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Emmanuel HAMELIN

Conseiller régional, Coprésident du Club parlementaire sur l’avenir de l’audiovisuel et des médias

Frédéric LEFEBVRE
Député des Hauts-de-Seine, Coprésident du Club parlementaire sur l’avenir de l’audiovisuel et des médias

INVITEE: CHRISTINE ALBANEL
MINISTRE DE LA CULTURE ET DE LA COMMUNICATION DINER-DEBAT SUR LE PROJET DE LOI SUR L’AVENIR DE L’AUDIOVISUEL PUBLIC

Mardi 18 novembre 2008

Club parlementaire sur l’avenir de l’audiovisuel et des médias INVITEE : CHRISTINE ALBANEL 18 novembre 2008

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Emmanuel HAMELIN, Conseiller régional, coprésident du Club parlementaire sur l’avenir de l’audiovisuel et des médias Mes chers amis, merci une fois encore pour votre présence nombreuse à ce dîner-débat. Merci bien sûr à Christine Albanel qui nous fait l’honneur et le plaisir de revenir pour la deuxième fois au Club parlementaire, pour parler évidemment de l’actualité qui est le texte qui va passer à l’Assemblée nationale sur l’audiovisuel. Merci également à Michel Boyon qui nous fait l’amitié d’être présent. Nous avons ce soir un dîner-débat très dense, du fait d’un programme chargé avec ce projet de loi qui sera présenté, vous le savez, la semaine prochaine à l’Assemblée nationale. Nous avons toujours le même principe de fonctionnement. La discussion est ouverte ; les remarques, les questions, les suggestions sont toujours les bienvenues. Christine est là pour apporter des éclairages sur les questions que vous lui poserez sur ce texte. Il n’est pas inutile que ce texte soit débattu ici au sein du Club parlementaire avec un certain nombre de parlementaires, justement, qui vont aussi s’éclairer de ce débat. Je laisse tout de suite la parole à Frédéric qui va poursuivre mes propos puis on laissera la parole à Christine Albanel.

Frédéric LEFEBVRE, député des Hauts-de-Seine, coprésident du Club parlementaire sur l’avenir de l’audiovisuel et des médias Bien, on est très heureux de vous accueillir tous. D’abord je voudrais remercier chaleureusement en notre nom à tous Christine Albanel d’avoir bien voulu nous réserver une partie de cette soirée à un moment qui est très important puisqu’on est entrain d’entamer à l’Assemblée nationale un vrai marathon sur un sujet qui globalement vous concerne tous quelles que soient vos professions : internet, l’audiovisuel, la création sont en réalité impactés et impactés positivement me semble-t-il. En tout cas, ce sera à nous d’y veiller au Parlement sur les sujets sur lesquels on considère qu’on n’a pas été assez loin. Le texte a fait l’objet de beaucoup de discussions qui nous ont fait parfois prendre un peu de retard mais je crois qu’il n’était pas si mal qu’on prenne ce retard. On aboutit notamment à un résultat assez exceptionnel sur le cahier des charges. Alors, on a quelques amis sénateurs qui sont présents qui ont eu le privilège d’examiner avant nous le texte « Création et Internet » auquel nous sommes très attachés au Club. Ils nous ont bluffés ; ils l’ont examiné assez rapidement et on n’attendait pas une telle unanimité sur ce texte. Cette grande unanimité est un signal très important, d’autant plus que tous ces mondes concernés avaient déjà décidé de signer les accords de l’Elysée et le rapport de Denis Olivennes. On nous promettait un débat très difficile. Je crois que le Sénat nous a montré la voie. On va essayer d’être à la hauteur du Sénat dans les semaines qui viennent. Pour le moment, à l’ordre du jour, c’est le texte sur l’audiovisuel public. Il est actuellement examiné en commission spéciale. J’essaye d’y être le plus souvent possible. Je n’y suis pas toujours mais un certain nombre de mes collèges qui sont ici y sont. On a un rapporteur que vous connaissez tous qui doit nous rejoindre, Christian Kert, qui fait un travail formidable, d’autant que ce n’est pas facile. Ce texte impacte à peu près tous les sujets. J’ai déjà été trop long mais, vraiment, je veux dire à quel point on est sensible au fait que Christine Albanel nous rejoigne à ce moment de la discussion. Elle a choisi de faire un propos introductif très court et de se livrer à vos questions. On a l’habitude et elle le sait, Christine, puisqu’elle est déjà venue plancher devant nous, de poser des questions très directes. Allez-y, tous les sujets peuvent être abordés. Je te passe la parole tout de suite, Christine, pour un petit propos d’introduction en te remerciant à nouveau.

Christine ALBANEL, Ministre de la Culture et de la Communication Merci Frédéric, merci Emmanuel. Je me réjouis d’être là ce soir. C’est vrai que c’est un moment important à quelques jours du début de l’examen de la loi sur l’audiovisuel, prévu le 25
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novembre. Je sors en effet, enfin il y a de cela une semaine, de « Création & Internet » qui a été effectivement été présenté au Sénat. Tu as rappelé que cela s’est bien passé avec aucun vote négatif, un vote quasiment unanime et un vote positif du groupe socialiste, ce qui est très important pour moi et très encourageant. C’est vrai qu’en allant ici et là et notamment aux rencontres de Dijon, j’avais été frappée par le changement d’atmosphère par rapport à l’an dernier où l’on sentait le milieu du cinéma moins concerné. Le milieu de la musique l’était énormément. Cette année il y avait vraiment une grande inquiétude. Ces questions de piratage et de téléchargement touchent fortement les milieux culturels. On a eu l’occasion d’en reparler aussi au forum d’Avignon où j’étais hier et ce matin. J’ai eu l’occasion de répondre à Jacques Attali qui a pris une position contraire pour de totales libertés sur Internet. Mais c’était bien car cela venait nourrir le débat. Donc le projet de loi va venir devant l’Assemblée en janvier. Les enjeux sont considérables. C’est une loi qui a fait l’objet de beaucoup de travaux. Effectivement, la commission Olivennes, les accords de l’Elysée. C’est une démarche interprofessionnelle que je crois vraiment la meilleure pour avancer sur beaucoup de sujets. C’est une démarche que nous essayons de privilégier au maximum, notamment pour l’évolution des décrets Tasca afin qu’ils donnent lieu à des accords interprofessionnels sous l’égide de David Kessler et Dominique Richard. J’essaye de décliner le principe dans tous les domaines, y compris au sein des entretiens de Valois. Donc nous avons ce grand projet pour la création. Maintenant, nous avons l’actualité immédiate avec l’audiovisuel et cette grande réforme voulue par le Président de la République, annoncée le 8 janvier dernier, qui ouvre vraiment sur des changements majeurs, les plus importants sans doute depuis 1986. Tout le monde en connaît l’économie. L’ambition en est très claire, très simple. C’est d’avoir un service public et des chaînes privées qui soient encore plus différentes qu’elles ne le sont aujourd’hui, avec pour les premières des missions de service public très fortes, une ambition très marquée qui figure dans le cahier des charges que nous avons d’ailleurs élaboré avec les dirigeants de France Télévisions dans un dialogue fructueux. Ce texte comporte plusieurs mesures importantes : - Relâcher la contrainte publicitaire pour porter cette ambition collective. D’abord à partir de 20h, de 20h à 6h du matin, à partir du 5 janvier puis il est prévu qu’au moment du passage de l’analogique au numérique, il y ait une suppression complète de la publicité. - Prévoir des compensations pour suppléer au manque à gagner de la publicité. La commission Copé a travaillé avec les professionnels. Leurs préconisations ont été suivies. Tout le monde sait qu’il y a deux taxes prévues. Une de 3% sur la publicité de l’ensemble des chaînes. Une de 0,9% sur le chiffre d’affaire des opérateurs de télécommunication. Pour aboutir aux 450 millions d’euros de manque à gagner, l’idée étant de porter cette ambition et de n’appauvrir à aucun moment France Télévisions, tout au contraire. - L’audiovisuel public va être aussi engagé dans un mouvement de réforme de structure important avec la création d’une société unique sur le modèle de Radio France et des antennes nettement identifiées. - Cela s’accompagne aussi d’une réforme de la gouvernance puisque les dirigeants de France Télévisions mais aussi de Radio France et de l’audiovisuel extérieur entreront dans la logique de la réforme institutionnelle, seront nommés par décret, donc par l’Etat, mais après avis conforme du conseil supérieur de l’audiovisuel dont je salue le président, Michel Boyon, et après passage devant les commissions compétentes de l’Assemblée et du Sénat. - Il y a également la transposition de la directive Services de Médias audiovisuels de façon à ce que ce que l’on appelle les SMA entrent dans le jeu des obligations, obligations à la production et aux investissements dans les œuvres européennes et leur mise en valeur. Diverses dispositions en faveur par exemple des publics handicapés sont prévues. La deuxième coupure publicitaire est aussi un élément de la directive SMA. - Enfin, l’habilitation à agir par ordonnance pour réformer le CNC et toiletter le code du cinéma. Voilà l’ensemble du projet de loi. Il suscite beaucoup d’intérêt, de passions, d’amendements, dont beaucoup contribueront à faire évoluer ou enrichir le texte. En tout cas, nous sommes à la veille
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d’une démarche profondément réformatrice dont la loi est un élément. Ce n’est pas le seul. Il y a aussi l’évolution des décrets Tasca et l’évolution des décrets concernant la publicité avec des ouvertures supplémentaires pour les chaînes privées grâce au passage de l’heure glissante à l’heure d’horloge et l’accroissement des fenêtres publicitaires, ce qui va permettre que les transferts se fassent vers les chaînes privées mais aussi vers les radios et, nous l’espérons aussi, un petit peu vers la presse ; ce même si nous sommes, nous en avons bien conscience, en période de crise et avec un marché publicitaire déprimé. Enfin, voilà l’ensemble d’une réforme qui est de grande ampleur et qui a été lancée tout spécialement le 8 janvier dernier avec une vaste ambition pour un service public très conforme à ses missions de service public.

Frédéric LEFEBVRE, CPAA Merci beaucoup Christine d’avoir rappelé avec autant de précisions le projet de loi et cette ambition. Quelqu’un veut-il ouvrir le jeu des questions/réponses ? Les journalistes sont toujours les premiers à se précipiter…

Joël WIRSZTEL, Satellifax J’imagine que l’on va beaucoup, au cours de cette soirée, parler du montant de la taxe, des compensations, etc. La question que j’aurais voulu poser pour ouvrir le débat est de savoir : la commission Copé a chiffré à 450 millions d’euros le manque à gagner de France Télévisions. Imaginons que les dispositifs mis en place ne permettent pas d’atteindre ces montants là, soit parce que les lobbies des uns et des autres font que ces taxes sont un peu inférieures, soit parce que la conjoncture l’année prochaine ne sera pas telle qu’on l’imagine au moment où on va voter l’ensemble de ce texte. Est-ce que l’Etat pose le principe que France Télévisions, dans tous les cas, aura 450 millions, y compris en mettant un peu d’argent de sa poche si nécessaire ?

Frédéric LEFEBVRE, CPAA Je passe tout de suite la parole à Christine Albanel en disant que certains, comme moi et d’autres, imaginent qu’au contraire ce sera peut être même plus et qu’il faudra donc réfléchir à la manière de le répartir, notamment avec la création.

Christine ALBANEL, Ministre de la Culture et de la Communication En effet, il y a temps de crise. Ce ne sera pas éternel. Il y a une garantie de l’Etat de 450 millions d’euros avec les taxes que je viens d’évoquer et s’il y avait des évolutions, la garantie joue. Nous sommes toujours dans la logique de contrat d’objectifs et de moyens qui d’ailleurs a servi de base de calcul à la commission pour l’audiovisuel public qui prévoyait une augmentation de 3% en moyenne par an de dotation pour l’audiovisuel public. Nous sommes toujours dans cette logique de dotation de moyens et les 450 millions d’euros sont garantis.

Frédéric LEFEBVRE, CPAA Voilà, c’est clair. Comme cela, il n’y a plus de doute. Est-ce qu’on peut servir le service public ? (rires dans la salle) On peut applaudir Christian Kert qui vient de nous rejoindre.

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Emmanuel HAMELIN, CPAA Il y a plusieurs thématiques sur lesquelles vous pouvez intervenir. Cela peut être la gouvernance, la publicité. Vous êtes beaucoup à être concernés directement par ces dispositions. Si l’un d’entre vous souhaite s’exprimer sur ces sujets…

Pascal NEGRE, Universal Music Je vais prendre la position inverse de la question posée tout à l’heure : si tout à coup les différentes taxes rapportent plus d’argent que le service public n’en aurait besoin, qu’est-ce que vous faites du reste ? Je sais que l’Etat a toujours plein d’idées. Est-ce qu’il serait possible d’investir, de créer des fonds pour la création liée à l’audiovisuel, dans la musique, le cinéma ? Soyons optimiste. J’ai le droit d’être optimiste. Quand on travaille dans la musique il vaut mieux être optimiste. Qu’est ce qui se passe alors ?

Christine ALBANEL, Ministre de la Culture et de la Communication C’est très agréable de se projeter dans un contexte optimiste, qui a du sens malgré la crise. Le paysage bouge beaucoup mais les contributeurs aussi sont très nombreux. C’est une question qui me paraît très pertinente. Je pense que la création d’un fonds serait certainement très intéressante pour porter la création sous toutes ses formes. Je serais en effet favorable.

Frédéric LEFEBVRE, CPAA Merci Christine. Amaury DE ROCHEGONDE, Stratégies Question simple : les 3% sont-ils garantis ? Sur quoi le prélèvement portera-t-il ? Sur le chiffre d’affaire publicitaire ? Sur le surplus de recettes publicitaires lié à la suppression de la publicité sur le service public ? Est-ce qu’il concernera les chaînes de la TNT au même titre que les grandes chaînes hertziennes, historiques ? Il y a eu visiblement une évolution sur ce point. Est-ce que vous pouvez nous en dire plus ?

Christine ALBANEL, Ministre de la Culture et de la Communication Les 3% sont en effet prévus pour porter sur le chiffre d’affaire publicitaire des chaînes. C’est l’équilibre auquel est parvenue la commission pour l’audiovisuel public, qui paraît pertinent. Maintenant, il y a le débat parlementaire qui commence. Beaucoup d’éléments vont être discutés. Ce que je redis, c’est l’importance de garantir un financement suffisant et pérenne, qui a été chiffré. A l’intérieur, il y aura certainement des discussions, également sur l’assiette qui est visée par ce chiffre. Donc je ne peux pas en dire plus aujourd’hui. Nous avons aujourd’hui comme choses stabilisées les conclusions de la commission et les décisions qui ont été actées au plus haut niveau. Le projet de loi tel qu’il est et que nous portons, le débat va commencer. C’est un débat démocratique mais en tout cas la garantie pour France Télévisions est le point essentiel.
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Frédéric LEFEBVRE, CPAA Christian Kert, tu veux faire un point sur le sujet, nous dire un peu les propositions ?… à moins que, comme je crois que c’est un sujet qui arrive demain en commission, tu ne veuilles pas déflorer le débat…

Christian KERT, Député UMP des Bouches-du-Rhône, Rapporteur spécial sur le projet de loi sur l’audiovisuel public à l’Assemblée nationale Comme il est déjà pas mal défloré… (rires de la salle) je pense qu’on peut faire le point entre nous. Madame la ministre, merci pour votre présence et pour votre soutien. Je crois que le débat s’articule autour de quelques points forts. Bien entendu autour de deux taxes. L’une de 3% pour laquelle on va peut-être proposer quelques aménagements de façon à ce qu’elle soit fidèle à son esprit, c’est-à-dire taxer une aubaine publicitaire. Et s’il n’y a pas d’aubaine et s’il y a moins de publicité que par le passé, qu’est ce qu’on fait ? Est-ce qu’on continue à dire c’est une taxe qui taxe l’aubaine… ? Donc on est entrain de réfléchir à une solution qui permettrait de moduler un peu la taxe tout en conservant son esprit et tout en essayant de faire en sorte que dans les années qui viennent la ressource qu’on peut en attendre soit à peu près égale à nos espérances. Cela nécessite des petites harmonisations particulières. Deuxième type de réflexion, madame la Ministre, je crois qu’on le ressent bien, c’est une adhésion assez totale à l’idée de France Télévisions comme entreprise unique mais avec une crainte qui est que la disparition des unités de programmes nous amène vers un guichet unique sur lequel les créateurs, les producteurs ne se reconnaîtraient pas. Je crois que le débat doit faire progresser – je sais que Frédéric est également très attentif à cet aspect de la question – de permettre de bien préciser que l’identité des chaînes demeurera, même s’il n’y a plus unité de programmes. Il s’agit de bien préciser que lorsqu’on ira proposer une production, une réalisation, il y aura une écoute suffisante pour qu’on sache à qui et pourquoi on propose telle ou telle production et avec la certitude d’être entendu et non pas que le projet se fonde dans une entreprise unique qui ne respecterait pas l’identité non plus des chaînes mais des services, puisque dans la loi, il s’agit de services et non plus de chaînes. La troisième grande réflexion tient à la gouvernance avec un président désigné par l’actionnaire principal qui est l’Etat. Alors, certains nous disent que c’est un retour à des pratiques qu’on ne voudrait plus voir. Il est quand même évident que l’actionnaire principal peut avoir un droit majeur, celui de désigner le patron de France Télévisions comme il désigne le patron de la SNCF et d’EDF. Le droit de révocation appartient quand même à celui qui désigne, qui nomme. Donc il faut mettre en cohérence tous ces textes et je crois que c’est ce que nous sommes entrain de défendre. Il y a un sujet qui est entrain d’émerger, qui n’est peut être pas formellement dans la loi, c’est le respect des grandes diversités de la société française. Il est entrain d’émerger car les parlementaires de la majorité et de l’opposition se préoccupent de cette notion là. Je crois qu’il faut que nous bousculions un peu les mentalités. Il faut que France Télévisions, comme nous les parlementaires, comme vous les professionnels qui n’êtes pas tous de France Télévisions, nous comprenions tous qu’il y a un respect nécessaire des diversités ; il faut que la télévision publique de demain ressemble à la société française. On n’est plus seulement sur de la technique ; on est sur du fondamental. Rappelons que la télévision n’est pas une industrie comme une autre. On est dans l’humain et donc cela doit se respecter. Sur la tonalité générale, je trouve que le débat ne s’amorce pas trop mal. Il est vif ; on sort de trois heures et demies de réunion de commission. On a passé un certain nombre d’amendements. On
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en a refusé un certain nombre. C’est assez équilibré malgré tout. Je pense que ce débat est extrêmement dense et riche. Même si on conteste ce projet de loi, on se rend bien compte que les parlementaires qui appartiennent à la commission spéciale – et le seul fait qu’il y ait une commission spéciale sur le sujet – témoignent de l’importance que le Parlement lui a apportée. Cette commission spéciale est entrain de jeter les bases d’une nouvelle télévision et elle est entrain de mettre à jour un certain nombre de nouvelles pratiques dans la façon de regarder un spectacle, de pratiquer la télévision. Je crois que c’est une remise en cause qui atteint non seulement les parlementaires mais qui est entrain d’atteindre le pays. Tous les parlementaires qui nous interpellent en ce moment nous disent que ce débat sur l’audiovisuel est descendu au niveau de la ville, des quartiers, des clubs de réflexion et qu’il est devenu un véritable sujet, chacun voulant s’approprier l’idée d’une nouvelle télévision sur d’autres bases. En dernier lieu, sur le fait qu’il n’y aura plus de publicité sur nos écrans, point qui est quand même le fondement du 8 janvier, moi j’ai le sentiment que cela ne passe pas aussi mal dans les esprits que ce qu’on aurait pu penser. Excepté bien entendu le fait que le marché publicitaire n’est plus celui du 8 janvier. Il faut que, là aussi, nous nous adaptions. C’est le travail auquel on va s’atteler à 9h30 demain en commission. Puisque nous recommençons la commission par le financement. Ce n’est pas le plus gai mais c’est le plus nécessaire.

Christine ALBANEL, Ministre de la Culture et de la Communication Merci beaucoup Christian. J’ai écouté vos propos avec beaucoup d’intérêt. A propos du terme « guichet », c’est vrai que c’est un terme très déplaisant. Je me souviens d’ailleurs qu’à Dijon il y avait des hurlements pour dire que ce terme était absolument réducteur et horrible. On va parler d’ « interlocuteur ». L’évolution vers la société unique, avec des grandes unités de programmes, c’est un mouvement qui existe déjà largement. Il existe déjà pour les sports ; il y avait déjà une unité programmes jeunesse. Il s’agit d’aller au bout de cette logique tout en gardant des interlocuteurs très clairement identifiés puisque nous avons des antennes elles-mêmes très identifiées et qu’il ne s’agit pas d’avoir tout à coup une espèce de réduction, de culture réduite, de production réduite. C’est encore un sujet sur lequel le travail parlementaire peut apporter beaucoup pour préciser les choses, établir non pas des garde-fous mais quand même poser des jalons importants. Il n’y a pas de doute en ce qui concerne le cinéma. Il ne faut pas non plus qu’il y ait de doutes en ce qui concerne la production et la création télévisuelles. La diversité est un sujet très important. Il figure dans le cahier des charges. Quand on regarde la situation, on s’aperçoit qu’au cours des dix dernières années, il n’y a pas eu tellement d’évolutions, pas tellement marquantes même s’il y a des personnalités qui marquent beaucoup. Dans les chiffres et les données le paysage de la télévision demeure assez éloigné de celui de la société française. Il n’y aurait que des avantages à une résonnance du cahier des charges dans la loi sans aller quand même non plus trop loin, par exemple vers des quotas ou des choses mathématiques et étrangères à l’esprit qui doit présider la télévision publique.

Frédéric LEFEBVRE, CPAA Merci beaucoup Christine. Je crois qu’on peut rendre hommage à Michel Boyon avant qu’il soit obligé nous quitter pour aller au dîner du club Averroès. Et le rapport qui a été fait par le CSA est un rapport qui fera date. Je crois que c’est un rapport qui dit la vérité, qui montre aussi un chemin et une volonté. On entend bien être en phase avec ce rapport. On te proposera d’ailleurs, Christine, des amendements pour que le fait que la diversité à la fois ethnoculturelle et de la création soit dans la loi parce qu’on pense que c’est beaucoup plus important que ce soit dans la loi. On est entrain de travailler avec Christian Kert pour essayer d’aboutir – moi j’ai déposé un premier amendement, qui peut poser un certain nombre de problèmes mais en tout cas qui est analysé par le rapporteur – nous
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sommes décidés à aller très loin sur cette question de la diversité parce que nous pensons que nous devons profiter de ce texte qui, tu l’as rappelé tout à l’heure, évoque tellement de facettes de l’audiovisuel pour que l’on pose des jalons d’une nouvelle télévision. Sur le guichet, je crois qu’on peut dire qu’à l’UMP, au Nouveau Centre et au Parti Socialiste, nous nous sommes retrouvés sur l’idée qu’il nous fallait rédiger un texte qui précise bien que l’entreprise unique devait permettre de maintenir la diversité dans les programmes, devait permettre – on est entrain de travailler notamment avec France Télévisions – de voir quels équilibres on peut trouver. Je veux juste dire un mot, notamment à nos amis journalistes, et pour tous ceux qui sont ici. Nous avons lancé les Assises de la création. Le comité de pilotage s’est réuni vendredi matin au théâtre du rond point en présence de Jean-Michel Ribes, en présence de beaucoup de grands professionnels, et du cinéma, et du monde de l’édition, et du monde de la musique. Et la volonté est, qu’à un moment où tous les textes sont sur la table, que le monde de la création puisse peser sur les discussions au Parlement. Ce comité de pilotage des assises sera diffusé – et nous t’enverrons d’abord une petite vidéo – puisque c’est une réunion que nous avons filmée. Et elle sera mise sur Internet dès demain matin avec l’objectif que tous les Français qui le souhaitent puissent se saisir en ligne de toutes les questions que nous aurons abordées dans ces assises de la création. J’ai cité Jean-Michel Ribes mais je pourrais citer Luc Besson, Dominique Farrugia, Enrico Macias, Daniel Prévost, beaucoup de professionnels qui ont participé à cette première réunion du monde de la création. Est-ce qu’il y a une autre question ?

Frank SOLOVEICIK, M5 Europe Images Je voudrais rebondir sur les propos de Christian Kert. J’ai été très sensible au mot « diversité ». Je voudrais par extension faire une analogie en précisant en préambule que les distributeurs audiovisuels n’ont, pas plus que les autres, une grande prédilection et un amour immodéré pour le guichet unique, et d’ailleurs pas plus l’ensemble des gens de télévision que ceux du cinéma. Je voudrais en la matière préciser que la diversité est aussi dans la commande des programmes en termes d’acquisition. Il est clair qu’on les aime tellement qu’on souhaiterait, qu’ils soient, à l’avenir et de manière pérenne, divers. Au moment où les chaînes ont des problèmes budgétaires et les producteurs des problèmes financiers, les acquisitions prennent une acuité toute particulière. Le deuxième pendant de la diversité, c’est naturellement l’offre des programmes et on sait très bien que la raréfaction de l’accès aux programmes condamne les nouvelles technologies. Car c’est sur les contenus que les batailles se gagneront. Je voudrais à ce propos rendre hommage à France Télévisions parce que c’est la seule chaîne qui, par rapport aux accords concernant la révision des accords Tasca, ait accepté ce qu’elle avait promis de faire, c'est-à-dire la caducité quasi automatique des droits un mois ou deux mois après la dernière diffusion contractuelle. C’est le seul moyen de faire en sorte qu’on sorte définitivement d’une vision RTF de l’environnement audiovisuel ou d’une perception rousseauiste ou bisounours d’un monde concurrentiel audiovisuel telle qu’on le rêverait. Ce sont les seuls qui l’ont fait. Les gens de l’ACCeSS et je crois les gens d’Orange demain, voire de Free, comme ceux de la TNT, sont prêts à se l’appliquer à eux-mêmes. Et je sais que Madame la Ministre et votre cabinet avez été les chantres de la circulation des programmes. Il est clair qu’aujourd’hui, vues les difficultés que nous connaissons, c’est un problème qui devient névralgique. Il était stratégique, il l’est d’autant plus aujourd’hui. Et nous souhaitons, pour l’ensemble de la communauté audiovisuelle que nous représentons, les auteurs, les producteurs et voire les labos, que nous puissions mettre les programmes en offre, matchés, tel que le marché l’exige aujourd’hui. Je sais que les parlementaires sont très soucieux de cette problématique là. Elle est vitale parce que la France est le seul pays – on est le mauvais village gaulois par rapport aux autres – qui continue à pratiquer ces entraves et cet ostracisme.

Frédéric LEFEBVRE, CPAA
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Ce n’était pas une question mais un plaidoyer talentueux.

Isabelle REPITON, Journaliste, La Tribune J’ai deux questions. Concernant l’amendement sur la diversité ethnoculturelle que vous comptez proposer, est-ce qu’il s’applique uniquement à France Télévisions ou à l’ensemble des chaînes de télévision et quels en sont les critères ou indicateurs de mesures, à partir du moment où on n’a pas de statistiques d’origines ethniques ? Et une deuxième question plutôt à Christian Kert ou Christine Albanel : est-ce que le seuil d’exonération de la taxe de 3% à 11 millions de chiffre d’affaire pour les chaînes de la TNT est susceptible d’être remis en cause et quelle est la base de ce calcul des 11 millions ?

Frédéric LEFEBVRE, CPAA Alors, sur l’amendement, je vais répondre car j’ai compris que c’est moi que vous interrogiez. D’abord cet amendement concerne le texte sur l’audiovisuel public, ce qui n’est pas absurde puisque d’ores et déjà dans le cahier des charges de France Télévisions, cette question figure noir sur blanc. Je veux dire que – y compris d’ailleurs avec Monsieur Pellet qui veille scrupuleusement – beaucoup de progrès ont déjà été réalisés en la matière. L’objectif avec l’amendement que je vais défendre, c’est d’aller plus loin. Il y a plusieurs questions. Est-ce qu’il faut aller jusqu’aux quotas ? Jusqu’à la discrimination positive ? L’amendement que je défendrai, je le fonde sur la directive européenne parce qu’on a trop l’habitude de nous expliquer que la discrimination positive est américaine et qu’on veut la transposer dans notre pays alors qu’on a une directive européenne qui fonde parfaitement la possibilité pour tous les Etats membres de définir des politiques qui permettent de faire respecter le principe d’égalité et de lutter par tous les moyens contre les désavantages que peuvent subir un certain nombre de citoyens, en l’occurrence, deux sujets – les effectifs et les programmes – du fait de leurs origines « raciales ou ethniques » dit la directive. Alors, le terme « racial » peut poser un problème à un certain nombre de mes collègues. Dans mon amendement initial, il y figurait ; on est entrain de travailler sur l’idée du terme « ethnoculturel ». De la même façon, je parle d’ « action positive » ; certains de mes collègues préfèrent « action ». Vous savez, je suis ouvert à la discussion sur tout cela. Ce qu’il faut, c’est qu’on envoie un signal très fort et que l’on puisse aboutir à de vrais résultats. Ce qu’il faut, c’est que France Télévisions soit proactive en la matière, fasse un rapport annuel pour expliquer les moyens mis en œuvre pour aller dans ce sens. J’ai beaucoup d’autres idées puisque vous vouliez savoir si cela dépasse France Télévisions – évidemment oui, de très loin dans mon esprit. Des autres idées que j’ai en tête, je vais vous en donner une : l’exemple de Sciences Po qui a été tant critiqué, si peu défendu – je connais quelqu’un qui l’a défendu dès le début qui s’appelle Nicolas Sarkozy, et à l’époque il était très critiqué – et que chacun aujourd’hui présente comme un exemple à suivre. J’ai d’ailleurs vu d’excellents reportages le montrant sur France Télévisions ou TF1 sur les 20h après l’élection de Barack Obama. De la salle : [Rappel des initiatives prises par France Télévisions en matière de diversité]

Frédéric LEFEBVRE, CPAA Tu as raison de le rappeler et bravo à France Télévisions. Il y a de vraies initiatives qui existent. France Télévisions paie une partie des bourses à ses étudiants. De la même façon, TF1 a
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monté une fondation – ce qui m’a été rappelé l’autre jour quand je faisais l’émission « Pif Paf » sur Paris Première. Donc il y a des initiatives mais je pense par exemple que ce qui se fait à Sciences Po pourrait parfaitement se faire dans les écoles de journalisme. Et que ce serait la meilleure des choses ensuite pour France Télévisions ou toutes les chaînes de télévisions, pour toutes les chaînes de radios et pour la presse, de pouvoir bénéficier de ce vrai volontarisme. Donc il y a beaucoup de sujets qu’il faut avancer. Le CSA est décidé à avancer. Au Parlement je crois qu’on est décidé à avancer. Et, je laisserai la parole à la Ministre mais elle l’a un peu dit tout à l’heure : je crois qu’au gouvernement on est décidé aussi à avancer.

Christine ALBANEL, Ministre de la Culture et de la Communication Je voudrais juste ajouter un mot. Je crois que ce que vient de dire Frédéric est très intéressant. C’est une loi sur l’audiovisuel public mais il est clair qu’il y a toujours un élément d’exemplarité, d’entraînement, et c’est vrai que nous avons cet espoir que France Télévisions soit le plus exemplaire possible. Et que ce qui devient une réalité quelque part essaime et devienne une réalité partout. Je crois que c’est vraiment la démarche et l’idée sur l’école de journalisme me paraît tout à fait à creuser. Sur la question des 11 millions d’euros qui a été posée, en fait c’est le taux de participation au COSIP qui me paraît tout à fait pertinent et équilibré qui, a priori, n’a pas vocation à être changé. Mais peut être que Christian ou Michel veulent donner des précisions.

Michel BOYON, Président du CSA Je ne me permettrais surtout pas de parler après un ministre, c’est contraire à l’usage républicain (rires de la salle). Je voulais compléter la réponse à la question posée par Madame Repiton à propos des chaînes privées, à savoir si ce qui est envisagé pour les chaînes publiques le sera pour les chaînes privées. Alors, je rappelle la situation actuelle. Dans les conventions qu’il passe avec les chaînes privées, le conseil supérieur de l’audiovisuel, sur le fondement de la loi du 31 mars 2006, introduit systématiquement un article qui reprend la teneur de la loi en rappelant que les chaînes doivent veiller à assurer une représentation de la diversité, etc. Le résultat n’est pas acceptable. Je reprends les mots que j’avais dits délibérément lorsque l’étude qui avait été demandée par l’observatoire de la diversité du CSA a été rendue publique. La situation que nous avons constatée est inadmissible ; elle est intolérable en 2008. On ne peut pas continuer sur cette lancée. Et donc, s’agissant des chaînes privées, ce que j’ai dit c’est que nous allons engager, avec chacune des chaînes à qui nous communiquerions les résultats individuels de l’étude qui a été faite par le CSA, un dialogue que j’appellerai une concertation positive, qui permettra avec elle d’analyser sa situation et de lui dire trois ou quatre choses. Premièrement, il faut bien sûr veiller à la représentation arithmétique, quantitative de la diversité sur les écrans. Deuxièmement, ce n’est pas suffisant ; il faut lutter aussi contre tous les messages, contre toutes les images, contre tous les propos qui véhiculent des stéréotypes hostiles à l’idée même de la prise en compte de la diversité. Comme l’a indiqué excellemment Frédéric Lefebvre, et je rends hommage au travail qu’il accomplit sur ce thème, il faut qu’en concertation avec les ministères concernés et avec les organismes de formation professionnelle, on regarde comment ouvrir les établissements de formation professionnelle s’agissant des métiers de l’audiovisuel, de l’image et du son, pour assurer la présence effective de la diversité. Je leur dirai également qu’il n’est pas normal que dans la France de 2008, à une ou deux exceptions près, il n’y ait aucun directeur d’antenne, aucun directeur de programme, aucun responsable d’une unité commandant des programmes, qui soit issu de la diversité. Cette situation n’est pas acceptable. Nous dirons donc aux chaînes « Evoluez ». Si vous ne comprenez pas ce discours, si vous persistez dans votre absence de volonté que l’étude du CSA a mise en relief, et bien on recourra éventuellement à d’autres choses et nous modifierons la teneur des
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conventions passées par le CSA avec les chaînes en nous inspirant naturellement de ce qui sera adopté par le Parlement pour les chaînes publiques. Je crois qu’il faut que les chaînes de télévision – et Dieu sait si je les aime – comprennent bien une chose. Qu’elles ne s’étonnent pas si un jour, parce que les jeunes ne se retrouvent pas, ne retrouvent pas dans la télévision, la société qu’ils connaissent, la société dans laquelle ils vivent, et bien qu’elles ne s’étonnent pas que les jeunes se détachent progressivement de la télévision et qu’elles ne viennent pas récriminer. Sur ce, je suis obligé de vous quitter pour les raisons qui ont été dites par monsieur Lefebvre et je vous prie de m’en excuser.

Christian KERT, député UMP Sur la diversité, j’ai dit tout à l’heure publiquement que le débat était lancé, que nous allons le suivre. Comme rapporteur, j’ai pour mission de suivre l’allant donné par le président du CSA mais également de calmer les ardeurs d’un Frédéric Lefebvre qui aimerait aller loin sur le chemin. Donc je vais essayer de trouver les formules d’équilibre qui me paraissent nécessaires pour que France Télévisions puisse affronter le défi de la diversité mais dans le respect de certaines règles qui lui paraissent acceptables. Sur les 11 millions, il y a bien un petit amendement que je qualifierais amicalement de renégat qui voudrait passer de 11 millions à 5 millions. Nous sommes vraiment persuadés dans ce débat qu’il faut aider ces chaînes qui démarrent et qui ont besoin d’un peu d’oxygène, donc de quelques années pour trouver leur rythme de croisière. Ce seuil de 11 millions qui vient de l’idée du COSIP me paraît plutôt une bonne échelle. Je crois qu’il faut que nous nous en tenions là. Je crois que le parlementaire, dont je ne donnerai pas le nom, qui a proposé cet amendement, se rangera assez aisément à notre raison. Et je vais y veiller pour tout dire.

Camille PASCAL, Secrétaire Général en charge de la Communication de France Télévisions Sur la diversité, nous avons pris acte des chiffres du conseil supérieur de l’audiovisuel. Ces chiffres se voulaient un panorama global et aucune chaîne semble-t-il n’a été désignée à la vindicte. Il semble que globalement le constat ne soit pas satisfaisant. Nous prenons acte de cet état de fait et prenons notre part de responsabilité. D’ailleurs, le problème sera réglé quand il n’y aura plus débat. Simplement, un petit mot puisqu’on a parlé tout à l’heure de Sciences Po et puisque tout cela est quand même fait avec l’argent du contribuable. Depuis 2004 et la mise en place du Plan d’Action d’Edouard Pelé (PAPI) – rendons lui hommage – près d’une centaine de contrats d’apprentissage ont été délivrés par France Télévisions à des étudiants issus de la diversité. Depuis qu’elle fonctionne, la fondation France Télévisions – puisque France Télévisions a aussi une fondation, elle s’est même permise de la créer avant TF1… mais elle présente bien sûr toutes ses excuses à Mr Paoli… c’était amical (réactions animées de la salle) – la fondation France Télévisions a pour objet de permettre un accès à la culture, dans toutes ses dimensions, aux populations qui sont tenues le plus éloignées des équipements et de l’information culturelle. Enfin, et c’est vrai que nous n’avons pas communiqué autour de cette décision, mais il faut savoir que depuis un mois ou deux, une clause a été ajoutée dans les contrats d’achat et de commande, notamment pour les fictions/docufictions, demandant aux producteurs de tenir compte de la diversité de la population française dans leurs castings. Entendons nous bien : cette clause n’est pas là pour désigner les producteurs comme responsables de la présence ou non de la diversité dans les fictions. Simplement, c’est pour que les producteurs ne puissent plus dire qu’il y a une sorte de mur de verre à France Télévisions. Voilà, je voulais insister sur ces quelques points, même si beaucoup de chemin reste à faire. Enfin, sur le guichet unique, France Télévisions ne s’est jamais vécue comme un guichet et encore moins comme un guichet unique. Un guichet voudrait dire qu’il y aurait des ayants-droits, avec un ticket, qui viendraient retirer leur dû. Cela ne fonctionne pas comme cela et, que je sache, France Télévisions n’a jamais donné l’image de l’uniformisation de ses écrans.
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Frédéric LEFEBVRE, CPAA Au contraire, je crois qu’on peut dire à quel point – et les producteurs le savent, c’est pour cela qu’ils sont tellement présents au moment où se discute cette réforme – si on a une diversité de la création et notamment de la fiction, c’est en grande partie grâce au service public et à France Télévisions. Si France Télévisions n’était pas là, la diversité serait beaucoup moins présente dans notre pays. De la même façon, sur la diversité ethnoculturelle, il y a un point qui me parait essentiel et qui doit être dans le débat. J’ai bien entendu Christine Albanel et je pense qu’elle a raison sur les quotas au sens « nombre d’acteurs qui seraient noirs ou d’origine maghrébine ». Mais je crois que le vrai sujet est quelle image on donne de la diversité. Ce qui est très important, c’est que dans les fictions, les gens d’origines diverses jouent des rôles qui ne soient pas toujours caricaturaux. Cela existe mais je crois qu’il faut aller beaucoup plus loin si on veut progresser et si on veut, comme l’a dit Christine Albanel tout à l’heure, que le service public soit exemplaire et, comme il l’a déjà fait pour la fondation, qu’il soit suivi ensuite des autres acteurs du monde de l’audiovisuel. Il y a en effet là un enjeu majeur de société qui se joue.

Intervenant de la salle Dans la fiction notamment, je crois que France Télévisions et d’autres chaînes aussi mais France Télévisions joue un rôle dans la construction d’une identité commune. Quand nous lançons une fiction sur Les Mariées de l’isle Bourbon ou Tropiques amères, que nous abordons la douloureuse question du passé colonial et de l’esclavage, nous participons me semble-t-il à la construction d’une mémoire collective. C’est peut être un secret mais bon, tant pis. Nous avons en préparation un Chevalier de Saint Georges. Il ne faut pas non plus imaginer que la fiction doit représenter la diversité uniquement dans la fiction contemporaine. Si nous voulons vraiment être dans notre mission de service public, il faut aussi que nous participions à la construction de l’identité nationale et à une identité nationale qui soit conforme à sa diversité.

Emmanuel HAMELIN, CPAA On va laisser la parole à NRJ et Direct 8.

Leonidas KALOGEROPOULOS, Délégué Général d’Alternative Mobile Merci. Je voudrais peut être intervenir en tant que délégué général de l’association qu’on a créée avec les nouveaux entrants de la TNT parce que cette loi dont le titre est « le financement et l’avenir du service public » est une loi audiovisuelle qui arrive après le grand chambardement récent dans l’audiovisuel qui a été marqué par ce grand succès du lancement de la TNT. La TNT a quand même séduit à peu près 20 millions de Français et a trouvé son rythme de croissance, probablement l’un des plus rapides pour une nouvelle technologie en France. On a la faiblesse de penser que c’est en grande partie parce que les Français ont trouvé de nouveaux programmes, de nouveaux groupes sur la TNT, que probablement cela répondait à une attente. Il y a encore trois quatre ans la grande priorité des responsables audiovisuels, toutes tendances confondues, gauche droite, quels qu’ils soient, c’était la préservation du pluralisme, s’assurer que les nouveaux acteurs seraient capables de se muscler pour être présents dans cette industrie, d’apporter leur contribution à la création et d’investir comme les grands groupes que sont TF1, M6, Canal+ dans la production audiovisuelle. Je voudrais dire que, certes il y a des tensions aujourd’hui entre les nouveaux entrants et les historiques mais c’est avec beaucoup de respect que nous les considérons. D’ailleurs, ils sont dans la salle et je tiens à dire que l’on s’aide beaucoup ; on a des relations très régulières. Et je pense que ce respect est réciproque.
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C’est vrai que ces nouveaux entrants ont l’ambition d’être assez rapidement des acteurs aussi importants que les acteurs historiques. Or aujourd’hui, les quelques chaînes qui sont dans cette dynamique de nouveaux entrants rassemblées dans l’association cumulent à elles toutes plus de 200 millions de perte. On a en face de nous des groupes dont on salue le succès. Ils cumulent à peu près trois milliards de chiffre d’affaires. On a l’impression, en ce qui nous concerne, qu’on n’est probablement pas encore totalement arrivé à la fin de notre phase de musculation pour jouer totalement dans la même cour et être traités de la même façon. On a un certain nombre de préoccupations : est-ce que la taxe qui doit s’appliquer, est-ce qu’un jour nous serons en mesure de l’assumer comme tous les autres ou est-ce qu’il faut peut être la moduler en fonction de la situation de ces nouveaux entrants ? Est-ce que nous sommes tout à fait à égalité de traitement, alors que notre numérotation n’est pas celle de nos chaînes, qu’il faut parfois se retrouver dans les dix, quinze, trente, cinquante numérotations dans les plans de service ? Est-ce que la circulation des œuvres est optimale ? Tout élément qui nous permettrait d’arriver à un stade où nous jouerions à égalité avec nos amis historiques est important. Est-ce que cela reste aujourd’hui une priorité dans ce projet de loi ? Est-ce que cela reste aujourd’hui une priorité pour tous les parlementaires engagés sur ce texte de veiller à ce que le pluralisme soit suffisamment musclé pour jouer pleinement son rôle dans le paysage audiovisuel ? C’est véritablement une question à laquelle je crois qu’on est ici un certain nombre à attendre une réponse.

Jean-Christophe THIERY, Président de Bolloré Médias Je précise juste l’une des questions posées par Leonidas Kalogeropoulos. Je crois que la question de la numérotation a fait l’objet d’échanges approfondis entre vos collaborateurs et la commission spéciale de l’Assemblée nationale et monsieur Kert en particulier. Donc ma question est la suivante : est-ce qu’à l’instar des chaînes historiques, les nouvelles chaînes gratuites de la TNT pourront retrouver, garder, conserver leurs numéros dans l’ensemble des plans de service des bouquets ? J’ajoute que je crois qu’un amendement a été déposé qui vise à imposer aux distributeurs de services un bloc dans lequel seraient reprises les chaînes de la TNT. Je ne crois pas que cela changerait grand-chose à la situation existante parce que ces blocs existent souvent perdus à la fin des plans de service, souvent après les chaînes de charme.

Olivier ZEGNA-RATA, Directeur des relations institutionnelles de Canal + Alors je ne sais pas où sont les chaînes de charme mais en l’occurrence j’ai vu le bloc tout à l’heure en partant de mon bureau parce que je voulais voir comment c’était installé. C’est très bien installé. Vous savez sur Canalsat, par exemple, c’est très pratique : vous avez le bloc, là et après vous avez tous les décrochages régionaux de France 3 à la suite. Juste une chose. Je voudrais répondre sur ce point parce que c’est assez intéressant. Il se trouve que quand les Français/les foyers français choisissent de s’abonner à une offre de 250 chaînes, c’est précisément parce qu’ils ne voulaient pas en garder que 18. Donc si c’est pour leur proposer, dans l’offre, spécifiquement ces 18 en tête, ce n’est pas absolument la solution qu’ils attendent. D’autant que parmi ces 18, comme vous le savez, il y a des chaînes de toutes les thématiques. Or toutes les chaînes thématiques méritent le même traitement. Voilà pourquoi certaines chaînes seraient favorisées par rapport à d’autres ou au contraire déclassées par rapport à d’autre. Alors il y a un vrai problème de liberté. J’ajoute un dernier point. Quand un Français/foyer français s’abonne à une offre multi-chaînes de plus de 250 chaînes, nous lui offrons la possibilité de classer lui-même les chaînes dans l’ordre qu’il veut. Tous ceux qui utilisent ce type de services savent qu’ils font eux-mêmes leur plan de service. Le plan de service de tous les Français, allez voir comment ils le font ! Ils ne le font jamais en mettant les 18 chaînes de la TNT en tête. Alors essayez de rejoindre votre propre expérience et ce que vous voudriez faire passer dans la loi. Est-ce qu’il faut que, par un totalitarisme nouveau, on dicte aux gens leur choix ? Aujourd’hui ils ont la possibilité d’avoir soit un classement thématique, soit un classement avec les chaînes de la TNT s’ils
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en ont par hasard envie, soit un classement avec les chaînes de charme en tête s’ils le préfèrent. Cela s’appelle la liberté. Pourquoi l’Etat devrait-il légiférer pour dire aux gens « voilà ce que vous aurez chez vous » ?!

Frédéric LEFEBVRE, CPAA On a un débat qui s’est installé dans la salle qui est très intéressant. Je suis sûr que Christine veut nous dire un mot sur ce débat.

Christine ALBANEL, Ministre de la Culture et de la Communication Juste un mot pour dire qu’en effet, on est très attentif au développement de ces chaînes de la TNT qui, c’est vrai, ont eu un succès exponentiel, qui était d’ailleurs difficile à anticiper au départ. Ceci montre bien qu’il y a une manière de regarder la télé qui s’est ancré. On ne reviendra jamais en arrière. C’est évident et cela veut dire qu’il faut s’adapter à des réalités entièrement nouvelles. Je signale que, très convaincue par le remarquable travail accompli sur l’évolution des décrets Tasca, j’ai demandé à David Kessler et Dominique Richard qu’on ne lâche pas de travailler aussi sur les contributions qui pourraient être demandées, dans quelles conditions et à quel moment, aux chaînes de la TNT qui, quand même, font l’objet d’une différenciation dans l’évolution des décrets pub puisque les fenêtres sont un peu plus ouvertes naturellement pour les chaînes de la TNT que pour les chaînes historiques. S’agissant de la numérotation en France, on veut que la loi traite tout parce qu’on a le sentiment que les choses n’existent vraiment que quand elles sont dans la loi. On peut être Français et en même temps être prudent. Je suis sûre qu’il va y avoir un débat sur ce sujet entre la nécessité d’avoir une meilleure identification de certaines chaînes de la TNT – reste à savoir comment, peut être pas en faisant les 18 premiers numéros – et d’autre part la liberté des opérateurs et la liberté du public qui est également libre d’organiser comme il veut sa façon de regarder la télé. L’équilibre va être là. Cela va être encore à mon avis un élément du débat parlementaire. Voilà ce que je peux dire.

Emmanuel HAMELIN, CPAA Juste une petite parenthèse. Je fais un petit retour en arrière. Le Club parlementaire s’est créé sur les fondements de la réflexion que nous avons lancée à l’Assemblée Nationale avec les débuts de la TNT. C’est comme cela que le club a démarré et la question posée aujourd’hui était déjà posée à cette époque. Donc c’est vraiment une question très récurrente et si les réponses étaient évidentes, on les aurait déjà trouvées depuis longtemps. Ce débat n’a pas changé. A moment donné il faudra envisager de trouver des solutions pour essayer d’avancer, des solutions qui arrivent à satisfaire tout le monde, ce qui n’est pas forcément extrêmement simple. Emmanuelle GUILBART, Présidente de Gulli et Tiji, Lagardere Active télévisions Juste pour compléter ce qui vient d’être dit. Je pense que la numérotation est un débat passionné mais que je qualifierais d’épiphénomène. Je pense que ce qui est important c’est de rappeler que les chaînes de la TNT doivent trouver leurs conditions économiques pour continuer à exister sur ce marché. Je pense que c’est cela aujourd’hui le vrai débat. Que les politiques n’oublient pas le travail qui a été accompli. C’est effectivement un succès populaire. Aujourd’hui, nous devons le transformer en modèle économique. Vous avez mentionné le seuil de 11% tout à l’heure, effectivement. Je me permettrai d’ajouter que c’est un seuil de chiffre d’affaires que nous venons d’atteindre mais qui reste dans un ratio de un à cent ou deux cent par rapport à nos concurrents et que c’est ce seuil qu’il est
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important de relever pour nous aider encore, dans les quelques années qu’on a devant nous, à trouver notre équilibre économique et à enfin contribuer à armes égales avec nos concurrents, nos grands concurrents.

Christine ALBANEL, Ministre de la Culture et de la Communication C’est très vrai. On peut inquiéter les chaînes historiques sans être pour autant confortés.

Frédéric LEFEBVRE, CPAA Merci. Je crois qu’on a bien abordé ce débat chaînes de la TNT/chaînes historiques. Tout est sur la table. Qu’est ce qui est très important ? Et je le dis devant Emmanuel Hamelin et qui a joué un rôle moteur sur la question de la TNT notamment, vous le savez. Je pense qu’on est arrivé à un moment où, enfin, on se pose un certain nombre de questions. On a décidé pendant de nombreuses années d’aller très très vite sur la technique, d’aller très très vite sur les tuyaux. Aujourd’hui, l’hommage que je veux rendre à ce gouvernement, c’est d’avoir posé la question des contenus, des financements, du fait qu’on ne peut pas imaginer que tout le monde vive avec un modèle de gratuité et donc sur la publicité et qu’il faut trouver des solutions pour que cela fonctionne. Il y a aussi un travail considérable qui a été fait sur les décrets Tasca. Il y a des accords exceptionnels qui sont trouvés en ce moment alors que tout le monde nous disait qu’on n’y arriverait pas. Je crois qu’il faut qu’on continue de construire ce nouveau paysage de financement. On en a parlé des dizaines de fois dans le club avant même que ce gouvernement n’entame ses discussions. Je crois qu’on est vraiment à un moment où il faut que ces débats que nous avons au Parlement – et tu (Christine Albanel) as eu le courage de les ouvrir en posant tout sur la table – je crois qu’aucun gouvernement ne l’avait fait jusque là. Evidemment qu’il y a des choses qui vont s’écrire et qui ne sont pas toutes faites aujourd’hui. Evidemment que les débats parlementaires vont vous permettre les uns et les autres d’exprimer un certain nombre de choses. De la même façon que sur la télévision publique moi j’ai porté un certain nombre d’idées fortes parce que je considère qu’il y a l’argent du contribuable qui est derrière. Il est difficile de te demander ton avis à cause de la séparation des pouvoirs mais il y a une question qui est essentielle et je le dis ici devant collègues parlementaires, c’est la question des chaînes parlementaires. Je ne vois pas comment on peut continuer à ne pas défendre la fusion. C’est un sujet qui me semble une évidence. Je l’ai déjà dit en montrant les incohérences sur le plan télévisuel mais je le dis alors que certains se posent la question aujourd’hui de deux canaux. Deux canaux, cela voudrait dire, avec l’extinction du numérique, un surcoût de plus de 40% pour chacune des chaînes parlementaires. Je le dis, c’est absurde, au moment où on fait la RGPP, au moment où nos deux présidents, des deux Assemblées, se sont engagés à faire des économies, c’est ce sujet là qu’il faut qu’on pose et je le dis d’autant plus parce que cela va permettre à nos amis de France Télévisions de comprendre que le sujet n’est pas uniquement France Télévisions. On ne prend pas France Télévisions comme cible en se disant il faut absolument que France Télévisions change. On ne veut pas faire de mal à France Télévisions. Notre objectif est au contraire de donner les moyens à France Télévisions de vivre, de le faire en respectant l’argent des contribuables, en le faisant pour que la création notamment trouve son équilibre. Et, de la même façon, sur les chaînes parlementaires, nous sommes bien décidés à poser cette question. Vous savez qu’à l’Assemblée nationale, Catherine Vautrin a été chargée de réfléchir à ces questions. Je lui ai dit très clairement ce que j’en pensais. Je le redirai dans le débat, je pense que c’est un sujet majeur pour le Parlement et si on ne le dit pas dans ce club je ne sais pas où on le dirait. Je le dit parce qu’on vient de parler de la TNT ; je trouvais normal qu’on parle dans cette maison des chaînes parlementaires. Est-ce qu’il y a d’autres questions sur d’autres sujets ?

Sandra MULLER, PDG de La Lettre de l’audiovisuel
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Je ne vais pas vous poser une question en tant que journaliste pour une fois mais en tant que chef d’entreprise. On parle de la discrimination positive ici, j’aimerais bien entendre parler aussi du rôle des femmes dans l’audiovisuel public.

Frédéric LEFEBVRE, CPAA C’est ce que disait Christine dans mon oreille à plusieurs reprises quand on parlait de la diversité.

Sandra MULLER, La Lettre de l’audiovisuel Je ne vous ai pas entendu mais il y a eu télépathie. J’aimerais bien aussi savoir quel rôle nous sera réservé à nous en tant que chefs d’entreprises. Dans ce projet de loi est-ce qu’il y aura un jour… Je ne demande pas une parité hommes-femmes ; on voit d’ailleurs qu’on a quand même un gouvernement avec une parité qui est représentée, même si les femmes n’ont pas le même niveau d’attributions que les hommes. Je veux savoir pourquoi le président de RFO, par exemple, est encore issu de la majorité blanche. Cela me semble une aberration. Et pourquoi il n’y a pas plus de femmes… Est-ce qu’il y a un amendement qui pourra être déposé ou est-ce que vous y pensez.

Frédéric LEFEBVRE, CPAA Est-ce qu’il y a un amendement pour les femmes ? Est-ce que Christian Kert a pensé… ? Parce que comme il veut calmer mes ardeurs, est-ce que lui a des ardeurs pour les femmes dans son projet ?

Sandra MULLER, La Lettre de l’audiovisuel Je voudrais juste préciser un chiffre. Parmi les dirigeants de médias, il n’y a que 3% des femmes qui ont des postes vraiment à responsabilité.

Christian KERT, député UMP Posé comme cela, j’ai toujours beaucoup d’ardeur pour les femmes mais pas forcément sous forme d’amendement. Mais que devrait dire cet amendement ? J’ai fait partie des parlementaires qui ont voté la loi sur la parité qui n’était pas proposée par la majorité à laquelle j’appartenais. Les seules personnes qui m’ont reproché d’avoir voté la loi pour la parité, ce sont des femmes en me disant « vous nous prenez pour des quotas ». Donc que faudrait il faire pour que vous soyez mieux présentes, pas plus, mais mieux présentes ?

Sandra MULLER, La Lettre de l’audiovisuel La même chose que pour la diversité.

Christian KERT, député UMP Et bien non puisque la diversité, c’est la différence
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Sandra MULLER, La Lettre de l’audiovisuel Les femmes et les hommes c’est différent dans les médias, apparemment.

Christian KERT, député UMP Je ne sais pas mais je suis prêt à observer des statistiques et à corriger le tir. Mais je veux le faire avec délicatesse, la délicatesse que vous méritez.

Frédéric LEFEBVRE, CPAA Camille voulait apporter sa pierre à l’édifice de la réflexion sur cette question.

Camille PASCAL, France Télévisions Simplement une chose. Je ne vais pas citer les visages féminins de France Télévisions ; la soirée n’y suffirait pas. Simplement rappeler une chose. C’est qu’à son arrivée, Patrick de Carolis a signé un accord sur l’égalité salariale homme femmes à France Télévisions, ce qui n’était pas le cas auparavant.

Christine ALBANEL, Ministre de la Culture et de la Communication Juste un mot pour dire que, bon, évidemment on le souhaiterait – on a tout de suite le réflexe nous les femmes - mais c’est difficile de le mettre dans la loi. C’est toujours pareil. Il y a les femmes qu’on montre, qu’on voit, et les femmes qui dirigent. Ce sont des mouvements de société longs et ils sont spécialement longs en France. Christian a raison de rappeler qu’il y avait eu un grand débat à l’époque et je me souviens qu’Elisabeth Badinter et d’autres refusaient d’être distinguées pour ce qu’elles étaient et non pas pour ce qu’elles faisaient. Ce qui est évidemment l’éternel débat.

Emmanuel HAMELIN, CPAA Je pense qu’il ne serait pas inutile de préciser que certaines femmes présentes ici qui sont à des postes à responsabilité dans le secteur de l’audiovisuel et des médias le sont plus pour leur compétence que pour leur féminité. De la salle : Pour les deux !

Emmanuel HAMELIN, CPAA L’un n’empêche pas l’autre bien évidemment.

Frédéric LEFEBVRE, CPAA

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Et en plus ça n’est pas certaines, Emmanuel, c’est toutes ! Est-ce que tu acceptes de répondre encore à une ou deux questions ?

Christine ALBANEL, Ministre de la Culture et de la Communication Oui alors, je m’aperçois qu’on est passé très vite sur un sujet. Christian Kert tout à l’heure a évoqué la question de la gouvernance. Je persiste à penser qu’il y a une logique de responsabilité dans les nominations telles qu’elles sont envisagées pour l’avenir. L’idée que cela serait sur des critères différents de la compétence n’est pas fondée. Cela fait partie de ces postes très en vue qui font l’objet d’un débat public considérable et qui d’ailleurs est déjà terriblement discuté. Il y aura nécessairement ce débat public très nourri. L’avis conforme du CSA est un point très important. Le vote à bulletin secret est un point également très important. Le passage également en débat public devant les commissions parlementaires, on peut être sûr du retentissement qu’il aura, des commentaires et de tout ce qui sera forcément disséqué et discuté à cette occasion. Je pense à l’inverse que cela pourra être la possibilité dans le principe de faire appel à des personnalités venues de tous horizons. On sait qu’il y a de grands dirigeants qui ont des parcours beaucoup plus inattendus, qui viennent qui de la Lyonnaise, qui de l’agrochimie, qui de je ne sais où. Et au fond, cela laisse une liberté ; c’est le principe de la liberté et de la responsabilité. On sait que ce ne sera pas facile mais je crois que les garanties démocratiques sont réunies et que certainement la liberté sera bien présente. Pour moi c’est un projet assez intéressant et auquel il me semble qu’on peut adhérer.

Frédéric LEFEBVRE, CPAA Merci Christine. On ne le dit pas toujours mais, en dehors du fait qu’il y a une hypocrisie sur la nomination dans le système actuel, il y a un point qui me semble-t-il est majeur – Christine tu ajouteras un mot si tu veux pour corriger ce que j’ai dit mais – c’est que jusqu’à présent il y avait un choix limité surtout parce que la procédure imposait en réalité d’être candidat. On se souvient d’un certain nombre d’exemples avec un certain nombre de professionnels de la radio notamment qui se sont porté candidats, qui n’ont pas été retenus et pour qui cela a été le début des difficultés dans leur radio d’origine. Je crois qu’il faut avoir cela en tête car c’est un plus considérable en matière de choix des professionnels qui est à côté de la partie purement politique de la décision mais qui me semble-t-il est un vrai plus et permettra d’aller vers le choix d’un professionnel à la tête du service public. C’est l’une des raisons pour lesquelles je me battrai pour ce mode de nomination que je considère comme plus démocratique et en même temps comme permettant de choisir des professionnels et d’avoir plus de choix.

Frédéric GOLDSMITH, Délégué Général de l’Association des Producteurs de Cinéma (APC) D’abord je voudrais rassurer Camille Pascal sur le fait que les créateurs et les producteurs aiment vraiment France Télévisions. Ils sont très attachés à France Télévisions, au point vraiment de se battre bec et ongles pour France Télévisions. Et ils espèrent que France Télévisions leur rend. Et, effectivement, jusqu’à présent, cela a été extrêmement fort. Moi qui représente les producteurs de cinéma, en matière cinématographique, la politique de production a été très forte au point d’ailleurs d’avoir cette année la palme d’or à Cannes avec Entre les Murs. Elle est le reflet même justement de la diversité. Avec ce film, on est au carrefour de tout ce que l’on a dit. Donc c’est assez extraordinaire. Il faut continuer cela. Cet amour doit se traduire en actes comme le disait Cocteau donc nous sommes demandeurs de garanties en valeur absolue pour maintenir cet engagement financier en faveur du cinéma. Pour que cette grande aventure continue, il faut développer la seconde partie de soirée où, comme devrait l’indiquer le cahier des charges, le cinéma sera sans doute le bienvenu. Le samedi soir
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devrait aussi être un espace pour le cinéma, grâce au décret qui ne va pas manquer d’être publié. Nous comptons donc sur les parlementaires, Monsieur Kert rapporteur, Frédéric Lefebvre, et le gouvernement, pour traduire cette garantie en valeur absolue dans la loi pour que, de la même manière qu’elle existe pour l’audiovisuel, cette garantie existe pour le cinéma… Il faut une garantie en valeur absolue pour garantir cette pluriannualité, cette visibilité, cette pérennité dans la création. Pour ce qui concerne la TNT, j’ai écouté les débats des chaînes de la TNT extrêmement attentivement. Nous aimons beaucoup aussi les chaînes de la TNT. Elles aiment énormément le cinéma. Il y a beaucoup de cinéma et je dirais même que c’est le programme phare des chaînes de la TNT. Nous attendons avec beaucoup d’impatience le moment où elles vont commencer à contribuer à la création de façon extrêmement forte avec un investissement, des garanties. Là aussi, nous serions très heureux qu’enfin elles contribuent à la création cinématographique au-delà de la simple programmation, pour faire en sorte que la TNT se développe. Enfin, en dernier lieu j’aurai une question pour Madame la Ministre. Christine REICHENBACH, Directrice des affaires publiques et juridiques de l’Union des Annonceurs (UDA) Je voudrais formuler des propos beaucoup plus terre à terre. On a beaucoup parlé de ce décret et de ses fenêtres ; j’aurais aimé savoir quand il a allait être enfin publié et quand ces fenêtres allaient enfin être ouvertes. Nous, les annonceurs, avons besoin de connaître suffisamment à l’avance les règles du jeu pour pouvoir accompagner le mouvement.

Christine ALBANEL, Ministre de la Culture et de la Communication Ecoutez, le décret a été signé en tout cas par moi et après on l’a suivi à la trace et actuellement il est au ministère de l’Intérieur à cause de l’application dans les DOM TOM mais il doit ensuite aller chez le premier ministre pour une entrée en vigueur le 1er janvier.

Didier SIAMMOUR, Journaliste CB News Frédéric Lefebvre, vous parliez tout à l’heure de respecter l’argent du contribuable. Une question par rapport aux obligations du service public et en particulier sur le cahier des charges. Est-ce qu’il ne serait pas important d’introduire une notion visant à respecter l’avis du téléspectateur, du citoyen à l’heure où les magazines comme Le Médiateur sont relégués sur Internet ?

Frédéric LEFEBVRE, CPAA Je pense que vous posez une question qui est très importante, celle de l’interactivité avec les téléspectateurs. Camille Pascal va répondre mais moi j’ai quelques souvenirs de télévision – vous allez me dire que je me souviens des programmes de quand j’étais plus petit – mais quand on était enfant, il y avait un certain nombre de programmes à la télévision où on avait l’impression d’avoir plus de choix qu’aujourd’hui et plus d’interactivité. Parce que le SVP 11 11 est dans la tête de beaucoup de Français. Paradoxalement dans ce Club il y a beaucoup de gens – et on en a rencontré – qui aujourd’hui ont les moyens techniques d’offrir aux chaînes de télévision la capacité d’offrir une vraie interactivité. La question part du principe que les télévisions abandonnent à Internet l’interactivité. Certes, les télévisions reprochent souvent à Internet, et parfois à juste titre, de leur prendre des téléspectateurs ou du contenu. Il faut aussi que la télévision sache faire le virage des nouvelles technologies et créer une interactivité qui manque à la télévision. Cette question dépasse très largement le service public. J’ai vu que Camille Pascal voulait réagir sur cette question. On sera heureux d’entendre sa position.

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Camille PASCAL, France Télévisions Depuis près de trois ans, France Télévisions ne cesse d’aller à la rencontre des téléspectateurs. Alors cela a pris la forme des Forums Téléspectateurs en France avec la visite de France Télévisions dans plus d’une quarantaine de villes et, par ailleurs, d’un instrument que nous avons créé, qui est sur Internet. Mais France Télévisions a vocation à devenir un global média avec le Club France Télévisions, club de téléspectateurs puisque nous frôlons les trois millions d’adhérents et qu’il y a un contact permanent avec les téléspectateurs notamment sur les programmes avec leurs réactions. Ils ont tous systématiquement des réponses. Je peux dire d’ailleurs que le standard récemment a sauté sur la question de Plus belle la vie. Donc il y a ce lien. Par ailleurs vous le savez certainement, l’interactivité est soumise à un certain nombre de règles notamment sur l’usage des SMS, qui sont aussi des contraintes.

Emmanuel HAMELIN, CPAA Merci Camille. Ce problème d’interactivité, c’est un sujet qu’on a aussi abordé au moment où on a eu les premières discussions sur la TNT puisque certains de nos voisins européens on fait une TNT interactive, ce qui n’a pas été le choix de la France. La question s’est posée de manière extrêmement précise. Aujourd’hui, compte tenu de l’évolution des technologies, on est tous concernés parce que le secteur audiovisuel est très dépendant entre guillemets de ces évolutions là et on essaye de les accompagner au maximum avec les différentes lois qui se posent sur l’audiovisuel. Aujourd’hui, quand on parle d’interactivité, je pense qu’il faut penser – et Jeanine Langlois-Glandier pourrait en parler mieux que moi - à la TMP. On ne parle aujourd’hui de l’interactivité qu’avec Internet qui est l’outil le plus interactif qu’on connaisse. Mais c’est vrai que la TMP peut apporter des réponses en termes d’interactivité- si Jeanine veut dire deux mots sur le sujet...

Jeanine LANGLOIS-GLANDIER, Forum TV Mobile Très honnêtement je préfèrerais qu’on fasse un autre club sur la question de la Télévision Mobile Personnelle.

Didier SIAMMOUR, Journaliste CB News Peut être que j’ai mal formulé ma question mais je voulais savoir s’il y avait quelque chose de prévu dans le cahier des charges à l’heure où je crois qu’un magazine – Le magazine du médiateur – a été effacé des programmes il y a quelques mois. Un certain nombre de téléspectateurs s’en sont émus, il y a eu pas mal de retours à ce niveau là. Je voulais savoir s’il y avait autre chose de prévu. Internet fait partie de moyens parallèles mais, à l’écran, qu’est-ce qui se passe ?

Christine ALBANEL, Ministre de la Culture et de la Communication Si, il est en effet spécifiquement prévu dans le cahier des charges un temps de dialogue entre le médiateur et les téléspectateurs.

Emmanuel HAMELIN, CPAA Je voulais vous informer d’une nouveauté dans le club puisque nous avons ici beaucoup travaillé sur le travail jusqu’à l’extinction de l’analogique. A chaque réunion que nous organiserons –
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puisqu’on a beaucoup parlé d’évolution technologique et de nouveaux médias – nous allons essayer de faire jusqu’à fin 2011 comme un feuilleton, un petit point sur l’état des lieux et l’avancée de la fin de l’analogique. Je voudrais donc laisser la parole à Fayçal Daouadji pour qu’il intervienne en cette fin de réunion, comme il le fera au prochain dîner-débat pour nous faire un point d’étape sur l’avancée concernant l’extinction de l’analogique.

Fayçal DAOUADJI, Responsable des relations extérieures à France Télé Numérique Merci, bonsoir à tous. On va essayer de garder la transition avec le sujet France Télévisions. D’abord, on va rendre compte - pour une raison simple c’est que c’est vous qui avez votés cette loi donc c’est un peu ton bébé Emmanuel - de la façon dont on donne corps à ce bébé au fur et à mesure, région par région. On commence à rentrer dans le concret du sujet. Madame la Ministre vous étiez là samedi à Coulommiers pour le compte à rebours. Vous l’avez officiellement lancé. Grâce aux équipes de Laurence Franceschini, grâce au ministère de la Culture, clairement l’Etat a pris ses responsabilités, autant sur le financement que sur l’accompagnement. Je ne doute pas que les chaînes nous rejoindront un jour sur le sujet. On arrive maintenant à avoir la concrétisation du terrain. Je vous transmets les excuses de Frank Riester qui malheureusement ne peut pas être là ce soir mais qui nous accompagne par la pensée. En clair on a tenu une quinzaine de sessions de formations sur Coulommiers, une dizaine de réunions publiques. Il commence à ressortir assez clairement que, premièrement, les élus n’ont pas peur de la fin de l’analogique et que les téléspectateurs ne regretteront en rien la fin de l’analogique, pour une raison simple, autant en termes de qualité que de quantité. Quand ils voient la différence, ils sont contents d’être passés à autre chose. La deuxième chose s’agissant des élus, c’est qu’ils sont plutôt proactifs et positifs dès lors qu’on travaille très en amont avec eux ; c’est ce qu’on est entrain d’inventer concrètement à Coulommiers. La troisième chose, c’est que dans les réunions publiques, les questions qui se posent commencent à dériver c'est-à-dire qu’au début les gens ne comprenaient pas pourquoi on le faisait. Maintenant, c’est « comment on le fait » et « expliquez moi ce que ça m’apporte, combien ça me coûte et comment concrètement je fais si j’ai une parabole », etc. L’un des indices, c’est qu’il y a des gens qui commencent dès maintenant à penser à se désabonner, à bazarder leur antenne parabole pour profiter de la qualité de l’antenne râteau. C’est un témoignage issu de réunion publique. Deuxième étape, Kaysersberg. On en y était hier. Les trois communes touchées par Kaysersberg ont donné leur accord. On a l’aval du président Zeller. Donc l’Alsace, c’est lancé, ce sera au printemps. Michel Boyon n’est plus là mais il aura les délibérations des trois communes à la midécembre et on pourra commencer le travail de communication et d’information début janvier. Enfin, Cherbourg : on a commencé à travailler avec les équipes du député-maire Bernard Cazeneuve. On va leur présenter l’ensemble du projet à la fin de l’année civile. On sera opérationnel au mois de mars. Et Cherbourg sera une première puisque c’est une zone à 150 000 habitants, ce qui veut dire que l’on va entamer et expérimenter le travail avec un conseil général de zone rurale. C’est important car les zones rurales étaient jusqu’à présent un peu les laissées pour compte. Dernier point, Pierre Hérisson est-il encore là ? Simplement pour dire qu’on a commencé à travailler très en amont avec l’Association nationale des élus de montagne et l’Association des maires de France. On a une chance extraordinaire avec l’association nationale des élus de montagne puisqu’au Congrès de Saint-Flour, on a entendu François Brottes féliciter le gouvernement et se féliciter. Donc au niveau national, comme au niveau local, on a un véritable consensus. Vous pouvez dire bravo aux élus de Coulommiers et des dix villes environnantes pour ce qu’ils sont entrain de faire et d’inventer qui est assez extraordinaire.

Emmanuel HAMELIN, CPAA

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Merci. On va prendre cette intervention comme la conclusion de ce dîner-débat. Je voulais remercier encore en votre nom Christine, qui va peut-être dire un petit mot avant de terminer.

Christine ALBANEL, Ministre de la Culture et de la Communication Juste un tout petit mot pour dire que, dans une soirée comme celle-ci, qui était très intéressante – j’étais ravie de venir bien sûr – finalement les chaînes privées s’expriment assez peu. C’est vrai qu’il y a beaucoup de dialogue entre les pouvoirs publics et le service public. Je voulais dire qu’on aime beaucoup le service public ; on a beaucoup d’ambition pour lui ; on est évidemment proche. Mais on est aussi très content qu’il y ait ce paysage, si riche actuellement, des chaînes de la TNT qu’on a entendu, des grandes chaînes historiques parce que c’est l’ensemble qui contribue puissamment au cinéma, à la création. Je voulais quand même le dire parce que c’est très important que tout le monde se porte bien.

Emmanuel HAMELIN, CPAA Merci encore à Christine Albanel pour le temps qu’elle a passé avec nous et l’amitié qu’elle nous a faite de sa visite, merci à vous tous pour votre présence, merci à Christian Kert d’avoir trouvé le temps de nous rejoindre et à bientôt pour un prochain dîner débat.

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Participants
ADLER ALBANEL ALTIER ARCHAMBAULT AVDEEVA AZIBERT BADOZ BALKANY BALLARIN BARRY BENLOLO BERMANN BILBAUT FAILLANT BLANC-DELEUZE BOUDOUL BOULAY BOYON BOYON BRILLET CAMMAS CAYLA CHAMBRE CHARRIERE CHINAUD CLEMENT CRAVENNE DAOUADJI DARIDAN DE GUERRE de LOUVENCOURT DE ROCHEGONDE DECANTE DECKER DEROCHE DEXIDOUR-STAUT DIAMEDO Jean-Christophe Christine Jean-Pierre Jean-Luc Olga Michel Pierre-Antoine Patrick Patrick Simon Sarah Georges Frédérique Eve-Lise Stéphane Marie-Georges Michel Mme Bastien Thierry Véronique Françoise Marc Florence Jacques François-David Fayçal Marie-Laure Guillaume Alban Amaury Sylvie Arnaud Sabine Fabienne Jean-Marc Affaires Publiques Consultant Ministère de la Culture et de la Communication AFP Lysios Staut & associés TDF France Telecom Député des Hauts-de-Seine Digitime CSN La Correspondance de la Presse APFP SACEM France Télé Numérique SFR SFR CSA M6 MTV networks CNC UDECAM Alcatel Lucent France Telecom Act 4 Ministère de la Culture et de la Communication France Télé Numérique Affaires Publiques Consultant TV Numeric Lysios Strategies UDECAM Lagardère Active UMP Staut & associés Ondina Production

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DIAMEDO DUBARRY DUMAS ELTVEDT ESQUIROU FORBIN FRANCESCHINI GALLET GAUTHIER GISBERT GOLDSMITH GRAND d'ESNON GRAPIN GUIDONI GUILBART HAMELIN HAVARD HEGER HENNI HENQUINET HERISSON HUCK HURARD JACQUIER KALOGEROPOULOS KERT KESSLER LACOTTE LAFERRIERE LANGLOIS-GLANDIER LATIL LEFEBVRE LEVAÏ LUCAUSSY MADELIN MARCHAL MARIANI MESTYER MICHEL MISTLER MONIOT MORENVILLIER MORILLOT MOULLET MOUTON MULLER NEGRE PAOLI PASCAL POCHOLLE POTTIER POUSSIELGUE PRIEUR QUILLOT RAVACHE REBOIS RECHTER REICHENBACH

Mme Cécile Frédérique Richard Martine Sylvie Laurence Mathieu Emmanuel Vincent Frédéric Anne Jean-Michel Muriel Emmanuelle Emmanuel Marie-Hélène Bernard Jamal Céline Pierre Didier François Sarah Léonidas Christian David Jean-Pierre Alexandra Janine Philippe Frédéric Catherine Arnaud Axelle Candice Isabelle Richard Blaise Eric Philippe Eric _ Christophe Sandra Pascal Jean-Pierre Camille Alexandra Stanislas Gregoire Guillaume Didier Bérénice Fabrice Paul Christine

Ondina Production DDM Studio 37 Ministère de la Culture et de la Communication Thomson Vivendi DDM Ministère de la Culture et de la Communication Studio 37 SPECT APC Association des producteurs de cinéma France Televisions Yacast France ARTE Lagardère Active CPAA TDF SIMAVELEC La Tribune Assemblée Nationale Sénateur de Haute-Savoie Thomson Ministère de la Culture et de la Communication HOGAN & HARTSON NRJ Député des Bouches du Rhône Radio France Thomson EURO RSCG C&O Forum TV Mobile Ecran Total Député des Hauts-de-Seine CSA SFR Photographe Audiovisuel Extérieur de la France Présidence de la République La Lettre de l'Expansion LCP-AN Canal + LCP-AN Député de Meurthe et Moselle EM Productions Thomson LCP-AN Lettre de l'Audiovisuel Universal Music TF1 France Televisions Staut & associés Les Echos SACD Lagardère Active Radio France ARTE Ministère de la Culture et de la Communication UDA

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REPITON RICHARD ROUBAUD SCALBERT SCHWARTZ SCIRPO SIAMMOUR SIRITZKY SOLOVEICIK STAUT SUPPLISSON TARDIEU THIBAULT THIERY TORREGANO VILLALONGA WIRSZTEL ZEGNA-RATA ZYGBAND

Isabelle Dominique Jean-Marc Augustin Marie-Chantal Bertrand Didier Serge Frank André Frank Christophe Olivia Jean-Christophe Emmanuel Marina Joel Olivier Patrice

La Tribune Député du Gard Rue 89 UMP France Televisions CB News Ecran Total M5 Europe Images Staut & associés Secrétariat d'Etat Charge de la prospective des Politiques Publiques Ministère de la Culture et de la Communication Cabinet MAT Direct 8 Electron Libre Staut & associés Satellifax Canal + AT Kearney

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Club parlementaire sur l’avenir de l’audiovisuel et des médias
LE CLUB
Après avoir organisé, le 15 avril 2004, un important colloque sur le lancement de la Télévision numérique terrestre, qui a permis de confronter les positions contribuant à faciliter le processus, Emmanuel HAMELIN, alors député de Lyon et président du Groupe d’études sur la TNT à l’Assemblée nationale, a souhaité en prolongement et dans le même esprit créer un lieu d’échanges qui permette de faire un état des lieux permanent avec l’ensemble des acteurs concernés, en constituant un Club parlementaire sur l’avenir de l’audiovisuel et des médias. En cette période de pleine mutation dans les médias et en particulier la télévision et l’audiovisuel, le Club a depuis réuni régulièrement les acteurs majeurs du secteur autour des sujets d’actualité, pour des échanges libres et riches en informations pour les parlementaires, l’Administration et les professionnels. Avec la nouvelle législature, Frédéric LEFEBVRE, député des Hauts-de-Seine, est venu rejoindre le Club comme coprésident renforçant ainsi la dynamique de cette plate-forme reconnue pour favoriser les échanges mais aussi participer à l’aide à la décision.

LES RENCONTRES DU CLUB
Les rencontres du Club parlementaire sur l’avenir de l’audiovisuel et des médias. 18 octobre 2004 : Dîner-débat du Club avec Dominique BAUDIS, président du Conseil supérieur de l’audiovisuel, sur le thème « Télévision numérique terrestre, haute définition, et télévision sur mobile. État des lieux et perspectives ». 24 novembre 2004 : Dîner-débat du Club avec Renaud DONNEDIEU de VABRES, ministre de la Culture et de la Communication, sur le thème « Le rôle de la télévision publique dans le paysage audiovisuel français ». 1er février 2005 : Débat du Club avec Michel BARNIER, ministre des Affaires étrangères, Dominique BAUDIS, président du CSA, Patrick LE LAY, président de TFI, Marc TESSIER, président de France Télévisions et Alain SEBAN, directeur des Médias, sur le thème « L’évolution de notre audiovisuel extérieur : la chaîne d’information internationale et les chaînes extracommunautaires ». (Actes de la réunion disponible sur demande). 22 mars 2005 : Dîner-débat du Club avec Marie-Laure DENIS et Philippe LEVRIER, membres du Conseil supérieur de l’audiovisuel, ainsi que Patrick RAUDE, directeur de la DDM et les principaux acteurs de la radio, sur le thème « Comment optimiser l’offre radio ». 3 mai 2005 : Dîner-débat du Club avec Patrick DEVEDJIAN, ministre délégué à l’Industrie, sur le thème « Télévision et mobilité ». 29 juin 2005 : « Quel avenir pour les Télévisions locales ? ».
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20 octobre 2005 : colloque sous l’égide du Groupe d’études TNT présidé par Emmanuel HAMELIN - « TV mobile : quelle offre, quels usages, quel marché ? ». 6 décembre 2005 : « Couverture TNT à 100 % : quand et comment ? » avec Christian ESTROSI. 7 février 2006 : « Production audiovisuelle et distribution : comment favoriser la circulation des oeuvres » avec Renaud DONNEDIEU de VABRES, ministre de la Culture et de la Communication. 28 mars 2006 : « Redevance publicité abonnement : quels nouveaux équilibres pour le financement de la télévision numérique ? » avec Jean-François COPÉ, ministre délégué au Budget et à la Réforme de l’État, porte-parole du Gouvernement. 17 mai 2006 : « Quelle mesure d’audience au tournant de l’ère numérique ? » 20 juin 2006 : « Les attentes pour une chaîne française d’information internationale » en présence d’Alain de POUZILHAC, président du directoire de la CFII et Ulysse GOSSET et Jean-Yves BONSERGENT, directeurs généraux. 10 octobre 2006 : « La fusion CanalSat/TPS » en présence de Bertrand MEHEUT. 5 décembre 2006 : « Cinéma et télévision » en présence de Patrick RAUDE, directeur de la DDM. 13 février 2007 : « La radio à l’heure des nouveaux défis » 6 novembre 2007 : Invité M. Michel BOYON, président du CSA 28 novembre 2007 : Dîner-débat du Club. Invitée Mme. Christine ALBANEL, Ministre de la Culture et de la Communication 5 février 2008 : Dîner-débat du Club. Invités Mme. Catherine SMADJA, Head of Special Projects, Strategy and Policy, BBC, et Jean REVEILLON, Directeur général de l’UER (Union européenne de radio-télévision) 16 avril 2008 : Dîner-débat du Club. Invités M. Eric BESSON, Secrétaire d’Etat chargé de la Prospective, de l’Evaluation des politiques publiques et du Développement de l’économie numérique auprès du Premier ministre et M. Michel BOYON, président du CSA 2 juillet 2008 : Dîner-débat du Club. Invités M. Rachid ARHAB, conseiller du CSA sur la radio numérique et M. Alain MEAR, conseiller du CSA sur la radio analogique et la TNT 9 juillet 2008 : Dîner-débat du Club. Invité M. Jean-François COPE, député-maire de Meaux, Président de la Commission pour la nouvelle télévision publique 18 novembre 2008 : Dîner-débat du Club. Invitée Mme. Christine ALBANEL, Ministre de la Culture et de la Communication
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Les membres CPAA 2008-2009
Parlementaires : Députés
* déjà membres dans la précédente législature Alfred ALMONT Député de la Martinique Martine AURILLAC* Députée de Paris Pierre-Christophe BAGUET* Député des Hauts-de-Seine Patrick BALKANY* Député des Hauts-de-Seine Jean-Claude BEAULIEU* Député de Charente-Maritime Jacques-Alain BENISTI* Député du Val-de-Marne Marc BERNIER* Député de la Mayenne Jean-Michel BOUCHERON* Député d’Ille-et-Vilaine Christophe BOUILLON Député de Seine-Maritime Monique BOULESTIN Député de Haute-Vienne Loïc BOUVARD* Député du Morbihan Françoise BRANGER Député du Doubs Bernard BROCHAND Député des Alpes-Maritimes François BROTTES* Député de l’Isère Dominique CAILLAUD* Député de la Vendée Dino CINIERI* Député de la Loire Philippe COCHET* Député du Rhône Jean-Michel COUVE Francis HILLMEYER* Député du Haut-Rhin Michel HUNAULT* Député de Loire-Atlantique Sébastien HUYGHE Député du Nord Denis JACQUAT Député de la Moselle Christian KERT* Député des Bouches-du-Rhône Yvon LACHAUD* Député du Gard Pierre LASBORDES* Député de l’Essonne Jean LASSALLE* Député des Pyrénées-Atlantiques Marylise LEBRANCHU* Députée du Finistère Frédéric LEFEBVRE Député des Hauts-de-Seine Jean-Marc LEFRANC Député du Calvados Jean-Marie LE GUEN* Député de Paris Michel LEJEUNE Député de Seine-Maritime Pierre LELLOUCHE* Député de Paris François LONCLE* Député de l’Eure Lionnel LUCA Député des Alpes-Maritimes Muriel MARLAND-MILITELLO Député des Alpes-Maritimes Martine MARTINEL
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Député du Var Olivier DASSAULT* Député de l’Oise Marc-Philippe DAUBRESSE Député du Nord Jean-Pierre DECOOL Député du Nord Laure de LA RAUDIERE Député Eure-et-Loir Richard DELL’AGNOLA* Député du Val-de-Marne Jean-Marie DEMANGE* Député de la Moselle Jean-Pierre DUPONT* Député de Corrèze Yannick FAVENNEC Député de la Mayenne Alain FERRY* Député du Bas-Rhin Jean-Claude FLORY* Député de l’Ardèche Michel FRANCAIX* Député de l’Oise Claude GATIGNOL* Député de la Manche Hervé GAYMARD Député de la Savoie Catherine GENISSON* Députée du Pas-de-Calais Jean-Patrick GILLE Député de l’Indre-et-Loire Louis GISCARD d’ESTAING Député du Puy de Dôme François-Michel GONNOT* Député de l’Oise Jean-Pierre GRAND Député de l’Hérault François GROSDIDIER Député de la Moselle

Député de Haute-Garonne Patrice MARTIN-LALANDE Député du Loir-et-Cher Philippe MORENVILLIER Député de Meurthe et Moselle Henri NAYROU* Député de l’Ariège Alain NERI* Député du Puy-de-Dôme Etienne PINTE Député des Yvelines Michel PIRON* Député du Maine-et-Loire Jean PRORIOL* Député de Haute-Loire Jean-Frédéric POISSON Député des Yvelines Didier QUENTIN* Député de Charente-Maritime Jacques REMILLER* Député de l’Isère Bernard REYNES Député des Bouches du Rhône Franck RIESTER Député de Seine-et-Marne François ROCHEBLOINE* Député de la Loire Marcel ROGEMONT Député d’Ille-et-Vilaine Valérie ROSSO-DEBORD Députée de Meurthe et Moselle Jean-Marc ROUBAUD Député du Gard François SAUVADET Député de Côte-d'Or Dominique TIAN* Député des Bouches-du-Rhône Marisol TOURAINE Députée de l’Indre et Loire
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Louis GUEDON* Député de la Vendée Michel HEINRICH Député des Vosges Michel HERBILLON* Député du Val-de-Marne

Alfred TRASSY-PAILLOGUES* Député de Seine-Maritime Georges TRON* Député de l’Essonne Philippe VITEL* Député du Var André WOJCIECHOWSKI Député de la Moselle

Sénateurs
Jean-Paul ALDUY Sénateur des Pyrénées-Orientales Jean BOYER Sénateur de Haute-Loire Isabelle DEBRE Sénatrice des Hauts-de-Seine Christian DEMUYNCK* Sénateur de Seine-Saint-Denis Catherine DUMAS Sénatrice de Paris Louis DUVERNOIS Sénateur des Français établis hors de France Philippe LEROY Sénateur de la Moselle Colette MELOT Sénatrice de Seine et Marne Catherine MORIN-DESAILLY Sénatrice de la Seine-Maritime Bruno RETAILLEAU Sénateur de la Vendée Michel THIOLLIERE* Sénateur de la Loire * déjà membres dans la précédente législature

Entreprises :
AB groupe Alcatel-Lucent APFP (producteurs de films publicitaires) APC Astra Bouygues Telecom Canal+ Endemol Eutelsat Forum TV Mobile France Telecom France Télévisions LCP AN Mediametrie Radio France SFR SIMAVELEC SIRTI Skyrock TDF TF1 Thomson Vivendi WarnerBros France Yacast

Contact : STAUT & ASSOCIES 33, rue de Tocqueville - 75017 Paris

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Tél. : 01 43 80 62 26 - Fax : 01 43 80 35 54 - mail : contact@stautassocies.fr http://cpaa.unblog.fr/

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