Alimentation à découpage

1 Introduction :
Le but du projet est de réaliser une alimentation de découpage de type en Forward en faisant le choix et le dimensionnement des principaux éléments de cette alimentation et aussi d’être capable de réaliser l’analyse fonctionnelle de cette alimentation à découpage. L’alimentation Forward est un convertisseur continu-continu abaisseur de tension comme le hacheur Buck. On rajoute au le hacheur Buck un transformateur avec un 3ème enroulement pour assurer la démagnétisation de celui-ci. La figure suivante nous montre le schéma électrique du forward.

Le dimensionnement des composants va être réalisé suivant les étapes suivantes :       Mise en œuvre du transistor MOSFET Dimensionnement, réalisation et caractérisation du transformateur, Dimensionnement du filtre de sortie, Caractérisation de l’alimentation en boucle ouverte Mise en ouvre du circuit de commande Mise en ouvre de la régulation de courant et de tension.

1 .1 Le cahier de charge donné est le suivant :
     La tension d’alimentation E est de 40 V, la tension de sortie Vs est de 5 V, courant de sortie Is est de 5 A. la puissance absorbée est de 20 W. le courant magnétisant du transformateur Im doit être inferieur à 5% du courant primaire 𝐼1 .Le fréquence de découpage fd de 50 kHz. rapport de transformation k est choisi tel que la chute de tension moyenne entre V2 et Vs = 1v. Notation : 𝑘 = 𝑛
2 𝑛 1

1

Alimentation à découpage

2 Mise en œuvre du transistor MOSFET 2.1 Modèle dynamique du MOSFET :

Le schéma ci-dessus nous montre le modèle dynamique d’un MOSFET alimenté par une tension Vg via une résistance de commande Rg. Cette résistance Rg permet de contrôler la dynamique de commutation. On note les capacités parasites suivantes :    La capacité grille-drain : Cgd, La capacité grille-source : Cgs, La capacité drain-source : Cds

Le lien entre ces capacités parasites et celles données par les constructeur est :    𝐶𝑖𝑠𝑠 : capacité « d’entrée » placée entre le grille et la source, 𝐶𝑖𝑠𝑠 = 𝐶𝐺𝑠 + 𝐶𝐺𝐷 𝐶𝑜𝑠𝑠 : capacité de « sortie » placée entre le drain et la source, 𝐶𝑜𝑠𝑠 = 𝐶𝐺𝐷 + 𝐶𝐷𝑠 𝐶𝑟𝑠𝑠 : capacité placée entre la grille et le drain, 𝐶𝑟𝑠𝑠 = 𝐶𝐺𝐷

Zone linéaire : 𝑅𝐷𝑆𝑜𝑛 Correspond à la pente linéaire .Comportment dynamique qui indique que le MOSFET est passant. On peut caractériser les pertes en conduction du MOSFET. 2

1 Commutation du MOSFET : A la fermeture Phase 1 : transistor bloqué : Cgs se charge mais comme Vgs <Vt . 2. Phase3 : la charge Cgd est presque terminée et Vgd est pratiquement constant car Vds< à la tension de pincement et donc le MOSFET entre dans sa phase de saturation. Cette capacité se charge grâce à un courant d’appel 𝐶𝑔𝑠 = 𝑑𝑉 𝑐𝑔𝑑 𝑑𝑉 𝑐𝑔𝑑 𝑑𝑡 ( 𝑑𝑡 est supposé constant) qui s’oppose à la charge de la capacité Cgs en absorbant la majorité du courant fourni par la commande d’où le plateau sur Vgs : l’effet Miller. Vdg diminue donc Cgd augmente. A l’ouverture : 3 . Phase 2 : un courant Id existe.Alimentation à découpage Zone saturée : La tension Vgs augmente alors que le courant IDS reste constante. Id et Vds sont constants donc Cgd et Cds aussi.

capacités parasites grandes. 𝑅𝐷𝑆𝑜𝑛 augmente. 4 .  Mesure de 𝑪𝒐𝒔𝒔 : On n’a pas pu mesurer la capacité 𝐶𝑜𝑠𝑠 à cause des fils longs car l’influence des fils est plus grande que celle de 𝐶𝑜𝑠𝑠 .154 𝑛𝐹. 𝑅𝐷𝑆 = 𝑅𝐷𝑆𝑜𝑓𝑓 .Alimentation à découpage Phase 4 : la capacité Cgs évacue les charges accumulées en excès. 𝐶𝑜𝑠𝑠 . donc plus de courant Id.On trouve𝐶𝑖𝑠𝑠𝑚𝑖𝑛 = 1. Compromis technologique : En basse fréquence : 𝑅𝐷𝑆𝑜𝑛 faible. Phase 6 : quand Vds atteint E. Le MOSFET choisit à pour référence IRF640. capacités parasites faibles. Phase 5 : A Vgs = Vt. on fait un court circuit dynamique au niveau de DS (c'est-à-dire on l’alimente à 40V) et on mesure la valeur de capacité au niveau de GS .  Les capacités 𝐶𝑖𝑠𝑠 .4 caractérisation du MOSFET :  Mesure de 𝑪𝒊𝒔𝒔𝒎𝒊𝒏 : Pour mesurer 𝐶𝑖𝑠𝑠𝑚𝑖𝑛 . En haute fréquence : 𝑅𝐷𝑆𝑜𝑛 grande.  Id et Idmoy seront adaptés à l’alimentation. 2.Cgd ne fournit plus de charge et on observe une décroissance de Vgs qui correspond à la décharge de Cds. 2 .3 Choix du MOSFET : Le choix s’est fait en fonction de ces critères :  La résistance 𝑅𝐷𝑆𝑜𝑛 doit etre la plus petite possible. 𝐶𝑟𝑠𝑠 devront être le plus faible que possible dans le but d’obtenir un temps de commutation réduit. Cgd augmente et fournit un courant à Ggs qui provoque le plateau de Vgs.

𝑉𝐺𝑆 = 4𝑉 .013 A.53 𝑤). En pratique on a pris une 𝑅𝑐𝑑𝑒 = 270 𝑜𝑕𝑚. 𝑉𝑐𝑑𝑒 = 15𝑣 . 3 Dimensionnement du transformateur : Un transformateur étant constitué d’un circuit magnétique permettant la canalisation des lignes de flux magnétiques crée par les enroulements. 5 . et le calcul complet des enroulements (nombre de spires. le dimensionnement géométrique du circuit magnétique. P = 𝐸 2 𝑅 𝛼 = 0. son dimensionnement passe par le choix du matériau magnétique. 𝐼 = 𝐸/𝑅 𝛼 .Si on a une commutation lente on peut diminuer cette resistance.33 𝑜𝑕𝑚 .7 𝑜𝑕𝑚 on a un large intervalle. sachant que 𝑅𝑐𝑑𝑒 = 4. Essai du mosfet : 𝐸 = 40𝑣. 𝑡 = 100𝑛𝑠 . on prend 𝑅 = 1.5 𝑘𝑜𝑕𝑚(I = 0. On trouve 𝑅𝑐𝑑𝑒 = 279. section des conducteurs).  Choix de la résistance de grille : Calcul de 𝑅𝑔 : 𝜏 = 𝑅𝑔 𝐶𝑖𝑠𝑠 −𝑡 𝑅𝑐𝑑𝑒 = 𝜏 𝐶𝑖𝑠𝑠 𝑉𝐺𝑆 = 𝑉𝑐𝑑𝑒 (1 − 𝑒 𝜏 ) .Alimentation à découpage Pour de limiter le courant qui traverse l’interrupteur MOSFET nous mettrons en place une résistance 𝑅𝑔 en série sur sa grille.

Bmax : induction maximale (en Tesla).Alimentation à découpage 3. Ce qui correspond à un rapport cyclique limité à 0. son plus gros inconvénient est la perte de la place occasionnée par le fait de devoir bobiner sur la jambe centrale de la forme carrée. Is : courant bominal de sortie.0.95 E = 40 V tension d’entrée (en V). kf : coefficient de foisonnement.1. Nous avons pu déterminer le matériau B50 qui présente des pertes faibles pour des fréquences entre 1 et 100 kHz. n1 = nombre de au primaire.16 w . Cependant. k : rapport de transformation.5 (même moins pour avoir une protection supplémentaire). 3. aussi La forme en E du noyau nous à été imposé par le cahier des charges certainement à cause de son faible coût mais aussi pour sa simplicité d’utilisation et sa large bande de refroidissement.95 = 25. ni à 2°C ni à 100 °C et qui présente les pertes volumiques les moins élevées).𝑘𝑓 . du matériau magnétique. donc l’échauffement (Nous devons choisir un matériau qui ne présente de saturation magnétique. 𝑆𝑒 ≥ 2. Courbe B(H) et évolution de la perméabilité relative μr en fonction de T Pertes magnétiques par unité de voulume suivant la valeur de Bmax. de l’induction maximale et de la densité de courant.𝑛 1 𝐼𝑠 0.5010 3 . 6 . Les choix combinés de la fréquence de fonctionnement. 1 Choix du circuit magnétique : Nous nous plaçons dans le cas classique d’un forward en démagnétisation complète.2 Géométrie du circuit magnétique : Puissance de sortie : 𝑃𝑠 = 𝐴𝑒 = 𝐸 2𝑓𝑛 1 𝐵𝑚𝑎𝑥 𝑉𝑠 𝐼𝑠 𝜂 = 6×4 0.2.5. J : densité de courant dans les enroulements (en A/m2). avec un enroulement de démagnétisation comportant le même nombre de spires que le primaire : n3 = n1.

6 avec 𝐽 = 5 𝐴/𝑚2 On choisit 𝐴𝑒 𝑆𝑒 = 3300 qui correspond au matériel GER 25 × 13 × 7 Où 𝐴𝑒= 55 𝑚𝑚2 .Alimentation à découpage 𝐴𝑒 𝑆𝑒 ≥ 2.95 = 2652.5.5 + 2 5 = 50 𝑚𝑚 pour une seul spire On trouve maintenant la langueur des enroulement primaire et secondaire : 𝑙1. 𝑆𝑒 = 60 𝑚𝑚2 3.0. à un nombre de spires au secondaires : 𝑛2 = 𝑉𝑛 1 𝑠 𝐸𝛼 𝑚𝑎𝑥 = 6×37 40×0.3 Nombres de spires : La détermination du nombre de spire au primaire s’effectue en utilisant l’expression de Ae : 𝑛1 = 𝑛3 = 40 = 36.33 3.82 𝐴 𝑛 𝐼1 = 2 𝐼2 = 0. sections.4 Calcul des longueurs.1816 𝑚𝑚2 Pour essayer de minimiser l’inductance de fuite entre les enroulements 1 et 3 nous allons utiliser la même section de fil pour les enroulements 1 et 3 (S1 = S3) et les bobiner en même temps.5010 3 . diamètres des conducteurs Longuer moyenne d’une spire sur le circuit magnétique GER 25 × 13 × 7 : 𝐿 = 2𝐺 + 2𝐶 + 4𝐹 = 2 7. 𝑛 2 𝑛 1 ce qui donne un rapport de transformation de : 𝑘 = = 12 37 = 0.5 + 2 7.56 𝑚𝑚2 𝐼1 = 0. 12 = 0.5. Le diamètre des conducteurs est donné par : 7 .2. pour Vs = 6 V et n1 = 37. 37 = 1.5 pour être sûr de bien démagnétiser (léger temps mort) . 0.2 ≅ 12 (par précaution).3 = 𝐿 𝑛1 = 50 𝑚𝑚. nous avons : 𝐼2 = 𝐼𝑠 ∝= 2.55 la tension de sortie délivrée par le forward est théoriquement : 𝑉 = 𝑠 𝑛2 𝑛1 𝛼𝑚𝑎𝑥 𝐸 Le rapport cyclique deavt rester lègerement inferieur à 0.6 𝑚 il faut prendre une précaution de couper des files superieure à cette longeur pour le bobinage.2.4 0.50 103 .1𝑘𝑓 𝑃𝑚𝑎𝑥 𝑗𝑓 𝐵𝑚𝑎𝑥 = 2.6.85 𝑚 𝑙2 = 𝐿 𝑛2 = 50 𝑚𝑚. En utilisant les relations précédente qui donnent la section des conducteur en fonction de la densité de courant.36 ~37 2.2.94 𝐴 𝑛 1 𝑆2 = 𝑆1 = 𝐽 𝐼2 𝐽 = 0.1.5 = 11. cela conduit.

𝑛2 : fils de litz . Epaisseur de peau 3.6 Tests sur le transformateur Avant de souder le transformateur sur la maquette. la résistance augmente. La section utile du câble étant plus petite. y compris le secondaire déterminer k = n2 / n1 déterminer Lμ 8 .2 𝑐𝑚3 = 0. nous avons utilisé du fil monobrin de 0. L’épaisseur de peau détermine la largeur de la zone où se concentre le courant dans un conducteur. 3. La documentation du constructeur nous révèle le volume effectif du noyau :   pertes fer 𝑃𝑓𝑒𝑟 = 200 pertes cuivre : 𝑚𝑊 𝑐𝑚 3 .3 = 4𝑆1 𝜋 = 0. Le rapport de transformation mesuré expérimentalement est égal à 0.84𝑚𝑚 𝜋 Les fréquences de commutation étant de 50KHz. il va falloir prendre en compte l’effet de peau qui provoque la décroissance de la densité de courant à mesure que l'on s'éloigne de la périphérie du conducteur.0628 = 0. il faut :     pointer chaque enroulement fils dénudés.29 𝑚𝑚 𝛿 L’utilisation d’un conducteur unifilaire de diamètre D est conditionné par le fait que D > 𝛿. Cela signifie que le courant ne circule pas dans tout le diamètre du conducteur.5 mm pour le primaire et du fil de Litz pour le secondaire de 10×0.48𝑚𝑚 𝐷2 = 4𝑆 = 0. 3. d'où des pertes par effet joule plus importantes. on fait 12 tours.33. Par conséquent.5 Calcul des pertes Nous avons vu dans le chapitre II-1 que les pertes magnétiques pour le matériau choisi sont 𝑃𝑚 ≅ 200𝑚𝑊/𝑐𝑚3 .64 𝑊 .28 mm.   𝑛1 𝑒𝑡 𝑛3 : fils normal on fait 37 tours. Epaisseur de peau : 𝛿 = 564 𝜌 𝜇𝑓 = 1.Alimentation à découpage sachant que 𝑆 = 𝜋𝑑 2 4 𝐷1.7510−3 0. 2 𝑃𝑟𝑖𝑚𝑎𝑖𝑟𝑒 ∶ 𝑃𝑐𝑢 1 = 𝑟1 𝐼1𝑒𝑓𝑓 2 𝑆𝑒𝑐𝑜𝑛𝑑𝑎𝑖𝑟𝑒 ∶ 𝑃𝑐𝑢 2 = 𝑟2 𝐼2𝑒𝑓𝑓 2 2 D’où les pertes cuivre totales : 𝑃𝑐𝑢 = 𝑟1 𝐼1𝑒𝑓𝑓 + 𝑟2 𝐼2𝑒𝑓𝑓 avec 𝑟 = 𝜌 𝑙 𝑆 Les pertes totales : Pertes totales  pcu  p fer .

5 𝜇𝐻 3.285 𝜇𝐻  2 à 𝑣𝑖𝑑𝑒 : 285 𝜇𝐻 2.5𝜇𝐹 (3 avec 1.277𝜇𝐻 𝑙𝑓2 = 2.77 mH (1 avec 2 et 3 à vide) 𝑙𝑓1 + 𝑙𝑓2 + 𝑛 1 2 𝑛 2 2 𝑛 1 𝑛 2 𝑙𝑓2 = 27𝜇𝐹 𝑙𝑓1 = 3.2 en court circuit ) 𝑙𝑓1 = 5.08.8 Essai à vide du transformateur :  Mesure de l’inductance magnétisante : on mesure le courant démagnetisant dans l’enroulement 3 pour voir l’image de 𝑖𝑢1 .082 ∆I ∆t = E Lu Lu = 3 mH Mesure de la capacité Coss : On mesure la tension VDs au niveau du MOSFET 9 . 10−3 × 20 = 0.7 Inductances du transformateur :   Lμ = 2. ∆I = ∆V × 20 = 4.1 𝑒𝑛 𝑐𝑜𝑢𝑟𝑡 𝑐𝑖𝑟𝑐𝑢𝑖𝑡 ∶ 3.Alimentation à découpage 3 .

α = 0. le courant d’entrée.C = Ie dt dv Contraintes pour dimensionner la capacité : on prend un ∆V = 1% pour 3 periodes. On choisit la capacité dans la datasheet en fonction de la ESR la plus faible possible. m.Dimensionnment Filtre de sortie : Le filtre de sortie est constitué d’une inductance de lissage et d’un condensateur.Alimentation à découpage 1 L u Coss 1 Lu w 2 1 (2π.649 A . 3.On peut prendre une capacité plus grande. En resumé les contraintes pour le choix de la capacité de decouplage sont la tenue en tension. 4 . Le role de ce filtre est d’attenué les ondulations de la tension. 10−6 F On remarque que Lf est superieure à celle mesurée par le pont diviseur . les contraintes sont le prix et le volume. On remarque que les industances de fuites diminuent Lf quand on met la capacité d’entrée . Ce = 0.10 −3 2 w= Coss = = Coss = 0.81.9 Dimensionnment capacité d’entrée : capacité electrochimique qui permet de decoupler .On prend une capacité C = 220 uF avec une ESR=0. ce qui est juste car Lf ici est la somme des inductances de fuites du transformateur et des inductances de cablage.649 × 6.10 −5 0.20010 3) 3. w= 1 L f C oss Lf = 1 2πC oss = 8. Ie = Is.25 ohm.4 = 97 uF ~100uF . le prix et le volume . 10 .21 nF Mesure de l’inductance de fuite : On la mesure au niveau de Vds.

2 dimensionnment du circuit magnétique : A e Se ≥ 2.10 −6 4S π = 0.1.5×62.4mf avec R s = Vs Is = 6 4 = 1.4) 5×0.5.10 6 = 0.55.3 dimensionnement de la capacité de sortie : f≥ 1 2πCs R s k Cs = 1 2πfcR s k = 0. Le cahier des charges impose une ondulation de courant aux bornes de la bobine égale à 20% du courant de sortie.01mm < 2𝛿 Mesures de l’inductance dimensionnée avec le pont diviseur : L = 83 mF.8A.2 Calcul de l’entrefer : e= S= n2 Ae ue L πd 2 4 = 25 2 ×0.10 −4 ×4π. 11 . On a pris deux capacité de 470 nF en parallèle au lieu de prendre 1mF.8×50.5.392 mF ~0.10 −6 ×4. On constate que L est surdimensionnée. Se = 60 mm2 calcul du nombre de spire : n= LI max A e B max = 62.69 mm ~0.5.10 −6 = 25 spires 3.09 ohm au kieu de 0.10 −7 62.1 inductance de filtrage : Cette inductance L a pour but de lisser le courant de sortie Is.5 uH 4.2×55. 10−8 On choisit Ae Se = 3300 qui correspond au matériel le même circuit magnétique que celui utilisé pour le dimensionnement du transformateur Ou Ae= 55 mm2 . d’où ΔiL = 0.25 ohm et fc la fréquence de coupure à 0db qu’on peut choisir à un decade de la fréquence de decoupage soit 5Khz. pour la capacité de 1mF. car les 2 capacités en parallèle ont une ESR plus petite soit 0.2.4 0. 4.10 3 = 62. Dans notre cas on a pris fc = 1Khz.5αI max I jB max = 2. On choisit demettre une capacité plus grande soit 1mF .Alimentation à découpage 4. L= V s ×T 2Δ iL = Vs 2fΔ iL = 5 2×0.7mm d= = 1.10 −6 ×4×(4+0.275. cela est due au fait que le pont diviseur nous donne une mesure à vide.

le point de fonctionnement de sortie soit approximativement vérifié car la globalisation des pertes vis-à-vis du transformateur fait que le transformateur ne possède pas le bon rapport de transformation pour les pertes occasionnées.11 V ∆I ∆t = Vs Lu Ls = 60 mH Mesures des éléments constituants de Cs : On retrouve ESR = ∆V ∆I = 5487 mohm . ∆I = ∆V × 20 = 40.5 us . Le fait de mettre 2 capacités en parallèle diminuent l’influence de ESR et Ls(sur la figure on voit meme pas l’effet de Ls). ∆t = 9. La figure si dessous suivante montre la caractéristique Vs = f(Is) pour différents rapports cycliques de telle sorte qu’à pleine charge (résistance de sortie la plus faible). 10−3 × 20 = 0.4 Essai en charge du filtre : Mesure de l’inductance placée dans le circuit en charge : on la mesure au niveau du courant demagnetisant dans l’enroulement 3 qui donne l’image.Alimentation à découpage 4. Caracterisation de l’alimentation en boucle ouverte : 5. 12 . Vs = 5. 5.082 .1 Caractérisation Vs(Is) : Nous avons tracé la caractéristique de sortie pour une résistance de charge variant de 0 à au point nominal avec extension pour les faibles courant.

ou plus le courant diminue le rendement chute et cela s’explique des pertes dans les semi-conducteurs qui devient significatif par rapport à la puissance fournie par l’alimentation.1 0 0 1 2 3 4 5 n(Is) Courant Is(A) Remarque : en conduction continue le rendement est meilleur par rapport à la conduction discontinue.2 Vs(Is)alpha 0. 13 .8 0.4 0.3 0.9 0.35 Vs(Is)alpha_0.5 Courant Is(A) Vs(Is) : en conduction continue la courbe n’est pas linéaire.2 0.Alimentation à découpage Lorsque le courant Is diminue. il n’y a plus suffisamment de courant dans L pour maintenir la conduction continue. Le passage en conduction discontinue s’accompagne donc d’une montée de la tension Vs.5 0.2 Caractéristique n(Is) : On remarque que le rendement varie en fonction du courant de sortie. on a une petite pente qui explique les pertes résistives de l’alimentation (impédance de l’alimentation).7 Rendement (n) 0. 12 10 Tension Vs(V) 8 6 4 2 0 0 1 2 3 4 5 "Vs(Is)alpha_0.6 0. 5. 0. Il faut éviter à tout prix un fonctionnement dans cette région.

La patte 3 est quant à elle le retour de courant. donc il conviendra de choisir un point de fonctionnement du circuit intégré incluse dans la partie linéaire ou le courant est stable. 6. le choix du couple Rt Ct permet de fixer la fréquence de l’oscillateur et le rapport cyclique max 4. UC 2844 1. C’est ce signal de commande qui nous permettra de piloter le semi-conducteur de puissance. 7. Le circuit possède une fonction de protection qui inhibe le fonctionnement si la tension d’alimentation est trop faible. Les pattes 1 et 2 sont l’amplificateur d’erreur et le retour de tension. 6-1 Dimensionnement de Rh La caractéristique ci contre nous montre la tension d’alimentation du circuit Vcc en fonction du courant absorbé par le circuit Icc. 2. La patte 6 est le signal de commande. Le circuit UC 2844 nous permet directement de piloter le MOS.30V]. 14 . La patte 5 représente la masse GND. C’est une caractéristique non linéaire. dit en « mode courant » est réalisé grâce au circuit intégré UC 2844. ce qui nous permet de ne pas le griller. et permet également de réaliser simplement la régulation de la tension de sortie. La patte 4 nous permet d’accéder à l’oscillateur et au rapport cyclique max. 5. Nous prendrons donc Vcc=25v et Icc=13mA. donc dans l’intervalle *20. La patte 8 est la tension de référence.Alimentation à découpage 6 Mise en œuvre du circuit de commande : Le type de commande utilisé. La tension de référence est fixée à 5V dans le circuit intégré. La patte 7 nous permet d’alimenter le circuit. 3. Cette tension de référence est également disponible pour alimenter le dipôle RC qui permettra de fixer la fréquence de l’oscillateur.

Pour que cette tension ne s’écroule pas lors de la commande de l’amorçage du Mosfet. ce temps mort est nécessaire. Il faut que la résistance Rt soit la plus grande possible pour ne consommer que 1mA. D’âpres les abaques ci-dessous ont trouve donc pour ces deux valeurs : 𝑅𝑡 = 12 𝑘Ω 𝐶𝑡 = 2 𝑛𝐹 On a modifier la valeur Rt = 12 KΩ à Rt = 8. La fréquence de l’oscillateur est deux fois supérieur à la fréquence de découpage.2 kΩ parce que elle donnée pas la valeur souhaité de la fréquence de l’oscillateur de 100 kHz [Annexe].2 kΩ. soit donc foscillateur =100 kHz Temps mort à 2 % foscillateur = 100kHz. il nous faut créer une consigne de courant maximale que nous pouvons modifier. 6-2 Dimensionnement de la résistance Rt et du condensateur Ct pour l’oscillateur Le MOS et la diode ont un temps de commutation non spontanée. Pour cela. Ont définit le « temps mort » part : 2% ≤ « temps mort » ≤ 5% où c’est Ct qui permet de régler le temps mort.5.Alimentation à découpage 𝑅8 = 𝑉𝑖𝑛 − 𝑉𝑐𝑐 40 − 25 = 𝐼𝑐c 13.circuitent le circuit. Il permet de limiter le rapport cyclique légèrement en dessous de sa valeur maximale 0. Le potentiomètre et l’amplificateur en suiveur Afin de faire varier notre rapport cyclique. On définit un temps mort pour que la diode et le MOS ne conduisent pas en même temps et donc ne court. 10−3 𝑅8 = 1. Le Mosfet et la diode n’ayant pas des temps de commutation spontanés.15 𝑘Ω La résistance prise pour R8 est de 1. nous rajoutons une capacité de découplage « C8 » d’une valeur de 100nF. nous allons utiliser l’amplificateur interne de l’UC3844 qui nous 15 .

voir schéma) ou la tension d’entré du suiveur et la tension de sortie Ve = Vs (gain unitaire). La régulation de courant de type à courant maximum. Test de la boucle de régulation de courant : Principe de la régulation à courant maximum 12 10 8 6 4 2 0 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Régulation avec Rt = 12 KΩ Régulation avec Rt = 8. 7 Régulation en courant : La boucle fermée de courant s’obtient tout simplement en supprimant les résistances R1 et R2 et en connectant l’entrée de mesure du circuit intégré de commande à la résistance de shunt. 16 .Alimentation à découpage servira plus tard de correcteur comme un AOP en suiveur (pour cela R1=R2. Il faut cependant rester dans la plage de variation du rapport cyclique pour visualiser cette régulation de courant. nous utilisons un pont diviseur variable (potentiomètre) pour créer cette tension variable. avec un courant de référence fixe et en jouant sur la charge. illustrée figure ci-contre permet d’envoyer les ordres de rapport cyclique de telle façon que le courant soit régulé à sa valeur maximum. Ensuite l’entrée du suiveur devant être variable. on s’aperçoit que le courant de sortie est quasiment constant.2 KΩ Tension Vs (V) Courant Is (A) Pour cet essai.

5 ou inférieur à 0. Du point de vue « commande ». Pour cela nous allons contrôler le courant dans l’inductance de lissage L. Cette commande à faire un blocage dès que I L atteint un seuil que l’on notera Iref et s’amorcera périodiquement par une horloge. La plage de variation de α étant relativement limité. la régulation tend à augmenter le rapport cyclique α de telle façon que le courant Is tende à augmenter. la régulation tend à diminuer le rapport cyclique α de telle façon que le courant Is tende à diminuer. faire varier Rs revient à faire varier Is et :  si le courant Is augmente.2 kΩ (fonctionnement source de courant). nous pouvons exprimer le circuit moyen équivalent vu du secondaire du Forward comme suit : Nous allons utiliser une commande par courant maximum afin de réguler ce courant I L .1 Introduction à la régulation Nous désirons effectuer une régulation de la tension de sortie afin de la maintenir constante quelle que soit la charge appliquée (de 0 court circuit à l’infinie : circuit ouvert).  si le courant Is diminue. nous constatons que la régulation en courant fonctionne bien. Comme le rapport cyclique est encadré dans l’intervalle α [0 . En particulier. Cette commande à courant maximal à l’avantage de régulé le courant à une valeur max qui fait une protection pour l’alimentation (commande et au même temps  une protection de courant). il est clair que le correcteur ne peut pas réguler des courants qui nécessiteraient d’avoir un rapport cyclique supérieur à 0.  17 . la mise en court-circuit ou en circuit ouvert de la sortie provoque la dérégulation du courant car α est fixé entre un min et un max. 0. pour toutes valeurs de Vs sur une petite plage de variation de Rs. il est donc normal d’avoir une limitation de plage de courant régulé.5] . Que l’on vérifie la condition de source parfaite de courant Is = Cte.Alimentation à découpage On remarque bien que le fait de changer la résistance de Rt nous a donné une régulation meilleure avec des pentes élevées pour les deux courbes de régulation Vs(Is) avec Rt = 8. 8 Boucle de régulation de tension : 8. Cette commande en mode a pour avantage la simplicité de découplage du système en deux premiers ordres. Expérimentalement. En effet.

nous avons corrigé localement la boucle ouverte C(p). Rch Vs ( p) k . obtenir un temps de réponse faible (Large bande passante).Cp Donc pour satisfaire la nullité de l’erreur statique. parce que lui il peut assurer l’isolation galvanique et donne une image de courant plus propre et plus juste (Inconvénient : plus cher et il faut prévoir un circuit d’alimentation pour le capteur) 8. la mesure du courant I1 se fait par la résistance de shunt Rs (elle est moins chère et plus facile  à mettre en œuvre).2 Détermination correcteur Pour réaliser la régulation de courant. nous avons introduit un correcteur de sorte à annuler l’erreur statique. un système stable et un gain faible à la fréquence à la fréquence de découpage.Rs F ( p)   V p ( p) 1  Rch. soit de I L au courant magnétisant pré. Fonction de transfert du correcteur 18 .Alimentation à découpage Le courant IL sera prélevé au primaire comme indiqué sur la figure cidessus. Cette deuxième étape a servi à stabiliser le système. Le mieux c’est de mettre un capteur à effet Hall directement sur le courant IL.F(p) de sorte à placer une pente de -20 dB au voisinage de la fréquence de coupure fc. il a fallut introduire un correcteur C(p) à action intégrale. Le système à corriger ne possède pas d’action intégrale dans sa chaine directe. Ce courant au primaire est une image du courant maximum I2. En pratique. Ensuite.

5 V. avec ce circuit.7𝑛𝐹 2ПR1 f0 Le schéma interne du circuit intégré de commande montre que l’amplificateur d’erreur admet pour consigne la tension de 2. La méthode utilisée pour pouvoir faire varier la tension de sortie sous une consigne constante est de procéder à une division de la tension de sortie mesurée. f2 = 1 2ПR 2 C 2 Et on trouve : f1 = 1. Nous devions déterminer les fréquences f1 et f2 centrées autour de la fréquence de coupure de sorte à avoir une marge de 10dB en f1 et de -10dB en f2. On fixe le gain de C(p) afin d’obtenir 0 dB en fd.25 kHz . Il devient alors possible de régler le point de fonctionnement.f2] centré sur la fréquence de coupure fc du système F(p) C(p) en boucle ouverte de façon à avoir une marge de 10 dB en f1 et de -10 dB en f2. soit C2.Alimentation à découpage 𝐶(𝑝) =  1 ∗ (1 + 𝜏1 𝑝) 𝜏0 𝑝(1 + 𝜏2𝑝)  On prend une fenêtre [f1. f0 = 1 2ПR 1 C 1 . Un potentiomètre prélève donc Vs et la divise pour l’envoyer sur l’entrée de mesure de tension du circuit intégré de commande.3 Courbe de régulation de tension : 6 Tension Vs(V) 5 4 3 2 1 0 0 1 2 3 4 5 6 7 Vs(Is) 2 Vref = 5 Vs(Is) Vref =4 Courant Is(A) 19 . f2 = 12. C1. = 1273 Ω = 1. La fréquence de coupure de la partie intégrateur du correcteur (𝑓0 = 1 2𝜋𝜏)) est ainsi fixée à une décade au dessous de la fréquence de découpage fd soit 5 kHz (parallélogramme f1 f2 fd f0 avec la distance f1 f2 égale à une décade). R2 et R1. de pourvoir faire varier la consigne de l’asservissement de tension.5 kHz avec C2=10nF. f1 = 1 2П(R 1 +R 2) C 2 . f1. Il n’est pas possible. Le dimensionnement de ce correcteur consiste à déterminer la valeur des éléments qui le constituent.2 𝑘Ω 2Пf2 C2 1 R1 + R 2 = 𝑑′ 𝑜𝑢 𝑅1 = 11459 Ω 2Пf1 C2 1 C1 = 𝑑′ 𝑜𝑢 𝐶1 = 2. R2 = 1 8 . On aura f2=10f1. On aura f2=10.

nous obtenons le rendement maximal de l’alimentation.2 0. pour un courant de sortie de 2. le courant magnétisant à une certaine valeur.5 0. 2.2A. Zone 2 : plage du rendement maximal où. Le passage conduction discontinu à continu est totalement effacé par la régulation.8 0. si nous ne négligeons plus le courant magnétisant.7 Rendement n 0. Zone 1 : ou le rendement est très faible à cause des pertes dans les semi-conducteurs qui consomme en permanence dans le circuit et aussi avec leur tension de seuil pour les faibles valeurs de courant.3 0.1 0 0 1 2 3 4 5 6 7 2 1 3 4 Courant Is (A) On peut remarquer que le rendement est quasiment constant sur toute la plage de fonctionnement. on peut remarquer une chute de la tension au alentour de 6 ampères du à la limitation du courant. Zone 3 : fonctionnement au régime nominal : on remarque que le rendement chute un peut d’une façon où plus le courant monte le rendement diminue (pertes résistifs de l’alimentation). On trouve trois plages de rendement : 1. C’est à dire de l’alimentation à vide jusqu'à la limitation en courant à environ 5. 8. L’explication est la suivante. Si l’on continu à diminuer la charge de sortie. notre alimentation n’est pas performante. la limitation du courant se fait sur le courant maximal du Mosfet.5A. Un tour de plus sur le transformateur aurait permis d’obtenir une tension en sortie de secondaire un peu plus grande et de mieux réguler que la tension à 5 Volts. Comme le courant maximal est constant (6 A) cela veut dire que le courant de sortie augmente. Cependant à vide.4 0. 20 . On remarque que la tension est mieux régulée pour une tension de référence de 4 volts que pour la tension de sortie désirée de 5 Volts. On voit pourtant que le courant continu de croître en sortie. Ensuite. on s’aperçoit qu’au moment ou le dispositif atteint le courant maximal dans le Mosfet.Alimentation à découpage On remarque bien que notre régulation de tension fonctionne sur la plage entière de fonctionnement.6 0. le rapport cyclique va encore diminuer engendrant une diminution du courant magnétisant. La limitation du courant ne se fait donc pas franchement. le courant maximal est proportionnel à la valeur du courant de sortie. Cependant.9 0.4 Le rendement : 0. 3. le courant magnétisant. Le courant maximal réglé est normalement de 6 ampères environ. En négligeant.

on pourrait les remplacer par des Mosfets et aussi redimensionner le transformateur. Les principes physiques qui régissent le fonctionnement de cette alimentation ont été vérifiés à travers le test de la bonne marche du dispositif. Zone 4 : le rendement dans cette partie s’écroule complètement à cause de la limitation de courant dans notre régulation et aussi à cause des pertes résistives qui sont proportionnelles au carré du courant. Pour améliorer le rendement de cette alimentation. Conclusion : Nous avons mis en œuvre le dimensionnement et la conception d’une alimentation Forward. 21 . il faudrait en priorité changer les diodes de sortie.Alimentation à découpage 4. Les différentes contraintes technologiques sur chacun des composants sont des éléments déterminant dans la qualité et le rendement d’une alimentation.

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