Un bien public: caractérisé par la double propriété suivante : - la non-rivalité dans la consommation : La consommation d'un bien par un individu

n'est pas diminuée parce qu'un autre individu en consomme. - la non-exclusion dans l'appropriation : Les avantages de la consommation d'un bien DEBORDENT sur d'autres agents. Une économie fermée : Que préférer, le Produit brut ou le Produit net ? En principe, les économistes préfèrent le Produit NET, qui selon le langage courant mesure l¶ accroissement de la richesse de la nation. p VABEtat = Production publique (G) - Achats courants de biens et services p EBEEtat = VABEtat ± Revenu des fonctionnaires = Amortissements Pour tout agent national, S = Yd - C=>le solde des recettes courantes sur les dépenses courantes. La somme des épargnes des 3 agents nationaux = l¶épargne de la nation. Le SNF de la nation est nul. Cette relation sera corrigée en économie ouverte. Le solde net à financer correspond à la variation des actifs monétaires et financiers. Il est nul dans une économie fermée, même si l¶un ou l¶autre agent peut dégager une variation positive ou négative d¶avoirs monétaires et/ou financiers.

Une économie ouverte :
Opérations courantes : 1. Opérations commerciales, au sens large : Les exportations sont toujours des recettes pour la nation, les importations toujours des dépenses. On définit comme suit la balance commerciale au sens large : (X - eZ) = (X ± eZ)BS + (X ± eZ)fact 2. Opérations de transfert courant : La balance courante (encore appelée balance des opérations courantes ou solde courant) vis-à-vis du Reste du monde = (X - eZ) + Tnetscourreçus du RdM . Opérations patrimoniales : 1. Opérations en capital : Mouvements de biens en capital entrants et sortants : la balance des opérations en capital recense en positif les investissements directs de l¶étranger sur le territoire national et en négatif, les investissements directs des nationaux à l¶étranger. 2. Opérations financières : De façon symétrique, la balance des opérations financières recense en positif, les entrées, en négatif, les sorties de capital financier, c¶est-à-dire cette fois-ci pour des placements de portefeuille. La balance des opérations patrimoniales est la somme des 2 balances précédentes. Elle sera désignée plus loin par Kn, les entrées nettes de capital. La balance des paiements est la somme de la balance courante et de la balance des opérations en capital.

Les principes énoncés pour une économie fermée demeurent valables pour une économie ouverte, excepté qu¶à côté du Produit intérieur (brut ou net), on considère à présent le Produit national (brut ou net), que les dépenses dans l¶égalité « Produit ± Revenus ± Dépenses » comptent désormais la balance commerciale au sens large, (X-eZ), et que le solde net à financer de la nation n¶est plus nécessairement nul. Avec la prise en compte du reste du monde, il n'y a plus coïncidence entre produit intérieur (valeur ajoutée générée sur le territoire national par les résidents ou les non résidents) et produit national (somme de revenus primaires générés par les résidents de la nation). Y = PNB = PIB + (X - eZ)fact Où le PIB mesure la contribution productive des 3 agents nationaux et (X - eZ)fact est la contribution nette de l'étranger (C.N.E.). Y = PNB = 7 VAB des 3 agents nationaux+ (X - eZ)fact Solde courant = (X - eZ) + T ncourants reçus du Rdm Solde de la balance des paiements = solde courants + K n Spr +Spu = I + Solde courant Si son investissement est inférieur à son épargne, il dégage une capacité de financement, c¶est-à-dire il détient plus d¶actifs monétaires et/ou financiers. Ydbrut national = PNB + Tncrt reçus du Rdm P.I.B.pm = 7 VABpm (ménages, entreprises et Etat) P.I.B.pm = Salaires + Revenus mixtes + EBE + impôts indirects nets des subventions PNB = RNB = P.I.B. + (X ± Z)fact = C + G + I + (X-Z) Ydbrut = C + G + I + balance courante = PNB pm + Tnetscrt reçus du Rdm Solde courant = (X-Z) + T netscrt reçus du Rdm SNF d¶un agent = (S-I) de l¶agent + T netsen capital reçus des autres agents SNF de la nation = Solde courant + T netsen capital reçus du Rdm SNF de la nation = (D AM + D AF)nation Dévaluation de la monnaie : Dévaluation du FB => Prix des exportations en devises et prix des importations en FB Balance commerciale en volume => PIB en volume et emploi Prix des matières premières => coût des entreprises Prix à l¶exportation en FB (diminuant le gain de compétitivité) Prix intérieurs => Pour éviter la spirale inflatoire prix ± salaires, il faut suspendre l¶indexation automatique des salaires Appréciation du FB => Prix des exportations en devises et prix des importations en FB Balance commerciale en volume => PIB en volume et emploi Prix des matières premières => coût des entreprises Prix à l¶exportation en FB (gain de compétitivité) Prix intérieurs diminue => l¶indexation automatique des salaires freine l¶inflation. Cette politique produit deux effets bénéfiques pour l¶économie : une diminution des taux d¶intérêt et d¶inflation. L¶indexation automatique des salaires joue alors favorablement sur la compétitivité puisque les baisses de prix entraînent des baisses de salaires.

Le court terme et la rigidité des prix. A court terme, le marché des biens et services et le marché du travail sont imparfaits. L¶absence de marchés intégrés permettant la rencontre de toute l¶offre et de toute la demande empêche un ajustement instantané des prix. S¶ensuit une rigidité des prix et des salaires, lesquels ne s¶ajustent pas immédiatement aux stimuli qui les poussent à la baisse ou qui les poussent à la hausse. A court terme, il n¶y a pas de goulot d¶étranglement qui générerait une variation des prix. Politiques anti-conjoncturelles qui visent à stimuler l¶activité économique en période de creux conjoncturel et à ralentir celle-ci en période de surchauffe. soit via le marché des biens et services : il s¶agit des politiques budgétaires (D dépenses publiques ou D taxes et transferts) ; soit via le marché des actifs monétaires et financiers : il s¶agit des politiques monétaires (D masse monétaire ou D taux d¶intérêt). ECONOMIE FERMEE : Le modèle IS-LM explique l¶équilibre macroéconomique à court terme sur les marchés des biens et services, d¶une part, des actifs monétaires et financiers, d¶autre part. A court terme, les prix sont réputés rigides : nous nous trouvons en situation de sous-emploi keynésien. Celui-ci se caractérise par les 2 propriétés suivantes : OB&D> DB&D= Y: des capacités de production excédentaires existent. OL> DL = N: le chômage permet aux employeurs de trouver les travailleurs nécessaires en cas d¶augmentation de la demande.il y a excédent de travail => du chômage. C: La demande de consommation privée, C, est fonction croissante du revenu disponible des ménages, Yd. C = Co + cYd La propension marginale à consommer c mesure la variation attendue de la demande de consommation des ménages suite à une hausse unitaire de leur revenu disponible. G: La demande de consommation publique est exogène. Elle est fixée librement par les autorités publiques, soit G = Go. I: La demande d¶investissement est liée négativement au taux d¶intérêt réel, r. Quand r augmente, le coût du capital augmente et les agents revoient à la baisse leurs projets d¶investissement.I = Io ± er Yd : le revenu disponible est le revenu après payement des taxes. Yd = Y ± T OùT = To + t Y L¶équilibre de la relation IS. L¶égalité entre production et demande de B/S est: Egalité entre revenu global et demande globale: DGI = C+ I + G La relation IS qui associe à chaque taux d¶intérêt réel le niveau de production d¶équilibre. Plus r est élevé, plus faible est l¶équilibre de production. La courbe IS est une fonction décroissante de r. En effet, si r augmente, l¶investissement diminue et la production (donc les revenus) baisse. La diminution des revenus réduit à son tour la consommation, la demande et

l i

ti C i iti l

i l t

it t i l l lti li t

ti

i i

l

l

IS représente l¶ensemble des couples Y-r pour lesquels le marché des biens et services est à l¶équilibre : Y = DGl.

i t
l ¢ l ¢

t

45° ti C M C RB l t ti l t ti t ti i ti : ili i l l t l i i ti l t l i i ti l i i ; i t l it ti

L¶effet d¶une politique budgétaire et le multiplicateur keynésien : tt i i i ti i ti lti li t i ii l l li l l M li i i
¡  

t l t t l t

t il C tt iti ll

l it ti i li

t t

t t l i ti

l t t
¡

i l i ti
¡¢

t i

it
£

lti li t ti t liti

t

l

t li

i i tt l t i : t it i t t C i R

t i l t l liti i t i liti i

i lt t t i : i
 

l

politique budgétaire pure l l l i t i i it l t it C i t l i j ti i i it ili l l t

it

i ti

i

ti

i

Le multiplicateur s'écrit dès lors : m1 =

où DYE = m1xDGo

Quand Go augmente d'une u.m., elle entraîne une progression corrélative de la demande globale et du revenu national DY. Cette variation appelle à son tour une hausse du revenu disponible, à raison de DYd = (1 - t) DY et de la consommation de DC = cDYd. Le processus se poursuit selon le cheminement connu. SCHEMA pour c = 0.8, t = 0.2 ± masse monétaire et taux d¶intérêt inchangés Marché des biens et services fuites Production Revenu Revenu disponible Dépenses ¨S ¨T Production extensible ± pas de goulot d'étranglement sur le marché du travail ¨Y = 1 ¨Go = 1 0.2 ¨Y = 1 0.1 ¨Yd = 0.7 ¨Y = 0.6 ¨Y = 0.6 0.09 ¨Yd = 0. ¨C = 0.36 ™¨Y = ¨Go . [1 / 1 ± 0.8 (0.7 )] = 1 / 0. = 2. m1 = = = ™ fuites = 1 = 2. x DGo = 2, ¨C = 0.60 0.1

Une hausse des dépenses productives (DG) d¶une unité monétaire entraîne une expansion de 2. unités monétaires pour la production, Y. Le multiplicateur est m2 = -c.m1 où DYE = m2. x DTo Le multiplicateur m2 est généralement inférieur au multiplicateur m1.

SCHEMA Soit D T0 = -1 ; c = 0.8, t = 0.2 ± masse monétaire et taux d¶intérêt inchangés. Marché des biens et services Production Revenu Revenu disponible ¨To = - 1 ¨Yd = 1 Dépenses ¨S 0.2 ¨C = 0.8 fuites ¨T

Production extensible ¨Y = 0.8

¨Y = 0.8 ¨Yd = 0.6 ¨Y = 0. 8 ¨Y = 0. 8 ¨C = 0. 8 0.12

0.2

™¨Y = ¨To . m2 = (-1) . - 0.8 = 2 ™ fuites = 1 0. LE MARCHE DES ACTIFS MONETAIRES ET FINANCIERS : Si sur le marché des biens et services, les prix s¶ajustent avec retard, sur le marché des actifs monétaires et financiers, offre et demande, d¶une part, taux d¶intérêt, d¶autre part, s¶ajustent instantanément. On se satisfera dès lors des hypothèses simplificatrices suivantes : on admettra que tous les taux d'intérêt évoluent de concert de sorte que l'un d'eux soit jugé représentatif de tous les autres. on considérera que la richesse financière des agents peut prendre 2 formes : la monnaie (actif liquide - immédiatement négociable sans surcoût - non productif d'intérêt) et les obligations (actifs moins liquides mais porteurs d'intérêt).

L¶offre et la demande d¶actifs monétaires, Ms et Md, et l¶offre et la demande d¶actifs financiers, Fs et Fd, font référence à des mesures réelles. Ms = M/P où M exprime la masse monétaire. On se propose de montrer qu'il suffit d¶analyser un seul des deux marchés pour les appréhender tous les deux. Etant donné le niveau de sa richesse financière réelle, tout individu à décider quelle fraction il souhaite détenir en obligations et en monnaie. Au niveau agrégé, la richesse financière réelle de tous les agents égale la somme des demandes individuelles de monnaie et d'obligations. On parle alors de contrainte de richesse financière. La contrainte de richesse implique qu¶un marché monétaire en équilibre entraîne un marché des actifs financiers en équilibre aussi. De même, un excédent de demande sur l'un entraîne un excès d'offre sur le second. On peut, de la sorte, se permettre d'analyser qu'un seul marché, l'autre étant alors étudié par symétrie. Observons que les marchés s¶ajustent (quasi) instantanément dans le temps. Une politique monétaire agit soit sur la masse monétaire, soit sur le taux d¶intérêt directeur i de la banque centrale. Une politique monétaire expansionniste augmente l'offre de monnaie ou diminue le taux d'intérêt directeur de la Banque Centrale. Une politique restrictive (ou « contractionniste ») réduit la masse monétaire ou augmente le taux directeur de la Banque Centrale.

La demande de monnaie (Md)

Les agents allouent leur richesse entre actifs monétaires et financiers en prenant en compte principalement deux facteurs : - les besoins de transaction : les agents veulent disposer de liquidités en suffisance de manière à couvrir leurs dépenses en évitant de devoir revendre des titres. - le taux d¶intérêt des titres (motif de spéculation) : plus le taux d'intérêt nominal est élevé, plus coûteuse est la détention de monnaie par rapport aux actifs financiers, moins les agents désireront détenir leur richesse sous la forme de monnaie. La demande totale de monnaie est donc la somme de deux termes : la demande de monnaie de transaction et la demande de monnaie de spéculation : Md = MdT + MdS.La courbe Md est décroissante : plus i est élevé, moins les agents désirent détenir de la monnaie. Toute variation de i entraîne un déplacement le long de la courbe Md. Toute variation de Y entraîne un déplacement de la courbe Md L¶offre de monnaie (Ms) : L¶offre de monnaie (Ms) est indépendante de i et est donc représentée par une droite verticale dans le graphique dont les axes sont M/P et i. Tout déplacement de la droite dépend uniquement des autorités monétaires quant à la masse monétaire, M, car les prix sont stables à court terme. LA POLITIQUE MONETAIRE ET LES OPERATIONS D¶OPEN MARKET Une politique monétaire agit indifféremment soit sur Ms, soit sur i. En fait une action sur l¶une entraîne nécessairement une action sur l¶autre. 1. Une hausse de la masse monétaire : Une hausse de la masse monétaire engendre instantanément un excès d¶offre de monnaie sur la demande de monnaie. A ceci correspond un déficit d¶offre d¶obligations sur la demande d¶obligations. Cette situation suscite une progression du cours, du prix des obligations et dès lors entraîne une diminution de son rendement. Une hausse de la demande de monnaie intervient alors qui rééquilibre le marché des actifs monétaires. Ms => Ms> Md m Fs< Fd => cours et i => Md jusqu¶à ce que Ms = Md

Comment modifie-t-on l¶offre de monnaie : Pour modifier l¶offre de monnaie, la Banque Centrale achète et vend des titres sur le marché secondaire. Ces opérations d¶achat et de vente sont appelées opérations d¶open market. Si elle désire augmenter la masse monétaire (M), la Banque Centrale achète des titres et émet de la monnaie pour les payer (politique expansionniste). Si elle désire diminuer Masse Monétaire, la Banque Centrale vend des titres et retire ainsi de la monnaie de la circulation(politique «contractionniste»). 2. Une baisse du taux d¶intérêt directeur :

Si l¶impulsion avait été de diminuer le taux d¶intérêt directeur de la Banque Centrale, la demande de monnaie aurait augmenté obligeant la Banque Centrale à augmenter l¶offre pour équilibrer le marché et éviter que les taux d¶intérêt remontent. L¶équilibre et la relation LM : L¶équilibre sur le marché financier requiert que Ms = Md. Le taux d¶intérêt doit être tel que les agents souhaitent détenir une quantité de monnaie égale à la masse monétaire. Cette relation d¶équilibre sur le marché monétaire est la relation LM. Le taux d¶intérêt est donc déterminé par l¶égalité entre Ms et Md. Si Y augmente, il y a une augmentation des besoins de transaction. Md augmente pour tout i et la droite Md se déplace vers la droite en Md¶. L¶équilibre passe de A à A¶ et le taux d¶intérêt progresse de i à i¶. En i, la demande de monnaie est excédentaire (distance AB), le taux d¶intérêt doit augmenter pour réduire la demande et permettre le retour vers l¶équilibre en A¶. L¶effet de l¶augmentation de Y sur Md doit être annulé par celui de l¶augmentation de i de sorte que Md reste inchangé. Une augmentation de l¶offre de monnaie, de Ms à Ms¶, causée soit par une hausse de M, soit par une baisse de P, conduit à une diminution de i. Lorsque i diminue, le coût d¶opportunité de détention de la monnaie par rapport aux actifs financiers diminue. Les agents désirent détenir davantage de monnaie : Md augmente jusqu¶au retour à l¶équilibre en A¶ où le taux d¶intérêt vaut i¶.

LM représente l¶ensemble des couples Y-i pour lesquels le marché monétaire est à l¶équilibre : Ms = Md. LM est une fonction croissante du taux d¶intérêt. Plus Y est élevé, plus la demande de monnaie, Md, est forte et plus i est élevé.

DEPLACEM ENTS DE LA COURBE LM :

Les déplacements le long de LM (modification du taux d¶intérêt d¶équilibre sur le marché financier suite à une variation de Y). Les déplacements de la courbe LM tout entière (modification suite à d¶autres facteurs que Y et i). L¶augmentation par la Banque Centrale de Ms entraîne un déplacement de LM vers le bas (le taux d¶intérêt diminue pour tout niveau de Y). Pour rappel, les agents détiennent de la monnaie pour motif de transaction (quand Y augmente, les besoins de transaction augmentent et Md augmente.) et pour motif de spéculation (quand i augmente, Md diminue.) Md = kY - hi Où k et h reflètent respectivement la sensibilité de la demande de monnaie national réel et au taux d'intérêt nominal. L¶EQUILIBRE DE COURT TERME SUR LES DEUX MARCHES : Puisqu¶on raisonne à court terme, les prix sont rigides. Aussi, taux d¶intérêt nominal et réel sont-ils identiques. L¶équilibre : le modèle IS ± LM : Le modèle IS-LM détermine l¶équilibre simultané sur le marché des biens et services, d¶une part, des actifs monétaires et financiers, d¶autre part. r* et Y* sont respectivement le taux d¶intérêt et le niveau de production qui équilibrent simultanément le marché des biens et services et le marché monétaire. Le modèle IS-LM permet d¶étudier les effets de politiques monétaires de la Banque Centrale et de politiques budgétaires du gouvernement sur Y et r. L¶effet d¶une politique budgétaire : Le gouvernement peut mettre en place deux politiques budgétaires : Une contraction budgétaire visant à réduire le déficit budgétaire en augmentant les taxes et/ou en diminuant les dépenses publiques ( -G et -IGo ). Une expansion budgétaire diminuant les taxes et/ou augmentant les dépenses publiques et creusant le déficit public. les effets d¶une contraction budgétaire sur Y et sur r : Effet de +T sur IS et LM pris séparément : IS se déplace vers la gauche. Le revenu disponible des ménages (Yd ) se replie entraînant à sa suite la consommation et par effet multiplicateur, Y qui passe de YB à YC. Il n¶y a pas de déplacement de la courbe LM car les impôts (T) [ou, alternativement, les dépenses publiques (G)] n¶expliquent pas l¶équilibre sur le marché monétaire (ils sont dès lors absents de la relation LM). au revenu

r

r

LM

rB

C

B

rD IS pour T Y

D

IS¶ pour T¶>T YC Effet sur l uili re IS - LM: YB

YD

Y

Au nouvel équili re, en A¶, l production et le t ux d¶intérêt ont di inué (Y Y¶ et r r¶). L¶équili re s¶est dépl cé le long de LM. L¶augmentation des taxes réduit le revenu disponi le qui à son tour diminue la consommation. L¶activité économique se replie par effet multiplicateur et la demande de monnaie diminue. L¶offre de monnaie étant fixe, une baisse du taux d¶intérêt est nécessaire pour rétablir l¶équilibre sur le marché monétaire (D- MdT =D+ MdS). La diminution de r entraîne une hausse de l¶investissement qui compense en partie l¶effet de l¶augmentation des taxes sur la demande de B/S. Les politiques budgétaires « contractionnistes » ont donc un effet positif sur l¶investissement. Aux fuites de l¶épargne (s) et de l¶intervention publique (ct), s¶ajoute une troisi me fuite, l¶effet d¶éviction ([k/h].e). L¶effet d¶éviction est le résultat de l¶interaction entre marché des B/S et marché monétaire. Il réduit le multiplicateur de la politique budgétaire. Une politique budgétaire expansionniste stimule la production, donc la demande de monnaie d de transaction. Comme l¶offre de monnaie est inchangée, il faut que la hausse deMT soit d compensée par unebaisse de M S. Les taux d¶intérêt s¶él vent et le renchérissement du crédit décourage la demande d'investissement qui freine le multiplicateur: l¶effet d¶éviction se traduit par la diminution de l¶investissement qui ralentit l¶activité économique.

Une politique budgétaire expansionniste SCHEMA: c = 0.8, t = 0.2 , e = 0, k = 1 et h = 00
Marché monétaire ¨+Md T = 1 => ¨MdS = - 1 = - 00 ¨i => ¨i = 0.002 ¨+Md T = 0.
¤ ¤

Marché des biens et services Production Revenu Yd Dépenses S Production extensible ± pas de goulot d'étranglement sur le marché du travail ¨Y = 1 ¨Go = 1 ¨Y = 1 0.1 ¨Yd = 0.7
¤ ¤

fuites T évict

0.2

=> ¨i = 0.001 ¨Y = 0. 0.07 ¨Yd = 0.37
¤ ¤ ¤ ¤

0.12

™¨Y

= m1 ¨Go = 1x1 =2 0.2 + 0.2 + 0.1

(YE 1 1 = = (G 0 1 - c (1 - t)  k e s + c t + k e h h Une politique budgétaire agissant via une variation des taxes DTo. SCHEMA: c = 0.8, t = 0.2 , e = 0, k = 1 et h = 00

m1 =

Marché monétaire Production ¨+Md T = 0.8 => ¨MdS = - 0.8 = - 00 ¨i => ¨i = 0.0016
¤

Marché des biens et services Revenu Yd Dépenses ¨To = - 1 ¨Yd = 1
¥

S 0.2

Production extensible ¨Y = 0.8 ¨Y = 0.8

¨C = 0.8 0.2

¨Yd = 0.6
¦

0.12

¨C = 0. 8 ¨I = - 0.08 ¨dep= 0.
¦ ¥

™¨Y m2

= m2 ¨To = - 1.6 (- 1) = 1.6 = - 0.8 m1 = - 0.8 = - 1.6 0.2 + 0.2 + 0.1

™ fuites = 1

¤

¨C = 0.3 ¨I = - 0.0 ¨dep= 0.2
¥

0.0

™ fuites y compris éviction = 1

fuites T évict

0.08

¤

¤

¨Y = 0.

¤

¨C = 0.6 ¨I = - 0.1 ¨dep= 0.

¤

0.1

¥

¥

¤

m2 =

(YE -c -c = ! - c m1 = k e s + c (t) + k e (T0 1 - c (1 - t)  h h
+

L¶effet d¶une politique monétaire : Les effets d¶une expansion monétaire ( Ms) sur Y et sur r : Il n¶y a pas de déplacement de la courbe IS car l¶offre de monnaie (Ms) n¶intervient pas dans la relation IS. L¶augmentation de Ms déplace LM vers le bas. Pour un Y donné, le taux d¶intérêt diminue (en effet, il faut que Md augmente) et ce dernier passe du point D au point E.

Effet sur l¶équilibre IS-LM

L¶augmentation de Ms déplace LM vers le bas et laisse IS inchangé. L¶équilibre se déplace le long de IS. Le taux d¶intérêt diminue (r r¶) et l¶investissement augmente. Y augmente par effet multiplicateur (Y Y¶). L¶équilibre passe de A en A¶.

Parmi les composantes de IS, I augmente suite à la diminution de r. G reste constant. C progresse suite à l¶effet stimulant de la politique monétaire sur Y, donc sur Yd. Nous pouvons donc conclure que les politiques d¶expansion monétaire sont favorables à l¶investissement à l¶opposé des politiques d¶expansion budgétaire. Une politique expansionniste d'open market agit d'abord sur le marché monétaire. L'achat de titres publics par la banque centrale accroît l'offre de monnaie et suscite un repli du taux d'intérêt. La contraction de i rétroagit alors sur le marché des biens et des services. Elle stimule la demande d'investissement et la production, en raison de l'hypothèse d'extensibilité parfaite de la production en sous-emploi keynésien. Sur le marché monétaire, l'expansion de l'activité appelle une augmentation de la demande de monnaie de transaction et provoque un relèvement du taux d'intérêt.

SCHEMA : c = 0.8, t = 0.2 , e = 0, k = 1 et h = 00
Marché monétaire Production ¨Ms = ¨Fd = 10 =>D+ cours =>D- i. 10 = - 00 ¨i ¨i = - 0.02 ¨MdT = 1 => ¨MdS = - 1 => - 1 = - 00 ¨i ¨i = + 0.002
§ §

¨MS = 10
S fuites T évict

Marché des biens et services Revenu YDépenses

¨Y = 1 Production extensible ¨Y = 1

¨I= 1
§

0.2
§

¨C = 0.60 ¨I= - 0.10 ¨dep=0. 0
§ ¨

Le policy ± mix : De manière à intervenir aussi efficacement que possible, il est souvent judicieux d¶associer politiques monétaires et budgétaires. Leur combinaison est appelée policy-mix. L¶exemple du policy-mix Clinton-Greenspan : Récession et deficit budgétaire => toute tentative de baisse du déficit réduirait l¶activité économique et pourrait de nouveau entraîner le pays en récession. si ce dernier entreprend une politique budgétaire contractionniste pour réduire le déficit public, la Fed s¶engage à contrebalancer les effets pervers de celle-ci par une expansion monétaire. Expansion monétaire : passage de LM à LM¶ LM¶ Réduction du déficit : Passage de IS à IS¶ IS¶ Y Une contraction budgétaire IS Y

r A r A¶ r¶

LM

Y baisse, certes, mais le processus est très lent. En effet, il faut du temps pour que la production et la demande globale s¶ajustent. Les ménages ne diminuent pas instantanément leur consommation et les plans d¶investissement des entreprises ne sont guère flexibles. La courbe IS se déplace lentement en IS¶, courbe correspondant à l¶équilibre effectif du marché des biens et services compte tenu de la hausse des impôts.

©

™¨Y

= m ¨MS = 0.2 (10) = 2

= 0/ 00 . 2 = 0,2

§

¨Yd = 0.7

0.1

0.10

¨

™ fuites = 1 y compris éviction

Une contraction monétaire Le taux d¶intérêt s¶ajuste instantanément à la variation de l¶offre de monnaie. Si -Ms, i (donc r) augmente instantanément. En effet, le marché secondaire sur lequel la Banque Centrale opère pour ses opérations d¶open market est très efficient La banque centrale diminue l¶offre de monnaie et LM se déplace immédiatement vers la gauche LM¶. Au départ, la production reste inchangée car l¶ajustement (l¶effet d¶éviction) est lent et l¶équilibre se déplace immédiatement en B où le taux d¶intérêt vaut rB>rA. Ensuite, l¶investissement diminue (car r a augmenté). La production, les revenus et la demande globale suivent le mouvement. Y diminue donc progressivement et l¶économie se déplace le long de LM¶. Finalement, l¶équilibre intervient en C pour lequel le taux d¶intérêt se fixe à rC (rA<rC<rB) et la production à YC. La hausse finale de r est donc inférieure à sa hausse initiale. Economie ouverte On distingue plusieurs mesures du taux de change : - La première est bilatérale et nominale : elle compare une monnaie à une autre. En toute généralité, on mesure le prix de la monnaie nationale en devise étrangère (1 ¼ = 1.211 $) ou le prix de la devise étrangère en monnaie nationale. Le taux de change bilatéral, Eb, indique le nombre d'unités monétaires nationales nécessaires pour obtenir une unité monétaire étrangère. Une augmentation du taux de change correspond dès lors à une dépréciation de la monnaie nationale; une diminution équivaut à une appréciation. où P* est la moyenne pondérée des prix étranger. De la sorte, le taux de change effectif réel, e, mesure le degré de compétitivité d'un pays : une hausse de celui-ci - exprimant une dépréciation réelle - signifie que les produits nationaux sont devenus meilleur marché que les biens étrangers, soit en raison : - d'une hausse du taux de change effectif nominal, E (une dépréciation de la monnaie nationale) ; - d'une hausse plus rapide de l'inflation à l'étranger (P*/P). Les exportations et importations de biens et services : Les exportations d'un pays sont d'autant plus importantes que la demande étrangère est élevée et que les produits indigènes sont compétitifs sur les marchés internationaux. Aussi peut-on écrire que la demande d¶exportation est une fonction croissante de Y* et de e où Y* exprime le revenu national étranger.

X = X (Y*,e) avec ˜X/˜Y* > 0 et ˜X/˜e> 0 + + Les importations d'un pays, pour leurs parts, croissent avec le revenu national du pays considéré et diminuent avec le taux de change effectif réel. Aussi la demande d¶importation (exprimée en monnaie étrangère) peut-elle s¶écrire comme suit : Z = Z (Y,e) avec ˜Z/˜Y > 0 et ˜Z/˜e< 0 + La courbe IS et l¶équilibre sur le marché des biens et services : La relation IS en économie ouverte :DGl = C + I + G - eZ + X e affecte certes le choix entre biens nationaux et biens étrangers mais n¶affecte pas les volumes de consommation et d¶investissement. YE = C + G + I + X ± eZ 1 c m1 = et m2 = 1 - c (1 - t) + Iz 1 - c (1 - t) Iz La présence d'importations réduit la valeur numérique absolue des multiplicateurs. Aux fuites de l'épargne et de l'intervention publique, s'ajoute la fuite des importations. Production ¨Y = 1 ¨Y = 1 ¨Yd = 0.7 ¨C = 0.60 ¨Z = 0.1 1 0.2 . ¨Go = 1.3 = 1.8 0.3 0.7 ™ fuites = 1.3 0.1 Marché des biens et services Revenu Revenu disponible Production extensible Demande ¨Go = 1.3 ¨Z = 0.3 ¨S fuites ¨T ¨Z 0.3 0.2

¨Y = 0. ™¨Y = 0.2

0.1

Quelle est la variation de Z ? DG0 = DY eDZ 1 z Comme (Z= z(Y , si I=1, (Y ! (G 0 et (Z ! (G 0 (1  z ) (1  z ) Le marché des actifs monétaires et financiers : En économie fermée, les autorités monétaires créent de la monnaie (D+ Ms) en contrepartie d¶achat de titres sur le marché secondaire (politique d¶open market). Une autre contrepartie est désormais possible en économie ouverte, à savoir l¶achat de devises étrangères, notamment lorsque les autorités monétaires veulent intervenir sur le taux de change.

Taux d¶intérêt et taux de change évoluent en sens opposés :

Lorsque la Banque Centrale Européenne augmente l¶offre de monnaie, Ms, le taux d¶intérêt, iEur, se replie. Les obligations européennes deviennent moins attractives. Des européens se détournent des placements en euros et projettent l¶achat de titres libellés en d¶autres devises. Imaginons qu¶ils fixent leur choix sur des obligations américaines. Pour les acquérir, ils convertissent leurs euros en dollars. Cette opération entraîne la hausse du taux de change réel, à savoir la dépréciation de l¶euro. Quels sont les effets d¶une diminution du taux d¶intérêt sur la demande de B&S? Stimule la demande d¶investissement Les obligations nationales sont moins bien rétribuées => préfèrent des obligations étrangères. Le taux de change augmente (la monnaie nationale se déprécie). => stimule les exportations et freine les importations.

Ces deux effets jouent de concert. Ils se renforcent mutuellement de sorte qu¶une diminution de taux d¶intérêt stimule doublement la demande. L¶EQUILIBRE DE COURT TERME EN ECONOMIE OUVERTE : La balance des paiements, BP, et les mouvements nets de capitaux, Kn : la balance des paiements = (X-eZ) + Kn, où Kn mesure les entrées nettes de capitaux (entrées-sorties de capitaux). Celles-ci sont croissantes avec le taux d¶intérêt réel, r, pour un taux d¶intérêt étranger, r*, donné. La courbe BP est l¶ensemble des couples Y-r pour lesquels la balance des paiements est à l¶équilibre. En cas de mobilité imparfaite des capitaux, (on ne connaît pas tous les placements possibles à l¶étranger) toute augmentation de Y entraînant une hausse de Z, impose une hausse de r pour maintenir équilibrée de la balance des paiements. (D+Kn= D+Z). BP est donc une fonction croissante dans l¶espace (Y, r). On considère que la mobilité des capitaux est relativement élevée lorsque la pente de BP est inférieure à celle de LM. La mobilité est dite relativement faible quand la pente de BP est plus raide que celle de LM.

En cas de mobilité parfaite des capitaux, toute variation du taux d¶intérêt déplace un volume infini de capitaux. Les capitaux sont donc infiniment élastiques au taux d¶intérêt et BP devient une droite horizontale. En l¶absence de mouvement des capitaux (Kn = 0), BP est une droite verticale, l¶équilibre de la balance des paiements étant insensible au taux d¶intérêt.

Les régimes de change : les régimes de change flexible (on parle aussi de taux de change flottant) : les autorités monétaires n¶adoptent aucun objectif explicite de taux de change. Il y a deux régimes : le régime pur : on laisse fluctuer la monnaie au rythme de l¶offre et de la demande ; le managed floating : les autorités monétaires se fixent un plancher et un plafond d¶intervention. Une fois l¶un d¶entre eux franchi, elles interviennent pour compenser l¶offre ou la demande excédentaire. les régimes de change fixe. Distinguons trois possibilités : le régime rigide : il y a une et une seule parité intangible. le régime ajustable : des dévaluations ou réévaluations occasionnelles sont autorisées et une marge de fluctuation étroite est fixée ; le régime avec parité glissante : on prévoit un sentier de variation du taux de change en plus de la marge de fluctuation. En taux de change fixe : La politique budgétaire Parfaite mobilité des capitaux Politique pleinement efficace : D Y >0, D r = 0 (absence d¶éviction) Mobilité imparfaite des capitaux Politique +/- efficace D Y > 0, D r > 0 Absence de mouvement des capitaux Politique à proscrire D Y = 0, D r > 0

La politique budgétaire expansionniste provoque une hausse d¶activité (la production est extensible à court terme) : IS se déplace vers la droite et l¶équilibre passe de A vers B. La hausse d¶activité stimule les importations : la demande de devises augmente, dépréciant la monnaie nationale (e ). Elle stimule aussi MdT et r : les capitaux affluent (Kn ) et la monnaie nationale s¶apprécie (e ). En cas de mobilité relativement forte, l¶effet sur Kn domine l¶effet sur Z. La monnaie nationale s¶apprécie. La banque centrale, pour préserver la fixité des taux de change,

augmente Ms. LM se déplace vers la droite jusqu¶à équilibre de la balance des paiements. La production augmente et le taux d¶intérêt diminue réduisant l¶effet d¶éviction. Au total, l¶expansion monétaire renforce la politique budgétaire expansionniste. En cas de mobilité parfaite des capitaux,l¶effet « entrées nettes de capitaux » domine et la monnaie nationale s¶apprécie. La banque centrale, pour préserver la fixité des taux de change, augmente Ms. LM se déplace vers la droite jusqu¶à équilibre de la balance des paiements. Ce résultat est atteint lorsque le taux d¶intérêt a retrouvé son niveau initial : l'effet d'éviction n'intervient plus. L¶équilibre final enregistre une hausse de la production et un retour au taux d¶intérêt d¶origine. L¶expansion monétaire rend pleinement efficace la politique budgétaire. Mobilité parfaite du capital :
Marché monétaire Production ¨MdT = 20 Si(Ms = 0, alors( Md = 0 =>(MdS = -20 = ± Di Di = => afflux de capitaux =>e q Donc, pour que (I = 0, il faut que (Ms = 20 (=( MdT) repli de i et ¨i = - =>e <=> ¨e=¨i=¨r= 0 

Marché des biens et services Revenu Yd Demande Production extensible ¨Go ¨Z = 13 =

fuites S T Z éviction

113 ¨Y = 100 ¨Y = 100

13 30 7 ¨Yd = 70

™¨Y = m1 ¨Go=

La politique monétaire En régime de taux de change fixe, les autorités monétaires ne contrôlent pas le stock de monnaie. Toute tentative d'augmenter la masse de monnaie entraîne un repli du taux d'intérêt et des sorties de capitaux. La banque centrale doit intervenir en diminuant Ms entraînant un retour au stock monétaire de départ. En conséquence, la politique monétaire est ENDOGENE, c'est-à-dire entièrement déterminée par la politique de change et les taux d'intérêt internationaux. Parfaite mobilité des Mobilité imparfaite des Absence de mouvement des capitaux capitaux capitaux Politique partout inefficace (D Y = D r = 0) 

113 0.1 + 0.27 + 0.13 

¨MS = 11.1 et ¨i = 0   

¨M T = 11.1 

d

¨Y =

.7

= 113 = 226 0.

™fuites = 113      

¨C = 63 ¨I = 0 ¨dde= 63 Production extensible ¨Z = 7.2 7,2

0

En cas de mobilité forte de capitaux : (pente B < LM) La politique monétaire expansionniste provoque une hausse d¶activité et une baisse du taux d¶intérêt : LM se déplace vers la droite et l¶équilibre passe de A vers B. => La hausse des importations ( augmentation Y) et la fuite des capitaux (Kn<0), => diminution de r, entraînent une dépréciation de la monnaie nationale : les 2 effets jouent dans le même sens. Pour maintenir le taux de change fixe, la banque centrale doit vendre des devises et acheter de la monnaie nationale: l¶offre de monnaie se replie jusqu¶à son niveau initial. Une politique monétaire est toujours inefficace en taux de change fixe, quel que soit le degré de mobilité des capitaux. On le prouve aisément dans les situations extrêmes (mobilité parfaite ou absence de mobilité des capitaux). En taux de change flexible : La politique budgétaire Une politique budgétaire expansionniste ne modifie pas le niveau d¶activité, lorsque les capitaux sont parfaitement mobiles. Des entraves à la mobilité des capitaux rendent une certaine efficacité à la politique budgétaire : D Y > 0, mais D r > 0. Parfaite mobilité des Mobilité imparfaite des Absence de mouvement des capitaux capitaux capitaux Politique totalement Efficacité croissante à mesure que les capitaux sont plus inefficace : immobiles : D Y > 0, D r > 0 D Y = D r =0 En cas de mobilité forte de capitaux : La politique budgétaire expansionniste provoque un déplacement de IS vers la droite et l¶équilibre passe de A vers B. Il s¶agit d¶un équilibre temporaire : D Y > 0, D r > 0. La hausse d¶activité stimule les importations : la demande de devises augmente, dépréciant la monnaie nationale (e ). Suite à l¶augmentation de r, les capitaux affluent (Kn ) et la monnaie nationale s¶apprécie (e ). Kn domine l¶effet sur Z => la monnaie s¶apprécie. La compétitivité se dégrade: BP se déplace vers la gauche. En effet, pour un même niveau de production, le taux d¶intérêt réel doit être plus élevé qu¶auparavant pour équilibrer la balance des paiements. Augmentation des importations et des entrées nettes de capitaux doivent se compenser. Suite à l¶appréciation de la monnaie, la balance commerciale (X -eZ) se dégrade et IS se replie vers la gauche de IS2 à IS3. Le mouvement se poursuit tant que subsiste une tendance à l¶excédent de balance des paiements. L¶équilibre passe de B vers C, équilibre stationnaire.

La politique budgétaire perd de son efficacité, l¶appréciation de la monnaie nationale freine (X-eZ). On atteint un nouvel équilibre au point C, caractérisé par un revenu supérieur et un taux d¶intérêt que l¶on peut considérer, en première analyse, égal au taux d¶intérêt initial. La politique est pleinement efficace. Les prix flexibles et l¶équilibre de moyen terme LE MARCHE DU TRAVAIL : La population active, L, regroupe les personnes ayant ou cherchant un emploi (= N + U). N et U expriment respectivement le nombre d¶emplois et le nombre de chômeurs. Taux de chômage, u = U / L = (L-N) / L = 1-N/L où N/L exprime le taux d¶emploi. En période de chômage, y on trouve moins facilement du travail ; y on risque davantage de perdre son travail. Aussi, le salaire est-il lié négativement au taux de chômage : plus le taux de chômage est bas, plus les salaires sont élevés Chaque travailleur a un pouvoir de négociation. Celui-ci dépend de deux éléments : la difficulté qu¶a l¶entreprise à le remplacer (plus il est facile pour une entreprise de remplacer un travailleur, moindre est le pouvoir de négociation de l¶employé, et inversement), et la facilité qu¶a l¶employé à trouver un nouvel emploi. Formation des salaires et des prix : Par négociations collectives entre partenaires sociaux, négociation privée entre l¶employeur et l¶employé ou encore fixés unilatéralement par l¶employeur, la formation des salaires obéit à la loi suivante : W = Pe F (u,q) le niveau anticipé des prix, Pe ; le taux de chômage, u ; les autres facteurs, représentés par une variable composite, q. Si les travailleurs et les entreprises anticipent un doublement du niveau des prix, ils se mettront d¶accord pour doubler les salaires nominaux. Les salaires dépendent du niveau anticipé des prix, Pe, et non du niveau courant, P. Les autres facteurs q affectent la détermination des salaires pour un niveau des prix anticipés et un taux de chômage donnés. Une hausse de la variable composite q induit une hausse des salaires. La variable q est représentative du degré de protection sociale des travailleurs. La régulation du marché du travail est un choix politique: Rigidifier le marché du travail en augmentant la protection sociale des travailleurs. Cette option rend la mobilité des travailleurs plus faible, la pression des partenaires sociaux plus forte. Les emplois sont peu nombreux mais ceux-ci sont très protégés ; les salaires sont rigides via les contrats de travail. Flexibiliser le marché du travail. Cette option conduit à moins protéger l¶emploi mais elle rend plus nombreux les postes de travail (et donc diminue le chômage). Formation des prix :

Si le marché des biens était concurrentiel, le prix d¶une unité de production serait égal à son coût marginal. On peut en première approximation admettre que le facteur capital donne lieu à un coût fixe. Aussi, le facteur variable est-il le travail. Le coût marginal est donc le salaire, W et P = W. Mais les marchés sont le plus souvent imparfaits, les firmes fixent donc un prix supérieur au coût marginal. Aussi peut-on écrire que P = (1+µ) W où µ est le mark-up (marge bénéficiaire). L¶OFFRE GLOBALE AS (AGGREGATE SUPPLY) ; La fonction AS et l¶équilibre sur le marché du travail : Equation des salaires : W = P e F (u, q) Equation des prix : P = (1+µ) W P = Pe (1+µ) F (u, q) Comme il y a une relation directe entre N et Y nous pouvons remplacer pour la facilité N par Y. u = 1 ± (Y/L) et P= Pe (1+µ) F (1-Y/L, q) où Y/L exprime la productivité du travail. les déterminants de P dans la fonction d¶offre globale : Une hausse de Pe entraîne une hausse équivalente de P. En effet, lorsqu¶on anticipe des prix plus élevés, les syndicats réclament des hausses de salaires. Puisqu¶elles subissent un coût de production plus élevé, les entreprises élèvent les prix. Une augmentation du niveau de production => hausse des prix carrequiert plus d¶emploi => réduit le taux de chômage =>pouvoir de négociation plus élevé des travailleurs et des pressions à la hausse sur les salaires. Des salaires plus élevés => coût supplémentaire pour les entreprises => hausse des prix. les propriétés de la courbe d¶offre globale AS :
Niveau des prix, P AS

La courbe AS est croissante : pour un niveau donné de prix anticipés, une hausse de la production entraîne une hausse des prix (déplacement le long de la courbe AS). Elle comprend l¶équilibre de moyen terme qui se définit par les égalités suivantes : P = Pe,u = un (un estle chômage structurel), N = Nn et Y = Yn (Yn est la production potentielle de moyen terme). A court terme, il n¶y a aucune raison que P soit égal à Pe, donc u  u n, N  Nn et Y  Yn. Quand le niveau de production est supérieur à son niveau structurel, le niveau général des prix est supérieur à son niveau anticipé et inversement (Y > Yn, P > Pe). Une hausse du niveau anticipé des prix déplace la courbe d¶offre globale AS vers le haut

Pe

A Production, Y Yn

Niveau des prix P

AS¶ (pour Pe¶ > Pe) AS (pour P e)

Pe¶ Pe

A¶ A Yn Production, Y

En A¶, Y = Yn, P = Pe¶. Production potentielle et output gap : La production potentielle, Yn, est un indicateur agrégé de la capacité productive de l¶économie. Elle exprime l¶équilibre de moyen terme qui assure les égalités suivantes : P = Pe,u = unet N = Nn. La production courante, Yt, peut être supérieure ou inférieure à la production potentielle. La différence entre Yt et Yn exprime l¶output gap. Celui-ci indique la position dans le cycle conjoncturel :

Yn Yt-Yn

Yn , production potentielle

quand Yt ± Yn> 0, l¶économie est en haute conjoncture quand Yt ± Yn< 0, l¶économie est en basse conjoncture.

= Y-Yn =Outputgap

Temps Reprenons l¶équation d¶offre globale, qui relie le niveau des prix, le niveau des prix anticipé et le taux de chômage : Pt = Pte (1+µ) F (ut, q) Soit la fonction de salaire F (ut, q) = 1 ut + q

Cette expression montre que plus le taux de chômage est élevé, plus le salaire est faible ; plus q est élevé et plus le salaire est élevé. mesure l¶intensité de l¶impact du taux de chômage sur les salaires : plus est élevé, plus le chômage fait baisser les salaires. Pt = Pte (1+µ) (1ut + q) La fonction d¶offre globale a pour fondements la courbe de Phillips et la loi d¶Okun comme le montre le schéma suivant.

La courbe de Phillips montre comment un écart entre taux de chômage courant et taux de chômage structurel modifie le taux d¶inflation. t - t-1 = - (ut - un) la variation du taux d¶inflation dépend de la différence entre le taux de chômage courant et le taux de chômage structurel : quand ut> un, alors l¶inflation diminue quand ut< un, alors l¶inflation augmente.

Conclusion : le taux de chômage structurel est le taux de chômage nécessaire pour maintenir l¶inflation constante. On l¶appelle NAIRU c¶est-à-dire le taux de chômage n¶accélérant pas l¶inflation. La loi d¶Okun relie l¶écart entre le taux de croissance courant et le taux de croissance potentiel de la production aux variations du taux de chômage. ut ± ut-1 = - (gyt ± Gy) La relation réelle entre taux de croissance de la production et variation du taux de chômage est appelée la LOI D¶OKUN. Cette relation est une loi empirique : ut ± ut-1 = - (gyt ± Gy)

où est le coefficient d¶Okun. Il mesure de combien varie le taux de chômage lorsque la croissance observée est supérieure d¶1% à la croissance potentielle (Gy). La croissance potentielle (Gy) est la croissance requise pour maintenir le taux de chômage constant. LA DEMANDE GLOBALE AD (AGGREGATE DEMAND) : La fonction de demande globale est quelque peu différente en économie fermée et en économie ouverte. En économie fermée : Le modèle IS-LM donne l¶équilibre macroéconomique lorsque les prix sont FIXES. Si il y a une hausse du niveau général des prix => besoin supplémentaire d¶encaisses monétaires pour acheter la même quantité de biens. Comme la masse monétaire, M, est fixe, l¶offre de monnaie, Ms = M/P, se replie suite à la hausse des prix et le taux d¶intérêt, i, s¶élève pour rétablir l¶équilibre et ainsi diminuer la demande de monnaie. La courbe AD décrit la demande globale, relation négative entre la production et le niveau des prix : une hausse des prix entraîne une baisse de la production globale. Toute variable autre que les prix (sauf r ou i) déplace IS ou LM, ce qui entraîne un déplacement de la courbe AD. AD Y = Y (M/P, G, T)

La production est une fonction croissante de l¶offre de monnaie, Ms = M/P, et des dépenses publiques, G, et une fonction décroissante des impôts, T AD : Y = m1 [Co + Go + Io] + m2 [To] + m [M0 / P] La demande de biens, et donc la production, est proportionnelle au stock d¶encaisses réelles : une hausse de la masse monétaire réelle entraîne une baisse du taux d¶intérêt (LM se déplace vers le bas), ce qui entraîne une hausse de la demande de biens et, par effet multiplicateur (m ), de la production. 


Transformons cette dernière expression en taux de croissance. gyt = gmt ± 

t

où gyt est le taux de croissance de la production et gmt le taux de croissance de la masse monétaire (car m est constant). Cette équation montre comment la différence entre le taux de croissance de la masse monétaire et le taux d¶inflation affecte le taux de croissance de la production. Si gmt> t alors gyt> 0. Autrement dit, si la croissance de la masse monétaire excède l¶inflation, le niveau de production augmente. A moyen terme, le chômage est constant. On pose donc ut = ut-1 dans la loi d¶Okun et on obtient que la production croît à son taux potentiel, Gy. 0 = - (gyt ± Gy) gyt = Gy.

Si la masse monétaire croît au taux Gm et la production au taux Gy, alors la relation de demande globale implique un taux d¶inflation constant et tel que = Gm - Gy. Si l¶inflation est constante, alors l¶équation de la courbe de Phillips devient 0 = - (ut ± un) d¶où ut = un. A moyen terme, le taux de chômage doit être égal à son taux structurel. Conclusion : Les variations de la masse monétaire sont neutres à moyen terme : elles n¶ontpas d¶effet sur la production et le chômage. Par contre, les variations de gmt => variations de p (dans une proportion de un pour un). Une diminution du taux de croissance de la masse monétaire (de Gm à G¶m) déplace l¶horizontale vers le bas. L¶équilibre se déplace du point A au point B : le taux de chômage reste effectivement à son niveau structurel tandis que l¶inflation diminue. En économie ouverte : 1+rt = (1+it)/ (1+ te) Quand le taux d¶intérêt nominal et le taux d¶inflation ne sont pas trop grands, une bonne approximation de cette relation est donnée par : rt § it - te Si on détient des titres européens, pour chaque euro placé, on reçoit après un an (1+it) euro, où it est le taux d¶intérêt nominal des titres européens. Si on désire détenir des titres américains, on doit acheter des dollars au taux de change nominal, E. Pour chaque euro, on reçoit 1/Et dollar(s). Soit i*t le taux d¶intérêt nominal des titres américains. Après un an, on perçoit (1+ i*t)/Et dollars. Il faudra alors convertir ces dollars en euro. Si le taux de change nominal anticipé est Eet+1 , on escompte obtenir (1+ i*t) Eet+1/Et euro après un an.

Pour mesurer le degré d¶attractivité des titres américains, il ne suffit donc pas de comparer les taux d¶intérêt américains et européens. Il faut prendre en compte l¶évolution attendue du taux de change entre le dollar et l¶euro entre cette année et l¶an prochain. A l¶équilibre, les titres américains et européens doivent produire le même rendement, de sorte que la relation d¶arbitrage suivante soit vérifiée : 1+ it = (1+ i*t) Eet+1/Et . On appelle cette égalité, la CONDITION DE PARITE DES TAUX D¶INTERET. Conclusion : Les taux d¶intérêt de tous les pays (sauf anticipation d¶importantes appréciations ou dépréciations) varient ensemble dans le même sens. La courbe AD : A court terme, le niveau des prix intérieur et étranger est fixé. Si le taux de change nominal est fixe et que les prix sont constants, le taux de change réel est, lui aussi, fixe. A moyen terme, le niveau des prix peut s¶ajuster ; le taux de change réel peut donc varier, même si le taux de change nominal demeure fixe. Les pays dont la monnaie est surévaluée produisent des biens nationaux relativement chers par rapport aux biens étrangers. La demande pour les biens nationaux est donc faible. Pour sortir de la récession, deux solutions sont possibles :
y y

dévaluer : dans ce cas, on sort de la politique de taux de change fixe. Les biens nationaux deviennent meilleur marché par rapport aux biens étrangers rester en taux de change nominal fixe et laisser les prix et donc le taux de change réel s¶ajuster progressivement.

LA DEMANDE GLOBALE : Pour que le marché des biens soit à l¶équilibre, la production doit égaler la demande de biens nationaux : Y = C (Y-T) + I (Y, r) + G + NX (Y, Y*, ). On sait que : y r§i± e y = EP*/P y En régime de change fixe, le taux de change nominal est fixé de sorte que E = E°. y En régime de change fixe, avec une mobilité parfaite des capitaux, le taux d¶intérêt domestique doit être égal au taux d¶intérêt étranger, i=i* Y = C (Y-T) + I (Y, i*Si on suppose r exogène, AD Y = Y (G, T, E°P*/P)
e

) + G + NX (Y, Y*, E°P*/P)

Tout comme dans l¶équation de la demande globale en économie fermée, le produit est une fonction décroissante du niveau général des prix : une hausse du niveau des prix intérieurs réduit la valeur du taux de change réel ; il y a donc appréciation réelle de la monnaie nationale, ce qui fait chuter les exportations nettes et qui réduit le produit. Que ce soit en économie fermée ou ouverte, AD décroît avec les prix, mais en économie fermée, les prix affectent le produit au travers de l¶effet exercé sur le stock réel de monnaie, et dès lors, sur le taux d¶intérêt.

L¶EQUILIBRE DE MOYEN TERME : En économie fermée : AS P = P e (1+µ) F (1-Y/L, q) AD Y = Y (M/P, G, T) L¶offre globale est une fonction croissante des prix ; elle comprend l¶équilibre de moyen terme caractérisé par les égalités suivantes : P = P e et Y = Yn. La demande globale est une fonction décroissante des prix. Sa position dépend des paramètres M, G et T. L¶équilibre de court terme est déterminé par l¶intersection des courbes AS et AD. En ce point, il y a équilibre simultané sur les marchés des biens et services, monétaire et du travail. On constate qu¶en ce point, Y > Yn : l¶économie tourne au-dessus de son niveau naturel. A court terme, il n¶y a aucune raison que la production soit à son niveau naturel. De manière générale, l¶équilibre de court terme ne coïncide pas avec l¶équilibre de moyen terme. Si l¶économie est laissée à elle-même la production tend vers Y n. AS Pt = Pt-1 (1+µ) F (1-Yt/L, q) AD Yt = Y (M/Pt, G, T) A court terme Pe était donné. En réalité, P e varie au cours du temps : si le niveau des prix de l¶année passée s¶est avéré différent du niveau anticipé, les agents ont tendance à modifier leurs anticipations pour l¶année à venir. => Pte = Pt-1 : le niveau anticipé des prix pour l¶année t est égal aux prix observés en t-1.

Les prix augmentent, la courbe d¶offre globale en t+1 doit à présent passer par le point qui associe Y = Yn et Pt = Pet+1 : il s¶agit à présent du point B¶, la courbe AS se déplace vers le haut en AS¶. La courbe AD, elle, ne se déplace pas : M, T et G sont maintenus constants. L¶équilibre se déplace en A¶ : il s¶agit d¶un équilibre temporaire. La hausse du niveau général des prix fait chuter la demande de biens, donc le niveau de production. A moyen terme, tant que la production est supérieure à son niveau naturel, le mécanisme se poursuit: le niveau des prix augmente et la courbe d¶offre globale se déplace vers le haut. L¶équilibre se déplace le long de la courbe AD jusqu¶à atteindre A¶¶ où Y = Yn et P = Pn. A

l¶année t+n, l¶économie se stabilise. Les pressions à la hausse sur les prix disparaissent (Pn = Pen).

Conclusions : A court terme, la production globale peut être au-dessus ou au-dessous de son niveau naturel. Seule une variation dans les variables qui affectent AS et AD modifieront le niveau de production et celui des prix (des variations de M, T ou G via AD et des variations de Pe, µ, q ou L affectent Yt via AS). A moyen terme, la production revient à son niveau naturel. Ca se fait par les prix. Lorsque Yt > Yn, les prix augmentent, ce qui fait chuter la demande et donc le niveau de production. Lorsque Yt < Yn les prix chutent, ce qui dope la demande et donc le niveau de production. Une politique monétaire expansionniste : Supposons qu¶au départ, la production courante soit à son niveau naturel (Y=Yn). Les autorités monétaires augmentent la masse monétaire, M. => la production globale augmente. (l¶augmentation de la masse monétaire réduit en effet le taux d¶intérêt stimulant l¶investissement, et donc la production par l¶effet multiplicateur) La courbe de demande globale AD se déplace vers la droite car LM augmente vers LM¶¶. Comme les prix à court terme sont inchangés, l¶équilibre migre vers B. En ce point la demande dépasse l¶offre. Progressivement, l¶équilibre se déplace vers A¶: les prix augmentent. Suite à la hausse des prix, le stock de monnaie réel diminue => la courbe LM se déplace de LM¶¶ à LM¶ Yt > Yn. Au fil du temps, les prix s¶ajustent à la hausse. => des revendications salariales sont exprimées. Les salaires nominaux augmentent stimulant les prix : une spirale prix-salaires est amorcée.Les coûts de production progressant => la courbe AS se déplace vers le haut. L¶équilibre se déplace le long de AD¶. Le processus s¶arrête quand Y = Yn. A moyen terme, la production globale revient à son niveau d¶équilibre ( Y = 0) et les prix ont fortement augmenté ( +P). On peut mesurer exactement l¶ampleur de la hausse des prix : en effet, si la production est revenue à son niveau initial, c¶est parce que le stock réel de monnaie est revenu, lui aussi, à sa valeur initiale ( M/P = 0). Autrement dit, M et P ont forcément augmenté dans les mêmes proportions. Si l¶expansion monétaire initiale était de 10%, alors les prix ont augmenté de 10% à l¶issue du processus d¶ajustement. Conclusion : l¶expansion monétaire n¶a aucun effet sur la production et sur le taux d¶intérêt réel.

LA NEUTRALITE DE LA MONNAIE : A court terme, une politique monétaire expansionniste augmente le niveau de production et très faiblement celui des prix. On peut quasiment considérer que l¶effet prix est nul (et ce car la courbe AS à court terme est horizontale). A moyen terme, les prix augmentent et les effets du choc monétaire sur la production et le taux d¶intérêt disparaissent. Une hausse de la masse monétaire se répercute entièrement dans une hausse proportionnelle du niveau des prix. La monnaie est neutre à moyen terme. la politique monétaire doit-elle uniquement être au service de la stabilité des prix ou doit-on lui attribuer une responsabilité dans le soutien de l¶activité économique ? La théorie nous montre qu¶elle peut être utile pour sortir, à court terme, d¶une période de récession, ou plus généralement pour rejoindre plus rapidement Yn Mais elle ne peut pas soutenir en permanence un niveau de production supérieur à Yn. Keynes : (+Ms affecte Y à court terme ± les effets sur les prix sont à long terme Friedman : (+Ms affecte Y à très court terme ± les agents s¶attendent à une (+P => ils anticipent que leur revenu réel ne change pas =>(+Ms n¶a plus d¶effet après quelque temps. Nouveaux classiques : les agents développent des attentes rationnelles. Une ( +Ms ne crée que de l¶inflation : la monnaie est SUPER NEUTRE Les monétaristes et nouveaux classiques plaident pour confiner le rôle des banques centrales à la seule stabilité des prix par le contrôle de Ms . Une 3ème mission est possible : le contrôle des taux de change. Elle est assumée par la BCE au service de la stabilité des prix (au risque de freiner la comptétitivité). Une politique budgétaire expansionniste : Admettons qu¶au départ, Y = Yn . La hausse des dépenses publiques déplace la courbe AD vers la droite car la courbe IS se déplace vers la droite. Pour un niveau de prix temporairement inchangé, la demande est plus élevée. L¶effet est expansif : le niveau de production augmente. L¶économie tourne au dessus de son niveau potentiel (Y>Yn). Les prix montent Le stock réel de monnaie diminue, la courbe LM se déplace vers la gauche vers LM¶ augmentant encore le taux d¶intérêt et réduisant l¶investissement et la production. On atteint l¶équilibre temporaire en A¶ où AD et AS se croisent. La hausse des prix se poursuit, entraînant un nouveau déplacement de LM vers la gauche. Pt+1> Pt, ce qui entraîne une hausse des salaires nominaux et par conséquent des prix. Les couts de production augmentent => la courbe d¶offre globale AS se déplace vers la gauche. En finale, la production revient à son niveau initial, Yn, équilibre de moyen terme.

Le niveau de production est revenu à son niveau initial, mais la composition du produit s¶est modifiée : l¶investissement a diminué du fait de la diminution de i, du montant exact de la hausse du déficit budgétaire. Notons que l¶effet négatif sur le taux d¶intérêt pourrait être évité par un policy-mix adapté, qui associerait à l¶augmentation du déficit budgétaire une augmentation de la masse monétaire. Une modification du prix (ex : prix du pétrole) Dans les années ¶70, le prix du pétrole a beaucoup augmenté suite à la formation de l¶OPEP. Le prix du pétrole n¶apparaît ni dans la relation d¶offre globale, ni dans celle de demande globale. Avant la hausse des prix pétroliers, la production est, par hypothèse, à son niveau d¶équilibre et le niveau des prix est constant (Pt = Pt-1) et AS P t = Pt-1 (1+µ) F (1-Y/L, q). A La hausse des prix pétroliers entraîne donc une hausse du mark-up, µ, des entreprises. Asalaire donné, la hausse du prix du pétrole entraîne une hausse des coûts de production, contraignant les firmes à augmenter leurs prix. Dès lors, à court terme, la courbe d¶offre globale AS se déplace vers la gauche jusqu¶en AS¶. La courbe de demande globale, quant à elle, ne se déplace pas. On parle donc d¶un CHOC NEGATIF SUR L¶OFFRE : celui-ci entraîne une baisse de la production et une hausse des prix. L¶augmentation du mark-up provoque une augmentation du chomage structurel un = (Q + q) / E. Pour que les travailleurs acceptent des salaires réels plus faibles, il faut en effet que le taux de chômage soit plus élevé =>réduction des niveaux d¶emploi et de production potentiels. Au point A¶, l¶économie tourne au dessus du nouveau niveau d¶équilibre (Y>Y¶n). Dès lors, la courbe AS continue à se déplacer le long de AD jusqu¶au point A¶¶ (où P>>Pt-1 et Y = Y¶ n). La combinaison d¶une croissance négative et d¶une forte inflation porte le nom de STAGFLATION. Autres chocs d¶offre : D¶autres chocs d¶offre sont susceptibles d¶affecter les performances d¶une économie : l¶explosion d¶une bulle spéculative réduisant brutalement la richesse des agents et les conséquences sur la solvabilité des banques en sont des exemples. Politiques d¶offre : Une politique d¶offre restrictive (une élévation des salaires au delà de la hausse de productivité ou encore une « rigidification » du marché du travail, via une réglementation plus stricte du travail, une élévation des allocations de chômage ou des indemnités de préavis, « ) exerce un même effet qu¶une élévation du prix du pétrole. Réciproquement, une politique stimulant l¶offre s¶analyse de la même manière qu¶un repli du prix du pétrole.

En économie ouverte :
Les résultats mis en évidence en économie fermée se généralisent aisément :

la courbe AD est toujours dérivée des courbes IS et LM, mais à présent l¶équilibre IS intègre la fuite des importations ; les politiques budgétaires et monétaires, contrairement aux politiques d¶offre, sont sans effet à moyen terme. Leurs effets à court terme sont différents selon le régime de change fixe ou flexible, conformément aux principes mis en évidence à la fin de la partie II.