ÉVALUATION DES BESOINS EN INFORMATION AGRICOLE DANS LES ÉTATS DU GROUPE AFRIQUE-CARAÏBESPACIFIQUE (ACP

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AFRIQUE

Etude sur : TOGO Rapport préparé par Bontiébite BADJARE Pour le compte du Centre technique de coopération agricole et rurale (CTA)

Projet no : 4-7-41-254-7/ k 21/04/2008

ÉVALUATION DES BESOINS EN INFORMATION AGRICOLE DANS LES ÉTATS DU GROUPE AFRIQUE-CARAÏBESPACIFIQUE (ACP) AFRIQUE

Etude sur : TOGO Rapport préparé par Bontiébite BADJARE Pour le compte du Centre technique de coopération agricole et rurale (CTA)

Projet no : 4-7-41-254-7/ k 21/04/2008

Notice légal Ce rapport à été commandité par le CTA afin d’affiner sa connaissance des besoins en information des pays ACP. Le CTA ne peut en aucun cas se porter garant de la fiabilité des données, inclues dans le rapport, ni prendre la responsabilité des usages qui pourraient en être fait. Les opinions exprimées ici sont celles de leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue du CTA. Le CTA se réserve le droit de sélectionner des projets et des recommandations portant sur son mandat.

(ACP-UE) Centre Technique de Coopération Agricole et Rurale (CTA) Agro Business Park 2 6708 PW Wageningen Pays-Bas Site web : www.cta.int E-mail : cta@cta.int

Remerciements
Au terme de cette étude que nous avons menée en qualité de Consultant national pour le compte du CTA, nous tenons à adresser nos sincères remerciements à la coordinatrice du programme, Madame Christine Webster et au coordonnateur régional, Monsieur Yawo Assigbley pour leur disponibilité et leurs contributions qui ne nous ont jamais fait défaut. Nos remerciements vont également à nos collaborateurs particulièrement Mme Kayi Afi Amoussou et M. Koami Assigbé qui, en participant activement à la collecte des données primaires et secondaires, au dépouillement des questionnaires et à l’analyse des données, nous ont permis de respecter le chronogramme établi. Aux responsables des institutions interviewées, nous exprimons notre profonde gratitude pour l’accueil qu’ils ont réservé à nos collaborateurs lors de leur passage pour la collecte des données et pour la mise à notre disposition des informations nécessaires à cette étude. Nous ne saurons terminer ce chapitre sans remercier les collègues qui, par leurs relectures ont permis d’améliorer la qualité de ce document. Enfin, à tous ceux qui ont participé de près ou de loin à donner la forme actuelle à ce document, nous témoignons notre profonde reconnaissance.

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Sigles, abréviations et acronymes
ACP ADRAO ADSL AFP APE ARPT AS-F AS-J AS-P ASS ATEPP ATJS ATOP ATPH AUT AVSF BBC BIT BM BN-CRA BNQ BOAD CABI CCI CDD CDMA CDT CEA CEDEAO CEDITEC CIMMYT CIRAD CNF COM CONGAT CORAF CRDI CREMA CTA CTD DGSCN Afrique, Caraïbes et Pacifique Association pour le développement de la Riziculture en Afrique de l'Ouest/Centre Asymmetrical Digital Subscriber Line Agence Française de Presse Accord de Partenariat Economique Autorité de Réglementation des secteurs des Postes et de Télécommunications Association féminine Association de jeunes Association paysanne Afrique subsaharienne Association Togolaise des Editeurs de Presse Privée Association Togolaise des Journalistes Sportifs Agence Togolaise de Presse Association Togolaise pour la Promotion Humaine Autre Agronome – Vétérinaire sans Frontière British Broadcasting Corporation Bureau International du travail Banque mondiale Bureau National des Chambres Régionales d’Agriculture Banque ou organisme de crédit Banque Ouest Africaine de Développement CAB International Chambre de commerce et d’industrie Communication pour un Développement Durable Code Division Multiple Access Centre de Documentation Technique Commission Economique pour l'Afrique Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest Centre de Documentation et d'Information Technique International Maize and Wheat Improvement Center Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement Groupe confessionnel Commerce et vente Conseil Gestion Afrique Togo / Initiatives des Communautés de Base Conseil Ouest et Centre Africain pour la Recherche et le Développement Centre de recherche pour le Développement International Centre de Recherche et d’Essai des Modèles d’Autopromotion Centre Technique de Coopération Agricole et Rurale Centre de Documentation Technique Direction Générale de la Statistique et de la Comptabilité Nationale
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DORA DSI DSID DSRP - I EDITOGO EDU ESA FAO FARA FIN FNGPC FONGTO Franc CFA FRM FUCEC FUPROCAT GIC GOV HAAC ICAT IFA/HG IFDC-Division Afrique IITA INADES INF INFA INRS IRIN IRPP ISP ISRIC IST ITRA MICS MSC NICI OAPI OCDI ODEF OFF OIC OIF

Diffusion d’Ouvrages de Référence sur l’Agriculture Distribution Sélective de l'Information Direction des Statistiques agricoles, de l'Informatique et de la Documentation Document Stratégique de Réduction de la Pauvreté Intérimaire Société Nationale des Éditions du Togo Éducation/enseignement Ecole Supérieure d’Agronomie Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’agriculture Forum pour la Recherche Agricole en Afrique Services financiers Fédération Nationale des Groupements de Producteurs de Coton Fédération des Organisations Non Gouvernementales au Togo Franc de la communauté Financière Africaine Formation (niveau secondaire, supérieur et professionnel) Fédération des Unions Coopératives d’Epargne et de Crédit Fédération des Unions de Producteurs de Café et Cacao du Togo Gestion de l'Information et de la communication Département/service ministériel Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication Institut de Conseil et d'Appui Technique Institut de Formation Agricole Hermann Gmeiner Centre International pour la Fertilité des Sols et le Développement Agricole - Division Afrique International Institute of tropical Agriculture Institut Africaine pour le Développement Economique et Social Services d’information Institut National de Formation Agricole Institut National de Recherche Scientifique Integrated Regional Information Networks Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques Fournisseur de Service Internet International Soil Reference and Information Centre Infections Sexuellement Transmissibles Institut Togolais de Recherche Agronomique Multiple Indicators and Clusters Survey (Enquête par grappe à indicateurs multiples) Mobile Switching Center Plan de l’Infrastructure nationale d’Information et de Communication Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle Organisation de la Charité pour un Développement Intégré Office de Développement et d’Exploitation des Forêts Organisme officiel/collectivité Opportunities Industralization Center Organisation Internationale de la Francophonie
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OMC OMD OMPI ONG OSAT OTM PIB PIC PMA PNASA PNUD PP PRV PS-F PS-P PUB QUIBB R&D RAFIA REG RFI RGL RTC RUR SIG SNRA SOCODEVI SOTED SOTOCO SP-M SP-X SQR SYNORSEC TEC TIC TVT UE UEMOA UJIT URATEL VESOS VUL WISARD ZEE

Organisation Mondiale du Commerce Objectifs du Millénaire pour le Développement Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle Organisation Non Gouvernementale Observatoire de Sécurité Alimentaire du Togo Observatoire Togolais des Médias Produit Intérieur Brut Public Information Center Pays Moins Avancés Programme National d'Appui au Secteur Agricole Programme des Nations Unies pour le Développement Politique et planification Entreprise/société privée Secteur privé – Fournisseur Secteur privé – Producteur Entreprise publique Questionnaire Unifié des Indicateurs de Base du Bien-être Recherche et Développement Recherche, Appui et Formation aux Initiatives d’Autodéveloppement Réglementation Radio France Internationale Organisme/réseau/projet régional Réseau Téléphonique commuté Développement rural Systèmes d'information géographique Systèmes Nationaux de Recherche Agicole Société pour la coopération et le développement international Société Togolaise d’Etude et de Développement Société Togolaise de Coton Secteur privé – Produits manufacturés Secteur privé – Exportateur Service Question Réponse Synergie nord-sud pour l’épargne et le crédit Tarif Extérieur Commun Technologie de l'Information et de la communication Télévision Togolaise Union Européen Union Economique et Monétaire Ouest Africain Union des Journalistes Indépendants du Togo Union des Radios et Télévisions Libres du Togo Village d’Enfant SOS Vulgarisation et animation Web based Information Services for Agricultural Research for Development Zone Economique Exclusive

Taux de change au 15 décembre 2007 : 1 euro = 655,957 FCFA

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Table des matières
Remerciements ..................................................................................................... i Sigles, abréviations et acronymes ........................................................................ii Résumé analytique..............................................................................................vii 1. Introduction .................................................................................................... 1 2. Profil du pays ................................................................................................. 2
2.1 Agriculture, pêche, ressources forestières et l’élevage ....................................... 3 2.1.1 Agriculture ................................................................................................... 3 2.1.2 Pêche .......................................................................................................... 3 2.1.3 Ressources forestières ............................................................................... 4 2.1.4 Élevage et pastoralisme.............................................................................. 4 2.2 Brève description de la situation des infrastructures des TIC et des récents développements dans le secteur ......................................................................... 4

3. Situation de l’information et de la communication pour l’agriculture et le développement rural...................................................................................... 6
3.1 Cadre institutionnel, politique et réglementaire.................................................... 6 3.2 Aspects opérationnels ......................................................................................... 7 3.2.1 Description des services d’information agricole .......................................... 8 3.2.2 Sources d’Information ................................................................................. 8 3.2.3 Produits et services d’information fournis ................................................... 9 3.2.4 Capacité de gestion de l’information et de la communication ..................... 9 3.3 Interventions d’aide au développement de l’information et de la communication pour l’agriculture et le développement rural....................................................... 11

4. Analyse des besoins institutionnels (points forts et goulots d’étranglements / points faibles)................................................................ 12
4.1 Besoins en informations .................................................................................... 12 4.2 Besoins en termes de renforcement des capacités (politiques & stratégies de l’IC, sensibilisation, réseautage, compétences, formation, media, TIC, équipement)....................................................................................................... 16 4.3 Feedback sur l’utilisation des produits et services CTA ................................... 22

5. Conclusions et recommandations ............................................................. 23
5.1. Conclusions ....................................................................................................... 23 5.1.1 Besoins en information.............................................................................. 23 5.1.2 Besoins en termes de renforcement des capacités .................................. 23 5.1.3 Points de vue sur les produits et services CTA......................................... 23 5.1.4 Partenaires et bénéficiaires potentiels ...................................................... 24 5.2 Recommandations............................................................................................. 24 5.2.1 Besoins en information.............................................................................. 24 5.2.2 Besoins en termes de renforcement des capacités .................................. 24 5.2.3 Produits et services CTA........................................................................... 25 5.2.4 Partenaires et bénéficiaires potentiels ...................................................... 25

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6. Proposition de stratégie d’intervention et d’un plan d’action pour le CTA................................................................... 27
6.1. Renforcement des capacités institutionnelles.................................................... 27 6.1.1. Sensibilisation ........................................................................................... 27 6.1.2. Elaboration d’une politique nationale de l’information agricole ................. 27 6.1.3. Mise en place d’un mécanisme de partage et de diffusion de l’information agricole et rurale .................................................................................................... 28 6.2. Renforcement des compétences en ressources humaines............................... 28 6.3. Renforcement des capacités infrastructurelles et informationnelles des institutions.......................................................................................................... 28

Annexes............................................................................................................. 32 I Termes de référence.................................................................................... 33 II Profil du pays – Togo .................................................................................. 40
II.1 Profil général du secteur de l’agriculture ............................................................. 40 II.1.1 Taille de la population agricole.................................................................. 40 II.1.2 Terres agricoles, forêts, zones de pêche .................................................. 40 II.1.3 Systèmes de production agricole .............................................................. 42 II.1.4 Poids de l’agriculture dans l’économie (en pourcentage du PIB).............. 43 II.1.5 Denrées principales et produits agricoles secondaires............................. 43 II.1.6 Principaux marchés à l’exportation ........................................................... 45 II.1.7 Accords commerciaux touchant à l’agriculture.......................................... 46 II.1.8 Politiques sectorielles en matière d’agriculture, de pêche et de ressources forestières .............................................................................................................. 47 II.1.9 Cadre institutionnel, réglementaire et politique pour l’information et la communication ....................................................................................................... 48 II.2 Profil socio-économique ...................................................................................... 50 II.2.1 Démographie............................................................................................. 50 II.2.2 Niveau d’alphabétisation et langues ......................................................... 51 II.2.3 Accès aux services de base...................................................................... 53 II.2.4 Exode rural vers les zones urbaines ......................................................... 53 II.3 Médias et télécommunications .......................................................................... 55 II.3.1 Journaux, périodiques et organes de télédiffusion.................................... 55 II.3.2 Services de télécommunication ................................................................ 59 II.3.3 Ordinateurs et Internet .............................................................................. 60

III. Profil des institutions .................................................................................. 62
III.1 Liste de toutes les institutions............................................................................ 62 III.2 Liste sélective des principales institutions ......................................................... 67

IV. Liste des institutions et personnes interviewées................................... 95 V. Références bibliographiques...................................................................... 97

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Résumé analytique
Introduction Pour procéder à des choix plus stratégiques, le Centre technique de coopération agricole et rurale (CTA) entreprend systématiquement depuis 2003, des études d’évaluation des besoins dans l’ensemble des régions Afrique, Caraïbes, Pacifique (ACP). La présente étude concerne le Togo qui a la particularité de ne pas avoir bénéficié de l’assistance extérieure pendant treize années. Cette étude permettra d’évaluer les besoins réels en information agricole à satisfaire au Togo et de proposer des stratégies adaptées à ce contexte. Objectifs de l’étude L’objectif global de cette étude est d’améliorer les stratégies de collaboration avec les organisations ACP actives dans l’agriculture et la pertinence de l’appui du CTA aux pays ACP. Spécifiquement, elle vise à (i) améliorer et mieux cibler les interventions et activités du CTA en faveur des partenaires et bénéficiaires potentiels (notamment les femmes, les jeunes, le secteur privé et les organisations de la société civile) ; (ii) avoir un tableau plus détaillé de leurs besoins, mettre au point une stratégie adaptée et élaborer un cadre d’action en conséquence ; (iii) mettre en évidence les besoins spécifiques en produits et services du CTA et permettre ainsi d’en améliorer la fourniture. Méthodologie L’étude a débuté par une rencontre de deux jours tenue à Abidjan qui a rassemblé les Consultants nationaux, le Coordonnateur régional et l’équipe du CTA. Cette rencontre a permis l’harmonisation des points de vu et la validation du questionnaire d’enquête. Au cours de cette rencontre, les expériences capitalisées par le CTA après la conduite de la même étude dans d’autres pays ont permis d’améliorer l’approche à utiliser. Ainsi, au Togo, vingt neuf personnes (dont deux femmes) représentant dix sept institutions ont été interviewées dans le cadre de cette étude. Ces institutions ont été choisies parmi les institutions intervenant dans les domaines agricole et du développement rural sur la base de leur valeur sociale, économique et de leur contribution dans la collecte des données agricoles, la diffusion de l’information agricole, les décision politique, le PIB, etc. Toutes les personnes interviewées occupent des postes techniques ou de responsabilité dans leurs institutions (Directeurs, Chefs de division, …). Les interviews ont été réalisées entièrement au bureau de l’enquêté. Compte tenu du volume du questionnaire, les premières rencontres ont servi à exposer les objectifs de l’étude à l’interviewé et à mettre à sa disposition le questionnaire accompagné des directives pour lui permettre de s’imprégner et de rechercher les informations nécessaires. Les secondes rencontres fixées suivant la convenance de l’enquêté ont permis de collecter les informations nécessaires et d’avoir des discussions complémentaires. Les interviews ont été menées par une équipe de trois personnes (deux Chercheurs de l’Institut Togolais de Recherche Agronomique -ITRA- et un Journaliste de la Télévision Togolaise – TVT -). Résultats escomptés Les résultats attendus de cette étude sont les suivants : - une description et une analyse de l’état des infrastructures, des services d’information et des capacités de GIC des institutions impliquées dans l’agriculture et le développement rural ; - une identification des besoins en terme d’information et de renforcement des capacités de GIC pour les principales institutions et les potentiels partenaires clés du CTA présents dans le secteur du développement agricole et rural ;

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une compilation de données de référence sur l’état de la Gestion de l'Information et de la communication (GIC) et des Technologie de l'Information et de la communication (TIC) dans l’agriculture et le développement rural pour un meilleur suivi de la situation. Le profil de chaque pays étudié sera ainsi actualisé, avec des données fiables sur l’état des services d’information agricole, de la GIC et des TIC. Conclusions Besoins en information Il ressort de l’analyse des besoins en information de l’ensemble des institutions interviewées au Togo, que tous les types d’informations ou de conseils relatifs au développement agricole et rural sont recherchés pour la mise en œuvre des programmes de développement. Toutefois, il se dégage une forte tendance des institutions interviewées à rechercher prioritairement les informations relatives au développement et financement des programmes, aux marchés locaux, aux financements et micro crédit et aux réseaux disponibles axés sur l’agriculture et le développement. Ces institutions éprouvent souvent de nombreuses difficultés à acquérir des articles de revue, des documents rédigés en français (souvent en anglais), les documents adaptés à une diffusion massive et les informations illustrées. Leurs sources d’information sont très variées mais l’utilisation de l’Internet comme source d’information agricole et rurale est de plus en plus fréquente. Il faut noter la particularité des organes de presse qui utilisent généralement comme source d’information « les consultants » provenant des services techniques du Ministère se l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche (ITRA, Institut de Conseil et d'Appui Technique (ICAT), Direction de l’Élevage et de la Pêche, …) et des universités du Togo (Université de Lomé et Université de Kara). Besoins en termes de renforcement des capacités Les principaux besoins en termes de renforcement des capacités exprimés par les institutions interviewées sont : - l’élaboration et la mise en œuvre des politiques et plan stratégiques en GIC et TIC au sein des institutions et les financements des programmes, - le renforcement des infrastructures par le renouvellement des fonds documentaires et l’informatisation des centres de documentation, l’édition et la diffusion des connaissances localement disponibles sous forme de rapports d’études, l’amélioration du débit et la baisse du coût de connexion à l’Internet, l’équipement des services d’information en matériel (informatique, Systèmes d'information géographique (SIG), de télécommunication et d’édition), l’actualisation des données statistiques de l’agriculture par un nouveau recensement national de l’agriculture togolaise et l’acquisition de matériels roulant pour faciliter la collecte des données. - la formation et/ou le recyclage du personnel, en diagnostic et planification de projets, en recherche de financement, en techniques de collecte et d’analyse de données (géographique ou non), en développement et gestion de site web, en informatique documentaire, en techniques de communication, à la gestion multimédia, en montage de programmes agricoles (radiophoniques et télévisuels) et aux techniques numériques de diffusion massive. A cet effet, des stages en alternance dans les institutions spécialisées pour les responsables confirmés des services d’information et des programmes de bourses post-universitaires pour les jeunes cadres sont vivement mentionnés. Points de vue sur les produits et services CTA Le magazine Spore est le seul produit du CTA connu de la quasi totalité des institutions intervenant dans le secteur agricole et rural au Togo. Les programmes
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Diffusion d’Ouvrages de Référence sur l’Agriculture (DORA), DSI et le Service Questions Réponses (SQR) quant à eux ne sont connus que des grandes institutions du secteur agricole togolais (ITRA, ICAT, Direction des Statistiques agricoles, de l'Informatique et de la Documentation (DSID), Ecole Supérieure d’Agronomie (ESA)) alors que l’abonnement au Cédéroms reste encore très faible dans tout le pays. En ce qui concerne les programmes de formation du CTA et les co-séminaires, peu de Togolais bénéficient de ces opportunités souvent à cause du manque d’information. Partenaires et bénéficiaires potentiels L’analyse des points forts et des points faibles des institutions interviewées et sur la base du mandat (mandat dans le domaine agricole et le développement rural), du public cible (populations rurales et importance numérique), de la qualité des activités menées (pertinence des actions, les domaines touchés) et la couverture spatiale de l’institution, six partenaires et bénéficiaires potentiels des produits et services du CTA ont été identifiés au Togo. Il s’agit d’une institution de recherche agricole (ITRA) d’une institution de vulgarisation agricole (ICAT), de deux ONG (Recherche, Appui et Formation aux Initiatives d’Auto-développement -RAFIA- et Inadès Formation) et de deux organes de presse (TVT et Radio Lomé). Recommandations Besoins en information Cette étude a permis d’identifier les besoins réels en information des principales institutions intervenant dans le secteur agricole et rural au Togo. Pour les satisfaire, nous recommandons : - la sensibilisation des décideurs à l’importance stratégique de l’information dans le développement agricole et à une prise de responsabilité en matière de politique et de stratégie d’information agricole au sein de leurs institutions respectives; ceci devrait permettre une augmentation du budget alloué à la GIC; - l’accompagnement des structures concernées dans la recherche des moyens nécessaires en vue de l’acquisition des documents contenant des informations pertinentes très recherchées; - la sensibilisation des différentes structures intervenant dans le secteur agricole à l’esprit d’échange d’information; - un effort de la part des institutions agricoles pour capitaliser les connaissances qu’ils génèrent afin de solliciter un appui pour l’édition et la diffusion; - un effort de la part des institutions agricoles pour la mise en place de véritables systèmes d’information informatisés pour la gestion de ces connaissances - le suivi-évaluation périodique de chaque système d’information quant à l’utilisation rationnelle des informations collectées. Besoins en termes de renforcement des capacités Les recommandations proposées en terme de renforcement des capacités pour une meilleure gestion de l’information et de la communication agricole au Togo sont articulées autour des axes suivants : le renforcement des capacités institutionnelles, le renforcement des capacités en infrastructures, le développement des ressources humaines et formation et enfin la collaboration institutionnelle, technique et financière. Spécifiquement, nous recommandons : - un appui institutionnel du CTA au Ministère de l’Agriculture, de l’Élevage, et de la Pêche pour l’élaboration d’une politique nationale de l’information et de la communication agricole qui devra faciliter la coordination du système national de collecte et de diffusion des informations scientifiques et techniques, - en prélude à la mise en place de la politique nationale de l’information et de la communication, une étude approfondie visant à évaluer les besoins réels des utilisateurs serait souhaitable,

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- un effort de la part du gouvernement devra être entrepris afin de faciliter l’accès aux outils informatiques (détaxation du matériel informatique) et à l’Internet haut débit même dans les zones enclavées du pays, - un renforcement des capacités en infrastructures des principales institutions oeuvrant dans le secteur agricole en moyens de collecte (matériel roulant et d’acquisition de son et d’image), de stockage (matériel informatique, informatisation des bibliothèques et construction de salles d’archivage numérique) et de diffusion (production de fiches techniques et de matériel pédagogique et didactique, création et gestion de sites Internet) de l’information agricole, - un développement des ressources humaines par la formation de spécialistes et de chercheurs provenant des disciplines concernées par l’information agricole (agronomes, journalistes, sociologues, économistes, etc.). Des stages en alternance dans les institutions spécialisées comme le CTA, Web based Information Services for Agricultural Research for Development (WISARD), International Soil Reference and Information Centre (ISRIC), CABI, etc. pour les responsables confirmés des services d’information et des programmes de bourses post-universitaires pour les jeunes cadres pourraient également être envisagés. La collaboration du CTA avec les universités spécialisées dans les TIC comme prévu dans son plan stratégique 2007-2010, serait d’une grande importance. Ces spécialistes et chercheurs devraient être capables, à terme, de dispenser des enseignements en GIC dans les universités et les grandes écoles du Togo, - un appui du CTA à la mise en place d’un mécanisme national de partage de l’information entre les différents acteurs du secteur agricole et du développement rural au Togo. Ce mécanisme devrait contribuer à réduire l’ampleur du phénomène de rétention de l’information. Produits et services CTA Vu la qualité des produits et services proposés par le CTA, il serait intéressant que tous les services d’information agricole du Togo y trouvent leur compte. Nous recommandons en conséquence : - une mise à jour du fichier de diffusion des produits et services du CTA en faveur des seize institutions interviewées et - une programmation systématique des sessions de formation et de recyclage des spécialistes en GIC de ces institutions. Partenaires et bénéficiaires potentiels Les partenaires potentiels identifiés sont : L’Institut Togolais de Recherche Agronomique (ITRA) : Le CTA pourra assister l’ITRA dans son processus de développement d’un véritable système d’information informatisé par la mise en place d’un Intranet, le passage à la connexion ADSL et surtout l’informatisation de sa bibliothèque. Il pourra également mettre un accent particulier sur l’édition et la diffusion des connaissances générées. L’Institut de Conseil et d’Appui Technique (ICAT) : Afin d’optimiser ses actions, l’ICAT doit également améliorer son système de communication interne en mettant en place un réseau informatique local et un site Internet avec une option Intranet. Mais la production ou l’acquisition des supports de vulgarisation (fiches techniques, posters, …) nécessite un appui technique et financier du CTA. La Recherche, Appui et Formation aux Initiatives d’Autodéveloppement (RAFIA) / Communication pour un Développement Durable (CDD) : Des efforts devront encore être fait par l’ONG pour promouvoir le centre auprès du public. Néanmoins, le CTA pourrait toujours apporter son appui à l’amélioration de leur débit de connexion à Internet, au renouvellement de leur fond documentaire et à l’implémentation de leur nouvelle méthode de diffusion de l’information : « la palabre itinérante ».

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L’Institut Africaine pour le Développement Economique et Social – Centre africain de Formation (INADES – Formation) : Vu le niveau des infrastructures TIC en place (connexion ADSL, Intranet, ordinateurs de marques, …), le CTA assistera INADES – Formation dans la formation en GIC et dans l’édition des documents agricoles. La Télévision Togolaise (TVT) : L’acquisition et renouvellement du matériel de reportage, la formation du personnel à la GIC et au TIC et la mise en ligne de la chaîne sont les actions urgentes que le CTA peut mener en faveur de la TVT. Mais elle-même devra faire des efforts pour réduire le problème de manque de personnel. Radio Lomé : Pour améliorer la qualité du travail qui est abattu par cette chaîne, une assistance en formation dans la GIC et les TIC, et en montage de programmes agricoles serait d’un grand apport. La radio Lomé doit également faire l’effort de réduire le problème de manque de personnel et améliorer le débit de sa connexion à Internet.

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1. INTRODUCTION
1. Créé en 1983, dans le cadre de la Convention de Lomé entre les États du groupe ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique) et les pays membres de L’union européenne, le Centre technique de coopération agricole et rurale (CTA) a pour mission d’élaborer et de fournir des services qui améliorent l’accès des pays ACP à l’information pour le développement agricole et rural, et de renforcer la capacité de ces pays à produire, acquérir, échanger et exploiter l’information dans ce domaine. 2. Pour procéder à des choix plus stratégiques, le CTA entreprend systématiquement depuis 2003, des études d’évaluation des besoins dans l’ensemble des régions ACP, régions qu’il a pour mission de servir en vertu du mandat qui lui a été confié. Aussi, le nouveau Plan stratégique du Centre, qui couvre la période 2007–2010, fait-il non seulement de l’atteinte d’un plus grand nombre de bénéficiaires et le renforcement des réseaux de partenariat, mais aussi de l’accessibilité aux stratégies de TIC et de GIC une priorité. 3. Cette étude qui s’inscrit dans cette logique, a pour objectif d’améliorer les stratégies de collaboration avec les organisations ACP actives dans l’agriculture et la pertinence de l’appui du CTA aux pays africains ACP. Spécifiquement, elle s’attachera à : (i) passer en revue les principaux services et les acteurs du secteur de l’agriculture (en matière d’offre d’informations), (ii) identifier les besoins des acteurs clés / des principaux partenaires stratégiques, (iii) identifier de potentiels partenaires stratégiques pour les activités et services du CTA, (iv) élaborer des données de référence sur l’état de la GIC et des TIC dans le pays concerné. 4. Le présent rapport présente les résultats de l’étude de cas du Togo. Il devra aider le CTA à améliorer et mieux cibler ses interventions et activités en faveur des partenaires et bénéficiaires potentiels du Togo, d’avoir un tableau plus détaillé de leurs besoins et d’élaborer un cadre d’action en conséquence. Ce rapport mettra également en évidence les besoins spécifiques en produits et services du CTA au Togo et fera des propositions en vue de mieux les satisfaire.

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2. PROFIL DU PAYS
5. Le Togo est un État de l’Afrique Occidentale qui s’étire sur 600 km en longueur et sur 50 à 150 km en largeur. D’une superficie de 56 785 km², il est limité au nord par le Burkina Faso, à l’ouest par le Ghana, à l’est par le Bénin et au sud par une façade maritime de 55 km sur le Golfe de Guinée. 6. Le Togo est caractérisé par un relief plat (plus de la moitié du pays a une altitude inférieure à 200 m) et une chaîne de montagnes granitiques (Atakora ou monts Togo) qui traverse le pays dans sa partie centrale, du nord/nord-est au sud/sudouest. Cette chaîne constitue le château d’eau du Togo. Sa côte est rectiligne, basse et sablonneuse. Le climat du Togo est déterminé par deux masses d’air : l’harmattan, chaud, sec et poussiéreux et une masse d’air maritime, équatorial, humide et fraîche (la mousson). Entre ces deux masses d’air, le front intertropical en se déplaçant, rythme les saisons. Au nord des monts Togo, il n’y a qu’une saison des pluies (avril – octobre). Le sud connaît en revanche deux saisons pluvieuses (avril à juin puis en septembre et octobre). Les montagnes sont très arrosées. Elles reçoivent plus de 1600 mm de pluie par an. Lomé, la Capitale, ne reçoit que 800 mm. Le Togo offre un trait inhabituel sur le Golfe de Guinée, d’une pluviosité qui augment du sud vers le nord. Sur l’ensemble du territoire, les périodes les plus chaudes sont en mars et avril puis en novembre. En allant du sud vers le nord, les températures moyennes maxima augmentent légèrement tandis que les minima chutent de façon importante -de 23°C à 13°C- (Jeune Afrique, 2007). 7. Selon les données démographiques de la Direction Générale des Statistiques et de la Comptabilité Nationale (DGSCN) le Togo comptait 5,3 millions d’habitant en 2006 avec un taux de croissance démographique de 2,6% par an, une espérance de vie de 54 ans. En 2005 l’indice de développement humain du Togo était de 0,512, ce qui le place à la 143e place sur 177 pays (PNUD, 2005). Mise à part le français qui est la langue d’enseignement et de travail, le Togo compte près de 45 ethnies différentes, dont aucune n’est majoritaire. Seules deux langues locales (Ewé et le Kabiyè) sont enseignées dans environ 60% des écoles primaires du Togo. Le taux d’alphabétisation pour les personnes âgées de 15 ans et plus se situe à 56,9% en 2006 (Questionnaire Unifié des Indicateurs de Base du Bien-être –QUIBB-, 2006) avec de fortes différences entre les hommes et les femmes. Chez les hommes, ce taux est estimé au cours de la même année à 70,3% contre 44,4% pour les femmes. La population togolaise est inégalement repartie avec 60% qui vivent dans la zone sud (régions Maritime et des Plateaux) sur 40% de la superficie totale du pays. 8. Sur le plan socio-politique, le Togo a connu depuis le début des années 90 une crise politique, économique et sociale qui a fortement freiné son processus de développement, augmenté la pauvreté et occasionné une réduction massive de l’aide extérieure. Aujourd’hui, 61,7% des togolais vivent en dessous du seuil de pauvreté avec une situation plus grave en milieu rural où vivent 79,9% des pauvres (DSRP-I, 2008). Pour sortir de la crise, le Gouvernement a engagé depuis 2005 d’importantes réformes destinées à apaiser le climat politique. C’est dans ce cadre qu’un Accord Politique Global (APG) a été signé en août 2006, accord qui a permis la mise en place d’un Gouvernement d’Union Nationale, l’installation d’une Commission Électorale Indépendante, le renouvellement de la cour constitutionnelle et l’organisation des élections législatives anticipées, qualifiées de globalement libres, transparentes et démocratiques par tous les observateurs présents.

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2.1 Agriculture, pêche, ressources forestières et l’élevage
9. Le secteur agricole constitue un axe important de relance économique au Togo. Il occupe une place prépondérante dans l’économie togolaise, puisqu’il représente environ 38,2% du PIB au cours des 10 dernières années (1995-2005) et fournit plus de 20% des recettes d’exportation. Il constitue toujours le moteur de la croissance avec une moyenne de 2,9% sur les cinq dernières années (DSRP-I, 2007). Il emploie près de 72% de la population active dont plus de la moitié (59,6%) a moins de 20 ans. Les femmes représentent 56,4% de cette population agricole active (DSID, 1996). 10. Trois structures principales interviennent dans l’encadrement et la promotion du secteur agricole : la Direction de l’Agriculture et deux sociétés à économie mixte, l’Institut Togolais de Recherche Agronomique (ITRA) et l’Institut de Conseil et d’Appui Technique (ICAT). Le système de crédit repose essentiellement sur trois institutions financières mutualistes (Fédération des Unions de Coopératives d’Epargne et de Crédit –FUSEC-, Synergie Nord-Sud pour l’Epargne et le Crédit – SYNORSEC- et Société pour la coopération et le développement international – SOCODEVI-) implantées dans l’ensemble du pays. Deux principales institutions (étatiques) assurent la formation des cadres dans le domaine agricole. Il s’agit de l’École Supérieure d’Agronomie (ESA) de l’Université de Lomé (UL) et l’Institut National de Formation Agricole de Tové (INFA) 2.1.1 Agriculture 11. Comme dans les autres pays d’Afrique de l’Ouest, l’agriculture togolaise se scinde en deux parties d’inégale importance : d’un côté les cultures de rentes - le coton, le café et le cacao - et, de l’autre les cultures vivrières, à savoir les céréales maïs, le sorgho, le riz paddy et le mil-, les tubercules -l’igname, le manioc, la patate douce et le taro- et les légumineuses -le haricot, l’arachide et le voandzou-. Le maïs est la céréale alimentaire de base au Togo et participe pour près de 60% dans la composante céréale de la ration alimentaire des populations togolaises (DSID, 2005). Les techniques culturales restent en général traditionnelles au Togo avec une utilisation insuffisante d’intrants (machines agricoles, semences améliorées, irrigation, engrais, pesticides). L’association de culture est le système de culture le plus répandu avec 52,5% des superficies cultivées (DSID, 1996). 2.1.2 Pêche 12. Les ressources halieutiques du Togo, sont relativement modestes, à la mesure de la façade maritime longue de 55 km seulement. La zone économique exclusive (ZEE) du pays est de 200 000 miles marins. La pêche est pratiquée dans les eaux maritimes, lagunaires, fluviales et dans les barrages et étangs piscicoles, notamment dans la retenue de Nangbéto. La filière pêche/pisciculture occupe 25 000 opérateurs et fait vivre 150 000 personnes, soit 3% de la population totale. La pêche au Togo est artisanale ou industrielle en mer, et exclusivement artisanale sur les autres cours d’eau. Les prises annuelles sont estimées à 22 000 tonnes, dont 55% proviennent de la mer. Les eaux continentales connaissent un appauvrissement en ressources halieutiques dû à l’envasement des cours d’eau, au tarissement et à la disparition de certains bras des cours d’eau, à l’augmentation du nombre de pêcheurs. Il est important de noter que la production nationale est inférieure à la consommation, et la couverture des besoins nationaux est complétée par 32 000 tonnes d’importation.

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2.1.3 Ressources forestières 13. Le Togo comptait en 2006 1 400 km² de forêts denses dont 350 km² de plantations contre environ 4 800 km² en 1970, généralement morcelées en massifs de moins de 5 000 ha. Les produits forestiers ligneux commercialisés et contrôlés contribue à près de 2% au PIB national. En ce qui concerne l’utilisation des terres, le Togo possède 36 300 km2 de terres arables (64 % du territoire national), comprenant 10 200 km² de forêts dont 4 167 km² de forêts classées, 2 000 km² de pâturages, 15.000 km² de jachères et 9.100 km² de terres cultivées (Folly Yao Djiwonu, 2003). Les aires protégées constituant le domaine forestier permanent couvrent une superficie d'environ 773 811 ha dont 628 000 ha de parcs nationaux et réserves de faunes. Mais il faut noter que pendant que les réserves de terres boisées s’amenuisent, la capacité de régénération naturelle des terres « savanisées » est compromise par le défrichement agricole, les feux de brousse et la recherche de bois énergie (1 800 000 tonnes en moyenne par an) et d’œuvre 50 000 m3/an. Le déboisement est estimé à 19 400 hectares par an tandis que le reboisement n’est que de 1 000 hectares par an. 2.1.4 Élevage et pastoralisme 14. Dans la zone Union Economique et Monétaire Ouest Africain (UEMOA), le Togo ne joue pas dans la cour des grands pour ce qui concerne l’élevage malgré les efforts consentis pendant la « révolution verte ». Les exploitations d’élevage sont de type traditionnel dans leur majorité. Au niveau national, seulement 6,2% des ménages agricoles pratiquent l’élevage de bovin contre 27,8% pour les ovins et 51,4% pour les caprins (DSID, 1996). L’élevage des moutons et des chèvres est une activité d’appoint en zone rurale. L’élevage des volailles (poules, pintades, dindes) est diffus, mais plusieurs unités importantes fonctionnent dans la région Maritime et des Savanes, surtout pour la production des œufs. Les importations de viande restent limitées : 7 000 tonnes en 2004 (à 80% de volailles) pour 34 000 tonnes de production locale (dont un tiers de poulet).

2.2 Brève description de la situation des infrastructures des TIC et des récents développements dans le secteur
15. L’exploitation du secteur des télécommunications au Togo est entre les mains d’un établissement public (TOGO TELECOM) et d’un intervenant du secteur privé (CAFE informatique). Sur le plan national, quatre sociétés ont installé chacune son noeud Internet pour la fourniture de l'accès Internet aux ISP (fournisseur de services Internet) et aux organismes et institutions privés. Il s'agit de Togo Télécom, Café Informatique, Transworld Trading (TWT) et eProcess. Mais Togo Télécom et CAFE informatique sont les seules sociétés qui offrent la connexion aussi bien aux organismes et institutions qu'aux privés (usage domestique). 16. Togo Télécom, seul opérateur de téléphonie fixe au Togo, comptait à la fin de l’année 2005, 61 000 lignes principales en service en téléphonie classique (dont 48 000 à Lomé). Le réseau téléphonique fixe couvre toutes les villes chefs-lieux de préfecture et de sous-préfectures, ainsi que près de 122 villages d’au moins 3 000 habitants. Le nombre de lignes rurales en service à la fin de l’année 2005 était de 1 836 (ARPT, 2005). Les produits et services de téléphonie offerts par la société sont, entre autres, la ligne classique, Hélim (la ligne numérique), Illico (le fixe sans fil), la téléphonie mobile, les cartes prépayées, les publiphones, les services conforts (Facture détaillée, Identification de l'appelant, Conférence à trois, Hot Line, Restriction de l'affichage, Transfert d'appel, Code confidentiel, Memo Rappel, Rappel automatique, Numéros réduits).

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17. Le réseau mobile est exploité par une société d’État (Togo Cellulaire) et une société privée (Moov). Le réseau de Togo Cellulaire se compose de 1 MSC, 4 BSC et de 135 BTS. En 2005, ce réseau couvrait Lomé et sa banlieue, tous les cinq chefs-lieux de région, toutes les préfectures et sous-préfectures, sauf la souspréfecture d’Akébou. Il couvre aussi une cinquantaine de villages dont la population totale avoisine 260 000 habitants. Les axes routiers Lomé-Tsévié-Agbélouvé, LoméAného, Bafilo-Niamtougou, Kara-Kétao ainsi que d’autres axes routiers bitumés sont couverts avec quelques zones d’ombre (absence de signal) d’étendue maximale de 40 km. Le réseau Moov quant à lui, couvre la capitale et sa banlieue, cinq chefs-lieux de régions, huit chefs-lieux de préfectures et sous-préfectures ainsi que six villages. Les axes routiers Lomé-Tsévié-Agbélouvé, Lomé-Aného et Kara-Niamtougou sont aussi couverts avec des zones d’ombre. En dehors du réseau Moov où le coût d’un appel local est fixe, les deux autres réseaux ont des tarifs très variables en fonction du réseau de destination et de la période de l’appel 18. L’Internet a été inauguré au Togo en août 1997 pour la première fois dans les télécommunications nationales par la société anonyme CAFE Informatique & Télécommunications. Elle a installé son noeud Internet en novembre 1997. Sa liaison par satellite sur Panamsat, d'un débit initial de 128 Kbps, est passée actuellement à 2 Mbps. Les clients sont connectés à son noeud Internet par liaison sans fil (WLL : Wireless Local Loop, Boucle Locale Radio, liaison sans fil à Internet). Grâce à ses deux antennes VSAT l'une pointant sur Intelsat et l'autre sur AMC-12, CAFE offre Internet à ses clients sous forme de liaisons permanentes et haut débit grâce au Canopy de Motorola (64K, 128K, 256K, 2 Méga) et de liaisons Dial-Up (des accès PPP via 225 33 33 - 221 36 86 – 8080707). 19. Togo Télécom quant à elle, a mis au point, en octobre 1997, un noeud d'accès à Lomé avec un accès vers l'international à 256 kbps. Elle a signé en fin d'année 1997 un contrat d’un débit initial de 256 Kbps en montée et en descente avec Global One. A fin 1999, 16 réseaux sont connectés et environ 5 000 utilisateurs ont été enregistrés. Actuellement son débit total en liaison descendante est de 12Mbps et de 10 Mbps en liaison montante. Ainsi pour les accès Internet, Togo Télécom offre l'accès par ligne téléphonique analogique destiné aux utilisateurs disposant d'un abonnement auprès des ISP connectés à Togo Télécom avec les options (56k RTC et 70k Tawa), l'accès par liaison spécialisée destiné essentiellement aux ISP et propriétaires de réseau (64 – 256k). Elle offre également depuis mai 2006 un service ADSL en CDMA appelé Illico Internet (fixe sans fil) à 153k et depuis début 2007 des liaisons fixes en ADSL jusqu’à 2 Mbps à Lomé et à Kara. Cette liaison fixe en ADSL est présentée sous forme de Helim Jeunes (128k, 256k, 512k et 1Méga), de Helim Grand Public (128k, et 256k) et Helim PRO (128k, 256k, 512k, 1Méga et 2Méga). Enfin un nouveau câble sous-marin avec point d’accès au Togo devrait en 2008 s’ajouter à SAT 3 –auquel le Togo n’est pas raccordé- qui est désormais saturé. 20. L’espace médiatique togolais est caractérisé en 2007 par l’existence de trente et six presses écrites, de cinquante quatre radio (dont deux chaînes publiques) et de sept chaînes de télévision (dont une chaîne nationale). La quasi-totalité de ces organes sont à caractère commercial. Il faut noter néanmoins l’existence d’au moins une radio rurale (en moyenne) par préfecture. Outre ces organes locaux, certaines agences de presse et quelques correspondants des médias étrangers travaillent au Togo. Il s’agit de : Panapress, Reuters, Reuters TV et photo, BBC, AFP, RFI, Africa n°1, Jeune Afrique, IRIN, etc.

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3. SITUATION DE L’INFORMATION ET COMMUNICATION POUR L’AGRICULTURE DEVELOPPEMENT RURAL
3.1 Cadre institutionnel, politique et réglementaire

DE ET

LA LE

21. Après l’indépendance acquise le 27 avril 1960, les autorités togolaises ont opté pour la planification comme voie devant conduire au développement économique et social du pays. 22. Le premier plan quinquennal, couvrant la période 1966 à 1970 et approuvé par la loi n°65-17 du 17 juillet 1965, a consacré une section entière à l’information. Ce texte fondamental dispose, entre autres, « qu’il est nécessaire que des moyens accrus permettent à l’ensemble de la population d’être régulièrement et complètement informé des projets et des travaux en cours ». 23. Compte tenu des difficultés que l’Administration a éprouvées pour réunir les éléments indispensables à l’élaboration de ce premier plan de développement, une étude a été initiée dès 1970 en vue de mettre en place une structure d’information documentaire. Ainsi a vu le jour, en 1972, le Centre de Documentation Technique (C.D.T.). Placé sous la tutelle du Ministère du Plan, ce centre était chargé de collecter, traiter, conserver et diffuser la littérature grise dont tous les acteurs du développement avaient besoin. Structure à vocation nationale et pluridisciplinaire, le C.D.T. s’est intéressé à tous les secteurs d’activité dans sa politique de collecte. L’agriculture et le développement rural étaient ses domaines de prédilection et l’implantation des services de planification dans toutes les régions économiques du pays a contribué au rayonnement dudit centre jusqu’aux années 90. 24. Par ailleurs, le deuxième (ordonnance n°34-70 du 31 décembre 1970) et le troisième plans ont tous réservé une place de choix à l’information et à la communication. En effet, le troisième plan (1976 -1980), approuvé par l’ordonnance n°16 du 26 mai 1976, stipule, à propos du secteur de l’information, de la radio, de la télévision et de la presse, ce qui suit : « les mass media sont le véhicule privilégié des méthodes modernes d’animation et d’éducation des populations pour le développement. L’information est donc conçue ici pour éduquer et faire participer ». 25. Et le quatrième plan (1981-1985) rendu applicable par la loi n°005-80 du 26 décembre 1980 de poursuivre : « l’information prend une place de plus en plus grande dans la vie du pays. Pour les responsables au plus haut niveau, elle constitue un moyen efficace de sensibilisation des masses contre les problèmes de la faim, la maladie, l’ignorance, l’aliénation culturelle, et du sous-développement…. Afin de soutenir l’action du gouvernement dans les domaines politique, économique, social et culturel la presse en langues nationales sera développée et distribuée dans le monde rural ». 26. Enfin, les différents textes successifs relatifs à la restructuration du département de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche ont toujours prévu des centres de documentation en vue de satisfaire les besoins en information agricole et rurale des décideurs, chercheurs, vulgarisateurs, investisseurs et membres d’organisations paysannes ; de même, les services centraux et régionaux relevant dudit département disposent de cellules d’information plus ou moins organisées. L’Institut Togolais de Recherche Agronomique (ITRA) est l’une des plus récentes institutions étatiques dont l’information figure en bonne place dans les attributions.

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27. Cependant, des difficultés de tout genre ont vite surgi et le secteur traverse depuis quelques années une mauvaise passe. Les objectifs fixés aussi bien par les planificateurs que par les décideurs n’ont guère été atteints malgré les bonnes intentions des uns et des autres. 28. L’espace médiatique togolais a longtemps été occupé par trois médias d’État. La radio Lomé créée en 1953 dont la mission est d’informer, d’éduquer et de divertir; l’Établissement National des Éditions du Togo (EDITOGO), créée par la loi n° 60-39 du 30 décembre 1960 chargé de produire tout matériel imprimé nécessaire à l’administration, à l’éducation, à l’information, au développement culturel, économique et social de la nation togolaise et la Télévision Togolaise (TVT) créée le 31 juillet 1973, sous l’appellation de « Radio Télévision de la Nouvelle Marche » en abrégé RTNM et devenue Télévision Togolaise (TVT) depuis 1990. Aujourd’hui, l’espace médiatique togolais est caractérisé par l’existence de trente et six presses écrites, de cinquante quatre radio (dont deux chaînes publiques) et de sept chaînes de télévision (dont une chaîne nationale). 29. Sur le plan institutionnel, deux organes étatiques règlementent l’information et la communication au Togo. Il s’agit de la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication (HAAC) et de l'Observatoire togolais des médias (OTM). La HAAC a été créée par l'article 103 de la constitution de 1992. Elle est chargée de garantir et d'assurer la liberté de la presse, le respect de la déontologie et l'égal accès des partis politiques aux médias. L’OTM quant à lui, créé le 5 novembre 1999, avec l'appui de la coopération française, a pour objectifs principaux de : défendre la liberté de la presse; protéger le droit du public à une information libre, complète, honnête et exacte; faire respecter le code de déontologie des journalistes. Il regroupe les cinq principales associations professionnelles des médias du Togo : UJIT, Maison du journalisme, ATEPP, SAINTJOP et SYNLICO. 30. En matière de réglementation, après la libéralisation de l’espace médiatique togolais annoncée le 30 Août 1989, une nouvelle loi sur le code de la presse et de la communication au Togo a été adoptée par l’Assemblée Nationale le 24 Août 2004. Cette loi dépénalise les délits de presse passibles de peines privatives de liberté en matière de diffamation et d’atteintes à l’honneur, mais garde son caractère dissuasif et son principe pédagogique par des peines d’amende. 31. Depuis février 2006, le processus d’élaboration d’un plan de l’infrastructure nationale d’information et de communication, dénommé Plan NICI a été lancé. Ce plan s’appuiera sur les priorités nationales de développement : la santé, l’éducation , la création d’emplois, la sécurité alimentaire, l’eau, la gestion de la dette, le commerce, le tourisme etc. Il fait partie intégrante de l’Initiative pour la société africaine de l’information adoptée en 1996 par les ministres africains en charge de la planification et du développement social. A ce jour, ce plan n’est pas encore adopté. Le plan NICI, rappelons le, est une prescription de la Commission Economique pour l'Afrique (CEA) qui, de par son statut onusien, assiste présentement vingt neuf pays du continent dans leurs programmes de vulgarisation des technologies de l'information et de la communication.

3.2 Aspects opérationnels
32. Les services d’information agricole au Togo comme partout en Afrique Subsaharienne, sont des structures relevant de diverses institutions nationales, régionales ou internationales où les acteurs du secteur rural trouvent tant bien que mal les éléments de connaissance pour promouvoir leurs activités. On note, depuis

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des décennies, une certaine concentration des institutions documentaires dans la capitale. Il est évident que les grandes décisions sont prises à Lomé mais rien ne justifie à priori que les ressources informationnelles soient si loin des usagers potentiels. 3.2.1 Description des services d’information agricole 33. Au Togo, les services d’information agricole évoluent en général dans un environnement précaire eu égard à la situation socio-économique du pays. Il faut reconnaître que les besoins en information agricole et rurale sont peu couverts surtout au niveau des services publics. Ceux-ci ne sont plus approvisionnés comme il se doit en information vitale pour la promotion de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche. En réalité, l’acquisition d’ouvrages scientifiques et techniques autre que par le biais des dons est presque exclue ; les rapports internes et la littérature grise sont publiés avec beaucoup de retard ; enfin, les abonnements à titre onéreux aux périodiques sont purement et simplement supprimés. Les publications de quelques rares instituts de recherche permettent de renouveler un tant soit peu les informations dont les utilisateurs ont besoin. 34. La situation des systèmes relevant des Organisations Non Gouvernementales, du secteur privé ou d’Associations paysannes est moins sombre : la FONGTO, le RAFIA, l’INADES-Formation etc. sont mieux lotis que les institutions de l’Administration publique. Aussi, arrivent-ils tant bien que mal à faire de nouvelles acquisitions de documents et à assurer une diffusion plus active de l’information agricole et rurale. 35. Sur le plan organisationnel, le manque de coopération et de coordination entre les différentes structures est un handicap majeur à la répartition des tâches et pénalise les utilisateurs à tous points de vue. Le seul réseau d’information agricole qui allait naître en 1997 dans ce domaine précis n’a pas obtenu l’aval moral et le soutien financier du département de tutelle. 3.2.2 Sources d’Information 36. Les sources d’information ci-après (quelles aient fait ou non l’objet de l’enquête), sont des structures appropriées utilisées par les diverses institutions. Il s’agit de structures relevant de l’Administration, d’institutions internationales ou d’organisations non gouvernementales. Dans leur grande majorité, les demandeurs d’information s’adressent encore à certaines de ces sources. L’orientation des usagers vers des sources mieux indiquées pour répondre à des questions précises est souvent négligée dans les services d’information. 37. Les structures relevant de l’Administration sont, entre autres, le centre de documentation de l’ITRA, la bibliothèque de l’ICAT, la bibliothèque de la DSID, le Centre de Documentation Technique (CDT) du Ministère du Plan, les cellules d’information des Directions Régionales du Plan à Tsevié, Atakpamé, Sokodé, Kara et Dapaong, la bibliothèque des Directions Régionales de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, la bibliothèque Universitaire (Ecole Agronomie), la bibliothèque de l’Institut National de Formation Agricole (INFA) de Tové, l’EDITOGO par la publication périodique d’articles spécialisés intéressant le monde rural et la Radio Lomé et la Télévision Togolaise à travers des chroniques agricoles. Les institutions régionales ou internationales sont : le centre de documentation de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), la bibliothèque de la Représentation de la FAO au Togo, le centre de documentation de la CEDEAO, le Public Information Center (PIC) de la Représentation de la Banque Mondiale au

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Togo, la bibliothèque de la Division Afrique de l’International Fertilizer Development Center (IFDC), la bibliothèque de l’Institut Africaine pour le Développement Economique et Social (INADES) – Togo, l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), le CTA, le Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement (CIRAD), l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA). 38. En ce qui concerne les ONG, il s’agit de la bibliothèque de la Fédération des ONG du Togo (FONGTO), la bibliothèque de Opportunities Industrialization Centers (OIC) – Togo et le centre de documentation technique (CEDITEC) de RAFIA (Recherche Appui et Formation aux Initiatives d’Auto- développement) transféré maintenant à la Communication pour un Développement Durable (CDD). 39. Il importe de souligner que beaucoup d’utilisateurs citent l’Internet comme source d’information agricole et rurale. 3.2.3 Produits et services d’information fournis 40. La fourniture d’information ou de produits documentaires se fait en général sous forme de consultation des documents sur place dans une salle de lecture prévue à cet effet, de prêt aux usagers internes, de photocopies payantes pour les utilisateurs externes, d’affichage de listes de nouvelles acquisitions, de circulation de périodiques au sein de l’institution. L’édition de répertoires bibliographiques et la diffusion personnalisée (DSI), modes très pratiques, sont pourtant rare en raison du coût financier et de leur exigence en outils de gestion et en ressources humaines. 41. Les institutions de tutelle sont pour la plupart, productrices de revues spécialisées, de rapports techniques, de périodiques scientifiques. Elles recrutent de plus en plus, des spécialistes en communication pour rendre facile l’accès à l’information agricole à un plus grand nombre d’acteurs du monde rural. 42. Le Service-Questions-Réponses (SQR) financé par le CTA, qui devrait permettre aux jeunes ruraux ayant reçu une formation agricole de base et voulant développer leurs activités ainsi qu’à des cadres exerçant en milieu rural, de mettre à jour leurs connaissances, est encore mal connu. 43. D’autres organes d’information, notamment Radio Lomé, la Télévision Togolaise, Radio Rurale Locale de Pagouda (Binah FM), et d’autres radios communautaires du pays proposent des émissions agricoles spécialisées à leurs auditeurs et téléspectateurs. 3.2.4 Capacité de gestion de l’information et de la communication 44. La capacité de gestion de l’information et de la communication au Togo reste faible aussi bien en ressources humaines et financières qu’en informations disponibles. 45. En ce qui concerne les ressources humaines, il est rare de trouver trois agents dans la même structure d’information ; très souvent, on affecte à la bibliothèque ou au centre de documentation une secrétaire ou un employé de bureau. Parfois, le responsable du service ou de la division a un diplôme d’enseignement supérieur dans une spécialité qui n’a rien à voir avec les sciences de l’information et de la communication. Les bibliothécaires, archivistes et documentalistes sont de plus en plus rares tout comme les journalistes de la presse écrite et de l’audio-visuel. Ceux qui animent les centres d’information agricole font de leur mieux mais il ne faut pas perdre de vue qu’ils travaillent souvent avec des moyens très rudimentaires.

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46. Les structures d’information des ONG, du secteur privé et du milieu associatif, connaissent aussi des problèmes de ressources humaines. Cependant, les procédures de recrutement tiennent souvent compte des relations entre les postes à pourvoir et les formations de base des candidats. Même avec un effectif limité, les cadres et agents y accomplissent des tâches de qualité en raison du couple tant recherché « compétence exigée / poste offert. » 47. En matière de budgets et d’autonomie financière, le niveau hiérarchique du service, de la division ou de la section est un élément déterminant ; la direction dont relève la structure d’information agricole inscrit les besoins de celle-ci dans sa rubrique ; dans le meilleur des cas, le directeur technique ou administratif et financier demande au chef de service de lui faire des propositions dont il tiendra compte ou non de façon discrétionnaire. C’est un phénomène très répandu au niveau des organisations gouvernementales. Depuis le début de la crise socio-politique et économique, les crédits alloués aux services publics d’information sont insignifiants : la rubrique relative à l’acquisition de documents et aux abonnements se réduit d’année en année. 48. Au cours de l’année 2006, l’ordre de grandeur des budgets alloués à la GIC et aux TIC au sein des structures ci-après se présentent comme suit :
Structure Budget TIC F CFA Euro 1 500 000 500 000 900 000 1 000 000 8 000 000 Budget GIC F CFA Euro 1524,5 457,3 1524,5 -

ITRA LAFIA Radio Binah INADES – Formation RAFIA / CDD

2 286,7 1 000 000 762,2 300 000

1 372,0 1 000 000 1 524,5 12 195,9 -

49. Avec des montants aussi dérisoires, les structures d’information agricole et rurale, tous secteurs confondus, ont de la peine à diversifier l’offre de services au profit de leurs utilisateurs réels ou potentiels. 50. S’agissant des équipements et des ressources d’information, il faut noter que la plupart des services d’information du Togo sont sous-équipés ; les fichiers manuels, bien que n’ayant pas complètement disparu du paysage documentaire togolais, sont de moins en moins utilisés ; les bases de données se créent mais, avec le peu d’enthousiasme que les décideurs affichent quant il s’agit de doter les centres de documentation de micro-ordinateurs en vue de rationaliser la recherche au sein de leurs institutions, n’augure rien de bon en termes d’amélioration prochaine de cette situation. En ce qui concerne singulièrement les nouvelles technologies de l’information, on a souvent l’impression que c’est un luxe à la portée d’une minorité. 51. Le manque d’infrastructures adéquates et les charges récurrentes sont tels que la capacité de gestion de l’information et de la communication des institutions mérite d’être renforcée.

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3.3 Interventions d’aide au développement de l’information et de la communication pour l’agriculture et le développement rural
52. Le Projet National d’Appui au Secteur Agricole (PNASA), financé par la Banque Mondiale vers la fin des années 90 est sans nul doute celui qui ait comporté un volet information pour le développement rural. Ce projet a prévu, entre autres : le renforcement des capacités de l’ICAT (l’institution de vulgarisation) et de l’ITRA (l’institution de recherche agricole) et la création de radios rurales. Dans une certaine mesure, l’ICAT et l’ITRA ont bénéficié de ressources assez substantielles inscrites au projet et dont une partie était destinée à soutenir une cellule d’information rurale relevant directement de la Direction Générale de l’ICAT et une Division de la Documentation qui dépend du Service Information Scientifique et Technique, relevant lui-même de la Direction Scientifique de l’ITRA. 53. En ce qui concerne les radios rurales, une direction a été créée mais les stations d’émission en tant que telles n’ont pu être mises en place. Il faut toutefois préciser que ce projet n’a pas été exécuté jusqu’à terme. L’une des raisons étant les mesures de suspensions à répétition dont le pays fait l’objet. L’OIF a, pour sa part, financé un projet de création de radios rurales. Dans le cadre dudit projet, les stations de radios locales de Notsé, Pagouda et Dapaong ont été installées et diffusent en Modulations de Fréquences des informations à caractère agricole. 54. En matière de télécommunication, la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD et le Fonds Africain de Garantie et de Coopération Economique (FAGACE) ont apporté leur garantie à l’emprunt obligataire de FCFA 20 milliards que l’opérateur public Togo Télécom a lancé à la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) par le biais de la Société Générale d’Intermédiation (SGI-Togo). La BOAD consent sa garantie pour un montant d’un peu plus FCFA 13 milliards (dont FCFA 10 milliards au titre du capital) et le FAGACE à hauteur de FCFA 6 milliards (La Tribune économique du Togo, 2007). Togo Télécom aura donc les moyens de poursuivre son programme d’investissement et de développement. Il concerne le projet de câbles sous-marins WAFS, le projet de boucle optique Lomé-Kpalimé-Atakpamé-Lomé, le projet de boucle locale en fibres optiques à Lomé et enfin le projet de mise en place de 52 000 lignes CDMA (ILLICO) et d’accroissement de la capacité Internet du réseau CDMA (code division multiple access). 55. Comme l’on peut aisément s’en apercevoir, les interventions d’aide au développement de l’information ou de la communication agricole ont été très insignifiantes au cours des dix dernières années au Togo. Ceci est dû à la récurrence des dysfonctionnements institutionnels et la persistance des dissensions politiques qui ont introduit des incertitudes majeures et ont entamé la confiance des investisseurs étrangers.

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4. ANALYSE DES BESOINS INSTITUTIONNELS (POINTS FORTS ET GOULOTS D’ETRANGLEMENTS / POINTS FAIBLES)
4.1 Besoins en informations
56. L’importance de l’information dans le développement agricole au Togo s’est manifestée politiquement ces dernières années par la restructuration des services techniques du ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche avec la création de l’ITRA (décret N° 97-105/PR du 23 juillet 1997), de l’ICAT (décret N°97-108/PR du 23 juillet 1997) et de la DSID (décret N° 97-106/PR du 23 juillet 1997) dont l’une des principales attributions est la collecte et la diffusion des informations scientifiques et techniques. Malheureusement, le contexte socio-politique qui a prévalu depuis leur création jusqu'à ce jour n’a pas facilité la mise en application des textes fixant leurs attributions. La production des connaissances nouvelles reste entravée par le manque de financement des projets, tandis que la plupart des données statistiques mises à la disposition des utilisateurs ne sont actualisées qu’à partir des données issues du recensement national de l’agriculture de 1996, sur la base de simples estimations ou projections. 57. Pour la mise en œuvre de leurs programmes d’activités, les institutions de recherche et de formation (ITRA, ESA et INFA) ont souhaité disposer de toutes les catégories d’information en raison de l’exigence en information et de la mission qui leur est assignée. Nonobstant ce grand panel de besoin en information, il ressort des données recueillies que les informations techniques et celles relatives au développement et au financement des programmes sont prioritaires. Ces deux catégories d’institutions accordent également un intérêt particulier aux informations techniques relatives à la gestion des ressources naturelles et aux productions animales qui constituent, avec les productions végétales, les trois principaux domaines d’action. 58. Leurs sources d’informations sont essentiellement les documents issus de la recherche universitaire, des associations paysannes, des réunions avec les bénéficiaires, des instituts nationaux (ITRA, INRS), régionaux (ADRAO, CORAF) et internationaux (CIRAD, IITA, IFDC, CRDI, …) de recherche, des brochures et bulletins du CTA, de l’Internet et les réseaux électroniques de recherche agricole. Elles éprouvent toutefois de nombreuses difficultés à acquérir des articles de revue, des résumés, des documents rédigés dans la langue appropriée (français) et les informations visuelles ou illustrées (pour les institutions de formation). 59. Les services de vulgarisation et de diffusion interviewés (ICAT, SOTOCO et DSID) recherchent également la quasi-totalité des catégories d’information. Mais à la différence du premier groupe d’institutions, elles ont beaucoup insisté sur le format de présentation des informations techniques. L’ICAT et la SOTOCO souhaitent que l’information technique à mettre à leur disposition soit directement utilisable par leurs agents de vulgarisation et facilement compréhensible par des producteurs (fiches techniques). Les supports d’information doivent de ce fait, être rédigés dans un français simple, fortement illustrés et surtout répondre à des contraintes spécifiques des producteurs togolais et en fonction de leur milieu. Il faut noter qu’aucun besoin de disposer de document rédigé en langues locales n’a été exprimé. 60. Les informations exploitées à ce jour par les institutions de vulgarisation proviennent principalement de l’Institut togolais de recherche agronomique (ITRA),

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du ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, des banques de développement agricole (FUSEC, SOCODEVI et SYNORSEC), des fournisseurs d’intrants, des brochures et bulletins du CTA, des partenaires internationaux (FAO, PNUD, Agronome et Vétérinaires sans frontières – AVSF -), de l’Internet et des réseaux électroniques de recherche agricole. 61. Les besoins en information des Organisations non gouvernementales (ONG) de développement sont également très variées. En effet, mises à part les informations techniques liées aux systèmes de tri, aux transports et aux profils industriels, toutes les catégories d’information sont recherchées par l’ensemble des ONG du Togo à cause de l’étendue de leur champ d’action. 62. Enfin, les besoins en information agricole des médias togolais (télévision, radio et presse écrite) sont aussi diversifiés que les autres catégories d’institutions à cause de leur mission d’information, d’éducation et de divertissement de la population. Cependant, ils accordent beaucoup plus d’importance aux informations d’ordre général relatives au développement rural. Ceci s’explique par la rareté des dossiers agricoles produits et le manque d’intérêt des journalistes nationaux aux problèmes relatifs au développement agricoles. Lorsque la nécessité des informations techniques s’impose, les journalistes ont recours aux « consultants » qui proviennent essentiellement des services techniques du Ministère de l’Élevage et de la Pêche (ITRA, ICAT, Direction de l’Élevage et de la Pêche, …) et de l’Université de Lomé. 63. Il ressort de l’analyse des besoins en information de l’ensemble des institutions interviewées au Togo, que deux catégories d’information sont souvent recherchées. Il s’agit des informations liées au développement et au financement des programmes et celles relatives aux réseaux disponibles axés sur l’agriculture et le développement. 64. Cette tendance des institutions interviewées à rechercher ces sources s’expliquerait par la longue crise socio-économique et politique que le Togo a connue depuis le début des années 1990. En effet, cette longue crise a fragilisé l’économie nationale dans son ensemble et surtout l’État (privé de l’aide des principaux bailleurs de fonds depuis plus de quatorze ans), qui n’était plus en mesure d’apporter le soutien approprié aux institutions nationales de développement. Menacées de disparition, ces dernières se sont tournées vers les bailleurs de fonds et les réseaux dont les conditions de partenariat sont très complexes. Cet intérêt des institutions pour ces informations pourrait donc probablement évoluer en cas de reprise totale de la coopération avec les partenaires au développement. 65. Il faut toutefois noter que, si la quasi-totalité des institutions et personnes interviewées ont toujours souhaité disposer des informations d’ordre général relatives au développement rural, ils n’ont cependant pas exprimés un besoin particulier pour les informations liées au système de tri, aux profils industriels et surtout aux systèmes d’assurance des récoltes. Le manque d’intérêt pour les deux premières catégories d’information serait dû à l’état embryonnaire du tissu industriel (surtout en agroalimentaire), alors que l’inexistence du système d’assurance des récoltes au Togo semble expliquer le désintérêt des interviewés a ce système. La synthèse des besoins en information et des sources d’information des principales institutions qui interviennent dans le secteur de l’agriculture au Togo est consignée dans le tableau 1 ci-après.

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Tableau 1 : Besoins en information des institutions interviewées
Type Nom Format d’information et médias difficilement accessibles Principaux besoins en information • Problèmes liés à l’agriculture • Questions liées au développement social, • Problèmes d’équilibre homme-femme • Réglementations ministérielles et internationales • Conférences et réunions • Développement et financement de programmes • Réseaux disponibles axés sur l’agriculture et le développement • Technologie post-récolte • Variétés de cultures • Conditionnement • Lutte intégrée contre les nuisibles • Financement et micro crédit • Données relatives aux marchés • Autres (gestion des ressources naturelles, production animales, gestion des projets agricoles, fertilité des sols) • Problèmes liés à l’agriculture • Questions liées au développement social • Problèmes d’équilibre homme-femme • Conférences et réunions • Développement et financement de programmes • Réseaux disponibles axés sur l’agriculture et le développement • Technologie post-récolte • Variétés de cultures • Conditionnement • Lutte intégrée contre les nuisibles • Financement et micro crédit • Données relatives aux marchés Principales sources d’information • Université (Université francophones) • AGORA, UEMOA et CEDEAO • Ministère de l’Agriculture • Institut national de recherche (ITRA et INRS) • Institut régional de recherche (ADRAO, CORAF, les SNRA) • Institut international de recherche. (IFDC, IITA, CIMMYT, CIRAD) • Associations paysannes • Réunions avec les bénéficiaires • Fournisseurs d’intrants • Brochures et bulletins du CTA • Documents issus de la recherche universitaire • Internet • Réseaux électroniques de recherche agricole • Université (Université de Lomé) • UEMOA et CEDEAO • Ministère de l’Agriculture • Institut national de recherche (ITRA) • Institut régional de recherche (ADRAO, CORAF) • Institut international de recherche. (IFDC, IITA) • Associations paysannes • Réunions avec les bénéficiaires • Banques de développement agricole • Fournisseurs d’intrants • Brochures et bulletins du CTA • Internet • Réseaux électroniques de recherche agricole

Institut Togolais de Recherche Agronomique (ITRA) • Articles de revue • Résumés • Documents adaptés à une diffusion massive • Documents rédigés en français • CD/DVD • Fiches signalétiques

Recherche et Formation

Ecole Supérieure d’Agronomie (ESA) de l’Université de Lomé (UL)

Institut National de Formation Agricole (INFA) • Documents adaptés à une diffusion massive • Documents rédigés en français • Information visuelle ou illustrée (en images) • CD/DVD • Fiches signalétiques • Programmes radiophoniques et télévisuels • Prospectus

Institut de Conseil et d’Appui Technique (ICAT)

Vulgarisation

Société Togolaise de Coton (SOTOCO) Direction des Statistiques Agricoles, de l’Informatique et de la Documentation (DSID)

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Organisati ons

Recherche, Appui et Formation aux Initiatives d’Autodéveloppement (RAFIA) / Communication pour un Développement Durable (CDD) Inades Formation Fédération des Organisations Non Gouvernementales au Togo (FONGTO) Fédération des Unions de Producteurs de Café et Cacao du Togo (FUPROCAT) Opportunities Industralization Center Togo (OIC Togo) Télévision Togolaise (TVT) Radio Lomé Radio Rurale de la Binah Presse Laafia La Société Nationale des Éditions du Togo (Editogo)

• Articles de revue • Notes d’information et synthèses • Documents adaptés à une diffusion massive • Documents rédigés en français • Information visuelle ou illustrée (en images) • Fiches signalétiques • Prospectus • CD/DVD • Cassettes vidéo

• Problèmes liés à l’agriculture, • Ressources non agricoles, • Questions liées au développement social, • Problèmes d’équilibre homme-femme, • Conférences et réunions, • Développement et financement de programmes, • Réseaux disponibles axés sur l’agriculture et le développement, • Financement et micro crédit, • Données relatives aux marchés, • Autres (gestion des projets agricoles)

• Ministère de l’Agriculture • Institut national de recherche (ITRA) • Institut régional de recherche (ADRAO, CORAF) • Institut international de recherche. (IFDC, IITA). • Associations paysannes • Réunions avec les bénéficiaires • Banques de développement agricole • Fournisseurs d’intrants • Brochures et bulletins du CTA • Affiches • Internet

Médias

• Articles de revue • Documents adaptés à une diffusion massive • Documents rédigés en français • Information visuelle ou illustrée (en images) • Programmes radiophoniques et télévisuels • CD/DVD

• Problèmes liés à l’agriculture, • Ressources non agricoles, • Questions liées au développement social, • Problèmes d’équilibre homme-femme, • Réglementations ministérielles et internationales, • Conférences et réunions, Foires commerciales, • Développement et financement de programmes, • Réseaux disponibles axés sur l’agriculture et le développement, • Financement et micro crédit

• Université (Université de Lomé) • Ministère de l’Agriculture • Institut national de recherche (ITRA) • Associations paysannes • Banques de développement agricole • Brochures et bulletins du CTA • Journaux • Programmes radiophoniques • Programmes de télévision • Présentations de cassettes vidéo • Affiches • Internet

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4.2 Besoins en termes de renforcement des capacités (politiques & stratégies de l’IC, sensibilisation, réseautage, compétences, formation, media, TIC, équipement)
66. Les besoins en termes de renforcement des capacités récapitulés dans le tableau 2 varient très faiblement d’une institution à l’autre. En effet, mises à part quelques spécificités propres à certaines institutions, la plupart d’entre elles souhaitent globalement disposer de plus de moyens financiers, d’un meilleur accès aux TIC, d’un équipement en matériel informatique et de télécommunication, et d’un renforcement des capacités de leur personnel en TIC et GIC afin de mener à bien la mission qui leur est assignée. 67. L’analyse de la situation des besoins en termes de renforcement des capacités exprimés par les institutions interviewées montre que les contraintes responsables des besoins susmentionnés sont dues pour une grande part à l’absence d’une politique et/ou stratégie de GIC agricole et d’une politique et/ou stratégie de TIC. Dans ce contexte, l’élaboration d’une politique nationale et d’une stratégie de l’information et de la communication au Togo se présente comme l’un des principaux besoins en matière de renforcement des capacités des institutions. Cette politique devrait attirer l’attention des décideurs sur l’importance de l’information et de la communication dans le développement agricole et rural, lever ou réduire les taxes perçues sur les équipements informatiques et faciliter l’installation des fournisseurs d’accès Internet. A terme, une politique de l’information et de la communication entraînerait la baisse des prix des équipements informatiques, l’amélioration des débits de connexion à Internet et son accès à faible coût. 68. Une autre contrainte soulevée par les institutions est l’obsolescence des données statistiques agricoles. Pour palier à cet état de choses, des efforts devraient être faits en vue d’organiser un nouveau recensement national de l’agriculture (le dernier étant réalisé en 1996). 69. La rétention des informations est également une contrainte qui ne facilite pas l’accès et la diffusion des données et des informations endogènes. Ainsi, un appui à la mise en place d’un mécanisme de partage des informations entre les institutions intervenant dans le secteur agricole et rural est d’une importance capitale, un appui à la valorisation (sur le plan national) des acquis de la recherche par la production de fiches techniques et de matériel didactique, le développement et la maintenance des sites Internet des différentes institutions, et un renouvellement des fonds documentaires des centres de documentation agricole sont les principales alternatives proposées par les enquêtés pour atténuer ce problème. Certaines institutions ont également proposé la mise en place d’un système d’information agricole unique qui devra rassembler toutes les informations agricoles et servir de ce fait d’observatoire de l’agriculture togolaise. 70. Les besoins en formation sont évoqués également par toutes les structures interviewées. Les formations vont des stages en alternance dans les institutions spécialisées pour les responsables confirmés des services d’information aux programmes de bourses post-universitaires pour les jeunes cadres. Les domaines de formation sont entre autre la collecte et l’analyse des données géographiquement localisées ou non, le diagnostic et la planification des projets, la recherche de financement, le montage de programmes agricole, la gestion multimédia, la gestion de contenu web, l’informatique documentaire, la rédaction et la communication scientifique, les techniques de communication et le journalisme.

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71. Des spécificités institutionnelles mais d’envergure nationale se sont révélées. Il s’agit de la création des télécentres dans des zones accessibles aux producteurs pour faciliter les échanges d’information souhaités par Inades Formation, l’équipement de l’unité SIG de l’ITRA en matériel et logiciels; l’acquisition de matériels roulant et de reportage pour les organes de presse qui ont souvent du mal à se déplacer pour couvrir les événements et la mise en ligne sur Internet de la chaîne de télévision nationale et le renouvellement du matériel d’imprimerie et d’édition pour l’imprimerie nationale. 72. Outre ces besoins, la Fédération des Unions de Producteurs de Café et Cacao du Togo (FUPROCAT), l’OIC Togo, la TVT, Radio Lomé, la radio rurale de la Binah et la presse Lafiaa qui jusque-là bénéficiaient très peu ou pas du tout des produits et services du CTA, souhaitent renforcer les liens de collaboration avec ce dernier. 73. Il ressort de l’analyse des besoins que la plupart des institutions rencontrées dispose du minimum d’infrastructure (local, ordinateurs, connexion à Internet, compétences) à partir duquel pourront se développer des technologies plus performantes en matière de TIC. Elles disposent et animent tant bien que mal des unités de documentation. La longue expérience en matière de développement agricole et rural, le contact quasi quotidien avec le monde rural et la grande couverture territoriale sont également quelques points forts des institutions intervenant dans le domaine agricole et rural au Togo. 74. Néanmoins, ces institutions sont confrontées dans l’exécution de leur mandat à un certain nombre de contraintes (points faibles). Il s’agit principalement du Manque de moyens financiers, de l’insuffisance ou du manque de personnel qualifié pour la GIC et la TIC, du sous équipement en infrastructures TIC, des difficultés d’accès à l’Internet à haut débit, de l’obsolescence des données agricoles, du faible renouvellement des fonds documentaire et de la faible capacité de production des documents valorisant les connaissance locales. Le tableau 2 ci-après expose les points forts et les points faibles de chaque institution interviewée.

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Tableau 2 : Besoins en renforcement de capacité des institutions interviewées
Nom Points forts - Institution nationale de recherche agronomique - Production des informations scientifiques et techniques de qualité - Existence d’un centre de documentation agricole - Existence d’un service questionsréponses (SQR) national - Existence d’une connexion à Internet - Plan stratégique à moyen terme de la recherche agronomique au Togo élaboré - Existence de compétences (cadres) en SIG - Grande expérience en formation agricole au Togo - Existence d’une littérature grise (des centaines de rapports de mémoire d’Ingénieurs Agronomes disponible) - Existence d’un centre de documentation - Connexion de tous les bureaux à Internet - 27 ans en matière de formation diplômante (techniciens agricoles) et en formation continue - Existence d’une bibliothèque Existence d’une littérature grise (une centaine de rapport de mémoire disponible) - Contact quotidien avec les producteurs agricoles - Présence sur le territoire national - Beaucoup de ressource humaine - Grande expérience en vulgarisation agricole, en communication agricole et en animation rurale Points faibles - Difficultés de valorisation des connaissances générées par la recherche agricole au Togo - Insuffisance de personnel qualifié pour la GIC et la TIC - Faible débit de la connexion Internet - Site Internet (www.itranet.tg) non dynamique pour faciliter la mise en ligne de l’actualité agricole au Togo - Manque de moyens financiers Besoins en terme de renforcement de capacités - Appui à la valorisation des technologies développées (édition et diffusion des résultats de recherche) - Renforcement des capacités de la division IST en personnel et en techniques de communication. - Assistance technique et financière pour la mise en place d’une politique de l’information dans la recherche agricole - Informatisation de la bibliothèque - Restructuration du LAN (passage du réseau filaire au réseau wireless) - Passage au ADSL à cause de l’accroissement du nombre de chercheurs - Equipement de l’unité SIG en matériel et en logiciel - Formation à la collecte, au traitement et à l’analyse des données géographiques

Institut Togolais de Recherche Agronomique (ITRA)

Ecole Supérieure d’Agronomie (ESA) de l’Université de Lomé (UL)

- Faible diffusion des acquis de la recherche - Manque de spécialistes en GIC et TIC - Non informatisation du centre de documentation - Insuffisance du matériel informatique - Manque de moyens financiers

- Formation dans les domaines de diagnostic, de la planification et de la conduite, des projets de recherche et en la recherche de financement - Formation à la rédaction et à la communication scientifique - Renforcement des liens de collaboration avec le CTA

Institut National de Formation Agricole (INFA)

Institut de Conseil et d’Appui Technique (ICAT)

- Faible accès aux TIC - Manque de compétence en GIC et TIC - Faible renouvellement du fond documentaire - Pas de site Internet - Manque de moyens financiers - Insuffisance de support de communication adapté au groupe cible (fiches techniques par exemple) - Insuffisance de moyens de déplacement - Très faible accès aux TIC - Manque de moyens financiers

- Recrutement d’un informaticien pour la gestion du parc informatique - Connexion à l’Internet (ADSL) - Formation en informatique documentaire - Renforcement des capacités en GIC - Création d’un site Internet dynamique pour la mise en ligne régulière des connaissances générées - Recrutement d’un chargé de l’information et de la communication - Formation du personnel à la GIC - Formation du personnel en technique de communication - Mise en place d’une politique de l’information - Mise en place d’un LAN et connexion à l’ADSL - Création d’un site Internet - Equipements informatiques (ordinateurs, imprimantes, …)

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Société Togolaise de Coton (SOTOCO)

- Existence d’un plan d’informatisation de la société - Gestion d’une filiaire agricole très organisée, facilitant la circulation de l’information - Dispose des données nationales des statistiques agricoles, - Couverture du territoire national, - Existence d’un centre de documentation et d’information agricole, - Maîtrise des techniques de collecte des informations - Dispose des acquis de 20 ans en information et communication pour le développement rural au Togo - Existence d’un centre de documentation et d’information technique disposant d’un fond documentaire de 6500 documents - Existence d’une unité audiovisuelle équipée et fonctionnelle pour la production des supports audiovisuels - Existence d’un télécentre pour la promotion des NTIC - Existence des unités d’information de proximité tel que les bibliothèques villageoises ambulantes et les centres d’expression plurielle - Production et diffusion de matériel pédagogique et didactique en agriculture et élevage - 35 d’expérience en développement communautaire au Togo - Existence d’une bibliothèque - Accès libre de tout le personnel à Internet (ADSL) - Existence d’un site Internet (www.inades.fo) bien alimenté

Direction des Statistiques Agricoles, de l’Informatique et de la Documentation (DSID)

Communication pour un Développement Durable (CDD) / Recherche, Appui et Formation aux Initiatives d’Autodéveloppement (RAFIA)

- Pas de poste GIC - Absence de compétence en GIC - Insuffisance et vétusté des équipements informatiques - Logiciels statistiques non adaptées à la masse de données traitées - Données agricoles vielles de 10 ans - Insuffisance de compétence en GIC - Centre de documentation non informatisé, - Pas de site Internet pour la diffusion des statistiques agricoles du Togo - Faible accès aux TIC - Manque de moyens financiers - Faible compétence de l’équipe de TIC - Faible renouvellement du fond documentaire - Faible utilisation des ressources d’information disponibles - Manque de moyens financiers

- Formation du personnel en GIC - Restructuration du LAN (passage du réseau filaire au réseau wireless) - Amélioration du débit de connexion - Recyclage du personnel en TIC et en GIC - Equipements informatiques (ordinateurs, logiciels imprimantes, …) - Réalisation d’un nouveau recensement national de l’agriculture Formation du personnel en GIC et en gestion de contenu web - Informatisation du centre de documentation - Mise en place d’un LAN et connexion à l’ADSL - Création d’un site Internet - Assistance technique et financière pour la mise en place d’une politique de l’information Recyclage du personnel en TIC et en GIC Dynamisation du système informatique Formation dans le montage de programmes agricoles Formation à la gestion des multimédias Renforcement des liens de collaborations avec le CTA Diversification des ressources d’information Assistance à la valorisation du canal de diffusion de l’information « Palabre itinérante » - Développement de nouvelles méthodes de diffusion de l’information - Promouvoir l’utilisation des ressources d’information disponibles auprès des utilisateurs - Renouveler le fond documentaire

Inades Formation

- Insuffisance de moyen financier pour la production et la diffusion de matériel pédagogique et didactique - Personnel technique rarement recyclé

- Financement de la production et de la diffusion du matériel pédagogique et didactique - Renforcement des capacités du personnel technique en gestion du contenu web - Renforcement de l’équipement informatique (ordinateurs, imprimantes, photocopieurs, …) et de télécommunication (téléphones portables) - Création des télécentres dans des zones proches des producteurs agricoles pour faciliter les échanges d’information - Amélioration du débit de connexion à l’Internet

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Fédération des Organisations Non Gouvernementales au Togo (FONGTO)

Fédération des Unions de Producteurs de Café et Cacao du Togo (FUPROCAT)

- Réseau de plus 100 ONG togolaises - Existence d’un grand centre d’information et de documentation - Membre actif de la société civile togolaise - Grande expérience en formation, en appui institutionnel de la société civile togolaise - Fédération d’une centaine de groupement s de producteurs de café et de cacao - Existence d’une base de donnée des producteurs et des statistiques de production

- Faible circulation de l’information au sein du réseau - Site Internet difficilement mise à jour - Manque de personnel compétent en GIC - Faible utilisation des ressources d’information disponibles au centre de documentation - Manque de moyens financiers - Absence totale compétence en GIC et TIC disponible - Très faible accès aux TIC - Pas de site Internet - Faible circulation de l’information au sein du réseau - Manque de moyens financiers

Opportunities Industralization Center Togo (OIC Togo)

- Production et diffusion de matériel pédagogique et didactique en agriculture et élevage - Existence d’une bibliothèque

- Pas de site Internet - Manque d’ouvrages récents - Faible diffusion des connaissances générées - Insuffisance de matériel informatique - Manque de moyens financiers Manque de matériel roulant Matériel de travail obselète Insuffisance de personnel Personnel peu qualifié (journalistes généralement formés sur le tas) - Compétence des journalistes insuffisante en matière de TIC - Manque de moyens financiers

Télévision Togolaise (TVT)

- Couverture de toute l’étendue du territoire national - Production des émissions, débats, magazines et des archives audiovisuels - Journaux en français, en anglais et en deux langues nationales (éwé et kabiyè) - Existence d’une unité d’archivage numérique - Existence d’un LAN, d’une connexion à l’Internet et d’un site Internet dynamique (www.tvt.tg)

- Dynamiser le centre de documentation en développant d’autres sources d’information notamment le télécentre - Ressources humaines qualifiées en TIC - Actualiser le site Internet (www.fongto.tg) - Assistance technique et financière pour la mise en place d’une politique de l’information - Faciliter la circulation de l’information au sein du réseau - Assistance technique en matière de GIC et de TIC au sein du réseau pour faciliter la diffusion de l’information - Créer et structurer une division responsable de la GIC - Créer et alimenter un site Internet pour servir de vitrine aux producteurs membre du réseau - Acquisition d’équipements informatiques, logiciels statistiques et de comptabilités - Renforcement des capacités du personnel en gestion de bases de données, d’analyse statistique et de développement de site Internet - Faciliter la circulation de l’information au sein du réseau - Connexion à l’Internet - Renforcement des liens de collaboration avec le CTA - Formation du personnel en GIC et en gestion de contenu web - Renouveler le fond documentaire de la bibliothèque (surtout en support de formation) - Mise en place d’un LAN et connexion à l’ADSL - Création d’un site Internet - Acquisition d’équipements informatiques - Renforcement des liens de collaboration avec le CTA - Création d’une division NTIC - Acquisition du matériel roulant - Acquisition d’équipements informatiques et de télécommunication (caméras numériques, supports numériques, ordinateurs, cartes d’acquisition vidéo, …) - Formation du personnel aux techniques numériques de diffusion massive - Connexion au haut débit (ADSL) - Formation au montage de programmes agricoles - Formation à la gestion des multimédias - Mise en ligne de la chaîne sur Internet (passage au numérique) - Renforcement des liens de collaboration avec le CTA

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Radio Lomé

Radio Rurale de la Binah

- Couverture de toute l’étendue du territoire national - Production des émissions, débats, magazines et des archives audiovisuels - Journaux en français, en anglais et en toutes les langues du pays - Radio numérique accessible sur Internet - Existence d’un LAN, d’une connexion à l’Internet et d’un site Internet dynamique (www.radiolome.tg) et de logiciels de son et de diffusion (Cool editopro, Mp3 tunes, Gateradiopro) - Ressources humaines suffisantes (13 agents) - Seule radio communautaire de la partie Est de la région de la Kara - Existence de plusieurs émissions agricoles - Bénéficie du soutien de l’Organisation International de la Francophonie - Près de 40 ans d’expérience en matière de développement communautaire - Seule presse écrite dédiée aux communautés rurales au Togo

-

Manque de matériel roulant Matériel de travail obselète Insuffisance de personnel Personnel peu qualifié (journalistes généralement formés sur le tas) - Compétence des journalistes insuffisante en matière de TIC - Débit de connexion à Internet faible - Manque de moyens financiers

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Formation au montage de programmes agricoles radiophoniques Formation à la gestion des multimédias Connexion au haut débit (ADSL) Acquisition du matériel roulant Acquisition du matériel informatique et de télécommunication (caméras numériques, supports numériques, ordinateurs, cartes d’acquisition vidéo, …) - Formation du personnel aux techniques numériques de diffusion massive - Renforcement des liens de collaboration avec le CTA

Presse Lafiaa

- Mauvaise qualité des productions de la radio - Difficultés d’accès à l’information - Manque de formation du personnel à la recherche de l’information sur Internet - État défectueux des infrastructures - Insuffisance d’énergie électrique - Pas d’accès à l’Internet - Manque de matériel roulant - Manque de moyen de transport pour la couverture des événements et le recueil des informations - Insuffisance d’infrastructures - Manque de moyens financiers

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Mise en place d’une salle d’archivage Formation au montage de programmes agricoles Passage de l’analogique au numérique Installation d’une ligne électrique indépendante Formation à la recherche d’information sur Internet Acquisition du matériel roulant Renforcement des liens de collaboration avec le CTA

La Société Nationale des Éditions du Togo (Editogo)

- Éditeur de la presse écrite « Togo Presse » (seul quotidien a grand tirage de 10 000) - Dispose de journalistes reporters dans toutes les préfectures du Togo pour la couverture des évènements - Existence d’un LAN, d’une connexion à l’Internet et d’un site Internet (www.editogo.tg)

- Manque de moyen de transport pour la couverture des événements et le recueil des informations - Matériel de photographie, d’imprimerie et d’édition amorti - Personnel peu qualifié (Journalistes reporters et photographes généralement formés sur le tas) - Manque de moyens financiers

- Réhabilitation des locaux et des bureaux - Acquisition de matériel informatique et roulant - Acquisition de panneaux solaire pour assurer une autonomie en énergie électrique - Appui à l’édition - Formation au montage de programmes agricoles - Renforcement des liens de collaboration avec le CTA - Recrutement de 10 à 20 personnes - Formation et recyclage de journalistes reporters et photographes - Acquisition de nouveau matériel d’imprimerie et d’édition - Acquisition du matériel roulant - Acquisition du matériel informatique et de télécommunication (Appareils photos numériques, supports numériques, ordinateurs, cartes d’acquisition vidéo, …)

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4.3 Feedback sur l’utilisation des produits et services CTA
75. La majorité des institutions interviewées intervenant dans le secteur agricole et rural au Togo sont au courant des activités du CTA. Sur les 17 institutions interviewées, 11 ont un lien ou collaborent avec le CTA. Seuls deux produits du CTA sont connus de 12 institutions. Il s’agit du magazine Spore et des publications du CTA. Les programmes DORA et DSI et le SQR quant à eux ne sont connus que de quatre institutions (ITRA, DSID, ESA et RAFIA) alors que l’abonnement au Cédéroms reste encore très faible (la DSID étant la seule institution à bénéficier de ce produit). 76. En ce qui concerne les services offerts par le CTA, cinq (moins de 30%) institutions interviewées ont au moins une fois participé soit aux programmes de formation du CTA soit aux co-séminaires. Les autres services ne sont pas utilisés par les institutions togolaises souvent par méconnaissance. 77. Les institutions ont apprécié à l’unanimité la qualité des articles publiés dans les différents numéros du magazine Spore. Les programmes DORA et DSI sont également très prisés à cause de la possibilité qu’ils offrent, en l’occurrence, disposer uniquement des informations recherchées. Ces deux programmes sont surtout recherchés par les chercheurs de l’Université (ESA) et de I’TRA. Le SQR (encore embryonnaire à l’ITRA) quant à lui, fait déjà des heureux surtout les chercheurs de l’ITRA qui voient les délais de recherche d’information pour leur différentes activités de recherche se raccourcir. Le réseau SQR national en cours d’installation est également très apprécié par les différentes institutions impliquées dans le développement agricole et rural au Togo. 78. Il faut noter que les cinq institutions qui déclarent ne pas être au courant des activités du CTA, sont toutes des organes de presse. Il s’agit de : la TVT, Radio Lomé, l’Editogo, la presse Lafiaa et la Radio Rurale Locale de la Binah. Elles souhaitent néanmoins mieux connaître le CTA et bénéficier si possible de ses produits et services.

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5. CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS
5.1 Conclusions
5.1.1 Besoins en information 79. Il ressort de l’analyse des besoins en information de l’ensemble des institutions interviewées au Togo, que tous les types d’informations ou de conseils relatifs au développement agricole et rural sont recherchés pour la mise en œuvre des programmes de développement. Toutefois, il se dégage une forte tendance des institutions interviewées à rechercher prioritairement les informations relatives au développement et financement des programmes, aux marchés locaux, aux financements et micro crédit et aux réseaux disponibles axés sur l’agriculture et le développement. 80. Ces institutions éprouvent souvent de nombreuses difficultés à acquérir des articles de revue, des documents rédigés en français (souvent en anglais), les documents adaptés à une diffusion massive et les informations illustrées. Leurs sources d’information sont très variées mais l’utilisation de l’Internet comme source d’information agricole et rurale est de plus en plus fréquente. Il faut noter la particularité des organes de presse qui utilisent généralement comme source d’information « les consultants » provenant des services techniques du Ministère se l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche (ITRA, ICAT, Direction de l’Élevage et de la Pêche, …) et des universités du Togo (Université de Lomé et Université de Kara). 5.1.2 Besoins en termes de renforcement des capacités 81. Les principaux besoins en termes de renforcement des capacités exprimés par les institutions interviewées sont : - l’élaboration et la mise en œuvre des politiques et plan stratégiques en GIC et TIC au sein des institution et les financements des programmes, - le renforcement des infrastructures par le renouvellement des fonds documentaires et l’informatisation des centres de documentation, l’édition et la diffusion des connaissances localement disponibles sous forme de rapports d’études, l’amélioration du débit et la baisse du coût de connexion à l’Internet, l’équipement des services d’information en matériel (informatique, SIG, de télécommunication et d’édition), l’actualisation des données statistiques de l’agriculture par un nouveau recensement national de l’agriculture togolaise et l’acquisition de matériels roulant pour faciliter la collecte des données. - la formation et/ou le recyclage du personnel, en diagnostic et planification de projets, en recherche de financement, en techniques de collecte et d’analyse de données (géographique ou non), en développement et gestion de site web, en informatique documentaire, en techniques de communication, à la gestion multimédia, en montage de programmes agricoles (radiophoniques et télévisuels) et aux techniques numériques de diffusion massive. A cet effet, des stages en alternance dans les institutions spécialisées pour les responsables confirmés des services d’information et des programmes de bourses post-universitaires pour les jeunes cadres sont vivement mentionnés. 5.1.3 Points de vue sur les produits et services CTA 82. Le magazine Spore est le seul produit du CTA connu de la quasi totalité des institutions interviewées intervenant dans le secteur agricole et rural au Togo. Les programmes DORA, DSI et le SQR quant à eux ne sont connus que des grandes
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institutions du secteur agricole togolais (ITRA, ICAT, DSID, ESA) alors que l’abonnement au Cédéroms reste encore très faible dans tout le pays. En ce qui concerne les programmes de formation du CTA et les co-séminaires, peu de Togolais bénéficient de ces opportunités souvent à cause du manque d’information. 5.1.4 Partenaires et bénéficiaires potentiels 83. L’analyse des points forts et des points faibles des institutions interviewées et sur la base du mandat (mandat dans le domaine agricole et le développement rural), du public cible (populations rurales et importance numérique), de la qualité des activités menées (pertinence des actions, les domaines touchés) et la couverture spatiale de l’institution, six partenaires et bénéficiaires potentiels des produits et services du CTA ont été identifiés au Togo. Il s’agit d’une institution de recherche agricole (ITRA) d’une institution de vulgarisation agricole (ICAT), de deux ONG (RAFIA/CDD et Inades Formation) et de deux organes de presse (TVT et Radio Lomé).

5.2 Recommandations
5.2.1 Besoins en information 84. Cette étude a permis d’identifier les besoins réels en information des principales institutions intervenant dans le secteur agricole et rural au Togo. Pour les satisfaire, nous recommandons : - la sensibilisation des décideurs à l’importance stratégique de l’information dans le développement agricole et à une prise de responsabilité en matière de politique et de stratégie d’information agricole au sein de leurs institutions respectives; ceci devrait permettre une augmentation du budget alloué à la GIC; - l’accompagnement des structures concernées dans la recherche des moyens nécessaires en vue de l’acquisition des documents contenant des informations pertinentes très recherchées; - la sensibilisation des différentes structures intervenant dans le secteur agricole à l’esprit d’échange d’information; - un effort de la part des institutions agricoles pour capitaliser les connaissances qu’ils génèrent afin de solliciter un appui pour l’édition et la diffusion; - un effort de la part des institutions agricoles pour la mise en place de véritables systèmes d’information informatisés pour la gestion de ces connaissances - le suivi-évaluation périodique de chaque système d’information quant à l’utilisation rationnelle des informations collectées. 5.2.2 Besoins en termes de renforcement des capacités 85. Les recommandations proposées en terme de renforcement des capacités pour une meilleure gestion de l’information et de la communication agricole au Togo sont articulées autour des axes suivants : le renforcement des capacités institutionnelles, le renforcement des capacités en infrastructures, le développement des ressources humaines et formation et enfin la collaboration institutionnelle, technique et financière. Spécifiquement, nous recommandons : - un appui institutionnel du CTA au Ministère de l’Agriculture, de l’Élevage, et de la Pêche pour l’élaboration d’une politique nationale de l’information et de la communication agricole qui devra faciliter la coordination du système national de collecte et de diffusion des informations scientifiques et techniques, - en prélude à la mise en place de la politique nationale de l’information et de la communication, une étude approfondie visant à évaluer les besoins réels des utilisateurs serait souhaitable,

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- un effort de la part du gouvernement devra être entrepris afin de faciliter l’accès aux outils informatiques (détaxation du matériels informatique) et à l’Internet haut débit même dans les zones enclavées du pays, - un renforcement des capacités en infrastructures des principales institutions oeuvrant dans le secteur agricole en moyens de collecte (matériel roulant et d’acquisition de son et d’image), de stockage (matériel informatique, informatisation des bibliothèques et construction de salles d’archivage numérique) et de diffusion (production de fiches techniques et de matériel pédagogique et didactique, création et gestion de sites Internet) de l’information agricole, - un développement des ressources humaines par la formation de spécialistes et de chercheurs provenant des disciplines concernées par l’information agricole (agronomes, journalistes, sociologues, économistes, etc.). Des stages en alternance dans les institutions spécialisées comme le CTA, WISARD, ISRIC, CABI, etc. pour les responsables confirmés des services d’information et des programmes de bourses post-universitaires pour les jeunes cadres pourraient également être envisagés. La collaboration du CTA avec les universités spécialisées dans les TIC comme prévu dans son plan stratégique 2007-2010, serait d’une grande importance. Ces spécialistes et chercheurs devraient être capables, à terme, de dispenser des enseignements en GIC dans les universités et les grandes écoles du Togo, - un appui du CTA à la mise en place d’un mécanisme national de partage de l’information entre les différents acteurs du secteur agricole et du développement rural au Togo. Ce mécanisme devrait contribuer à réduire l’ampleur du phénomène de rétention de l’information. 5.2.3 Produits et services CTA 86. Vu la qualité des produits et services proposés par le CTA, il serait intéressant que tous les services d’information agricole du Togo y trouvent leur compte. Nous recommandons en conséquence : - une mise à jour du fichier de diffusion des produits et services du CTA en faveur des dix sept institutions interviewées et - une programmation systématique des sessions de formation et de recyclage des spécialistes en GIC de ces institutions. 5.2.4 Partenaires et bénéficiaires potentiels 87. Les partenaires potentiels identifiés sont : 88. L’Institut Togolais de Recherche Agronomique (ITRA) : Le CTA pourra assister l’ITRA dans son processus de développement d’un véritable système d’information informatisé par la mise en place d’un Intranet, le passage à la connexion ADSL et surtout l’informatisation de sa bibliothèque. Il pourra également mettre un accent particulier sur l’édition et la diffusion des connaissances générées. 89. L’Institut de Conseil et d’Appui Technique (ICAT) : Afin d’optimiser ses actions, l’ICAT doit également améliorer son système de communication interne en mettant en place un réseau informatique local et un site Internet avec une option Intranet. Mais la production ou l’acquisition des supports de vulgarisation (fiches techniques, posters, …) nécessite un appui technique et financier du CTA. 90. La Recherche, Appui et Formation aux Initiatives d’Autodéveloppement (RAFIA) / Communication pour un Développement Durable (CDD) : Des efforts devront encore être fait par l’ONG pour promouvoir le centre auprès du public. Néanmoins, le CTA pourrait toujours apporter son appui à l’amélioration de leur débit

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de connexion à Internet, au renouvellement de leur fond documentaire et à l’implémentation de leur nouvelle méthode de diffusion de l’information : « la palabre itinérante ». 91. L’Institut Africaine pour le Développement Economique et Social – Centre africain de Formation (INADES – Formation) : Vu le niveau des infrastructures TIC en place (connexion ADSL, Intranet, ordinateurs de marques, …), le CTA assistera INADES – Formation dans la formation en GIC et dans l’édition des documents agricoles. 92. La Télévision Togolaise (TVT) : L’acquisition et renouvellement du matériel de reportage, la formation du personnel à la GIC et au TIC et la mise en ligne de la chaîne sont les actions urgentes que le CTA peut mener en faveur de la TVT. Mais elle-même devra faire des efforts pour réduire le problème de manque de personnel. 93. Radio Lomé : Pour améliorer la qualité du travail qui est abattu par cette chaîne, une assistance en formation dans la GIC et les TIC, et en montage de programmes agricoles serait d’un grand apport. La radio Lomé doit également faire l’effort de réduire le problème de manque de personnel et améliorer le débit de sa connexion à Internet.

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6. PROPOSITION DE STRATÉGIE D’INTERVENTION ET D’UN PLAN D’ACTION POUR LE CTA
94. Ce plan d’action devra faciliter et soutenir la création et le renforcement des capacités du Togo en matière de GIC et de TIC. Il définit les principales actions dont la réalisation par le CTA permettra de satisfaire les besoins identifiés. Il s’agit des actions (i) de renforcement des capacités institutionnelles, (ii) de formation et de renforcement des compétences en ressources humaines et (iii) de renforcement des capacités infrastructurelles des institutions.

6.1. Renforcement des capacités institutionnelles
6.1.1 Sensibilisation 95. Il faut en effet sensibiliser les leaders politiques et les décideurs à une prise de conscience générale sur l’utilité de l’information agricole dans les programmes de développement dès lors qu’on sait que près de 80% de la population vivent de l’agriculture. Cette sensibilisation doit être organisée à trois niveaux : Premier niveau : Ies pouvoirs législatif et exécutif 96. A cause des difficultés socio-économiques qu’a connues le Togo, il y a un manque d’initiative très criard en matière d’orientation stratégique dans tous les secteurs et particulièrement dans celui de l’information. Les budgets alloués aux centres d’information que les décideurs soumettent à l’Assemblée Nationale pour adoption, doivent être revus substantiellement à la hausse. Des conférences et sessions de sensibilisation pourront être organisées à cet effet. Deuxième niveau : les responsables de l’Administration centrale et les institutions régionales et internationales d’aide au développement. 97. Une fois que les parlementaires et les membres du gouvernement seront acquis à la cause des structures de gestion de l’information, des séminaires et ateliers de sensibilisation, organisés à l’attention des responsables de l’administration centrale et des institutions régionales et internationales d’aide au développement seront très déterminants. Troisième niveau : les autorités administratives locales 98. A l’échelon régional, les responsables des collectivités locales (Préfets, Maires, Directeurs régionaux etc.) constituent souvent par leurs attitudes, de puissants freins à la promotion des systèmes d’information. Les crédits destinés aux services d’information sont parfois utilisés à d’autres fins. Normalement ces responsables locaux devraient refuser de viser les bons d’engagement toutes les fois que la dépense est imputée à tort sur une ligne de crédit prévue pour l’information. Des séminaires de sensibilisation sont donc nécessaires pour ce public, région par région. 6.1.2 Elaboration d’une politique nationale de l’information agricole 99. La deuxième action incontournable sera l’accompagnement du gouvernement en vue de l’élaboration d’une politique nationale claire et précise dans le domaine de l’information agricole. Le gouvernement, tout en faisant appel à l’aide internationale, associera les experts nationaux à l’élaboration d’un document cohérent afin que la recherche, le financement, la production et la circulation de l’information agricole et rurale sortent de l’ornière.

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6.1.3 Mise en place d’un mécanisme de partage et de diffusion de l’information agricole et rurale 100. Pour faciliter l’accès à l’information, le CTA devra accompagner le Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche et ses services techniques, les ONG et les utilisateurs à la mise en place d’un mécanisme de partage d’information. Ce mécanisme pourra être un « réseau d’information agricole » au sein duquel le rôle de chaque institution sera définie pour que l’on évite le double emploi. Une véritable étude de faisabilité avec des ressources conséquentes serait le soubassement d’une telle plate-forme. 101. La mise en place d’un système d’information agricole consultable sur le web et les publications périodiques de sources d’information agricole en vue de faciliter l’orientation des utilisateurs vers des structures appropriées ou les mieux indiquées pour satisfaire des besoins spécifiques ne seraient pas exclues. Les structures régionales de l’ITRA joueraient valablement le rôle de centres focaux dudit réseau. Il faut toutefois noter que ce système ne pourra être effectif que si les données de la statistique agricole sont actualisées à travers un recensement national de l’agriculture togolaise. 102. Il faudra aussi prendre des options soutenues et hardies pour les stations de radio, TV et la presse écrite. Un programme d’envergure nationale sera indispensable pour bien cerner les besoins et les moyens pratiques à mettre en œuvre pour les satisfaire.

6.2 Renforcement des compétences en ressources humaines
103. Le CTA mettra un accent particulier sur le renforcement des compétences de gestion en ressources humaines. Il pourra à cet effet jouer un rôle de lobbying auprès des institutions appropriées, pour la négociation de stages en alternance dans les institutions spécialisées pour les responsables confirmés des services d’information et des programmes de bourses post-universitaires (spécialisation et recherche) pour les jeunes cadres. Il devra inciter les décideurs au plus haut niveau à créer une filière de formation des spécialistes de l’information et de la communication à l’École Nationale d’Administration. 104. Parallèlement à ces stages et bourses post-universitaires, des ateliers et séminaires de formation périodiques que le CTA financera ou co-financera, pourront être organisés à l’attention de spécialistes provenant des disciplines concernées par l’information agricole (agronomes, journalistes, juristes, sociologues, …).

6.3 Renforcement des capacités infrastructurelles et informationnelles des institutions
105. Il importe enfin, que le CTA dote dans la mesure de ses possibilités, les centres d’information agricole et rurale d’équipements informatiques, de télécommunication et d’imprimerie modernes et forme les agents à leur utilisation. Il peut également plaider la cause des producteurs et des institutions des pays en développement auprès des grandes entreprises informatiques et accompagner ceux-ci dans la recherche des voies et moyens pour améliorer leur accès à l’Internet à un faible coût. Le monde évolue vite et il n’est plus possible de travailler, ni en vase clos, ni avec des outils rudimentaires. Des efforts doivent également être entrepris par les institutions impliquées pour capitaliser les connaissances dont elles disposent et améliorer la qualité de leur connexion à Internet. Le CTA les assistera dans les travaux d’édition et de diffusion. Il pourra également mettre à leur disposition la documentation nécessaire à travers ses programmes DORA et DSI.

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Tableau 3 : Plan d’action pour le CTA
Chronogramme Stratégie Objectif Actions à mener Structures impliquée CTA, FAO, FARA, État togolais Résultat attendu Environnement institutionnel améliorant l’impact de l’information et de la communication agricole sur le développement agricole au Togo créé 1ère année 2e année 3e année 4e année 5e année

Renforcement des capacités institutionnelles

Créer un environnement institutionnel qui améliore l’impact de l’information et la communication agricole sur le développement agricole du Togo

Sensibiliser les pouvoirs exécutif et législatif, les responsables de l’administration centrale et locale et les institutions régionales et internationales d’aide au développement Accompagner l’État dans l’élaboration d’une politique nationale de l’information agricole Accompagner les institutions retenues à l’élaboration de leur politique et stratégie de l’information agricole

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CTA, FAO, FARA, CTA, FARA, institutions concernées État togolais, UE, BM, PNUD, FAO, CTA, … CTA, FARA, FAO, …

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Faire un recensement national de l’agriculture

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Mettre en place un réseau d’information agricole

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Chronogramme Stratégie Objectif Actions à mener Structures impliquée CTA, FAO, FARA, … Résultat attendu 1ère année 2e année 3e année 4e année 5e année

Faire une étude approfondie et générale des besoins des utilisateurs pour la mise en place d’une politique nationale d’information et de communication Commanditer la collecte, le traitement et le stockage de tous les rapports d’études et de recherches réalisées au Togo au sein d’un système d’information agricole à des fins de diffusion via tous les canaux possibles Organiser des séminaires et ateliers de formation sur la GIC et les TIC Améliorer les compétences des professionnels de l’information et de la communication Faciliter les stages en alternance dans les institutions spécialisées aux responsables des services d’information Faciliter l’exécution des programmes de bourses post-universitaire pour les jeunes cadres Créer une filière de formation des spécialistes de l’information et de la communication à Lomé

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CTA, FAO X X

CTA, FARA CTA, FARA CTA, FARA CTA, FARA Les compétences des professionnels de l’information et de la communication sont améliorées. X

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Renforcement des compétences en ressources humaines

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Chronogramme Stratégie Objectif Actions à mener Structures impliquée CTA, FAO, FARA, État togolais, UE, Autres partenaires CTA, FAO, FARA, État togolais, UE, Autres partenaires CTA, FAO, FARA, État togolais, … Résultat attendu 1ère année 2e année 3e année 4e année 5e année

Renforcement des capacités infrastructurelles et informationnelles des institutions

Doter les institutions sélectionnées d’infrastructures modernes et satisfaire leurs besoins en information

Équiper les institutions sélectionnées en matériel informatique, de télécommunication et d’imprimerie et en documents recherchés par leur public cible. Rechercher avec les institutions les voix et moyens pour améliorer leur accès à l’Internet à un faible coût Capitaliser les connaissances disponibles, éditer les documents élaborés ou acquérir la documentation nécessaire

X Les institutions sélectionnées sont dotées d’infrastructures modernes et leurs besoins en information sont tous satisfaits

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N.B. : La liste des structures présentée dans ce tableau n’est pas exhaustive; elle est présentée à titre indicatif

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ANNEXES

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I.TERMES DE RÉFÉRENCE
1. Introduction Le Centre technique de coopération agricole et rurale (CTA) a été créé en 1983, dans le cadre de la Convention de Lomé entre les États du groupe ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique) et les pays membres de L’union européenne. Depuis 2000, le CTA exerce ses activités dans le cadre de l’Accord de Cotonou ACP-CE. Le CTA a pour mission d’élaborer et de fournir des services qui améliorent l’accès des pays ACP à l’information pour le développement agricole et rural, et de renforcer la capacité de ces pays à produire, acquérir, échanger et exploiter l’information dans ce domaine. Les programmes du CTA s’articulent autour de trois principaux axes d’intervention : fournir un large éventail de produits et services d’information et mieux faire connaître les sources d’information pertinentes ; encourager l’utilisation combinée de canaux de communication adéquats et intensifier les contacts et les échanges d’informations (entre les acteurs ACP en particulier) ; renforcer la capacité ACP à produire et gérer l’information agricole, à élaborer et mettre en oeuvre des stratégies de gestion de l’information et de la communication (GIC), notamment en rapport avec la science et la technologie. Ces activités tiennent compte de l’évolution des méthodologies appliquées dans le traitement des questions transversales (le genre, les jeunes, les technologies de l’information et de la communication – TIC – et le capital social), des résultats d’évaluations d’impact et des évaluations de programmes, mais aussi des thèmes d’information prioritaires pour l’agriculture ACP1. Les activités du CTA sont aujourd’hui réparties entre trois groupes de programmes/départements opérationnels : Produits et services d’information ; Services et canaux de communication ; Techniques et systèmes de gestion de l’information et de la communication (GIC). Ces départements opérationnels sont appuyés par l’unité Planification et services communs (P&CS) qui leur fournit la base méthodologique nécessaire pour mener à bien leur travail et assure le suivi de l’environnement ACP, avec pour objectif d’identifier les questions et tendances naissantes et de formuler des propositions qui seront traduites dans les programmes et activités du Centre. La présente évaluation s’inscrit donc parfaitement dans le cadre du mandat de l’unité P&CS. 2. Rappel historique Depuis 2003, le CTA entreprend systématiquement des études d’évaluation des besoins dans l’ensemble des régions ACP (Afrique-Caraïbes-Pacifique), régions qu’il a pour mission de servir en vertu du mandat qui lui a été confié. Ces études sont une réponse directe aux appels lancés au CTA – à travers diverses évaluations de ses produits, services et programmes – pour qu’il procède à des choix plus stratégiques lorsqu’il s’agit à la fois de mettre en oeuvre son propre agenda et de répondre à la
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Les thèmes d’information prioritaires pour l’agriculture ACP ont fait l’objet de plusieurs études, ateliers et séminaires auxquels ont pris part différentes parties prenantes, organisations et institutions du secteur du développement agricole et rural. Les documents afférents (ou des extraits de ces documents) seront fournis aux consultants.

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demande des utilisateurs. En concevant son Plan stratégique et cadre d’action pour 2001–2005, le CTA a adopté une approche pragmatique, axée à la fois sur la nécessité urgente de répondre aux exigences exprimées par les parties prenantes et l’intérêt, à long terme, d’élaborer des programmes qui prennent en compte les besoins futurs. Le nouveau Plan stratégique du Centre, qui couvre la période 2007–2010, s’articule autour de deux objectifs majeurs : (i) améliorer l’efficience du CTA et l’extension de son champ d’action en s’attaquant au problème majeur que représente la difficulté ou le manque d’accès à l’information dans les pays ACP ; (ii) affiner le profil du CTA et mieux identifier le « créneau » sur lequel il présente un avantage comparatif. C’est pourquoi il est crucial pour le CTA non seulement d’atteindre un plus grand nombre de bénéficiaires et de renforcer ses réseaux de partenariat, mais aussi de rendre plus accessibles les stratégies de TIC et de GIC. 3. Principaux enjeux C’est essentiellement par le biais de ses partenaires des secteurs public et privé (centres de recherche, services de vulgarisation, bibliothèques, ONG, organisations paysannes, organisations et réseaux régionaux…) que le CTA s’efforce de promouvoir le développement agricole et rural. Dans le nouveau plan stratégique, les organisations ciblées vont s’étendre aux organes de presse, maisons d’édition, stations radiophoniques, chaînes de télévision et réseaux de journalistes ; ce qui permet au CTA d’élargir au maximum son rayon d’action. Au travers de ces partenariats, le CTA espère accroître le nombre d’organisations ACP capables d’accéder aux TIC et d’utiliser à la fois les technologies conventionnelles et modernes, de générer et de gérer l’information, mais aussi d’élaborer leurs propres stratégies de GIC. C’est pourquoi, il est très important d’identifier et de choisir les partenaires appropriés, en prenant en considération la couverture géographique, la décentralisation, la régionalisation et l’orientation thématique, sur la base de critères de sélection objectifs et transparents. 4. Objectif général Améliorer les stratégies de collaboration avec les organisations ACP actives dans l’agriculture et la pertinence de l’appui du CTA aux pays africains ACP. 5. Portée de l’étude L’étude s’attachera à : passer en revue les principaux services et les acteurs du secteur de l’agriculture (en matière d’offre d’informations), en mettant l’accent sur leurs atouts, leurs points faibles et les opportunités de collaboration avec le CTA ; identifier les besoins des acteurs clés / des principaux partenaires stratégiques pour les produits et services du CTA, en termes d’informations agricoles et de renforcement des capacités de GIC ; identifier de potentiels partenaires stratégiques pour les activités et services du CTA (en accordant une attention particulière à des entités telles que les organes de presse, les maisons d’édition, les stations radiophoniques, les chaînes de télévision et les réseaux de journalistes) ; élaborer des données de référence sur l’état de la GIC et des TIC dans le pays concerné pour faciliter les activités ultérieures de suivi et de mise à niveau.

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L’étude devra aider le CTA à améliorer et mieux cibler ses interventions et activités en faveur des partenaires et bénéficiaires potentiels (notamment les femmes, les jeunes, le secteur privé et les organisations de la société civile) ; avoir un tableau plus détaillé de leurs besoins, mettre au point une stratégie adaptée et élaborer un cadre d’action en conséquence. L’étude devra également mettre en évidence les besoins spécifiques en produits et services du CTA et permettre ainsi d’en améliorer la fourniture. 6. Résultats attendus Les résultats attendus de cette étude sont les suivants : une description et une analyse de l’état des infrastructures, des services d’information et des capacités de GIC des institutions impliquées dans l’agriculture et le développement rural ; une identification des besoins en termes d’information et de renforcement des capacités de GIC pour les principales institutions et les potentiels partenaires clés du CTA présents dans le secteur du développement agricole et rural ; une compilation de données de référence sur l’état de la GIC et des TIC dans l’agriculture et le développement rural pour un meilleur suivi de la situation. Le profil de chaque pays étudié sera ainsi actualisé, avec des données fiables sur l’état des services d’information agricole, de la GIC et des TIC. Le CTA pourra alors décider, en connaissance de cause, des actions à mettre en oeuvre et des partenaires qu’elle aura à choisir. Ces données seront résumées dans un (1) rapport principal sur chaque pays étudié ne dépassant pas 30 pages hors annexes (voir la section 8 ci-dessous). 7. Méthodologie Le consultant utilisera des méthodes d’évaluation rapide, à la fois qualitative et quantitative : passage en revue de la littérature et des sources d’information disponibles, y compris les conclusions des évaluations de programmes ; entretiens avec les acteurs clés et les parties prenantes concernés ; usage limité des questionnaires. La méthode d’évaluation rapide permettra d’avoir un aperçu des principaux problèmes et de connaître les profils des entreprises / organisations dans chaque pays, informations qui pourraient, à l’avenir, servir de base à des études approfondies si nécessaire. 8. Rédaction des rapports Les rapports élaborés sur chacun des pays étudié ne dépasseront pas 30 pages (hors annexes) et seront structurés comme suit : Rapport principal Remerciements Sigles, abréviations et acronymes Résumé analytique

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1. Introduction 2. Profil du pays 2.1 Brève présentation de l’activité agricole et derniers développements notés dans le secteur : 2.1.1 Agriculture 2.1.2 Pêche 2.1.3 Foresterie 2.1.4 Pastoralisme / Élevage (s’il y a lieu) 2.2 Brève présentation des infrastructures de TIC et derniers développements notés dans le secteur 3. L’information et la communication pour le développement agricole et rural 3.1 Cadre institutionnel, réglementaire et politique Diagnostic des politiques nationales et/ou sectorielles en matière d’information et de communication pour le développement agricole et rural ; définition des enjeux stratégiques majeurs et des principales caractéristiques ; opportunités et risques liés à l’environnement politique, institutionnel et réglementaire. 3.2 Aspects opérationnels 3.2.1 Diagnostic des services et de l’information agricoles (principaux acteurs du secteur de l’information et de la communication pour le développement agricole et rural) 3.2.2 Produits et services d’information offerts 3.2.3 Capacités de gestion de l’information et de la communication 3.3 Actions censées promouvoir l’information et la communication pour le développement agricole et rural Cette section passe en revue les principales actions menées, planifiées ou prévues par l’État, les organismes donateurs et le secteur privé (par exemple, celui des télécommunications) pour répondre aux besoins identifiés. Une attention particulière doit être accordée aux priorités définies et aux moyens mobilisés, sans oublier les enseignements tirés des différentes interventions. 3.4. Analyse des besoins (goulots d’étranglement et insuffisances) 3.4.1 Besoins en informations 3.4.2 Besoins en termes de renforcement des capacités (politiques et stratégies d’information et de communication, sensibilisation, travail en réseau, compétences et savoir-faire, formation, médias, TIC, équipements). 4. Conclusions et recommandations 4.1 Conclusions 4.1.1 Besoins en informations 4.1.2 Besoins en termes de renforcement des capacités 4.1.3 Partenaires stratégiques potentiels 4.2 Recommandations 4.2.1 Besoins en termes de renforcement des capacités 4.2.2 Besoins en informations 4.2.3. Partenaires stratégiques potentiels (institutions) 5. Proposition d’une stratégie d’intervention et d’un plan d’action pour le CTA En partant de l’analyse ci-dessus, faire le lien entre les besoins qui restent à satisfaire ou qui nécessitent d’autres actions et l’offre de produits et services du CTA. Cela devrait donner lieu à l’élaboration d’une stratégie globale et cohérente pour le CTA, avec la mise en place d’un plan d’action en fonction des priorités et d’un calendrier de mise en oeuvre.

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Annexes 1. Termes de référence 2. Profil des pays concernés 2.1 État général de l’agriculture (sur la base de la documentation disponible) : 2.1.1 Taille de la population agricole (hommes / femmes / jeunes). 2.1.2 Superficie des terres cultivées, forêts, zones de pêche. 2.1.3 Systèmes agricoles. 2.1.4 Rôle de l’agriculture dans l’économie (en pourcentage du PIB). 2.1.5 Principales denrées agricoles et produits dérivés de l’agriculture. 2.1.6 Principaux marchés à l’exportation. 2.1.7 Accords commerciaux portant sur l’agriculture. 2.1.8 Politiques sectorielles axées sur l’agriculture, la pêche et la foresterie. 2.2 Profil socio-économique (sur la base de la documentation disponible) 2.2.1 Total de la population active, répartition démographique. 2.2.2 Niveau d’alphabétisation et langues parlées. 2.2.3 Accès aux services (santé, école, eau et électricité). 2.2.4 Exode rural 2.3 Médias et télécommunications (mise à jour / vérification) 2.3.1 Journaux, périodiques, magazines, stations radiophoniques, chaînes de télévision. 2.3.2 Services de télécommunication (téléphone fixe, mobile, etc.). 2.3.3 Ordinateurs et accès au réseau Internet. 3. Profil des institutions 3.1 Liste de toutes les institutions présentes dans l’agriculture et le développement rural, y compris celles du secteur privé et les organisations de la société civile, avec le nom, les coordonnées et contact, le type et le rôle de chaque institution. 3.2 Parmi cette liste, les principales institutions clés impliquées dans l’information et la communication pour le développement agricole et rural, avec des données et informations détaillées sur celles-ci, les problèmes qu’elles rencontrent et les raisons pour lesquelles on les considère comme des acteurs clés du développement. Une liste des personnes/institutions interrogées, avec leurs adresses, leurs numéros de téléphone et fax, leurs adresses mél (le cas échéant). 5. Bibliographie. 9. Délais La version provisoire du rapport et de ses annexes devra être remise dans un délai de trois mois à compter de la signature du contrat par le CTA. La version finale du rapport et de ses annexes devra être remise dans un délai de deux semaines après réception des commentaires et observations du CTA. 4.

10. Expertise requise dans le pays enquêté Les consultants nationaux doivent être titulaires d’un diplôme universitaire ou équivalent, et avoir au moins 10 ans d’expérience dans les domaines de l’agriculture, du développement rural ou des sciences sociales / économiques. Ils doivent avoir une parfaite connaissance du secteur agricole de leur pays, ainsi que des principales parties prenantes et institutions / organisations actives dans ce domaine. Des connaissances en sciences de l’information seront un atout supplémentaire. La capacité à communiquer et à rédiger en anglais ou en français est indispensable. La

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maîtrise d’au moins une des langues locales pour les besoins des échanges et des interviews sera également un avantage. En plus de disposer des compétences ci-dessus citées, le coordonnateur régional devra parler couramment l’anglais et le français, connaître les pays faisant l’objet de cette étude d’évaluation et avoir une expérience avérée dans la coordination d’études menées par plusieurs consultants à la fois, ainsi que dans la production de rapports de synthèse. La coordination globale de cette étude sera assurée par Melle Christine Webster, responsable adjointe de l’unité Planification et services communs du CTA. 11. Définition des rôles et responsabilités Coordonnateur régional Respecter le calendrier concernant la remise des rapports ainsi que les délais fixés. Aider à identifier / examiner les consultants nationaux. Assister aux réunions et pré-réunions d’information. Étudier les termes of référence. Finaliser les questionnaires2 et l’approche méthodologique, après avoir consulté comme il se doit l’équipe du CTA. Finaliser les notes d’information et les instructions3 destinées aux consultants locaux, afin de garantir une application précise et cohérente de la méthodologie convenue pour la collecte de données. Répondre aux questions (techniques et d’autre ordre) des consultants locaux. Contrôler et fournir l’assistance technique et l’information nécessaires aux consultants locaux pendant la phase d’étude. Revoir les rapports préliminaires et leurs conclusions sur le pays et renvoyer les commentaires aux consultants locaux. Envoyer au CTA la version finale du projet de rapport pour « feedback ». Assurer la coordination et la cohérence des études. Préparer le rapport récapitulatif en prenant en compte les conclusions et recommandations de l’ensemble des études par pays (table des matières à approuver). Consultants locaux Respecter le calendrier concernant la remise des rapports ainsi que les délais fixés. Assister aux réunions d’information. Se familiariser avec les documents de base reçus du CTA, y compris les termes de référence. Étudier les documents nécessaires pour préparer le profil du pays, la liste des institutions présentes dans l’agriculture, ainsi que la liste des institutions présélectionnées. Effectuer des visites d’étude dans le pays spécifié dans le contrat. Mener des interviews et collecter des informations dans le pays spécifié dans le contrat. Rédiger les projets de rapport sur le pays concerné et les envoyer au coordonnateur régional pour commentaires et observations.

2

3

Les documents utilisés dans les précédentes études d’évaluation des besoins sont disponibles et vont nécessiter quelques légères modifications. Voir note de bas de page ci-dessus.

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Sur la base des commentaires émanant du coordonnateur régional, effectuer des mises à jour et envoyer au CTA un projet de rapport et un rapport final dans les délais impartis. Finaliser les études par pays en tenant compte des commentaires et observations reçus du CTA et envoyer le rapport final au CTA. Rôle du CTA Élaborer les termes de référence et préparer les documents de fond nécessaires. Nommer le coordonnateur régional et les consultants locaux ACP. Préparer les réunions d’information (« briefing ») des consultants et y assister. Inviter aux réunions d’information le coordonnateur régional et les consultants locaux. Fournir des données au coordonnateur régional pour contribuer à affiner les termes de référence, les questionnaires et les directives pour les consultants, concernant la conduite des interviews et l’élaboration des rapports. Fournir des documents de fond pertinents aux consultants locaux et au coordonnateur régional. Établir le budget et discuter des obligations contractuelles avec l’équipe de consultants et le coordonnateur régional. Être en liaison avec le coordonnateur régional tout au long de l’étude. Régler les factures pour les services rendus à temps et si les conditions de paiement sont réunies. Garantir la supervision et la réalisation des études. Prendre en charge les coûts et frais convenus (billets d’avion aller-retour en classe économique, hébergement à l’hôtel et indemnités journalières durant les réunions d’information ou les visites sur le terrain). Faire des commentaires et observations aux consultants locaux sur les projets de rapport. Faire des commentaires et observations au coordonnateur régional sur le rapport récapitulatif.

12. Calendrier de mise en oeuvre (CTA) Préparation/Finalisation des termes de référence ; Identification/présélection des consultants (potentiels) ; Consultation du marché : janvier – avril 2007. Sélection des consultants et élaboration des dispositions contractuelles : fin avril – mai 2007. Réunion(s) d’information : juillet 2007. Début du contrat : juin/juillet 2007. Période de mise en oeuvre : juin 2007 – mars 2008. Fin du contrat : mars 2008.

13. Principaux documents mis à la disposition des consultants Le/la consultant(e) aura à sa disposition la documentation suivante : Accord-cadre de Cotonou ; extraits des sections afférentes du Plan stratégique et cadre d’action du CTA (2007-2010) ; rapports annuels ; documents concernant les thèmes d’information prioritaires identifiés pour la région Afrique ; exemples de rapports de synthèse de précédentes études d’évaluation des besoins ; documents sur les produits et services fournis par le CTA.

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ANNEXE II. PROFIL DU PAYS – TOGO
II.1 Profil général du secteur de l’agriculture
II.1.1 Taille de la population agricole Le secteur agricole est le pilier de l’économie du Togo. Il emploie près de 72% de la population active dont plus de la moitié (59,6%) a moins de 20 ans (tableau 1). Les femmes représentent 56,4% de cette population agricole active. La population masculine apparaît nettement plus jeune (64,6%) que la population féminine (54,9%) avant l’âge de 20 ans. Le taux d’activité de la population agricole est de 45,5. Les ménages agricoles quant à eux sont de taille modeste. Selon les données de la DSID (1996) l’effectif moyen des ménages agricoles est de 7 personnes. Il faut signaler néanmoins que les ménages d’une personne représentent 4,5% du total des ménages, taux considéré comme important pour une situation si singulière dans le contexte togolais. Tableau 1 : Structure de la population agricole selon les grands groupes d’âge, par région Région Maritime Plateaux Centrale Kara Savanes Ensemble Source : DSID, 1996 Grands groupes d’âge Inférieur à 20 ans 20 à 30 ans 59,7 21,3 59,0 24,9 60,5 25,1 58,2 22,2 61,7 22,5 59,6 23,1

40 ans et plus 19,0 16,1 14,7 19,6 15,8 17,3

II.1.2 Terres agricoles, forêts, zones de pêche A. Terres agricoles En raison du faible niveau de technicité agricole au Togo, les superficies cultivées déterminent encore largement le volume de la production. Dans ces conditions, on note une raréfaction de terre arable entraînant un abandon progressif de la pratique de la jachère qui, à son tour, provoque la baisse de la fertilité et donc des rendements. De plus, par suite de l’exploitation intense du terroir villageois, on assiste à un morcellement important des terres. En 1996, le recensement national de l’agriculture évaluait le nombre de parcelles par ménage agricole à 5,46 et la superficie moyenne d’une parcelle à 0,36 ha. La superficie cultivable est évaluée à 3,6 millions d’hectares, soit 60 % de la superficie totale. La superficie cultivée est évaluée à 1,4 million d’hectares, soit 41 % de la superficie cultivable et 25 % de la superficie totale du pays. Les potentialités en terre ayant une aptitude à l’irrigation sont estimées à 86.000 hectares en tenant compte des ressources mobilisables. Toutefois, les superficies irriguées actuellement en maîtrise totale ou partielle ne s’élèvent qu’à 1.200 hectares pour une superficie aménagée et équipée de 2.300 hectares (les ouvrages non exploités sont dans un état de dégradation avancée). Ces aménagements sont pour l’essentiel, basés dans les Régions Maritime, des Plateaux et Savanes et sont valorisés en cultures de riz, de canne à sucre et accessoirement en cultures maraîchères.

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B. Forêts En ce qui concerne la foresterie, de 4800 km² de forêts, généralement morcelées en massif de moins de 5000 ha que le Togo comptait en 1970, il ne restait plus que 1400 km² dont 350 km² de plantations en 2006. Les productions sylvicoles représentent 5,5 % du PIB agricole primaire. Malheureusement, pendant que les réserves de terres boisées s’amenuisent, la capacité de régénération naturelle des terres « savanisées » est compromise par le défrichement agricole, les feux de brousse et la recherche de bois énergie (1.800.000 tonnes en moyenne par an) et d’œuvre 50.000 m3/an. Le déboisement est estimé à 19.400 hectares par an tandis que le reboisement n’est que de 1.000 hectares par an. Tableau 2 : Évolution des réserves forestières Indicateur de Tendance Unité de mesure Tendances Tendances années de années référence : 1995 1979 Tendance future Horizon 2020 Taux de diminution probable en 25 ans

Production Superficie Totale par formation Forêts denses (semi-décidus) Forêt de montagne Forêt dense sèche Recru forestier Savanes arborées et Autres Savanes arbustives et herbacées Zones de cultures et autres

km²

25 550

14 432

5 922,5

-58%

km² km² km² km² km²

2 931 863 637 1 159 12 922

2 265 525 315 .615 6 048

1 552,3 245 186 233 1 863,5

-9,50% -53,3% -41% -62% -69%

km²

5 138

2 720

1 052

-61%

km²

1 840

1 944

2 095

7%

Source : Sessi Koffi, 2001 Les aires protégées constituant le domaine forestier permanent couvrent une superficie d'environ 773 811 ha dont 628 000 ha de parcs nationaux et réserves de faunes. Ils sont à des différents taux de régression et sont représentés dans le tableau suivant.

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Tableau 3 : Evolution des aires protégées Indicateurs Aires protégées Aires protégées sans documents Aires légalement constituées Source : Sessi Koffi, 2001 C. Zones de pêche Le secteur de la pêche dispose des plans d’eau où la pêche est pratiquée toute l’année. Il s’agit:
• • •

Unité km² km² km²

Données de 1979 7 933 4 344 3 589

Taux de régression -5 - 3,4 - 7,3

Données de 1991 4 284 2 848 1 436

des plans d’eau maritime avec un plateau continental couvrant une superficie de 1500 km²; des plans d’eau lagunaire d’une superficie de 64 km². Ils se retrouvent dans un système lagunaire togolais qui se communique avec celui du Bénin; des plans d’eau fluviaux constituant un réseau fluvial d’une longueur de 1 300 km environ. Sur ce réseau hydrographique se trouvent plusieurs barrages, retenues d’eau et zones d’inondation dont le barrage hydroélectrique de Nangbeto d’une superficie de 180 km², le barrage de Karsome de plus de 3 km² et la zone d’inondation du fleuve Oti de plus de 600 km².

Les ressources halieutiques du Togo sont relativement modestes, à la mesure de la façade maritime longue de 55 km seulement. La filière pêche/pisciculture occupe 25000 opérateurs et fait vivre 150000 personnes, soit 3% de la population totale. La pêche au Togo est artisanale ou industrielle en mer, et exclusivement artisanale sur les autres cours d’eau. Les prises annuelles sont estimées à 22000 tonnes, dont 55% proviennent de la mer. Les eaux continentales connaissent un appauvrissement en ressources halieutiques dû : à l’envasement des cours d’eau, au tarissement et à la disparition de certains bras des cours d’eau, à l’augmentation du nombre de pêcheurs. Il est important de noter que la production nationale est inférieure à la consommation, et la couverture des besoins nationaux est complétée par 32000 tonnes d’importation. II.1.3 Systèmes de production agricole Les techniques culturales restent en général traditionnelles au Togo. L’association de cultures est le système de culture le plus répandu avec 52,5% des superficies cultivées (DSID, 1996). Le maïs, culture dominante est principalement produit en association : 50,1% des superficies cultivées en maïs sont en association principale avec d’autres cultures. La pratique de l’association est de 63,5% pour le sorgho, 65,5% pour l’arachide et 66,8% pour l’igname lorsqu’elles sont des cultures principales. C’est principalement au sud du pays (régions Maritime et Plateaux) que la pratique des associations est plus répandue (ITRA, 2007). Ces vivriers sont cultivés souvent en système pluvial et quelques fois (notamment le riz et le maïs) en bas fond.

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L’élevage est prédominé par un système de production traditionnel. Il s’agit d’un système familial, à faible utilisation d’intrants, faible monétarisation des inputs, faible incorporation de valeur ajoutée et faible prise en compte des mécanismes du marché dans la définition des objectifs de production. Cependant, dans les filières avicoles et bovines, une part croissante des productions se réalise sur un mode non familial. L’observation essentielle est la cœxistence d’un secteur moderne ou semi-moderne, généralement encadré et un secteur traditionnel prédominant. Les taux et les niveaux d’adoption des technologies (intrants ou procédés) restent très faibles et assez irréguliers (ITRA, 2005). II.1.4 Poids de l’agriculture dans l’économie (en pourcentage du PIB) L’économie du Togo est essentiellement tributaire du secteur primaire qui a contribué à près de 38,2% du PIB nominal en 2005. Il constitue toujours le moteur de la croissance avec une moyenne de 2,9% sur les cinq dernières années et une partie importante des recettes d’exportation de marchandises. Les cultures vivrières (maïs, manioc, igname, sorgho, mil, riz, haricot, arachide, etc.) et d’exportation (coton, café, cacao, etc.) représentent 30% environ du PIB avec une croissance évoluant au gré des conditions climatiques entre 0,4% et 8,1% sur les cinq dernières années (OMC, 2006). Selon ce même rapport, l’élevage représente 5,3% du PIB avec un cheptel national estimé à environ 334 000 bovins, 4,8 millions d’ovins et de caprins, 500 000 porcins et 13 millions de volailles toutes espèces confondues alors que la pêche et la sylviculture ne représentent qu’environ 3,4% du PIB. Le secteur primaire togolais bénéficie d’un programme d’investissement d’un montant de 17,2 milliards de F CFA (26,22 millions euro) au titre du budget national 2006. Des droits de douane et taxes sont prélevés sur les produits agricoles. La moyenne simple des tarifs appliqués sur les produits agricoles est de 12,9%, légèrement supérieure à la moyenne globale de 12,1%. A des fins de sécurité alimentaire, le Togo prohibe l’exportation de produits vivriers depuis 1995, une mesure peu respectée, dont le principe ne favorise ni le développement de l’économie rurale, ni les échanges transfrontaliers avec les pays voisins (Les Guides Ecofinance, 2007). II.1.5 Denrées principales et produits agricoles secondaires L’agriculture togolaise est fondamentalement vivrière. Elle est céréalière pour l’essentiel; sur les 842 124 ha cultivés, 599 646 ha sont cultivés en céréales, 103 625 ha en tubercules, et 138 853 ha en cultures vivrières diverses. Les denrées principales cultivées sont les céréales (maïs, le sorgho, le riz paddy et le mil), les tubercules (l’igname, le manioc, la patate douce et le taro) et les légumineuses (le haricot, l’arachide et le voandzou). Le maïs est la céréale alimentaire de base au togo. Il participe pour près de 60% dans la composante céréale de la ration alimentaire des populations togolaises (DSID, 2005). La production nationale de céréales couvre les besoins alimentaires de la population, à l’exception du riz, dont l’augmentation de la production reste l’une des priorités de la politique agricole du Togo, et le blé (non produit localement).

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Tableau 4 : Évolution des superficies, de la production et des rendements des principales cultures vivrières au Togo (Unité : ha, tonne et Tonne/ha)
Cultures Surface Maïs Rendement Production Surface Sorgho Rendement Production Surface Mil Rendement Production Riz paddy Surface Rendement Production Surface Igname Rendement Production Surface Manioc Rendement Production Surface Haricot Rendement Production Surface Arachide Rendement Production 1999/00 412 018 1,224 453 570 176 663 0,850 141 658 412 018 1,224 493 570 38 139 2,083 81 061 60 941 11,124 665 632 114 534 10,381 693 998 135 371 0,508 45 391 51 749 0,576 35 375 2000/01 401 053 1,226 482 056 183 149 0,873 155 401 401 053 1,226 482 056 32 413 2,033 62 307 51 220 11,339 563 285 123 941 9,976 780 697 144 310 0,511 41 769 53 894 0,545 25 972 2001/02 405 780 1,169 463 931 183 669 0,833 141 723 405 780 1,169 463 931 32 110 2,336 63 694 53 948 10,384 349 071 109 014 9,277 651 530 147 496 0,521 41 336 58 841 0,616 32 023 2002/03 403 228 1,276 510 084 195 184 0,931 168 983 76 169 0,822 51 727 32 014 2,570 69243 54 066 10,752 574 887 131 907 10,061 727 708 169 825 0,445 44 671 51 730 0,755 35 682 2003/04 422 644 1,290 537 956 177 677 1,0896 163 272 67 681 0,854 47 135 28 614 2,743 62 048 57 967 10,679 514 960 133 584 9,428 778 864 145 566 0,525 43 633 63 313 0,687 38 244 2004/05 414 354 1,275 523 650 167 638 1,083 169 784 50 995 0,885 35018 32 276 2,572 68 918 58 761 11,018 636 304 115 938 10,130 679 082 159 002 0,472 49 419 59 285 0,678 34 870 2005/06 440 082 1,158 509 468 209 754 0,982 206 033 51 359 0,821 42 157 32 983 2,209 72 360 57 670 10,151 585 429 112 470 6,030 678 185 188 212 0,358 67 359 53 545 0,625 33 448

Source: DSID, 2007 Les principales cultures d’exportation sont le coton (17% des recettes d’exportations de marchandises en 2003) et dans une moindre mesure, le café et le cacao. A ces produits, il faut ajouter ceux commercialisés principalement, au plan national, les noix de palmiers et de cocotiers. En effet, le coton, cultivé manuellement par près de 300 000 exploitants (plus de la moitié des agriculteurs togolais) sur une superficie moyenne de 0,5 hectares, est la principale ressource monétaire pour la plupart des paysans togolais. Sa part dans le PIB était de 3,4% en 1991 et de 2,6% en 2001. Il est cultivé sur toute l’étendue du territoire national. Les superficies emblavées sont passées de 14 603 hectares en 1974 à 19 851 hectares en 2004 et la production coton-graine a évolué de 10736 tonnes à 173 000 tonnes pendant la même période avec un pic de 187 703 tonnes en 1998/1999.

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Tableau 5 : Évolution des superficies, de la production et des rendements de coton au Togo (Unité : ha, tonne et Tonne/ha) 1997/1998 1998/1999 1999/00 2000/01 2001/02 2002/03 2003/04 Surface Rendement Production 134 920 1,306 176 237 158 799 153 700 134 626 164 925 194 025 186 798 1,182 0,871 0,872 1,021 0,962 0,879

187 688 133 949 117 445 168 341 186 589 164 210

Source : ITRA, 2007 Le cacao quant à lui, compte pour 8% dans le PIB togolais. La production n’a pas connue d’accroissement sensible au cours des deux dernières décennies, à cause des faibles rendements. De 356 kg/ha en 1982, il est passé à 203 kg/ha en 1998 et à 160 kg/ha en 2003, avec le même matériel végétal. La dégradation du couvert forestier et la baisse de fertilité des sols expliqueraient cette chute de rendement. La production du café, principalement de Robusta niaouli, s’est par contre contractée des 22 400 tonnes de 1996 à un niveau moyen de 13 000 tonnes sur les trois dernières années. En 1999/2000, sur 18 000 hectares, 20 000 tonnes ont été produits et ont rapporté 18 millions de dollars US de devises au pays. Le café représente plus de 6% de la valeur totale des exportations. Tableau 6 : Statistiques des tonnages de café et de cacao commercialisés de 2000 à 2005 (Unité : tonne) Cultures Café Cacao 1999/00 2000/01 2001/02 2002/03 2003/04 2004/05 15 745 6 719 12 009 6 269 6 860 5 735 4 465 7 867 5 824 4 939 8 206 3 549

Source: OPAT, BDPA, CCFCC, 2007 II.1.6 Principaux marchés à l’exportation Le Togo connaît une croissance régulière de son commerce extérieur malgré des difficultés politico-économiques qu'il traverse. Ainsi au premier trimestre 2004, les exportations togolaises en valeur enregistrent une croissance de 3,6% par rapport au premier semestre 2003, en s'établissant à 56,7 milliards de franc CFA. Les cinq premiers produits exportés par le Togo sont les produits miniers (ciment et phosphate), le coton, le cacao, les produits marins et la farine de blé. Il faut noter que les exportations traditionnelles (phosphate, coton et cacao) ne sont plus les seules dominantes des exportations togolaises. Le phosphate, qui était la principale source de devises dans les décennies 70 et 80, est aujourd'hui en 3ème position des produits d'exportation du Togo.

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Tableau 7 : Valeur des exportations de 2002-2007 (en milliard de FCFA) 2002 Exportation (FOB) dont Ciment/Clinker Phosphates Coton Café Cacao 296 ND 29 41 3 4 2003 347 ND 26 48 2 9 52 2004 318 62 25 42 3 15 42 2005 309 52 18 34 2 11 45 2006 323 55 20 20 5 3 56 2007 344 61 25 12 ND ND 66

Réexportation 78 Source: Perspectives à MT, FMI, 2007

Les principaux clients du Togo sont ses voisins de l’UEMOA et de la CEDEAO qui, en 2005, ont absorbé respectivement 42,5% et 68% des ses exportations – dont 21% pour le Ghana, 18% pour le Burkina Faso et 12% pour le Bénin. Ses principaux fournisseurs restent la France (17,6%), les autres pays de l’UE (24%), tandis que la Chine a fait une percée de 8,3% en 2004 à 13,2% en 2005. Malgré la crise politico-économique que traverse le pays, le commerce extérieur du Togo est en croissance continue, avec l'apparition en force de nouveaux secteurs d'exportation (ciment, farine du blé, fer). Ces nouveaux produits d'exportation tendent à réduire le déficit de la balance commerciale togolaise. Ainsi, la suspension des relations avec l'Union Européenne, bien que constituant un facteur défavorable à l'activité économique du pays, ne semble pas avoir de répercussions négatives importantes sur le développement des échanges commerciaux du Togo. La reprise des relations commerciales avec l'Union Européenne permettra sans doute d'accroître les investissements, notamment dans la construction des routes. II.1.7 Accords commerciaux touchant à l’agriculture Depuis l’entrée en vigueur du traité de l’Union économique et monétaire ouest africain (UEMOA), les accords commerciaux bilatéraux signés par chaque pays membre de l’union avec un pays tiers sont devenus caducs. Seule la commission de l’UEMOA est désormais habileté à signer les accords de commerce et d’investissement avec les pays tiers. En tant que pays ACP et PMA, le Togo bénéficie des Accords Préférentiels et non réciproques, ce qui permet à ses produits d’accéder au marché de l’UE. Conformément à l’Accord de Cotonou dont le Togo est signataire, c’est la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) qui est mandatée pour négocier les Accords de partenariat économique (APE) en son nom. Dans le contexte du cycle d’Uruguay, le Togo a entre autre signé l’Acte final le 19 août 1994 à Genève et a ratifié l’Accord de Marrakech instituant l’OMC. A l’issu de ces formalités, il est devenu Membre originel de l’OMC depuis le 31 mai 1995. Mais, à ce jour, le Togo n’a pas encore de représentation directe auprès de l’OMC et des autres organisations internationales basées à Genève. Le Togo est également membre signataire de l’accord de Bangui révisé portant création de l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI), qui fait office de structure nationale de gestion des titres de propriétés intellectuelle, et de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI).

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II.1.8 Politiques sectorielles en matière d’agriculture, de pêche et de ressources forestières La politique agricole du Togo a pendant longtemps été fondée sur la déclaration de politique de développement agricole élaborée pour la période 1993 – 1997, puis réactualisée pour la période 1996 – 2000. Mais au cours des quinze dernières années, la politique agricole du Togo s’est étroitement liée à la lutte contre la pauvreté, elle-même partie intégrante des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Elle est devenue en outre respectueuse de l’environnement et des normes. La note de politique agricole élaborée en 2005 vise également la sécurité alimentaire, mais tient compte également des soucis d’assurer la compétitivité des produits agricoles ainsi que l’intensification et la diversification de la production agricole. Cette note de politique agricole identifie les principales contraintes du secteur agricole comme étant : la faible productivité des cultures et les faibles progrès enregistrés dans ce domaine au cours de la décennie passée (depuis l’adoption de la politique nationale agricole); la dégradation du patrimoine édaphique, forestier et, dans certains cas, halieutique; et la dépendance excessive d’un petit nombre de cultures d’exportations (coton, café et cacao). A ce jour, cinq axes de politique agricole sont retenus : • renforcement des capacités humaines et matérielles ; • reconstitution du domaine foncier national, son enregistrement et sa mise en valeur ; • promotion de la production agricole, animale et halieutique ; • promotion de la commercialisation ; • promotion des exportations surtout des produits semi transformés. La priorité du gouvernement sera de lever ces contraintes agricoles et halieutiques. A. Politique sectorielle en matière d’agriculture Les principales mesures de soutien au secteur agricole comprennent l’exemption de l’Impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP), seulement dans le cas des revenus provenant uniquement des cultures vivrières obtenues sur une surface inférieure à 10 hectares en cultures sèches et cinq hectares en cultures irriguées. Les sociétés coopératives, les syndicats agricoles et les caisses de crédits agricoles sont exonérés de l’impôt sur les sociétés. Cependant, les ventes en gros et les exportations de produits agricoles sont soumises à un prélèvement à titre d’acompte sur les impôts applicables aux revenus ou impositions forfaitaires en tenant lieu. Dans le secteur cotonnier, il faut noter que le Togo soutien l’initiative sectorielle en faveur de cette filière, par des pays producteurs d’Afrique de l’ouest et du centre, auprès de l’OMC. A l’instar des autres pays membres de l’UEMOA, le Togo a renforcé la protection effective de cette filière, avec le passage au Tarif Extérieur Commun (TEC) le 1er janvier 2000. Pour les filières café – cacao, la reforme de juin 1996 a mis l’accent sur la libéralisation des prix de ces produits et de leur commercialisation (y compris exportation), qui étaient auparavant sous le contrôle d’un office public de commercialisation des produits agricoles. Aujourd’hui, la gestion de ces filières est assurée par un Comité de coordination composé des représentants de tous les

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opérateurs qui interviennent dans ces filières : l’Etat, producteurs, exportateurs et banques. Le comité détermine toutes les deux semaines, un prix au producteur (prix indicatif) sur la base de l’évolution du prix international et de certains frais; le prix indicatif équivaut à 70% du prix f.a.b. B. Politique sectorielle en matière de pêche et d’élevage Dans le secteur de la pêche, il s’agit pour le gouvernement de valoriser le fort potentiel de développement de la pisciculture et d’enrayer la dégradation des ressources pour la pêche maritime et continentale. Dans le domaine de l’élevage, il s’agit de promouvoir l’intégration de l’élevage à l’agriculture, mettre en place un système de crédit adapté au cycle des productions animales et redynamiser les campagnes de vaccination contre les grandes épizooties. C. Politique sectorielle en matière de ressources forestières. En foresterie, l’administration forestière, consciente des graves menaces de disparition des forêts classées aux alentours des agglomérations rurales, a tenté diverses formules pour maintenir son contrôle sur les forêts classées tout en permettant aux villageois d’y faire pour leur compte des cultures vivrières à l’exception des cultures pérennes interdites- de manière à les associer aux efforts de conservation ou de replantation. Dans l’ensemble, ce système n’a pas empêché des atteintes renouvelées au patrimoine forestier. Les essais de mise en régie de la production des cultures vivrières en association avec les essences forestières n’ont pas apporté non plus de solution définitive. En dehors de ces efforts, l’administration tente aussi de trouver et d’appliquer des techniques forestières de reconstitution rapide du couvert forestier afin d’accélérer la régénération naturelle des sols. Ainsi, la politique forestière vise-t-elle à rétablir les équilibres socio-économiques et écologiques en poursuivant les objectifs globaux suivants : • • • contribuer à l'amélioration des conditions de vie des populations en assurant de façon durable leurs besoins fondamentaux en produits et sous-produits forestiers ; préserver les capitaux fonciers, biologiques et reconstituer leurs potentiels productifs ; contribuer à la production alimentaire par le biais d'une interaction efficace entre les techniques forestières et agricoles.

II.1.9 Cadre institutionnel, réglementaire et politique pour l’information et la communication Après l’accession du Togo à l’indépendance, les autorités ont opté pour la planification comme voie devant conduire au développement du pays. C’est ainsi que plusieurs plans de développement ont été conçus et exécutés depuis 1966. Le premier plan quinquennal, couvrant la période 1966 à 1970 approuvé par la loi N° 65-17 du 17 juillet 1965, a consacré une section entière à l’information. Le texte fondamental dispose entre autre « qu’il est nécessaire que des moyens accrus permettent à l’ensemble de la population d’être régulièrement et complètement

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informé des projets et des travaux en cours » Au cours de ce plan, une étude a été entreprise dès 1970 en vue de mettre en place une structure d’information documentaire. C’est ainsi qu’a vu le jour le Centre de Documentation Technique (CDT). Ce centre était chargé de diffuser la littérature grise dont tous les acteurs de développement avaient besoin. Structure à vocation nationale, le CDT s’est intéressé à tous les secteurs d’activités dans sa politique de collecte avec une emphase sur l’agriculture et le développement rural. L’implantation des services de planification dans toutes les régions économiques du pays a contribué au rayonnement dudit centre jusqu’aux années 1990. Les deuxième, troisième et quatrième plans de développement économique et social ont tous réservé une place de choix à l’information et à la communication au sens opérationnel de ces deux termes. Ainsi, le troisième plan (1976 – 1980) approuvé par ordonnance n°16 du 26 mai 1976, considère les masses medias (radio, télévision et la presse écrite) comme le véhicule privilégié des méthodes modernes d’animation et d’éducation des populations pour le développement. L’information est donc conçue ici pour éduquer et faire participer. Au cours du quatrième plan (1981 – 1985) rendu applicable par la loi n°005-80 du 26 novembre 1980, une nouvelle dimension a été donnée à l’information compte tenu de l’importance de celle-ci dans la vie du pays. L’information est considérée par les responsables au plus haut niveau, comme un moyen efficace de sensibilisation des masses contre les problèmes de la faim, la maladie, l’ignorance et le sous développement. Afin de soutenir l’action du gouvernement dans les domaines politique, économique, social et culturel, la presse en langue nationale est développée et distribuée dans le monde rural. Enfin, les différents textes successifs relatifs à la restructuration du département de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche ont toujours prévu un centre de documentation en vue de satisfaire les besoins en information des chercheurs, vulgarisateurs et autres acteurs du monde agricole et rural. En vue de développer les télécommunications, le gouvernement togolais a programmé l’accélération du développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC), notamment la téléphonie mobile et l’accès à l’Internet et de la rendre accessible à une plus grande proportion de la population (DSRP-I, 2007). Aujourd’hui, deux organes étatiques règlementent l’information et la communication au togo. Il s’agit de la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication (HAAC) et de l'Observatoire togolais des médias (OTM). A. La Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication (HAAC) La HAAC a été créée par l'article 103 de la constitution de 1992. Elle est chargée de garantir et d'assurer la liberté de la presse, le respect de la déontologie et l'égal accès des partis politiques aux médias. En cas d'infraction aux dispositions, la HAAC saisit le Procureur de la République qui, le cas échéant, fait prononcer le retrait de l'autorisation d'exploitation de l'entreprise audiovisuelle, la saisie de l'antenne ou une sanction pécuniaire, etc.. Mais, les décisions de la HAAC sont susceptibles de recours en annulation devant la Chambre administrative de la Cour suprême.

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B. L'Observatoire togolais des médias (OTM) Créé le 5 novembre 1999, avec l'appui de la coopération française, l'OTM a pour objectifs principaux de : défendre la liberté de la presse ; protéger le droit du public à une information libre, complète, honnête et exacte ; faire respecter le code de déontologie des journalistes. Il regroupe les cinq principales associations professionnelles des médias du Togo : UJIT, Maison du journalisme, ATEPP, SAINTJOP et SYNLICO. Pour atteindre ses objectifs, l'OTM procède au dépouillement des journaux, au suivi des médias audiovisuels, et à la publication de communiqués périodiques sur l'observation de l'éthique et de la déontologie dans les médias. Tableau 8 : Quelques associations de médias au Togo Association Maison du Journalisme Adresse B.P. : 81213 Lomé B.P. : 6125 Lomé B.P. : 6035 Lomé B.P. : 2313 Lomé 01 B.P. : 3614 Lomé Téléphone 226 13 00 Fax 226 13 70 Responsable Lawson Drackey Holonnou Hounkpati Peter Sassou Dogbé Jacques Djagouti Mana Palanga

Association Togolaise des Editeurs de Presse Privée (ETEPP) Union des Journalistes Indépendants du Togo (UJIT) Union des Radios et Télévision Libres du Togo (URATEL) Association Togolaise des Journalistes Sportifs (ATJS) Sources : UJIT & FES, 2006

904 45 43

271 46 16

220 12 00

226 13 70

905 59 86

225 92 81

225 99 52

221 45 46

II.2 Profil socio-économique
II.2.1 Démographie Le Togo est divisé en cinq régions administratives, elles-mêmes découpées en 31 préfectures. Selon les données de la DGSCN, le Togo compte 5,3 millions d’habitants en 2006 contre 2 millions en 1971 et une prévision de 6,6 millions pour 2015. La croissance de la population, légèrement plus forte que la moyenne de l’Afrique subsaharienne (ASS), devrait se ralentir, d’un taux de 3,1% sur les trente dernières années à 2,5% d’ici à 2015.

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Tableau 9 : Données démographiques comparées TOGO Taux de croissance de la population
(2004-2015)

ASS* 2,2% 43,9% 3,1% 46,1% 5,5% 10,3% 17,4%

BENIN 2,9% 44,5% 2,7% 53,8% 5,9% 9,0% 15,2% 8,5

GHANA 1,9% 39,5% 3,6% 56,7% 4,4% 6,8% 13,7% 5,4

SENEGAL 2,2% 43,0% 3,1% 55,6% 5,0% 7,8% 11,2% 6,9

MALI 2,9% 48,3% 2,7% 47,8% 6,9% 12,1% 21,9% 12

2,5% 43,7% 3,1% 54,2% 5,4% 7,8% 14,0% 5,7

Proportion de moins de 15 ans Proportion de plus de 60 ans Espérance de vie à la naissance (ans) Taux de fertilité
(naissances/femme)

Taux de mortalité infantile Mortalité avant 5 ans Mortalité maternelle
(décès pour 1000 naissances)
* Afrique Subsaharienne

Source : DGSCN et rapport PNUD, 2006 II.2.2 Niveau d’alphabétisation et langues Le taux d’alphabétisation au Togo atteint 56,9% de la population âgée de plus de 15 ans dont 70,3% pour les hommes et 44,4% pour les femmes (QUIBB, 2006), contre un taux global de 35% au Bénin, 39% au Sénégal et 19% au Mali (Rapport 2006 du PNUD). Mais la performance togolaise est médiocre – et obère son classement au développement humain - au regard des résultats de l’Afrique anglophone, la moyenne de l’Afrique subsaharienne se situant à 63%. Ce taux moyen de 53% recouvre un écart régional important entre Lomé (80%) et la région des Savanes (16%). Le taux d’alphabétisation s’élève toutefois à 74% pour la classe d’âge 15 – 24 ans, contre 71% au Ghana, 49% au Sénégal et une moyenne de 71% pour l’Afrique subsaharienne. Sur le plan ethnique, le Togo compte près de 45 ethnies différentes, dont aucune n’est majoritaire, mais les Ewé au sud et les Kabiyès au nord sont les plus représentés. Dans le sud, vivent les ethnies du groupe kwa, notamment les Ewés, les Ouatchis et les minas. Dans le centre et le nord, vivent les ethnies du groupe gur, notamment les Kabiyès, mais aussi les Kotokolis, les Konkombas et les Bassaris. A ce grand nombre d’ethnies correspondent autant de langues, dont aucune ne s’impose sur tout le territoire. La quarantaine de langues parlées (tableau 10) relèvent massivement de la famille nigéro-congolaise. Les langues minoritaires sont parlées dans une ou plusieurs localités ou même dans des quartiers d’une agglomération. Le yorouba, le hausa, le mooré ou le fulfudé, bien que se pratiquant un peu partout sur le territoire national, se présentent comme langues minoritaires. L’adangbé, le hwéda, hwla, le manprousi, le nyendé ou le kusaal sont également des langues minoritaires. Sur le plan religieux, après les animistes (50% de la population), les catholiques sont les plus nombreux (26%). Ils sont suivis par les musulmans (15%) et les protestants (9%), qui comprennent de très nombreuses et actives dénominations « évangéliques » (pentecôtistes, baptistes, adventistes, assemblées de Dieu, …).

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Tableau 10 : Distribution géographique des langues parlées au Togo Groupe Langue Ya (yanga) Kusaal Manprusi Naudum Moore Gurma Kabiyè Tem (Kotokoli) Lamba Tamberma Delo Bago (kusuntu) Lugba Yaka Nyende Akaselem Ngangan Konkomba Moba Ntcham (Bassar) Uyobè (sola) Bisa Fulfude (pulo) Hausa Ewé Gè (Guin) Watchi Adja Hwé (Ehoué) Wudu Kpési (Kpétsi) Hwéda (péda) Hwla (pla) Maxi (Fon) Anufo Ifè Yorouba Igo (Ahlon) Akposso Adangbé Adélé (Bédérè) Alho Anyanga Akpè Akébu Répartition géographique Tone, Cinkassé Nord Togo Nord Togo Doufelgou Un peu partout Tone, Kpendjal Kozah, Binah, Sotouboua Tchaoudjo, Tchamba, Sotouboua Nord Bassar et de Doufelgou Kéran Nord Akébou Tchamba, Kousountou, Bago Binah Kéran, Doufelgou Sud Oti, Kéran Tchamba Kéran Dankpen Tandjoaré, Tône Bassar, Kabou Binah Nord Cinkassé Un peu partout Un peu partout Golfe, Kloto, Haho, Zio Sud-est Togo Vo, Yoto, Afagnan Ogou, Haho, Lacs Sud Haho Ogou Sotouboua et nord Ogou Sud-est Togo Sud-est Togo Ogou Oti Ogou, Tchamba Un peu partout Ouest Elavagno Amou, Wawa, Ogou Sud-est Togo Sud-ouest Sotouboua Sud-est Togo Pagalla, Blitta Tchamba Nord Wawa

GUR

KWA

INCONNU

Source : Takassi, 1983

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II.2.3 Accès aux services de base Le secteur de la santé se caractérise au Togo par la faible capacité des formations sanitaires à répondre à la demande de plus en plus croissante au regard de l’évolution démographique du pays. Cette faiblesse de capacité se caractérise par la pénurie en ressources humaines, l’insuffisance du plateau technique de soins et d’aide aux diagnostics, la vétusté des infrastructures sanitaires et l’insuffisance de financement. En ce qui concerne l’accessibilité géographique, elle est assez satisfaisante car 66% de la population sont situés dans un rayon de moins de 2,5 kilomètres (30 minutes de marche) d’une formation sanitaire (MICS3, 2006). De même, seulement 12% de la population ne fréquente pas les formations sanitaires pour des raisons économiques. S’agissant de la qualité des soins, les défis sont grands; l’enquête MICS3 a montré que seulement 9% de la population est satisfaite de la qualité actuelle des soins dans les services de santé moderne. Le secteur de l’éducation à l’instar des autres secteurs, a beaucoup souffert des longues crises socio-politiques qu’a traversées le pays depuis les années 1990. Malgré ces difficultés, le pays présente toujours des taux élevés de scolarisation en comparaison avec ceux de la plupart des pays de la sous région. Le taux de scolarisation net dans le pays (chez les enfant de 6 -11 ans) est passé de 64% en 1999 à 79% (72% pour les filles) en 2004 et place le Togo loin devant le Ghana (58%) et le Sénégal (68%) et très près du Bénin (83%). Mais ce système éducatif est marqué par beaucoup de redoublement et un fort taux d’abandon à la sixième année surtout chez les filles. Selon les données du MICS, le taux des ménages togolais qui utilisent de l’eau potable salubre est passé de 53% en 2000 à 57,1% en 2006 (dont 88% en milieu urbain et 40% en milieu rural). La meilleure situation dans le pays en matière d’approvisionnement en eau se vit dans la capitale Lomé (92%) suivie de la région de la Kara (62%), Centrale (61%), Savanes (50%) et Plateaux (41%). Si la couverture s’est améliorée pour l’ensemble de ces régions, cela n’est pas le cas pour la région Maritime où de 2000 à 2006, la proportion de ménage utilisant l’eau potable a stagnée à 49% (DSRP - I, 2007). L’offre en matière d’électricité n’arrive pas à couvrir les besoins des populations togolaises. Dans ce domaine, beaucoup de choses restent à faire afin d’accroître la qualité du service, et réduire les coûts d’accès à ce service. En 2006 (marquée par une grave crise énergétique), 28% des ménages togolais ont eu accès à l’électricité avec une forte variation selon le milieu de résidence. Le taux d’accès à l’électricité passe ainsi de 43% en milieu urbain à seulement 4% en milieu rural. De même, l’accès à l’électricité est plus faible chez les pauvres (11%) que chez les riches (43%). II.2.4 Exode rural vers les zones urbaines Comme la plupart des pays sous développés, le Togo est caractérisé par un dépeuplement des milieux ruraux au profit des zones urbaines. Les données disponibles datent du dernier recensement de la population de 1981. Entre 1979 et 1981, l’ensemble des individus ayant effectué une migration représentait 3% de la population résidente. Cette faible proportion mais non négligeable de migrants proviennent de diverses préfectures avec des destinations privilégiées (tableau 11).

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Tableau 11 : Préfectures de départ et de destinations des migrants entre 1979 et 1981 Préfecture de départ Golfe Lacs Vo Yoto Zio Amou Haho Kloto Ogou Wawa Tchamba Sotouboua Tchaoudjo Assoli Bassar Binah Doufelgou Kéran Kozah Oti Tône Destination privilégiée Zio (14,8%); Lacs (11,9%); Kloto (10,5); Kozah (9,9%) Préfectures de la région Maritime (81,8%); Kolto (4,8%) Golfe (50%); Yoto (11,8%); Zio (10,4); Kloto (6%) Golfe (45%); Zio (14%); Reste de la région Maritime (12%) Golfe (48,4%). Kloto (15,3%) Ogou (17,9); Wawa (16,8); Golf (13,9); Kloto (11,69) Golfe (25,4%); 0gou (14,1%); Kloto (8,33%) Golfe (32,2%); Zio (11,3%); Kozah (10,12%) Sotouboua (17%); Golfe (14,1%); Amou (13,8%); Kozah (8,4%). Kloto (8%) Amou (19,5%); Ogou (15,7%) Tchaoudjo (26,2%); Ogou (11,7%); Golfe (15,4%); Sotouboua (9,3%); Kozah (7,7%) Tchaoudjo (16,2%); Kozah (14,8%); Ogou (13,6%); Golfe (12,4%) Golfe (25%); Sotouboua (16%); Kozah (11%); Ogou (9%) Kozah (21%); Golfe (11%); Vo (11%) Sotouboua (19,5%); Tchaoudjo; (14%); Golfe (13%); Ogou et Kozah (9%) Région des Plateaux (40%); Sotouboua (21%); Kozah (12%) Région des Plateaux (38%); Sotouboua (16,7%); Kozah (11,5%); Golfe (11%) Ogou (20%); Bassar (10,4%); Oti (12,5%); Doufelgou (9%) Sotouboua (23,4%); Golfe (13,7%); Ogou et Doufelgou (9%) Tône (21,5%), Golfe (12,5%); Kéran (10,1%) Oti (30%); Golfe (19%)

Source: Duquette-Ahado Marie-Thérèse et Dégboé Kwami, 1988 Globalement, il se dégage que les ressortissants de chaque préfecture portent leur choix de destination sur quatre ou cinq préfectures au maximum. Ce choix semble être dicté par les infrastructures d’accueil (réseau familial ou villageois) ou par les infrastructures d’emploi ou de formation (lycée, centre d’apprentissage, etc.). Des quatre préfectures (Golfe, Ogou, Sotouboua et Kozah) qui peuvent être considérées comme préfectures d’accueil privilégiées pour les ressortissants de presque toutes les autres, la préfecture de Golfe est la principale préfecture de d’attrait pour les migrants 1979-1981 (22,5% de l’ensemble des migrant). Toutefois, le choix des migrants se porte presque toujours sur une préfecture limitrophe (celle où il y a un centre urbain assez important de préférence). Les zones de départ sont les préfectures de Vo, Haho, Tchamba, Assoli et Binah. L’une des conséquences de ce phénomène est le vieillissement de la population des zones de départ entraînant une diminution de la productivité agricole et parfois la propagation de certaines pandémies comme le SIDA. Ce constat laisse penser à un spectacle de désolation dans ces zones et à une mort lente de ses habitants. En réalité, les zones de départ constituent également des zones d’accueil pour les

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migrants venant d’autres régions. De plus, les individus versés dans une activité salariée ou artisanale à l’extérieur de leur zone d’origine contribuent à modifier notablement la physionomie de leur foyer d’origine par les apports de flux monétaire et des biens en nature. Dans les zones d’accueil, se développe une réserve importante de chômeurs posant de ce fait un double problème à l’État : non seulement celui-ci doit faire face au problème de leur trouver un emploi, mais encore il doit prendre des mesures appropriées pour lutter contre toutes les formes de délinquance qui naissent de l’oisiveté et du vagabondage. Socialement, le problème de logement se complique également avec le développement des bidonvilles.

II.3 Médias et télécommunications
II.3.1 Journaux, périodiques et organes de télédiffusion L’espace médiatique togolais est caractérisé en 2007 par l’existence de trente et six presses écrites, de cinquante quatre radio (dont deux chaînes publiques) et de sept chaînes de télévision (dont une chaîne nationale). La quasi-totalité de ces organes sont à caractère commercial. Il faut noter néanmoins l’existence d’au moins une radio rurale (en moyenne) par préfecture. Outre ces organes locaux, certaines agences de presse et quelques correspondants des médias étrangers travaillent au Togo. Il s’agit de : Panapress, Reuters, Reuters TV et photo, BBC, AFP, RFI, Africa n°1, Jeune Afrique, IRIN, etc. Tableau 12 : Organes de presse officielle au Togo Nom de l’organe Type Date de création 1975 Contact Adresse postale : 2327 Lomé Tél. : 221 25 07 Fax : 221 24 90 Adresse postale : 891 Lomé Tél. : 221 97 18 / 221 61 08 Fax : 222 37 66 Email : editogo@editogo.tg Adresse postale : 3286 Lomé Tél. : 221 53 57 / 222 61 30 Fax : 221 57 86 Email : televisiontogolaise@yahoo.fr Adresse postale : 891 Lomé Tél. : 221 24 92 / 221 24 93 Fax : 221 36 73 Email : radiolome@radiolome.tg Adresse postale : 21 Kara Tél. : 660 60 60 / 660 60 66 Fax : 660 14 41

Agence Togolaise Agence de de Presse (ATOP) presse Togo presse Presse écrite

1962

Télévision Togolaise

Télévision

1973

Radio Lomé

Radio

1953

Radio Kara

Radio

1975

Source: Résultats de l’étude, 2008 Outre ces organes locaux, certaines agences de presse et quelques correspondants des médias étrangers travaillent au Togo. Il s’agit de : Panapress, Reuters, Reuters TV et photo, BBC, AFP, RFI, Africa n°1, Jeune Afrique, IRIN, etc.

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Tableau 13 : Journaux et périodiques au Togo
Organe Type Propriétaire Date de création Pages Taux de tirage 1000 Prog. agricole Points de vente Contact

Laafia

Mensuel

Privé

1968

8

Souvent

Dapaong

Itra actualité

Semestriel

Public

2000

8

1000

Toujours

Lomé

Carrefour

Hebdomadaire

Privé

1991

8

2000

Rare

Lomé

Le Combat du Peuple

Hebdomadaire

Privé

1994

8

3000

Rare

Lomé

La Nouvelle République

Hebdomadaire

Privé

1998

8

2000

Rare

Lomé

Tingo-Tingo

Hebdomadaire

Privé

1999

8

2000

Rare

Lomé

Le Canard indépendant

Hebdomadaire

Privé

2004

8

2000

Rare

Lomé

Le Combat du Peuple

Hebdomadaire

Privé

1994

8

3000

Rare

Lomé

Le Regard

Hebdomadaire

Privé

1996

8

3000

Rare

Lomé

Adresse postale : 134 Dapaong Tél. : 770 81 29 Email : bonjockh@hotmail.com Adresse postale : 1163 Lomé Tél. : 225 21 48 Fax : 225 15 59 Email : itra@cafe.tg Adresse postale : 6125 Lomé Tél. : 221 09 04 Fax : 221 05 16 Email : carrefour1@caramail.com Adresse postale : 4682 Lomé Tél. : 221 88 45 Fax : 222 25 89 Email : combat@webmails.com Adresse postale : 04 B.P. 84 Lomé Tél. : 927 10 74 Fax : 226 13 70 Email : nouvelle.republiqu@caramail Adresse postale : 81419 Lomé Tél. : 222 59 93 Fax : 222 17 53 Email : jtingo-tingo@yahoo.fr Adresse postale : 1800 Lomé Tél. : 904 60 94 Fax : Email : lecanardin@yahoo.com Adresse postale : 4682 Lomé Tél. : 221 88 45 Fax : 222 25 89 Email : combat@webmails.com Adresse postale : 81213 Lomé Tél. : 904 09 09 Fax : 222 65 89 Email : leregard13@caramail.com

56

La Dépêche

Hebdomadaire

Privé

1993

8

2000

Rare

Lomé

Politicos

Hebdomadaire

Privé

Inconnue

8

2000

Rare

Lomé

Liberté

Trihebdomadaire

Privé

2004

8

3000

Rare

Lomé

Le Scorpion

Hebdomadaire

Privé

1998

8

2000

Rare

Lomé

Kyrielle

Mensuel

Privé

1999

16

5000

Très rare

Lomé

Cité Magazine

Mensuel

Privé

1998

16

2000

Très rare

Lomé

Tribune du peuple

Hebdomadaire

Privé

2002

8

2000

Rare

Lomé

Agni l’Abeille

Hebdomadaire

Privé

2004

8

3000

Rare

Lomé

Togo - Presse

Quotidien

Public

1962

16

10000

Souvent

Tout le pays

La Matinée

Hebdomadaire

Privé

juillet 1998

8

1500

Souvent

Lomé

Croix du Sud

Hebdomadaire

Privé

1999

8

2000

Rare

Lomé

Adresse postale : 20039 Lomé Tél. : 221 09 32 Fax : 221 39 02 Email : ladepeche@hotmail.com Adresse postale : 20312 Lomé Tél. : 905 32 66 Fax : 226 13 70 Email : politicos@hotmail.com Adresse postale : 81190 Lomé Tél. : 9191176 Fax : zeushtt@yahoo.fr Adresse postale : 6090 Lomé Tél. : 904 43 80 Fax : 226 13 70 Email : lescorpion@webmail.com Adresse postale : 823 Lomé Tél. : 948 13 69 Email : kyriellej@yahoo.fr Adresse postale : 6275 Lomé Tél. : 947 54 01 Email : citemag@cafe.tg Adresse postale : 1756 Lomé Tél. : 948 93 31 Fax : 222 65 89 Email : novapress.tg@assala.com Adresse postale : 8036 Lomé Tél. : 931 05 67 Fax : 226 13 70 Email : atchinou@yahoo.fr Adresse postale : 891 Lomé Tél. : 221 53 95 Fax : 221 61 08 Email : editogo@editogo.tg Adresse postale : 20770 Lomé Tél. : 904 75 24 Fax : 226 69 02 Email : la_matinee@yahoo.fr Adresse postale : 81231 Lomé Tél. : 906 60 24 Email : Nouveau90@hotmail.com 57

Le Soleil

Hebdomadaire

Privé

1999

8

2000

Rare

Lomé

Motion Information Nouvelle Opinion Nouvelle Echo La Liaison Echo d’Afrique

Hebdomadaire

Privé

2001

8

2000

Rare

Lomé

Hebdomadaire Hebdomadaire Hebdomadaire Hebdomadaire

Privé Public Privé Privé

1992 1998 2000 2001

8

2000 2000

Rare Rare Rare Rare

Lomé Lomé Lomé Lomé

Adresse postale : 12785 Lomé Tél. : 904 41 97 Email : lesoleil@francemail.com Adresse postale : 1251 Lomé Tél. : 910 81 15 Fax : 221 81 95 Email : motion-info@wanadoo.fr Tél. : 949 82 39 Adresse postale : 3681 Lomé Tél. : 947 72 40 Email : nouvel_echo@hotmail.com Tél. : 904 54 06 Email : laliaison_2000@yahoo.fr Adresse postale : 4681 Lomé Tél. : 221 62 31 Email : bawa.abdou@caramail.com Adresse postale : 81213 Lomé Tél. : 905 94 28 Fax : 226 12 10 Email : letambour@yahoo.fr Tél. : 771 71 61 Adresse postale : 6O196 Lomé Tél. : 902 08 75 Email : Yaspis76tg@yahoo.fr Adresse postale : 81129 Lomé Tél. : 948 21 82 Email : Forumhebdo7@yahoo.fr Adresse postale : 434 Lomé Tél. : 221 24 92 Fax : 222 38 71

8 8

2000 2000

Le Tambour Mango Matin Télé Match Forum de la semaine Témoin de la Nation

Hebdomadaire Hebdomadaire Hebdomadaire Trihebdomadaire Hebdomadaire

Privé Public Privé

2001 2000 2003

8 8 8

2500 1000 2000

Rare Souvent Rare

Lomé Mango Lomé

Privé

2004

8

6000

Rare

Lomé

Privé

2000

8

2000

Rare

Lomé

Source: Résultats de l’étude, 2008

58

Tableau 14 : Quelques radios communautaires du Togo
Nom de l’organe Radio LA Voix de l’Oti Radio Kéran Radio Réveil Radio Rurale de la Binah Radio La Voix d’Assoli Radio Tchaoudjo Radio Cosmos La voix des femmes Radio Azur anié R2A Radio Virgo Potens Radio La Voix du Haho Radio Sky FM Radio Maranatha Radio la Voix du Zio Ville Mango Kantè Bassar Programme agricole Demain l’environnement Notre agriculture Agriculture au quotidien Agriculture, élevage et environnement Émission agricole Forum des producteurs agricoles Notre élevage (grippe aviaire) Chronique agricole Agriculture au présent Agblédélawo béyiyi La bibliothèque et nous La page de l’agriculteur Agblédélawo béyiyi Agblénoubouké Heure d’émission Jeudi 20h – 21h Tous les jours 19h-20h Lundi 15h – 16h Vendredi 19h – 20h Mercredi 15h – 16h Vendredi 20h – 21h Tous les jours 6h -7h Mercredi 19h – 20h Vendredi 20h–20h30 Lundi 19h – 20h Jeudi 15h – 19h Mardi 9h – 10h Vendredi 19h – 20h Mercredi 19h – 20h Rayon de couverture 200 km 100 km 50 km Contact 902 94 45 997 41 38 911 11 56

Pagouda

300 km

906 98 51

Bafilo

30 km

666 00 31

Sokodé

300 km

910 78 16

Sotouboua Blitta Anié Atakpamé Notsé Badou Kévé Tsévié

100 km 200 km 150 km 300 km 100 km 50 km 40 km 35 km

986 65 94 939 35 40 917 78 31 928 78 08 959 66 23 909 10 25 935 35 10 903 09 48

Source: Résultats de l’étude II.3.2 Services de télécommunication Les services de télécommunication sont règlementés au Togo par l’Autorité de Réglementation des secteurs de Postes et de Télécommunications (ARPT). Le réseau de base et l’ensemble des services de télécommunication (y compris le téléphone fixe) sont encore monopolisés par l’État à travers la société d’État Togo Télécom tandis que le réseau mobile est géré par une société d’État, Togo Cellulaire et une société privée Moov. Togo Télécom comptait 61 000 lignes principales en service en téléphonie classique à fin 2005 (dont 48 000 à Lomé). La densité téléphonique approche 6 lignes pour 100 habitants à Lomé, mais reste comprise entre 0,2 et 0,5 partout ailleurs. Le réseau téléphonique fixe couvre toutes les villes chefs-lieux de préfecture et de souspréfectures, ainsi que près de 122 villages d’au moins 3000 habitants. Le nombre de lignes rurales en service à la fin de l’année 2005 était de 1836 (ARPT, 2005). On

59

compte 23 000 cabines téléphoniques privées, soit un doublement en cinq ans, mais avec une récente régression due au mobile (Les Guides Ecofinance, 2007). Le réseau de Togo Cellulaire se compose de 1 MSC, 4 BSC et de 135 BTS. En 2005, ce réseau couvrait Lomé et sa banlieue, tous les cinq chefs-lieux de région, toutes les préfectures et sous-préfectures, sauf la sous-préfecture d’Akébou. Il couvre aussi une cinquantaine de villages dont la population totale avoisine 260000 habitants. Les axes routiers Lomé-Tsévié-Agbélouvé, Lomé-Aného, BafiloNiamtougou, Kara-Kétao ainsi d’autres axes routiers bitumés sont couverts avec quelques zones d’ombre (absence de signal) d’étendue maximale de 40 km. Le réseau Moov quant à lui, couvre la capitale et sa banlieue, cinq chefs-lieux de régions, huit chefs-lieux de préfectures et sous-préfectures ainsi que six villages. Les axes routiers Lomé-Tsévié-Agbélouvé, Lomé-Aného et Kara-Niamtougou sont aussi couverts avec des zones d’ombre. En dehors du réseau Moov où le coût d’un appel local est fixe, les deux autres réseaux ont des tarifs très variables en fonction du réseau de destination et de la période de l’appel (tableau : 15). Tableau 15 : Opérateurs de téléphonie au Togo
Opérateur Type Propriétaire Coût d’un appel local de 3 mn (en F CFA) 111 420 480 Nombre d’abonnés Couverture du territoire (en %) 65 85 69

Téléphonie fixe Téléphonie mobile Téléphonie Moov mobile Source : ARTP, 2006b

Togo Télécom Togo Cellulaire

Publique Publique Privée

61 000 400 000 60 000

Le taux de pénétration du mobile au 31 décembre 2005 était de huit fois plus élevé que celui du fixe. Le taux de pénétration (fixe + mobile) au cours de la même année était de 9,6%. La valeur recommandée par la CEDEAO à ses pays membres pour l’horizon 2008 est de 10%. En dehors de la phonie, les opérateurs du mobile offrent d’autres types de services comme : Datafax, Réception fax, Roaming, Services à valeur ajoutée, Conférence à 8, Renvoi d’appel, Messagerie vocale, Missed call alert, Double appel, Partenariat avec des éditeurs, Les services GPRS (WAP, MMS et Internet) et GSM fixe. II.3.3 Ordinateurs et Internet La société Togo Télécom a commencé la fourniture au public d’accès Internet en fin d’année 1997. Sa liaison sur satellite avec Global One avait un débit initial de 256 Kbps en montée et en descente. Actuellement son débit total en liaison descendante est de 12Mbps et de 10 Mbps en liaison montante. Elle offre depuis mai 2006 un service ADSL en CDMA. Elle a également mis en service au début 2007 des liaisons fixes en ADSL jusqu’à 2 Mbits/s à Lomé et à Kara. Enfin un nouveau câble sousmarin avec point d’accès au Togo devrait en 2008 s’ajouter à SAT 3 – auquel le Togo n’est pas raccordé - qui est désormais saturé.

60

Au Togo, trois sociétés ont installé chacune son noeud Internet pour la fourniture de l’accès Internet aux ISP (fournisseur de services Internet) et aux organismes et institutions privés. Il s’agit de Togo Télécom, Café Informatique et eProcess. Tableau 16 : Fournisseurs d’Accès Internet et produits offerts
Opérateur Fournisseur Amont Offre Ligne téléphonique analogique (Filaire et Tawa) Ligne téléphonique CDMA (Illico) Ligne numérique (RNIS) ADSL ou Helim Maison ou Particulier Entreprise Café Informatique SKYVISION ONG et Écoles Cybercafés Bande Passante Dédiée eProcess MaqSAT Débit Redevance (en F CFA) 350 et 700 par heure 500 à 800 par heure 32 400 par mois 27 000 à 960 000 par mois 35 000 à 203 000 par mois 160 000 à 610 000 par mois 152 000 à 580 118 par mois 573 480 et 955 800 par mois 354 000 à 4 100 000 par mois 350 000

56k ou 70k 153k 128k 128k à 2048k 128k à 1024k 128k à 1024k 128k à 1024k 256k et 512k 64k à 1024k 64k

Togo Télécom

IPPLANET

Source : ARPT, 2006b et Togo Télécom, 2007
k : kilooctet par seconde

En ce qui concerne les ISP (Fournisseur de Service Internet), outre Café Informatique (46 abonnés) et eProcess (7 abonnés), il existe deux ISP : FAVONET (10 clients) et NETCOM (12 abonnés) qui exploitent la technologie boucle locale radio (WLL) pour la connexion de leurs clients. Les tarifs pratiqués pour les services Internet varient selon les prestataires. Les prix sont récapitulés dans le tableau ci-après : Tableau 17 : Tarifs pour services Internet au Togo
Services offerts Unité de facturation Tarifs (FCFA TTC) Prix minimum Prix maximum

Navigation (y compris la Heure 300 500 messagerie électronique) Accès Internet (création de comptes) Personne morale mois 10 000 25 000 Personne physique mois 5 000 10 000 Hébergement et conception de personnalisation Devis selon les besoins du site Web demandeur Connexion Internet Grand Public Installation 500 000 500 000 Abonnement mensuel 140 000 380 000 Source : ARPT, 2006a

61

III. PROFIL DES INSTITUTIONS
III.1 Liste de toutes les institutions
Tableau III.1 : Liste des institutions impliquées dans le secteur agricole Nom, contact et coordonnées
Nom : Secrétariat Général de l’Agriculture Adresse postale : 341 Lomé Tél. : 221 52 86 Fax : 221 10 62 Nom : Direction de l’Agriculture Adresse postale : 1263 Lomé Tél. : 222 61 25 Nom : Direction de l’Elevage et de la Pêche Adresse postale : 4041 Lomé Tél. : 221 36 45 Fax : 228 2217120 Nom : Direction de l’Aménagement et de l’Equipement Rural Adresse postale : 1463 Lomé Tél. : 221 34 94 Fax : 221 56 68 Nom : Direction de l’Environnement Adresse postale : 4825 Lomé Tél. : 221 33 21 Fax : 221 51 97 Email : denv_togo@yahoo.fr Nom : Direction des Eaux et Forêts Adresse postale : 3489 Lomé Tél. : 221 46 04 Fax : 22 39 24 Nom : Comité National de la campagne mondiale de lutte pour l’alimentation / Action pour le Développement Adresse postale : 20017 Lomé Tél. : 251 41 01 Fax : 226 50 33 Nom : Bureau National des chambres Régionales d’Agriculture Adresse postale : 20804 Lomé Tél. : 225 50 97 Fax : 250 42 29 Email : bncra@laposte.tg Nom : Direction des Statistiques Agricoles, de l’Informatique et de la Documentation (DSID) Adresse postale : 8377 Lomé Tél. : 221 60 13 Fax : 221 86 24 Nom : Office de Développement et d’Exploitation des Forêts Adresse postale : 334 Lomé Tél. : 221 79 86 Fax : 221 34 91 Email : odef@merf.tg Nom : Société Nationale des Abattoirs Adresse postale : 9105 Lomé Tél. : 227 89 56 Fax : 2212 16

Type

Rôle

1

GOV

PP

2

GOV

PP

3

GOV

PP

4

GOV

RUR

5

GOV

PP

6

GOV

PP

7

GOV

INF

8

GOV

INF

9

GOV

INF

10

GOV

PP

11

GOV

PP

62

12

13

14

15

16

Nom : Institut Togolais de Recherche Agronomique Adresse postale : 1163 Lomé Tél. : 225 21 48 Fax : 225 15 59 Email : itra@cafe.tg Nom : Institut de Conseil et d’Appui Technique Adresse postale : 20804 Lomé Tél. : 225 37 73 Fax : 250 42 29 Email : icat1999@yahoo.fr Nom : Observatoire de Sécurité Alimentaire du Togo Adresse postale : 13537 Lomé Tél. : 251 41 82 Fax : 225 45 46 Email : osatogo@hotmail.com Nom : Société Togolaise de Coton Adresse postale : 19 Atakpamé Tél. : 40 01 53 Fax : 40 00 33 Email : spdgatsotoco@togo.imet.com Nom : Ecole Supérieure d’Agronomie de l’Université de Lomé Adresse postale : 15154 Lomé Tél. : 225 41 97 Fax : 221 85 95 Nom : Institut National de Formation Agricole Adresse postale : 401 Kpalimé Tél. : 441 01 29 / 441 01 48 Fax : 441 07 75 Email : infatove2000@yahoo.fr Nom : Télévision Togolaise Adresse postale : 3286 Lomé Tél. : 221 53 57 / 222 61 30 Fax : 221 57 86 Email : Televisiontogolaise@yahoo.fr Nom : Radio Lomé Adresse postale : 434 Lomé Tél. : 221 24 92 / 221 24 93 Fax : 221 36 73 Email : radiolome@radiolome.tg Nom : Radio Kara Adresse postale : 21 Kara Tél. : 660 60 60 Fax : 660 61 64 Nom : Togo – Presse Adresse postale : 891 Lomé Tél. : 221 53 95/ 221 61 08 Fax : 222 37 66 Email : editogo@editogo.tg Nom : Agence Togolaise de Presse Adresse postale : 2327 Lomé Tél. : 221 25 07 Fax : 221 24 90 Nom : Bibliothèque de l’Université de Lomé Adresse postale : 1515 Lomé Tél. : 225 50 93/ 225 50 94 Nom : Centre de Documentation Technique Adresse postale : 2818 Lomé Tél. : 222 13 70

GOV

R&D

GOV

VUL

GOV

PP

PUB

SP-X

EDU

FRM

17

EDU

FRM

18

GOV

INF

19

GOV

INF

20

GOV

INF

21

GOV

INF

22

GOV

INF

23

GOV

INF

24

GOV

INF

63

25

26

27

28

29

30

31

32

33

34

35

Nom : Organisation de la Charité pour un Développement Intégré Adresse postale : 10346 Lomé Tél. 226 02 95 Fax : 226 12 38 Nom : Un Centre International pour la Fertilité des Sols et le Développement AgricoleDivision Afrique Adresse postale : 4483 Lomé Tél. : 221 79 71 Fax : 221 78 17 Email : Ifdcafrica@ifdc.org Nom : Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’agriculture Adresse postale : 4388 Lomé Tél. 221 04 11 Fax : 221 05 50 Nom : Programme de Nations Unies pour le Développement Adresse postale : 911 Tél. 221 20 08 Fax : 221 16 41 Nom : Société Togolaise d’Etude et de Développement Adresse postale : 4782 Lomé Tél. 221 61 79 Fax : 221 31 70 Email : sotedafrique@ids.tg Nom : Recherche, Appui et Formation aux Initiatives d’Autodéveloppement Adresse postale : 43 Dapaong Tél. 770 84 56 Fax : 770 82 37 Email : rafia@ids.tg Nom : Communication pour un Développement Durable Adresse postale : 298 Dapaong Tél. 770 87 23 Fax : 770 88 97 Email : cdd@ids.tg Nom : Les Amis de la Terre Adresse postale: 20190 Lomé Tél. 222 17 31 Fax : 222 17 32 Nom : Fédération des Unions de Producteurs de Café et Cacao du Togo Adresse postale: 79 Kpalimé Tél. 441 14 12 / 441 08 79 Fax : 441 08 79 Email : fuprocat@yahoo.fr Nom : Fédération des Nationale des Groupements de Producteurs de Coton Tél. 335 82 23 Email : Fngpc_togo@yahoo.fr Nom : Agronome – Vétérinaire sans Frontière Adresse postale : 17 Tsévié Tél. 330 45 03 Fax : 330 45 03

ONG

VUL

RGL

R&D

OFF

R&D

OFF

R&D

PRV

RUR

ONG

VUL

ONG

VUL

ONG

VUL

AS-P

SP-P

AS-P

SP-P

ONG

VUL

64

36

37

38

39

40

41

42

43

44

45

46

Nom : Centre de Recherche et d’Essai des Modèles d’Autopromotion Adresse postale : 91 Tabligbo Tél. 334 03 48 Fax : 334 03 48 Email : crema@ids.tg Nom : CARE International Adresse postale : 8719 Lomé Tél. 226 73 79 /226 36 10 Fax : 226 40 84 Email : mensah@care.cafe.tg Nom : Opportunities Industralization Center Adresse postale: 106 Notsè Tél. 442 00 04 Fax : 442 01 94 Email : oic-togo@cafe.tg Nom : Aide et Action Adresse postale : 01 B.P. 1385 Lomé Tél. 220 74 79 Fax : 221 28 49 Email : aeatogo@aea-togo.org Nom : Association Togolaise pour la Promotion Humaine Adresse postale : 21 Kévé Tél. 337 10 29 Fax : 337 10 81 Email : atphkeve@yahoo.fr / atph@laposte.tg Nom : Borne Fonden Adresse postale : 892 Lomé Tél. 221.29.34 Fax : 221.86 45 Nom : Conseil Gestion Afrique Togo/ Initiatives des Communautés de Base Adresse postale : 1857 Lomé Tél. 220 62 29 Fax : 225 79 12 Email : congaticb@netcom.tg Nom : Fédération des Unions Coopératives d’Epargne et de Crédit Adresse postale : 3541 Lomé Tél. 221.06.32 / 222.25 74 Fax : 222.25 70 Email : fucectg@cafe.tg Nom : Fédération des Organisations Non Gouvernementales au Togo Adresse postale : 1176 Lomé, TOGO Tél. : 221 87 43 Fax : 221.16.05 Email : fongto03@yahoo.fr Nom : Inades Formation Adresse postale : 12 472 Lomé Tél. 225 92 16 Fax : 225 92 17 Email : inadesformation@if-togo.net Nom : Institut de formation Hermann Gmeiner Adresse postale : 15 Kara Tél. 660 00 72 Fax : S/c 226 01 06 Email : bnctogo@cafe.tg / djat31@yahoo.fr

ONG

R&D

ONG

VUL

ONG

VUL

ONG

VUL

ONG

VUL

ONG

VUL

ONG

VUL

BNQ

FIN

ONG

FRM

ONG

FRM

65

47

48

49

50

51

Nom : AGRICHEM Adresse postale : 20550 Lomé Tél. 220 76 72 Fax : 220 76 92 Nom : AGRI-TOGO Adresse postale : 4890 Lomé Tél. 222 47 71 Nom : AGRO PLUS Adresse postale : 80079 Lomé Tél. 222 12 84 Fax : 225 08 14 Nom : APM – NUTRITION Adresse postale : 20006 Lomé Tél. 226 25 78 Fax : 226 25 79 Nom : Laafia Adresse postale : 134 Dapaong Tél. : 770 81 29 Email : bonjockh@hotmail.com

PRV

SP-F

PRV

SP-F

PRV

SP-F

PRV

SP-F

PRV

INF

Abréviations utilisées Type AS-P AS-F AS-J BNQ CCI CNF EDU GOV ONG PRV RGL OFF PUB AUT Association paysanne (y compris les coopératives) Association féminine Association de jeunes Banque ou organisme de crédit Chambre de commerce et d’industrie Groupe confessionnel Éducation/enseignement Département/service ministériel Organisation non gouvernementale Entreprise/société privée Organisme/réseau/projet régional Organisme officiel/collectivité Entreprise publique Autre

Rôle VUL Vulgarisation et animation INF Services d’information FIN Services financier PP Politique et planification SP-X Secteur privé – Exportateur (produits frais, congelés et séchés) SP-M Secteur privé – Produits manufacturés (tanneur, embouteilleur, raffineur, torréfacteur) PS-P Secteur privé – Producteur (commerce agricole, société de pêche) PS-F Secteur privé – Fournisseur (produits chimiques, équipements, semences) R&D Recherche et développement REG Réglementation (mise en conformité, normes) FRM Formation (niveau secondaire, supérieur et professionnel) COM Commerce et vente (y compris la recherche de débouchés) RUR Développement rural AUT Autre

66

III.2 Liste sélective des principales institutions
Tableau III.1 : Liste des institutions impliquées dans le secteur agricole Nom de l’institution: Institut Togolais de Recherche Agronomique (ITRA) Définition de mission et des objectifs : Il a pour mission de coordonner le système national de recherche agricole et de conduire des recherches visant la promotion du développement agricole au Togo. Domaine d’expertise : Les activités de Recherche de l’ITRA sont menées principalement dans les domaines de la production végétale, de la production animale, de la gestion des ressources naturelles et du transfert des technologies. Nombre d’employés (administrateurs, personnel technique, de bureau, etc. à titre permanent et temporaire) : 330 employés - Fonctionnaires : 90 - Permanents état : 20 - Contractuels ITRA : 80 - Temporaires ITRA : 140 Filiales et représentations, et autres sites : Quatre centres régionaux de recherches agronomiques : le Littoral (CRA-L), la zone forestière (CRA-F), la savane humide (CRA-SH) et de la savane sèche (CRA-SS) et une Direction des Laboratoires Budget annuel :
730 000 000 F CFA (1 112 878 Euro)

Sources de financement, y compris principaux bailleurs de fonds / agences d’aide : - État - Conventions et réseaux (WECAMAN, CORAF, CTA, …) - Fonds propres (vente de produits) Programme / projets mis en oeuvre : - Programme Coton et autres fibres textiles - Programme Café, Cacao, cola - Programme Céréales - Programme Plantes à Racines, Tubercules et autres Amylacées - Programme Cultures maraîchères et Protéagineux - Programme Fruits et Palmacées - Programme Ruminants domestiques - Programme Elevages à cycle court, Aquaculture et Pêche - Programme Santé Animale - Programme Sol, Eau et Forêt / Zone Littorale - Programme Socio-économie et Transfert de Technologies/ Savane Sèche - Laboratoire Sols, Eaux, Plantes - Laboratoire de Défense des Cultures et Biotechnologie Végétale - Laboratoire des Semences et RPGAA - Laboratoire de Nutrition, Technologie Alimentaire et Qualité des Produits Groupe cible (nombre, réel ou estimé) : Producteurs agricoles, Chercheurs, Vulgarisateurs (environs 80% de la population Togolaise)

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Nom de l’institution: Institut Togolais de Recherche Agronomique (ITRA) Degré d’interaction avec le CTA – Magazine Spore, DSI, SQR, DORA, séminaires, consultants, publications, formation : Magazine Spore, DSI, SQR, DORA, séminaires, consultants, formation : Degré de collaboration / interaction avec d’autres institutions (nom, type) : Projets et échange d’informations avec ICAT, Université de Lomé, SOTOCO, ADRAO, CORAF, IITA, IFDC-Afrique, CIRDES, CIRAD, IRD, FAO, FIDA Comment les besoins en information sont-ils pris en charge, à partir d’où et par qui ?: Les besoins en information sont prisent en charge au sein de l’Institut par : - l’État togolais à travers le budget annuel pour les abonnements aux périodiques et aux revues l’entretien de la bibliothèque et le payement des salaires du personnel de la documentation - le CTA à travers ses produits (magazine Spore auquel la plupart des chercheurs sont abonnés, les publications, la diffusion sélective de l’information et le SQR) et ses programmes de formations auxquels l’ITRA participe (Communication scientifique, élaboration des fiches technique…) - d’autres partenaires qui octroie par moment des documents Principaux besoins en informations non encore satisfaits (inclure les types et le format d’information): - Informations techniques sous forme de fiches techniques - Développement et financement de programmes Les formats recherchés sont : - Articles de revue, - Résumés d’article, - Documents rédigés dans la langue appropriée (français) et - Informations visuelles ou illustrées Principaux problèmes rencontrés dans la gestion de l’information et de la communication : - Ressources humaines insuffisantes - Manque de personnel qualifié - Rétention de l’information - Vieillesse de la documentation Pourquoi avoir sélectionné cette institution ? C’est la principale institution de recherche agricole au Togo. C’est elle qui est chargée de coordonner le système national de recherche agricole et de conduire des recherches visant la promotion du développement agricole dans le pays. De ce fait, l’ITRA dispose d’un potentiel d’information technique très grand qu’elle gère à travers sa bibliothèque centrale et ses bibliothèques secondaires situées dans les différentes zones agro-écologiques du pays. Elle dispose également d’une politique de gestion de l’information et des connaissances qui se traduit par la mise en place dès sa création, d’une division chargée de l’information scientifique et technique. Autres observations: C’est l’ITRA qui coordonne le réseau national du SQR

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Nom de l’institution: Institut de Conseil et d’Appui Technique (ICAT) Définition de mission et des objectifs : L’ICAT a pour mission de contribuer à la promotion du monde rural par la professionnalisation des producteurs agricole en (i) fournissant un appui technique aux agriculteurs et a leur organisation ; (ii) concevant et en offrant des systèmes performants de formation et d ‘appui aux producteurs ; (iii) contribuant au développement des organisations professionnelles agricoles par un appui à la constitution de groupements de base et à leur pleine participation à la définition de la politique agricole et (iv) participer à l’orientation des travaux de recherche agricole en vue de leur application pratique. Domaine d’expertise : - Appui conseil aux producteurs agricoles (producteurs et éleveurs) et à leurs organisations professionnelles; - Formation et transfert de technologie; - Appui à l’émergence, à l’organisation et au fonctionnement des organisations de producteurs; - Appui à l’élaboration et mise en œuvre des plans d’action villageois; - Appui à l’élaboration, à l’exécution de micro-projet et à la gestion des exploitations agricoles; - Appui-conseil à la gestion et à l’utilisation durable de la biodiversité - Appui à la gestion intégrée de la fertilité des sols à travers les CEA; - Promotion de l’épargne et du crédit en milieu rural; - Prestation de service et ouverture aux partenaires. Nombre d’employés (administrateurs, personnel technique, de bureau, etc. à titre permanent et temporaire) : 563 employés - Agents d’exécution : 375 - Cadres moyens : 158 - Cadres supérieurs : 30 dont - Contractuels : 424 - Fonctionnaires : 128 - Permanents : 11 Filiales et représentations, et autres sites : Délégations Régionales (Maritime, Plateaux, Centrale, Kara et Savanes) Budget annuel : 782.436.837 F CFA Sources de financement, y compris principaux bailleurs de fonds / agences d’aide : Etat : 750 millions F CFA (1 143 368 Euro) Fonds propres : 32.436.837 F CFA (49 500 Euro) Programme / projets mis en oeuvre : Appui à la campagne cotonnière, projets d’appui à l’élevage familial, Appui à la sécurité alimentaire au Togo, Intensification de la production agricole à travers la gestion intégrée de la fertilité des sols. Appui à la mise en réseau des organisations paysannes pour les filières céréales, lutte contre le travail et le trafic des enfants, … Groupe cible (nombre, réel ou estimé) : Producteurs agricoles 80% de la population Togolaise (environ 4 500 000 personnes)

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Nom de l’institution: Institut de Conseil et d’Appui Technique (ICAT) Degré d’interaction avec le CTA – Magazine Spore, DSI, SQR, DORA, séminaires, consultants, publications, formation : Magazine Spore Degré de collaboration / interaction avec d’autres institutions (nom, type) : - MAEP : mise en œuvre de projet commun et échange d’information; - ITRA : activités recherche, vulgarisation, producteur pour transfert de technologie; - SOTOCO : appui à la campagne cotonnière et appui aux OP; - VSF: projet à l’élevage familial; appui à la sécurité alimentaire; - IFDC- Afrique : intensification de la production agricole à travers la gestion intégrée de la fertilisation des sols; - INADES-formation : appui à la mise en réseau des OP pour la filière céréales; - ADRAO : sélection participative variétale des nouvelles variétés de riz; - BIT : lutte contre le travail des enfants; - Plan Togo : lutte contre le trafic des enfants. Comment les besoins en information sont-ils pris en charge, à partir d’où et par qui ?: Les besoins en information sont prisent en charge au sein de l’Institut par : - l’État togolais à travers le budget annuel pour l’entretien de la bibliothèque et le payement des salaires du personnel de la documentation - le CTA à travers ses produits (magazine Spore) et son programme (élaboration des fiches technique) de formation auquel l’ICAT a participé - d’autres partenaires qui octroie par moment des documents Principaux besoins en informations non encore satisfaits (inclure les types et le format d’information): - Informations techniques sous forme de fiches techniques - Développement et financement de programmes - Financement et micro crédit Les formats recherchés sont : - Documents adaptés à une diffusion massive - Documents rédigés dans la langue appropriée (français) et - Informations visuelles ou illustrées Principaux problèmes rencontrés dans la gestion de l’information et de la communication : - Manque de matériels adéquats - Problème financier - Ressources humaines insuffisantes - Manque de personnel qualifié Pourquoi avoir sélectionné cette institution ? La présence de l’ICAT sur toute l’étendue du territoire national, grâce à ses Conseillers techniques, fait d’elle l’institution du pays la plus proche des petits exploitants agricoles (la majorité des paysans togolais). Son choix se justifie également par son apport substantiel à l’orientation des travaux de recherche agricole en vue de leur application pratique. C’est elle qui est chargée de transférer les technologies agricoles performantes éprouvées par l’ITRA. Autres observations: L’ICAT a souhaité disposer d’information dans les domaines de l’entreprenariat agricole, de gestion des exploitations agricole, de suivi et évaluation, et de la communication pour le développement. Il a également vivement souhaité que les informations techniques soient mises à sa disposition sous forme facilement compréhensible (fiches techniques) par les producteurs

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Nom de l’institution: Institut Africaine pour le Développement Economique et Social – Centre africain de Formation (INADES – Formation) Définition de mission et des objectifs : Il a pour mission de travailler à la promotion sociale et économique des populations rurales grâce à des méthodes d’intervention basées sur la pédagogie des adultes et qui privilégient la participation libre et responsable des intéressés à la formation de leurs sociétés. Domaine d’expertise : - Structuration du monde rural et renforcement du mouvement paysan - Communication rurale et pédagogie des adultes - Organisation et la gestion des filières agricole - Agriculture durable et gestion des ressources naturelles - Mobilisation et gestion des ressources financières - Genre et développement - Éducation civique et formation à la citoyenneté - Développement local et décentralisation - Capitalisation d’expériences et élaboration de matériel pédagogique Nombre d’employés (administrateurs, personnel technique, de bureau, etc. à titre permanent et temporaire) : 12 employés - Directeur : 1 - Formateurs : 4 (permanents) - comptable : 1 (permanent) - Agents d’appui : 3 (permanents) - Agents contractuels sur un projet spécifique : 3 Filiales et représentations, et autres sites : Aucune Budget annuel : 120 millions F CFA (182 939 Euro) Sources de financement, y compris principaux bailleurs de fonds / agences d’aide : - Subvention des partenaires - Ressources propres (vente des publications, prestation de service etc.) Programme / projets mis en oeuvre : - Formation des Directeurs et administrateurs sur la gestion de site Internet, Formation test sur le manuel de formation de l’IFOAM en agriculture biologique dans les pays tropicaux - Élaboration et diffusion de plus de 10 titres de livrets en agriculture, élevage, développement communautaire et culture citoyenne Groupe cible (nombre, réel ou estimé) : - Producteurs agricoles - Organisations paysannes - Organisation de la société civile - Agents des organisations d’appui - Leaders des organisations de développement - Organisations féminines de micro finance Degré d’interaction avec le CTA – Magazine Spore, DSI, SQR, DORA, séminaires, consultants, publications, formation : - Magazine Spore - Publication CTA

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Nom de l’institution: Institut Africaine pour le Développement Economique et Social – Centre africain de Formation (INADES – Formation) Degré de collaboration / interaction avec d’autres institutions (nom, type) : ICAT, VSF-CICDA, Développement et Paix, Plan Togo, KZE, DED : mise en œuvre de projets conjoints, collaboration technique, appui financier Comment les besoins en information sont-ils pris en charge, à partir d’où et par qui ? Les besoins en information sont prisent en charge au sein de l’Institut par : - Lui même à travers ses fonds propres (vente des publications, prestations de service etc.) - Les subventions des partenaires au développement (Développement et paix, Plan Togo, KZE –ONG allemande-, service technique allemand – DED-), - le CTA à travers ses produits (magazine Spore et publications) et ses séminaires annuels auxquels INADES - FORMATION a participe (ASTI) Principaux besoins en informations non encore satisfaits (inclure les types et le format d’information): - Informations techniques sous forme de fiches techniques - Développement et financement de programmes - Problèmes d’équilibre homme-femme Les formats recherchés sont : - Documents adaptés à une diffusion massive - Documents rédigés dans la langue appropriée (français) et - Informations visuelles ou illustrées Principaux problèmes rencontrés dans la gestion de l’information et de la communication : - Financement de la production et de la diffusion du matériel pédagogique et didactique - Formation complémentaire des membres de l’équipe technique Pourquoi avoir sélectionné cette institution ? L’INADES – Formation a été choisi à cause de ses nombreuses actions de formation en faveur des producteurs agricoles. Il a plus de 35 d’expérience matière de développement communautaire au Togo. INADES – Formation produit et diffuse également du matériel pédagogique et didactique en agriculture et élevage. Autres observations: L’institut souhaite fortement bénéficier des produits DORA et DSI d’un financement spécifique dans le cadre de l’ASTI en faveur des initiatives porteuses des communautés de base.

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Nom de l’institution: Communication pour un Développement Durable (CDD) / Recherche, Appui et Formation aux Initiatives d’Autodéveloppement (RAFIA) Définition de mission et des objectifs : Elle a pour objectifs entre autre de (i) élever le niveau d’éducation, d’instruction, d’information et de communication des populations par la promotion d’une part des outils et systèmes multimédia efficaces et reproductibles et d’autre part de l’alphabétisation fonctionnelle en langues locales puis en français fondamental ; (ii) renforcer les compétences pédagogiques et les capacités de communication des agents de développement (à tous les niveaux) pour leur permettre de mieux dialoguer avec les populations à la base ; (iii) valoriser et sauvegarder le patrimoine culturel comme vecteur d’un développement durable à la base ; Domaine d’expertise : - Éducation, alphabétisation - Équité et genre - Renforcement des capacités institutionnelles et organisationnelles - Gestion des ressources naturelles - Décentralisation et citoyenneté - VIH/SIDA et IST Nombre d’employés (administrateurs, personnel technique, de bureau, etc. à titre permanent et temporaire) : 9 employés - Administrateurs : 3 - Personnels techniques : 4 - Gardiens : 2 Filiales et représentations, et autres sites : - Antenne de Barkoissi (Oti) - Antenne de Borgou (Kpendjal) Budget annuel : 40 millions F CFA (60 980 Euro) Sources de financement, y compris principaux bailleurs de fonds / agences d’aide : - Commission européenne (CE) - Fédération genevoise de coopération (FGC) - Agence française de la francophonie (AIF) - Direction Générale de coopération pour le développement (DGCD) - Fonds international pour le développement (FIDA) - Bailleurs de fonds VECO Programme / projets mis en oeuvre : - Projet de décentralisation et diversification des services du centre de documentation et d’information technique - Projet d’appui à la société civile de la région des Savanes, Nord-Togo Groupe cible (nombre, réel ou estimé) : Les organisations à base communautaire, les organisations paysannes, les comités villageois de développement et les comités de gestion de santé de la région des Savanes (environs 30 000 personnes sont directement touchés) Degré d’interaction avec le CTA – Magazine Spore, DSI, SQR, DORA, séminaires, consultants, publications, formation : Magazine Spore, DSI, SQR, DORA, Co-séminaires, publications, formation

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Nom de l’institution: Communication pour un Développement Durable (CDD) / Recherche, Appui et Formation aux Initiatives d’Autodéveloppement (RAFIA) Degré de collaboration / interaction avec d’autres institutions (nom, type) : - ONG locales (FODES, 3ASC, UCEMCS, URD, FONGTO, …) - RINESEROS, CTA, GIRET, GRAD - Courrier de la commission européenne, coopération Belge - ATOL, ENDA, FIDAFRIQUE, … Comment les besoins en information sont-ils pris en charge, à partir d’où et par qui ? Les besoins en information sont prisent en charge au sein de l’ONG par : - Elle même à travers ses fonds propres - Les subventions des partenaires au développement - le CTA à travers ses produits (magazine Spore, publications, DORA et DSI) et ses séminaires annuels auxquels INADES - FORMATION participe (Co-séminaires et programmes de formations) Principaux besoins en informations non encore satisfaits (inclure les types et le format d’information): - Développement et financement de programmes - Financement et micro crédit - Problèmes d’équilibre homme-femme - Foires commerciales Les formats recherchés sont : - Documents adaptés à une diffusion massive - Documents rédigés dans la langue appropriée (français) et - Informations visuelles ou illustrées Principaux problèmes rencontrés dans la gestion de l’information et de la communication : - Manque de compétence en montage de programmes agricoles et en gestion des multimédias - Non diversification des ressources d’information - Difficultés à valoriser le canal de diffusion de l’information « Palabre itinérante » - Vieillesse du fond documentaire - Problème financier - Ressources humaines insuffisantes Pourquoi avoir sélectionné cette institution ? Cette ONG a été choisie parce qu’elle a généré de 1987 à 2003, des acquis significatifs en information et communication, qui sont gérés depuis 2003 par la CDD. Il s’agit entre autre (i) d’un fond documentaire atteignant environ 6500 documents ; (ii) de l’alphabétisation qui a permis l’émergence d’une élite paysanne au sein des 800 groupements ; (iii) des bibliothèques villageoises ambulantes, des centres d’expressions plurielles ; du festival ‘’Danm Woncil’’ réalisé pour promouvoir les formes traditionnelles de communication, d’information et de formation en milieu rural ; (iv) d’un télécentre mise en place pour promouvoir l’utilisation des NTIC. Autres observations: La CDD souhaiterait bénéficier du Service Questions-Réponses du CTA et renforcer sa collaboration avec le CTA

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Nom de l’institution: Télévision Togolaise (TVT) Définition de mission et des objectifs : Elle a pour objectifs (1) d’informer la population de tout ce qui se passe dans le pays et hors du pays à travers le journal et les émissions ; (2) de divertir la population à travers les sketchs, les comédies et les films et (iii) d’éduquer (renforcer la culture générale du citoyen) à travers les documentaires, les magazines et les débats. Domaine d’expertise : - Collecte, traitement et diffusion de l’information - Éducation - Divertissement Nombre d’employés (administrateurs, personnel technique, de bureau, etc. à titre permanent et temporaire) : 252 employés - Cadres : 65 - Agent permanents : 37 - Temporaires : 88 - Pigistes : 62 Filiales et représentations, et autres sites : - Direction régionale Atakpamé - Direction régionale Sokodé - Direction régionale Kara - Direction régionale Dapaong Budget annuel : Non disponible Sources de financement, y compris principaux bailleurs de fonds / agences d’aide : - Etat Togolais - Spots publicitaires et annonces Programme / projets mis en œuvre : Conception et gestion de sites web dynamique Groupe cible (nombre, réel ou estimé) : - Plus de 2 000 000 de personnes Degré d’interaction avec le CTA – Magazine Spore, DSI, SQR, DORA, séminaires, consultants, publications, formation : Aucune collaboration avec le CTA Degré de collaboration / interaction avec d’autres institutions (nom, type) : - MAEP, ITRA, ICAT, IFDC, ONG et associations, FAO, PAM, Togotélécom, Moov, Togocel, … pour la publicité Comment les besoins en information sont-ils pris en charge, à partir d’où et par qui ? Les besoins en information sont prisent en charge au sein de l’Institution par : - l’État togolais à travers le budget annuel pour l’entretien de la bibliothèque et le payement des salaires des journalistes - les fonds propres (publicités et annonces)

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Nom de l’institution: Télévision Togolaise (TVT) Principaux besoins en informations non encore satisfaits (inclure les types et le format d’information): - Développement et financement de programmes - Foires commerciales - Règlementations ministérielles et internationales - Conférences et réunions - Réseaux disponibles axés sur l’agriculture et le développement Les formats recherchés sont : - Documents adaptés à une diffusion massive - Documents rédigés dans la langue appropriée (français) Principaux problèmes rencontrés dans la gestion de l’information et de la communication : - Manque de compétence en montage de programmes agricoles - Insuffisance de matériel informatique - Insuffisance de matériel roulant et de prise de son pour les reportages - Débit de connexion faible - Problème financier - Ressources humaines insuffisantes Pourquoi avoir sélectionné cette institution ? Seule chaîne de télévision à couvrir toute l’étendue du territoire nationale, elle participe activement au développement agricole et rurale par ses reportages sur les activités agricoles menées (ateliers et séminaires de formations, le lancement des campagnes agricoles, …), ses émissions débats sur des problématiques agricoles et rurales. Aujourd’hui, elle contribue à la prévision du temps à travers son émission « Météo » et à la diffusion des expériences réussies à travers le magazine « Initiative Africa ».

Nom de l’institution: Radio Lomé Définition de mission et des objectifs : Elle a pour mission d’informer, d’éduquer et de divertir Domaine d’expertise : Elle s’occupe de la couverture médiatique de tous les événements politiques, économiques, sociaux et sportifs sur l’étendue du territoire et réalise des émissions et magazines éducatifs. Avec ses émissions ‘’acteurs au développement’’ et ‘’notre environnement’’ et autres débats, la radiodiffusion de Lomé joue un rôle très important en matière de développement agricole et rural du Togo. Nombre d’employés (administrateurs, personnel technique, de bureau, etc. à titre permanent et temporaire) : 354 employés - Cadres titulaires et temporaires : 300 - Bénévoles : 54 Filiales et représentations, et autres sites : - Correspondants ATOP - Agence Togolaise de presse Budget annuel : Non disponible

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Nom de l’institution: Radio Lomé Sources de financement, y compris principaux bailleurs de fonds / agences d’aide : - Etat Togolais - Spots publicitaires et annonces Programme / projets mis en oeuvre : - Couverture médiatique de tous les évènements politiques, économiques, sociaux et sportifs sur toute l’étendue du territoire - Réalisation des émissions et magazines éducatifs et publicitaires Groupe cible (nombre, réel ou estimé) : Plus de 3 000 000 de personnes Degré d’interaction avec le CTA – Magazine Spore, DSI, SQR, DORA, séminaires, consultants, publications, formation : Aucune collaboration avec le CTA Degré de collaboration / interaction avec d’autres institutions (nom, type) : Togocellulaire, Moov, café informatique, Plan Togo, PSI Togo, RFI, BBC : échange de service et échange d’information Comment les besoins en information sont-ils pris en charge, à partir d’où et par qui ? Les besoins en information sont prisent en charge au sein de l’Institution par : - l’État togolais à travers le budget annuel pour l’entretien de la bibliothèque et le payement des salaires des journalistes - les fonds propres (publicités et annonces) Principaux besoins en informations non encore satisfaits (inclure les types et le format d’information): - Développement et financement de programmes - Foires commerciales - Règlementations ministérielles et internationales - Conférences et réunions - Réseaux disponibles axés sur l’agriculture et le développement Les formats recherchés sont : - Documents adaptés à une diffusion massive - Documents rédigés dans la langue appropriée (français) Principaux problèmes rencontrés dans la gestion de l’information et de la communication : - Manque de compétence en montage de programmes agricoles - Insuffisance de matériel roulant et de prise de son pour les reportages - Problème financier - Ressources humaines insuffisantes Pourquoi avoir sélectionné cette institution ? La radio Lomé est la première chaîne de radio nationale. Elle couvre tout le territoire national et est accessible à tous. Elle relève du ministère de la communication et de la formation civique. Radio nationale à vocation internationale, elle informe, éduque et diverti. Chaîne généraliste, elle produit des chroniques et magazines sur l’agriculture et le développement rural en français et en langues nationales. Avec ses émissions « acteurs au développement » et « notre environnement » et autres débats, la radiodiffusion de Lomé joue un rôle très important en matière de développement agricole et rural du Togo.

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Nom de l’institution: Direction des Statistiques Agricoles, de l’Informatique et de la Documentation (DSID) Définition de mission et des objectifs : Direction des Statistiques Agricoles, de l’Informatique et de la Documentation (DSID) est chargée de la conception, de la réalisation et du suivi de toutes les actions de collecte des données économiques agricoles et de leur diffusion. Elle contribue en outre à la mise en œuvre du plan d’informatisation du Ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche (MAEP), à l’élaboration de la politique d’information ainsi que toutes les questions qui y sont liées. Domaine d’expertise : - Statistique; - Information; - Documentation et information. Nombre d’employés (administrateurs, personnel technique, de bureau, etc. à titre permanent et temporaire) : 10 employés (fonctionnaires) - Administrateurs : 1 - Personnels techniques : 9 Filiales et représentations, et autres sites : Néant Budget annuel : 10.000.000 F CFA (15 244 Euro) Sources de financement, y compris principaux bailleurs de fonds / agences d’aide : Etat Togolais UE FAO Banque Mondiale Programme / projets mis en oeuvre : Recensement national de l’agriculture Systèmes d’information des marchés Groupe cible (nombre, réel ou estimé) : - Services techniques du MAEP - Décideurs, - Chercheurs - Etudiants, - Consultants, - Conférenciers Degré d’interaction avec le CTA – Magazine Spore, séminaires, formation : Degré de collaboration / interaction avec d’autres institutions (nom, type) : MAEP, ITRA, FAO, ICAT, IFDC : centraliser les informations agricoles de ces institutions. Comment les besoins en information sont-ils pris en charge, à partir d’où et par qui ?: Les besoins en information sont prisent en charge au sein de l’Institution par : - l’État togolais à travers le budget annuel pour la collecte des données le fonctionnement et le payement des salaires des agents - les bailleurs de fonds pour des enquêtes précises

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Nom de l’institution: Direction des Statistiques Agricoles, de l’Informatique et de la Documentation (DSID) Principaux besoins en informations non encore satisfaits (inclure les types et le format d’information): - Développement et financement de programmes - Foires commerciales - Règlementations ministérielles et internationales - Conférences et réunions - Réseaux disponibles axés sur l’agriculture et le développement Les formats recherchés sont : - Documents adaptés à une diffusion massive Documents rédigés dans la langue appropriée (français) Principaux problèmes rencontrés dans la gestion de l’information et de la communication : - financière - matériels - ressources humaines - compétences Pourquoi avoir sélectionné cette institution ? la Direction des Statistiques Agricoles, de l’Informatique et de la Documentation (DSID) est chargée de la conception, de la réalisation et du suivi de toutes les actions de collecte des données économiques agricoles et de leur diffusion. Elle contribue en outre à la mise en œuvre du plan d’informatisation du Ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche (MAEP), à l’élaboration de la politique d’information ainsi que toutes les questions qui y sont liées. Elle est présente sur toute l’étendue du territoire national.

Nom de l’institution: Société Togolaise de Coton (SOTOCO) Définition de mission et des objectifs : Elle a pour mission de promouvoir la culture cotonnière et les cultures vivrières entrant en rotation avec le coton. Domaine d’expertise : - Encadrement des producteurs de coton - Égrenage - Commercialisation –export) Nombre d’employés (administrateurs, personnel technique, de bureau, etc. à titre permanent et temporaire) : - permanents : 997 - saisonniers : environ 900 / an Filiales et représentations, et autres sites : Représentation commerciale à Lomé Budget annuel : Données non disponibles Sources de financement, y compris principaux bailleurs de fonds / agences d’aide : vente du coton fibre Programme / projets mis en oeuvre : Études du faciès parasitaire

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Nom de l’institution: Société Togolaise de Coton (SOTOCO) - Groupe cible (nombre, réel ou estimé) : - Institutions financières - Chercheurs/Étudiants - ONG Degré d’interaction avec le CTA : Magazine Spore Degré de collaboration / interaction avec d’autres institutions (nom, type) : - GPC : production du coton, fourniture de coton graine - DRAEP : définir la politique agricole du Togo - ICAT : formation et appui technique aux producteurs - ITRA/CRA-SH : production de variétés de coton à haut potentiel de rendement - Transporteurs privés - Fournisseurs d’intrants - Les services de s TP - NIOTO - SICOT - SOPIC - SOCOSA - CFD : caisse Française de développement - FAC : fond d’aide à la coopération - BOAD : crédit Allemand ouest Africain de développement Comment les besoins en information sont-ils pris en charge, à partir d’où et par qui ?: Les besoins en information sont prisent en charge au sein de l’Institut par : - l’État togolais à travers le budget annuel - les fonds propres de la société Principaux besoins en informations non encore satisfaits (inclure les types et le format d’information): - Développement et financement de programmes - Foires commerciales - Règlementations ministérielles et internationales - Conférences et réunions - Réseaux disponibles axés sur l’agriculture et le développement Les formats recherchés sont : - Documents adaptés à une diffusion massive Documents rédigés dans la langue appropriée (français) Principaux problèmes rencontrés dans la gestion de l’information et de la communication : - Absence de compétence en GIC - Insuffisance et vétusté des équipements informatiques - Logiciels statistiques non adaptées à la masse de données traitées Pourquoi avoir sélectionné cette institution ? La Société togolaise de coton (SOTOCO) est une société d’Etat créée depuis 1974 pour promouvoir la culture cotonnière et les cultures vivrières entrant en rotation avec le coton. Elle est le principal opérateur de la filière cotonnière au Togo. Actuellement la SOTOCO s’occupe de l’encadrement relatif aux techniques agricoles. Elle organise les producteurs, supervise la commercialisation et la récupération des crédits. La société consacre de gros efforts à la formation dans le domaine de la mécanisation agricole et de la recherche-développement.

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Nom de l’institution: Ecole Supérieure d’Agronomie (ESA) de l’Université de Lomé (UL) Définition de mission et des objectifs : L'Ecole Supérieure d'Agronomie a pour mission de former les cadres privés et administratifs et précisément des ingénieurs agronomes, en vue d'un développement agricole harmonieux du pays. Domaine d’expertise : Elle forme les ingénieurs dans les options de productions végétales, productions animales, agro-économie et machinisme agricole. Nombre d’employés (administrateurs, personnel technique, de bureau, etc. à titre permanent et temporaire) : 96 employés - enseignants permanents : 29 - enseignants vacataires : 38 - techniciens supérieurs de labo : 2 - secrétaires : 5 - aides laborantins : 3 - comptables : 1 - employés de bureau : 2 - techniciens de terrain :16 Filiales et représentations, et autres sites : - station d’expérimentation de Lomé - station d’expérimentation de Tchitchao - station d’expérimentation de Kovié Budget annuel : 16.000.000 F CFA (24 392 Euro) Sources de financement, y compris principaux bailleurs de fonds / agences d’aide : État Togolais Programme / projets mis en oeuvre : Projet RESAO (Mise en ligne des cours Plusieurs projets de recherche Groupe cible (nombre, réel ou estimé) : Étudiants/Stagiaires Entreprises (environs 30 000 personnes) Degré d’interaction avec le CTA – Magazine Spore, DSI, DORA, publications. Degré de collaboration / interaction avec d’autres institutions (nom, type) : ITRA, ICAT, OIC, IFDC, CICDA, CCL, INADES, SOTED, FDS, ESTBA, Direction météo, protection des végétaux, IITA, ADRAO, ILRI / ILCA, ICRISAT, PNUD, FAO, ENS / AIA (Institut Polytechnique de Lorraine, Nancy), Université de Poitiers, Univ. Libre de Bruxelles, Univ. De Tuskecee, USA, FSA (Bénin) : - Encadrement dans la formation pratique (stages) - Projets de recherche (mémoires) - Journées portes ouvertes - Échanges d’information (publication, dépliants)

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Nom de l’institution: Ecole Supérieure d’Agronomie (ESA) de l’Université de Lomé (UL) Comment les besoins en information sont-ils pris en charge, à partir d’où et par qui ?: Les besoins en information sont prisent en charge au sein de l’Institut par : - l’État togolais à travers le budget annuel pour le fonctionnement de la bibliothèque - le CTA à travers ses produits (magazine Spore auquel la plupart des enseignants et quelques étudiants sont abonnés) et ses programmes de formations auxquels quelques enseignants participent (Communication scientifique, élaboration des fiches technique…), - L’Agence Universitaire de la Francophonie d’autres partenaires qui octroie par moment des documents Principaux besoins en informations non encore satisfaits (inclure les types et le format d’information): - Toutes les catégories d’information surtout les informations techniques Les formats recherchés sont : - Articles de revue, - Résumés, - Documents rédigés dans la langue appropriée (français) Principaux problèmes rencontrés dans la gestion de l’information et de la communication : - absence de personnels qualifiés - insuffisance de ressources humaines - manque de matériels adéquats et de locaux Pourquoi avoir sélectionné cette institution ? L'Ecole Supérieure d'Agronomie est une école de formation de l’Université de Lomé. Elle est destinée à former des ingénieurs agronomes de conception. Elle forme les ingénieurs agronomes de conception, capables de s'installer comme entrepreneurs agricoles et de créer de l'emploi dans les options de productions végétales, productions animales et agro-économie. Nom de l’institution: Institut National de Formation Agricole (INFA) Définition de mission et des objectifs : Il a assure (i) la formation initiale des techniciens de la profession agro-pastorale, aptes en priorité à promouvoir le secteur privé ; (ii) le perfectionnement et le recyclage des agents de l’agriculture et des professionnels agricoles ; (iii) l’appui pédagogique aux centres et institutions de formation agro-pastorale ; (iv) la recherche appliquée et la vulgarisation au niveau des exploitants. A ce titre l’INFA de Tové explore les marchés de formation et fournit des prestations aux opérateurs privés et publics. Domaine d’expertise : - formation professionnelle - formation continue des agriculteurs (groupements) Nombre d’employés (administrateurs, personnel technique, de bureau, etc. à titre permanent et temporaire) : - fonctionnaire d’Etat : 4 - permanent : 1 - temporaires : 24 - contractuels : 101 - vacataires : environ 55 Filiales et représentations, et autres sites : Néant

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Nom de l’institution: Institut National de Formation Agricole (INFA) Budget annuel : 180 millions F CFA (274 408 Euro) Sources de financement, y compris principaux bailleurs de fonds / agences d’aide : - Subventions de l’État - Activités génératrices de revenus (agriculture, élevage, foresterie) - Prestation de service (hébergement, locations de locaux) Programme / projets mis en oeuvre : Néant Groupe cible (nombre, réel ou estimé) : Environs 100 000 (étudiants et élèves du secondaire et des producteurs agricoles de la zone) Degré d’interaction avec le CTA – Magazine Spore, Degré de collaboration / interaction avec d’autres institutions (nom, type) : - ITRA, ICAT, ONG : accueil des élèves dans le cadre de leur stage - APAR-Togo : formation des paysans - FUPROCAT - EIER : échange d’expérience Comment les besoins en information sont-ils pris en charge, à partir d’où et par qui ?: Les besoins en information sont prisent en charge au sein de l’Institut par : - l’État togolais à travers le budget annuel - les fonds propre de l’institut et - d’autres partenaires qui octroie par moment des documents Principaux besoins en informations non encore satisfaits (inclure les types et le format d’information): - Informations techniques sous forme de fiches techniques - Financement et micro crédit Les formats recherchés sont : - Documents adaptés à une diffusion massive - Articles de revue, - Documents rédigés dans la langue appropriée (français) et - Informations visuelles ou illustrées Principaux problèmes rencontrés dans la gestion de l’information et de la communication : - Vieillesse de la documentation - Insuffisance des documents - Manque de ressources humaines spécialisées - Problème de connexion Internet Pourquoi avoir sélectionné cette institution ? L'Institut National de Formation Agricole (INFA) de Tové est créé par décret présidentiel le 27 novembre 1980. L'INFA de Tové est un établissement public jouissant de l'autonomie administrative et financière, placé sous la tutelle conjointe du Ministère à charge de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche et du Ministère à charge de l’enseignement technique et de la formation professionnelle. L’INFA de Tové explore les marchés de formation et fournit des prestations aux opérateurs privés et publics.

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Nom de l’institution: Opportunities Industralization Center Togo (OIC Togo) Définition de mission et des objectifs : Elle fournie des assistances d’installation et de formation pour l’amélioration des productions végétales et animales aux producteurs de la région de Plateaux. Les actions du centre OIC Togo sont orientées vers les petits producteurs, les femmes et les jeunes ruraux sans emplois. Domaine d’expertise : Les domaines de formation du centre sont : techniques agropastorales, élevage, maraîchage, multiplication des semenceaux d’igname, culture et transformation du soja. - Formation agro-pastorale - Production agro-pastorale en régie - Vulgarisation agricole - Micro-finance - Adduction d’eau potable en milieu rural - Hygiène, nutrition et santé (lutte contre le VIH/SIDA) Nombre d’employés (administrateurs, personnel technique, de bureau, etc. à titre permanent et temporaire) : 95 employés dont 10 permanents - Administrateurs : 8 - Personnels techniques : 47 - Personnels du bureau : 12 - Personnels de soutien : 28 Filiales et représentations, et autres sites : Néant Budget annuel : 353.127.881 F CFA (538 339,98 Euro) Sources de financement, y compris principaux bailleurs de fonds / agences d’aide : - Département d’agriculture des USDA - Revenus de l’unité de production et de micro-crédit Programme / projets mis en oeuvre : - Formation à l’utilisation d’un logiciel de gestion de bibliothèque Groupe cible (nombre, réel ou estimé) : - Jeunes déscolarisés - Groupements agricoles Degré d’interaction avec le CTA – Magazine Spore, publications Degré de collaboration / interaction avec d’autres institutions (nom, type) : - OIC-I : affiliation - FONGTO : membre, réflexion, définition des visions - COADEP : membre - Banque Mondiale : financement - USDA : financement - USAID : financement Comment les besoins en information sont-ils pris en charge, à partir d’où et par qui ?: Les besoins en information sont prisent en charge au sein de l’Institut essentiellement par : - Le Département d’agriculture des USDA - Lui même à travers ses fonds propres (revenus de l’unité de production et de micro-crédit).

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Nom de l’institution: Opportunities Industralization Center Togo (OIC Togo) Principaux besoins en informations non encore satisfaits (inclure les types et le format d’information): - Informations techniques sous forme de fiches techniques - Développement et financement de programmes - Financement et micro crédit Les formats recherchés sont : - Documents adaptés à une diffusion massive - Documents rédigés dans la langue appropriée (français) et - Informations visuelles ou illustrées Principaux problèmes rencontrés dans la gestion de l’information et de la communication : - Pas de site Internet - Manque d’ouvrages récents - Faible diffusion des connaissances générées - Insuffisance de matériel informatique - Manque de moyens financiers - Manque de documents récents Pourquoi avoir sélectionné cette institution ? Opportunities Industrialization Center Togo (OIC Togo) est une ONG nationale créée en 1976 et spécialisé dans le domaine de formation agricole. Elle fournie des assistances d’installation et de formation pour l’amélioration des productions végétales et animales aux producteurs de la région de Plateaux. Les actions du centre OIC Togo sont orientées vers les petits producteurs, les femmes et les jeunes ruraux sans emplois. Les domaines de formation du centre sont : techniques agropastorales, élevage, maraîchage, multiplication des semenceaux d’igname, culture et transformation du soja.

Nom de l’institution: Fédération des Unions de Producteurs de Café et Cacao du Togo (FUPROCAT) Définition de mission et des objectifs : - Améliorer les conditions de vie des membres et de leur famille; - Représenter et défendre les intérêts des producteurs de café et de caco - Rechercher des marchés aux meilleurs prix aux producteurs - Produire du matériel végétal aux producteurs Domaine d’expertise : Appui au renforcement des capacités des OPA - Organisation et fonctionnement - Collecte et commercialisation de café caco Appui à l’amélioration de la rentabilité des plantations caféières et cacaoyères - Gestion des exploitations - Approvisionnement en intrants - Produire et distribuer du matériel végétal café et caco et autres. Nombre d’employés (administrateurs, personnel technique, de bureau, etc. à titre permanent et temporaire) : 17 employés - personnel de bureau : 06 - personnel techniques : 11 Filiales et représentations, et autres sites : Néant Budget annuel : 38 750 926 F CFA (59 075,41 Euro) en 2007

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Nom de l’institution: Fédération des Unions de Producteurs de Café et Cacao du Togo (FUPROCAT) Sources de financement, y compris principaux bailleurs de fonds / agences d’aide : - Cotisation des membres - Contribution de 5 F CFA par kilogramme vendu par les membres - Subventions des semences en cabosses hybrides par la structure de coordination de la filière café et cacao. Programme / projets mis en oeuvre : Aucun Groupe cible (nombre, réel ou estimé) : - Producteurs de café cacao du Togo - Tout groupements de producteurs de café cacao - Toutes les Unions de groupements de producteurs de café cacao Degré d’interaction avec le CTA – Magazine Spore Degré de collaboration / interaction avec d’autres institutions (nom, type) : - ITRA pour le transfert de technologies sur la gestion des plantations caféières et cacaoyères et la mise en œuvre de projets de recherche communs. - CCFCC : Coordination des deux filières café et cacao - Mutuelle Dékawowo pour le financement des opérations de collectes - AFD et UE Comment les besoins en information sont-ils pris en charge, à partir d’où et par qui ?: Les besoins en information sont prisent en charge par : - Les membres, - certains partenaires au développement notamment l’UE à travers le STABEX Principaux besoins en informations non encore satisfaits (inclure les types et le format d’information): - Informations techniques sous forme de fiches techniques - Développement et financement de programmes - Financement et micro crédit Les formats recherchés sont : - Documents adaptés à une diffusion massive - Documents rédigés dans la langue appropriée (français) et Informations visuelles ou illustrées Principaux problèmes rencontrés dans la gestion de l’information et de la communication : - Absence totale compétence en GIC et TIC disponible - Très faible accès aux TIC - Pas de site Internet - Faible circulation de l’information au sein du réseau - Manque de moyens financiers Pourquoi avoir sélectionné cette institution ? La Fédération des Unions de Producteurs de Café et Cacao du Togo (FUPROCAT) est un faîtières de groupements de producteurs de café–cacao. Elle a pris la suite des actions du Projet d’appui aux organisations professionnelles agricoles des producteurs de café et de cacao et compte aujourd’hui 17 unions pour un peu plus de 380 groupements de près de 16000 producteurs

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Nom de l’institution: Fédération des Organisations Non Gouvernementales au Togo (FONGTO) Définition de mission et des objectifs : Elle contribue au développement économique, social et culturel en constituant (i) un cadre de dialogue, de concertation et de négociation ; (ii) un organe de représentation des intérêts de ses membres ; (iii) une structure de coordination, de facilitation d’information, de renforcement de capacités et d’appui Domaine d’expertise : - Promotion de la société civile dans son ensemble - Renforcement de capacités des ONG et associations membres. Nombre d’employés (administrateurs, personnel technique, de bureau, etc. à titre permanent et temporaire) : 12 employés dont - 3 à plein temps - 9 bénévoles Filiales et représentations, et autres sites : Néant Budget annuel : 65 millions F CFA (99 091,86 Euro) Sources de financement, y compris principaux bailleurs de fonds / agences d’aide : Cotisations des ONG/Associations membres Programme / projets mis en oeuvre : Projet d’étude et de recherche sur l’état de la société civile togolaise avec les outils dd civicus Groupe cible (nombre, réel ou estimé) : - ONG/Associations membres - ONG/Associations non membres - Etudiants - Chercheurs Degré d’interaction avec le CTA – Magazine Spore, publications Degré de collaboration / interaction avec d’autres institutions (nom, type) : Pour la mise en œuvre de projets commun et pour échange d’information, - Programme des Nations Unies et le Systèmes des Nations Unies - Gouvernement Togolais - Plan-Togo - Ambassade de France - Civicus - Coordination Sud - Réseau des plates formes des ONG de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (REPAOC) Comment les besoins en information sont-ils pris en charge, à partir d’où et par qui ?: Les besoins en information sont prisent en charge au sein de l’ONG par : - Elle même à travers les cotisations de ses membres - Les subventions des partenaires au développement à travers la mise en œuvre des projets communs et des dons de documents

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Nom de l’institution: Fédération des Organisations Non Gouvernementales au Togo (FONGTO) Principaux besoins en informations non encore satisfaits (inclure les types et le format d’information): - Développement et financement de programmes - Financement et micro crédit - Problèmes d’équilibre homme-femme - Réglementations ministérielle et internationales - Foires commerciales - Réseaux disponibles axés sur l’agriculture et le développement Les formats recherchés sont : - Documents adaptés à une diffusion massive - Documents rédigés dans la langue appropriée (français) et - Informations visuelles ou illustrées Principaux problèmes rencontrés dans la gestion de l’information et de la communication : - Faible circulation de l’information au sein du réseau - Site Internet difficilement mise à jour - Manque de personnel compétent en GIC - Faible utilisation des ressources d’information disponibles au centre de documentation - Manque de moyens financiers Pourquoi avoir sélectionné cette institution ? La Fédération des Organisations Non Gouvernementales au Togo (FONGTO) est une plate-forme de concertation et d’échanges entre les ONG et les différents partenaires au développement. Elle est créée le 2 octobre 1986 sur l’initiative de certaines ONG en activités au Togo suite à la dissolution de CONGAT (Conseil des ONG en Activités au Togo) qui datait de 1976. Elle compte à ce jour 100 ONG nationales et étrangères intervenant dans différents domaines d’activités (développement social, économique, culturel, etc.) au Togo qui sont toutes des Organisations Volontaires en Développement. Elle contribue au développement économique, social et culturel en constituant (i) un cadre de dialogue, de concertation et de négociation ; (ii) un organe de représentation des intérêts de ses membres ; (iii) une structure de coordination, de facilitation d’information, de renforcement de capacités et d’appui.

Nom de l’institution: La Société Nationale des Éditions du Togo (Editogo) Définition de mission et des objectifs : Établissement National des Éditions du Togo a pour objet de produire tout matériel imprimé nécessaire à l’administration, à l’éducation, à l’information, au développement culturel, économique et social de la nation togolaise. A cet effet, l’Editogo se charge entre autre, dans l’intérêt exclusif de la nation togolaise (i) d’exécuter toutes les commandes d’imprimés passées par les autorités gouvernementales, parlementaires, judiciaires et administratives de la République togolaise et de coordonner ses programmes d’impression ; (ii) d’éditer et d’imprimer, après avoir reçu l’agrément du Gouvernement, toutes publications, brochures, périodiques et journaux quotidiens, conformes aux intérêts culturels, économiques et sociaux de la nation togolaise ; (iii) de recueillir, dans la mesure où l’exécution des programmes ci-dessus indiqués le permet, des commandes d’imprimés du secteur privé, de les exécuter et d’en facturer l’exécution, selon les normes d’une saine exploitation commerciale.

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Nom de l’institution: La Société Nationale des Éditions du Togo (Editogo) Domaine d’expertise : - Travaux d’imprimerie - Travaux d’édition : de presse nationale par exemple - Prestation de services : publicité, encartage publicitaire, affiches publicitaires, transport de courriers - Travaux de reliures Nombre d’employés (administrateurs, personnel technique, de bureau, etc. à titre permanent et temporaire) : 700 employés Filiales et représentations, et autres sites : Aucun Budget annuel : Non disponible Sources de financement, y compris principaux bailleurs de fonds / agences d’aide : - Recettes fournies par tous les travaux d’impression, de photogravure, de reliure, … - Vente des journaux, périodiques ou brochures - Produits des annonces publicitaires - Recette pouvant résulter de l’exploitation commerciale de l’imprimerie et de l’édition (Copyright) Programme / projets mis en oeuvre : Formation sur le tas des journalistes reporters et photographes Groupe cible (nombre, réel ou estimé) : Toute la population togolaise et des autres pays par le biais du quotidien national Togo Presse et par Internet (www.editogo.tg) Degré d’interaction avec le CTA – Néant Degré de collaboration / interaction avec d’autres institutions (nom, type) : - Agence Française de Presse - Agence Togolaise de Presse - Organes de presse de la sous région - Sociétés de la place Comment les besoins en information sont-ils pris en charge, à partir d’où et par qui ?: Les besoins en information sont prisent en charge au sein de l’Établissement par : - l’État togolais à travers les salaires des journalistes - les fonds propres (publicités et annonces) Principaux besoins en informations non encore satisfaits (inclure les types et le format d’information): Toutes les catégories d’information Les formats recherchés sont : - Documents adaptés à une diffusion massive - Documents rédigés dans la langue appropriée (français)

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Nom de l’institution: La Société Nationale des Éditions du Togo (Editogo) Principaux problèmes rencontrés dans la gestion de l’information et de la communication : - Manque de moyen de transport pour la couverture des événements et le recueil des informations - Matériel de photographie, d’imprimerie et d’édition amorti - Personnel peu qualifié (Journalistes reporters et photographes généralement formés sur le tas) - Manque de moyens financiers Pourquoi avoir sélectionné cette institution ? L’Editogo, «Établissement National des Éditions du Togo», est un établissement public créée par la loi n° 60-39 du 30 décembre 1960. C’est l’Imprimerie officielle du togo. L’Editogo est placé sous l’autorité du président de la République. L’Établissement National des Éditions du Togo a pour objet de produire tout matériel imprimé nécessaire à l’administration, à l’éducation, à l’information, au développement culturel, économique et social de la nation togolaise. Nom de l’institution: Lafiaa Définition de mission et des objectifs : Lafiaa s’est fixée comme objectif d’éduquer et de sensibiliser les paysans de la région des savanes sur les techniques de production et de transformation agricole. En outre, elle évangélise les populations. Les thèmes liés à la santé, et à l’environnement sont également débattus dans ses colonnes Domaine d’expertise : - Éducation - Jeunesse - Genre - Monde paysan Nombre d’employés (administrateurs, personnel technique, de bureau, etc. à titre permanent et temporaire) : 3 employés - Administrateurs : 1 - Directeurs de rédaction : 1 (temps partiel) - Secrétaires : 1 (plein temps) Filiales et représentations, et autres sites : Correspondants Budget annuel : 2 millions (3 048,98 Euro) Sources de financement, y compris principaux bailleurs de fonds / agences d’aide : - Dons - Ventes et abonnements Programme / projets mis en oeuvre : - Formation sur la couverture médiatique des élections législatives - Formation en matière du droit des enfants - Formation à l’utilisation de Publisher - Formation sur le PDF Groupe cible (nombre, réel ou estimé) : Populations urbaines de la région des Savanes (environ 100 000 personnes) Degré d’interaction avec le CTA – Néant

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Nom de l’institution: Lafiaa Degré de collaboration / interaction avec d’autres institutions (nom, type) : HACC, UJTT, SYFIA, ACAT, AADD : échange d’informations Comment les besoins en information sont-ils pris en charge, à partir d’où et par qui ?: Les besoins en information sont prisent en charge au sein de l’Établissement par : - les fonds propres (vente et les abonnements) - les dons de documents Principaux besoins en informations non encore satisfaits (inclure les types et le format d’information): Toutes les catégories d’information Les formats recherchés sont : - Documents adaptés à une diffusion massive - Documents rédigés dans la langue appropriée (français) Principaux problèmes rencontrés dans la gestion de l’information et de la communication : - insuffisance de locaux - insuffisance du personnel - problèmes de virus - problèmes financiers - problèmes d’impression de documents Pourquoi avoir sélectionné cette institution ? Lafiaa est une presse écrite privée créée par des missionnaires catholique depuis 1968 à Dapaong dans la région des Savane à l’extrême nord du Togo. A caractère social, Lafiaa s’est fixée comme objectif d’éduquer et de sensibiliser les paysans de la région des savanes sur les techniques de production et de transformation agricole. Les thèmes liés à la santé, et à l’environnement sont également débattus dans ses colonnes. Avec 6 pages, elle consacre en moyenne une page à chaque parution aux questions agricoles. Elle est gérée jusqu’à ce jour par les prêtres catholiques. Se voulant défenseur de la cause du monde rural, Lafiaa accorde de plus en plus un intérêt particulier aux questions de droit de l’homme. Nom de l’institution: Radio Rurale Locale de Pagouda (Binah FM) Définition de mission et des objectifs : La Radio Rurale Locale de Pagouda (RRLP) encore appelée Binah FM a pour mission de faire participer les populations au développement local de la préfecture. Ses objectifs sont : (i) libérer la parole paysanne; (ii) servir de support de communication à toutes les organisation intervenant en faveur du développement humain; (iii) contribuer à la valorisation du savoir, du savoir faire et du patrimoine culturel des communautés concernées en assurant leur collecte et leur conservation et (iv) sensibiliser et mobiliser les communautés de base en vue des tâches de développement Domaine d’expertise : - Agriculture, Élevage et pêche - Santé - Éducation civique et scolaire - Culture - Environnement - Genre

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Nom de l’institution: Radio Rurale Locale de Pagouda (Binah FM) Nombre d’employés (administrateurs, personnel technique, de bureau, etc. à titre permanent et temporaire) : 13 employés dont : - personnel administratif : 06 - personnel technique : 07 Filiales et représentations, et autres sites : Néant Budget annuel : 6 374 350 F CFA (9 717,6 Euros) Sources de financement, y compris principaux bailleurs de fonds / agences d’aide : - Spots publicitaires et annonces - Dons et subventions Programme / projets mis en oeuvre : - Formation sur la grippe aviaire - Formation sur les microprogrammes - Gestion des radios rurales - Maintenance numérique Groupe cible (nombre, réel ou estimé) : Population de la préfecture de la Binah et de ses environ 70 000 personnes Degré d’interaction avec le CTA Néant Degré de collaboration / interaction avec d’autres institutions (nom, type) : - Ministères de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, de la santé, de l’éducation, de la communication à travers leurs Directions préfectorales - ONG SARAFRIQUE - Organisation Internationale de la Francophonie - FAO Comment les besoins en information sont-ils pris en charge, à partir d’où et par qui ?: Les besoins en information sont prisent en charge au sein de l’Établissement par : - les fonds propres (publicités) - les dons et subventions Principaux besoins en informations non encore satisfaits (inclure les types et le format d’information): - Développement et financement de programmes - Problèmes liés à l’agriculture - Problèmes d’équilibre homme-femme (genre) - I Réseaux disponibles axés sur l’agriculture et le développement - informations techniques - Informations économiques Les formats recherchés sont : - Documents adaptés à une diffusion massive - Documents rédigés dans la langue appropriée (français)

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Nom de l’institution: Radio Rurale Locale de Pagouda (Binah FM) Principaux problèmes rencontrés dans la gestion de l’information et de la communication : - Manque de moyen de transport pour la couverture des événements et le recueil des informations - Matériel de photographie, d’imprimerie et d’édition amorti - Personnel peu qualifié (Journalistes reporters et photographes généralement formés sur le tas) - Manque de moyens financiers Pourquoi avoir sélectionné cette institution ? Fruit de la coopération entre la communauté de la Binah et la Francophonie, la Radio Rurale de la Binah a ouvert ses portes en mai 2004. Son rayon de couverture médiatique est de 300 km; ce qui fait qu’elle est écoutée même audelà des frontières nationales (au Bénin voisin). Avec son émission ‘’ Agriculture, élevage et environnement’’ qui passe en quatre langues (français + trois langues locales), elle est s’est imposée comme radio de proximité pour les populations de la partie Est de la région de la Kara. Nom de l’institution: Institut de Formation Agricole Hermann Gmeiner de SOS Village d’enfant Togo (IFA/HG) Définition de mission et des objectifs : Il assure (i) la formation initiale des techniciens de la profession agro-pastorale, aptes en priorité à promouvoir le secteur privé ; (ii) le perfectionnement et le recyclage des professionnels agricoles ; Domaine d’expertise : - formation professionnelle - formation continue des agriculteurs (groupements) Nombre d’employés (administrateurs, personnel technique, de bureau, etc. à titre permanent et temporaire) : 23 employés dont : - personnel administratif : 04 - personnel technique : 06 (enseignants permanents) - personnel technique : 13 (enseignants vacataires) Filiales et représentations, et autres sites : Néant Budget annuel : Non disponible Sources de financement, y compris principaux bailleurs de fonds / agences d’aide : - SOS Village d’enfant - Activités génératrices de revenus (agriculture, élevage) Programme / projets mis en oeuvre : - Aucun Groupe cible (nombre, réel ou estimé) : Jeunes filles et jeunes garçons intéressés par le métier de l’agriculture Degré d’interaction avec le CTA Magazine Spore, publications

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Nom de l’institution: Institut de Formation Agricole Hermann Gmeiner de SOS Village d’enfant Togo (IFA/HG) Degré de collaboration / interaction avec d’autres institutions (nom, type) : - ITRA, ICAT, ONG : accueil des élèves dans le cadre de leur stage - INFA de Tové - ESA - Fermes agricoles Comment les besoins en information sont-ils pris en charge, à partir d’où et par qui ?: Les besoins en information sont prisent en charge au sein de l’Institut par : - les fonds propre de l’institut Principaux besoins en informations non encore satisfaits (inclure les types et le format d’information): - Développement et financement de programmes - Financement et micro crédit - Problèmes liés à l’agriculture - Réseaux disponibles axés sur l’agriculture et le développement - informations techniques - Informations économiques Les formats recherchés sont : - Résumés d’articles - Articles de revue - Documents rédigés dans la langue appropriée (français) Principaux problèmes rencontrés dans la gestion de l’information et de la communication : - Insuffisance des documents - Manque de ressources humaines spécialisées Pourquoi avoir sélectionné cette institution ? L’IFA/HG est un institut de formation qui a évolué dans le temps. Appelé Ferme SOS de 1985 à 1992, ses activités principales étaient la production des céréales, de tubercules, d’œufs, de lapins….. Suite aux besoins de formation exprimés par les jeunes, les producteurs de la communauté, dans le domaine agricole et plus particulièrement sur les différentes techniques de lutte contre l’érosion du sol, la Ferme SOS devint de 1992 à 2004, le Centre de Formation en Agro écologie (CFAE). En vue de donner une formation diplômant aux jeunes désireux de faire carrière dans le secteur agricole, le CFAE fut transformé en IFA/HG en 2004. Aujourdhui, Il prépare en 3 ans les jeunes garçons et filles au Brevet de Technicien Agricole (BTA). C’est le seul institut de formation diplômante en agriculture au nord du Togo.

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IV. Liste des institutions et personnes interviewées
N° Nom et Prénom AGBOBLI A. 1 Comlan 2 LABARE Kodjo Fonction Directeur Général Coordonnateur Scientifique Productions Végétales Directeur de l’Appui Opérationnel Institution Contact B.P. : 1163 Lomé Tél. : 225 21 48 Fax : 225 15 59 Email : itra@cafe.tg Site : www.itranet.tg B.P. : 20804 Lomé Tél. : 225 37 73 Fax : 250 42 29 Email : icat1999@yahoo.fr B.P. : 8377 Lomé Tél. : 221 60 13 Fax : 221 86 24

Institut Togolais de recherche Agronomique (ITRA) Institut de Conseil et d’Appui Technique (ICAT) Direction des Statistiques, de l’Informatique et de la Documentation Agricole (DSID) École Supérieure d’Agronomie (ESA)

3

FANTCHEDE Ambroise

4

MEATCHI

Chef Division Information

5 6 7 8 9

AGBEKO Kofi BANGNA Issaka SANDA Komlan TEKOE Fovi MOGLO Koffi

Directeur Directeur des Études Enseignant Chercheur Directeur des études Chef Département Génie Rural Directrice

B.P. : 15154 Lomé Tél. : 225 41 97 Fax : 221 85 95 B.P. : 401 Kpalimé Tél. : 441 01 29 Fax : 441 07 75 Email : infatove2000@yahoo.fr B.P. : 15 Kara Tél. : 660 00 72 Email : djat31@yahoo.fr B.P. : 19 Atakpamé Tél. : 40 01 53 Fax : 40 00 33 Email : spdgatsotoco@togo.imet.com B.P.: 106 Notsè Tél. 442 00 04 Fax : 442 01 94 Email : oic-togo@cafe.tg B.P.: 43 Dapaong Tél. 770 84 56 Fax : 770 82 37 Email : rafia@ids.tg B.P. : 298 Dapaong Tél. 770 87 23 Fax : 770 88 97 Email : cdd@ids.tg Site :www.savanesonline.com
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Institut National de Formation Agricole (INFA) Institut de Formation Agricole Hermann Gmeiner (IFA/HG) Société Togolaise de Coton (SOTOCO) Opportunities Industralization Center (OIC) Recherche, Appui et Formation aux Initiatives d’Autodéveloppement
(RAFIA)

10

EKOUHOHO Sika

11

AMECY Yao

Secrétaire Général Technique

12

TCHAYIZA Dondja

Directeur

13

YATOMBO Tadanlenga

Coordinateur

14

KANFITINE Paul

Coordinateur

Communication pour un Développement Durable (CDD)

N° Nom et Prénom MGBAYOM Kodjovi

Fonction

Institution Fédération des Unions de Producteurs de Café et Cacao du Togo (FUPROCAT) Fédération des Organisations Non Gouvernementales au Togo (FONGTO)

Contact B.P. : 79 Kpalimé Tél. 441 08 79 Fax : 441 14 12 Email : fuprocat@yahoo.fr B.P. : 1176 Lomé, TOGO Tél. : 221 87 43 Fax : 221.16.05 Email : foncto03@yahoo.fr B.P. : 12 472 Lomé Tél. 225 92 16 Fax : 225 92 17 Email : inades.formation@ifrance.com Site : www.inades.fo B.P. : 434 Lomé Tél. : 221 24 92 / 221 24 93 Fax : 221 36 73 Email : radiolome@radiolome.tg Site : www.radiolome.tg B.P. : 3286 Lomé Tél. : 221 53 57 / 222 61 30 Fax : 221 57 86 Email : Televisiontogolaise@yahoo.fr Site : www.televisiontogolaise.tg

15

Secrétaire Général

16 NYAKU Yao

Directeur Exécutif

17

AMONA Kwami N’Key

Responsable pédagogique

Inades Formation

18

TELOU Pitalounani

Directeur Rédacteur en Chef Chef division Radio Éducative Radio Lomé

19 KOMOU Désiré 20 21 22 23 24 25 26 GNASSA Essomanam

27

KUESSAN Directeur Yovodévi GNASSENGBE Rédacteur en Adri Dibaba Chef Chef Unité TABIOU d’archivage Dorothé numérique BAGAH Journaliste Tchasinam Directeur ASSIH Banafey Général KATEDirecteur de AZIAGLO rédaction Anoumou Rédacteur en AGNAM Tchao chef chargé du Pidimsiwé site Internet BAWE Kayassa Chef Station

Télévision Togolaise (TVT)

Togo Presse

B.P. : 891 Lomé Tél. : 221 53 95/ 221 61 08 Fax : 222 37 66 Email : editogo@editogo.tg

28

Radio Rural Locale Communautaire de la Binah (RRLC) Presse LAAFIA

29

Père WANME Gustave

Directeur de Publication

B.P. : 81 Pagouda Tél. : 664 00 73 Email : radioruralbinah@yahoo.fr B.P. : 134 Dapaong Tél. : 770 81 29 Email : bonjockh@hotmail.com

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V. Références bibliographiques
Aharh-Kpéssou Mongo, 2007. La Tribune économique du Togo, septembre 2007, n° 6, 4p. Akakpo Ahianyo, A. 1976. Contribution à l’étude des migrations au Togo, Lomé, 1976, 179p. Autorité de Réglementation des secteurs des postes et télécommunications. 2006b. Rapport général des Activités de l’Exercice 2005, Lomé, 48p. Autorité de Réglementation des secteurs des postes et télécommunications. 2006a. Rapport général des Activités de l’Exercice 2004, Lomé, 55p. Banque Mondiale. 2003. Togo, Stratégie de croissance du secteur agricole et rural, Washington D C. Commission Européenne. 2002. ‘’Direction Générale Santé et protection des consommateurs, Rapport final concernant une mission réalisée au Togo du 14 au 18 octobre 2002 concernant les conditions de production et d’exportation vers l’Union eureupéenne des produits de pêche’’, DG (SANCO)/8698/2002 – MR final. Djiwonu Folly Yao, 2003. La gestion des forets tropicaux secondaires en Afrique : Réalité et perspectives, Rapport national du Togo Douala, Cameroun, 17 – 21 novembre 2003 Doumassi, K. 2002. Une évaluation des secteurs des engrais et des semences au Togo, ATRIP : The African Trade Investment. Duquette-Ahado, M. et Dégboé, K. 1988. Les migrations au Togo, Lomé, mars 1988 FAO. 2002a. Togo, Food balance Sheet. Disponible sur : http://faostat.fao.org [26 avril 2005] FAO. 2002b. Information sur l’aménagement des pêches dans la république togolaise. Disponible sur : http://www.fao.org/fi/fcp/fr/TGO/body.htm [26 avril 2005] Gouvernement du Togo. 2008. Stratégie intérimaire de réduction de la pauvreté, Lomé, 84p. Gouvernement du Togo, Ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières. 2004. Stratégie intérimaire de réduction de la pauvreté, Lomé, 84p. Gouvernement du Togo, Ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche. 1996. Politique nationale de développement agricole, Lomé Gouvernement du Togo, Ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche. 1998. Recensement national de l’agriculture, Rapport principal, Lomé, 120p. ITRA. 2005. Productions animales au Togo : Situation de référence, Lomé, 188p ITRA. 2007. Situation de référence sur les principales cultures d’exportations du Togo, Lomé, 113p ITRA. 2007. Situation de référence sur les principales céréales cultivées au Togo, Lomé, 120p Jeune Afrique. 2007. Le Togo et son potentiel économique, 100p. Organisation Mondiale du Commerce. 2006a. Examen des politiques commerciales : Rapport du Togo Organisation Mondiale du Commerce. 2006b. Examen des politiques commerciales : Rapport du Secrétariat Togo (révision) Sédzro, K. M. et Kusiaku, Y. K. J. 2002. Les pêches Togolaises. Disponible sur http://www.fishbase.org.ph [27 mars 2005] Sessi, Koffi. 2001. L’étude prospective du secteur forestier en Afrique (FOSA) : Togo, Lomé, 28p. Takassi, Issa. 1983. Inventaire linguistique du Togo, Lomé, 87p UJIT et FES. 2006. Agenda 2006. Média, communication et intégration régionale, Bénin, 231p.

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