Droit de la Famille

Cours magistral de Madame le Professeur Muriel Fabre Magnan. Muriel.fabre-magnan@wanadoo.fr

1ère partie : le couple : • Le mariage • Le PACS • Le concubinage.

2ème partie : la Filiation.

Introduction générale.

Selon les matières du Droit, le Droit de la famille est à « géométrie variable ». La famille en Droit français n’a pas de personnalité morale. En effet, le nom peut ne pas être unique dans l’Etat, donc, elle ne peut agir en justice en tant que famille. Il existe différents régimes matrimoniaux, et le Droit de la famille est avant tout le Droit extrapatrimonial. Un régime matrimonial est l’ensemble des règles qui régissent les biens des époux. En Droit de la famille, on étudie les régimes primaires, qui sont des règles applicables à tous les époux quelque soient leur régime matrimonial. Les liens familiaux peuvent être de plusieurs sortes, il y a par exemple le lien de parenté et le lien d’alliance. Le lien de parenté est celui qui résulte de la filiation. Le lien d’alliance résulte du mariage, le conjoint fait donc partie de la famille. La famille se définit par le lien de famille. Toutefois, il n’existe pas de définition juridique de la famille, en effet, un cousin par exemple fait partie de la famille. Pour délimiter, on a mis en place la notion de degré, définie à l’Article 741 du Code Civil, et chaque génération constitue un degré. Par exemple, un frère et une sœur sont reliés au niveau de la parenté, et il y a 2 degrés :

Père

Frère Sœur

Il existe ce que l’on appelle les ascendants et les descendants, mais il y a aussi les collatéraux qui sont liés uniquement par un ancêtre commun. Les ascendants sont ceux qui ont engendré un degré, les descendants sont ceux qui descendent d’un ancêtre. Par exemple, le père est l’ascendant de sa fille au premier degré. Le frère et la sœur sont collatéraux au 2nd degré.

Le Droit de la famille a énormément évolué : sur les 2281 Articles du Code Civil à l’origine, il y en a à peine plus de 1000 qui ont survécu. Le Droit de la famille est resté très stable jusque dans les années 1960. Les grandes lois en matière de Droit de la famille ont été très influencées par le Doyen Carbonier, qui a influencé les législateurs. Les premières réformes ont été introduites en 1965 sur les régimes matrimoniaux. Le 23 décembre 1985, une Loi parachève l’égalité des époux en matière de droits matrimoniaux. Le divorce

a évolué par la Loi du 11 juillet 1975, dans laquelle on a introduit le divorce par consentement mutuel, et cette Loi a été modifiée par la Loi du 26 mai 2004, afin d’essayer de pacifier le divorce. La Loi du 15 novembre 1999 sur le PACS (PActe Civil de Solidarité) : a introduit une nouvelle modalité d’union. La Loi du 18 juin 2003 a modifié les modalités d’attribution du nom de famille. La Loi du 11 juillet 1966 et celle du 3 juillet 1972 ont modifiés profondément la filiation. En ce qui concerne les procréations médicalement assistées, les Lois du 29 juillet 1994 ont été modifiées par la Loi du 6 août 2004. Ces évolutions sont liées au fait que la famille est une notion sociologique, et le Droit de la famille prend en considération l’évolution des mœurs. Les mœurs ne sont d’ailleurs pas une notion fixe, il faut étudier la population sur laquelle elle agit, sa mentalité, son importance… On parle aujourd'hui de « famille lignage », afin d’étudier le lien de parenté et son évolution. En sociologie, on parle aussi de « famille foyer », c'est une conception rétrécie de la famille où l’on ne comptabilise que la famille au niveau restreint : parents, enfants… Est aussi apparue la notion de « famille monoparentale ». Se pose alors la question : quand commence une famille ? Une fille et sa mère, deux personnes « pacsées » ? Le contentieux : lorsque la famille fonctionne bien, le Droit ne devrait pas trop apparaître, car la solidarité et les liens de famille sont fondés sur l’affection, les valeurs familiales, etc. Le juge a cependant pris de plus en plus d’importance, car l’égalité a introduit le juge dans la famille. Le Tribunal de Grande Instance est compétent dans les affaires familiales depuis l’introduction du Juge aux affaires familiales par la Loi du 8 janvier 1993.

1ère partie : Le couple[1]

Titre 1er : le Mariage.

Sous-titre 1. La formation du mariage

Chapitre préliminaire : les fiançailles

Les fiançailles visaient à engager les fiancés l’un envers l’autre, et cela tenait de promesse de mariage. Josserand, juriste reconnu, a écrit en 1927 : « Les fiançailles sont une promesse de mariage et peuvent s’analyser comme un

contrat synallagmatique », mais la Cour de cassation n’a jamais entériné cette théorie, et depuis un arrêt de 1938, elle affirme que « toute promesse de mariage est nulle ». Les promesses de mariage n’ont aucune valeur juridique en Droit français. On a introduit la responsabilité civile délictuelle par l’Article 1382 du Code Civil : il faut pouvoir dédommager la personne qui a payé le mariage annulé avant sa promulgation, mais avec un comportement léger, humiliant, litigieux. Par principe, la liberté de rupture est établie par défaut. Si un cadeau avait été fait en vue du mariage, à priori, il est révoqué, alors qu’en général, une donation ne peut être annulée. Si le mariage n’a pas lieu, on ne peut toutefois pas révoquer les cadeaux d’usages comme la bague de fiançailles, sauf si, dans ce cas précis, la bague est un bijou de famille de très grande valeur qui ne peut sortir de la famille. Le cas s’est posé pour des familles musulmanes, lorsqu’elles se mariaient selon les coutumes musulmanes : les promesses sont considérées comme nulles en Droit français, mais un engagement peut conduire à des dommages intérêt.

Chapitre 1er : les conditions de validité du mariage.

Le mariage même civil est très ritualisé.

Section 1. Les conditions de fond du mariage.

§1. Conditions d’ordre physique.

• Tout d’abord, il faut être de sexe différent. Au sens du Droit, c'est une évidence, actuellement, de lege lata[2]. D’abord, l’Article 75 du Code Civil qui prévoit le rituel, notamment la réception par l’officier d’Etat civil la déclaration des futurs époux. En fait, le Code Civil ne précise jamais que les époux doivent être de sexe différent, car cela était évident à l’époque de la rédaction du Code Civil. La question des transsexuels s’est posée : le Droit est bloqué car il ne peut décider ce qu’il doit changer. Le changement de prénom et de sexe à l’Etat civil suite à une opération chirurgicale a été difficile, car un médecin n’a pas le Droit de changer le sexe de quelqu’un sans raisons valables. Pour la Cour de cassation, l’Etat des personnes est indisponible. Le seul cas que la Cour de cassation a admis, c'est le cas de personnes torturées par les nazis. Toutefois, après recours devant la Convention européenne de sauvegarde des Droits de l'Homme et des Libertés fondamentales, la Cour a rendu un arrêt du 25 mars

Même s’il n’est pas pénalement punit. §2. pour des motifs graves comme la grossesse. La Cour européenne des Droits de l'Homme. c'est l’age minimum. elle doit obtenir une certaine autorisation des parents. En ce qui concerne le mariage homosexuel. l’argument de l’évolution des mœurs n’est pas valable. Les arguments contre ne sont pas non plus valables. l’inceste est civilement prohibé. Les conditions d’ordre familial. pour condamner la France. la Cour de cassation a procédé à un revirement de jurisprudence et a admis de façon générale le changement d’Etat civil des transsexuels. car les mœurs comme la polygamie ou les pratiques extrêmes devraient alors être considérées comme normales. mais le mariage vaut émancipation. a pris en exemple la violation de l’Article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des Droits de l'Homme et des Libertés fondamentales. Il est interdit en . pour se marier doit avoir 18 ans révolus et la femme aussi. Il faut être une personne physique pour se marier. L’homme. l’interdiction de l’inceste (l’absence d’inceste) : on ne peut se marier s’il apparaît un lien familial trop proche entre les personnes. il y a secret du résultat de l’examen vis-à-vis de l’officier d’Etat civil et vis-à-vis du conjoint. • La seconde condition d’ordre physique à part le sexe. notamment en France qui est un Etat laïque. des dispenses d’age. noté affaire B. mais que. Le 11 décembre 1992. car la religion par exemple n’a pas à intervenir dans la politique législative.1992. • Troisième condition physique : l’Etat de santé : on doit produire certains documents qui prouvent la bonne santé : il faut produire un examen médical obligatoire qui date de moins de deux mois avant la célébration du mariage. il y en a 2 : • Tout d’abord. sans quoi l’officier d’Etat civil ne peut procéder à la promulgation du projet de mariage. Si une fille veut se marier entre 15 et 18 ans. Toutefois. La Cour a noté qu’elle ne pouvait pas imposer sa décision. Ce sont des conditions générales liées à la société : on peut en concevoir de très diverses. et que donc cela portait atteinte à la vie privée. la notification du sexe dans l’Etat civil. contre France. lorsqu’une personne qui avait changé de sexe et désirait que l’on change son Etat civil a vu sa requête refusée en France. mais en France. toutefois. car la requérante se plaignait des problèmes entre son physique et son Etat civil. accordées par le Procureur de la République. Il est cependant prévu des exceptions.

de filiation. Le code prévoit des cas où la prohibition est absolue. l’Article 164 permet de faire lever la prohibition de l’Article 163 par le Président de la République pour des causes graves. peu importe qu’elle soit légitime ou naturelle (ces termes ne s’utilisent plus). De même. Prohibitions entre l’adoptant l’adopté et ses descendants . cette prohibition ne joue que sur le lien de parenté. il faut que le mari soit obligatoirement décédé. Les alliés de la même ligne.France de faire apparaître une filiation incestueuse. Mais le président de la république peut lever l’interdiction. Le droit ne l’admet pas car si on établit se lien de filiation. Il est interdit de faire apparaitre une liaison incestueuse : si un père et sa fille ont un enfant ensemble. le lien biologique ne signifie pas le lien administratif o En ligne collatérale : on ne descend pas l’un de l’autre mais parallèlement comme le frère et la sœur. il peut épouser sa fille. même si ils sont divorcés. Art 366. prohibition absolue. lorsque la personne qui a créé l’alliance est décédée. il est interdit de faire apparaitre d’un point de vue juridique une filiation incestueuse. la Cours européenne de sauvegarde des Droits de l'Homme et des Libertés fondamentales sanctionne la loi anglaise sur le fait de pouvoir épouser le beau père lorsque le mari est décédé et seulement. Il est interdit par les liens de parenté et par les liens d’alliance. En revanche. . cette dispense ne pouvant être donnée que par le Président de la République : o Article 161 du Code Civil : en ligne directe. et il y a des cas où il y a une prohibition qui peut être levée dans des cas extrêmement graves. et entre les alliés dans la même ligne. l’Article 162 du Code Civil prohibe le mariage entre le frère et la sœur. de même l’adopté ne peut pas épouser le conjoint de l’adoptant. A partir de juillet 2006. En cas de divorce. car la belle-mère est comme s’il s’agissait de sa véritable mère. le mariage est prohibé. l’Article 163 prohibe le mariage entre oncle et nièce et tante et neveu. En ligne directe. l’enfant apparaitrait comme l’enfant du père et de la fille. de façon générale entre tous les ascendants et descendants. o Article 164 du Code Civil : le Président de la République peut lever la prohibition lorsque la personne qui crée l’alliance est décédée. une belle mère ne peut pas épouser son gendre. Si un père n’a pas reconnu sa fille d’un point de vue administratif. • Cette interdiction joue entre ascendants et descendants et entre collatéraux. on le devient par mariage. les enfants adoptifs d’une même personne ne peuvent pas s’épouser entre eux.

mais la Cour de cassation n’admettait que des erreurs sur l’Etat civil. La dissolution est le divorce ou le décès de l’un des deux conjoints. elle a voulu annuler.• Ensuite. par exemple si la personne est atteinte d’un trouble mental. A. Avant 1930. il est admis pour des motifs graves et avec l’autorisation du Président de la République. le conjoint est considéré comme décédé. mensonges ou réticences en matière de mariage . Le consentement des époux. l’obligation à la monogamie selon l’Article 147 du Code Civil : « On ne peut contracter un second mariage avant la dissolution du premier ». trompe qui peut pour se faire épouser. • Le dol : il s’agit de manœuvres. la femme ne pouvait pas contracter un nouveau mariage avant 300 jours afin d’éviter les conflits de paternité : 300 jours étant considéré comme le délai maximum de gestation humaine. En ce qui concerne le mariage posthume. Le consentement doit aussi être intègre. §3. Le consentement peut ne pas être valable si la personne n’a pas donné un consentement libre et éclairé. un conjoint ne pouvait pas épouser le complice de son adultère. Il existait autrefois le délai de viduité comme condition. Le principe de liberté du mariage : tout individu est libre de se marier ou non. • La violence : contrainte physique ou morale d’épouser. Il y a eu des problèmes en ce qui concerne les mariages de complaisance. Puis. Les conditions d’ordre psychologique. Il ne doit y avoir des vices du consentement : • L’erreur : lorsqu’il y a une discordance entre la réalité et ce que l’on croit : par exemple dans l’arrêt BERTON : une femme a épousé un homme qui avait fait 30 ans de bagne. mais au bout de 10 ans d’absence. Les donations ne sont plus révoquées afin de ne pas attenter à la liberté du consentement. Les discriminations basées sur le mariage ou le divorce sont interdites sauf pour d’impérieuses raisons de sécurité publique. Loisel disait : en mariage. l’Article 180 alinéa 2 du Code Civil élargit ces conditions à toutes les qualités essentielles de la personne. par exemple pour légitimer un enfant ou acquérir la nationalité française. mais il a été supprimé par la Loi du 26 mai 2004 : lorsqu’un mariage était dissout. .

Le consentement des parents demeure aujourd'hui pour les mineurs de 18 ans. l’idée du consentement des parents était que le mariage était plus une rencontre de deux familles que de deux personnes. et en cas de désaccord entre les parents. une femme enceinte a voulu se marier avec son mari qui est mort le jour de son mariage. le code civil prévoit qu’il faut l’accord soit des deux parents soit du conseil de famille pour que l’aliéné puisse se marier et il faut aussi l’avis du médecin traitant. non conforme à la constitution donc ils ne sont pas applicables. idée que l’on puisse s’opposer à la célébration du mariage. cela dit. Pour s’opposer il faut attendre que le mariage est eu lieu. dans des conditions tout a fait exceptionnel. mais ces termes n’existe plus. On le verra dans les conditions d’oppositions au mariage et d’annulation. il n’existe plus de différenciation entre les deux. article 171 du code civil. A l’époque pour des questions de légitimité. Les mineurs non émancipés ont besoin du consentement des parents. pour des motifs graves. . Le mariage est nulle faute de consentement car les époux ont en vue un résultat étranger au mariage. l’age devrait être harmonisé dans le futur. Traditionnellement. L’homme ne peut se marier avant 18 ans et la femme 15 ans. B. Contrôle des mariages pour obtenir la nationalité française. Capacité de discerner le bien du mal. 2. C’est une condition pour pouvoir se marier. Dans ce cas. 3. Un mineur émancipé est toutefois considéré comme un majeur. Le juge doit vérifier le consentement du défunt et que ce consentement a persisté jusqu’au décès. Une loi prévoit ce cas là.1. le président de la république peut autoriser la célébration du mariage si l’un des deux époux est décédé mais il faut que se soit une fois que le mariage est sur et que les formalités sont remplis que cela peut se réaliser. Article 175-2 du code civil. Le consentement des parents. Il faut donc contrôler que cette personne souhaite réellement se marier. Mariage posthume : mariage entre une personne vivante et une personne décédée. le mariage a effet conventionnellement limitée : fait pour autre chose que le but principal. et la seconde catégorie de personne sont les aliénés. Absence de discernement : il faut être majeur pour pouvoir conclure un contrat. Pendant longtemps un enfant légitime n’avait pas les mêmes droits que l’enfant naturel. l’Article 148 du Code Civil précise que le désaccord vaut consentement. Deux catégories de personne ne possèdent pas cette capacité telle que les enfants en bas âges hors cela ne nous concerne pas car il faut avoir minimum 18 ans pour se marier.

professions…. ils peuvent le faire. c'est que la validité du mariage est subordonnée à certains rites comme la prononciation de certaines paroles. En principe les deux époux doivent être présent. En Droit international privé. ce sont les ascendants qui doivent donner le consentement. on insiste sur l’idée d’audition des époux qui est requise sauf en cas d’impossibilité. la discorde vaut consentement. Le mariage est l’un des rares actes ritualisés en Droit français. Dans le cas où les parents seraient décédés ou dans l’incapacité de se prononcer. c'est le conseil de famille qui décide. mais ce qui est original. §2. il faut prendre les conditions de fond qu’impose à chaque . il est indiquer à l’article 63. Le nouveau texte prévoit que l’officier demande à recevoir les époux séparément pour lutter contre les mariages forcés et vérifier le consentement. Section 2. C'est l’idée que s’il y a des personnes qui veulent s’opposer au mariage. En cas d’absence totale de famille. Le nouveau texte vérifie les conditions relatives aux témoins. Le mariage Français est civil. Les conditions de forme du mariage. • Le caractère obligatoire de certaines productions : certaines pièces doivent êtres fournies à l’officier d’Etat civil sans quoi il ne peut prononcer le mariage : certificat prénuptial. Il est un acte solennel. comme les noms. extraits d’actes de naissance. Les formalités antérieures au mariage. éventuellement autorisation des parents et s’il y lieu.. L’officier d‘état civil ne peut pas célébrer le mariage s’il n’a pas tous ces documents. Cette publication énonce de nombreux critères. • La publication : il faut publier à la mairie pendant au moins dix jours le projet de mariage. §1. Les conditions de forme sont les lois de fond du mariage sur le territoire national des époux. et là encore.Le pouvoir des parents de consentir au mariage de leurs enfants est assimilé à un pouvoir discrétionnaire[3]. pour que le mariage soit valable en France. le contrat de mariage. Les formalités pendant la célébration du mariage. Lorsque l’officier célèbre le mariage il doit faire lecture de certains articles du code civil.

un an après. qui est l’empêchement inconnu par l’Officier d’Etat civil. ou bien en cas de démence. il doit pour cela avoir une autorisation du Procureur de la République. Droit d’opposition du ministère publique. tante…) de s’opposer au mariage. Chapitre 2. Section 1. L’article 174 du code civil. Il doit recevoir les déclarations des époux pour qu’ils montrent qu’ils souhaitent se prendre pour mari et femme. L’opposition est possible par certains proches lorsqu’il n’y a pas de consentement. lorsqu’il a été demandé. Le mariage doit être célébré dix jours minimum après la publication des bans. Ensuite. Ce système explique que le mariage soit publié. 213 alinéas 1 et 2. Si les conditions sont toutes réunies. a été refuse. et 215 du Code Civil. mais au plus tard. l’Officier d’Etat civil doit célébrer le mariage. Il y a un système de règles préventif et un système à posteriori. Le mariage doit être célébré devant un officier d’Etat civil compétent. par exemple par l’opposition du premier conjoint si la personne est déjà mariée. Les sanctions des règles de formation du mariage. L’officier d’Etat civil doit faire lecture aux époux de certains Articles du Code Civil. Le système préventif : les oppositions au mariage. L’opposition des parents et ascendants : le Code Civil prévoit que le Père. Pour les conditions de forme. comme les Article 212. En théorie. permet à certains proches (oncle. Le représentant de l’état va s’opposer à la célébration du mariage. l’officier d’Etat civil peut se transporter au domicile du couple pour célébrer le mariage. Les époux doivent êtres présents. soit lorsque le consentement du conseil de famille. la Mère et les autres ascendants peuvent s’opposer au mariage. les collatéraux peuvent aussi s’opposer au mariage uniquement en 2 cas. . Evidemment. En cas de circonstances très particulières. au plus 4. les parents peuvent invoquer un cas d’opposition au mariage. le Droit Français considère qu’il prend en compte les formes du mariage en Droit Français. mais c'est la aussi très limité. On peut choisir uniquement la mairie où l’un des époux a son domicile depuis au moins un mois. L’officier d’Etat civil doit demander aux époux leur consentement selon les formules de la Loi. Les personnes qui le peuvent ont alors la possibilité de faire annuler préventivement le mariage.époux son Droit national. En principe on ne peut pas refuser le mariage sauf si l’officier constate une clause contraire au mariage. 214. Il faut nécessairement 2 témoins. le mariage doit être public.

La prescription est beaucoup plus courte. La nullité relative peut être « couverte ». car le divorce est bien plus rapide. Le mariage est célébré mais quelqu’un va demander la nullité. Les ascendants peuvent aussi agir en nullité pour les mêmes raisons. simple. il est . Lorsqu’il y a fraude à la Loi. lorsque par exemple. Ces oppositions sont très réglementées. Cela vaut de toute façon opposition à mariage. La nullité doit en fait frapper toutes les conditions de fond et de forme du mariage. la nullité du mariage est rarement prononcée. et donc. elles doivent être formulées et signifiées par acte d’huissier. En matière de mariage. Le défaut ou le vice de consentement peuvent frapper le mariage d’annulation. c'est-à-dire réparée : le Code Civil prévoit qu’en cas de vice du consentement. et il faut distinguer les empêchements dirimants et les empêchements prohibitifs. on ne peut les invoquer librement. Il y a des empêchements à mariage. Il y a toute une série d’empêchements. il peut être annulé. en ce cas. et les opposants peuvent être condamnés à des dommages intérêts. Si la nullité avait pour objet de protéger une personne. et qu’il continue à cohabiter pendant 6 mois avec l’autre époux. En ce qui concerne l’intérêt général. Il y a aussi cas de caducité[4] d’un acte ou de nullité[5] s’il y a dépassement d’un certain délai. l’Officier d’Etat civil peut toutefois décider de repousser le mariage. il y a dans ce cas nullité absolue. l’ordre public peut être troublé. toute personne intéressée peut demander la nullité. elle est de 5 ans. en la forme. Article 175-1 c’est le droit d’opposition du ministère publique pour tous les cas ou il peut demander la nullité du mariage. En France. On regarde en fait le fondement de la règle violée. Le mariage de personnes du même sexe est invalide. il ne peut alors plus invoquer la nullité. L’incapacité du mineur est aussi relative. en effet. et. Les cas de nullité. Le ministère public va pouvoir empêcher la célébration du mariage. si l’époux a recouvré sa pleine liberté. l’exemple classique de nullité relative est le vice de consentement. De la nullité du mariage. il existe deux types de nullité juridique pour tout acte : la nullité relative et la nullité absolue. ce qui signifie que seule la personne protégée peut déclencher la nullité. Si une condition de validité du mariage manque le mariage n’est pas célébré. §1. (Voir l’article 175-2) Section 2. En France.Le ministère public peut faire opposition à un mariage. Si l’opposition est irrégulière. L’opposition illégitime peut engager une mainlevée. la nullité est relative. et n’emporte aucune conséquence rétroactive. seul l’époux de bonne foi peut invoquer la nullité.

la preuve principale est le livret de famille. Lors de l’annulation. La nullité générale est définie par l’Article 184 du Code Civil qui donne la liste des infractions qui sont frappées de la nullité absolue : Articles 144. les époux sont censés ne s’êtres jamais mariés. 147. La jurisprudence atténue la rétroactivité en introduisant la théorie du mariage putatif : il consisté à protéger les époux ou au moins l’un d’entre eux qui ont pu croire légitimement que le mariage était valable. le régime matrimonial n’existe pas. l’enfant . mais il peut y avoir aussi les fiches d’Etat civil. En matière d’Etat des personnes. Le mariage putatif vaut surtout en général pour les enfants : lorsqu mariage est annulé. Les effets de la nullité du mariage. c'est ce que l’on appelle la possession d’Etat (lorsque juridiquement on a pas un état donné mais qu’on en a l’apparence : un enfant vit avec un homme et une femme et l’homme avec qui il vit n’a pas reconnu juridiquement l’enfant. En principe. Rétroactivement. Article 181 du code civil prévoit un délai de prescription de 5 ans à compter du mariage ou depuis que l’époux à acquis sa pleine liberté ou que l’erreur a été par lui reconnue. et enfin. 146-1. le mariage produit ses effets pour le passé. La preuve du mariage. Chapitre 3. 162 et 163. Dans ce cas. les traités ne devraient êtres valables que comme s’ils avaient toujours été uniquement concubins. §2. mais seulement à l’égard de l’époux de bonne foi. il y a un autre élément admis à titre de preuve.dit que nul ne peut invoquer sa propre turpitude : nemo oditur propriam turpitudinem alegans. En principe. le mariage va pouvoir produire des effets visant à protéger le ou les époux. et leurs enfants sont censés n’avoir jamais été légitimes. et même si les deux époux sont de mauvaise fois. 145. l’enfant reste toutefois légitime. L’époux doit cependant montrer qu’il a été victime d’une erreur excusable. Mais la bonne foi est toujours présumée. les Articles 161. il faut un acte (article 194 du code civil). On admet même une erreur de Droit : si deux étrangers ignoraient la Loi. il doit donc prouver qu’il ignorait les critères d’annulation. on rétablit le statu quo ante. En principe.

l’égalité des régimes matrimoniaux a enfin été implantée. en Droit fiscal. En matière de mariage. une Loi dispose que la femme concoure avec le mari à la direction de la famille. il y a des avantages fiscaux pour deux époux. Sous-titre 2. tout le monde pense qu’ils sont père et fils mais juridiquement il n’y a pas de lien établit mais il y a possession d’état). La possession d’Etat a 3 éléments : le nomen. sont en fonction du régime matrimonial. en Droit social. et la femme mariée était à l’époque juridiquement incapable. En 1985. Une partie des règles patrimoniales qui s’appliquent aux époux est commune à tous les époux. notamment patrimoniaux. Ils sont régis par le titre 6 chapitres 5 du Code Civil (article 212 et suivant). En 1942. la Loi de 1970 a achevé de donner à la femme un rôle égal à celui du mari dans la famille. Les devoirs entre époux. Chapitre 1. L’Article 197 prévoit que s’il existe des enfants issus de deux personnes qui vivaient publiquement comme maris et femmes et que ces deux personnes sont décédées. les effets mêmes civils du mariage. Section 1. ce jusqu’en 1938. on ne peut remettre en cause la légitimité de l’enfant si ce dernier ne produit pas d’acte de célébration dès lors qu’il y avait possession d’Etat. Les Articles 196 et 197 du Code Civil prévoient qu’il y a une célébration du mariage mais qu’il y a un vice de forme. et. . par exemple. les époux qui ont possession d’Etat ne peuvent invoquer la nullité de mariage. Les effets primaires du mariage sont un ensemble de règles d’ordre public qui s’applique à tous les époux indépendamment du régime matrimonial. qui se nomme « des devoirs et droits respectifs des époux ».sait que l’homme est son père et inversement. le tractatus et fama. etc. De même. Les rapports entre époux. C'est ce que l’on appelle le régime primaire du mariage. Les effets du mariage. on ne peut admettre que la possession d’Etat vaut mariage. elle passait de la direction du père à la direction du mari. Enfin. international. Les règles qui sont applicables aux époux du fait de leur mariage ne relèvent pas toutes du Droit civil. Les époux assurent la direction morale et matérielle de la famille. Dans le Code Civil. l’époux dirige la famille. Il existe aussi des règles extrapatrimoniales civiles. L’Article 195 ne peut remplacer la célébration du mariage. En plus de cela. quelque soit leur régime matrimonial. à ce moment là.

l’adultère peut faire l’objet de dommages intérêts pour préjudice moral. Il faut en fait juger lequel des deux époux n’accomplis pas son devoir de communauté de vie. ce n’est pas forcément celui qui quitte le domicile. Article 259-2 : les constats dressés à la demande d’un époux sont écartés des débats s’il y a eu violation de domicile ou de la vie privée. il y a deux aspects : l’un charnel. la jurisprudence a admis. Un constat d’adultère ne doit donc pas attenter à la vie privée. La Cour d'appel l’a débouté et la Cour de cassation a rejeté le pourvoi. l’obligation s’est un peu amenuisée. les époux se doivent toujours fidélité. L’obligation de fidélité dure en principe tant que dure le mariage. car la Loi de 1975 indique que le mari et la . l’autre matériel. L’aspect matériel : il est un peu dilaté : par l’Article 215 alinéa 2 : la résidence de la famille est au lieu que les époux ont décidé d’un commun accord. Selon le Droit. Aspect charnel : il s’agit du devoir conjugal. L’Article 215 du Code Civil s’applique dans ce cas : « les époux s’obligent mutuellement à une communauté de vie ». L’adultère n’est plus un délit pénal depuis 1975. une épouse avait poursuivi la maîtresse de son mari. par la Cour de cassation. le juge prononce pratiquement toujours le divorce lorsqu’il y a un constat d’infidélité. L’adultère était une cause péremptoire de divorce. Le devoir de communauté de vie : s’applique aussi pour les Pacsés. La carence de ce devoir est cause de divorce. Aujourd’hui. Dans un arrêt de 2001 de la Cour de cassation. Les devoirs extrapatrimoniaux. Les juges ont toutefois depuis 1975 une certaine liberté d’appréciation et pourraient considérer que cela ne vaut pas faute par exemple si l’un des époux commet l’adultère sous l’empire de trouble mental.Il existe des devoirs extrapatrimoniaux et des devoirs patrimoniaux. On peut en compter 3 : La fidélité : son contraire est l’adultère. Toutefois. c'est-à-dire que le jugement doit être forcément prononcé au tort de celui qui a trompé. Même pendant l’instance de divorce. §1. qu’il peut très bien y avoir viol entre époux dès lors qu’il y a une contrainte. C'est aussi apparu en cas de viol conjugal : en 1992. En 1975.

L’abandon de famille (délit pénal) n’intervient que lorsque la personne est partie. L’Article 214 dispose que les deux époux doivent contribuer aux charges du mariage. achats divers. La seule exception. Les devoirs patrimoniaux entre époux. La répartition des charges du mariage est exposée par un Article du Code Civil. a cessé toute relation. L’assistance est le fait d’apporter à son époux l’affection et le soutien moral. Ce mode de divorce a été supprimé. n’entretient plus les enfants. Ce mercredi 1er mars 2006. le régime applicable à tous les . Cela comprend aussi les charges de santé et éventuellement les loisirs. ce qui est toutefois inverse au devoir d’assistance. Un cas de divorce avait été introduit en 1975 : le divorce pour rupture de la vie commune : lorsque l’un des époux voit ses facultés mentales affectées. c'est-à-dire les « dépenses d’agrément ». le devoir de secours : il est la traduction d’assistance dans le domaine patrimonial. §2. Le secours et l’assistance : on réserve en général le terme secours à l’obligation patrimoniale et l’assistance à l’obligation extrapatrimoniale. cela fait partie du régime primaire. elle existait en fait lors du divorce pour rupture de la vie commune. Le devoir de secours cesse au décès ou au divorce.femme peuvent avoir un domicile distinct sans pour autant qu’il soit porté atteinte à la communauté de vie. il comprend toutes les charges du mariage : alimentation ordinaire. il manque à son devoir d’assistance. Si un conjoint tombe malade et l’autre part. Ce devoir va au-delà du devoir de secours. Ensuite. Nul ne peut déroger à l’ordre public par convention (Article 6). C'est l’équivalent de l’obligation alimentaire entre époux. qui a d’ailleurs été supprimée. Il y en a trois : D’abord. de même. il y a l’obligation de contribuer aux charges du mariage : c'est l’Article 214 du Code Civil. donc la communauté de vie ne peut être rompue par contrat. l’abandon de famille ne peut être convenu.

Enfin. lorsqu’il n’y a pas eu l’accord des deux époux. il s’agit de l’Article 220 alinéa 2 : en ce qui concerne les dépenses illégitimes et luxueuses. on parle alors de dette in solidum. Le Code Civil explique que s’il y a une dette contractée par l’un des époux. Les époux sont tenus solidairement du règlement de l’impôt sur le revenu. L’idée est que chaque époux peut conclure les actes de la vie courante sans avoir besoin forcément de l’autre. Tous les devoirs du mariage disparaissent lorsque le mariage est dissous. c'est la solidarité pour toutes les dettes familiales. Le Code Civil exclue cependant la solidarité dans deux cas où la solidarité n’a pas à protéger les tiers. le fisc accepte des déclarations distinctes. mais l’époux qui a contracté ces contrats ne peut réclamer à l’autre la solidarité pour ces achats. Le contrat est valable. L’idée est qu’un couple marié doit acquérir à peu près le même niveau de vie. par exemple. …) ou encore pour les dettes délictuelles à condition qu’elles concernent l’entretien du ménage ou l’éducation des enfants. on a commencé à égaliser les obligations. La clé de répartition peut cependant être réglée par les conventions matrimoniales (le contrat de mariage). Selon l’alinéa 3 du même Article. c'est-à-dire que l’on détermine qui est obligé par la dette. Ce devoir ne dure que pendant la durée du mariage. dans des cas comme la résidence distincte. cependant. S’il y a contentieux. Il n’y est pas mis fin par une séparation de fait. mais cela est rare. C'est un rapport entre les codébiteurs d’une part et le créancier d’autre . Chaque époux doit aussi contribuer aux charges du mariage par une activité au foyer. l’autre pourra s’exprimer et s’opposer à l’époux qui a pris une décision unilatérale. prévu par l’Article 220 du Code Civil. la solidarité ne joue pas pour les achats à tempérament ou pour les emprunts. elle sera solidaire des deux époux. Par exemple. Dans l’alinéa 2 de l’Article 214. il y a plusieurs débiteurs. il est dit que si un des époux refuse de participer aux charges du mariage.mariages. sauf pour les emprunts qui portent sur des sommes modestes nécessaires à l’entretien du mariage. Le Code Civil énonce que chaque époux à pouvoir de passer seul les contrats ayant pour objet l’entretien du ménage ou l’éducation des enfants. un rapport d’obligation à la dette. La jurisprudence applique cet Article pour les dettes extracontractuelle. Lorsqu’une dette est solidaire. Ces obligations vont créer deux types de rapports : tout d’abord. Si les conventions matrimoniales ne règlent pas la répartition des charges. En 1965. pour les dettes légales (impôts. le mari devait pourvoir seul aux besoins de la famille. elles sont calculées selon les capacités de chaque époux. car au début du Code Civil. mais pas lors d’une séparation de fait. le 3ème devoir patrimonial vaut pour tous les couples mariés quelque soit le régime matrimonial. il peut y être contraint par un paiement direct : sur son salaire est retenu par son employeur des aliments qui sont directement versés à l’autre époux.

le compte bancaire du ménage vaut même après décès. La cogestion en matière de logement familial. le régime par défaut est celui de la communauté réduite aux acquêts. Aujourd'hui. mais cela ne joue que vis-à-vis des tiers de bonne foi et cela ne vaut que pour les meubles susceptibles d’utilisation individuelle. Les pouvoirs des époux sont prévus le plus souvent par les régimes matrimoniaux. (L. les comptes des époux étaient forcément joints. Les pouvoirs des époux. La première autonomie prévue est régie par l’Article 221 du Code Civil : chaque époux peut ouvrir un compte en banque sans l’accord de l’autre. Dérogations aux pouvoirs généraux. il est en tort. Mais cela ne vaut que pour les tiers de bonne foi : si le banquier sait que les fonds appartiennent à l’autre époux et laisse le premier gérer les fonds après dissolution du mariage. Il y a ensuite un rapport de contribution à la dette : c'est un rapport des codébiteurs entre eux : il faut d’abord désintéresser le créancier. Le tiers peut traiter avec un seul des époux. B. A. Sans contrat de mariage. dits « meubles meublants ». les époux ne peuvent les écarter par contrat. Autrefois. La répartition normale des pouvoirs entre les époux. puis les codébiteurs vont régler entre eux la clé de répartition de la dette. le créancier peut poursuivre l’un quelconque des codébiteurs pour lui demander le paiement de la totalité de la dette. L’idée générale qui gouverne aujourd'hui est celle de donner le maximum d’autonomie à chacun des époux. Le dépositaire d’un compte est en effet censé être libre. Quand la dette est solidaire. Il existe aussi une présomption de pouvoir sur les biens meubles prévu à l’Article 222 du Code Civil[6]. no 65-570 du 13 juill. 1965) «Les . ce qui n’était pas pratique.part. Il existe un régime primaire des pouvoirs des époux. Ces pouvoirs sont d’ordre public. et en cas de décès de l’un des époux. Section 2. ce qui permet de protéger le tiers des éventuels abus de pouvoir du conjoint qui vient contracter. le banquier bloquait le compte. valable donc quelque soit le régime matrimonial. Cela exclu les meubles qui meublent le logement familial. La bonne foi est présumée. prévu par l’Article 215 alinéa 3 du Code Civil : elle est applicable quelque soit le régime matrimonial et quelque soit l’époux à qui appartient le logement familial (va limiter le pouvoir des époux sur certains actes concernant le logement).

l’époux ayant agi seul est alors seul responsable. il existe aussi l’habilitation d’un époux à représenter l’autre. 218 (L. il y a l’autorisation judiciaire d’un époux de passer seul un acte. Si l’un des époux meurt et que le couple louait un appartement. Il existe deux hypothèses prévues aux Articles 218 et 219 : Art. c'est-à-dire qu’il ne peut porter que sur la gestion du ménage. et non pas une représentation de l’autre. état comateux…) .époux ne peuvent l'un sans l'autre disposer des droits par lesquels est assuré le logement de la famille. no 65-570 du 13 juill. 1985. De même. prévue par l’Article 217 du Code Civil : (L. (L. Le logement familial ayant une importance particulière dans la famille. L’Article 218 ne concerne toutefois que les relations patrimoniales. l’acte est nul de toute façon. si celui-ci est hors d'état de manifester sa volonté ou si son refus n'est pas justifié par l'intérêt de la famille ». S’il n’y a pas consentement des deux époux. Enfin. 1965) Un époux peut donner mandat à l'autre de le représenter dans l'exercice des pouvoirs que le régime matrimonial lui attribue. c'est une dispense d’autorisation. En cas de séparation de fait. A ce moment. Le Code prévoit un certain délai de prescription de 1 an. cela ne vaut que pour les cessions volontaires et non pour les hypothèques par exemple. c'est-à-dire qu’elle n’engage pas celui qui n’a pas donné son consentement. L’autorisation judiciaire est toujours spéciale. sans pouvoir jamais être intentée plus d'un an après que le régime matrimonial s'est dissous. art. l’un des époux peut demander à la Justice de passer seul cet acte. la cogestion a été mise en place ainsi. C'est un acte pour lequel il faudrait en principe le double consentement. L'acte passé dans les conditions fixées par l'autorisation de justice est opposable à l'époux dont le concours ou le consentement a fait défaut. Ensuite. On considère que le texte ne concerne que les cessions entre vifs et non les legs pour cause de mort. no 65-570 du 13 juill. 1er) «Il peut. sans qu'il en résulte à sa charge aucune obligation personnelle. L’action en nullité est relative : seul le conjoint qui n’a pas consenti peut demander la nullité. La question est de savoir à qui appartient le logement de la famille. un des époux est hors d’état de manifester sa volonté (folie. Cela ne vaut que lorsque qu’il y a . En outre. no 85-1372 du 23 déc. le conjoint vivant peut rester vivre un an gratuitement dans cet appartement. 1965) « Un époux peut être autorisé par justice à passer seul un acte pour lequel le concours ou le consentement de son conjoint serait nécessaire. ni des meubles meublants » dont il est garni. dans ce cas. maladie.». un seul des époux agit au nom des deux époux. Celui des deux qui n'a pas donné son consentement à l'acte peut en demander l'annulation: l'action en nullité lui est ouverte dans l'année à partir du jour où il a eu connaissance de l'acte. Mais a priori. révoquer librement ce mandat. c'est au juge de décider où les enfants sont censés habiter. Un délai de prescription peut être suspendu ou interrompu[7]. dans tous les cas.

A défaut de pouvoir légal. L’Article 219 n’a rien à voir avec l’Article 217 : l’époux qui agit seul agit aussi au nom de l’autre. de mandat ou d'habilitation par justice.accord entre les époux. l’autre époux peut saisir le Juge aux Affaires familiales et demander de prescrire toutes les mesures urgentes que requièrent ses intérêts. à l'égard de celuici. sans quoi il faut obtenir une autorisation judiciaire : le conjoint peut être habilité par la Justice : Art. Les époux doivent assurer ensemble la direction morale et matérielle de la famille. dans l'exercice des pouvoirs résultant du régime matrimonial. l'autre peut se faire habiliter par justice à le représenter. (Article 220-1 du Code Civil). le juge peut statuer sur la résidence séparée des époux. les actes faits par un époux en représentation de l'autre ont effet. d'une manière générale. ces mesures ne pouvant durer plus de 3 ans. Le Code Civil prévoit que le juge doit expressément indiquer la durée des mesures qu’il prend en application de l’Article. Le juge peut décider qui va rester dans le logement familial. il n’y a plus besoin de communauté de vie. suivant les règles de la gestion d'affaires. no 65-570 du 13 juill. A ce moment là. . ». ils pourvoient l’éducation des enfants et préparent leur avenir. La sauvegarde judiciaire des intérêts de la famille. les conditions et l'étendue de cette représentation étant fixées par le juge. Chapitre 2. L’autorité parentale. On peut dire qu’il y a deux éléments principaux : Section 1. 1965) « Si l'un des époux se trouve hors d'état de manifester sa volonté. La Loi du 26 mai 2004 a inséré un alinéa à cet Article afin de résoudre les violences conjugales. C. Les relations entre parents et enfants. 219 (L. Le juge peut par exemple (voir Article 220-1 alinéa 2) interdire à l’époux de faire sans l’accord de l’autre des transactions sur les meubles de la famille. ou pour certains actes particuliers. A ce moment. C'est l’hypothèse selon laquelle un des époux manque gravement à ses devoirs et met en péril les intérêts de la famille. Cela peut concerner aussi bien les intérêts patrimoniaux ou moraux de la famille. S’il y a violence. Elle est régie par les Articles 371 et suivants du Code Civil dans le titre 9 intitulé « De l’autorité parentale ».

Si le lien de filiation n’est pas établi. décider que seul l’un des parents à l’autorité parentale (ce que l’on appelait autrefois la garde de l’enfant). Elle appartenait au père. à la demande des époux. Loi du 4 mars 2002. Les titulaires de l’autorité parentale. On peut demander à retirer l’autorité parentale d’un des parents pour motifs graves. 1987. La question est d’abord de savoir qui est titulaire de l’autorité parentale. depuis la loi 2002. Le juge peut. L’autorité parentale naît au moment de la naissance de l’enfant. La grande question qui se pose concerne le divorce. L’homme pourra annuler la reconnaissance de l’enfant si jamais cela ne se passe plus bien. le père et la mère exercent l’autorité en commun. Attribution initiale de l’autorité parentale. Un mineur n’a pas la capacité de jouissance ou d’exercice. Première hypothèse : changement de situation des parents. En principe. car qui dispose alors de l’autorité parentale après le divorce ? B. Le changement de situation des parents ne change rien pour les enfants. car en principe. Si on annule la reconnaisse. Les transferts d’autorité parentale. l’autorité parentale appartient au père et à la mère. il sera condamné à des dommages et intérêt face aux troubles causés à l’enfant. En matière de divorce. Même après le divorce l’autorité parentale reste commune. tout est mis dans les articles 373-2 et suivants du code civil. Il faut que le double lien soit établit.Cette autorité comprend des droits et devoirs qui appartiennent aux deux parents et qui doivent avoir pour but l’intérêt de l’enfant (art 371-1). à la mère ou aux deux. Les grandes étapes de l’autorité parentale se sont faites en 1970. A. Mais cela n’est possible que si l’on démontre que l’autorité commune . mais dans un couple non marié. Les principes généraux sont les suivants : il y a eu une grande évolution : elle a consisté à favoriser de plus en plus après le divorce l’exercice en commun de l’autorité parentale. un des deux parent : le père ou la mère ont l’autorité parentale et un lien juridique avec la filiation. le père sera considéré comme n’ayant jamais été le père de l’enfant. L’autorité parentale concerne à la fois la personne de l’enfant et ses biens. mais il se pose des questions. §1. Le père a pu reconnaitre l’enfant (même s’il n’est pas son père biologique). de plus. toute l’autorité parentale est tournée vers l’intérêt de l’enfant. l’autorité parentale commence à la naissance de l’enfant et dure jusqu’à la majorité de l’enfant ou son émancipation.1993 et en 2002. l’autorité parentale n’est pas. il est représenté par ses parents. il n’a plus d’autorité parentale. En principe.

soit unilatérale. le juge peut très bien décider que les deux parents ont l’autorité parentale. Délégation de l’autorité parentale est possible pour un couple homosexuel uniquement sur le fondement de l’article 377 du code civil. mal logé. . Ce mercredi 15 mars 2006. Dans les textes européens. . cela peut dépasser l’âge de 18 ans. en l’occurrence la conjointe de la mère. Payer les frais d’université. L’exercice de l’autorité parentale.n’est pas conforme à l’intérêt de l’enfant. le vêtir. Il existe l’assistance éducative article 375 et suivants du code civil. par exemple dans des cas graves et pénaux. On refuse ce que l’on appelle l’autorité parentale « alternée ». s’occuper de lui. L’autorité parentale est aussi le pouvoir des parents de gérer les biens des enfants. l’autorité parentale peut être retirée partiellement ou totalement (art 378). on met alors l’enfant dans une institution temporairement pour aider les parents. Art 377 du code civil ne s’oppose pas à ce qu’une mère seule titulaire de l’autorité parentale puisse donner les pouvoir de l’autorité parentale à la femme avec laquelle elle vit régulièrement (sous entendu un pacs). Obligation de l’entretien est sur une longue durée. dans certains cas graves. Action à fins de subside. l’obligation d’entretien ne pèse que sur les pères et mères. mais que l’enfant résidera chez l’un des deux. Obligation alimentaire. L’autorité parentale est soit commune.l’entretien de l’enfant : les parents doivent assurer l’entretien de l’enfant au sens patrimonial. La question de l’homoparentalité. Après divorce. mal nourrit. Il y a aussi des questions concernant le transfert de l’autorité parentale. La cours de cassation pense que c’est dans l’intérêt des enfants d’être sauvegardé par un proche. le nourrir. Pour certaines décisions. L’obligation alimentaire est réciproque contrairement aux obligations d’entretien qui va seulement du parent à l’enfant. C’est lorsque quelqu’un saisit le juge pour considérer que le parent exerce mal leur pouvoir d’autorité parentale. on parle donc de responsabilité parentale. un des deux conjoints adopte l’enfant. §2. L’autorité parentale peut être suspendue. l’adoption par des homosexuels est toujours interdite en France. De plus. le terme autorité parentale est mal perçu car il impose une hiérarchie devant la loi. Les parents ont une obligation de payer les études à leurs enfants. car on ne peut faire un enfant entre deux hommes ou deux femmes.

il y a un ordre particulier. . Article 227 du code civil. Le divorce peut être demandé conjointement par les époux. cette foi ci le juge va vérifier l’accord sur la rupture du mariage. En France le divorce est toujours un divorce judiciaire. s’il n’y a pas d’enfants. soit il y a un testament. les effets d’ordre personnel et d’ordre patrimonial. on a supprimé le divorce pour rupture de la vie commune. c’est le divorce pour altération définitive du lien conjugal. sauf si chacun des époux souhaite son propre avocat. Censé remplacer le divorce sur demande accepté. Ils sont d’accord sur le principe du divorce mais aussi sur toutes les conséquences du divorce. Chacun a son avocat. le mariage est dissout et il va y avoir une ouverture de la succession. Après la tentative de conciliation. Le premier mode de dissolution du mariage est le décès : on assimile au décès la disparition. il était privé de tous droits. Le divorce : c’est la dissolution du mariage. On peut conserver le nom du défunt en cas de décès. En réalité. plus de patrimoines… hors cette loi a été supprimé. non contentieux. La dissolution du mariage. divorce sur double aveu. Les effets du divorce sont communs avec chaque type de divorce. Art 230 du code civil. Le mariage est dissout. En principe s’il n’y a pas de testament tout va aux enfants. lorsque les époux s’entendent sur les effets du divorce. désormais ce divorce se fait « sans considération des faits à l’origine de celle-ci ». Art 233 du code civil. Ces époux peuvent utiliser ce divorce lorsqu’ils sont d‘accord sur tout. Le juge va trancher sur les effets du divorce. il n’y a plus d’idée de faute dans le divorce accepté. alors tout cela va aux parents et au conjoint. une certaine personne va hériter. était qualifié de mort civil. le mariage se dissout par la mort d’un des époux ou par le divorce légalement prononcé. Quelqu’un qui est en prison à vie. le juge va entendre les partis et va trancher sur les effets du divorce. Un seul avocat peut présenter leur requête commune. Le second cas de divorce. Loi du 11 juillet 1975 qui a créé le divorce par consentement mutuel. soit il n’y a pas de testament il y a des règles très stricte dans le code civil. Il existe des droits particuliers du conjoints survivant. Divorce par consentement mutuel.Sous titre 3. Divorce judiciaire. Puis cette loi été entièrement modifiée par une loi du 26 mai 2004. On ne demande plus aux époux de dire pourquoi ils veulent divorcer. Divorce par consentement mutuel : Les deux acceptent le principe du divorce mais ne sont pas d’accord sur les effets du divorce. D’un point de vue patrimonial.

L’on pouvait demander ce divorce également lorsque le conjoint avait des facultés mentales altérées et qu’elles rendaient la communauté de vie impossible. et. Avant la Loi de 2004. Il existait en plus une clause d’exceptionnelle dureté qui prévoyait des conséquences pour l’autre conjoint extrêmement dures. son rôle va être d’entendre les partis et de regarder le contrôle des conventions. Il y avait un moyen de s’opposer au divorce malgré l’absence pendant 6 ans ou altération des facultés mentales. le juge pouvait refuser le divorce. Mais l’époux qui subissait le divorce devait supporter toutes les conséquences matérielles du divorce. dans ce cas là. les époux devaient démontrer qu’ils étaient séparés de fait pendant 6 ans. et remplacé par le divorce pour rupture définitive de la vie commune. le juge peut refuser le divorce. le divorce pour altération définitive du lien conjugal : c'est un divorce contentieux. Le divorce peut être demandé par l’un des époux lorsqu’il y a altération de la vie commune. et qui comprenait également tous les frais médicaux. par opposition au divorce pour faute. mais le devoir de secours restait. Dans la Loi de 2004. Il va vérifier le consentement des époux. qui avait voulu être présenté comme un divorce pour cause objective. Quelle est la nature juridique d’une convention juridique homologuée ? On ne pourra pas revenir dessus comme on revient sur un contrat. par l’Article 238 du Code Civil : la rupture définitive du lien conjugal résulte de la cessation de la communauté de vie entre les époux mais « lorsqu’ils vivent séparés depuis deux ans avant l’action en divorce ». Cela signifie que si l’époux défendeur démontrait que le divorce aurait pour lui les conséquences d’une exceptionnelle dureté. Dans les autres pays européens. mais était resté très marginal. et dans lequel l’époux qui veut divorcer n’a rien à reprocher à son conjoint. mais le Code Civil pose tout de même certaines conditions que devra vérifier le juge. notamment par l’Article 247 du Code Civil : les époux peuvent à tout moment de la procédure. Puis ils se présentent devant le juge qui va les entendre. il veut simplement divorcer. clause d’exceptionnelle dureté. Certaines modifications possibles de la convention. on appelle cela un divorce pour cause objective. il statue aussi sur les conséquences du divorce. Après le divorce subsistait le devoir de secours.Convention qui règle les conséquences du divorce. car les conditions étaient très sévères. La convention vaudra effet du divorce. et qu’ils ne vivaient plus ensemble. Pour passer d’une forme de divorce à une autre. Ce divorce a été supprimé. il est aussi prévu que les époux peuvent prévoir une modification de la prestation compensatoire en cas de changement important dans leurs ressources. La quatrième forme de divorce est le divorce pour altération définitive du lien conjugal. et de manière unilatérale. On constate donc une situation objective. depuis la Loi de 1975 existait le divorce pour rupture de la vie commune. Dans la jurisprudence en général. . demander au juge de changer le mode de divorce. Quand le juge caractérise cette altération. c’était les convictions religieuses. pour cause subjective. l’ex époux devait continuer à payer en cas de maladie grave ou autre. divorce pour cause objective. il existe des passerelles.

Il faut prouver cette faute. l’adultère a changé : cela reste une cause de divorce. De même. L’autre peut former une demande reconventionnelle : demande qui émane du défendeur initial. Le juge doit alléguer les faits pour les faire rentrer dans la formulation de l’article 242 du code civil « le divorce peut être demandé par l’un des époux lorsque des faits constitutifs d’une violation grave ou renouveler des devoirs et obligations du mariage sont imputable à son conjoint et rendent intolérable le maintien de la vie commune ». On peut distinguer : §1. sauf en ce qui concerne ce cas : le divorce prend effet au jour de la décision définitive. Voir adage : Nemo pluris juris tranferrer potest quam ipse habet : les ex epoux ne st + rien entre eux : + de lien juridik B. Art 242 et suivants… le divorce pour faute peut être un divorce aux torts exclusifs de l’un des époux.Troisième cas de divorce c’est le divorce pour faute. Par exemple. le lien d’alliance est dissout. A. Les effets du divorce. Section 2. Par exemple. Les effets extrapatrimoniaux du divorce. l’appartenance à une secte n’est pas une faute sauf si une telle appartenance mène à un comportement inacceptable. pour l’adultère. mais l’on a voulu de plus en plus respecter la vie privée et déculpabiliser les époux. mais s’ils sont anciens. Il n’y a pas de rétroactivité de l’annulation. L’un des époux va devoir invoquer une faute de l’autre. Entre les époux : D’abord. le juge peut considérer qu’il y a eu réconciliation des époux (Article 244 du Code Civil). Le pourvoi en cassation n’est pas suspensif de la décision. Dans le jugement est indiqué le cas qui a été utilisé pour divorcer. Sur le divorce : le divorce pour faute : la nouvelle Loi de 2004 n’a pas vraiment changé la faute pour cas d’ouverture. Il peut y avoir des faits qualifiés de faute. La suppression du lien d’alliance fait qu’il y avait aussi disparition des obligations alimentaires vis-à-vis des beaux-parents. Le divorce dissout le mariage quand il devient définitif. le délai est de 15 ans. mais cela n’est plus une cause péremptoire de divorce : le juge peut apprécier la situation. Les effets sur les enfants : . Absolument toutes les obligations liées au mariage disparaissent.

Les deux parents gardent le pouvoir et le devoir d’éduquer l’enfant et de l’entretenir. La question sur l autorité parentale ? Loi du 4 mars 2002 : la séparation des parents n’a aucune influence sur l’enfant. Le mineur peut aussi capable de discernement : article 388-1. Le principe de cette nouvelle Loi a été formé en 2002. les Articles 373-2 et suivants). Vis-à-vis des enfants. mais celui qui n’a pas la garde de l’enfant contribue à l’entretien de l’enfant par le versement d’une pension alimentaire.le Droit de visite permet au parent de venir voir son enfant. Soit il y a un droit de visite ou d’hébergement. si . La séparation n’a aucune conséquence sur l’autorité parentale. l’autre a ce que l’on appelle un « Droit de visite » et un « Droit d’hébergement » : . le meilleur système est celui de l’autorité parentale commune après le divorce.(Voir titre 9. Le droit de visite et d’hébergement peut être refusé pour des motifs graves (un des parents alcoolique par exemple). A supposer que la résidence ne soit confiée qu’à un seul des deux parents. . et plus précisément. Exceptionnellement. La question de la résidence de l’enfant ? Soit l’enfant réside chez un seul des deux parents. ainsi. Les juges prennent en considération toute une série d’éléments : article 373-211 du CC.le Droit d’hébergement permet au parent d’accueillir son enfant pendant un laps de temps. L’obligation d’entretien de l’enfant est liée à la résidence : celui des deux parents chez qui l’enfant réside doit entretenir l’enfant de manière majoritaire. Il existe par exemple la résidence alternée mais avec autorité parentale commune. mais dans des circonstances exceptionnelles. On peut mettre en place une résidence alternée (une semaine chez l’un puis chez l’autre). le juge peut confier l’autorité parentale à un seul. et a décidé qu’en priorité. le divorce rompt le lien entre époux mais pas entre parents et enfants. Articles 371 et suivants.

si le conjoint a francisé son nom en prenant celui du conjoint. chacun des époux perd l’usage du nom du conjoint. En revanche. il faut démontrer qu’il y a un intérêt particulier pour le conjoint ou pour les enfants. Dans toute procédure le concernant. par exemple pour une personne publique. Si le conjoint a autorisé.l’enfant a des besoins supplémentaires. il peut y avoir révocation du consentement. Les effets patrimoniaux du divorce. Une série de question. Dans l’intérêt de l’enfant. il faut aussi dissoudre la communauté. La loi de 2004 a changé les choses en fonction des torts dans le divorce. Cela peut être aussi possible lorsque le mariage a duré longtemps. Le divorce va effacer la plupart des effets patrimoniaux. En principe. De même. Les effets sur le nom du conjoint. C. on peut obtenir l’autorisation du juge. la pension peut être révisée. ce motif n’est pas très important. . Il y a quelques possibilités de reporter dans le temps les effets du divorce en ce qui concerne les biens. on reporte les effets un peu plus tard. §2. car vis-à-vis des tiers. à la suite du divorce. La question du passé : A. comme le divorce dissout le mariage. on n’entend jamais un enfant sur les griefs des parents. le régime de base (le régime primaire de solidarité familiale) de la liquidation des relations passées : • La question des donations et des avantages matrimoniaux. « le mineur capable de discernement » peut être entendu par le juge. mais à ce moment là. La liquidation des relations passées. Mais il est possible de conserver l’usage du nom soit avec l’accord du conjoint. soit même si l’autre s’y oppose. En principe.

au devoir de secours. quelques soient les circonstances du divorce. on a voulu simplifier le régime en posant un principe : quelque soit le régime. le divorce par consentement mutuel fait exception. il peut demander la résiliation du bail. on peut demander au juge de prévoir quelque chose de différent. il peut y avoir lieu d’un certain versement d’argent. Le juge ne peut renouveler ce bail qu’au maximum jusqu’à la majorité du plus jeune des enfants. Là encore. L’organisation des relations futures. cela est du dans tous les types de divorces. . le divorce met fin à toutes les obligations. En principe. En revanche. Après divorce. les donations entre époux sont toujours révocables. ***Articles 270 et suivants du Code Civil*** : « la prestation compensatoire est destinée à compenser autant qu’il est possible la disparité que la rupture du mariage crée dans les conditions de vie respectives. mais cela est tout à fait marginal. Eventuellement. I Quelles sont les relations patrimoniales entre époux une fois que le divorce est définitif ? A priori. il emporte révocation de plein Droit de tous les avantages matrimoniaux qui prendront effet après le divorce. et donc des pensions alimentaires. les époux doivent garder à peu près le même niveau de vie l’un par rapport à l’autre : désormais. ». • La question du logement familial : (Article 285-1 du Code Civil) Que devient le logement familial ? même si le logement familial appartient en propre à l’un des époux. le juge peut décider que le conjoint peut rester dans le logement mais à condition de bail . le juge décide cela en général en fonction de l’autorité parentale.Depuis cette loi. Possibilité d’obligation pour l’un des époux de verser à l’autre une « prestation compensatoire » dommages et intérêts. Le conjoint qui doit donner à bail. il est sans importance sur les donations et avantages matrimoniaux passés. on a voulu que les effets du divorce soient déconnectés des torts dans le divorce. Après le divorce. Depuis la Loi du 26 mai 2004. B. et en particulier. C’est le juge qui décide du bail.

2ème idée : Avant la loi de 2004. on tient compte des ressources de chacun des époux. ou lorsque l’autre a demandé le divorce pour altération définitive du lien conjugal. mais dépend principalement des capacités financières des époux. mais sous-entendu aussi du fait d’un comportement répréhensible de l’autre époux. ce qui est prévu à l’Article 266 du Code Civil qui prévoit des dommages et intérêts qui peuvent être accordé à un époux en raison des dommages graves qu’il a subit et du fait du divorce. La Loi de 1975 avait pour objectif de ne plus lier la prestation compensatoire avec les fautes des conjoints. Les critères de l’attribution de la prestation compensatoire : En principe la prestation compensatoire a pour but de compenser la disparité que crée le divorce. Il peut y avoir des conséquences patrimoniales pour l’époux qui a commit une faute. que la prestation soit forfaitaire qui couvre tout (tous les frais). au regard des circonstances particulières de la rupture ».1ère idée : De plus en plus. les conditions d’attribution de la prestation compensatoire. la prestation compensatoire était un peu liée à l’attribution des torts dans le divorce. le juge peut refuser d’accorder une telle prestation si l’équité le commande soit en considération des critères prévus à l’article 271. ( L’idée est de tenir compte du risque d’inégalité des ressources des époux. En principe celui qui avait les torts dans le divorce ne pouvait pas toucher de prestation compensatoire. il faut égaliser les niveaux de vie. . ( L’exception est le 3ème alinéa : « Toutefois. soit lorsque le divorce est prononcé aux torts exclusifs de l’époux qui demande le bénéfice de cette prestation. Le Code Civil donne des exemples : soit lorsque le divorce est prononcé au tort exclusif d’un conjoint . Dès le 1er article 270 il est possible de tenir compte d’une prestation compensatoire pour tenir compte des disparités de chacun. La prestation compensatoire vise en fait uniquement à harmoniser les niveaux de vie. • a. il faut verser un capital.

l’age et l’état de santé des époux. la prestation compensatoire doit en principe être versée sous forme de capital. soit lorsque le divorce est prononcé au tort exclusif de l’époux qui demande le bénéfice de cette prestation. (Celui-ci aura donc une prestation compensatoire). Malgré tout. c'est-à-dire une somme d’argent versée une fois pour toute. et des modalités du versement en capital. . Les besoins et les ressources sont évalués au moment du divorce mais « en prévention d’une réévaluation prévisible ». ( L’idée était de limiter le contentieux possible. le juge peut refuser d’accorder une pension si « l’équité le commande » : « soit en considération des critères prévus à l’Article 271. C'est le juge. • b. ( La prestation compensatoire ne peut être demandée qu’au cours de la procédure du divorce. Le Code Civil ajoute que le juge peut prendre en considération certains autres éléments pour fixer la somme. le mouvement général initié dès la Loi de 1975 mais encore augmenté par la Loi de 2004. notamment la durée du mariage. mais ce sont des critères accessoires. ou alors. un abandon de propriété. Là encore. c'est que l’on veut dans la mesure du possible limiter les conflits entre les ex-époux après le divorce. qui décide des modalités d’attribution de la prestation compensatoire. Le juge peut demander des éléments de preuve. au regard des circonstances particulières de la rupture ». et de leurs revenus. De la situation professionnelle de chacun et des conséquences des choix professionnelles fait par l’un des époux à l’éducation de l’enfant. Le Code Civil prévoit quand même une « porte de sortie » pour le cas où l’un des époux est très fautif dans le divorce.***L’Article 271*** prévoit les conditions d’attribution de la prestation compensatoire selon les besoins de l’époux à laquelle elle est versée et des ressources de l’autres. à part dans le divorce pour consentement mutuel. On tient aussi compte du patrimoine existant ou prévisible des époux. Les modalités de versement de la prestation compensatoire. Ainsi.

Parfois. Fixée par convention homologuée. soit les époux prévoient dans leur convention une faculté de prévention possible soit modifié par une nouvelle convention entre les époux qui devra être soumise à homologation.Ainsi. sans qu’il n’y ait de révision possible. Toutefois. et qu’il n’avait pas terminé de payer la prestation compensatoire. en ne pouvant toutefois dépasser l’actif successoral. décider d’une rente viagère (jusqu’au décès du créancier. lorsque l’age ou l’état de santé du créancier ne lui permet pas de subvenir à ses besoins. voir suspendue ou supprimé en cas de . par décision spécialement motivée. car ce versement périodique ne peut excéder 8 années. ce qui est assimilable en fait à une rente.) ( Article 276 du CC Lorsque le débiteur de la prestation compensatoire décédait. le Code Civil prévoit dans son Article 276-3. mais cela a été remplacé par l’Article 280 du Code Civil : la prestation compensatoire est alors prélevée directement sur la succession. seulement 15% des prestations compensatoires étaient versées sous forme de rente. que lorsque la prestation compensatoire a été prévue sous forme de rente. les héritiers généreux qui auraient pitié de l’ex-conjoint peuvent maintenir la prestation compensatoire. ( En principe. le juge peut décider d’autres modalités. sauf si les époux veulent prévoir un mécanisme de révision. si le débiteur était remarié. Article 370 du Code Civil : la prestation compensatoire a un caractère forfaitaire. elle était transmise aux héritiers. mais vraiment à titre exceptionnel : si le débiteur n’est pas en mesure de verser le capital en 1 fois. • c. alors qu’elles étaient de 60% en 1994. mais pas réellement. le juge peut. et. A ce moment là. La moyenne des prestations compensatoires est autour de 20 000 € Dans 10% des cas. en 2003. ** Si le débiteur n’est pas en mesure de verser le capital : Article 275 ** A titre exceptionnel. le juge peut décider que le capital sera versé de manière périodique. A titre exceptionnel. la prestation versée sous forme de capital ne se révise pas. elle peut être révisée mais uniquement à la baisse. c'est-à-dire qu’elle est décidée une fois pour toute. la prestation compensatoire atteint plus de 80 000 €. elle pouvait être transmise aux enfants d’un autre conjoint. La révision de la prestation compensatoire.

( Ne peut être utilisé que de façon très marginale. « tout fait quelconque de l’homme qui cause autrui un dommage. La question des dommages et intérêts : Somme d’argent attribuée à la victime d’un dommage. oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer ». Il faut avoir réuni 3 éléments : .Avoir subi des conséquences d’une particulière gravité et des conséquences du fait de la dissolution du mariage (divorce brutal qu’on attendait pas) => Faute . ce qui a été reçu ne pourra jamais être restitué . soit lorsqu’il est prononcé aux torts exclusifs de son conjoint. éventuellement.Dommage . des dommages et intérêts peuvent être accordés à un époux en réparation des conséquences d’une particulière gravité qu’il subit du fait de la dissolution du mariage soit lorsqu’il était défendeur à un divorce prononcé pour altération définitive du lien conjugal et qu’il n’avait lui-même formé aucune demande en divorce. Il existe une disposition générale : !!! Article 1382 !!! Disposition particulière en matière de divorce : l’article 266 du CC prévoit un cas particulier des dommages et intérêts : « Sans préjudice de l’application de l’article 270. on pourrait demander une révision des modalités du capital.Lien de causalité entre la faute et le dommage ( L’article 266 couvre tous les cas à la réparation possible pour des dommages du à la dissolution du mariage. La séparation de corps. qui couvre des cas très abusifs.changement important dans les ressources ou les besoins de l’une ou l’autre des parties. Chapitre 3. . Lors d’un versement en capital. Cette demande ne peut être formée qu’à l’occasion de l’action en divorce ». Demeure l’application de 1382.

pour les mêmes raisons que le divorce. §2. la demande reconventionnelle ne peut être en séparation de corps. le juge doit d’abord étudier celle en divorce. l’autre en séparation de corps. trop proche de la religion Catholique. puisque le mariage n’est pas dissous. elle a prévu les hypothèses ou l’on a un défendeur à un divorce qui peut former une demande reconventionnelle en séparation de corps (Article 297). ( Les époux se dispensés de cohabiter ensemble. En réalité. Les effets extrapatrimoniaux de la séparation de corps. La Loi de 1792 avait admis le divorce et refusé la séparation de corps. lorsqu’on demande en même temps une séparation de corps et un divorce. On fait primer le divorce sur la séparation de corps. La Loi du 26 mai 2004 a modifié la séparation de corps. elle met fin au devoir de cohabitation. opposés au divorce. Relâchement du lien conjugal qui résulte d’un jugement. Article 296 et suivants du CC. Le défendeur à une demande en divorce contentieux peut toujours formuler une demande reconventionnelle[8] en séparation de corps. Elle peut être demandée par l’un des époux. . le législateur n’a pas de faveur particulière pour la séparation de corps. Le défendeur à une demande en séparation de corps peut très bien faire une demande reconventionnelle en divorce. a. Si le juge ne trouve pas de raisons de divorce.Ce ne devrait pas rentrer dans la dissolution du mariage. si deux demandes sont présentées en même temps l’une en divorce. le juge va d’abord analyser le divorce. Désormais. Le Juge va décider la séparation de corps. il peut prononcer la séparation de corps. en effet. L’on pourrait ici distinguer les effets patrimoniaux des effets extrapatrimoniaux. Les causes de la séparation de corps : Articles 296 Les clauses sont les mêmes que celle du divorce. Articles 296 Elle ne dissout pas le mariage. mais la demande de divorce pour altération définitive du lien conjugal. §1. Les effets de la séparation de corps. Elle a été remise en place par certains rédacteurs du Code Civil.

La séparation de corps entraîne séparation des biens. il est mis fin automatiquement à la séparation de corps (Article 305 du Code Civil). ce qui fait que le jugement qui prononce la séparation de corps peut décider d’une pension alimentaire pour l’époux dans le besoin. toutes les obligations du mariage demeurent. Les effets patrimoniaux de la séparation de corps. La seule chose est que la séparation de corps. le Code Civil prévoit expressément qu’à la séparation de corps subsiste le devoir de secours. Le devoir de fidélité est maintenu. L’obligation alimentaire est toujours réciproque (Article 207). mais comme les époux sont à nouveau mariés normalement. c'est-à-dire que la séparation de corps n’entraîne aucune conséquence sur les noms. la pension alimentaire est un versement régulier sous forme de rente. Le code précise que la pension est attribuée sans considération des torts.La séparation de corps ne dissout pas le mariage. c'est qu’elle met fin au devoir de cohabitation. mais à rien d’autre. La séparation de bien subsiste toutefois. de même que le devoir d’assistance. il peut y avoir des conséquences. Enfin. mais peut cesser de l’être lorsque le créancier a lui-même manqué gravement à ses obligations envers son débiteur. Il est aussi possible de procéder à une « séparation des noms ». La cessation de la séparation de corps. §3. Mais encore selon le jugement. ( La séparation de corps entraîne toujours une séparation de bien article 302 du CC. b. . ils restent sous le régime de la séparation de biens. En principe. notamment avec la reprise de la vie commune. mais le jugement peut changer ce statut. 1er cas : Après réconciliation. Les époux séparés de corps conservent leurs droits de succession.

» . Cette loi a été largement modifié par la récente loi du 23 Juin 2006 portant réforme des successions et des libéralités. Un couple est toujours formé par 2 personnes. on a « déguisé » ce contrat pour l’étendre à tout le monde. cela aurait été considéré comme nul. (PACS) Le PACS introduit en France par la Loi du 15 novembre 1999. Cela est converti en jugement de divorce. Puis. Chiffre de PACS conclu entre 1999 et 2005 : 203 000 PACS enregistré et 26 000 dissout En 2005 : 60 000 PACS conclus. La nature juridique du PACS Article 515-1 du Code Civil « Un Pacte Civil de Solidarité est un contrat conclut entre deux personnes physiques majeures. Titre 2nd : le Pacte Civil de Solidarité. si deux personnes avaient voulu faire un contrat pour régler les détails de leur vie commune.2ème cas : Lorsque la séparation de corps est convertie en divorce. de sexe différent ou de même sexe. §1. L’Article 6 du Code Civil précise que les contrats ne peuvent porter atteinte à l’ordre public et aux bonnes mœurs. la séparation de corps peut toujours être convertie en un divorce par consentement mutuel. L’on voulait obtenir une forme de couple légal pour les homosexuels. pour organiser leur vie commune. Il faut que la séparation de corps ait duré 2 ans (Article 306 du Code Civil). Dans les autres cas. alors peut-on faire un contrat pour régler des choses qui sont de l’ordre de l’extrapatrimonial ? Avant 1999.

Le PACS est un contrat mails il y a des interdits : Dans l’Article 515-2 du Code Civil. majeures.Pas de PACS avec une personne déjà pacser. et le Pacte Civil de Solidarité touche l’état des personnes. Contrairement aux autres contrats. et non celle concernant les contrats dans le Livre III. mais en y ajoutant toute une série de réserve d’interprétations. et l’on a même dit qu’il avait « réécrit la Loi. alors l’on a voulu donner une certaine garantie aux personnes.Le législateur a donc prévu un contrat pour donner une certaine garantie. Selon le Conseil constitutionnel. mais la jurisprudence avait prévu que l’héritage entre deux personnes non mariée était nul. ont été instituées des prohibitions au Pacte Civil de Solidarité : . la vie commune suppose outre une résidence commune. pour organiser leur vie commune. En effet. 2 personnes physiques. Que signifie cette expression ? Décision du Conseil Constitutionnel du 9 Novembre 1999 relative au PACS Lorsque cette Loi a été adoptée. le Conseil constitutionnel a été saisi et a rendu une décision : Il a déclaré que la Loi votée était conforme à la Constitution. . de manière à prévenir l’inceste. ( C'est un contrat qui est conclut entre 2 personnes et non plus. » en expliquant la signification de chaque mot ( l’explication d’ : « organiser la vie commune ». une vie de couple.Interdit de conclure un PACS entre deux personnes où l’une au moins est mariée. . les contrats touchent les biens.Pas de PACS entre liens de parenté trop proches. (Article 515-1 à 515-4) L’Article 515-1 institue donc un couple. l’Article 515-1 figure dans le Livre I « chapitre des personnes ». .

Convention entre les 2 parties. Il est impossible de conclure un Pacte Civil de Solidarité lorsque l’on est déjà marié. Conditions de fond : Il faut deux personnes majeures. Une des grandes modifications de la loi de 2006 était sur la déclaration du PACS. La formation du Pacte Civil de Solidarité. Il y a aussi des conditions de forme : b. mais le Pacte Civil de Solidarité est nul entre ascendants et descendants en ligne directe. Le PACS est du lien de parenté. il a fallut le préciser. En France pour conclure un PACS. entre alliés en ligne directe. qui doit être annexée par acte authentique ou par acte sous seing privé pour avoir les effets du PACS.( Ce qui précise que le Pacte Civil de Solidarité est donc complètement du coté de l’état des personnes et non de celui des contrats. §2.infos suivantes pas vu ----Il y a des conditions de fond et des conditions de forme : a. les conditions de forme. et entre collatéraux jusqu’au troisième degré inclus. ------. Soit c’est du lien de parenté. car le fait d’être marié relève de l’état des personnes et non pas des contrats. il suffit de faire une déclaration conjointe que l’on dépose au greffe du Tribunal d’Instance du lieu où l’on a la résidence commune. soit c’est du contrat. . Il n’est pas possible de conclure 2 Pacte Civil de Solidarité. La aussi.

En réalité il n’y avait pas d’obligation dans le PACS. Il y a donc eu des pressions pour introduire des obligations. Un lien de couple n’est pas que matérielle. pas d’obligation de demander l’avis de l’autre. A supposer que l’aide mutuelle et matérielle soit une obligation l’on pouvait mettre fin au PACS quand on le voulait.La procédure se fait en Tribunal d’Instance. et l’on restitue alors les conventions aux partenaires. il s’agit d’un enregistrement au greffe du tribunal. Le code prévoit l’équivalent de ce qui existe dans le mariage : la solidarité vis-àvis des tiers dans l’article 515-4. -----Fin------- §3. l’aide matérielle est proportionnelle à leur faculté respective. . afin de l’éloigner du mariage. on voulu revaloriser ce lien par la loi du 23 Juin 2006 précisé dans l’article 515-4 du CC. Mais aussi le régime des biens entre partenaires. Cette déclaration est ensuite inscrite dans un registre. Il faut produire devant le greffier la convention entre les parties et joindre des pièces prouvant que les conditions de fond sont réunies. On met fin au PACS par une déclaration unilatérale. contrairement au mariage qui est inscrit à l’état civil des personnes. Les obligations nées du Pacte Civil de Solidarité. Ensuite. Dans la loi de 1999 il y avait une formule des obligations des pacser : « les partenaires liés par un PACS s’apporte une aide mutuelle et matérielle » => devoir de secours. le Pacte Civil de Solidarité est inscrit sur un registre spécial. Les droits vont avec les obligations. ( Si rien n’est prévu dans la convention. Une proposition de Loi à l’Assemblée nationale permettrait d’ajouter au Pacte Civil de Solidarité des dispositions de succession. C’est un acte déritualisé.

ainsi. Il n’y a donc aucune relation extrapatrimoniale comme la fidélité. Le contenu du Pacte Civil de Solidarité. c'est une décision judiciaire. il faut démontrer que l’on est dans un cas de divorce. comme pour le mariage. En ce qui concerne les Contrats à durée indéterminée. car chacune des parties a le Droit de mettre fin de manière unilatérale au contrat. Dans le contrat. si le Pacte Civil de . En principe. A. La fin du Pacte Civil de Solidarité. Vis-à-vis des tiers : Le Code Civil institue.Non vu--- Le Pacte Civil de Solidarité institue certaines relations entre 2 personnes. Le balancement est entre contrat et mariage : le mariage ne se rompt pas de manière simple. un contrat quelconque ne peut être rompu que d’un commun accord des parties ou alors lorsque l’objet du contrat a été accomplit. En ce qui concerne le contrat. --. les modalités de cette aide sont fixées par le pacte. une solidarité vis-à-vis des tiers pour les dettes courantes. l’aide définie par le Pacte Civil de Solidarité n’est que matérielle. B. peut-on prévoir que les partenaires d’un Pacte Civil de Solidarité pourraient prévoir dans leur contrat des obligations extrapatrimonial ? Certains auteurs et certaines juridictions l’ont prévu. Les relations patrimoniales. ils ne peuvent être rompus de manière déterminée. Relations extrapatrimoniales. Article 515-4 : les partenaires liés par le Pacte Civil de Solidarité s’apportent une aide mutuelle et matérielle. ou encore l’assistance. on stipule ce que l’on veut sous réserve de l’Article 6 du Code Civil.§4. mais en plus. §5. 2.

si l’un des partenaires du Pacte Civil de Solidarité se marie. il n’y a aucune possibilité d’abuser du Droit. il suffit alors qu’ils fassent une déclaration conjointe au greffe du Tribunal d'Instance du département dans lequel ils ont leur résidence. (Article 515-8 du Code Civil). Mais s’il y a dommage à une partie du fait de la rupture du Pacte Civil de Solidarité. le Pacte Civil de Solidarité prend fin. Le Conseil constitutionnel a déclaré qu’il appartient au législateur d’adopter une Loi pour indiquer les causes qui rendront possible cette rupture du Pacte Civil de Solidarité. §1. celle-ci est réparable. En clair. Le mot couple figure expressément dans le texte. Mais il y a des questions de libéralités entre concubins : lors d’une donation. Ce type d’union libre est reconnu par le Droit à condition qu’il y ait une certaine stabilité dans l’union. Dans un arrêt de 1989. Mais en fait dans le Pacte Civil de Solidarité. Le législateur a appliqué au Pacte Civil de Solidarité le régime du Contrat à durée indéterminée (CDI). En 1999. on applique le Droit commun des donations. mais il existe une limite : l’abus de Droit. Le Code Civil prévoit aussi que cela est possible de façon unilatérale. Il n’y a donc aucune obligation ni patrimoniale ni extrapatrimoniale. Le concubinage. il faut joindre à la déclaration la signification de l’Huissier. le législateur a énoncé que le concubinage « est une union de fait […] entre personnes de sexe différent ou de même sexe […] ». mais à condition de signifier à l’autre partie par un acte d’huissier sa décision. En cas de rupture du concubinage. on peut mettre fin au Pacte Civil de Solidarité. la jurisprudence avait considéré qu’un couple en concubinage était forcément un couple de deux personnes de sexe différent. et ensuite. alors qu’il ne figure pas dans le Pacte Civil de Solidarité.Solidarité est un CDI. sauf éventuellement des obligations envers d’éventuels enfants. A la base. Il n’y a aucune obligation entre les concubins. d’autre part. il suffit au partenaire qui se marie d’informer l’autre par voie juridique. Les rapports entre les concubins. il apparaît souvent des . Il y a deux autres moyens de mettre fin au Pacte Civil de Solidarité : par le décès de l’un des partenaires. Il y a dans tous les Contrat à durée indéterminée (CDI) un Droit de résiliation unilatérale. Titre 3ème. soit d’un commun accord des partenaires. d’une part. aucun régime matrimonial. chacune des parties peut à tout moment mettre fin au contrat. Le Code Civil ne demande aucune raison. donc il n’y a aucune raison pour que le législateur prévoie des dispositions particulières pour la rupture du Pacte Civil de Solidarité. Il n’y a pas d’age minimum pour le concubinage. sauf les possibilités de remettre en cause des donations. la jurisprudence avait refusé de qualifier une relation homosexuelle comme relation de concubinage.

mais de prouver la filiation. qui est en fait un quasi-contrat. 2nde partie. Depuis 2006. §2. la filiation ne pouvait se faire que par reconnaissance. en cas « d’enrichissement sans cause ». ou par contentieux. Certains textes assimilent au remariage le concubinage notoire. Ensuite. (action découverte par la jurisprudence en 1892. Les devoirs des concubins. puisque le concubinage est caractérisé par une totale liberté d’action.contentieux. Les enfants Ce mercredi 3 mai 2006. la possession d’état suffit à établir le lien de filiation. L’idée générale était de renforcer la possession . Dans la Loi de 1975. Les modes non contentieux de l’établissement de la filiation. Chapitre 1.). Ceci dit. L’établissement de la filiation par la possession d’état. Rapports avec les tiers. La possession d’état ne permet pas d’établir le lien. l’on considère que celui qui a collaboré est associé dans l’entreprise. mais les possibilités juridiques sont très limitées. et donc. Titre 1er. En cas de baille. L’établissement de la filiation. l’idée qu’une personne qui a collaboré pendant 20 ans à l’entreprise de l’autre. De façon non contentieuse. l’on va tenter de réparer les dommages. la filiation naturelle ne pouvait s’établir que par la reconnaissance. Section 4. la jurisprudence a réussi à imposer certaines obligations : par exemple. il se continue au profit du concubin notoire. Il n’y a pas de solidarité vis-à-vis des tiers sauf en cas de fraude. C.

c'est dix ans à compter du jour où la personne a commencé à jouir de l’état qui lui est contesté. dans ce cas là. Dès lors que la filiation est reconnue dans un acte de notoriété. Les actions relatives à la filiation sont de la compétence exclusive du Tribunal de Grande Instance. or à présent. l’Article 312-12 dispose que lorsqu’il y a conflit de filiation. Auparavant. mais elle a été réduite à dix ans dans l’idée de stabiliser les filiations. en ce qui concerne l’enfant. Article 321 : il prévoit un délai de prescription pour les actions relatives à la filiation. ce délai est suspendu jusqu’à sa majorité : « Contra non valentem agere non currit praescriptio ». Si l’action est déjà engagée. on détermine la filiation « la plus vraisemblable » eu égard à la possession d’état. l’action pénale ne peut être jugée qu’une fois réglée la question civile de la filiation. Chapitre 2. Article 320 : lorsqu’un enfant a déjà une filiation. Toutefois. Soit la personne réclame un état. le coté pénal d’une infraction est jugée avant le coté civil. la prescription était trentenaire. Article 318 : aucune action n’est reçu quant à la filiation des enfants qui ne sont pas nés viables. La possession d’état peut se faire par acte de notoriété : acte délivré par un officier d’état civil (un notaire. ». c'est dix ans à partir du jour où il en a été privé. La filiation naturelle peut se trouver également établie par la possession d’état. L’Article 317 prévoit que tant les parents que l’enfant peuvent demander au juge un acte de notoriété. Ensuite. §1. . Cette disposition est particulière. Les modes contentieux d’établissement de la filiation. la filiation est mentionnée en marge de l’acte de naissance de l’enfant. Auparavant. L’Article 334-8 dispose que « la filiation naturelle est légalement établie par la reconnaissance volontaire. L’ordonnance prévoit que la possession d’état est un des modes d’établissement de la filiation. l’on ne peut établir un autre lien de filiation qui la contredirait sans avoir d’abord contesté la première. puisque d’habitude. par exemple) et qui atteste de la possession d’état. ». Les dispositions générales relatives aux actions concernant la filiation. En ce qui concerne le conflit de filiation. (Article 317 du Code Civil). l’héritier peut la saisir. Les Articles 318 à 324 du Code Civil (anciennement Article 311-4 et suivants) disposent de ces actions. Quand il y a une action pénale relative à la filiation. et si il s’agit d’une action pour contester un état. la prescription était trentenaire. Il y a différents modes d’établissements selon le lien unissant le père et la mère. « la délivrance de l’acte de notoriété ne peut être demandé que dans un délai de 5 ans à compter de la cessation de la possession d’état. l’Article 322 dispose que l’action est transmise aux héritiers.d’état. cette disposition a été ajoutée en 1982.

promesses de mariage… Dans la Loi de 1912 existaient aussi des fins de non recevoir qui ont perduré dans la Loi de 1972 : l’inconduite notoire de la femme. l’impossibilité physique pour l’homme d’être le père ou le commerce avec un autre individu. §3. En effet. L’enfant est le seul à pouvoir être demandeur en recherche de maternité. il fallait entrer dans des cas précis : l’enlèvement. l’action en recherche de paternité naturelle n’était pas reconnue et était même interdite : un homme ne pouvait être reconnu comme père d’un enfant s’il ne le voulait pas . il fallait qu’il y ait des présomptions et indices graves pour que l’action puisse être intentée (Loi de 1993). L’action en recherche de paternité. le viol. Enfin. mais pour pouvoir intenter une action en recherche. De même. L’absence totale de filiation est très rare. mais de manière très limitée. L’action en recherche de maternité. C'est à partir de 1912 que l’on a commencer à admettre l’action en recherche de paternité. Mais l’on ne pouvait en apporter la preuve que s’il existait des présomptions ou indices graves. Le régime a été modifié et simplifié depuis l’ordonnance de 2005. Dans le Code Civil de 1804. la filiation concerne l’état des personnes. ce que l’on appelle adminicule ou commencement de preuve. à savoir « l’accouchement sous X ». toutefois. par exemple. Dans ce cas. L’Article 325 réserve le cas de l’Article 326. l’Article 324 concerne la question de l’opposabilité des jugements rendus en matière de filiation aux tiers. Tout cela a été modifié par la Loi du 8 janvier 1993 qui a supprimé les cas d’ouverture et les fins de non recevoir et a institué une formule générale : Article 340 du Code Civil : « La paternité hors mariage peut être judiciairement déclarée ». par des cas d’ouverture. . On ajoute que les personnes non parties ont toutefois le Droit de former tierce opposition. Les Articles concernés sont les Articles 325 à 326 : on peut faire une action en Justice pour rechercher sa mère. §2. à condition qu’il n’y ait ni titres ni possession d’état. Les juges peuvent d’office ordonner que soient mis en cause tous les intéressés qui doivent selon lui partager le jugement. puisque avant. et il doit démontrer qu’il est celui dont la femme a accouché. l’enfant pouvait intenter une action en responsabilité civile dans les cas de séduction dolosive. séduction par des manœuvres dolosives. La jurisprudence se servait d’ailleurs comme adminicule des anciens cas de jurisprudence. l’action en recherche de maternité est interdite. et est donc indisponible.L’Article 323 dispose que l’on ne peut renoncer à des actions relatives à la filiation.

Titre 2. §5. et éventuellement sur l’exercice de l’autorité parentale et éventuellement sur la contribution à l’entretien et l’éducation de l’enfant. Ensuite.L’Article 327 du Code Civil dit simplement « La paternité hors mariage peut être judiciairement déclarée ». etc… Quand une action est exercée relativement à la filiation. §4. peut alors intervenir « le conseil de famille[9] ». Durant la minorité de l’enfant. il y a la demande en Justice donc contentieuse de la constatation de la possession d’état. il va devoir en tirer toutes les conséquences. le père est censé être celui qui donne ses gamètes pour la conception de l’enfant. le lien de filiation avec la femme était fait de force. S’il n’y a aucun lien de filiation ou si le parent qui a reconnu l’enfant est décédé : l’alinéa 2 de l’Article 328 dispose que si la filiation est impossible du fait de sa non existence. Mais il faut prouver que le mari est le père. on ne parle pas de père biologique ou pas. peut exercer l’action. chacun des époux. La contestation de la filiation. et décider s’il y a lieu sur l’attribution du nom. même s’il est mineur. En revanche. Il s’agit de l’Article 328 qui précise qui peuvent être les demandeurs de ces actions. lorsque le juge a établi un lien de filiation. Cela dit. des cousins. et l’enfant peut exercer l’action à sa majorité pendant un délais de 10 ans. Le demandeur est « toute personne qui y a intérêt » : c'est-àdire l’enfant. c'est le contraire. l’inégalité s’est renversé : auparavant. Les cas d’indices graves ont été supprimés. seul peut exercer l’action en recherche l’autre parent. L’autre parent. Les modalités d’exercice des actions en recherche (paternité ou maternité). Les autres actions aux fins d’établissement de la filiation. Aujourd'hui. Aujourd'hui. l’action est dirigée alors contre l’Etat. Il y a d’abord une action pour rétablissement de la présomption de la paternité. du décès du parent qui reconnaît l’enfant. Le défendeur : c'est le parent prétendu ou ses héritiers. les parents mais cela peut très bien être d’autres enfants du père ou de la mère. . c'est toujours l’enfant uniquement qui recherche son père. s’il n’y a pas d’héritiers. ou de l’impossibilité du parent de manifester sa volonté (folie). pas celui du père. Qui peut le faire ? Pendant la minorité de l’enfant. En revanche.

Le grand problème. il n’existait qu’une façon de contester la paternité d’un homme. si on réussit à la démontrer. En ce qui concerne la substitution. Au total. La nouveauté de la Loi de 1972 : la Possibilité de contester la présomption de paternité par la mère. En ce qui concerne la supposition. on peut alors remettre en cause la maternité. La présomption joue même lorsque l’enfant est conçu avant ou pendant le mariage. L’action en désaveu doit être formé dans les 6 mois de la naissance. Le régime de la Loi de 1972. L’Article 318 du Code Civil est la grande concession de la Loi de 1972 à la vérité biologique. Le désaveu de paternité légitime : désaveu par le mari de la mère. le cas principal est la substitution ou la supposition d’enfant. Une des grandes nouveautés de la Loi de 1972 avait été d’ouvrir l’action en contestation de la paternité à la mère (Article 318 du Code Civil de l’époque). La Cour de cassation. on peut alors rétablir la véritable maternité. La mère doit contester avant 6 mois de remariage et surtout avant que l’enfant ait atteint l’age de 7 ans. Alinéa 2 de l’Article 318 : « nul ne peut contester l’état de celui qui a une possession conforme à son titre. c'est que depuis 1972. il y a 4 façons possibles de contester la paternité d’un homme. les choses sont relativement simples. (Tel qu’interprété par la jurisprudence jusqu’à aujourd'hui) Pour la mère. en effet. La grande question est de savoir si la mère peut exercer cette action dans tous les cas et notamment quand l’enfant a une possession d’état légitime. Le désaveu est très rare : 100 à 200 par ans. ». Article 312 du Code Civil : le mari peut désavouer l’enfant s’il démontre qu’il n’est pas le père.Section 1. §1. Avant la Loi de 1972. la Cour de cassation n’a pas cessé de découvrir dans le Code Civil des nouvelles actions en contestation possible de la paternité. C'est le mari de la mère. dans son arrêt du 16 février 1977 rendu en 1ère Chambre civile a décidé que l’Article 318 était applicable même lorsque l’enfant a une . §2. c'est ce que l’on appelait le « désaveu de paternité » : le père nie la paternité de l’enfant. mais uniquement lorsqu’elle veut divorcer pour se remarier « avec le véritable père ». sur qui pèse la présomption de paternité qui peut déclencher cette action. La mère peut contester la paternité de son mari.

Quand un conflit de filiation est ouvert par 334-9. 1ère). Dans un arrêt du même jour. Dans le cas de l’interprétation à contrario de l’Article 334-9. Les juges ont ensuite découvert deux autres actions de nature à contester la paternité légitime du mari de la mère. Lorsqu’un enfant a un titre. Ce mercredi 10 mai 2006. L’Article 318 permettait aux juges de lui donner ou non plus d’importance selon l’interprétation qu’ils en faisaient. mais les juges du fond étaient divisés. L’Article 318 déroge à l’Article 322. ». elle admet l’interprétation à contrario de l’Article 334-9. §3. L’enfant ne peut se trouver sans filiation paternelle. §4. la recherche en paternité est valable.possession d’état d’enfant légitime avec le 1er mari. les deux ne peuvent être contestés. C'est d’abord l’ouverture de la contestation de la parenté légitime au véritable père. Actions découvertes par les juges. La Cour de cassation a eu une interprétation relativement souple de la possession d’état. le véritable père gagne. Ensuite. le délai de prescription est de 30 (trente) ans. elle a considéré que l’application de l’Article 318 était possible même lorsque l’enfant n’a pas de possession d’état avec le second mari. La femme doit démontrer que l’homme avec lequel elle veut se remarier est le véritable père. s’il a en plus une possession d’état conforme. La doctrine avait ouvert cette interprétation. Ainsi. Une partie de la doctrine ne voulait pas interpréter l’Article 334-9 à contrario. il s’agit de l’interprétation à contrario de l’Article 334-9 du Code Civil : « Toute reconnaissance est nulle […] quand l’enfant a une filiation légitime déjà établie par la possession d’état. on a considéré à tort que lorsqu’il n’y a pas de possession d’état. elle préférait l’interpréter par analogie : cela éviterait un conflit de filiation et admettre l’interprétation à contrario donnerai à la possession d’état trop d’importance par rapport au titre. L’ouverture de la contestation de paternité légitime à tout intéressé (Article 322 alinéa 2 à contrario) . La Cour de cassation a tranché dans l’arrêt du 9 juin 1976 (Civ.

il faut également le consentement de l’enfant de plus de 13 ans si le changement est dût à une contestation ou un litige. sauf s’il le souhaite. Toutefois. le juge ne peut la refuser sauf « s’il existe un motif légitime de ne pas y procéder ». Le Conseiller Massip disait « mieux vaut un vide de filiation qu’une filiation erronée. |Comment démontrer la | d’état mais |S’il y a titre mais pas de |S’il y a possession | |pas de titre. En cas de refus de l’analyse ADN. Conclusion : les modes de preuve de la paternité : lorsque l’on conteste un lien de filiation avec le mari ou lorsque l’on veut en établir un autre. De plus. il peut redevenir l’unique héritier. la preuve est en théorie libre. la Cour de cassation a fini par admettre l’interprétation à contrario de l’Article 322 dans un arrêt du 27 février 1985. le la recherche dans le cadre d’un procès est limitée : uniquement dans le cadre d’établissement de lien de filiation ou dans le cadre d’un procès pénal. La Loi du 8 janvier 1993 sur le nom de l’enfant a enfin stabilisé le patronyme par l’Article 61-3 du Code Civil qui dispose que lorsque l’enfant est majeur. Toutefois. mais comme il s’agit d’une question biologique. |L’enfant est tout de même |filiation ? |S’il y a titre et possession d’état. Ceci dit. il n’aurait pas dût s’appliquer à contrario à la filiation paternelle. ». la Loi sur la bioéthique de 1994 a limité les possibilités d’analyse génétique. | | |Article 322 : « La filiation est légitime|Tous les recours sont | . La jurisprudence a considéré que si l’une des parties demandait une analyse génétique. L’Article 322. et d’ailleurs.« Nul ne peut contester l’état de celui qui a une possession conforme à son titre de naissance. ». mais aujourd'hui. |possession d’état. Ainsi. mais il peut aussi en tirer comme seule conséquence que l’analyse a simplement été refusée. L’Article 16-11 prévoit la réglementation des analyses génétiques ordonnées dans le cadre d’un procès. Pour changer de nom. cela a été une analyse sanguine. le juge pouvait ou non accéder à sa demande. et donc. Le seul argument pour cette interprétation était le principe d’intégrité biologique. tout intéressé peut contester l’état de celui qui a une possession non conforme à son titre. il y a eu un revirement de jurisprudence : si une des parties le demande. le juge peut tirer la conséquence que l’homme qui refuse l’analyse est le père de l’enfant. c'est surtout une analyse génétique. si le légataire conteste le lien de filiation de l’enfant. l’établissement de la modification d’un lien de filiation ne va pas changer son nom. lorsqu’il y a titre mais pas de possession d’état. le principe posé par cet Article est que l’on ne peut rechercher les caractéristiques d’une personne que dans le cadre d’une procédure judiciaire ou dans le cadre de la recherche médicale. et uniquement avec le consentement de l’intéressé. au moment d’une succession. en réalité. la preuve est biologique : pendant longtemps. s’appliquait principalement à la filiation maternelle. À contrario.

| |Désaveu possible : Article 316. en cas de fraude. qui peut contester ? Toute personne intéressée. . La possession d’état est devenue la vérité « affective ». Si un homme a reconnu un enfant. demander la contestation. le ministère public peut. | | | | | | |incontestable ». seuls peuvent contester l’autre parent. Section 3.| possibles. Au bout de 10 ans. | |(Article 320) |Désaveu possible. La maternité peut être contestée « à condition de prouver que la « mère » n’a pas accouché de l’enfant ». | |Article 318 : La mère peut se remarier avec|Article 318 | | |le véritable père. §1. Florence Millet a publié un Article qui explique que l’on est revenu à la possession d’état mais qui n’est plus la vérité sociologique. | | | | | | |334-9 à contrario impossible |322 à contrario possible. | | | applicable. lorsqu’il y a des indices qui rendent les actes eux-mêmes impossibles de la filiation. Section 2. l’enfant lui-même ou enfin ceux qui se prétendent les parents véritables. Le but de l’ordonnance de 2005 est de simplifier et de mettre de l’ordre dans la législation sur la filiation. (Article 332 du Code Civil). Le nouveau régime : l’ordonnance de 2005. y compris son auteur. Les actions en contestation de la filiation. De même. Contestation de la maternité.

Toutefois. Enfin. Selon l’ordonnance. L’ordonnance envisage également le cas où il n’y a pas de possession d’état conforme au titre (Article 334). L’ordonnance prévoit aussi l’hypothèse d’une filiation établie par une possession d’état. il faut pour contester rapporter la preuve que le mari ou l’auteur de la reconnaissance n’est pas le père. Dans ce cas. puisqu’elle court jusqu’à 5 ans à compter de la délivrance de l’acte de notoriété. l’ordonnance énonce que l’action peut être engagée par toute personne qui y a un intérêt. Ce mercredi 24 mai 2006. (seulement l’un ou l’autre). les personnes qui peuvent agir sont limitées. lorsqu’il y a une possession d’état qui est conforme au titre. Il faut en fait rapporter la preuve que le père juridique n’est pas le père biologique. Article 144 du Code Civil : l’homme et la femme ne peuvent contracter mariage avant 18 ans révolus. L’Article 333 ajoute que nul ne peut contester la filiation lorsque la possession d’état conforme au titre a duré au moins 5 ans depuis la naissance ou depuis la reconnaissance si la reconnaissance a été faite après la naissance. L’ordonnance ne change pas l’idée générale. La contestation de la paternité. Article 212 du Code Civil : les époux se doivent .Il faut donc démontrer que la femme n’a pas accouché de l’enfant. ou encore celui qui se prétend le parent véritable. La filiation peut alors être contestée par toute personne qui y a intérêt et qui doit donc prouver que la personne qui est rattachée à un enfant par la possession d’état n’est pas le véritable parent. L’action se prescrit par 5 ans à compter du jour où la possession d’état a cessé. la doctrine n’a pas tranché entre délai de prescription et délai de préfix[10]. Seules peuvent agir : l’enfant. l’Article 337 prévoit que le juge doit tirer les conséquences de la contestation d’une filiation. mais les différentes actions en contestation sont modifiées. Cette fois-ci. §2. Cette disposition vise à empêcher les mariages forcés de jeunes filles entre 15 et 18 ans. le juge doit fixer les modalités des relations de l’enfant avec les personnes qui l’élevaient. Le principal but de la Loi est une réforme du Code Pénal renforçant la prévention et la répression des violences notamment au sein des couples pacsés. Si une autre femme veut établir le lien avec l’enfant ou si l’enfant veut établir le lien avec la mère. Mais dans ce cas. La Loi du 4 avril 2006 renforce la prévention et la répression des violences au sein du couple ou commises contre les mineurs. La possession d’état est établie par un acte de notoriété. l’action est enfermée par un délai encore plus strict. il faudra alors effectuer une action en recherche de maternité. le père ou la mère. notamment.

L’adoption plénière. L’adoption plénière s’associe pleinement au lien de filiation. l’idée est d’associer l’enfant adopté à un enfant avec lequel le lien de filiation aurait été accompli pleinement. mais des personnes peuvent aller accoucher à l’étranger et faire adopter leur enfant. et il fallait une différence d’age de 15 ans entre l’adoptant et l’adopté. l’adoption est nulle. l’adoption frauduleuse a des raisons fiscales ou financières. dans ce cas. secours et assistance. Section 1. Des conditions relatives à l’adoptant. Souvent. ». Le Code Civil avait à la base admit l’adoption mais de manière très restrictive : l’adoptant devait être âgé de plus de 50 ans et ne devait avoir à l’époque de l’adoption ni enfants ni descendants. La filiation par adoption existait déjà en Droit romain. Toutes les utilisations autres que celle permettant d’établir un lien entre deux personnes sont nulles. y compris par crainte révérencielle envers un ascendant constitue une cause de nullité du mariage. on ajoute une phrase sur une forme de violence : « l’exercice d’une contrainte sur les époux ou l’un d’eux. ou par le ministère public. Désormais. l’adoption comporte plusieurs formes. L’idée était d’assimiler pleinement l’enfant adopté à un enfant légitime. Enfin. a. . l’idée était de permettre une adoption facilitée des orphelins de la 1ère guerre mondiale. L’idée de l’adoption est celle d’imiter la nature . La jurisprudence contrôle que l’adoption ne soit pas détournée de son but : l’idée de l’adoption est celle de donner des parents à un enfant. Article 180 du Code Civil : le mariage ne peut être attaqué que par les époux ou par celui dont le consentement n’a pas été libre. Titre 3. qui crée 2 types d’adoptions : encore aujourd'hui. fidélité.mutuellement respect. il y a l’adoption plénière et l’adoption simple. L’Article 181 du Code Civil est aussi modifié : la durée de non recevabilité de la demande en annulation est modifiée de 6 mois à 5 ans à compter du mariage. 1. comme l’utilisation de mères porteuses : ce mécanisme est interdit en France. La filiation par adoption. La Loi du 19 juin 1923 a facilité l’adoption. La très grande Loi sur l’adoption est celle du 11 juillet 1966 qui a fait la réforme principale toujours en vigueur aujourd'hui. Il y a eu de nombreuses utilisations contraires. Les conditions de fond de l’adoption plénière.

← Les enfants déclarés abandonnés. Il faut aussi que l’enfant soit adoptable : la majorité des mineurs ne sont pas adoptable de façon plénière. L’enfant du conjoint peut être adopté. En principe. ou du conseil de famille si les deux parents sont morts. afin qu’il devienne légitime. éventuellement. La personne seule doit avoir plus de 28 ans. ← Les enfants pour lesquels les pères et mères ont valablement consenti à l’adoption : le consentement doit émaner des pères et mères. L’adoption par une personne seule est possible mais il n’est pas possible pour un homme et une femme non marié de le faire. Les conditions relatives aux rapports entre adoptant et adopté : Il doit en principe y avoir une différence d’age de 15 ans entre adoptant et adopté. (Voir Article 353 du Code Civil). Le . l’enfant peut être directement adopté.C'est principalement l’adoption par un couple et notamment par un couple marié : deux époux. On peut même adopter son propre enfant. Article 348-5 : lorsqu’il y a un lien de parenté ou d’alliance jusqu 6ème degré. sauf si l’adoptant s’est remarié avec une personne plus jeune : la différence d’age est minorée. Une femme ou un homme mariés pourraient très bien adopter seuls mais en principe. il faut être : ← Pupille de l’Etat. pour être plénièrement adoptable. c. dans ce cas. Des conditions relatives à l’adopté. on doit lui demander son consentement. L’adoption plénière est absolument irrévocable. il faut le consentement du conjoint. non séparés de corps. l’adopté doit avoir au maximum 15 ans. Il y a des cas d’adoption posthume. pour l’adoption plénière. ce qui avait un intérêt lorsque l’enfant était adultérin. on peut encore l’adopter jusqu’à sa majorité mais à condition que l’enfant ait été accueilli avant l’age de 15 ans : pour ceux qui ne pouvaient pas légalement adopter avant que l’enfant ait 15 ans. les époux doivent être mariés depuis plus de deux ans ou alors âgés l’un et l’autre de plus de 28 ans. b. Si l’enfant a plus de 13 ans. Il y a aussi des conditions d’accueil : on ne peut adopter un enfant s’il n’a pas été accueilli au foyer de l’adoptant depuis au moins 6 mois. Il faut un acte authentique. soit devant Tribunal de Grande Instance soit devant notaire. c'est un acte authentique qui peut être rétracté mais seulement pendant 2 mois.

sauf quelques rares droits qui sont discrétionnaires. 222 (L. [3] Un pouvoir discrétionnaire donne à celui qui le possède la liberté de décider sans motiver sa décision. coucher ensemble. Interruption : on ne prend pas compte du délai d’inaction. Il existe aussi les interversions de prescriptions : lors d’un délai court. Quel est le critère de l’abus de Droit ? La Cour de cassation dans l’arrêt Clément Bayard de 1915 a retenu l’intention de nuire. [4] L’acte n’est pas valable. [pic] ----------------------[1] Boire. Un pouvoir souverain doit être motivé. le délai est suspendu pendant son incapacité et repris en suite. qui n’a pas à être motivée si elle ne lui semble pas conforme à l’intérêt de l’enfant. Josserand avait proposé que l’on retienne qu’il y a abus de Droit à chaque fois qu’il y a détournement de la fonction sociale du Droit. L’enfant est ensuite placé dans une famille. ça n’est pas un pouvoir discrétionnaire. de jouissance ou de disposition sur un bien meuble qu'il détient individuellement. [5] L’acte n’a jamais été valable. alinéa 3. Clément Bayard porte l’affaire en Justice. L’autre voisin ne voulait pas vendre. Pour un juriste. no 65-570 du 13 juill. mais cette disposition n’est pas rétroactive. l’abus de Droit n’existe pas. avoir le pouvoir de faire seul cet acte. à l'égard des tiers de bonne foi. Voir aussi Article 1751 du Code Civil qui prévoit pour les couples mariés une cotitularité du bail qui sert à l’habitation des époux. on a l’exemple de deux voisins. Cette disposition n'est pas applicable aux meubles meublants visés à l'article 215. il est réputé. Tous les droits sont susceptibles d’abus. et. Il érige donc des pics afin que les dirigeables du voisin. s’écrasent. c'est mariage ce me semble (Loisel) [2] En fonction du Droit tel qu il existe `" de lege ferenda : en fonction du Droit tel qu il pourrait êtr En fonction du Droit tel qu’il existe ≠ de lege ferenda : en fonction du Droit tel qu’il pourrait être. En matière de Droit de propriété.juge vérifie aussi lorsque l’on adopte si l’on a déjà des enfants. [6] Art. on peut demander un jugement d’adoption. au bout de 6 mois. Le voisin affirme que l’autre a abusé de son Droit de propriété. En principe. 1965) Si l'un des époux se présente seul pour faire un acte d'administration. on peut l’utiliser de la manière la plus impériale qui soit. tout Droit subjectif est susceptible d’abus. Clément Bayard. [8] Demande qui émane du défendeur initial. car dès lors qu’on a un Droit. non plus qu'aux meubles corporels dont la nature fait présumer la propriété de l'autre conjoint conformément à l'article 1404. . manger. Le pouvoir discrétionnaire est toutefois insusceptible d’abus. le délai de Droit commun s’applique. donc le premier décide de lui rendre la vie impossible. [7] Suspension : si une personne n’est pas capable d’action en Justice. dont l’un voulait acheter le domaine de l’autre.

----------------------1 degré 1degré Il y a donc 2 degrés .[9] Dans le texte. [10] Un délai de prescription est susceptible d’être suspendu ou interrompu. Un délai préfix n’est susceptible ni de suspension ni d’interruption.

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