Master 1 promotion 6 Essai de droit des affaires

Thème :

La Preuve En Droit Privé Algerien

Réalisé par : - DAOUD Djazia . - CHEBBAH Mohamed. - BAHBAH Ramy. - BENTABET Mohamed Tahar.

Les preuves des droits subjectifs 2-1La charge et l’objet de la preuve 2-1-1 La charge de la preuve 2-1-2 L’objet de la preuve 2-2 Les moyens de la preuve 2-2-1 La preuve des actes juridiques 2-2-2 La preuve des faits juridiques 2-2-3 Les moyens de preuves exceptionnels Conclusion . Les sources des droits subjectifs 1-1Les actes juridiques 1-2 Les faits juridiques II.Plan Introduction I.

tout problème de preuve quelque soit le cadre juridictionnel dans lequel il se situe pose inévitablement trois questions : Qui doit prouver ? Comment doit-on prouver ? Jusqu'où doit-on apporter la preuve de ce qu'on affirme ? . Son offre n'est admissible que si la démonstration qui sera la conséquence de sa démonstration peut être utile à la solution de la prétention sur laquelle le juge doit statuer.INTRODUCTION Le droit civil est une branche du droit privé qui régit les rapports entre les personnes. La preuve est une démonstration de l'existence d'un fait (matérialité d'un dommage) ou d'un acte (contrat. L'administration en incombe à la partie qui se prévaut de ce fait ou de l'obligation dont elle se prétend créancière. d'un état. Cependant. testament) dans les formes admises par la loi. On dit que la preuve offerte doit être "pertinente". d'une circonstance ou d'une obligation. et de ce fait nous pouvons définir cette dernière comme étant la démonstration de la réalité d'un fait. Il comporte : • • • • • • le droit des obligations (dont le droit des contrats) le droit des personnes le droit de la famille le droit des biens le droit des successions le droit de la preuve. Dans notre présent travail. nous allons aborder le sujet du droit à la preuve. qu'il s'agisse de personnes physiques ou de morales.

1-2 les faits juridiques : Il s’agit d’événements matériels qui vont produire des conséquences juridiques que les individus n’ont pas désirées. Le fait juridique peut également avoir des conséquences spéciales comme l’obligation de réparer le dommage que l’on cause à autrui volontairement ou involontairement. par exemple. multilatéral ou de contrat (exemple : un contrat de vente). ou de la volonté de deux ou plusieurs personnes et l’on parle alors d’acte bilatéral. à l’occasion d’un jeu une personne en blesse une autre : cet événement a une conséquence juridique involontaire dans le sens où ce n’est pas l’individu qui a mis en place la réparation et ses conditions mais c’est la loi qui la lui impose. L’acte juridique peut émaner de la volonté d’une seule personne et l’on parle d’acte unilatéral (exemple : le testament). Le premier entraine notamment le début de la personnalité juridique. sont des faits juridiques. Par exemple. l’individu ne peut empêcher ces conséquences. les actes et les faits juridiques. et le second entraine l’extinction de la personnalité juridique et l’ouverture de la succession. Dans tous les cas. c’est-a-dire des droits subjectifs. c’est l’individu lui-même qui va faire naitre des droits et des obligations. à son profit ou à son encontre et ceci à travers l’acte juridique. . ceux-ci s’expliquent par le caractère volontaire ou subi des droits subjectifs. La naissance et le décès.I. en dehors de la loi. Le fait peut être volontaire ou involontaire. En effet. dans le sens où ce ne sont pas eux qui les ont organisées. puisque c’est la loi qui organise et que la volonté humaine est impuissante à intervenir. mais ses conséquences juridiques sont toujours involontaires. La distinction entre les actes et les faits juridiques est fondamentale dans la mesure où c’est elle qui commande les modes de preuve. l’attribution d’un nom. Les sources des droits subjectifs : Les sources essentielles du droit subjectif sont. 1 -1 les actes juridiques : Dans certains cas.

le mari n’a pas à prouver la paternité (difficile). émet à son tour une prétention. il lui appartiendra alors de la prouver.II. En effet. Cette règle est parfaitement logique car il est normal de faire supporter cette charge par celui qui trouble l’ordre juridique. la loi demande simplement la preuve du mariage (facile) et celui-ci comportant devoirs de cohabitation et de fidélité. dans le cadre d’un procès. Ainsi. Par conséquent. pour se défendre. Les preuves des droits subjectifs : Il faut distinguer deux problèmes : celui de l’objet et la charge de la preuve et celui des moyens de preuve. la preuve incombe au demandeur. . Toutefois. si l’on lui prouve l’existence de l’acte ou du fait. à rapporter. Exemple La présomption de paternité décide que tout enfant né d’une femme mariée a pour père le mari de la mère. • Exceptions Dans certains cas. c’est-àdire sur l’acte ou le fait qui a eu des conséquences juridiques. 2-1 – la charge et l’objet de la preuve 2-1-1 – la charge de la preuve : En principe la charge de la preuve incombe à celui qui émet une prétention : c’est à celui qui prétend posséder un droit d’en rapporter la preuve. ce sont ceux-ci que le juge ne peut connaitre. 2-1-2 – l’objet de la preuve : • Principe La preuve doit porter sur ce qui a donné naissance au droit que l’on prétend avoir. la preuve de l’acte ou du fait est difficile. Le législateur vient alors en aide à certaines personnes pour leur faciliter la preuve de leur droit en déplaçant l’objet de la preuve à un acte ou un fait plus facile à prouver. il en tirera les conséquences juridiques car celles-ci sont légales et le juge connait la loi. On appelle cela des « présomptions légales » : on dit que la loi tire d’un fait connu (fait que l’on doit prouver) un fait inconnu (fait que l’on aurait du prouver et qui va être présumé). si le défendeur. mais. voire impossible. présume logiquement que le mari de la mère est le père de l’enfant.

aveu extrajudiciaire). nous les distinguerons sur ce critère. prévues et organisées par elles. serment supplétoire. signature électronique. A noter : il ne faut pas confondre l’exigence de l’écrit comme mode de preuve d’un contrat et l’exigence de l’écrit comme condition de validité d’un contrat. il estime logiquement que les parties. Ce principe d’exigence de l’écrit a pour conséquence que le juge soit lié par celui-ci : il va devoir tenir pour exact ce qui est constaté dans l’écrit. lorsqu’ils lient le juge (écrit. Cependant. l’écrit est rarement obligatoire pour qu’un contrat soit valablement formé. à condition toutefois que celui-ci remplisse les conditions nécessaires à sa validité. 2-2 les moyens de preuve : Le législateur réglemente soigneusement les moyens de preuve en les hiérarchisant et leur affecte une force probante variable. il ne saurait s’agir de n’importe quel écrit. En effet. En effet. . aveu judiciaire) et de moyens de preuve imparfaits lorsqu’ils ne lient pas le juge mais sont laissés à sa libre appréciation (témoignages.Ces présomptions peuvent parfois être combattues. on les dit alors irréfragables. peuvent prévoir le mode de preuve à ce moment-là. C’est ce qu’on appelle un moyen de preuve parfait. sachant que des droits et des obligations vont naitre à travers l’acte juridique. présomptions de fait. • Principe de l’exigence d’un écrit Tout acte juridique dont la valeur est supérieure à 100000 DA ou indéterminée doit être prouvé par écrit (Art. Les procédés de preuve variant également selon qu’il s’agisse de prouver un acte ou un fait juridique. 2-2-1 La preuve des actes juridiques : On sait que la particularité de l’acte juridique réside dans le fait qu’il exprime la volonté des parties et que ses conséquences sont voulues. Ainsi. mais il sera nécessaire comme condition de preuve en cas de litige. sauf en matière commerciale. on peut distinguer les moyens de preuve selon leur efficacité : on parle de moyens de preuve parfaits. mais certaines ne supportent pas la preuve contraire. serment décisoire. l’article 324-1 du code civil impose pour certains contrats un écrit authentique. on les dit alors simples ou réfragables. C’est à partir de cette constatation que le législateur impose une preuve préconstituée par l’écrit. 333 du code civil modifié et complété par la loi n°05 /10 du 20 juin 2005).

L’une des exceptions concerne l’ensemble du domaine commercial . Il existe. deux sortes d’écrits support-papier dont la force probante n’est pas la même : l’acte sous-seing privé et l’acte authentique. le document électronique vaut comme mode de preuve parfait. procédure lourde et complexe visant à attaquer les affirmations de l’officier public (Art. Il doit être rédigé en autant d’exemplaire qu’il y a de parties à l’acte. on suppose que les relations commerciales. . en prenant en compte la signature électronique comme mode de preuve parfait. un acte authentique ou une signature électronique. Il est donc relativement facile à établir.De plus. puisqu’il ne fait foi que jusqu’à preuve contraire. la loi précisant la forme et le contenu à respecter pour que l’acte soit valable (date. greffier) et qui a une force probante plus importante puisqu’il y a une présomption de véracité qui pèse sur les affirmations de l’officier public. en l’absence d’écrit. dans la mesure où les transactions commerciales doivent pouvoir s’effectuer rapidement et se réalisent souvent par correspondance et que l’écrit. L’écrit peut donc désormais aussi bien être un document électronique qu’un support papier classique. signature des parties…) lorsqu’il s’agit d’un support papier. La loi n°05-10 du 20 juin 2005 modifiant et complétant le code civil précité. L’acte authentique est un acte rédigé par un officier public (notaire. 324-1 du code civil précité). il appartiendra au juge de déterminer lequel est le plus vraisemblable. mais sa force probante est limitée. ne sera pas débouté automatiquement de sa demande mais sera autorisé à essayer de prouver l’existence de l’acte à l’origine de son droit. mais simplement que le demandeur. Cet acte fait donc fois jusqu’à inscription de faux. dans ces conditions. quels que soient leurs supports et leur modalités de transmission ». autrement que par écrit. • Les exceptions à l’écrit Il existe des exceptions importantes au principe de l’écrit en matière de preuve des actes juridiques qui permettent alors la preuve de l’acte par témoins. de caractères. devient un frein . basées sur la confiance.Celle-ci est logique. Toutefois. à condition que la personne dont il émane puisse être identifiée et qu’il soit établi et conservé dans des conditions de nature à en conserver l’intégrité. redéfinit la preuve par écrit et assimile le support informatique à la preuve écrite. en outre. identification des parties.Cela signifie aussi que l’écrit prime sur tout autre moyen de preuve imparfait. Cela ne signifie pas que l’existence de l’acte sera démontrée. de chiffres ou de tout autre signe ou symbole doté d’une signification intelligible. Le code civil édicte dans son article 323 bis que « la preuve par écrit résulte d’une suite de lettres. L’écrit peut prendre trois formes : un acte sous seing-privé. huissier. L’acte sous-seing privé est l’acte simplement rédigé par les parties. un exemplaire étant remis à chacune d’entre elles. En cas de concurrence entre deux écrits.

. à lui. 323 ter. tels que le médecin et son patient ou l’avocat et son client. la signature des parties). celle de sa libération.( Art. des faits qui ont eu lieu en sa présence ou des déclarations. un écrit va constater l’existence de l’acte.se font souvent oralement et que. On admet notamment l’empêchement moral entre proches parents et entre personnes liées par des liens particuliers. dans les formes légales et dans les limites de son pouvoir et de sa compétence. Art. c’est le montant relativement faible de la somme qui justifie l’exception : on ne peut contraindre les individus à faire des écrits dans tous les cas (notamment des achats de la vie courante) uniquement en prévision d’un éventuel conflit. (Nouveau) . Une troisième exception concerne l’existence d’un commencement de preuve par écrit. les actes portant mutation d’immeuble ou de droits immobiliers.L'écrit sous forme électronique est admis en tant que preuve au même titre que l'écrit sur support papier. quels que soient leurs supports et leurs modalités de transmission.L’acte authentique est celui dans lequel un fonctionnaire. (Nouveau) . Art. là encore. à la condition que puisse être dûment identifiée la personne dont il émane et qu'il soit établi et conservé dans des conditions de nature à en garantir l'intégrité. (Modifié) . Ici. Quelques articles relatifs à l’écrit : • • • • • • Lorsque l’écrit a existé mais qu’il a été perdu par force majeure ou lorsqu’il a été simplement perdu mais que l’on peut en présenter une copie fidèle et durable.Outre les actes que la loi assujettit impérativement à la forme authentique. à peine de nullité. Deux conditions cumulatives : émaner de la personne à laquelle on l’oppose et rendre vraisemblable le fait allégué. Dans ce cas. Mais cela peut être n’importe quel écrit qui n’est pas l’acte lui-même : papier domestique. 323. ou tout élément les composant. de fonds de commerce ou d’industrie. les gérances de fonds de commerce ou d’établissements industriels doivent. les baux ruraux. Enfin. les baux commerciaux. 323 bis. les cessions d’actions ou de parts de sociétés.La preuve par écrit résulte d'une suite de lettres ou de caractères ou de chiffres ou de tout autre signe ou symbole doté d'une signification intelligible. . il y a encore exception permettant la preuve par témoins. lettre missive ou encore facture ou ticket de caisse. Les actes inférieurs à 1000 DA n’exigent pas non plus d’être prouvés par écrit. (Nouveau). 324 bis 1. même si en pratique cela est de moins en moins vrai. Art. Art. 324. faites par les intéressés. mais ne vaut pas comme acte écrit car il manque un ou plusieurs éléments essentiels (par exemple. et que les contrats sont le plus souvent rédigés. être dressés en la forme authentique et le paiement du prix effectué entre les mains de l’officier public qui a instrumenté ou rédigé l’acte. l’exigence de l’écrit est écartée en cas de dol ou de fraude. un officier public ou une personne chargée d'un service public constate.Le créancier doit apporter la preuve de l'obligation et le débiteur. Le législateur écarte également l’exigence de l’écrit lorsqu’il a été matériellement ou moralement impossible de s’en procurer un. l’écrit est inadapté.

en principe en justice et sous serment.Sauf disposition légale contraire et en dehors des matières commerciales. Là encore. 333. la fiabilité est incertaine. • Le témoignage Il se subdivise entre le témoignage proprement dit et la commune renommée. Par le premier. à peine de nullité. par acte authentique et les numéraires provenant de ces opérations. bien entendu. déposés entre les mains de l’officier public qui a instrumenté les actes constitutifs ou modificatifs de société. 2-2-2 La preuve des faits juridiques : Ici. la situation est différente à cause du caractère involontaire des conséquences juridiques : les individus ne pouvaient se préconstituer une preuve au moment de la production du fait.000 DA ou est indéterminée. L’autre forme est constituée par la « commune renommée » par laquelle des personnes font part du fait qui leur a toujours semblé établi. Quelques articles relatifs au témoignage : • Art. (Modifié) . l’appréciation étant question de pur fait laissée aux juges du fond. La preuve par témoins est admise si la valeur de l'obligation n'excède . En réalité. vont les rapporter. Ce moyen ne peut pas. de la qualité du témoin et de la force que le juge entend leur accorder. mais qu’elles n’ont jamais personnellement constaté. ne peut être faite par témoins si sa valeur est supérieure à 100. il s’agit ici d’utiliser deux modes de preuve que sont le témoignage et la présomption de fait (appelé encore présomption de l’homme). Tout dépendra donc de leur nombre. la preuve d'un acte juridique ou celle de l'extinction de l'obligation. L'obligation est estimée d'après sa valeur au moment de la conclusion de l'acte juridique.• Doivent également être constatés. C’est ce que l’on appelle le pouvoir souverain d’appréciation du juge et qui explique que la cour suprême ne puisse exercer son contrôle. La loi autorise dans ce cas la preuve par tout moyen : on dit que la preuve est libre. lier le juge qui ne peut raisonnablement tenir toujours pour exact ce qui lui est ainsi rapporté. puisqu’ils ignoraient que des conséquences juridiques allaient naitre. des personnes ayant personnellement eu connaissance de faits. Le juge va se forger une « intime conviction » à partir des témoignages.

si l'objet de la demande constitue le solde ou une partie d'une créance qui ne peut être prouvée que par écrit. (Modifié). peut être prouvée par témoins.lorsqu'il y a eu un empêchement matériel ou moral de se procurer une preuve par écrit. mais il ne faut pas les confondre. De plus. alors que les présomptions de fait sont un moyen de preuve. c’est la loi qui les établit alors que dans le second. Art. Il en est de même de tout paiement dont la valeur n'excède pas 100. Art. tout écrit émanant de la partie adverse et susceptible de rendre vraisemblable l'existence de l'acte allégué. Si l'instance comprend plusieurs demandes provenant de sources multiples. dont la valeur n'excède pas 100. .si l'une des parties en cause.lorsqu'il s'agit de prouver contre ou outre le contenu d'un acte authentique. la preuve par témoins peut être admise s'il existe un commencement de preuve par écrit. A noter : le raisonnement est donc le même que celui rencontré à propos des présomptions légales. . par suite d'une cause qui ne peut lui être imputée.000 DA : . (Modifié). (Modifié). 335.lorsque le créancier a perdu le titre qui lui servait de preuve. que par l'effet de la réunion des accessoires au capital. Constitue un commencement de preuve par écrit.Lorsque la preuve par écrit est exigée.La preuve par témoins n'est pas admise.La preuve par témoins est également admissible au lieu de la preuve par écrit : . les présomptions de fait sont des moyens de preuve imparfaits qui vont simplement aider le juge à se forger une intime conviction. dans le premier cas. c’est le juge.• • • pas 100.000 DA. 334. quand bien même l'ensemble de ces demandes dépasserait cette somme et alors même qu'elles auraient leurs sources dans des rapports ayant lieu entre les mêmes parties ou dans des actes juridiques de même nature. .000 DA. Comme les témoignages.000 DA. . On en trouve un exemple en droit pénal avec l’alibi : le juge ignore si l’individu est coupable. après avoir formulé une demande excédant la valeur de 100. Art. mais il a la preuve d’autres faits qui montrent que l’individu était occupé ailleurs au moment de la commission de l’infraction et il en déduit que ce n’est pas lui l’auteur. car ces dernières sont un simple déplacement de preuve. alors même que la valeur n'excéderait pas 100.000 DA. a réduit sa demande à une valeur ne dépassant pas ce chiffre. 336. • • Les présomptions de fait : Le juge va « tirer d’un fait connu un fait inconnu » : il va présumer l’existence du fait qui n’est pas prouvé à partir de l’existence d’autres faits qui eux sont prouvés. chacune des demandes.

L’aveu tire sa force du fait que la personne. • L’aveu judiciaire L’aveu judiciaire est celui qui est fait devant un tribunal.2-2-3 Les moyens de preuve exceptionnels : Ces moyens de preuve sont utilisables en matière d’actes et de faits juridiques mais ils ne peuvent être utilisés que pour des droits susceptibles de transaction. Mais il la tire également du fait que c’est l’individu lui-même qui va se priver de son droit et. Un aveu oral fait par le débiteur. Il ne faut pas confondre l’aveu judiciaire. En effet. n’avoue pas sous une contrainte quelconque. si un individu avoue être débiteur. Soit. il est effectivement soupçonné et refusé d’entendre ses aveux et ne pas en tenir compte n’a aucun sens. un individu reconnait devoir de l’argent à celui qui se prétend créancier. le juge est obligé de tenir pour exact ce qui a été avoué et l’on ne peut revenir sur ses aveux. l’aveu est largement critiqué par certains en tant que mode de preuve. A noter : En matière pénale. par conséquent en tant qu’écrit. Par exemple. le problème est différent car les enjeux ne sont pas les mêmes. or. avec l’aveu extrajudiciaire qui est fait en dehors du tribunal. Il termine le procès. La valeur de ce dernier dépend en fait de la façon dont il est rapporté. On imagine mal des juges tenter de le convaincre que ce n’est pas vrai et qu’il ment. mais là encore il convient d’être nuancé. ou par écrit imparfait et ne valoir que comme présomption laissée à l’appréciation souveraine du juge. preuve parfaite. . ou en tant que simple début de preuve par écrit. libre devant un tribunal. Un aveu oral fait par écrit peut éventuellement valoir en tant que reconnaissance de dette. n’a aucune valeur. et le système pénal fait que l’individu ne sera jamais renvoyé devant une juridiction de jugement et ses aveux n’auront aucun poids. sans témoin. Ce sont en principe des moyens de preuve parfaits par lesquels l’individu va lui-même établir l’existence ou l’inexistence d’un droit (serment. il serait parfaitement incohérent de ne pas en tirer les conséquences. preuve parfaite. aveu). L’hypothèse est celle d’un individu soupçonné d’une infraction et qui avoue en être l’auteur. il peut être rapporté au juge par témoignage. Dans les autres cas. soit le ministère public (ou le juge d’instruction) pense qu’il n’a effectivement rien à voir.

Quant au refus de prêter serment. . éventuellement. moyen parfait qui. Cette situation rare se produira lorsque le créancier n’a aucun autre moyen de faire valoir son droit. termine également le procès. Le serment décisoire puise sa force dans le fait qu’il est différé par l’autre partie au procès : c’est le créancier qui va demander au débiteur de jurer. Le créancier qui met en péril son droit connait à l’avance le risque qu’il prend et personne ne l’y oblige. d’asseoir son sentiment.• Le serment décisoire Il s’agit également d’un mode de preuve parfait. En différant le serment. on le sait. par exemple. puisque le serment décisoire va terminer le procès et ne peut être attaqué pour faux. qu’il ne lui doit rien. c’est-à-dire qu’il a perdu. Sa situation ne peut être pire. ce qui sera considéré comme un aveu et permettra de terminer le procès au bénéfice du créancier. Le juge ne disposant pas bien entendu du pouvoir de mettre en péril le droit du créancier. il y a possibilité que la situation s’inverse si le débiteur refuse. il est assimilé à un aveu. Il ne faut pas confondre le serment décisoire avec le serment supplétoire qui est différé par le juge et qui lui permet simplement.

dans la vie de tous les jours comme dans la vie des affaires. alors que lorsqu'il s'agit de prouver des actes juridiques tels contrats. Il existe deux systèmes de preuve en droit civil. c’est sur elle que va s’appuyer le verdict. naissance. qui reconnaît surtout les preuves par écrit.Conclusion La preuve est un élément essentiel du procès. le régime est dominé par le système de preuve légale (au-delà d'un certain montant fixé par décret). La validité de la preuve va varier en fonctions de sa nature. et le système de la preuve légale. qui permet l'utilisation de tous les modes de preuves. testament. . aussi importante en matière pénale qu’on matière civile. du domaine d’utilisation et de la qualité de la personne qui l’apporte. Elle est utilisé dans toutes les branches du droit. Le système de preuve libre est employé lorsqu'il s'agit de prouver des faits juridiques tels accidents. le système dit de preuve libre ou morale.

2009 • www.com . BERTI éditions.lerecouvrement.Bibliographie : • Préface du professeur A. • Code civil. Alger. BERTI éditions.ZAALANI. Alger. 2009 • Mini encyclopédie de droit algérien : notions fondamentales et doctrinales.

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