Arcs-en-ciel, prismes et diffraction sans bord : une réhabilitation de Goethe

par Miles Mathis

Résumé
J’expliquerai la diffraction mécaniquement en utilisant le champ unifié ; une partie historique préliminaire. J’expliquerai aussi la réfraction prismatique en utilisant le champ unifié, chose qui n’a jamais été faite. Finalement, je démontrerai mécaniquement comment des bandes d’obscurité et de lumière peuvent causer de la diffraction sans aucun bord matériel. Cette extension de la théorie historique prouvera que Goethe et Newton avaient tous les deux tort et tous les deux raison. Goethe avait raison sur le vert et sur la diffraction sans bord, tandis que Newton avait raison en donnant un spin à ses corpuscules afin d’expliquer leur déplacement à travers le prisme. De cette manière, je continuerai à retourner l’Histoire sens dessus dessous : non seulement je montrerai que Goethe, dont on dit qu’il avait tort sur à peu près tout, avait raison dans bien des domaines, mais je montrerai que Newton avait raison sur l’une des (rares) choses sur lesquelles on considère qu’il avait tort.

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Je débuterai cet article en citant la critique de Goethe sur Newton. Je fais ceci en dépit du fait que je suis ici pour corriger Newton, pas pour l’enterrer. J’ai la plus grande estime pour Newton et je suis sûr que son optique fut une étape nécessaire dans l’Histoire. Ceci dit, je pense que Newton est une cible aussi légitime que Goethe. Goethe a pris plus que sa part de coups ces deux derniers siècles, et il est plus que temps que Newton soit à nouveau l’objet d’une analyse approfondie. Personne ne devrait protéger Newton d’une critique, que ce soit la mienne ou celle de Goethe. De plus, la critique de Goethe, bien qu’elle ait été rejetée d’emblée par les physiciens modernes, est tout simplement splendide. Pour comprendre cela, vous n’avez pas besoin de haïr Newton, il suffit d’aimer la polémique. Couché dans le langage de Goethe, cette critique serait splendide même si elle était fausse ; mais elle ne l’est pas. Malheureusement, les traductions modernes font perdre une grande partie de sa saveur à la critique de Goethe, nous laissant seulement avec les perles de la préface à la partie 1, comme celle-ci :

« Il n’est donc pas question ici d’un siège fastidieux ou d’une guerre douteuse ;
non, nous trouvons cette huitième merveille du monde vacillant déjà vers sa chute, telle une œuvre antique, et qui commence directement, sans autre cérémonie, à se démanteler à partir du toit et des pignons, vers le sol, de façon que le Soleil puisse luire enfin sur les vieux nids de rats et de chouettes, et exhiber à l’œil du passant étonné ce style labyrinthique et incongru de bâtiment, avec ses pauvres dispositifs rafistolés, résultat d’accidents et d’urgences, son artifice intentionnel et ses réparations maladroites. Une telle inspection sera cependant uniquement possible lorsque, mur après mur, arche après arche, le tout soit démoli, les gravats étant enfin dispersés au loin aussi complètement qu’il soit possible ».

Comme je le disais, splendide jusqu’au dernier mot, et encore plus splendide du fait que c’est vrai. Et encore bien plus splendide en ceci que ce texte peut s’appliquer à toute l’histoire de la physique depuis lors, dans tous les domaines. Ce paragraphe reflète toute ma critique du 20e siècle, bien qu’il ait été écrit en 1810. Les polémiques de Goethe devaient être jetées au feu et vilipendées, puisqu’on ne pouvait pas y répondre. Qui était présent à cette époque pour lancer une contre-attaque ? Qui est présent aujourd’hui ? On pourrait tout aussi bien attaquer une moissonneuse-batteuse avec un canif. Non, la seule façon de répondre est de censurer, d’ignorer et de ne rien traduire. La physique suivait encore cette méthode dans les années 1960, lorsqu’elle « débattit » des travaux de Vélikovsky, mais qu’elle oublia comme par hasard de l’inviter au débat. Elle suit toujours cette méthode en limitant le débat actuel à quelques variations mineures sur le modèle standard, et les participants au débat à une poignée d’initiés ayant été triés sur le volet par des années d’obéissance aveugle. Bien que mes explications sur la diffraction et la réfraction vont au-delà de Goethe et de Newton, et les falsifient tous les deux, mes explications confirment

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également de larges parties de leurs théories. Selon votre point de vue, ce papier pourra être vu soit comme une synthèse, soit comme une analyse. Selon mon propre point de vue, il est à la fois une synthèse et un succès. Je prends les meilleures parties de chacune de ces théories et puis, en utilisant le champ de charge, je les dépasse largement. Je le vois comme une synthèse car j’admire les deux personnages. Je pense qu’ils étaient tous deux des génies de premier ordre. Si je m’appuie sur Goethe ici, dans mon titre, c’est surtout pour rétablir l’équilibre. Newton a déjà suffisamment reçu les honneurs sur ce problème, et même plus. Goethe non. Goethe fut immédiatement déclaré indésirable, et il l’est toujours. À cette époque comme aujourd’hui, la physique protégeait son propre jeu. Pour des raisons évidentes, je trouve cela répugnant. C’est aussi très humain, et donc compréhensible, mais ce n’est pas scientifique. De plus, Newton ne manquait pas de défenseurs ; mais Goethe a besoin de mon épée. Elle n’est peut-être plus aussi brillante qu’avant, mais elle est souvent presqu’aussi aiguisée, et toujours prête. Mais avançons. Je désirais seulement mettre le doigt sur ce très intéressant sujet ; je ne désire pas polémiquer dans cet article. J’ai l’intention de parler de physique, pas de politique. Comme premier sujet de physique et d’optique, nous allons parler de la couleur verte. Je rappelle que Goethe avait très peu de respect pour le vert. Il pensait que le vert est très proche du gris et il le mit tout en bas de son classement des six couleurs. Oui, il classa ses couleurs et mélangea un peu de mysticisme dans ses théories. C’est ainsi que des gens comme Steiner furent à même de s’emparer de ces théories, de gonfler le côté mysticisme et d’ignorer la science qu’elles contenaient. Mais, d’après ce que j’ai lu, il apparaît que l’optique de Goethe était mûre pour ce genre de perversion, car sa science est déjà teintée de non-science. Il aurait aussi bien pu laisser tomber les chapitres moraux de son livre, cela m’aurait parfaitement convenu. Cependant, je ne suis pas ici non plus pour évaluer tout cela. Au dix-huitième siècle, tout le monde teintait sa science d’un peu de non-science, et c’est encore le cas de nos jours. Le science de Newton était aussi chargée de non-science, mais ses disciples ont soigneusement caché la plupart des ses déclarations embarrassantes. Je désire simplement examiner d’un peu plus près le vert à la lumière de mes récentes découvertes sur le photon. La lecture de la théorie de Goethe sur la couleur m’a permis de découvrir certaines des choses que je vais vous raconter. En tant qu’artiste, ce problème constitue une fascination naturelle pour moi. J’ai toujours peint comme un intuitionniste ; je ne me suis jamais vraiment impliqué dans la théorie de la couleur, mais tout problème combinant l’art et la physique attire mon attention. Il s’avère que certaines couleurs utilisées par les artistes ne sont pas trouvées parmi les longueurs d’onde du spectre « prismatique » normal. Ce spectre comprend le violet, l’indigo, le bleu, le vert, le jaune, l’orange et le rouge. Le magenta n’est pas dans cette liste, comme vous le constatez, et vous ne pouvez pas le créer en mélangeant l’une quelconque de ces couleurs adjacentes. Vous pouvez le créer en mélangeant le violet et le rouge, mais ces couleurs se trouvent

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aux extrémités opposées du spectre visible. Il s’avère que nous sommes ici devant un grand mystère. Le fait même que nous ayons des couleurs non prismatiques est très étrange en soi, et la théorie moderne de la couleur essaye vraiment de balayer ce fait sous le tapis. Faites juste une recherche sur « couleur non prismatique » et vous verrez ce que je veux dire. Selon la théorie actuelle, le magenta est une teinte mélangée, créée dans l’œil. Il n’y a pas de photon magenta. Pour voir le magenta, vous devez avoir un champ de photons rouges et violets. Les deux sortes de photons atteignent votre œil et votre œil les surimpose, comme des transparents. Enfin, un peu de la même manière. Selon about.com : « Toutes les couleurs de la lumière possèdent des couleurs complémentaires qui
existent dans le spectre visible, excepté pour le complément du vert, le magenta. La plupart du temps, votre cerveau fait la moyenne des longueurs d’onde de la lumière que vous percevez, de façon à les traduire par une couleur. Par exemple, si vous mélangez la lumière rouge et la lumière verte, vous percevrez de la lumière jaune. Cependant, si vous mélangez de la lumière violette et de la lumière rouge, vous voyez du magenta plutôt que la longueur d’onde moyenne, qui serait du vert. Votre cerveau a trouvé un moyen de mélanger ensemble les extrémités du spectre visible de manière sensée. Plutôt cool, vous ne pensez pas ? ».

Non, je ne pense pas. Ce que je pense, c’est que c’est une réponse idiote. Comment quiconque peut-il penser que cette bouillie vaut d’être mise en ligne ou imprimée ? Cela ne répond pas à la question posée et pose environ dix autres questions. Selon ce doctorant en physique, votre cerveau crée une couleur à partir de rien, simplement pour remplir un vide, et il se fait miraculeusement que c’est justement une couleur primaire du système CMJ. Parlez-moi d’un raisonnement circulaire ! Le problème est que la théorie actuelle ne pense pas cela sur le vert, bien que ce soit vrai aussi pour le vert. Goethe paraît avoir su cela, c’est pourquoi je lui fait honneur ici. Il savait qu’aucune couleur pure n’est verte. La lumière verte est un mélange de jaune et de cyan, et elle est créée dans l’œil. Techniquement, on peut dire que le vert existe en dehors de l’œil, aussi longtemps que l’on fait attention à le définir comme un champ composé des deux sortes de photons. Mais, plus rigoureusement, la couleur verte n’est pas vraiment créée jusqu’à ce que l’œil surimpose les deux réponses. Un œil qui ne peux lire deux couleurs en même temps de cette façon, et les surimposer, ne peut percevoir le vert. C’est pourquoi les daltoniens ne peuvent percevoir le vert. Les trois type majeurs de daltonisme sont une cécité au vert, et cela constitue un autre grand mystère. Si le vert est une longueur d’onde pure, ou une couleur primaire, alors pourquoi une absence de récepteurs rouges causerait-elle une cécité au vert ? Selon la théorie actuelle, une absence de récepteur rouge devrait causer une cécité au jaune, puisque le jaune, c’est du rouge plus du vert. La plupart des daltoniens devrait percevoir le vert,

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mais pas le rouge ou le jaune. Mais il se fait qu’ils perçoivent le jaune, mais pas le rouge ou le vert.

Afin d’être rigoureux dès le début, ce que je vais montrer ici, parmi bien d’autres choses, est que le vert n’est pas une longueur d’onde du photon. Puisque le terme « lumière » est normalement utilisé pour se référer à de la lumière moyenne, ou échantillon du champ, le vert existe certainement en tant que longueur d’onde lumineuse, exactement comme le bleu ou le rouge. Mais dans cet article, je ne suis pas tant concerné par la lumière ou par la couleur que par la longueur d’onde du photon lui-même. Oui, j’ai montré dans une série d’autres papiers que chaque photon individuel possède une longueur d’onde. Dans ce papier-ci, je montrerai pourquoi le photon ne peut pas être vert. Je montrerai d’ailleurs qu’il ne peut pas être bleu non plus. Il ne peut pas être orange, ni indigo, ni magenta. Vous allez dire que c’est parce que la couleur est un phénomène physiologique, et que, donc, le photon ne peut pas être vraiment d’une couleur quelconque. Mais ce n’est pas mon argument ici. Je n’ai jamais été vraiment intéressé par cette sorte de discours, et je ne le suis toujours pas. Non, je vais démontrer que le photon ne peut pas être vert, bleu ou orange, mais je vais démontrer que le photon PEUT être émis à des longueurs d’onde qui correspondent à du violet et à du rouge sombre, et qu’il PEUT être décalé par le champ de charge vers une longueur d’onde qui correspond au jaune ou au cyan. De cette manière, je démontrerai que nous avons en fait quatre couleurs pures, ou primaires, qui existent dans le spectre visible (ou très proches), et que deux d’entre elles sont des primaires fondamentales émises. C’est la première façon pour moi de montrer que Goethe avait raison et que Goethe avait tort. Goethe avait raison en cela qu’il croyait qu’il existe quatre primaires de cette sorte. Il ne parlait pas de photons, mais sinon son analyse était très semblable à la mienne. Il avait les mêmes couleurs et les appelait des primaires pour la même raison. Son seul problème était qu’il les avait inverties. Il pensait que le jaune et le cyan sont les originelles, et que le rouge et le violet sont les couleurs décalées. La seule raison pour laquelle je savais qu’il avait tort, comme je le montre plus loin, est que je savais que les deux couleurs originelles, ou longueurs d’onde, devaient se trouver plus éloignées l’une de l’autre sur le spectre que le jaune et le cyan. Le jaune et le cyan sont trop proches l’une de l’autre, simplement en matière de longueur d’onde, et ne peuvent être créés par des photons fraîchement émis.

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Si vous examinez cette illustration, vous verrez que, bien qu’ils vous disent que les récepteurs de l’œil sont réglés sur le rouge, le vert et le bleu, ils contournent cette information afin de correspondre à la colorimétrie moderne. Les trois types de cônes oculaires reçoivent sur une large bande. Les récepteurs du vert reçoivent également du jaune, du bleu et de l’orange, comme vous pouvez le voir, et les récepteurs rouges reçoivent aussi du jaune et du vert. Les cônes rouges et les cônes verts ont leur maximum très près du jaune ; et si nous faisons la moyenne des deux maxima, nous sommes juste sur le jaune. Regardez où les courbes vertes et rouges se croisent. De façon incroyable, les courbes vertes et rouges se croisent aussi sur le cyan. Ils ne vous disent jamais cela : vous devez le voir par vous-même à partir de leur graphique. Mais c’est très important, et cela est lié à mes commentaires sur le jaune et le cyan ci dessous [notez également comment la courbe rouge possède un étrange second pic dans la longueur d’onde violette, presque comme si elle essayait de détecter le magenta]. En plus, ils ont coloré la courbe rouge en rouge, en dépit du fait qu’elle ne trouve même pas son maximum dans le rouge. Comme vous pouvez le constater, elle est maximale à 580, ce qui est toujours du jaune. Pourquoi colorer cette courbe en rouge, alors ? De même, le vert est normalement maximal à 510, mais nous voyons ici que la courbe est maximale à 545. C’est très jaune-vert, mais ils ne vous disent pas cela. Finalement, ils colorient la courbe bleue en bleu en dépit du fait que le bleu est réellement maximal à 475. Selon cette illustration, le cône est maximal à 450, ce qui est de l’indigo, pas du bleu. Ils poussent l’interprétation vers le RVB, malgré que les pics des cônes ne montrent pas du RVB. Ils nous montrent de l’indigo, du jaune-vert et du jaune, ce qui serait du IJVJ. La réponse standard à ce croisement des courbes vertes et rouges au-dessus du jaune est que l’œil crée du jaune en empilant le vert et le rouge, ou en empilant les réponses vert et rouge. Mais cette explication est tirée par les cheveux. L’œil ne peut pas créer de la couleur en empilant de cette façon, puisque la rétine n’est

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pas blanche. Vous ne pouvez créer du jaune qu’avec la méthode additive lorsque votre tableau est à la fois blanc et réflecteur, comme pour la lumière projetée dans l’illustration ci dessous. Les cônes du rouge et du vert doivent donc être excités ensemble et donner du jaune pour une autre raison. Je suggère qu’ils sont excités afin de déterminer combien orange ou vert est le jaune, et pas pour le « créer ».

Un expert en mélanges de couleurs dira que Helmholtz a prouvé que la lumière cyan et la lumière jaune ne se mélangent pas pour créer de la lumière verte, mais c’est faux. Helmholtz n’a pas prouvé la fausseté du mélange de Goethe en recommençant l’expérience de Goethe avec une fente et en montrant que c’était faux, il a essayé de le prouver en faisant une expérience différente avec des lumières colorées. Helmholtz a obtenu de la lumière grise et a conclu que Goethe avait tort. La même sorte d’argument est suivi aujourd’hui en combinant la lumière jaune et la lumière bleue pour obtenir de la lumière blanche. Mais, bien que cette combinaison soit vraie et facile à montrer, ce n’est pas la même sorte de combinaison que Goethe expérimentait avec la fente, et donc ça ne prouve rien sur les expériences ou les illustrations de Goethe. Tout ce que ça fait est de prouver que dans certaines expériences, la lumière bleue et la lumière jaune créent de la lumière blanche, tandis que dans d’autres elles créent de la lumière verte. Nous devons donc pouvoir expliquer pourquoi les expériences donnent des résultats radicalement différents. Je ferai cela plus bas. Beaucoup de gens à travers l’Histoire ont pensé que la lumière verte est un mélange, et certaines personnes le pensent toujours, à cause de Goethe, Steiner et Brewster, mais jusqu’à présent personne n’a été capable de le prouver d’une manière ou d’une autre. Ces gens qui croient que le vert est un mélange ont toujours été rejetés avec mépris comme des « artistes » ou des aristotéliciens. Qui désire être appelé un aristotélicien de nos jours ? Les artistes eux-mêmes ne le souhaitent pas. Mais mon article appelé « Comment les photons voyagent-ils ? » m’a permis de trouver des mathématiques et des mécanismes très simples montrant que la longueur d’onde du vert est impossible à créer avec les photons eux-mêmes, à cause

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de considérations quantiques et de spin. De façon intéressante, Newton n’a jamais proclamé que le vert est une couleur primaire. Newton nous a montré la division par le prisme, mais il n’a jamais été très intéressé par la colorimétrie. Comme je le montrerai plus bas, la préférence du vert sur le jaune n’apparut pas avant que Young choisisse le vert plutôt que le jaune (à son deuxième essai) au début du 19e siècle, et ce choix fut transformé en dogme par Maxwell au milieu de ce même siècle. Avant que je fasse la preuve contre le vert à partir de la mécanique du photon, laissez-moi essayer une dernière fois de parer à la critique avant qu’elle ne devienne trop bruyante. Je ne proclame pas que la colorimétrie basée sur Maxwell est fausse ou bien que la lumière de longueur d’onde de 500 nm n’existe pas, ou que la rétine ne traite pas la lumière à cette longueur d’onde. Nos yeux, comme nos machines, voient ou mesurent les longueurs d’onde d’un ensemble de photons, pas les longueurs d’onde de photons individuels. Cette mesure est toujours une moyenne (about.com avait partiellement raison). Donc, bien que le vert existe certainement en tant que moyenne, et qu’il existe en colorimétrie, et que des récepteurs pour le vert existent dans l’œil, il n’existe pas comme expression de photons individuels. C’est mon unique affirmation ici. Cette affirmation peut être acceptée avec plus ou moins de grâce lorsque j’ajoute à cette affirmation que c’est vrai également pour la lumière bleue, la majorité de la lumière rouge et la majorité de la lumière violette. Presque toutes les lumières prismatiques sont des mélanges, et seules quelques bandes étroites du spectre peuvent être appelées pures. Je montrerai que quatre bandes peuvent être appelées pures, et seulement deux d’entre elles peuvent être appelées émises. Oui, seules deux longueurs d’onde sont en réalité émises. Les deux autres bandes pures sont causées par réfraction ou diffraction, par le champ de charge, et le reste du spectre prismatique est causé par le mélange. Dans mes articles sur le photon, j’ai montré que la longueur d’onde que nous voyons est en fait une longueur d’onde locale du photon individuel qui a été étirée par son mouvement linéaire. La longueur d’onde locale est causée par le spin, le photon en rotation aura donc une fréquence locale très rapide. Cette fréquence est d’environ 1013 cycles par secondes (pour un photon infrarouge). La longueur d’onde locale est simplement le rayon de spin, qui est d’environ 10-24 m. La vitesse orbitale de ce spin est de 1/c et la vitesse linéaire du photon est bien sûr c. Donc, la longueur d’onde locale est étirée ou augmentée de c2 . C’est de là que provient le c2 dans la fameuse équation d’Einstein. En utilisant cette analyse simple, nous voyons que le quantum ou valeur entière ici est le rayon de spin, qui est aussi la longueur d’onde locale. En d’autres termes, c’est notre base, notre nombre 1. Pour obtenir une longueur d’onde plus grande, nous devons augmenter le rayon de spin. Mais nous ne pouvons pas faire cela à moins de doubler le nombre quantique de spin : nous devons sauter au nombre 2. C’est comme cela que la longueur d’onde est quantifiée. J’ai montré la raison

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mécanique de cela dans mon papier sur la superposition. Pour augmenter la taille d’un spin, et par conséquent la longueur d’onde locale, vous ne pouvez pas juste gonfler le rayon de spin comme un ballon. Vous devez ajouter un second spin audessus de votre premier spin, et ce spin extérieur crée alors votre nouveau rayon de spin plus grand. Pour ajouter un spin au-dessus d’un spin déjà existant, vous devez obéir aux règles gyroscopiques, ce qui signifie que vous devez aller au-delà de l’influence du spin intérieur existant. En d’autres termes, votre second spin doit être un spin hors de portée du premier spin. Si notre premier spin était un spin axial, par exemple, notre second spin devra être un x-spin. vous ne pouvez pas avoir deux spins axiaux, puisque le second interférerait avec le premier. Si le rayon de votre premier spin était 1, le rayon de votre second spin doit être 2. Si vous avez besoin d’un troisième spin, il sera de valeur 4, et ainsi de suite. Vous pouvez avoir une valeur de spin de 1, 2, 4, 8 etc, mais vous ne pouvez pas avoir de spin de 1,5, 3, 5, 7 ou toute autre valeur qui ne soit pas un multiple de 2. Si nous appliquons ceci à la longueur d’onde de la lumière visible, nous voyons que beaucoup de longueurs d’onde seront impossibles. Pour créer une longueur d’onde visible, vous prenez une longueur d’onde locale et vous multipliez par c2 . Donc, si nous prenons notre quantum de spin de 10−24 m, alors notre longueur d’onde détectable sera de 9 x 10−8 , 1,8 x 10−7 , 3,6 x 10−7 , 7,2 x 10−7 , etc. Si le spectre que nous pouvons voir est large seulement de 3 x 10−7 m, alors nous ne pouvons pas avoir 7 photons différents qui le créent. En fait, nous ne pouvons pas même en avoir quatre. Nous ne pouvons en avoir que deux (et l’un d’eux est juste hors du spectre). Oui, à partir de cette analyse, il apparaît que nous devons créer toutes les couleurs connues à partir de photons rouges et violets uniquement. Cela va choquer même les fidèles de Goethe et de Steiner, puisque selon eux les deux couleurs primaires devraient être bleu et jaune, la couleur du Soleil et la couleur du ciel. Et, je l’admets, cela m’a choqué aussi. J’en vins à cet article m’attendant à avoir quatre photons dans le spectre : rouge, jaune, bleu et violet. Comment pouvonsnous créer toutes les couleurs juste à partir du rouge et du violet ? Vert, orange et indigo sont facilement perdus, car ils sont clairement des mélanges, mais comment pouvons-nous utiliser le rouge et le violet pour obtenir du jaune ou du bleu ? Avant l’âge des ordinateurs, je ne l’aurais pas cru, mais après avoir travaillé avec Photoshop, je pense maintenant que je le comprends. Rappelez-vous que les deux tableaux de mélange des couleurs sont aujourd’hui RVB et CMJ. Rouge, vert, bleu et cyan, magenta, jaune. Pour un peintre, aucun de ces tableaux n’a de sens. En peinture, les primaires sont rouge, bleu et jaune ; mais le mélange en peinture n’est pas le mélange des photons. En RVB, vous empilez le vert et le rouge pour obtenir du jaune. Si vous empilez du vert et du rouge en peinture, vous obtenez

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du gris, parce que les deux couleurs sont opposées. Vous ne pouvez jamais obtenir du jaune à partir d’un mélange d’autres couleurs.

L’étoile à six branches ou cercle des teintes de Goethe correspond aux RVB et CMJ bien mieux que les sept prismatiques de Newton. Le bleu du RVB est un bleu pourpre, par exemple, et par rouge il est bien connu que Goethe voulait dire magenta. Son bleu est un bleu cyan, et son étoile des couleurs est donc basiquement équivalente à l’actuelle roue des couleurs du décorateur. En utilisant de la lumière colorée, nous voyons que les grands cercles externes sont RVB et les couleurs internes sont CMJ, avec le cyan opposé au rouge et ainsi de suite. Dans ce sens limité, nous pouvons dire que Goethe connaissait plus de choses sur la couleur que Newton. Pas sur la lumière mais sur la couleur. Ce n’est pas surprenant, car Goethe avait étudié la peinture. Il savait plus sur le travail des couleurs que Newton ne le sut jamais. Tout ce problème ne commence à prendre du sens que lorsque nous différencions entre lumière et couleur, entre photons et couleurs. Ni Newton ni Goethe ne furent rigoureux dans leur séparation de la lumière et de la couleur, et la rigueur fait toujours défaut dans l’optique moderne. Nous avons des tas de discours sur la physique par rapport à la physiologie, mais la solution n’est pas dans une quelconque séparation ou distinction de cette sorte. La solution est d’examiner les photons, et personne n’a été en position pour faire cela jusqu’à présent. La théorie des ondes a écarté les corpuscules de Newton jusqu’au début du vingtième siècle, lorsque l’effet photo-électrique et l’effet Compton les firent revivre de façon inattendue. Mais même alors, le photon fut enterré sous la ridicule dualité onde/particule et l’interprétation de Copenhague, qui interdit à quiconque de regarder de trop près au photon. Au vingtième siècle, et jusqu’à présent, le photon a été considéré comme une particule-point, sans masse ni rayon. On ne put lui donner un spin réel dans ces circonstances, et ainsi personne ne fut à même d’appliquer les maths et les mécanismes que j’applique maintenant au problème de

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la couleur et de la longueur d’onde. Les physiciens ne purent faire ce que je fais à cause de l’interprétation de Copenhague et par les maths de gauge de l’Électrodynamique Quantique. Bien que donner des spins au photon soit parfait pour résoudre la superposition et les problèmes de liaisons, cela constitue une menace terrible pour les maths bien établies du modèle standard. Donner au photon de la masse et du spin met en danger la plupart des manipulations mathématiques ad hoc du dernier demi-siècle, ainsi que les prix Nobel qui reposent sur ces maths, et vous pouvez donc vous attendre à ce que la physique officielle résiste à mes solutions simples jusqu’à son dernier souffle. Répétons-le, nous avons quatre couleurs de base sur lesquelles travailler (les autres étant des mélanges), mais ces quatre couleurs sont créées uniquement par deux longueurs d’onde photoniques. Afin de voir cela plus clairement, il nous suffit de regarder la décomposition des couleurs avec une petite fente, comme le firent Newton et Goethe. La lumière parvient dans une pièce sombre à travers cette fente et est décomposée comme suit :

C’est une illustration de Goethe, mais même Newton ne la désavouerait pas nécessairement. Newton utilisa simplement un prisme afin de réaliser une séparation supplémentaire entre le violet et le bleu ainsi qu’entre le rouge et le jaune, obtenant de l’orange et de l’indigo. Souvenez-vous que les expériences de Newton et de Goethe étaient à peu près les mêmes : les deux utilisèrent un trou ou une fente pour faire pénétrer la lumière dans une pièce sombre (si per foramen exiguum : si à travers un petit trou). Mais Goethe montra que la répartition prismatique de Newton, incluant le vert, ne pouvait être obtenue qu’à une certaine distance du trou dans le mur. C’est ce que nous voyons sur cette illustration. Si nous nous éloignons de la fente, nous obtenons un spectre différent. À une plus courte distance, nous n’obtenons pas de vert du tout.

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Nous voyons d’après l’illustration pourquoi précisément Goethe considérait le vert comme un mélange. Mais il nous donne beaucoup moins de théorie en ce qui concerne les quatre autres couleurs. Goethe dit que ces couleurs sont causées par les bords entre l’obscurité et la lumière, mais il ne s’occupe pas du mécanisme beaucoup plus que cela. Pourquoi les bords créent-ils deux couleurs plutôt qu’une seule, et pourquoi le bord inférieur crée-t-il une paire et le bord supérieur l’autre ? La réponse est plutôt simple, bien que je ne l’aie jamais vue chez Goethe, Newton ou personne d’autre. Newton n’adresse jamais la question des bandes sombres et claires qui créent une séparation de couleur par elles-mêmes, sans bord physique pour diffracter ou réfracter ; et Goethe, bien qu’il le fasse, en reste toujours aux effets et n’adresse jamais les causes. Goethe ne parle jamais de photons ni n’essaye de trouver un quelconque mécanisme pour cet effet. Notez que dans cette illustration, la paire rouge est du côté court de l’intervalle. En fait, l’intervalle est comme un prisme renversé. La lumière bleue a une distance plus longue à parcourir. Nous trouvons la même chose dans un prisme, car s’il pointe vers le haut, le rouge se trouve aussi en haut. Le rouge choisit toujours le côte le plus court. Newton nous dit que le violet est plus dévié par le prisme, et que cela explique le « choix » apparent, mais il ne nous dit jamais pourquoi la lumière violette est plus déviée. On ne nous donne toujours pas de réponse sensée, jusqu’à ce jour. Newton avait raison : le violet est plus dévié. Mais je peux vous dire à la fois comment et pourquoi. Newton essaya de l’expliquer avec du spin, mais il fut bâillonné par Hooke et Huygens, et son modèle de spin est toujours refoulé comme un embarras. Sans spin, les explications modernes ne sont pas vraiment des explications mécaniques du tout. Ce sont juste des descriptions. On donne à une substance un index de réfraction et cet index cause la déviation. Mais bien entendu, c’est de l’heuristique, pas de la mécanique. Cela n’explique rien. C’est juste dire que le violet est plus dévié parce que la substance le fait plus dévier. L’index de réfraction cause la déviation et la déviation détermine l’index de réfraction : mécanique = zéro.

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Selon Goethe, la lumière avait déjà été décomposée par le trou dans le mur, et ceci expliquerait la séparation parce que le rouge était déjà au sommet pour commencer. Goethe n’essaya pas d’expliquer la réfraction par des déviations, mais ceux qui vinrent après lui pensèrent que peut-être la déviation plus importante du bleu pouvait s’expliquer du fait que celui-ci est plus longtemps dans le prisme. Ce n’était pas la réponse de Goethe, mais ce fut suggéré par certains. Cette réponse n’est pas la bonne non plus, mais nous laisserons cette question ouverte pour le moment et nous retournerons au mur. Nous essayerons d’expliquer la diffraction avant de toucher à la réfraction. Alors, pourquoi la lumière rouge choisit-elle le côté court au mur ? Si la longueur de l’intervalle cause la séparation, le côté le plus long devrait normalement changer la lumière le plus, de quelque façon qu’il la change ; mais cela n’explique toujours pas pourquoi nous obtenons du rouge au côté court dès le début. Et que se passe-t-il si le trou dans le mur est de même largeur tout autour ? Ou que se passe-t-il si la fente de Goethe est de même largeur en haut et en bas ? Nous n’obtenons aucune théorie pour ces questions, car personne ne les a jamais notées ou adressées. Ma réponse est que la gravité cause la différence, puisque la lumière se meut horizontalement au domaine. Le bord inférieur et le bord supérieur ont une séparation de champ, et c’est suffisant pour causer une différence. Le rouge ne choisit donc pas le côté court, il choisit le côté le plus bas. C’est la gravité qui fait le choix pour lui. Les photons rouges sont plus gros, et donc dans la lumière blanche ils voyagent sous les photons violets. Mais pour le moment, c’est juste une affirmation. Je dois encore le prouver. Mon critique va dire : « Vous n’avez pas encore commencé à expliquer pourquoi un contact avec une surface décroît la longueur d’onde perçue de la lumière ». Très bien. Mon critique a du moins compris vers où je me dirige. Si nous retournons à l’illustration de Goethe, nous voyons qu’une surface décompose en bleu et violet, et l’autre décompose en rouge et jaune. Le problème est donc encore plus grand que ce que mon critique a déclaré. Si nous supposons que toute la lumière pénétrant par la fente est de même composition, alors la surface supérieure tend à décroître la longueur d’onde et la surface inférieure tend à l’augmenter. La surface inférieure fait que le rouge devient jaune et la surface supérieure fait que le violet devient bleu. C’est contre-intuitif, car nous aimerions que les deux agissent de la même manière sur la lumière, la surface supérieure agissant de cette façon uniquement parce qu’elle est plus longue. De la manière dont les choses se passent, nous avons un sérieux problème. Pour solutionner tout cela, disons que la lumière visible possède seulement deux longueurs d’onde de départ ou fondamentales. Elle est soit rouge, soit violette. Dans des circonstances normales, ces deux couleurs se surimposent, créant de la lumière blanche. Ou, dans des circonstances normales, nos yeux ne peuvent résoudre les deux couleurs, car dans des circonstances normales, la lumière ambiante est composées non seulement de ces deux couleurs, mais de beaucoup de

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mélanges de celles-ci. Ces deux photons colorés auront été affectés par beaucoup de surfaces et auront été altérés relativement à nos yeux. Mais si nous avons de la lumière pénétrant dans une pièce à travers une fente mince, nous pouvons proposer que les photons sont uniquement rouges et violets. Peut-être pouvons-nous proposer qu’ils ont simplement été fraîchement émis par une quelconque source pure. Dans ce cas, nous devons expliquer la décomposition en plus de deux couleurs. Ce n’est pas difficile à faire, car j’ai montré le mécanisme dans mon article sur l’expérience avec deux fentes. En passant à travers la fente, la lumière doit interagir avec le champ de charge émis par le matériau dans le mur. Le champ de charge est photonique lui-même, et le champ interagit avec la lumière d’une façon strictement mécanique, par de réelles collisions. Ce champ de charge ne peut pas diminuer la vitesse linéaire de la lumière de façon appréciable (à moins que la lumière passe à travers le matériau lui-même), mais il peut certainement affecter la vitesse de spin. Et nous pouvons même dire qu’il a un effet magnétique sur la lumière, car tout effet de spin sur un photon peut être défini comme magnétique. Tout comme le champ de charge émis par le mur affecte la vitesse de spin, il affecte aussi la longueur d’onde. Puisque le spin cause la longueur d’onde, un spin plus lent créera une plus grande longueur d’onde. La lumière plus proche du mur sentira plus d’interaction du champ de charge, la lumière plus proche du mur sera donc plus fortement affectée. Nous pouvons déjà proposer que plus longtemps elle se trouve près du mur, plus elle sera affectée : mais c’est juste une proposition qui doit encore être prouvée vraie ou fausse par le mécanisme réel du champ. Donc ce que le petit trou fait est de forcer la lumière très près du matériau dans le mur. Pour passer à travers le trou, la lumière doit passer très près du matériau, et elle passe donc à travers un champ de charge plutôt dense. C’est un peu comme approcher un aimant très près d’un réfrigérateur. À la plupart des distances, le réfrigérateur n’a aucun effet sur l’aimant, ou vice-versa. Mais à de petites distances, les effets augmentent dramatiquement. C’est la même chose avec de la lumière qui est forcée de passer près de la matière. Elle rencontre le champ de charge de la matière beaucoup plus fortement que d’habitude, car le champ de charge émis par le matériau n’a pas la place pour se dissiper. J’ai créé un effet sur la lumière d’une façon purement mécanique, mais je n’ai pas montré pourquoi le bord supérieur de la fente augmente la longueur d’onde. Il devrait faire juste l’opposé. Il devrait diminuer la longueur d’onde, et nous devrions avoir du bleu au sommet, pas du violet. En fait, il diminue la longueur d’onde. Juste comme la fente inférieure, il diminue la longueur d’onde de la lumière la plus proche. Cependant, nous devons prendre en compte le champ gravitationnel dans lequel toutes ces expériences prennent place. Le champ de charge émis par le mur sépare la lumière, ou la trie,

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mais c’est le champ gravitationnel qui détermine quelle longueur d’onde vient audessus. Si nous examinons la fente inférieure d’abord, nous voyons que la gravité n’a pas besoin d’inverser la séparation causée par le champ de charge dans le mur, puisque la longueur d’onde la plus grande est déjà plus bas. La longueur d’onde la plus grande sera en bas parce qu’elle a moins d’énergie. Une particule moins énergétique tombera toujours en dessous d’une particule plus énergétique dans un champ gravitationnel. Si nous prenons cette analyse pour le haut de l’intervalle, nous voyons que la longueur d’onde plus grande doit tomber en dessous de la courte, même si le champ de charge ne les a pas triées de cette manière pour commencer. Ce que nous obtenons, c’est une inversion rapide du violet et du bleu, causée par la gravité. Je prédis qu’une analyse serrée de la lumière à l’intervalle montrera cette inversion.

Goethe (sans le vouloir, je suppose) montra cette inversion dans une figure fameuse de son livre. Cette figure est reproduite sur le web en différents endroits, mais ce n’est que sur Google Books que vous trouverez la figure dans ses couleurs originelles. En recolorant cette figure, les réimpressions modernes ont supprimé le fait que Goethe et d’autres avaient trouvé du bleu dans la zone A, qui s’inversait alors en magenta à une certaine distance. Oui, dans cette expérience, nous voyons un effet du champ unifié. C’est un effet produit par deux causes différentes. Le champ de charge cause le changement de longueur d’onde, puis le champ de gravité réel trie les photons par énergie. La diffraction est le résultat de la combinaison des deux effets, par les deux champs, et donc la diffraction est réellement un effet du champ unifié. Cela peut être prouvé en examinant la seconde expérience que Goethe fit. Au lieu de faire passer la

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lumière à travers une fente, il la fit passer à travers un petit objet, ce qui causa de la diffraction à la sortie de l’objet. L’intervalle sombre dans l’illustration représente la largeur de l’objet. Comme vous pouvez le constater, nous obtenons une bande prismatique très étrange, une bande qui n’est même pas la bande de Newton à l’envers. Le rouge et le violet se trouvent au milieu et le jaune et le bleu sont à l’extérieur. Le magenta est créé au milieu à la place du vert.

Un autre problème important est que le rouge est ici plus dévié que le violet. La réfrangibilité est un mot fantaisiste pour cette déviation de la lumière, et Newton proposa que la déviation de chacune des couleurs est une constante. Cette « vérité » est toujours la pièce maîtresse de l’optique moderne, et elle est utilisée pour expliquer les arcs-en-ciel, pourquoi le ciel est bleu et la plupart des autres phénomènes. Malheureusement, les physiciens modernes n’ont pas d’explication pour la réfraction autour d’un objet comme celui-ci, ou pour la réfraction d’une bande sombre passant à travers un prisme, comme montré dans cette image. Ils ne nient pas que cela arrive lors d’expériences, mais ils l’ignorent simplement quand ils attaquent Goethe ou acclament Newton. Ils disent que Goethe a ignoré la preuve, puis ils ignorent la preuve de Goethe sans commentaire. Bruce MacEvoy, sur Handsign est parmi les pires à cet égard, car il va jusqu’à afficher la figure de Goethe, tout en l’ignorant. Une mathématicien important qui n’ignora pas cette seconde illustration de Goethe est Mitchell Feigenbaum, l’un des pères de la théorie du chaos. Nous entendons régulièrement que seuls les artistes aiment Goethe, mais apparemment ce n’est pas vrai. Mes lecteurs savent que je ne trouve pas beaucoup d’utilité aux mathématiques non-linéaires ou à la théorie du chaos, mais je prends mes alliés là où je les trouve. Je n’ai pas été capable de trouver la moindre indication de Feigenbaum se battant en défense de Goethe dans ce que je sais être des désaccords féroces, mais je suppose qu’il n’a pas reculé ; autrement, il aurait demandé à Wikipédia de publier un démenti ou une mise à jour.

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Cette expérience est systématiquement mise en lumière par les partisans de Goethe, et elle est réellement très importante ; mais jamais auparavant qui que ce soit n’a signalé ce que je vais vous signaler ici. Notez que cela prouve mon affirmation précédente concernant le rôle de la gravitation ici, puisque aussi bien en haut qu’en bas la longueur d’onde la plus grande est passée en dessous de la plus petite. La lumière n’est pas du tout désireuse de maintenir sa séquence prismatique de longueurs d’onde, n’est-ce-pas ? Elle n’est pas désireuse du tout de maintenir sa réfrangibilité. Elle est seulement désireuse de maintenir sa relation au champ gravitationnel. Extraordinaire, vraiment, que Newton, le grand-père de la gravitation, ne vit pas que sa séquence était dépendante de la gravitation, et variable. Dans ce cas, ce fut Goethe qui fut le plus proche de la vérité. Goethe ne relia pas cette inversion de séquence à la gravitation, que je sache, mais il déclara que les découvertes de Newton étaient spécifiques à son installation et déterminées par celle-ci. Il avait tout-à-fait raison là-dessus. Nous pouvons maintenant utiliser cette découverte pour expliquer pourquoi le violet va en dessous du rouge dans ce prisme qui pointe vers le haut. Si nous prenons une bande étroite de lumière, le rouge voyagera sous le violet, du fait de la gravitation, même si nous ne pouvons pas observer ce fait directement. La première illustration de Goethe le montre clairement, mais dans les expériences modernes, on ne fait pas passer d’abord la lumière par une fente : elle est juste émise dans une bande discrète. De toute façon, le rouge, se trouvant plus bas, rencontre le prisme en premier. Exactement comme dans l’expérience à deux fentes et dans mon explication de la diffraction par un trou ci-dessus, nous pouvons expliquer cette réfraction de la même manière. À savoir que c’est le champ de charge du prisme qui affecte directement la lumière passant à travers celui-ci. Le champ de charge sera émis perpendiculairement à la face du prisme, de façon que si nous avons un prisme à 45°, le champ de charge sera émis à 45° vers le haut et selon un angle de 45° par rapport à la lumière incidente (si la lumière est horizontale). Donc, essentiellement, la lumière incidente a croisé un trafic à 45° à la frontière. Mais à l’intérieur de la frontière, le champ de charge n’est plus à un angle de 45°. Au centre du prisme, le champ de charge devrait être plus plat, relativement à la lumière, du fait simplement de considérations de forme. Il y a plus d’émission en dessous qu’au-dessus, parce qu’il y a plus de matière en dessous, il doit donc y avoir plus de charge vers le haut à la frontière qu’au milieu du prisme. Vous pourriez avoir besoin de dessiner quelques vecteurs pour bien visualiser la chose, mais ça deviendra assez rapidement évident, je pense. Cela dit, il y a toujours une force vers le haut agissant sur la lumière, tout le long de la traversée du prisme. Elle est plus grande aux frontières, mais même au centre, la force résultante du champ de charge est dirigée vers le haut. Afin de prouver cela, imaginez que la lumière incidente entre dans le prisme à la moitié

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de la hauteur du prisme. Alors laissez la lumière traverser sur une trajectoire horizontale. Elle rencontrera le milieu du prisme bien au-dessus du centre de masse de celui-ci, vous voyez. Si vous êtes au-dessus du centre de masse durant votre voyage tout entier à travers le prisme, alors la force de charge sera dirigée vers le haut tout au long du parcours.

Pour faire passer la lumière à travers le centre de masse du prisme, vous devez laisser la lumière rencontrer la face du prisme environ au tiers de la hauteur de la face. En fait, c’est la raison pour laquelle le prisme ne séparera pas la lumière qui va le heurter trop bas. Si vous laissez le faisceau étroit heurter le prisme en dessous du premier tiers, dans la partie large du prisme, le champ de charge ne fonctionnera pas comme je l’explique. C’est encore une de ces choses qu’ils vous cachent systématiquement, parce qu’ils sont incapables de l’expliquer. Ceci explique aussi le ralentissement de la lumière dans un matériau. Si l’émission à la surface du prisme est de 45°, alors la moitié seulement de l’énergie de cette émission va vers le haut. La moitié de cette énergie est contraire au faisceau incident. La lumière ne rencontre pas seulement du trafic la poussant vers le haut, elle rencontre aussi du trafic en sens contraire, qui la ralentit. Ceci signifie que la lumière est ralentie uniquement dans la première partie de son parcours à travers le prisme. Après qu’elle ait passé le centre, elle est ré-accélérée à sa vitesse initiale, et c’est pourquoi elle s’échappe du prisme à sa vitesse normale. La lumière qui passe à travers un prisme, ou tout autre matériau transparent, n’est pas ralentie tout au long du chemin, puis instantanément ré-accélérée à sa vitesse initiale à la surface de sortie. Cette explication n’a jamais été logique. Non, sa vitesse est affectée par le champ de charge et le champ de charge est sommé à partir

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du centre de tout objet, devenant plus grand près de la surface. Newton pensait que tous les effets survenaient aux surfaces, mais c’est faux. Comme je l’ai montré dans mon troisième papier sur Feynman [voir la dernière partie], les surfaces sont importantes, mais seulement en ceci qu’elles limitent les maths et l’effet. Mécaniquement, la surface n’est pas si importante. Ce n’est pas la surface qui cause la réfraction, c’est le champ de charge.

Maintenant, le champ de charge du prisme se trouve dans le champ de charge de la Terre, et le champ de charge de la Terre se déplaçait déjà vers le haut, mais le faisceau incident de lumière était en équilibre relativement à la gravité et le champ E/M avant qu’elle rencontre le prisme. C’est pour cela qu’elle peut rencontrer le prisme. C’est comme cela que nous l’avons ciblée. Nous avons créé cet équilibre. Mais lorsque le faisceau de lumière arrive au prisme, le champ de charge du prisme est additionné au champ de charge de la Terre, brisant cet équilibre. Puisque le prisme possède plus de masse en bas et moins en haut, son champ de charge interne se déplace principalement vers le haut, et plus spécialement dans la moitié supérieure du prisme. C’est pourquoi le faisceau de lumière est toujours dirigé sur la moitié supérieure du prisme.

De toute manière, ceci explique la déviation, parce que la lumière inférieure ressent moins de force vers le haut que la lumière supérieure. C’est la cause de l’effet d’agrandissement de la séparation, originellement invisible, et qui devient alors évidente.

« Mais cela laisserait encore le rouge en bas ! », hurlez-vous. Non, c’est faux. Cela ferait que le rouge et le violet inverseraient leur position. Le champ de gravité a plus d’effet sur le rouge, et le champ de charge a aussi plus d’effet sur le rouge. Le champ de gravité a plus d’effet sur le rouge parce que le rouge a moins d’énergie, comme nous l’avons vu. Le champ de charge a plus d’effet sur le rouge parce que le rouge a une plus grande longueur d’onde. Une fois que les photons pénètrent dans le prisme, ils se trouvent dans un champ de charge qui possède un vecteur résultant pointant vers le haut. Mais les photons rouges sont plus faciles à heurter, simplement parce qu’ils sont plus gros. C’est ce que signifie une plus grande longueur d’onde. Au niveau local ou quantique, le photon rouge a un rayon plus grand que le photon violet. La longueur d’onde est un rayon, au niveau quantique. Il s’ensuit que les photons rouges sont poussés un peu plus que les violets, et ils se retrouvent au-dessus. Une fois au-dessus, la première règle joue, et nous avons un effet doublé. Les photons rouges vont au-dessus parce qu’ils sont plus heurtés, et ils augmentent leur élévation au-dessus des photons violets parce qu’ils sont au-dessus. Des points plus élevés dans le prisme sont plus fortement poussés vers le haut par le champ de charge.

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Examinez juste cette illustration de Wiki, qui confirme mon analyse. Ce n’est pas le violet qui tombe, c’est le rouge qui s’élève. C’est d’une extrême importance, mais personne ne s’est jamais soucié de le noter. Beaucoup, sinon la plupart des illustrations ignorent ou falsifient cette vérité en laissant tomber le violet. Mais le violet ne tombe jamais dans un prisme pointant vers le haut. Non, le violet s’élève en fait un petit peu et le rouge s’élève plus, à cause du bombardement venant du champ de charge. Avant de continuer, laissez-moi souligner que le prisme, comme nous l’étudions ici, est juste une pyramide à deux dimensions étiré selon l’axe des y. ce qui fait que cet article est relié à mon papier étudiant le champ de charge de la pyramide. Les prismes, comme les pyramides, agissent en accélérant le champ de charge de la Terre vers le haut, en y ajoutant leur propre champ de charge. Je ferai une pause pour répondre à une question de mon très astucieux critique. Il ou elle va dire : « Si la réfraction est causée par ce bombardement mécanique du champ de charge, pourquoi le rouge n’est-il pas ralenti plus que le violet ? Si le rouge est plus touché du fait de son plus grand rayon, il devrait être plus ralenti, non ? ». Non. Nous savons que différentes couleurs et énergies ne sont pas plus ou moins ralenties. La NASA l’a prouvé l’année dernière, comme je l’ai montré dans un article récent sur les vidéos de Hulu : non seulement le prisme ne ralentit pas différemment les diverses couleurs, des millions d’années-lumière d’espace ne peuvent pas les ralentir non plus. L’action du champ de charge sur les photons est mécanique, mais ce mécanisme doit être étudié de très près. Comme je l’ai démontré dans d’autres articles, et comme je vais encore le démontrer ici plus bas, les photons ne se ralentissent pas les uns les autres, en matière de vitesse linéaire. Ils peuvent se dévier les uns les autres, modifier leur énergie et annuler leurs spins, mais ils ne peuvent pas se ralentir. Ceci parce que tous les photons

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que nous pouvons observer ou détecter possèdent du spin. Le spin est comme une armure d’énergie externe, et dans toute collision, c’est cette protection qui se trouve préférentiellement affectée. Comme pour les baryons, les leptons ou tous autres quanta, les photons doivent voir leurs spins enlevés d’abord avant que quoi que ce soit arrive aux particules elles-mêmes. Les spins agissent comme des protections. Pour cette raison, les photons individuels ne sont jamais ralentis, même par du matériau dense. Ce qui est ralenti est la collection de photons, et ils sont ralentis par la déviation. Cela signifie que chaque photon individuel doit prendre un chemin plus long afin de traverser le matériau. Un chemin plus long implique un ralentissement apparent. Même Feynman comprenait ceci, puisque ce que je viens d’expliquer constitue sa moyenne, ou sommation. La lumière ne peut pas être ralentie pour une quelconque raison sans violer plusieurs règles que je ne désire pas violer. Elle ne peut même pas être ralentie en traversant un matériau. Cette simple explication nous permet de garder les données que nous possédons et qui montrent un ralentissement, en montrant que c’est le chemin qui est la cause de ce ralentissement apparent, pas une vitesse moindre. Maintenant, examinons la lumière sortant du prisme. Nous avons parlé du rouge et du violet, mais lorsque le faisceau sort du prisme, il est de nouveau décomposé. Nous commençons à apercevoir du jaune, du vert et ainsi de suite. Pourquoi ? Newton et Goethe ne purent pas nous dire pourquoi, ils ne purent que constater les faits. Newton, sans ses corpuscules tournantes, ne pouvait l’expliquer que par des conditions ad hoc à la frontière, et même ces conditions étaient fausses. Il pensait qu’une réfraction vers la normale était une augmentation de vitesse, alors que c’est le contraire qui est vrai. Huygens utilisa cette erreur majeure pour attaquer la théorie corpusculaire, mais l’erreur n’a rien à voir avec des corpuscules. C’était une erreur dans le mécanisme du champ fondamental, et elle aurait pu être faite avec des ondes tout aussi facilement qu’avec des corpuscules. Huygens évita l’erreur en ne théorisant rien du tout pour ce phénomène. Goethe, bien que n’étant pas d’accord avec Newton sur la déviation à la frontière, n’offrit pas de meilleure explication. Il ne remplaça pas la description de Newton par une meilleure description, il ne fit que la remplacer par une description différente. Aucun des deux hommes ne nous fournit de mécanisme fondamental. La même chose pour la théorie moderne. Ne possédant pas de champ de charge, elle ne peut rien expliquer. Mais avec le champ de charge, cela devient très simple à expliquer. Le rouge ne profite plus de l’élévation du champ de charge qu’il avait dans le prisme, il veut alors retomber sous le violet (du fait de la gravité). Il commence donc à le faire. Cependant, il ne peut le faire complètement en une fois, parce que le rouge se trouve maintenant à une distance significative (pour la lumière) au-dessus du violet. Il n’est pas juste à quelques microns au-dessus : selon la taille du prisme, le rouge peut être un centimètre plus haut que le violet, ou plus. Cette distance est suffisante pour créer un différentiel gravitationnel entre

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les deux couleurs, comme avec la fente dans le mur. Si notre bande rouge est large de, disons, 0,5 cm, et que notre bande de violet est de 0,5 cm (pour simplifier), alors les parties supérieures et inférieures de chaque bande se trouvent dans des champs gravitationnels différents. Cette différence est suffisante pour couper la bande supérieure en du rouge et du jaune, et la bande inférieure en du bleu et du violet. Mais nous ajoutons ceci au fait que les bandes supérieures veulent tomber sous les bandes inférieures, et elles se meuvent donc ensembles. Comme elles font ceci, la première chose qui se passe est que le jaune rencontre le bleu, créant du vert. Si nous pouvions suivre les bandes suffisamment loin du prisme, nous verrions le rouge aller en dessous du violet. Du fait de l’atmosphère dans la pièce, nous ne pouvons observer le phénomène. Nous ne voyons qu’une dispersion générale après que le vert soit créé. Mais nous pouvons voir que le rouge et le violet sont les premiers à se disperser, puisqu’ils se déplacent vers le milieu. En fait, dans une situation correcte, nous voyons que le rouge se disperse un peu plus vite que le violet, car le rouge se déplace plus vers le bas que le violet ne se déplace vers le haut.

Comme autre exemple intéressant, examinez cette illustration 1 . Je suppose que c’est une illustration plutôt qu’une photographie, mais si nous assumons qu’elle a été réalisée correctement, nous devons noter quelque chose de bizarre. Le second prisme (en haut) paraît avoir inversé le rouge du bas vers le haut. Le rouge a inversé sa position relative. Les deux prismes sont utilisés en premier lieu pour augmenter la séparation, mais notez que nous obtenons plus qu’une simple augmentation de séparation. Le second prisme ne disperse pas seulement la sépara1. http://www.buzzle.com/articles/color-spectrum-chart.html

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tion, il l’inverse ! Le rouge sort en haut, même alors qu’il est entré dans le prisme du bas côté. Si vous ne voyez pas ce que je veux dire, tournez l’illustration sur le côté, comme ceci :

Maintenant vous pouvez voir que le rouge se trouve en bas en entrant et en haut en sortant. """ Permettez-moi de résumer ce que nous avons trouvé jusqu’ici. Nous avons vu que la lumière visible est émise sur deux longueurs d’onde uniquement. Toute lumière visible est originellement rouge ou violette. Elle peut alors devenir du jaune ou du cyan lorsque sa vitesse de spin est ralentie par de la diffraction ou de la réfraction — par contact direct avec un champ de charge. Le magenta et le vert sont alors créés par un mélange de ces quatre couleurs. Cela signifie que les longueurs d’onde du jaune et du cyan existent, mais elles doivent être créées par de la diffraction ou de la réfraction, puisqu’elles ne peuvent être émises. Par cette analyse, les photons rouges et violets sont des photons purs ou fondamentaux, émis directement par la matière. Les photons jaunes et cyans sont des photons secondaires, puisqu’ils sont créés par des champs de charge. Les photons verts et magenta n’existent pas, et ces deux couleurs peuvent donc être appelées des tertiaires optiques. Le vert est du jaune plus du cyan. Mais tout ceci ne nous explique pas pourquoi le jaune et le cyan sont si spéciaux : pourquoi ils ont des bandes étroites pour eux-mêmes ; pourquoi ils constituent les deux-tiers du trio CMJ ; et pourquoi je devrais les traiter comme des primaires. Le champ de charge ne peut-il pousser le rouge près du jaune, ou audelà ? Le champ de charge ne peut-il pousser le violet près du cyan, ou au-delà ?

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Il apparaît que dans la plupart des cas, la réponse est non. Si une fente étroite dans un mur peut pousser le rouge vers le jaune, alors un champ de charge faible peut maximiser la poussée. Et je ne peux pas laisser cette poussée aller au-delà du jaune dans le vert sans mettre en péril mon titre et toute mon argumentation présente. Alors, pourquoi le champ de charge pousse-t-il le rouge vers le jaune, et pas plus loin ? Eh bien, si vous étudiez mon analyse de la première illustration de Goethe, vous verrez que le champ de charge augment en réalité l’énergie du rouge dans cette situation. Il doit le faire, puisque la jaune a une longueur d’onde plus petite. Si sa vitesse reste c, alors sa fréquence doit augmenter. Ceci parce que si nous regardons le bord inférieur de l’intervalle, le champ de charge est émis vers le haut. Dans ce cas, le champ unifié est augmenté, puisque la charge du mur et la charge de la Terre sont en ligne. Si la lumière voyageait horizontalement au champ, de façon à ce qu’elle ait pu passer au travers du trou dans le mur, alors elle était en équilibre par rapport au champ unifié de la Terre avant qu’elle passe par le trou. Dans l’intervalle, elle a obtenu une petite poussée vers le haut du champ de charge du mur, c’est la raison pour laquelle Goethe la montre allant vers le haut. Nous n’avons pas une réflection à partir de la surface, nous avons une réfraction par le champ de charge, voyez-vous. Huygens avait tort pour l’intervalle, parce qu’il ignorait le champ de charge. Le champ de charge dévie simplement les photons dans l’intervalle vers le haut, et plus ils sont proches du bord, plus le champ les dévie. Le champ de charge est plus dense près du matériau, c’est tout. Ceci explique donc la séparation en jaune et rouge et la déviation vers le haut, mais ça ne répond pas à la question « pourquoi le jaune ? ». Pourquoi pas l’orange ? Pourquoi pas le vert ? L’explication tout entière se trouve dans les énergies relatives des photons du champ de charge et des photons de lumière visible. Nous connaissons l’énergie des photons de lumière visible : elle se trouve dans une bande étroite du spectre E/M, centrée sur 500 nm. Eh bien, les photons de charge sont également des photons réels, avec des énergies réelles, de réelles longueurs d’onde et des fréquences réelles. J’ai montré que les photons de charge ont une énergie qui est maximale dans la région de l’infrarouge, avec une longueur d’onde d’environ 2 x 105 nm. Ceci signifie que les photons de charge possèdent une énergie moyenne environ 1.000 fois moindre que nos photons de lumière visible. Du fait que les photons du champ de charge possèdent une énergie réelle relative aux photons rouges ou violets, ils vont déplacer ces photons d’une certaine valeur, mais pas plus. Peu importe depuis combien de temps ils se trouvent dans le champ. Seule importe la densité du champ. Si le champ est moins dense, alors le champ de charge ne peut pas déplacer les photons rouges jusqu’au jaune. Comme dans l’illustration de Goethe, les photons rouges peuvent rester assez rouges s’ils se trouvent plus proches du centre de l’intervalle. Mais les photons proches du matériau ressentiront le champ plus dense et seront déplacés au maximum.

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Nous allons faire une pose pour noter que cela explique pourquoi le rouge est plus diffracté que le violet [dans la première illustration de Goethe, la bande jaune est plus large que la bande bleue : ce fait fut noté par certains mais ne fut jamais expliqué]. Les photons de charge sont plus proches en énergie des photons rouges et peuvent donc les affecter légèrement plus fort. Le champ de charge ne peut pousser le rouge plus loin que le jaune, parce que le photon de charge possède une énergie définie par rapport au photon rouge. Le photon de charge possède donc un effet de charge maximum calculable sur le photon rouge. Puisque le trou dans le mur crée cet effet maximum, nous pouvons établir que le maximum est facilement atteint, et, dans presque tous les cas, sera atteint. Procédons maintenant à la même analyse sur le bord supérieur et le photon violet. Nous pouvons voir que, mutatis mutandis, le champ de charge aura aussi un effet maximum sur le photon violet. Mais pourquoi les photons supérieurs sontils déviés vers le haut sur l’illustration de Goethe ? Le champ de charge du mur ne devrait-il pas les pousser vers le bas ? Personne, y compris Goethe, ne peut le dire. Le champ de charge nous donne la simple réponse une fois de plus. Le champ de charge émis par le bord du dessus émet vers le bas. Ce qui fait que ce champ de charge est en opposition au champ de charge de la Terre, qui monte. Mais lorsqu’un champ de charge rencontre un autre champ de charge de cette façon, ils ne se soustraient pas, ils s’additionnent. Vous allez dire que si le champ de charge inférieur de l’intervalle ajoute, le supérieur devrait soustraire, mais ça ne fonctionne pas comme cela mécaniquement. Vous devez en réalité examiner le champ et regarder la manière dont les photons s’additionnent. Nous avons une somme parce que les deux champs additionnent leurs densités. Les photons ne se heurtent pas en s’annulant comme la matière et l’anti-matière, par exemple. Ils s’ajoutent comme un gaz. Oui, si nous analysions les spins des photons, nous devrions faire quelques soustractions, mais dans ce cas particulier, nous ne regardons pas aux spins, nous examinons les vitesses linéaires. Nous essayons de découvrir le vecteur résultant final du champ total : dans quelle direction va-t-il dévier la lumière passant par l’intervalle ? Pour faire cela, nous voyons tout d’abord que la densité du champ s’est accrue : la charge du mur s’ajoute à la charge terrestre. Deuxièmement, nous voyons que les mouvements linéaires ne peuvent s’annuler, car les photons n’annulent pas le moment linéaire. ils ne peuvent qu’annuler du moment de spin. Donc, le champ de charge agit plus comme un gaz idéal dans cette situation. Je veux dire que l’addition de densité s’ajoute simplement au vecteur précédent, quelqu’il soit. Puisque le champ de charge de la Terre est le vecteur primaire ici, toute addition de densité s’ajoutera juste à ce vecteur. Ce vecteur était déjà pointé vers le haut, donc le vecteur total pointe vers le haut. C’est comme si le champ de charge de la Terre, étant tellement dense, tourne simplement le champ de charge émis par le mur. Non, pas « comme si » : c’est précisément ce qui se passe. Il dévie la lumière supérieure vers le haut, comme on

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le voit sur l’illustration de Goethe. Cette explication constituait la partie la plus difficile de cet article, à la fois à écrire et, j’imagine, à lire. Dans de précédents papiers sur le photon, j’avais souvent à faire avec le champ magnétique, et dans ce cas nous annulons des spins sur le photon. J’ai montré que les photons et les anti-photons peuvent s’enlever mutuellement leurs spins, annulant ainsi le champ magnétique, créant l’apparence de champs de neutrino, et ainsi de suite. Mais ici, pour la première fois, nous ne nous occupions pas de spins, mais des quanta eux-mêmes. J’ai déclaré plus haut que des photons ne peuvent s’annuler l’un l’autre, mais c’est la première fois que j’avais à utiliser ce fait dans une solution. Les photons ne se détruisent jamais l’un l’autre, et ils ne s’annulent jamais en ce qui concerne leurs moments linéaires. C’est vrai également pour toute autre matière, mais le modèle standard ne comprend pas encore cela. Le modèle standard croit que la matière et l’anti-matière se détruisent l’une l’autre ou s’annulent complètement, mais j’ai montré que ce n’est pas vrai. Même dans ce cas, ce sont uniquement les spins qui s’annulent. Du fait que les quatre spins des baryons sont si grands et constituent une si grande partie de l’énergie de la particule, une annulation des spins du baryon peut apparaître comme une annulation du baryon lui-même, mais ce n’est pas le cas. Dans de telles collisions, les baryons sont simplement dénudés jusqu’au cœur, perdant leurs quatre spins. Ceci les rend indétectables, mais ils sont toujours présents. Et ils peuvent être reconstruits par des collisions ultérieures. Vous ne pouvez pas détruire la matière, ni baryons, ni leptons, ni photons. Ils comprenaient cela dans le temps, mais le modèle du quark a rendu tout confus.

Étudions cette illustration une fois de plus. Ceci est ce qui m’a prouvé que le jaune et le cyan sont spéciaux. Cette seconde illustration de Wiki le montre clairement aussi. Premièrement, notez comme la bande jaune est étroite, dans les deux images. Il a toujours été connu que le jaune est beaucoup plus étroit que les autres primaires ou prismatiques, mais nous n’en entendons jamais parler. Nous devons le découvrir par nous-mêmes. Beaucoup de diagrammes ou d’illustrations falsifient en fait la bande jaune, la montrant bien plus large qu’elle ne l’est en réalité. Tandis que le vert et le bleu se dispersent sur environ 60 nm chacun, et que le rouge se disperse sur au moins 100, le jaune pur se trouve seulement en 570, dans une

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bande juste plus large qu’une bande d’absorption. Le cyan est encore plus étrange, car on ne nous dit même jamais qu’il se trouve dans le spectre. Newton ne le lista pas parmi l’une de ses sept prismatiques, et Wikipédia l’ignore encore comme s’il n’existait pas. Toutes les listes vont directement du vert au bleu, alors que le cyan est clairement présent, un serre-livre parfait pour le jaune. Comme le jaune, il a aussi l’apparence d’une bande étroite, presque comme une ligne d’absorption, en 490. Ces deux illustrations le montrent clairement, mais la plupart des graphiques les omettent hypocritement, non seulement en ne les mentionnant pas, mais de facto : ils ne les représentent même pas. Une autre chose à noter est que le spectre de Wiki crée un faux cercle, comme si le rouge se trouvait à la fois au début et à la fin du spectre. Cela leur permet de créer le magenta par combinaison du rouge et du violet, mais dans le spectre réel, le magenta n’est pas inclus. Le violet du spectre naturel est un violet sombre, comme dans la première illustration, et donc le magenta ne peut pas être créé. La troisième patte du trio cyan/jaune/magenta ne se trouve pas sur le spectre prismatique, ce qui constitue un problème réel pour connecter la colorimétrie au spectre prismatique. La colorimétrie ne peut être achevée qu’en créant un cercle là où dans la nature n’existe qu’une ligne. Goethe a montré que la nature nous aide en fait ici, puisque ce que j’appelle nature n’est que la nature de Newton. Le spectre linéaire prismatique de Newton est juste un spectre possible parmi plusieurs. Nous avons vu plus haut que la nature crée le magenta : elle a simplement besoin d’objets pour ce faire, plutôt que d’intervalles. Nous devons consulter et combiner tous ces spectres naturels pour créer le cercle des couleurs et la colorimétrie. Le spectre prismatique de Newton ne le fera pas tout seul.

Une dernière question se pose avant de conclure cette section. Pourquoi le mélange de bleu et de jaune donne-t-il parfois du blanc et parfois du vert ? Nous savons déjà, en partie, la réponse. Quand nos champs de couleurs sont additifs, nous obtenons du blanc ; quand ils sont soustractifs, nous obtenons du vert. Le seul problème ici est que à la fois les expériences de Goethe et celles de Helmholtz semblent être additives. Si nous projetons de la lumière jaune et de la lumière

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bleue, nous obtenons de la lumière blanche. Quelle est la différence entre cette lumière projetée et la lumière diffractée par la fente de Goethe ? Eh bien, retournons à la photo de Wiki de la lumière projetée. Nous sommes dans une pièce sombre et la lumière est projetée sur un mur BLANC. Nous ne regardons pas les rayons de lumière eux-mêmes, comme nous le ferions dans le cas de la diffraction. Nous regardons la lumière réfléchie sur le mur blanc. Le mur, étant blanc, est capable de réfléchir toute la lumière. Il ne l’absorbe pas. C’est pourquoi la situation est additive. Mais avec Goethe, nous voyons la lumière dans l’air lui-même. L’air est comme un transparent clair. Lorsque vous surimposez des transparents, la situation est soustractive, comme nous le voyons sur l’autre photo de Wiki. L’expérience de Helmholtz n’était donc pas une réfutation de Goethe. Réfléchis sur un mur blanc, le bleu et le jaune font du blanc. Réfractés et diffractés dans l’air, le bleu et le jaune font du vert. Après tout ceci, on va me dire que nous savons que le vert est une couleur primaire par des expériences de mélanges de couleurs. Nous pouvons voir du vert sortant du projecteur, mélangé avec du rouge, et du jaune est créé. Nous savons donc immédiatement que le vert est primaire et le jaune secondaire. Mais c’est aller un peu vite. Pourquoi cette expérience devrait-elle annuler l’expérience de Goethe ? Le fait que son expérience ait été réalisée il y a 200 ans avec de simples objets et que la nouvelle expérience est réalisée avec un projecteur de fantaisie ne signifie pas que la nouvelle expérience est bonne. Goethe attirerait simplement l’attention sur le fait que la lumière sortant du projecteur est déjà un mélange de jaune et de cyan. Lorsqu’elle est croisée avec du rouge, le rouge annule le cyan et le jaune primaire reste seul. Les théoriciens modernes stoppent toujours l’analyse là où cela leur convient. On affirme que Goethe rejetterait à la fois la théorie corpusculaire et la théorie ondulatoire de la lumière, mais ce n’est pas vrai. Goethe disait que la couleur n’est ni onde ni particule ; il ne disait pas que la lumière n’est ni onde ni particule. La théorie de Goethe n’était pas principalement une théorie de la lumière, elle était une théorie de la couleur, et il n’essaya jamais d’utiliser ses données afin de montrer que la lumière est une particule ou une onde. Ses différents avec Newton n’avaient rien à voir avec la composition de la lumière en tant que matériau ; ses différents avaient à voir avec la façon dont la lumière interagit avec des matériaux et avec l’œil. Goethe n’éprouvait aucun besoin de rejeter ou de confirmer l’hypothèse corpusculaire ou l’hypothèse ondulatoire, car la composition de la lumière ne le concernait pas. Il était concerné par l’action de la lumière, et il voulait montrer que la lumière n’agit pas comme Newton l’avait proclamé, quelle que soit sa composition. Maintenant que j’ai donné des excuses à Goethe, je vais aussi en donner à Newton. Il est intéressant de noter que Newton expliquait les différentes déviations dans le prisme par des spins variables de ses corpuscules. Huygens et Hooke rejetèrent tous deux cette explication, car cela semblait contredire un modèle on-

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dulatoire qu’ils pensaient avoir déjà prouvé. Il s’avère toutefois que Newton avait raison, car j’ai montré que les longueurs d’onde des photons sont réellement causées par du spin. Huygens et Newton avaient tous deux raison, car le modèle ondulatoire est également vrai, et Newton fut correct dans ses démonstrations selon lesquelles sa théorie marchait très bien aussi pour la lumière vue comme une onde. Elle fonctionnait aussi bien avec des spins qu’avec des ondes, car ce sont les spins qui causent les ondes. Il existait déjà une dualité onde/particule à cette époque, et s’il avait été bien compris que l’onde appartient à chaque photon plutôt qu’à un certain milieu, nous aurions pu éviter des siècles de conflits. Malheureusement, le conflit continue, car la physique officielle n’a toujours pas reconnu que la dualité onde/particule n’est pas une dualité réelle. Le photon n’est pas « quelquefois une onde et quelquefois une particule », il est toujours une particule avec une onde intrinsèque causée par un simple empilement de spins. Bien que j’aie peu parlé de colorimétrie moderne dans cet article, une des preuves de ma nouvelle théorie vient de Maxwell. Maxwell est de bien des façons le père de la colorimétrie moderne, et notre confiance dans le système RVB, et donc dans le vert, vient de Maxwell. Maxwell basa sa théorie sur les travaux de Young et de Helmholtz. Tout d’abord, Young avait choisi le jaune pour sa troisième primaire, mais il changea d’avis et pour finir il choisit le vert. Maxwell choisit aussi le vert pour sa troisième primaire, du fait principalement de son acceptation du premier choix de Young. L’argumentation sur le vert ou le jaune est devenue sans intérêt au vingtième siècle avec la compréhension que toutes les couleurs peuvent être produites à partir soit du RVB, soit du CMJ. Le vert fonctionne parce qu’il contient du jaune. Comme nous venons de le voir, le RVB ce sont les grandes zones sur le spectre, et le CMJ ce sont les fines lignes entre elles. L’un ou l’autre de ces systèmes peut être utilisé pour représenter le spectre entier. Mais le problème que rencontra Maxwell est que certaines couleurs, bien que correspondant en teinte, ne peuvent correspondre en saturation. Par exemple, on trouva que le jaune gamboge ne correspondait à rien, quel que soient les quantités de vert et de rouge que l’on utilise dans le mélange. Les théories modernes tentent de cacher ou de minimiser ce fait, mais c’est une preuve claire en faveur du jaune sur le vert. Les théoriciens modernes l’expliquent de cette manière :
« Ce fut une étape cruciale dans la science de la couleur, car les couleurs primaires ne devaient plus être des couleurs réelles, c’est-à-dire de la peinture que vous pouvez vraiment étaler sur une palette ou de la lumière que vous pouvez vraiment extraire du spectre. Même si cela semble n’avoir de sens ni physiquement ni perceptiblement, cela reflète le fait que l’esprit n’aperçoit jamais les sorties des cônes et donc que nos primaires visuelles sont des couleurs imaginaires dès le début » 2 .

C’est clairement une échappatoire, car cette explication ne tente même pas
2. http://handprint.com/HP/WCL/color6.html

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d’adresser la question de pourquoi nous voyons de la haute saturation. Rappelezvous que les couleurs imaginaires sont moins saturées, puisqu’elles sont celles que l’on peut créer avec des mélanges de Maxwell. Mais nous ne voyons pas ces couleurs imaginaires, nous voyons les couleurs réelles hautement saturées. Il doit donc être faux que « nos primaires visuelles sont des couleurs imaginaires ». Si nos primaires visuelles étaient des couleurs imaginaires, alors nous ne pourrions pas voir la haute saturation du gamboge, et pour la même raison la colorimétrie ne peut la créer. Il est facile d’expliquer le gamboge si nous continuons juste d’additionner du jaune. Le gamboge est un problème uniquement pour ceux qui ont le vert pour primaire. Le même auteur dit aussi :
« Mais les idées fausses d’artistes furent seulement un numéro de cirque dans l’histoire des couleurs primaires ».

Vous comprenez que je ne peux pas laisser passer ça. Il est vrai que des idées fausses d’artistes furent seulement un numéro de cirque dans l’histoire des couleurs primaires, car ce sont les idées fausses des scientifiques qui ont causé tous les problèmes majeurs et qui ont défini les théories défectueuses que nous avons gardées aujourd’hui. Mais retournons-y, aux théories. Le jaune n’est pas la seule couleur dont la saturation ne peut avoir de correspondance dans le RVB. Deux autres existent et, ce n’est pas une surprise, ce sont le cyan et le magenta. En utilisant le RVB, nous trouvons que même certains verts n’ont pas de correspondance. Pourquoi ? Personne ne le savait jusqu’ici, mais je peux vous dire que c’est parce que vous n’avez pas de jaune à ajouter par lui-même. La haute saturation peut être atteinte uniquement par du CMJ, pas par du RVB. Vous avez besoin des couleurs pures pour commencer, et les couleurs du RVB sont déjà des mélanges. Une colorimétrie correcte devrait être basée sur le CMJ, pas sur le RVB. J’ai réhabilité Goethe jusqu’à un certain degré, mais je dois aussi constater les choses dans lesquelles il a failli. Il a été dit, même par ses détracteurs, que vous pouvez toujours faire confiance aux rapports d’expérience de Goethe, mais je n’ai pas constaté cela. Il se peut bien que mon œil soit plus entraîné que celui de la plupart des gens, mais je n’ai pas pu me convaincre que le cercle noir dans un fond blanc paraissait plus petit que le cercle blanc dans un fond noir. C’est la première illustration de Goethe, et elle est toujours représentée aujourd’hui sur le web en tant qu’illusion d’optique commune. Mais c’est relativement sans importance comparé à une autre faute que j’ai trouvée. Goethe déclare que le bleu au bas d’une flamme de chandelle n’apparaîtra pas bleue devant un fond blanc [159]. J’ai fait cette simple expérience moi-même et j’ai trouvé que je pouvais toujours apercevoir le bleu. C’est important car cela falsifie l’explication classique du bleu et du jaune

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produits par un « milieu semi-transparent ». Goethe répète [156] l’affirmation de Léonard selon laquelle des montagnes distantes paraissent bleues parce que nous somme en présence d’un milieu semi-transparent devant un fond sombre. Un milieu semi-transparent devant un fond clair est jaune. Léonard et Goethe utilisent cette même explication pour le bleu du ciel : l’espace est le fond de ce milieu semitransparent, et l’espace est sombre. Il est merveilleux que Léonard ait compris que l’espace est sombre derrière le ciel dans la journée, mais son explication (et donc celle de Goethe) est fausse. Si elle était vraie, alors l’expérience de la flamme de chandelle donnerait le résultat affirmé par Goethe : nous ne verrions plus le bleu. Du fait que nous voyons toujours le bleu dans la flamme de la chandelle même devant un fond blanc, le bleu ne peut pas être causé par un contraste de l’avant-plan et du fond. Le bleu est causé par la flamme elle-même. Ce fait à lui seul condamne une grande partie de la théorie de Goethe sur les couleurs dioptriques. Nous ne pouvons pas acquiescer devant Newton ici, ni devant la théorie actuelle, car la théorie actuelle ne peut toujours pas nous apporter la bonne réponse à la question du bleu du ciel ou de l’apparence bleue de montagnes lointaines. On nous dirige vers les équations de Rayleigh ou de Mie et on nous donne une quelconque réponse spongieuse sur la dispersion, mais la réponse réelle à un rapport avec le vert, une fois de plus. En réalité, les montagnes distantes peuvent paraître pourpres ou bleues, selon qu’elles sont couvertes d’arbres ou non (« la majesté des montagnes pourpres », vous connaissez ?). si les montagnes sont couvertes d’arbres, alors elles sont vertes localement. Elles peuvent déjà être bleu-vert localement, si nous avons affaire à des conifères. Dans ce cas, elles paraissent bleues à distance simplement parce que le jaune dans le vert a été dispersé. J’ai montré que des longueurs d’onde plus longues sont dispersées préférentiellement par l’atmosphère, pas des courtes longueurs d’onde. Nous voyons de la couleur parce qu’elle n’a pas été dispersée, pas parce qu’elle l’a été. Donc, si nous regardons une lumière originellement verte, plus elle sera dispersée et moins elle contiendra du jaune. De même pour des montagnes qui ne sont pas couvertes d’arbres. Dans ce cas, nous regardons du rocher, qui est gris ou brun. Si vous dispersez les grandes longueurs d’onde du gris, vous obtenez du pourpre. """ J’ai montré où Goethe avait tort, mais là où il avait raison est encore plus intéressant. J’ai montré comment analyser la lumière entrant dans une pièce sombre à travers une fente et ainsi de suite, mais la critique primordiale de Goethe sur Newton concernait la lumière qui est décomposée sans bord du tout. Il montra que les zones sombres et claires vues à travers un prisme peuvent créer des arcs-en-ciel, et aucune théorie jusque là n’avait jamais adressé cette question. Aucune théorie jusqu’à AUJOURD’HUI n’adresse cette question. Goethe le montre, mais ne l’explique pas avec un quelconque mécanisme photonique ou ondulatoire. Et même

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mon analyse ci-dessus, utilisant le champ unifié, ne l’a pas encore expliqué. Nous avons donc besoin d’une section supplémentaire pour adresser cette question. Pour prouver que c’est réel, et pas une illusion de Goethe, nous pouvons utiliser des exemples modernes. Nous pouvons utiliser des images sur un écran d’ordinateur pour le prouver, puisque personne ne nie qu’un écran d’ordinateur est plat. Un écran d’ordinateur ne peut avoir de bord à l’intérieur : tous les bords apparents sont uniquement des frontières de lumière et d’ombre. Cela peut être perçu le plus facilement du monde en examinant une impression sur un écran d’ordinateur. Si vous regardez cette impression noire à travers un prisme, vous voyez qu’il devient du magenta. Selon l’orientation du prisme, vous obtenez aussi deux fantômes. Si la pointe du prisme est orientée vers le haut, vous obtenez un fantôme jaune audessus et un fantôme cyan en dessous, avec le fantôme jaune plus élevé que n’est abaissé le fantôme cyan : le fantôme jaune est environ à un caractère au-dessus, tandis que le fantôme cyan est environ un demi-caractère en dessous. Si la pointe du prisme est inversée, vous obtenez les effets inverses. Si le noir est une absence de couleur, comment le prisme le transforme-t-il en magenta ? Et d’où proviennent les fantômes ? Comment du noir peut-il être divisé en trois parties, ou divisé tout court, selon Newton ? Et pourquoi seulement trois, et ces trois-là ? Où est le rouge ? Où est le vert ? Où est le bleu ? Si la colorimétrie est basée sur le RVB, pourquoi cette division est-elle si évidemment CMJ ? Et comment, au nom du ciel, votre cerveau peut-il « faire la moyenne » du noir en magenta ? Selon le site about.com que j’ai ridiculisé plus haut, le magenta est une création du cerveau à partir du rouge et du violet. Mais nous n’avons pas de rouge ni de violet ici. Il n’y a ni rouge ni violet, que ce soit avant ou après que le prisme divise la lumière. Sans le prisme, nous avons des lettres noires et blanches. Avec le prisme, nous avons du magenta, du cyan et du jaune. Le cerveau ne fait donc apparemment rien avec du rouge et du violet. About.com ne peut que proclamer que le prisme divise le noir, d’une façon ou d’une autre, en rouge et violet, que notre cerveau mélange alors en magenta. Mais cet argument est aisément falsifié par le fait que nous pouvons voir le violet et le rouge l’un près de l’autre sans que le cerveau ne les mélange. Un prisme divise normalement la lumière en bandes, et le cerveau normalement ne mélange pas, ni ne regroupe, des bandes qui se trouvent l’une près de l’autre. Il les voit comme distinctes. Un autre bon exemple est trouvé en regardant une ligne de prismatiques à travers un prisme. On peut mieux l’apercevoir grâce à de petits carrés colorés entourés de toutes parts par du blanc. Toutes les prismatiques sont divisées en CMJ. Si la pointe du prisme est dirigée vers le haut, le jaune se trouve au-dessus. Si la pointe est dirigée vers le bas, le jaune se trouve en bas. Le jaune, le cyan et le magenta ne peuvent être divisés par le prisme ou un nombre quelconque de prismes alignés. Le vert est du cyan et du jaune. Le rouge est du magenta et du jaune. Le bleu est du cyan et du magenta. Le violet est du cyan et du magenta, avec plus de magenta. Cela prouve mieux que tout que le CMJ est plus primaire

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que le RVB. Ces deux expériences sont cruciales, et elles prouvent que Goethe était sur une piste très importante. Elles prouvent aussi que la théorie actuelle est complètement de travers. Elles prouvent également que la théorie actuelle des arcs-en-ciel est complètement fausse. Retournons à la première expérience, où une impression en noir entourée de blanc est divisée en CMJ. Nous avons deux choses à expliquer : 1. pourquoi le noir est-il divisé ? 2. pourquoi le jaune suit-il la pointe du prisme ? La dernière de ces deux questions est la plus facile. Le jaune est plus proche de la pointe pour la même raison que le rouge l’était dans les explications ci-dessus. Le photon jaune est plus gros que le photon cyan, il est donc plus heurté. Retourner le prisme sens dessus-dessous retourne aussi le champ de charge du prisme en sens dessus-dessous, et donc l’effet est inversé. Les photons suivent simplement le champ de charge. La première question nous amène dans une nouvelle théorie. Ce n’est pas le noir qui est divisé, c’est la frontière entre le noir et le blanc qui cause la division, juste comme le disait Goethe. Pour montrer ceci, nous retournons à ma théorie de l’arc-en-ciel, qui dit que la bande d’Alexandre cause l’arc-en-ciel, et pas que l’arcen-ciel cause la bande d’Alexandre. Les bandes d’obscurité et de lumière créent la possibilité d’une division de couleur, que l’humidité de l’air rend possible, comme le prisme. Pour prouver que c’est ainsi, examinez juste cette illustration à travers un prisme :

J’ai tout simplement dessiné une bande grise principale avec une ligne blanche en dessous. Ceci crée le bon arc-en-ciel, avec les couleurs dans le bon ordre. Ceci élargit un petit peu ma théorie dans mon papier sur l’arc-en-ciel, car je n’ai pas mentionné la ligne en dessous dans mon article. Réaliser cette expérience m’a prouvé que la bande principale d’Alexandre n’est pas suffisante. Il nous faut également des petites bandes secondaires au-dessus et en dessous, et je fais l’hypothèse que celles-ci sont aussi causées par la couronne solaire, d’une façon directe. Je suis certain qu’en étudiant la couronne de plus près, nous les trouverons, ainsi que leur

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cause. Ils sont restés invisibles du fait de leur finesse : dans les arcs-en-ciel, elles sont complètement englouties dans les bandes colorées qu’elles créent. Vous allez dire que l’arc secondaire n’est pas créé dans mon illustration, et c’est vrai. Il est impossible de créer l’arc secondaire inversé dans le bon ordre sur une feuille de papier, car la gravité est présente avec l’arc-en-ciel et n’est pas présente de la même façon sur une feuille de papier. Le champ unifié existe certainement dans et autour du papier, mais il fonctionne différemment que dans l’atmosphère. Pour être plus spécifique, l’image sur le papier est causée par la réflection. Mais l’image de l’arc-en-ciel atmosphérique est causé par une rétro-projection, comme je l’ai montré dans mon premier papier sur les arcs-en-ciel. Je montrerai comment créer l’arc secondaire dans la troisième partie de cette série. Il n’en reste pas moins que mon utilisation de bandes grises entre violemment en conflit avec la théorie actuelle, puisque nous constatons qu’il importe peu quel ton de gris nous utilisons. Seuls les tons ou valeurs relatifs comptent. Nous pouvons avoir un gris-rouge, un gris-vert, un gris-bleu ou un gris-pourpre : les divisions ne sont pas affectées. Ce ne sont pas les couleurs dans le gris qui comptent, ces sont les densités relatives de photons, comme je vais vous le démontrer. Non seulement cela prouve ma théorie des arcs-en-ciel, mais cela prouve ma théorie sur les photons. J’ai dit que nous commençons par des photons rouges et violets, qui sont alors décalés en jaune et en cyan. Tout le reste est du mélange. Afin de montrer cela plus clairement, nous commençons avec une fine ligne noire horizontale. Tracez juste une telle ligne sur une feuille de papier ou dans Photoshop, et examinez-la à travers un prisme. Le jaune est décalé vers le haut et le cyan est décalé vers le bas, et la ligne elle-même devient magenta. Le magenta n’est pas une de mes primaires photoniques ou décalages. D’où provient-il donc ? Eh bien, cette expérience montre que le magenta n’est pas vraiment dans la même catégorie que ses petits amis le jaune et le cyan. Le magenta fait partie du trio CMJ, mais il est créé de manière différente des deux autres. Le bord supérieur décale le jaune vers le haut et le rouge vers le bas (pour des raisons que je vais montrer bientôt). Le bord du bas décale le cyan vers le bas et le violet vers le haut. Le violet et le rouge se surimposent pour créer du magenta. Il ne s’agit pas d’une moyenne : ils s’empilent. Ce n’est pas si différent de la théorie actuelle, excepté que la théorie actuelle ne parle jamais des décalages causés par le sombre et le clair seuls, ou par des bords non créés par du matériau. Comme le disait Goethe, nous avons de la diffraction causée par des bords non matériels. Nous pouvons comprendre encore plus clairement que c’est ce qui se passe, en élargissant la ligne. Nous doublons et triplons la largeur sans percevoir d’effet, mais si nous élargissons jusqu’à environ un quart de pouce, nous commençons à apercevoir des bandes rouges et violettes à la place du magenta. Le noir au milieu est trop éloigné des bords, et les couleurs ne peuvent pas être déviées suffisamment pour pouvoir se superposer.

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Notre question finale est donc : comment le bord non matériel peut-il créer la séparation ? Eh bien, il ne le fait pas, bien entendu. Le prisme crée la déviation. La ligne ne fait que créer la possibilité pour une déviation. Comment fait-elle cela ? Une chose à noter est que cela dépend de combien votre prisme est éloigné du bord. Si vous amenez votre prisme assez près du bord, il y a très peu ou pas du tout de séparation. Plus vous vous éloignez, plus la séparation augmente. Pourquoi ? Nous supposerons pour le moment que c’est parce que le bord devient plus diffus à cette distance. Plus les photons transitent loin du papier, plus ils se mélangent, détruisant ainsi la netteté que possédait originellement le bord. Vous allez dire que ceci n’explique rien, et c’est vrai jusqu’à ce que nous observions de plus près le phénomène. Nous n’avons pas de variation de champ de charge ici pour expliquer quoi que ce soit, nous sommes donc en territoire inconnu. Toute ma théorie ci-dessus est jetée par dessus bord. Mais la supposition de la diffusion nous conduit à la bonne réponse : la variation dans le champ photonique agit comme la variation dans le champ de charge, créant les mêmes effets. Tout ce que nous avons à faire est de nous souvenir que le champ de gris, ou la ligne noire, possède moins de photons que le champ de blanc, et donc le champ de blanc émet une plus grande densité de photons. Nous avons des variations de densité que nous pouvons utiliser ici, exactement comme avec les variations de densité de champ de charge plus haut. Puisque les photons de ma théorie de la lumière sont des particules réelles possédant une masse réelle et un rayon, ils produisent des densités réelles. Donc, même en l’absence d’un champ de charge, nous avons des variations de densité dues uniquement à l’obscur et au clair. Et cela nous amène à une réalisation supplémentaire. Ma dernière illustration (de l’arc-en-ciel gris) a été réalisée sur une feuille de papier, puis scannée, mais elle aurait tout aussi bien pu être réalisée avec Photoshop. D’une manière comme d’une autre, nous avons une surface reflétant ou émettant des quantités variables de lumière. Mais cette surface est aussi corpusculaire. Une surface est une chose réelle, et toutes les choses réelles possèdent des champs de charge ; nous ne sommes donc pas sans champ de charge ici. Pouvons-nous alors postuler une variation de champ de charge, avec des bandes de gris sur une feuille de papier ? Oui, nous le pouvons. Commençons par une feuille blanche de papier. Le champ de charge est assez égal et stable sur toute la surface de la feuille, puisque la feuille ne varie pas elle-même. De même pour la lumière la frappant. Si nous percevons la feuille comme uniformément blanche, la lumière incidente ne varie pas non plus. Que se passe-t-il lorsque nous dessinons une bande grise sur la feuille ? La réflectivité de la feuille est altérée, et plus de photons sont absorbés. Ceci signifie que le champ de charge dans la bande grise se trouve un peu tassé. Non seulement la lumière réfléchie est moins dense dans cette zone, le champ de charge émis est aussi moins dense. Nous avons donc une double variation sur laquelle travailler. Ceci signifie que nous n’avons pas besoin de bords matériels pour causer de la diffraction ou de la réfraction. Les frontières de sombre et de clair fonctionnent

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aussi, pour la même raison. Tout ce dont nous avons besoin est une variation de densité, et nous l’avons dans les deux cas. C’est ce que Goethe avait noté lorsqu’il balaya sa pièce avec son prisme. C’est pourquoi il savait que Newton ne pouvait avoir raison. Goethe ne pouvait expliquer les mécanismes existant sous la diffraction qu’il voyait, mais il était assez exhaustif dans son catalogue des effets. Il vit que la théorie de Newton sur la déviation était très incomplète, car elle ne pouvait en aucun cas expliquer de la réfraction par des bords non matériels. Expliquer la réfraction et la diffraction mécaniquement requiert le champ unifié et des variations de densité, des variations que Newton ne possédait pas. OOO

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