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KOBAYASHI ISSA 1763-1827

1. Papillon voltige dans un monde sans espoir (Haiku, trad. Corinne Atlan et Zéno Bianu, p.48, nrf, Poésie/Gallimard, 2002) 2. Papillon qui bat des ailes je suis comme toi poussière d'être ! (Haiku, trad. Corinne Atlan et Zéno Bianu, p.50, nrf, Poésie/Gallimard, 2002) 3. Puisqu'il le faut entraînons-nous à mourir à l'ombre des fleurs (Haiku, trad. Corinne Atlan et Zéno Bianu, p.59, nrf, Poésie/Gallimard, 2002) 4. Rien qui m'appartienne sinon la paix du coeur et la fraîcheur de l'air (Haiku, trad. Corinne Atlan et Zéno Bianu, p.71, nrf, Poésie/Gallimard, 2002) 5. Foudre et tonnerre ! à chaque éclair le monde guérit (Haiku, trad. Corinne Atlan et Zéno Bianu, p.79, nrf, Poésie/Gallimard, 2002) 6. Tuant une mouche j'ai blessé une fleur (Haiku, trad. Corinne Atlan et Zéno Bianu, p.94, nrf, Poésie/Gallimard,

2002) 7. Grimpe en douceur petit escargot tu es sur le Fuji ! (Haiku, trad. Corinne Atlan et Zéno Bianu, p.104, nrf, Poésie/Gallimard, 2002) 8. Ce matin c'est l'automne à dire ces mots je me sens vieillir (Haiku, trad. Corinne Atlan et Zéno Bianu, p.118, nrf, Poésie/Gallimard, 2002) 9. Le loup ! rien qu'à voir ses crottes on tremble de froid. (Haiku, trad. Corinne Atlan et Zéno Bianu, p.185, nrf, Poésie/Gallimard, 2002) 10. Devant l'éclair sublime est celui qui ne sait rien ! (Haiku, trad. Corinne Atlan et Zéno Bianu, p.80, nrf, Poésie/Gallimard, 2002) Aux admirateurs de lune les nuages parfois offrent une pause (Haiku, trad. Corinne Atlan et Zéno Bianu, p.127, nrf, Poésie/Gallimard, 2002)

YOSA BUSON 1716-1783
11. Soir de printemps de bougie en bougie la flamme se transmet (Haiku, trad. Corinne Atlan et Zéno Bianu, p.30, nrf, Poésie/Gallimard, 2002)

12. Le printemps qui s'éloigne hésite parmi les derniers cerisiers. (Haiku, trad. Corinne Atlan et Zéno Bianu, p.31, nrf, Poésie/Gallimard, 2002) 13. Dans la brume de printemps le vol blanc d'un insecte au nom inconnu (Haiku, trad. Corinne Atlan et Zéno Bianu, p.34, nrf, Poésie/Gallimard, 2002) 14. Dans les jeunes herbes le saule oublie ses racines (Haiku, trad. Corinne Atlan et Zéno Bianu, p.53, nrf, Poésie/Gallimard, 2002) 15. Les montagnes au loin reflet dans les prunelles d'une libellule (Haiku, trad. Corinne Atlan et Zéno Bianu, p.145, nrf, Poésie/Gallimard, 2002) 16. Plus émouvantes encore à la lumière des lanternes les prières des nuits froides (Haiku, trad. Corinne Atlan et Zéno Bianu, p.182, nrf, Poésie/Gallimard, 2002) 17. Pluie de printemps celui qui ne peut écrire comme il devient triste ! (66 Haiku, trad. Joan Titus-Carmel , p.6, Verdier 2004) 18. Loin de la maison sans entendre un rossignol toute une journée ! (66 Haiku, trad. Joan Titus-Carmel , p.9, Verdier 2004) 19. Chaque fleur qui tombe les fait vieillir davantage branches de prunier !

p.12. Ah ! quelle douleur trouvant par terre le peigne de ma femme morte (66 Haiku. Joan Titus-Carmel . Joan Titus-Carmel . p. La fin du printemps hésitantes. trad. p. p.22. p. Venant vers les fleurs m'assoupissant sous les fleurs ah ! quel passe-temps (66 Haiku.28.27.23. trad. Verdier 2004) 22.38. Verdier 2004) 20. Quand la lune passe à l'ouest l'ombre des fleurs de cerisier s'allonge vers l'est (66 Haiku. En tombant dans l'eau les pétales disparaissent prunier sur la rive (66 Haiku. trad. les dernières fleurs de cerisier (66 Haiku. p. trad.47. Verdier 2004) 21.17. trad. trad. Auprès du poirier je suis venu solitaire contempler la lune (66 Haiku.(66 Haiku. Verdier 2004) 23. Verdier 2004) . trad. Joan Titus-Carmel . Verdier 2004) 25. Joan Titus-Carmel . Verdier 2004) 24. Verdier 2004) 26. trad. Joan Titus-Carmel . Joan Titus-Carmel . Chandelle à la main l'homme parcourt son jardin pleurant le printemps (66 Haiku. p. Joan Titus-Carmel . p. Joan Titus-Carmel .

nrf. Corinne Atlan et Zéno Bianu. Verdier 2004) 28. Dans les jeunes herbes le saule oublie ses racines (Haiku. trad.53. Traversant l'assiette une souris fait un bruit terriblement froid ! (66 Haiku. Corinne Atlan et Zéno Bianu. trad. 2002) . 2002) 4. Joan Titus-Carmel . p. p.31.34. Corinne Atlan et Zéno Bianu. Poésie/Gallimard. p. nrf. Le printemps qui s'éloigne hésite parmi les derniers cerisiers. 2002) 2. trad. trad. p. 2002) 3. trad.30.65. (Haiku. Poésie/Gallimard.27. Basho parti sans lui désormais l'année n'aura pas de fin (66 Haiku. nrf. Dans la brume de printemps le vol blanc d'un insecte au nom inconnu (Haiku. Poésie/Gallimard.49. V YOSA BUSON 1716-1783 1. nrf. trad. Joan Titus-Carmel . p. Poésie/Gallimard. Corinne Atlan et Zéno Bianu. p. Soir de printemps de bougie en bougie la flamme se transmet (Haiku.

17. trad. Corinne Atlan et Zéno Bianu. p.6.22. Pluie de printemps celui qui ne peut écrire comme il devient triste ! (66 Haiku. trad.182. En tombant dans l'eau les pétales disparaissent prunier sur la rive (66 Haiku. p. Verdier 2004) . Joan Titus-Carmel . Joan Titus-Carmel . 2002) 7. Plus émouvantes encore à la lumière des lanternes les prières des nuits froides (Haiku. p.145. p. trad.12. Verdier 2004) 10. Les montagnes au loin reflet dans les prunelles d'une libellule (Haiku. trad. p. Verdier 2004) 8. Joan Titus-Carmel . trad.9. Poésie/Gallimard. p. Chaque fleur qui tombe les fait vieillir davantage branches de prunier ! (66 Haiku. Quand la lune passe à l'ouest l'ombre des fleurs de cerisier s'allonge vers l'est (66 Haiku. Poésie/Gallimard. 2002) 6. nrf. nrf. Verdier 2004) 11. Corinne Atlan et Zéno Bianu. Loin de la maison sans entendre un rossignol toute une journée ! (66 Haiku. trad. p.5. Verdier 2004) 9. Joan Titus-Carmel . Joan Titus-Carmel . trad.

trad. Traversant l'assiette une souris fait un bruit terriblement froid ! (66 Haiku. Joan Titus-Carmel .65. Basho parti sans lui désormais l'année n'aura pas de fin (66 Haiku. p. Verdier 2004) 13. les dernières fleurs de cerisier (66 Haiku. Joan Titus-Carmel .38. Verdier 2004) 16. Venant vers les fleurs m'assoupissant sous les fleurs ah ! quel passe-temps (66 Haiku.27.28. p. Ah ! quelle douleur trouvant par terre le peigne de ma femme morte (66 Haiku. Chandelle à la main l'homme parcourt son jardin pleurant le printemps (66 Haiku. Verdier 2004) 18. Verdier 2004) 15. La fin du printemps hésitantes. trad.49. Joan Titus-Carmel .12. Joan Titus-Carmel . Joan Titus-Carmel .23. Auprès du poirier je suis venu solitaire contempler la lune (66 Haiku. Joan Titus-Carmel . trad. trad.47. Verdier 2004) 14. p. p. Verdier 2004) 17. trad. trad. Joan Titus-Carmel . p. V KUHONA KUBOTA 1881-1926 . trad. p. p.

Seul je polis mes poèmes dans le jour qui s'attarde (Haiku. nrf. 2002) 2. nrf. Ils me transpercent encore les yeux que le serpent a laissé dans l'herbe ! (Haiku. Poésie/Gallimard. p. trad. trad. 2002) 2. Le fil du cerf-volant dans le ciel il se noie sur le doigt il se voit . Poésie/Gallimard. Corinne Atlan et Zéno Bianu. p. Au long de la rivière je n'ai vu aucun pont ce jour est sans fin (Haiku.1. 2002) 3. nrf. Descendant du cheval dans le vent d'automne j'ai demandé le nom du fleuve KYOSHI TAKAYAMA 1874-1959 1. Poésie/Gallimard. Corinne Atlan et Zéno Bianu.29.28. p. Déjà je l'imagine tombant sur mon cadavre la neige SEISHI YAMAGUCHI 1901-1994 1. Retombé au sol le cerf-volant a égaré son âme MASAOKA SHIKI 1867-1902 1. Corinne Atlan et Zéno Bianu. trad.28.

---------------Des reflets dans l'eau. Je rêve sans rien dire Posant un doigt entre deux Trois barreaux d’échelle Vogue une penséeA dix mille lieues de moi. Ta solitude * Faire fuir l'oubli Ressortir une fois l'anLes mêmes bougies * . Poésie/Gallimard.(Haiku. trad. nrf. ---------------Des eaux limpides. Corinne Atlan et Zéno Bianu.39. Scintillance dans le ciel. Poudre d'étoiles. p. Dans le regard de l'aigle. Le calme marin. Miroirs du soleil. Nulle trace dans le courant où j'ai nagé avec une femme Un clair de lune. Le son du bruit des vagues. 2002) 2.

le compte à reboursLa pleine lune * Doux mois de Janvier jusque sur les coeurs gelés ton souffle chaud * Se lève le vent. s'éveille un oeillet * Palette fauvejuste au coucher du soleil cet arc-en-ciel * Des nuits à l'attendre Et déjà. ne l'avait pas Pour réchauffer mes mains les tiennes gelaient * Souvent en croisant la cabane abandonnée je crois voir ton ombre Mais la porte est barricadée mais encore un fol espoir ** Nostalgie de toi la plus longue lettre est courte à quand la prochaine ? . vacille mais ne s'éteint pas la flamme * Les étoiles tu disais pour moi pouvoir les décrocher Fougue de la jeunesse pourrais-tu pour nous.Verglas annoncédans le petit matin frileux. revenir? * Vapeurs dans le froid rejoignant les nuages nos rêves d'hier * Ce geste tendre même ma mère jadis.

les vagues * Le dernier mot dit pourquoi faut-il qu'il souffle tous nos jours heureux ? * .Qu’a fait de nous la distance ? que fera de nous le temps ? ** Querelle d’amoureux tu m’imposes ton silence et ces jours de vide Le premier pas comme il coûte si faible ce soir…je cède ** Retrouvaillesaprès des mois d'absence le froid d'un hall de gare nos fervents "je t'aime" accaparent la parole ** Sur le sol tendre nos pas légers s'accordent à tracer la piste Ce soir oublier dans tes bras la solitude du chemin inverse ** Longer le ruisseau sans autre but qu'être ensemble coeurs à l'unisson Un miracle ta présence je refoule toute plainte ** Frisson matinal est-ce une pensée de toi qui me traverse ? ** Jalonnée de blanc la route ce matin-làelle menait à toi * Les bruits de la nuit s'immiscent dans les rêvesTic-Tac.

Le lire dans tes yeux quand tes lèvres le taisentl'incessant départ * Matin de fêtetout autour du feu de joie l'Absence Ces petits bateaux dans tes mains était-ce le partir déjà ? * Nos deux lits d'enfants il n'y a plus que la rouille qui les fait grincer De très loin revient une voix elle grondait. nous sautions * Se nourrissent de rien tiennent dans une mallenos souvenirs d'enfance * Suivre à la trace un rêve évaporétomber de bien haut * Tous ces matins gris viendra-t-il un printemps pour les éclairer? * Reflet dans tes yeux la tristesse du ciel voile ton regard * Longue est la route si au bout du chemin il n'y avait toi * Jamais ne meurent nos souvenirs d'enfanceBelles au bois dormant Qu'une pensée réveille qu'une lumière habille * Née du silence ta parole est précieusePremier mot : " Maman " * .

fond. le temps qui passe * Entre ce qui fut et ce qui ne sera plus une nuit. blanche * Tel un mirage la neige. le matin ta main amie. rentrée pour toujours ta chaise.. le chatronron sonore * Chut! Les étoiles la lune se reposeun croissant est né . voisin vingt ans durant. au pays du soleil miroite.Apporte l'oubli emporte toute peine et gomme les bleus -Nux.. Ignatia. Arnica ? -Non. s'agitait * Départs. fuit * Trottoir d'en facepliée. arrivées ne serait-elle faite que de ça la vie ? * Oiseau fragile de la lumière à l'ombre ta vie a glissé Cet hiver a eu raison du plus doux des ramages * Vitres embuéesloin du regard des passants leurs jeunes amours * Pour tous les jours où l'on ne s'est pas dit: " je t'aime " La Saint Valentin * Patte de velours le temps d'un repas.

Rai de lumière ce soir. veillera le monde demain * Amandiers en fleurs seraient-ce les prémices d'un printemps nouveau ? * Battement d'ailes pour un rayon de soleilattention. Fragile ! * La plage aux chatsde toutes leurs couleurs pattes au soleil * Comment retenir autrement qu'en te retenant les instants qui fuient ? * Le mal de toi est-ce qu'il peut guérir le mal de tes mots ? * Passe le flambeau de février à marsparapluies usés * Oiseaux braillards derrière les volets clos deviner le soleil * Amis du trajet clairsemés vos rangs... hélas ! ainsi cet hiver * De flaque en flaque deux fois plus long le chemin au loin. la cloche * Matin ensoleillé devancer les nuages premier pique-nique * Grand vent côté jardin bien au chaud côté salon un tas de feuilles * .

ses premières fleurs des champsrien que du rouge * D'une rive à l'autre les mots ont fait naufrageécho muet * Fleurs du jardin je vous croyais mortes. tes mots * Effluves de café sur les braises senteur benjoinun rituel d'antan * Plage couleurs pastel seulement les touristes riverains en noir * Papillottes blanches ça et là. les mouettes et le lac scintille * Comme un gosse.Drapée dans le froid la douceur éphémère d'un jourun soleil. vous resplendissez ! * Bain de jouvencele bois mort. les nids désertés ne le sont plus ! * Printemps nouveaule bonheur même sans bonheur le saisir au vol * Maison d'enfance quatre murs sans jardinnos jeux l'inventaient ! * Champ de guimauves à l'assaut des feuilles tendres femmes accroupies * .

Météo grise après l'arrêt du chauffagefrissons d'avril * Adieux sous la pluie de toutes parts les escargots antennes dressées * Glissée sous la porte d'un messager inconnu une feuille rousse * Petit matin les traces de tes pas. le vent dénude les belles * Après la tempête cabane désaffectée la chaumière d'hier * Pluie d'avril chaque jour un arc-en-ciel la ville au milieu * Miette après miette ..si loin coupelles de rosée * Plus qu'aux arbres le vent aux jeunes pousses vient s'accrocher * Ses jours sont comptés le printemps que l'hôte hiver raccourcit un peu plus * Sous le vert tendre la promesse d'une couleur mais laquelle bourgeon ? * Journée des martyrs comme gémirait septembre avril gémit * Pluie de pétales avant l'heure..

léthargie pas furtifs. cheveux dans le vent comme à vingt ans Dimanche premier mai . l'insomnie Tiges entrelacées fleurs et herbes follespasse un sécateur Veille de fête alignés les bols vides comment faisait maman ? il fait très beau ! me détourne des tentations le chemin du travail Ciel étoilé dans la nuit solitaire vapeurs du passé Ciel bas.il fait le tour du quartier le pigeon à jeun * De tous les goûts sauf celui de l'enfance cette brioche Anniversairela voix que j'ai oubliée n'a pas oublié Cliquetis dans la nuit fidèles au rendez-vous la pluie. un lundi " A contre-gris " pêle-mêle. têtes baissées la ville. les fleurs des champs mais que d'harmonie ! Foire du livrele plus bel ouvrage au prix d'un sandwich Pré vert en vaguesfous.

un souffle court son sommeil. jaillit une oasis ! M&M au hasard des rencontres. ils vous mêneront à la fontaine Passe et repasse la main du jardinier. si près .même le soleil dit oui rendez-vous de printemps Flûte de berger rivière de l'enfanceun jour d'avant Velours de pétale le rouge au blanc se mêle épines gardiennes Haikus dédiés à mes amis de Pouzols : ~~~~~~~~~~~ Soif d'amitié ? suivez les pigeons. deux cordons bleus Sous la tonnelle. au rendez-vous des amis la table du Chef Un gôut de framboises quand tombe le soir à Pouzolsmes toutes premières ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~ Fragrances de printemps deviner entre toutes la fleur d'oranger Nuit de veille un souffle long.

l'âme ses maux sur la feuille Le facteur ne vient pas pour tromper l'impatience tes anciennes lettres Empreintes de Stars fouler le sol de Cannes et puis mourir Autobiographienoir sur blanc l'enfance pose pour l'éternité Rencontre au quotidien barques de pêcheurs à quai Ah.Barricade. si j'étais libre ! De nouveau ton rire fend l'espace sourd-muetpour combien de temps ? Matin d'insomnie se fait douillet le lit quand le réveil sonne Tendances de juin anis. la pluie ? foisonnant de couleurs l'invite du jardin Mélancolie ! comme le poète. fuschia et rouge courent les rues Rangement tardif une année de journaux et des mains noires Une fleur tombe s'éparpillent précieuses larmes de rosée Envolée de jasmins .

sur les draps de l'enfance ce geste vespéral Beau mirage tes mots tracent le contour d'un rêve interdit sous les assauts du soleil la source miroite. tarit Reflet de lune tourmenté par les vaguessoupirs dans la nuit comme une litanie ton nom j'ai cru pouvoir l'oublier Au rendez-vous des mots à flot l'encre coûle pensées croisées Blanche mouette dans la froidure des quais le feu du partir Présence d'aujourd'hui éphémère habitude souffrance de demain dans la chaleur de l'été surgit une aube froide Le temps des cerises aux quatre vents la brise semait nos rires et puis le temps a passé dans chaque recoin ton ombre Mon doigt trace ton nom le vent se joue du sable oublie une lettre L'enfance. la vraie les contes de grand-mère la nuit dans son giron Trois trous béants est-ce que sa peau saigne la pêche sous le bec ? Superstition ! à trop rire le matin on pleure le soir .

Il se balance lourde à souhait la branche l'oiseau né d'hier ****** Poèmes de printemps Printemps Couleurs de printemps Les fleurs s’épanouissent Et ton sourire… Chemin L’éclat d’un ciel bleu Et le goût de tes lèvres Tracent mon chemin. Guide Enfin le soleil : La rosée illuminée Me conduit vers toi Poèmes d’été .

Rencontre Soleil d’incendie ! Enfin arrivée à toi : Nos baisers brûlent…

Cachette La forêt cache - Troncs et feuillages épaisNos lèvres scellées

Fuite ! La branche tremble : Effrayé par nos rires L’oiseau s’est enfui !

Poèmes d’automne

Vent de la montagne Le vent se lève, Un vent de la montagne ! Tu es contre moi.

Feuilles Les feuilles dorées Déjà chutent sur nos pas, Je te regarde…

Partie Le jour s’assombrit Malgré les feuilles rouges D’automne… Ici… Seul !

Poèmes d’hiver Départ prochain L’étoile rousse Par l’aube commençante Attriste l’amant.

Ors d’automne Les ors d’automne Deviennent cendres, neiges Et larmes d’amants.

Forêt hivernale Les troncs noirs et nus Enlacées d’ombres tordues : Temps d’amour vécu.

Jean-Youri
Yeux lotus fermés Couché dans la pénombre Un opiomane

Je serai pour toi Fleur de jasmin Parfumant tes nuits

Au fond du silence As-tu déjà écouté La terre qui tourne

Contre mon oreille Frisson de la nuit des temps Ton currucucù

Des grappes de dattes Aux couleurs de miel camel Sèchent au soleil Combien de lunes faudra-t-il Avant que tu saches Que seul toi m'importes

Temps de farniente Dans le jour gris qui s’étale A perte de vue

Un vieux fellah marocain Faucille à la main Coupe l’herbe sèche L'Amour est un papillon Qui se meurt dans les filets Du temps

Douceur des pétales Goût de la pomme sauvage Amours illicites Je ne crois en rien Pourtant tu te poses en moi Comme une prière Sous le ciel bridé Dans un geste millénaire Ils cueillent le riz Pronunciamento mi Encore une fois Les mots du désir Pieds nus dans le sable Un Bédouin attend Que fleurisse le désert A la saison des amours Le souk dans mon coeur Le capharnaüm Sèche aux quatre vents L’or noir de la Réunion Vanille bourbon Un filet d’eau coule Ruban de soie lisse Dans le désert de Gobi Le soleil se lève Rouge comme du bétel Sur le fleuve indien Dans l’hiver glacé Vêtu de sa solitude Il prie doucement Chante la tristesse Vent tenace de décembre Saudade d’hiver Finement voilée Pieds teintés d’henné orange .

Elle baisse les yeux Une femme en sari Silhouette soyeuse Dans l’horizon flou Viens dans ma bohème Le corps et le coeur Libres Au soleil Levant La bouche trop rouge De jolies Geishas Ablution matinale D’une concubine La Chine s’éveille Pour savoir ce qu'est le feu Il faut s'y brûler De même l'amour Je suis gadjée Et j'aime un rom Un voleur de poules Au port de Mergellina Une fille de joie Chaloupe des hanches I’m falling in love Dans tes yeux d’ambre doré Je me suis perdue De Los Reyes Des murs de pierre sèche Chaleur andalouse Pour ce regard là J'ai jeté mon coeur Dans tous les feux de l'enfer Djabal-Al-Tariq Gibraltar lointaine Un rêve d’Eldorado O Padre Padro .

J’ai goûté l’éternité Sur ces lèvres là Vibrer cymbalums Pour vos fils du vent de l’Est Danser Gitanos lls mâchent le qat A l’ombre des murs de terre Saada rêveuse A l’ombre des arbres Des bouffées de narghilé Tirées en silence Diga me amor Dans le jour levant l’aurore Que tu m’aimes encore Batelier de Russie Ta voix émeraude Chante la Volga Pour savoir ce qu'est le feu Il faut s'y brûler De même l'amour Des dazibaos Taggés de freedom Flottent au vent de Tien An Men Le ton aigrelet De la bise glaciale Fige la fleur nue Filles du soleil Suspendues aux arbres Orangeraies du Maroc Enivrant mes sens Odeur d’orchidée sauvage Dans l’Orient moite O crooner cubain Dans la grise Havane Tu chantes la Liberdad .

Un coup de vodka Réchauffe les mains gelées D’une Babouchka Ton amour précieux Con ti permisso Laisse-moi le dérober Gaiement frivole Dans la burga bleue des femmes Le vent libre afghan Troublant le ciel clair Cheminées de Silésie Au souffle encombré Défiant l’hiver Le thé au beurre de yak Embaume la yourte Calmant l’hiver Un samovar chante Dans l’isba de la Taïga Dans le jour rageur Embrasser la joue du vent Pour calmer sa fougue Entre ciel et terre Des Hutongs aux murs gris sans âme Quartiers de Pékin Vieille au fichu noir Traînant ses babouches Sur la Grande Place Rouge Ville mauresque Odeur de safran orange L’haleine d’un souk L’hacienda muette A l’heure de la sieste Est ivre de paix Dans les favelas Sous les tôles chaudes .

L’amour trompe la misère Ecole buissonnière Rêverie pleine d’outrance Dans les prés complices Moulins à prière En bois séculaire Qui tournent dans la pénombre Soudain l'oasis Dans le désert élégant Un grain de beauté Après les olé Tolède se voile de noir Mort d’un torero A l’encre de Chine Une main jaune et ridée Peint le crépuscule Maisons de torchis Protégeant à peine Des rais du soleil broussard La rizière sèche Sous un soleil trop ardent Impiété du jour Une rose jetée Comme un ultime baiser Sur une tombe fraîche Mon amour mauresque Derrière mon éventail Je ne vois que toi Au Liban les fleuves Sont remplis des larmes Des torturés de Khyam Sous un sombrero Il noie son chagrin d’amour Tequila solo .

De l’amour toujours La promesse flamboyante Iconoclaste et rêveuse Ta voix chaleureuse Le goût d’anis de tes lèvres Amour salonique Tes mots désuets Antédiluvien amour Me rendent glamour Ton cœur veuf d’amour Habille de noir Tes yeux éperdument tristes Le temps qui n’efface rien Un accroche-cœur Pour les amours fortes Une main légère A l’heure des épousailles Frôle la dentelle Ton rire éclabousse Les si longs jours de l’attente Joie des retrouvailles Sur l’épaule nue Une caresse azalée Baiser éthéré La musique forte D’un amour échu Habille mon cœur de noir La bouche coquelicot D’une Geisha triste Baiser japonais Cette attentiste habitude Fripant la passion Ridant les je t’aime Gravés sur nos lèvres Ton je t’aime et mon je t’aime Litho de l’amour .

Dans tes bras j’oublie Que le monde fout le camp Amour amnésie Projetés en nous Comme des mirages au loin Les souvenirs doux Pour quelques dollars Pour une poignée de riz Elle dit à tous oui Par manque d’amour Les années de solitude Enrochent les cœurs tristes Quand l'amour s'en va vraiment S’agrandit l’espace Jusqu’à se briser Strates du passé Couchées sur le cœur Géologie de la vie Souvenirs fragiles Entassés dans la mémoire Tels des bibelots Une voix une chaleur Dans le grand appartement Etouffent la peur La vie étriquée D’un couple mangeant sa soupe Silence d’hiver Dans la solitude Il y a de grands espaces Tout blancs et tranquilles Femme solitaire Sur un banc de pierre Ombre grise dans la foule Noël se fait humble .

Dans la nuit profonde Les larmes d’un solitaire Dans la nuit veille Etoile de solitude Le petit berger A perpétuité Son paysage est strié De barreaux de fer Seul dans sa cellule Sur le mur il trace Les mots de son hiver noir Le prisonnier Se penche pour embrasser Une fleur dans la cour Idées enfumées Un accro aux doigts jaunis Tire sur sa clope Pétards bien mouillés Au pays du crack On croit sec au Nirvana Une fillette pleure Là au milieu des décombres Sa poupée cassée Sur sa paume rêche D’enfant affamé Roulent des grains de blé sec Vogue le bateau Serrés au fond de la cale Des enfants esclaves Un dernier regard Jeté sur un coin de terre Commence l’exil Môme au cœur gelé Dans le creux de tes mains .

De la poudre blanche Pas même un mirage Dans le désert De son cœur imbécile Se laisser porter Comme une perle d’eau pure Sur le fleuve noir Si le vent m’ignore Sûr je m’y coule dedans Je deviens son souffle Vent atrabilaire Ta mauvaise humeur Fait frémir l’aube timide Odeur de fraîchin Délivrée dans l’aurore D’un ciel tropical Des larmes de Jade Tombent du ciel chagriné Il grêle à outrance Pas de temps précis Ni date dans le jour bleu Les oiseaux s’en moquent La journée grisâtre baille S’étire s’allonge Et d’ennui s’endort Etalées dans le jour terne Petites babioles D’un marché aux puces Contre la pierre figée Un grand morbier Balance le temps Dans le matin frais La fragance du pain Sort d'un soupirail .

Couleur de pavot mon amour mon rêve rouge opium de mon coeur Tu me manques petite brume au ras de ma plume Quand ta liberté effleure ma peau je ne suis plus que désir Sur les dunes jaunes keffiehs claquant dans le vent une tribu nomade Paglia a terra je dormirai contre toi sous le ciel étoilé Marcher dans ton ombre longtemps longuement jusqu'à ce que ma nuit tombe Dans tes bras laisse-moi être roseau dans le vent mouvance légère Les dômes semblent porter une chapka blanche neige sur Moscou Posé sur la terre tel un baiser rouge un champ de coquelicots ......Je ne suis que hiéroglyphe Qui tente lui-même de se déchiffrer Quelque part au fond nous autres sommes bien seuls Notre désir dAmour reste un rêve fou qui s'échoue sur les rives de la réalité.

L'amour qui te prend balade ta vie entière dans un zénith bleu Ma mélancolie c'est une rose séchée qui pique mon coeur Rythmant le temps lisse de ces moines en robe orange l'immuable gong Dans la nuit céleste j'aimerais chanter pour toi le plus bel octave On s'y promène enlacés sans se lasser jardin des délices Le plus beau du monde c'est l'Amour qui nous emporte où plus rien n'importe Dans l'Oural du Nord la cognée d'un bûcheron brise le silence Tu me manques tant que le monde devant moi en perd ses couleurs Sonne le tocsin dans la ruelle pavée un dernier passant Tu ne sauras jamais combien je t'ai aimé ni combien le ciel a d'étoiles Oublier le temps qui vole les ans et aimer encore .

Topaze dans l'aube rubis dans le crépuscule le soleil Quand l'amour nous prend peu importe la saison et la latitude Costumes de soie qui froufroutent près des Doges temps du carnaval Amour clandestin dans la pénombre secrète d'un hôtel de passe Grands traits bleus sur ma vie mes amours Bâtons de bambou soulignant des voix courtoises musique chinoise Aujourd'hui j'ai mis ma petite robe noire temps des amours mortes Solstice d'hiver au pays du matin calme Hsin Nien et Têt De par tes je t'aime je la touche tout de go ma quête du Graal Une odeur d'absinthe troublant la fin de journée heure apéritive Un baiser posé sur chaque pétale offert chapelet de roses Mille et une nuits .

bercent Cordoue endormie l'Andalousie rêve Marchant dans la rue hommes de Kaboul pacouls vissés sur la tête Sur Saint Petersbourg tel un ballet du Bolchoï le vent tourbillonne Pluie en biseau lacérant le ciel jour entaillé Montmartre dessine dans Paris qui fait la Belle toute une Epoque Les murs en révolte d'une ville grise et triste tags et graffitis Une vieille délavée drague un black musclé chats gris dans la nuit Regard bâillonné le dos contre le mur froid il attend sa mort Sur nos corps dansant la douceur d'un rai de lune lumière tango L'ultime caresse du soleil crépusculaire fait rougir le ciel Parquée dans son home cette vieille au regard triste attend des visites Dans son bol de thé le goût léger de la Chine parfum de jasmin .

Clodo endormi sur un banc froid de Paris à qui souris-tu Le ciel sniffe sa traînée de poudre blanche snouff de saison Féminité dévoilée dans la vapeur tiède d'un hammam mauresque Sur la solitude le temps immuable déroule son infini Encore une fois l'aube sanguine se lève sur ce pays meurtri Sur des trottoirs gris la prostituée claque sa vie Bijou sans pareil épinglé sur le printemps première fleur Le ciel a son coup de spleen il me colle le blues avec son air triste Il n'ignore plus l'enfant qui pleure le monde secret des grands Succomber au charme du printemps séducteur envie d'aimer Mots thésaurisés offerts comme un talisman au bel amant .

Au gré des terrasses caressant de doux minois le soleil musarde Des vapeurs de riz dans l'aube à peine voilée Pékin qui s'éveille Un dandy sapé promène ses nippes dans le Tout Paris branché Marqués de mon sceau empreints de nostalgie douce lieux de mon enfance Chante la couleur colère de ta banlieue triste rappeur aux pieds noirs Glissant sur la mer bateau sans printemps les exilés Vider de tous mots l'esprit vagabonde comme un papillon léger Pour ne pas sombrer amarrer la vie dans le bleu pur de l'espoir Derrière le paravent ses vêtements glissent sur sa peau nacrée Pour un bout de terre si petit dans l'univers des hommes se battent Scellé dans les coeurs en guise d'éternité le temps de l'amour Pour voir briller mille feux .

dans leurs yeux machos la gitane danse Dans les matins noirs au plus bas du baromètre se sentir carpette Ils chantaient le blues pour apaiser leurs nuits blanches les esclaves noirs Il pique les yeux l'air de nostalgie soufflant sur le temps qui passe Dans ce fous-y tout ce big bazar de la vie je t'ai trouvé toi Ce baiser de feu qui jette nos corps dans les limbes du plaisir Tout le bruit du monde s'estompe en douceur dans tes bras accueillants Mes larmes se mêlent à la rosée du matin chagrin Chaque grain de monde c'est l'amour je n'y peux rien me parle de toi Dans ta solitude tes larmes ne peuvent pas fleurir ton désert J'aimerais tout te donner mes rêves d'enfant le ciel et la terre Oubli impossible ta lumière tamisée darde mon passé .

Au coin de ta bouche ricoche du temps qui passe les premières rides Je suis fille du vent qui jamais ne sera enchaînée par l'amour Beauté momifiée figée dans la mort un papillon épinglée Te dire oui après une longue nuit capitulation Goût de fin tabac de caoua corsé premier baiser matinal La faucheuse aguicheuse au bout du chemin déjà nous fait signe Pâlis par les ans jetés dans un coin tous mes rêves inutiles I'm in the moon le regard dans les étoiles besoin de rêver Sous le ciel bleu à l'ombre des palmiers le soleil s'allège Ni l'ennui ni le chagrin ne sauront ternir l'éclat de la fleur Dans la voix d'un bonze il y a des prismes d'orange et d'encens .

La rumeur sournoise qui naît gonfle s'use meurt dans le fiel du temps Marins solitaires vos mille désirs rêveurs écument la mer Sur papier glacé insuffle tes doux rêves écrivain solitaire Ta vie fait ses gammes fausses notes accords sublimes tu chantes avec elle Dans nos vies ombrées les amours illicites cachent leurs baisers secrets Trouvant que le noir te sied au fond tu te plais dans ton désespoir Ton doux souvenir reste l'unique bagage de ma vie d'errance Tant tu te rappelles à moi que je ne peux voir qu'au travers de toi Tu te roules en boule tu fais le gros dos pour tout oublier Ne jamais jeter dans les eaux de la tristesse le bleu de ton coeur Tes larmes s'écoulent sous le ciel indifférent à ton désespoir Que je sois ce vin porté à tes lèvres .

pour t'enivrer mon amour Dans la maison close la courtisane au corps lisse rêve d'amour vrai Tu l'aimes et tu la haïs elle t'attire et te rebute la vie qui te tient Traçant ta ligne de vie tous ces petits rien qui font des beaucoup Laisse-moi prendre ta vie aux contours de vair au creux de mon coeur Debout comme un vieux sarment résister encore aux vents de la vie Tendus sur la vie au zénith des émotions l'amour et la mort L'océan qui nous sépare n'est que goutte d'eau face à notre amour Cours dans le jour bleu chercher dans l'air si doux ce que tu attends Trop sombres et trop noires d'immenses vagues recouvrent son coeur en deuil Tel le jour ressemble au jour on est tous les mêmes sans être les mêmes On se jette dans l'amour comme dans le vide vertige absolu .

D'amour et de haine jour de soleil jour d'orage passion qui nous enchaîne Mendiant un peu de soleil il chante Harlem ce pauvre vieux black Merveille des merveilles l'enfant innocent sommeille Au ras de ta vie tout en toi prend la couleur de la brume grise L'amour fait le beau pour que les coeurs fariboles dans l'été frivole Toi moi et moi toi tels nuit et jour font le jour rêvons de faire un Quand je t'aurai tout oublié je souhaite qu'il ne reste que ton nom en moi Dans la chambre close voltige le bruit si doux des amants qui s'aiment Don Juan tu te pavanes au milieu des dames qui t'espèrent amant Dans le secret de mon coeur je suis gitane aux rêves bohèmes Dans le ciel mélancolique terni par le temps des papillons noirs Que l'on meurt d'ennui .

quand le temps s'étire dans un long soupir Sur terre étrangère tu es arrivé l'espoir en bandoulière Cette perle rare brillant dans tes yeux une larme de bonheur Dans l'ombre chinoise elles attendent leur maîtres Concubines Je serai orfèvre je taillerai dans tes larmes des rais de soleil Dans la jalousie tu tends un miroir qui reflète tes envies Au fur à mesure que ta vie se rétrécit ton coeur s'agrandit Tous ces mots en moi ne sont que misère pour te dire mon amour Sauras-tu cueillir les rêves d'amour que l'on sème sur ta route Sa bouche usée d'avoir tant aimé murmure la solitude Ciel sans étoile voyage sans lune désespoir Les nuits de débauche sur les rivages de l'aube nous laissent épaves .

L'enfant n'est plus désormais seul le vent pousse la balançoire Envoûter tes nuits jusque dans l'éternité tel est mon désir Le pas chaloupé des jolis coeurs arpentant les plages d'été Le vieux sur son banc regarde la place vide qu'a laissé sa vieille Un drag queen moqueur chatouillant sa vie avec des plumes soyeuses La belle esclave trimait du matin au soir en pensant à lui Malgré les années tout autour de moi ne me parle que de toi Des happeaux à mecs des midinettes make upées dans les nuits branchées Cocotte fanée qui se la joue midinette oripeau à mecs Tel un soleil couchant les amours s'éteignent dans les fastes du jour Ne reste pas là à frissonner de la sorte au bord de ta vie .

Bricole-toi un univers où te te promènes loin de tes misères Après le chagrin tes yeux se dessillent et le soleil t'éblouit Dans le goulet de ta vie n'oublie pas de voir le jour qui se lève Dans l'aube du Gange à l'heure méditative tout devient très doux Goutte de rosée s'évaporant dans le temps telle est la passion Je ne sais pas croire pourtant je joins mes deux mains pour que tu me reviennes Au fond de la solitude tu ne sais voir que ton propre reflet Acide brûlant tes larmes d'amour coulent une à une sur ton coeur Pauvre manouchka tu le pleures ton amant qu'ils ont mis en tôle Impatient d'aimer vibrant de désir fébrile il suit sa promise Pour savoir ce qu'est le feu il faut s'y brûler de même l'amour Dépourvu d'amour dans le petit matin gris .

mon coeur est bien triste Comme une envie de t'aimer dans l'été Indien désirs de douceur Days are black days depuis que tu m'as quittée je suis lune noire L'Etat amoureux est un Etat où le coeur se bat pour aimer Pour étancher cette soif qui brûle ton corps je me ferai eau Dans cette rose j'ai caché un baiser pour toi sauras-tu le prendre Ne laisse pas s'écouler entre tes doigts l'amour que tu reçois Battant en silence dans le secret de mon coeur mes amours tankas: Dis emmène-moi dans un monde rubescent où tous les baisers ne seraient que flammes folles qui embraseraient mon ciel Quels jours sommes-nous depuis que tu es parti j'ai tout oublié les fleurs et les papillons me reste l'écho de ton nom Juste envie de ciel bleu dans ma tête Juste envie de planer dans mon coeur Comme un albatros .

.loin de tous les mots. Mon petit village j'aime tes murs blancs sous le soleil rubicond Une alcôve au goût de guimauve le romantisme Dans tes yeux d'Orient la douceur mystique de notre amour insolite Sur mes jours trop pâles l'écho des temps insouciants bruit tristement Eblouissement d'un printemps éternel l'amour Grands traits bleus sur ma vie mes amours Douceur de fleurs dans chacun de ses gestes la tendresse Baiser d'un papillon sur le coeur la tendresse Merveille des merveilles l'enfant innocent qui sommeille Fleur de papier brûlant trop vite l'amour d'un jour Ne laisse pas s'écouler entre tes doigts l'amour que tu reçois ...

Quand le je se mêle au tu dans un don sans faille viennent les je t'aime Soleil d'Afrique gri-gri sur mon coeur l'amour Mystère violent déboutant la raison l'amour L'odeur des épices éveille le ciel dolent décembre Jour sans reflet dans le regard vide de la solitude Un rêve brisé sur mes joues larmes Dans l'air froid mendiant son Noël un exilé chante Dans l'amour tu touches un fragment d'autrui et tu ne te sens plus seul-e Quand tu n'es pas là ma lumière flanche aux vents de la solitude amour impossible fragmentant mon coeur en mille et une douleurs Le poète marche sur la corde du monde pour dire ses rêves .

Sans toi mon amour je suis printemps perdu saison sans fleurs Quand l'amour me prend ma vie est ukulélé soleil d'Hawaï Clodo dans l'hiver sur la bouche du métro tu poses ta misère Quand l'amour me quitte je suis soleil éteint Dans ma nuit polaire une aurore boréale l'amour qui renaît Pour ce garçon là mon coeur mandoline chante Mon vieux la vie que tu portes vielle frusque usée tu y tiens toujours Sous ton voile noir tu vis ta vie d'ombre femme musulmane Soleil de minuit sur nos doutes l'espérance L'hiver sans pitié hurle entre les tôles des baraques délabrées Tous ces désaveux que la vie charrie s'écument au bord de l'oubli Quand les portes s'ouvrent la liberté cingle le visage du bagnard .

Dans les cieux de guerre s'élèvent des brumes de sang L'ultime caresse de la mère à son enfant qui s'en va en guerre Nimbant l'horizon la lueur d'espoir d'un peuple à genoux Par trop de souffrance le coeur garrigue brûlée bat sur ses pourquoi Je crois que la haine est un chemin noir où tout est cendres Je crois que l'espoir est un chemin blanc qui sent bon le jasmin Qu'il galope fort dans ta plaine solitaire le désir d'aimer Tu es jour aveugle quand la tristesse te couvre de brumes chagrines Du Japon fleuri sur papier nacré j'écris mon amour Dans la rue marchande tout grouille de monde je n'y vois que toi Sous le feu des bombes l'enfant embrasse sa mère qu'il croit endormie .

Savourer le temps le prendre à pleine bouche comme un baiser volé Tu consens toujours aux égarements fleuris du sacre amoureux Dans nos nuits fragiles nos bonheurs perdus creusent des cratères J'avais perdu le la de l'existence tu me l'as redonné Que la fleur noire du temps n'exhale jamais de regrets en toi Les plus beaux mots de l'amour lapillis de nos coeurs restent les je t'aime Pour me rendre belle je porte ma vie comme une fleur à la boutonnière As-tu oublié que même au Pôle Nord brille le soleil Que la nuit te chuchote de sa voix enténébrée ses rêves étoilés Fais-moi suivre la lisière de ton coeur J'aurai pour toi le parfum du lilas séduisant le printemps Ne laisse pas ta vie s'étouffer s'étrangler se couvrir de chiendents .

Tu cours toujours à l'hallali de l'amour les yeux fermés Tu t'agripperas en vain au mur lisse de la vie quand tu t'en iras Si tu peins l'amour d'un émail trop fin il s'écaillera Les lèvres amantes oublient le temps et les heures infidèles Es-tu si pressé que tu foules ainsi ta vie à grandes enjambées Ton coeur s'enflamme et sur tes lèvres je goûte un baiser carmin Pastel de la passion qui adoucit enfin tout la tendresse L'amour n'est-il qu'un rêve se rompant usé par le temps Ce chagrin d'amour biseau acéré entaille mon coeur Ciguë de l'amour que boit l'infidèle le mensonge Scribouillés sur le blanc de la vie tes désirs illisibles .

Qu'elles se brisent au bas de la nuit tes angoisses La mer se retire marquant de ses caresses la plage nue Chacun de ses mots déflore l'âme du poète Les grillons n'arrêtent plus de faire leur ovation à l'été Soleil caniculaire tu cingles la terre de tes rais vaniteux Dans la mine chercheurs d'or vos rêves incas se couvrent de boue Tu as beau crier le ciel est trop haut trop loin pour t'entendre Le front brûlant la terre implore quelques gouttes d'eau Quand tu te mires dans tes eaux aveugles tu touches le néant Blême de solitude l'ivrogne trébuche sur ses nuits sans lune Elle tourne en rond la terre et nous avec Traverser un grain savoir que ce n'est qu'un grain et redresse la barre .

.. galope fort dans ta plaine solitaire le désir d'aimer Se baigner dans le soleil sans voir qu'il brûle l'amour Quand tu n'aimes plus elle s'aplatit ta vie Pour cet amour là tu es soleil de midi sans ombre .D'un revers de la main chasser l'aube maussade et se rendormir serein Même l'être tant aimé aquarelle d'un rêve se dilue dans le temps A peine ternis par les ans en haut de l'affiche mes amours en grosses lettres Sur ton présent bleu s'accroche un passé gris Où que tu tournes tu butes sur du noir déprime Loulous vos gangs à gogo colmatent vos solitudes Coups bas de la vie qui coupent le souffle et nous font plier en deux Dans la peine je serai bois de saule qui ploie sans se briser...

Nature tu trembles de vouloir aimer au printemps nouveau Dans la rue marchande tout grouille de monde je n'y vois que toi Aube de l'amour se levant sur la promesse de jours enfin bleus L'accordéon geint dans la rue indifférente ses larmes d'exil Ton amour déferle amour insolite sur les berges de mon coeur Sans souffle d'amour je suis voilier sans vent sur mes eaux stagnantes Tu consens toujours aux égarements fleuris du sacre amoureux La pierre ponce du temps abrase l'amour Coulant sur mon coeur scellant notre amour tes baisers de cire Fais-moi suivre la lisière de ton coeur L'amour n'est qu'un rêve se cabrant et se rompant usé par le temps .

Nos vaines attentes en un bouquet fané la désillusion Le ciel était là absurdement tranquille face à mon chagrin Le remords laboure la terre noire de la conscience Fil de soie tendus entre nous deux notre amour Goulée de soleil qui fait passer l'âpre de la vie D'encre noire de feu rouge écrire le blanc de l'amour Il goûte la vie du bout des lèvres l'indécis L'amour comble les lézardes de la solitude Goutte sur ton coeur la rosée des temps heureux Enfoncer le monde comme on enfonce une porte révolution Drapée dans mes idées je porte le sceptre de ma révolution Sans toi mes aubes sont muettes .

Quand donc se posera sur mes frimas la douceur du jour Songes engloutis dans l'aube matin solitaire Un îlot dans le bleu du ciel la tristesse Ils s'entêtent les oiseaux du printemps à croire aux jours heureux Goût du soleil nectar des nectars l'amour Sésame ouvre-toi des temps meilleurs l'espoir Jetés au fond de la cale l'espoir des clandestins Noeuds de vie que le temps défait Il se pique à la barbe du temps ton coeur Traverser le temps magie de la pensée et t'aimer encore Des champs nus perle une odeur d'été .

Tu sniffes tes lignées d'étoiles junkie Aux berges du temps tu l'ancres ta vie Donne une chiquenaude aux nuages qui voilent ton ciel La routine met l'amour en jachère Dans le hamac du temps paresser Quand la fleur se fane et le monde avec tu réalises sa beauté Fine poussière sur ta vie tes regrets Le jour décline et plus que jamais tu sens ta solitude La jambe haute les vagues gambent les rives Tu cours après le bonheur comme l'âne après la carotte Il ignore l'orage caché dans les nuages l'optimiste Cueilli sur ta bouche fruit indéhiscent un baiser .

Cachés dans la crique de ton coeur tes secrets Tes joues baies dévoilent ton désir Craquelant sur ton coeur une feuille sèche la tristesse Brise-glace de tes eaux figées ta volonté Au gué de ta vie et vogue la galère passe tes tracas Gouttes d'acide perçant ton coeur tes désillusions Novembre souffle ses baisers cannelle Ciel azurin où s'épure le baratin du monde Qu'il tombe le soleil et se taise le brouhaha du monde Noël luit sur la bouche des canons Le fard de Noël estompe les cernes de la Terre Noël sème .

...aux quatre vents ses lucioles de paix.. ...