna Supposons que l'encoche située à l'extrême gauche de la figure 2 constitue le départ de la première phase et qu’en suivant le bobinage. La seconde phase est identique à la première. Comme la première encoche... font également partie de la première phase.. m encoches parcourues en sens contraire) est répétée à des distances 2 τ .. 4 τ . les (m-1) encoches suivantes font partie de la première phase et sont parcourues dans le même sens que la première. mais elles sont parcourues dans le sens contraire de l’encoche de départ. est décalée spatialement de 2τ / q par rapport à la seconde et ainsi de suite. . mais elle est décalée spatialement de 2 τ / q par rapport à la première.

mKdE π/qm E fig 4 D’une manière générale. Sur cette figure. • d est le nombre de dérivations d’une phase (conducteurs en parallèle). La figure 3 montre une vue développée d’un tel bobinage. • Kd est le facteur de bobinage. les parties de conducteurs situées dans les encoches sont représentées en traits épais. c’est-à-dire au niveau des têtes de bobines. D’autres types de bobinages sont présentés dans l’annexe A de ce chapitre. . Ils se distinguent néanmoins par la manière dont les conducteurs sont reliés entre eux en dehors des encoches. la force électromotrice totale développée aux bornes d’un enroulement vaut (figure 4): ω n E= K d K eΦ 2 2 qd sin Kd = m sin π 2q π 2qm ⎛ π y1 ⎞ K e = sin ⎜ ⎟ ⎝2 τ ⎠ • ω est la pulsation.CAO des systèmes électriques Chapitre 10 : Moteurs électriques 147 Tous les bobinages polyphasés à un étage sont réalisés de cette manière. 1 1 3' 3' 2 2 1' 1' 3 3 2' 2' 1 1 3' 3' 2 2 1' 1' 3 3 2' 2' P m=2 p=2 q=3 Q 1 2 3 3' 1' 2' Fig 3.

définissons la densité linéique (efficace) de courant : . le flux par pôle serait égal à 2 ⎛πx ⎞ Φ t = ∫ Be max sin ⎜ ⎟ L dx = Be max τ L π ⎝ τ ⎠ 0 τ En réalité.CAO des systèmes électriques Chapitre 10 : Moteurs électriques 148 • • • Φ est le flux d’induction magnétique par pôle τ est le pas polaire y1 / τ est l’embrassement relatif des sections du bobinage.2. On les déduit des considérations suivantes : Pu = q V I cos ϕ η Puissance utile : • • • • • • Pu : puissance utile ou puissance mécanique (watt) q : nombre de phases V : tension aux bornes d’une bobine I : courant dans une bobine cos ϕ : cosinus phi η : rendement V ≅E= n Kd Ke Φ 2 2 qd Tension aux bornes d’une phase ω • • • • n : nombre total de conducteurs périphériques du stator d : nombre de dérivations d’une phase Φ : flux par pôle dans l’entrefer sin Kd = m sin π 2q π 2qm • • • K e = sin π y1 2 τ m : nombre d’encoches par pôle et par phase y1 : largeur des sections (distance séparant des conducteurs aller des conducteurs retour) • τ : pas polaire Si l’induction était répartie sinusoïdalement le long de l’entrefer. on obtient : 2 2 Φ = α B e max τ λ π Par ailleurs. DIMENSIONS PRINCIPALES : RELATION DE FISHER-HINNEN Ce sont le diamètre D et la longueur L du stator. on a Φ =α 2 π Be max τ L avec α ≤ 1 L En introduisant le coefficient d’élancement du stator λ = τ . 1. égal à 1 dans le cas des bobinages à un étage.

CAO des systèmes électriques Chapitre 10 : Moteurs électriques 149 A= nI 2 pτ d La densité linéique de courant est une grandeur importante.7 (grosses machines) et 0.9 (petites machines) • λ est compris entre 1 à 1. si on I la densité de courant dans les conducteurs ( sc est la sc d section d’un conducteur) et par Se = Lτ 2 p la surface de l’entrefer. le rapport entre l’effet joule dissipé dans les encoches et la surface de l’entrefer vaut ρ A δ ( ρ résistivité des conducteurs. le rapport désigne par δ = entre les pertes Joule et la surface de l’entrefer vaut : PJ nρ L ⎛ I ⎞ nρLI 2 nI = =ρ δ = ρ Aδ ⎜ ⎟ = 2 Se Se s ⎝ d ⎠ 2 pτ d sd Lτ 2 p A partir des formules (encadrées) précédentes.84 2000 kW 96% 0.82 (750 tr/min) • K d K e ≅ 0.75 10 kW 87% 0. δ : densité de courant dans les conducteurs).7 1 kW 75% 0.5 (p=1) et 2. car elle conditionne l’échauffement du stator : en effet. 9 .87 Le cos ϕ décroît si la vitesse diminue : pour une machine de 10 kW. on obtient aisément la relation de FischerHinnen : 2 1 Pu τ3 = 4 α λ η cos ϕ Kd Ke A Be max p f 2 On en déduit : D = 2 pτ / π L = λτ Remarque π ⎛ 2 pτ ⎞ Le volume du rotor de la machine vaut V = D L = ⎜ ⎟ λτ . il varie de 0.5 (p=10) • η et cos ϕ sont donnés en première approximation par le tableau suivant Pu η cos ϕ (1500 tr/min) 100 W 55% 0. En effet.88 (3000 tr/min) à 0. soit 4 4⎝ π ⎠ 2 2 π V= 2 1 p Pu 4 π α η cos ϕ K d K e A Be max f Ordres de grandeur • α est compris entre 0.

plus la réactance de fuite est importante) Be max est compris entre 0. ENCOCHES τ L= τ λ D=2pτ/π Il y a intérêt à choisir un nombre d’encoches par pôle et par phase m élevé afin de réduire la réactance de fuite X1. A. Notons o les types a et b sont des encoches rectangulaires pour des bobinages à un ou deux étages (machines de grosse puissance) o les types c et d sont utilisés pour les rotors à cages o les types e et f sont dimensionnées de telle sorte que la largeur de la denture est constante (machines de faible puissance) o l’ouverture de l’encoche c et la valeur de h4 doivent être choisis pour limiter le flux de fuite d’encoche (c > 1. laquelle est en corrélation avec A.8 Tesla).5-1.CAO des systèmes électriques Chapitre 10 : Moteurs électriques 150 • • • A varie entre 250 et 400 A/cm pour des puissances croissantes (plus A est élevé. η. h4 < 0. λ. . car l’échauffement du stator dépend de A δ. Bemax. • En unités MKSA. le produit A δ est compris entre 10 1010 et 20 1010 selon l’efficacité de la ventilation.3. le pas de denture τd ne peut être trop faible • 8 à 25 mm en BT < τd < 40 à 50 mm en HT La largeur minimale de dent ld sera choisie de telle sorte que l’induction maximum dans les dents Bdmax ne soit pas trop élevée (1. cos φ.65 et 1 Wb/m2 (limité par la nécessité de limiter la saturation dans les dentures) τ doit être supérieur à 6 cm (pour avoir des dents suffisamment larges) et inférieur à 80 cm (pour limiter les forces centrifuges car la vitesse périphérique vaut v=2 f τ ) Algorithme : soient α. • δ est généralement compris entre 4 et 8 A/mm2. K. Pu calculer le pas polaire : la longueur du stator le diamètre intérieur du stator 1. Néanmoins. On a donc Bd max ld = Be maxτ d Le type d’encoche sera choisi correspondra à un des modèles représentés sur la figure 5.75 mm) Le nombre de conducteurs par encoche se déduit de la formule I n ce = A τ d d La section des conducteurs sc dépend de la densité de courant admissible.5 mm. f. p. q.

7 6000 2. dimensionner l’encoche .7 1000 1.3 500 0. Algorithme : • sachant que τ=q m τd.3 2000 1.3 4000 1. • déterminer m de telle sorte que τd soit acceptable • choisir le type d’encoche • choisir la largeur des dents ld • calculer nce • fixer δ de telle sorte que Aδ soit acceptable • calculer sc • en tenant compte des encombrements. il faut également tenir compte de l’isolant qui doit entourer chaque conducteur et du coefficient de remplissage.3 Pour le dimensionnement de l’encoche. L’épaisseur indicative de cet isolant est donnée par le tableau suivant U (volts) <500 e (mm) 0.CAO des systèmes électriques Chapitre 10 : Moteurs électriques 151 fig 5 L’intérieur de l’encoche doit être tapissé d’un isolant afin de protéger électriquement et mécaniquement les conducteurs. Les conducteurs sont maintenus dans l’encoche grâce à une cale en bakélite de 2 à 5 mm d’épaisseur (selon la largeur de l’encoche).

CAO des systèmes électriques Chapitre 10 : Moteurs électriques 152 1. NOYAU Le flux produit se referme sous les encoches et vaut Φ/2. EVALUATION DE LA RESISTANCE DES BOBINAGES Pour calculer la résistance d’une phase. • l’inductance de fuite des têtes de dents : représente la partie du flux produit par les conducteurs qui se referme dans l’entrefer sans atteindre l’autre côté de celui-ci. il en résulte qu’une partie de ce flux traverse l’entrefer mais ne produit pas de force électromotrice dans les bobinages situés de l’autre côté de l’entrefer L’inductance de fuite totale est la somme de ces quatre termes : λ = λtd + λtb + λd L’annexe C de ce chapitre fournit des indications relatives à l’évaluation des inductances de fuite. il faut tenir compte de l’effet pelliculaire (voir annexe B de ce chapitre).5.L ) 10 (longueurs exprimées en m) 1.4 T. • l’inductance de fuite des têtes de bobines : elle représente le flux entourant les conducteurs situés aux extrémités du bobinage et servant à relier les encoches entre elles (voir annexe) • l’inductance de fuite de dispersion différentielle : le flux produit par un bobinage n’est pas sinusoïdal et il comporte des harmoniques spatiaux. 1. L’induction maximum dans le noyau Bnmax sera limitée à 1.2 à 1. Si les dimensions des conducteurs ne sont pas négligeables vis-àvis de la profondeur de pénétration. on peut adopter comme première approximation : −3 δ entrefer = (0. il faut évaluer la longueur des conducteurs en tenant compte des têtes de bobine. On distingue : • l’inductance de fuite d’encoche : elle résulte du fait qu’une partie du flux produit par les conducteurs situés dans une encoche n’entre pas dans l’entrefer (voir annexe). Cette inductance de fuite est influencée par l’effet pelliculaire qui peut naître dans les conducteurs de l’encoche. Elle est souvent négligeable . ENTREFER Pour les moteurs asynchrones. en tenant compte que le stator et le rotor ne peuvent entrer en contact . EVALUATION DE L’INDUCTANCE DE FUITE DES BOBINAGES L’inductance de fuite d’un bobinage représente la partie du flux produit par ce bobinage et qui n’influence pas les bobinages situés de l’autre côté de l’entrefer. .7.6.4.2 + D. En pratique. l’épaisseur de l’entrefer sera choisie le plus faible possible. 1.

9 q1 E1 I1 avec et on obtient : avec E1 = E2 = n1 K1 Φ 2 2 q1 d1 ω ω 2 2 I I 2 = 0. • R’2 = R2 / τ2 X’2 = X2 / τ2 I’2 = τ I2 E1 K1n1d 2 3. • à vide : U2I2 ≈ 0. les barres sont court-circuitées par des anneaux de court-circuit. • pour éviter des points morts au démarrage. on choisit N2 pair et N 2 ≅ 0. Evaluation du courant dans une barre Sachant que N 2 E2 I 2 ≅ 0. τ τ= d1 N 2 n1K1 Dans l’anneau. La densité de courant admissible est de l’ordre de 3 à 6 A/mm2. En pratique. Aux deux extrémités. • les résistance R2 et la réactance de fuite X2 se calculent comme pour le stator.9 U1I1. CALCUL DU ROTOR D’UN MOTEUR ASYNCHRONE A ROTOR BOBINE Le calcul du rotor s’effectue comme celui du stator en tenant compte des remarques suivantes : • le nombre de pôles et de phases rotoriques sont identiques à ceux du stator. le courant vaut I2 Ia = πp 2 sin N2 . 9 N 1 ( N1 = 2p m1 q1 est le nombre d’encoches statoriques). • la tension rotorique est choisie inférieure à 220 V pour les petites et moyennes puissances afin de faciliter l’isolement. • le rotor est couplé en étoile (pour éviter les courants homopolaires). CALCUL DU ROTOR D’UN MOTEUR ASYNCHRONE A SIMPLE CAGE Les encoches sont généralement de forme circulaire ou telles que la denture soit de section constante: Le nombre de barres N2 sera choisi de telle sorte qu’il n’y ait pas de points morts dans le couple. Les barres de cuivre ou d’aluminium sont logées dans des encoches sans isolation intermédiaire. E Knd τ = 2 = 2 2 1.CAO des systèmes électriques Chapitre 10 : Moteurs électriques 153 2.9 1 Φ. m2 est choisi premier avec m1 et le plus grand possible en maintenant τd compris entre 15 et 30 mm.

on peut considérer que la résistance est celle d’une barre de même largeur et de hauteur égale à 1 cm (pour 50 Hz).CAO des systèmes électriques Chapitre 10 : Moteurs électriques 154 car I 2 = I a − I a e j 2πp / N 2 = 2 I a sin (πp / N 2 ) (voir figure 6) I2 Ia Iae j2πp/N2 fig 6 4. • Au démarrage. on peut admettre en première approximation qu’entre la vitesse de synchronisme et le glissement correspondant au couple maximum. on répartit la résistance de barre et d’anneau entre les 2 cages de la manière suivante : 80 % pour la cage extérieure et 20 % pour la cage intérieure. CALCUL DU ROTOR ENCOCHES PROFONDES D’UN MOTEUR ASYNCHRONE A Dans ces moteurs. Dans les mêmes conditions. le courant est quasiment réparti uniformément dans la barre. l’inductance de fuite d’encoche est approximativement celle d’une barre de 1.5 cm de hauteur (50 Hz) parcourue par un courant uniforme. 5. • Ensuite. CALCUL DU ROTOR D’UN MOTEUR ASYNCHRONE A DOUBLE CAGE La figure 7 montre les configurations les plus fréquentes. La cage extérieure. Pour le calcul. . de telle sorte que c’est elle qui prédomine lorsque le glissement est faible. La réactance de fuite de la cage intérieure est élevée et sa résistance faible. Les 2 cages sont distantes de 10 à 20 mm. les encoches rotoriques sont allongées (type c voir figure 5). la cage extérieure intervient pratiquement seule. Au démarrage (g=1). dont la résistance est élevée et la réactance faible intervient au démarrage. Les calculs s’effectuent de la manière suivante : • On effectue un premier calcul de N2 et de la section des barres sb et de l’anneau sa comme pour une simple cage. tandis qu’à la vitesse de synchronisme. c’est principalement la cage intérieure qui travaille.

CALCUL DU ROTOR D’UN MOTEUR A RELUCTANCE VARIABLE La figure 8 représente un tel moteur comportant 4 pôles. Fig 8 L’expression générale du couple est : 2 pq ⎛ U ⎞ Ld − Lq C= sin 2δ int ⎜ ⎟ 2 ⎝ ω ⎠ Lq Ld avec q p U Ld nombre de phases statoriques nombre de paires de pôles tension d’alimentation du stator inductance directe de la machine inductance transversale de la machine angle interne de la machine (angle entre l’axe du champ statorique et l’axe magnétique du rotor divisé par la nombre de paires de pôles) Lq δ int .CAO des systèmes électriques Chapitre 10 : Moteurs électriques 155 fig 7 6.

= > Fig 9 Dans le cas d’un bobinage triphasé.b) (a) (b) Ld Lq 2 IM B2 =∫ dv 4 2µ0 2 IM B2 =∫ dv 4 2µ0 • • I M est la valeur de crête des courants triphasés circulant dans les bobinages l’intégrale de la densité d’énergie magnétique s’effectue en principe sur tout l’espace. CALCUL DU ROTOR D’UN MOTEUR A AIMANTS PERMANENTS L’expression générale du couple est : ⎛ UE C = pq⎜ 2v ⎜ω ⎝ avec q p U Ld 2 ⎞ 1 1 ⎛ U ⎞ Ld − Lq sin δ int + ⎜ ⎟ sin 2δ int ⎟ ⎟ Ld 2 ⎝ ω ⎠ Lq Ld ⎠ nombre de phases statoriques nombre de paires de pôles tension d’alimentation du stator inductance directe de la machine inductance transversale de la machine force électromotrice induite par les aimants Lq Ev .CAO des systèmes électriques Chapitre 10 : Moteurs électriques 156 . mais les contributions des éléments suivants sont généralement négligeables : o l’espace extérieur au moteur o les circuits magnétiques. on pourra évaluer les valeurs de Ld et Lq à partir du calcul de l’énergie magnétique emmagasinée dans le cas où l’axe magnétique correspond à celui du flux (fig 9.a pour une machine bipolaire) et dans le cas où l’axe magnétique est orthogonal à celui du flux (fig 9. . 7.

l’entrefer effectif selon l’axe d peut être supérieur à celui de l’axe q. Alors X d < X q et le couple a l’allure indiquée sur la figure 10. la valeur moyenne de l’induction dans l’entrefer varie de 0. A faible vitesse.3 à 0. la machine ne possède pas de point de fonctionnement stable au voisinage de δ int = 0 . il résulte que la largeur de l’entrefer est augmentée fictivement de h / µ a ou h est l’épaisseur de l’aimant et µ a sa perméabilité relative. Cette cage permet d’une part le démarrage autonome de la machine et d’autre part elle protège les aimants permanents contre la désaimantation pendant la phase de démarrage. Ce phénomène détériore les performances de ce type de moteur au démarrage. à côté du couple asynchrone engendré par la cage. Dans certains cas. Selon le matériau utilisé pour réaliser les aimants. Lors du dimensionnement du moteur. l’état magnétique de l’aimant demeure sur la droite de recul (figure 12). N S S N N S N S S N N S N S S N N S .7 Tesla. Les moteurs synchrones à aimants permanents possèdent généralement une cage rotorique. Il en résulte un meilleur rendement du moteur vu l’absence de pertes joules rotoriques. il faut s’assurer que dans tous les cas de fonctionnement. le moteur possède un couple de freinage. Différentes possibilités existent quant à la disposition des aimants sur le rotor (voir figure 10). du moins lorsque les aimants se trouvent à l’intérieur de la cage. dû au fait que les bobinages statoriques court-circuitent la force électromotrice engendrée par la rotation des aimants permanents. Du fait de la très faible perméabilité des aimants permanents.CAO des systèmes électriques Chapitre 10 : Moteurs électriques 157 δ int angle interne de la machine (angle entre l’axe du champ statorique et l’axe magnétique du rotor divisé par le nombre de paires de pôles) N S N S S N (a) (b) Fig 10 (c) Le bobinage rotorique des moteurs synchrones peut être remplacé par des aimants permanents. Dans ce cas.

.37 0.9 1.CAO des systèmes électriques Chapitre 10 : Moteurs électriques 158 C -p -p/2 p /2 p d int Fig 11 B  droite de recul  H Fig 12 Le tableau suivant indique quelques caractéristiques d’aimants permanents : (BH)max (kJ/m3) Alnico Ferrite SmCo5 Sm(0.5)Co5 Sm2Co17 Nd2Fe14B Re2Fe14 40 26 160 200 200 250 238 Br (T) 1.5)Pr(0.0 1. il faut cependant tenir compte de leur prix plus élevé et du fait que leurs propriétés magnétiques se dégradent plus rapidement lorsque la température de fonctionnement augmente (voir tableau suivant).2 0.12 1.13 Hc (kA/m) 52 240 660 800 730 775 835 Si les aimants comprenant des terres rares paraissent plus intéressants que ceux au SamariumCobalt.025 1.

MOTEURS PAS A PAS Les moteurs pas à pas font partie de la famille des moteurs à réluctance variable et/ou à aimants permanents.3 -0.1.03 -0. MOTEUR RELUCTANT MULTICIRCUITS Ces moteurs comportent plusieurs circuits statoriques indépendants (un par phase) . Les trois parties du stator sont décalées l’une par rapport à l’autre d’un angle α p = α r / q où q désigne le nombre de phases. L’expression générale du couple est : 2 ⎛ UEv 1 δ 1 ⎛ U ⎞ Ld − Lq 2δ ⎞ ⎜ ⎟ + ⎜ ⎟ sin sin C=K ⎜ ω 2 Ld α p 2 ⎝ ω ⎠ Lq Ld βp ⎟ ⎝ ⎠ U tension d’alimentation du stator Ev force électromotrice induite par les aimants éventuels Ld inductance directe de la machine (réluctance minimale) avec Lq inductance transversale de la machine (réluctance maximale) angle interne de la machine (angle entre l’axe du champ statorique et la position de réluctance minimale la plus proche) pas angulaire du moteur δ αp Note : les lignes et les illustrations qui suivent sont inspirées de JUFER « Electromécanique » publié chez Dunod 8. les circuits rotoriques sont communs ou indépendants. Fig 13 La figure 13 représente un tel moteur triphasé.126 de Hc (%/K) -0. Si Z r est le nombre de dents rotoriques. le pas dentaire angulaire du rotor vaut α r = 2π / Z r . Les nombres de dents du stator et du rotor sont égaux ( Z r = Z s ). Le nombre de pas par tour vaut par conséquent N p = 2π / α p = qZ r . Propriétés : .6 8.CAO des systèmes électriques Chapitre 10 : Moteurs électriques 159 Coefficient de température de Br (%/K) SmCo Nd2Fe14B -0.

Le stator de ce moteur est triphasé et possède un pas dentaire α s = 2π / Z s . Dès lors.2. Le tableau suivant donne quelques exemples : q N α p p Zs 3 6 60 8 20 24 Zr 6 12 120 24 60 120 60° 30° 3° 15° 6° 3° 3 3 3 4 4 4 2 4 40 6 15 30 La figure 15 présente un autre type de moteur réluctant à simple circuit comportant le même pas dentaire au stator et au rotor. nécessite un minimum de 3 phases inductance mutuelle nulle entre les phases statoriques. soit à une rotation d’un angle égal à α r = qα p . MOTEUR RELUCTANT A SIMPLE CIRCUIT Fig 14 Un tel moteur est représenté sur la figure 14.CAO des systèmes électriques Chapitre 10 : Moteurs électriques 160 • • • • moteur relativement volumineux. Le pas dentaire du rotor est égale à α r = 2π / Z r . pas de couple à courant nul 8. Alors. Le pas angulaire du moteur vaut α p = α r − α s = 2π Z r − Z s / Z s Z r . Le nombre de pas par tour vaut par conséquent N p = 2π / α p = Z r Z s / Z r − Z s Une période électrique correspond à q (nombre de phases) impulsions. Dans ce cas-ci. le nombre de pas par tour est égal à . q = Zs / Zr − Zs . Le nombre de phases est généralement compris entre 3 et 8. les pôles du stator sont décalés l’un par rapport à l’autre d’un angle α p = α r / q .

En l’absence de courant : • le rotor n’est pas libre de tourner comme dans le cas des moteurs réluctants. +B.CAO des systèmes électriques Chapitre 10 : Moteurs électriques 161 N p = 2π / α p = qZ r Cette disposition permet d’obtenir un nombre de pas par tour est élevé avec une nombre de bobines statoriques faible. MOTEUR ELECTROMAGNETIQUE Ce type de moteur comporte un aimant permanent (figure 16 et 17). -B. le moteur électromagnétique peut ne comporter que deux phases pour autant que l’on puisse inverser le courant dans ces phases. on fait tourner le moteur dans le sens antihoraire. • ce moteur possède un nombre de positions d’équilibre stable égal au nombre de pas. Contrairement au moteur réluctant qui nécessite un minimum de 3 phases. Fig 15 Fig 16 . En les alimentant dans l’ordre +A. Le moteur représenté sur la figure 15 comporte deux phases.3. Fig 15 Propriétés : • moteur compact • nécessite un minimum de 3 phases • pas de couple à courant nul • possibilité d’obtenir un grand nombre de pas par tour avec peu de bobinages statoriques 8. -A. Le moteur représenté sur la figure 15 comporte 4 phases et il effectue 72 pas par tour.

Les positions d’équilibre stable au repos sont celles correspondant à la réluctance minimale de ce circuit magnétique (en nombre égal au nombre de pas par tour).CAO des systèmes électriques Chapitre 10 : Moteurs électriques 162 Le moteur de la figure 16 comporte 8 pas par tour. • possibilité de réaliser des version biphasées • couple non nul à courant nul • moteur comportant peu de pas par tour 8. Le rotor comporte deux parties. La figure 18 montre le principe d’un tel moteur à 4 phases et 72 pas par tour. Le circuit magnétique de l’aimant se referme par les entrefers et le stator. Propriétés : • moteur compacts. Propriétés : • moteur compact • nécessite un minimum de 3 phases • couple non nul à courant nul • possibilité d’obtenir un grand nombre de pas par tour avec peu de bobinages statoriques Fig 18 .4. MOTEUR RELUCTANT POLARISE Le moteur réluctant polarisé est un moteur réluctant auquel on a ajouté un aimant permanent afin de lui permettre de développer un couple à courant nul. reliées par un aimant permanent à aimantation axiale.

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Afin de ne pas surcharger le dessin. La figure 2 représente une vue développée de cet enroulement. 2 p p Soit q le nombre de phases et m le nombre d'encoches par pôle et par phase. Disposition des conducteurs dans les encoches. CONSTITUTION DES BOBINAGES POLYPHASES. INTRODUCTION Les machines tournantes à courants alternatifs sont composées d’un stator et d’un rotor séparés par un entrefer. Le stator et le rotor comportent des enroulements parcourus par des courants continus ou alternatifs qui produisent dans l'entrefer des champs magnétiques glissants.1.1. La figure 1 montre la disposition des conducteurs d'un bobinage statorique triphasé tétrapolaire comportant deux encoches par pôle et par phase (p = 2. m = 2). La distance τ d séparant les axes de deux encoches successives est appelée pas de denture et vaut : 2 πρ I τ τd = = . si ρ I désigne le rayon de la machine et si celle-ci comporte 2p pôles.ANNEXE A BOBINAGES POLYPHASES 1. un seul conducteur a été dessiné dans chaque encoche et on a supposé que les encoches enveloppent complètement les conducteurs. Le bobinage comporte alors 2 pm q encoches identiques réparties uniformément à la périphérie de l'entrefer. 2. mesurée à la périphérie de l'entrefer. séparant les axes de deux pôles magnétiques successifs de polarité différente.1. 2. 2. 2p q m q m Dans chaque encoche sont logés n a conducteurs identiques. L'interaction entre les champs glissants produits par le stator et par le rotor engendre le couple mécanique dans la machine. ENROULEMENT A UN ETAGE A M ENCOCHES PAR POLE ET PAR PHASE. le pas polaire τ est la distance. on a : 2 π ρI π ρI τ= = .CHAPITRE 10 . Par définition. q = 3. Par conséquent. .

les (m-1) encoches suivantes font partie de la première phase et sont parcourues dans le même sens que la première. la disposition précédente (m encoches parcourues dans un sens.. τ τd 1 1 3' 3' 2 2 1' 1' 3 3 2' 2' 1 1 m=2 p=2 q=3 τ τ τ µ >> 3' 3' 2 2 1' 1' 3 3 2' 2' 1 µ = µ0 2 τ/3 2 τ/3 m=2 p=2 q=3 Fig 2. également identique à la première. . La troisième phase. mais elle est décalée spatialement de 2τ / q par rapport à la première.. La seconde phase est identique à la première. S'il y a plusieurs paires de pôles. Le nombre total de conducteurs logés dans les encoches est égal à : n = 2 pqmna Supposons que l'encoche située à l'extrême gauche de la figure 2 constitue le départ de la première phase et qu’en suivant le bobinage. Comme la première encoche.. ainsi que les (m-1) encoches suivantes. mais elles sont parcourues dans le sens contraire de l’encoche de départ. 4 τ . est décalée spatialement de 2τ / q par rapport à la seconde et ainsi de suite.. m encoches parcourues en sens contraire) est répétée à des distances 2 τ . font également partie de la première phase. 2(p − 1)τ de la première encoche. L'ensemble de ces conducteurs ainsi que leurs interconnexions constituent la première phase du bobinage. L’encoche distante d’un pas polaire τ de la première encoche.. cette encoche soit parcourue dans le sens indiqué sur la figure (du recto vers le verso de la feuille).CAO des systèmes électriques Chapitre 10 : Annexe B 166 2' 2' 3 3 1 1 3' 3' entrefer µ = µ0 2 τ 1' 2 1' 1' 2 rotor µ >> 2 3' 3' 1 1 2' 2' 1' τ 3 3 stator µ >> Fig 1.

La figure 4 représente un tel bobinage. mais il n'est pas fractionnable. Enroulement concentrique avec têtes de bobines sur trois rangs. les parties de conducteurs situées dans les encoches sont représentées en traits épais. Enroulement concentrique avec têtes de bobines sur deux rangs.CAO des systèmes électriques Chapitre 10 : Annexe B 167 Tous les bobinages polyphasés à un étage sont réalisés de cette manière. 2. c’est-à-dire au niveau des têtes de bobines. Sur cette figure.2. Ce type de bobinage peut être fractionné en plusieurs parties en ne sectionnant que des raccords monofilaires entre bobines (section PQ sur la figure). Il est utilisé pour la réalisation du stator des très grosses machines qui doivent être démontées pour le transport. 1 1 3' 3' 2 2 1' 1' 3 3 2' 2' 1 1 3' 3' 2 2 1' 1' 3 3 2' 2' P m=2 p=2 q=3 Q 1 2 3 3' 1' 2' Fig 3. Il est plus compact que le précédent. Ils se distinguent néanmoins par la manière dont les conducteurs sont reliés entre eux en dehors des encoches. . La figure 3 montre une vue développée d’un tel bobinage. Disposition des têtes de bobines.1.

Bobinage Alioth. les sections de ce type de bobinage sont de forme trapézoïdale. Force électromotrice induite dans les enroulements à un étage E= n Kd Φ 2 2 qd sin ω π 2q Kd = m sin π 2qm • ω est la pulsation. Comme indiqué sur la figure 5. Le bobinage Alioth est compact.CAO des systèmes électriques Chapitre 10 : Annexe B 168 1 1 3' 3' 2 2 1' 1' 3 3 2' 2' 1 1 3' 3' 2 2 1' 1' 3 3 2' 2' m=2 p=2 q=3 1 3' 3 2' 2 1' Fig 4. 1 1 1 3' 3' 3' 2 2 2 1' 1' 1' 3 3 3 2' 2' 2' 1 1 1 3' 3' 3' 2 2 2 1' 1' 1' 3 3 3 2' 2' 2' m=3 p=2 q=3 1 1' Fig 5. mais il ne convient qu'en basse tension.3. car les têtes de bobines des différentes phases sont accolées. 2. .1.

comme dans les machines à courant continu. également appelés enroulements à deux couches.2. étage 2 étage 1 Fig 6. La figure 7 montre le schéma des connexions de ce type d’enroulement. Enroulement imbriqué à pas raccourcis. • Φ est le flux d’induction magnétique par pôle 2. sauf qu'il y a deux groupes de conducteurs dans chaque encoche. la disposition des conducteurs dans les encoches est identique à celle des bobinages en une seule couche. chaque encoche comporte deux groupes de conducteurs identiques (de même section et en même nombre) qui sont disposés l’un au-dessus de l’autre (voir figure 6). Dans l'enroulement imbriqué à pas raccourcis (voir figure 8). de forme hélicoïdale. 2. les conducteurs situés dans le haut de l’encoche sont représentés en trait plein tandis que ceux situés dans le bas de l’encoche sont dessinés en pointillés et légèrement décalés par rapport aux premiers.1. Enroulement imbriqué diamétral. 1 1' m=2 p=2 q=3 Fig 7. 2. Pour faciliter la lisibilité de la figure.2. ENROULEMENT A DEUX ETAGES. la partie du bobinage située au fond des encoches est décalée par rapport à la partie supérieure d'un nombre entier d'encoches .CAO des systèmes électriques Chapitre 10 : Annexe B 169 • d est le nombre de dérivations d’une phase (conducteurs en parallèle). Dans l’enroulement imbriqué diamétral. • Kd est le facteur de bobinage.2. Les têtes de bobines sont.2. Dans les enroulements à deux étages.

2. La figure 9 représente un tel enroulement qui peut être. Enroulement ondulé. La figure 8 montre le schéma des connexions d'un tel enroulement lorsque le raccourcissement de pas est d’une encoche. Nous verrons plus loin l'avantage que l'on peut retirer d'une telle disposition. Force électromotrice induite dans les enroulements à deux étages E= n K d K eΦ 2 2 qd ω .2. soit diamétral.CAO des systèmes électriques Chapitre 10 : Annexe B 170 de telle sorte que l'ouverture des sections est inférieure au pas polaire. m=2 p=2 q=3 1 1' Fig 9. soit à pas raccourcis. 2.4.3. 1 1' m=2 p=2 q=3 Fig 8. 2.

qui indique la valeur du facteur de distribution pour des enroulements triphasés. La composante fondamentale étant la seule recherchée. Ke est le facteur d’embrassement Φ est le flux d’induction magnétique par pôle τ est le pas polaire y1 / τ est l’embrassement relatif des sections du bobinage. En multipliant le nombre d'encoches. Le tableau suivant. on peut voir que la multiplication du nombre d'encoches par pôle et par phase produit par contre une réduction importante de l'amplitude des harmoniques. le reste du flux produit par le bobinage (celui relatif aux harmoniques) constitue un flux de fuite. Dans ce même tableau. montre que le facteur de distribution relatif au fondamental reste élevé lorsque le nombre d'encoches par pôle et par phase augmente. . Nous avons vu que le champ magnétique produit par un enroulement comporte une composante fondamentale et des harmoniques. 3. INTERET DE MULTIPLIER LE NOMBRE D'ENCOCHES PAR POLE ET PAR PHASE La répartition des conducteurs d'un bobinage dans plusieurs encoches a pour effet de réduire l'amplitude de la composante fondamentale du champ magnétique produit par un bobinage ainsi que celle de la composante fondamentale de la force électromotrice produite aux bornes de ce bobinage. dénommé flux de dispersion différentielle. Cette remarque est également valable pour les forces électromotrices que nous évaluerons au paragraphe suivant. d est le nombre de dérivations d’une phase (conducteurs en parallèle). Kd est le facteur de bobinage.2 j+1 ⎞ . Σ=∑ j=1 ⎝ 2j + 1 ⎠ La dernière colonne du tableau précédent indique la valeur de ce dernier coefficient.CAO des systèmes électriques Chapitre 10 : Annexe B 171 sin π 2q Kd = m sin π 2qm • • • • • • • ⎛ π y1 ⎞ K e = sin ⎜ ⎟ ⎝2 τ ⎠ ω est la pulsation. l'allure du champ magnétique se rapproche de la sinusoïde idéale. On peut montrer que l'inductance associée à ce flux de fuite (voir annexe C) est proportionnelle à 2 ∞ ⎛K ⎜ d.

092 0.078 0.192 0.062 0.090 0.141 0.070 0.000 0.102 0.200 0.8 0.956 0.138 1. INTERET DU RACCOURCISSEMENT DE PAS Le raccourcissement du pas a un effet analogue à celui de la multiplication du nombre d'encoches par pôle et par phase.139 0.060 1.158 0.109 0.5 0.060 0.066 3.138 0.063 0.956 0.061 0.000 0.9 0.192 1.4 4.958 0.197 0.2 j+1 Kd.259 0.077 0. l'harmonique 7 du champ magnétique est le plus gênant.205 8. car il se déplace dans le même sens que le champ magnétique fondamental.091 0. valeur qui conduit à l'annulation de l'harmonique 5.955 0.7 0.140 0.2 0.138 0.084 0.066 0.083 0.089 1.5 0.955 0.076 1. .140 0. voire d'annuler les harmoniques 5 et 7 qui sont les plus gênants.056 2.057 2.5 0.093 0.058 2.966 0.097 0.145 0.158 0.089 0.064 0.5 0.081 0.000 0.956 0.060 3.259 0. Σ=∑ 2j + 1 ⎠ j=1 ⎝ Ce tableau montre que le raccourcissement du pas d'enroulement permet de réduire.0 0.054 2.000 0.000 96.086 0.000 0.960 13.143 0.177 0.955 1. En pratique. L'optimum se trouve généralement au voisinage de y1 / τ = 0. on choisit généralement un rapport y1 / τ > 2 / 3 . le coefficient de flux de fuite de dispersion différentielle 2 ∞ ⎛K ⎜ d.0 0.8.193 0.955 0.2 0.126 0.194 0.960 0.2 j+1 ⎞ .102 0.205 0.102 0.193 0. Dans les moteurs asynchrones.6 0.109 5.055 2.7 0.955 0.966 0.072 4.084 4.076 0.126 0.966 0.957 0.177 0.090 0.193 0.0 0.218 0.955 0.075 0.149 0.196 0.079 0.192 0.095 0.218 0.259 26.CAO des systèmes électriques Chapitre 10 : Annexe B 172 valeur de Kd pour un bobinage triphasé m fondamental harmonique 5 harmonique 7 harmonique 11 harmonique 13 harmonique 17 harmonique 19 1000 Σ 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 1.078 0. afin de ne pas trop réduire l'amplitude du champ magnétique fondamental.092 0.955 0.139 0.960 0.000 0.194 0.259 0. Le tableau suivant indique la valeur du coefficient de bobinage (produit du facteur de distribution et du facteur d'embrassement) ainsi qu'en dernière colonne.062 3.

902 0.02 9.146 0.126 0.061 0.177 0.060 0.109 0.831 0.102 0.54 .016 0.067 0.050 0.936 0.158 0.122 0.109 0.163 0.173 0.05 3.218 0.098 0.179 0.145 0.95 10.048 0.084 0.102 0.945 0.045 0.089 0.038 0.122 0.093 0.000 0.075 0.140 0.53 20.158 0.933 0.205 0.204 0.102 0.034 0.39 6.111 0.90 12.829 m=6 0.145 0.197 0.111 0.259 0.136 0.933 0.837 0.093 0.077 0.72 8.957 0.966 0.104 0.021 0.080 1.874 0.933 0.49 19.866 0.866 m=2 0.041 0.096 0.178 0.902 0.62 72.218 0.088 0.224 0.000 0.045 0.089 0.93 4.082 0.924 0.925 0.126 0.760 m=5 0.259 0.259 0.022 0.866 0.035 0.910 0.127 0.945 0.067 0.053 0.82 3.113 0.966 0.154 0.966 0.009 0.079 0.021 0.27 9.942 0.079 0.084 0.038 0.000 0.119 0.136 0.000 0.088 1.866 0.831 0.146 0.224 0.09 2.000 0.039 0.188 0.837 0.078 0.51 3.007 0.960 0.960 0.051 0.149 0.021 0.45 4.177 0.092 0.867 0.041 0.82 4.97 3.12 5.000 0.828 1.885 0.089 0.109 0.000 0.016 0.007 0.079 0.095 0.866 0.021 0.022 0.136 0.205 0.171 1.65 5.140 0.011 0.082 0.096 0.061 0.960 0.016 0.953 0.163 0.956 0.072 96.16 6.837 m=3 0.095 0.34 5.902 0.951 0.259 0.866 0.829 0.035 0.077 0.178 0.060 0.00 3.059 0.079 0.126 1.016 0.204 0.129 0.146 0.224 0.068 0.073 0.945 0.188 0.000 0.866 0.154 0.072 1.136 0.173 0.109 0.058 0.100 0.067 0.035 0.34 5.958 0.067 0.41 3.72 4.048 0.068 0.200 0.073 0.038 0.100 0.831 m=4 0.011 0.898 0.224 0.949 0.053 0.CAO des systèmes électriques Chapitre 10 : Annexe B 173 valeur de Kd Ke pour un bobinage triphasé rang de l'harmonique y1 / τ 1 m=1 5 7 11 13 17 19 1000 Σ 3/3 2/3 6/6 5/6 4/6 9/9 8/9 7/9 6/9 12/12 11/12 10/12 9/12 8/12 7/12 15/15 14/15 13/15 12/15 11/15 10/15 18/18 17/18 16/18 15/18 14/18 13/18 12/18 1.104 0.50 2.47 26.

.

CHAPITRE 10 . a d b c dx x h l le fig 1 L’application de la loi d’Ampère le long du contour abcd donne immédiatement H(x + dx)l e − H(x)l e = a l J(x) dx .ANNEXE B : RESISTANCE DE CONDUCTEURS DE SECTION IMPORTANTE EVALUATION DES PERTES JOULES Dès que les dimensions des conducteurs ne sont plus négligeables vis à vis de la profondeur de pénétration. Considérons une encoche comportant des conducteurs rectangulaires (figure 1). l’effet pelliculaire se fait sentir et la résistance effective des bobinages est supérieure à leur résistance en courant continu. Soit Ra K= Rc le coefficient de majoration de la résistance.

d 2 J ( x) al = j ω σ µ0 J ( x) 2 le dx On obtient donc Si on pose γ =α h = h ω σ µ0 a l 2 le = h δ ( α est l’inverse de la profondeur de pénétration).CAO des systèmes électriques Chapitre 10 : Annexe B 176 dH ( x) a l = J ( x) dx le • • • J(x) est la densité de courant a est le nombre de conducteurs disposés côte à côte H(x) est le champ dans l’encoche. le coefficient de majoration de la résistance est donné par ⎡⎛ J ⎞ 2 J ⎤ R(ω ) = K = ϕ (γ ) + ⎢⎜ i ⎟ + i cos δ * ⎥ψ (γ ) R (0) J ⎢⎝ J ⎠ ⎥ ⎣ ⎦ γ =α h = h ϕ (γ ) = γ ω σ µ0 a l 2 le sh 2γ + sin 2γ ch 2γ − cos 2γ sh γ − sin γ ψ (γ ) = 2γ ch γ + cos γ . L’application de la loi de Faraday le long d’un contour orthogonal au précédent et situé dans un conducteur donne immédiatement E(x + dx) L− E(x) L = jωµ0 H(x) dx L E= J σ dJ ( x) = j ω σ µ0 H ( x) dx • ω est la pulsation • σ est la conductivité électrique • µ 0 = 4π 10 −7 est la perméabilité du vide. Emde a trouvé que pour une barre donnée. la solution générale de l’équation précédente s’écrit : J ( x) = J a sh(1 + j )α x + J b ch(1 + j )α x En poursuivant les calculs.

on a approximativement : h L R(ω ) = R(0) = ρ δ lδ . la formule se simplifie et on a : R (ω ) = ϕ (γ ) R (0) Dans ce cas.CAO des systèmes électriques Chapitre 10 : Annexe B 177 " ψ ϕ !    fig 6 ! " γ Ji est la valeur efficace du courant total circulant au-dessous du niveau de la barre considérée J est la valeur efficace du courant total circulant dans l’ensemble des barres situées au même niveau que la barre considérée δ * est le déphasage entre les courants Ji et J Note : dans le cas d’un conducteur unique (moteurs asynchrones à encoches profondes). si h / δ est supérieur à 3.

.

ANNEXE C EVALUATION DES INDUCTANCES DE FUITE 1. INDUCTANCE DE FUITE D’ENCOCHE Celle-ci résulte du fait qu’une partie du flux produit par les conducteurs situés dans une encoche n’entre pas dans l’entrefer (voir figure 1). Fig 1 La figure ci-dessus montre l’allure du champ magnétique. Cette inductance de fuite est influencée par l’effet pelliculaire qui peut naître dans les conducteurs de l’encoche. L’énergie magnétique correspondant au flux de fuite d’encoche est essentiellement concentrée dans les conducteurs et le dessus de l’encoche.CHAPITRE 10 . On pourra donc écrire pour une encoche .

l’abscisse représente l’embrassement relatif des sections (= 1 dans le cas d’enroulements à une couche) encoche a : Σe = h1 h2 2h3 h4 + + + 3a a a + c c encoche b : Σ e = k1 2h 2h1' h ⎞ h' ⎛h + k2 ⎜ 2 + 3 + 4 ⎟ + 3a ⎝ a a + c c ⎠ 4a (pour k1 et k2. voir graphique g) encoche c : . Fig 2 Note : dans la figure g.CAO des systèmes électriques Chapitre 10 : Annexe C 180 µ H2 ⎛ 1 1 ch ⎞ λe1 I 2 = ∫ µ 0 H 2 dv = 0 m ⎜ c h2 + 1 ⎟ L 2 2 2 ⎝ 3 ⎠ n I H m = ce dc 2 2 nce ⎛ h h ⎞ nce λe1 = µ 0 2 L⎜ 2 + 1 ⎟ = µ 0 2 L Σ e d d ⎝ c 3c ⎠ h ⎞ ⎛h avec Σ e = ⎜ 2 + 1 ⎟ ⎝ c 3c⎠ d’où λe = λe1m2 p = ⎜ ⎟ L Σe 2 pm⎜qd ⎟ ⎝ ⎠ µ0 ⎛ n ⎞ 2 On trouvera ci-dessous les valeurs de Σe valables pour d’autres types d’encoches.

CAO des systèmes électriques

Chapitre 10 : Annexe C

181

Σ e = 0,623 + encoche d : Σ e = 0,623 +

h4 c h1 h4 + 3a c

encoches e et f : h h ⎞ ⎛ Σ e ≅ k1 1 + k 2 ⎜ 0,623 + 4 ⎟ 3a c ⎠ ⎝

2. INDUCTANCE DE FUITE DES TETES DE BOBINES
L’inductance de fuite des têtes de bobines représente le flux entourant les conducteurs situés aux extrémités du bobinage et servant à relier les encoches entre elles . Elle est très difficile à calculer analytiquement (lignes de champ complexes, interaction avec les autres phases ....) Aussi se contente-t-on généralement d’une approximation semi-empirique: 2 µ0 ⎛ n ⎞ ⎜ ⎟ 0, 45 L tb λ tb ≅ 2 p m ⎝ q d⎠ Ltb est la longueur des têtes de bobines (1,6 à 2,3 τ)

3. INDUCTANCE DE FUITE DE DISPERSION DIFFERENTIELLE
Le flux produit par un bobinage n’est pas sinusoïdal et il comporte des harmoniques spatiaux; il en résulte qu’une partie de ce flux traverse l’entrefer mais ne produit pas de force électromotrice dans les bobinages situés de l’autre côté de l’entrefer. La figure 3 montre l’allure du champ et de sa composante fondamentale pour un bobinage triphasé à 2 encoches par pôle et par phase.

Fig 3

En calculant l’énergie magnétique associée aux champs harmoniques (située essentiellement dans l’entrefer), on obtient l’inductance de dispersion différentielle. Tous calculs faits, on trouve: 2 µ0 ⎛ n ⎞ τ L λd = Σd 2 q ⎝ π d⎠ p δe

CAO des systèmes électriques

Chapitre 10 : Annexe C

182

où Σd est donné par la table qui suit: enroulement diamétral m 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 y1/τ 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 103 Σd 26,5 12,9 8,16 5,94 4,72 4 3,51 3,19 2,96 2,78 2,65 2,13 y1/τ idéal y1/τ 5/6 7/9 10/12 12/15 15/18 17/21 20/24 22/27 24/30 27/33 29/36 34/39 103 Σd 20,5 9 5,34 3,41 2,5 1,84 1,5 1,19 1,01 0,86 0,76 0,76

On remarquera que l’inductance de dispersion différentielle décroît si le nombre d’encoches par pôle et par phase m augmente (c’est normal, car le champ dans l’entrefer devient de plus en plus sinusoïdal). Pour m donné, il y a une valeur optimale du raccourcissement de pas qui conduit à un minimum de cette inductance.

RAPPELS D'ANALYSE VECTORIELLE
FORMULES
grad ( a + b) = grad a + grad b div (a + b) = div a + div b rot (a + b) = rot a + rot b div ( ab) = grad a . b + a div b rot ( ab) = grad a Λ b + a rot b div (a Λ b) = b . rot a − a . rot b div rot a = 0 rot grad a = 0 rot ( rot a ) = grad ( div a ) − ∆ a (a Λ b) . c = (c Λ a ) . b = (b Λ c) . a

THEOREMES

∫ div
V V

a dv = ∫ a . n ds (Théorème d'Ostrogradski)
Σ Σ

∫ rot a dv = ∫ n Λ a ds

∫ rot a . n ds = ∫ a . dl (Théorème de Stokes)
Σ

∫ grad a dv = ∫ a n ds
V
Σ

IDENTITES DE GREEN

∫ (a ∆ b − b∆ a)dv = ∫ (a grad b − bgrad a). n
V
Σ

e

ds

∫ (a . ∆ b − b.∆ a)
V

dv = ∫ (a div b + a Λ rot b − b div a − b Λ rot a).ne ds
Σ

car a .∆ b = a .grad(div b) − a .rot(rot b) = div(a div b)− div a div b + div( a Λ rot b) − rot a .rot b

.

.............................................................. 11 Formulation générale............ 3 1...............................................................................................................1...................................................................................................................................................... 22 Cas du régime sinusoïdal........................ 11 Conditions d'unicité...................... Formulation électrocinétique ........................................................................................................................... Modélisations...... Méthodes numériques ............................... 3 2............................................. 4 2..................... Formulations électromagnétiques ..TABLE DES MATIERES Références. 17 5........................... Equations de Maxwell...... 9 2............................................................................ 15 3.......................... Schéma général de conception................. 12 3............................................................................................................................................................................................................3....................................................... Formulations magnétostatiques ............. 11 3...........................................................................................................3................................................... 7 1...................................... Magnétodynamique : Formulation A-V ................................................ Formulation électrostatique ........................................................ 21 5......1.....................................................................................................................................................3......... 9 Formulation générale... Magnétodynamique : Formulation A*......................................................... 24 6....................................................................................... La méthode des éléments finis....................................................................................... Magnétostatique : Potentiel scalaire partiel................................ 25 Formulation générale.......................................... 9 Condition d’unicité............................................................................................1....................................... 13 Formulation générale.. 10 3.............................................. 13 Unicité de la solution........................................................ 5 3.......... FORMULATIONS POTENTIELLES....... 23 5..... La méthode des éléments de frontières....................................................................................... 15 4..........2. Electromagnétisme : Formulation A-V .................................................................................................................................................... 25 6.................. 18 5.......... Formulation magnétodynamique ......................................................................... Magnétostatique : Potentiel scalaire total.................2...... 2 CHAPITRE 1 : INTRODUCTION ......................... 25 ...........1............. 18 Unicité de la solution...................................... 18 Formulation générale......................... 7 2........... La méthode des différences finies .................... Electrostatique : Potentiel scalaire............................................................................. 19 Cas du régime sinusoïdal................... 22 Formulation générale.......................................................................................................................2.......................................................................... ..... 4 2................................................. 4 2. 5 CHAPITRE 2 EQUATIONS DE MAXWELL........1.................................................................. Magnétodynamique : Formulation T-Ω ......................... Magnétostatique : Potentiel vecteur ..............................................................................................................

............. Principe.................................................... 40 2...........................3............................ Diagramme de TONTI....................................................................................... Autres types d’éléments finis ......4...................2...... 46 2............ 53 3. Electromagnétisme: Potentiel de Hertz .1........................................................................................................ Méthode des résidus pondérés............................7............................................................................................................................. Eléments finis d’arête du premier ordre ............... 41 2......................................................................4.............................. Symétries. 27 Cas du régime sinusoïdal : ........ 35 1........... 29 1.............................................3.................................................... Espaces fonctionnels...........2... Méthode nodale A-V ......5........................... 47 3.................................... Notion d’élément fini........................................................ 55 Exemple : modélisations par potentiel scalaire partiel et potentiel scalaire total................................................................... 45 Symétrie axiale............................................................... 33 1................................................................................................................8................................................................ 29 Définition .......... Démonstration ..................1...................................................... 46 2............................. 44 2.................................................................................... Espaces non confinés ......................5... Conclusion .................................. Méthode variationnelle de Ritz-Rayleigh............................ 29 Espace réel et espace de référence ........................................3.............. Magnétodynamique........................................................................................................................................................................ 55 Espaces non confinés .....1............................... 55 Symétries. 44 Symétrie plane...................................................................... 26 6........................... 40 2...........................2....4.................................................................................................................................................................................................... 45 Symétries et antisymétries cycliques..............................................................................1................................................................1............ 27 Formulation générale.................... 50 3.......3..................... Eléments finis de facette.....................................................................................1.............................. 32 Formule de transformation pour les intégrales............................ 40 2............................3..... 31 Formule de transformation pour les dérivées............. 56 4..................... Eléments finis nodaux triangulaires du premier ordre..................... 38 1....................................... 55 Couplage entre méthodes ..... 51 3........................... Eléments d’arête .................................. 29 1................. 56 .......2.... 50 3.................................................................................................................................. 45 Plan de symétrie/ d’antisymétrie .......................... Eléments finis de volume ..... 28 CHAPITRE 3 : METHODE DES ELEMENTS FINIS ....... Aspects particuliers.............................. 46 2................ 37 1....... Electrostatique.............. Aspects particuliers.....................1................................ 39 2..............................................CAO des systèmes électriques Table des matières 186 Cas du régime sinusoïdal... Méthode variationnelle de Ritz-Rayleigh .................................................... Modélisation nodale utilisant le potentiel scalaire partiel ................................................................. 55 4................................... Avertissement ............. Points anguleux ......3.....................4..formulation en A ............................................................................................... 52 3........................................ 43 2....................................................................................................1............. Méthode des résidus pondérés............ Interprétation physique........................... 53 3............. 42 2........................................................................3............................ 39 1..................... Magnétostatique..................................................................................1.10..1...................1.............................3.. Principes généraux .......1........................................................................... Modélisation nodale utilisant le potentiel vecteur............3..................... 38 1...................................................................................... 34 1...................................................... Conducteurs à potentiel flottant ................1....... 29 1............... 50 3..................................................................................................9...........................6.............. Modélisation nodale utilisant le potentiel scalaire .............................................................................................................11..2........2.............................. 42 2................................. Construction du système d’équations à résoudre ....... 29 1......................

............................. 81 4....... 74 1..... 75 1.... Méthodes itératives...............................................................................3....................3................................................ .................................. 59 4.......1....... Zones sans courants (ou à courants imposés)............................................................... 59 4..........................CAO des systèmes électriques Table des matières 187 4................... .................................2.............................. Autres méthodes (pour mémoire)............1... Intégration à 2 et 3 dimensions........ 81 4............................................................ Méthodes en "théta"......................4..... Raffinement itératif de la solution...............................................................................................................4.................................. Résolution de systèmes linéaires ....... Méthode de Gauss.....2.... 82 4...................... Intégration à une dimension......... 75 2................................................................................................ 83 Méthode du gradient........................... 73 1....1............. 75 1........................... Zones à courants induits.............. 65 Tétraèdre de référence de type I ........ Méthodes de Runge-Kutta .............................................................................2......2...... 91 CHAPITRE 5 METHODE DES ELEMENTS FRONTIERES ............................................................................................................................................................................................................ 69 Fonctions de base d’arête dans les éléments réels ........................ Cas des matrices symétriques définies positives........................................ 73 1....................................1.........2....1............................. 93 ................................................... 75 2............. 90 Méthode du résidu minimal (MINRES)............................................................................3............2............................................................... Zones sans courants....... 73 1.......................... Réalisation de la LU décomposition ........................................................................................................................ Extension de la méthode du gradient conjugué à des matrices quelconques . Zones à courants induits (et forcés)................................. Intégration numérique.............................................................................................................................1............................1..... 59 4.. 82 Méthode frontale ......... ..............4......formulation en A*......................................... 65 Note......................2................... Méthode nodale T-Ω ..... Stratégie de pivotage ............. 67 Prisme à base triangulaire de référence de type I .................................................... 62 ANNEXE AU CHAPITRE 3 ..................... 74 1........................... 77 3......................................... 82 4.................................... Méthode des éléments d'arête ..................................................................... Méthode des éléments d'arête .....................2.................. 86 Préconditionnement........................................1........................................................................2.......1.......................................................... 62 6.................................... 86 Méthode du gradient conjugué............................................ 83 4.......................................................... 91 Méthode généralisée du résidu minimal (GMRES) ................................................................................................ Méthodes directes ............3............................................................... .. 88 4.............................. 82 4.......... 83 Principe des méthodes de pente........................................................... 90 Méthode de l’équation normale.......................2............................... 75 Stabilité de la méthode .......................................1....................................... Formules directes ................ 58 4........................................................................1..... 65 Eléments de référence tridimensionnels .... 65 Hexaèdre de référence de type I ..........................................1........................ Résumé des méthodes (magnétostatique et magnétodynamique)....................................................2..... 82 Méthode « ligne du ciel » (skyline)........................................................................ 73 1..................2.............................................. 60 4........................................................... Méthode de Newton-Cotes...... Méthode de Patterson ...................1.......................1.................1.. 60 4............................. 76 2...... 79 4.............................. Intégration temporelle............................3................... Encadrement de la solution par des méthodes duales dans les cas statiques ..................... Résolution de systèmes non linéaires : Méthode de Newton-Raphson ............2.4.....formulation en H..............1.......2............................ 61 5..................... 72 CHAPITRE 4 METHODES NUMERIQUES .......................................................................................... Utilisation de formules produit . 80 4...............................

........................................................................................................ 108 Cas du régime sinusoïdal.......................................................................... 99 2................................... 113 CHAPITRE 7 ANALYSE DES RESULTATS ....... Résolution du système d'équations . Position du problème ................................................. 109 CHAPITRE 6 COUPLAGE ENTRE METHODES .......... 102 2......................................................... 107 Fonction de Green ...................... 93 2............................................7. 98 Remarque ....................................................................................................................... 102 Premier type de singularité :.............................5............................................................................................................................................................ 108 6............ 111 EXEMPLE en magnétostatique .............................................................2.............6................ 104 Inconnues et mise en équations .................................................................................................... 105 Equations .......................................... 101 2...................................... Cas de l’électrostatique .................... 100 2........................................................... Inversion des opérateurs différentiels.......4................. 111 Couplage entre méthodes de calcul de champ ... Méthode directe ...5........................................... 101 Conducteur à potentiel flottant.............................. 93 2.................................................5.............. Magnétodynamique sinusoïdale........................................................................................... Magnétostatique.............................................................................................................................................................. 102 Cas d'un plan d'(anti)symétrie ............................................ 101 Frontière entre deux diélectriques ........................... 112 Couplage avec d’autres phénomènes physiques ........................................................................................................... 100 Conducteur à potentiel fixe ................................................................2................................................................................................................................................... 98 2............................................................... 107 Equations ................... 112 EXEMPLE en magnétostatique ...................................... 94 Cas bidimensionnel plan ................................... 102 Cas d'une géométrie cyclique....................... 95 2........................................................................................... 102 Second type de singularité : ........................................................................................................1......................................................................................... 107 Inversion des opérateurs différentiels...........................................8............... 96 2....................................... 105 Inversion des opérateurs différentiels.................. 108 Inconnues et mise en équations ...................................... Electromagnétisme.....................1...................................................... 99 Exemple en 3D ....... 104 3...................................................................................................... 112 Introduction ............................................. Introduction............................................ 111 Couplage entre modèles d’éléments finis..................................................... Fonction de Green .....3 Propriété fondamentale de la fonction de Green ............... 114 ................................................................................................... Etablissement du système d’équations.................................. 103 2......................... 93 2....... Principe................................................................................................................................................................................................................................. 97 Interprétation physique.....CAO des systèmes électriques Table des matières 188 1......................................................................................... Difficultés numériques ....... 113 Couplage avec la thermique ........................................................................................................... 105 Fonction de Green ....................................................................... Magnétodynamique transitoire ......................................... 112 Couplage avec la mécanique .................................................. Prise en compte des symétries au moyen de fonctions de Green modifiées .................................................................................................................................................................................................................................................................... 94 Cas axisymétrique ...................................................................................................................................................................................................... 105 4...................................................................................................................... 107 5....................... 100 Discrétisation des frontières ................................................................. 106 Inconnues et mise en équations ........................................................................ 111 Couplage entre éléments finis et méthodes intégrales...................................................................................

....... Introduction....................................................... à partir du tenseur de Maxwell...................... 119 CHAPITRE 8 CONCEPTION DES DISPOSITIFS ELECTROTECHNIQUES STATIQUES...................... à partir de la densité de courant :............................................................. Calcul de l’énergie magnétique ........................................................4........................ Bobine comportant un circuit magnétique................7..................................................................... Inductances saturable ................................. 118 2..........5.........9............... Suite des opérations ..... 136 3............. Calcul des pertes Joule ....................................... à partir des travaux virtuels .................. Point de fonctionnement ........................................................................................................................... Autotransformateur ................... Evaluation de grandeurs globales ......1 Transformateurs haute fréquence ...................................................... 132 4.......................................... à partir du flux embrassé : . Caractéristique magnétique...................................................6....................................3.......................... 126 4................. Bobine comportant un circuit magnétique à petit entrefer ou sans entrefer ................. 117 .............................................................. 131 4....................................................... Optimisation du volume de l’aimant......... 117 2........................................ 119 ............... Transformateur.................................................................................................................................. 117 2........ 121 1..... 118 ........ 116 ....................................................................................................... 127 4.............. à partir des courants et du potentiel vecteur........................1........................................................... Calcul des inductances....2..........................1 Transformateurs basse fréquence ...................................... à partir de la loi d’Ampère : ....8............................... Calcul des forces.......................................................................... 117 .....CAO des systèmes électriques Table des matières 189 1........ Evaluation de la réactance Magnétisante......... 135 1.......................................................... Schéma équivalent................................. 114 2.......... 127 4.............................................................................2............... 136 4............... La droite de recul ................................................................................. 142 .............................. 116 ......................................................................................................................2........................... Bobine comportant un circuit magnétique à grand entrefer ........................ 118 2..... à partir de l’énergie magnétique................... Représentation graphique des résultats........................................................................................................ 126 4................................................................................... à partir de la loi de Laplace ............................................................ 127 4.............6.......................... 117 ........... 117 .... Force portante ..................................... Circuits magnétiques monophasés......... 118 ............................................................................................2.......... Calcul des courants......................................... à partir de la densité de courant :........................ 133 5.. Formules et règles de bonne pratique :. à partir du champ :...................1............................................... 133 CHAPITRE 9 CONCEPTION DE DISPOSITIFS COMPORTANT DES AIMANTS PERMANENTS ........................................................................................... Circuits magnétiques triphases ................................................ 117 ...................................................................................................... 116 2............................................ 137 5... 126 3.................................................................................................................................................................................................................................. 117 ............ Modélisation des aimants................................................................................. 128 4....... 135 2..........................................3. 123 2....... Calcul des capacités.... Schéma équivalent d’un circuit magnétique comportant un aimant permanent ....... à partir du vecteur de Poynting .................................... 139 Relations approchées ..............................................................................................................4..... 124 2.. Evaluation de la réactance de fuite .........5............................................................. 128 4......................................... Paramètres supplémentaires à considérer ......... 127 4.................................................................................................................. 140 8..............................................1...................................................................................... 130 4....................................2.... ................ 121 2.................................... 138 6.. Calcul et optimisation............................................................ 131 4................................. Bobine d’inductance à air ............................................. 138 7............................................ 116 2..........

.. 145 1........... Calcul du stator d’une machine triphasée ................................... Enroulement à un étage à m encoches par pôle et par phase........................................................... 165 2......................................1......... ...... 159 8......................................................................................................... 152 2.................................................... Intérêt de multiplier le nombre d'encoches par pôle et par phase ..............................7....... 175 Evaluation des pertes joules.......... 160 8.......................1.. Calcul du rotor d’un Moteur à réluctance variable ..... .............................. 170 3................................................................ANNEXE C EVALUATION DES INDUCTANCES DE FUITE ... 165 2............ 154 6.........2....... 142 CHAPITRE 10 CONCEPTION DES MACHINES ELECTRIQUES TOURNANTES ........... 145 1.............................................4............................ANNEXE A BOBINAGES POLYPHASES ............................... 165 1.......2...........................................................................2......................... 179 2..... Moteur réluctant à simple circuit. Force électromotrice induite dans les enroulements à un étage .............................................. Moteur électromagnétique................................ 165 2................ 172 CHAPITRE 10 ....................... Disposition des conducteurs dans les encoches...... Encoches...... 169 2................................ Entrefer .............................................. 167 Enroulement concentrique avec têtes de bobines sur trois rangs......................... 153 3........... 168 2. Enroulement à deux étages..ANNEXE B : RESISTANCE DE CONDUCTEURS DE SECTION IMPORTANTE .. Circuits magnetiques deformables.........1..... 167 Bobinage Alioth........ Intérêt du raccourcissement de pas ................................. 150 1.........................................2.............................................................................. 175 CHAPITRE 10 .................................. ............... ........................................................... Force électromotrice induite dans les enroulements à deux étages................. 181 RAPPELS D'ANALYSE VECTORIELLE . Bobinage et force électromotrice.................................................................................................................2................................... Calcul du rotor d’un Moteur asynchrone à double cage ............................................ 169 2................................. 181 3...................................1. Disposition des têtes de bobines.......... Calcul du rotor d’un Moteur à aimants permanents.............................................................................................................. Calcul du rotor d’un Moteur asynchrone à rotor bobiné. 152 1. ................. Enroulement imbriqué à pas raccourcis........................ Dimensions principales : relation de Fisher-Hinnen ..............................................4.......................................................................................... 183 ..... Inductance de fuite des têtes de bobines .............. Moteur réluctant polarisé......................................3................................................ 171 4..... 167 Enroulement concentrique avec têtes de bobines sur deux rangs...... 169 2................................................. 154 5..3.................... 183 Identités de Green ................................................ .....1..................................2... 165 2............ 161 8............... Introduction...... Constitution des bobinages polyphasés......................................................................................3........... 148 1..... Moteur réluctant multicircuits ...............................................................................................................................................................................2......... Inductance de fuite d’encoche ..... Calcul du rotor d’un Moteur asynchrone à encoches profondes...........................1......6.......................................... Enroulement imbriqué diamétral..............................2.................................................................. 168 2.............................................. ..CAO des systèmes électriques Table des matières 190 9.................................................................. 152 1..................................... 183 Formules .................................1........2..........................5................. 183 Théorèmes..... moteurs pas à pas ..............................................................................................................................................................4......................................... 179 1........... Evaluation de l’inductance de fuite des bobinages..... Calcul du rotor d’un Moteur asynchrone à simple cage ............ 145 1........... Inductance de fuite de dispersion différentielle ..... 170 2...................... Evaluation de la résistance des bobinages............................ 152 1............... 159 8.. 162 CHAPITRE 10 ................... 156 8.......1................................... 155 7........................ ........................................................................3........................................... 153 4......................... Enroulement ondulé....................................... Noyau..........

................................................................CAO des systèmes électriques Table des matières 191 TABLE DES MATIERES ......................... 185 .............