Royaume du Maroc

Direction des Etudes et des Prévisions Financières

Les relations du Maroc avec l’Union européenne : du partenariat au statut avancé

N o v e m b r e

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2 TABLE DES MATIERES

1- LES RELATIONS MAROC-UNION EUROPEENNE : MISE EN CONTEXTE .......................... 3 2. LA POLITIQUE EUROPEENNE DE VOISINAGE : FONDEMENTS ET OBJECTIFS ............... 4 3. PLAN D’ACTION MAROC-UNION EUROPEENNE ........................................................... 5 3.1. PRINCIPALES COMPOSANTES DU PLAN D’ACTION MAROC-UE ......................... 5 3.2. Etat d’avancement du plan d’action Maroc-Union européenne .................. 6 4. LE VOLET FINANCIER DE LA POLITIQUE DE VOISINAGE : BUDGET INDICATIF NATIONAL .......................................................................................................................... 7 4.1. Composantes du Budget Indicatif-Maroc ....................................................... 8 4.2. COMPARAISON REGIONALE DES FONDS ALLOUES DANS LE CADRE DE L’INSTRUMENT EUROPEEN DE VOISINAGE ET DE PARTENARIAT (IEVP)................ 9 5. QUELQUES ELEMENTS D’APPRECIATION DE LA POLITIQUE DE VOISINAGE MAROCUNION EUROPEENNE ....................................................................................................... 10 6. L’AMBITION DE FAIRE EVOLUER LE PARTENARIAT MAROC-UE VERS UN « STATUT AVANCE » ........................................................................................................................ 11 7. L’UNION DE LA MEDITERRANEE : QUEL APPORT POUR LA DYNAMIQUE DES RELATIONS MAROC-UNION EUROPEENNE ..................................................................... 14

la démocratisation et la gouvernance. notamment. Le concours financier de l’Union européenne s’est focalisé sur les secteurs se rapportant à l’appui à la transition économique et au renforcement de l’équilibre socioéconomique. L’intérêt accordé par notre pays à cette nouvelle politique s’inscrit en harmonie avec l’objectif d’approfondir son ancrage à l’Europe et de faire évoluer ses relations avec l’Union européenne vers un « Statut Avancé ». 1. La présente note tentera également d’analyser l’instrument financier de cette politique de voisinage et de ressortir quelques limitations y afférentes. l’agriculture et la pêche. Néanmoins. la justice et sécurité et les questions relatives aux droits de l'homme. de même qu'à la coopération culturelle. l’ajustement du secteur financier. Cet Accord devra progressivement instaurer le libre échange des produits industriels. à la libre circulation des capitaux et aux règles de concurrence. du conseil d’Association au niveau ministériel. Il s’agit. le commerce des biens et services. Le Maroc figure parmi les sept pays ayant mis en place un Plan d’action avec l’Union européenne. le transport. Ces derniers couvrent les domaines suivants: le marché intérieur.LES RELATIONS MAROC-UNION EUROPEENNE : MISE EN CONTEXTE Les liens entre le Maroc et la Communauté européenne ont été renforcés en 1996 par l’Accord d’Association Maroc-UE entré en vigueur le 1er mars 2000. L’objet de cette note consiste à circonscrire les principaux contours de la politique européenne de voisinage. Il convient de souligner que le Maroc s’est engagé dans une dynamique de réformes économique. L'Accord contient en outre des dispositions relatives à la liberté d'établissement et à la libéralisation des services. ainsi que la réforme administrative. sociale et institutionnelle avant le lancement du processus de Barcelone et la mise en œuvre de la politique européenne de voisinage. à mettre en exergue les composantes du plan d’action Maroc-Union européenne et à rendre compte de son état d’avancement. l’environnement et l’énergie. En ce qui concerne les produits agricoles. Il a porté également sur la mise à niveau du secteur privé. Cette dernière a instauré de nouvelles règles de coopération basée sur une approche différenciée. l’industrie. de nouvelles concessions commerciales réciproques sont entrées en vigueur en janvier 2004. du comité d’Association au niveau des hauts fonctionnaires et des comités et sous-comités thématiques. . du secteur de la santé et du secteur de l’eau et le développement des échanges commerciaux. tandis que le Maroc s'est engagé à opérer un démantèlement tarifaire sur une période de 10 ans. auxquels l'Union européenne a déjà accordé le libre accès. Plusieurs mécanismes et institutions sont mis en place pour accompagner et développer la coopération.3 Introduction Le partenariat Euromed a connu une nouvelle orientation avec la mise en place de la politique européenne de voisinage. au renforcement de la coopération économique et de la coopération en matière de migration et d'affaires sociales. la recherche et innovation. l’approfondissement de ce processus de réforme est appelé à prendre un nouvel élan avec la mise en place du Plan d’action Maroc-Union européenne à même de favoriser l’alignement du Maroc sur les normes et standards européens. Il constitue la base juridique des relations entre l'UE et le Maroc.

. fondé sur le libre-échange.4 Le Maroc est le principal bénéficiaire de l'aide communautaire dans la région. tout laisse suggérer que le Maroc et l'Europe devraient former un espace dense d'échanges et d'investissements. LA POLITIQUE EUROPEENNE DE VOISINAGE : FONDEMENTS ET OBJECTIFS L’Union européenne a proposé en 2003. Cette approche différenciée et progressive implique que chaque partenaire détermine jusqu'où il entend approfondir ses liens économiques et politiques avec l’Union européenne. entre octobre 2002 et décembre 2006. financement en quasi-fonds propres. la mise à disposition de capitaux à risques. notamment l’énergie et les transports qui représentent 60% du volume total des financements reçus par le Maroc au titre de la FEMIP. économiques et institutionnelles. Cette nouvelle politique vise principalement à faire progresser le cadre des relations avec les pays voisins qui n’ont actuellement aucune perspective d’adhésion « tout. Elle présente ainsi l’avantage de moduler le partenariat en fonction des progrès réalisés par les pays tiers en matière de réformes et d’éviter le nivellement par le bas. une nouvelle politique de voisinage de l’Europe élargie avec les pays de l’Est et du Sud de la Méditerranée. une perspective de participation au marché intérieur européen. une évolution majeure dans la coopération financière du Maroc avec l'Union européenne a été initiée. de produits financiers innovants (financement en fonds propres. force est de constater que la situation actuelle de l’intégration économique et commerciale entre l'Union européenne et le Maroc n'est pas aussi poussée qu'elle devrait l’être. micro-finance. En principe. une coopération transfrontalière renforcée et un partage des responsabilités en matière de prévention et de résolution des conflits. De plus. des relations politiques et culturelles plus intenses. micro-entreprise) ainsi que sur l’octroi des bonifications d’intérêt dans le cadre de projets environnementaux. en contrepartie de leurs progrès concrets dans les domaines du respect des valeurs communes et de la mise en œuvre des réformes politiques. crédits bail. en tête des pays méditerranéens bénéficiaires des fonds MEDA. les projets financés dans le cadre de la FEMIP se sont chiffrés à 1040 millions euros. avec la mise en place de la Facilité Euro-Méditerranéenne d'Investissement et de Partenariat (FEMIP) en octobre 2002. En matière de décaissements. l’Union européenne a proposé à ses voisins de l’Est et à ceux du Sud de la Méditerranée. sauf les institutions ». la proportion des investissements européens qu’il reçoit demeure encore faible. via des plans d’action. faisant du Maroc l’un des principaux pays méditerranéens bénéficiaires de cette facilité. Néanmoins. juste derrière l’Egypte et la Tunisie (2063 millions euros et 1114 millions euros respectivement). Celle-ci repose sur la facilitation de l’accès aux crédits à long terme. Ainsi. en partenariat. près 70% a été décaissé à fin décembre 2006. L’Union devrait s’employer à créer. contre 220 millions d’euros en 2005. 2. entre 1996 et 2006. A cette fin. La ventilation des projets financés fait ressortir la prédominance des fonds alloués aux infrastructures. avec une enveloppe de près de 1600 millions d’euros. Même si le Maroc réalise les deux tiers de son commerce extérieur avec l'Europe. une évolution positive a été constatée depuis 2002. une intégration économique accrue. Le Maroc arrive. Cette évolution a été confirmée en 2006 avec environ 250 millions d’euros. pour la cinquième année consécutive. Le bilan demeure encore en deçà des attentes. Sur cette enveloppe. un espace de prospérité et de valeurs partagées.

la Jordanie.Renforcement des fondamentaux macroéconomiques . liés à l’implémentation des diverses réformes d’ordre économique et institutionnel. réparties selon deux échéances : court et moyen terme.5 Dans ce sens.Droit de l’Homme . 3.Réformes structurelles et transition vers . la politique européenne de voisinage peut avoir pour effet positif de transcender la dimension purement commerciale qui domine le processus de Barcelone. Ainsi. la Tunisie. Composantes du Plan d’action Maroc-Union européenne Actions 1 2 Dialogue politique et réformes Réforme économique et sociale Objectifs Approfondir les pratiques démocratiques et l’Etat de droit Modernisation et mise à niveau économique en vue d’une meilleure préparation de l’économie marocaine au libre échange et renforcement de Composantes . ce plan d’action a fait l’objet d’une évaluation à mi-parcours qui fait apparaitre les avancées notables réalisées par la Maroc en matière d’accélération des réformes institutionnelles et de modernisation économique. ainsi que l’alignement sur les normes et standards européens. PRINCIPALES COMPOSANTES DU PLAN D’ACTION MAROC-UE Le Plan d’action Maroc-Union européenne est articulé autour de six grands axes. notamment dans ses volets non tarifaires et constitue une première réponse au statut avancé demandé par le Maroc ainsi qu’un engagement de l’Union vers un partenariat qui serait « plus que l’association et moins que l’adhésion ».1. Les actions à court terme couvrent tous les éléments liés à l’échange d’expériences et d’expertise ainsi que le renforcement des capacités dans les domaines réglementaires et normatifs. Le Maroc appuie aussi l’opportunité d’utiliser la nouvelle politique de voisinage comme cadre de soutien aux actions subrégionales maghrébines et au processus d’Agadir. ce nouveau cadre politique et institutionnel entre l’Union européenne et un pays méditerranéen est significatif de la volonté commune d’intensifier la mise en œuvre de l’accord d’association. 3.Droits sociaux et normes de travail . Israël et l’Autorité Palestinienne. avec la Moldavie. Il a défini avec l’Union européenne un plan d’action au titre duquel l’Union européenne apportera une assistance technique aux réformes entreprises par les administrations marocaines sur le même schéma que l’aide qui a été apportée aux nouveaux adhérents pour la reprise de l’acquis communautaire. Les jumelages institutionnels seraient favorisés pour créer les continuités administratives et réglementaires nécessaires. l’Ukraine. et ce en jouant pleinement son rôle d’ancrage externe crédible afin d’impulser le processus de réformes mis en œuvre par les pays partenaires pour faire face à une perspective d’ouverture élargie. parmi les premiers pays ayant établi un plan d’action avec l’Union européenne. cette nouvelle politique de l’Europe pourrait participer à la préservation et au développement des acquis du processus de Barcelone lequel constitue le socle commun du partenariat. Adopté par l’Union européenne le 27 juillet 2005. Le Maroc a accueilli très favorablement la politique européenne de voisinage. Les actions à moyen terme sont constituées d’aspects plus structurants. Chacun de ses axes est composé d’un certain nombre d’actions.Démocratie . PLAN D’ACTION MAROC-UNION EUROPEENNE Le Maroc figure. Dès lors.

environnement.Renforcement de la politique marocaine de l’énergie et intensification de la coopération régionale en la matière. environnement de l’entreprise. société de l’information. …).Autres domaines (fiscalité. science et technologie. . 3 Commerce. Santé. le Plan d’action Maroc-Union européenne a enregistré des avancées globalement positives qui laissent présager un renforcement graduel de l’ancrage du Maroc à son espace régional.Education. subventions étatiques.) . questions sanitaires et phytosanitaires) . les progrès notables accomplis sur le front de la libéralisation politique et l’instauration d’une base démocratique solide constituent des atouts appréciables permettant au Maroc de jouir d’une image positive auprès des partenaires étrangers.Mise en œuvre des politiques nationale et renforcement de la coopération régionale dans le domine des transports .Coopération culturelle. gestion et contrôle des finances publiques.Promotion de la recherche et développement. droit des sociétés et services .Promotion du développement durable . formation. ETAT D’AVANCEMENT DU PLAN D’ACTION MAROC-UNION EUROPEENNE Depuis sa mise en œuvre en 2005. .Société de l’information (réglementation des communications électroniques. Société civile. protection du consommateur. de l’énergie et l’appui au développement technologique 6 Contacts entre les peuples Rapprochement culturel 3.Approfondissement de la coopération sur les questions environnementales . Ainsi. marchés publics.Libéralisation du commerce des biens (modernisation des douanes.Gestion des flux migratoires . Cette évolution s’est avérée favorable pour le développement du climat des affaires et le renforcement du développement économique et social.Circulation des personnes .Circulation des capitaux et flux de paiements courants .Coopération en matière d’emploi et de politique sociale .2.Droit d’établissement.Gestion des frontières . R&D Modernisation et renforcement des infrastructures dans le domaine des transports. notamment européens.Lutte contre le trafic de drogues et le blanchiment d’argent . . concurrence. normalisation et réglementation technique. jeunesse et sport . . droit de propriété.Réformes au niveau du secteur agricole .Lutte contre la criminalité organisée . énergie.Développement régional et local . marché et réformes réglementaires Libéralisation des flux d’échanges et d’investissement ainsi que l’harmonisation de la réglementation se rapportant aux mouvements des travailleurs 4 Coopération/ Justice et affaires intérieures Harmonisation des législations en matière d’immigration et renforcement de la coopération dans le domaine de la sécurité transfrontalière 5 Transports.6 sa capacité d’absorption des chocs exogènes une économie du marché .

des avancées substantielles ont été accomplies. Ce PIN dresse les opérations à financer au titre de l’enveloppe accordée à notre pays pour la période 2007-2010 et dont le montant total s’élève à 654 millions d’euros. prévue en 2008. Une telle évaluation serait une occasion pour juger de l’opportunité d’introduire de nouveaux programmes et des éventuelles réallocations budgétaires à l’intérieur du PIN et ce. le PIN Maroc-UE prévoit l’utilisation des bonifications d’intérêt. De même. Cette tendance devrait culminer avec l’accélération de la libéralisation du commerce des services et celui portant sur les produits agricoles et de la pêche. . qui consistent en une aide budgétaire directe conditionnée toutefois par une gestion rigoureuse des finances publiques. tant sur le front d’amélioration du profil de la croissance et de réduction de la pauvreté que sur le plan du renforcement de la compétitivité et de l’attractivité des investissements étrangers. ainsi que les efforts supplémentaires qui restent à accomplir. De plus. Il s’agit en l’occurrence du recours à des facilités d’ajustement sectoriel. à la lumière de l’évolution du contexte national et régional. de l’énergie et des télécommunications. La mise en œuvre de ces programmes pourrait reposer sur plusieurs instruments. S’agissant du volet économique. LE VOLET FINANCIER DE LA POLITIQUE DE VOISINAGE : BUDGET INDICATIF NATIONAL Dans le cadre de l’Instrument Européen de Voisinage et de Partenariat. Outre ces effets positifs en matière de renforcement de la gouvernance de ces secteurs. selon la Commission européenne. le transport et l’environnement. des efforts indéniables ont été déployés en matière de libéralisation économique. des actions concrètes ont été réalisées et ont permis de renforcer le dialogue et la coordination sur des questions aussi critiques que celles se rapportant à l’immigration et à la lutte contre le terrorisme.7 Sur le plan de la coopération bilatérale. Les programmes retenus dans le cadre de la coopération financière Maroc-Union européenne pour la période 2007-2010 couvrent des secteurs jugés prioritaires pour le développement économique et social de notre pays. au même titre que la prise en charge d’une partie de l’impact social des réformes en cours sur les populations vulnérables. Ils ont pour vocation d’apporter un soutien aux réformes destinées à accélérer la mise à niveau et la diversification de l’économie. Ce PIN devra faire l’objet d’une évaluation à mi-parcours. un Programme Indicatif National (PIN) a été établi entre le Maroc et l’Union européenne. des progrès appréciables ont été enregistrés en matière de libéralisation et de régulation de certains secteurs clés à l’instar des transports. les réformes engagées seraient opportunes pour accélérer l’intégration régionale et favoriser la compétitivité des firmes marocaines. susceptibles d’exercer un effet de levier sur les investissements des institutions financières internationales dans des secteurs tels que l’énergie. La matrice en annexe dresse les réalisations enregistrées par notre pays en matière de mise en œuvre du Plan d’action avec l’Union européenne. Par ailleurs. 4.

l’appui institutionnel (6. (3) priorité appui institutionnel. 7. alphabétisation.1% 120 100 80 60 117 Engagents PIN 2007-2010 (en millions euro ) 90 60 39 20 25 28 10 15 2008 2009 90 65 50 volet social. couverture médicale) pour lequel une enveloppe financière de 117 millions euros est programmée au titre de l’exercice 2007. tandis que pour les autres priorités les montants programmés varient entre 28 millions euros pour la priorité gouvernance et 10 millions euros pour la priorité appui institutionnel.3% volet institutionnel. secteur de l’éducation.3% et 36.1.3%). En termes d’année d’engagement. évoluant de 162 millions euros en 2007 à 165 millions euros en 2010. il y a lieu de constater que les montants annuels programmés sont quasiment identiques.8 4. soit 536 millions euros (45. (2) priorité gouvernance et droits de l’homme. les montants prévus pour les autres volets au cours de la même année sont dérisoires (20 et 25 millions euros respectivement pour le volet appui institutionnel et volet économique).7% respectivement). ce n’est qu’en 2008 que tous les programmes bénéficieraient d’un engagement financier de l’Union européenne. 36. Cet engagement est plus au moins équilibré entre priorité économique et sociale (60 et 50 millions euros respectivement). 6.1%) et l’environnement (7. Les volets social et économique du PIN représentent 82% du budget total pour la période considérée. qu’avec les priorités retenues par le Gouvernement marocain. tels que définis dans l’Accord d’association et dans le Plan d’Action Voisinage. Il y a lieu de souligner que les programmes proposés pour financement s’inscrivent en ligne tant avec les objectifs généraux de la coopération Maroc-Union européenne.6% 2007 volet social volet économique volet gouvernance volet environnement volet institutionnel Source : Commission européenne . des différences notoires existent entre les différents programmes et à l’intérieur de chaque programme.7% 40 20 0 35 10 2010 volet environmt. COMPOSANTES DU BUDGET INDICATIF-MAROC Les programmes identifiés sont ventilés selon cinq priorités : (1) priorité sociale. 4. ayant trait à la gouvernance et aux droits de l’homme (4. (4) priorité économique et (5) priorité environnement. Ainsi.3% volet économique. Programme de financement Maroc-UE (2007-2010) 140 volet gouvernance. Le reste (118 millions euros) porte sur des aspects transverses. 45. hormis le volet social (projets INDH.6%). sinon aucune programmation n’est à l’ordre du jour pour les volets gouvernance et environnement. Par ailleurs. Néanmoins.

Il est doté d’une enveloppe de 11. l’IEVP-Est s’est vu consacrer une enveloppe totalisant près de 1.3 11200 Source : Commission européenne 1 Ce montant est supérieur de près de 33% par rapport aux engagements MEDA et TACIS réunis. l’efficience de ce programme gagnerait à être relayée par des fonds privés européens.2. Les opportunités manifestes qui se profilent dans les nouveaux métiers et créneaux de l’économie nationale constitueraient de toute évidence un puissant facteur d’attraction de ces fonds. Répartition régionale des fonds alloués dans le cadre de l’IEVP (2007-2013) 12000 10000 (m n e ro illio s u s) 8000 6000 4000 1378 2000 0 IEVP total 2007-2013 IEVP total 2007-2010 IEVP Sud 2007-2010 IEVP Est 20072010 4683.3 milliards euros au titre de la période 2007-2010. L’écart en termes d’engagements au profit des pays sudméditerranéens mérite d’être nuancé dans la mesure où le nombre de pays bénéficiaires est plus important par rapport aux pays de l’Est (10 contre 7 respectivement). L’IEVP est scindé en deux composantes. l’aide financière rapportée à la population est plus faible au Sud qu’à l’Est de l’Europe. L’IEVP-Sud est doté d’un budget de 3.2 milliards euros1 et regroupe en un seul règlement les engagements relatifs à MEDA et TACIS auxquels il succède.9 Au total. en particulier les investissements directs étrangers (IDE). Les retombés positives du supplément d’investissements privés sur les fondamentaux socio-économiques de notre pays favoriseraient l’accélération du processus de convergence vers les standards européens et crédibiliseraient le programme de réformes à l’œuvre. De même. une composante consacrée au pays du Sud et l’autre réservée aux pays de l’EST. .3 3305. COMPARAISON REGIONALE DES FONDS ALLOUES DANS EUROPEEN DE VOISINAGE ET DE PARTENARIAT (IEVP) LE CADRE DE L’INSTRUMENT Considéré à juste titre comme le support financier de la politique européenne de voisinage. l’IEVP a été conçu dans le but d’équilibrer les engagements de l’Union européenne entre les pays de l’Est et ceux du Sud de la Méditerranée. soit 70% des engagements financiers de l’Union européenne dans le cadre de l’IEVP total pour la même période.4 milliard euros. compte non tenu de la Russie. Toutefois. Cet instrument concerne tous les pays disposant de frontières avec l’Union européenne (terrestre ou maritime). au-delà de l’ampleur relativement limitée de l’aide européenne consacrée à notre pays. le PIN Maroc a la particularité de s’inscrire dans la continuité des réformes volontaristes engagées par le Gouvernement. 4. De son côté.

soulève un certain nombre de remarques que l’on peut décliner comme suit : • Certaines mesures du Plan d’action se prêtent difficilement à la quantification. Hormis les Territoires Palestiniens. C’est le cas en l’occurrence des divers aspects liés aux réformes. • Co o p ératio n rég io n ale T u n isie E g y p te . Compte tenu de ses conditionnalités très manifestes entre l’allocation des ressources financières et l’ouverture de nouvelles perspectives de partenariat. les autres pays de la région bénéficiaires de l’IEVP affichent des montants relativement faibles. 765 680 595 510 425 340 255 170 85 0 M aro c IEVP Sud 2007-2010 (Millions euros) 600 500 400 300 200 100 0 G éo rg ie IEVP EST 2007-2010 (Millions euros) Jo rd an ie T err. le Maroc est le principal pays bénéficiaire de l’assistance financière de l’Union européenne consacrée à travers l’IEVP-Sud. de part son caractère ambitieux et sa densité. le rapport de la Commission européenne portant sur l’évaluation d’ensemble de la PEV ne met pas en exergue l’état d’avancement comparé des divers plans d’actions en vue d’établir une certaine hiérarchisation au niveau des pays partenaires. Les montants qui lui sont alloués se chiffrent à 654 millions euros sur la période 2007-2010 contre 558 et 300 millions euros respectivement pour l’Egypte et la Tunisie. la politique européenne de voisinage et son corollaire le Plan d’action gagneraient en crédibilité et en efficacité en offrant une plus grande visibilité financière nécessaire à leur réussite. En outre. lors du programme MEDA I (1995-1999). les fonds engagés en faveur du Maroc se sont élevés à 677 millions d’euros contre 353 millions d’euros pour l’Egypte. S’agissant du programme MEDA II (2000-2004). les montants engagés sont faibles et traduisent entre autres le caractère limité de la capacité d’absorption financière de ces pays. seule l’Ukraine et dans une moindre mesure la Moldavie bénéficient d’un montant d’engagements relativement conséquent (404 et 209.6 millions ont été effectivement décaissés. Pour le reste de ce groupe.10 Comme c’était le cas dans le cadre du programme MEDA. A titre de rappel. Par rapport aux autres pays bénéficiaires de l’IEVP Est.7 millions euros sur la même période). Palestin ien s Sy rie Co o p ératio n rég io n ale A zerb aid jan Bielo ru ssie M o ld av ie Féd ératio n d e Ru ssie A rm én ie U k rain e Alg érie L ib y e L ib an Israel Source : Commission européenne 5. le Maroc a bénéficié d’une enveloppe globale de 656 millions d’euros. 328 millions d’euros pour la Tunisie et 232 millions d’euros pour l’Algérie. QUELQUES ELEMENTS D’APPRECIATION DE LA POLITIQUE DE VOISINAGE MAROC-UNION EUROPEENNE Le Plan d’action Maroc-Union européenne. dont 127. sauf pour la Fédération de Russie.

Ces distorsions.11 • Les ressources déployées dans le cadre des perspectives financières 2007-2013 nécessitent d’être renforcées. L’AMBITION AVANCE » MAROC-UE VERS UN « STATUT Le Maroc a déposé en 1988 une première demande de candidature d’adhésion à la Communauté Economique Européenne qui n’avait pas reçu une suite favorable. Une discrimination positive à l’instar de la proposition française d’allouer 60% du nouvel instrument financier de « voisinage » à la coopération méditerranéenne serait souhaitable. L’élargissement à de nouveaux membres et l’ouverture des négociations d’adhésion à l’UE d’un pays comme la Turquie a suscité un regain d’intérêt pour un approfondissement des relations de coopération liant le Maroc à l’UE. pourraient vider de sa substance la constitution d’un espace régional de libre-échange. Une renaissance de l’Union européenne comme acteur majeur de l’économie mondiale ne pourrait être que bénéfique à l’ensemble des pays voisins partenaires. . Ainsi. d’autant plus que les nouveaux adhérents à l’UE affichent un profil démographique peu favorable. notamment l’Ukraine. Le déficit démographique auquel est confronté l’Union européenne pourrait en effet être comblé par un traitement plus approprié des flux migratoires provenant des pays du Sud de la Méditerranée. De plus. problème de la construction politique. l’idée défendue par le Maroc concernant un statut avancé au niveau de ses relations avec l’Union européenne a vu le jour avant le lancement de la politique européenne de voisinage. Le Maroc ayant toujours réclamé des relations plus privilégiées qui seraient un peu plus que l'association. Le montant mobilisé est sans commune mesure avec les fonds alloués aux PECO dans la phase de pré-adhésion et sont de surcroît soumis à une concurrence intense de la part des pays de la CEI. compte tenu de la priorité stratégique que constitue la Méditerranée pour l’Europe et vu l’influence grandissante des Etats-Unis dans la région. La PEV risque d’entraîner une dilution du projet de coopération Euromed. A cet égard. susceptibles de freiner la libéralisation du commerce des services. La PEV n’offre pas de réponses concrètes et immédiates aux diverses distorsions portées à la liberté de circulation des personnes. renouveau technologique et industriel. mais un peu moins que l'adhésion. DE FAIRE EVOLUER LE PARTENARIAT • • • 6. l’émergence de nouvelles puissances économiques concurrentes en Asie et le poids économique grandissant des Etats-Unis risquent de limiter les ressorts extérieurs de la croissance de l’Union européenne et de la maintenir en dessous de son potentiel. crise du modèle social). Dès lors. Dès lors. seraient de nature à affaiblir son positionnement sur l’échiquier mondial. Les diverses contraintes auxquelles est confrontée l’Union européenne (déclin démographique. l’instrument européen de voisinage et de partenariat (IEVP) destiné à financer les mesures prévues dans les différents plans d’actions mérite d’être revu en qualité et en quantité. une meilleure concrétisation de la PEV implique également la mise en place par le partenaire européen de nouvelles stratégies pour pallier aux contraintes précitées. une politique migratoire constructive dans un contexte de complémentarité démographique mérite d’être placée au centre des préoccupations des deux parties.

Cette participation serait néanmoins sans droit de vote au sein du conseil d'administration. Pour ce qui est de la participation au marché unique. la participation aux agences et programmes communautaires serait un moyen efficace pour accélérer le processus de transition et de convergence de l’économie nationale. En tant que voisin de l'UE. la mise en place d’industries de réseaux. un espace de libre-échange reposant sur un marché unique. Une participation accrue aux agences et programmes européens Non moins important. ainsi que du programme de santé publique 2007-2013 et des programmes Douane et Fiscalis 2013. mais gagnerait en efficience par son extension à d’autres domaines stratégiques. Le dernier rapport d’évaluation élaboré par la Commission européenne en décembre 2006 sur l’état d’avancement du Plan d’Action convenu avec le Maroc est généralement positif. l’intégration des marchés des services. la facilitation de la libre circulation des marchandises. L’acte constitutif des agences européennes contient une disposition type indiquant que «l’agence est ouverte à la participation des pays tiers qui ont conclu avec la Communauté européenne des accords prévoyant l'adoption et l'application par ces pays du droit communautaire dans le domaine couvert par l'acte de base ». la pondération de l’euro dans le panier de cotation de la monnaie nationale. qui est justifiée tant par la structure des échanges extérieurs du Maroc que par celle de sa dette extérieure. la réduction des obstacles fiscaux. un régime d'investissements ouvert. un rapprochement des législations et une interconnexion des réseaux énergétiques. Elle serait aussi un facteur d’appui pour renforcer l’attractivité de notre pays vis-à-vis des régions concurrentes et influencer en conséquence l'arbitrage des investisseurs en sa faveur. notamment pour ce qui est de l’amélioration et l’encadrement de la libre circulation des personnes. entre autres. Alors qu’une partie importante du processus de convergence vers les standards européens est déjà prise en charge par le Plan d’action. du programme-cadre pour la compétitivité et l'innovation et son volet concernant l'innovation et l'esprit d'entreprise. du programme d'appui stratégique en matière de TIC et du programme Marco Polo consacré aux transports. Non moins important. Il s’agit. la maximisation des opportunités créées par des marchés publics totalement ouverts à la concurrence et l’amélioration du cadre opérationnel des entreprises. le Maroc pourrait ainsi accéder à de meilleures opportunités commerciales et à des coûts nettement inférieurs. favoriserait davantage la dynamisation du commerce à travers l’amplification des effets positifs attendus de la zone de libre échange. . l’ambition d’aller vers un Statut Avancé est conditionnée par l’appréciation positive par le partenaire européen des progrès accomplis dans le cadre de ce Plan. Cette participation ne devrait pas se limiter aux seules actions culturelles.12 L’objectif du Maroc consiste à aboutir à un marché commun avec l'Union européenne. la reprise par le Maroc de l’acquis communautaire passerait par l’alignement sur l’ensemble des directives et règlements qui facilite. protège et garantit l’équité de l’intégration du marché communautaire. Le Maroc qui participe déjà à certains programmes pourrait explorer l’opportunité d’étendre sa participation à certaines enceintes communautaires.

il est opportun que le renforcement des relations bilatérales soit axé sur la recherche en commun d'une solution pertinente à l’intégration dans les circuits de financement européens. limitées aux seuls États membres de l’Union européenne. mais doit aussi être fondée sur de multiples réseaux de solidarité financière et technologique. et qui sont chargées d’assister les pays membres à appliquer certaines politiques communautaires internes. la transition vers un Statut Avancé favoriserait l’adhésion à d’autres agences communautaires. Action de jumelage. équilibré et constructif sur les défis qui interpellent l’avenir de l'espace Méditerranéen dans sa globalité. indispensables pour réduire le gap et accélérer le processus de rattrapage économique. Au vu de ce qui précède. les opportunités multiples qu’offre la transition vers un nouveau stade de partenariat pour le Maroc sont immenses et recèlent un fort potentiel de dynamisation du processus de développement économique et social de notre pays. la mise en œuvre des programmes innovateurs accélérant la mise à niveau de l’économie nationale pour faire face aux échéances charnières du libre échange et la poursuite de la concertation dans un cadre approprié. La mise en place de programmes de coopération visant à familiariser le Maroc avec les travaux des agences serait un préalable nécessaire dont le bon acheminement renforcerait l'opportunité de conclure un accord de participation aux activités des différentes agences communautaires2.13 De même. Dans cette perspective. du commerce extérieur et de la sécurité maritime. un traitement plus favorable des exportations agricoles marocaines. une approche progressive est envisageable. l'Agence européenne pour la sécurité maritime (EMSA) et à l'Agence européenne pour l'environnement (EEA). adoptée par le Conseil de l’UE le 5 mars 2007. Actuellement. 2 . l'Office de l'harmonisation dans le marché intérieur (OHIM) et l'Office communautaire des variétés végétales (CPVO). Voir la communication de la Commission : "L'Europe élargie – Voisinage. trois contrats de jumelage institutionnels ont été signés en novembre 2005 dans les domaines de l’environnement. autre vecteur de rapprochement institutionnel Le renforcement des actions de jumelage constitue un nouvel horizon dans le domaine de la coopération Maroc-Union Européenne puisqu’il va permettre la mise en place de liens étroits et durables entre les administrations des deux parties. un nouveau cadre pour les relations avec nos voisins de l'Est et du Sud" du 4 décembre 2006. Dans ce sens. la participation aux activités d'une agence ne conduira pas automatiquement à l'adhésion à cette agence en qualité de membre à part entière. Néanmoins. le Maroc a la possibilité de participer à l'Agence européenne chargée de la sécurité des réseaux et de l'information (ENISA) l'Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA). Dans ces conditions. Outre ces agences dont la participation est prévue par la PEV. telles que le Centre européen pour le développement de la formation professionnelle (Cedefop). La participation aux agences et programmes communautaires requiert une contribution financière dont le montant est calculé sur la base de critères propres à chaque agence. la définition du Statut Avancé doit être basée non seulement sur les seules considérations du marché.

en l’occurrence un Conseil de la Méditerranée et une Banque méditerranéenne d’investissements. d’eau. en mettant l’accent sur les problèmes fondamentaux qui ne sont pas liés uniquement aux échanges commerciaux. la Grèce. la qualité du système bancaire. fondée sur des liens plus étroits entre les pays méditerranéens du Nord (la France l'Italie. dont principalement le Maroc. comme la santé. la qualité des services publics. Au demeurant. la concrétisation du projet de l’Union de la Méditerranée passerait par le dépassement des insuffisances relevées dans les précédentes approches d’intégration euroméditerranéenne. de sécurité alimentaire. pourrait insuffler un nouvel élan dans les relations économiques de notre pays avec ses partenaires tant du Sud que du Nord de la Méditerranée. de flux migratoires. l’urbanisme. L’une des voies possibles serait de transcender la simple logique commerciale pour évoluer vers une logique productive qui favoriserait un «bloc méditerranéen» au sein de l’Union européenne apte à réussir le pari de la transition économique et à relever les défis multiples de la mondialisation. Le projet d'Union méditerranéenne part tout d’abord de la reconnaissance implicite des insuffisances du processus d’intégration régionale et son incapacité à constituer un levier de prospérité pour les pays partenaires du sud de la Méditerranée. Outre les questions sécuritaires et culturelles. Ce nouveau cadre de coopération serait une opportunité pour traiter les questions de sécurité collective.14 Ces contrats. d’urbanisme et d’infrastructure. de tourisme. . la politique industrielle. qui inaugurent la mise en œuvre effective de la politique de voisinage. financé par l’Union Européenne. de recherche. de 15 millions d’euros supplémentaires. l'Espagne. L’UNION DE LA MEDITERRANEE : MAROC-UNION EUROPEENNE QUEL APPORT POUR LA DYNAMIQUE DES RELATIONS La nouvelle proposition de l’Union de la Méditerranée. l’éducation. Malte et le Portugal) et les pays sud-méditerranéens. l’Union sera également fondée sur une coopération renforcée dans les domaines stratégiques tels que la mise en place de pôles de compétitivité et des laboratoires communs. d’environnement. l’aménagement du territoire. L’idée novatrice de cette nouvelle approche est que l’Union serait construite autour d’institutions communes inspirées de l’Union Européenne. la coopération interentreprises et le renforcement de la coopération dans les domaines de l’énergie. s’inscrivent dans le cadre du Programme d’Appui à l’Accord d’Association (PAAA). l’eau et l’environnement. dont la France est chef de file. de culture. Il vise ainsi à donner une signification opérationnelle à la politique de la Méditerranée. ce qui permet de renforcer l’enveloppe budgétaire initiale de 5 millions d’euros. Chypre. les transports. L’apport de la France en faveur de cette nouvelle vision de la Méditerranée converge étroitement avec la stratégie d’ouverture et de coopération étrangère de notre pays. Ce faisant. 7. l’Union de la Méditerranée serait opportune pour faire émerger une logique de développement fondée sur le renforcement de la productivité et ce. notamment dans le cadre du dialogue euro-méditerranéen.

Commission européenne : Plan d’action Maroc/ UE. FEMISE : Rapport annuel. Commission européenne : Document de stratégie du Maroc 2007-2013. Facilité euro-méditerranéenne d’investissement et de partenariat (FEMIP) : Rapport annuel. . mai 2004. Maroc. Conseil d'association UE-Maroc : Déclaration de l'Union européenne lors de la sixième session du Conseil. Commission européenne : Document d’orientation de la PEV. juillet 2007. Commission européenne : Rapport de Suivi (PEV). octobre 2007. Commission européenne : Programme Indicatif National du Maroc 2007-2010. décembre 2006. septembre 2006. 2006.15 BIBLIOGRAPHIE • • • • • • • • • • BEI : « Rapport annuel 2006 de la FEMIP ». décembre 2006. Commission européenne : Communication relative au renforcement de la PEV.

mise en place d’un cadre de gouvernance d’entreprise ..lutte contre le travail des enfants en conformité avec la déclaration de l’OIT de 1998.) maîtrise de la masse salariale (DVR) dynamique du processus de privatisation et ses effets positifs sur l’attrait des capitaux étrangers position financière extérieure favorable (recettes voyages.mise en place d’un mécanisme de règlement des différends commerciaux . la mortalité infantile et l’analphabétisme.approbation du pacte relatif à l’abolition de la peine de mort . mise en place d’un dispositif spécifique de promotion de la femme sur le lieu de travail. prévention des conflits et gestion des crises) dynamique de la croissance économique consolidation budgétaire processus de budgétisation sensible au genre mise en œuvre des réformes fiscales (IR. 3 .renforcement des capacités légales administratives et techniques dans le domaine de la supervision bancaire . .conclusion d’un accord sur l’évaluation de la conformité et l’acceptation des produits industriels (ACAA) .ratification de la convention des NU sur la corruption . …) stabilité du cadre monétaire (maîtrise de l’inflation) renforcement du cadre institutionnel de la politique monétaire (nouveaux statuts de la banque centrale) nouvelle politique agricole (reconversion des cultures) progression du revenu national brut par habitant lancement de l’INDH visant la réduction des disparités sociales et spatiales progrès significatifs dans certains indicateurs sociaux (éducation) mise en application du code de travail et entrée en vigueur de l’AMO mise en place du code de la famille et celui de la nationalité amélioration du climat des affaires et des conditions d’investissement progrès du démantèlement tarifaire prévu par l’accord d’association lancement des négociations sur les produits agricoles et de pêche entrée en vigueur du protocole de cumul pan euroméditerranéen des règles d’origine modernisation de l’Administration des douanes mise en place d’un système d’identification et de traçabilité début des négociations dans le domaine des services (alignement aux principes de Bâle dans le domaine des services financiers) mise en œuvre de la réforme fiscale avec l’appui du FMI et la commission européenne projet de loi sur la protection des consommateurs Chemin à parcourir ..Progrès de la coopération dans le cadre de l’UMA 1 Dialogue politique et réformes - 2 neutraliser l’effet des aléas climatiques réduire le poids des subventions niveau d’endettement public amélioration de la qualité des services publics mise en place d’un cadre des dépenses à moyen terme (CDMT) résoudre le problème de circuits de commercialisation des produits agricoles mise en place de la réforme foncière et lutte contre le morcellement des exploitations combler le retard enregistré sur le front de la lutte contre la pauvreté. transferts des MRE.activation du rôle du Conseil de la concurrence . TVA.adhésion aux conventions internationales et renforcement des . marché et réformes réglementaires Réalisations loi sur les partis politiques code électoral nouvelle charte sur l’Aménagement du territoire loi anti-corruption avancée de la simplification des procédures judiciaires nouvelle loi sur la torture reconnaissance de la diversité culturelle (Institut Royale de la Culture Amazigh) code de la presse renforcement des libertés d’association et d’assemblée (émergence de la société civile) participation effective (sécurité.16 Annexe 1 : Tableau récapitulatif de l’état d’avancement du Plan d’action Maroc-UE Actions Réforme économique et sociale Commerce.ratification de la convention de l’OIT relative à l’égalité de traitement dans les conditions de travail .

environnement.coopération appréciable en matière de lutte contre l’immigration clandestine . pollution côtière et la désertification .jumelage au bénéfice du Ministère des Finances pour la mise à niveau législative. commission de transport.mise en œuvre du plan gazier .loi anti-blanchiment 4 Coopération/ Justice et affaires intérieures 5 Transports.atténuation du poids des subventions allouées aux produits énergétiques pour la promotion d’un marché énergétique plus ouvert et transparent .diversification du bouquet énergétique (éolien.accord aérien Maroc-Union européenne (open sky) avec une ouverture graduelle des marchés et un alignement aux législations européennes . hydroélectrique) .rôle actif de l’ANRT en matière de respect de la concurrence . loi sur les droits d’auteurs) .développement d’un marché maghrébin d’électricité .mise en place d’un cadre réglementaire concernant les réfugiés .lancement de la stratégie e-maroc visant à promouvoir l’utilisation des applications de la société de l’information . les armes et le trafic de personnes .mise en place d’une Agence Nationale des Ports et séparation des fonctions de régulations de celles commerciales .adoption de nombreux projets de MDP .vision stratégique pour la recherche et l’innovation à l’horizon 2025 capacités administratives et techniques en matière de lutte contre le piratage .exploitation du potentiel en énergies renouvelables (accroissement de la part des énergies renouvelables dans la consommation énergétiques de 4% à 10% d’ici 2012) .progrès dans le domaine de la propriété intellectuelle et industrielle (loi sur les marques.mise en œuvre de la charte euro-méditerranéenne pour l’entreprise .stratégie de lutte contre la drogue .signature de conventions bilatérales en matière de coopération judiciaire et policière .code des hydrocarbures .17 .adhésion aux protocoles additionnels sur la migration. R&D .progression de la libéralisation des marchés (3 opérateurs pour la téléphonie fixe.réforme de la réglementation des marchés publics . gestion des déchets.progrès de la réforme du secteur du transport (code de la route. solaire.libéralisation du secteur d’électricité . énergie. réglementaire et institutionnelle . …) .ratification de la convention des NU contre la criminalité transfrontalière . société de l’information.législation cadre sur les concessions publiques .révision du cadre législatif du secteur de transport ferroviaire (séparation de l’activité de gestion des infrastructures de celle de la fourniture des services) .participation au programme Galileo .lancement du premier jumelage JLS dans la zone MEDA (formation de forces chargées du contrôle des frontières) . science et technologie. trois licences GSM de troisième génération attribuées en octobre 2006) .relèvement des défis liés à la qualité de l’eau.

précarité et exclusion sociale. Dispositif structuré pour la mise à niveau du personnel chargé de l’alphabétisation (Secrétariat d’Etat). ainsi que la meilleure intégration des citoyens dans leur environnement social. 2007 Promotion de la cohésion sociale/ protection des droits de l’homme. malgré les efforts consentis (éducation.5% respectivement en milieu urbain et rural). Gouvernance locale Professionnalisation des actions des ONG en la matière. Appui à la stratégie d’alphabétisation et d’éducation non formelle. 60 millions Accès des personnes vulnérables aux services sociaux euros / de base. personnes handicapés). techniques 39 millions euros/2009 et de gestion du système éducatif (AREF). politique et culturel. chômage. cadre stratégique de développement du système éducatif). urbain et périurbain. Formation du personnel de l’éducation Renforcement des capacités institutionnelles. le développement économique et la participation dans l’activité sociale et politique. . Amélioration du niveau qualitatif des ressources humaines → meilleure préparation aux mutations économiques et sociales → amélioration du classement mondial du Maroc selon l’IDH.18 Annexe : Les opérations de financement prévues dans le cadre de l’IEVP (PIN Maroc 2007-2010) CONTENU CONTEXTE/JUSTIFICATION & OBJECTIFS Déficits sociaux préoccupants. Education en tant que priorité nationale pour la décennie 20002009 (charte nationale d’éducation et de formation. économique. Révisions des curricula. Politique sectorielle d’éducation Incidence positive de l’éducation sur la santé. Mise en œuvre des projets d’établissements scolaires. Insertion des jeunes dans le travail. PRINCIPAUX RESULTATS ATTENDUS BUDGET / ANNEE D’ENGAGE MENT Priorité sociale INDH Alphabétisation Taux élevé d’analphabétisme de la population âgée de 10 ans et plus (43% et 60. euros/ 2010 Partenariat renforcé avec la société civile. santé. 2007 Généralisation de la scolarisation primaire des enfants vulnérables. la sécurité. Réduction de la pauvreté en milieu rural. Renforcer l’action de l’Etat et des collectivités locales → lutte contre les facteurs de risques sociaux et renforcement du développement humain. Développement des technologies de l’information et de 54 millions la communication. 17 millions Réduction des inégalités en éducation entre filles et euros / garçons.

charge liée aux maladies non transmissibles. la réhabilitation et la réinsertion des détenus. Consolidation de l’AMO. Politique moderne sur les archives publiques et privées. évaluation et promotion. Planification et budgétisation stratégique et opérationnelles. (2) mise à niveau des hôpitaux et (3) réforme du financement et de la couverture médicale de base (AMO. section facilitation de l’accès à la justice et aux droits) Création de l’Instance Equité et Réconciliation pour clore les dossiers de violation des droits de l’homme.19 Importante réforme du secteur de la santé : (1) décentralisation/déconcentration des services de santé. formation des magistrats et du personnel. Amélioration de la gouvernance du secteur de la santé. Réforme articulée autour de 3 axes : gestion budgétaire. les entreprises et les ménages renforcement de la viabilité financière du système. Amélioration de l’offre de soins en quantité. Création d’un institut marocain d’histoire du temps présent. RAMED). notamment en termes de mortalité/morbidité des groupes les plus vulnérables. Formation du personnel et modernisation de l’administration pénitentiaire. Création d’un Musée d’histoire. Introduction au niveau des Ministères de l’audit interne et du contrôle de performance. Accessibilité et qualité des services. Allocation des ressources au profit des zones et populations défavorisées. Mise à jour et approfondissement des mesures de réformes. qualité et accessibilité. intégration des sections de la famille). Appui aux éléments repris dans le PA (chapitre dialogue politique. Appui à l’élaboration et à l’application du cadre légal et réglementaire de la réforme du financement du secteur de la santé. recrutement et mobilité. y compris la formation. Généralisation progressive de la couverture universelle du risque maladie. Amélioration des performances du système de santé marocain en termes quantitatif. Meilleure visibilité des politiques permettant de baser les décisions d’allocation budgétaire sur une perspective pluriannuelle. Mise en œuvre effective des recommandations de l’IER → appui à la transition démocratique. Déconcentration des services de santé. Transition épidémiologique → double charge de morbidité : charge liée aux maladies transmissibles associées aux problèmes de pauvreté notamment. Gestion des ressources humaines. Répartition équitable des charges entre l’Etat. Institution du RAMED pour un accès gratuit aux soins de base (service public). Amélioration des programmes de l’administration pénitentiaire dans l’éducation. Développement d’un nouveau modèle de prévision de la masse salariale. gestion des ressources humaines et maîtrise de la masse salariale. Mise en œuvre du nouveau système de gestion des ressources humaines. Achèvement des nouveaux systèmes de rémunération. Programme national de modernisation de la justice (rationalisation de la gestion des juridictions. qualitatif et d’accessibilité au profit des groupes vulnérables. Programmation et exécution budgétaire axée sur les résultats et la reddition des comptes. Amélioration des conditions de détention. Couverture médicale de base 40 millions euros / 2007 50 millions euros/2008 Appui sectoriel à la santé 36 millions euros/2010 Appui au Ministère de la Justice Priorité Gouvernanc e/ Droits de l’Homme 8 millions euros/2008 Mise en œuvre recommandations (IER) Priorité appui institutionne l Achèvement réforme administration publique 20 millions euros/2007 . Indicateurs de santé préoccupants.

instruments financiers et d’incitations fiscales adéquats. Développement de la formation par apprentissage.000 stagiaires en 2010/2011 contre 65. Valorisation de la production et promotion de la qualité des produits. Diversification de la production 10 millions euros/2008 10 millions euros/2010 20 millions euros/2008 Priorité Economique Secteur Privé 40 millions euros/2009 Formation Professionnelle 50 millions euros/2009 Appui Secteur Agricole 40 millions euros/2010 . accès amélioré au crédit industriel. Renforcement des investissements industriels et développement du climat des affaires. Augmentation des exportations sur les marchés de l’Union européenne (alignement sur les standards européens. Renforcement des capacités des institutions chargées de la mise à niveau de l’agriculture marocaine. les normes et les standards de l’Union européenne → participation au marché intérieur et aux aspects clés des politiques et des programmes européens. Mise en place d’interprofessions dans les différentes filières. normes industrielles. simplification des procédures administratives. Appui au développement d’analyse et de politiques sectorielles. Stratégie industrielle volontariste et ciblée visant à promouvoir les métiers mondiaux du Maroc et la modernisation compétitive du tissu industriel. Consolidation des mécanismes pour le développement de la formation en cours d’emploi. Mise à niveau des règlements du marché intérieur (législation sur la concurrence. Renforcement de la compétitivité des entreprises via l’innovation. Renforcement du cadre juridique et réglementaire du commerce ainsi que tout autre domaine qui fait partie du Plan d’Action. Poursuite des programmes engagés au titre de MEDA sur le financement du jumelage avec les pays de l’UE. Mise à niveau de l’appareil de formation.2005 relatif à la modernisation du secteur agricole (développement de l’export. Problème de capacité d’accueil et du niveau d’adéquation offre/demande de formation (écart de 1 à 5). Satisfaire les besoins en compétence des entreprises et améliorer la formation des candidats à l’immigration économique (projet d’appui à l’ANAPEC). Enjeux et défis de la mise à niveau du secteur agricole (45% de la population active). Formation par alternance et apprentissage largement minoritaire (9% et 11% respectivement) contre 80% pour la formation professionnelle résidentielle. Accueillir 80. Augmentation des exportations marocaines sur le marché communautaire à travers la facilitation des échanges et l’harmonisation de la législation marocaine avec la réglementation et les pratiques internationales et européennes. amélioration de la balance commerciale Maroc-UE. aides publiques. coopération inter-entreprises.800 en 2004/2005. encouragement de l’investissement privé. Développement des investissements industriels (Protection des investisseurs.…). valorisation de la production.…) Renforcement de la compétitivité des entreprises (parcs technologiques.…). services et droit d’établissement). participation des PME aux programmes européens de R&D.20 Programme d’appui au Plan d’Action (PAPA) Processus de rapprochement avec la législation.…). Conclusion de partenariats stratégiques entre centres de FP et entreprises. La libéralisation des échanges agricoles et la création d’une zone de libre échange à l’horizon 2010. Mise en œuvre du programme de 5 ans adopté lors du sommet de Barcelone en nov. marchés publics.

intégration progressive avec les marchés euroméditerranéens. Efficacité énergétique (promotion des énergies renouvelables. alignement sur les standards et normes de sécurité. développement du secteur gazier. Création de nouvelles activités économiques d’emplois favorables à la fixation des populations. Programme national des routes rurales 2005-2010 → désenclavement passerait de 50% à80% et concerne 15. promotion de l’efficacité énergétique). Secteur énergie Priorité Environnem ent Appui au FODEP Assainissement des eaux Encouragement des entreprises industrielles et artisanales à réaliser des investissements de dépollution et/ou d’économie de ressources et prise en compte de la dimension environnementale selon le standard international. Disposer d’un réseau routier qui répond aux impératifs socioéconomiques du pays. Taux de ressources en eau par habitant avoisinera dans 15 ans le seuil de pénurie. réduction des émissions industrielles.000 km de routes. Amélioration de l’environnement de travail dans les usines et préservation de la santé des populations. l’aménagement et la maintenance de routes et pistes rurales.21 Isolement des provinces du Nord du reste du pays et absence d’un axe de liaison Est-Ouest direct et fiable. Faiblesse de la situation économique et sociale de la région (analphabétisme. Réalisation d’une route de bon niveau de service. Amélioration de la gestion économique et environnementale des ressources en eau. Réforme du secteur de l’énergie (restructuration du secteur de l’électricité. Développement du secteur gazier (formation. intégration régionale. Construction de stations d’épuration des eaux usées. 25 millions euros/2010. Qualité des produits pétroliers et contrôle technique des installations énergétiques. mise à niveau des raffineries. agriculture traditionnelle peu productive.…). gains sur la consommation d’énergie. sécurité des installations. Protection de l’environnement notamment les ressources en eau du Bassin du Sebou. Incidences négatives du renchérissement des cours pétroliers sur la compétitivité de l’économie marocaine. industrie embryonnaire). Amélioration de la qualité de l’air et des ressources en eau. Préservation de la qualité des ressources en eau et qualité de l’environnement urbain. Favoriser l’intégration des zones côtières des provinces de Chefchaouen et Al Hoceima à l’espace économique régional et national. Augmentation du trafic Est-Ouest de la Rocade. et 25 millions euros/2007 Extension Projet Rocade Désenclavemen t zones isolées Contribution au désenclavement des populations rurales et à leur développement socio-économique par la construction.…). 40 millions euros/2008 15 millions euros/2008 35 millions euros/2009 . Réduire les disparités existantes en matière de développement socio-économique entre les régions et entre les zones rurales et urbaines. Veille stratégique du secteur de l’énergie. Traitement d’eaux usées.

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