Développement durable: Un acteur de poids : les associations féminines

Peut-on résoudre la difficile équation de la préservation des ressources naturelles et des intérêts économique du développement industriel ? Le rôle de la femme peut-il, de son côté, apporter une réponse à cette équation ? C’est autour de cette question que l’Alliance femme et environnement relevant de l’Union nationale de la femme tunisienne (Unft) a organisé avant-hier une conférence qui a vu la participation d’experts ainsi que d’associations œuvrant pour la promotion des potentialités en milieu rural et pour la présentation des ressources naturelles.

Les interventions se sont principalement articulées autour des actions engagées par les associations pour asseoir les bases du développement durable et pour diffuser la culture environnementale auprès des différentes franges de la société. Comment, en engageant le processus de développement durable à tous les niveaux, peut-on aboutir au développement global du pays ? M. Adel Hentati, conseiller et spécialiste de l’environnement, tente de répondre à cette question, en précisant les concepts de développement durable et de développement global. Il déplore le fait que la dimension environnementale n’ait pas été suffisamment prise en compte lors de l’engagement d’actions de développement en mettant notamment l’accent sur l’impact négatif de l’activité industrielle sur l’environnement. «Il est vrai que l’activité industrielle crée une dynamique économique, mais elle occulte la dimension environnementale et génère des effets négatifs, à l’instar de la pollution de l’air par des gaz nocifs ou de celle de l’eau par le rejet de déchets toxiques». Le succès du processus de développement durable est tributaire d’une croissance économique qui, tout en intégrant les dimensions sociale et environnementale et à la faveur d’une implication de toutes les composantes de la société civile et d’une mobilisation des ressources, permettrait de générer des sources de revenus pour la majorité des membres de la société, a par ailleurs souligné M. Hentati. De son côté, M. Tarek Mrabet, directeur de la sensibilisation et de l’éducation environnementale auprès de l’Anpe, met en exergue la contribution des associations féminines dans le processus de développement durable. En effet, ces dix dernières années, des associations, à l’instar de l’Alliance femme et environnement et de l’Association de la femme rurale pour le développement durable ont considérablement œuvré en faveur de la protection de l’environnement et de la préservation du patrimoine animal et végétal, en impliquant dans cet effort, les populations locales. «Nous comptons mettre en place, ajoute-t-il, un agenda de l’action de la vie associative pour le développement durable. Cet agenda identifiera les objectifs à moyen et à long terme en fonction desquels seront définis et mis en œuvre des programmes d’action pour le développement durable». M. Mrabet rappelle, par ailleurs, que «l’année 2005 sera placée sous le signe de la lutte contre les déchets en plastique». Il y a lieu de souligner que l’Alliance femme et environnement a déjà engagé des actions en faveur de la préservation des ressources naturelles, sans compter qu’elle a contribué au développement et à la promotion d’un tourisme basé sur la participation de la population locale et la valorisation de son savoir-faire traditionnel. I. HAOUARI Source: La Presse

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