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L’Inconscient

Analyse de la notion
2 aspects quelqu’un qui inconscient n’est pas conscient du danger qu’il court ou qu’il ne fait
pas parcourir aux autres mais rend compte psychologiquement de ce qu’il fait. On est
inconscient à la suite d’une anesthésie générale, coma, à la limite dans le sommeil, dans ce
cas plus de présence au monde. Il s’agit d’un jugement qui relève de l’inconscient
philosophique. Dans le 2ème cas il s’agit de la constatation d’un fait qui relève de l’inconscient
psychologique. Par extension après l’apparition de la psychanalyse on va parler s’inconscient
Freudien et plus généralement d’inconscient psychique. En psychanalyse c’est une hypothèse
de nature scientifique qui est li à une nécessité théorique pour expliquer certaines maladies.

I La notion philosophique d’inconscient


1) L’inconscient est il de l’indistinct ou du confus ?
Date depuis le début du XVIII auparavant personne n’avait envisagé le processus
d’inconscient il y avait l’unité de la conscience. L’idée vient de Leibniz. La conscience ne
perçoit qu’une faible partie de la réalité extérieur, soit celle de son champ de perception soit
celle de sont champ d’attention actuel, le reste lui échappe, par exemple le processus
physiologique : lorsqu’on est concentré sur quelque chose tout le reste n’est pas perçue, cela
implique que la conscience est sélective. Les autres impressions inaperçues affectent l’esprit
humain. Prises isolément = négligeable mais leur somme sont importantes, Il va appeler ça le
concept de petites perceptions : nouveaux essais sur l’entendement humain écrit en 1711
« nous ne sommes jamais sans perceptions mais il est nécessaire que nous soyons souvent
sans aperception à savoir lorsqu’il n’y a pas de perception distinguée. » c’est la différence
qu’il y a entre perception et aperception, donc différence entre apercevoir (l’enregistrement
donné par nos sens) et apercevoir (être conscient). Il y a une continuité entre ceux qui est et
n’est pas perçu, ce n’est qu’une différence de degrés. Plus récemment Bergson ne fait pas la
différence entre tous les êtres vivants.
L’inconscient est de l’indistinct car la perception n’est pas distinguée mais n’est pas du confus
car nos sens sont très clair.

2) L’inconscient est il de l’inconnaissable ?


Ce n’est qu’au début du XIX que l’idée que des représentations inconscientes participent à la
représentation de formation de la conscience a été pensée. Cela devient donc possible que la
conscience ne soit pas le fondement de la vie psychique, idée développé par Schopenhauer
(1789-1860) Le monde comme volonté et comme représentation 1818 « l’activité consciente
n’est pas la faculté d’un sujet conscient de poser les buts et d’y tendre mais plutôt une force à
son plus bas degrés comme une pression aveugle, comme une poussée obscure loin de toute
possibilité immédiate d’être reconnu. » Freud dit qui l’a eu l’idée d’une pulsion inconscient en
lisant Schopenhauer, différence entre ce qui est consciente et inconscient et envisager que
l’inconscient n’est pas connu mais n’est pas inconnaissable pour autant, c’est ce qui est non
actuellement connu.
Non l’est pas de l’inconnaissable c’est ce qui n’est pas connu car si ce n’est pas connaissable
il ne peut pas y avoir de psychologie.

3) L’idée de représentation inconsciente est elle concevable ?


Il faut attendre la fin du Xix. Bergson (1859-1941) Matière et mémoire 1896 pense que la
conscience est la marque caractéristique du présent et de l’être agissant. La conscience ne
fonctionne que dans le présent, le reste des représentations sont soit refoulées soit
inconscientes par la conscience et qui sont en fait des représentations inconscientes.
Phénomène de déjà vu, Bergson va dire que c’est des phénomènes qui arrivent quand on est
fatigué c'est-à-dire que la tension se relâche, la fatigue va faire que la conceptualisation du
cerveau de l’image va se faire un léger décalage. Pure explication de type philosophique, ils
vont se reproduire. Des représentations inconscientes sont tout à fait convenables.

II Le concept psychologique d’inconscient


1) Qu’est ce qui distingue le concept psychologique de la notion philosophique
d’inconscient ?
L’inconscient psychologique est une hypothèse de nature scientifique. De quelles maladies
s’agit-il ? Phénomène de la folie : les fous ont toujours intrigué les hommes. Michel Foucault
(1925-1984) Histoire de la folie à l’âge classique et naissance de la clinique. Il va distinguer 4
époques : l’antiquité les fous ne sont pas considérés comme des êtres humains mais comme
des êtres supérieurs aux êtres humains, sois des dieux soit des semi dieux, ou envoyé des
dieux, conception métaphysique, on va intégrer les fous dans la société : c’était une
bénédiction pour la famille puisqu’ils ne sont pas des êtres humains, les êtres humains sont
sûr de ne pas être fous. Dans l’antiquité tardive chrétienne on lie ça au concept de personne
humaine : tous les êtres humains vont être de même nature, les fous se sont des hommes, dans
le christianisme les hommes sont libres : on va reprocher aux fous de s’être laisser emporter
par les démons c'est-à-dire qu’ils n’ont pas la foie, on les enfermait les sortait que 3 jours par
an au moment du carnaval. La catharsis c’est la purification mais donner le sens : le fait de
vivre par personne interposée, si on traite mal un fou c’est que ça nous dégage la peur de
devenir fou, là il va devenir un exclu. Au moment de la renaissance on va changer de
perspective var c’est la naissance des Etats nation, le pouvoir d’état ne manifeste par les lois,
être fou va devenir illégal condamné aux galères si les fous étaient des nobles ils étaient
enfermés et non envoyé aux galères. Ce n’est qu’à partir de la révolution que la folie va
rentrer dans la science : la folie va être considérée comme une maladie, cela va être soumis à
l’investigation scientifique. Les fous vont toujours être aussi exclus et c’est toujours le cas
maintenant. On a construit des hôpitaux psychiatrique à partir de 1950 on a réservé un étage
pour la psychiatrie = intégration comme une maladie normale. Le problème de la folie est
d’ordre politique.
Les analyse scientifiques de la folie se sont rendues compte qu’on n’était pas fou n’importe
comment on va donc parler de psychose qui est une maladie de l’esprit. Il y a une
nomenclature des psychoses. Il y a des comportements qu’on appel psychotiques.
La paranoïa est une psychose on ne souffre d’aucun trouble physique, c’est dans le psychisme
c’est une hypertrophie du moi, le monde entier c’est lui, il se sent personnellement agressé, a
une logique implacable. Il va se construire un monde cohérent d’un point de vue logique mais
totalement délirant. Tous les dictateurs étaient des paranoïaques dangereux, seule solution les
enfermés on ne sait pas les causes de la paranoïa.
La schizophrénie n’est pas du tout un dédoublement de la personnalité mais une dissociation
de la personnalité avant elle s’appelait démence précoce. Maladie qui commence à
l’adolescence, origine psychique donc on ne peut pas considérer que c’est une psychose, si
c’est une origine génétique on peut la soigner par des médicaments c’est le cas pour 80% des
personnes, pour les 20 autres cela reste totalement mystérieux. Il faut être médecin
professionnel pour repérer les symptômes : problèmes de langages, les mots vont devenir
incompréhensibles, il y a des automutilations et peu à peu il va régresser si la maladie n’est
pas soignée. Il a perdu contact avec la réalité, n’a plus conscience. Freud a quasiment tout
inventé il a travaillé avec Charcot un neurologue. Ce dernier travaillait sur l’hystérie, elle se
manifeste par des symptômes physiques sans aucune cause physique, c’est une névrose. Freud
a inventé le fameux inconscient psychique. Freud a appliqué les méthodes de Charcot sur une
patiente aveugle mais au lieu d’induire le patient sous hypnose et de ne se rappeler de rien il
demandait au patient de se souvenir de tout jusqu’au jour où ça ne répondait plus.