GARCIA Xavier – Génie Civil Projet de Fin d’Études MEMOIRE

Résumé

Le Parking WODLI-TGV est actuellement en phase d’exécution et fait partie de l’un des nouveaux aménagements de la ville de STRASBOURG pour accueillir l’arrivée de la ligne TGV-EST. L’ouvrage forme un silo de 10 niveaux composé de trois bâtiments (A, B et C) indépendants. Notre projet a été axé sur l’étude d’éléments principaux de structure de ces bâtiments et sur l’interaction sol-structure du bâtiment B.

L’étude a consisté dans un premier temps en la modélisation des différents bâtiments qui composent le parking et le choix d’hypothèses admissibles pour l’étude d’éléments de structure à l’aide des logiciels ARCHE et EFFEL.

Dans un deuxième temps, après validation des hypothèses et des résultats, nous nous sommes intéressé au dimensionnement d’éléments principaux de structure comme les voiles, les poteaux, les pieux, les semelles de fondations et les poutres.

Zusammenfassung
Der WOLDI-TV Parkplatz befindet sich gegenwärtig noch in der Aufbauphase und gehört zu den neuen Einrichtungen, mit denen die Stadt Straßburg den Ausbau der Hochgeschwindigkeitsstrecke Paris-Straßburg (TGV-Est) begleitet. Die Anlage umfasst 10 Stockwerke und besteht aus drei separaten Gebäuden (A, B und C). Gegenstand unseres Projektes war die Untersuchung der wichtigsten Strukturelemente dieser Gebäude sowie die Wechselbeziehung zwischen Untergrund und Struktur des Gebäudes B.

Mithilfe der Software ARCHE und EFFEL wurde zunächst ein Computermodell der verschiedenen Gebäudeteile und eine Auswahl annehmbarer Hypothesen hinsichtlich der Erforschung von Strukturelementen erstellt.

Nach einer Bestätigung der Hypothesen und Ergebnisse widmeten wir uns im Folgenden den Abmessungen wichtiger Strukturelemente, wie Stützmauern und -pfeilern, Eisenbetonträgern, Pfosten und Fundamenten.

1

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Remerciements

Je tiens à remercier M. STOLL Marc, directeur du département génie civil et responsable du projet pour m’avoir accueilli au sein du bureau d’étude OTE Ingénierie et pour le sujet de projet de fin d’étude qu’il m’a proposé.

Je tiens également à lui exprimer ma très grande reconnaissance pour m’avoir suivi, conseillé et aidé durant mon projet de fin d’études ainsi que pour le temps qu’il m’a consacré.

Je tiens par ailleurs à remercier MM. MODZINSKY et MAHE pour leur disponibilité et leur aide précieuse dans la démarche de modélisation, d’analyse des résultats et pour leurs explications.

Merci également à M. DEROCHE pour sa disponibilité.

Mes

remerciements

vont

également

à

tous

les

ingénieurs,

projeteurs

et

dessinateurs pour leur disponibilité et leurs conseils.

Merci également à M. FAVIER qui fut mon responsable au sein de l’école.

Enfin merci à toutes et tous pour leur accueil et leur gentillesse.

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SOMMAIRE

Résumé – Zusammenfassung Remerciements Sommaire Introduction

1 2 3

5 1. Présentation du projet et de l’ouvrage 6

1.1. Le projet 1.2. Les principaux intervenants 1.3. Structure porteuse

6 7 7

2. Modélisation – Descente de charge

9

2.1. Modélisation 2.2. Descente de charges 2.2.1. Charges statiques 2.2.2. Charges sismiques 2.2.3. Principe de la modélisation 2.3. Résultats 2.4. Sollicitations

9 16 16 17 18 20 22

3. Interaction Sol-Structure (ISS)

23

3.1. Première hypothèse de modélisation 3.2. Nécessité d’une modélisation Sol-Structure 3.3. Principe de l’ISS 3.3.1. Détermination des rigidités 3.3.2. Résultats des analyses 3.3.3. Limite de l’ISS

23 23 24 24 24 25

4. Dimensionnement d’éléments structuraux

27

3

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4.1. Pieux 4.1.1. Hypothèses 4.1.2. Actions et combinaisons d’actions 4.2. Semelle de fondation 4.2.1. Hypothèses 4.2.2. Actions et combinaisons d’actions 4.2.3. Détermination des As et vérifications des contraintes 4.2.4. Dimensionnement du dé 4.2.5. Vérification de la semelle initialement dimensionnée 4.2.6. Barres de construction 4.3. Longrines 4.3.1. Hypothèses 4.3.2. Actions et combinaisons d’actions 4.3.3. Dimensionnement 4.4. Voiles 4.4.1. Hypothèses 4.4.2. Actions et combinaisons d’actions 4.4.3. Dimensionnement 4.5. Poteaux 4.5.1. Hypothèses 4.5.2. Actions et combinaisons d’actions 4.6. Poutres 4.6.1. Poutre continue sur 6 appuis 4.6.1.1. Hypothèses 4.6.1.2. Actions et combinaisons d’actions 4.6.1.3. Dimensionnement 4.6.2. Poutre de transfert 4.6.2.1. Hypothèses 4.6.2.2. Actions et combinaisons d’actions 4.6.2.3. Modélisation de la poutre 4.6.2.4. Dimensionnement

27 27 27 29 29

30 31 31 31 32 32 32 33 33 33 33 34 35 35 35 36 36 36 36 37 37 37 37 38 38

CONCLUSION Bibliographie – Règlements Lexique – abréviations

40 41 42

4

Par après nous traiterons de l’interaction sol-structure et enfin du dimensionnement des éléments principaux. à savoir : o o o o o o Les fondations : pieux forés tubés Les semelles de répartition Les longrines Les poteaux Les voiles Les poutres (continues et la poutre de transfert) Dans une première partie nous présenterons de manière succincte le projet.GARCIA Xavier – Génie Civil Projet de Fin d’Études MEMOIRE INTRODUCTION Les principales étapes de l’étude ont été les suivantes : + + + Modélisation des bâtiments à l’aide des logiciels ARCHE et EFFEL Etude de l’interaction sol-structure Dimensionnement des éléments principaux. Ensuite nous traiterons de la modélisation et de ses caractéristiques puis des charges considérées dans la descente de charges. 5 .

Implanté à l’angle du Boulevard Wilson et de la rue Wodli et d’une capacité de 1300 places.65m de hauteur par rapport à la chaussée. Le projet Suite à l’annonce de l’arrivée prévue au courant juin 2007 du TGV-EST à STRASBOURG et à la restructuration de la gare et de la place de la gare. la ville de STRASBOURG a décidé de réaliser un nouveau parking attenant à la gare SNCF.GARCIA Xavier – Génie Civil Projet de Fin d’Études MEMOIRE 1. se compose de trois bâtiments de 10 niveaux.1. ce projet. 6 . Présentation du projet et de l’ouvrage 1. conçu par le cabinet d’architecture MEYZAUD. chacun culminant à 26.

place de l’Etoile – BP n°1049/1050F 67070 STRASBOURG CEDEX Tél : 03 88 60 90 90 Fax :03 88 43 63 20 meyzaud architectes 19.GARCIA Xavier – Génie Civil Projet de Fin d’Études MEMOIRE 1. Les principaux intervenants : Maîtrise d’ouvrage : Communauté Urbaine de STRASBOURG Direction Générale des Services Grands Projets 1. rue de l’Ail 67000 STRASBOURG Tél : 03 88 23 88 88 Fax : 03 88 23 88 89 SERUE Ingénierie 4. La structure de ce parking est entièrement en béton armé et se décompose de la manière suivante : Porteurs verticaux : o o Poteaux Voiles de contreventement Porteurs horizontaux : o o o Poutres Dalles pleines Dalles alvéolaires 7 .3. rue de Vienne – Schiltigheim BP70008-67013 STRASBOURG CEDEX Tél : 03 88 33 60 20 Fax : 03 88 62 42 92 OTE Ingénierie 1. Structure porteuse de l’ouvrage L’ouvrage se compose de trois bâtiments de 10 niveaux chacun séparés entre eux par des joints de dilatation (voir repérage des zones page suivante). rue de la Lisière – BP 40110 F – 67403 Illkirch Cedex Tél : 03 88 67 55 55 Fax : 03 88 66 70 80 BILFINGER-BERGER Freiburg GmbH BP 70008 F-67085 Strasbourg Cedex Tél : 03 88 24 61 05 Fax : 03 88 24 61 08 Architecte : Bureau d’études : Bureau d’études EXE : Gros-Œuvre : 1.2.

GARCIA Xavier – Génie Civil Projet de Fin d’Études MEMOIRE Repérage des zones JD JD Bâtiment B Bâtiment C JD JD Bâtiment A 8 .

11 +160.87 +155.73 +163.63 +150.09 +144. • Descente de charge statique effectuée sur ARCHE par une méthode traditionnelle.49 +158. Modélisation – Descente de charge 2.32 +142.GARCIA Xavier – Génie Civil Projet de Fin d’Études MEMOIRE 2.1.86 +147. Modélisation Géométrie d’ensemble Les niveaux de plancher dans le modèle ARCHE : Niveau 0 Niveau 1 Niveau 2 Niveau 3 Niveau 4 Niveau 5 Niveau 6 Niveau 7 Niveau 8 Niveau 9 : : : : : : : : : : +139. Saisie des données géométriques et chargement statique. • Export du modèle ARCHE sur EFFEL STRUCTURE • Maillage sur EFFEL STRUCTURE • Calculs dynamiques effectués sur EFFEL 9 .25 +152.97 NGF NGF NGF NGF NGF NGF NGF NGF NGF NGF NGF (toiture cage d’ascenseur du bâtiment C) Niveau 10 : Principes généraux de la modélisation Méthodologie : Les différentes étapes sont les suivantes : • Modélisation des blocs sur ARCHE OSSATURE.35 +165.

Modèle EFFEL : Le modèle EFFEL est réalisé à partir du modèle ARCHE : la géométrie des structures et les chargements sont identiques au modèle ARCHE. y compris les dalles (ligne des ruptures). Néanmoins le modèle EFFEL est une modélisation complète aux éléments finis : • Les dalles et les voiles sont modélisés en coque épaisse.GARCIA Xavier – Génie Civil Projet de Fin d’Études MEMOIRE Modèle ARCHE : Le modèle ARCHE est utilisé pour calculer les descentes de charges verticales sous les cas de charges statiques : • G poids propre des structures modélisées • G’ surcharges permanentes sur les planchers • Q surcharge d’exploitation La descente de charge est effectuée par une méthode « traditionnelle » de report de charge. les linteaux et les poteaux en éléments filaires. Caractéristiques de chaque modèle : Bâtiment A : Nœuds Filaires Surfaciques Appui ponctuel Bâtiment B : Nœuds Filaires Surfaciques Appui ponctuel Bâtiment C : Nœuds Filaires Surfaciques Appui ponctuel : : : : 17592 2271 18150 81 : : : : 7507 690 7296 19 : : : : 8727 1040 8544 46 Caractéristiques de la modélisation des éléments porteurs: 10 . • Les poutres.

00 / 1. la paroi est constituée d’une forêt de pieux (voir modèles numériques). Matériaux : Béton courant : C25/30 : résistance à la compression : fc28 = 25Mpa A l’ELU : Fbu = 0.GARCIA Xavier – Génie Civil Projet de Fin d’Études MEMOIRE Voiles : Tous les voiles participent au contreventement.85 x 25.48 Mpa • • Résistance à la traction : Module d’Young statique : ft28 Em = = 2.10 Mpa 21442 Mpa 11 . Poutres : Les poutres sont toutes encastrées à leur extrémité pour restituer la continuité entreelles.00 / 1.17 Mpa A l’ELA : Fba = 0. Planchers nervurés : La solution retenue pour la construction des planchers sont des dalles alvéolaires de 27 cm surmontées de 5 cm de béton. Poteaux : Ils ne participent pas au contreventement (effet de portique négligeable) : tous les poteaux sont birotulés. Les pieux constituants la paroi autour du poste d’aiguillage informatisé ont été encastrés en pieds afin de recréer la continuité avec ceux enfouis dans le sol .15 = 18. Les poteaux reposent sur des appuis ponctuels dont un degré de liberté (X) a été bloqué afin de restituer le moment d’encastrement généré par la présence de pieux sous chaque pieu.50 = 14.85 x 25. Pour la modélisation les dalles alvéolaires sont remplacées par des dalles pleines dont l’épaisseur est ajustée pour restituer leur poids. ils ont tous été modélisés en éléments coques. Conditions d’appui : Les voiles reposent à leurs extrémités sur des appuis ponctuels (rotules).

70*3 = 2.5 m/s² Coefficient topographique t = 1 * conformément à l’article 11. le béton utilisé est un B25 à 25kN/m3 avec un Module d’Young du béton Ei=3 200 000 T/m2 (module instantané).1 Vertical : q=max(q/2 .1)=1. soit rentrées sous forme de charges réparties. Elles sont soit générées automatiquement (poids propre).5kN/m2 pour les véhicules à quoi s’ajoutent 0. Vues des modèles (voir pages suivantes) 12 .05 - Accélération nominal an = 1.3 des règles PS 92 « vérification de la compatibilité de déformation » : bâtiment irrégulier de hauteur inférieure à 28m et l/bt>2 où : l = hauteur bt = largeur du mur de contrevantement nous avons donc q = 0.15kN/m2 apportés par le revêtement de sol et les fluides .8. Les charges d’exploitation appliquées à la structure s’élèvent à 2. des surcharges permanentes et d’exploitation.10 Chargement : Le chargement de la structure est constitué du poids propre des structures modélisées.GARCIA Xavier – Génie Civil Projet de Fin d’Études MEMOIRE • • • Module d’Young dynamique : Coefficient de Poisson : Amortissement : Ei V = = 32164 MPA 0 4% Caractéristiques du sol : - Zone de sismicité* : Classe de l’ouvrage* : Site* : Type de sol* : S1 Ib-faible classe B .risque normal groupe B – résistance moyenne Coefficient de comportement*: Horizontal : q=2.2.

GARCIA Xavier – Génie Civil Projet de Fin d’Études MEMOIRE BATIMENT A 13 .

GARCIA Xavier – Génie Civil Projet de Fin d’Études MEMOIRE BATIMENT B 14 .

GARCIA Xavier – Génie Civil Projet de Fin d’Études MEMOIRE BATIMENTC 15 .

Charges permanentes : dalle alvéolaire 27 + 5 : Etanchéité chape asphalte : Durcisseur de surface + fluides : Façade verre : Façade bois : 6. les charges statiques Cette descente de charge a été effectuée par ARCHE pour tous les modèles .1.00 kN/m² 0.2. Descente de charge Il y a deux types de charges à considérer: + + les charges statiques les charges sismiques 2.50 kN/m² 1.50 kN/m² 0.30 kN/m² Charges d’exploitation : Surcharges parking VL : 2.2.00 kN/m² 1.875 kN/m² Site normal Pas d’effet de masque 16 .GARCIA Xavier – Génie Civil Projet de Fin d’Études MEMOIRE 2.80 kN/m² Vent : Zone 1 • • Pression dynamique de base normale q10 : Pression dynamique de base extrême qe10 : 0.00 kN/m² 0. il s’agit d’une descente de charge traditionnelle.50 kN/m² Neige : Zone 2A – altitude inférieure à 200m • • • Charge normale pno : Charge extrème p’no : Charrge accidentelle : 0.75 kN/m² 0.45 kN/m² 0. Les charges G. G’ et Q sont conformes au descriptif du lot gros-œuvre.

92 . 39 à 41 de l’annexe 3 . Le spectre d’accélération est déterminé automatiquement pas le logiciel EFFEL en introduisant les paramètres suivants : - Zone de sismicité* : Classe de l’ouvrage* : Site* : Type de sol* : S1 Ib-faible classe B .2.1)=1. la structure est excitée par ses appuis dans les trois directions de l’espace par les cas de charge dynamiques 14 (X).1 Vertical : q=max(q/2 .risque normal groupe B – résistance moyenne Coefficient de comportement*: Horizontal : q=2.05 - Coefficient topographique t = 1 17 .GARCIA Xavier – Génie Civil Projet de Fin d’Études MEMOIRE Les charges N dues à la neige et au vent n’ont pas été considérées.Fondations). car après vérifications elles ne s’avèrent pas dimensionnantes par rapport aux charges sismiques (voir p. 2. les charges sismiques Elles sont définies selon les règles PS.2. 15 (Y) et 16 (Z) dont on connaît le spectre d’accélération.

2.GARCIA Xavier – Génie Civil Projet de Fin d’Études MEMOIRE 2.X ( t ) = 0 où : . X ( t ) + K . ... . l’équation : (1)+(2)+(3)=0 Les modes propres de la structure sont solutions de cette équation qui s’écrit aussi sous la forme : M . X .3. X ( t ) + C. est le vecteur d’accélération : ses composantes sont les accélérations de chacun des nœuds X X est le vecteur vitesse : ses composantes sont les vitesses des nœuds est le vecteur déplacement : ses composantes sont les déplacements de chacun des nœuds 18 . Principe de la modélisation Le principe de modélisation de chargements sismiques consiste en une étude dynamique de la structure qui s’appuie sur les hypothèses suivantes : + + + + Définition des modes propres de la structure Définition des masses de la structure Définition du spectre appliqué aux masses de la structure Méthode de recombinaison des réponses des différents modes de la structure a) Définition des modes propres de la structure Les forces intervenant en dehors de toute sollicitation extérieures sont les suivantes : Masse*accélération de la structure (1) Amortissement*vitesse de la structure (2) Raideur*déplacements (3) Il faut donc que lorsque la structure ne subit aucune sollicitation.

S. la déformée dynamique est la somme d’un certain nombre de ces modes affectés chacun d’un poids particulier. b) Définition des masses de la structure L’étude dynamique de la structure passe par la définition de son inertie et donc des masses qui la composent. article 6. c) Définition du spectre Il est évalué de la manière suivante : 19 .92) Une fois que les masses à prendre en compte sont définies elles sont ramenées aux nœuds . Dans notre cas ce coefficient est égal à 0.65 :autre (cf. c’est-à-dire la raideur qui s’oppose au déplacement de chaque nœud Il y a une infinité de modes propres. Les masses prises en compte sont : o o o le poids propre de la structure les charges permanentes liées à la structure les charges d’exploitation affectées d’un coefficient prenant en compte le fait qu’elles ne sont pas nécessairement entièrement liées à la structure. chacun étant déterminé par un état de déformation et une pulsation Les modes propres constituent une base dans laquelle toute déformée dynamique peut-être décrite . La prise en compte de la masse de la structure passe par la discrétisation de cette dernière en chacun des nœuds de la modélisation. Ainsi la suite de la démarche consiste à déterminer le taux de participation de chacun des modes dans la réponse de la structure a une sollicitation donnée. c’est-à-dire la masse reportée à chaque nœud C K est la matrice d’amortissement de la structure. au prorata de la « quantité » reprise par le nœud.GARCIA Xavier – Génie Civil Projet de Fin d’Études MEMOIRE M est la matrice de masse de la structure. c’est-à-dire l’amortissement lié à chaque nœud est la matrice de raideur de la structure. la masse de chaque élément est répartie entre chacun des nœuds lui appartenant.2 1 du P. L’état d’équilibre statique est un cas particulier pour lequel aucun des modes n’est intéressé.

Le calcul de modes est itératif. 2. L’amortissement de chaque mode propre peut-être fixé par l’utilisateur (chaque mode adopte pour amortissement une valeur imposée) ou calcul automatique. d) Obtention des réponses modales pour un spectre donné Pour un cas de charge sismique.6. Résultats Descente de charge statique : La différence de charge statique effectuée manuellement et par le logiciel ARCHE par méthode traditionnelle (ligne de rupture) révèle un écart de l’ordre de 5%. les écarts s’élèvent à : Bâtiment A : 14% Bâtiment B : 20% Bâtiment C : 10% 20 . les valeurs de calcul de déplacements.2.RD(T )τ RD(T ) (spectre de dimensionnement adimensionnel) est déterminé en fonction du site. Le nombre de modes propres calculés est défini par l’utilisateur (140 pour le bâtiment A et 100 pour les bâtiments B et C). le mode i+1 se base sur la calcul du mode i. efforts ou contraintes sont obtenues séparément dans chaque mode suivant la méthode SRSS (méthode quadratique : article 6. la valeur a été fixée à 4%. 92). Il faut calculer suffisamment de modes propres pour exciter une partie suffisante de la masse de la structure.GARCIA Xavier – Génie Civil Projet de Fin d’Études MEMOIRE R(T ) = aN .S. Dans notre cas. ce qui valide les résultats obtenus par le modèle numérique. Par contre les valeurs de descente de charge statique obtenues aux éléments finis par EFFEL font apparaître de grandes différences avec celles obtenus par ARCHE. En effet.3 du P.3. la structure étant composée d’un seul matériau : le Béton.

GARCIA Xavier – Génie Civil Projet de Fin d’Études MEMOIRE Ces grandes différences de résultats proviennent du fait que la descente de charge traditionnelle sous ARCHE considère les volumes quasi-exacts de béton car il tient compte des intersections de volumes. Par ailleurs cette hypothèse est encore validée par le fait que la méthode des éléments finis fait apparaître. était inférieur à 30% sans quoi il faut augmenter le nombre de modes pour exciter la structure. Par ailleurs nous avons effectué une autre vérification qui consiste à afficher les actions aux appuis sous sollicitation horizontale X et Z. pour le reste de l’étude. le résultat donne une vérification de la masse excitée qui doit être comprise entre 20 et 30% (voir annexe 1 pages 34-35. comme la méthode des éléments finis prend en compte les raccourcissements sous chargement qui engendrent des déplacements et des contraintes diffusées dans les mailles. c’est-à-dire de masse modale non excitée par les sollicitations.1 dans ces directions) et de diviser par la masse totale du bâtiment. alors que la descente de charge aux éléments finis considère les éléments d’axe à axe. les sollicitations de dimensionnement des différents éléments de structure de l’ouvrage seront la combinaison entre les efforts statiques obtenues par ARCHE et les efforts dynamiques obtenus par EFFEL. et à faire la somme de la masse modale suivant X puis Z. nous avons vérifié la validité des résultats. 66-67 et 111-112. pour une descente de charge statique. vérifications des masses modales excitées) Une fois ces vérifications concluantes effectuées. des actions horizontales qui n’ont pas lieu d’être. Calcul dynamique : Après calcul aux éléments finis. nous avons pu valider le modèle dynamique et il a alors été possible d’exploiter ces résultats pour commencer le dimensionnement. la répartition des efforts est complètement différente de celle donnée par les théories habituelles : les charges permanentes et d’exploitation donneraient des résultantes horizontales à ces actions qui n’ont pas réellement de sens physique dans le cas de ces charges. de multiplier cette somme par le coefficient de comportement de la structure (q=2. 21 . Par conséquent. En effet. Le principe a consisté à afficher la masse modale(1) suivant les directions horizontales X et Z et à contrôler que le pourcentage de masse résiduelle.

92 de la manière suivante : +Sx+0.3*Sz ±0. En définitive il faudrait effectuer non pas six combinaisons mais les 24 suivantes : ±Sx±0.3*Sx+Sy+0. toutes ces 24 combinaisons ne s’imposent pas car les efforts obtenus par modélisation sismique sont alors des efforts enveloppe qui ne donneront des maximums que pour les six combinaisons précédentes (1).S. 15 et 16).3*Sy±0.3*Sz ±0.4.3*Sz +0. Sollicitations Les cas de charges sollicitant sont les suivants: o o o o o cas 1 : charges permanentes cas 2 : charges d’exploitations cas 14 : sollicitation sismique suivant la direction horizontale X cas 15 : sollicitation sismique suivant la direction verticale Y cas 16 : sollicitation sismique suivant la direction horizontale Z Chaque cas de charge dynamique 14.3*Sy+Sz (1) et de manière similaire avec tous les signes négatifs. soient six combinaisons en tout dont nous prenons le maximum sous chaque efforts sollicitant (sollicitations n°14.3*Sz +0. comme les efforts sismiques n’ont pas été signés. 15 et 16 engendre des efforts dynamiques Sx.3*Sx±0. 22 .GARCIA Xavier – Génie Civil Projet de Fin d’Études MEMOIRE 2.3*Sy+0.3*Sx±Sy±0.3*Sx+0. Sy et Sz dans la structure qu’il faut ensuite été combinés selon le P.3*Sy±Sz Cependant.

des propriétés dynamiques de l’ouvrage et de celles du sol : il y a donc interaction sol-structure. Or les renseignements réels actuellement disponibles ont presque tous été obtenus en surface ou à très faible profondeur. la déformabilité du sol entraîne : Un allongement de la période de vibration du premier mode notamment. pour réaliser les descentes de charges statiques. Nécessité d’une modélisation de l’ISS Le mouvement sismique est le mouvement à la surface du sol en champs libre en l’absence de toute construction. Le mouvement sismique donné.1. Ainsi nous avons obtenu un premier dimensionnement des fondations profondes. nous avons déterminé le nombre de pieux nécessaires (selon la procédure dont nous parlerons ultérieurement pages 27 à 29) au droit de chaque appui fixe pour les modèles. Après importation des modèles sous EFFEL et afin de connaître les sollicitations dynamiques auxquels sont soumis les bâtiments. nous avons placé au droit de chaque porteur vertical du niveau 0 des modèles. Une fois déterminés les efforts statiques et dynamiques auxquels sont soumis chaque appui fixe et après avoir combiné les efforts selon les six combinaisons évoquées précédemment. des appuis ponctuels (un appui sous chaque poteau et à chaque extrémité des voiles). nous avons gardé les mêmes conditions d’appui.2. 3. est donc essentiellement représentatif du mouvement d’un point au voisinage de la surface. Interaction Sol-Structure (ISS) 3. Un amortissement non négligeable (amortissement radiatif et amortissement propre au matériau du sol) puisque toujours supérieur à 23 . qui peut provoquer une variation en plus ou en moins de la valeur de l’accélération selon la zone où l’on se situe sur le spectre élastique. D’une manière générale. déduit de tels enregistrements. défini à partir d’enregistrements réels des mouvements d’un point du sol.GARCIA Xavier – Génie Civil Projet de Fin d’Études MEMOIRE 3. La réponse de la structure à ce mouvement sismique dépend de la nature de ce mouvement. Première hypothèse de modélisation Dans un premier temps.

p. Les résultats des différentes rigidités sont joints p. 3.5). pages 1 à 4). 3.1.10) que nous avons appliqué aux appuis placés sur les pieux pour modéliser le sol. tangentielles et axiales (latérales et de pointe) ont été déterminées de deux manières différentes. 3. p. L’amortissement du sol a été fixé à 5% conformément au règles PS.3. Une rotation de la fondation qui peut modifier sensiblement le calcul de la déformée modale et donc de la répartition des accélérations sur la hauteur du bâtiment Nous avons donc réalisé un nouveau modèle sous EFFEL du bâtiment B dans lequel ont été modélisés les pieux préalablement déterminés à l’aide des résultats obtenus en considérant les appuis comme étant fixes (voir annexe 2 – ISS.8) Des essais Cross-Hole (réalisés par Fondasol pour la grande bibliothèque de STRASBOURG et utilisés pour le chantier de la nouvelle gare de STRASBOURG) (annexe 2 – ISS. à l’aide : Des essais pressiométriques (annexe 2 – ISS.92. Résultats des analyses Après calcul de l’ensemble bâtiment-fondations aux éléments finis à l’aide des rigidités obtenus à partir des essais Cross-Hole. les semelles de répartition par des treillis en filaires infiniment rigides et sans masse ainsi que les longrines de section 40*40 cm par des filaires (la section des longrines a été définie en phase PRO par la SERUE).2. Principe de la modélisation de l’ISS Pour représenter cette interaction sol-structure nous avons modélisé les pieux en éléments filaires.3. Nous avons appliqué sur les filaires représentant les pieux des appuis linéaires sur leur hauteur et un appui ponctuel élastique à leur extrémité basse (voir annexe 2 – ISS. nous remarquons (voir tableau 24 . p.GARCIA Xavier – Génie Civil Projet de Fin d’Études MEMOIRE celui des matériaux de la structure : ne pas prendre en compte cet amortissement conduit à surestimer la réponse.3.11 de l’annexe 2. Détermination des rigidités Les rigidités frontales.

l’hypothèse initialement retenue en mettant des appuis fixes est validée dans le cas de l’analyse du bâtiment B et ce sont alors les résultats obtenus par cette hypothèse de modélisation qui seront utilisés pour le dimensionnement des éléments de structure.3. une répartition différente des efforts .51 de l’annexe 2) que les valeurs des sollicitations obtenues en tête de pieux par rapport aux modèles dont les appuis sont fixes. (entre le modèle avec appuis fixes et celui où les pieux sont modélisés).GARCIA Xavier – Génie Civil Projet de Fin d’Études MEMOIRE récapitulatif p. Limite de l’ISS La modélisation de l’Interaction Sol-Structure suppose que la structure soit fondée en surface sur un sol : Homogène (solide élastique) Horizontal Dont les propriétés mécaniques sont connues et constantes au cours d’un séisme 25 . les efforts sollicitants augmentent dans certains voiles alors qu’il diminuent dans d’autres. Ainsi s’il y a lieu de réaliser une interaction Sol-Structure il est préférable est plus fiable de la réaliser à partir d’essais Cross-Hole. Par ailleurs nous avons constaté. 3. sont inférieures de 10 à 12% dans l’ensemble. en analysant les efforts sismiques dans les voiles.3. Par conséquent. après vérifications. mais les deux pieux de 120 cm choisis lors du premier dimensionnement sont capables de reprendre un tel augmentation d’efforts). et que certains appuis voient leurs sollicitations augmenter de quelques pourcents (sauf dans le cas de l’appui 6 à la traction et la compression. Les différences importantes de résultats obtenus entre l’interpolation des essais pressiométriques pour le calcul des rigidités et les essais Cross-Hole montrent bien la limite même de cette interpolation d’essais statiques en essais dynamiques.

GARCIA Xavier – Génie Civil Projet de Fin d’Études MEMOIRE En réalité. ces incertitudes quant aux caractéristiques font que l’ISS reste encore approximatif. Par conséquent. ce module est supposé le même en tout point du sol ce qui est en contradiction avec la réalité. Enfin. le caractère élastique d’un solide suppose que les modules en traction et en compression soient les mêmes. caractère peu compatible avec un sol. ainsi l’exploitation des résultats obtenus doit être faite avec beaucoup de précautions. le substratum présente des caractéristiques toutes autres que l’ISS le suppose : Le sol est hétérogène Il n’est pas forcément plan les caractéristiques dynamiques varient au cours du séisme les fondations sont disposées à une certaine profondeur et non en surface. 26 . Par ailleurs.

92m.5*Q (ELU) o o à la traction : à la flexion : G+Smin Nmax (suivant x ou z) où : o Smax=max(+Sx+0.Titre V et le P. Dimensionnement d’éléments structuraux 4. Les calculs ont été effectués selon le D.3*Sx+0.+0. les pieux 4.+0.3*Sx+Sy+0.-0. 13.3*Sy+0.3*Sy+Sz) (cas 15 : effort vertical) o Smin=min(-Sx-0.3*Sz .3*Sz .3*Sy+0.1. dont la résistance conventionnelle fc*=19.S.3*Sz .3*Sx+0.GARCIA Xavier – Génie Civil Projet de Fin d’Études MEMOIRE 4. les deux diamètres retenus pour la construction sont des pieux de diamètre 90 et 120cm .1. 92.1. Le béton employé est un B25.3*Sx-0. 4. Hypothèses La technique de fondation définie pour la réalisation des travaux est le pieu foré tubé (avec récupération du tube).3*Sy+Sz) (en prenant le maximum entre les cas 14 et 16 qui sont des efforts horizontaux) 27 .-0.23 MPa A la demande de du Gros-Œuvre.U.3*Sz . Actions et combinaisons d’actions Efforts dimensionnants des pieux Ils ont été dimensionnés sous les cas de charge suivant: o à la compression : G+0.3*Sx-Sy-0.1.2.3*Sy-0.35*G+1.3*Sx+Sy+0.3*Sy-Sz) (cas 15 : effort vertical) o Nmax=max(+Sx+0.3*Sz .8*Q+Smax 1.2 (fondations profondes) ainsi que le Fascicule 62 . tous les pieux auront une profondeur de 9.+0.+0.T.3*Sz .

Efforts limites admissibles Après combinaisons on obtient les efforts dimensionnant des pieux .23 MPa selon la technique de forage utilisée.U.90 MPa aux ELU σ =14.S. 13. ELU et sismique). Les contraintes admissibles sont alors: • • • σ=5. limité à : • • • 0. 2) Résistance à la traction L’effort de traction admissible Tu est la traction limite conventionnelle de rupture de scellement déterminé par la cône des terres l’arrachement du pieu).75*Tu aux ELU 0.GARCIA Xavier – Génie Civil Projet de Fin d’Études MEMOIRE Nota : les efforts au vent et à la neige n’ont pas été pris en compte. dont la résistance conventionnelle fc*=19. car après vérification ils ne s’avèrent pas dimensionnant devant les efforts sismiques (voir annexe 3 – fondations pages 39 à 41). Le béton employé est un B25.50*Tu aux ELS 0. aussi faut-il connaître les efforts admissibles pour les différents fûts (de 90 et 120cm) : La technique de fondation définie pour la réalisation des travaux est le pieu foré tubé (avec récupération du tube). Les calculs ont été effectués selon le D.77 MPa aux ELS σ =10.T.21 MPa au sismique 1) Résistance à la compression Nous avons d’abord calculé l’effort de pointe puis le frottement latéral pour chaque diamètre . 92.50*Tu au sismique (volume de terre mobilisable à 28 .2 (fondations profondes) ainsi que le Fascicule 62 .Titre V et le P. en additionnant l’effort de pointe et le frottement latéral nous obtenons la capacité portante des pieux qu’il faut ensuite limiter suivant la contrainte admissible du béton selon les cas (ELS. le mode de mise en place et la géométrie.

le volume des terre mobilisable à la traction par chacun doit être réduits car ils ont une intersection commune). Nous vérifions ensuite que le cisaillement dû aux sollicitations sismiques horizontales est inférieur aux valeurs limites de cisaillement en section courante aux ELU et au sismique.2.S. Semelle de fondation (cf. l’enrobage a été fixé à 3 cm.1. 92. et l’acier Fe E500 . Hypothèses Les calculs ont été effectués selon les règles BAEL 91 . • Si Fsollicitants ≤ Fadmissibles Nous appliquons les pourcentages d’armature minimum longitudinales et transversales définies par le P.2.GARCIA Xavier – Génie Civil Projet de Fin d’Études MEMOIRE Les pieux sont considérés comme flottants à l’arrachement : le frottement latéral est donc l’effort dimensionnant à l’arrachement. p. 4. le béton employé est un B30. Les armatures à la flexion sont données par les abaques d'interaction des sections circulaires pleines avec armatures. • Si Fsollicitants ≥ Fadmissibles Dans ce cas nous divisons les efforts sollicitants par le nombre de pieux que nous pensons capables de reprendre ces efforts et nous effectuons les mêmes vérifications que précédemment moyennant une minoration de la capacité portante des pieux déterminée par la formule de Converse-Labarre et une minoration de la résistance à la traction par diminution du volume d’influence (du fait de la proximité de pieux les uns par rapports aux autres. Choix du nombre de pieux sous appuis Nous avons tout d’abord vérifié que les sollicitations sont inférieures aux efforts admissibles de compression et de traction.26 à 34 – annexe 3 – fondations) 4. 29 .

nous trouvons θ=48. Détermination de la section d’acier et vérification des contraintes : En déterminant l’angle de diffusion des efforts.GARCIA Xavier – Génie Civil Projet de Fin d’Études MEMOIRE 4.3 T θ pieu de 120 Dans un deuxième temps nous avons. toujours conformément au BAEL.3 T aux ELU.3. Ces dernières s’avèrent nettement supérieures aux contraintes admissibles du béton.2. 4.35*G+1. La section d’acier ainsi obtenue (2 lits de 8 barres de 32) doit être totalement ancrée à partir de la section située dans l’axe des pieux.2.2. vérifié les contraintes de compression du béton dans les bielles inclinées.5° et nous avons alors déterminé la section d’armatures basse selon la méthode des bielles (car 45°< θ < 55°). Il faut donc réussir à répartir dans un premier temps les efforts pour pouvoir qu’il se diffusent dans la 30 . Actions et combinaisons d’actions La semelle a été dimensionnée sous le cas de charge suivant: o 1.5*Q (ELU) Nous nous sommes intéressé à une semelle particulière du bâtiment A de dimension 130x140x380 reposant sur deux pieux de 120 cm de diamètre et recevant en son milieu une charge ponctuelle de 1130. Pu = 1130.

88 Mpa). et le nouveau calcul de la section d’acier en partie basse donne le même résultat qu’initialement. En effet dans ce cas-ci. Les vérifications de la contrainte de compression du béton dans les bielles inclinées deviennent par le biais du dé admissibles. l’angle de diffusion des efforts θ>55°. l’hypothèse des bielles s’applique toujours dans la semelle située au-dessous. pour ce. Dimensionnement du dé Le dé qui surmonte la semelle a été dimensionné comme une fondation superficielle selon le BAEL 91.6 MPa) est supérieure à sa valeur limite (2. nous choisissons de surmonter la semelle par un dé de dimension (40*90*140). Vérification de la semelle initialement dimensionnée. 4. Néanmoins la vérification de la contrainte du béton (3. Après calcul nous trouvons qu’il faut placer 11 barres de 25 en partie basse du dé ainsi que des armatures filantes de 6 barres de 16.2.5. 4.GARCIA Xavier – Génie Civil Projet de Fin d’Études MEMOIRE semelle . mais en remplaçant le béton B30 initialement prévu par un B40 nous arrivons à amener la contrainte limite du 31 .4. la méthode des bielles n’est donc plus applicable.2. il faut alors vérifier que de l’effort ainsi diffusé.3 T se diffuse une première fois dans le dé . La détermination de l’angle θ dans la semelle confirme que l’hypothèse est encore valide car θ=52°. A présent l’effort Pu=1130.

L’effort horizontal F dimensionnant la longrine est donné par : F=±aN/g*alpha*T*W.2.1.6 MPa. La section des longrines a été fixée à 40*40cm (pour des raisons de mises en œuvre). le béton employé est un B30. nous avons tout d’abord repéré les deux « appuis » les plus chargés verticalement . ce qui devient acceptable. 4.3. Hypothèses Les calculs ont été effectués selon PS. Barres de construction (BAEL 91) (voir annexe 3 – fondations.3.3.92 : « les points d’appui d’un même bloc de construction doivent être en règle générale solidarisés par un réseau bidimensionnel de longrines tendant à s’opposer à leur déplacement relatif dans le plan horizontal ».s^-1 T=1.92 grâce à l’article qui donne les efforts horizontaux dimensionnant une longrine à partir des efforts verticaux auxquels sont soumis les appuis que relie cette dernière.92 .3 (solidarisation des points d’appui) du PS. où : AN : accélération nominale aN=1.2.GARCIA Xavier – Génie Civil Projet de Fin d’Études MEMOIRE béton à 3.5 G=9. d’autant plus que le volume de la fondation elle-même avoisine 7 m3 soit l’équivalent d’une toupie.81 m. 4.6.4 W=moyenne des efforts verticaux auxquels sont soumis les deux appuis 32 .32-33-34) 4.3. Pour ce. l’acier Fe E500 et l’enrobage fixé à 3 cm. p.0 (coefficient de comportement topographique) Alpha=0. 4.Longrines D’après le paragraphe 4. Actions et combinaisons d’actions Les tirants parasismiques sont dimensionnés à partir du PS. la longrine ainsi dimensionnée sera la même pour tous les autres appuis.

3. nous avons ensuite recombiné la résultante des efforts transversaux sous chaque cas selon les 6 combinaisons fondamentales (1) et le maximum de ces combinaisons nous donne les efforts tranchants cumulés exercés en tête de voiles (voir annexe 3 – voiles.4. En faisant la différence de ces tranchants entre un niveau Ni et Ni-1 nous en déduisons l’effort horizontal en tête de voile étage par étage qu’en multipliant par la 33 . page 12). et l’acier Fe E500. Après vérification il n’y a aucun problème de compression du béton. soit des cadres de 8 espacés tous les 10 cm.Voiles 4. Actions et combinaisons d’actions Les efforts statiques en tête de voiles nous sont donnés par ARCHE .GARCIA Xavier – Génie Civil Projet de Fin d’Études MEMOIRE 4. les efforts dynamiques « bruts » nous sont donnés par EFFEL en effectuant des coupes dans les voiles à 50cm du bas de ceux-ci dans les étages courants.85*25/1.4.1. Dimensionnement des longrines Après calcul nous obtenons l’effort normal dimensionnant F=±83.36 à 38) à la contrainte sous la 4. car l’effort admissible de compression est de 0. Hypothèses Les calculs ont été effectués selon PS. et à mi-hauteur pour le rezde-chaussée.72 cm² soit 4 barres de 20.2.fondations.15 très supérieur charge F. (Voir annexe 3 . Pour chaque coupe nous avons imprimé la courbe des efforts dynamiques sous cas 14.6*0. donne une section de l’ordre de 16.3. 4.92 et le BAEL 91.6 T . le ferraillage longitudinal As= 83.01MN/500Mpa. Le béton employé est un B30. Nous déterminons les armatures transversales en appliquant les règlements d’usage pour les poteaux et éléments comprimés.4. p.15 et 16 dans la direction transversale .

Nous avons réalisé une minute de ferraillage prenant en compte toutes les armatures à placer dans le voile (cadres. la section d’acier obtenue ne représente que la section d’un chaînage. 92) . car le pivot C correspondant à une section entièrement comprimée. chaînages verticaux et horizontaux) en 34 . n°23. A2 et B.U.3m (car h>l) arrondie à la hauteur des deux premiers étages pour simplifier le ferraillage).GARCIA Xavier – Génie Civil Projet de Fin d’Études MEMOIRE hauteur de l’étage considéré donne le moment sismique appliqué au voile. le ferraillage final des voiles est obtenu par combinaison entre les sections d’acier nécessaires au sismique et celles en statique. Dimensionnement des voiles Nous avons réalisé une routine sur EXCEL permettant de définir les sections d’acier en chaînage et entre les chaînages au sismique (à partir du P.T.4. page 12) 4.3. nous obtenons ainsi une section d’acier de 4 barres de 20 avec cadres de 8 espacés tous les 20 cm. Nous avons réalisé une routine EXCEL pour déterminer le ferraillage des voiles sous actions statiques à l’aide du D. selon les règles parasismiques . il faut placer autant d’acier dans l’autre extrémité du voile (voir à partir p. ils travaillent donc en flexion à ce niveau et doivent être armés comme des parois fléchies reposant sur deux appuis (selon le BAEL 91).S. Les voiles du niveau 0 reposent à leur extrémité sur des semelles de fondation. mais il s’avère que le « sismique » est toujours dimensionnant. Il faut donc ajouter des armatures principales en pied de voile et réseau inférieur et supérieur (dans notre cas les armatures à ajouter pour ferrailler le voile comme une paroi fléchie le sont sur une hauteur de 5. Les sections des chaînages verticaux sont données par calcul de sections rectangulaires aux ELUR en flexion composée (Nous nous sommes limité aux cas des pivots A1.1 (murs en béton banché) paragraphes 4. Les chaînages horizontaux en haut de voile ont été déterminés en armant à 1% la section de béton à la jonction entre les voiles et les dalles (section 32*40). les aciers « centraux » sont donnés par les vérifications à l’effort tranchant et par la condition de non-glissement (la section retenue est la plus grande des valeur obtenue). Une fois cette étape réalisée.22. ce qui n’a pas lieu d’arriver) . (voir annexe 3 – voiles.20 annexe 3 – voiles et poteaux).

1. Néanmoins. figure la note de calcul du voile 1 du bâtiment B. Chargement : G=510.5. il est indispensable d’armer cet élément de structure en zone parasismique. 4. voir pages 1 à 5 de l’annexe 3 – voiles-poteaux. Poteaux Nous avons dimensionné un poteau du niveau 0 du bâtiment B (poteau le plus chargé du bâtiment). Hypothèses Calculs effectués selon le BAEL 91 et le PS.7 T et Q=151. 35 .7 T Dans l’absolu. Ainsi le ferraillage retenu l’est simplement par application des ferraillages minimaux préconisés par le PS.2. 4.92 Matériau employé : Béton B35. soit le respect des longueurs de recouvrement de 60 fois le diamètre. et c’est ce ferraillage qui sera appliqué à l’ensemble des poteaux de tout le bâtiment B.GARCIA Xavier – Génie Civil Projet de Fin d’Études MEMOIRE respectant les dispositions constructives du PS92.92. frettage latéral… Des pages 7 à la fin de l’annexe 3 – voiles-poteaux. Actions et combinaisons d’actions Poteau justifié sous « compression centrée conventionnelle » aux ELU.5. ce poteau de dimension 145*35 ne nécessiterait pas d’être armé malgré son chargement compte tenu du béton utilisé et surtout de sa section importante. Acier Fe E500 Enrobage : 3 cm 4.5.

9 T/ml en charge d’exploitation.83 kN/ml : 38. 4.6. Chargements Charges permanentes : • Durcisseur + fluide • Dalle alvéolaire • Stoppe roue : 1. Pour ce.2. nous utilisons le module ARCHE POUTRE du GRAITEC afin d’obtenir les courbes enveloppes des efforts .6.poutres) La structure des bâtiments est composée d’un grand nombre de poutres continues .88 kN/ml (2.39 kN/ml Charges d’exploitations : • Véhicules : 18. Soient 5. Poutres 4.5 kN/m²). 36 .8*H et les sections d’acier ont été déterminées suivant le BAEL. Hypothèses Béton B35 Acier Fe E500 Enrobage 3 cm Fissurations peu préjudiciables Tenue au feu 1H 4. située au rez-de-chaussée du bâtiment C. Poutre continue sur 6 appuis (p. 1 à 15 de l’annexe 3 .1.1.GARCIA Xavier – Génie Civil Projet de Fin d’Études MEMOIRE 4. la courbe des moments a été décalée de 0.1.13 kN/ml • Corniche préfabriquée : 10.11 T/ml en charges permanentes et 1.1.75 kN/ml (niveau 0) : 0.6. nous avons dimensionné une poutre continue sur 5 appuis de section 55*145 (avec assise pour dalle alvéolaire).6.

aussi n’effectuerons-nous pas d’épures d’arrêt de barre en travée pour les aciers inférieurs car la réglementation impose de placer deux lits de barres et ce entre les nus d’appui.6.poutres) 4. Poutre de transfert (pages 17 à 33 de l’annexe 3 . elle reprend la charge de 7 étages qu’elle transmet sur deux voiles de 40cm d’épaisseur.14 de l’annexe 3 – poutres).poutres) Cette poutre fait partie du bâtiment C et est placée au-dessus du poste d’aiguillage informatisé situé au bord de la voie de chemin de fer . 4.2. ces efforts sont repris par les voiles de contreventement. éclissage des aciers de travée au niveau des appuis…).6. Hypothèses Béton B35 Acier Fe E500 Enrobage 3 cm Fissurations peu préjudiciables Tenue au feu 1H 37 .2. Par ailleurs. Il s’agit d’une poutre droite reposant sur deux appuis avec charge ponctuelle appliquée en son milieu et charge uniformément répartie. Pour la détermination du ferraillage nous nous sommes servi des courbesenveloppe des moments et des efforts tranchants donnés par le logiciel ARCHE POUTRE (p. Néanmoins nous appliquerons aux poutres les ferraillages minimaux requis par le PS 92 (considération de l’espacement des cadres minimum dans les zones critiques. les poutres doivent avoir une stabilité au feu d’une heure.6. mais nous avons aussi effectué une vérification de ces efforts donnés par le logiciel et par la méthode Caquot afin de contrôler la pertinence de ces résultats (voir pages 13 de l’annexe 3 .3. Dimensionnement Nous ne prendrons pas en compte les actions sismiques dans les poutres puisque par hypothèse.GARCIA Xavier – Génie Civil Projet de Fin d’Études MEMOIRE 4.1.1.

2.2.7 T/ml : 70.6. ce qui signifie que la poutre ne peut pas être encastrée dans les voiles (voir p.11 T/ml : 1. Modélisation de la poutre Dans un premier temps cette étude aurait pu être menée grâce à la modélisation « élément fini » du bâtiment faite auparavant.17 et 18 de l’annexe 3 – poutres).GARCIA Xavier – Génie Civil Projet de Fin d’Études MEMOIRE 4.6. il s’avère que le rapport des raideurs de la poutre et des voiles est importante. 4.2. Après calcul des inerties et des caractéristiques. Dans un deuxième l’étude a été faite par la résistance des matériaux en modélisant l’ensemble poutre et voiles par un portique encastré en tête et en pied. Dimensionnement La modélisation de la poutre et des voiles nous a mené à dimensionner la poutre de transfert comme une poutre isostatique sur appuis simples.9 T/ml : 296.6. cependant comme la modélisation de la poutre a été faite par un élément filaire et par des éléments coques pour les voiles ceci rend les résultats inexploitables compte tenu du fait que toutes les actions induites par la poutre sont concentrées au niveau d’un nœud du voile. 4. 38 .4.2.7 T/ml L’étude de cet élément en lui-même ne présente aucune difficulté mais l’analyse des conditions d’appuis et de l’ancrage de celui-ci dans les voiles est nécessaire. compte tenu de la section importante de la poutre par rapport aux voiles et des charges importantes qui y sont appliquées.3. Chargements Charge ponctuelle : • G • Q Charges réparties : • • g q : 5. alors que la section de cette dernière est importante.

39 . nous avons modélisé un voile sous forme de filaire de dimension 200*40 auquel nous avons appliqué une rotation imposée au niveau de l’axe neutre de la poutre (p.31 de l’annexe 3 – poutres). la rotation de la poutre à ses extrémités engendrera des efforts dans le voile qu’il ne faut pas négliger.m . Par conséquent. Aussi pour prendre en compte ce phénomène de rotation d’extrémité de la poutre et voir les conséquences engendrées dans le voile. Or la poutre ne sera pas réellement isostatique dans la mesure où elle ne reposera pas sur des appareils d’appui (comme pour un ouvrage d’art). nous avons donc armé le voile comme une poutre de section b=200 cm et h=40 cm soumis à un moment de flexion de 70T.28-29 annexe 3 – poutres). il s’avère que la rotation imposée engendre dans le voile un moment de 70 T. nous avons calculé la rotation des extrémités de la poutre et créé un modèle sous EFFEL (voir p.m. Après calcul. Ainsi après avoir déterminé la rotation θ (en radian). mais aura une section non négligeable de barres ancrées en partie basse (ancrage de la bielle d’about) et importante en partie haute (encastrement de 0. Il en résulte qu’il faut armer le voile en partie extérieure (par rapport à la poutre) par des barres de φ 25 HA espacées tous les 11 cm.15*Mo en chapeau sur appui).GARCIA Xavier – Génie Civil Projet de Fin d’Études MEMOIRE La particularité d’une poutre isostatique est la possibilité de rotation des ses extrémités.

Par ailleurs nous nous sommes rendu compte que l’emploi de l’informatique impose à l’ingénieur de formuler un certain nombre d’hypothèses et de vérifications pour rendre les résultats convenablement exploitables pour son travail. grâce à ARCHE et EFFEL.GARCIA Xavier – Génie Civil Projet de Fin d’Études MEMOIRE CONCLUSION L’étude que nous avons menée nous a permis en premier temps d’utiliser des logiciels de modélisation. effectué des descentes de charges et des études sismiques afin de pouvoir dimensionner la structure porteuse et connaître un peu mieux le comportement de la structure. Par conséquent. il faut formuler des hypothèses convenables sur les conditions d’appui afin d’avoir un comportement réaliste de la structure et aussi pouvoir se mettre dans le sens de la sécurité compte tenu des incertitudes. Enfin cette étude nous a permis d’aborder l’étude d’éléments divers comme les fondations profondes. les porteurs verticaux (voiles) et les poutres et mesurer les différences notoires entre la conception de constructions « normales » et parasismiques… dites 40 . moyennant certaines vérifications les résultats des modélisations statiques et sismiques pour le dimensionnement des éléments de la structure. outil devenu complexes. En effet. Nous avons également été amené à nous familiariser avec les règlements et règles de constructions parasismiques. nous avons été amené à exploiter. indispensable pour l’étude sismique d’ouvrages Nous avons en effet. compte tenu des incertitudes sur le comportement du sol par exemple.

92. Eyrolles Règlements Norme française NF P 06-13 : Règles parasismiques applicables aux bâtiments. éd. GRAITEC Aide mémoire de résistance des matériaux de J. BOUTIN. éd. éd.P. dites règles PS. Dunod Pratique du BAEL 91 de J. Règles BAEL 91 révisées 99 : « Règles techniques de conception et de calcul des ouvrages et des construction en béton armé suivant la méthode des états limites » Règles Neige et Vent 65 référence AFNOR DTU P 06-002 Fascicule 62 Titre V DTU 13. Le Moniteur Notice technique des logiciels ARCHE et EFFEL. PERCHAT et J.GARCIA Xavier – Génie Civil Projet de Fin d’Études MEMOIRE Bibliographie La construction en zone sismique de Victor DAVIDOVICI. GOULET et J. ROUX. éd.2 : Fondations profondes DTU 23.1 :murs en béton banché 41 .

abréviations AFNOR : Association Française de NORmalisation Amortissement : dissipation de l’énergie d’un système vibratoire B.A. : document technique unifié Eléments finis : type de modélisation à l’aide d’éléments plans ou tridimensionnels jointifs et méthode de calcul utilisés en particulier dans les calculs des structures ELU : état limite ultime GRAITEC : Groupe d’assistance technique Hyperstaticité : nombre d’inconnues de liaison supérieures au nombre d’équations de la statique Isostaticité : nombre d’inconnues de liaison égales au nombre d’équations de la statique ISS : Interaction Sol-Structure Rigidités : résistance qu’une substance solide oppose aux efforts de cisaillement et de torsion 42 .U. : Béton Armé D.GARCIA Xavier – Génie Civil Projet de Fin d’Études MEMOIRE Lexique .T.

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