INTRODUCTION AU DROIT EUROPEEN ET COMMUNAUTAIRE.

Idée de l’Europe : replacer dans l’histoire. Le terme Europe remonte à Hérodote, remonte à peu près au 7ème siècle av. JC. C’est un terme qui n’a pas de sens précis, ni culturel, ni politique, ni autre. Il faut attendre le MA pour que l’idée d’Europe se construise, cette idée se construit autour de la chrétienté, au sens de civilisation européenne, comme étant un terme qui forme une unité de civilisation. 18ème siècle, siècle des lumières, va mettre en évidence l’Europe. C’est le siècle des lumières qui va mettre en évidence le terme, lui donner un éclat particulier, et qui va surtout mettre en évidence quelque chose qui va déboucher sur des conflits mondiaux (1ère et 2ème GM), l’Etat nation. Plus que l’Etat nation, les nationalismes. Europe va se heurter à sa conception aux 2 conflits mondiaux qui vont lui donner un attrait nouveau. L’Europe historiquement acquiert un attrait nouveau déjà après 1ère GM, mais surtout après la 2ème GM, car elle semble être une solution. Les lumières, en quoi ce 18ème siècle a permis l’émergence d’une idée d’Europe nouvelle, fondée sur la notion d’Etat ? Parce qu’il y a des nouvelles valeurs que vont développer les lumières. Des nouvelles valeurs qui sont en opposition à l’approche chrétienne de l’Europe. L’Europe des lumières est en opposition à l’Europe chrétienne du MA. Le mot Europe va se substituer au terme christianitas. Cet ensemble de chrétienté va devenir l’Europe. Preuve en est le schisme protestant, il y a une contestation de cette chrétienté, Europe va pouvoir définir ce qui n’est plus chrétien mais est géographiquement l’étendu d’un territoire. 18ème siècle aussi développement des échanges intellectuels, début de l’Europe des idées, des échanges entre académies. C’est une Europe des élites le 18ème siècle. C’est une Europe pour laquelle il n’y a pas de frontières. C’est une Europe ou les frontières sont abolies. Vont se développer les échanges philosophiques, les créations littéraires, artistiques, mais encore vont se développer pleins de théories, des théories économiques, nouvelles. Le libéralisme entre autre. On a un foisonnement d’idées. Le temps fort de ce 18ème siècle, ce sont les conquêtes napoléoniennes, va permettre un brassage des personnes. Va permettre les flux migratoires par la nécessité de la conquête. Il va permettre le développement d’une opposition à l’hégémonie de l’empire français. La menace que constituait l’empire français va aider au développement d’une idée nationale en Europe. L’empire ayant pris fin, le monde en est totalement bouleversé, dynamique s’est mis en place au 18ème siècle, ne va pas cesser d’être en mouvement. Les 2 conflits. Ces 2 conflits mondiaux servent de fondement à la construction européenne qui constitue dans les premières étapes une histoire courte de notre Europe actuelle. Construction européenne débute en 1945, elle tourne autour d’une unité de projets, un projet commun. En l’occurrence là l’unité est presque exclusivement économique et juridique. Ce projet commun n’est plus une unité de pensée, pas une unité philosophique, pas une abstraction, il est organisé, étape par étape, programmé, laisse très peu de place au hasard. Cette Europe, unité de projet économique, juridique, pensé et organisé. C’est un projet concerté, va s’organiser autour de traités internationaux, rythmés par des conférences intergouvernementales. Plus de 60 ans après la fin du dernier conflit mondial, on peut dire que l’Europe tel que pensé en 1945 dépasse les espérances de ses fondateurs. D’abord mettre en évidence structures, droit institutionnel. Parler des organisations européennes. Or ces organisations sont de 2 sortes. Avant de les décrire, faut se dire que ces organisations européennes sont d’abord des OI. C’est-à-dire qu’elles répondent à la même définition que celle d’une OI. 1

C’est une association d’Etats, de personnes morales de droit international public, qui s’associent par traité, pour coordonner leur action dans un domaine particulier. Ils se réunissent après avoir rédigé un traité, l’organisation qu’ils forment, c’est l’OI. Ce traité est l’acte constitutif, il permet de constituer, de créer l’organisation. Elle est dotée d’organes qui lui sont propres. Cette OI est aussi dotée d’une personnalité morale de droit international public, distincte de celle des Etats membres. Le traité multilatéral, ce traité exprime le consentement des Etats, consentement à agir ensemble, à coopérer dans un domaine particulier, ce traité contient la spécialité de l’organisation. Elle est créée en vue d’un but, elle répond à un principe de spécialité. Ce traité peut faire l’objet de révisions, c’est souvent le traité qui prévoit en son sein son mode de révision. Première OI jamais créée, créée en 1816 : c’est la Commission centrale pour la navigation du Rhin. Prend racine entre France et l’Allemagne. Parmi les OI, on trouve les organisations intergouvernementales et les organisations non gouvernementales (ONG). Dans ce cours on s’inquiète que des organisations intergouvernementales. Ces OI parmi lesquelles figurent des organisations européennes sont des sujets de droit international public, elles sont régies par le DIP, elles sont elles-mêmes composés de sujets de DIP, cad d’Etats. Créé ainsi, ces organisations internationales ou européennes ont la capacité juridique. Elles se distinguent de leurs membres. Elles ont le droit d’ester en justice devant les organisations internationales, d’entretenir des relations diplomatiques, de signer des traités, d’adhérer à des traités, ils ont le droit de recevoir des dons, des legs, d’avoir un budget. Elles ont une capacité juridique propre à agir, distincte de leurs membres. Il y a à peu près entre 320 et 330 OI dans le monde. Leur champ d’activités couvre tous les domaines. Elles sont d’une grande variété. Il y a une grande variété des Organisations européennes (OE). Elles sont variées car elles se distinguent quant au nombre de leurs membres. On peut les distinguer selon qu’elles regroupent bcp d’Etats ou peu. Par exemple le Conseil de l’Europe (la grande Europe 47 Etats) recouvre presque tous les Etats du continent. Il y a des organisations moins nombreuses, par exemple l’Union européenne, qui ne regroupe que 27 Etats membres. Il y a certaines OE qui sont ouvertes à des Etats qui n’appartiennent pas au continent européen, c’est le cas du Conseil de l’Europe. On a des organisations qui étaient européennes mais ne le sont plus, l’OCDE (organisation de coopération et de développement économique) mtnt par extension a assimilé des Etats qui ne sont pas du continent comme le Canada, Japon, Nouvelle-Zélande. La composition permet de les distinguer. Elles se distinguent et leur grande variété apparaît dès lors qu’on s’inquiète de leurs compétences. En effet il y a des OE qui ont vocation à traiter tous les domaines. Répond à une vocation générale. Peuvent avoir activités dans domaines variés, divers (Conseil de l’Europe, les seules questions qu’il ne traite pas sont les questions militaires). On a aussi OE qui ont compétences plus techniques, spécialisés. Dans domaine des télécommunications par exemple, ou domaine de la recherche nucléaire (ex. Organisation européenne pour la recherche scientifique CERN). On a aussi des OE qui se distinguent en raison de leur fonctionnement. Une OI a une structure organique tjrs à peu près identique. Elles fonctionnent toutes, sauf exception, selon un principe d’égalité des Etats et de respect de la souveraineté des Etats. Donc, normalement, lorsqu’au sein d’une OI les Etats coopèrent, essaient d’élaborer un projet commun, prennent décisions en commun, un Etat égal un Etat. Le plus souvent se fait dans le respect de la souveraineté des Etats : càd le consensus. Ne fonctionne pas selon un principe majoritaire

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généralement. Souvent des les OI, il n’y a pas de vote formel, fonctionne par le principe d’opposition. Si personne ne s’oppose, l’acte est adopté. Organiquement ces organisations sont organisées généralement de la même manière. Généralement organisation tripartite. Elles sont organisées : d’abord en une assemblée, une assemblée des Etats membres, c’est l’organe délibérant. Un secrétariat, à la tête duquel généralement il y a un secrétaire, organe administratif de l’organisation, et organe permanent, c’est l’organe exécutif. Les organes consultatifs, ou techniques, ou spécialisés, organes qui aident l’organisation à fonctionner, qui l’aident à réaliser l’objet, sa spécialité. Sont souvent des experts, des consultants. Des personnes tierces à l’organisation. Organisations de coopération : ont pour objet de se concerter. Coopérer c’est agir ensemble, mais dans un cadre diplomatique. Conséquence que cela a par rapport à la 2ème catégorie, ces organisations de coopération, quand elles prennent un acte, l’acte est un acte qui a des effets limités. Ces actes n’ont d’effets qu’à la condition que tous les Etats y aient souscrits. De plus, cet acte n’a d’effets que si tous les Etats sont d’accords et que si cet acte est ratifié. Ces actes dépendent de l’accord de tous et de la ratification de tous. Tant que ces actes qui émanent des Etats au sein de l’organisation n’ont pas été ratifiés, leur portée juridique dépend de leur ratification. Le Conseil de l’Europe est une organisation de coopération. Les plus pessimistes disent que Conseil de l’Europe n’est qu’un forum de discussion. De l’autre côté, 2ème catégorie d’organisations internationales sont les organisations d’intégration. Ces OI ou européennes, il n’y en a pas beaucoup. Une en Europe, une en Amérique latine. Il y en a plus, mais on en cite 2. Sont d’une nature supranationale. C’est des OI comme les autres, mais le but de leur création n’est pas tout à fait le même. Ils sont créés par Etats qui ne veulent pas seulement coopérer mais agir ensemble. Cela suppose d’abord que les Etats transfèrent une partie de leurs compétences étatiques à l’organisation qu’ils créent. Ce transfert de compétence va avoir pour conséquence que ces Etats ne vont plus agir séparément mais en commun dans l’organisation. Comme ils ont transférés leur compétence, ces Etats créent au sein de l’organisation des organes qui vont exercer leurs compétences à leur place. 11 Février 2010. On distingue les organisations internationales en fonction de leur organisation et de leur but : intergouvernementale, de coopération, par opposition à celles qui sont des organisations supranationales. Pour cette seconde catégorie, les organisations supranationales se définissent par le transfert de compétence au profit de l'organisation. => Vont agir à la place des États. Détentrice de pouvoir normatif, éditrice de normes. Ces normes vont avoir la particularité d'être des normes qui vont être le fruit de la volonté majoritaire. Ces mêmes normes vont s'intégrer dans le système juridique des États composant l'organisation. On dit de ces normes qu'elles sont directement applicables dans les États membres et les systèmes juridiques des États membres "dans le chef des particuliers". Elles ont vocation à s'appliquer à tous, État comme personne privée, morale ou publique. On appelle ces organisations européennes d'intégration pour une double raison (réducteur) : - Vocation d'intégration, à intégrer un nombre d'État de plus en plus grand.

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- Elles s'appellent des organisations européennes d'intégration car elles supposent une intégration des États, au sens d'intégration par leur transfert de compétences. -> Production de droit à la place des États. A) Rapide historique de la construction européenne : Construction de l'Europe liée à la 2ème GM. Il avait été question, avant l'évènement, de construire une Europe. Aristide Briand avait évoqué l'idée d'une Europe politique. Seulement le vrai projet d'Europe nait après la 2ème GM. Il y a plusieurs temps : Les facteurs immédiats justifiant et expliquant la construction de l'Europe, la fin de la 2nde GM. Le but dans cette volonté de pacification s'accompagne d'un second but, promouvoir les droits de l'homme, les idées démocratiques, l'état de droit. L'Europe a connu de nombreux Etats dictatoriaux... A ces deux buts se joigne un troisième : la réconciliation franco-allemande. En 1948 se tient un congrès à la Haye qui va donner naissance, le 5 Mai 1949 au Conseil de l'Europe. Cette organisation européenne se fonde et s'appuie sur des principes fondamentaux que sont les libertés individuelles et politiques, les droits de l'homme et la démocratie. Création le 18 avril 1951, par le traité de Paris, la Communauté du charbon et de l'acier (CECA). C'est la traduction de cette volonté de pacification. Elle répond aux mêmes impératifs que le conseil de l'Europe. Ils sont 6, Benelux, France, Angleterre, Allemagne. Le but est de confier à une OI distincte de ces 6 États la production de charbon et de l'acier (matière clé d'une économie de guerre). En 1951, la gestion de la CECA est indépendante. Les 6 États confient à un organe supranational (la Haute autorité) la gestion de ces matières premières. => Transfert de compétences étatiques. Le troisième élément influent est le plan Marshall. Proposition d'aide aux pays Européens par les USA. En 1947, le président Marshall dit aux États du continent européen qu’ils proposent d’aider les États européens mais la proposition doit s'accompagner d'une création d'une organisation qui vous unit. C'est une condition sine qua none. Sera créé l’organisation européenne de coopération économique (OECE), cette OECE changera de vocation en 1960 en devenant l’OCDE opération de coopération et de développement économique. B) Le facteur média, la guerre froide. Elle est un élément de plus qui explique la volonté des États de s'unir. Le continent européen va devenir le continent d'une guerre larvée entre les blocs qui se sont créés à l'époque : Est (URSS) /Ouest (EU). Les deux blocs s'affrontent sur le même continent avec un appui logistique, financier des USA, qui interviennent dans cette guerre. Truman développe sa lutte contre le communisme, il va favoriser la constitution figée des deux blocs. Chacun va développer sa volonté de s'inscrire dans une organisation internationale pour se faire face : - D’un côté, le traité de Washington du 4 Avril 1949 qui créé le Pacte Atlantique. + États européens (UEO : Union de l'Europe Occidentale, défense militaire, crée par des accords de Paris le 23 Octobre 1954) + OECE.

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Cette Europe politique réapparait avec le traité de Maastricht de 1992 qui va faire naître et vivre l'Europe politique. Le 8 Décembre. en matière militaire an 1948 + création du CAEM. Si on aide les PECO (Pays de l'Europe centrale et orientale) à conquérir la démocratie.la CECA créé par traité de Paris en 1951 . le pacte de Varsovie. + Mars 1989. se fera le constat de la fin de l'URSS. L'Europe politique. L'intégration des PECO s'est fait étape par étape pour tenir compte des différences économiques de chacun. Elle est un tournant pour le continent européen et pour l'Europe politique. 7 États sont rentrés entre 1999 et 2004. Lettonie. Les conflits régionaux vont naître sur ce continent. interviennent avec pour objet de renverser le régime.. . deviennent souveraines donc le bloc de l'Est va envoyer des troupes. Entrée des PECO dans le Conseil de l'Europe => Facile car réactualisation de la nouvelle démocratie sur les principes des droits de l'homme. La fin de la guerre froide est la libération du continent. Réponses bien maladroites. Elle a surtout émergé par opposition aux USA et à l’Union soviétique. Est crée d'un côté.A l'Est. Lituanie). 1975. Cette guerre froide suscite un système d'organisation bipolaire. elle ne se traduit pas. un mois après. Ces trois communautés sont revenues sur le tapis pour les débats sur l'Europe politique. mu par l'idée d'une Europe politique. Elle s'appuie sur l'émergence puis l'idée d'identité propre du continent européen. on fait la même chose. On a développé l'idée de politique européenne et de sécurité commune. Il va vivre sur fond de détente politique " La politique de détente ". exemple les conflits de l'ex Tchécoslovaquie ou la Tchétchénie. Dans les faits. La présence internationale va faire cesser la présence militaire dans les pays baltes. subsiste. L'intégration de ces États à l'OTAN a été longue et fastidieuse. elle a un point d'encrage dans les trois communautés qui se sont créées. le pacte de Varsovie se dissout.la CEE (la communauté économique européenne) et la CEEA (communauté européenne pour l’énergie atomique) également appelé Euratom. idéologie de 1945-1975. La conséquence de la guerre froide et la fin de celle-ci est la fin du bloc de l'Est. Cela met le feu aux poudres. signe des principes enracinés tel que le principe de non ingérence ou encore l'inviolabilité des frontières. commerce entre les États de l'Est. L'Europe de l'Ouest se voit confrontée à des objectifs nouveaux : Aider les républiques nouvelles dans leur quête vers leur liberté et l'instauration de la démocratie. il faut aussi les aider à développer une économie de marché. la chute du régime. à partir des années 70. + Juste quelques jours après. = Le bloc de l'Est se dissout un à un. créés par le Traité de Rome 27 Mars 1957. L'UE a pris un nouveau tournant avec le traité de Maastricht car elle n'était plus bloquée par le bloc Est/Ouest. L'entrée dans le Conseil de l'Europe a été plus simple que dans l'OTAN. L'acte final de la conférence d'Helsinki. On voit d'abord se dissoudre le CAEM + 1991. Ensuite il a fallu que les candidats nouveaux s'adaptent aux standards techniques des armes de l'Atlantique nord (plus difficile). les Républiques baltes (Estonie. 5 . accord de Minsk. L’élargissement de l'Europe est lent.

Il est de coutume de dire du conseil de l'Europe que c'est la "Grande Europe" en raison du nombre de ses membres. Belgique. Il faut créer une identité supranationale. Italie. A côté de ses invités spéciaux. qui les fédèreraient. SECTION I : LE CONSEIL DE L'EUROPE ET SES MEMBRES. Il faut que l'État en son sein garantisse les droits de l'homme et les libertés fondamentales. §1) CONDITIONS D'ADHESION AU CONSEIL. Winston Churchill. Prime Minister parle des États-Unis d'Europe : Le congrès de la Haye s'est tenu en mai 1948. Un dont on examine les caractères (La Biélorussie). Les décisions prises dans le conseil de l'Europe ne sont pas obligatoires si elles ne sont pas ratifiées. Quand on examine les statuts du Conseil de l'Europe. Il est accordé aux Etats non membres qui ont ratifié ou adhéré à l’acte final d’Helsinki et qui font preuve d’avancées politiques en matière de droits de l’homme et de démocratie. le Canada. Cela va aboutir le 5 Mai 1949 aux Statut du conseil de l'Europe. ORGANISATION EUROPEENNE DE COOPERATION. CHAPITRE I : LA PRESENTATION ORGANIQUE DU CONSEIL DE L'EUROPE. C'est donc une organisation européenne de coopération traditionnelle. L'intégration des PECO n'a fait que favoriser l'extension. il tente de développer une organisation européenne à vocation politique qui unirait les États européens. Hollande. Les parlementaires biélorusses pourraient donc participer à nouveau aux débats mais sans voter. C'est-à-dire reconnaître le principe de prééminence de supériorité du droit. on peut lire que tout État peut devenir membre du conseil dés lors qu'il respecte les principes de l'organisation. Ce comité va "inviter l'État candidat à devenir membre". Le statut d’invité spécial a été institué en 1989 afin de faciliter le processus d'adhésion des pays de l’Est. l’Etat concerné perd ce statut. sont également admis aux sessions parlementaires des observateurs qui n’ont pas non plus le droit de vote mais qui partagent les idéaux et les valeurs du Conseil de l’Europe.PARTIE I : LE CONSEIL DE L'EUROPE. France. Ils sont le tenant d'une conception fédérative de l'Europe et de l'organisation européenne. Elle doit recueillir pour remporter 6 . 47 États composent le conseil de l'Europe. Irlande. Le comité des ministres est l’entité gouvernementale qui examine les candidatures et il demande l'avis d'un deuxième organe qui compose l'Europe : l'assemblée parlementaire. Allemagne. puis garantir à toute personne placée sous la juridiction de l'État le bénéfice des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Danemark. Le pouvoir est pris par le Comité des ministres. Israël et le Mexique. Norvège. Conseil de l'Europe = organisation de coopération et de défense des droits de l'homme. 10 Membres fondateurs : Angleterre. Ils sont actuellement au nombre de 3 . discours de 1948. Luxembourg. notamment des élections libres. l'augmentation du nombre : ils ont enrichi en nombre les États membres mais les vagues d'insertion ont été antérieures à 1989. On peut rajouter le fait que l'État doit avoir ratifié la CESDH et doit avoir abolit la peine de mort. Faute de quoi.

Monaco. a été édicté un acte explicite de suspension du droit de vote dans les organes à l'égard de la Russie (contre la Tchétchénie. Si violation d'une règle. donc violation des droits et libertés). il est possible que le Conseil des Ministres lui demande de se retirer (sans forme coercitive) mais dans l'hypothèse où il y a persistance. Chypre. Les 47 sont peu enclin à prononcer l'exclusion d'un état. les USA.adhésion. 1961 alors que l'on connait les difficultés locales que vit l'ile par cette division avec la Grèce. Le premier état de PECO qui intègre le conseil de l'Europe est la Hongrie. 2004. le conseil des Ministres peut prononcer l'exclusion. §2) LES MEMBRES DU CONSEIL DE L'EUROPE : QUELQUES PRECISIONS. Il y a eu une suspension de la représentation turque 1960/1963. Les organes et les structures de ce conseil sont : 7 . La participation au conseil est exclu. 47 Membres auxquels on peut ajouter certains états qui ont un statut d'observateur : exemple. créé au profit des états de l'Est en attente de leur adhésion. §3) LES RETRAITES. Section II : Les organes et les structures du Conseil de l’Europe. . Il existe des mécanismes de contrôle de violation des États. rédiger une nouvelle constitution et s'y conformer). Ces deux exemples là sont observateurs auprès du comité des ministres. 2007. cesse. dés lors que certains éléments ne correspondent plus aux critères d'adhésion.Possible dans l'hypothèse d'un manquement aux droits et libertés = suspension temporaire du droit de représentation. Le Saint Siège. Pour l'Assemblée parlementaire. voir même à suspendre celui ci car cela le marginalise et empêche tout moyen de pression. Monténégro. En 2000. . Il faut savoir que toute la période d'intégration progressive a fait naître un statut qu'on a appelé le statut d'invité spécial. ils sont déjà utilisés avant que l'on ne soit obligé d'en condamner un pour violation répété. Il y a une gradation dans les mesures : . Cela leur permettait de ratifier et d'appliquer les deux Pactes des nations unis sur les droits civils et politiques qui ont été rédigé et entré en vigueur en 1966.Exclusion définitive. LA SUSPENSION DU CONSEIL DE L'EUROPE. Japon et Canada. Cela leur permet d'être associé à la Grande Europe et de réformer leur système interne (notamment commencer à pratiquer les élections libres. 2/3 des membres du conseil et dès lors il va être invité à déposer les "instruments d'adhésion".Invitation à se retirer. La Grèce s'est retirée elle même (4 ans de dictature) avant même que toute mesure ait été prise.

Ils regardent si les États respectent les traités conclus dans le cadre du Conseil.Répondre au nom du conseil de l'Europe. C'est l'organe qui discute avec l'Assemblée parlementaire. Il a été l'organe prioritaire. Sa présidence se fait à tour de rôle tous les 6 mois : présidence tournante. . il y a presque 400 ONG qui travaillent en relation étroite avec le Conseil de l'Europe. . C'est l'instance de décisions du conseil de l'Europe. au niveau des ministres des affaires étrangères. Il surveille le respect des engagements par les États membres. ils les représentent au sens juridique du terme. Ce comité des ministres se réunit au moins deux fois par an. Ce conseil des ministres a un rôle.Gardien des valeurs. Ils sont aussi accompagnés de représentants des gouvernements. §1) Le duo institutionnel. sur toutes les questions. C'est de la discussion de tous les représentants que découlent les propositions. Comité des Ministres + Assemblée Parlementaire. Ces ministres sont tous à égalité dans le respect de la souveraineté de l'état dont ils sont les représentants. il est à l'origine de quasiment 200 conventions internationales. 1) Comité des ministres.C’est un organe collégial qui est à l'origine de propositions d'actes normatifs (traités). sauf les questions militaires. Les délégués permanents se réunissent une fois par semaine. Ces comités d'experts appartiennent souvent à des ONG. . qui sont autant de représentants du gouvernement de chaque État. ambassadeurs. Cela va donner lieu au mois de Février à une conférence qui va se tenir sous l'égide d'Interlaaken qui va avoir pour objet l'avenir de la Cour Européenne des droits de l'Homme. Il fonctionne sous la présidence Suisse jusqu'à la fin de l'année 2010. Il est l'organe au sein duquel va s'organiser la rédaction des traités.Ils engagent leur gouvernement. .Il siège à Strasbourg. Il s'appuie d'abord sur deux organes (trois en fait) les plus importants. .Représentation de chaque gouvernement.Il assure la préservation et joue le rôle de gardien des valeurs fondamentales du Conseil de l'Europe. composé de ministres des affaires étrangères de tous les états membres ou de leurs représentants. La majeure partie du travail par les ministres accompli est un travail politique. . Le Comité est aidé par des comités consultatifs d'experts qui vont préparer les discussions entre les représentants des ministres ou les ministres des affaires étrangères. 8 . C'est lui qui examine les candidatures des États et prend les décisions de suspendre ou d'exclure un état. Il est l'organe de conclusion des accords internationaux. Il sert au dialogue politique entre les 47 états.

Ce n'est pas un organe coercitif. les groupes politiques ont vu leur reconnaissance. On a là un organe qui se structure. Ce que les rédacteurs font prévaloir c'est que se dégage un point de vue européen et non pas national. . On en compte 5 au sein de l'OPCE : . -> Légiférant comme un parlement. 9 . Constitué de la représentation parlementaire émanant de chaque état : la représentation de chaque État est liée au nombre d'habitant du pays. un bureau. il y a une recherche de groupement par affinité et par moyen de défense des valeurs. C'est au sein du conseil des ministres que sont adoptés les recommandations sur des questions pour lesquelles le comité a décidé d'une politique commune. Ces conventions doivent être signées par les États et ratifiées par les gouvernements.l’alliance des libéraux pour l'Europe. élu chaque année. . b) La Commission. On dépasse les simples clivages nationaux. Elle est au total composée de 636 membres +18 observateurs. Le dernier élu en date est espagnol. 2 sièges minimum/18 sièges maximum. . des groupes politiques. Il négocie avec les différents organismes internationaux.les Démocrates européens.le groupe de partis populaires européens (PPE). à des conditions spécifiques. mais pas dans un but de productions de normes à valeur législative/normative. Il contrôle l'exécution des arrêts de la CEDH par des réunions régulières qu'il organise. + vice président désigné avec lui. Le bureau est composé du président. = doit être le reflet fidèle de la représentation de différents partis au sein du parlement national.la Gauche unitaire européenne. Ce sont les parlements de chaque État qui désignent ou élisent en leur sein (chambre haute ou basse dans État fédéral) des représentants à l'APCE. Va former avec les présidents de groupe le Bureau de l'assemblée parlementaire et il va permettre que s'organisent les travaux de l'assemblée. Souvent le fruit d'un consensus = absence d'opposition.Au sein du Conseil des ministres sont adoptés les conventions internationales.Le groupe socialiste. 2) L'Assemblée parlementaire du conseil de l'Europe (APCE). . Si cela doit refléter les parlements de chaque État. il peut être élu au maximum pour 3 sessions. Cela se traduit par la formation de groupes politiques. C'est d'ailleurs pourquoi dès le début des années 60. De Puig (2ème année). a) Les groupes politiques. on ne peut toutefois pas considérer l'Assemblée parlementaire comme une véritable parlement (organe législatif qui exerce ce pouvoir).

L'assemblée parlementaire adresse des recommandations aux ministres. C'est en 1994 que cela se transforme en congrès des pouvoirs locaux et régionaux. puis participe à la formation des parlementaires (formation à ceux qui produisent les lois en droit international). de reconnaitre une importance décisive à la démocratie locale. C'est d'abord une assemblée politique. c'est elle qui procède à la désignation des juges de la CEDH. 1957. C'est 10 . Personnage politique qui se penche vers les problèmes et les choix à effectuer pour les idéaux et projets. L'assemblée est divisée en 10 commissions (sur différentes questions). e) Le commissaire aux droits de l'Homme. S'il promeut la démocratie locale. C'est l'assemblée qui élit le secrétaire général du conseil de l'Europe et enfin. Institution indépendante dont la mission est de promouvoir la prise de conscience et le respect des droits de l'homme dans les États membres. Composé d’environ 1800 fonctionnaires. Constitution de la conférence des pouvoirs locaux. de coopération et d'assistance interparlementaire. Elle fonctionne aussi comme un élément parmi d'autre qui est un programme européen. il aide aussi les états les plus nouveaux dans l'accession à la démocratie. Ces fonctionnaires sont divisés en différentes directions thématisées.La Commission permanente : Organe composé du Bureau et des présidents de chaque délégation nationale. Ce n'est pas une instance juridictionnelle. Cette tradition est favorisée par le fait que les états membres du conseil de l'Europe sont des états fédéraux. il est actuellement suédois). Ces commissions sont le centre de discussions entre parlementaires. Il aide les états les plus jeunes à développer la démocratie locale et donc c'est un élément de plus qui va vers la construction dans l'union de la construction de l'état de droit. Ce sont des actes déclaratoires et qui transmettent un point de vue commun résultant d'un échange entre des parlementaires des États membres. d) Le congrès des pouvoirs locaux et régionaux de l'Europe. Il sert d'instance de réflexion. Ce congrès sert à promouvoir la démocratie et cette promotion passe par la création et la ratification de ces chartes. il ne peut pas recevoir d'instructions des états ou des gouvernements. Sorte d'assemblée en réduction. adoptées aux 2/3. agents internationaux. Il est composé de deux chambres (des pouvoirs locaux et des régions). Elle est en relation avec les parlements nationaux. 200 000 CT dont les représentants débattent de problèmes communs et confrontent leurs expériences et pour exprimer leur point de vue à leur gouvernement. C'est une tradition dans l'histoire dans le Conseil de l'Europe. avec les parlements nationaux d'États qui ne sont pas membres du conseil de l'Europe. Cette assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe a noué des contacts par le biais de son président. à la tête duquel se place le secrétaire général qui est élu par l'assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe pour 5 ans (renouvelable. Cette conférence a tellement bien travaillée qu'elle est parvenue = Charte de l'Autonomie locale entrée en vigueur en 1988. C'est un personnage indépendant des états et du gouvernement. c) Le secrétariat. C'est un organe qui a pour objet de représenter au niveau international les collectivités locales et régionales.

23 Février 2010. De la même manière. Identité culturelle commune qui s'appuie sur la préservation des droits de l'homme et leurs développements. + La rédaction. films. comme des partis pris de l'Europe. c'est donc une enceinte. SECTION I : L'ACTION OU LE CONSEIL DE L'EUROPE PAR L'INCITATION. les défenseurs du droit. par une collaboration par des institutions ayant les mêmes buts que lui. + Campagnes actuelles du Conseil de l'Europe. mais il est aussi en relation avec les membres de la société civile et toutes les institutions d'organisation des droits de l'homme (assoc de défense par exemple). Relativité des décisions des organes. Actions incitatives. Ces mesures incitatives sont des textes dépourvues d'effets obligatoires. + Il a pour mission de promouvoir le respect effectif des droits de l'homme : aider les états à mettre aux normes ce qu'a adopté le conseil de l'Europe. le Conseil de l'Europe subventionne des manifestations. DEFINITION OU APPROCHE. des points réguliers sur les projets de loi qui mériteraient d'être adopté dans les droits internes. effectue. Il ne peut exercer ses compétences que dés lors que celles ci ne portent pas atteintes aux autres organes du conseil de l'Europe. Ses rapports sont publiés et largement diffusés dans la presse et dans les ONG. Déclarations adressées aux comités des États. il revient souvent dans le pays en question pour constater s'il y a une amélioration ou non par rapport à son rapport/Contrevisite. Les états membres du conseil de l'europe harmonisent leurs politiques ou actions communes (suggérées seulement. C'est un organe indépendant. Il rencontre les plus hauts responsables. de dialogue. un forum de discussion. Elles soutiennent des organisations thématiques qui aident les manifestations culturelles. parfois plus. + Il doit promouvoir l'éducation et la sensibilisation en matière de droit de l'homme : Doit aider les médiateurs. non obligatoire). 11 . Cela se traduit dans les faits doublement : + Dans le cadre d'action ou de mesure incitative. Il essaiera donc d'améliorer les situations dont on lui a fait part. ils discutent sur des projets quinquenaux à venir : Contre la peine de mort. au sein des 27 états d'assurer une protection des droits. Cette personnalité élue par l'assemblée parlementaire a vu l'attribut de ses attributions. + Campagne anti-violence faites aux femmes. Champ d'activité : Le Conseil de l'Europe.. CHAPITRE II : LE CONSEIL DE L'EUROPE. il ne reste pas lettre morte. Il effectue des visites officielles au cours desquelles il va évaluer les différentes situations. Exemple.une personnalité qui est d'abord désignée par l'assemblée parlementaire sur une liste de trois noms qui lui est communiquée par le comité des ministres. subventions. Il a simplement une limite dans la portée de ses activités. Il propose. impartial.. Campagne anti-discrimination = antenne conductrice. Depuis 1992. organisation de coopération. c'est une organisation d'échange. Quelques années après.

Le mécanisme de droit commun. mécanisme de protection internationale et juridictionnelle des droits contenus dans la convention. Convention signée à Rome. le nombre des protocoles a augmenté. signé en 1987. ils sont signés par les représentants des états. Adoption en comité des ministres. notamment dans le milieu carcéral pour contrôler. Charte sociale européenne. on mettra un mécanisme nouveau de la saisine. 1950 = condition d'entrée d'un État. Certains textes sont plus importants que d'autres. Les apatrides. c'est le cas des systèmes mis en place. Le commissaire européen : politique migratoire européenne. CESDH. Cette publication du rapport nécessite l'accord des pays concernés. et plus particulièrement "au traitement de l'affaire". le 4 Novembre 1950. du jugement etc. et va entrer en vigueur le protocole 14. est entrée en vigueur le 3 Septembre 1953. traditionnel permettant de contrôler le respect des états membres est le comité d'experts. 1er Juin 2010. 12 . Le comité d'expert peut se rendre dans les états membres. signée en 1961 et en vigueur en 1965. on le dit additionnel (Le protocole peut être parfois plus important que la convention). au moyen d'un rapport public. cela fait intervenir des experts pour rédiger le texte. il révise la CESDH. en tenant compte des propositions des États et des directives des États. une fois adoptés. Mécanisme approprié pour les droits. on favorise la liberté de circulation des personnes. qui lui semble être contestée par lui. Prix EUROPA destinés aux film qui reflètent le plus l'identité européenne ainsi que le prix NORD-SUD du Conseil de l'Europe. et doivent être ratifiés. pour un film qui participe au dialogue Nord-Sud. en vigueur en 1989. La convention européenne pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants. Les mesures applicables aux ROMS. Elle est initialement accompagnée de 10 protocoles et depuis la fin des 90's. Elaboration de conventions internationales : C'est le travail le plus important. Tout état signataire ayant ratifié doit adresser à des experts. Ces textes unissent les états membres du conseil de l'Europe et deviennent du droit positif dés lors que "tous les instruments de ratification ont été réunis". 14 Protocoles complètent les autres et les améliorent notamment les mécanismes de contrôle mis en place entre 1950 et 1953. de la CESDH. Le plus souvent.Politique favorable au développement du droit de l'enfant. Tolérance à l'égard des ROMS (politique favorable). L'UE est très visée par les migrations. Les conventions peuvent prévoir des systèmes plus élaborés. car création d'un comité de prévention de la torture. ratifié en Janvier 2010. CHAPITRE III : LA CESDH ET LA PROTECTION JURIDICTIONNELLE DES DROITS DE L'HOMME. Tente de mettre en œuvre un mécanisme de contrôle de son application.

(Cour réprime État qui refuse d’accorder changement d’identité à transsexuelle ou condamne l’État qui réprime pénalement les relations homosexuelles entre majeurs consentent) Soumet aussi les États à des obligations de faire (Ex : obligation de prendre des mesures de protection de la santé) Ne pas extrader un étranger sur le territoire d’un État partie à la Convention = Art. Plus du quart des arrêts prononcés par la CEDH concerne ce sujet. Ensuite. Extrader une personne qui est intégré dans un pays (famille. Ils sont annoncés dans leurs principes comme garanties. l'état peut encadrer l'exercice du droit. État doit encadrer l’exercice du droit à 3 conditions : Règles de droit interne qui limite les libertés doivent être Légales Doit Répondre à un Intérêt Légitime (comme la protection de l’ordre public) Doit être Nécessaire et Proportionnel à l’objectif visé Texte de la CEDH doit être lu de façon extensive : CEDH donne un aspect évolution aux droits et à l’évolution des mœurs. CEDH 07/07/1989 : Le traitement réservé sur le territoire à M. Droit à la vie. 13 . Cela signifie que dans le cadre d'une guerre. travail) peut être perçu comme un traitement inhumain et dégradant en raison des pratiques exercés dans l’État de destination Interprétation toujours plus large des droits et garanties de la Convention Arrêt SOERING c/ ROY-Uni. de l'esclavage et abolition de la peine de mort. + Nécessité dans une société démocratie et proportionnée à l'objectif visé. vient le droit à un procès équitable. peuvent être des aménagements et des limites dans l'état. 25 Février 2010.SECTION I : LES DROITS ET LIBERTES GARANTIES PAR LES CONVENTIONS ET PROTOCOLES. la sûreté (personnelle/domicile) et très important aussi.Tous les droits civils et politiques sauf la liberté syndicale et le droit à l'instruction. elle n’est donc pas interdite par la CEDH au sens de l’article 3 Délai d’attente entre son extradition et l’exécution de sa peine ? Oui car va être placé dans le couloir de la mort dans lequel il va subir un traitement inhumain et dégradant. interdiction de la torture. + Aménagement répond à un intérêt légitime (notamment OP). 1961/1965. les atteintes au droit de propriété. 3 Conditions : + Le droit interne qui aménage la liberté garantie doit être légal. SOERING est –il contraire à l’Art. Entre la proclamation et la mise en œuvre du droit. Le délai raisonnable est le plus souvent évoqué devant la cour européenne. (Arrêt Benjamin 1953). 3 de la CEDH? Non la peine de mort n’est pas prohibée. ou dans le cadre d'une menace à l'ordre public (OP).3 de la CESDH qui prévoit l’interdiction des traitements inhumains et dégradant. on peut suspendre l'application (aménagements/dérogations temporaires). L'importance de la convention tient au droit et au mécanisme : . Possibilité par l'état d'encadrer les droits garantis par la convention pour en limiter la portée. Ensuite droit à la liberté quelle qu'elle soit. Charte sociale et économique européenne.

14 . SECTION II : LE SYSTEME DE PROTECTION DES DROITS PREVUS DANS LA CESDH ET SES EVOLUTIONS. Il est censé suffisamment bien et mieux le contexte juridique et les règles de droit dont il est le ressortissant pour pouvoir expliquer ce contexte. qui supprime donc l'intervention du comité des ministres (qui contrôlaient la recevabilité des requêtes) et qui réorganise le déroulement de la procédure de la saisine à l'arrêt. ait accepté le recours individuel devant la cour pour la violation de la convention. renouvelable. Ils siègent avec la cour à Strasbourg. c'est un système de protection supplétif. qui montrait la volonté des états de rédiger des textes. ni compléter ou pallier les carences. Cour unique depuis le protocole 11. Contrôle juridictionnel international. Ils sont irrévocables. par les élus parlementaires sur une liste de trois noms préparés par chaque état. Il fallait que cela se fasse dans la souveraineté des États alors il y avait un premier garde fou = saisine de la CEDH après l'usage d'un filtre. c'était un système très complexe. Toute personne sous la juridiction de l'état signifie qu'un ressortissant d'un état non parti à la CESDH peut bénéficier de l'application de cette convention s'il est sur un état qui est parti. Pérenité : Ils doivent cesser leurs fonctions lorsqu'ils atteignent l'âge de 70 ans. Le système initial faisait intervenir le comité des ministres. Ces juges sont élus pour 6 ans. Toute personne qui se trouve sous la juridiction de l'état. C'est-à-dire qu'il n'intervient qu'une fois les voies de recours épuisées en justice interne. supplétif. organes intergouvernemental et une commission (des droits de l'homme) qui filtraient les requêtes. C'est lui qui instaure cette cour unique et supprime les conditions d'examens et de traitements de la requête. partie à la CESDH bénéficie des droits et libertés garanties dans la convention : La condition d'application et d'invocabilité de l'action est territoriale. Autant de juges que d'état parti à la convention. Modification du système par un protocole qui supprime le filtrage des requêtes individuelles. Il ne vient pas remplacer le juge interne. Arrêt Soering. uniquement sur la formation de jugement.§2 LES BENEFICIAIRES DES DROITS ET LIBERTES GARANTIES. Il est entré en vigueur le 1er Novembre 1998. A l'origine. Totale indépendance. le 11 Mai 1994. qui s'appuie donc sur la juridiction internationale. adopté par le conseil de l'Europe. Dans chaque formation collégiale. (Pas comparable avec la Cour de Justice Europenne (CJE)). montrant une avancée et des garde-fous. Il fallait que l'état parti à la convention. d'un état. pour des raisons graves. sauf à une seule condition : Majorité des deux tiers par les autres juges. qui a modifié le système de protection des droits. Permettait de garantir les droits et libertés et de mettre en place des mécanismes de protection juridictionnelle. §1 COMPOSITION ET STATUT DES JUGES A LA CEDH. on veut que le juge national de la personne qui forme un recours. donc incompatibilité entre les fonctions juridictionnelles qu'ils exercent et toute autre fonction.

cela a pour objet d'établir un ordre public européen. La grande chambre se prononce sur les conséquences graves des conventions et protocoles (sur le contenu du texte mais aussi sur la jurisprudence). La réparation de l'état par la violation empêche toute poursuite du recours. Il faut que le requérant mette en évidence que ses droits ont été volé par une mesure interne et qu'il est directement lésé par la violation de ces droits garantis par la CESDH. Procédure d'appel (grande chambre). La victime de la violation n'a pas besoin d'être de la même nationalité que l'état plaignant. 2009. §3 L'EXERCICE DE LA FONCTION JURIDICTIONNELLE EUROPENNE DES DROITS DE L'HOMME. 57 100 requètes pour une seule année. c'est-à-dire de sa possibilité de recours après l'arrêt. 15 . Contrôle qui découle d'une plainte : 2 catégories de requérant. A l'époque.. à part en cas extrêmes (tortures etc. c'est pourquoi les états ont été dans une situation considérable : On a donc procédé au protocole 14. filtrage de la requête puis prononciation d'un troisième arrêt. B/ LE RECOURS INDIVIDUEL. qui tend à modifier le recours individuel dans son parcours. Les trois juges mettent fin à 90% des requêtes. annexé à la convention. depuis 1998. si cette recevabilité est positivement examinée = recevable. Toute personne physique morale. Si ce comité ne parvient pas à ce règlement d'affaire. les présidents de chambre + le juge national de l'état parti. Ce comité envoie l'affaire en chambre. D'une part l'état et de l'autre. Conception un peu utopique des relations entre les États. L'individu concerné non plus. privée. C'est un recours objectif car celui qui est présumé violateur de la convention n'a pas à acquiescer. cette formation de trois juges est une procédure de droit commun. Entre 1999 et 2009. à condition que cette personne requérante ait un intérêt à agir.. La chambre va prononcer l'arrêt. Il lui revient la faculté de saisir la CEDH d'une violation de la convention par un autre État parti à la convention. dans les 3 mois. A/ LE RECOURS DE L'ÉTAT.). Le recours individuel est devenu automatique. l'individu. Cette chambre est divisée en grande chambre composée de 17 juges donc le président de la cour. PAR LA COUR + La cour est formée de trois juges qui sont chargés d'examiner la requête. C'est le comité de 3 juges. Leur nombre n'a fait qu'augmenter d'un nombre spectaculaire.§2 LA SAISINE DE LA CEDH. il nécessitait que l'état parti accepte le procès. il y a plus de recours qu'entre 1958 et 2008. Ouvert à toute personne qui se prétend violé par un État parti. qui est composée de 7 juges. Les états évitent de faire intervenir un juge. elle peut faire un recours.

Attributions administratives. les présidents de chambre etc. Le protocole 14 prévoit par petite touche. Il jugera la recevabilité et tranchera au fond. Mardi 9 Mars 2010. Le protocole 14 prévoit l'examen de la requête par un juge unique. Il siège comme juge français au moins depuis 12 ans. 47 juges des états membres. + Ce protocole met en évidence une nouvelle condition de recevabilité : Le protocole donne à ce juge unique un moyen supplémentaire de déclarer irrecevable certaines affaires. Les juges voient leur mandat être fixé maintenant à 9 ans. Le 1er Juin. éminent professeur de droit.Troisième division : L'assemblée plénière. ce mandat devient "non renouvelable". L'actuel président : Jean-Paul Costa. Le comité des ministres est chargé par le protocole 14 de demander à la cour européenne des droits de l'homme. anniversaire de la signature de la CESDH. La cour se met à la disposition des parties pour tenter de concilier leur position. C'est lui donner un poids fondamental. Grand nombre de requêtes dénués de fondements. Cela préserve le caractère juridictionnel de la décision en qualité d'acte juridictionnel. Toutes les affaires portées devant la CEDH peuvent potentiellement faire l'objet d'un examen au fond. qui adoptent le règlement de la cour. L'affaire qui lui est soumise doit avoir été dument examinée. La CEDH ne fonctionne plus : Déjà en Novembre 2000. 16 . réellement examinée par un juge international. les États se sont prononcés sur la nécessité impérieuse de trouver des solutions pour que les mécanismes fonctionnent. Rationalisation de la fonction de la cour juridictionnelle : limite dés l'an 2000. Le comité des juges reste compétent. = éviter une inexécution prolongée. c'est elle qui élit le président de la cour et qui élit les greffiers. Mise en place du juge unique qui aura la compétence de déclarer les requêtes individuelles irrecevables ou pour la rayer du rôle. Même les affaires qui ont l'air les plus banales. Protocole 11 : recevabilité par 3 juges. pour juger des affaires répétitives. La cour pourra être sollicitée à tout moment par les parties = souvent pécuniaire. + Cette fonction de juge unique s'exercera avec l'aide d'auxiliaires de justice. une interprétation de l'arrêt qu'elle a prononcée. + Est renforcé la capacité de filtrage de requêtes présentés devant la cour. dés lors que ces affaires soulèvent des questions sérieuses d'application de la convention. autre protocole (14) : Va permettre à la CEDH de vivre. La décision de recevabilité acquiert un caractère juridictionnel. des modifications : + Il prévoit que se développe une procédure de médiation ou de conciliation et que les parties favorisent cette procédure qui est en fait un mode alternatif de règlement.

Il y a une nécessaire surveillance dans la procédure du juge. => Délai jusqu'en fin 2015. Ces normes vont s'imposer aux états et à leurs ressortissants. personnalité morale de droit international. Le comité des ministres d'un côté. Comment les filtrer ? Obligation qu'ils doivent s'imposer d'informer les requérants potentiels. la CEDH de l'autre devront faire le point sur l'usage de ces nouvelles procédures pour qu'éventuellement la convention soit modifiée pour rationnaliser. PARTIE II . condamne la France pour sa pratique des écoutes téléphoniques. CHAPITRE I : LA LENTE CREATION DE L'UNION EUROPEENNE. le droit interne a été l'objet de nombreuses modifications émanant de la jurisprudence de la CEDH (24 Avril 1990. produit un droit spécifique. l'arrêt 2009 MEDVEDEF.Réflexions nouvelles de la part des états : 19 Février 2010. conférence d'Interlaken sur l'avenir de la CEDH. KRUSLIN c/ UVIG. Il est urgent que le comité de ministres développe de nouveaux moyens pour surveiller l'exécution des arrêts de la CEDH. En matière pénale. -> Utiliser pleinement tous les éléments de la procédure qui lui sont offerts pour réaliser un désengorgement de son rôle. de la procédure devant la CEDH et des critères de la recevabilité des requêtes. la transmission du commissaire du gouvernement au sein de la condamnation de la présence du commissaire du gouvernement par l'arrêt de la CEDH 7 Juin 2001. Arrêt qui pose la question de la qualité du magistrat du procureur de la république. En matière de droit public. 1992. Mais d'un genre nouveau car. KRESS /c France. l'idée d'Europe existe avec des contours assez précis. Aristide Briand. Ils se dessaisissent de leurs compétences. est une communauté. idée de Fédération ou encore d'États Unis d'Europe. les 6 états qui ont fondé la première communauté sectorielle.UNION EUROPENNE. de manière objective et complète. L'UE s'appuie sur un système institutionnel unique au monde. Traité européen du 18 Avril 1951. 17 . dégradants ou cas de tortures = révisions des procédures. où on a dénoncé des traitements inhumains. Les étapes clés de la construction : 1951. On retrouve aussi un certain nombre d'arrêt qui touche et concerne la garde à vue.) => Loi du 10 Juillet 1991 qui encadre la pratique des écoutes téléphoniques. personnalité morale de droit international public. La lutte contre les requêtes répétitives sont moindre depuis la conciliation. les états vont lui transférer des compétences. Avant même que la CECA se construise. il y a production de droit par une organisation d'intégration. ORGANISATION D'INTEGRATION. SECTION I : LES COMMUNAUTE EUROPEENNE. Il est nécessaire de filtrer les requêtes et éviter les requêtes répétitives. puis on se joint aux arrêts pilotes = solution adaptée et bien connue. (institution commune).

tous les états réunis au sein du conseil des ministres décideraient non plus unanimement mais à la majorité. Les progrès réalisé par le traité de Paris créant la CECA. Exercice en commun mais autrement. Ces avancées se sont diluées. se dessaisir de ce secteur à quelqu'un d'autre qu'eux. au processus d'intégration des états. 29 Janvier 1966. C'est un grand frein opposé par la France. donc elle fige le fonctionnement normal du conseil. = Position souverainiste française. une seule assemblée et une seule cour de justice etc. Par les traités de Rome créant la CEE et Eratom. (faux ami). assemblée parlementaire. Conseil spécial des ministres. cour de Justice. Chaque fois qu'un intérêt vital sera mis en évidence par celui-ci. Le Conseil Européen s'appelait Sommet avant. sujets propres dont ils en ont la maîtrise. Jeudi 11 Mars 2010. les communautés européennes et plus particulièrement la CEE. L'idée. c'était de Caterme : Budget distinct de celui des états. Cela va devenir la règle de principe et le mode d'adoption des actes normatifs communautaires pris par les organisations européennes pendant 20 ans. Elles subissent des changements nombreux : + Résulte du traité de fusion du 8 Avril 1965. C'est le conseil des ministres qui prend des actes normatifs et qui édicte des règles de droit dans les domaines de compétences. Il était prévu qu'au début de l'année 1966.La CECA créé par le traité de Paris en Avril 1951. il a été décidé par les états membres que les organes distincts. supra national. pas de réalité juridique sans création dans un traité : Le conseil Européen. Les états transférant leurs compétence à la CECA = Le plus abouti. c'est une liste limitative d'attribution des états dans le domaine économique. la France s'oppose à cette évolution qui approche à grand pas. Création informelle en 1974 d'un organe de plus qui vient accompagner les quatre autres. Transfert de compétences à une Organisation. Réalisation de la fusion des institutions pour plus de rationalité. Mettre en commun une matière fondamentale pour l'économie de guerre. système qui veut que chaque communauté ait un organe gouvernemental. comité d'état sectoriel (charbon/acier). La France engage la politique du siège vide. composé de 4 institutions : Haute autorité. Ces deux communautés constituent une sorte de copie de la CECA. En 1965. il devient biannuel. Jean Monnet devient le président de l'organe supranational qui oppose l'organisation. Quadri partite. 18 . il faudra que les états passent au vote de l'unanimité. Communauté qui sera crée par 2 traités : 29 Mars 1957 de Rome qui crée la communauté économique européenne et EURATOM. Ils ne prendront plus les décisions dans leur gouvernement respectif mais ensemble au sein du Conseil des ministres. Ils gardaient le pouvoir de décider. à la place des états. compromis du Luxembourg. visant à intégrer des états à un système plus grand. au sein du conseil des ministres (organe inter gouvernemental).

(idée et réalité). liberté. Le projet qui anime les états en 1985. qui n'a pas de réalité juridique en elle même. (AUE) C'est un traité de révision de manière positive. C'est une abstraction. l'UE. acte unique. la politique de l'emploi. 7 Février 1992. Avant compétence de l'état. Faut il en intégrer de nouveaux ? Faut il accentuer l'intégration des états déjà présent ? -> Intégrer mieux les états membres est choisi par les états en présence. et Economie.) = il faut achever le marché unique (devait se faire avant 31 Décembre 1992). 19 . entrée en vigueur du traité de Maastricht. crée deux choses : + La communauté européenne + Crée l'union. état de droit. SECTION III : DES COMMUNAUTE EUROPEENNE A LA COMMUNAUTE EUROPEENNE. droit de l'homme. en effet. Cela va de paire avec la libre circulation des personnes = espace économique s'installe. 1er Novembre 1993. Ils se regroupent sous une appellation commune. Marché intérieur = espace sans frontière intérieure dans laquelle la libre circulation est le principe. un objectif. qui n'est visiblement en 1986 qu'une Europe économique. Ils doivent aussi être ceux de tout candidat à l'entrée. une idée. Se développe une coopération policière et judiciaire en matière pénale.Juin 1979. Cela se traduit par une révision des traités. Autant de principes dits commun aux états et qui se regroupent dans l'union. or pour cela il faut réviser les systèmes institutionnels et les repenser en terme de compétences. reconnaissant que l'assemblée parlementaire avait les mêmes compétences que le nom des parlementaires. + Domaine distinct dans lesquelles les états "coopèrent". insatisfaction des états qui désirent voir se développer une Europe politique. 1992 PECS (politique étrangère) + La justice et affaires intérieures. Exemple. l'élection au suffrage universel direct (première élection) des membres du parlement européen = une étape naturelle. 3 Piliers : + Communautaire. Avancées plus que significatives par le traité de Maastricht. Cette union politique s'appuie sur des principes et idéaux communs aux états. c'est l'achèvement du marché unique (Delort. ajout des noms et matières. traité de Maastricht. L'assemblée n'est pas seulement lié au processus d'adoption des actes. Il crée la citoyenneté européenne. Coopération politique entre eux. démocratie. SECTION II : L'ACTE UNIQUE EUROPEEN. la politique sociale. Lorsqu'en 1990 débute à Rome deux conférences intergouvernementales (12 pays) = Union politique. va devenir compétence de la communauté. Il faut harmoniser les législations. d'abord en ce qui concerne l'Europe politique. Communautarisation. Cette citoyenneté accompagne l'UE. Pour tous les domaines de compétences transférées aux organisations communautaires. ce traité reconnait d'abord qu'il existe une citoyenneté européenne.

or ce n'était pas le cas. Il faut qu'il y ait un représentant par étape. au profit de la GB et du Danemark ont été organisées des exceptions (économique et social). il a été présenté comme porteur de la création d'un état. Ambiguité liée à son nom : il a été présenté comme texte constitutionnel de quelque chose non défini qu'on n'osait pas appeler état. l'UE sera composée de 25 membres. qui font que chaque institution invoque chaque changement qui sera mis en place. Paradoxalement. Il y a une accentuation mais il n'est qu'une étape de plus vers une union étroite des membres. en 1992. ou traité de Lisbonne. le nombre max de députés lorsque tous les états auront adhérés à l'UE. accompagné d'une déclaration des états contenant la charte des droits fondamentaux de l'UE. L'idée avec le traité d'Amsterdam était de réformer les institutions communautaires dans l'objectif du futur élargissement de l'Europe. l'association de plus en plus étroite du parlement européen. essaie de colmater les brèches du fait de l'intégration prochaine de 12 nouveaux états dans le système commun. dans le texte de la Constitution. L'idée était donc de faire. Pourtant. on a là une réforme prévisionnelle des institutions. c'est la procédure de codécision. Exemple : Pour le parlement européen. il faut de l'autre côté répondre aux attentes des autres états : ils ne s'attendent pas à l'inertie de l'entrée des 13 nouveaux états à rentrer. C'est un traité de révision qui essaie d'accentuer d'abord les bases démocratiques de l'union en prévoyant une procédure de contrôle des violations des principes démocratiques fondant l'union. (Il y en a 12 qui sont rentrés). et aussi une extension du nombre des domaines où il co-décide. Il demeurre très inférieur aux attentes car il dépend des autres traités.Passage à l'étape de l'Europe politique. (A placer entre Maastricht 92 et Nice 2001). Traité adopté le 18 Juin 2004 par les pays de l'UE. En 2004. baptisée constitution européenne. assorti. Cet état de fait. Ce traité a été laborieux dans sa ratification et qu'il a suscité un certain nombre de réticences. qui est complété. Sont multipliées le nombre des matières qui au sein du conseil des ministres nécessites un conseil majoritaire (vote à la majorité qualifiée). de préparer l'entrée des nouveaux candidats. On passe au Traité de Nice signé en 2001. => Nouvelle répartition des sièges. les traités doivent tenir compte très exactement des nouvelles entrées des candidats. le nombre maximum de représentants par état. Ils vont abandonner un des attributs de leur souveraineté : la compétence de battre monnaie. Mardi 16 Mars 2010. Pas toujours représentation égalitaire des états. quand les états signent les traités. on passe à l'étape du Traité de Amsterdam du 2 Octobre 1997. il y avait 20 . C'est un traité prévisionnel mais aussi un traité qui laisse sur sa faim car il renvoie sur sa mise en œuvre aux traités d'adhésion des futurs candidats. En réalité. Dans le traité de Nice. après une ratification laborieuse. Ce qu'il apporte de plus : le parlement européen est associé un peu plus étroitement à l'exercice du pouvoir normatif de la communauté européenne (déjà existante dans Maastricht). les différentes compétences du parlement. Ce traité de Nice se veut ouverture nouvelle vers l'avenir. On a une Europe qui se veut plus démocratique. Le traité établissant une constitution pour l'Europe. -> Traité de Nice du 26 Février 2001. notamment Grande-Bretagne et le Danemark. un tel traité nécessitait l'accord de tous.

C'est ce que ce projet de traité a fait : une crise. (Question turque par exemple). il faisait un seul et même texte pour tous. Pendant les Sommets. Il prévoit que soit élu un président du Conseil Européen. + Simplification de la structure : Il y a des politiques parlementaires dont certains nécessitent des prises de décisions parfois importantes. De 1951 à 2004. qui sont nés en 1994 de la pratique. Ce traité de Lisbonne est un traité de plus. ¤ D'abord. L'union s'organise autours de la société européenne. il ne remplace pas les précédents. Il faudrait que l'état appartienne au continent. C'est ce qui faisait se développer l'Europe à plusieurs vitesses. c'est parmi la minorité que s'est révélée l'hostilité évidente (notamment France). disparaissent ses trois piliers. UNE ORGANISATION INTERNATIONALE OUVERTE. notamment justice et police. Il n'était pas question de communautariser ces domaines. des actions communes dans les domaines de coopération. + L'UE devenait une OI à part entière et on voyait là disparaître la communauté européenne et cette communauté européenne avait une existence sur la scène internationale. autre innovation : (déjà prévu dans le traité précédent) il devient une OI. Maastricht. etc. exerce le pouvoir législatif.La majorité des états avait choisi la ratification parlementaire. économique et juridique. => On voulait voir se développer des partenariats. exerce les compétences de l'UE. ait une assise démocratique. une coopération renforcée. ¤ Si la communauté européenne disparait et son organisation aussi. Exemple l'idée que la Charte des droits fondamentaux était la norme suprême des droits. §1 LES CONDITIONS D'ADHESION.des éléments relatifs à la constitution d"un état. donc la communauté européenne disparait au profit de l'OI européenne. France et Pays Bas n"a pas ratifié ce traité. L'idée était d'encadrer l'Europe à 27 et de lui donner les moyens d'agir. ¤ Le parlement européen devient. + Il était prévu que les états puissent organiser entre eux des coopérations renforcées. Dans le cadre de l'UE est exercé une coopération dans les domaines de la justice civile et dans le domaine de la politique étrangère. Quels sont les apports de cette constitution ? + La première conséquence positive était que c'était un traité unique rassemblant et completant les différents textes déjà-cités. Conditions d'adhésion sont de deux natures. 21 . il relève l'idée d'une représentation de l'organisation européenne. il vient se superposer aux précédents (Paris. Pour sortir de l'impasse institutionnelle. Nice. CHAPITRE II : LE SYSTEME INSTITUTIONNEL. elle cessait d'être un objectif. les chefs d'état et les gouvernements ont décidé de reprendre certains éléments de ce traité et de laisser les autres. ce conseil européen est présidé par un personnage élu depuis 2 ans et demi pour avoir une représentation physique. L'organe détenteur de ce pouvoir détient pleinement et donc permet que cette UE ait un fondement démocratique. ¤ Dans le traité de Lisbonne. Rome.) Transformation de l'UE à 27 membres : ce traité de Lisbonne a été signé le 13 Décembre 2007 et il emporte des modifications institutionnelles assez importantes. SECTION I : L'UNION EUROPEENNE.

18 Mars 2010. dans chaque état membre). Très clairement. Il a un poids très important dans la décision antérieure : vote à la majorité absolue des membres du parlement. il faut qu'il ait la possibilité de faire face à la pression concurrentielle et aux forces du marché telle qu'elle s'exerce. La première étape a lieu le premier Janvier 1973 et qui marque l'entrée significative : La GB. cette question est fondée à des raisons anglo-anglaise. communautariser les compétences étatiques. Il faut que ce soit une économique de marché. Le conseil des ministres prend la décision d'ouvrir des réunions autours de l'entrée des nouveaux pays. mais refus par un référendum populaire que la Norvège reste hors du contexte communautaire. Ce traité d'adhésion peut modifier le traité. il est ensuite signé par les protagonistes (état candidat. La participation anglaise jalonne la vie de 1961 jusqu'en 1973. Ces critères ont été mis en évidence en 1993. => Contexte purement Anglais et en plus DG ne supportait pas les Anglais. l'intervention du conseil européen est décisive. Lors d'un conseil européen de 1993. 1990 . 1er Janvier 1995. 1986. réunification des deux Allemagnes. car elle devait beaucoup fournir au budget commun. §3 LE PROCESSUS D'ELARGISSEMENT DEPUIS 1957. chaque état membre et doit être ratifié par l'état candidat et les états membres. 22 . entrée d'un premier groupe d'état (10) 1er Janvier 2007. Ils ne voulaient pas d'un système supra nationale. Elle ne voulait pas participer trop financièrement. Faire entrer par groupe les états candidats afin d'adopter les institutions européennes. on ne considère pas qu'il y a un nouveau membre. L'état candidat voit démarrer des négociations avec le conseil des ministres. l'Irlande et le Danemark. membre de l'AELE. Cette décision se prend à l'unanimité des membres après avoir obtenu l'avis conforme. 1981 Entrée de la Grèce dans les communautés européennes. juste après l'adoption et l'entrée en vigueur du traité de Maastricht. entrée du Portugal et de l'Espagne lié depuis 1971 : il a fallu 15 ans de négociation et d'adaptation des candidats. Il faut rédiger un traité d'adhésion. relations commerciales. Ils ont été mis en évidence dans la perspective de l'élargissement de l'union (PECO). les conditions d'adhésion vont être mises en évidence entre l'état demandeur et l'union. Entrée de l'Autriche.Ces conditions économiques et juridiques : il faut que les états remplissent certaines exigences. d'un système d'intégration. intégration de deux états restant. a été décidé le futur élargissement aux PECO. Interprétation par la cour de Justice qui a pour objet de tenir ce principe. Elle a préféré en 1951 et en 1957 pour favoriser sa place au sein de l'AELE Association européenne de libre échange. premier élargissement depuis la mise en vigueur de Maastricht. Suède et Finlande. Ensuite la Norvège. soit une démocratie pluraliste. But : Accroître. §2 LA PROCEDURE D'ADHESION. bloquer le processus de négociation. 1er Mai 2004. et aux objectifs communautaires : il faut qu'il réponde à des standards économiques préexistent. respectueuse des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il peut dés la demande d'adhésion. Une des conditions de l'obligation est que le nouvel état devra se soumettre aux obligations économiques. Contrat d'association signé en 1961 (long) qui n'aboutit en finalement qu'à l'entrée en 1981 de la Grèce.

L'approche des traités peut être revue et corrigée aujourd'hui. en exRFA dés 1967. Reconnaissance d'un fondement juridique propre. Ces deux états sont les exemples des suites logiques de l'interprétation de la cour de justice. ils ont servi à promouvoir l'économie de marchée et à soutenir l'initiative privée. §1 LE CARACTERE PARTICULIER DE L'UNION EN LIEN AVEC LA SPECIFICITE DES SOCIETES COMMUNAUTAIRES. 2007 : Bulgarie et Roumanie ont été les derniers à rejoindre. En Italie. 1er Mai 2004. Traité de Lisbonne : classification. dans son arrêt de principe : La CJCE. Candidatures en 2002 (Décembre). SECTION II : OI OUVERTE. la cour constitutionnelle allemande disait de la communauté qu'elle ne constitue pas un état fédéral mais constitue des communauté de nature particulière et progressive. SES COMPETENCES. 23 . mais la CJCE est la SEULE institution de l'OI. et depuis 1999 elle est candidate. La CJCE dit clairement que ça constitue des traités internationaux multilatéraux mais ils constituent la charge constitutionnelle d'une communauté de droit". Elle n'a pas de compétence pour qualifier les OI qu'ils créent autrement. Ont été signé aussi des accords spéciaux qui sont des accords de commerces signés par des états plus avancés économiquement que d'autres et l'UE. la cour constitutionnelle a aussi reconnue l'existence d'un ordre juridique particulier provenant des communautés. Traité de Paris + Traité de Rome = OI à vocation spécialisée. qui est compétente pour inerprêter authentiquement le traité (non seulement le sens mais aussi l'esprit). CEE 1957 + son importance jusqu'en 1992 = avait vocation à traiter de l'économie et des questions économiques. aussi littérale que contextuelle. La CJCE a donné une qualité supplémentaire. Avis de la CJCE en 1991. + Programme d'assistance signé dés la chute du mur en 1989. Turquie est associée à la communauté européenne depuis 1960. Révision constitutionnelle en 1992 pour que la constitution de 1958 soit révisée et pour qu'on intègre un titre XIV intitulé les communautés européennes et de l'union. confrontée à la même nécessité de définir la portée de ces traités. Cela suppose donc que dans les traités eux même on trouve un écho à cette interprétation. parallèlement. La CJCE n'a pas de compétence pour changer la nature des traités. Le caractère supranational a été reconnu assez tôt par les États.Accords d'association débouchent souvent sur union douanière. 5 Février 1963 VAN GEND EN LOOS. "Ces traités constituent plus qu'un accord entre les parties contractantes (obligation partielle) ont pour destinataire non seulement les états mais leurs ressortissants. §2 LES PRINCIPES QUI GUIDENT LA REPARTITION DES COMPETENCES ENTRE LES ÉTATS ET L'UNION. Elle rappelle que ces traités constituent la base d'un ordre juridique aussi complet que celui d'un État. Tout traité membre peut se retirer de son organisation d'intégration. ces dix états entrent dans l'UE.

Il doit agir dans l'intérêt de l'ensemble du système. Les compétences que l'on dit partagées : dans certains domaines. Développement quantitativement énorme de la législation. Non régi par un principe de spécialité. et qualitativement.T. Constitution du 4 Octobre 1958. ces normes nationales vont subsister dans le principe de supériorité du traité et des actes communautaires dérivés des traités. mais d'abord la compétence de l'auteur de l'acte.E. faire valoir les compétences de l'état => Arrêt de la CJCE. 31 Mars 1971. cela induit des relations. pendant longtemps. Cela permet un abandon de souveraineté. et des compétences de l'état : C'est assez tôt. Dés lors que l'on se pose une question sur la compétence. Recours en annulation d'un acte communautaire qui pour la cour de justice ressemble à se méprendre à notre excès de pouvoir. il existe des compétences exclusives. les transports ou encore la protection des consommateurs. et par le principe de coopération. avec la communauté européenne en 1992. c'est une spécialité qui n'est plus économique et qui est celle que les états ont bien voulu conférer à l'organisation. Il établit la liste effective des compétences pour la communauté et donc par défaut ce qu'il reste à l'état. ce sont des compétences totalement transférées par l'état à l'union. plus l'union va poser des règles. elle cesse d'être économique et devient LA communauté européenne. la spécificité des communautés est économique. action en manquement. d'un état et qui est ouvert contre un état qui par une action ou un acte viole le droit communautaire. Ce que le traité de Lisbonne appelle : les actions d'appuis. on a une OI qui doit agir dans le domaine des compétences qui lui ont été transférées. Les états sont liés par ce qu'on appelle les règles générales du traité. Les états vont pouvoir continuer à édicter des normes nationales mais ils doivent le faire dans le respect des traités et des actes communautaires. Recours en manquement d'un état. Jusqu'au traité de Maastricht.Ce principe signifie que l'union n'intervient que si le traité de lisbonne et les traités qu'il modifient lui prêtent compétente. plus la marge de l'état va être réduite et inversement. Cette spécialité telle que le traité de Maastricht le met en évidence. directive. Principe qui préserve tout autant l'organisation internationale que les États par la Cour de Justice car c'est la seule qui est compétente pour interprêter les traités. qu'elle va exercer de manière exclusive. règlement. compétences de l'UE. il faut se tourner vers le traité. c'est le recours en manquement qui est un recours ouvert devant la cour de justice.. Devant celle ci sont ouverts des recours qui permettent de sanctionner l'empiètement de compétences des états. Il y a partage des pouvoirs de légiférer. Il existait les compétences exclusives. Plus l'union va développer sa législation. Or. Protecteur des compétences de l'union. Cela lui permet d'examiner l'acte. Compétences que l'état se réserve ou retient et continue à 24 . De la création des communautés jusqu'à l'acte unique puis 1993. Mais en 1992. les états se sont trouvées face à une marge de manœuvre importante qui leur laissait une liberté d'action assez vaste. de coordination ou de complément. Deuxième catégorie. c'est donc bien la nature économique qui est la spécialité.R. A. Il ne peut plus exercer sa matière de manière autonome. comme l'environnement. transmises en totalité par l'état. c'est la CEE. En d'autres termes. Ce sont les compétences économiques que les états ont transféré aux communautés. -> Concurrence et union douanière.

les domaines évoqués. Article 5 Alinéa 2 du traité de Maastricht. Si une opération doit être réalisée par l'état ou par les états et que cette réalisation ne peut pas se faire suffisamment. en raison des dimentions ou des effets de l'action envisagée être mieux réalisée au niveau communautaire". Chaque institution se soumet. la GB et le Danemark ont été si soucieux de faire prévaloir les compétences souveraines des états et leurs inquiétudes. il y a un cantonnement de l'union. conformément à la logique du système. que si et dans la mesure où les objectifs de l'action envisagée ne peuvent pas être réalisés de manière suffisante par les états membres et peuvent donc. replace l'état au centre du système. Nécessaire conciliation de ces deux logiques. le conseil et le parlement. L'union agit à la place des états. Arrêt VAN GENT EN LOOS. Cela s'applique aux compétences partagées. Il peut faire l'objet d'une clause spéciale de compétence au profit de la CE.exercer. il le fait dans le principe de coopération. elle fait mention de compétences implicites qui reviennent aux CE et dont elle nous dit que ces compétences implicites résultent des traités mais aussi de l'économie générale du traité. Théorie des compétences implicites. -> Proportionnalité. Ce principe de spécialité peut souffrir d'atténuation et de limites. éducation ou industrie. Depuis Maastricht jusqu'à Lisbonne. Dans le traité de Lisbonne. Ils ont toujours eu pour vocation de calmer les réticences anglaises et danoises. Principe de subsidiarité. il y a eu une communautarisation des compétences de l'état. conformément au principe de subsidiarité. "Dans les domaines qui ne relèvent pas de sa compétence exclusive. Toutes celles qui relèvent des attributs de la souveraineté = compétences de battre monnaie. 25 Mars 2010. La justice civile restait une compétence étatique. l'action de l'UE. ce sont la culture.. -> Accord inter-institutionnel entre la commission. si l'état continue à retenir ses compétences et l'exercer. la communauté européenne disparait au profit de l'union européenne. §3 PRINCIPE DE SUBSIDIARITE. -> Monnaie commune. la communauté n'intervient. elle dépasse les compétences au sens des possiblités des états. qui traite de la CE (devenu union depuis le 1er décembre 2009). 25 . COMMISSION CONTRE ITALIE. Ces compétences de l'état pourront être l'objet d'un soutien par l'union (financier par exemple). mais d'abord.. elle se substitue et doit être proportionnée au but poursuivi. 17 Juillet 1960. s'autolimite à un examen de chaque projet d'acte communautaire. la CJCE consacre le recours à sa méthode d'interprétation que l'on dit téléologique. Danemark et UK ont craint de l'union qu'elle méconnaisse leurs intérêts et souveraineté.

de discussions et de coopération. ils le faisaient après avoir informé le parlement. c'était bilatéral. Pas de qualité juridique. parfois trilatéral entre de Gaulle et le chancelier allemand Adenauer. Mais c'était pris à l'unanimité. CONSEIL D'EUROPE. D'abord. -> Lieu d'échange. Elu pour 2 ans et demi. 30 Mars 2010. On a des relevés de conclusions. Quand les états prennent des décisions en commun. Il faut attendre le traité de Lisbonne pour que le conseil européen devienne une institution à part entière. L'originalité de régime actuel. Coopérer = tous les acteurs sont égaux et souverains. TITRE III : LE SYSTEME INSTITUTIONNEL. C'est l'acte unique qui donne une existence juridique à ce conseil européen. c'est le traité de Maastricht qui clarifie son rôle. Chef d'état.=> Compétences "potentiellement transférable" de l'état à l'union. ce n'est qu'un organe. VGE a proposé que ce genre de réunion devienne bi annuelle et qu'elle se fasse entre les chefs d'état et du gouvernement et aussi entre les ministres des affaires étrangères des états membres. SECTION I : LE CONSEIL EUROPEEN. Le président du conseil européen aurait du être un représentant de l'UE et aurait du jumeler dans ses fonctions. 26 . Cette organisation reste une organisation internationale. elle permet la coexistence de plusieurs types de domaines d'actions (compétences transférées ou non). ou que le conseil européen se prononce à la majorité. Le Conseil Européen doit se réunir et prendre des décisions comme si au sein du processus décisionnel. C'est dans le respect du processus (pour les 2è et 3è pilliers). Avant. était le conseil des ministres. il arrive cependant que les traités prévoient qu'ils se prononcent à l'unanimité. des déclarations (souvent fruit d'un seul état ou très peu multilatérales). -> Réuni les chefs d'état et du gouvernement + le haut représentant de l'union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité. Le Conseil Européen est limité dans la portée des membres présents car avant juste 6 états membres. etc. disposition qui émane d'un état et qui traduit le travail publiées. SECTION II : LE TRIANGLE INSTITUTIONNEL : COMMISSION. président du conseil européen et celui de la commission. de gouvernement. C'est le seul exemple de l'organisation internationale qui (l'UE) est le fruit d'un porocessus d'intégration aussi poussé. sa spécificité est double. des délibérations. explicitement. c'est une personnalité différente. tout autant la tache et le rôle d'animation du conseil européen et des représentations de l'union. +> Défini les priorités politiques générales de l'UE et est une institution d'impulsion. PARLEMENT. La règle est que les acceptations doivent se prendre par concensus.

Le parlement peut voter une motion de censure contre la commission. APPROCHE ORGANIQUE ET §1 LA COMMISSION EUROPEENNE. Lorsque les États étaient en nb inférieur ou égal à 15. Le parlement européen a été consulté petit à petit. Au sein de la commission européenne. Ils ne peuvent cesser leur fonction que pour des raisons précises (2) : Décès ou démission ou encore démission pour faute grave. après vote. 1999. Ce nb bougerait sur le temps de la législature pour que l'état soit représenté. Après commission centaire a changé le traité de Lisbonne. 27 . Difficulté d'adapter le nb de commissaire avec le nb des États membres. Procédure du commun accord : établir une liste de commissaires potentiels. Le parlement est associé à l'élection du président. ce qui veut dire que ce parlement européen vote. un commissaire peut être engagé à démissionner en raison de faits tenant à sa gestion. désigne. se retrouve siéger un commissaire pour chaque état. C'est-à-dire qu'elle est chargée de faire valoir l'intérêt de l'UE. Motion de censure avec rapport accablant avec évênement frauduleux. Communauté dans laquelle les plus grands états étaient sur-représentés. Il faut majorité des 2/3 des voix exprimées et de ses membres. on avait évoqué l'idée de 25 commissaires (en sachant qu'on allait être 27). : LES INSTITUTIONS. la personnalité. Inscription dans le traité de Nice d'une disposition : lorsque le président de la commission le lui demande. plein de magouilles. et d'ailleurs lorsque les exécutifs des communautés européennes fusionneront. Elle est gardienne des traités communautaires.. Création de la haute autorité qui créé la CECA. d'une motion de censure : commission centaire. L'admission potentielle. Travail collégial dans l'intérêt de l'UE. c'est l'organe supranational. 1965. Elle est dite gardienne des traités communautaires et défend donc les intérêts de l'union qui sont contenus dans les traités. Elle est chargée de veiller au respect des traités et a des compétences pour cela. elle avait 20 commissaires. continuera à porter son nom. Dans les traités d'Amsterdam et Nice. Le président peut exiger à un membre du collège de quitter ses fonctions.SOUS SECTION I FONCTIONNELLE. Ils sont désignés en raison de leurs compétences parmi des personnes qui offrent toute garantie d'indépendance. si faute grave. -> Collégialement responsable de sa gestion par le parlement européen. c'est l'organe qui est représentatif de l'union. un par état (15) et les 5 plus grands états avaint un commissaire en plus. cette commission centaire a démissionné avant le vote de motion de censure. La commission va agir collégialement en prenant des décisions à la majorité simple et chaque commissaire peut faire l'objet d'une délégation explicite pour prendre des mesures d'exécution des décisions prises collégialement. A l'époque.

lorsque. Il lui revient le soin de désigner des vices présidents. Organe permanent qui prépare les réunions des différentes organisations du conseil de l'union. C'est l'organe clef du conseil des ministres car permet la discussion. La procédure de vote : Le conseil de l'union européenne : modalité de fonctionnement et procédure de vote utilisée au sein du conseil. Il est composé de représentants des états membres (les ministres en font parti). Ce Conseil de l'UE a de nbses difficultés : les modes d'adoption. ce conseil étant les destinaraires récupérant le pouvoir de décision des états va permettre à ceux-ci. sont soumis aux co-repères avant d'être soumis à la commission européenne. dans le but de mettre en place le marché commun. -> Environs 38 000 fonctionnaires européens. En 1965. D'une part. Répartition des porte-feuilles selon les thèmes. Vote des textes sans débat. -> Pouvoir général d'exécution et d'organisation : C'est l'organe d'exécution. l'élaboration. que le mode de vote à l'unanimité qui avait une double fonction. Elle fait œuvre de proposition. Elle intervient dans le processus de décision communautaire car elle propose les textes communautaires. il était prévu dans le traité de Paris/Rome. Ce dernier est lui même assisté d'à peu près 150 groupes de travail ou sous comités (représenté par des délégués de chaque pays). celle de respecter la souveraineté de l'état et donc de nécessiter l'accord de tous. Elle a un pouvoir d'exécution par délégation. Elle a pour tâche d'en faire respecter les dispositions et pour cela. Double action avec l'usage de l'unanimité.Président de la commission : il joue un rôle central car il définit les orientations politiques et qui décide de l'organisation interne de la commission = grande responsabilité. elle est compétente pour saisir la cour de justice. 1er Avril 2010. Le conseil des ministres. Idem pour chaque comité. Cela signfie que c'est l'organe qui n'est pas tout seul à l'initiative mais mets en forme les propositions d'actes communautaires. Il y a 10 conseils des ministres différents. Ils ont le rang d'ambassadeur et son accompagné d'expert. C'est elle qui prépare les propositions législatives communautaires. C'est à dire que tous les textes dont le conseil de l'union européenne est saisi. exemple sur l'économie/finances. Le conseil de l'UE est l'organe représentatif des états. elle devait ralentir le processus d'intégration des états dans le sytème communautaire. A quoi sert le co-repère ? Il prépare les travaux du conseil de l'union. d'exécution et gère les fonds. et leur adoption. dans son implication. d'user du vote à l'unanimité pour préserver les intérêts 28 . Alors que les états transfèrent les compétences au profit d'une organisation commune d'intégration. Paradoxalement. au sein du conseil. = Monopole de l'intiative communautaire. ce désaisissement se fait au profit de l'organisation gouvernementale (conseil des ministres) et d'autres part. puis on a un co-repère 2 qui travaille sur la politique. Un co-repère 1 qui travaille sur la question technique.

Depuis 2007. On est face à une OI qui devient une OI d'intégration (réellement). A partir de 2014 il est prévu dans le traité de Lisbonne. Repose sur une pondération de voix donnée à chaque état et s'appuie sur leur importance démographique. Il y a un mouvement double vers plus d'intégration. état plus puissant que d'autres qui cherchent à s'allier à d'autres. une liste des domaines de compétences dans lesquels peuvent intervenir le conseil des ministres doivent avoir un vote à l'unanimité.de chaque état. Tout cela se fait conjointement avec le parlement européen. il est établi que le conseil de l'UE statue par principe à la majorité électorale. Paralèllement. cela n'intervient que dans le cas des matières limitativement invoquées par le traité. il est réactualisé au moment de l'acte unique. cela signifie que par le traité de Lisbonne. du conseil des ministres au sein de l'UE. date d'entrée en vigueur du traité de Lisbonne. De Gaulle pratique la chaise vide 1965/1966. que le mode d'adoption de tout acte par le conseil des ministres. est une position qui a pour objectif de contrecarrer toute tentative d'évolution des communautés européennes vers un système communautaire fonctionnant dans le respect des principes majoritaires et dans l'intérêt de la communauté. Immigration. Ces règles vont s'appliquer à toutes les normes règlementaire. lorsque l'acte qui doit être adopté émane d'un état. que dit l'acte unique ? C'est que sauf disposition précise des traités. la répartition se fait avec les plus grands états (29 voix) jusqu'aux plus petits comme Malte (3 voix). Transfert des compétences. Pour certaines décisions. elle est devenue quasi-nulle. 29 . qui se fait jour au sein de l'UE. Chaque acte adopté au sein de l'UE devra avoir réuni une double majorité càd 55% des États et de 65% de la population. Ils ont un quota de voix qui varie selon leur importance démographique. dans les faits. Pondération de voix qui doit tenir compte de la population. Depuis le 1er Décembre 2009. culture. que puisse émerger au sein du conseil de l'UE une minorité de blocage. Donc. Jeu de poids et contrepoids. le traité prévoit que cette proposition est adoptée si elle obtient au moins 2/3. de principe. on a un temps de plus et un changement nouveau. environnement par exemple. Le traité de Maastricht allait dans le sens d'une accentuation. du recours au vote. Il faut donc se tourner vers les dérogations permises par les traités communautaires or. Le système prévu met en évidence que de petits états se voient l'opportunité de manifester leur opposition aux textes. Il est considéré comme un mode de notation à part entière pour une liste de compétences énuméré dans l'acte unique. c'est la majorité simple sauf disposition contraire des traités. Le recours au vote à l'unanimité n'intervient que dans les cas où les traités le prévoient (exception). les états vont continuer à agir dans le conseil des ministres et encore plus au moyen du vote à l'unanimité. Les traités prévoient qu'il faut au moins 62% de la population de l'UE mais il faut une majorité des états. par l'augmentation du nombre des domaines qui vont nécessiter un vote à la majorité. mais aussi des états votants : il faut que le vote représente au moins 62% de la population. La faculté qu'un état a de s'opposer seul à l'adoption d'un acte communautaire. Que dit l'acte unique ? Que modifie le traité de Maastricht ? Il rappelle une chose qui n'a jamais été appliquée.

+ Il exerce un contrôle démocratique. Ils étaient désignés pra chaque état. C'est le aprlement européen qui va établir par vote le président européen et dans un second vote. Qui peut être député européen ? Toute personne majeure. adopter des résolutions. 736 députés internationaux. la circonscription dans le cadre desquel se déroulent les élections européennes. investir la commission dans son ensemble. Juin 1979. date de la période de la première élection au suffrage universel direct des députés européens. 27 États. Il a fait du parlement un "co-législateur" avec le conseil de l'UE. il est dénommé dans l'acte unique européen. 30 . Les membres du parlement européen n'ont pas cessé de revendiquer que soit mis en relation le nom et les compétences normatives. Un pays a toujours refusé les scrutins plurinominaux : la grande Bretagne. s'est suivi d'un long débat politique : il y a eu une période de transition entre Nov2009 (fin du mandat de la précédente commission) et Fév2010. il praticipe à la prise des décisions (pouvoir normatif) en compagnie du conseil des ministres. L'idée était de créer une assemblée. On a toujours fait une dérogation. le nombre de représentants par État a changé. le nombre de chaque élu national. Assurer un lien entre la majorité et la minorité locale. Cependant. qui a été ratifié par chaque État. celui des assemblées qui composent des organisations internationales. Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe. Baroso. Mais la lettre du texte a été dépassé par la réalité. Président de la commission. Il y a une répartition des groupes nationaux selon l'importance de chaque état. l'évolution et la différence que l'on met en évidence est de prévoir l'élection de ses membres à l'élection directe. si ce n'est que la qualité de membre du parlement européen. Ce parlement européen s'appelle comme ça en 1962. Période selon laquelle les candidats commissaires ont été auditionné et chaque audition a été très politique. C'est une période qui a été longue. Il faut une décision du 20 Septembre 1976. Lors des séances plénières. 6 Avril 2010. Il intervient dans la procédure de désignations de la commission européenne et des membres de celle-ci. Actes à portées non obligatoires qui lui permettent de prendre position sur tout sujet. Ce sont des personnes qui sont présenties par les États de l'UE. pour que soit adopté l'acte qui décide de l'élection au suffrage universel direct des membres de ce parlement. Elle est représentée par 99 députés (Allemagne) jusqu'à Malte. par nécessité. Cela n'a pas été un vote d'investiture formel. éviter le nombre trop important de représentants. même s'ils font l'objet d'une liste (le président et ses aides). l'ancienne commission a géré les affaires courantes. exclut celle de membre du parlement national. Les compétences du parlement européen : + Il a un pouvoir traditionnel. 5 députés européens.Cette minorité de blocage qui sera mise en place = opposition d'une minorité d'état. d'une pré-désignation selon la procédure du commun accord. Il revient au droit interne de chaque état de mettre la procédure électorale. On fixait un nombre maximum.

-> Procédure de constatation de ce que le traité appelle un risque clair de violation des droits de l'homme ou encore. Par ailleurs. Le contrôle du parlement sur l'exercice du contrôle du parlement => rapport sur l'Exécution du budget par exemple. les travaux du conseil des ministres contrôlent les travaux aux moyens de questions écrites et orales adressées par les parlementaires aux membres du conseil. Il y a une procédure d'avis simple : domaine qui reste soumis à l'intervention exclusive du conseil des ministres qui reste le seul à prendre des actes normatifs. quand il a été question de passer de 12 à 27 états. Exigence de rectitude qui précède les commissaires. + Il peut examiner les compétences des citoyens. au profit du parlement européen. + A chaque conseil européen. 31 . + Il exerce le pouvoir européen : selon une mesure de "Codécision". Cela a été le point déterminant de toutes les revendications du parlement en 1970. Le mot qu'avait à dire le conseil des ministres ne se résumaient plus qu'à 55% des affaires.Le parlement a auditionné 27 candidats qui ont été accompagnées d'un nb de 2000 questions posées aux commissaires => Débat écrit et oral. Pouvoir limité de contrôle sur le budget. Elle a pour objet d'associer le parlement européen à l'exercice du pouvoir normatif. soit l'objet d'un avis du parlement européen. La coopération renforcée : c'est tout le débat ouvert par Maastricht. si pas consultation du parlement européen. Jusqu'au budget 2009. il est adopté conjointement par le parlement européen et le conseil des ministres. A chaque session plénière du parlement européen. Le parlement vote le Quitus (borne d'exécution du budget de l'union. réponse au nom du conseil. le président du parlement est invité à exprimer le point de vue du parlement européen sur les thèmes qui vont etre abordés à l'ordre du jour ou par les thèmes qui lui tiennent à coeur. procédure qui a eu tendance dont la portée s'est accru surtout entre 1992 (Maatricht) et 1989. Procédure de codécision : procédure législative ordinaire. et depuis Lisbonne (par principe) de l'associer à la prise de décision. Procédure de l'avis conforme. Il faut un avis conforme pour toute demande d'adhésion d'un nouvel état = il faut que la demande formulée au conseil des ministres. S'il se prononce et le conseil de l'UE adopte un acte substantiellement différent de l'acte qui fait avis. consulter le parlement. Il doit prendre l'avis. Condition de nullité : -> L'acte est entaché d'un vice de forme. constatation de l'existence d'une violation permanente. L'avis doit être respecté. = Il y a une coopération renforcée. Budget : Il finit par adopter ou non le budget.

+ Le Conseil des ministres va examiner les actes et va les transmettre aux co-repères qui vont être aidés par des commités d'expert. Intervention de plusieurs acteurs : De nombreuses personnes peuvent être à l'origine de proposition législative mais une seule peut en formuler la proposition (La commission). le texte passe par la commission qui retransmet au conseil. SECTION III : LE JUGE COMMUNAUTAIRE.C'est la personne qui représente l'UE dans le monde. le conseil des minitres doit voter unanimement contre l'amendement. Sans gradation. des compétences = juge communautaire d'attribution = recours juridictionnel. que le conseil des ministres désire passer outre et que cet amendement ne soit pas retenu dans le texte. peut être une partie pendante à un litige et paralèllement saisir la CJUE pour faire valoir ses droits. Il y a plus de 40 domaines nouveaux de compétences européennes qui requéraient d'autres procédures. dans des domaines limités. dite ordinaire. Il y a pour un même requérant. => Conciliation. Il y a une généralisation de la procédure législative. Il y a des domaines qui relèvent encore de l'intervention exclusive de la commission européenne. 3è lecture qui donne droit au parlement au rejet ou à l'adoption finale du texte. ce représentant pour la politique étrangère. 32 . Il est un juge d'attribution dans le cadre des recours ouverts aux états. Le parlement peut. + Le parlement a le droit d'adoption mais aussi le droit de formuler des modifications significatives aux textes soumis par la commission. Première chose très importante. Le parlement européen a la possibiité de se saisir des propositions faites par les citoyens : l'initiative européenne permet à un million d'européen de réclamer de nouvelles mesures législatives. La CJUE et CEDH ne sont pas assimilées. particuliers et institutions. à la majorité absolue de ses membres. au bout du compte. Ceux a qui les traités accordent. Elle est l'intermédiaire entre les deux institutions : Si la commission retient un amendement parlementaire à la proposition d'acte qu'elle a formulé. 8 Avril 2010. ce juge communautaire est un juge d'attribution. le texte va suivre deux lectures et à l'issu de chaque lecture. 2/3 des actes produits par l'UE sont créés par le parlement conjoint au conseil des ministres. Dans chaque institution. LE PROCESSUS LEGISLATIF : ¤ L'Initiative législative. s'opposer une dernière fois. les institutions communautaires et les particuliers. le comité de conciliation doit trouver un texte de compromis. + Elle enjoint son assentiment au parlement et au conseil des ministres. LA CJUE et Tribunal de première Instance : Le juge communautaire de droit commun est le juge de droit interne. figure les états membres. Ils peuvent inviter la commission à prendre en considération leur proposition d'actes législatifs.

§1 LA COUR DE JUSTICE DE L'UE. §2 LE TRIBUNAL DE PREMIERE INSTANCE. Elle peut statuer en assemblée plénière aussi. La chambre : (3 ou 5 juges) L'idée sous-jacente c'est d'assurer non seulement la rotation des juges en fonction de la nationalité. indépendamment de la nationalité du juge qui y préside. Cette demande va de paire avec la nature complexe de l'affaire. Ils sont désignés selon une procédure déjà évoquée par les émissaires du commun accord. 33 . Leur serment garantit non seulement que ne sera pas porté atteinte à leur indépendance mais aussi qu'ils rendront leur jugement en toute indépendance. a été créé un tribunal qui s'est placé à côté des cours de justice pour se décharger du contentieux de la fonction publique communautaire. -> Présider les audiences et délibérations des plus grandes formations de jugement. qu'à la demande de la cour. levée de l'immunité. Grande chambre se réunit quand la cour doit déclarer démissionnaire un commissaire européen. Les juges du tribunal prête serment devant la CJ. Depuis le début. Que peut on mettre en évidence sur le tribunal de première instance ? Il n'est composé que de magistrats et c'est parmi ceux-ci que peut être désigné un avocat général. les délais de jugement aussi et l'acte unique n'a pas pu faire grand chose si ce n'est prévoir dans cette disposition. Ils ne doivent pas exercer de fonctions qui permettraient un conflit d'intérêt entre leur ancienne et nouvelle profession. Décision 24 Octobre 1988. Le juge rend des arrêts et les avocats présentent leurs conclusions. Si cette idée est née à cette période là. approuvée par le conseil des ministres et l'UE. les états n'étaient pas favorables à sa création. Ils ne peuvent pas être relevé ou déchus de leur fonction sauf si très grave. donc la portée de la décision. existence dépend des traités. Le règlement de procédure du tribunal est adopté avec l'accord de la CJ et il est organiquement dépendant de la CJ. La CJUE est composée de 27 juges (un par état) et de huit avocats généraux. 3 ou 5 juges. après que soit consulté la commission et le parlement. elle statue aussi en formation de "grande chambre " où il y a 13 juges. Existence dans le cadre du fonctionnement du système institutionnel. Ces juges et avocats sont désignés pour une période de 6 ans renouvelable par tiers tous les trois ans. Le rôle de la cour s'est engorgée. Ils doivent faire preuve d'indépendance et de compétences. Entrée le premier septembre 1989 (le tribunal). 1957 et traité de Paris. ce sont les gouvernements de l'état qui selon la procédure du commun accord vont désigner un juge. Cette décision revient à la cour elle même. C'est pour ne pas figer les chambres. Dépend du règlement des procédures adoptées par la cour elle-même. Cette cour siège en chambre. Dés le milieu des années 70. La grande chambre de la CJ se réunit à 13 juges lorsqu'un état membre ou qu'une institution est partie à l'instance et c'est généralement à la demande de l'état membre ou de l'institution.

d'un acte. 34 . d'un recours en annulation. sur la comptabilité entre des accords externes et les traités communautaires signés avec d'autres états que ceux qui composent l'union. ¤ Fonction préjudicielle. inaction ou inertie qui viole les traités. Phase orale et phase écrite (ou l'inverse chronologiquement). procédure contradictoire.Ce tribunal exerce les mêmes compétences que la CJ sauf celle qui consiste à délivrer l'interprétation des traités communautaires. §4 LES FONCTIONS DU JUGE COMMUNAUTAIRE. mais il peut y avoir un sursis à exécution notamment d'un acte communautaire. en vertu du droit de l'Union. il s'agit d'une demande. Le juge interne demande qu'elle délivre l'interprétation d'un acte ou une procédure écrite. Il est possible que le juge prononce des mesures provisoires. ça n'est pas un examen de l'affaire bis. Parties entendues. Il peut être saisi pour tous les litiges et recours. 3 Types : + Compétence consultative. Recours directs : devant le TPI ou la CJ. ¤ Le recours en annulation. avec des moyens de faits nouveaux. recours dans laquelle le juge communautaire est saisi directement. Parallèlement aux recours indirects. Fonction contentieuse permet à la CJUE d'être saisie selon différents recours. SAUF les recours préjudiciel. -> Première instance. par la commission ou un état membre. §3 LA PROCEDURE DEVANT LE JUGE COMMUNAUTAIRE. Le TPI (tribunal de première instance) est incompétent. ¤ Recours en manquement d'un état qui sert à contrôler le respect par un état des obligations qui sont les leur. La contestation ne peut pas contenir de nouveaux moyens. ¤ Recours en carence (des institutions). 13 Avril 2010. dans l'hypothèse d'une urgence ou d'un risque qui pourrait être irréparable. Il est saisi et compétent pour les recours introduits par les personnes physiques et morales sauf pour le recours préjudiciel en appréciation de validité. Les traités précisent qu'elle peut être consultée par le parlement européen. d'un organe de l'UE. Phase d'instruction de l'affaire (audition de témoins et enquête sur pièce ou sur place). Rôle très important dans la phase précontentieuse avant la saisine de la CJ. différentes procédure et de connaitre des actes communautaires. premier et dernier ressort. Ce recours en annulation ressemblée d'assez prêt au recours pour excès de pouvoir. Le recours devant la CJ ou devant le TPI n'a pas d'effet suspensif. préjudiciels.

les principes qu'elle dégage sont les principes généraux du droit. C'est le recours préjudiciel en appréciation de la validité. Tous les traités cadre ultérieur complète les dispositions initiale. entre le juge communautaire d'attribution et la cour de justice. avis portant sur un accord sur l'espace économique européen (EEE). 15 Avril 2010. par exemple. Ces états doivent recourir aux actes internes. CHAPITRE III : L'ORDRE JURIDIQUE COMMUNAUTAIRE. C'est à propos de ces actes appréciés dans leur globalité que la CJ s'est prononcée dans un arrêt et un avis. Faute d'avoir ratifié le projet de traité portant constitution pour l'Europe. aucun jugement ou arrêt de droit interne. c'est la jrp de la cour qui a fixé un rang hiérarchique au droit communautaire. La CJ veille à ce que la transposition se fasse dans le respect des principes invoqués. la CJ vérifie toujours que l'obligation de transposition se fait dans le respect de 35 . Ces traités priment à toutes les autres sources de droit communautaire. la transposition ne peut pas se faire au moyen d'une pratique administrative. Jurisprudence est une source de droit. d'usages qui sont utilisés en droit interne. La CJUE a été invitée à définir les normes du droit communautaire et à définir les régimes applicables.Etablit un dialogue entre juges. Nomenclature des actes dérivés. Les mesures nationales nécessaires à la réalisation de la directive. Cela constitue la charte constitutionnelle de la communauté. et le juge de droit commun. Les états doivent prévoir un cadre législatif et règlementaire qui doit garantir l'application pleine et entière de la directive. §1 LES ACTES PREVUS PAR LES TRAITES. Elle ne sanctionne ni ne rejette. UE repose sur tous les traités qui reposent sur les autres. = Droit originaire. Incorporation de la directive en mettant en œuvre les objectifs qu'elle contient. La CJ peut admettre un certain nombre de pratiques. C'est le principe de l'autonomie des traités. CJCE 23 Avril 1986 PARTI ECOLOGISTE LES VERTS CONTRE LE PARLEMENT EUROPEEN. SECTION I : LES SOURCES DU DROIT COMMUNAUTAIRE. Un premier jugement qui concerne la validité d'un acte communautaire. ce ne peut être que par la portée d'un acte juridique. ni ne casse. SOUS SECTION 1 LE DROIT ORIGINAIRE. Liée par la déclaration d'invalidité faite par la cour de justice. Avis de la CJCE du 14 Décembre 1991.

A chaque fois qu'un acte est émis. La banque centrale est habilitée à prendre des règlements. il lui revient le soin de mettre en œuvre l'action en manquement. Les intéressés doivent être informés des conditions d'adoption de l'acte.l'interprétation que donne les juridictions internes des dispositions nationales qui servent à transposer. de manière sage. toute cette action faite par la communauté européenne qui consiste à rendre de plus en plus précis cet acte qui n'est pas censé l'être. Très clairement. Dés qu'une décision s'écarte d'une pratique antérieure. La commission qui est dite gardienne des traités contrôlent la bonne transposition des traités. aux institutions compétentes pour créer du droit et prendre des actes. En matière d'harmonisation. 36 . à la nature de l'acte adéquat. il n'est pas rare qu'elle s'appuie sur les textes des recommandations. Ces avis et recommandations ne lient pas. ils sont adoptés pour 2/3 d'entre eux par le biais de la procédure législative ordinaire : la codécision. Exemple constat anticoncurrentiel des états. Aucun choix aux états pour être transposé. Il faut que cela ait été prévu par les traités et pour finir pour remplir les objectifs apportés par les traités. Ils n'ont d'effet juridique qu'indirects. il en reste un tiers qui peuvent émaner d'autres institutions. elle doit comporter une motivation implicite et détaillée. cela se fait le plus souvent par voie de règlement. Débute l'action en manquement. il faut se référer en fonction du domaine. Ils constituent une invitation à l'application. Par principe. Il n'a d'effet que par l'intermédiaire de mesures nationales de transpositions. principe de la compétence d'attribution de l'UE mais aussi au sein de l'UE . à l'égard d'un destinataire particulier. ce qui ne signifie pas qu'elle ne nécessite pas d'être complétée par des mesures d'applications. "La décision est obligatoire dans tous ses éléments pour tous les destinataires qu'elle désigne". Prévu par les traités. Obligation général de motivation. ¤ LA DECISION. ils doivent pouvoir défendre leurs droits en justice et le saisir. S'ils sont le fruit d'un travail conjoint de la commission. notifiés. Ils ne peuvent pas altérer la portée ou modifier la portée d'une directive : obligation de transposition exacte et correcte. Les directives restent un acte destiné aux états et aux états seulement. Cet acte n'a pas directement d'effet. L'acte doit comporter la base juridique sur le fondement de laquelle il a été adopté. avant que ne soit saisie la CJ. ensuite. sanction par amende. Elle est la première à émettre ce type d'actes. Elle est obligatoire dans tous ses éléments. du parlement et du conseil. il n'a pas vocation comme le règlement à s'appliquer dans le chef des particuliers. il faut savoir quel type d'acte il va falloir adopter. dans le cadre des recours préjudiciels. Les états membres ont l'obligation de notifier les mesures de transposition qu'ils ont prises. Ils ne peuvent être l'objet d'un recours juridictionnel cependant la CJ. a été amenée à retenir les indications fournies et à en viser. ¤ L'AVIS ET LA RECOMMANDATION. La commission peut être à même de constater si oui ou non elle a été destinataire de la transposition.

Si on n'a pas connaissance de l'acte car pas notifié. Ils sont autant de déclarations. retrait des actes : à tout moment. les institutions communautaires peuvent abroger les actes. Exemple : règlement de procédure et tribunal de première instance. 25 Janvier 1979. parfois même.LES REGIMES JURIDIQUES. "Lorsque la confiance légitime des intéressés est dûment respectée". de communication. Avis : consultatif. ne sont pas du droit dérivés de la nomenclature. Abrogation. faux amis. de résolutions. Cet acte qui emportera indirectement des conséquences aux particuliers sera notifié à l'état qui sera chargée de mettre en œuvre les contenus de l'acte. Ces règlements n'ont pas la même portée que le règlement communautaire. conclusions. Qui dit retrait dit rétro-action. On trouve aussi des décisions. ils s'imposent aux institutions. Il y a certain de ces actes 37 . B) SUI GENERIS : Non prévu par les traités. RACKE. l'acte n'est pas opposable. Il est possible que la responsabilité de l'union soit engagée en cas de modification ou d'abrogation source de dommage. Ils sont le fruit d'une adoption. parfois dés sa publication quand c'est écrit. Entre en vigueur à la date contenue en leur sein. Il est des actes qui ne sont pas prévus. ni un régime juridique. A) LES ACTES PRIS PAR LES TRAITES MAIS HORS NOMENCLATURE. l'acte devient inopposable. pour que le retrait puisse être utilisé il faut d'abord que l'acte soit illégal donc l'illégalité doit exister et être identifiée. Ce sont des actes issus de la pratique. ils entrent en vigueur le 20eme jour. Les institutions à l'origine de l'acte peuvent le retirer. Il faut le retirer par un délai raisonnable. Plus précisément ce ne sont que les principaux actes dérivés qui sont consignés dans cette nomenclature. n'entrent pas dans la nomenclature. Ils ont des objectifs divers et variés. -> Journal Officiel-UE quelque soit la procédure qui a permis leur adoption. Ces règlements ont pour objet de définir l'organisation ou le fonctionnement de l'institution. leur portée dépasse le cadre de leur objet (ex : règlement de procédure de la cour de justice). Maintient de certains actes antérieurs. Les traités prévoient certains actes spéciaux dont ils ne donnent ni les définitions. mémorandums etc. §2 LES AUTRES ACTES. par exemple la décision du parlement européen qui constate l'arrêt définitif du budget et qui donne décharge à la commission pour l'exécution du budget. Après. 4 Mai 2010.

Les accords interinstitutionnels sont des actes que les institutions s'adressent à elles-mêmes et entre elles. Ce sont des actes dépourvus d'effet obligatoire ni pour les états. éventuellement dans lesquels il se fixe un délai. sur la base de directive que lui donne le conseil. Le conseil conclut à l'unanimité les accords passés par l'union. Cela bloque tout entrée en vigueur ultérieur jusqu'à ce que ces traités soient révisés pour les rendre compatibles. Accords externes et le droit conventionnel complémentaire. c'est elle qui négocie les accords externes. ils sont notamment ceux qu'adoptent le conseil des ministres. Même en l'absence d'une attribution explicite. à l'issu de ces avis. Ils constituent une sorte de guide que le conseil s'adresse à lui-même. Dés que ces accords sont conclus par l'organisation de l'UE et qu'ils entrent en vigueur. SECTION III : TRAITES ET ACCORDS INTERNATIONAUX. Néanmoins. ils ont la capacité de conclure des traités et accords internationaux entre eux ou avec des états tiers. dans lequel il se fixe des objectifs. de disposer de compétences générales pour conclure des accords externes. par lesquelles elles précisent la politique de l'union dans certains secteurs. d'intentions. donc l'union. 38 . la communauté peut conclure un accord externe en vue de réaliser un objectif déterminé. mais aussi avec d'autres OI. Qui est compétent pour les négocier ? Cela revient à la commission européenne. §2 LE DROIT CONVENTIONNEL COMPLEMENTAIRE. Dans le cadre d'accord d'association que peut conclure l'UE. §1 LES ACCORDS EXTERNES. ce droit conventionnel constitue une source de droit communautaire. parlement ou états membres) peuvent demander à la cour de justice de formuler un avis sur l'accord externe. lui ou les autres institutions (conseil. Ils peuvent être invoqués par les particuliers devant des juridictions internes. avec les états candidats PECO ont été conclus des associations. A valeur préparatoire. il faut que les accords externes aient fait l'objet d'une publication et soient à la portée des citoyens européens. Ce sont des accords aux traités conclus par l'union avec des états tiers ou des OI. ils font partis intégrante de l'ordre communautaire. qui organisent leur condition de travail. Ces OI ainsi que les états membres sont des sujets de droit internationaux. Ces accords lient les institutions de l'union et lient aussi les états membres avec tout ce que cela comporte. Dans le meilleur des cas. notamment dans le cadre des associations. C'est en cela qu'ils constituent une source du droit communautaire car ils viennent compléter le droit communautaire. La cour de justice autorise la communauté européenne. ni pour les particuliers : ils ne créent pas de droit donc ne sont pas invocables devant la cour de justice. exemple les communications de la commission européenne. ils peuvent être utiles afin d'interpréter d'autres règles. à la différence près qu'il faut que soit respecté afin d'être utile. Accords internationaux conclus par l'état dont l'UE ne fait pas parti. Ce ne sont que des déclarations politiques.qui ont une valeur préparatoire et programmatoire. Il lui faut un avis conforme.

Les traités renvoient à leur future conclusion. ET CLASSIQUES PROPRES A TOUS LES SYSTEMES ¤ Le principe de sécurité juridique. applicable y compris aux entreprises d’états tiers qui se trouvent sur le sol de la communauté dés lors que ces entreprises faussent le jeu de la concurrence. il invite le juge communautaire à définir ces principes généraux et à les appliquer. Ils sont au dessus du droit dérivé. elle en assure la pleine efficacité. exerçant leurs compétences propres => Traités internationaux. 6 Mai 2010. Le droit fait l'objet d'une interprétation uniforme. Communauté et système mis en place. A) CONTENUS JURIDIQUES.On en trouve aussi en droit international privé. Complètent les lacunes communautaires (principes généraux du droit dégagé par la CJCE) surtout en matière des droits fondamentaux. 39 .  Principe de territorialité. 1) L’ORIGINE ET LE CONTENU DES PRINCIPES GENERAUX DU DROIT. ils coopèrent internationalement. ils sont dégagés par la CJ comme des principes qui relèvent du droit des États. Ces dommages doivent être réparés (créé par les institutions ou les agents) conformément aux principes généraux communs des droit des états membres. Le traité de Maastricht modifié fait plus que suggérer. SECTION IV : LA JURISPRUDENCE ET LES PRINCIPES GENERAUX DU DROIT INTERNATIONAL. Elle a toujours voulu démontrer son droit par rapport au droit international public et avoir sa propre identité : « Le droit européen ». et dans d’autres cas. Il veut les soumettre à un corps de règles (les états membres) et de garanties fondamentales qui ne sont pas dans les traités. Elle n’a pas le droit de refuser le droit d’entrée et de séjour à ses propres ressortissants. La CJ et les tribunaux ont pour attribution général le respect du droit communautaire. La CJ a été invitée par les traités à requérir des principes de ce genre. (Le juge du droit communautaire est le juge interne) Si la CJ garantie le droit. Lorsque les états membres concluent des accords entre eux. -> Interprétation téléologique qui signifie que c'est une interprétation faite en tenant compte des buts et objectifs des traités. Un juge ne dispose pas de pouvoir normatif (jurisprudence). ¤ Le principe de bonne foi.

Pas possible d’effectuer un contrôle. dés lors qu’il est nécessaire d’apporter une restriction à un principe de droit fondamental. NOLD. les traités constitutifs n’évoquent pas les droits fondamentaux.¤ Traités et nature de l’ordre juridique communautaire. CJCE. de se tourner vers la loi ou textes constitutionnel pour contrôler le respect étroit des libertés. etc. ¤ Principes d’égalités. voir même la cour va communautariser. sans limite. Elle se réfère aussi )a la charte sociale européenne. B) LE PRINCIPE GENERAL DU DROIT FONDAMENTAL. Dans une majorité d’état ou dans certains états membres (quelques).. On ne peut pas postuler un droit. Pour la réalisation des objectifs contenus dans les traités. elle contourne ce problème. ¤ Principe de la hiérarchie des normes. Droit à un procès équitable. Elle dit : « Le respect des droits fondamentaux fait parti des PGD fondamentaux… ».  Interdiction de la discrimination fondée sur la nationalité ou encore le principe de solidarité (entre états). CJCE 28 Octobre 1975. 17 Décembre 1970. La Cour de justice s’appuie sur les traditions constitutionnelles des états membres. CJCE 12 Novembre 1969 STAUDER. Elle s’appuie sur deux sources d’inspiration : • CJCE. 40 . En les érigeant au statut de principes des droits fondamentaux. rares sont les dispositions des traités qui implicitement prévoient ces droits. Etc. MERONI. on peut le considérer comme légal. A l’origine. Arrêt de la CJCE du 13 Juillet 1958. 14 Mai 1974. INTERNATIONALE HANDELSGESEUSCHAFT.  Principe de l’équilibre institutionnel : on ne peut pas distinguer les pouvoirs comme au sein d’un état. ¤ Principe des respects des droits de la défense. Droit de propriété. Droit au respect de la vie privée et familiale. RUTILI. Ils peuvent faire l’objet d’une restriction que la cour mesure dans leur intensité. Droit au respect de la dignité humaine et l’intégrité de la personne.       Droit au juge (effectif). • Les accords internationaux de protection des droits de l’Homme. ¤ Non opposabilité des textes non notifiés.

+ Applicabilité directe. il y avait des membres de la commission européenne. Cette charte établit un ensemble de droits fondamentaux inspiré de la CESDH. cette charte n’a eu aucun effet juridique contraignant. Il y a environs 54 Articles qui définissent les valeurs fondamentales de l’Union.  On appelle aussi ce principe l’effet direct. surtout des fondements de ce droit de l’Union.  Les constitutions nationales permettent d’organiser. Il n’y avait pas que des parlementaires qui étaient dans la convention. « principes qui sont communs à tous les états membres ». Préservation commune des droits fondamentaux. Ce droit communautaire a vocation à créer des droits. au bénéfice ou à la charge des personnes privées.  Laisse les états décider. préservation des espaces européens de libertés et de justice. des particuliers. de définir dans quelles conditions ils vont introduire leurs obligations. Les recours individuels ne pouvaient pas s’appuyer sur les invocations des textes de la charte. SECTION I : APPLICABILITE IMMEDIAT ET DIRECTE DE L’UE. §1 DEFINITION. ce qui fait que la cour de justice a continué de tirer de nouveaux principes fondamentaux mais sans pouvoir l’imposer.Article 6 du traité sur l’union européenne : « L’Union est fondée sur les principes de libertés de la démocratie. L’union respecte les droits fondamentaux tel qu’ils sont définis dans la CESDH et tel qu’il résulte des traditions constitutionnelles communes aux états. s’est accompagné de la signature de la charte des droits fondamentaux de l’UE. Le conseil européen de Nice en Décembre 2000. Le juge de droit communautaire est le juge commun interne. + Il est dit « applicable immédiatement ». Entre 2000 et 2009. + La primauté. Nous avons un traité qui vise à protéger les droits fondamentaux sur les territoires de l’union. en cela elle a fait œuvre de construction normative. Le traité de Maastricht modifié prévoit qu’il est possible de sanctionner un état en suspendant les droits de votes Maintenant nous avons un texte. on ne peut pas le faire sans dissocier ce qu’est le droit international du droit interne. SOUS SECTION I : L’APPLICABILITE IMMEDIATE. (Dualisme et monisme). CHAPITRE II : INTEGRATION DE DROIT DE L’UE DANS LES ORDRES JURIDIQUES NATIONAUX. Pour pouvoir faire le tour de ce que cela recouvre. 41 . 11 Mai 2010. le respect des droits de l’homme… ainsi que les états de droit » et cet article ajoute.

Monisme : Seul et unique. ¤ Le droit communautaire doit être appliqué par l’ordre interne. produise des effets. 42 . toutes les normes ne bénéficient pas de l’application de mêmes principes. à part une prescription obligatoire imposée par le droit communautaire ou des exceptions. Ils ne peuvent traduire d’effets que sous certaines conditions. Toutes les normes ne répondent pas toujours au principe plein et entier. §2 LES EFFETS ET LES CONSEQUENCES. même évoquant le fait que les mesures d’introductions ne font pas obstacle. Pour pouvoir répondre à ce qu’est l’applicabilité directe des normes et du droit communautaire. sont séparées (dualisme). ils forment un système unique. il faut voir que cette applicabilité peut se développer dans des litiges différents. Il faut qu’une loi soit rédigée et qu’elle reprenne le traité et ses dispositions pour permettre que le traité. Certainement normes sont applicables immédiatement mais sous condition . CJCE 9 Mars 1978.Les deux ordres. CJCE 15 Juillet 1954. les deux ordres juridiques (international et interne) ne sont pas séparés. Le traité ou l’accord n’a pas à faire l’objet d’une quelconque mesure de réception ou de transition. Il faut qu’il l’applique « en tant que droit communautaire » (en tant que droit de l’Union). SOUS SECTION II : L’APPLICABILITE DIRECTE DU DROIT COMMUNAUTAIRE. dans un tel système. ils sont indépendants. ¤ Quelque soit les traditions constitutionnelles. Les états a tradition dualiste. Or. Dés lors qu’il a été ratifié. qui sont impliquées. Article 55 du 4 Octobre 1958. Ces mêmes normes peuvent être appliquées dans des litiges verticaux. il ne peut y avoir aucune mesure d’introduction du droit communautaire . le principe veut qu’il ne peut pas y avoir de mesures d’introductions. le bénéfice de l’applicabilité directe pour certaines lois. SOMMONTHAL : Précise que le droit issu des traités « fait partie intégrante de l’ordre juridique applicable sur le territoire de chaque état ». Il a été dégagé après que la CJ ait été saisie par le biais de recours préjudiciels. La cour de Justice a condamné les états qui pratiquent le dualisme. COSTA C/ ENEL : Effet direct. toutes les normes n’ont pas forcément le bénéfice plein et entier de l’applicabilité des règles. indirectement. avec sa spécificité. Cette séparation les juxtapose. il prendra place directement dans le droit national et applicable. Et ces normes peuvent être appliquées dans des litiges horizontaux. §1 QU’EST-CE QUE L’APPLICABILITE DIRECTE ? C’est le fait de conférer au particulier des droits et obligations. En effet. ne sont pas tolérés car ne respectent pas le système.

au profit duquel « les états. institue un marché commun. arrêt VAN GEND EN LOOS. Elle ajoute que ce marché commun fonctionne en ce qui concerne directement les justiciables de la communauté. bien que dans des domaines limités. de l’esprit des traités ainsi que de leur terme. en tout état de cause. les peuples (ressortissants). Elle pointe du droit la procédure de renvoi préjudiciel. §2 L’APPLICABILITE DIRECTE DES DIFFERENTES SOURCES. Ce traité est plus qu’un accord entre Etats. Elle dit et met en évidence : L’objectif qui crée la CE (Traité de Rome). avant). il faut se tourner vers elle pour obtenir son appréciation ou sa validité. CEE. Toutes les dispositions des traités créent-elles des droits ? Sont elles d’effet direct ? Peut on se prévaloir de toutes les dispositions des traités. 5 Avril 1979. La communauté. RATTI. alors elle ne peut pas être d’effet direct. Cette procédure de renvoi préjudiciel. il faut dégager un principe totalement différent qui s’applique au droit international classique.CJ qui pose un principe contraire au droit international. ont transféré leurs droits souverains ». Cela repose sur un critère matériel. La CJ a affirmé dans l’arrêt VAN GEND EN LOOS qu’une disposition communautaire « est d’effet direct si elle est inconditionnelle et suffisamment précise ». 43 . le caractère d’effet direct de la norme dépend de son contenu. elle ne laisse à l’état aucune marge d’appréciation = Dés lors que l’état a le choix. y compris ceux à valeur déclaratoire voir incantatoire ? Inconditionnalité et précisions de l’obligation contenue dans la norme. 1963. il crée aussi des obligations et droits à l’égard de leurs ressortissants. acier. Une obligation suffisamment précise peut être une obligation de faire ou de ne pas faire. constitue un nouvel ordre juridique de droit international. sont visés les états. charbon. (Economie. Dans le préambule de la CEE.