DIRECTION GÉNÉRALE DES FINANCES PUBLIQUES DIRECTION DE LA LÉGISLATION FISCALE

LA FISCALITÉ FRANÇAISE

Document à jour au 30 juin 2010

Ce document est une présentation synthétique de la fiscalité française. Il ne constitue en aucun cas la doctrine officielle des services qui l'ont rédigé.

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SOMMAIRE -:Page INTRODUCTION PREMIERE PARTIE : Les impôts sur les revenus Chapitre 1 : L'impôt sur les sociétés Chapitre 2 : L'impôt sur le revenu Chapitre 3 : Les impôts à finalité sociale Chapitre 4 : Les taxes et participations dues par les employeurs sur le montant global des salaires Chapitre 5 : Le plafonnement des impôts directs - « bouclier fiscal » DEUXIEME PARTIE : Les impôts sur la dépense Chapitre 1 : La taxe sur la valeur ajoutée Chapitre 2 : Les contributions indirectes et réglementaires (accises) TROISIEME PARTIE : Les impôts sur le patrimoine Chapitre 1 : Les droits d'enregistrement Chapitre 2 : Les droits de timbre et assimilés Chapitre 3 : L'impôt de solidarité sur la fortune Chapitre 4 : La taxe patrimoniale due par les entités juridiques QUATRIEME PARTIE : Les impôts directs locaux Chapitre 1 : La taxe foncière sur les propriétés bâties Chapitre 2 : La taxe foncière sur les propriétés non bâties Chapitre 3 : La taxe d'habitation Chapitre 4 : La contribution économique territoriale Chapitre 5 : L’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux Chapitre 6 : Les autres taxes locales LEXIQUE ANNEXES • • • Liste des États avec lesquels la France a conclu une convention destinée à éviter les doubles impositions Nouvelle-Calédonie et collectivités d’Outre-Mer avec lesquelles la République française a conclu une convention fiscale La structure du prélèvement fiscal 5 9 11 17 37 43 45 47 49 55 59 61 69 73 77 79 81 83 85 87 91 93 95 99

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Définition de l'impôt par rapport aux autres prélèvements obligatoires Les prélèvements obligatoires comprennent les impôts. Il convient au préalable de définir la place de la fiscalité dans l'ensemble des prélèvements obligatoires. sont également des prélèvements obligatoires. qui est essentiellement destinée à un public étranger. les collectivités territoriales et leurs établissements publics administratifs. qui représentaient une part très faible des prélèvements obligatoires. I . ils se distinguent des impôts en raison de leur caractère strictement économique. • Les redevances pour services rendus. dès lors qu'elles donnent droit à des contreparties. Celles-ci ont été remplacées par des taxes fiscales affectées. le plus souvent.et où le versement de prestations en constitue la contrepartie. c'est-à-dire. professionnel ou social au profit de personnes morales de droit public ou privé autres que l'État. les redevances pour services rendus. au profit d'organismes professionnels. Enfin.INTRODUCTION La présente brochure. étaient instituées dans un but d'ordre économique. qui sont dues en cas d'utilisation de certains services publics ou en contrepartie du droit de les utiliser. des contributions volontaires ou des dotations budgétaires selon le secteur. La loi organique du 1er août 2001 relative aux lois de finances (LOLF) a supprimé les taxes parafiscales. • • -5- . les cotisations sociales ne sont pas des impôts dans la mesure où elles sont perçues dans un but déterminé . leur objet étant de protéger le marché intérieur.la protection sociale . en dépit de leur caractère obligatoire. puis de situer la fiscalité dans l'ordre juridique français. • Les impôts sont des prestations pécuniaires mises à la charge des personnes physiques et morales en fonction de leurs capacités contributives et sans contrepartie déterminée en vue de la couverture des dépenses publiques et de la réalisation d'objectifs économiques et sociaux fixés par la puissance publique. A noter que les taxes parafiscales. présente les grandes lignes du système fiscal français. Quant aux droits de douane. les droits de douane et les cotisations sociales. Elles ne constituent toutefois pas des impôts à proprement parler.

la circulaire est illégale et elle est susceptible d'être annulée par le Conseil d'État sur recours des administrés. L'article 14 de cette Déclaration dispose que les citoyens ont le droit de constater. Le pouvoir exécutif n'intervient donc que dans la mise en œuvre des règles fiscales définies par le Parlement en précisant. lorsque le Conseil constitutionnel a déclaré qu'un engagement international comporte une clause contraire à la Constitution. l'administration ne peut opposer l'irrégularité d'une circulaire à un contribuable qui l'a appliquée.II . Il en résulte que l'administration fiscale interprète et commente les dispositions législatives dans des circulaires qui ne peuvent ni ajouter ni retrancher à la loi. Il en résulte que la législation fiscale interne ne s'applique que sous réserve. le recouvrement et la durée ». d'en suivre l'emploi et d'en déterminer la quotité. Cette garantie est également applicable lorsque l'administration a formellement pris position sur l'appréciation d'une situation de fait au regard d'un texte fiscal. A cet égard. l'autorisation de ratifier ou d'approuver l'engagement international ne peut intervenir qu'après la révision de la Constitution. leurs modalités et conditions d'application. Dans cette situation. une autorité supérieure à celle des lois sous réserve. A l'inverse. l'impôt ne peut donc être établi et recouvré qu'en vertu d'un acte du pouvoir législatif. la circulaire irrégulière n'est pas opposable aux contribuables. le taux et les modalités de recouvrement des impositions de toute nature. Ainsi. le cas échéant. pour chaque accord ou traité. sous le contrôle du juge de l'impôt. lorsqu'un contribuable a appliqué un texte fiscal selon l'interprétation que l'administration a fait connaître par ses instructions ou circulaires publiées et qu'elle n'avait pas rapporté à la date des opérations en cause. l'article 55 de la Constitution dispose que les traités ou accords régulièrement ratifiés ou approuvés ont. l'assiette.Place de l'impôt dans l'ordre juridique français La nécessité de l'impôt est affirmée par l'article 13 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 : « Pour l’entretien de la force publique. En outre. c'est-à-dire du Parlement. dès leur publication. En outre. de la consentir librement. Le même article pose le principe d’égale répartition « entre tous les citoyens. des dispositions des traités ou accords internationaux. A la différence des autres prélèvements obligatoires. et pour les dépenses d’administration. la loi fiscale prévoit que. « la nécessité de la contribution publique. aux termes de l'article 54 de la Constitution. l'administration ne peut effectuer aucun redressement en soutenant une interprétation différente. * * * -6- . conformément à l'article 53 de la Constitution. de son application par l'autre partie. Ce principe est consacré par l'article 34 de la Constitution aux termes duquel la loi fixe les règles concernant l'assiette. A défaut. les traités qui engagent les finances de l'État ou qui modifient des dispositions de nature législative ne peuvent être ratifiés ou approuvés qu'en vertu d'une loi. une contribution commune est indispensable ». par eux-mêmes ou par leurs représentants. en raison de leurs facultés ».

Une information plus complète est disponible sur le portail du ministère du budget. Les impositions qui seront prises en compte pour la détermination de ce droit à restitution sont : • • • • l’impôt sur le revenu. les contributions sociales.fr > documentation > documentation fiscale). sont tenus d’acquitter une taxe foncière sur leur logement importante. les impôts locaux. Ces BOI sont également disponibles sur le site Internet du ministère (http://www. Pour corriger certains effets négatifs de notre système fiscal et renforcer la compétitivité de la France. Les impôts directs payés par un contribuable ne peuvent plus désormais être supérieurs à 50 % de ses revenus. voient leur patrimoine se valoriser par la flambée de l’immobilier . Ce dispositif a principalement vocation à s’appliquer aux contribuables qui : • • • détiennent un patrimoine non productif de revenus . les impôts sur la dépense . l’impôt de solidarité sur la fortune . des comptes publics et de la fonction publique (http://www. dont les prélèvements libératoires et plus-values immobilières des particuliers . bien que modestes. La doctrine administrative exprimée dans les bulletins officiels des impôts (BOI) peut être obtenue auprès du SDNC 82.budget.impots. la loi de finances pour 2006 a mis en place un droit à restitution des impositions en fonction du revenu. lequel a été aménagé afin de permettre aux non-résidents d'obtenir les informations les concernant.gouv.Cette brochure présente les principaux impôts français en distinguant successivement : • • • • les impôts sur les revenus . Cette brochure décrit seulement les règles prévues par la législation interne française. Les impôts sur le patrimoine . -7- .gouv.fr). les taxes foncières et d’habitation relatives à la résidence principale du contribuable .fr ou www.gouv. rue du Maréchal Lyautey – BP 3045 – 78103 Saint-Germain-en-Laye Cedex.impots.

impots. rue Desaix 75727 Paris Cedex 15 ou consulté librement sur le serveur Internet du ministère (http://www. -8- . Le texte de ces conventions peut être obtenu auprès de la direction des Journaux officiels. La liste des conventions fiscales est jointe en annexe.Les conventions fiscales bilatérales relatives à l’élimination des doubles impositions conclues par la France avec d'autres États peuvent déroger à ces règles qui ne sont donc applicables que sous réserve des dispositions de ces conventions. 26.gouv.fr > documentation > conventions).

auquel sont assujetties les personnes physiques .PREMIÈRE PARTIE LES IMPÔTS SUR LES REVENUS Il existe en France quatre catégories de prélèvements fiscaux sur les revenus : • • • • l'impôt sur les sociétés . les impôts à finalité sociale . l'impôt sur le revenu. les taxes dues par les employeurs sur le montant global des salaires. -9- .

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par des personnes physiques ou par une société répondant aux mêmes conditions. • • • • • . aux taux réduits de : • 15 % pour les 38 120 premiers euros de bénéfice imposable des entreprises ayant réalisé un chiffre d’affaires hors taxes inférieur à 7 630 000 € au cours de l’exercice ou de la période d’imposition.la cession réalisée avant le 1er janvier 2012 d’immeubles bâtis ou non bâtis et de titres de SPI au profit d’organismes en charge du logement social . le chiffre d’affaires est apprécié en faisant la somme des chiffres d’affaires de chacune des sociétés membres de ce groupe . page 16) .1/3 % pour l'ensemble de leurs activités .la cession avant le 1 janvier 2011 d’immeubles bâtis réalisée par des organismes en charge du logement social. 0 % pour les plus-values à long terme provenant de la cession de titres de participation (cf. Pour la société mère d’un groupe mentionné à l’article 223 A du code général des impôts (CGI). de certains droits assimilés. qui touche l'ensemble des bénéfices réalisés en France par les sociétés et autres personnes morales. Les personnes morales peuvent être soumises à l'impôt sur les sociétés soit : au taux normal de 33. 15 % pour les revenus de la concession de licences d’exploitation de brevets. pour 75 % au moins. .CHAPITRE 1 L’IMPÔT SUR LES SOCIÉTÉS L'impôt sur les sociétés (IS) est un impôt en principe annuel. 0 % ou 15 % pour les plus-values à long terme provenant de la cession de parts de fonds communs de placement à risques et d’actions de sociétés de capital-risque (cf. Il concerne environ le tiers des entreprises françaises.11 - . page 15) . 19 % pour les plus-values à long terme provenant de la cession de titres de sociétés à prépondérance immobilière (SPI) cotées (cf. Le capital de la société doit être entièrement libéré et détenu de manière continue.l’apport ou la cession réalisée avant le 1er janvier 2012 d’immeubles. ramené s’il y a lieu à douze mois. sous certaines conditions. de SPI à capital variable. au profit des sociétés d’investissements immobiliers cotées. page 15) . ou leurs filiales . page 16) . d’inventions brevetables ou de certains procédés de fabrication industriels et les plus-values de cession de ces mêmes éléments (cf. er . et de titres de SPI. 19 % pour les plus-values nettes constatées à l’occasion de : .

les personnes morales passibles de l’impôt sur les sociétés sont assujetties à une imposition forfaitaire annuelle (IFA). le produit est estimé à 33. les sociétés en commandite par actions et. le produit net de l’impôt sur les sociétés s’est élevé à 49. page 41). les sociétés anonymes (SA et SAS). plus généralement.• 24 %. les redevables de l'impôt sur les sociétés sont assujettis à une contribution sociale égale à 3. les sociétés coopératives. En outre. Enfin. les sociétés à responsabilité limitée (SARL). Sont exonérées de cette contribution les entreprises ayant réalisé un chiffre d’affaires inférieur à 7 630 000 € et dont le capital entièrement libéré est détenu de manière continue.12 - . par des personnes physiques ou par une société répondant aux mêmes conditions (cf. En 2010. des autres personnes morales qui se livrent à une exploitation ou à des opérations de caractère lucratif. En outre. Tel est le cas des sociétés civiles qui se livrent à des activités industrielles ou commerciales et. Sont ainsi imposables à l'IS. le chiffre d’affaires à partir duquel les personnes morales passibles de l’impôt sur les sociétés sont soumises à l’IFA est porté de 400 000 € à 1 500 000 € . L'IS s'applique également à d'autres personnes morales en considération de la nature de leur activité. I – CHAMP D’APPLICATION DE L’IMPÔT SUR LES SOCIÉTÉS A/ PERSONNES IMPOSABLES 1 – Impôt sur les sociétés au taux normal (article 206-1 du CGI) L'impôt sur les sociétés (IS) s'applique obligatoirement à certaines personnes morales du fait de leur forme juridique. dont les résultats sont normalement compris dans le revenu imposable des associés à raison de la part de bénéfice correspondant à leurs droits dans la société ou le groupement. les sociétés de personnes et les groupements assimilés.1/3 %) et aux taux réduits et diminué d'un abattement qui ne peut excéder 763 000 € par période de douze mois.3 % de cet impôt calculé sur leurs résultats imposables au taux normal (33. L’IFA est totalement supprimée pour l’ensemble des entreprises à compter du 1er janvier 2011. peuvent opter dans certains cas pour leur assujettissement à l'IS. quel que soit leur objet.32 milliards d’euros. ce seuil est porté à 15 000 000 € . à compter du 1er janvier 2010. Cette imposition est déterminée selon un barème progressif modulant la cotisation en fonction du chiffre d’affaires majoré des produits financiers.04 milliards d’euros. 15 % ou 10 % pour les revenus patrimoniaux des organismes à but non lucratif. dans certains cas. • • En 2008. pour 75 % au moins. L’IFA est progressivement supprimée sur 3 ans à compter du 1er janvier 2009 : • à compter du 1er janvier 2009. .

Le taux de l'IS applicable est alors de 24 %. Par ailleurs. Enfin. les établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre. dès lors qu'elles n'exercent pas d'activité lucrative. Les établissements publics. bénéfices agricoles.. à certaines sociétés d’assurance mutuelle et groupes bancaires mutualistes. zones de redynamisation urbaine (ZRU). zones de revitalisation rurale (ZRR). le régime de l’intégration fiscale s’applique sous conditions. zones d’aide à l’investissement des PME (zones PME). les organismes de l’État jouissant de l’autonomie financière. dit régime de groupe ou d'intégration fiscale. d’enseignement et d’assistance. Pour les exercices clos à compter du 31 décembre 2009. 15 % ou de 10 % pour certains revenus mobiliers tels que les revenus d'obligations. zones franches urbaines (ZFU). ainsi que leurs régies de services publics lorsque ces dernières ont pour objet l'exploitation ou l'exécution d'un service indispensable à la satisfaction des besoins collectifs des habitants de la collectivité territoriale. et dans les pôles de compétitivité.. syndicats de communes et syndicats mixtes constitués exclusivement de collectivités territoriales ou de groupements de ces collectivités. Cette société paie alors l'impôt sur les sociétés pour l'ensemble des sociétés du groupe. zones urbaines sensibles (ZUS).) ne sont pas soumises à l'IS de droit commun au taux normal. zones de restructurations de la défense (ZRD)). les fondations reconnues d’utilité publique et les fonds de dotation dont les statuts ne prévoient pas la possibilité de consommer leur dotation en capital). les organismes des départements et des communes et toutes autres personnes morales se livrant à une exploitation ou à des opérations de caractère lucratif sont passibles de l’impôt sur les sociétés de droit commun. permet à une société mère française d'intégrer dans ses résultats fiscaux. les départements et les ententes interdépartementales. bassins d’emploi à redynamiser (BER). 3 . les résultats des filiales françaises. Islande ou Norvège. lorsque la collectivité n’exerce pas d’activité lucrative mais perçoit des revenus de son patrimoine. bénéficient d'exonérations temporaires sous certaines conditions. à raison de certains revenus qu'elles tirent de leur patrimoine (revenus fonciers. En outre. l’article 207-1-6° du CGI prévoit que sont totalement exonérés d’impôt sur les sociétés les régions et les ententes interrégionales. En revanche. sauf disposition spécifique contraire (ainsi ne sont pas assujettis à l’impôt sur les sociétés aux taux réduits les établissements publics scientifiques. certains revenus de capitaux mobiliers) et qui ne se rattachent pas à des activités lucratives. . zones d’aides à finalité régionale (ZAFR). les entreprises qui s’implantent dans certaines zones du territoire marquées par des handicaps économiques et sociaux (Corse. les communes. fondations. Ces collectivités sont assujetties à l'IS.Régime d’intégration fiscale (article 223 A à 223 Q du CGI) Un régime optionnel. dont elle contrôle au moins 95 % du capital.13 - . ce régime fiscal est également ouvert aux groupes dans lesquels la société mère détient 95 % au moins d’une filiale française par l’intermédiaire d’une ou plusieurs sociétés établies en Union européenne. elle est soumise à l’impôt sur les sociétés aux taux réduits prévus à l’article 206-5 du CGI. selon des règles particulières.2 – Impôt sur les sociétés aux taux réduits (article 206-5 du CGI) Les collectivités publiques (établissements publics notamment ) ou privées (associations.

les cessions d'éléments d'actifs. La base imposable est donc globalement constituée. certaines sociétés françaises sont autorisées.B/ RÈGLES DE TERRITORIALITÉ Contrairement aux règles en vigueur dans l'ensemble des autres pays de l'Union européenne qui appliquent un régime de bénéfice mondial. diminuée des apports et augmentée des prélèvements effectués au cours de cette période par les associés. seuls sont passibles de l'IS les bénéfices réalisés dans les entreprises exploitées en France. pour déterminer leur bénéfice imposable. Par exception à la règle de territorialité.14 - . l'ensemble des créances et des dettes existant à la clôture d'un exercice. en l'absence d'établissement. en principe. ainsi que la part leur revenant dans le résultat de leurs filiales françaises (ou du groupe fiscal qu'elles ont formé) et étrangères dont elles détiennent au moins 50 % des droits de vote. notamment. . les sociétés soumises à l'IS doivent prendre en compte. qui peut s'exercer dans le cadre d'un établissement autonome ou bien. outre leur propre résultat ou celui du groupe fiscal qu'elles ont formé. Par conséquent. le résultat de l'ensemble de leurs exploitations directes situées à l'étranger. Il en résulte que les bénéfices réalisés par une société française dans des entreprises exploitées à l'étranger ne sont pas soumis à l'IS français et qu'une société étrangère est imposable à l'IS à raison des bénéfices tirés des entreprises qu'elle exploite en France. II – DÉTERMINATION DU BÉNÉFICE IMPOSABLE A/ RÈGLES GÉNÉRALES DE DÉTERMINATION DU BÉNÉFICE Au même titre que les entreprises soumises à l'impôt sur le revenu (IR) dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) et à la différence. par la différence entre l'actif net du bilan de clôture et l'actif net du bilan d'ouverture. Le bénéfice imposable à l'IS est déterminé d'après les résultats d'ensemble des opérations de toute nature effectuées par l'entreprise y compris. le bénéfice imposable correspond au résultat comptable. Par « entreprise exploitée en France » on entend l'exercice habituel d'une activité en France. La détermination du bénéfice imposable à l'IS obéit aux mêmes règles générales que l'imposition des entreprises soumises à l'impôt sur le revenu dans la catégorie des BIC. par l'intermédiaire de représentants sans personnalité professionnelle indépendante ou encore résulter de la réalisation d'opérations formant un cycle commercial complet. Ce régime consiste pour les sociétés agréées à liquider leur impôt sur les sociétés en retenant. mais celui-ci fait l'objet de corrections afin de tenir compte des règles fiscales qui dérogent aux règles comptables. les sociétés imposables en France ne peuvent pas déduire de leur résultat imposable les pertes réalisées par les entreprises qu'elles exploitent à l'étranger. des entreprises non commerciales soumises à l'IR dans la catégorie des bénéfices non commerciaux (BNC). à appliquer le régime du bénéfice consolidé. En principe. à l'exception notamment de la règle d'imposition selon le bénéfice territorial qui ne s'applique qu'aux entreprises soumises à l'IS. quelle que soit leur nationalité. par un agrément du ministre de l'économie.

B/ CALCUL DU BÉNÉFICE IMPOSABLE Le bénéfice imposable est égal à la différence entre le bénéfice brut d'exploitation et les produits accessoires. . des intérêts de créances. Il s'agit notamment des revenus provenant de la location de biens immobiliers. tous les revenus ou profits accessoires réalisés par une entreprise sont en principe imposables. d'une part. leur déductibilité ne doit pas être remise en cause par une disposition particulière de la loi. celles provenant de la cession de titres de participation détenus depuis au moins deux ans ou. Par exception. Certaines dépenses sont ainsi expressément exclues des charges déductibles lorsqu'elles ne correspondent pas à l'objet de l'entreprise : dépenses ayant trait à la chasse ou à la pêche. 15 %. En application des règles comptables. dépôts. ou 19 %. les sociétés mères françaises peuvent exclure de leur résultat imposable. • Parallèlement. à l'exception d'une quote-part de frais et charges égale à 5 % du montant total des produits de participations.15 - . de parts de certains fonds communs de placements à risques ou de sociétés de capital-risque détenues depuis au moins cinq ans. Ainsi. Les plus-values à long terme réalisées sur la cession de titres de participation sont exonérées sous déduction d’une quote-part de frais et charges de 5 %. sous certaines conditions. Les frais et charges sont déductibles sous les conditions suivantes : • • • ils doivent être exposés dans l'intérêt direct de l'exploitation ou se rattacher à la gestion normale de l'entreprise . cautionnements et des revenus de valeurs mobilières. d'autre part. ils doivent correspondre à une charge effective et être appuyés de justifications suffisantes . En sus de ce bénéfice brut d'exploitation. ils doivent être compris dans les charges de l'exercice au cours duquel ils ont été engagés et se traduire par une diminution de l'actif net de l'entreprise . les plus-values à long terme sont imposées séparément aux taux réduits de 0 %. crédits d'impôt étrangers compris. éventuellement majorés de la contribution visée page 12. et les frais et charges déductibles. pour les exercices ouverts en 2010 : Les plus-values à long terme imposables à 0 % sont. dans certaines limites. dépenses engagées en vue de la disposition de yachts ou de bateaux de plaisance (dépenses qualifiées de somptuaires). les dividendes distribués par leurs filiales françaises ou étrangères. le bénéfice brut d'exploitation est constitué par la différence entre : les ventes et prestations de l'exercice et le stock existant en fin d'exercice et le coût de revient des ventes et prestations et le stock en début d'exercice. dont elles détiennent au moins 5 % du capital social.

il existe un régime dit « d’intégration fiscale » qui permet à la société mère d’un groupe fiscal français de se constituer.LIQUIDATION ET PAIEMENT DE L'IMPÔT L'impôt est calculé et payé spontanément par la société selon un système d'acomptes provisionnels qui fait l'objet de régularisations lorsque les résultats de l'exercice sont établis de manière définitive. Pour le régime applicable aux entreprises relevant de l'IR. page 11). qui pourra s'imputer sans limitation de durée sur le bénéfice des exercices suivant l'exercice déficitaire (report en avant) ou. Les autres plus-values sont imposées comme un bénéfice ordinaire au taux normal de l'IS (cf. page 13). le bénéfice. le déficit. une créance imputable sur l’impôt des cinq années suivantes et remboursable au terme de cette période. sur le bénéfice des trois exercices précédents (report en arrière ou « carry-back ») et faire naître. de certains droits assimilés. dans cette dernière situation. soit un résultat négatif. . le cas échéant. Le résultat de ces divers retraitements peut faire apparaître : soit un résultat positif. ainsi que certaines plus-values réalisées par des organismes en charge du logement social (cf. ou leurs filiales. sous réserve de l’exonération. Les plus-values à long terme imposées au taux de 19 % sont celles provenant de la cession des titres de SPI cotées. sur lequel est calculé l'IS . au profit d’organismes en charge du logement social. sur option et sous certaines conditions. voir pages 27 et suivantes. Ces crédits d’impôt correspondent à la retenue à la source opérée sur ces revenus.16 - . et de titres de SPI.Les plus-values à long terme imposées au taux de 15 % sont le résultat net des concessions de licences d’exploitation de brevets. III . d’inventions brevetables ou de certains procédés de fabrication industriels et les plus-values de cession de ces mêmes éléments. les crédits d'impôts afférents aux revenus de valeurs mobilières étrangères inclus dans la base imposable. sous certaines conditions. Sur cet impôt brut viennent s'imputer. seule redevable de l’impôt sur les sociétés dû sur l’ensemble du groupe formé par elle-même et ses filiales (cf. sous certaines conditions. page 28) et de l’imposition au taux de 19 % des plus-values nettes réalisées en cas de cession d’immeubles. des plus-values de cession d’une branche complète d’activité (cf. sous certaines conditions. de SPI à capital variable. page 11). Par dérogation aux règles exposées ci-dessus. des sociétés d’investissements immobiliers cotées.

le produit net de l’IR s’est élevé à 51. Cependant. L'IR est établi.REVENUS IMPOSABLES Les revenus soumis à l'IR sont répartis en sept catégories1. pensions et rentes viagères. dont les règles d’imposition sont toutefois similaires à celles des traitements et salaires. Ce barème se caractérise par une progressivité par tranches de revenus. A ce titre. salaires. les bénéfices agricoles . dans le cadre de cette brochure. il est donc fait masse de tous les revenus. pour déterminer un revenu net global auquel s'applique un barème unique d'imposition. les gains en capital. certains revenus et les plus-values mobilières et immobilières font l'objet de prélèvements fiscaux proportionnels. les modalités de calcul de l'IR sont assorties de nombreuses dispositions permettant une large personnalisation de l'imposition. avec celle relative aux traitements. En outre. Sauf exception.71 milliards d’euros. les revenus de capitaux mobiliers . les revenus fonciers . Le produit attendu de l'IR au titre de 2010 est estimé à 46. à savoir : • • • • • • • les bénéfices industriels et commerciaux . une fois par an. salaires. les traitements. les bénéfices non commerciaux . quelle que soit leur origine. cette catégorie est regroupée. I .CHAPITRE 2 L'IMPÔT SUR LE REVENU L'impôt sur le revenu (IR) est en principe un impôt global établi sur la totalité des revenus dont disposent les personnes physiques au cours d'une année déterminée. pensions et rentes viagères . constituée des rémunérations de certains dirigeants de sociétés (gérants majoritaires de SARL notamment).74 milliards d’euros. En 2008. . sur le revenu imposable dont un foyer fiscal a disposé au cours d'une année civile donnée et qu'il déclare l'année suivante.17 - . 1 S’y ajoute une huitième catégorie.

à moins qu'elles ne justifient que cette activité y est exercée à titre accessoire . de deux partenaires ayant conclu un pacte civil de solidarité ou des époux . ou qui ont en France le centre de leurs intérêts économiques.Définition du domicile fiscal .règle de l'imposition par foyer Conformément aux dispositions de l’article 4 B du CGI.et de leurs enfants ou autres personnes à charge.Régime d'imposition applicable aux personnes non domiciliées en France Quelle que soit leur nationalité. une personne ayant son domicile fiscal en France est imposable sur son revenu mondial. ou qui exercent en France une activité professionnelle. 3 .18 - . 1 . sont considérées comme ayant leur domicile fiscal en France les personnes : • • • qui ont leur foyer en France . . les personnes non domiciliées en France sont soumises à une obligation fiscale limitée à leurs seuls revenus de source française.CHAMP D'APPLICATION DE L'IMPÔT SUR LE REVENU A/ PERSONNES IMPOSABLES Conformément aux dispositions de l’article 4 A du code général des impôts (CGI). Les personnes non domiciliées en France ne sont imposables que sur leurs seuls revenus de source française. ou qui ont leur lieu de séjour principal en France . seuls sont considérés comme revenus de source française : • • • les revenus d'immeubles situés en France ou de droits relatifs à ces immeubles . les personnes physiques sont imposables à raison de l'ensemble de leurs revenus de source française ou étrangère.Régime d'imposition applicable aux personnes domiciliées en France Quelle que soit sa nationalité. les revenus d'exploitations situées en France . L'imposition est établie au niveau du « foyer fiscal ». Conformément aux dispositions de l’article 164 B du CGI. C'est donc généralement la somme des revenus des différents membres du foyer fiscal qui constitue la base imposable. salariée ou non.quel que soit leur régime matrimonial .II . • Sont également considérés comme ayant leur domicile fiscal en France les agents de l’État qui exercent leurs fonctions ou sont chargés de mission dans un État étranger et qui ne sont pas soumis dans ce pays à un impôt personnel sur l’ensemble de leurs revenus. les revenus de valeurs mobilières françaises et de tous autres capitaux mobiliers placés en France . c'est-à-dire de l'entité familiale composée d'une personne seule. dès lors qu'elles sont domiciliées en France. 2 .

. l'année du transfert du domicile fiscal hors de France et les deux années suivantes. salariées ou non. en application de l’article 164 B précédemment mentionné. Cela étant. y compris les salaires. dans le pays ou le territoire où elles ont leur domicile fiscal. exercées en France ou d'opérations de caractère lucratif réalisées en France . aux personnes de nationalité française. en application de l’article 164 C du CGI. • 2 Pour effectuer la comparaison. les sommes. à des droits immobiliers s'y rapportant ou à des actions et parts de sociétés non cotées en bourse. les plus-values de cessions à titre onéreux de biens ou de droits de toute nature et les profits tirés d'opérations effectuées notamment par des marchands de biens. correspondant à des prestations artistiques ou sportives fournies ou utilisées en France. ainsi qu'à des immeubles situés en France. même si la convention ne comporte aucune disposition à cet égard . ces revenus comprennent ceux qui ont été soumis à une retenue ou à un prélèvement. En outre. les sommes payées en rémunération des prestations de toute nature fournies ou utilisées en France. lorsqu'elles justifient être soumises. les plus-values de cessions de droits sociaux afférents à des sociétés ayant leur siège en France . lorsque le débiteur des revenus a son domicile fiscal ou est établi en France : • • les pensions et rentes viagères .19 - . • Par ailleurs. lorsqu'ils sont relatifs à des fonds de commerce exploités en France. domiciliées dans un État ou territoire ayant conclu avec la France une convention destinée à éviter les doubles impositions. cette imposition forfaitaire ne s'applique pas. les produits perçus par les inventeurs ou au titre de droits d'auteur. ainsi que tous les produits tirés de la propriété industrielle ou commerciale et de droits assimilés . • • Sont également considérés comme revenus de source française. les personnes non domiciliées en France sont imposables à l'IR sur la base d'un revenu forfaitaire égal à trois fois la valeur locative réelle de la ou des habitations dont elles disposent en France lorsqu’elles n’ont pas de revenus de source française ou lorsque ceux-ci sont inférieurs à cette base forfaitaire2. dont l'actif est constitué principalement par de tels biens et droits . l'imposition forfaitaire ne s'applique pas : • aux personnes de nationalité française ou étrangère. aux contribuables de nationalité française qui justifient que ce transfert est motivé par des impératifs d'ordre professionnel et que leur domicile fiscal était situé en France de manière continue pendant les quatre années précédant celle du transfert. à un impôt personnel sur l'ensemble de leurs revenus au moins égal aux deux tiers de l'impôt qu'elles auraient à supporter en France sur la même base d'imposition .• • les revenus tirés d'activités professionnelles.

B/ PERSONNES EXONÉRÉES Les exonérations sont établies pour des motifs sociaux. sous réserve des retraitements prévus par la législation fiscale. et les toutes petites entreprises4 sont normalement imposables.• aux ressortissants des pays ayant conclu avec la France un accord de réciprocité et répondant à la condition indiquée à l'alinéa précédent. d’activités accessoires. qui leur permet d'alléger leurs obligations comptables. Il correspond donc au résultat d'ensemble des opérations de toute nature réalisées par l'entreprise. Les règles relatives à la détermination de la base imposable sont en principe identiques à celles applicables en matière d'IS. et 50 % en matière de prestations de service). commerciales ou artisanales mais également de certaines activités imposées dans cette catégorie d’imposition par détermination de la loi (par exemple.RÈGLES D'IMPOSITION DES REVENUS PERÇUS PAR LES PERSONNES PHYSIQUES A/ PERSONNES DOMICILIÉES EN FRANCE 1 . sauf option pour un régime réel d'imposition. 4 3 Entreprises dont le chiffre d’affaires annuel au titre de 2010 n’excède pas 80 300 € HT pour les activités de ventes ou de fourniture de logement. Toutefois. pour un versement forfaitaire libératoire social et fiscal. Toutefois. les contribuables dont le revenu net de frais professionnels n'excède pas 8 310 € sont exonérés d'IR. selon un bénéfice déterminé forfaitairement égal à un pourcentage de leur chiffre d'affaires (29 % en matière de ventes et de fourniture de logement. à l’exclusion de la location meublée ou 32 100 € HT pour les prestations de services. sous conditions. Les contribuables qui ont une toute petite entreprise peuvent également opter. Le bénéfice imposable est déterminé à partir du bénéfice comptable. certaines opérations immobilières telles que les profits réalisés par les marchands de biens) ainsi que. En optant pour ce Ces montants sont relevés chaque année dans la même proportion que la limite supérieure de la première tranche du barème de l’IR (CGI.20 - . Toutefois. Ainsi. 2° bis de l’article 5). Pour ceux d'entre eux qui sont âgés de plus de 65 ans. III . cette limite est fixée à 9 080 € (ces montants concernent les revenus de l'année 2009)3. Les contribuables domiciliés hors de France qui disposent de revenus de source française ou d'une ou plusieurs habitations en France doivent en principe souscrire une déclaration de revenus. .Bénéfices industriels et commerciaux La catégorie des bénéfices industriels et commerciaux comprend les bénéfices tirés d'activités industrielles. les petites entreprises peuvent bénéficier d'un régime simplifié d'imposition. le principe de la territorialité retenu en matière d'IS ne s'applique pas aux bénéfices des entreprises soumises à l'IR. à l’exclusion de la location meublée. les agents diplomatiques et consulaires de nationalité étrangère sont exonérés d'IR à raison de leurs rémunérations officielles et de leurs revenus de source étrangère en application des conventions de Vienne de 1961 et de 1963 relatives aux relations diplomatiques et consulaires. sous certaines conditions.

Dans ce régime. selon un régime réel d’imposition.2 % au titre de l’impôt sur le revenu. le bénéfice imposable est égal à 66 % du montant des recettes. subissent une majoration de 25 %.30 % au titre des cotisations sociales et 2.. pour un versement forfaitaire libératoire social et fiscal. Il leur est fait obligation de tenir un livre-journal présentant le détail de leurs recettes et de leurs dépenses professionnelles. ils acquittent mensuellement ou trimestriellement les cotisations sociales et l’impôt sur le revenu dus à raison de cette activité en appliquant au montant du chiffre d’affaires réalisé au titre de la période précédente les taux de 13 %5 pour les entreprises de vente et de 23 % pour les entreprises de prestation de services6.2 % au titre de l’impôt sur le revenu. 8 9 . exploitations lucratives et sources de profits ne se rattachant pas à une autre catégorie de bénéfices ou de revenus (opérations de bourse à titre habituel. Ils acquittent alors mensuellement ou trimestriellement les cotisations sociales et l’impôt sur le revenu dus à raison de cette activité en appliquant au montant des recettes réalisées au titre de la période précédente le taux de 23.7 % au titre de l’impôt sur le revenu. Ils doivent tenir en outre un registre des immobilisations et des amortissements. sauf en cas d’adhésion à un centre de gestion agréé. à la différence entre les recettes effectivement encaissées et les dépenses (y compris les amortissements) nécessitées par l'exercice de la profession dès lors qu'elles ont été payées et qu’elles sont justifiées. Cet abattement s’appliquait aux revenus de la catégorie des traitements et salaires. le bénéfice non commercial imposable est égal. dénommé « micro-BNC » (recettes annuelles ≤ 32 100 € HT) doivent uniquement tenir un livre-journal de leurs recettes. Les contribuables soumis au régime réel d'imposition. les titulaires de bénéfices non commerciaux soumis au régime d'imposition forfaitaire. ainsi qu’aux revenus des catégories BIC. Soit 21. la catégorie des bénéfices non commerciaux (BNC) comprend les bénéfices de toutes occupations. en principe.).dispositif. 5 6 7 Soit 12 % au titre des cotisations sociales et 1 % au titre de l’impôt sur le revenu. BNC et BA des adhérents à un centre de gestion agréé ou à une association agréée. sous conditions. Soit 21.Bénéfices non commerciaux Outre les bénéfices des professions libérales et des charges et offices dont les titulaires n'ont pas la qualité de commerçant. Cette majoration vise à compenser l’intégration de l’abattement de 20 % dans le barème progressif de l’impôt sur le revenu. imposé suivant un régime réel. A la différence des bénéfices industriels et commerciaux et des bénéfices soumis à l’impôt sur les sociétés. produits perçus par les inventeurs. Par ailleurs. Par ailleurs. il convient de préciser que les entreprises relevant d’un régime réel d’imposition au titre de cette catégorie et qui ne sont pas adhérentes à un centre de gestion agréé subissent une majoration de 25 % de leurs bénéfices imposables7. dénommé « déclaration contrôlée » (recettes annuelles > 32 100 € HT). 30 % au titre des cotisations sociales et 2. 2 .5 %9 pour les contribuables relevant de la caisse interprofessionnelle de prévoyance et d’assurance vieillesse (CIPAV).21 - .30 % au titre des cotisations sociales et 1. droits d'auteur. sont astreints à certaines obligations comptables. Soit 18. Ces contribuables peuvent opter.. Les bénéfices imposables.5 %8 pour les contribuables relevant du régime social des indépendants (RSI) ou de 20.

s’appliquent le régime du forfait. salaires. quant à eux.3 . sous certaines conditions strictement définies. de l’élevage. directeurs généraux délégués et membres du . commerciale. le montant imposable des revenus fonciers peut être réduit. directeur général. Les bénéfices des petites exploitations sont déterminés selon le régime du forfait.22 - . pensions et rentes viagères Cette catégorie comprend : • d'une part. En fonction du montant des recettes de l’exploitation. 5 . Les titulaires de revenus fonciers dont les recettes annuelles n’excèdent pas 15 000 € et qui ne donnent pas en location des biens bénéficiant de certains régimes spéciaux. Il est précisé que pour les investissements réalisés à compter du 1er janvier 2010.Traitements. indemnités et émoluments perçus en contrepartie d'une activité salariée. artisanale. de la vente de biomasse ou d’énergie majoritairement issues de l’exploitation agricole. le régime du bénéfice réel simplifié ou le régime du bénéfice réel normal. les bénéfices agricoles comprennent les revenus tirés de la culture des terres. métayers ou aux propriétaires exploitants. relèvent d’un régime simplifié d'imposition. situés en France ou à l'étranger. 4 . Les personnes relevant de plein droit du régime dit « micro-foncier » peuvent opter pour l’application du régime réel d’imposition.Revenus fonciers Cette catégorie comprend les revenus des immeubles urbains ou ruraux. Le revenu foncier imposable est dans ce cas égal à la différence entre le montant des recettes et le total des charges de la propriété pour leur montant effectif. Par ailleurs. lorsque ces revenus se rattachent à l'exercice d'une activité industrielle. le dispositif applicable en matière d’incitation à l’investissement locatif dans le secteur du logement neuf (dispositif « Scellier ») ouvre droit à une réduction d’impôt et non plus à une déduction des revenus fonciers au titre de l’amortissement du coût d’acquisition du logement.Bénéfices agricoles Cette catégorie comprend en principe tous les revenus que l'exploitation de biens ruraux procure aux fermiers. D’une manière générale. Toutefois. du régime réel d’imposition. agricole ou non commerciale. alors que ceux des exploitations les plus importantes sont définis selon le régime réel normal. dit « micro-foncier ». salaires. Les titulaires de revenus fonciers dont les recettes annuelles excèdent 15 000 € relèvent. Le revenu foncier imposable est alors déterminé après application d’un abattement forfaitaire de 30 % représentatif de l’ensemble des charges de la propriété. par un amortissement du coût d’acquisition des logements locatifs neufs auquel peuvent s’ajouter certaines déductions spécifiques (dispositifs incitatifs à l’investissement locatif). bâtis ou non bâtis. y compris les rémunérations des dirigeants de sociétés anonymes (président du conseil d’administration. les traitements. ils sont inclus dans les bénéfices de cette activité selon les règles qui lui sont applicables. de la production forestière.

directoire) et des gérants de sociétés à responsabilité limitée (SARL). et des revenus de créances. les pensions. les contribuables peuvent opter pour la déduction de leurs frais professionnels pour leur montant réel et justifié. du montant brut des sommes payées les cotisations sociales obligatoires et les frais inhérents à la fonction ou à l'emploi lorsque le salarié est en activité. dépôts. de l’emploi et du pouvoir d’achat. et sur option des bénéficiaires. • d'autre part. Le montant net du revenu imposable dans cette catégorie est déterminé en déduisant. bons de caisse ou de capitalisation émis par des personnes morales de droit public ou privé. 11 12 13 .lors de l'entrée en jouissance de la rente. 3 606 € pour l’imposition des revenus de l’année 2009.avec l'âge du crédirentier . retraites et rentes viagères. Les rentes viagères à titre onéreux (RVTO) font l'objet pour leur part d'un abattement forfaitaire dont le taux est progressif . les obligations à taux variable ou révisable. Le revenu brut d'activité comprend. pour l’ensemble des membres du foyer fiscal.23 - . comptes courants. Toutefois. Par exemple. la rémunération des heures supplémentaires de travail (pour les salariés à temps complet) ou des heures complémentaires de travail (pour les salariés à temps partiel) effectuées depuis le 1er octobre 2007 est exonérée d’impôt et ouvre droit à une réduction de cotisations salariales de sécurité sociale. les indemnités perçues par les parlementaires nationaux et députés au Parlement européen. 10 A défaut d’option. un montant revalorisé chaque année dans la même proportion que la limite supérieure de la première tranche du barème de l’impôt sur le revenu12. les indemnités de fonction des élus locaux sont soumises de plein droit lors de leur versement à une retenue à la source libératoire de l’impôt sur le revenu.de moins de 50 ans à au moins 70 ans . dénommée « revenus mobiliers ».de 30 % à 70 % . Leur taux de rémunération est généralement fixe pendant la durée du placement mais ce n’est pas toujours le cas13. Les produits de placement à revenu variable comprennent les revenus des actions et parts sociales et les revenus assimilés distribués par les personnes morales passibles de l’impôt sur les sociétés. vise les produits de placement à revenu variable et à revenu fixe. sauf exception. Ils présentent un caractère aléatoire lié aux résultats de la société émettrice. toutes les sommes et avantages en nature qu'un contribuable a eu à sa disposition. Remarque : en application de l’article 1er de la loi du 21 août 2007 en faveur du travail. 13 948 € pour l’imposition des revenus de l’année 2009. notamment. les indemnités de fonction perçues par les titulaires de mandats électifs locaux10 . bons du Trésor.Revenus de capitaux mobiliers Cette catégorie de revenus. Les pensions et les rentes viagères à titre gratuit bénéficient d'un abattement spécial de 10 % qui ne peut dépasser. 6 . Les produits de placement à revenu fixe se composent des produits d’obligations et autres titres d'emprunts négociables. cautionnements. Les dépenses engagées aux fins de l'acquisition du revenu professionnel sont normalement prises en compte de manière forfaitaire (déduction de 10 % plafonnée et revalorisée annuellement)11.

sur une partie de ces revenus. 14 L’abattement est de 1 525 € pour une personne seule ou de 3 050 € pour un couple soumis à imposition commune. Ces revenus ouvrent droit en outre à un crédit d’impôt égal à 50 % du montant des distributions perçues et plafonné selon la situation familiale du contribuable15. Ces formalités sont effectuées par le contribuable ou par l’établissement payeur des revenus lorsque celui-ci est établi dans un État partie à l’accord sur l’Espace économique européen (hors Liechtenstein) et qu’il a été mandaté par le contribuable à cet effet. par le dépôt de la déclaration et le paiement dudit prélèvement dans les quinze premiers jours du mois qui suit celui du paiement des revenus. être imposés à un prélèvement forfaitaire libératoire de l’impôt sur le revenu et dont le taux varie selon la nature des revenus (en règle générale. En cas d’option partielle. Toutefois. les autres revenus distribués perçus la même année sont imposables à l’impôt sur le revenu au barème progressif sans application des abattements d’assiette et du crédit d’impôt précités. les produits de placement à revenu fixe de source française ou européenne peuvent. lorsque l’établissement payeur de ces revenus est établi hors de France. ce dernier acquittant ledit prélèvement au plus tard dans les quinze premiers jours du mois suivant celui du paiement des revenus . à l’intérieur d’une catégorie de revenus. Produits de placement à revenu fixe (intérêts et produits assimilés) En principe. Enfin. 15 Le crédit d’impôt est plafonné à 115 € ou 230 €. après application d’un abattement de 40 % et d’un abattement fixe annuel14. ces revenus sont compris dans les bases de l'impôt sur le revenu et sont donc soumis au barème progressif d'imposition. à un prélèvement forfaitaire libératoire de 18 % (hors prélèvements sociaux) plutôt qu’au barème progressif de l'impôt sur le revenu. L’option peut être partielle : le contribuable peut opter pour le prélèvement forfaitaire libératoire sur certains produits ou.24 - . . L'option pour le prélèvement forfaitaire est irrévocable et doit être exercée : • par le contribuable au plus tard lors de l'encaissement des revenus. les revenus distribués par les sociétés établies en France sont soumis à un prélèvement forfaitaire obligatoire au taux de 50 % lorsqu’ils sont payés hors de France dans un Etat ou territoire non coopératif. ce taux est de 18 %. quel que soit le domicile fiscal du bénéficiaire de ces revenus. Depuis le 1er janvier 2008. ces mêmes revenus peuvent être soumis. sur option. les revenus distribués par des sociétés françaises ou étrangères passibles de l’impôt sur les sociétés ou d’un impôt équivalent et perçus par des personnes physiques sont soumis à l’impôt sur le revenu au barème progressif. • L’option peut être totale ou partielle. hors prélèvements sociaux).Produits de placement à revenu variable (dividendes et assimilés) En principe. sur option du contribuable et lorsque l’établissement payeur de ces revenus est établi en France ou dans un État partie à l’EEE (hors Liechtenstein). lorsque l’établissement payeur des revenus est établi en France. depuis le 1er mars 2010.

Enfin. les impôts sur le patrimoine – page 59). au prélèvement forfaitaire libératoire. Ces formalités sont effectuées par le contribuable ou par l’établissement payeur des revenus lorsque celui-ci a été mandaté par le contribuable à cet effet. elle est incluse dans la base des droits de mutation à titre gratuit (cf. Les plus-values réalisées à l'occasion de la cession de titres de sociétés non soumises à l'impôt sur les sociétés et dont l'actif est principalement constitué d'immeubles ou de droits portant sur ces biens (« sociétés à prépondérance immobilière ») sont soumises au même régime d’imposition. pour la part de ceux courus et inscrits en compte à compter de la date du douzième anniversaire du plan. La plus-value constatée lors d'une cession à titre gratuit n'est pas taxée à ce titre. les revenus et produits des placement à revenu fixe dont le débiteur est domicilié ou établi en France sont soumis à un prélèvement forfaitaire obligatoire au taux de 50 % lorsqu’ils sont payés hors de France dans un Etat ou territoire non coopératif 7 . En revanche. lorsque l’établissement payeur des revenus est établi en France. En outre. sur option. des livrets jeunes et des livrets de développement durable (LDD). hors Liechtenstein). les intérêts des plans d’épargne-logement (PEL) sont imposés à l’impôt sur le revenu au barème progressif ou.1 %. 16 Auxquels s’ajoutent les prélèvements sociaux au taux global de 12. par les particuliers dans le cadre de la gestion de leur patrimoine privé sont soumises à l'impôt sur le revenu au taux de 16 %16. ce dernier acquittant ledit prélèvement au plus tard dans les quinze premiers jours du mois suivant celui du paiement des revenus .25 - . Plus-values immobilières : Les plus-values réalisées à l'occasion de la cession à titre onéreux de biens ou droits immobiliers.L'option pour le prélèvement forfaitaire est irrévocable et doit être exercée : • par le contribuable au plus tard lors de l'encaissement des revenus. depuis le 1er mars 2010. par le dépôt de la déclaration et le paiement dudit prélèvement dans les quinze premiers jours du mois qui suit celui du paiement des revenus. Régime applicable aux gains en capital réalisés par les particuliers L'imposition des gains en capital réalisés par les particuliers s'applique notamment aux plus-values immobilières.Gains en capital Les plus-values peuvent être réalisées par les particuliers dans le cadre de la gestion de leur patrimoine privé ou se rattacher à l'exercice d'une activité professionnelle. ainsi qu'aux plus-values de cessions de valeurs mobilières ou de droits sociaux. • Certains produits d’épargne réglementés sont expressément exonérés de l’impôt sur le revenu : intérêts des sommes inscrites sur des livrets A. . réalisées à titre onéreux. lorsque l’établissement payeur de ces revenus est établi hors de France (dans l’EEE. des livrets d’épargne populaire (LEP).

La plupart des conventions fiscales internationales conclues par la France prévoient que les plus-values réalisées lors de la cession d'immeubles sont imposables.26 - . majorés. de certains frais et charges limitativement énumérés. La base imposable est égale à la différence entre le prix de cession et le prix d’acquisition effectivement acquitté par le cédant (ou la valeur vénale en cas d’acquisition à titre gratuit). cet abattement conduit à exonérer la plus-value réalisée lors de la cession d’un bien détenu depuis plus de quinze ans. dans l'État où les immeubles sont situés. Le fait générateur de l'imposition est constitué par la cession à titre onéreux de l'immeuble ou des droits portant sur ce bien. aucune déclaration ne doit être déposée. En l'absence d'une telle convention. le cas échéant. La plus-value ainsi obtenue est ensuite diminuée d'un abattement fixe de 1 000 €. Lorsque la plus-value n’est pas imposable en application d’une exonération expresse ou par application de l’abattement pour durée de détention ou lorsque la cession donne lieu à la constatation d’une plus-value égale à zéro ou d’une moins-value. aucune imputation des moins-values n'est. ni sur des plus-values de même nature.1 % de prélèvements sociaux. Ce seuil de cession est fixé à 25 830 € pour l’imposition des revenus de l’année 2010. Plus-values de cession de valeurs mobilières et de droits sociaux : Les plus-values sur valeurs mobilières et droits sociaux réalisées par les personnes fiscalement domiciliées en France sont imposées à l’impôt sur le revenu au taux proportionnel de 18 %17. Le franchissement de ce seuil entraîne corrélativement l’imputation des moins-values de cession réalisées au cours de l’année sur les plus-values de même nature réalisées au cours de la même année ou. le cas échéant. les plus-values réalisées par un résident de France à l'occasion de la cession d'immeubles situés à l'étranger sont imposables en France. Il en est notamment ainsi. ni sur le revenu global. au cours des dix années suivantes. Certaines plus-values sont expressément exonérées comme celles résultant. lorsque le montant annuel des cessions du foyer fiscal dépasse une certaine limite. La plus-value brute ainsi dégagée fait l’objet d’un abattement égal à 10 % de son montant pour chaque année de détention du bien cédé au-delà de la cinquième. en vertu d'un droit exclusif ou non. . possible. quelles que soient les modalités retenues pour en acquitter le prix. La plus-value est donc établie au titre de l’année au cours de laquelle la cession est intervenue. en principe. En pratique. de la cession de la résidence principale du cédant ou de cessions d’immeubles dont le prix n’excède pas 15 000 €. 17 Auquel s'ajoute 12. sous certaines conditions. une compensation entre les plus et les moins-values peut être opérée dans certains cas limitativement énumérés. L’impôt relatif à la plus-value doit être déclaré et payé à la conservation des hypothèques du lieu de situation de l’immeuble préalablement à la formalité de publicité foncière. En ce qui concerne les cessions d'immeubles. Par exception au principe.Le notaire est chargé de l’établissement de la déclaration et du paiement de l’impôt correspondant pour le compte du vendeur lors de la mutation. lorsque l’immeuble cédé a été acquis par fractions successives.

1 % de prélèvements sociaux). Remarques : . sont réduites. Les dirigeants des petites et moyennes entreprises (PME) qui cèdent les titres de leur entreprise lors de leur départ à la retraite peuvent. Pour l’application de cet abattement. pour le calcul de l’impôt sur le revenu. bénéficier de façon anticipée de l’abattement pour durée de détention pour les cessions réalisées du 1er janvier 2006 au 31 décembre 2013 qui portent sur des titres acquis ou souscrits avant le 1er janvier 2006. agricole ou non commerciale. quelle que soit la durée de leur détention. pour ce qui concerne les biens amortissables. réalisées à compter du 1er janvier 2006. ce qui se traduit par une application effective de l’abattement aux cessions réalisées à compter de 2012. d’un abattement d’un tiers par année de détention des titres cédés. abattement applicable dès la fin de la sixième année (soit une exonération totale d’impôt sur le revenu pour les titres détenus à la date de la cession depuis plus de huit ans). Les plus-values sont à long terme dans les autres cas . artisanale.27 - .L’abattement pour durée de détention ne s’applique qu’en matière d’impôt sur le revenu. Régime des plus-values professionnelles Les plus-values professionnelles constituent des profits à caractère exceptionnel réalisés à l'occasion de la cession d'éléments d'actifs immobilisés par des entreprises de nature industrielle.Par ailleurs. La distinction entre le régime du long terme et le régime du court terme s'opère selon les règles suivantes : • pour ce qui concerne les biens non amortissables. Les plus-values (ou moins-values) à court terme sont ainsi généralement comprises dans l'assiette du bénéfice imposable soumis au barème progressif de l'IR. alors que les plus-values à long terme bénéficient d'un taux réduit d'imposition égal à 28. les plus-values (ou moins-values) sont réputées être à court terme dès lors que leur cession intervient dans les deux ans de leur inscription à l’actif. Une distinction est effectuée entre les plus-values (ou moins-values) à long terme et les plus-values (ou moins-values) à court terme. si le bien est détenu depuis plus de 2 ans. sous certaines conditions. la partie de la plus-value supérieure au montant des amortissements pratiqués est à long terme . la durée de détention des titres est décomptée à partir du 1er janvier de l’année de leur acquisition (ou à partir du 1er janvier 2006 pour les titres acquis avant cette date). les plus ou moins-values de cession d’actions ou de parts de sociétés européennes passibles de l’IS ou d’un impôt équivalent ou soumises sur option à cet impôt. les prélèvements sociaux restant toujours dus sur la totalité de la plus-value réalisée par l’actionnaire. • .1 % (16 % d’IR + 12. la plus-value ou la moinsvalue résultant de la cession est à court terme. commerciale. .Depuis le 1er janvier 2010 les plus-values et moins-values de valeurs mobilières et droits sociaux sont respectivement imposées et constatées dès le 1er euro de cession en ce qui concerne les prélèvements sociaux. Les titres acquis après cette date relèvent du dispositif général d’abattement décrit supra. Toutefois.

ou à l’occasion du départ à la retraite d’une personne physique lorsque l’activité est exercée depuis au moins cinq ans . Néanmoins. cette exonération ne concerne que l’IR au taux de 16 % et ne s’applique pas aux prélèvements sociaux (au taux de 12. il existe. sous certaines conditions tenant notamment à la détention de leur capital par des personnes physiques. Dans certains cas. certains revenus sont expressément exonérés dès lors qu'ils sont perçus par des non-résidents. plusieurs dispositifs d’exonération totale ou partielle des plus-values professionnelles réalisées par les contribuables exerçant une profession agricole. Enfin. Les règles visant les revenus perçus par les personnes domiciliées en France sont applicables en principe aux revenus perçus par les personnes non domiciliées. certains revenus de source française perçus par des personnes non domiciliées en France font l'objet de retenues à la source.lors de la cession d’une entreprise individuelle ou d’une branche complète d’activité18 lorsque l’activité est exercée depuis au moins cinq ans et que la valeur des éléments cédés n’excède pas certains seuils . des dispositions particulières d'imposition sont mises en place. ces personnes doivent souscrire annuellement une déclaration d'ensemble de leurs revenus dès lors qu'elles disposent de revenus de source française ou d'une ou de plusieurs habitations en France.• Par ailleurs. . B/ PERSONNES DOMICILIÉES HORS DE FRANCE En principe.Revenus faisant l'objet de retenues à la source Bénéfices non commerciaux Les bénéfices tirés d'activités non commerciales exercées en France par des personnes non domiciliées en France sont imposables selon les règles prévues pour les bénéfices de même nature perçus par les personnes domiciliées. . les plus-values à long terme font l’objet d’un abattement de 10 % par année de détention au-delà de la cinquième année (soit une exonération totale au bout de quinze ans). sous certaines conditions. . les plus-values réalisées par les très petites entreprises font l'objet d'une exonération totale ou partielle lorsque l'activité professionnelle est exercée depuis au moins 5 ans et que le chiffre d’affaires n’excède pas certains seuils. 18 Cette exonération vise également les entreprises passibles de l’impôt sur les sociétés. artisanale ou libérale : . 1 .1 %) qui demeurent exigibles . commerciale. Enfin. industrielle. En effet.s’agissant des cessions d’immeubles affectés par l’entreprise à sa propre exploitation. ces retenues peuvent consister en un prélèvement libératoire de l'impôt sur le revenu permettant ainsi d'éviter la progressivité de l'impôt aux revenus concernés.28 - .

Cependant. taxée à 12 %. Toutefois ces dispositions ne limitent pas l'obligation déclarative des contribuables à la seule fraction excédentaire : l'intégralité des salaires. ainsi qu'aux nationaux des pays ayant conclu avec la France un accord comportant une clause de nondiscrimination. y compris les salaires. pensions et rentes font l'objet d'une retenue à la source calculée selon un barème à trois tranches. qui n'excède pas 40 716 € pour 2010. Ces retenues sont normalement imputables sur l'impôt définitivement dû. les revenus compris entre 14 034 € et 40 716 € font l'objet d'une retenue à la source au taux de 12 % . En revanche. un taux de 15 % est applicable aux sommes. la fraction imposable des revenus considérés qui excède la limite susvisée est prise en compte pour le calcul de l’impôt sur le revenu (la partie correspondante de la retenue à la source est imputable sur le montant de cet impôt). pensions ou rentes de source française dont ils ont eu la disposition au cours de l'année d'imposition. La retenue n'est pas restituable. Le taux est de 50 % lorsque les revenus et produits sont payés à des personnes domiciliées ou établies dans un Etat ou territoire noncoopératif. doivent figurer sur la déclaration annuelle de leurs revenus. les revenus non commerciaux ou assimilés versés à des personnes (ou sociétés) n'ayant pas d'installation professionnelle permanente en France font l'objet d'une retenue à la source au taux de 33. en général. ainsi que le montant total de la retenue à la source à laquelle ces revenus ont donné lieu. dont les limites sont actualisées chaque année : • • • les revenus dont le montant annuel est inférieur à 14 034 € ne supportent pas de retenue à la source . payées au titre de prestations artistiques ou sportives réalisées en France19. Traitements. pensions et rentes viagères est libératoire de l'impôt sur le revenu pour la fraction imposable. Toutefois. Cela étant. salaires. Cette fraction n'est pas prise en compte pour le calcul de l'impôt sur le revenu et la retenue correspondante n'est pas imputable. pensions et rentes Lorsqu'ils sont payés à des personnes non domiciliées en France. versées à des personnes domiciliées ou établies dans un Etat ou territoire non-coopératif. la retenue relative aux traitements. Le bénéfice de cette mesure est réservé aux personnes de nationalité française qui n'ont pas leur domicile fiscal en France. 19 . aux sommes payées en rémunération des prestations de toute nature matériellement fournies ou effectivement utilisées sur le territoire français. Le montant de la retenue relative à certains revenus non salariaux s'impute sur l'impôt sur le revenu (ou l'impôt sur les sociétés) dû par le bénéficiaire à raison de ses revenus de source française. au-delà de 40 716 € le taux est de 20 %. autres que les salaires . Le taux est de 50% pour les sommes.1/3 %. les salaires.29 - . Ce taux est également applicable. salaires.

la plupart des conventions fiscales internationales réduisent le taux de la retenue. En général le taux est de 18 %.Droit en vigueur depuis le 1er mars 2010 : Depuis le 1er mars 2010. c’est-à-dire le dernier établissement payeur en France.Droit en vigueur jusqu’au 28 février 2010 : Lorsqu’ils sont encaissés par des non-résidents. Ce taux est toutefois de 18 % pour les dividendes et distributions assimilées qui bénéficient. le prélèvement forfaitaire n’est applicable. quel que soit le domicile fiscal des bénéficiaires. . En outre. en Islande ou en Norvège. sous réserve qu’ils aient conclu une convention avec l’administration fiscale française et qu’ils soient mandatés par le redevable légal de cette retenue à la source pour procéder aux formalités déclaratives et de paiement. voire la suppriment. à des personnes physiques ayant leur domicile fiscal dans un État membre l’Union européenne. aux produits des titres de créances négociables sur un marché réglementé et aux intérêts des obligations de source française. Cette retenue à la source est opérée par son redevable légal. de la date de versement des produits. au taux majoré de 50 %.30 - . depuis le 1er janvier 2008. ces produits sont en principe. soumis à un prélèvement obligatoire. Produits de placements à revenu fixe (intérêts et assimilés) : . de la durée de détention du placement et du caractère anonyme ou non de la souscription. le taux est de 50 % lorsque les revenus et produits payés à compter du 1er mars 2010 sont versés hors de France dans un État ou territoire non coopératif. qu’aux revenus et produits des placements à revenu fixe payés par un débiteur domicilié ou établi en France versés hors de France dans un État ou territoire non coopératif. les intermédiaires financiers européens peuvent acquitter auprès de l’État français la retenue à la source due sur les revenus distribués par des sociétés françaises cotées à leurs actionnaires non résidents. mais celui-ci peut varier en fonction de la date d'émission des titres ou bons de créance. • . distribués par les sociétés françaises à des personnes non-domiciliées en France sont soumis à une retenue à la source au taux de 25 %. Enfin.2 – Autres revenus de source française faisant l'objet de prélèvements libératoires ou de retenues à la source Revenus financiers Produits de placements à revenu variable (dividendes et assimilés) : Les dividendes et revenus assimilés. et sous réserve de l’application des conventions internationales. quel que soit le domicile fiscal du bénéficiaire de ces revenus20. libératoire de l'impôt sur le revenu. Ce prélèvement obligatoire ne s’applique pas : • aux produits des emprunts contractés hors de France par des personnes morales françaises ou par des fonds communs de placement (FCP) français . Toutefois.

les revenus et produits des placements à revenu fixe versés à compter du 1er mars 2010. • Plus-values de cession de droits sociaux provenant de participations substantielles Sauf si la convention internationale s’y oppose. des profits réalisés par des personnes qui procèdent à la cession d'un terrain divisé en lots destinés à être construits. le taux du prélèvement est de 16 % lorsque les plus-values sont réalisées par des personnes physiques domiciliées dans un État membre de l’Union européenne ou dans un autre État partie à l’accord sur l’Espace économique européen (EEE) ayant conclu avec la France une convention fiscale comportant une clause d’assistance administrative en vue de lutter contre la fraude ou l’évasion fiscale. ce taux est porté 50% lorsque les profits sont réalisés par des contribuables ou sociétés. les gains résultant de la cession. Plus-values immobilières La plupart des conventions fiscales internationales conclues par la France prévoient que les plus-values réalisées lors de la cession d'immeubles sont imposables. établis ou constitués dans un État ou territoire non coopératif. directement ou indirectement. par un débiteur domicilié ou établi en France sont soumis à un prélèvement obligatoire au taux spécifique de 50 % lorsqu’ils sont payés hors de France dans un Etat ou territoire non coopératif. Les plus-values immobilières réalisées par des non-résidents sont en principe soumises à un prélèvement dont le taux est fixé à 33. par les personnes physiques ou morales n’ayant pas leur domicile ou leur siège social en France. des profits que les personnes réalisent à l'occasion de la cession d'immeubles qu'elles ont construits ou fait construire et des droits immobiliers y afférents . lorsque l’immeuble est situé en France. Toutefois. domiciliés. Profits immobiliers Certains profits immobiliers réalisés par des personnes physiques domiciliées hors de France font l'objet d'un prélèvement libératoire égal à 33. le taux du prélèvement est porté à 50 % lorsque le cédant est domicilié dans un État ou un territoire non coopératif. dans l'État où les immeubles sont situés.1/3 % de leur montant. leurs descendants et ascendants détiennent. lorsque le cédant. ou ont détenu à un moment quelconque au cours des cinq dernières années. son conjoint. plus de 25 % des bénéfices sociaux de la société dont les titres sont cédés. page 26).1/3 %. la plus-value réalisée à l’occasion de sa cession par un contribuable domicilié hors de France est imposable en France. S’agissant des cessions réalisées à compter du 1er mars 2010. Il s'agit : • • des profits réalisés par les marchands de biens .Par ailleurs.31 - . Ainsi. de droits sociaux de sociétés françaises sont soumis au même régime d’imposition que celui des personnes physiques fiscalement domiciliées en France (cf. . Toutefois.

IV . bénéficient de mesures d’exonération en ce qui concerne leurs revenus d’activité. si le seuil de cession est dépassé et le prélèvement applicable est libératoire de l’impôt sur le revenu21. Enfin. L’exonération de ces « impatriés » s’applique jusqu’au 31 décembre de la cinquième année suivant celle de leur prise de fonctions. L’exonération d’impôt sur le revenu s’applique également à hauteur de 50 % de certains revenus de capitaux mobiliers et produits de la propriété intellectuelle ou industrielle perçus à l’étranger (« revenus passifs ») et de certaines plus-values réalisées lors de la cession de valeurs mobilières et de droits sociaux détenus à l’étranger. Parallèlement. ci-dessus). effectués directement ou par personne interposée.Exonération portant sur certains revenus de source française perçus par des personnes non domiciliées en France Les gains provenant des cessions à titre onéreux de valeurs mobilières. les salariés et dirigeants fiscalement assimilés (ainsi que certains non-salariés) qui n’ont pas été fiscalement domiciliés en France au cours des cinq années précédentes et qui fixent leur domicile fiscal à compter de leur prise de fonctions en France.Lorsqu’elles sont ainsi imposables en France. les plus-values réalisées par des nonrésidents sont donc taxées au taux de 18 %. quel que soit le pourcentage détenu dans les bénéfices de la société concernée. sur les revenus d'autre nature et le déficit global éventuel est reportable sur le revenu global des six années postérieures. quand ils sont réalisés par des personnes ou organismes domiciliés. en principe. le revenu imposable est obtenu par l'addition des revenus nets catégoriels dont le foyer fiscal a eu la disposition durant l'année d'imposition. 3 . Le principe connaît toutefois certaines exceptions. établis ou constitués hors de France dans un État ou territoire non coopératif). sont exonérés les intérêts des dépôts que les non-résidents effectuent auprès des établissements de crédit installés en France ainsi que les intérêts de la plupart des obligations souscrites par les non-résidents (voir 2.DÉTERMINATION DU REVENU GLOBAL En principe. par des personnes qui ne sont pas fiscalement domiciliées en France et qui ne proviennent pas de participations substantielles sont exonérés d'impôt sur le revenu (sauf exception concernant les organismes et personnes domiciliés. . Cette disposition bénéficie également aux personnes morales dont le siège social est situé hors de France. les déficits constatés dans certaines catégories de revenus s'imputent. Les gains sont imposés au taux forfaitaire de 50 %. Par ailleurs. établis ou constitués hors de France dans un État ou territoire non coopératif. 21 Ce seuil est de 25 830 € pour les cessions réalisées en 2010.32 - . Le revenu imposable est un revenu global Cela signifie qu'il comprend la totalité des revenus nets dont les membres d'un foyer fiscal bénéficient au titre d'une ou de plusieurs catégories de revenus.

sont déductibles mais pour un montant le plus souvent plafonné. sous certaines conditions. les déficits provenant de l'exercice à titre non professionnel d'activités imposables dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux ou des bénéfices non commerciaux ne sont pas imputables sur le revenu net global. Par exemple.Ainsi. Les contribuables domiciliés hors de France peuvent. les déficits agricoles ne sont pas imputables lorsque les autres revenus dépassent 104 655 € pour l’imposition des revenus de l’année 2009. réductions et crédits d’impôt) à la somme de 25 000 € majorée de 10 % du revenu net global imposable du foyer fiscal. Cependant. être imposés selon le système du quotient. en principe. Cette possibilité n'est pas offerte aux contribuables domiciliés hors de France dont le revenu imposable est déterminé forfaitairement sur la base de trois fois la valeur locative réelle de la ou des habitations dont ils disposent en France. imputer sur les bénéfices ou revenus de source française les déficits de même origine dès lors évidemment que ces déficits sont de source française. La fraction qui excède 10 700 € ou qui provient des intérêts d'emprunt est imputable sur les revenus fonciers des dix années suivantes22. limitativement énumérées. Parmi les charges prises en compte au niveau du revenu global. De même. ce qui permet d'atténuer les effets de l'imposition progressive. imposé à raison des revenus réalisés et mis à disposition au cours de l'année (ou durant l'exercice. dans les mêmes conditions que ceux domiciliés en France. Ce plafond est 22 Cependant les déficits fonciers qui proviennent de grosses réparations effectuées par certains nuspropriétaires peuvent être imputés sur le revenu global dans la limite de 25 000 € par an et les déficits provenant d’immeubles historiques sont imputables sans limitation de montant. mais sur les seuls bénéfices provenant d'activités semblables réalisés durant la même année ou les six années suivantes. certaines dépenses personnelles du foyer fiscal sont prises en compte. D'autres charges. soit sous la forme de réductions ou de crédits d'impôt qui représentent un pourcentage du montant plafonné de la dépense. La loi de finances pour 2009 a limité l’avantage global procuré par certains avantages fiscaux (déductions du revenu global. ils sont seulement reportables sur les bénéfices agricoles des six années suivantes. une incitation fiscale à la constitution d’une épargne retraite en complément des régimes de retraite par répartition a été mise en place sous la forme d’une déduction plafonnée du revenu net global. Le revenu imposable est un revenu net Pour des raisons économiques ou sociales. soit sous la forme de charges déductibles du revenu global. Le revenu imposable est un revenu annuel et disponible Le foyer fiscal est. s'ils proviennent d'une activité professionnelle non salariée). sont ainsi déductibles les pensions alimentaires versées en vertu d’une décision de justice ou au titre de l’obligation alimentaire (en principe pour leur montant réel). . les revenus exceptionnels ou différés peuvent. Dans ce cas. sur le plan fiscal. par exemple.33 - . Les déficits fonciers ne peuvent être imputés sur le revenu global sauf pour la fraction qui résulte des dépenses autres que les intérêts d'emprunt et dans la limite de 10 700 €.

d'autre part. En outre. ils ne bénéficient pas des réductions ou des crédits d'impôt qui peuvent être accordés aux contribuables domiciliés en France. Le plafonnement concerne. avantages liés à une situation de dépendance ou de handicap) ou à la poursuite d’un intérêt général sans contrepartie (sauvegarde des monuments historiques. en ce qui concerne les contribuables non domiciliés en France. Ce procédé consiste à diviser le revenu imposable du foyer fiscal en un certain nombre de parts (par exemple.34 - . une part pour un célibataire. Par ailleurs. de revenus mobiliers. qui sont soumis à une imposition limitée à leurs revenus de source française. dons aux associations. mécénat…) sont exclus du champ d’application du plafonnement global. V . d'une part. Par contre. leur revenu imposable ne peut faire l'objet de déduction au titre des charges du revenu global. BA). En outre. sont obligés de joindre des déclarations spéciales à la déclaration d'ensemble. Le barème progressif d'imposition est ensuite appliqué au revenu imposable par part ainsi obtenu. notamment. et dans l'attribution de réductions ou de crédits d'impôt aux contribuables à raison de certaines de leurs dépenses personnelles. d'atténuer les effets de la progressivité de l'impôt dès lors que le taux progressif est appliqué à un revenu partiel : le revenu imposable par part. les bénéficiaires de revenus tirés d'activités professionnelles (BIC. dans l'utilisation de la technique du quotient familial. de revenus fonciers ainsi que les personnes ayant réalisé des plus-values immobilières.abaissé à la somme de 20 000 € majorée de 8 % du revenu imposable net global à compter du 1er janvier 2010 (loi de finances pour 2010). les avantages fiscaux liés à la situation personnelle du contribuable (déduction des pensions alimentaires. une demi-part supplémentaire pour chacun des deux premiers enfants à charge et une part supplémentaire pour chaque enfant à charge à compter du troisième). les seuls avantages fiscaux accordés en contrepartie d’un investissement ou d’une prestation dont bénéficie le contribuable. deux parts pour un couple marié. La technique du quotient familial Le quotient familial permet de prendre en considération les charges de famille et.CALCUL DE L'IMPÔT L'impôt sur le revenu est calculé par l'administration sur la base des montants déclarés par les contribuables qui sont tenus de souscrire une déclaration d'ensemble des revenus perçus l'année précédente par le foyer fiscal. Le calcul de l'impôt sur le revenu tient compte de la situation personnelle du contribuable. en fonction de celles-ci. en principe. . Cette personnalisation de l'impôt s'exprime. BNC.

le CGI énumère des réductions d'impôt concernant par exemple : les dons aux œuvres ou organismes d'intérêt général. pour les revenus perçus en 2009. cet avantage fait l'objet d'un plafonnement. l'avantage fiscal tiré de l'application du quotient familial est. il est possible de demander le versement . sous certaines conditions. la souscription au capital de PME. aux dépenses d’équipement en faveur du développement durable. Certaines dépenses à caractère personnel payées par le contribuable que le législateur souhaite favoriser. aux contribuables fiscalement domiciliés en France. Les contribuables non imposables bénéficient donc de ce dispositif.Le barème. Actuellement. le cas échéant. Dès lors. ci-dessus). restitué au contribuable par chèque sur le Trésor. notamment pour des motifs sociaux ou économiques.5 14 30 40 Enfin. sur l’impôt calculé après imputation des RI. une « prime pour l’emploi » (PPE) est accordée. à l'imputation des réductions d'impôt puis des crédits d'impôt dont peut bénéficier le contribuable sous réserve du plafonnement global des avantages fiscaux (cf. Les crédits d'impôt imputables correspondent par exemple aux frais de garde des jeunes enfants. le cas échéant. les frais de scolarisation des enfants à charge. l’excédent. Cependant. Enfin. pour inciter au retour à l’emploi ou au maintien de l’activité. à 2 301 € par demi-part excédant les deux premières (cas d'un couple marié ayant un ou plusieurs enfants à charge). Le calcul de l'impôt net Après avoir déterminé l'impôt brut on procède. ou de l’aide aux personnes. à charges familiales égales. de l’avantage fiscal tiré du crédit d’impôt peut être restitué. aux intérêts d’emprunt pour l’acquisition de l’habitation principale. à raison de leurs revenus d’activité professionnelle. L’excédent est. ouvrent droit à une réduction d’impôt (RI) ou à un crédit d’impôt. correspondant à une part. En outre. d'autant plus grand que le revenu imposable est élevé. est le suivant (revenus 2009) : Fraction du revenu imposable (une part) N’excédant pas 5 875 € De 5 875 € à 11 720 € De 11 720 € à 26 030 € De 26 030 € à 69 783 € Au-delà de 69 783 € Taux (en pourcentage) 0 5. cet impôt partiel est multiplié par le nombre de parts pour déterminer l'impôt brut exigible. Il demeure ainsi indépendant du montant des revenus des contribuables concernés.35 - . Le montant de l’avantage fiscal correspond à un pourcentage déterminé de la dépense effectuée dans la limite d'un plafond. Cette prime s’impute sur le montant de l’impôt calculé après les différentes imputations ci-dessus. Pour réduire le décalage existant entre le paiement de la PPE et la perception des revenus en fonction desquels elle est calculée.

d’acomptes forfaitaires. sous la forme d'un avis d'imposition adressé à son domicile qui indique par ailleurs la date de mise en recouvrement. Outre l'impôt sur le revenu. au titre des revenus 2008 sous forme de restitution du Trésor Public. le solde étant acquitté le cas échéant au cours des deux derniers mois. L'impôt net est porté à la connaissance du contribuable plusieurs mois après le dépôt de sa déclaration de revenus. . les personnes ayant perçu une prime en 2009. Ainsi. Le règlement est effectué par prélèvements mensuels (d'un montant égal au dixième de l'impôt payé l'année précédente) de janvier à octobre. les revenus perçus par les personnes domiciliées en France supportent des prélèvements complémentaires institués depuis plusieurs années afin de compléter le financement du système de sécurité sociale. La régularisation de ces acomptes interviendra lors du paiement de l’impôt afférent aux revenus perçus en 2009. sur demande. L'impôt donne normalement lieu au paiement de deux acomptes puis du solde. peuvent. percevoir de janvier à juin 2010 des versements mensuels égaux au douzième de la prime ainsi restituée.36 - . Les contribuables peuvent opter pour un paiement mensuel de l'impôt.

afin de répondre aux problèmes de financement de la sécurité sociale et dans un souci de meilleure contribution de l’ensemble des revenus au financement de la protection sociale. . plus précisément à la Caisse nationale d'allocations familiales. au Fonds de solidarité vieillesse et aux régimes obligatoires d’assurance-maladie. puis reversée aux organismes chargés du recouvrement des cotisations de sécurité sociale (URSSAF).CHAPITRE 3 LES IMPÔTS À FINALITÉ SOCIALE Depuis la création en 1945 de la sécurité sociale.37 - . a été mise en place à compter de 2008 ou de 2009 selon la nature des revenus du capital concernés. sans contrepartie directe. Y sont assujetties les personnes physiques. la CSG sur les revenus d'activité et de remplacement En ce qui concerne les revenus des salariés et assimilés. aux revenus du patrimoine ainsi qu'aux produits de placement à revenu fixe soumis au prélèvement libératoire ou exonérés d'impôt sur le revenu.3 %. I . Les redevables de l'impôt sur les sociétés les plus importants sont assujettis à une contribution sociale de 3. En dernier lieu. A la différence des cotisations sociales qui confèrent à ceux qui les acquittent un droit à prestations. La CSG est affectée au budget de la sécurité sociale.1 % au prélèvement social de 2 %. La CSG est prélevée à la source au taux de 7. s’agissant plus particulièrement des revenus d’activité et de remplacement. la contribution sociale généralisée (CSG) est un prélèvement de nature fiscale dont l’objet est social. son financement est assuré pour une large part par des cotisations prélevées sur les revenus professionnels. l'assiette est constituée par le montant brut des salaires et des avantages en argent ou en nature.CONTRIBUTION SOCIALE GÉNÉRALISÉE (CSG) Entrée en vigueur le 1er février 1991. Cependant. comme tout impôt. L'assiette ainsi déterminée fait l'objet d'un abattement de 3 % au titre des frais professionnels. l'éventail de ses ressources a été élargi par l'instauration de prélèvements complémentaires de nature fiscale. rattachées obligatoirement à un régime français d’assurance maladie. La France se démarquait ainsi de certains de ses partenaires européens qui procèdent largement à une fiscalisation des dépenses sociales. la CSG est en effet prélevée. le prélèvement social de 2 % et sa contribution additionnelle de 0. la contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS). Ont ainsi été mis en place la contribution sociale généralisée (CSG). Elle est précomptée par l'employeur. dédiée au financement du revenu de solidarité active (RSA). une contribution additionnelle de 1.5 %. La CSG a une assiette très large puisqu'elle s'applique en principe aux revenus d'activité et de remplacement.3 %. fiscalement domiciliées en France et.

• • • • 23 Hors indemnités journalières de sécurité sociale qui sont toujours soumises à la CSG au taux de 6. la CSG sur les revenus du patrimoine Le taux de la CSG applicable aux revenus du patrimoine est de 8. Les revenus de remplacement sont soumis au taux de 7. de l’abattement fiscal pour durée de détention pour les plusvalues sur valeurs mobilières réalisées par les particuliers.5 % aux revenus professionnels non salariaux et fait l'objet de versements trimestriels à caractère provisionnel.5 % pour les allocations de préretraite perçues par les salariés dont la préretraite a pris effet depuis le 11 octobre 2007. des accidents du travail et des maladies professionnelles). fixé à 61 €. les titulaires de revenus de remplacement23 sont exonérés de CSG lorsque leurs revenus ne dépassent pas certains montants permettant de bénéficier par ailleurs d'une exonération d'impôts locaux. Sont notamment soumis à la CSG : • • • les revenus fonciers .2 %. les plus-values et profits soumis à l'impôt sur le revenu à un taux proportionnel notamment les plus-values professionnelles à long terme et les plus-values sur valeurs mobilières. et au taux de 6. les revenus industriels et commerciaux.2 %. avant application. . de la maternité. au taux réduit de 6. les rentes viagères constituées à titre onéreux . les revenus de capitaux mobiliers. La CSG sur les revenus d’activité et de remplacement est déductible de l’impôt sur le revenu.6 % pour les autres allocations de préretraite et les pensions de retraite et d’invalidité.La CSG est également applicable au taux de 7. les revenus d’origine indéterminée taxés d’office et les sommes taxées d’office pour défaut ou retard de production de déclaration des revenus . Cependant. autres que ceux soumis au prélèvement libératoire et ceux pour lesquels la CSG a été prélevée à la source (cf.8 % intégralement déductible de l’assiette de l’impôt sur le revenu. sont passibles d’une CSG au taux réduit de 3. indemnités journalières de sécurité sociale servies au titre de la maladie. Ces dernières plus-values sont soumises à la CSG quel que soit le montant des cessions de l’année (le seuil fiscal de cession n’est pas applicable) . CSG sur les produits de placement) .2 % pour les autres revenus de remplacement (allocations de chômage.4 %. agricoles ou non commerciaux qui n’ont pas été soumis à la CSG au titre des revenus d’activité . Ceux qui ne remplissent pas cette condition mais dont le montant annuel de l’impôt sur le revenu n’excède pas le seuil de recouvrement de cet impôt. le cas échéant. tout autre revenu dont l’imposition est attribuée à la France par une convention internationale.38 - . enfin. à l’exception d’une fraction de 2.

39 - . par les personnes physiques fiscalement domiciliées en France et. Cependant.84 milliards d’euros. La CSG sur les produits de placement est également due sur les plus-values immobilières et sur certains biens meubles soumises à l’impôt sur le revenu à un taux proportionnel lors de la cession.8 %. sont soumis à la CSG sur les produits de placement au taux de 8. du revenu imposable de l’année de son paiement. En ce qui concerne les plus-values immobilières et sur certains biens meubles. lorsqu’ils sont soumis au prélèvement forfaitaire libératoire. livret d’épargne populaire. soit avant déduction des dépenses effectuées en vue de l’acquisition ou de la conservation du revenu.5 %. par le débiteur ou l'intermédiaire qui effectue le paiement des revenus considérés et qui a ensuite la charge de reverser ces sommes à l'État. La CSG sur les revenus du patrimoine. livret de développement durable. à hauteur de 5.8 %. lors de l’appréhension du revenu. II . livret jeune et livret d’épargne entreprise). à quelque titre que ce soit. s’agissant plus particulièrement des revenus d’activité et de remplacement. lorsqu’ils sont imposés à l’impôt sur le revenu au barème progressif et que l’établissement de ces revenus ou produits est établi en France ou lorsqu’ils sont exonérés d’impôt sur le revenu (sauf cas particulier de certains produits d’épargne réglementés qui sont défiscalisés : livret A. Son taux est de 0. En 2008.La CSG est assise sur le montant net retenu pour l’établissement de l’impôt sur le revenu. la CSG est recouvrée en même temps que l’imposition forfaitaire à l’impôt sur le revenu de la plus-value. est déductible du revenu imposable de l’année de son paiement à hauteur de 5. les revenus de capitaux mobiliers perçus depuis le 1er janvier 2008 sont retenus pour leur montant brut. le plus souvent par l’établissement payeur des revenus pour les produits de placement à revenu fixe et les revenus distribués. . S’agissant des produits exonérés. le prélèvement s’opère en principe. comme la CSG. ainsi que les dividendes et distributions assimilées perçus depuis le 1er janvier 2008 (exception faite notamment de ceux perçus dans le cadre d’un PEA). Seule la CSG acquittée sur les produits de placement à revenu fixe et sur les revenus distribués soumis à l’impôt sur le revenu au barème progressif est déductible. le rendement de la CSG s’est élevé à 82.25 milliards d’euros. Le prélèvement de la CSG est effectué à la source. qui sont à charge. la CRDS est destinée à apurer les déficits de la sécurité sociale. La CSG est recouvrée par voie de rôle et son contrôle s’opère selon les mêmes règles que l'impôt sur le revenu. Le rendement attendu au titre de 2010 est de 79. la CSG sur les produits de placement Les produits de placement à revenu fixe. La CRDS est due. à l’exception des plus-values taxées à l’impôt sur le revenu à un taux proportionnel.2 %. d’un régime obligatoire d’assurance maladie français.CONTRIBUTION POUR LE REMBOURSEMENT DE LA DETTE SOCIALE (CRDS) Entrée en vigueur le 1er février 1996.

40 - .CONTRIBUTION SALARIALE SUR LES GAINS DE LEVÉE D’OPTIONS SUR TITRES ET LES GAINS D’ACQUISITION D’ACTIONS GRATUITES Sont redevables de cette contribution les personnes physiques bénéficiaires d’options sur titres et d’actions gratuites et dont les gains de levée d’options ou d’acquisition correspondants bénéficient d’un régime favorable d’imposition .Son assiette est un peu plus large que celle de la CSG. créé en 1998. à 5.1 % sur les revenus du patrimoine s’applique à compter de l’imposition des revenus de l’année 2008 et des années suivantes et la contribution additionnelle de 1. . I ci-dessus). Les modalités de recouvrement de la CRDS sont identiques à celles de la CSG. Le rendement au titre de l’année 2008 est de 6.88 milliards d’euros.1 % sur les produits de placement s’applique à compter du 1er janvier 2009. pour 2010. destinée à financer le revenu de solidarité active (RSA).PRÉLÈVEMENT SOCIAL DE 2 % ET CONTRIBUTIONS ADDITIONNELLES À CE PRÉLÈVEMENT Les personnes physiques fiscalement domiciliées en France sont assujetties à un prélèvement social de 2 %. La contribution additionnelle de 1.1 % sont alignées sur celles de la CSG afférente à ces mêmes revenus ou produits (cf. Certains revenus exonérés de CSG. au taux de 1. sont en effet soumis à la CRDS. tels que les prestations familiales ou les allocations de logement. La CRDS n’est pas déductible de l’assiette de l’impôt sur le revenu. Enfin. il a été créé en 2004 une contribution additionnelle sur les revenus du patrimoine et sur les produits de placement au taux de 0. Le prélèvement de 2 % et les contributions additionnelles de 0. à raison des revenus du patrimoine et des produits de placement. En outre. L’assiette et les modalités de recouvrement du prélèvement de 2 % comme des contributions additionnelles de 0. La contribution salariale est instituée au profit des régimes obligatoires d’assurance maladie des bénéficiaires.1 % ne sont pas déductibles de l’assiette de l’impôt sur le revenu. à la Caisse nationale d’assurance vieillesse des travailleurs salariés et au Fonds de réserve pour les retraites. IV .1 %. affectée à la caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA).3 % et 1. Il devrait s’élever. la loi généralisant le revenu de solidarité active et réformant les politiques er d’insertion du 1 décembre 2008 a institué une nouvelle contribution additionnelle au prélèvement social de 2 % sur les revenus du patrimoine et sur les produits de placement.3 %.3 % et 1. à l’exception de la contribution portant sur les revenus d’activité et de remplacement de source étrangère recouvrée par voie de rôle.03 milliards d’euros. Le produit en est affecté au Fonds de solidarité vieillesse. III .

Le taux des contributions est fixé à 0.CONTRIBUTION SOCIÉTÉS (CSB) SOCIALE SUR LES BÉNÉFICES DES Pour les exercices clos à compter du 1er janvier 2000. Le rendement au titre de l’année 2008 est de 1. V . I ci-dessus). Il devrait s’élever. La contribution salariale est contrôlée.3 % de l'impôt sur les sociétés calculé sur leurs résultats imposables au taux normal (33.5 %. par des personnes physiques ou par une société répondant aux mêmes conditions.16 % (0.41 - .5 % ou 15 %). A compter du 1er janvier 2005. Elle est assise sur le montant de l'impôt sur les sociétés de l'exercice diminué d'un abattement qui ne peut excéder 763 000 € par période de douze mois. les redevables de l'impôt sur les sociétés sont assujettis à une contribution sociale égale à 3. pour 2010. Sont exonérés de cette contribution. les redevables de l'impôt sur les sociétés réalisant un chiffre d’affaires inférieur à 7 630 000 € et dont le capital.03 % au titre de la contribution additionnelle) du chiffre d’affaires minoré d’éventuelles déductions. La liquidation est précédée du versement de quatre acomptes exigibles aux mêmes dates que les acomptes d'impôt sur les sociétés. une contribution additionnelle à la contribution sociale de solidarité a été instaurée. VI .09 milliards d’euros. Son taux est de 2. sont tenues d’acquitter une contribution sociale de solidarité destinée au financement de la protection sociale des non-salariés. au plus tard à la date du paiement du solde de l'impôt sur les sociétés. à 753 millions d’euros. La C3S et la contribution additionnelle doivent être déclarées et acquittées auprès de la caisse nationale du régime social des indépendants (RSI). La contribution salariale n’est pas déductible de l’assiette de l’impôt sur le revenu. et ayant un chiffre d’affaires hors taxes au moins égal à 760 000 €. recouvrée et exigible dans les mêmes conditions et est passible des mêmes sanctions que celles applicables à la CSG sur les revenus du patrimoine (cf.Elle est assise sur les gains de levée d’option et aux gains d’acquisition réalisés à raison des options sur titres et des actions gratuites attribuées à compter du 16 octobre 2007.CONTRIBUTION SOCIALE DE SOLIDARITÉ DES SOCIÉTÉS (C3S) Les personnes morales exerçant une activité économique dans le secteur concurrentiel. La contribution sociale sur les bénéfices ne constitue pas une charge déductible pour la détermination de l'assiette de l'impôt sur les sociétés.33 %) ou aux taux réduits (16. est détenu de manière continue. pour 75 % au moins. Elle doit faire l'objet d'un versement spontané. La contribution sociale est recouvrée comme l'impôt sur les sociétés et sous les mêmes garanties et sanctions.13 % au titre de la contribution sociale de solidarité des sociétés et 0. . entièrement libéré.

En 2008.25 milliards d’euros et 981 millions d’euros pour la contribution additionnelle.32 milliards d’euros s’agissant de la C3S et 995 millions d’euros pour la contribution additionnelle. .42 - . le rendement de la C3S s’est élevé à 4. Le rendement attendu pour 2010 s’élève à 4.

La taxe sur les salaires concerne les employeurs établis en France. l'impôt exigible est minoré d'une décote égale aux trois quarts de la différence entre 1 680 € et ce montant.43 - . en sont exonérés les redevables dont le montant annuel du chiffre d’affaires ou des recettes n’excède pas les limites de la franchise en base de TVA. Cette réduction prend la forme d'un pourcentage à appliquer à la base.50 % pour la fraction des rémunérations individuelles annuelles comprise entre 7 491 € et 14 960 € . La taxe sur les salaires est un impôt annuel déterminé par application au montant des rémunérations versées à chaque salarié d'un barème progressif par tranches.60 % pour la fraction de ces rémunérations excédant 14 960 €. L’assiette de la taxe est constituée par le montant total des rémunérations imposables et des avantages en nature allouées. Cela étant. la base imposable est réduite pour les employeurs partiellement assujettis à la TVA. Le barème applicable aux rémunérations versées en 2010 est le suivant : • • • 4. qui ne sont pas assujettis à la TVA ou qui ne l'ont pas été sur au moins 90 % de leur chiffre d'affaires au titre de l'année civile précédant celle du paiement des rémunérations. soit 80 300 € pour les ventes et 32 100 € pour les prestations de services. seule la taxe sur les salaires est examinée. 8. Dans le cadre limité de cette brochure. afin d’alléger les charges et formalités pesant sur les « micro-entreprises ». . tel qu’il est retenu pour le calcul des cotisations de sécurité sociale. Les associations sans but lucratif bénéficient d’un abattement annuel de taxe qui est égal à 5 913 € pour la taxe due au titre des salaires versés en 2010. La taxe n’est pas due lorsque son montant annuel n’excède pas 840 €. Ces redevables sont ainsi principalement les banques et sociétés d'assurance. correspondant à la part du chiffre d'affaires soumis à la TVA. 13. Toutefois. Lorsque le montant annuel de la taxe est supérieur à 840 € sans excéder 1 680 €. la taxe d'apprentissage et les participations des employeurs au développement de la formation professionnelle continue et à l’effort de construction. le secteur médical et paramédical.CHAPITRE 4 LES TAXES ET PARTICIPATIONS DUES PAR LES EMPLOYEURS SUR LE MONTANT GLOBAL DES SALAIRES Les taxes assises sur les salaires comprennent principalement la taxe sur les salaires.25 % sur la fraction du salaire individuel n’excédant pas 7 491 € . les associations et autres organismes à but non lucratif.

une déclaration annuelle récapitulative doit être souscrite en janvier de l'année suivante aux fins d'éventuelles régularisations de la taxe due24. 24 Pour les employeurs qui s’acquittent de la taxe sur les salaires selon une périodicité annuelle.19 milliards d’euros. qui constitue la seule obligation déclarative. . s’accompagne du montant total de la taxe due. Le rendement attendu pour 2010 est de 11. Le produit annuel de la taxe sur les salaires s’est élevé en 2008 à 11. Les redevables dont le montant annuel de la taxe sur les salaires n’excède pas le montant de la franchise (840 €) ou de l’abattement des associations sont toutefois dispensés de toute obligation déclarative. Par ailleurs. cette déclaration.44 - . La taxe sur les salaires est un impôt déductible de l'assiette de l'impôt sur les bénéfices (impôt sur le revenu ou impôt sur les sociétés). trimestrielle ou annuelle.Cette taxe est versée spontanément par les redevables selon une périodicité mensuelle.02 milliards d’euros.

les revenus réalisés hors de France et exonérés d’impôt sur le revenu ne sont pris en compte pour la détermination du droit à restitution qu’à compter du jour de ce transfert . Ce droit à restitution est acquis au 1er janvier de la deuxième année suivant celle de la réalisation des revenus pris en compte (période de référence). des revenus exonérés d’impôt sur le revenu. qu’il s’agisse de revenus réalisés en France ou hors de France. pour la détermination du droit à restitution acquis depuis le 1er janvier 2008. sauf exceptions limitativement énumérées (par exemple les prestations légales à caractère social ou familial).« BOUCLIER FISCAL » - L’article 1er du code général des impôts prévoit que le montant total des impôts directs payés par un contribuable ne peut pas être supérieur à la moitié de ses revenus. L’article 1649-0 A du même code prévoit les modalités de détermination du droit à restitution de la fraction des impositions qui excède ce seuil de 50 %. le revenu à prendre en compte s’entend de celui réalisé par le contribuable au cours de la période de référence. la loi de modernisation de l’économie (LME) du 4 août 2008 a introduit deux modifications à ce mécanisme : • lorsqu’un contribuable précédemment domicilié à l’étranger transfère son domicile en France. Les contribuables peuvent exercer leur droit à restitution selon deux modalités : • • soit en déposant une demande de restitution de la fraction des impositions déjà acquittées qui excède la moitié de leurs revenus . des taxes foncières et de la taxe d’habitation afférentes à l’habitation principale et des contributions et prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine (procédure d’autoliquidation). Il est constitué : • • des revenus nets soumis à l’impôt sur le revenu au barème progressif ou à un taux forfaitaire . soit en imputant la créance fiscale qu’ils détiennent sur l’Etat à raison du droit à restitution.45 - .CHAPITRE 5 PLAFONNEMENT DES IMPÔTS DIRECTS EN FONCTION DES REVENUS . Toutefois.REVENUS PRIS EN COMPTE Pour la détermination du droit à restitution. les revenus pris en compte sont désormais diminués des • . I . sur le paiement de l’ISF.

Par ailleurs. l’impôt de solidarité sur la fortune . • . II – IMPOSITIONS PRISES EN COMPTE S’agissant des impositions prises en compte pour la détermination du droit à restitution. dans les revenus pris en compte les abattements applicables pour l’assiette de l’impôt sur le revenu en matière de revenus distribués (dividendes) . seul est retenu le montant des impositions payées en France. des moins-values de cessions de valeurs mobilières et de droits sociaux ainsi que des déficits réalisés au cours des années antérieures à l’année de réalisation des revenus. d’autre part. de manière progressive.1 % à ce prélèvement). les contributions et prélèvements sociaux (CSG. en excluant l’imputation sur les revenus pris en compte pour la détermination du droit à restitution acquis au titre d’une année. les gains retirés de la cession de valeurs mobilières et de droits sociaux réalisés sous le seuil de cession (25 830 € en 2010). • Enfin. prélèvement social de 2 % et contributions additionnelles de 0. et à ce titre exonérés d’impôt sur le revenu. en réintégrant.46 - .impositions équivalentes à l’impôt sur le revenu et aux contributions et prélèvements sociaux (CSG. CRDS. CRDS…) payés à l’étranger. Il s’agit de : • • • l’impôt sur le revenu (au barème progressif ou à un taux forfaitaire) . la loi de finances pour 2010 et la troisième loi de finances rectificative pour 2009 ont aménagé les modalités de prise en compte de certains revenus soumis à l’impôt sur le revenu : • d’une part.3 % et 1. sont pris en compte pour leur montant net soumis aux prélèvements sociaux. la taxe d’habitation et la taxe foncière sur les propriétés bâties et non bâties concernant la résidence principale et certaines taxes additionnelles à celles-ci . depuis le 1er janvier 2010.

de circulation et de droits de douanes. a un rendement très important. Traditionnellement.DEUXIÈME PARTIE LES IMPÔTS SUR LA DÉPENSE Les impôts sur la dépense frappent la consommation et les investissements des ménages et des entreprises. L'introduction de la TVA puis sa généralisation ont réduit considérablement le champ d'application et donc le produit de ces divers droits indirects même si l'un d’entre eux. l'imposition de la dépense s'est manifestée par l'existence de droits indirects de consommation.47 - . . la taxe intérieure sur les produits pétroliers.

.48 - .

CHAPITRE 1 LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTÉE En vue de l'instauration d'un marché unique entre les États membres de l'Union européenne. a en France son domicile ou sa résidence habituelle). La TVA n'est provisoirement pas applicable dans le département de la Guyane. au moment du départ d'un transport dont le lieu d'arrivée est situé sur le territoire d'un autre État membre de la Communauté européenne. en l'absence d'expédition ou de transport . à destination de l'acquéreur . au même titre que les pays tiers. son domicile ou sa résidence habituelle). la Corse. lors de la mise à disposition de l'acquéreur.CARACTÉRISTIQUES DE LA TVA A/ LA TVA EST UN IMPÔT TERRITORIAL La TVA est un impôt général sur la consommation qui s'applique aux livraisons de biens et prestations de services situées en France. d'un aéronef ou d'un train.49 - . Les règles relatives au champ d’application. la principauté de Monaco. avec l'obligation pour ces États de les transcrire dans leur législation interne. le plateau continental. I . à la base d’imposition. dont les règles sont en cours d’harmonisation. lors du montage ou de l'installation par le vendeur ou pour son compte . à défaut. dans le cas où la livraison. Le lieu de livraison de biens meubles corporels est réputé se situer en France lorsque le bien se trouve en France : • • • • au moment de l'expédition ou du transport par le vendeur. à défaut. à la territorialité des livraisons de biens et des prestations de services ainsi qu’aux obligations déclaratives sont partiellement harmonisées. à l’exigibilité de la taxe. est effectuée à bord d'un bateau. par l'acquéreur ou pour leur compte. En principe. . le lieu des prestations de services fournies à des personnes non assujetties est situé en France lorsque le prestataire y a le siège de son activité économique (ou y dispose d’un établissement stable à partir duquel les services sont fournis ou. de la Martinique et de la Réunion. d’exonérations et de droits à déduction. Les États peuvent appliquer des dispositions transitoires en matière de taux. considérés comme des territoires d'exportation à l'égard de la France métropolitaine. Le territoire sur lequel s'applique la TVA comprend : la France continentale. un certain nombre de directives relatives à la TVA a été édicté depuis 1967. Cependant. En outre. les départements de la Guadeloupe. ces trois derniers départements sont. au cours de ce transport. le lieu des prestations de services est réputé se situer en France lorsque le preneur est un assujetti agissant en tant que tel et qu’il a en France le siège de son activité économique (ou un établissement stable auquel les services sont fournis ou. les eaux territoriales.

à titre d’exemple. certains services sont imposés au lieu de l’immeuble auquel ils se rattachent (hébergement. B/ LA TVA EST UN IMPÔT RÉEL L'assujettissement à la taxe est déterminé par la nature des opérations effectuées ou des produits concernés. sportifs…).Toutefois. c'est-à-dire des personnes réalisant. Les opérations se rapportant au commerce extérieur (exportations de biens meubles corporels et livraisons assimilées. Les importations et les acquisitions intra-communautaires ainsi que les opérations assimilées sont. effectuées à titre onéreux . indépendamment de la situation personnelle de l'assujetti ou de son client. soumises à la TVA en France dès lors que le lieu de l'opération y est situé. travaux immobiliers).50 - . sauf si leur nonassujettissement entraîne des distorsions de concurrence. négociation et prise en charge d'engagements. des dérogations sont prévues permettant de mieux respecter cet objectif. les activités médicales. livraisons intracommunautaires et opérations assimilées) sont généralement exonérées de TVA sous certaines conditions. Ainsi. certaines opérations bancaires (octroi et négociation de crédits. par des assujettis. les organismes d'utilité générale . de manière indépendante. prestations de services rattachées au trafic international de biens ou aux opérations portant sur les navires et aéronefs. Il existe diverses exonérations qui concernent notamment : • • • • • les activités d'enseignement . services culturels. des opérations qui entrent dans le champ d'application de la TVA. les redevables qui réalisent ces opérations bénéficient du droit à déduction de la TVA qu'ils ont supportée à raison de l'acquisition des biens et services liés à ces mêmes opérations. gestion de crédits effectuée par celui qui les a octroyé. Ainsi sont notamment imposables les livraisons de biens et les prestations de services : • • • relevant d'une activité économique (quelle qu'en soit la nature) . paramédicales et les frais d'hospitalisation . de cautionnements et d'autres sûretés et garanties . pour ceux des services pour lesquels l’application de ces principes ne permet pas d’assurer la taxation au lieu de la consommation effective. en principe. Les activités exercées en tant qu'autorité publique par les personnes morales de droit public sont placées hors du champ d'application de la TVA. ou encore en d’autres lieux plus spécifiques tels que lieu où le moyen de transport est mis à la disposition du client pour les locations de moyens de transport de courte durée. les opérations d'assurance. certains sont imposés au lieu de leur exécution matérielle (restauration. Cependant. de réassurance ainsi que les prestations de services afférentes à ces opérations .

) collecte sur son client la taxe prévue par la loi et la reverse au service des impôts dont il dépend. bailleurs de biens ruraux. Pour certaines activités exonérées. droits et prélèvements de toute nature. de telle sorte qu'à la fin du circuit économique qui met les biens ou les services à la disposition de l'acquéreur. c'est-à-dire la plus-value apportée au produit ou au service à chaque stade de la production ou de la commercialisation. ristournes consentis directement aux clients) de même que les sommes remboursées aux intermédiaires qui effectuent des dépenses au nom et pour le compte de leurs commettants dans la mesure où ces intermédiaires rendent compte à leurs commettants. y compris les subventions directement liées au prix de ces opérations. rabais et autres réductions.ainsi que la gestion de garanties de crédits effectuée par celui qui a octroyé les crédits. valeurs. taxes. les droits. commerçant... et quelle que soit la longueur du cycle.. un taux proportionnel de TVA.51 - . Toutefois. une imposition volontaire est possible sur option (bailleurs d'immeubles nus à usage professionnel. s'il est connu au moment où intervient le fait générateur de la taxe. comme en régime intérieur. d'emballage. taxes et prélèvements. la TVA concerne la « valeur ajoutée ». En revanche.. outre le prix convenu. la base d'imposition est constituée par la valeur définie par la législation douanière conformément aux règlements communautaires en vigueur. portent ces dépenses dans leur comptabilité dans des comptes de passage et justifient auprès de l'administration des impôts de la nature ou du montant exact de ces débours. les frais d'assurance. impôts. à l'exclusion des remises. D/ LA TVA EST UN IMPÔT PROPORTIONNEL La taxe afférente à une opération est calculée en appliquant à la base hors TVA. biens ou services reçus ou à recevoir. opérations bancaires et financières normalement exonérées de la TVA. à l'exception de la TVA elle-même et tous les frais accessoires. quel que soit son montant. En effet. tous les impôts.).).. la charge fiscale globale corresponde à la taxe calculée sur le prix de vente final au consommateur. Ainsi sont inclus dans la base d'imposition. Chaque intermédiaire (industriel.. . remises. déduction faite de celle qu'il a payée en amont à son propre fournisseur. par le fournisseur ou le prestataire en contrepartie de ces opérations. les prestations de services et les acquisitions intra-communautaires par toutes les sommes. doivent être inclus dans la base d'imposition. S'agissant des importations. ainsi que ceux qui découlent du transport vers un autre lieu de destination à l'intérieur de la Communauté européenne. II – BASE D’IMPOSITION La base d'imposition est constituée pour les livraisons de biens. ne constituent pas des éléments du prix imposable les réductions de prix (escomptes de caisse.. Parmi ces frais on peut citer : les frais de transport. de transport et d'assurance) jusqu'au premier lieu de destination.. S'y ajoutent les frais accessoires (frais de commission. du preneur ou d'un tiers. les frais d'emballage. C/ LA TVA EST FRACTIONNÉS UN IMPÔT INDIRECT À PAIEMENTS La TVA est supportée en définitive par le consommateur final puisqu'elle est incluse dans le prix de vente des produits ou des services. rabais. de la part de l'acheteur.

Il existe une franchise en base de TVA qui dispense les assujettis du paiement de la taxe lorsqu'ils n'ont pas réalisé. • Des règles particulières existent en cas d'activité relevant des deux catégories ci-dessus mentionnées. le taux de 5. au cours de l'année civile précédente. avocats et avoués25. Les taux applicables sont : • le taux normal fixé à 19. des médicaments non remboursables. l'assujetti26 déduit de la TVA due sur son chiffre d’affaires imposable la TVA acquittée au titre de ses acquisitions de biens et services utilisés pour la réalisation des opérations soumises à la TVA. de transformation. artistes-interprètes. un chiffre d'affaires supérieur à : • 80 300 € HT s'ils réalisent des livraisons de biens.CALCUL DU MONTANT DE LA TVA Pour déterminer ce qu'il doit. certains spectacles). fourniture de repas aux cantines d'entreprise et aux hôpitaux. de certains produits destinés à la consommation animale. Ce taux s'applique à l'ensemble des opérations qui ne sont pas soumises expressément à un autre taux . des ventes à consommer sur place ou des prestations d'hébergement (88 300 € lorsque le chiffre d’affaires de la pénultième année n’a pas excédé 80 300 €) .5 % s'applique également aux travaux d'amélioration.6 % à compter du 1er avril 2000. Les personnes bénéficiant de la franchise peuvent toutefois choisir d'y renoncer en exerçant une option pour le paiement de la taxe. ou 32 100 € HT s'ils réalisent d'autres prestations de services (34 100 € lorsque le chiffre d’affaires de la pénultième année n’a pas excédé 32 100 €).5 % prévu en faveur de la plupart des produits alimentaires ou agricoles.52 - . Voir définition dans le lexique. 26 . Il existe également une franchise de 41 700 € HT pour les auteurs d’œuvres de l'esprit. transports de voyageurs. III . A/ CALCUL DE LA TAXE BRUTE Le montant de la taxe brute est obtenu en multipliant le montant de la vente ou la prestation de services hors taxe par le taux applicable à l'opération en cause. à l'exception de la part • 25 Les seuils de chiffre d’affaires déterminant l’application de la franchise en base de TVA sont actualisés chaque année depuis le 1er janvier 2010. des livres ainsi que de certaines prestations de services lorsqu'elles respectent certaines conditions (principalement fourniture de logement. Depuis le 15 septembre 1999. le taux réduit de 5. d'aménagement et d'entretien portant sur des locaux d'habitation achevés depuis plus de deux ans.

ceux-ci peuvent sous certaines conditions obtenir le remboursement de la TVA ayant grevé les biens acquis ou importés et les services rendus en France dans le cadre de la procédure prévue par la directive n° 2008/9/CE du 12 février 2008 (assujettis établis dans la Communauté Européenne) ou par la treizième directive n° 86/560/CEE du 17 novembre 1986 (assujettis non établis dans la Communauté Européenne). dépôt à des fins statistiques et fiscales de déclarations d'échange de biens et de déclarations européennes de services pour certaines opérations intra-communautaires .. sauf exclusions expressément prévues (par exemple. à l’exclusion de celles relatives aux boissons alcooliques . d'identification ou de cessation tenue d'une comptabilité détaillée appuyée de toutes les pièces justificatives ou d'un livre spécial . Réunion) et en Corse. sous certaines conditions. de celle qui a été facturée au redevable par ses fournisseurs au titre des acquisitions de biens et services (achats. IV . • • .OBLIGATIONS DES ASSUJETTIS L'assujettissement à la TVA entraîne les obligations suivantes : • • • déclarations d'activité . B/ IMPUTATION DE LA TAXE DEDUCTIBLE La taxe brute est diminuée. dépenses d'hébergement. à compter du 1er juillet 2009. le montant de la TVA et le numéro d'identification à la TVA du vendeur ou du prestataire ainsi que celui de l'acquéreur ou du preneur s'agissant de certaines opérations intra-communautaires . le taux de 5.correspondant à la fourniture de certains gros équipements. le taux. Par ailleurs. dépenses de transport de personnes.1 % applicable. Des taux particuliers sont en vigueur dans les départements d'outre-mer (Guadeloupe.). notamment. aux publications de presse et aux médicaments remboursables par la sécurité sociale. l'assujetti impute normalement ce surplus sur ses futurs versements de taxe ou peut en demander le remboursement. • le taux spécial de 2.. délivrance de factures faisant notamment apparaître le prix hors TVA. Si la différence entre la taxe brute et la taxe déductible est négative.5 % est appliqué dans le secteur de la restauration aux ventes à consommer sur place. frais généraux. dépôt de déclarations de chiffre d'affaires mensuelles ou trimestrielles. en fonction du montant de l'impôt exigible annuellement . Le montant global de la TVA à payer est déterminé par le redevable lui-même. investissements) utilisés pour la réalisation d'opérations soumises à la TVA ou exonérées de cet impôt mais ouvrant droit à déduction (opérations relevant du commerce extérieur). d'existence. S'agissant des assujettis établis à l'étranger.53 - . Martinique.

54 - . Jusqu’à présent. du régime applicable aux opérations portant sur l'or d'investissement et du régime des agences de voyages. professionnels de l’immobilier…).• paiement spontané de la taxe due auprès du service des impôts lors du dépôt de la déclaration de chiffre d'affaires ou selon des versements provisionnels. Les opérations immobilières réalisées hors d’une activité économique imposables à la TVA sont la revente d’un immeuble acquis en l’état futur d’achèvement et les livraisons à soi-même de certains logements neufs produits dans le cadre de la politique du logement social. Le produit net de la TVA en 2008 s’est élevé à 129. . applicable depuis le 11 mars 2010. deux régimes particuliers coexistaient : celui dit « des marchands de biens » et celui des opérations de construction (« TVA immobilière »). Tel est le cas des activités bancaires et financières. et celles réalisées en dehors d’une activité économique. Par ailleurs. repose sur la distinction entre les opérations immobilières réalisées par des assujettis (entreprises.85 milliards d’euros et le produit net pour 2010 est évalué à 125. V – RÉGIMES PARTICULIERS Il existe de nombreux régimes particuliers qui prennent en compte les modalités particulières d'exercice de certaines activités.43 milliards d’euros. qui ne sont plus soumises à la TVA qu’exceptionnellement. la loi de finances rectificative pour 2010 a redéfini les règles applicables en matière de TVA aux opérations immobilières. Les assujettis qui bénéficient de la franchise en base sont soumis à des obligations allégées. relevant de règles identiques se rapprochant du droit commun. Le nouveau régime.

L’assiette de ce droit est constituée par le volume de produit fini exprimé en hectolitres (HL).01 milliards d'euros en 2008.08 milliards d’euros pour l’année 2010. Il s’agit des produits dont le titre alcoométrique n’excède pas 22 % par volume. les directives 92/79/CE et 92/80/CE de 1992 et 95/59/CE de 1995 (tabacs) et la directive 2003/96/CE de 2003 (produits énergétiques) ont partiellement harmonisé le régime des contributions indirectes au niveau communautaire (régime des accises). (0. assujetties à la cotisation spéciale sur les boissons alcooliques dont le produit s'est élevé à 416 millions d'euros en 2008 et est estimé pour l’année 2010 à 502 millions d'euros. pour les bières). Le produit de ce droit s'est élevé à 107 millions d'euros en 2008. Ce nouveau régime a été introduit dans la législation française dès le 1er janvier 1993. qui sont soumis au droit de consommation sur les produits intermédiaires.CHAPITRE 2 LES CONTRIBUTIONS INDIRECTES ET RÈGLEMENTATIONS ASSIMILÉES (ACCISES) La directive européenne 2008/118/CE du 16 décembre 2008. Cette harmonisation concerne les produits énergétiques . Le produit de ce droit s'est élevé à 2. pour des considérations de santé publique. L’assiette de ce droit est constituée par le volume d’alcool pur contenu dans les produits.55 - . Les autres produits demeurent soumis aux réglementations nationales. les boissons ayant un titre alcoométrique volumique supérieur ou égal à 1. les produits alcooliques et les tabacs manufacturés. I . Il est estimé à 101 millions d’euros pour l’année 2010. les liqueurs et les spiritueux qui sont soumis au droit de consommation sur les alcools. Entrent dans cette catégorie les vins enrichis en alcool tels que les vins doux. • . sont.2% vol. Entrent notamment dans cette définition les eaux-de-vie. bière. Les droits indirects sur les alcools et boissons sont au nombre de quatre et concernent : • les alcools (dont le titre alcoométrique excède 1. au regard de la législation fiscale. Il est estimé à 2.IMPOSITION DES ALCOOLIQUES ALCOOLS ET DES BOISSONS Sont considérées comme boissons alcooliques. les directives 92/83/CE et 92/84/CE de 1992 (alcools). En outre. exprimé en hectolitre d’alcool pur (HAP). produits intermédiaires).2 % par volume) et les boissons alcooliques (dont le titre alcoométrique excède 22 % par volume) et qui ne sont pas repris dans une autre catégorie (vin. les boissons alcooliques dites « produits intermédiaires ». les boissons alcooliques titrant plus de 25 % vol. les vins de liqueur et les apéritifs à base de vin.5% vol.

est soumise à une réglementation économique spéciale. Le produit du droit spécifique qui s’applique également aux boissons non alcoolisées s'élève à 375 millions d'euros pour 2008. Tous ces produits sont également soumis à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA). Cette catégorie comprend les vins tranquilles et vins mousseux (dont le titre alcoométrique est supérieur à 1. L’assiette de ce droit est constituée par le volume de produit fini exprimé en hectolitres (HL). La TIC sur les produits pétroliers est déterminée en fonction des caractéristiques physiques des produits pétroliers taxés et fixée selon des tarifs prévus par la législation douanière. II . poirés et hydromels. s'élève à 114 millions d'euros.TAXE INTÉRIEURE DE CONSOMMATION PRODUITS ÉNERGÉTIQUES SUR LES Les produits énergétiques (produits pétroliers. les bières (dont le titre alcoométrique excède 0. Il est estimé pour l’année 2010 à 395 millions d'euros. Entrent également dans cette catégorie toutes les boissons fermentées autres que la bière dont le titre alcoométrique est compris entre 1. toute personne exerçant le commerce des alcools. à l'exception des départements et collectivités d’Outre-mer27. Dans les départements d’outre-mer. charbons) sont soumis aux impôts indirects suivants : la taxe intérieure de consommation sur les produits pétroliers . Les bières sont soumises à un droit spécifique. Enfin. la taxe intérieure de consommation sur le gaz naturel (TICGN). La TIC sur les produits pétroliers ne s'applique qu'en France métropolitaine (France continentale et Corse). • Les droits de consommation et de circulation sont calculés lors de la mise à la consommation des produits. gaz naturel.56 - . pour le financement des politiques pour lesquelles ces collectivités locales sont compétentes. A compter du 1er janvier 2009. Il est estimé à 116 millions pour l’année 2010.• le vin et les boissons fermentées autres que le vin et la bière. Une fraction du tarif de la taxe intérieure de consommation applicable au gazole et aux supercarburant sans plomb est attribuée aux régions. par exemple pour les carburants comme le gazole ou les super sans plomb). calculée sur des volumes ou des masses (en euros par hectolitre.2 % par volume sans excéder 18 %) pour autant que l’alcool contenu résulte entièrement d’une fermentation. Ces produits sont soumis à un droit de circulation. 27 . des produits à base d'alcool et des boissons alcooliques. ces prélèvements sont affectés en totalité au financement du régime de protection sociale des non salariés agricoles. Ces taxes intérieures de consommation sont par ailleurs comprises dans la base d'imposition des produits soumise à la TVA. L’assiette de ce droit est constituée par la teneur en alcool et le volume de produit. Le produit de ce droit. pour 2008. il est perçu une taxe spéciale de consommation sur les supercarburants et le gazole. Entrent dans cette catégorie les cidres.2 % et 15 %.5 % par volume). et la taxe intérieure de consommation sur les charbons (TICC).

Les taxes intérieures de consommation sont perçues par les services de la direction générale des douanes et des droits indirects (DGDDI) à l'occasion de la mise à la consommation des produits sur le marché intérieur. . Le produit budgétaire de cette taxe s’est élevé à 14.06 milliards d'euros. s'est élevé à 9. d'argent et de platine est accordée par l'apposition d'une marque et moyennant le paiement de droits. la fraction régionale de la taxe intérieure de consommation qui lui est attribuée. III . Le fait générateur de l'impôt est la mise sur le marché des produits assujettis. cette possibilité de modulation est encadrée.TAXE GÉNÉRALE SUR LES ACTIVITÉS POLLUANTES La taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) a été créée par la loi de finances pour 1999. Toutefois. par le regroupement d’anciennes taxes fiscales et parafiscales affectées à l'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (ADEME).FISCALITÉ DES TABACS Les tabacs manufacturés sont soumis à un droit perçu lors de leur mise à la consommation. les conseils régionaux bénéficient d’une modulation supplémentaire exclusivement à la hausse des tarifs de la taxe intérieure de consommation applicables aux carburants vendus aux consommateurs finals dont les recettes sont exclusivement affectées au financement d’une infrastructure de transport durable.77 € par hectolitre (/hl) s’agissant du supercarburant sans plomb et de 1. VI . Il est estimé à 36 millions pour 2010.03 milliards d'euros. à la hausse comme à la baisse.99 milliards d’euros en 2008.DROIT SPÉCIFIQUE PRÉCIEUX ACQUITTÉ SUR LES MÉTAUX La garantie de l'État sur le titre des matières d'or. Le produit des droits prélevés en la matière s'est élevé en 2008 à 40 millions d'euros. V . Le rendement attendu au titre de l’année 2010 est estimé à 25 millions d'euros. Le produit de ce droit. Depuis la loi de finances pour 2010. Il est estimé pour l’année 2010 à 10. à l'exception de certaines disciplines ainsi qu’aux montants que les cercles et maisons de jeux prélèvent sur les mises. Le produit budgétaire attendu pour l’année 2010 s’établit à 13. ferroviaire ou durable mentionnée aux articles 11 et 12 de la loi de Grenelle 1. qui est versé à divers organismes de sécurité sociale. IV .Chaque région a la possibilité de moduler. Le produit de ce droit s'est élevé à 26 millions d'euros en 2008.IMPÔT SUR LES SPECTACLES Perçu au profit des communes. l'impôt sur les spectacles s'applique au montant des recettes d'entrées aux manifestations sportives. Le taux des droits varie selon la nature et la teneur du métal précieux utilisé. les régions ne peuvent augmenter ou diminuer le tarif régional de plus de 1.15 €/hl pour le gazole.65 milliards d'euros pour 2008.57 - .

Il est estimé. 28 29 Hors la TGAP sur la distribution d’imprimés non sollicités qui correspond à une TGAP sanction.La création de la TGAP a pour objectif d’inciter à la protection de l'environnement. Le produit de cette taxe s'est élevé à 436 millions d'euros en 200829. une régularisation intervenant avec le dépôt de la déclaration. ayant pour effet de renchérir leur coût. à 941 millions d'euros. l’exploitation d’installations classées présentant des risques particuliers pour l’environnement. Il ressort de ce principe que les dommages causés à l’environnement doivent faire l’objet d’une taxation spécifique. la distribution d’imprimés non sollicités. ainsi que de carburants d’origine fossile. de matériaux d’extraction. l’émission dans l’atmosphère de substances polluantes. et. Le recouvrement de la taxe et son contrôle sont assurés par la DGDDI. pour les entreprises qui réalisent ces activités. A chacune de ces catégories correspondent en outre une assiette et un taux particulier. dans le but de dissuader les pratiques polluantes. la mise à la consommation de certains lubrifiants. à l’exception de la TGAP relative aux installations classées dont le recouvrement relève de la compétence des services chargés de l’inspection des installations classées. Dont 511 millions en 2010 au profit de l’ADEME. .58 - . pour 2010. de lessives. les faits générateurs de l’assujettissement à cette taxe. en application du principe « pollueur-payeur ». Le stockage et l’élimination des déchets ménagers comme des déchets industriels spéciaux. constituent autant de composantes de la TGAP. Les redevables de la TGAP sont tenus de procéder spontanément28 à la déclaration du montant de la taxe due sous la forme d’acomptes.

par le biais de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) et de l'impôt foncier pour la seule composante immobilière.59 - . le patrimoine peut être imposé à raison de la plus-value tirée de sa cession. succession). l'imposition prend le plus souvent la forme de droits d'enregistrement. De plus. Ce dernier impôt est examiné au chapitre relatif aux « impôts locaux ». il peut être imposé au titre de sa détention. assise sur l'ensemble de sa valeur.TROISIÈME PARTIE LES IMPÔTS SUR LE PATRIMOINE Le patrimoine peut faire l'objet d'une imposition lors de sa transmission à titre onéreux (cession) ou à titre gratuit (donation. Le patrimoine fait alors l'objet d'une imposition annuelle. Le régime fiscal applicable aux plus-values est examiné dans la 1ère partie de cette brochure (« Les impôts sur les revenus »). Enfin. . Dans ces cas.

60 - ..

c'est-à-dire au prix auquel ce bien pourrait être vendu ou acheté dans les conditions du marché. liquide et encaisse les droits prévus par la loi. à cette occasion. suivant la nature des actes ou des opérations juridiques qui sont soumis à la formalité. Ils s'appliquent essentiellement aux ventes d'immeubles. mais la formalité produit aussi des effets sur le plan civil : elle donne date certaine aux actes et elle constitue. Les droits d'enregistrement sont fixes. une condition de validité des actes juridiques. à certaines opérations concernant les sociétés et aux contrats d'assurance. Cette dernière joue un rôle d’information en matière immobilière. divorces). . Le but de l'enregistrement est donc avant tout fiscal. à 11. Les recettes fiscales perçues au profit de l'État au titre des droits d'enregistrement s’élevaient. par la valeur vénale des biens au jour de l'acte ou de la mutation. proportionnels ou progressifs.CHAPITRE 1 LES DROITS D'ENREGISTREMENT I .61 - . Enfin. dans certains cas. commissaires-priseurs. et soumise au contrôle de l'administration. pour l’année 2008. Les actes les plus couramment soumis à la formalité fusionnée sont ceux qui sont relatifs à la vente d’immeubles ou de droits de nature immobilière. gendarmes) et à certains actes soumis à un droit fixe dont le montant varie suivant la nature des opérations taxables (actes innomés.60 milliards d’euros. le paiement des droits accompagne la présentation des actes à la formalité de l’enregistrement. Les droits progressifs sont ceux dont les taux s'élèvent à mesure qu'augmentent les valeurs concernées. en principe. dans certains cas. Elles sont estimées. pour l'année 2010. Les droits proportionnels représentent un pourcentage constant des valeurs qui font l'objet des actes ou des opérations juridiques. En principe.55 milliards d'euros. Dans certains cas. La valeur vénale d'un bien correspond à sa valeur marchande. telle qu'elle est exprimée dans l'acte ou dans la déclaration estimative remplie par les parties. Ils s’appliquent aux actes judiciaires (ordonnances pénales. On parle de « formalité fusionnée » lorsque la formalité de l’enregistrement se combine avec la formalité de publicité foncière. cependant. la formalité de l'enregistrement consiste dans l'analyse d'un acte par un fonctionnaire public qui. le paiement peut être fractionné ou différé. aux actes extrajudiciaires (établis par les huissiers de justice. les droits de mutation à titre gratuit (droits dus à l'occasion du dépôt d'actes de donation ou de déclarations de succession) peuvent. actes notariés. décisions de justice). être acquittés par remise d’œuvres d'art sur agrément ministériel (« dation en paiement »).FORMALITÉ DE L'ENREGISTREMENT Traditionnellement. Ils s'appliquent notamment aux mutations à titre gratuit. Les droits fixes sont invariables pour tous les actes classés dans une catégorie déterminée ou qui ne sont pas passibles des droits proportionnels ou progressifs. L'impôt est normalement perçu au profit de l'État mais une part du produit des droits dus sur les ventes d'immeubles revient aux départements et aux communes. à 12. La base d'imposition est constituée.

• • • Les acquisitions réalisées par l'État ou par ses établissements publics scientifiques. 33 . Cette taxe est supprimée à compter du 1er janvier 2011. enfin.62 - . auquel s’ajoutent une taxe départementale et une taxe communale.40 % 1. une taxe additionnelle au taux de 1. en principe soumises à la formalité fusionnée.60 % .II .60 % Département 0% 0. une taxe de 0. calculée en principe au taux unique de 3. d'assistance et de bienfaisance ou par les collectivités locales sont exonérées de tout droit de mutation.60 % 1.2 %32 perçue au profit de l’État.60 %.37 % à compter du 1er janvier 2011. B/ CESSIONS DE ASSIMILÉES FONDS DE COMMERCE ET CESSIONS Les droits de mutation sont composés d’un droit perçu au profit de l'État.60 % 2. Les départements peuvent modifier le taux de la taxe de publicité foncière sans que ce taux puisse être inférieur à 1 % ni supérieur à 3. Ce taux est ramené de 2.PRINCIPAUX DROITS D'ENREGISTREMENT A/ VENTES D'IMMEUBLES Les ventes d'immeubles. effectué au profit de l'État au titre des « frais d'assiette et de recouvrement » .50 %31 assis sur le montant du droit départemental. donnent lieu à la perception d’un droit proportionnel qui se décompose comme suit : • la taxe de publicité foncière perçue au profit du département. Barème applicable aux cessions de fonds de commerce réalisées depuis le 6 août 2008. 30 31 32 Ce fonds assure la répartition de la taxe au profit des communes de moins de 5 000 habitants. un prélèvement de 2.40 % 1% 1% Cumul 0% 3% 3% 5% Un barème préférentiel est applicable aux mutations de fonds de commerce réalisées dans certaines zones géographiques considérées comme prioritaires pour l’aménagement du territoire.20 % perçue au profit des communes ou des fonds départementaux de péréquation30 . d'enseignement.40 % Commune 0% 0. Le détail de ces droits33 est le suivant : Fraction de la valeur taxable N'excédant pas 23 000 € Comprise entre 23 000 € et 107 000 € Comprise entre 107 000 € et 200 000 € Supérieure à 200 000 € État 0% 2% 0.5 % à 2.

Lorsqu’elles sont effectuées sous forme d’apports nouveaux en nature. les sociétés peuvent subir des modifications affectant leur capital social ou certains aspects de leur statut. Vie de la société Durant leur existence. les augmentations de capital sont soumises au même régime fiscal que les apports faits lors de la constitution de société. une clientèle.. de leurs droits sociaux. Création de société La création d’une société suppose l’apport à cette dernière d’un patrimoine distinct de celui des associés. par les associés. Les apports purs et simples qui sont faits en échange de droits sociaux soumis aux aléas de l’entreprise sont. lorsque l’apport a pour objet un fonds de commerce. et suit pour chacune de ces catégories le régime qui lui est applicable.C/ DROITS D'ENREGISTREMENT APPLICABLES AUX SOCIÉTÉS Les sociétés sont assujetties à des droits d'enregistrement lors de leur constitution. Les actes portant fusions. fonds de commerce. sont soumises au droit fixe de 375 € lorsque le capital de la société est inférieur à 255 000 € et à 500 € lorsqu’il atteint ce montant. donnant lieu ou non à remboursement aux associés. Cependant. Les apports à titre onéreux. Les augmentations de capital effectuées en numéraire ou par l'incorporation de bénéfices. un droit à un bail ou à une promesse de bail d’immeuble. sont soumises également au droit fixe de 375 € porté à 500 € pour les sociétés ayant un capital d’au moins 225 000 €. Un apport est mixte lorsqu'il est rémunéré à la fois par l’attribution de droits sociaux (apport pur et simple) et par une compensation définitivement acquise (apport à titre onéreux). qui s'analysent en une véritable vente par l'apporteur à la société contre une compensation qui lui est définitivement acquise telle que le paiement d’une somme d’argent ou la prise en charge d’un passif de l’apporteur.63 - .). scissions ou apports partiels d’actifs entre sociétés passibles de l’IS donnent lieu au versement du droit fixe de 375 € lorsque le capital de la . est assimilé à une mutation à titre onéreux : • • lorsque l’apport a pour objet un immeuble ou des droits immobiliers. au cours de leur existence et à l'occasion de leur dissolution et également à l’occasion de la vente. Une exonération trouve cependant à s’appliquer si l’apporteur conserve pendant 3 ans les droits sociaux remis en contrepartie de l’apport. il est perçu un droit spécial de mutation calculé par application du barème servant à la liquidation des droits dus à l’occasion des cessions de fonds de commerce. divisions. l’apport par une personne non soumise à l’impôt sur les sociétés à une personne morale passible de cet impôt. en principe. Les opérations de réduction de capital.. sont soumis au régime des mutations à titre onéreux d'après la nature des biens qui en sont l'objet (immeubles. il est perçu un droit spécial de mutation à un taux global de 5 % . exonérés de tout droit d’enregistrement. réserves ou provisions.

Le cas échéant. Cessions à titre onéreux de droits sociaux Le régime normal d’imposition des cessions de droits sociaux consiste en l’application d’un droit fixé au taux de 3 %34. la personne morale non cotée en bourse dont l'actif est ou a été. La dissolution de la société est généralement suivie d’une période de liquidation de l’actif de la société. • • En raison de la diversité des types de sociétés et de droits sociaux. 34 35 36 Pour les cessions de droits sociaux réalisées à compter du 06 août 2008. il est fait application sur la valeur de chaque part sociale. Indépendamment du droit d’enregistrement. Est à prépondérance immobilière. il existe nombre de régimes spéciaux d’enregistrement. qui est exonérée de tout droit de mutation ou de publicité foncière. les apports à titre onéreux résultant de la fusion sont soumis au droit de mutation indiqué plus haut. Idem.64 - . pour les cessions de participations dans les sociétés à prépondérance immobilière36. au cours de l'année précédant la cession des participations en cause. Pour les sociétés par actions cotées. sans plafonnement ni abattement. La cession des biens sociaux à des tiers est passible du droit de vente correspondant à la nature du bien. La cession à des associés et le partage entre associés sont susceptibles de donner lieu à la perception de droits variant selon le régime fiscal de la société.société est inférieur à 255 000 € et à 500 € lorsqu’il atteint ce montant. Toutefois : • pour les actions. Dissolution de la société Les actes portant dissolution pure et simple de sociétés sont soumis au droit fixe de 375 € porté à 500 € pour les sociétés ayant un capital d’au moins 225 000 € lorsqu'ils ne constatent aucune transmission de biens entre les associés ou d'autres personnes. d’un abattement égal au rapport entre 23 000 € et le nombre total de parts de la société . qui ne sont pas examinés dans le cadre limité de cette brochure. Toutefois. les plus-values provenant des cessions de droits sociaux sont susceptibles d’être soumises à l’impôt sur le revenu (voir le paragraphe correspondant dans la première partie « les impôts sur les revenus »). sur la valeur des droits sociaux cédés. sauf la prise en charge. les biens cédés et les cessionnaires. le montant des droits dus est plafonné à 5 000 €35. le taux d’imposition est porté à 5 %. par la société absorbante. principalement constitué d'immeubles ou de droits immobiliers situés en France ou de participations dans des personnes morales non cotées en bourse ellesmêmes à prépondérance immobilière. les organismes d'habitations à loyer modéré et les sociétés d'économie mixte exerçant une activité de construction ou de gestion de logements sociaux ne sont pas considérés comme des personnes morales à prépondérance immobilière. le droit de cession n’est exigible que si la cession est constatée par un acte . pour les parts sociales de sociétés dont le capital n’est pas divisé en actions. . du passif dont sont grevés les apports.

Lorsqu'elles n'entrent pas dans le champ d'application des droits de mutation par décès. • Les règles de détermination de l'assiette diffèrent pour certains biens selon qu'il s'agit de successions ou de donations. les sommes. à raison du décès de l'assuré donnent ouverture aux droits de mutation par décès suivant le degré de parenté existant entre le bénéficiaire à titre gratuit et l’assuré. à concurrence de la fraction des primes versées après l’âge de 70 ans qui excède 30 500 €. les couples liés . Pour les successions ouvertes depuis le 22 août 2007. d'une part. les dettes à la charge du défunt existant au jour de son décès sont. rentes ou valeurs quelconques dues directement ou indirectement par un ou plusieurs organismes d'assurance et assimilés (« assurance-vie ». En matière de succession. les droits de mutation par décès et le prélèvement de 20 % précité sont supprimés pour le conjoint survivant. lorsque le donateur ou le défunt n'a pas son domicile fiscal en France : • le bénéficiaire est domicilié en France au jour de la transmission ou l’a été pendant au moins 6 ans au cours des 10 dernières années : les droits de mutation à titre gratuit sont exigibles à raison des biens meubles et immeubles situés en France ou hors de France . En matière de succession. les transmissions à cause de mort. les dettes qui ont été contractées par le donateur pour l’acquisition ou dans l’intérêt des biens transmis et qui sont mises à la charge du donataire dans l’acte de donation sont déductibles de l’assiette des droits de mutation à titre gratuit. les transmissions sans contrepartie entre vifs. le bénéficiaire est domicilié hors de France : seuls les biens français qu’il reçoit sont imposables en France. diminuée d'un abattement de 152 500 €. c'est-à-dire les successions et. déduites de l’actif successoral. le plus souvent). les droits de mutation à titre gratuit sont dus à raison de l'ensemble des biens meubles et immeubles situés en France ou hors de France . En matière de droits de mutation à titre gratuit. d'autre part. ces sommes. En matière de donation. d’une manière générale. autres que les contrats de rente survie et que certains contrats d’épargne retraite souscrits dans le cadre d'une activité professionnelle. c'est-à-dire les donations. rentes ou valeurs sont soumises à un prélèvement de 20 % à concurrence de la part revenant à chaque bénéficiaire de ces sommes. rentes ou valeurs correspondant à la fraction rachetable des contrats et des primes versées au titre de la fraction non rachetable des contrats. il convient d'effectuer la distinction suivante pour déterminer la base imposable : lorsque le donateur ou le défunt a son domicile fiscal en France.D/ DROITS DE SUCCESSION ET DE DONATION Les mutations à titre gratuit comprennent.65 - .

7 849 € pour les neveux et nièces. qui ne remplissent pas les conditions permettant d’être exonérés de droits de mutation à titre gratuit . D’autres abattements sont également prévus pour les donations consenties en faveur des petits-enfants (31 395 €) et arrière-petits-enfants (5 232 €). l'abattement appliqué sur la part nette de chaque redevable est fixé à : • • • • 156 974 € pour les ascendants. diminuée le cas échéant d'un abattement38 dont l’importance varie suivant le degré de parenté entre les parties à la mutation. actualisé au 1er janvier de chaque année dans la même proportion que la limite supérieure de la première tranche de barème de l’impôt sur le revenu.66 - . 38 37 . les enfants ou les personnes handicapées . Le taux progressif ou proportionnel varie selon l'importance de la valeur du patrimoine transmis et selon le degré de parenté existant entre le défunt ou le donateur d'une part. Pour les successions ouvertes et les donations consenties en 2010. veuf. Les droits de mutation à titre gratuit sont calculés en appliquant au montant de la part nette reçue par chaque bénéficiaire.par un pacte civil de solidarité (PACS) et les frères et sœurs habitant sous le même toit et remplissant certaines conditions37. 15 697 € pour les frères et sœurs. séparé ou divorcé au moment du décès. l'ayant droit ou le donataire d'autre part. Il existe plusieurs barèmes distincts : barème applicable pour 2010 aux transmissions (donations et successions) en ligne directe (entre parents et enfants) : Fraction de part nette taxable N’excédant pas 7 953 € Comprise entre 7 953 € et 11 930 € Comprise entre 11 930 € et 15 697 € Comprise entre 15 697 € et 544 173 € Comprise entre 544 173 € et 889 514 € Comprise entre 889 514 € et 1 779 029 € Au-delà de 1 779 029 € Tarif applicable en % 5 10 15 20 30 35 40 Le frère ou la sœur doit être célibataire. un tarif progressif ou proportionnel7. 79 533 € s’agissant des donations entre époux et entre partenaires liés par un PACS . être âgé de plus de 50 ans à l’ouverture de la succession ou atteint d’une infirmité ne lui permettant pas de subvenir à ses besoins et avoir été constamment domicilié avec le défunt pendant les 5 années ayant précédé le décès.

Par ailleurs. artisanale. des dons et legs consentis à l’État et aux établissements publics ou d’utilité scientifique. à concurrence de 75 % de leur valeur. La nature ou la situation des biens transmis peuvent également motiver des régimes d’exonération : sont par exemple exonérés de droits de mutation à titre gratuit. 40 . Les droits sur les donations en pleine propriété ou en usufruit. Les droits dus sur les successions et les donations bénéficient de réductions pour charges de famille. de 30 % ou 10 % lorsque le donateur a 70 ans révolus mais moins de 80 ans. agricole ou libérale sous certaines 39 Les successions entre époux ou partenaires liés par un PACS ouvertes depuis le 22 août 2007 sont exonérées de DMTG. aucune réduction n’est applicable. d’assistance et de bienfaisance. commerciale.barème applicable pour 2010 aux donations39 entre époux et entre partenaires liés par un PACS : Fraction de part nette taxable N’excédant pas 7 953 € Comprise entre 7 953 € et 15 697 € Comprise entre 15 697 € et 31 395 € Comprise entre 31 395 € et 544 173 € Comprise entre 544 173 € et 889 514 € Comprise entre 889 514 € et 1 779 029 € Au-delà de 1 779 029 € Tarif applicable en % 5 10 15 20 30 35 40 barème applicable pour 2010 aux transmissions (donations et successions) entre frères et sœurs : Taux de 35 % pour la part qui n'excède pas 24 069 €. en nue-propriété.67 - . d’enseignement. motivés par la qualité du défunt ou du successeur : ainsi en est-il. barème applicable dans les autres cas (entre parents au-delà du 4ème degré et entre personnes non-parentes) : Taux de 60 %. Au-delà de 80 ans. taux de 45 % pour la fraction excédant ce montant. barème applicable aux transmissions entre parents jusqu'au 4ème degré inclus : Taux de 55 %. Il convient de noter qu’il existe des régimes spéciaux d’exonération. d’une part. les titres de sociétés et les entreprises individuelles ayant une activité industrielle. par exemple. bénéficient d’une réduction qui est respectivement de 50 % ou 35 % lorsque le donateur est âgé de moins de 70 ans . d’autre part. les droits dus sur les donations supportent une réduction supplémentaire liée à l’âge du donataire40.

à un arrière-petit-enfant.conditions.68 - . Un régime de faveur s’applique également à la transmission des bois et forêts. La limite d’âge du donateur est portée à 80 ans lorsque les dons sont consentis à un petit-enfant. les dons familiaux en espèces sont exonérés de droits de donation dans la limite de 31 395 € (pour les dons consentis en 2010) et à la condition que le donateur ait moins de 65 ans et que le donataire soit majeur. . en principe. Enfin. Ce régime vise à favoriser les transmissions d’entreprises. ou à défaut d’une telle descendance. Les parts ou actions transmises doivent notamment avoir fait l’objet d’un engagement collectif de conservation pris. par le défunt ou le donateur avec d’autres associés. à un petit-neveu ou une petite-nièce venant en représentation.

Subsistent des droits de timbre perçus sur les quittances relatives à certains jeux : loto. . par cheval vapeur. le paiement d’un droit de timbre : ainsi en est-il des cartes de séjour et des passeports. a été supprimé. perçu jusqu’au 1er janvier 2006 sur chaque page des actes soumis aux droits d’enregistrement (notamment sur les actes notariés et les contrats de prêt des établissements de crédit).DROITS DE TIMBRE PROPREMENT DITS Le droit de timbre de dimension. De nombreux documents administratifs requièrent. pour leur obtention. le taux unitaire. de la taxe proportionnelle applicable aux cartes grises délivrées dans leur ressort territorial. au paiement d’une taxe perçue au profit des régions. sauf exceptions expressément prévues par la loi. donnent lieu. Le conseil régional peut. Ils sont payables en général par apposition physique d'un timbre mobile sur un document écrit. pari mutuel et loteries instantanées. dans chaque région. exonérer totalement ou à concurrence de la moitié de la taxe les véhicules non polluants ou roulant au superéthanol E 85. de la délivrance du permis de chasser ou du permis de conduire les bateaux de plaisance à moteur. sur délibération. I .CHAPITRE 2 LES DROITS DE TIMBRE ET ASSIMILÉS Les droits de timbre sont perçus à l'occasion de l'accomplissement de certaines formalités administratives. II – DROITS DE TIMBRE RELATIFS AUX VÉHICULES Le taux de pollution émis par les véhicules devient un critère dans la fixation du tarif des droits applicables aux documents relatifs aux véhicules automobiles.69 - . A/ TAXE SUR LES CERTIFICATIONS D’IMMATRICULATION DES VÉHICULES 41 Les certificats d’immatriculation des véhicules automobiles et de tous les autres véhicules à moteur. 41 Communément nommée « carte grise ». C’est le conseil régional qui fixe. de la rédaction de certains écrits ou constituent un mode de paiement de la délivrance de certains documents. La taxe régionale sur les cartes grises peut être fixe ou proportionnelle.

frappe les véhicules qui n’entrent pas dans le champ de la taxe « malus » précédente . Les véhicules immatriculés dans le genre « véhicules automoteurs spécialisés » ou voiture particulière carrosserie « Handicap ». émettant plus de 200 gr CO2/km ou. bénéficient d’un abattement de 40 % sur les taux d’émission de dioxyde de carbone retenus dans le barème fixant le tarif du malus.B/ MALUS APPLICABLE AUX VOITURES PARTICULIÈRES LES PLUS POLLUANTES Les véhicules dont les émissions de dioxyde de carbone excèdent un certain seuil. de système ou d’équipement. quant à eux. Pour les véhicules n’ayant pas fait l’objet d’une réception communautaire. . dite « écopastille » ou « malus ». Enfin. les véhicules ayant fait l’objet d’une réception communautaire. exprimée en chevaux-vapeur (CV). à partir du troisième. dont les émissions de CO2 n’excèdent pas 250 grammes par kilomètre. à cette date. ainsi que les véhicules immatriculés par les personnes titulaires de la carte d’invalidité sont exonérés de la taxe. Le tarif du malus s’échelonne de 200 € à 2 600 €. sont susceptibles d’être assujettis à une taxe additionnelle à la taxe sur les certificats d’immatriculation lors de la délivrance de leur première immatriculation en France. cette taxe additionnelle à la taxe sur les certificats d’immatriculation s’applique aux voitures particulières les plus polluantes mises en circulation à compter du 1er juin 2004. Cette taxe. Sont redevables de cette taxe. les véhicules dont la puissance fiscale est égale ou supérieure à 10 CV. Cette taxe ne se cumule pas avec l’écopastille ou malus mentionné au B. les véhicules émettant. La taxe est due dès lors que la puissance fiscale du véhicule est supérieure à 7 CV. immatriculés pour la première fois en France ou à l’étranger à compter du 1er janvier 2008. dont les émissions de dioxyde de carbone excèdent 160 grammes par kilomètre parcouru (160 gr CO2/km)43. lorsqu’ils n’ont pas fait l’objet d’une réception communautaire.70 - . éligibles à un « bonus ». les taux d’émission de CO2 retenus dans le barème fixant le tarif du malus sont réduits de 20 gr pour chaque enfant à charge. les véhicules spécialement équipés pour fonctionner au moyen du superéthanol E85. moins de 130 gr CO2/km sont. est destinée à constater qu’un type de véhicule. La réception communautaire. dite réception CE. selon le taux de pollution émise par le véhicule. Cette taxe. Par ailleurs. dite « taxe CO2 ». elle concerne en fait les véhicules neufs acquis jusqu’à la date d’entrée en vigueur de la taxe « malus » ou les véhicules d’occasion lors de changement de propriétaire. 43 42 Pour 2008 et 2009. C/ TAXE ADDITIONNELLE À LA TAXE SUR LES CERTIFICATS D’IMMATRICULATION Depuis le 1er juillet 2006. dits « flex-fuel ». satisfait aux prescriptions techniques des directives communautaires relatives à ceux-ci. la taxe est fonction de la puissance fiscale. Les seuils d’émission de CO2 permettant de déclencher l’application de la taxe sont abaissés tous les deux ans. est applicable aux voitures particulières ayant fait l’objet d’une réception communautaire42. et s’échelonne de 750 € à 2 600 €.

Les véhicules immatriculés dans le genre « véhicules automoteurs spécialisés » ou voiture particulière carrosserie « Handicap ». . Pour chaque véhicule taxable. est titulaire de cette carte) sont exonérés de la taxe. le tarif de la taxe est fonction de la puissance fiscale du véhicule. les voitures utilisées par les salariés ou les dirigeants pour lesquels la société procède au remboursement de frais kilométriques. des autres voitures dont la puissance administrative excède 16 CV.Pour les premiers.71 - . le tarif est fonction du nombre de grammes de CO2 émis par kilomètre. le tarif est calculé en fonction d’un barème comportant trois tranches. gaz naturel véhicule. Les sociétés soumises à la taxe sur les véhicules de sociétés en sont également exonérées. ainsi que les véhicules immatriculés par les personnes titulaires de la carte d’invalidité (ou par une personne dont au moins un enfant mineur ou à charge. dont le taux d'émission de CO2 excède. et du même foyer fiscal. Le montant de la taxe est obtenu en multipliant le nombre de grammes de CO2 émis par kilomètre par le tarif par gramme de la tranche à laquelle appartient le véhicule. • La taxe est due au 1er janvier de l’année d’imposition et son montant est de 160 € par véhicule détenu ou loué. Le tarif annuel est calculé en fonction d’un barème comportant sept tranches. le tarif applicable est fonction de leur puissance. Pour les seconds. dite « malus annuel ». Le montant de la taxe applicable est réduit de 50 % pour les véhicules spécialement équipés pour fonctionner au moyen du superéthanol E 85. pour la détention de voitures particulières émettant plus de 250 gr CO2/km. le montant annuel de la taxe correspond au tarif par gramme de la tranche à laquelle appartient le véhicule concerné multiplié par le nombre de grammes de CO2 émis par kilomètre. Pour les véhicules ayant fait l’objet d’une réception communautaire et dont la première mise en circulation intervient à compter du 1er juin 2004. sous certaines conditions. Il s'agit : • des voitures ayant fait l'objet d'une réception communautaire. les véhicules utilisant exclusivement ou non certaines énergies alternatives (électricité. l'année de la première immatriculation 250 grammes par kilomètre en 2009 . biocarburant superéthanol E 85). Sont exonérés en totalité ou partiellement de taxe. quel que soit l’État dans lequel elles sont immatriculées. et qui n’étaient pas possédés ou utilisés par la société avant le 1er janvier 2006. y compris. D/ TAXE FORFAITAIRE ANNUELLE (MALUS ANNUEL) La loi de finances rectificative pour 2008 a institué une taxe forfaitaire annuelle. gaz de pétrole liquéfié. Pour les autres véhicules. E/ TAXE SUR LES VÉHICULES DE SOCIÉTÉ Cette taxe est perçue sur les voitures particulières possédées ou utilisées par les sociétés.

.72 - .

à raison de leurs seuls biens situés en France.. excède un certain montant. Toutefois. Les personnes transférant leur domicile en France sont imposables. de titres résultant de la souscription au capital de PME ou de parts de certains fonds de capital-risque. Il s'agit essentiellement des biens professionnels (entreprises individuelles dirigées effectivement par le contribuable . participations d’au moins 25 % dans la société dans laquelle le contribuable exerce une fonction de direction). lorsqu’elles n’ont pas été fiscalement domiciliées sur le territoire national au cours des cinq années précédant le transfert de leur domicile. de certains biens ruraux. appréciée au 1er janvier de l’année d’imposition. exploitations agricoles. meubles meublants.5 milliards d’euros. l'administration légale des biens. des objets d'antiquité. L'imposition est établie au niveau du foyer fiscal. véhicules automobiles. pendant les cinq années suivant leur installation en France. des droits de propriété littéraire et artistique détenus par leur auteur. Les personnes qui sont domiciliées hors de France au sens de la législation interne française sont imposables à raison de leurs seuls biens situés en France.. des partenaires liés par un pacte civil de solidarité (PACS) et des enfants mineurs dont ils ont.73 - . Celui-ci se compose des époux. bateaux de plaisance.). Les personnes qui sont domiciliées en France sont imposables à raison des biens détenus en France et hors de France (imposition à raison du « patrimoine mondial »). . l'un ou l'autre. de titres faisant l’objet d’un engagement de conservation. Il a été institué en 1989. placements financiers. d'art ou de collection. des personnes vivant en concubinage notoire.PERSONNES IMPOSABLES Les personnes physiques dont le patrimoine a une valeur nette supérieure à 790 000 € au 1er janvier 2009 sont assujetties à l'ISF au titre de l’année 2009.CHAPITRE 3 L'IMPÔT DE SOLIDARITÉ SUR LA FORTUNE L'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) est un impôt annuel dû par les personnes physiques à raison de la détention de leur patrimoine lorsque sa valeur nette. le rendement de l’ISF s'est élevé à 4. En 2008. entreprises individuelles. droits et valeurs qui composent le patrimoine des personnes imposables au 1er janvier de l'année d'imposition (immeubles bâtis ou non bâtis. II . I . certains biens sont totalement ou partiellement exonérés. avions.2 milliards d'euros.BASE IMPOSABLE La base imposable comprend l'ensemble des biens. Le rendement attendu pour 2010 est estimé à 3.

80 Des réductions d’ISF existent pour charges de famille ou à raison de certains investissements ou dons effectués par les redevables (voir ci-dessous § IV). actions ou parts détenus dans une société ou une personne morale non cotée dont l'actif est principalement constitué d'immeubles ou de droits immobiliers situés sur le territoire français. les actions ou parts détenues directement ou indirectement à plus de 50 % par des personnes morales ou organismes propriétaires d'immeubles ou de droits réels immobiliers situés en France.65 1.74 - . . sont imposables : • les titres. Un abattement de 30 % est effectué sur la valeur vénale réelle de l’immeuble dont le contribuable est propriétaire et qu’il occupe à titre de résidence principale.BARÈME DE L'IMPÔT Le montant de l'impôt est déterminé en appliquant à la base imposable un barème qui est actualisé chaque année.30 1.75 1 1.55 0. à proportion de la valeur de ces biens par rapport à l'actif total de la société . les titres de participation représentant au moins 10 % du capital d'une société . les biens imposables sont évalués selon les règles applicables en matière de droits de succession (en principe. III . • • En règle générale. ce barème est le suivant : Fraction de la valeur nette taxable du patrimoine N’excédant pas 790 000 € Comprise entre 790 000 € et 1 280 000 € Comprise entre 1 280 000 € et 2 520 000 € Comprise entre 2 520 000 € et 3 960 000 € Comprise entre 3 960 000 € et 7 570 000 € Comprise entre 7 570 000 € et 16 480 000 € Au-delà de 16 480 000 € Tarif applicable en % 0 0. il s'agit de la valeur vénale).Les placements financiers des personnes qui n'ont pas en France leur domicile fiscal sont expressément exonérés de l'ISF. Au 1er janvier 2009. Leur valeur est appréciée au 1er janvier de l’année d’imposition. Cependant.

au plus tard le 15 juin de chaque année44 auprès du service des impôts compétent. pour la généralité des contribuables.75 - . l'ISF est réduit de l'excédent ainsi constaté. 75 % du montant des dons effectués au profit de certains organismes d’intérêt général. voir page 45 de la brochure). directes ou via certaines sociétés holdings. • Le montant total de ces réductions d’ISF est plafonné à 50 000 €. accompagnée du paiement correspondant. Si ce pourcentage est dépassé. Toutefois. soit 2 520 000 € en 2009. cette diminution est limitée pour les contribuables dont le patrimoine excède la limite supérieure de la troisième tranche du tarif de l’ISF. IV . la réduction opérée au titre des souscriptions de parts de fonds ne pouvant elle-même excéder 20 000 €. Par ailleurs. l’ISF fait partie des impositions prises en compte pour la détermination du droit à restitution des impositions directes pour la fraction qui excède 50 % des revenus du contribuable (« bouclier fiscal ». c’est-à-dire pour les contribuables domiciliés fiscalement en France. fonds communs de placements dans l’innovation (FCPI) et fonds communs de placements à risques (FCPR) . V – PLAFONNEMENT DE L’ISF Pour les redevables fiscalement domiciliés en France. .RÉDUCTION D’ISF POUR INVESTISSEMENT DANS LES PME OU AU TITRE DES DONS A CERTAINS ORGANISMES D’INTÉRÊT GÉNÉRAL Les redevables de l’ISF peuvent imputer sur le montant de l’impôt dû : • • 75 % du montant de leurs souscriptions.L'ISF est perçu au vu d'une déclaration. un mécanisme de plafonnement permet de limiter le total de cet impôt et de l'impôt sur le revenu de l'année précédente à 85 % de leurs revenus. 44 Au plus tard le 15 juillet pour les redevables domiciliés dans la Principauté de Monaco ou dans les autres pays d’Europe et le 31 août pour ceux domiciliés dans les autres pays du monde. déposée. 50 % du montant de leurs souscriptions de parts de certains fonds d’investissement de proximité (FIP). au capital de certaines PME .

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actionnaires et autres membres qui détiennent moins de 1 % de leur capital.CHAPITRE 4 LA TAXE SUR LA VALEUR VÉNALE DES IMMEUBLES POSSÉDÉS EN FRANCE PAR DES ENTITÉS JURIDIQUES. les entités juridiques qui réalisent des investissements immobiliers (OPCI et entités étrangères soumises à une réglementation équivalente). directement ou indirectement. possèdent un ou plusieurs immeubles situés en France ou sont titulaires de droits réels portant sur ces biens. Il est prévu néanmoins que les entités juridiques suivantes peuvent s’en exonérer. sont redevables d’une taxe annuelle de 3 % sur la valeur vénale de ces biens ou droits. parts ou autres droits détenus par chacun d’entre eux et enfin celles qui déclarent annuellement les informations précitées. les organismes ou autres institutions ayant pour objet de gérer des régimes de retraites ou reconnus d’utilité publique ou dont la gestion est désintéressée. associés ou autres membres dont les entités juridiques ont connaissance. les entités juridiques qui ne sont pas considérées comme étant à prépondérance immobilière . fiducies ou institutions comparables) qui. les États souverains et leurs subdivisions politiques et territoriales . . l’identité et l’adresse de chacun des actionnaires. organismes. la er consistance et la valeur des immeubles possédés au 1 janvier de chaque année. TAXE DITE DE 3 % Les entités juridiques françaises ou étrangères (personnes morales. Sont visées les entités juridiques qui réalisent de faibles investissements dans l’immobilier français. Les entités juridiques sont néanmoins dispensées de déclarer leurs associés. sous certaines conditions : • • • • les organisations internationales. ainsi que le nombre des actions. celles qui communiquent ou s’engagent à communiquer à l’administration fiscale la situation. associés ou autres membres. les entités juridiques établies dans l’Union européenne ou dans un pays ou territoire lié à la France par une convention d’assistance administrative en vue de lutter contre la fraude et l’évasion fiscales ou dans un État lié à la France par un traité leur permettant de bénéficier du même traitement que les entités juridiques qui ont leur siège en France. les entités juridiques cotées . Cette taxe est due à raison des immeubles et des droits immobiliers possédés au 1er janvier de l'année d'imposition.77 - . Cette dernière exonération peut être accordée globalement ou partiellement au prorata des actionnaires.

la consistance et la valeur vénale des immeubles et droits immobiliers imposables possédés au 1er janvier de l'année d'imposition.78 - . Cette déclaration doit être accompagnée du paiement de la taxe. .Les entités juridiques redevables de la taxe de 3 % doivent souscrire au plus tard le 15 mai de chaque année une déclaration faisant apparaître le lieu de situation.

Ils succèdent en effet aux contributions directes qui avaient été créées en 1790 et 1791 en tant qu'impôts d'État et qui ont été transférées aux collectivités territoriales à l'occasion de la réforme fiscale de 1914-1917. Les impôts locaux sont perçus par l'État au profit des collectivités territoriales (régions.79 - . communes) et des établissements publics de coopération intercommunale. départements.) lors du vote de leur budget annuel en fonction du produit que les diverses collectivités bénéficiaires attendent des impositions qui sont perçues à leur profit. la taxe foncière sur les propriétés non bâties. . La loi de finances pour 2010 a supprimé la taxe professionnelle en la remplaçant par une contribution économique territoriale (CET) composée d’une cotisation foncière des entreprises (CFE) et d’une cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE). sauf en ce qui concerne la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (composante de la CET). La fiscalité locale se caractérise par le fait que la base d'imposition des impôts locaux est constituée essentiellement par la valeur locative cadastrale. S'y ajoutent des taxes annexes ou assimilées. La valeur locative cadastrale ne représente pas le loyer aux conditions normales du marché mais le rendement théorique d'une propriété déterminé par l'administration. taxe foncière sur les propriétés non bâties. Il existe de nombreuses exonérations permanentes ou temporaires. la taxe d'habitation et la taxe professionnelle. transferts de certains impôts d’Etat et mise en place au profit des collectivités territoriales d’une imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER).QUATRIÈME PARTIE LES IMPÔTS DIRECTS LOCAUX Les impôts directs locaux sont les plus anciens impôts du système fiscal français. Le produit des quatre principaux impôts directs locaux (taxe foncière sur les propriétés bâties.. Les taux des impôts locaux sont fixés par les assemblées territoriales (conseils régionaux ou généraux. Cette réforme s’accompagne d’une modification importante des modalités de financement des collectivités territoriales : nouvelle répartition des impôts directs locaux. Ces taux s'appliquent aux bases déterminées par l'État. conseils municipaux. La fiscalité locale comporte quatre impôts principaux : la taxe foncière sur les propriétés bâties..51 milliards d’euros. les taux applicables ne peuvent dépasser certaines limites qui sont fixées par l'État. taxe d'habitation et taxe professionnelle) s’est élevé en 2009 à 71. Toutefois.

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les terrains formant une dépendance immédiate et indispensable de ces constructions. bâtiments ruraux à usage agricole. on peut citer les locaux destinés à abriter les personnes (immeubles d'habitation) ou les biens professionnels (ateliers.CHAPITRE 1 LA TAXE FONCIÈRE SUR LES PROPRIÉTÉS BÂTIES La taxe foncière sur les propriétés bâties est établie annuellement à raison des propriétés bâties situées en France à l'exception de celles qui font l'objet d'exonérations permanentes (propriétés publiques. aux personnes âgées ou handicapées et de condition modeste.81 - . telle qu'elle résulte des mises à jour régulières effectuées par l'administration. Des exonérations ou des dégrèvements d’office sont accordés. sous certaines conditions de ressources et de cohabitation. La taxe est due par la personne propriétaire du bien au 1er janvier de l'année d'imposition. La base d'imposition est constituée par le revenu cadastral égal à 50 % de la valeur locative cadastrale.. pour l'année considérée.52 milliards d’euros. etc. . Les propriétés imposables sont constituées de toutes les constructions fixées au sol à perpétuelle demeure et présentant le caractère de véritables constructions. hangars). A titre d'exemple. Le produit en matière de taxe foncière sur les propriétés bâties s’est élevé en 2009 à 22. ou destinées à favoriser le développement immobilier.. dans le cadre de la politique de la ville ou de l’aménagement du territoire). certains ouvrages d'art et certaines voies de communication.) ou temporaires (en faveur des entreprises nouvelles ou innovantes. Le montant de la taxe s'obtient en multipliant la base d'imposition par les taux votés par chacune des collectivités territoriales bénéficiaires.

.82 - .

au reboisement ou à la préservation de zones présentant un intérêt environnemental). Comme pour la taxe foncière sur les propriétés bâties. La base d'imposition servant au calcul de la taxe foncière sur les propriétés non bâties est fixée à 80 % de la valeur locative cadastrale des propriétés.CHAPITRE 2 LA TAXE FONCIÈRE SUR LES PROPRIÉTÉS NON BÂTIES La taxe foncière sur les propriétés non bâties est établie annuellement à raison de la détention des propriétés non bâties de toute nature situées en France. telle qu'elle résulte des évaluations foncières mises à jour par l'administration. à l'exception de celles qui font l'objet d'exonérations permanentes (propriétés publiques) ou temporaires (mesures diverses d'encouragement à l'agriculture biologique. Le montant de la taxe foncière sur les propriétés non bâties est obtenu en multipliant le revenu cadastral de chaque propriété par les taux votés par chacune des collectivités territoriales bénéficiaires. pour l'année considérée. en principe. Le produit de la taxe foncière sur les propriétés non bâties s’est élevé en 2009 à 884 millions d’euros. le redevable est. . Elle est perçue au profit des collectivités territoriales et de leurs établissements publics de coopération intercommunale. le propriétaire du bien au 1er janvier de l'année d'imposition.83 - .

84 - ..

les communes peuvent assujettir à la taxe d’habitation des logements vacants depuis cinq ans au 1er janvier de l’année d’imposition. d'abattements obligatoires pour charges de famille ou facultatifs (abattement général à la base. Le montant de la taxe est égal au produit de la base d'imposition par les taux votés par chacune des collectivités territoriales bénéficiaires. abattement spécial à la base ou abattement en faveur des personnes handicapées). . pour l'année considérée. depuis 2007. un plafonnement en fonction du revenu. En outre. La taxe d’habitation est calculée d'après la valeur locative cadastrale des locaux d'habitation résultant des évaluations foncières des propriétés bâties mises à jour par l'administration. dans certaines conditions. de la taxe d’habitation afférente à l’habitation principale.85 - . Le produit de la taxe d’habitation s’est élevé en 2009 à 16. a été institué. telles qu'elles sont définies par la loi. garages. La taxe est due par toute personne qui dispose au 1er janvier de l'année d'imposition de locaux imposables. par nature ou sur décision des communes. occupant à titre gratuit).59 milliards d’euros. Cette valeur locative est diminuée. du montant de la taxe d'habitation relative à leur habitation principale.CHAPITRE 3 LA TAXE D'HABITATION Les locaux d'habitation suffisamment meublés et leurs dépendances (jardins. Certains locaux sont exonérés de la taxe d’habitation. Pour les contribuables qui ne bénéficient pas des mesures d’exonération ou de dégrèvement précités. Les personnes de condition modeste. peuvent bénéficier d'une exonération ou d'un dégrèvement d'office. à quelque titre que ce soit (propriétaire. parkings privatifs) sont imposables à la taxe d'habitation. sous réserve que la taxe annuelle sur les logements vacants ne soit pas applicable sur leur territoire. pour les logements affectés à l'habitation principale du redevable. locataire.

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d’une cotisation foncière des entreprises (CFE) assise sur les valeurs locatives foncières et d’autre part. - - La base d'imposition à la CFE est constituée par la valeur locative (diminuée de 30 % pour les établissements industriels) des seuls biens passibles de taxe foncière dont le redevable avait.87 - . en règle générale. facultatives (car accordées sur décision ou en l’absence de délibération contraire des collectivités territoriales) et permanentes (loueurs en meublé. cinémas. à l’exception de ceux qui s’appliquaient aux . les grands ports maritimes. Les réductions de base d'imposition et les abattements qui s’appliquaient à la TP ont été repris pour la détermination de la CFE. pour les besoins de sa profession. une activité professionnelle non salariée. librairies indépendantes de référence…) . les collectivités territoriales et les établissements publics. de la politique de la ville ou en faveur des entreprises nouvelles. certaines activités artisanales. spectacles vivants. innovantes ou dans un pôle de compétitivité. établissements privés d'enseignement. à titre habituel. à l’exception des exonérations facultatives qui s’appliquaient aux équipements et biens mobiliers et de celles qui. sont abrogées. activités et organismes agricoles.CHAPITRE 4 LA CONTRIBUTION ÉCONOMIQUE TERRITORIALE A compter du 1er janvier 2010. I – LA COTISATION FONCIÈRE DES ENTREPRISES La cotisation foncière des entreprises (CFE) est due chaque année par les personnes physiques ou morales ou par les sociétés non dotées de la personnalité morale qui exercent en France. la taxe professionnelle (TP) est supprimée et remplacée par une contribution économique territoriale (CET) composée d’une part. auto-entrepreneurs) . d’une cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) calculée en fonction de la valeur ajoutée produite par l’entreprise. la disposition au cours d’une période de référence qui est. l'avant-dernière année civile précédant celle de l'imposition. parvenues à leur terme. Ces exonérations peuvent être : de plein droit et permanentes (activités exercées par l'État. ou encore en faveur des PME implantées en Corse). Toutes les exonérations applicables à la TP ont été reprises en matière de CFE. créées pour la reprise d’une entreprise industrielle en difficulté. de plein droit et temporaires (jeunes avocats. presse…) . facultatives et temporaires (exonérations accordées dans le cadre de l'aménagement du territoire. caisse de crédit municipal. les organismes HLM.

équipements et biens mobiliers ou de celui prévu en faveur des usines nucléaires45. La CFE est établie dans chaque commune où le redevable dispose de locaux ou de terrains. Par principe, elle est due pour l’année entière par le redevable qui exerce une activité imposable et non exonérée au 1er janvier sur la base des éléments d’imposition existant au dernier jour de la période de référence, sous réserve d’un certain nombre d’exceptions. En cas de création d’établissement, la CFE n’est pas due la première année et les bases imposables sont réduites de moitié pour l’année qui suit cette création. Le montant de la CFE est obtenu en multipliant la base d'imposition nette de réductions et abattements par les taux votés par les communes ou leurs établissements publics de coopération intercommunale dotés d’une fiscalité propre46. Le montant ainsi obtenu ne peut être inférieur à la cotisation minimum établie à partir d’une base dont le montant est fixé par le conseil municipal et doit être compris entre 200 € et 2 000 €47.

II - LA COTISATION SUR LA VALEUR AJOUTÉE DES ENTREPRISES
La cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) est due par les personnes qui exercent une activité imposable à la CFE et dont le chiffre d’affaires excède 152 500 €48. En pratique, seules les personnes qui exercent à titre habituel une activité professionnelle non salariée et dont le chiffre d'affaires est supérieur à 500 000 € hors taxes doivent acquitter la CVAE. Toutes les entreprises dont le chiffre d’affaires est supérieur à 152 500 € sont soumises à une obligation déclarative. Comme la CFE, la CVAE s’applique aux personnes qui exercent une activité professionnelle en France. L’ensemble des exonérations de plein droit et des exonérations et abattements facultatifs applicables à la CFE s’applique, sur demande de l’entreprise, à la CVAE49, sous réserve de l’application des règles en matière de délibération. Les exonérations et l’abattement de CVAE sont liés aux exonérations et abattements de CFE. Ainsi, le bénéfice des exonérations et de l’abattement de CVAE est perdu lorsque les conditions de l’exonération ou de l’abattement correspondant de CFE ne sont plus réunies. Le montant de la CVAE est égal à une fraction de la valeur ajoutée produite par l’entreprise au cours de la période de référence.
45

La réduction d’un tiers de la valeur locative dont bénéficiaient les usines nucléaires en application du 1er alinéa de l’article 1518 A du CGI est supprimée pour déterminer l’assiette de la CFE comme celle de la taxe foncière. Seul le « bloc communal » perçoit la CFE, à la différence de la TP qui était perçue par tous les niveaux de collectivités territoriales : « bloc communal », départements et régions. Montants indexés sur l’indice des prix.

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47 48

Cependant, les entreprises dont le chiffre d’affaires est inférieur à 500 000 € bénéficient d’un dégrèvement total de cette cotisation (cf. infra).
49

S’agissant de l’abattement applicable dans les DOM49, pour la détermination de la CVAE, la valeur ajoutée des établissements bénéficiant d'un abattement de leur base nette d'imposition à la CFE en application de l'article 1466 F du CGI fait l'objet, à la demande de l'entreprise, d'un abattement de même taux, dans la limite de 2 000 000 € de valeur ajoutée.

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Le taux de la cotisation est théoriquement égal à 1,5 %. Toutefois, les entreprises dont le chiffre d’affaires n’excède pas 50 millions d’euros peuvent bénéficier d’un dégrèvement dont le taux varie en fonction du chiffre d’affaires, étant précisé que, pour des raisons pratiques, il est fait application directe du barème progressif et variable selon le chiffre d’affaires réalisé par l’entreprise, au moment du versement des acomptes et du solde. Par conséquent, les entreprises acquittent dans tous les cas une CVAE calculée d’après le taux effectif d’imposition. Le pourcentage de la valeur ajoutée effectivement imposé varie selon le montant du chiffre d’affaires (CA) conformément au barème suivant : Si le montant du CA HT est : Le taux effectif d’imposition est égal à :

< 500 000 € 0% 500 000 € ≤ CA ≤ 3 000 000 € 0,5 % x (CA - 500 000 €) / 2 500 000 € 3 000 000 € < CA ≤ 10 000 000 € 0,5 % + 0,9 % x (CA - 3 000 000 €) / 7 000 000 € 10 000 000 € < CA ≤ 50 000 000 € 1,4 % + 0,1 % x (CA - 10 000 000 €) / 40 000 000 € > 50 000 000 € 1,5 % Le montant du dégrèvement est majoré de 1 000 € pour les entreprises dont le chiffre d’affaires est inférieur à 2 000 000 €. De plus, la CVAE due par les entreprises dont le chiffre d’affaires excède 500 000 € ne peut être inférieure à 250 €50, ce montant constituant la cotisation minimum sur la valeur ajoutée de l’entreprise. La CVAE est déterminée en fonction du chiffre d’affaires réalisé et de la valeur ajoutée produite au cours de l’année au titre de laquelle l’imposition est établie ou au cours du dernier exercice de 12 mois clos au cours de cette même année lorsque cet exercice ne coïncide pas avec l’année civile51. La définition du chiffre d’affaires et de la valeur ajoutée retenus en matière de CVAE varie en fonction du régime d’activité dont l’entreprise relève : entreprises de droit commun (qui inclut les titulaires de BNC soumis à une comptabilité de caisse et les titulaires de revenus fonciers), établissements de crédit et entreprises d’investissement agréées, entreprises de gestion d’instruments financiers, sociétés créées pour une opération unique de financement, entreprises d’assurance et assimilées. La valeur ajoutée comprend le chiffre d’affaires auquel on ajoute ou on déduit des comptes expressément prévus (article 1586 sexies du CGI). Pour chaque régime, la nature des produits et des charges retenus pour le calcul du chiffre d’affaires et de la valeur ajoutée tient compte des spécificités juridiques, économiques et comptables propres à chacun des cinq secteurs d’activité auxquels se rapportent ces régimes.
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Ce montant constitue la cotisation minimum sur la valeur ajoutée de l’entreprise.

Si l’exercice clos au cours de l’année d’imposition est d’une durée de plus ou de moins de 12 mois, la CVAE est établie à partir : - du chiffre d’affaires réalisé et corrigé pour correspondre à une année pleine, - de la valeur ajoutée produite au cours de cet exercice. Si aucun exercice n’est clôturé au cours de l’année d’imposition, la CVAE est établie à partir : - du chiffre d’affaires réalisé et corrigé pour correspondre à une année pleine, - de la valeur ajoutée produite entre le premier jour suivant la fin de la période retenue pour le calcul de la CVAE de l’année précédente et le 31 décembre de l’année d’imposition. Lorsque plusieurs exercices sont clôturés au cours d’une même année, la CVAE est établie à partir du chiffre d’affaires réalisé et de la valeur ajoutée produite au cours des exercices clos, quelles que soient leurs durées respectives.

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Pour les entreprises relevant du régime de droit commun, le montant de la valeur ajoutée imposable ne peut excéder : 80 % du chiffre d’affaires pour les contribuables dont le chiffre d’affaires est inférieur ou égal à 7 600 000 € ; 85 % du chiffre d’affaires pour les contribuables dont le chiffre d’affaires est supérieur à 7 600 000 €.

La CVAE est due par le redevable qui exerce l'activité au 1er janvier de l'année d'imposition.Il est précisé que, en cas d’opération de restructuration réalisée à compter du 22 octobre 2009, le chiffre d’affaires de chacune des entreprises participant à l’opération correspond, sous réserve qu’un certain nombre de conditions soient satisfaites, à la somme des chiffres d’affaires de ces entreprises.

III – DÉGRÈVEMENTS DE CONTRIBUTION ÉCONOMIQUE TERRITORIALE
Il est prévu diverses mesures d'allégement de la contribution économique territoriale, tels le dégrèvement pour réduction d'activité, le dégrèvement lié au plafonnement en fonction de la valeur ajoutée (PVA) produite par l'entreprise et le dégrèvement temporaire de CET et de taxes annexes. S’agissant du principal dégrèvement, le PVA, le taux du plafonnement est fixé à 3 % de la valeur ajoutée, quels que soient le chiffre d’affaires et le secteur d’activité de l’entreprise. Le montant du dégrèvement est égal à la différence entre la cotisation de CET au titre de l’année d’imposition et 3 % de la valeur ajoutée produite de l’entreprise. La valeur ajoutée prise en compte est celle produite au cours de la période de référence retenue en matière de CVAE. Par ailleurs, les contribuables qui subissent un accroissement significatif de leur prélèvement en 2010 du fait de la réforme de la taxe professionnelle peuvent bénéficier, sur demande, au titre des années 2010 à 2013, d’un dégrèvement dégressif de CET. Ce dégrèvement est accordé lorsque la somme de la CET, des taxes pour frais de chambre de commerce et d’industrie (TCCI) et pour frais de chambres de métiers et de l’artisanat (TCM) et de l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER) est supérieure de 500 € et 10 % à la somme des cotisations de TP et des taxes annexes qui auraient été dues au titre de 2010, en application des textes en vigueur au 31 décembre 2009. Ce dégrèvement est égal à la différence entre les cotisations de CET, de TCCI, de TCM et d’IFER de 2010 et les cotisations de TP et de TCCI et TCM, majorées de 10 %, qui auraient été dues en 2010 en absence de réforme, multipliée par un taux égal à 100 % pour 2010, 75 % pour 2011, 50 % pour 2012 et 25 % pour 2013.

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91 - . affecté temporairement au budget de l’Etat au titre de l'année 2010 et affecté à l’établissement public « Société du Grand Paris » à compter de cette même année. alors que le matériel roulant utilisé sur le réseau ferré national pour des opérations de transport de voyageurs est imposé selon un barème variant en fonction de sa nature et de son utilisation. le montant de l’imposition est fixé au tarif unique de 2 913 € par KW de puissance électrique installée. les transformateurs électriques . est évalué à 1. Le produit de cette composante de l’IFER est affecté à l’établissement public « Société du Grand Paris » . le matériel roulant utilisé sur le réseau ferré national pour des opérations de transport de voyageurs . Le produit de l’IFER. les répartiteurs principaux de la boucle locale cuivre. le matériel roulant utilisé sur les lignes de transport en commun de voyageurs d’Ile-de-France pour des opérations de transport de voyageurs. pour les trois premières catégories d’installations.3 milliard d’euros pour 2010. Ainsi par exemple. L’IFER s’applique à huit catégories de biens (composantes de l’IFER) : les « éoliennes » et les « hydroliennes » . 52 Sauf en 2010 où elle est affectée au budget général de l’Etat. . les stations radioélectriques . les installations de production d’électricité d’origine nucléaire ou thermique à flamme . Chaque catégorie d'installations fait l'objet de règles d'assiette et de calcul de l'imposition qui lui sont propres et d'une codification spécifique dans le CGI. au profit des collectivités territoriales52 et de l’établissement public « Société du Grand Paris ». les installations de production d’électricité d’origine photovoltaïque ou hydraulique . - L’IFER est due quel que soit le lieu du siège du redevable.CHAPITRE 5 L’IMPOSITION FORFAITAIRE SUR LES ENTREPRISES DE RÉSEAUX (IFER) Une imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER) est instaurée à compter de 2010.

A compter de 2011.92 - . ces frais s’élèveront à 3 % du montant de l’IFER. . un prélèvement de 1.Par ailleurs. en 2010.5 % est perçu en supplément de l’IFER au titre des frais de gestion. Ces dispositions ne s’appliquent pas à la composante de l’IFER dont le produit est affecté à l’établissement public « Société du Grand Paris ».

40 milliards d’euros en 2009. Elles sont dues par l'ensemble des redevables (personnes physiques ou morales) assujettis aux impôts locaux dans un périmètre géographique déterminé et sont calculées sur les mêmes bases. . celui-ci peut instituer la taxe dès lors qu'il assure au moins la collecte.CHAPITRE 6 LES AUTRES TAXES LOCALES I . II . qui sont perçues au profit de ces organismes consulaires. de chambre de commerce et d'industrie et de chambre de métiers. Il existe également des taxes pour frais de chambre d'agriculture. le produit des taxes spéciales d’équipement s’est élevé à 289 millions d’euros. La taxe d’enlèvement des ordures ménagères porte sur toutes les propriétés appartenant à des personnes physiques ou morales et qui sont soumises à la taxe foncière sur les propriétés bâties ou qui en sont temporairement exonérées. Lorsque la compétence « élimination des déchets des ménages » a été transférée à un établissement public de coopération intercommunale. Le produit de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères s’est élevé à 5.93 - . Cette taxe est assise sur le revenu cadastral servant de base à la taxe foncière applicable aux propriétés bâties. En 2009.TAXES SPÉCIALES D'ÉQUIPEMENT Les taxes spéciales d'équipement sont perçues au profit d'une région ou d'un établissement public foncier ou d'aménagement.TAXES ADDITIONNELLES Une taxe d'enlèvement des ordures ménagères peut être instituée par les communes qui assurent au moins la collecte des déchets des ménages.

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Ensemble des comptes qui décrivent pour une année civile toutes les ressources et charges de l'État.Ensemble de règles ou d'opérations tendant à déterminer les éléments (bénéfice.Elément retenu pour le calcul de l'impôt pour l'application du tarif (l'assiette est alors synonyme de base).Ensemble des comptes qui décrivent les crédits d'un ministère pour une année civile. . . le montant des sommes à payer.. Acte écrit rédigé par un particulier et comportant la signature manuscrite des parties. .LEXIQUE Abattement Acte sous seing privé Somme forfaitaire déduite de la base imposable. Action Assiette Avis de non-imposition ou d'imposition non mise en recouvrement Budget .Ensemble de textes législatifs par lesquels sont prévues et autorisées les recettes et les dépenses annuelles de l'État. Assujetti Avis d'imposition Personne soumise à un impôt Document administratif sur lequel figurent les éléments servant de base au calcul de l'impôt.95 - . . chiffre d'affaires. Document administratif adressé au contribuable précisant qu'il n'a pas d'impôt à payer.. Titre de propriété négociable émis par une société de capitaux en représentation d'une partie de son capital. les conditions de leur exigibilité et la date de leur mise en recouvrement.) qui doivent être soumis à l'impôt. .

virement ou par inscription au crédit d'un compte. Créance fiscale imputable sur un impôt. Méthode de diminution de l'impôt théoriquement dû. Somme soustraite du bénéfice brut ou du revenu brut. Contribuable Crédit d'impôt Décote Déduction Domicile fiscal Encaissement Paiement reçu en espèces et. paiement reçu par chèque. Droit que le Trésor public peut faire valoir. sont également considérés comme ayant leur domicile fiscal en France les agents de l'État qui exercent leurs fonctions ou sont chargés de mission dans un État étranger et qui ne sont pas soumis dans ce pays à un impôt personnel sur l'ensemble de leurs revenus. Exigibilité Exonération Fait générateur . Fait par lequel sont réalisées les conditions légales nécessaires pour l'exigibilité d'un impôt ou d'une taxe. avoir son lieu de séjour principal en France . avoir son foyer en France . Dispense d'impôt sous certaines conditions fixées par la loi. Personne qui supporte directement la charge des contributions. .Champ d'application Ensemble des biens. situations ou opérations concernés par une disposition fiscale et limites d'application de cette disposition dans le temps et dans l'espace. Une personne est considérée comme ayant en France son domicile fiscal lorsqu'elle se trouve dans l'une au moins des quatre situations suivantes : . à partir d'un moment donné. par extension. Par ailleurs. . avoir le centre de ses intérêts économiques en France.96 - . à titre non accessoire. droits ou taxes dont le recouvrement est autorisé par la loi. une activité professionnelle en France . impôts. exercer. auprès du débiteur de l'impôt pour obtenir le paiement de cet impôt. activités. .

Opération de calcul de l'impôt par application du taux ou du tarif à la base imposable. à condition que cette résidence (en France) ait un caractère permanent. Il consiste à diviser le revenu imposable du foyer fiscal concerné par le nombre de "parts". Imposable Liquidation Meubles meublants Obligation Patrimoine Personne morale Prescription Quotient familial . ce nombre dépendant de la situation de chaque contribuable et du nombre de personnes considérées comme étant fiscalement à sa charge. Ensemble des biens d'une personne physique ou d'une personne morale. entre dans le champ d'application de l'impôt. en contrepartie d'un prêt. Le foyer fiscal constitue par ailleurs l'entité familiale de base retenue pour déterminer l'IR. émis par une société ou une collectivité publique. Groupement ayant une existence juridique propre. Dispositif permettant de proportionner l'IR au nombre de personnes composant le foyer fiscal. Désigne la situation fiscale d'une personne ou d'une opération qui.97 - .Foyer fiscal Le foyer fiscal est le lieu où un contribuable habite normalement. Délai au terme duquel l'action publique ne peut plus être entreprise. par son activité ou sa nature. c'est-à-dire le lieu de la résidence habituelle. Franchise Technique consistant à ne pas percevoir l'impôt lorsque le montant théoriquement dû de l'impôt ou du chiffre d'affaires n'atteint pas un chiffre minimum. Titre de créance négociable productif d'intérêts. Objets servant à garnir et à meubler un appartement ou une maison.

Redevable Réduction Résidence principale Rôle Valeur locative . Loyer que produirait un immeuble s'il était loué. La mise en recouvrement est l'opération par laquelle la créance du Trésor devient certaine à une date déterminée.98 - . lors de l'achèvement des locaux ou lors de révisions périodiques. Atténuation d'impôt.Recouvrement Synonyme d'encaissement. de la valeur locative réelle qui correspond au prix du marché. On distingue la valeur locative cadastrale qui est fixée par l'administration. Habitation où réside habituellement un contribuable. Personne à qui incombe le paiement d'un impôt. Liste des contribuables indiquant le montant de l'impôt qu'ils ont à payer.

D : Droits sur les donations .ANNEXES Liste des conventions fiscales conclues par la France en vigueur au 30 juin 2010 Signification des abréviations : A : Avenant . Etat ou territoire Date de la convention (C). de l’accord particulier (AP).99 - . . S : Droits sur les successions. AP : Accord particulier . de l’avenant (A) ou de l’échange de lettres (EDL) C 8 novembre 1993 C 24 décembre 2002 C 17 octobre 1999 C et EDL 21 juillet 1959 A 9 juin 1969 A 28 septembre 1989 A 20 décembre 2001 AA 16 février 2006 C 12 octobre 200653 Impôts visés Afrique du Sud Albanie Algérie Allemagne IR-IF IR-IF IR-IF-S IR-IF IR Travailleurs frontaliers et missions temporaires S-D IR-IF-S Arabie Saoudite C 18 février 1982 EDL 20 décembre 1988 et 22 février 1989 A 2 octobre 1991 EDL 16 juin 1993 et 31 octobre 1993 et EDL 3 janvier 1994 et 3 mai 1995 EDL 9 septembre 1998 et 2 janvier 1999 EDL 14 avril 2003 et 6 juillet 2003 EDL 27 novembre et 30 décembre 200854 53 54 Cette convention est entrée en vigueur le 3 avril 2009. AA : Arrangement administratif . DE : Droits d'enregistrement . Cet échange de lettres proroge la convention du 18 février 1982 pour une durée de 5 ans à compter du 1er janvier 2009. C : Convention . IR : Impôts sur le revenu . EDL : Echange de lettres . IF : Impôt sur la fortune .

L’accord avec la Bosnie-Herzégovine convient que la convention fiscale entre la France et l’ex-République socialiste fédérative de Yougoslavie du 28 mars 1974 continue à produire ses effets dans le cadre de leurs relations bilatérales. de l’accord particulier (AP).Etat ou territoire Date de la convention (C). Cet avenant est entré en vigueur le 17 décembre 2009. de l’avenant (A) ou de l’échange de lettres (EDL) C 4 avril 1979 A 15 août 2001 Impôts visés Argentine IR-IF Arménie C 9 décembre 1997 A 5 février 2003 et 3 février 2004 IR-IF Australie C 13 avril 1976 A 19 juin 1989 A 20 juin 200655 IR Autriche C 26 mars 1993 C 26 mars 1993 IR-IF S-D IR-IF IR-IF-S IR Azerbaïdjan Bahrein Bangladesh Belgique C 20 décembre 2001 C 10 mai 1993 C 9 mars 1987 C 12 août 1843 (confirmée par l’article 14 de la convention fiscale du 20 janvier 1959) C 10 mars 1964 A 15 février 1971 A 8 février 1999 C 20 janvier 1959 A 12 décembre 2008 56 Echange de renseignements IR S-DE Travailleurs frontaliers IR-S-DE IR-IF IR IR IR Bénin Bolivie Bosnie-Herzégovine57 Botswana Brésil C 27 février 1975 C 15 décembre 1994 EDL 3 et 4 décembre 2003 C 15 avril 1999 C 10 septembre 1971 AA 5 février et 4 mars 1974 55 56 57 Cette convention est entrée en vigueur le 1er juin 2009. .100 - .

101 - .Etat ou territoire Date de la convention (C). de l’accord particulier (AP). . de l’avenant (A) ou de l’échange de lettres (EDL) C 14 mars 1987 C et EDL 11 août 1965 A 3 juin 1971 Impôts visés Bulgarie Burkina-Faso IR IR-S-DE Cameroun C 21 octobre 1976 A 31 mars 1994 A 28 octobre 1999 IR-S-DE Canada C 2 mai 1975 A 16 janvier 1987 A 30 novembre 1995 IR-IF-D-S Province du Québec Entente fiscale du 1erseptembre 1987 A 3 septembre 2002 IR République centrafricaine Chili Chine Chypre Congo Corée (République de) C 13 décembre 1969 et EDL 13 et 16 décembre 1969 C 7 juin 2004 C 30 mai 1984 C 18 décembre 1981 C 27 novembre 1987 C 19 juin 1979 A 9 avril 1991 IR-S-DE IR-IF IR IR-IF IR-S-DE IR Côte d’Ivoire C et EDL 6 avril 1966 A 25 février 1985 A 19 octobre 1993 AP 16 mai et 14 juin 1995 IR-S-DE IR Rémunérations publiques IR IR-IF Croatie Danemark C 19 juin 2003 EDL 28 février 1930 – Navigation maritime58 58 La convention fiscale entre la France et le Danemark du 8 février 1957 ayant été dénoncée par le Danemark et ayant cessé de produire ses effets à compter du 1er janvier 2009. l’EDL du 28 février 1930 produit à nouveau ses effets à compter du 1er janvier 2009.

. de l’avenant (A) ou de l’échange de lettres (EDL) C 19 juin 1980 A 1 mai 1999 er Impôts visés Egypte IR-IF Emirats arabes unis C et EDL 19 juillet 1989 A 6 décembre 1993 IR-IF-S Equateur Espagne C 16 mars 1989 C 10 octobre 1995 EDL 19 février 1998 EDL 26 novembre 2002 EDL 1er mars et 22 avril 2005 EDL 22 décembre 2003 et 1er mars 2005 C 8 janvier 1963 IR IR-IF S IR-IF Estonie États-Unis d'Amérique C 28 octobre 1997 C 31 août 1994 et EDL 19 et 20 décembre 1994 C 24 novembre 1978 A 8 décembre 2004 A 8 décembre 2004 A 13 janvier 200959 IR-IF S-D IR S-D IR-IF Ethiopie Finlande C 15 juin 2006 C 11 septembre 1970 C 25 août 1958 IR IR-IF S IR-S-DE Gabon C et EDL 21 avril 1966 A 23 janvier 1973 A 2 octobre 1986 et EDL 18 avril et 23 juin 1989 C 20 septembre 1995 IR-S-DE-IF IR IR Ghana Grèce C 5 avril 1993 C 21 août 1963 59 Cet avenant est entré en vigueur le 23 décembre 2009. de l’accord particulier (AP).Etat ou territoire Date de la convention (C).102 - .

103 - . de l’avenant (A) ou de l’échange de lettres (EDL) C 15 février 1999 C 28 avril 1980 C 29 septembre 1992 C 14 septembre 1979 C 7 novembre 1973 C 21 mars 1968 C 29 août 1990 C 31 juillet 1995 C et EDL 5 octobre 1989 EDL 7 et 28 juillet 1998 EDL 20 décembre 2000 C 20 décembre 1990 Impôts visés Guinée Hongrie Inde Indonésie Iran Irlande Islande Israël Italie IR-IF-S-D IR-IF IR-IF IR-IF IR IR IR IR-IF IR-IF S-D IR IR Jamaïque Japon C 9 août 1995 C 3 mars 1995 A 11 janvier 2007 Jordanie Kazakhstan Koweït C et EDL 28 mai 1984 C 3 février 1998 C 7 février 1982 EDL 17 août et 18 octobre 1988 A 27 septembre 1989 A 27 janvier 1994 IR IR–IF IR-IF-S Lettonie Liban Libye Lituanie Luxembourg C 14 avril 1997 C 24 juillet 1962 C 22 décembre 2005 C 7 juillet 1997 C 1er avril 1958 A et EDL 8 septembre 1970 A 24 novembre 2006 IR-IF IR-S IR-IF IR-IF IR-IF IR . de l’accord particulier (AP).Etat ou territoire Date de la convention (C).

de l’avenant (A) ou de l’échange de lettres (EDL) C 10 février 1999 C et EDL 22 juillet 1983 C 24 avril 1975 A 31 janvier 1991 Impôts visés Macédoine Madagascar Malaisie IR-IF IR IR Malawi La convention franco-britannique du 14 décembre 1950 continue à produire ses effets dans les relations entre la France et le Malawi.Etat ou territoire Date de la convention (C). EDL 5 novembre 1963 EDL 31 décembre 1963 IR Mali Malte C et EDL 22 septembre 1972 C 25 juillet 1977 A 8 juillet 1994 A 28 août 200860 IR-S-DE IR-IF Maroc C et EDL 29 mai 1970 AA 5 et 14 décembre 1983 A 18 août 1989 IR-S-DE Maurice (Ile) Mauritanie C 11 décembre 1980 C et EDL 15 novembre 1967 AA 8 mars 1994 IR-IF IR-S-DE Mexique Monaco C 7 novembre 1991 C et EDL 18 mai 1963 EDL 9 décembre 1966 A 25 juin 1969 EDL 6 août 1971 A 26 mai 2003 C 1er avril 1950 IR Convention fiscale n’ayant pas principalement pour objet d'éviter les doubles impositions.104 - . de l’accord particulier (AP). S IR-IF IR Mongolie Monténégro61 C 18 avril 1996 A 26 mars 2003 60 Cet avenant est entré en vigueur le 1er juin 2010. .

105 - . 62 61 Cet avenant est entré en vigueur le 23 avril 2009. . de l’accord particulier (AP).Etat ou territoire Date de la convention (C). se poursuit à l’égard du Monténégro. de l’avenant (A) ou de l’échange de lettres (EDL) C 29 mai 1996 C et EDL 1er juin 1965 A 16 février 1973 Impôts visés Namibie Niger IR-IF IR-S-DE Nigeria Norvège C 27 février 1990 C 19 décembre 1980 A 14 novembre 1984 A 7 avril 1995 A 16 septembre 1999 IR IR-IF Nouvelle-Zélande Oman (Sultanat d’) C 30 novembre 1979 C et EDL 1er juin 1989 A 22 octobre 1996 IR IR-S IR-S-IF IR-IF IR IR Ouzbékistan Pakistan Panama C 22 avril 1996 C 15 juin 1994 EDL 6 avril 1995 et 17 juillet 1995 (ne constitue pas une convention) C 16 mars 1973 A 7 avril 2004 Pays-Bas IR-IF Philippines C 9 janvier 1976 A 26 juin 1995 IR IR-IF IR-IF IR S-D IR-IF-S Pologne Portugal C 20 juin 1975 C 14 janvier 1971 AP et EDL 3 juin 1994 Qatar C 4 décembre 1990 et EDL 12 janvier 1993 A 14 janvier 200862 Roumanie C 27 septembre 1974 IR-IF L’accord avec la Serbie-et-Monténégro entré en vigueur le 26 mars 2003 qui indique que la convention fiscale entre la France et l’Ex-République socialiste fédérative de Yougoslavie du 28 mars 1974 continue à produire ses effets dans le cadre de leurs relations bilatérales.

de l’accord particulier (AP).106 - . En ce qui concerne l’article 2 de cette convention. n°5. L’accord avec la Serbie-et-Monténégro entré en vigueur le 26 mars 2003 s’applique à la Serbie. . de l’avenant (A) ou de l’échange de lettres (EDL) C 21 juin 1963 C 19 juin 200863 S Impôts visés Royaume-Uni IR IR-IF IR-S-DE Russie (Fédération de) Sénégal C 26 novembre 1996 C et EDL 29 mars 1974 EDL 29 mars 1974 A 16 juillet 1984 A 10 janvier 1991 Serbie64 Singapour Slovaquie Slovénie Sri Lanka Suède A 26 mars 2003 C 9 septembre 1974 C 1er juin 1973 C 7 avril 2004 C 17 septembre 1981 C 27 novembre 1990 et EDL 14 et 18 mars 1991 C 24 décembre 1936 A 1er juillet 1963 C 8 juin 1994 IR IR IR-IF IR-IF IR IR-IF S S-D IR-IF Suisse C 9 Septembre 1966 A 3 décembre 1969 A 22 juillet 1997 EDL 14 février et 2 juin 2006 EDL 5 et 13 décembre 2006 AP 11 avril 1983 complété par EDL 25 avril et 8 juin 1984 et modifié par EDL 2 et 5 septembre 1985 EDL 21 et 24 février 2005 EDL 5 et 12 juillet 2007 C 31 décembre 195365 A 22 juillet 1997 AP 30 octobre 1979 IR (travailleurs frontaliers) S S-D 63 64 65 Cette convention est entrée en vigueur le 18 décembre 2009. Elle remplace la convention du 22 mai 1968. cf : BOCD 1955-II.Etat ou territoire Date de la convention (C).

de l’accord particulier (AP).107 - . de l’avenant (A) ou de l’échange de lettres (EDL) C 17 juillet 1998 et EDL du 16 décembre 200466 C 28 avril 2003 C 27 décembre 1974 EDL 20 août 1999 et 6 mars 2000 Impôts visés Syrie IR Tchèque (République) Thaïlande IR-IF IR Togo C 24 novembre 1971 et EDL 25 et 26 novembre 1971 C 5 août 1987 C 28 mai 1973 AA 29 mai et 24 juin 1985 IR-S-DE Trinité et Tobago Tunisie IR IR-S-DE Turquie Ukraine Ex-URSS C 18 février 1987 C 31 janvier 1997 C 4 octobre 1985 EDL 14 mars 1967 IR IR-IF IR Régime fiscal des brevets soviétiques en France et réciproquement.Etat ou territoire Date de la convention (C). IR IR-IF IR IR Vénézuela Viêt Nam Ex-Yougoslavie Zambie C 7 mai 1992 C 10 février 1993 C 28 mars 1974 La convention franco-britannique du 14 décembre 1950 continue à produire ses effets dans les relations de la France avec la Zambie EDL 5 novembre 1963 EDL 31 décembre 1963 Zimbabwe C 15 décembre 1993 IR-IF 66 Cette convention est entrée en vigueur le 1er mai 2009. .

.108 - .

Nouvelle-Calédonie et collectivités d'Outre-Mer avec lesquelles la République française a conclu une convention fiscale PAYS Mayotte Date de la convention C 27 mars et 8 juin 1970 (convention signée avec l’ancien territoire des Comores) C 31 mars et 5 mai 1983 C 28 mars et 28 mai 1957 C 30 mai 1988 Impôts visés IR-S-DE Nouvelle-Calédonie Polynésie française Saint-Pierre-et-Miquelon IR-S-DE-D Impôts sur les RCM IR-S-DE-D .109 - .

110 - ..

La structure du prélèvement fiscal ÉVALUATION DES RECETTES PERÇUES PAR L'ÉTAT EN 2010 Recettes fiscales en millions d'euros Taxe sur la valeur ajoutée67 Impôt sur le revenu2 Impôt sur les sociétés2 Taxe intérieure sur les produits pétroliers Autres contributions fiscales Total des recettes fiscales nettes Recettes non fiscales Total des recettes non fiscales nettes Total des recettes nettes avant prélèvements : Prélèvements sur les recettes de l'État Au profit des collectivités territoriales Au profit des Communautés européennes 84 612 18 153 14 921 267 176 125 434 46 705 33 040 13 062 34 014 252 255 Total des prélèvements sur les recettes de l'État - 102 765 * * 164 411 TOTAL DES RECETTES NETTES DE L'ÉTAT68 67 68 Produits nets Hors budget annexes et comptes spéciaux .111 - .

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