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Lycée Polyvalent Pointe Des Nègres Semaine du 24/03/2003

Section : Mathématiques supérieures TSI1
Thème : Electrostatique : le champ électrostatique Page 1 / 12

GRAYE Page 1 / 12 Année : 2002-2003



Le champ electrostatique

I. Introduction
Nous constatons dans les divers domaines de la physique (thermodynamique. mecanique etc.) et de la chimie
(atomistique. liaison chimique etc.) que les interactions sont en grande partie responsables du comportement
et de la structure de la matiere.
Quatre interactions Iondamentales ont ete recensees a ce iour ; elles assurent la cohesion et le comportement de
toute la matiere dans l`Univers :

Type d`interaction Acteurs Intensité
A courte distance A longue distance
Nucleaire Iorte Nucleons Forte Faible
Nucleaire Iaible Nucleons Faible Faible
Gravitationnelle Masses Faible Tres Iaible
Electrostatique Particules chargees Forte Forte


→ →→ → L`électrostatique étudie donc les interactions engendrées par les corps
chargés immobiles dans le référentiel d`étude supposé galiléen.
II. Le champ électrostatique

1. Charges et distributions de charges

Expérience : on constate qu`un bâtonnet d`ebonite Irotte prealablement a l`aide d`une Iourrure. Iait devier un
Iilet d`eau qui coule. Ceci revele la presence d`une interaction qui est due a une accumulation de charges
microscopiques sur l`ebonite. charges qui ensuite interagissent avec les molecules d`eau.
L`analyse des problemes necessite en general de decrire la repartition de ces charges a l`aide de modele uni-
ou pluridimensionnels.

a. Charges réparties sur une dimension (1D)

Lorsqu`un corps charge possede une dimension dominant les deux autres. par exemple un Iil dont les
dimensions de section sont tres petites Iace a la longueur. nous pouvons deIinir la charge lineïque de ce corps.
c`est a dire la charge par unite de distance :

Si la charge est repartie uniIormement. on
deIinit la densite lineïque globale λ :

cste
L
Q
= == = = == = λ λλ λ










Si la charge est repartie non uniIormement. on
deIinit la densite lineïque locale λ :

cste
dl
dQ
) x ( ≠ ≠≠ ≠ = == = λ λλ λ










L
Q
dl
dQ
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Unites : λ λλ λ est en C.m
-1



b. Charges réparties sur deux dimensions (2D)

La distribution bidimensionnelle est retenue lorsque deux dimensions du corps chargé dominent la troisième.
ou que les charges du corps sont exclusivement réparties en surface :






On retient de la même Iacon que precedemment :

La densite surIacique globale si la charge est
uniIorme :

cste
S
Q
= == = = == = σ σσ σ
La densite surIacique locale si la charge n`est pas
homogene :

cste
dS
dQ
) y . x ( ≠ ≠≠ ≠ = == = σ σσ σ




Exemple : en electronique. on usine des composants rapides (type TEC sandwich) par des techniques
d`empilement de charges sur une epaisseur de quelques nm. La densite en electron est de l`ordre de 10
-12
cm
-2
.

La densite surIacique de charge est donc :
2 3 19 16
10 6 1 10 6 1 10
− −− − − −− − − −− −
= == = × ×× × = == = = == = σ σσ σ m . C . . . . e n
S



c. Charges réparties sur trois dimensions (3D)

EnIin. on deIinit la charge volumique ρ par :


La densite volumique globale si la charge est
uniIorme :

cste
V
Q
= == = = == = ρ ρρ ρ
La densite volumique locale si la charge n`est pas
homogene :

cste
dV
dQ
) y . x ( ≠ ≠≠ ≠ = == = ρ ρρ ρ



Exemple : charge volumique d`un noyau d`Uranium

Rayon : r ≈ 10
-15
m
Z÷92

3
3
4
r
Ze
π ππ π
= == = ρ ρρ ρ ÷35.10
27
C.m
-3


d. Charge ponctuelle (0D)

Q
S
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Dans le cas ou la charge est repartie sur un volume τ tres Iaible devant les distances a considerer dans le
probleme. on peut supposer que la charge est ponctuelle.

Exemple : les particules elementaires chargees dont le rayon est de l`ordre du Im (10
-15
m) observees a des
distances ≥ ≥≥ ≥ 1pm rentrent dans le cadre du modele de la charge ponctuelle.


2. Loi de coulomb

On constate experimentalement que deux charges ponctuelles q
1
et q
2
separees d`une distance r. exercent l`une
sur l`autre une Iorce.

La Iorce exercee par q
1
sur q
2
est de type newtonienne (en 1/r
2
) et vaut :


12 2 1
u
r
q q
4
1
F
2
2 1
0
q q
πε πε πε πε
= == = → →→ → avec :
1 12
0
m . F 10 . 8537 . 8
− −− − − −− −
= == = ε εε ε appele permittivite dielectrique du vide


Remarque : dans le cas ou les charges sont plongees dans un autre milieu que le vide. la Iorce de Coulomb est
de la même Iorme. mais ε
0
doit être remplace par ε÷ε
0

r
avec ε
r
appele permittivite relative du milieu.

Exemple : ε
r
(air)÷1.00058
ε
r
(eau)÷80


3. Le champ électrostatique

a. Définition

On appelle champ electrostatique cree par une charge q
i
en un point M. la Iorce ressentie par une charge
d`essai q. divisee par la valeur de cette charge.

) )) )
` `` `
¹ ¹¹ ¹
M en essai d' charge une est q si
P en est q si
i i
alors le champ electrostatique cree en M est :
i
2
i
i
0
M P
e
) M P (
q
4
1
q
F
) M ( E
i
⋅ ⋅⋅ ⋅
πε πε πε πε
= == = = == =
→ →→ →


unite : V.m
-1




b. Champ crée par un ensemble de charges ponctuelles: principe de superposition

Situation :

• on considere un ensemble de charges ponctuelles q
i
placees en des points P
i
.
• q est une charge d`essai q placee en M
• on appelle i u chaque vecteur unitaire porte par la droite (MM
i
) et dirige de M
i
a M.

la charge d`essai q va subir la resultantes des Iorces exercee par l`ensemble des charges i soit :

¯ ¯¯ ¯ ¯ ¯¯ ¯
πε πε πε πε
= == = = == =
i i
i
2
i
i
0
i u
) M P (
q q
4
1
F F soit un champ electrostatique en M :
¯ ¯¯ ¯
πε πε πε πε
= == =
i
i
2
i
i
0
u
) M P (
q
4
1
) M ( E
cette conclusion porte le nom de principe de superposition.

r
12
u
q
1

q
2

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Exemple d`application :

On considere dans cet exercice des charges ponctuelles astreintes a se deplacer sur un axe rectiligne x`Ox
d`origine O et muni d`un vecteur unitaire x u .
- une charge ponctuelle q
1
÷3e est placee en O
- une charge ponctuelle q
2
÷-e est placee en A d`abscisse x
A
÷a (a~0)

1. Determiner le champ electrostatique en tout point M(x) de cet axe.
2. On place une charge ponctuelle positive q. Determiner la ou les positions d`equilibre de cette charge
mobile ainsi que leur stabilite.


c. Charge crée par une distribution continue de charges

Considerons une charge elementaire dq portee par un petit element a une dimension (element d`un Iil dl). deux
dimensions (element de surIace dσ). ou trois dimensions (element de volume dτ). Cet element de charge place
en P. cree donc en tout point M de l`espace un champ elementaire :



u
) PM (
dq
4
1
) M ( dE
2
0
πε πε πε πε
= == = avec
PM
PM
u = == = vecteur unitaire porte par la droite (PM) et allant de P a M.

Lorsque une charge totale Q est repartie sur une longueur. une surIace. ou un volume. le champ resultant est
obtenu en sommant l`ensemble des charges elementaires dq ainsi reparties :

1D 2D 3D
Ex : Iil Iin de longeur L charge λ







u
) PM (
dl
4
1
) M ( dE
2
0
⋅ ⋅⋅ ⋅ λ λλ λ
πε πε πε πε
= == =

soit en integrant sur tout le Iil :


í íí í
λ λλ λ
πε πε πε πε
= == =
L
2
0
u
) PM (
dl
4
1
) M ( E



Ex : plaque Iine de surIace S chargee σ







u
) PM (
ds
4
1
) M ( dE
2
0
⋅ ⋅⋅ ⋅ σ σσ σ
πε πε πε πε
= == =

soit en integrant sur tout le Iil :


íí íí íí íí
σ σσ σ
πε πε πε πε
= == =
S
2
0
u
) PM (
ds
4
1
) M ( E


Ex : volume V quelconque charge ρ







u
) PM (
dV
4
1
) M ( dE
2
0
⋅ ⋅⋅ ⋅ ρ ρρ ρ
πε πε πε πε
= == =
soit en integrant sur la totalite du volume :




ííí ííí ííí ííí
ρ ρρ ρ
πε πε πε πε
= == =
V
2
0
u
) PM (
dV
4
1
) M ( E


Attention : dans la plupart cas. le vecteur unitaire
PM
PM
u = == = n`est pas fixe. ce qui rend l`integration tres
souvent delicate. car la diIIiculte ne se limite pas simplement a un calcul scalaire de la primitive d`une
Ionction. Il convient alors de realiser une etude vectorielle en decomposant le champ sur des axes bien choisis.



P
dq
M
u
M
u
ds
P
M
dV
u
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Exemples d`applications :

→ Distribution a 1 dimension . champ cree par un Iil uniIormement charge (λ) et inIini.





















Le champ cree par l`element de longueur dl est : u
) PM (
dl
4
1
) M ( dE
2
0
⋅ ⋅⋅ ⋅ λ λλ λ
πε πε πε πε
= == = que l`on peut decomposer par
proiection sur les deux axes |Mx) et |My) :

y
2
y
0
x
2
x
0
e dl
r
e u
4
e dl
r
e u
4
) M ( E d ⋅ ⋅⋅ ⋅
⋅ ⋅⋅ ⋅
πε πε πε πε
λ λλ λ
+ ++ + ⋅ ⋅⋅ ⋅
⋅ ⋅⋅ ⋅
πε πε πε πε
λ λλ λ
= == =

soit en introduisant l`angle α et en remarquant que :
¦ ¦¦ ¦
¦ ¦¦ ¦
¹ ¹¹ ¹
¦ ¦¦ ¦
¦ ¦¦ ¦
´ ´´ ´
¦ ¦¦ ¦
α αα α
α αα α
= == = ¬ ¬¬ ¬ = == = α αα α
α αα α
= == = ¬ ¬¬ ¬ = == = α αα α
d
cos
R
dl
R
l
tan
R
cos
r
1
r
R
cos
2
2
2
2


et
¦ ¦¦ ¦
¹ ¹¹ ¹
¦ ¦¦ ¦
´ ´´ ´
¦ ¦¦ ¦
α αα α = == = ⋅ ⋅⋅ ⋅
α αα α = == = ⋅ ⋅⋅ ⋅
sin e u
cos e u
y
x


on obtient :
| || |
| || |
| || |
| || |
. .. .
| || |




\ \\ \
| || |
⋅ ⋅⋅ ⋅ α αα α
α αα α
α αα α ⋅ ⋅⋅ ⋅ α αα α
+ ++ + ⋅ ⋅⋅ ⋅ α αα α
α αα α
α αα α ⋅ ⋅⋅ ⋅ α αα α
πε πε πε πε
λ λλ λ
= == =
í íí í í íí í
π ππ π
π ππ π
− −− −
π ππ π
π ππ π
− −− −
2
2
y
2 2
2
x
2
2
2 2
2
0
e d
cos R
cos R sin
e d
cos R
cos R cos
4
E

le second terme etant nul. la seule composante restante du champ est sur l`axe |Ox) . resultat par ailleurs
previsible intuitivement. et qui sera conIirme lors de l`etude des symetrie des systemes.

Apres calcul. on degage sans peine :
x
0
e
R 2
E ⋅ ⋅⋅ ⋅
πε πε πε πε
λ λλ λ
= == =




P
M
α
y
x
u
) M ( dE
dl
R
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→ Distribution a deux dimensions : champ cree par un disque circulaire de rayon a uniIormement charge.

La densite surIacique de charges du disque est σ.



u
r
1
4
dS
dE
2
0
πε πε πε πε
σ σσ σ
= == =









Preliminaire : seule la composante axiale demeure puisque les composantes radiales elementaires opposees se
compensent.
On a en eIIet :
z z r r
e dE e dE dE ⋅ ⋅⋅ ⋅ + ++ + ⋅ ⋅⋅ ⋅ = == = qui conduit a
¦ ¦¦ ¦
) )) )
¦ ¦¦ ¦
` `` `
¹ ¹¹ ¹
¦ ¦¦ ¦
¹ ¹¹ ¹
¦ ¦¦ ¦
´ ´´ ´
¦ ¦¦ ¦
⋅ ⋅⋅ ⋅ α αα α
σ σσ σ + ++ +
⋅ ⋅⋅ ⋅ α αα α
σ σσ σ
πε πε πε πε
= == =
íí íí íí íí íí íí íí íí
S
r
2
z
2
S
0
e
r
dS sin
e
r
dS cos
4
1
E


On trouve apres calcul :
z
2 2
0
e
z a
z
1
2
E








+ ++ +
− −− −
ε εε ε
σ σσ σ
= == =


4. Propriétés de symétrie ; topographie du champ électrostatique

NB : Dans de tres nombreux cas. la distribution des charges possede une symetrie qui n`est pas sans
consequence sur les champs. En particulier. plus la distribution de charges possede une symetrie elevee. et plus
le calcul du champ s`en trouvera Iacilite.

a. Caractère polaire du champ électrostatique

DeIinition : on appelle vecteur polaire ou vecteur vrai. un vecteur dont le sens ne depend pas des conventions
d`orientations choisies pour le triedre (direct ou indirect).

Par exemple. les vecteurs Iorce f et les vecteurs vitesse v sont de vrais vecteurs.

Il decoulent de ceci :

• Comme E q f e = == = . E est un vrai vecteur
• En revanche. B v q f
m
∧ ∧∧ ∧ = == = or
m
f et v sont de vrais vecteurs qui sont independant du triedre donc
B ne peut être un vrai vecteur car la relation qui lie B .
m
f et v est un produit vectoriels dependant
du triedre. B est un pseudo-vecteur

b. Symétrie et Principe de Curie ; Notion d`invariance

Enoncé : les elements de symetrie des distributions de charges (plans de symetrie. axes de symetrie. etc.)
doivent se retrouver dans les eIIets c`est a dire dans la structure du champ electrostatique.

z
M
M
z
z
e
) M ( dE
r
ρ
P
0
a
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• Invariance des sources par translation le long d`un axe

On considere un cylindre rectiligne uniIormement charge et inIini→ il y a invariance de la répartition de
charge par translation.

















Par consequent : ) M ( ' E ) M ( E = == = et ) ' M ( ' E ) ' M ( E = == =

or une translation ne modiIie pas un vecteur donc : [ [[ [ ] ]] ] ) M ( E ) M ( E T ) ' M ( ' E = == = = == =

D`ou : ) M ( E ) ' M ( E = == =

Intérêt : dans le cas d`un recouvrement complet des sources (charges) par translation selon un axe . le champ
ne depend pas de la variable lie a cet axe.

• Invariance des sources par rotation autour d`un axe

On considere un cylindre rectiligne uniIormement charge → il y a invariance de la répartition de charge
par rotation.
















On a : ) ' M ( ' E ) M ( E = == = et ) ' M ( ' E ) ' M ( E = == =

En revanche. il n`y a pas conservation du vecteur car ) ' M ( ' E ) M ( E ≠ ≠≠ ≠ puisque l`orientation change.
Cependant. l`operation de rotation est une isometrie qui ne change pas les normes des vecteurs donc :

z
e a T = == =
M
M`
on distributi la de nt recouvreme car ) M ( ' E ) M ( E = == =
on distributi la de nt recouvreme car ) ' M ( ' E ) ' M ( E = == =
θ
M
M`
) ' M ( ' E ) ' M ( E = == =
) ' M ( ' E ) M ( E = == =
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[ [[ [ ] ]] ] ) M ( E ) M ( E R ) ' M ( ' E = == = = == =

d`ou : ) M ( E ) ' M ( ' E = == =


Intérêt : dans le cas d`un recouvrement complet des sources (charges) par rotation autour d`un axe . la norme
du champ ne depend pas de la variable angulaire lie a cet axe (θ).




c. Topographie du champ

On envisage dans cette partie des distributions de charges possedant les deux elements de symetrie les plus
courants : plan de symetrie et plan d`anti-symetrie.

• Cas d`un plan de symétrie

Imaginons une distribution de charge Σ. possedant un plan de symetrie P. c`est a dire laissant la distribution
invariante par symetrie par rapport au plan P


Σ`÷sym
P
(Σ)
P`÷sym
P
(P)












Apres transIormation de la distribution Σ. on a en raison du recouvrement:

¦ ¦¦ ¦
¹ ¹¹ ¹
¦ ¦¦ ¦
´ ´´ ´
¦ ¦¦ ¦
= == =
= == =
) ' M ( E ) ' M ( ' E
) M ( E ) M ( ' E
or [ [[ [ ] ]] ] ) M ( E sym ) ' M ( ' E
P
= == =

or une symetrie par rapport a un plan entraîne que :

) M ( E ) ' M ( E = == = = == = = == = conservation de la composante parallele au plan.
) M ( E ) ' M ( E ⊥ ⊥⊥ ⊥ ⊥ ⊥⊥ ⊥ − −− − = == = inversion de la composante perpendiculaire au plan.


Intérêt : pour un point M∈P on a M÷M` ce qui entraîne automatiquement 0 ) M ( E ) ' M ( E = == = = == = ⊥ ⊥⊥ ⊥ ⊥ ⊥⊥ ⊥ c`est a
dire :
En tout point d`un plan de symetrie d`une distribution de charge. le champ electrique est contenu dans ce plan.





x
Σ
Σ`
A
A`
M
M`
) M ( E
) ' M ( E
¹
¹
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• Cas d`un plan d`anti-symétrie

Imaginons une distribution de charge Σ. possedant un plan de symetrie P. c`est a dire laissant la distribution
invariante par symetrie par rapport au plan P


Σ`÷sym
P
(Σ)
P`÷sym
P
(P)











Apres transIormation de la distribution Σ. on a en raison du recouvrement:

¦ ¦¦ ¦
¹ ¹¹ ¹
¦ ¦¦ ¦
´ ´´ ´
¦ ¦¦ ¦
= == =
= == =
) ' M ( E ) ' M ( ' E
) M ( E ) M ( ' E
or [ [[ [ ] ]] ] ) M ( E sym ) ' M ( ' E
P
= == =

or une symetrie par rapport a un plan entraîne que :

) M ( E ) ' M ( E = == = = == = = == = conservation de la composante parallele au plan.
) M ( E ) ' M ( E ⊥ ⊥⊥ ⊥ ⊥ ⊥⊥ ⊥ − −− − = == = inversion de la composante perpendiculaire au plan.


Intérêt : pour un point M∈P on a M÷M` ce qui entraîne automatiquement 0 ) M ( E ) ' M ( E = == = = == = ⊥ ⊥⊥ ⊥ ⊥ ⊥⊥ ⊥ c`est a
dire :
En tout point d`un plan de symetrie d`une distribution de charge. le champ electrique est contenu dans ce plan.

Exemple : citer le cas du cylindre. de la sphere ou boule et du plan




















x
Σ
Σ`
A
A`
M
M`
) M ( E
) ' M ( E
¹
-
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III. Théorème de Gauss

1. Notion de flux élémentaire du champ électrostatique

Soit une charge q ponctuelle en O et dS une surIace elementaire orientee place en un point M a la distance r
du point O

Le champ cree par la charge q en M est : u
r
q
4
1
E
2
0
πε πε πε πε
= == = avec
OM
OM


On appelle Ilux elementaire du champ electrostatique cree par q a travers dS. la grandeur Φ ΦΦ Φ d deIinie par :


2
0 r
dS u
4
q
dS E d
⋅ ⋅⋅ ⋅
πε πε πε πε
= == = ⋅ ⋅⋅ ⋅ = == = Φ ΦΦ Φ

or on appelle angle solide la grandeur
2 2 2
r
d
r
cos dS
r
dS u
d
Σ ΣΣ Σ
= == =
α αα α ⋅ ⋅⋅ ⋅
= == =
⋅ ⋅⋅ ⋅
= == = Ω ΩΩ Ω
De plus. dΣ (proiection de la surIace dS sur le plan perpendiculaire a OM) est une surIace elementaire
spherique (voir encart mathematique) qui vaut : ϕ ϕϕ ϕ ⋅ ⋅⋅ ⋅ θ θθ θ ⋅ ⋅⋅ ⋅ θ θθ θ = == = Σ ΣΣ Σ d d sin r d
2


(mesure en steradians sr)


Donc : ϕ ϕϕ ϕ ⋅ ⋅⋅ ⋅ θ θθ θ ⋅ ⋅⋅ ⋅ θ θθ θ = == = Ω ΩΩ Ω d d sin d


On obtient Iinalement : ϕ ϕϕ ϕ ⋅ ⋅⋅ ⋅ θ θθ θ ⋅ ⋅⋅ ⋅ θ θθ θ
πε πε πε πε
= == = Φ ΦΦ Φ d d sin
4
q
d
0




Remarque / Exercice : Calculer l`angle solide total


2. Flux d`un champ à travers une surface fermée

→ si la (ou les) charge(s) est (sont) a linterieur de la surface fermee .

le Ilux total vaut :
íí íí íí íí
ε εε ε
= == = ϕ ϕϕ ϕ ⋅ ⋅⋅ ⋅ θ θθ θ ⋅ ⋅⋅ ⋅ θ θθ θ
πε πε πε πε
= == = Φ ΦΦ Φ
S
0 0
q
d d sin
4
q



Donc :
0
int
int
q
ε εε ε
= == = Φ ΦΦ Φ







O(q
1
)
) M ( E
dS
u
α
r
M

q
1
dS

1

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→ si la (ou les) charge(s) est (sont) a lexterieur de la surface fermee .

Il apparaît ici une subtilite liee a l`orientation des surIaces vectorielles :

Calculons le Ilux elementaire du champ electrostatique cree par la charge q :


| || |
| || |
. .. .
| || |


\ \\ \
| || |
Σ ΣΣ Σ
+ ++ +
Σ ΣΣ Σ
− −− −
πε πε πε πε
= == = ⋅ ⋅⋅ ⋅ + ++ + ⋅ ⋅⋅ ⋅ = == = ⋅ ⋅⋅ ⋅ = == = Φ ΦΦ Φ
2
2
2
2
1
1
0
2 1
r
d
r
d
4
q
dS E dS E S d E d

or ϕ ϕϕ ϕ ⋅ ⋅⋅ ⋅ θ θθ θ ⋅ ⋅⋅ ⋅ θ θθ θ = == =
Σ ΣΣ Σ
= == =
Σ ΣΣ Σ
d d sin
r
d
r
d
2
2
2
2
1
1


donc le flux élémentaire d'une charge extérieure est nul.

La sommation sur l`ensemble de l`espace conduit donc a :



La conclusion est bien entendu la même pour le Ilux total : 0
ext
= == = Φ ΦΦ Φ


3. Enoncé du théorème de Gauss

Imaginons une distribution quelconque de charges. ponctuelle ou continue. D`apres ce qui precede. le Ilux
total du champ electrique engendre par cette distribution de charges a travers une surIace Iermee englobant
tout ou partie de la distribution est donne par :

ext int T
Φ ΦΦ Φ + ++ + Φ ΦΦ Φ = == = Φ ΦΦ Φ or
0
int
int
Q
ε εε ε
= == = Φ ΦΦ Φ et 0
ext
= == = Φ ΦΦ Φ
donc :

0
int
T
Q
ε εε ε
= == = Φ ΦΦ Φ

Le flux du champ électrostatique à travers une surface fermée S est égal à la somme des charges
contenues dans S divisés par ε εε ε
0
.


4. Exemple d`application

Calcul du champ produit par une sphere de rayon R uniIormement chargee en surIace (densite surIacique de
charge σ).

1. Determiner la topographie du champ electrostatique en etudiant les symetries du systeme.
2. Determiner le champ electrostatique produit par cette distribution de charge en tout point de l`espace.


Remarque : on constate a la traversee de la surIace chargee une discontinuite du champ electrostatique.
Evaluons celle-ci dans le cas general :


Considerons une surIace chargee (curviligne pour le cas general) et appliquons le theoreme de Gauss sur la
surIace d`un petit cylindre elementaire Ierme centre en M et traversant la surIace :

q
1
dS
2
dS

2

r
1

r
2

Lycée Polyvalent Pointe Des Nègres Semaine du 24/03/2003
Section : Mathématiques supérieures TSI1
Thème : Electrostatique : le champ électrostatique Page 12 / 12

GRAYE Page 12 / 12 Année : 2002-2003



en Iaisant tendre la surIace laterale du cylindre vers 0. le
Ilux elementaire du champ electrostatique se reduit a :

2
2
1
1 dS E dS E d ⋅ ⋅⋅ ⋅ + ++ + ⋅ ⋅⋅ ⋅ = == = Φ ΦΦ Φ
soit avec dS
1
÷dS
2
÷dS et
1 2
n n − −− − = == =

on obtient en appliquant le theoreme de Gauss :
0
1 2 1
dS ) M (
dS n ) E E ( d
ε εε ε
⋅ ⋅⋅ ⋅ σ σσ σ
= == = ⋅ ⋅⋅ ⋅ − −− − = == = Φ ΦΦ Φ

donc :
0
1 2 1
n ) E E (
ε εε ε
σ σσ σ
= == = ⋅ ⋅⋅ ⋅ − −− − soit en appelant
⊥ ⊥⊥ ⊥
E les composantes normales au plan :

0
2 1
E E
ε εε ε
σ σσ σ
= == = − −− −
⊥ ⊥⊥ ⊥ ⊥ ⊥⊥ ⊥


Conclusion : la composante normale du champ electrostatique subit donc une discontinuite de
0
ε εε ε
σ σσ σ
a la
traversee d`une surIace de densite de charge σ σσ σ . (on conIirme donc le resultat precedent).


1
n
2
n
M

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