La physique des particules est la branche de la physique qui étudie les constituants élémentaires de la matière et les rayonnements, ainsi

que leurs interactions. On l'appelle aussi parfois physique des hautes énergies car de nombreuses particules élémentaires, instables, n'existent pas à l'état naturel et peuvent seulement être détectées lors de collisions à hautes énergies entre particules stables dans les accélérateurs de particules.

Sommaire
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1 Historique o 1.1 Les grandes dates 2 Classement des particules subatomiques o 2.1 Leptons, hadrons et quarks  2.1.1 Leptons  2.1.2 Hadrons  2.1.3 Quarks  2.1.4 Gluons o 2.2 Existence de trois familles o 2.3 Bosons et fermions o 2.4 Particules et antiparticules o 2.5 Interactions et champs  2.5.1 Interaction électromagnétique  2.5.2 Interaction faible  2.5.3 Interaction électrofaible  2.5.4 Interaction forte  2.5.5 Interaction gravitationnelle o 2.6 Tableau récapitulatif 3 Modèle standard 4 Principales interactions avec la matière o 4.1 Particules chargées  4.1.1 Particules légères : électrons, positrons  4.1.2 Particules lourdes : muons, protons, alpha, pions o 4.2 Particules non chargées  4.2.1 Photons  4.2.2 Neutrons  4.2.3 Neutrinos 5 Production et détection des particules 6 Notes et références 7 Voir aussi o 7.1 Articles connexes o 7.2 Bibliographie récente
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7.3 Liens externes

Historique[modifier]

L'idée que la matière se compose de particules élémentaires date au moins du VIe siècle av. J.C.. À l'époque, elle reposait au fond sur l'incapacité à maîtriser la notion de continu : voir les paradoxes de Zénon d'Élée. La doctrine philosophique de l'atomisme a été étudiée par les philosophes grecs, tels que Leucippe, Démocrite et Épicure. Bien qu'au XVIIe siècle, Isaac Newton ait pensé que la matière soit composée de particules, c'est John Dalton qui, en 1802, énonça formellement que tout est constitué d'atomes minuscules. Cette hypothèse ne devint réellement scientifique qu'à partir du moment où l'on sut estimer la taille des atomes (1865, Loschmidt ; 1870, Lord Kelvin) En 1869, le premier tableau périodique de Mendeleïev permit d'affermir le point de vue prévalant durant tout le XIXe siècle que la matière était faite d'atomes. Les travaux de Thomson établirent que les atomes sont composés d'électrons légers et de protons massifs. Rutherford établit que les protons sont concentrés dans un noyau compact. Initialement, on pensait que le noyau était seulement constitué de protons et d'électrons confinés (afin d'expliquer la différence entre la charge et le nombre de masse), mais ultérieurement il s'avéra qu'il était constitué de protons et de neutrons. Au XXe siècle, les progrès de la physique nucléaire et de la physique quantique, avec les preuves spectaculaires de la fission nucléaire et de la fusion nucléaire, donnèrent naissance à une industrie capable de produire un atome à partir d'un autre, rendant même possible (mais non rentable économiquement) la transmutation de plomb en or. Tout au long des années 1950 et des années 1960, une variété ahurissante de particules a été trouvée lors d'expériences de collision : un « zoo de particules ». Cette expression perdit de son intérêt après la formulation du modèle standard dans les années 1970, car le grand nombre de ces particules put être conçu comme résultant de combinaisons d'un relativement petit nombre de particules fondamentales, encore que le calcul des propriétés des particules composées en soit encore à ses balbutiements, et que les nombreux paramètres du modèle standard n'aient pas trouvé d'explication satisfaisante pour leurs valeurs.

Les grandes dates[modifier]

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1873 : Maxwell réalise d'importantes recherches dans quatre domaines : la vision de la couleur, la théorie moléculaire, l'électricité et le magnétisme. Il arrive à unifier les deux derniers par une théorie unique, l'électromagnétisme. Cette théorie de Maxwell permet de décrire la propagation des ondes lumineuses dans le vide et d'en prédire un spectre de fréquences théoriquement illimité. 1874 : George Stoney développe la théorie de l'électron et estime sa masse. 1895 : Röntgen découvre les rayons X. 1896 : Becquerel découvre la radioactivité de l'uranium. 1897 : Thomson découvre l'électron et crée un modèle où l'atome est décrit comme une entité de charge neutre (contenant un noyau positif avec de petits électrons négatifs). 1898 : Marie et Pierre Curie séparent les éléments radioactifs. 1900 : Planck, afin d'interpréter les variations de couleur d'un corps incandescent en fonction de la température, et de résoudre certains problèmes mathématiques liés à ce problème, suggère un artifice : le rayonnement est quantifié (pour chaque fréquence, il est émis par paquets d'énergie, de valeur, ou quantum, dépendant de la fréquence).

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1905 : Einstein propose qu'un quantum de lumière, qui sera nommé en 1926 «  photon », se comporte comme une particule. Les autres théories d'Einstein expliquent l'équivalence de la masse et de l'énergie, la dualité onde-particule des photons, le principe d'équivalence et la relativité restreinte. 1909 : Hans Geiger et Ernest Marsden, sous la responsabilité de Rutherford, envoient des particules alpha sur une mince feuille d'or et observent parfois de grands angles de diffusion, ce qui suggère l'existence d'un noyau positivement chargé, petit et dense (la collision est rare) à l'intérieur de l'atome. 1911 : Rutherford conclut à l'existence du noyau comme résultat de l'expérience de diffusion alpha réalisée par Geiger et Marsden. 1913 : Bohr construit la théorie de la structure atomique basée sur des hypothèses quantiques. 1919 : Rutherford prouve l'existence du proton. 1921 : Chadwick et E.S. Bieler concluent qu'une force de grande intensité maintient le noyau uni, malgré la répulsion électrostatique coulombienne entre protons. 1923 : Compton découvre la nature quantique (particulaire) des rayons X, confirmant que les photons sont des particules. 1924 : de Broglie propose des propriétés ondulatoires pour les particules formant la matière. 1925 : Pauli formule le principe d'exclusion pour les électrons à l'intérieur d'un atome. W. Bothe et Geiger démontrent que l'énergie et la masse sont conservées dans les processus atomiques. 1926 : Schrödinger développe la mécanique ondulatoire, qui décrit le comportement des systèmes quantiques pour les bosons. Born donne une interprétation probabiliste de la mécanique quantique. Lewis propose le nom de photon pour le quantum de lumière. 1927 : Découverte de la désintégration β. 1928 : Dirac propose son équation d’onde relativiste pour l’électron. 1930 : Pauli suggère l’existence d'un neutrino invisible, afin d'interpréter l'apparente disparition de l'énergie dans la désintégration β. 1930 : Particules élémentaires, incluant l'électron, le proton, le neutron (dans le noyau), le neutrino dans la désintégration β, le photon, quantum de champ électromagnétique. 1931 : Découverte du positron (Anderson). Dirac réalise que le positron est aussi décrit par son équation. 1932 : James Chadwick découvre le neutron . 1933/34 : Fermi formule sa théorie sur la désintégration β (interaction faible) : ex. . 1935 : Yukawa formule son hypothèse sur les mésons : La force nucléaire est due à l’échange de particules massives, les mésons. 1937 : Découverte du lepton µ. Bien qu'ayant à peu près la masse prévue pour le méson de Yukawa, il n'a pas d'interactions assez fortes avec la matière pour jouer ce rôle. 1938 : Énoncé de la loi de conservation du nombre baryonique. 1946/1947 : Découverte du méson chargé , le pion (Powell), prédit en 1935. Le est produit par la désintégration β : . 1946/1950 : Théorie quantique de l’électromagnétisme (QED) (Feynman, Schwinger et Tomonaga). 1948 : Production artificielle du . 1949 : Découverte du .

1979 : Mise en évidence d’un gluon à DESY. 1956 : Découverte de la violation de la parité dans les atomes de 60Co par ChienShiung Wu et Amber. au Fermilab. Les particules élémentaires peuvent être classées en différentes sous-catégories en fonction de leur propriétés. 1954 : Yang et Mills proposent les théories de jauge non-abéliennes. 1964 : Découverte de la violation de CP dans les systèmes par Cronin. l'« étrangeté ». 1968-1969 : SLAC détecte une structure ponctuelle du nucléon. 1998 : Preuve de l'existence de neutrinos de masse non-nulle au Super-Kamiokande. 1976 : Découverte du méson charmé et confirmation de l’existence du quark . 1967 : Glashow. 1956 : Lee et Yang suggèrent que la force faible peut engendrer une violation de la parité. Prédiction de l’existence du boson de Higgs et des bosons lourds et . 1983 : Découverte du et du au CERN. constituants qui pourraient être à la base du classement par SU(3). C'est pourquoi on ne peut observer les quarks colorés. 1973 : Liberté asymptotique postulée. à l'Université Stanford et à Brookhaven. Fitch. • • • • • • • • • • • • Classement des particules subatomiques[modifier] Article détaillé : Particule élémentaire. 1995 : Découverte d’un sixième quark. . Christenson et Turlay. Ceci est interprété en termes d'un nouveau nombre quantique. conservé par les interactions fortes et électromagnétiques. le top . 1965  : Le nombre quantique de la couleur est proposé : toutes les particules observées sont de couleur neutre. est suggéré. 1976 : Découverte d’un troisième lepton chargé. . 1990 : L'étude de la désintégration du au LEP (CERN) montre que le nombre de neutrinos « légers » ( GeV) est limité à 3. 1964 : Un nouveau quark. 1952 : Découverte du Δ (état excité du nucléon). 1951 : Découverte d'événements en « V » : désintégration de particules et ayant une vie moyenne « étrangement » longue.• • • • • • • • • • • • • • • 1950 : Découverte du pion neutre. 1955 : Découverte de l'antiproton (Chamberlain et Segrè). Salam et Weinberg proposent un schéma d’unification des forces électromagnétiques et faibles. le bottom . . 1978 : Découverte d’un cinquième quark. 1964 : Existence des quarks et (postulée par Gell-Mann et Zweig). 1962 : Découverte des deux neutrinos et . Prédiction de l’existence des gluons. 1973 : Énoncé de la théorie des interactions fortes entre particules colorées (QCD). le . des dizaines de fois plus massifs que les particules élémentaires connues à ce jour. au Fermilab. 1974 : Découverte du et de particules contenant un quark charmé . 1960/1970 : Découverte de centaines de particules « élémentaires » : 1961 : Murray Gell-Mann propose la « voie octuple » SU(3)pour classer toutes ces particules.

donne l'étrangeté S . On en observe plus de 200. ainsi nommés parce que leurs masses sont relativement petites) sont caractérisés par les propriétés suivantes: 1. familles ou générations de leptons connues sont : 1. épais ») sont caractérisés par les propriétés suivantes : 1. Voici les hadrons les plus fréquemment observés (baryons de spin 1/2. lourd) auxquels on associe un nombre quantique spécial (le nombre baryonique) essentiellement constitués de trois quarks. Charge « faible » les regroupant en paires appelées doublets d’interaction faible. Ils peuvent être classés en deux groupes : les baryons. 3. notamment leur masse. l'axe horizontal I3 la composante d'isospin. car ils sont composés d'un quark et d'un antiquark. et l'axe oblique Q la charge électrique . Interactions faibles. Absence d'interaction forte (ils ne portent pas de couleur). (du grec barus. léger. qui diffèrent par diverses propriétés. 3. 3. « moyen ») responsables des interactions fortes « résiduelle » entre hadrons. Obéissance à la statistique de Fermi-Dirac (ce sont des fermions). « gros. et leur(s) symbole(s) figure à côté . 4. les particules sont représentées par les cercles roses. et les mésons. (du grec mesos. Constitution à partir de quarks. le contenu principal en quarks est indiqué à l'intérieur de chaque cercle : . Charges électriques entières (multiples de la charge de l’électron). Enfin. Les trois paires.Leptons. mais plutôt des états liés de quarks. (l'électron et son neutrino) (le muon et son neutrino) (le tau et son neutrino) Hadrons[modifier] Les hadrons (du grec hadros. Présence d’interaction forte (appelée « résiduelle » pour la distinguer de l'interaction forte de couleur liant les quarks et les gluons entre eux). l'axe vertical. 2. 2. mésons de spin 0 et baryons de spin 3/2) – sur ces figures. les cercles divisés en deux représentent les deux particules indiquées en regard. hadrons et quarks[modifier] Leptons[modifier] Les leptons (du grec leptos. orienté vers le bas. Les hadrons ne sont donc pas des particules fondamentales. Charges électriques entières (multiples de la charge de l’électron). et auxquels on donne le nombre baryonique 0. 2. non représentées sur ces diagrammes. 4.

. se reflétant notamment sur la différence de masse entre les deux éléments centraux Λ0 et Σ0.Premier nonet de baryons Nucléons : S = 0 Nonet de baryons (spin 1/2) Octet Étrangeté 1 Étrangeté 2 Singulet Étrangeté 1 neutron et proton 3 Sigma 2 Xi 1 Lambda Ce « nonet » de 9 baryons assez semblables se divise en un « octet » de 8 et une seule particule formant un « singulet ». Ceci correspond à des propriétés de symétrie entre les quarks composants.

.Premier nonet de mésons Étrangeté -1 Nonet de mésons (spin 0) Octet Étrangeté 0 Étrangeté +1 Singulet Étrangeté 0 2 kaons 3 pions 2 anti-kaons 1 êta A nouveau. ce « nonet » de 9 mésons assez semblables se divise en un « octet » de 8 et un «  singulet ».

Ils possèdent une charge faible et forment des doublets d’interaction faible. Quarks[modifier] Les quarks sont les particules fondamentales qui forment les particules observées. à une constante près. Ils interagissent fortement (soumis à l’interaction forte) 2. On leur associe aussi une charge de couleur (3 couleurs possibles. celui de l'étrangeté S au nombre de quarks s. bissecteur entre les deux précédents. Ils portent des charges électriques fractionnaires. 1. 5. .Premier décuplet de baryons Étrangeté 0 Décuplet de baryons Étrangeté 1 (spin 3/2) Étrangeté 2 Étrangeté 3 4 Delta 3 Sigma excités 2 Xi excités 1 Omega Ici. et le troisième axe. non tracé. la symétrie entre les membres du décuplet est plus frappante : l'axe de la charge électrique Q correspond bien. ce sont des triplets) par laquelle ils subissent l’interaction forte. 3. au nombre de quarks d. 4. Ils obéissent à la statistique de Fermi-Dirac (ce sont des fermions). au nombre de quarks u.

5. down. On leur associe aussi une charge de couleur (8 couleurs possibles. Ils obéissent à la statistique de Bose-Einstein (ce sont des bosons). ils peuvent être regroupés en doublets qui sont des copies conformes. Ceci rend les calculs mathématiquement très compliqués. à ne pas confondre avec le nombre de couleurs portées par les quarks. Ils interagissent fortement (porteurs de l’interaction forte) 2. on soupçonne que les familles de quarks et leptons sont reliées. subissent le confinement de couleur. autre paramètre fondamental) : . il en existe trois de chaque. 4. puisqu'ils sont eux-mêmes colorés. Quarks Q = 2/3 (up) (charme) (top) Q = −1/3 (down) (strange) (bottom) Antiquarks Q = -2/3 (anti-up) (anti-charme) (anti-top) Q = 1/3 (anti-down) (anti-strange) (anti-bottom) De façon générale. 3. Comme les leptons. En 2007. les quarks et gluons. c'est un octet) et ils subissent donc l'interaction forte. 1. Gluons[modifier] Les gluons sont les particules fondamentales qui assurent la cohésion des hadrons et des mésons en liant les quarks entre eux. charmé. Existence de trois familles[modifier] L'ensemble des particules élémentaires semble pouvoir se décomposer en trois familles (ce nombre de trois est un paramètre fondamental du modèle standard. il semble que seuls des arguments de symétrie viennent appuyer cette assertion. mais également entre eux. Seules des combinaisons où toutes les couleurs se compensent (combinaisons blanches) peuvent constituer des hadrons libres. étrange.On compte six types ou saveurs de quarks : up. On ne compte que huit gluons. sauf pour ce qui est de leurs masses. qui interagissent avec tous les types ou saveurs de quarks. Ils ne possèdent pas d’interaction faible. bien que la théorie soit formellement connue. Ils sont électriquement neutres. étant colorés. bottom (aussi appelé « quark beauté » pour des raisons historiques) et top. d'où le fait que les progrès sur l'architecture des particules soient très lents. En raison de l'intensité de l'interaction forte. qui fait que l'on ne peut pas les observer isolément.

le spin. deux fermions ne peuvent pas se trouver dans le même état. Une antiparticule se caractérise donc par : . C'est ce qu'on appelle une antiparticule. Fermions : Ce sont des particules de spin demi-entier ( ) qui obéissent à la statistique de Fermi-Dirac. désignés par les indices 1 et 2 est décrit par une fonction d'onde qui est symétrique sous l'échange des particules : . ce qui est absurde (principe d'exclusion de Pauli). et laisse sa place vacante. c'est-à-dire qu'un système de deux bosons identiques. Il détermine également le type de statistique auquel est soumise la particule.Bosons et fermions[modifier] Articles détaillés : Boson et Fermion. et dont toutes les propriétés (charge électrique. désignés par les indices 1 et 2 est décrit par une fonction d'onde qui est antisymétrique sous l'échange des particules : . • Particules et antiparticules[modifier] Article détaillé : Antiparticule. elle devient une solution d'énergie positive. c'est-à-dire qu'un système de deux fermions identiques. par exemple) sont opposées à celles des solutions normales. La mécanique quantique introduit la notion de moment cinétique intrinsèque d'une particule. Dirac interpréta ces solutions ainsi : en fait l'espace vide est l'ensemble de toutes ces solutions. En particulier. Certaines solutions de l'équation qui porte son nom apparaissent comme portant une énergie négative. Le trou laissé vacant par cette solution d'énergie négative apparaît comme une particule d'énergie positive. La notion d'antiparticule fut proposée par Paul Dirac en 1928. • Bosons : Ce sont des particules de spin entier ( ). qui obéissent à la statistique de Bose-Einstein. sinon cette relation montre que leur fonction d'onde serait nulle. Il peut prendre des valeurs qui sont des multiples de . Si l'on apporte suffisamment d'énergie à une partie du vide représentée par une de ces solutions.

on pourrait écrire : Interactions et champs[modifier] La mécanique classique et la théorie quantique des champs ont des approches différentes lorsqu'il s'agit d'écrire les interactions. un photon virtuel peut avoir une quadri-impulsion telle que  : si est limité. alors l'énergie n'est conservée qu'à des écarts près. Celle-ci obéit à l'équation d'onde dans les limites du principe d'incertitude de Heisenberg : et Les états transitoires sont appelés « virtuels ». couplage  .• • une charge et des nombres quantiques opposés à ceux de la particule associée . donc portée (conséquence du principe d'incertitude). Interaction électromagnétique[modifier] Article détaillé : Interaction électromagnétique. Il obéit aux lois de conservation des nombres quantiques et de la quadriimpulsion. lorsqu'il y a un champ produit par une particule 1 à la position de la particule 2. ex. Les manifestations typiques de l'interaction faible sont : • • • La désintégration β du neutron. sections efficaces typiques de ≈ 10−33 m² . Par exemple. ex.  . L' interaction électromagnétique se caractérise par les propriétés suivantes : • • • • • • mise en jeu de particules électriquement chargées . ce qui n'est utile que si on ne peut pas la distinguer par sa charge. mais leur caractéristiques diffèrent suivant le mode de désintégration : . Par convention. .  . par exemple. électromagnétique. En théorie quantique des champs. l'antiparticule est désignée par une barre supérieure. Interaction faible[modifier] Article détaillé : Interaction faible. temps d’interaction et/ou vies moyennes typiques de ≈ 10−20 s . • • En mécanique classique. cette dernière interagit avec la valeur de ce champ. ou forte. une masse et une durée de vie identiques à celles de la particule correspondante. l'interaction est interprétée comme un échange de quanta. La capture d’antineutrinos. Les désintégrations hadroniques peuvent passer par les interactions faible. échange de photons ( ) .

Interactions Réaction faibles électromagnétiques fortes 1 1/2 10-10 s 0 1 10-19 s 0 0 5 . mais pas I. la théorie de Glashow-Weinberg-Salam se ramène à la théorie des interactions faibles de Fermi (1935). Les interactions faibles sont alors caractérisées par les propriétés suivantes : • • • • • • mise en jeu de neutrinos. temps d’interaction et/ou vie moyenne typique de ≈ 10−8 s . échange de bosons W± (courants chargés) et Z0 (courant neutre). donc portée R = 10−18 m (toujours le principe d'incertitude). Le modèle de Glashow-Weinberg-Salam a l’avantage sur la théorie de Fermi d’être renormalisable. m. D'où la possibilité pour l'une ou pour l'autre de dominer le processus. et est la vie moyenne ou durée des interactions. section efficace de ≈ 10−44 m² . aucune des deux. mW = 80 GeV.Z) où q² est le carré de la quadri-impulsion transférée par l’échange du quantum. Interaction électrofaible[modifier] L'interaction électrofaible est l'interaction qui unifie l'électromagnétisme et l'interaction faible. l'électromagnétique S. Dans la limite q² → 0. la symétrie est brisée et les deux forces apparaissent bien distinctes. Les réactions faibles sont caractérisées par une amplitude de probabilité de la forme : Amplitude ≈ g²W/(q² − M²W. ou de quarks qui changent de saveur. celui de spin isotopique. C’est aussi un exemple d’unification de forces (faible et e. L'interaction forte doit conserver S et I. Mais à basse énergie. c'est-à-dire d'avoir un comportement calculable à haute énergie (aux masses des W et Z et au-dessus). la constante de Fermi : . et la faible. couplage faible (à l'échelle des protons) :  . Interaction forte[modifier] .). Les interactions faibles mettent en jeu un couplage faible gW et l’échange des bosons de jauge W± et Z0. 10-24 s où est le changement du nombre quantique d’étrangeté. c’est-à-dire des particules ayant une « charge faible » . où les interactions impliquant quatre particules sont ponctuelles et de force GF. Les interactions électromagnétique et faible (électrofaibles) sont unifiées dans le modèle de Glashow-Weinberg-Salam (1967).

couplage très fort : αs ≈ 1 . au niveau fondamental. les interactions entre quarks et gluons. bien que la théorie des supercordes soit un bon candidat (la gravitation quantique à boucles cependant ne propose pas d'unifier la gravitation avec les autres interactions du modèle standard). une théorie quantique gravitationnelle devrait posséder les caractéristiques suivantes : • • • • impliquer tout ce qui possède une énergie-masse et qui donc modifie la métrique de l'espace-temps (tenseur énergie-impulsion) . boson d’interaction de spin 2 correspond à une fluctuation quantique de la métrique . le graviton. Les interactions fortes sont caractérisées par les propriétés suivantes : • • • • • • • échange de particules portant une charge de couleur (quarks et/ou gluons) . Par contre. Tableau récapitulatif[modifier] particules fermions élémentaires électron : Chargés leptons Neutrinos muon : tauon : électronique : muonique : tauonique : quarks Charge +2/3 up : charm : . Elle implique. L' interaction forte est fréquente dans les collisions de hadrons à haute énergie. la gravitation ayant une portée infinie. avoir un couplage très faible au niveau subatomique: le couplage typique entre deux protons est αG = GNm²p /4π = 4. Il n’existe pas actuellement une théorie de la gravité quantique satisfaisante du point de vue de la phénoménologie. liberté asymptotique . On les retrouve par exemple dans la collision dont la durée est d’environ τ = 10−23 s. masse nulle du graviton. confinement des quarks et gluons . temps d’interaction et/ou vie moyenne typique de ≈ 10−23 s .6 × 10−40 . Interaction gravitationnelle[modifier] Article détaillé : Interaction gravitationnelle.Article détaillé : Interaction forte. portée effective de R = 10−15 m en raison du confinement. section efficace typique de ≈ 10−30 m² .

top : down : Charge -1/3 strange : bottom/beauty : photon : bosons de jauge bosons Int. forte Interaction faible Boson Z : Boson W- : Boson W+ : gluon

Gravitation graviton bosons hypothétiques Int. él.-faible boson de Higgs particules composées (hadrons) nucléons « légers » Autres neutron : proton : Delta : … Lambda : Sigma : Xi : Omega : Lambda-C : Sigma-C : Xi-C : Omega-C : Lambda-B : pion : êta : rho : phi :

S=1 baryons (fermions) hypérons S=2 S= 3 S=0 baryons charmés C=1 S=1 S=2 Baryons bottom mésons (bosons) « Légers » B=1 S=0

S=1 Charmés

kaon :

« Apparent » Méson D : « Caché » Méson J/ψ :

Bottom

« Apparent » Méson B : « Caché » Méson upsilon :

et bien d'autres …

Modèle standard[modifier]
L'état actuel de la classification des particules élémentaires s'appelle le « modèle standard ». Il décrit les forces fondamentales : fortes, faibles, et électromagnétiques en utilisant des bosons médiateurs connus sous le nom de boson de jauge. Les bosons de jauge sont respectivement les gluons, les bosons W± et Z et le photon. Le modèle contient également 12 particules fondamentales qui sont les constituants de la matière : les quarks et les leptons, et leurs antiparticules. Il prévoit aussi l'existence d'un type de boson connu sous le nom de boson de Higgs, mais qui n'a pas encore été observé en 2009.

Principales interactions avec la matière[modifier]
Selon leur nature et leur énergie, les particules interagiront différemment avec la matière. Ces interactions sont les suivantes :

Particules chargées[modifier]
Particules légères : électrons, positrons[modifier]
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Bremsstrahlung (rayonnement de freinage), dominant au-delà de 10 MeV. Diffusion inélastique avec les atomes (cortège électronique). Diffusion élastique avec les noyaux. Rayonnement Tcherenkov. Réactions nucléaires (faible contribution).

Particules lourdes : muons, protons, alpha, pions[modifier]
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Diffusion inélastique avec les atomes (type d'interaction dominant). Diffusion élastique avec les noyaux : peu d’énergie transférée, car les particules sont plus légères que le noyau. Rayonnement Tcherenkov. Réactions nucléaires. Bremsstrahlung.

Particules non chargées[modifier]

Photons[modifier] Contrairement aux particules chargées qui déposent leur énergie de manière continue le long de leur trajectoire, les interactions des photons sont localisées. Lorsqu'ils traversent un milieu, les photons traversent une certaine distance sans être affectés puis déposent brutalement de l'énergie par les interactions suivantes :
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Effet photoélectrique. Diffusion Compton. Production de paires . Réactions nucléaires (faible contribution).

La probabilité de produire une interaction est constante le long de la trajectoire, et par suite le nombre de photons survivants décroît en série géométrique (exponentielle) le long de la distance parcourue. La fraction des photons qui subsistent après avoir traversé une distance x est e-µx où µ est le coefficient d'absorption, exprimé en cm-1. C'est la somme des coefficients d'absorption des différentes interactions pour les divers composants du matériau. L'absorption peut être paramétrée plus commodément par le coefficient d'atténuation massique µ/ρ exprimé en cm²/g, sensiblement indépendant de la densité ρ du matériau absorbant, et ne dépendant plus que de sa composition. Neutrons[modifier]
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Diffusion élastique ; Diffusion inélastique ; Capture nucléaire ; Réactions nucléaires : (n, 2n), (n, α), (n, xn), (n,p) ; Fission nucléaire.

Neutrinos[modifier]

interactions électrofaibles (création de leptons). Très faibles à basse énergie, elles croissent vite en fonction de l'énergie.

Production et détection des particules[modifier]
Les études sur les particules ont débuté par l'étude des rayonnements émis par les substances radioactives, et avec des détecteurs de particules portatifs ou de table permettant de détecter plusieurs particules élémentaires à TPN. Pour détecter d'autres particules, il faut modifier le niveau d'énergie. On a eu tout d'abord recours à l'observation des rayons cosmiques, en altitude pour diminuer la dégradation causée par la traversée de l'atmosphère. Ceci a permis d'améliorer substantiellement les détecteurs, car il fallait augmenter leur surface, compte tenu du faible nombre de rayons cosmiques intéressants. On s'est alors tourné vers la construction des accélérateurs de particules, fournissant un faisceau homogène et bien calibré de particules

un accélérateur circulaire desservant le LHC ainsi que plusieurs expériences. En 2004. près de Genève. le SLAC (Stanford Linear Accelerator Center). ou BNL. Les accélérateurs de particules sont des instruments qui utilisent des champs électriques et/ou magnétiques pour amener des particules chargées électriquement à des vitesses élevées. où l'on étudie des collisions entre des ions lourds tels que des ions d'or et des protons. ainsi que le LHC. Actuellement. Son installation principale est le Tevatron (collisions de protons et d'antiprotons). il y avait plus de 15 000 accélérateurs dans le monde[1]. où l'on provoque des collisions entre des électrons ou des positrons et des protons. mis en service en septembre 2008 dans l'ancien tunnel du LEP. Sommaire [masquer] • • 1 Historique 2 Le diagramme de Livingston . aux États-Unis. Son installation principale est HERA. situé près de Palo Alto. De très nombreux petits accélérateurs linéaires sont utilisés en médecine (radiothérapie anti-tumorale). ils communiquent de l'énergie aux particules… On en distingue deux grandes catégories : les accélérateurs linéaires et les accélérateurs circulaires. situé sur la frontière franco-suisse. en Allemagne. Ses équipements principaux sont le Super Proton Synchrotron. aux ÉtatsUnis. les détecteurs ont progressé. le LEP. afin d'étudier les interactions des particules ainsi produites. le Fermilab ou FNAL (Fermi National Accelerator Laboratory). le DESY (Deutsche Elektronen Synchrotron). situé à Long Island. et les installent auprès d'accélérateurs construits également par des collaborations internationales puissantes. aux États-Unis. Son installation principale est le Relativistic Heavy Ion Collider. Son installation principale est PEP-II (collisions d'électrons et de positrons). De nombreux autres accélérateurs de particules existent. les expériences de physique des particules sont menées par des équipes en collaborations internationales.dont on a progressivement su augmenter le niveau d'énergie. un grand collisionneur d'électrons et de positrons aujourd'hui démantelé. En d'autres termes. situé à Hambourg. Parallèlement. Les machines électrostatiques de type industriel composent plus de 80 % du parc mondial des accélérateurs industriels d'électrons[2]. Une centaine seulement sont de très grosses installations. Les principaux sites d'accélérateurs internationaux sont : • • • • • le CERN (Organisation Européenne de Recherche Nucléaire). nationales ou supranationales (CERN). Le Laboratoire national de Brookhaven. situé près de Chicago. un grand collisionneur de protons. qui se chargent de la construction des détecteurs spécifiques au genre d'expérimentation souhaité.

1 Circulaires o 10.3 Alternatives 16 Bibliographie 17 Références 18 Voir aussi o 18. La source des particules chargées était variée. Le potentiel à la surface nucléaire croît d'un million de volts pour l'hydrogène ordinaire à 16 millions pour l'uranium.2 Liens externes Historique[modifier] En 1919. Dans les années 1920.2.3 Le Vivitron de l'IReS 15 Les accélérateurs de demain o 15.2 Le Super Collisionneur Supraconducteur SSC o 14.2 Perspectives  15.2. L'énergie (E) d'une particule dans . alors que pour les électrons. il apparaît évident qu'une étude plus approfondie de la structure de la matière allait nécessiter des faisceaux plus énergétiques et plus contrôlés de particules.2 Linéaires o 10. il était possible d'utiliser l'émission par un fil chauffé ou d'autres systèmes. le physicien Ernest Rutherford (1871-1938) transforma des atomes d'azote en isotopes d'atome d'oxygène en les bombardant avec des particules alpha engendrées par un isotope radioactif naturel[3].2 Les autres accélérateurs 12 Les apports de la supraconductivité 13 Liste d’accélérateurs 14 Les échecs ou les projets abandonnés o 14. Les décharges dans les gaz produisent des ions.• • • • • • • • • • • • • • • • 3 Applications 4 Discipline 5 Caractéristiques communes 6 Les accélérateurs rectilignes ou linéaires 7 Les accélérateurs circulaires 8 Les machines à rayonnement synchrotron 9 Les anneaux de stockage 10 Les collisionneurs o 10.1 Les accélérateurs électrostatiques o 11.3 Collision élastique et collision inélastique o 10.4 Section efficace et luminosité 11 Constructeurs o 11.1 ISABELLE (Intersting Storage Accelerator + Belle) o 14.1 Articles connexes o 18. Les astroparticules (rayons cosmiques) ont permis des découvertes majeures mais leur énergie est très variable et il faut aller les chercher en altitude où elles sont moins rares et plus énergétiques. Les particules provenant des radio-éléments naturels sont trop peu nombreuses et peu énergétiques pour pénétrer la barrière de potentiel du noyau des éléments les plus lourds.1 Le Comité International pour les futurs accélérateurs o 15.2 Accélérateurs synchrotrons o 15.1 Accélérateurs linéaires de physique fondamentale  15. Mais l'étude de l'atome et surtout de son noyau nécessite de très hautes énergies.

chaque machine peut être associée aux découvertes historiques qu'elles ont permises. qui. les synchrotrons (dont le synchrocyclotron. les champs électriques et magnétiques sont utilisés pour accélérer et diriger les particules et le vide poussé permet que les particules accélérées ne soient pas ralenties suite à des collisions avec d'autres particules présentes dans le tube cylindrique au sein duquel circule le faisceau. les cyclotrons (dont le cyclotron isochrone et le bétatron). Le générateur Cockcroft-Walton était un multiplicateur de tension fait de condensateurs et de redresseurs. utilisèrent un multiplicateur de tension[4] à l'aide d'un montage compliqué de redresseurs et de condensateurs (montage Greinacher. les autres (tels que Ernest Orlando Lawrence avec son cyclotron) choisirent une voie complètement différente : renonçant à obtenir d'un coup les 10 ou 20 MeV nécessaires pour pénétrer tous les noyaux Ernest Orlando Lawrence pensa atteindre ces énergies par des impulsions électriques alternatives successives. Finalement. Ainsi. les synchrotrons à protons. John Cockcroft et Ernest Walton. les anneaux des collisions (anneaux électron-positron. Lawrence a résolu simultanément les deux problèmes. une première solution possible était essentiellement d'accélérer les particules dans un tube à vide soumis à une très haute tension. qui choisit de développer une machine à partir de l'antique électrostatique. . accomplirent la première désintégration réussie du noyau par des particules électriquement accélérées. Bien sûr. Plusieurs systèmes furent proposés. Les principaux composants nécessaires pour accélérer les particules sont les champs électriques et magnétiques et un vide de bonne qualité[5] . En employant un puissant électro-aimant dans l'entrefer duquel les particules sont confinées par le champ magnétique lui-même. La course au million de volts avait commencé. Exposé au musée des sciences de Londres En Angleterre. 1919). à électrons). l'une des meilleures idées fut développée par Robert Jemison Van de Graaff. Sans aucun doute. les accélérateurs linéaires à hyperfréquences.un champ électrique correspond au produit de sa charge (q) multiplié par la tension (U) du champ : E = q. Des impulsions périodiques supposent le maintien d'un certain synchronisme avec la particule accélérée qui décrit naturellement une ligne droite à une très grande vitesse. E. en 1932. les machines « tandem ».U. Construit en 1937 par Philips à Eindhoven. La classification des accélérateurs de particules peut suivre l'historique des technologies employées : par exemple. C'était un élément d'un accélérateur. l'accélérateur électrostatique.O. anneaux de collision à protons).

Si l'évolution s'était maintenue. pour la recherche fondamentale sur les particules élémentaires des hautes énergies . D'autres accélèrent en ligne droite. Ce diagramme classique est modifié : l'axe horizontal a été étendu aux années 2010. exploration et compréhension des composants élémentaires de la matière. D'autres classifications sont possibles selon les applications de l'accélérateur : industrie. l'énergie des collisionneurs. Les accélérateurs ont des applications aussi variées que : • la physique nucléaire (production de neutrons). Dans le passé. 7 TeV + 7 TeV. Pour comparer les différents accélérateurs. de l'énergie et de l'espace et du temps. .Les accélérateurs peuvent être classés selon l'énergie : • • • basses énergies : de 10 à 100 MeV moyenne énergies : de 100 à 1 000 MeV hautes énergies : plus de 1 GeV et au-delà du TeV (Tera électronvolt=1012 eV). recherche fondamentale. Applications[modifier] L'accélérateur de particules AGLAE utilisé pour l'analyse non destructive de pièces de musée. a établi ce diagramme dans les années 1960. qui s'exprime dans le centre de masse. Le caractère fondamental de nombreux accélérateurs modernes est la présence d'un champ magnétique enroulant les trajectoires sous forme de cercles ou de spirales. on gagnait un facteur 10 tous les 7-8 ans dans l'énergie des collisions réalisées. On constate un net fléchissement des performances qui indique peut-être un premier signe de fatigue de la discipline[6]. CERN. Le coût par eV d'énergie du faisceau est réduit d'un facteur 1 000 par période de 7 ans. Il montre la croissance exponentielle de l'énergie des faisceaux accélérés. physicien spécialiste des accélérateurs de particules. On peut les appeler « circulaires ». a été recalculée comme si l'énergie des particules observées était le résultat d'une collision avec un proton au repos. Le LHC (Large Hadron Collider. L'axe vertical a été étendu à 100 000 TeV. 2008) ne suit donc pas l'extrapolation. Plus simplement. on aurait atteint 60 TeV dès 2005. médecine. Le diagramme de Livingston[modifier] Stanley Livingston. on les appelle « rectilignes ou linéaires ». ces très grandes machines des XXe et XXIe siècles peuvent être classées selon la géométrie des trajectoires de l'accélération : linéaire ou circulaire.

ions lourds Faisceaux d'électrons Gravure des circuits intégrés Irradiation des aliments Stérilisation Spectrométrie de masse par accélérateur Datation Application des accélérateurs pour la recherche Recherche Méthodes Accélérateurs Synchrotrons. ils servent à accélérer des faisceaux de particules chargées (électrons. Physique nucléaire Collisions noyau-noyau cyclotron. En physique fondamentale. Radiothérapie anti tumorale électrons. laser à chimique et biochimique électrons libres Analyse par activation. synchrotron (IR. gamma. traceurs Irradiations : rayons X. en particulier pour la simulation des armes nucléaires. Tandem. activation. des Rayonnement Biologie. La physique des hautes énergies (ou subnucléaire ou des particules élémentaires) se définit justement à partir du GeV et au-delà. X durs) et électroniques des matériaux) spectroscopies de photoémission. protons. ions…) pour les faire entrer en collision et étudier les particules élémentaires générées au cours de cette collision. chimiques dichroïsme circulaire magnétique. Matière condensée (structure et Diffusion de neutrons Linac à proton propriétés magnétiques) Cristallographie des protéines. antiprotons. Linac Matière condensée et physique des Diffraction. X propriétés magnétiques. mous. Physique des particules Collisions collisionneurs à protons ou électrons Accélérateurs d'ions lourds : synchrotron. UV. pour le traitement des cancers par radiothérapie . le milliard d'électronvolts (1 GeV=109 eV). Physique atomique Collisions atomiques cyclotron. le domaine militaire. Rayonnement surfaces (structure de la matière. scintigraphies. protons. cinétique synchrotron. positons. Domaine Recherche en physique Médecine Médecine Electronique Sécurité alimentaire Archéologie Applications générales des accélérateurs de particules Méthodes Buts recherchés Exploration de la matière (voir Faisceaux énergétiques de particules tableau suivant) Production de radioisotopes Imagerie. Linac Accélérateurs d'ions lourds : synchrotron.• • le domaine médical. chimie virus. L'énergie des particules ainsi accélérées se mesure en électron-volts (eV) mais les unités sont souvent le million (1 MeV=106 eV). spectroscopies d'absorption. imagerie. Physique des matériaux Van de Graaff Tandem spectrométrie de masse . Tandem.

. par exemple. électronique HF. Contrôle-commande informatique. Elle est représentée et animée en France par une division à la Société Française de Physique et en Europe par un groupe à l’European Physical Society. l'accélération proprement dite (éventuellement par plusieurs sections successives). En plus de la physique qui lui est propre. Chambre de l'accélérateur Techniques du vide et de l'ultra-vide. des plasmas. paragraphe précédent) La discipline. possède une dimension internationale. transport.). antiparticules comme l'antiproton et le positron. Ces entités. interaction particules-matière. électronique BF. par quelques universités ou organismes européens. Structures accélératrices et de transport Techniques du vide. remplissant diverses fonctions. simulation numérique. statistiques. ionique. Dynamique des faisceaux relativité. Diagnostic Interaction particules-matière. traitement du signal. électromagnétisme. l'injection dans le tube cylindrique vide d'air où les particules seront accélérées.. dynamique hamiltonienne. Hautes tensions Electrotechnique. En France.. . le guidage du faisceau le long de l'accélérateur à l'aide de déflecteurs électrostatiques ou magnétiques. la Joint Universities Accelerator School. cinématique. Citons. automatisme. thermique. ou les différentes sessions de l'école des accélérateurs du CERN. supraconductivité. Russie. en collaboration avec les autres sociétés savantes étrangères (USA. Japon. à partir du niveau master 2. la focalisation du faisceau pour empêcher sa divergence (lentilles électrostatiques ou magnétiques). de la source à la cible et dans un vide poussé : • • • • • Production et émission des particules chargées (par exemple grâce à une cathode) : ions (proton) ou électrons en général. Mécanique.Discipline[modifier] L'étude et la conception des accélérateurs de particules est une discipline extêmement riche car au confluent de nombreuses physiques et technologies de pointes : • • • • • • • • Source de particules Physique atomique. de par les projets gigantesques qu'elle engendre. Chine. utilisant des procédés techniques divers : champs électriques continus ou alternatifs à haute fréquence. Caractéristiques communes[modifier] Tous les accélérateurs de particules sont constitués de plusieurs sous-ensembles successifs. organisent de nombreuses conférences et workshops (conférences). Radioprotection Physique nucléaire. un master de l'université Paris-sud 11. la physique et technologie des accélérateurs est enseignée. l'étonnante variété des applications des accélérateurs permet à ses physiciens de côtoyer de nombreuses communautés de chercheurs (cf.

Pour accroître l'énergie à tension constante. la haute tension est produite comme suit :  des charges sont déposées sur une courroie isolante à l'extrémité du tube accélérateur. et il est peu commode de les loger dans une électrode haute tension. complexes. o Le microscope électronique est le plus connu des accélérateurs électrostatiques. l'énergie finale est le double de celle permise par une machine classique (avec une source de protons). on ne peut qu'augmenter la charge électrique.• enfin la préparation du faisceau de particules à son utilisation : o déflecteurs qui déplacent le faisceau dans la direction voulue. Mais les sources d'ions multichargés sont. o Le générateur électrostatique le plus typique est le générateur de Van de Graaff : la différence de potentiel est de quelques MeV (20 MeV pour les accélérateurs-tandem de type Vivitron® ou Laddertron® ou Pelletron®). Les ions positifs ainsi formés sont accélérés par la tension V. o cible (épaisse ou mince). L'énergie finale vaut alors (n+1)eV si n est le nombre de charge de l'ion positif final. o détecteurs des particules. des microcristaux et des plus grosses molécules. Les accélérateurs rectilignes ou linéaires[modifier] On trouve plusieurs techniques d'accélération. au produit de leur nombre de charge par la différence de potentiel entre leur lieu de production (source) et leur lieu d'extraction. . L'accélérateur électrostatique tandem (1958) apporte une solution à ce problème. La source d'ions et la cible sont toutes deux à la masse (ou sol). L'accélération sous quelques centaines de keV fournit des longueurs d'ondes adaptées aux dimensions des cellules. en électron-volts. La cible peut être un autre faisceau. Dans ce type de machines. o système de collimation (également pour les applications médicales). par exemple : • les accélérateurs électrostatiques : Une haute tension statique est appliquée entre 2 électrodes produisant ainsi un champ électrique statique : o Les multiplicateurs de tension (combinaison en cascade de condensateurs et de redresseurs) de type Greinacher ou Cockcroft et Walton permettent d'obtenir des hautes tensions qui ont les caractéristiques des machines proprement électrostatiques (Singletron® . métallique destinée à produire des rayons X de haute énergie (notamment pour les applications médicales). Le principal inconvénient porte sur la plus forte difficulté à produire des ions négatifs (avec un excès d'électrons) que des ions positifs (avec un défaut d'électrons). Les ions les plus lourds peuvent atteindre des énergies finales de plusieurs centaines de MeV[7]. Les ions négatifs (charge : -e) produits par la source sont accélérés jusqu'au milieu du tube (potentiel +V). o raccordement à un autre accélérateur (recherche en physique des particules). Ils traversent un éplucheur d'électrons (stripper). Tandetron® de HVEE). Pour des protons (en démarrant avec une source d'ions H-). en passant à travers une faible quantité de matière (petite section de gaz ou feuille de métal ou de carbone très mince). en général. des virus. L'énergie acquise par les particules est égale.

c'est-à-dire l'intensité du champ électrique accélérateur. L'énergie reçue par mètre de trajectoire. Couramment appelés LINAC (éléments disposés en ligne droite): la trajectoire des particules est toujours rectiligne. Puissance de crête par klystron : 30 MW. non pas des kilomètres. On distingue encore deux types selon qu'il s'agit accélérateurs d'ions (basses énergies) ou d'électrons (haute énergie). ils sont apparus dès 1931 avec l'accélérateur linéaire de Wideroë. on obtient l'équivalent d'un accélérateur rectiligne ayant. Le faisceau en passant dans une suite de cavités où règne un champ électrique alternatif va pouvoir atteindre une énergie de quelques centaines de MeV. Lawrence. la géométrie est « ouverte ». mais des milliers de kilomètres de longueur. En revanche ils ont de nombreux avantages. le champ magnétique varie pendant l'accélération. Ils sont souvent utilisés comme injecteurs de faisceaux dans les grandes structures (collisionneurs circulaires). pour des raisons économiques. on a construit à Orsay en Essonne un accélérateur linéaire et son Anneau de Collision (ACO) dont l'énergie était de l'ordre du GeV. c'est-à-dire que l'on peut envoyer ou extraire le faisceau facilement et un faisceau de flux élevé pourra être transporté avec les technologies actuelles. 1929) et le synchrocyclotron (conçu à Berkeley en 1946). Les synchrotrons sont donc. est limitée par des facteurs physiques et techniques. de telle sorte que celle-ci a lieu sur un cercle invariable et que l'électroaimant (annulaire) est. à énergie égale. les accélérateurs permettant d'avoir des orbites de très grand rayon. Les accélérateurs linéaires sont plus anciens que les accélérateurs circulaires . Les particules sont accélérées par impulsions successives convenablement synchronisées sans avoir à isoler des différences de potentiel équivalentes à l'énergie finale. les charges sont ensuite récupérées à l'autre extrémité de l'accélérateur. • les accélérateurs linéaires à radiofréquences de type Wideroë (1928) ou Alvarez (1947). de produire des faisceaux d'aussi grande énergie que les accélérateurs circulaires.4 GeV avec cavités Haute Fréquence de stockage). le plus grand accélérateur linéaire au monde est celui de Stanford aux États-Unis : voir le Centre de l'accélérateur linéaire de Stanford. Actuellement. Mc Millan et V. On distingue ainsi deux types d'accélérateurs circulaires : . Courant de crête : 80 MA. par suite. au début des années 1960. Les sources alternatives Haute Fréquence utilisées sont presque toujours des klystrons (tubes amplificateurs hyperfréquences) dont la puissance de crête peut atteindre 60 MW. En effet. Veksler).   la courroie est entrainée par un moteur (source d'énergie). La puissance énorme transportée par le faisceau (1 MW continu) pose des problèmes technologiques. Au contraire. dans les synchrotrons (E. En France. elles reviennent (courant) vers leur source à travers un pont de résistance qui produit la tension. les trajectoires sont des spirales : ce sont le cyclotron (E. mais le champ électrique est de haute fréquence. Parmi les « circulaires » on distingue d'abord ceux qui emploient un champ magnétique fixe. Les accélérateurs circulaires[modifier] Ce sont les accélérateurs circulaires qui détiennent le record d'énergie. initialement. et maintenant développés comme éléments de grands collisionneurs linéaires. Énergies maxima 24 GeV (33. (et un aimant massif) et où. nombre de Klystrons 244. considérablement réduit. Il est facile de comprendre pourquoi. Longueur 3 050 mètres. Les accélérateur linéaires ne permettaient pas. repris par Sloan et Lawrence aux États-Unis. En « enroulant » la trajectoire.

En France. Les trajectoires des particules sont des spirales. partagé. Afin de maintenir les particules sur la même trajectoire. Plus l'énergie augmente. le champ magnétique n'est pas appliqué sur toute la surface circulaire. Il y a ceux qui accélèrent les électrons (comme le LEP) et ceux qui accélèrent les protons (comme le SPS).• les cyclotrons : Article détaillé : Cyclotron. en particulier en France. Historiquement. l'énergie possible est limitée par le rayonnement inhérent au mouvement circulaire des électrons. le Bévatron (Berkeley. Un des premiers synchrotrons. le GANIL (Grand accélérateur national d’ions lourds) situé à Caen est constitué de deux cyclotrons isochrones. Les synchrotrons ont permis d'obtenir des preuves expérimentales d'éléments fondamentaux comme les quarks. Ils peuvent accélérer des particules chargées. mais uniquement sur la circonférence. 1954) servit à démontrer l'existence de l'antiproton. le cyclotron a permis la découverte de plusieurs particules fondamentales. plus la fréquence du signal alternatif appliqué sur l'intervalle doit augmenter. Ces machines ont permis de découvrir de nombreuses particules élémentaires. sont constitués d'un seul aimant de courbure dont le diamètre peut atteindre plusieurs mètres. Aujourd'hui un synchrotron (même de troisième génération) est un très grand instrument banalisé. Les machines à rayonnement synchrotron[modifier] Article détaillé : rayonnement synchrotron. Ils sont utilisés dans les collisionneurs actuels. les particules circulent sur la même trajectoire presque circulaire à l'intérieur d'une série d'aimants de courbure. Le courant alternatif est appliqué seulement sur l'intervalle et non sur tout le parcours des particules. pour maintenir l'accélération constante. La lumière synchrotron (rayonnement synchrotron) fait l'objet de demande de temps d'accès en forte croissance dans tous les pays du monde. accessible. Dans ce type d'accélérateur. le champ magnétique augmente au fur et à mesure que l'énergie des particules augmente. formateur et pluridisciplinaire. L'accélération est réalisée par un champ électrique résonnant. des ions lourds mais pas les électrons. Contrairement au cyclotron. L'électroaimant du synchrocyclotron au centre de protonthérapie d'Orsay • les synchrotrons : Article détaillé : Synchrotron. Lorsqu'un synchrotron fait tourner des faisceaux d'électrons. qui croît très vite et dissipe .

Le Synchrotron SOLEIL est composée de deux accélérateurs (un accélérateur linéaire et un accélérateur circulaire booster) et d'un anneau de stockage. Des dispositifs scientifiques (onduleurs. le spectre (lumière visible. Les synchrotrons produisent des ondes magnétiques de toutes longueurs d'onde. lumière dénommée rayonnement synchrotron. Dans les accélérateurs d'électrons. Ces machines sont constituées d'une part d'un injecteur et d'un anneau de stockage d'une circonférence de cent à plusieurs centaines de mètres. Blewett. de lignes de lumière et de postes expérimentaux périphériques qui utilisent la lumière émise par les électrons lors de passage dans des aimants de courbure ou des chicanes magnétiques (wigglers et onduleurs) placées sur leur trajectoire. sur le plateau de Saclay. d'autre part. 7 GeV). dans l'étude de la matière vivante. rayons gamma) permettent une exploitation en physique.l'énergie reçue par les particules[8]. utilisées par un nombre important de méthodes d'analyse de la lumière. en chimie. dans lequel les électrons tournent 350 000 fois par seconde à une vitesse proche de celle de la lumière. des cavités résonantes accélératrices fournissent l'énergie perdue par le rayonnement synchrotron (ou synchrotronique). De rayonnement photonique parasitaire (J. polygone de 354 m de périmètre. Les anneaux de stockage peuvent faire office de collisionneurs lorsque les faisceaux stockés sur des orbites séparées sont mis en interaction ( par court-circuit de la haute tension électrostatique de séparation ). en microlithographie des circuits intégrés. à Grenoble. Les anneaux de stockage[modifier] Ils servent à mettre en attente et à renforcer les faisceaux de particules qui seront injectées dans l'accélérateur collisionneur. Le rayonnement des synchrotrons de troisième génération est mille milliard de fois plus brillant que les rayons émis par des équipements de laboratoire comme les tubes à rayons X. anneaux de stockage d'électrons) ont été construits pour paramétrer et utiliser ce rayonnement. Anneau de stockage de particules ACO d'Orsay . Le Synchrotron SOLEIL (Source optimisée de Lumière d'énergie intermédiaire du Lure) est le second site d'un synchrotron de troisième génération en France. Essonne. Les trois plus grands synchrotrons générateurs de lumière synchrotron sont le SPring-8 (8 GeV) à Hyogo. à Argonne. dont l'intensité. Cette radiation électromagnétique est connue sous le nom de « Bremsstrahlung » dans le cas d'un tube à rayons X. rayons X. la lumière synchrotron est devenue désirable. et l'ESRF European synchrotron radiation facility. France. ultraviolet du vide. USA. 1947). l'APS (Advanced Photon Source. et. Japon. 6 GeV.

En fait pour comprendre et consolider les théories actuelles il faut aller au-delà du TeV (en construisant des accélérateurs permettant la physique Terascale). car la densité des particules dans le faisceau d'un accélérateur est beaucoup plus faible que la densité des noyaux dans une cible fixe. Exemples : le SPS . ce qui a conduit au développement des techniques de stockage et d'accumulation des faisceaux.• Le choc de front (dans le centre de masse) de deux faisceaux de particules libère toute l'énergie cinétique acquise lors de l'accélération. Les anneaux de stockage à intersection (Intersecting Storage Rings . L'anneau de stockage peut fonctionner en anneau de collision. Les ISR (CERN. • • Les collisionneurs[modifier] Les machines de pointe actuelles sont des collisionneurs[9]. le Tevatron . Cela ne va pas sans difficultés. Il faut des milliers de bouffées pour former un faisceau stocké. hadrons contre hadrons (protons contre protons. il faut donc disposer de courants accélérés très intenses. Deux faisceaux d'électrons et de positrons peuvent y circuler simultanément. Pour examiner la structure intime des constituants du noyau atomique les accélérateurs doivent accélérer les particules au-delà de 1 GeV. ISR) permettent de stocker dans deux anneaux séparés un seul type de particule. le LHC. l'injection des deux types de particules durait environ une demi-heure. Ils ont permis d'observer la production de particules à grande impulsion transverse. Il y a quatre catégories de collisionneurs : • • • • électrons contre positrons. Si la longueur d'onde de la particule sonde est courte. L'Anneau de Collision d'Orsay (ACO) a fonctionné du début des années 1960 jusqu'en 1988. Il s'agit d'un synchrotron dont on garde le champ magnétique constant. le LEP. La célèbre équation E=mc2 gouverne l'énergie de collision E requise pour produire une particule de masse m. électrons contre protons. Plusieurs des particules les plus intéressantes sont si lourdes que des énergies de collision de centaines de GeV sont nécessaires pour les créer. plus courte est la longueur d'onde. proton contre antiprotons). Les lois de la mécanique quantique permettent de décrire les particules à la fois par leur trajectoire physique et par leur fonction d'onde. Pour provoquer des collisions entre des bouffées d'électrons et des bouffées de positrons. Le seul et unique exemple fut l’HERA. le LHC pourra également faire entrer en collision des ions lourds au sein de l’expérience ALICE. La mécanique quantique met en relation cette longueur d'onde avec l'énergie des particules entrant en collision : plus l'énergie est haute. ils doivent être créés artificiellement en laboratoire. . les particules étaient injectées à la cadence d'une dizaine de bouffées par seconde. Au total. Il y a une autre raison à l'utilisation des hautes énergies. Le gain d'énergie utile est considérable. Les faisceaux de protons se croisent en 6 ou 8 points. ions contre ions. Exemples : le RHIC . La plupart des objets qui intéressent les physiciens des particules élémentaires aujourd'hui n'existent pas à l'état libre dans la nature . 1971-1984) étaient un exploit technique mais les résultats de leur physique n'ont pas été à la hauteur. Pour obtenir un taux d'interaction décelable. la matière peut être examinée à une échelle extrêmement petite. Exemples : le SLAC .

par exemple. le collisionneur et les expériences au LHC en 2008. Les 4 expériences principales sont représentées en jaune sur le collisionneur. avec un proton au repos génère. Les préaccélérateurs sont le PS (Proton Synchrotron) et le SPS (Super Protron Synchrotron). Le collisionneur linéaire électrons . Si on fait entrer en collision deux particules de directions opposées. La différence est que les collisionneurs produisent des collisions directement entre deux faisceaux de particules accélérés en sens inverse et non plus sur une cible fixe. sont également envisagées des collisions électrons contre ions[10]. Linéaires[modifier] Les collisionneurs linéaires électrons-électrons. chacune ayant l'énergie E.Par ailleurs. Avec le Large Hadron Collider du CERN. l'énergie dans le centre de masse sera égale à 2 E. une énergie beaucoup plus faible que l'énergie du projectile. entre 2015 et 2025. le Super Proton Synchrotron (SPS) atteint des énergies de 450 GeV. dans le système du centre de masse. Un tel choc permet d'utiliser toute l'énergie produite. Le lieu de construction ainsi que les technologies employées n'ont pas encore été déterminés (le Technical Design Report n'est attendu que pour 2010) . L'invention des collisionneurs permet de surmonter la baisse de rendement (liée aux lois de la mécanique relativiste) des accélérateurs quand l'énergie croît. Le Proton Synchrotron Booster n'est pas représenté. d'explorer la matière au-delà de nos connaissances . Le choc entre un proton accéléré. Au CERN. Les accélérateurs linéaires permettent de choisir entre les protons et les ions lourds de plomb. il permettra. à Genève. Circulaires[modifier] Ces accélérateurs collisionneurs sont semblables aux synchrotrons dans le sens où les particules circulent également le long d'une trajectoire circulaire de rayon invariant. et non pas une fraction comme dans les expériences à cible fixe des accélérateurs classiques[11]. XXIe siècle) qui utilisera largement la supraconductivité. Il a servi d'injecteur au Large Electron Positron (LEP) et servira Large Hadron Collider (LHC.positons de Stanford : L'ILC (International Linear Collider)[12] est en voie d'étude (XXIe siècle). Le système des préaccélérateurs. La proportion d'énergie vraiment utilisable décroit avec l'énergie des projectiles.

La qualité d'un collisionneur à produire des collisions s'appelle sa luminosité. Collision élastique et collision inélastique[modifier] Le système du laboratoire est celui où le dispositif expérimental est au repos. Par exemple le Large Hadron Collider aura une luminosité de 1034 cm-2⋅s-1 en régime nominal. Les faisceaux entreront en collision 2 000 fois par seconde. La haute luminosité d'un collisionneur est aussi importante que la haute énergie dans la recherche d'événements rares. Dans le centre de masse seules les directions des particules ont changé. Le système du centre de masse est celui où les deux particules initiales ont des impulsions égales et opposées. Van de Graaff et ses collègues créèrent en 1946 l’HVEC (High Voltage Engineering Corporation). pressurisés en air pour alimenter des injecteurs de cyclotron. En URSS la production d'accélérateurs à courroie commença en 1955 à Léningrad . nb (nanobarn). à la place ou en plus des particules incidentes. Les faisceaux d'électrons et de positrons atteindront chacun 99. les cavités accélératrices à supraconductivité opèreront à une température proche du zéro absolu. Après une collision élastique. Section efficace et luminosité[modifier] La probabilité d'une interaction lors de la collision entre deux particules s'appelle sa section efficace (dimension d'une surface L2). seules leurs impulsions sont modifiées. existence des supersymétries). La production d'accélérateurs électrostatiques Tandem commença en 1958. Chaque faisceau contiendra 10 milliards d'électrons ou de positrons comprimés dans une section de trois nanomètres. Les processus rares ou très rares s'expriment en sous multiples du barn : µb (microbarn). Haefely développa des générateurs multiplicateurs de tension.s-1. Elle se mesure en cm-2. pb (picobarn).5 MeV entrèrent en production. les deux particules incidentes sont conservées. J. avec des énergies de 0.actuelles (et des possibilités des accélérateurs actuels). En Suisse. Deux LINAC de 20 kilomètres de long se feront face. La SAMES construisit et commercialisa des générateurs Felici de 1 MV et 100 µA jusqu'à ce qu'ils soient détrônés par les générateurs à courants redressés. Constructeurs[modifier] Les accélérateurs électrostatiques[modifier] La production commerciale des accélérateurs à courant continu a débuté à la fin des années 1930 avec les séries de machines Cockcroft-Walton construites par Philips à Eindhoven. La demande fut telle qu'une filiale européenne commença une production aux Pays-Bas sous le nom de HVEE (High Voltage Engineering Europa). En France à la fin de la seconde Guerre mondiale.9999999998 % de la vitesse de la lumière. La nature des collisions à l'ILC devrait permettre de compléter les questions soulevées par des découvertes du LHC (matière sombre. Au rendez-vous des collisions. Après une collision inélastique. Son unité est le barn (b).4 à 5. fb (femtobarn). Noël Felici à Grenoble commença à construire des générateurs électrostatiques à cylindre fonctionnant dans l'hydrogène. Des accélérateurs électrostatiques d'électrons et d’ions. 1 b = 10-24 cm2. La somme vectorielle des impulsions est conservée. Une partie de l'énergie a été transformée en masse. d'autres particules sont créées.

(Institut de recherche en électrophysique Efremov). Des accélérateurs électrostatiques simples à 5 MV et un Tandem vertical de 6 MV furent conçus en URSS et exportés en Finlande, Chine et ailleurs. En 1958, Radiation Dynamics Inc. construisit des générateurs multiplicateurs de tension de type Dynamitron imaginés par Cleland, pour alimenter des accélérateurs d'électrons et d'ions. Ray Herb remplaça la courroie des Van de Graaff par un système de charge par chaîne alternant élément en nylon et éléments en acier : le système Pelletron. En 1964, il fonda NEC (National Electrostatics Corporation) qui construisit des accélérateurs verticaux et horizontaux pour la recherche et la physique nucléaire. On lui doit le Pelletron de 25 MV de Oak Ridge (record mondial dans cette classe d'accélérateurs électrostatiques). En 1978 Purser, chez General Ionex Corporation, commença à fabriquer de petits accélérateurs tandem pour la recherche en utilisant le système inventé par Cleland. Sous le nom de Tandetron et Singletron, ces machines fondées sur des générateurs à courant continu sont maintenant fabriquées par HVEE. En 1984, Letournel à Strasbourg créa VIVIRAD (à l'origine de la fabrication du VIVITRON).

Les autres accélérateurs[modifier]
L'histoire des constructeurs des cyclotrons et des synchrotrons reste à écrire. Les grands équipements ont fait l'objet d'une coopération où l'on trouve les noms de General Electric, Siemens, la Compagnie générale de radiologie, Alsthom, Mitsubishi, Kraftanlagen, Argos. Dans les applications médicales (radiothérapie) les petits accélérateurs linéaires sont construits par Varian Clinac (Varian - Linear accelerators), Siemens, Elekta, OSI (Oncology Services International),IBA (Ion Beam Application) à Louvain-la-Neuve, Belgique. Les 20 km d'électro-aimants du LHC sont bobinés avec 7 000 km de câble supraconducteur. Ce câble est produit, depuis l'an 2000, dans quatre usines en Europe, une au Japon et une aux États-Unis. Au total, quatre entreprises sont impliquées dans cette production : Alstom, European Advanced Superconductors, Outokumpu et Furukawa.

Les apports de la supraconductivité[modifier]

Câbles d'alimentation des expériences du CERN : en haut, les câbles du LEP ; en blanc, les câbles du LHC, supraconducteurs (même puissance). Un des progrès technique les plus importants des années 1970-1990 a été la maitrise des supraconducteurs destinés aux aimants et aux cavités accélératrices. Certains métaux refroidis à une température proche du zéro absolu (-273 °C) perdent alors toute résistivité électrique, ce qui permet d'y faire circuler sans perte des courants élevés. Fabriquer des électro-aimants supraconducteurs a été une suite de difficultés liées au quenching (le champ magnétique peut

altérer la supraconductivité et donc le métal supraconducteur). Les électro-aimants doivent atteindre 4 à 5 Teslas (40 000 à 50 000 Gauss) pour être utilisés dans les accélérateurs. Le but a été atteint avec le Tevatron grâce à un anneau d'aimants supraconducteurs. La supraconductivité peut réduire la consommation électrique des cavités à radiofréquences, surtout dans les collisionneurs électrons-positrons, où l'énergie se dissipe en chaleur presqu'autant qu'elle est communiquée aux particules . La supraconductivité est aussi utilisée pour la fabrication des cavités accélératrices radiofréquence qui permettent de stocker et d’amplifier le champ électrique destiné à accélérer le faisceau de particules chargées. Pour pouvoir obtenir des champs accélérateurs de l’ordre de 45 MV/m (presque 100 MV/m près de la surface) il faut injecter une onde radiofréquence dans la cavité. Des courants de l’ordre de 1010 à 1012 A/m2 circulent sur la surface interne la cavité et provoquent un échauffement des parois. On ne pourrait pas obtenir de champs aussi élevés en continu avec un conducteur normal : les parois se mettraient à fondre ! En radiofréquence, la résistance d’un supraconducteur n’est pas rigoureusement nulle, mais elle reste environ 100 000 fois plus faible que celle du cuivre, d’où l’intérêt principal de cette technologie pour les cavités accélératrices. Mais ce n’est pas le seul avantage : l’utilisation de cavités supraconductrices influence aussi le design de l’accélérateur et la qualité des faisceaux obtenus ; par exemple leurs formes plus ouvertes facilitent l’alignement du faisceau ; quand celui-ci doit se faire sur plusieurs dizaines de km, cela devient un argument conséquent.

Liste d’accélérateurs[modifier]
Article détaillé : Liste des accélérateurs en physique des particules. Voir la liste mise à jour régulièrement par ELSA, institut de physique, université de Bonn (Allemagne). Les sites géographiques

Le Tevatron au Fermilab à Chicago

L'accélérateur de particules du Weizmann Institute of Science, Israël.

Élément de l'accélérateur DESY États-Unis : Brookhaven, Cornell, Stanford, Fermilab

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Tevatron au Fermilab à Chicago (É.-U.) 1984 : Synchrotron à protons de 1 TeV à aimants supraconducteurs - 1986 : Collisionneur protons-antiprotons. A permis la mise en évidence du quark top en 1995 (174 GeV) RIA à la Michigan State University (É.-U.) SLAC à Stanford. L'accélérateur de particules de 3,2 km de long situé sur le site est le plus long accélérateur linéaire au monde. (É.-U.) ILC à Stanford RHIC à Upton, New York (É.-U.) Site officiel

Europe
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UNILAC au GSI à Darmstadt (Allemagne) DESY à Hambourg (Allemagne) Hadron Electron Ring Accelerator ou HERA à Hambourg (Allemagne) PETRA à Hambourg (Allemagne) LAL Laboratoire de l'Accélérateur Linéaire, Orsay, France VIVITRON à Strasbourg (France) Arrêt d'activité en 2003. ESRF à Grenoble (France) : Site officiel

003 mA[13] (ITEP) Institute for Theoretical and Experimental Physics Fédération de Russie Synchrotron à protons de 2 600 MeV[13] Chine : Pékin • BEPC Beijing Electron Positron Collider. 20 mA.• • • • • • GANIL à Caen (France) : Site officiel Synchrotron Soleil à Saint-Aubin (Essonne) (France) Large Electron Positron ou LEP au CERN à Genève (Suisse) Large Hadron Collider ou LHC au CERN à Genève (Suisse) AGOR cyclotron KVI à Groningen Pays-Bas Nuclear Research Institute Rez plc République tchèque Cyclotron isochrone à protons[13] Russie et Biélorussie • • • • • UNK à Serpoukhov VEPP à Novosibirsk Joint Institute for Power and Nuclear Research. Minsk Biélorussie Générateur électrostatique 250 KeV à 10 mA[13] (PNPI) Petersburg Nuclear Physics Institute Fédération de Russie Synchrocyclotron à protons 1 000 MeV à 0. Les échecs ou les projets abandonnés[modifier] ISABELLE (Intersting Storage Accelerator + Belle)[modifier] Anneau de stockage et collisionneur proton-proton qui devait être opérationnel au Laboratoire national de Brookhaven (BNL). Japon • • KEK High Energy Physics and Accelerator ("Koh-Ene-Ken") à Tsukuba (Japon) Linac TRISTAN à Tokyo Corée • KAERI Korea Atomic Energy Research Institute (KAERI) République de Corée Accélérateur linéaire à proton 1 000 MeV. Le Super Collisionneur Supraconducteur SSC[modifier] . La découverte en 1983 des bosons W et Z° au CERN a diminué ensuite l'attrait du projet ISABELLE (en). C'est le retard de la mise au point de ces aimants à supraconducteurs qui ont amené la faillite du projet[14]. Linac et anneau de stockage de 240 mètres de diamètre. Le projet est abandonné en juillet 1983 par le département de l'Énergie. Les travaux ont commencé en 1978 mais en 1981 les aimants supraconducteurs ne se sont pas montrés aussi puissants qu'il aurait fallu.

réalisée à partir de longerons horizontaux de grande longueur en composite époxy-fibre de verre et de plots radiaux en époxy chargée d'alumine. Ce Van de Graaff tandem différait des plus grandes machines de ce type par sa structure mécanique interne. au début des années 1970. d'une tension maximale de 35 millions de volts. La construction a commencé en 1991 et 23. diamètre au centre du tank 8. fut incorporée dans le projet d'un accélérateur électrostatique. le fonctionnement était fiable à 18 MV. Cet abandon laisse son concurrent européen. les dimensions impressionnantes : longueur de « tank » de 50 mètres. Le Vivitron de l'IReS[modifier] Le Vivitron a été concu par Michel Letournel dans les années 1980. L'exploitation du Vivitron a pris fin en 2003. devait transporter des faisceaux de 20 TeV pour contribuer à la mise en évidence du Boson de Higgs.D'une circonférence de 87 kilomètres sur une aire de Waxahachie au Texas ce collisionneur de hadrons. était un Van de Graaff Tandem dont la tension maximale avait été portée à 16 millions de volts. ceux des lasers et d'autres branches de la physique. La science des accélérateurs qui était jusqu'à présent l'apanage des laboratoires constructeurs. seul en course pour relever le défi de la confirmation expérimentale de l'existence du boson de Higgs. Les accélérateurs de demain[modifier] Le Comité International pour les futurs accélérateurs[modifier] Le problème financier devient d'autant plus sensible que la taille des accélérateurs tend à croître démesurément[15]. le montage entre 1990 et 1993. une meilleure distribution du champ électrique grâce à des électrodes disposées judicieusement. Le site est actuellement inoccupé. la tension maximale atteinte a été de 25 millions de volts (comme dans les projets similaires aux États-Unis et en Grande-Bretagne). 60 tonnes de SF6. en principe. L'idée de base. Le Centre de recherches nucléaires de Strasbourg avait une expérience solide en matière d'accélérateurs électrostatiques de diverses énergies. Le cahier des charges n'a pas été rempli. La distribution uniforme du champ électrique était obtenue par un système de 7 portiques équipés chacun de 7 électrodes discrètes. surnommé Desertron. le Large Hadron Collider. est maintenant l'objet de collaborations entre les spécialistes des plasmas. . Le dernier acquis. Les études ont commencé en 1983. Les prouesses techniques étaient prometteuses. Le Congrès américain décida d'abandonner le projet en 1993 en raison du coût prohibitif de la réalisation et peut-être de l'effondrement de l'Union soviétique.50 mètres.5 kilomètres de tunnel étaient creusés fin 1993. Donc la courroie de charge avait une longueur de 100 mètres et allait d'un bout à l'autre du tank. Il a été présenté pour la première fois au laboratoire national d'Oak Ridge (USA) lors d'une conférence internationale en 1981. En 1996. À la suite des réflexions de l'ICFA[16]. après différents développements originaux menés à son initiative sur un accélérateur Van de Graaff Tandem de type MP au sein du Centre de Recherches Nucléaires de Strasbourg. le Vivitron. plusieurs équipes ont entrepris de rechercher de nouvelles techniques d'accélération des particules.

Le projet X est un modèle réduit (700 mètres) de l'ILC. collisionneur linéaire e+eentièrement supraconducteur. préparé par le CERN mais en retard sur TESLA. des champs d'accélération supérieurs à 25 MV/mètre. Le projet CLIC vise une énergie de 3 à 5 TeV. Une deuxième voie est représentée par le projet CLIC. les lasers à électrons libres (LEL)[18]. Le LHC et le Tevatron sont des accélérateurs Terascale. L’International Linear Collider (ILC) concurrent de CLIC est plus avancé mais moins puissant que lui (sa technologie est plus maîtrisée). et l'instrumentation. Il adopte un concept appelé « accélération à deux faisceaux ». qui utilisera des cavités accélératrices en cuivre. 500 GeV à 800 GeV d'énergie disponible à chaque collision. Allemagne) par le projet de super-collisionneur linéaire TESLA TeraElectronvolt Energy Superconducting Linear Accelerator). ce qui réduit la taille de l’accélérateur. accélérateur linéaire à protons de 8 GeV qui serait intégré au centre de l'anneau du Tevatron. Le projet TESLA est un accélérateur linéaire de 33 kilomètres de long. Alternatives[modifier] Dans ces structures conventionnelles. • L'après LHC (collisionneur circulaire) est représenté au DESY (Deutsche Elektron Synchrotron. l'optique des lignes de lumière. De nouvelle perspectives existent en termes de machines dérivées des actuels synchrotrons mais complémentaires. en quelque sorte l’équivalent d’un transformateur électrique. des progrès étant attendus sur les onduleurs. Cela reste toutefois à valider sur le plan technologique. • • • • Accélérateurs synchrotrons[modifier] Alors que l'on se trouve déjà à la 6e génération de machines. Les physiciens américains (Fermilab) envisagent des collisions de muons et des usines à neutrinos. L’accélérateur linéaire du CERN qui succédera au LHC. Le boson de Higgs et les indices des supersymétries seront étudiés. Prévu pour les années 2012-2019 (collisionneur linéaire e+e. 21 000 cavités supraconductrices qui fonctionneront à -271 °C.Perspectives[modifier] Accélérateurs linéaires de physique fondamentale[modifier] La notion Terascale qualifie une physique qui décrit les collisions des particules à hautes énergies à partir du TeV (1012 eV). Afin d'atteindre des énergies . et notamment les détecteurs. Ses cavités en cuivre permettent d’obtenir de très grandes accélérations des particules. l'évolution technique des synchrotrons est loin d'être achevée. qui consiste à utiliser un faisceau de faible énergie et de haute intensité (faisceau pilote) pour créer un faisceau à haute énergie et de faible intensité (faisceau principal). L'ILC souffre cependant du désengagement des gouvernements britanniques et américains[17]. est le Compact LInear Collider (CLIC).de 31 km de long). le champ accélérateur est limité à quelque 50 MV/m à cause de claquage des parois pour des champs plus importants.

ce qui permet de réduire la longueur d'accélération.élevées. alors que les particules de spin demi-entier sont des fermions. il faut donc construire des structures gigantesques (LEP. Le théorème spin-statistique indique que les particules de spin entier sont des bosons. Boson Un article de Wikipédia. Les champs accélérateurs sont aussi nettement plus élevés. l'encyclopédie libre. comme par exemple lors de l'émission stimulée de lumière qui donne lieu au laser. Le fait qu'une particule soit un boson ou un fermion a d'importantes conséquences sur les propriétés statistiques observables en présence d'un grand nombre de particules : les fermions sont des particules qui obéissent à la statistique de Fermi-Dirac alors que les bosons obéissent à la statistique de Bose-Einstein. Les bosons représentent une classe de particules qui possèdent des propriétés de symétrie particulières lors de l'échange de particules : un système de particules identiques se comportant comme des bosons est toujours dans un état totalement symétrique par rapport à l'échange de particules. les bosons montrent une tendance à s'agréger lors des processus d'interaction entre les particules. Photons émis dans le faisceau cohérent d'un laser. LHC mais abandon du SSC). Toutes les particules élémentaires découvertes à ce jour sont soit des bosons. Une alternative possible est l'accélération d'électrons par interaction laser-plasma. L'accélération a lieu dans un milieu déjà ionisé. Sommaire . ces derniers ne pouvant être que dans un état totalement antisymétrique par rapport à l'échange de particules. rechercher Pour les articles homonymes. responsable notamment de la superfluidité de l'hélium ou de la supraconductivité de certains matériaux. soit des fermions. ce qui élimine les problèmes de claquage. Dans le cas des bosons. voir Boson (homonymie). Aller à : Navigation. cette statistique implique une transition de phase à basse température. Plus généralement.

des particules qui ne diffèrent pas par leur masse ou leur état interne sont complètement indistinguables l'une de l'autre. supposons donné un ensemble complet d'observables qui commutent (ECOC) pour une particule et notons la base de vecteurs propres communs à toutes les observables de cet ECOC. Échange de particules identiques en mécanique quantique[modifier] Article détaillé : particules indiscernables. Il s'ensuit qu'une mesure complète sur chacune des particules ne peut suffire à caractériser complètement l'état du système. il fallait supposer que les photons ne suivent pas la statistique de Maxwell-Boltzmann. Si le système est composé d'une seule particule. Pour illustrer ce que l'on entend par dégénérescence d'échange. ce phénomène étant dénommé dégénérescence d'échange.[masquer] • • • • • • • 1 Historique 2 Échange de particules identiques en mécanique quantique 3 Particules élémentaires se comportant comme des bosons 4 Bosons composites 5 Phénomènes montrant le comportement bosonique 6 Notes et références 7 Voir aussi o 7. et que l'on mesure toutes les . Einstein va également étendre la notion de boson à d'autres particules telles que les atomes et contribuer à la popularité du concept de boson. Bose se rendit compte le premier que pour expliquer la loi de Planck décrivant le rayonnement du corps noir à partir des photons précédemment découverts par Einstein. qu'il envoie à Albert Einstein. mais plutôt une statistique désormais appelée statistique de BoseEinstein. Le fait qu'en mécanique quantique les particules ne suivent pas une trajectoire déterminée rend l'identification des particules complètement impossible. Planck's Law and the Hypothesis of Light Quanta.2 Liens et documents externes Historique[modifier] Le terme de boson provient du nom du physicien Satyendranath Bose et aurait été utilisé pour la première fois par Paul Dirac[1]. et n'ont pas d'individualité propre.1 Articles connexes o 7. après un rejet par le Philosophical Magazine. et il en fait lui-même la traduction de l'anglais vers l'allemand. Bose écrit un court article. Autrement dit. Einstein est favorablement impressionné et le recommande pour publication dans Zeitschrift für Physik.

c’est-à-dire qu'ils agissent comme des intermédiaires des interactions fondamentales : • • • le photon est le vecteur de l'interaction électromagnétique les huit gluons de l'interaction forte les bosons Z0. on ne sait pas laquelle est dans ∣up⟩ et laquelle est dans ∣up'⟩. comme par exemple dans le cas de l'axion qui serait un boson très léger. Cette approche n'est pas limitée au cas de deux particules et peut être généralisée à un nombre quelconque de particules. Toutefois. Les particules ayant un vecteur d'état complètement symétrique sont les bosons. L'existence possible d'autres bosons en dehors du modèle standard est actuellement recherchée. Pour lever la dégénérescence d'échange. le boson de Higgs. On postule ensuite que le vecteur représentant correctement l'état du système est ce ket unique. En conséquence. boson de jauge qui serait responsable de l'interaction gravitationnelle. mais puisqu'on ne peut pas identifier les particules. Supposons maintenant que le système soit composé de deux particules et que l'on effectue une mesure complète de chacune des particules. Des travaux récents de physique théorique ont découvert d'autres moyens de résoudre ce problème qui conduisent à des comportements différents. [2] on construit deux opérateurs S et A qui projettent l'espace sur un ket unique soit complètement symétrique lors de l'échange de deux particules (dans le cas de S). Ce peut être : 1. . tandis que celles ayant un vecteur d'état complètement antisymétrique sont les fermions. on va projeter l'état du système sur l'un des vecteurs ∣up⟩.et W+ de l'interaction faible Le modèle standard de la physique des particules prédit l'existence de deux particules supplémentaires. soit complètement antisymétrique (dans le cas de A).observables de l'ECOC. soit des fermions lorsque leur spin est demi-entier. ou n'importe quel vecteur de l'espace vecteurs. de sorte que l'état du système après la mesure sera complètement connu. et le graviton. les bosons sont tous des bosons de jauge. tels que les anyons ou les plektons en théorie des cordes. d'après les postulats de la mécanique quantique. Particules élémentaires se comportant comme des bosons[modifier] Parmi les particules élémentaires découvertes à ce jour. 2. mais qui n'a pas été mis en évidence jusqu'à présent. en échangeant le rôle des particules par rapport à ci-dessus. . Bosons composites[modifier] . toutes les particules élémentaires décrites par le modèle standard sont soit des bosons lorsque leur spin est entier. engendré par ces deux 3. le vecteur mathématique décrivant l'état du système est indéterminé. W. objet de nombreuses recherches. Le résultat que l'on obtient sera : une particule est dans l'état ∣up⟩ et l'autre est dans l'état ∣up'⟩.

Alors que les fermions obéissent au principe d'exclusion de Pauli : « Un état quantique donné ne peut être occupé que par au plus un seul fermion ». Un état quantique bosonique peut être occupé par un nombre quelconque de bosons. Condensation de bosons – des atomes de rubidium – dans un état quantique unique lorsque l'on baisse la température. le groupement des photons lors de leur détection (expérience de HanburyBrown et Twiss) la transition de phase vers un état cohérent à basse température. comme les photons ainsi que de nombreux atomes sont des bosons. Une telle transition de phase est observée dans différents systèmes : . Ceci permet d'expliquer : • • • • le rayonnement du corps noir.Les particules composées de particules plus élémentaires. la population macroscopique d'un mode unique de photon dans un laser . ce n'est pas le cas des bosons. dans certains cas ils peuvent s'accumuler dans le même niveau. peuvent être des fermions ou des bosons. En conséquence. selon leur spin total (entier pour les bosons. comme par exemple les atomes ou le proton. demi-entier pour les fermions). c'est-àdire dans lequel deux parties du système puissent interférer. Exemples de bosons composites : • • • • atome d'hélium 4 état de deux électrons formant une paire de Cooper dans les matériaux supraconducteurs exciton polariton Phénomènes montrant le comportement bosonique[modifier] Articles détaillés : statistique de Bose-Einstein et condensat de Bose-Einstein. qui s'explique par la statistique des photons . C'est même l'inverse qui se produit et les bosons tendent à se rassembler dans un état quantique donné.

il n'y a eu aucune découverte statistiquement valable. ou son équivalent quantique. Robert Brout et François Englert (et nommé « boson scalaire massif » par ceux-ci[4]) ainsi que par Peter Higgs[5] pour expliquer la brisure de l'interaction unifiée électrofaible en deux interactions par l'intermédiaire du mécanisme de Higgs. Le boson de Higgs n'apparaîtrait qu'à des énergies supérieures ou égales à 115 GeV et on a pensé un temps qu'il avait été mis en évidence au LEP en 2000. situé à l'origine de la masse. il sera neutre et. si on le découvre. d'après la formule de base de la Relativité E=mc2 et toutes les réactions d'annihilation matière-antimatière effectuées . susceptible de représenter son antiparticule. cela permettrait de vérifier les concepts d'unification et de les étendre à un domaine d'énergie plus élevé. dans l'Hélium 4 qui devient superfluide à basse température. C. Le boson de Higgs donnerait une masse non nulle à certains bosons de jauge (bosons W et boson Z) de l'interaction électrofaible leur conférant des propriétés différentes de celles du boson de l'électromagnétisme.. fera de la recherche du boson de Higgs l'une de ses priorités : s'il existe. il existe de fortes corrélations entre les atomes. Néanmoins. c'est-à-dire 95 % de l'intervalle de confiance). En particulier. il devrait être possible de . Sa découverte sera une confirmation du modèle standard qui le prédit et dont la cohérence dépend de son existence.R. qui remplace le LEP et est opérationnel depuis le 10 septembre 2008.4 GeV⋅c-2 (à 95 % C.[2].[3]. Le boson de Higgs est une particule élémentaire dont l'existence a été proposée en 1964 par Gerry Guralnik. Au-dessous de cette valeur. les interactions entre particules sont fortes et l'état fondamental dans lequel se développe le condensat est très différent de l'état fondamental du système en l'absence de condensat. si ce boson existe. et Tom Kibble[1]. qui sont l'exemple le plus proche de la condensation de Bose-Einstein d'un gaz parfait de bosons envisagée initialement par Bose et Einstein. le photon. il semble bien que. Hagen. dans certains métaux qui deviennent supraconducteurs à basse température Dans ces deux derniers cas. Il serait aussi le quantum du champ de Higgs. Le LHC. L'expérience déterminante sera celle qui permettra de produire un champ de Higgs.o o o dans les gaz atomiques dilués. Cette observation a été peu convaincante : la signifiance statistique était trop faible. Une des voies possibles de formation d'un boson de Higgs neutre à partir de 2 quarks et l'échange de bosons électrofaibles D'autre part. Actuellement la limite inférieure de la masse du boson de Higgs est de 114. tout comme le photon. le boson de Higgs.L.

Dans le cas de l'unification électrofaible. Il faut maintenant comprendre comment les bosons transmetteurs des forces fondamentales acquièrent une masse. génère la masse des bosons W+. Sheldon Glashow. c'est aussi dire qu'ils sont en train d'échanger des bosons. et avancent à travers l'espace comme s'ils se mouvaient dans une « mélasse » épaisse. Sommaire [masquer] • • • • 1 Le boson de Higgs et l'origine de la masse 2 Une compétition entre les accélérateurs collisionneurs 3 Références 4 Voir aussi o 4. Glashow et Weinberg ont dû inventer un mécanisme pour briser la symétrie de jauge permettant aux W± et Z° d'acquérir une masse. Les régularités dans le comportement des particules sont appelées symétries et elles sont étroitement reliées aux lois de conservation. le système est dit invariant au changement. comment les bosons W± et Z° acquièrent-ils une masse alors que ce n'est pas le cas pour le photon ? Les symétries de jauge requièrent que les transmetteurs de force (bosons de jauge) soient de masse nulle. A haute température (énergie). dans la théorie électrofaible.) en moins de 5 ans.L. Jeffrey Goldstone. impliquant une symétrie (voir théorème de Noether). et de sa brisure. ils acquièrent une masse effective.et Z° ? Pourquoi le photon n'acquiert-il pas de masse ? Les masses des fermions sont-elles reliées à ce mécanisme ? Pourquoi les masses des quarks sont-elles si différentes les unes des autres ? Pour tenter de répondre à ces questions. on introduit la notion de symétrie. quelle que soit sa masse (jusqu'à environ 800 GeV⋅c-2). Salam. Les bosons W± et Z° interagissent avec ce champ (contrairement au photon).l'observer (à plus de 99 % C. De tels mécanismes avaient été développés dans d'autres contextes par divers théoriciens : Yoshiro Nambu. La symétrie est aussi reliée au concept de l'invariance : si un changement effectué dans un système physique ne produit aucun effet observable. W. les interactions dans le champ de Higgs sont . L'idée est de postuler l'existence d'un nouveau champ. qu'on surnomme champ de Higgs.2 Bibliographie Le boson de Higgs et l'origine de la masse Quel mécanisme. Le champ de Higgs est différent des autres champs puisqu'à basse température (énergie).1 Liens externes o 4. Pour contourner le problème de la masse des bosons. Le LHC ou le Tevatron (collisionneur proton antiproton) pourraient découvrir un boson de Higgs qui satisfasse au modèle standard ou 5 bosons de Higgs (trois neutres et deux portant des charges électriques) selon la prédiction du modèle supersymétrique. De cette manière. dans la théorie électrofaible. Peter Higgs et Philip Anderson. L'unification électrofaible est fondée sur le concept que les forces sont générées par l'échange de bosons. l'espace « préfère » être rempli de particules de Higgs que de ne pas l'être. Lorsqu'on dit qu'il existe une force entre deux fermions (spin 1/2).

telles que l'espace n'est plus rempli de cette mélasse Higgsienne. ou n'acquiert-elle pas de masse du tout comme dans le cas du photon ? Pourquoi la force de l'affinité des particules avec le champ de Higgs. Les plus légers sont les neutrinos (jusqu'à récemment. ce qu'on appelle le couplage. fermions) acquièrent une masse à cause du champ de Higgs. plus faciles à distinguer des collisions protons/ protons. ce dernier a une longueur d'avance malgré son énergie maximale 7 fois plus faible : le bruit de fond des collisions est moins grand. nécessaire]. L'électrodynamique quantique relativiste (QED en anglais) est une théorie physique ayant pour but de concilier l'électromagnétisme avec la mécanique quantique en utilisant un formalisme Lagrangien relativiste. la probabilité d'erreur doit être inférieure à 0. les charges électriques interagissent par échange de photons. et donc comment expliquer cette hiérarchie des masses ? Aujourd'hui. Les particules (bosons. on ne connaît pas les réponses à ces questions. Des études conduites au LEP permettent de conclure à une probabilité de 8 % pour que les événements observés s'expliquent sans faire intervenir le Higgs[7]. elle est restaurée. On dit qu'elle est manifeste. les W± et Z° perdent leur masse et la symétrie entre les W± . Le champ de Higgs permet de préserver la symétrie à haute énergie et d'expliquer la brisure de la symétrie à basse énergie. Dans la compétition entre le LHC et le Tevatron. les expériences du Tevatron montrent que la masse du boson de Higgs devrait se situer entre 114 et 158 GeV ou entre 175 et 185 GeV[8]. Selon cette théorie. voire les produits de ses produits de désintégration[6]. En juillet 2010. Une compétition entre les accélérateurs collisionneurs L'existence du Higgs est trop brève pour qu'on le détecte directement : on ne peut espérer observer que ses produits de désintégration. mais interagit aussi avec les fermions (quarks et leptons). Ils acquièrent ainsi une masse. est-elle si différente d'une particule à l'autre. Z° et le photon n'est plus brisée.511 MeV⋅c-2. L'ILC (International Linear Collider) programmé pour 2015 environ. ainsi que le CLIC (Compact Linear Collider) permettraient de comprendre comment le boson de Higgs est à l'origine de sa propre masse. Sommaire [masquer] . Or pour affirmer une découverte en physique des particules. mais pourquoi chaque particule acquiert-elle une masse différente. Il est responsable de la masse des bosons électrofaibles. Des événements mettant en jeu des particules ordinaires peuvent imiter le signal produit par un boson de Higgs. qui est de loin la particule élémentaire la plus lourde avec ses 175 GeV⋅c-2.00003 %[réf. Tout en haut de l'échelle vient le quark top. vient ensuite l'électron avec une masse de 0. L'accélérateur idéal serait un collisionneur électron-positron formé de deux accélérateurs linéaires face-à-face de 500 à 1000 GeV. et les antiparticules (antiquarks des antiprotons) pourraient engendrer des événements plus spécifiques. nous les croyions de masse nulle).

.1 Ouvrages de vulgarisation o 5. cette théorie a la structure d'un groupe abélien avec un groupe de jauge U(1). en particulier par la mise au point du calcul des quantités observables en utilisant la covariance et l'invariance de jauge. Schwinger et Feynman ont reçu en 1965 le prix Nobel de physique pour leur contribution à cette théorie. Le champ de jauge qui intervient dans l'interaction entre deux charges représentées par des champs de spin 1/2 est le champ électromagnétique. Elle décrit l'interaction électromagnétique des particules chargées et a été appelée le "bijou de la physique" (Richard Feynman .2 Ouvrages de référence Description[modifier] L'électrodynamique quantique est une théorie quantique des champs de l'électromagnétisme. Physiquement. L'électrodynamique quantique fut la première théorie quantique des champs dans laquelle les difficultés pour élaborer un formalisme purement quantique permettant la création et l'annihilation de particules ont été résolus de façon satisfaisante. Lumière & matière : une étrange histoire) pour ses prédictions extraordinairement précises dans la détermination théorique de quantités (mesurées par ailleurs) telles que l'anomalie de moment magnétique des leptons.• • • • • 1 Description 2 La renormalisation 3 Le Lagrangien de l'interaction 4 Voir aussi 5 Bibliographie o 5. Mathématiquement. cela se traduit en disant que les particules chargées interagissent par l'échange de photons. ou encore le décalage de Lamb des niveaux d'énergie de l'hydrogène. les électrons et positrons sont représentés par des champs de Dirac. La renormalisation[modifier] La procédure de renormalisation pour s'affranchir de quantités infinies indésirables rencontrées en théorie quantique des champs a trouvé en l'électrodynamique quantique sa première réussite. Le Lagrangien de l'interaction[modifier] Le lagrangien relativiste de l'interaction entre électrons et positrons par l'échange de photons est: et sont les champs représentant des particules chargées électriquement. Tomonaga.

(+) Électron Une des premières expériences : le tube de Crookes crée un faisceau d'électrons naissant à la cathode (à g.) et allant grosso modo en ligne droite. L'anode. Propriétés générales Classification Composition Fermion Élémentaire . qui se construisent avec des matrices de Pauli σi. l'encyclopédie libre.γμ sont les matrices de Dirac. est le quadrivecteur potentiel de l'électromagnétisme. avec la constante de couplage (égale à la charge élémentaire).) rendu luminescent par les électrons. découpée en forme de croix de Malte. Et restreinte. rechercher [dérouler] Traduction à relire --Electron → Électron --. est la dérivée covariante de jauge. tandis que la partie ressemblant à l'équation de Dirac décrit l'évolution de l'électron et du positron dans leur interaction par l'intermédiaire du quadrivecteur potentiel. Aller à : Navigation. projette une ombre sur le fond du tube (à dr. Électron Un article de Wikipédia. est le tenseur électromagnétique apparaissant en relativité Cette part du lagrangien décrit la propagation libre du champ électromagnétique.

2 Théorie de l'atome o 1. Sommaire [masquer] • • 1 Histoire o 1. suite à leurs travaux sur les rayons cathodiques.998 918 (44) keV.109 382 6(16)×10-31 kg) -1 e (−1.3 Propriétés quantiques o 2. supérieure à 4. Le nom d’« électron » pour cette charge est dû au physicien irlandais George Stoney. L’électron a ensuite été identifié[3] comme le corpuscule envisagé par J. J.Groupe Génération Lepton 1ère Propriétés physiques Masse Charge électrique Spin Durée de vie 510.6 Atomes et molécules o 2.8 Mouvement et énergie .1 Classification o 2.[5] en 1897. C’est l’un des composants de l’atome avec les neutrons et les protons.4 Particules virtuelles o 2.1026 années) Historique Prédiction Découverte Stoney (1874) Thomson (1897) L'électron est une particule élémentaire[1] de la famille des leptons. Il possède une charge électrique élémentaire de signe négatif.4 Accélérateurs de particules 2 Caractéristiques o 2. Thomson et son équipe de physiciens britanniques[4]. Le concept d’une quantité indivisible de charge électrique a été élaboré dès 1838 par le naturaliste britannique Richard Laming afin d’expliquer les propriétés chimiques des atomes[2].6.5 Interaction o 2.2 Propriétés fondamentales o 2.1 Découverte o 1.7 Conductivité o 2.c-2 (9.60217653(14)×10-19 C) 1/2 Stable (expérimentalement.3 La mécanique quantique o 1.

« vitreux » et « résineux ». chacune « se comportant comme des atomes d'électricité[2] ». la charge d'un ion monovalent. du Fay et Hawksbee découvrent ce qu'ils croyaient être deux sortes d'électricité : celle engendrée en frottant du verre et celle engendrée en frottant la résine. Entre 1838 et 1851. en dehors de la foudre. . Après avoir étudié le phénomène d'électrolyse en 1874. Benjamin Franklin affirme que l'électricité ne diffère pas des autres types de fluides électriques mais qu'il s'agit de la même chose. Du Fay conclut alors que l'électricité peut se réduire à deux fluides électriques. et que l'on peut recombiner ensemble[8].2 Microscopie o 5.3 Références 7 Voir aussi o 7. Cependant. et ne pouvaient leur être enlevées.3 Formation dans les rayons cosmiques 4 Observation 5 Applications du plasma o 5.[10]. En 1737.2 Formation dans les étoiles o 3.2 Liens externes Histoire[modifier] Articles connexes : Histoire de l'électricité et Électromagnétisme. entouré par des particules subatomiques qui ont une charge électrique unité[11]. pour désigner cette propriété d'attirer les petits objets après frottement[7]. C.3 Autres applications 6 Notes et références o 6. dérivé à son tour du mot grec ἤλεκτρον (êlectron´) pour ambre.1 Notes o 6. le médecin anglais William Gilbert forge le mot bas-latin electricus. Dans son traité de 1600 De Magnete. Il lui apporte la nomenclature moderne de charge positive ou négative respectivemement[9]. En 1881. le physicien irlandais George Stoney suggère qu'il existe « une seule quantité définie d'électricité ». le physicien allemand Hermann von Helmholtz argumenta que les charges positives et négatives étaient composées de parties élémentaires. À partir de 1846. et que leur interaction est régie par une loi en carré inverse. Il était alors capable d'estimer la valeur de cette charge élémentaire e à partir des lois de l'électrolyse de Faraday[12]. Les anciens Grecs avaient déjà remarqué que l'ambre attire les petits objets quand elle est frottée avec de la fourrure .1 Formation au Big Bang o 3. Stoney croyait que ces charges étaient attachées de façon permanente aux atomes. sous des pressions différentes.• • • • • 3 Formation des électrons de l'univers o 3.1 Liens internes o 7. ce phénomène est la plus ancienne expérience de l'humanité notée en rapport avec l'électricité[6].2 Bibliographie o 6. Une décennie plus tard. le physicien allemand Wilhelm Eduard Weber émet la théorie que l'électricité est composée de fluides chargés positivement et négativement. le naturaliste britannique Richard Laming (en) développe l'idée qu'un atome est composé d'un noyau de matière. F. que l'on sépare par frottement.1 Faisceaux de particules o 5. Les mots « électrique » et « électricité » sont dérivés du latin ēlectrum (aussi racine de l'alliage métallique électrum).

une estimation a été faite de la valeur réelle de cette unité fondamentale très remarquable d'électricité. Townsend (en) et H. qu'il appelle « corpuscules ». le dernier étant maintenant utilisé pour désigner une particule subatomique. En 1879. J. Le champ électrique défléchit les rayons vers la plaque chargée positivement. Pendant les années 1870. Thomson fait de bonnes estimations à la fois de la charge e et de la masse m. et se déplacent de la cathode vers l'anode. Cependant. [15].. Puis il montre que les rayons luminescents apparaissant dans le tube transmettent de l'énergie. plutôt que des ondes. dont la taille croît quand la pression du gaz diminue. En 1876. trouvant que les particules des rayons cathodiques. ont environ un millième de la masse de l'ion le plus léger connu alors : l'hydrogène[5].En 1894. disant « . De plus. comme le proton ou le neutron[14]. et en appliquant une différence de potentiel électrique entre les plaques. il découvre une lueur émise par la cathode. Découverte[modifier] Un faisceau d'électrons défléchis en cercle par un champ magnétique[16] Le physicien allemand Johann Wilhelm Hittorf entreprend l'étude de la conductivité dans les gaz raréfiés. le physicien allemand Eugen Goldstein montre que les rayons de cette lueur provoquent une ombre. Le mot électron est une combinaison du mot électrique et du suffixe -on. consistant en molécules chargées négativement. pour laquelle je me suis risqué à proposer le nom d'« électron » »[13]. le physicien britannique J. En mesurant la déflexion selon la différence de potentiel. Il montre en plus que les particules chargées négativement produites .[22]. Schuster est capable en 1890 de mesurer le rapport masse sur charge des composantes des rayons. Wilson (en)[4] réalisent des expériences indiquant que les rayons cathodiques sont effectivement des particules individualisées. Il suggère que c'est un quatrième état de la matière. des atomes ou des molécules comme il était cru avant. Thomson.[20]. et il les appelle rayons cathodiques[17]. Le physicien britannique né allemand Arthur Schuster développa les expériences de Crookes en disposant des plaques de métal parallèlement aux rayons cathodiques. A. Il montre que le rapport charge sur masse e/m est indépendant de la matière de la cathode. et ses collègues John S. En 1869. montrant par là que le faisceau se comporte comme s'il est chargé négativement[19]. si bien que l'on n'accorda que peu de confiance à son calcul à l'époque[19]. le chimiste et physicien anglais Sir William Crookes met au point le premier tube à rayons cathodiques avec un vide poussé à l'intérieur[18].. en appliquant un champ magnétique. il est capable de défléchir les rayons. projetées à grande vitesse de la cathode[21]. ceci donna une valeur plus de mille fois plus faible que la valeur attendue. Stoney forge le terme d'« électron » pour désigner ces charges élémentaires. En 1896-1897. il propose que ces propriétés sont expliquées par ce qu'il appelle « matière radiante ». ce qui renforce la preuve que les rayons portent une charge négative.

En étudiant les minéraux naturellement fluorescents. Théorie de l'atome[modifier] Le modèle de Bohr de l'atome. En 1900. les gouttes d'huile étaient plus stables que les gouttes d'eau à cause de leur évaporation plus lente.. une particule rapide provoque la condensation d'une vapeur d'eau sursaturée le long du trajet. Cette expérience utilise un champ électrique pour empêcher une goutte d'huile chargée de tomber sous l'action de la pesanteur. qui découvre qu'ils émettent des particules. selon leur pouvoir de pénétrer à travers la matière[24]. Cette preuve renforçait l'idée que les électrons existent comme composants des atomes[26]. Des expériences comparables avaient été faites plus tôt par le groupe de Thomson. et elles se prêtaient mieux à des expériences de longue durée[29]. La charge de l'électron est mesurée de façon plus précise par le physicien américain Robert Millikan par son expérience sur la goutte d'huile de 1909. Le nom d'électron a été reproposé par le physicien irlandais George F. Il désigne ces particules sous le nom de particules alpha et bêta. En 1911. en utilisant des brouillards de gouttelettes d'eau chargées par électrolyse[4] et en 1911 par Abram Ioffé. comme des électrons rapides[30]. on trouve que sous certaines conditions. qui permet de photographier les traces de particules chargées. Becquerel montre que les rayons bêta émis par le radium sont défléchis par un champ électrique.3%. les matières chauffées et les matières illuminées sont universellement les mêmes[23]. le physicien français Henri Becquerel découvre que ceux-ci émettent des rayonnements en l'absence de toute source d'énergie externe.par les matériaux radioactifs. et que leur rapport masse sur charge est le même que celui des rayons cathodiques[25]. Ce système pouvait mesurer la charge électrique depuis quelques ions jusqu'à 150. Cependant. y compris le physicien néo-zélandais Ernest Rutherford. ce qui a été maintenant accepté universellement[19]. montrant les états de l'électron avec des énergies quantifiées par le nombre n. Ces matériaux radioactifs deviennent le sujet de beaucoup d'intérêt de la part des scientifiques. dont il publie les résultats en 1911. Un électron tombant vers une orbite plus basse . avec une marge d'erreur de moins de 0.[27]. Charles Wilson utilise ce principe pour mettre au point sa chambre à brouillard. Vers le début du XXe siècle. Fitzgerald. et publia ses résultats en 1913[28]. qui a obtenu indépendamment le même résultat que Millikan en utilisant des microparticules de métal.

ce phénomène est connu sous le nom de structure hyperfine des raies[39]. en raison de leur faible masse. qui définissait tous les états en énergie. outre le moment angulaire de son orbite. Cependant. Article connexe : Histoire de la mécanique quantique. Langmuir arrivait à expliquer qualitativement les propriétés chimiques de tous les éléments de la table périodique[34]. en 1927. pourrait avoir un moment angulaire intrinsèque[31]. le chimiste américain Irving Langmuir avait raffiné le modèle statique d'atome de Lewis. le physicien français Louis de Broglie émet l'hypothèse que toute matière possède une onde de de Broglie semblable à la lumière[41]. qui était resté mystérieux jusque là . Avec ce modèle. Walter Heitler et Fritz London donnent toute l'explication de la formation de paire d'électrons et de liaison chimique en termes de mécanique quantique[34]. par émission ou absorption de photons à des fréquences spécifiques. il explique précisément les raies spectrales de l'atome d'hydrogène[32]. toutes de même épaisseur »[35]. La mécanique quantique[modifier] Les électrons. chacune contenant une paire d'électrons. James Franck et Gustav Hertz avaient solidement établi la structure de l'atome comme un noyau positivement chargé entouré d'électrons de masse plus faible[31]. qui peut prendre deux valeurs. Les couches étaient à leur tour divisées en un certain nombre de cellules. comme toute la matière. En 1924. Plus tard. Dans sa dissertation « Recherches sur la théorie des quanta ». En 1919. que l'on savait se ressembler assez. Puisqu'un électron est un fermion. Cette propriété devint connue sous le nom de spin. Henry Moseley. si bien qu'ils peuvent avoir des collisions avec d'autres particules. Au moyen de ces orbites quantifiées. ont les propriétés quantiques d'être à la fois onde et corpuscule. a été fourni par les physiciens néerlandais Samuel Goudsmit et George Uhlenbeck. et elle expliquait le dédoublement des raies spectrales observé avec un spectrographe à haute résolution. les expériences des physiciens Ernest Rutherford. il satisfait au principe d'exclusion de Pauli[40]. En 1913.[38]. Les électrons peuvent passer d'un état à l'autre. le physicien autrichien Wolfgang Pauli remarqua que la structure en couches de l'atome pourrait être expliquée par un ensemble de quatre paramètres. (Cette interdiction faite à deux électrons d'occuper le même état est devenu connue sous le nom de principe d'exclusion de Pauli. et suggéré que tous les électrons étaient distribués en « couches concentriques (à peu près) sphériques. qui propose en 1916 que la liaison covalente entre atomes est maintenue par une paire d'électrons qu'ils se partagent[33]. le physicien danois Niels Bohr postule que les électrons sont dans des états quantifiés. C'est-à-dire que sous des conditions appropriées les électrons et autres particules .) Le mécanisme physique pour expliquer le quatrième paramètre. quand ils ont suggéré que l'électron. Cependant cette dualité est montrée plus facilement avec les électrons. et pas non plus à expliquer les spectres d'atomes plus complexes[31]. Les liaisons chimiques entre atomes sont expliqués par Gilbert Lewis.émet un photon d'énergie égale à la différence d'énergies entre les orbites en question. et être diffractés comme la lumière. selon la loi de similitude[36]. aussi longtemps que chaque état n'était occupé que par un seul électron[37]. dont l'énergie est déterminée par le mouvement angulaire autour du noyau. le modèle de Bohr n'arrivait pas à rendre compte des intensités relatives des raies spectrales. En 1914.

et par les physiciens américains Clinton Davisson et Lester Germer en utilisant un cristal de nickel[43]. en 1930. Cette particule avait été découverte par Carl D. cette équation d'onde peut être utilisée pour prédire la probabilité de trouver un électron près d'un endroit. parfois nommé « mer de Dirac ». quand un faisceau passe à travers des fentes parallèles et crée des figures d'interférence. le comportement d'un électron dans un atome est décrit par une orbitale. qui est une distribution de probabilité plutôt qu'une orbite. Le succès de la prédiction de de Broglie conduisit à la publication par Erwin Schrödinger en 1926. La nature ondulatoire est observée. . Sur la figure. Ceci le conduit à prédire l'existence du positron. Pour résoudre certains problèmes avec son équation relativiste. la coloration correspond à la probabilité relative de « trouver » l'électron de cette orbitale en ce point. compatible avec la théorie de la relativité. en appliquant des considérations de symétrie et de relativité à la formulation hamiltonienne de la mécanique quantique du champ électromagnétique[48]. En 1927. Cette approche a été ultérieurement nommée mécanique quantique. améliorant le travail de Wolfgang Pauli[47]. de l'équation de Schrödinger qui décrit avec succès la propagation des ondes d'électrons[44]. l'effet d'interférence avec un faisceau d'électrons est démontré par le physicien anglais George Paget Thomson. Anderson. Plutôt que d'avoir une solution donnant la position d'un électron dans le temps. semblable à l'électron dans l'antimatière[49]. Dirac développe un modèle de vide avec une mer infinie de particules d'énergie négative. et a donné une très bonne approximation des états d'énergie dans l'atome d'hydrogène[45]. la mécanique quantique permet avec succès le calcul des électrons dans des atomes avec un numéro atomique plus élevé que le 1 de l'hydrogène[46]. Les propriétés corpusculaires d'une particule sont démontrées quand elle apparaît localisée à un endroit dans l'espace le long d'une trajectoire à tout moment[42]. par exemple. qui a proposé d'appeler les électrons standard « négatrons » et d'utiliser le terme électron comme générique pour désigner les variantes des deux charges. Une fois que le spin et les interactions entre les divers électrons ont été pris en compte. En mécanique quantique. Paul Dirac produit un modèle de l'électron – l'équation de Dirac. au moyen d'un mince film métallique. En 1928.matérielles montrent les propriétés soit de particules soit d'ondes.

ce qui fait plus que doubler l'énergie dans leur collision. Le moment angulaire intrinsèque (spin) de l'électron est la moitié de la constante de Planck réduite ħ. Les électrons. Le grand collisionneur électron-positon. ce qui implique que c'est un fermion. qui appartiennent à la première génération de la famille des leptons[40]. avec les noyaux atomiques. appelée électrodynamique quantique est mise au point par Sin-Itiro Tomonaga. À peu près au même moment. qui sont directement opposées. Cette petite différence sera ultérieurement appelée moment magnétique anomal de l'électron. il peut absorber ou rayonner de l'énergie sous forme de photons. En 1947. qui devraient avoir la même énergie. Dans beaucoup de phénomènes physiques.[60] Caractéristiques[modifier] L'électron a une masse approximativement 1/1836 celle du proton[61]. sont décalés. nombre électronique). sont soumis aux forces gravitationnelles. L'antiparticule de l'électron s'appelle le positron. en collaboration avec le thésard Robert Retherford. les physiciens ont commencé à entrer plus à fond dans les propriétés des particules subatomiques[55]. le rayonnement synchrotron est découvert.3 MeV. et peut être abrégée en négaton[50]. alors que les bétatrons suivants finissent par atteindre 300 MeV. travaillant avec Henry M. les électrons jouent un rôle essentiel. Ils échappent aux interactions fortes[62]. en raison de la perte d'énergie provoquée par le recul inévitable de la cible[58]. Son bétatron initial atteint une énergie de 2. Quand un électron est accéléré. Foley. Ceci permet l'annihilation d'un électron avec un positron. Cet appareil accélère des électrons et des positrons en sens inverse. et sera défléchi par des champs magnétiques externes. sauf en ce qui concerne la charge électrique et d'autres charges physiques (nombre leptonique. Pour résoudre ces problèmes. Julian Schwinger et Richard Feynman à la fin des années 1940[52]. qui a des propriétés identiques à celles de l'électron. Les électrons. Willis Lamb.Cet usage du terme négatron est encore rencontrée à l'occasion aujourd'hui.[53]. Les premières tentatives pour accélérer des électrons en utilisant l'induction électromagnétique ont été faites avec succès en 1942 par Donald Kerst. le décalage étant connu sous le nom décalage de Lamb ou sous l'original anglais de Lamb shift. Avec une énergie de faisceau de 1. tels l'électricité. une théorie plus élaborée. plus connu sous son acronyme anglais LEP au CERN.[51]. avec un synchrotron à électrons de 70 MeV chez General Electric. comparée à la collision de l'un des faisceaux avec une cible immobile. découvre que le moment magnétique de l'électron est un peu plus grand que celui prédit par la théorie de Dirac.[54]. a atteint des énergies de collisions de 209 GeV et réalisé des mesures importantes pour le modèle standard de la physique des particules[59]. en ne produisant que de l'énergie sous forme de rayons gamma. qui commence à fonctionner en 1968[57]. Un électron en mouvement par rapport à un observateur engendre pour lui un champ magnétique. Polykarp Kusch. qui a fonctionné de 1989 à 2000. le premier collisionneur de particules à haute énergie est ADONE. En 1947. faits de protons et . Accélérateurs de particules[modifier] Avec le développement des accélérateurs de particules pendant la première moitié du XXe siècle. Ce rayonnement est provoqué par l'accélération des électrons se déplaçant à une vitesse proche de celle de la lumière[56]. électromagnétiques et faibles. le magnétisme et la conductivité thermique.5 GeV. trouve que certains états quantiques de l'atome d'hydrogène.

. L'électron est en bas à gauche Dans le modèle standard de la physique des particules. pénètrent dans l'atmosphère. Les électrons ont la plus faible masse de toutes les particules chargées. ainsi que pendant la nucléosynthèse dans les étoiles. les électrons appartiennent au groupe des particules subatomiques appelées leptons. les électrons ne constituent que moins de 0. La force coulombienne électrostatique attractive fait que les électrons sont liés dans les atomes. mais ils peuvent être aussi produits actuellement par radioactivité β des noyaux radioactifs. Les électrons peuvent être détruits par annihilation avec les positrons. c'est-à-dire qu'elles ne comportent pas de sous-particule.de neutrons. Cependant. et dans des collisions de haute énergie. par exemple quand les rayons cosmiques. et appartiennent à la première famille ou génération[64]. font des atomes. L'échange. Selon la théorie. Classification[modifier] Modèle standard des particules élémentaires.06% de la masse totale d'un atome. que l'on pense être des particules élémentaires ou fondamentales. la plupart des électrons de l'univers ont été créés pendant le Big Bang. ou le partage d'électrons entre atomes voisins est la cause principale de la liaison chimique[63].

le signe – indiquant la charge de l'électron.[67]. Les mesures astronomiques montrent que ce rapport n'a pas changé de façon mesurable pour la moitié de l'âge de l'Univers. comme prédit par le modèle standard[68]. sur des bases théoriques. qui est une constante physique égale à 9. les quarks parce qu'ils ne sont pas sensibles aux interactions fortes. Propriétés fondamentales[modifier] La masse d'un électron est approximativement 9.274 009 15(23)×1024 J/T[66]. ou spin. Tous les membres du groupe des leptons sont des fermions. Pour ce genre de particules. L'électron diffère en cela des autres leptons chargés. la valeur absolue du spin est ħ √3/2[note 1]. Il y a bien pourtant une constante physique que l'on appelle « rayon classique de l'électron ». L'électron n'a pas de sous-composant connu[1]. l'électron possède un moment magnétique le long de son spin[66].511 MeV. la limite inférieure pour la vie moyenne de l'électron est de 1. ou on le suppose. Cette propriété est généralement exprimée en appelant l'électron « particule de spin ½ »[65]. On le définit donc. bien plus élevée. Outre le spin. avec une charge ponctuelle. tandis que le résultat de la mesure de la projection du spin sur n'importe quel axe ne peut être que ±ħ/2. Cependant cette terminologie provient d'un calcul simpliste qui ignore les effets de la mécanique quantique . Comme le symbole e est utilisé pour la charge élémentaire. sans dimension d'espace[40].45×1034 s.[65]. Expérimentalement. ce rayon classique donne un ordre de grandeur des dimensions pour lesquelles l'électrodynamique quantique devient importante pour comprendre la structure et le comportement de l'électron. Il est approximativement égal à un magnéton de Bohr[70]. On pense. ou 5. le muon et le tauon. sa désintégration violerait la conservation de la charge électrique[75]. L'observation d'un électron isolé dans un piège de Penning démontre que le rayon de cette particule est inférieur à 10-22 m[73]. Le rapport entre les masses du proton et de l'électron est d'environ 1836[61]. comme une particule ponctuelle. qui est utilisée comme unité standard de charge pour les particules subatomiques. parce qu'ils ont un spin demi-entier . À la limite de la précision des expériences.602×10-19 C[66].Les seconde et troisième générations contiennent des leptons chargés.8179×10-15 m. le muon et le tauon de courtes durées de vie.489×10-4 unité de masse atomique. puisqu'il a toutes les propriétés de l'électron. Les électrons ont une charge électrique de -1.[note 2].[72]. en fait le soi-disant rayon classique de l'électron n'a pas grand-chose à voir avec une structure fondamentale de l'électron[74]. le spin de l'électron est ½[65]. le symbole de l'électron est e–. Le symbole du positron est e+. dont la valeur bien plus grande est de 2. la charge de l'électron est directement opposée à celle du proton[69]. L'électron a un moment angulaire intrinsèque. Néanmoins. Les leptons diffèrent des autres constituants de base de la matière. L'orientation du spin par rapport au moment de l'électron définit la propriété des particules élémentaires connues sous le nome hélicité[71].109×10-31 kg[66]. Propriétés quantiques[modifier] . à un niveau de confiance de 90%[76]. que l'électron est stable : comme c'est la particule la plus légère de charge non-nulle. Sur la base du principe d'équivalence masse-énergie d'Einstein. au signe de la charge près[66].[note 3]. de ½[66]. notamment par la renormalisation. ceci correspond à une énergie de 0. identiques à l'électron sous tous rapports. sauf leur masse.

Ceci est appelé dualité onde-particule. Ce principe explique bien des propriétés des électrons. Dans le cas de l'antisymétrie. La nature ondulatoire de l'électron lui permet de passer à travers deux fentes parallèles simultanément. couramment dénotée par la lettre grecque psi (ψ). Quand la valeur absolue de cette fonction est élevée au carré. Les bosons. est antisymétrique. comme cela serait le cas pour une particule classique. Particules virtuelles[modifier] Article détaillé : Particule virtuelle.Comme toutes les particules. la propriété ondulatoire d'une particule peut être décrite mathématiquement comme une fonction à valeurs complexes. Par exemple. En mécanique quantique. La fonction d'onde des fermions. les électrons peuvent aussi se manifester comme des ondes : particules dans un faisceau énergique. c'est-à-dire qu'elle change de signe quand on échange deux électrons. ou le même état. parce qu'ils ne peuvent pas être distingués l'un de l'autre par leur propriétés physiques intrinsèques. comme les photons. la fonction d'onde. C'est la cause du principe d'exclusion de Pauli. la fonction d'onde change de signe. qui empêche deux électrons d'occuper le même état quantique. Si les particules échangent leurs positions. les solutions de l'équation d'onde pour des électrons en interaction résulte en une probabilité nulle que deux électrons occupent la même position. ceci signifie qu'une paire d'électrons en présence doivent pouvoir intervertir leurs positions sans provoquer de changement observable dans l'état du système. des fonctions d'onde symétriques[77]. La fonction d'onde est ici Les électrons sont des particules indiscernables. plutôt que de se concentrer tous sur l'orbitale la moins énergétique[77]. . où et sont les positions des deux électrons. ceci indique que les probabilités sont les mêmes. c'est à dire : . En mécanique quantique quantique. notamment des électrons. familière avec la lumière. il fait que des nuages d'électrons liés au même noyau occupent des orbitales toutes différentes. Comme la valeur absolue ne change pas par changement de signe de la fonction. ondes stationnaires dans un atome. cela donne la probabilité d'observer une particule dans un petit volume auprès de la position choisie – une densité de probabilité[77] Exemple d'une fonction d'onde antisymétrique pour un état quantique de deux fermions identiques dans une boîte à une dimension. ont. plutôt que juste une seule fente. et peut être démontré en utilisant l'expérience des fentes de Young. eux.

et du temps pendant lequel elles existent reste en-dessous du seuil de détectabilité exprimé par le principe d'incertitude de Heisenberg : . . est au plus de 6. peut être « empruntée » au vide pour une durée . la force coulombienne du champ électrique ambiant entourant un électron fait que le positron est attiré par ce dernier.[81]. le moment angulaire et le moment magnétique d'un objet dépendent de ses dimensions physiques. et la charge diminue quand la distance à l'électron augmente[80].Les physiciens pensent que le vide peut être rempli de paires de particules « virtuelles ». Donc pour une paire électron-positron virtuelle. Cette polarisation a été confirmée expérimentalement en 1997 en utilisant l'accélérateur de particules japonais TRISTAN[82].6×10-16 eVs. Ceci provoque ce que l'on appelle polarisation du vide. dans la mesure où le produit n'est pas plus grand que la constante de Planck réduite ħ ≈ 6. La combinaison de la variation d'énergie nécessitée pour créer ces particules.[84]. l'énergie demandée pour créer les particules. En fait. Ces photons font se déplacer l'électron de façon saccadée (ce qui s'appelle Zitterbewegung en allemand.6×10-22 s[79]. En physique classique. comme des électrons et des positrons. qui se créent et s'annihilent rapidement ensuite[78]. La précision extraordinaire de l'accord entre cette différence prévue par la théorie et la valeur déterminée par l'expérience est considérée comme une des grandes réussites de l'électrodynamique quantique[85]. ou mouvement de tremblement)[86] qui résulte en un mouvement circulaire avec une précession. le vide se comporte comme un milieu ayant une permittivité diélectrique supérieure à l'unité.1%) entre le moment magnétique intrinsèque de l'électron et le magnéton de Bohr (le moment magnétique anomal)[70]. Pratiquement. L'interaction avec des particules virtuelles explique aussi la légère déviation (environ 0. Les particules virtuelles provoquent un effet de masquage comparable pour la masse de l'électron[83]. Vue schématique de paires électron-positron virtuelles apparaissant au hasard près d'un électron (en bas à gauche) Tandis qu'une paire virtuelle électron-positron subsiste. Le paradoxe apparent peut être expliqué par la formation de photons virtuels dans le champ électrique engendré par l'électron. Il paraît donc incohérent de concevoir un électron sans dimensions possédant ces propriétés. Ce mouvement produit à la fois le spin et le moment magnétique de l'électron[40]. Dans les atomes. cette création de photons virtuels explique le décalage de Lamb (Lamb shift) observé dans les raies spectrales[80]. Donc la charge effective d'un électron est plus faible que sa valeur nominale. tandis que l'électron de la paire est repoussé.[87]. Interaction[modifier] .

Cette force est provoquée par une réaction du propre champ de l'électron sur lui-même[93]. en particulier. ne peut pas émettre ni absorber un photon réel : ceci violerait la conservation de l'énergie et de la quantité de mouvement.Un électron engendre un champ électrique qui exerce une force attractive sur une particule positivement chargée. Le champ électromagnétique d'une particule chargée animée d'un mouvement arbitraire est exprimé par les potentiels de Liénard–Wiechert. à suivre une trajectoire hélicoïdale dans le champ. Une particule de charge q part de la gauche à la vitesse v à travers un champ magnétique B orienté vers le lecteur. l'interaction électromagnétique entre particules est transmise par des photons. L'accélération due à ce mouvement en courbe conduit l'électron à rayonner de l'énergie sous forme de rayonnement synchrotron[91]. engendre la force de Coulomb[94]. En électrodynamique quantique.. L'émission d'énergie à son tour provoque un recul de l'électron. comme un proton. comme un proton. et il suit donc une trajectoire incurvée vers le haut. C'est cet échange de photons virtuels qui. C'est cette propriété d'induction qui fournit l'induction magnétique qui fait tourner un moteur électrique[90]. dans un champ magnétique uniforme.[92]. Un électron isolé. il est soumis à une force de Lorentz. Par contre. sur un cylindre de rayon appelé le rayon de Larmor. des photons virtuels peuvent tranférer de la quantité de mouvement entre deux particules chargées. Quand un électron est en mouvement. il engendre aussi un champ magnétique[89]. L'accélération de l'électron résulte en émission de rayonnement continu de freinage (Bremsstrahlung en allemand)[95]. Pour un électron. valables même quand la vitesse de la particule s'approche de celle de la lumière(relativiste). Quand un électron se déplace dans un champ magnétique. La valeur de cette force est donnée par la Loi de Coulomb en carré inverse[88]. ce qui est connu sous le nom de force d'AbrahamLorentz-Dirac. La loi d'Ampère-Maxwell relie le champ magnétique au mouvement d'ensemble des électrons (le courant électrique) par rapport à un observateur. Cette force perpendiculaire à la trajectoire contraint l'électron. qui ne subit pas d'accélération. qui crée une friction qui ralentit l'électron. q est négatif. Une émission d'énergie peut avoir lieu quand un électron en mouvement est défléchi par une particule chargée. dirigée perpendiculairement au plan défini par le champ et la vitesse de l'électron.[note 4]. . et une force répulsive sur une particule négative.

Par ailleurs.4–0. qui modifie la longueur d'onde du photon par une quantité appelée décalage Compton[note 5]. dont l'énergie totale est 1. susceptible d'absorber le moment de recul[100].297353×10-3. comme un noyau.43×10-12 m[66]. Une collision élastique entre un photon (lumière) et un électron solitaire (libre) s'appelle diffusion Compton. Quand des électrons et des positrons font des collisions.7 µm). Cette collision résulte en un transfert d'énergie et de moment entre les particules. et l'énergie au repos de la charge. elle vaut 2. Le changement d'énergie E2 — E1 détermine la fréquence f du photon émis. qui vaut approximativement 1/137[66].Ici.[101] En théorie des interactions électrofaibles. cette transformation étant à la base de la . il peut se former un positronium avant que l'annihilation se produise. donnant deux ou trois photons. Elle est donnée par α ≈ 7. le décalage de longueur d'onde devient négligeable. Chaque membre de ce doublet peut subir une interaction par courant chargé transformant l'un en l'autre par émission/absorption de boson W±. La force relative de l'interaction électromagnétique entre deux particules comme un électron et un proton est donnée par la constante de structure fine. que l'on désigne sous le nom de « longueur d'onde de Compton[96] ». le bremsstrahlung est produit par un électron e défléchi par le champ électrique d'un noyau atomique. mais seulement en présence d'une particule chargée proche. Une telle interaction entre la lumière et les électrons libres est appelée diffusion Thomson ou diffusion linéaire de Thomson[97]. ils peuvent s'annihiler ensemble. donnant 2 ou 3 photons. des photons de haute énergie peuvent se transformer en une paire d'électron et positron par un processus inverse de l'annihilation que l'on appelle production de paire.022 MeV[98].[99]. Pour une grande longueur d'onde de la lumière (par exemple la longueur d'onde de la lumière visible est de 0. C'est une quantité sans dimension formée par le rapport de deux énergies : l'énergie électrostatique d'attraction (ou de répulsion) à la distance d'une longueur d'onde de Compton. La valeur maximale de ce décalage est . Ceci veut dire que pendant les interactions faibles. la composante gauche de la fonction d'onde de l'électron forme un doublet d'isospin faible avec le neutrino-électron. Si l'électron et le positron ont un moment négligeable. Pour un électron. les neutrinos-électrons se comportent comme des électrons.

L'électron. Le moment angulaire orbital des électrons est quantifié. Un électron peut être « lié » au noyau d'un atome par la force de Coulomb attractive.désintégration β des noyaux. et la projection de ce dernier sur un axe donné (pris en général pour axe Oz). Un système d'électrons liés à un noyau en nombre égal à la charge de ce dernier est appelé un atome. ce qui est notamment la cause de la diffusion électronneutrino[102]. chaque orbitale ne peut être occupée au plus que par deux électrons. Le moment . le système s'appelle un ion. de spins différents en projection. dans le plan xOz. Pour s'échapper d'un atome. Chaque orbitale a son propre ensemble de nombres quantiques. tels que l'énergie. et l'effet Auger[104]. Ceci peut arriver dans l'effet photoélectrique. Les électrons peuvent changer d'orbitale par émission ou absorption d'un photon dont l'énergie égale la différence d'énergie potentielle entre ces orbitales[103] D'autres méthodes de transfert d'orbitale comprennent les collisions avec des particules comme les électrons. il produit un moment magnétique orbital proportionnel à son moment angulaire. comme le neutrino. Suivant le principe d'exclusion de Pauli. Atomes et molécules[modifier] Article détaillé : Atome. Le niveau d'énergie d'un électron lié détermine l'orbitale qu'il occupe. Comme l'électron est chargé. Les densités de probabilité pour les quelque premières orbitales de l'atome d'hydrogène. peut subir une interaction par courant neutre couplé au Z0. Il n'existe qu'un ensemble discret de ces nombres quantiques pour le noyau. l'énergie de l'électron doit être hissée au-dessus de son énergie de liaison à l'atome. Si le nombre d'électrons est différent. et la couleur reflète la probabilité de trouver l'électron à une position donnée. quand un photon incident a une énergie qui dépasse l'énergie d'ionisation de l'électron qui l'absorbe[105]. Le comportement ondulatoire d'un électron lié est décrit par une fonction appelée orbitale atomique. le moment angulaire.

Dans une molécule. parce que toutes les orbitales d'énergie inférieure sont occupées. à côté. ce qui leur permet d'occuper la même orbitale moléculaire sans violer le principe d'exclusion de Pauli (de la même manière que dans les atomes). par exemple un atome de sodium Na . comme l'atome de chlore cité ci-dessus. Les réactions d'échange d'électrons sont fondamentales en chimie et sont désignées sous le nom de réactions d'oxydo-réduction. cependant. La liaison chimique entre atomes résulte d'interactions électromagnétiques. Par exemple. elle. Au contraire. décrites par les lois de la mécanique quantique[107]. qui caractérise la liaison covalente. On a donc alors un ion Na+ (cation) et un ion Cl. qui permettent la formation de molécules[63]. qui va se loger dans la place qui l'attend dans le chlore. on trouve des électrons avec une densité maximale dans un relativement petit volume entre les atomes.magnétique total d'un atome est égal à la somme des moments magnétiques propres et orbitaux de tous les électrons. par exemple un atome de chlore Cl. Celui du noyau.(anion). L'espèce chimique qui capte l'électron est l’oxydant. et donc un électron qui s'y mettrait serait solidement lié. les électrons se déplacent sous l'influence de plusieurs noyaux. Les moments magnétiques des électrons qui occupent la même orbitale (électrons en paire) s'annulent[106]. C'est l'existence de paires liantes. l'autre est le réducteur. Si l'on met au contact un atome de sodium et un atome de chlore. se caractérise par le fait qu'un atome possède un électron mal lié. où des électrons périphériques sont mis en commun par deux atomes voisins. on trouve un atome qui possède encore une place libre dans sa dernière orbitale. qui restent liés par attraction électrostatique. et occupent des orbitales moléculaires. pour les paires non-liantes. La liaison ionique. comme celui de sodium. Les orbitales moléculaires différentes ont des distributions spatiales de densité d'électrons différentes. dans les paires liantes (c'est-à-dire les paires qui lient vraiment les atomes ensemble). les électrons sont distribués dans un grand volume autour des noyaux[109]. est négligeable par rapport à celui des électrons. Un facteur fondamental dans ces structures moléculaires est l'existence de paires d'électrons : celles-ci sont des électrons de spins opposés. et du noyau. Conductivité[modifier] . Les liaisons les plus fortes sont les liaisons covalentes ou les liaisons ioniques. C'est la liaison ionique typique. de la même façon qu'ils occupent des orbitales dans des atomes isolés[108]. le sodium va perdre son électron mal lié.

la vitesse de dérive des électrons dans un conducteur est de l'ordre du mm/s. le corps est dit neutre. les électrons restent liés à leurs atomes respectifs. c'est-à-dire non attachés à une molécule particulière. qui engendre un champ magnétique. il est chargé positivement. un peu comme des électrons libres. un courant peut être engendré par un champ magnétique variable. S'il y a trop d'électrons. la conductivité thermique d'un métal est pratiquement indépendante de la température. qui dit que le rapport de la conductivité thermique à la . Dans tout matériau diélectrique. et le matériau se comporte comme un isolant. À température donnée. ou permittivité[119] du milieu. Par ailleurs les métaux ont une structure en bandes électroniques qui contiennent des bandes élecroniques partiellement remplies. cet objet a une charge électrique statique totale non-nulle. En fait les particules porteuses de charge dans les métaux et autres solides sont des « quasi-particules » : des quasi-particules de charge électrique négative ou positive. est typiquement 75% de la vitesse de la lumière dans le vide[118]. mais cela ne fera que déplacer le trou. radioélectricité. ils peuvent se déplacer comme les molécules d'un gaz (appelé gaz de Fermi)[117] à travers la matière. Dans le cas contraire. Si les charges s'équilibrent. semblables aux électrons réels[114] Quand les électrons libres se déplacent – que ce soit dans le vide ou dans un métal – ils produisent un courant de charges net. avec une vitesse qui ne dépend que de la constante diélectrique. On peut avoir dans des solides une prédominance de la conduction de l'électricité par le déplacement de trous. De même. Ce trou peut être comblé par des électrons voisins. Ceci se produit parce que les signaux électriques se propagent comme une onde. De plus. pour équilibrer les charges positives des noyaux. La plupart des semiconducteurs ont un degré de conductivité variable entre les extrêmes du conducteur et de l'isolant[116]. Ces interaction sont décrites mathématiquement par les équations de Maxwell[115]. En raison des collisions entre électrons et atomes. l'objet est chargé négativement.Un éclair de foudre consiste en premier lieu en un courant d'électrons[110].[112]. Ceci s'exprime mathématiquement par la Loi de Wiedemann et Franz[117]. Les électrons. il peut y avoir dans un solide des trous. Quand un champ électrique est appliqué. Le potentiel électrique nécessaire pour la foudre peut être engendré par un effet triboélectrique[111]. Un corps macroscopique peut développer une charge électrique par frottement. contrairement à la conductivité électrique. électronique. Cependant la vitesse à laquelle un changement de courant en un point de la matière se répercute sur les courants en d'autres points. ou pas assez. se comportent aussi comme s'ils étaient libres. chaque matériau a une conductivité électrique qui détermine la valeur du courant électrique quand un potentiel électrique est appliqué. tandis que le verre et le Teflon sont de mauvais conducteurs. La présence de ce type de bandes permet aux électrons dans un métal de se comporter comme s'ils étaient libres ou délocalisés. Si un corps a trop d'électrons. que l'on appelle courant électrique. qui sont des endroits où manque un électron. Cependant. Des électrons se déplaçant indépendamment dans le vide sont appelés électrons « libres ». Les métaux forment de relativement bons conducteurs de la chaleur. dans les métaux. la célérité. Ces phénomènes sont à la base de toute l'électricité : électrocinétique. c'est l'effet triboélectrique[113]. Des exemples de bons conducteurs comprennent des métaux comme le cuivre et l'or. plutôt que par le déplacement d'électrons. tout premièrement parce que les électrons délocalisés sont libres de transporter l'énergie thermique d'un atome à l'autre.

le mécanisme selon lequel fonctionnent les supraconducteurs à haute température reste à élucider. Quand on les refroidit en-dessous d'une température critique. la vitesse d'un électron peut s'approcher de la vitesse de la lumière dans le vide c. sa masse relativiste augmente. Dans les conducteurs solides. Le facteur de Lorentz en fonction de la vitesse. les matières peuvent subir une transition de phase. Si un électron relativiste. la seconde la charge électrique. (Les paires de Cooper ont un rayon d'environ 100 nm. Il part de l'unité et tend vers l'infini quand v tend vers c. La première transporte le spin et le moment magnétique. ils se comportent comme s'ils se décomposaient en deux autres quasi-particules : chargeon et spinon[123]. les électrons sont eux-mêmes des quasi-particules. Comme le désordre thermique du réseau du métal accroît la résistivité du milieu. c'est-à-dire se déplaçant à une vitesse proche de c. Mouvement et énergie[modifier] Selon la théorie d'Einstein de la relativité restreinte.)[122]. ce qui rend de plus en plus difficile de l'accélérer à partir du repère de l'observateur. est injecté dans un milieu diélectrique comme l'eau. du point de vue d'un observateur. quand la vitesse d'un électron se rapproche de la vitesse de la lumière. Quand ils sont fortement confinés aux températures proches du zéro absolu. Ainsi. Dans la théorie BCS. il va se déplacer plus vite que la lumière dans le milieu. Cependant. . phénomène appelé supraconductivité. où la vitesse de la lumière est significativement inférieure à c. cela conduit à une dépendance du courant électrique selon la température[120]. Ces paires de Cooper voient leur mouvement couplé à la matière environnante par des vibrations du réseau nommées phonons. si bien qu'elles peuvent se chevaucher. Le déplacement de sa charge dans le milieu va produire une légère lumière appelée rayonnement Tcherenkov[124]. ce comportement est expliqué par des paires d'électrons (formant des bosons) qui entrent dans l'état connu sous le nom de condensat de Bose-Einstein. mais jamais l'atteindre.conductivité électrique est proportionnel à la température. évitant ainsi les collisions avec les atomes qui normalement créent la résistance électrique[121]. par laquelle ils perdent toute résistivité au courant électrique.

où h est la constante de Planck et p le moment[41]. mais qu'à l'échelle de la longueur d'onde de de Broglie des électrons ainsi accélérés.Les effets de la relativité spéciale sont basés sur une quantité appelée facteur de Lorentz. l'accélérateur linéaire de SLAC peut accélérer un électron jusqu'à environ 51 GeV[125]. défini comme . Il s'est avéré dans les expériences de diffusion profondément inélastique (deep inelastic scattering).51 MeV/c². les températures dépassaient 107 K. puisque la masse de l'électron est 0. que les composants du noyau avaient en effet une sous-structure (« quarks » et « gluons »). Le moment relativiste d'un tel électron est 100 000 fois celui que la mécanique classique prédirait à un électron de cette vitesse[note 6]. Formation au Big Bang[modifier] La théorie du Big Bang est la théorie scientifique la plus largement acceptée pour expliquer les premiers stades de l'évolution de l'Univers[127]. Par exemple. la longueur d'onde est environ 3. assez petite pour explorer des structures bien plus petites que la taille d'un noyau atomique[126]. Ils avaient donc des énergies suffisantes pour réagir ensemble et former des paires d'électron-positron : . Comme un électron se comporte comme une onde. à une vitesse donnée. L'énergie cinétique Ke d'un électron se déplaçant à la vitesse v est : où me est la masse de l'électron. Pendant la première milliseconde du Big Bang. il n'était plus possible de mettre en évidence de sous-structure ni des électrons. ni des quarks. et les photons avaient des énergies moyennes supérieures à 1 MeV. il a une longueur d'onde de de Broglie caractéristique. où v est la vitesse de la particule. Ceci donne une valeur d'environ 100 000 pour γ.4×10-17 m. Formation des électrons de l'univers[modifier] Production d'une paire par collision d'un photon avec un noyau d'atome. Elle est donnée par λe = h/p. Pour l'électron de 51 GeV du SLAC.

Les protons et neutrons qui ont survécu ont commencé à réagir ensemble. Cet excès a compensé l'excès des protons sur les antiprotons. Pour la période allant jusqu'à 300 000–400 000 ans. Il y a donc pendant cette période un équilibre entre électrons. en produisant des rayons gamma. les électrons restants restent trop énergiques pour se lier aux noyaux atomiques[133]. ainsi qu'un tout petit peu de lithium. Inversement. qui transforme l'excès de protons en neutrons. ce qui résulte en une charge nette nulle pour l'univers[130]. relâchant un proton. il y a en fin de compte plus d'électrons que de positrons[129]. relâchant des photons qui réchauffent l'univers pour un temps[128]. Quand des paires de particules virtuelles – comme un électron et un positron – sont créées au voisinage de l'horizon. Ce qui suit est une période que l'on appelle la recombinaison. leur distribution spatiale aléatoire peut permettre à l'une d'entre elles apparaissent à l'extérieur : ce processus est nommé effet tunnel quantique. Tous les neutrons résiduels ont subi une désintégration β. une étoile plus lourde que 20 masses solaires peut subir un effondrement gravitationnel pour former un trou noir[137]. p un proton et un antineutrino-électron. et la conservation de la charge par un nombre égal de transformations de protons en neutrons. ces objets stellaires massifs exercent une attraction gravitationnelle assez forte pour empêcher tout. On pense ainsi que des électrons (et des positrons) sont créés à l'horizon (trou noir) de ces restes d'étoiles. dans le processus appelé asymétrie baryonique. Ce processus a culminé au bout de 5 minutes[132]. Au bout de 15 secondes. Les positrons ainsi produits s'annihilent immédiatement avec les électrons. Cependant.où γ est le photon. par le processus : où n est un neutron.l'électron. Au bout de sa vie. Le résultat net est une réduction constante du nombre d'électrons. la température de l'univers est tombée au-dessous de la valeur où la création de paire positron-électron peut avoir lieu. un électron et un antineutrino. La plupart des électrons et des positrons survivants s'annihilent. ce qui recrée de nouveaux électrons[135]. des paires électron-positron s'annihilent pour émettre des photons énergiques. pendant le processus de leptogénèse. qui se désintègre en nickel 60 (60Ni)[136]. e+ le positron et e. de s'échapper du rayon de Schwarzschild. où les atomes neutres sont formés. le processus d'évolution des étoiles peut aboutir à la synthèse de noyaux lourds instables.[131]. Formation dans les étoiles[modifier] Environ un million d'années après le big bang. qui à leur tour peuvent subir des désintégrations β-. Selon la physique classique. Il en résulte qu'un électron sur environ un milliard a survécu au processus d'annihilation. Dans une étoile. même le rayonnement électromagnétique. positrons et photons. la première génération d'étoiles commence à se former[134]. formant des isotopes de l'hydrogène et de l'hélium. Le potentiel gravitationnel du trou noir peut alors fournir l'énergie qui transforme cette particule virtuelle . la nucléosynthèse stellaire aboutit à la production de positrons par fusion de noyaux atomiques et désintégration β+ des noyaux ainsi produits. Cependant on pense que les effets quantiques peuvent permettre que du rayonnement de Hawking à cette distance. Un exemple en est le nucléide cobalt 60 (60Co). Pour des raisons encore inconnues. dans un processus appelé nucléosynthèse primordiale. et l'univers en expansion devient transparent au rayonnement[134]. avec une vie moyenne de mille secondes.

À son tour. Observation[modifier] Les appareils de laboratoire usuels sont destinés à mesurer des différences de potentiel.en une particule réelle. Formation dans les rayons cosmiques[modifier] Une grande gerbe dans l'air engendrée par un rayon cosmique énergique fappant l'atomsphère terrestre. En échange. Quand ces particules rencontrent des nucléons dans l'atmosphère terrestre. ce qui résulte en une perte nette de masseénergie du trou noir. l'autre membre de la paire reçoit une énergie négative. pour le pion négatif π-. Plus de la moitié du rayonnement cosmique observé au niveau du sol consiste en muons. Donc. ce qui finit par provoquer l'évaporation du trou noir et son explosion finale[139]. où est un muon et un neutrino-mu. avec de nombreuses spécialisations. Des événements avec des énergies jusqu'à 3×1020 eV ont été observés[140]. Le muon est un lepton produit dans la haute atmosphère par la désintégration d'un pion[142]. des intensités de courant. Mais il est moins connu qu'ils sont aussi capables de contenir et d'observer des électrons individuels. des fréquences. . Les rayons cosmiques sont des particules se déplaçant dans l'espace avec de très grandes énergies. le muon va se désintégrer pour former un électron ou un positron. ainsi que des plasmas d'électrons. ce qui lui permet de rayonner dans l'espace[138]. Les électrons ont beaucoup d'applications. tandis que des télescopes dédiés peuvent détecter les plasmas d'électrons dans le cosmos. la radiothérapie ou les lasers à électrons libres. Le rythme du rayonnement Hawking croît quand la masse décroît. elles engendrent une gerbe de particules. les microscopes électroniques. comprenant des pions[141]. allant du soudage aux accélérateurs de particules en passant par les tubes cathodiques.

Cette technique utilise l'effet photoélectrique pour mesurer le réseau réciproque – représentation mathématique des structures périodiques utilisée pour déduire la structure originelle. qui consiste en ondes provoquées par des variations synchronisées de la densité d'électrons. La distribution des électrons dans les solides peut être visualisée par Spectrométrie photoélectronique UV analysée en angle (aussi connue sous le sigle anglais ARPES. les interactions d'un seul électron peuvent être observées au moyen de détecteurs de particules. les électrons libres forment un plasma qui rayonne de l'énergie par bremsstrahlung. L'ARPES peut être utilisée pour déterminer la direction. Le gaz d'électrons peut subir une onde de plasma. comme le spectre d'absorption de l'hydrogène. quand les atomes sont irradiés par une source à spectre large. qui ont permis pour la première fois d'observer le mouvement de l'électron[149].[150]. La fréquence d'un photon est proportionnelle à son énergie. en février 2008. ce qui provoque des émissions d'énergie détectables avec des radiotélescopes[144]. Les premières images vidéo de la distribution en énergie d'un électron ont été capturées par un groupe de l'université de Lund en Suède. ce qui. . pour angle resolved photoemission spectroscopy). soit 10-18 s). Le moment magnétique de l'électron a été mesuré avec une précision de 11 chiffres significatifs. on a utilisé un piège de Penning pour contenir un électron unique pendant 10 mois[147]. ce qui permet la mesure des propriétés spécifiques telles que l'énergie. était une précision supérieure à la mesure de toute autre constante physique[148]. L'observation à distance des électrons exige la détection de l'énergie qu'ils rayonnent. Par exemple. Chaque élément ou molécule montre un ensemble caractéristique de raies spectrales. En fait. en 1980. [146] . Les scientifiques ont utilisé des flashs très brefs de lumière (impulsions de 1 attoseconde. dans des environnements riches en énergie comme la couronne des étoiles. la vitesse et les diffusions des électrons au sein du solide[151]. Dans les conditions de laboratoire. Dans une occasion. Quand un électron passe d'un niveau d'énergie d'un atome à un autre. il absorbe ou émet un photon à une fréquence caractéristique. le spin ou la charge[105]. des raies d'absorption apparaissent dans le spectre du rayonnement transmis. La mise au point des pièges de Paul et de Penning permet de contenir des particules chargées dans un petit volume pour de grandes durées. Les mesures spectroscopiques de l'intensité et de la largeur de ces raies permet de déterminer la composition et les propriétés physiques d'une substance[145]. Ceci permet des mesures précises des propriétés des particules.Les aurores polaires sont principalement provoquées par des électrons énergiques pénétrant dans l'atmosphère[143].

typiquement 5 cm pour des électrons dans la gamme de 5 à 20 MeV. Elle peut aussi être utilisée pour souder des métaux très bons conducteurs de la chaleur. qui permet des densités d'énergie jusqu'à 107 W/cm² sur une tache étroite de 0.3 mm. Pour cette raison la lithographie par faisceau d'électrons est utilisée principalement pour la production d'un petit nombre de circuits intégrés spécialisés[157]. Un faisceau d'électrons peut être utilisé pour compléter le traitement de zones qui ont été irradiées aux rayons X[159]. et ce d'habitude sans métal d'apport. Quand ces particules passent à travers des champs magnétiques. . Les faisceaux d'électrons sont utilisés pour le soudage[153].[160]. un modèle de la navette spatiale est visée par un faisceau d'électrons. qui peut être utilisé à des fins diverses. on fait des faisceaux d'électrons avec des accélérateurs linéaires pour le traitement des tumeurs superficielles. Le traitement par faisceau d'électrons est utilisé pour l'irradiation des matériaux pour changer leurs propriétés physiques ou stériliser des produits à usage médical ou alimentaire[158]. la nécessité de travailler sous vide et la tendance des électrons à diffuser dans le solide. Le dernier problème limite la finesse à environ 10 nm. En radiothérapie. la thérapie par faisceaux d'électrons est utile pour traiter des lésions de la peau comme le carcinome basocellulaire.Applications du plasma[modifier] Faisceaux de particules[modifier] Pendant un test en soufflerie de la NASA. Article détaillé : Rayonnement synchrotron.1 à 1. elles émettent un rayonnement synchrotron. que l'on ne saurait pas souder autrement[154]. simulant l'effet de gaz ionisants pendant la rentrée atmosphérique[152]. sa lenteur. Cette technique de soudage doit être utilisée dans le vide pour éviter la diffusion du faisceau par le gaz avant son arrivée sur la cible. Cette technique est limitée par son coût élevé. La lithographie à faisceau d'électrons est une méthode de gravure pour les semiconducteurs à une finesse meilleure que le micron[156].[155]. Les accélérateurs de particules utilisent des champs électriques pour propulser les électrons et les positrons à haute énergie. Comme un faisceau d'électrons ne pénètre qu'à une profondeur limitée avant d'être absorbé.

Par comparaison. En enregistrant ces changements du faisceau. avec observation des structures de diffraction afin de déterminer la structure du cristal. ce qui provoque une polarisation du faisceau d'électrons – un processus nommé effet Sokolov-Ternov (en)[note 7]. Le microscope électronique dirige un faisceau d'électrons focalisé sur un spécimen.[163]. pour caractériser la surface de matériaux cristallins. leur angle. par l'étalement moyen des énergies des constituants du système). les microscopes optiques ont une résolution limitée par la diffraction d'environ 200 nm[164]. Cette longueur d'onde. certains électrons changent de propriétés.0037 nm pour des électrons accélérés par un potentiel de 100 000 V[165]. à angles faibles avec la surface. les microscopes électroniques sont limités par la longueur d'onde de de Broglie de l'électron. il est capable d'une résolution inférieure à 0. tant à l'achat qu'à l'entretien. c'est à dire pour diminuer les écarts moyens entre leurs énergies. Pendant les interactions des électrons avec le spécimen. leur phase relative ou leur énergie. Cependant les microscopes électroniques sont des instruments chers. comme leur direction de vol. Les grandissements vont de 100 fois à 1 000 000 de fois ou plus. les microscopistes peuvent produire des images du spécimen à la résolution atomique[166].L'intensité de ce rayonnement dépend du spin. Cette capacité fait du microscope électronique un instrument de laboratoire utile pour l'imagerie à haute résolution. et l'angle d'incidence entre 1 et 4°[162]. (Cette expression est utilisée par analogie avec la définition de la température thermodynamique. Il y a deux types principaux de microscopes électroniques : en transmission et à balayage. Dans les microscopes à balayage.05 nm. L'énergie nécessaire pour les électrons est typiquement de l'ordre de 20 à 200 eV[161]. Corrigé d'aberrations. Articles détaillés : Microscopie électronique en transmission et Microscopie électronique à balayage. comme dans une télévision. Le microscope électronique en transmission fonctionne avec un faisceau d'électrons passant à travers une couche de matière. Microscopie[modifier] La diffraction d'électrons de basse énergie est une méthode de bombardement d'un cristal avec un faisceau collimaté d'électrons. l'image est produite en balayant le spécimen avec un faisceau d'électrons focalisé finement. L'énergie de faisceau est typiquement dans la gamme de 8 à 20 keV. En lumière bleue. L'aspect ondulatoire des électrons est largement utilisé au XXIe siècle dans certains modes d'utilisation. Le rayonnement synchrotron peut aussi être utilisé pour ce que l'on appelle le « refroidissement » des faisceaux d'électrons. puis projeté agrandi sur un récepteur. par exemple est 0. pour les deux types de microscopes. ce qui suffit largement à résoudre des atomes individuels[167]. Les faisceaux d'électrons polarisés peuvent être utiles pour diverses expériences. . La technique RHEED utilise la réflexion d'un faisceau d'électrons. notamment celles qui ont trait aux propriétés liées au spin.

Le laser à électrons libres émet un rayonnement électromagnétique cohérent de haute brillance dans un grand domaine de fréquences. La microsonde de Castaing est une forme de microscope électronique à balayage. Ils ont maintenant été largement supplantés par les dispositifs à semiconducteurs. Article détaillé : Microscope à effet tunnel. Les applications en imagerie sont diverses (astronomie. que l'on a très largement utilisés comme systèmes de visualisation dans les instruments de laboratoire. chaque photon absorbé par la photocathode déclenche une avalanche d'électrons qui produit une impulsion de courant détectable[173]. des micro-ondes aux rayons X mous[171].Article détaillé : Microsonde de Castaing. [170] . et peut produire des images de sa surface avec la résolution d'un atome[168]. Article détaillé : Tube cathodique. Les capteurs photographiques utilisent l’effet photoélectrique : les photons incidents produisent des électrons libres au sein d’une matrice de détecteurs qui sont par la suite comptés lors de la lecture du capteur. Le microscope à effet tunnel utilise l'effet tunnel des électrons entre une pointe de métal aiguë et le spécimen. Une analyse spectrométrique de ce rayonnement permet de tracer une carte microscopique des concentrations d'éléments présents dans l'échantillon. observation militaire. Dans un tube photomultiplicateur. les écrans d'ordinateur et les postes de télévision[172]. et ils ont joué un rôle critique dans le développement de la technologie de l'électronique. Article détaillé : Photomultiplicateur. Les tubes électroniques utilisaient le courant d'électrons pour manipuler des signaux électriques.[169]. Article détaillé : Capteur photographique. photographie. où l'on s'intéresse aux rayons X émis par l'échantillon sous l'impact du faisceau d'électrons. Leur rendement et leur versatilité font qu’ils ont supplanté la plupart des usages de la pellicule photographique. cinématographie) dans des gammes de longueur d’onde allant de l’ultraviolet à l’infrarouge. Autres applications[modifier] Article détaillé : Laser à électrons libres. Article détaillé : Tube électronique. . tels que les transistors[174]. Les électrons sont au cœur des tubes à rayons cathodiques.

le muon.) : l'électron. rechercher Le modèle standard classe les particules élémentaires en deux grandes familles : les fermions et les bosons. les fermions obéissent à la statistique de Fermi-Dirac et les bosons obéissent à celle de Bose-Einstein.. Laissé à lui-même. Les fermions sont les particules à spin demi-entier (c'est-à-dire 1/2. qui sont soumis à toutes les interactions de la nature. . l'encyclopédie libre.197×10-6 s par le biais de l'interaction faible. tandis que sa masse lui est de 3500 fois supérieure. qui ne sont pas soumis à l'interaction forte . le neutrino μ (émis lors de la désintégration d'un muon) . le neutrino électronique e (émis lors de la désintégration β -transformation d'un neutron en proton) .Fermion Un article de Wikipédia. laissant à sa place un électron. Il n'a qu'une charge faible (alors que l'électron possède aussi une charge électrique). 3/2. 5/2. . Sommaire [masquer] • • • • • 1 Les leptons 2 Les quarks 3 Le principe d'exclusion de Pauli 4 Propriétés des fermions 5 Liens internes Les leptons[modifier] Article détaillé : Lepton. Les autres fermions sont tous composés. un neutrino μ et un antineutrino .8×10-13 s. Les fermions se regroupent en deux familles : 1. le muon : cette particule instable a la même charge que l'électron et est 210 fois plus massive que ce dernier. Dans la famille des leptons. Il se désintègre en 2. le neutrino : le plus léger des fermions. 2. laissant à sa place un neutrino τ et un antineutrino .. Formellement. le tauon : cette particule très instable est de même charge que l'électron. les leptons. Il n'a presque aucune interaction avec la matière. Il existe trois types de neutrinos : 1. les quarks. le neutrino et les quarks sont des fermions. et de charge négative -e . 2. on connaît : • • • • l'électron : cette particule stable est de masse 1836 fois moindre que celle du proton. le muon se désintègre en 2. Aller à : Navigation.

le quark strange (s) et trois autres. c'est-à-dire qu'il peuvent se comporter comme des particules mais aussi comme des ondes. Enfin. Ainsi dans l'atome. les fermions apparaissent tous comme des particules : c'est le cas de l'électron. ces trois types de neutrinos sont stables. Le principe d'exclusion de Pauli[modifier] Le principe d'exclusion de Pauli formulé en 1925 par Wolfgang Pauli interdit à deux fermions de se trouver au même endroit dans le même état quantique. Ils possèdent une charge de couleur qui les soumet à l'interaction forte. produits en laboratoire. Propriétés des fermions[modifier] À l'échelle quantique. la plus importante des interactions. les fermions présentent une nature duale. le neutrino τ (émis lors de la désintégration du tauon). une charge électrique et les quarks naturels (qui ne sont pas obtenus en laboratoire) ont à la fois des charges électrique et faible mais aussi une charge de couleur le soumettant à l'interaction forte. À l'échelle macroscopique.3. c'est également le cas dans tous les autres système de fermions. u et d) et neutrons (d. l'électron a. en plus. d et u). Leur masse varie. Les quarks[modifier] Article détaillé : Quark. si les bosons peuvent être vecteurs d'interactions. Les neutrinos sont probablement les particules les plus abondantes de l'Univers. Les quarks s'associent par triplets pour former protons (u. ce n'est jamais le cas pour les fermions. le quark up (u). du muon et de tous les autres fermions. Tableau récapitulatif : Fermions élémentaires Quarks Leptons Fermions composés Nucléons Hypérons . En raison de leur faible masse (les neutrinos μ et τ ont une masse bien inférieure à celle de l'électron). On remarque également que tous les fermions ont une charge quelconque : le neutrino a une charge faible. mais est dans tous les cas bien supérieure à celle de l'électron. On compte six représentants de la famille des quarks : le quark down (d). tous les électrons ont des nombres quantiques différents .

1/3 e + 2/3 -1 0 +1 0 -1 0 +1 stable down up neutrino électro électroniqu n e neutrino muonique neutrino taunique proto neutro n n Sigma Ksi Omég aSigma 0 Sigma Ksi 0 + Lambd a0 Lambd a+ stran charm instab ge ed le beaut top y muon tauon Gluon Un article de Wikipédia. Aller à : Navigation.Charg . rechercher Gluon Propriétés générales Classification Boson Composition Élémentaire Groupe Boson de jauge Interaction(s) Forte Propriétés physiques Masse Charge électrique Spin 0 0 1 Durée de vie Stable Historique Prédiction Han. 1965 Découverte 1979 . l'encyclopédie libre. Nambu et Greenberg.

et anti-rouge. Pourquoi n'y a-t-il que 8 gluons au lieu de 9 ?[modifier] A priori il pourrait y avoir 9 types de gluons. le gluon se chargeant d'une anti-couleur compensant la perte du quark. ce qui donnerait les gluons suivants : .2 Liens externes o 5.3 notes et références Caractéristiques de charge et masse des gluons[modifier] • • • • Leur masse est probablement nulle (quoiqu'il n'est pas exclu qu'ils puissent avoir une masse de quelques MeV) Leur charge électrique est nulle Ils ne possèdent qu'un spin 1. anti-vert. bleue. ainsi que des autres hadrons et donc de l'univers que nous connaissons. Il y a 8 différentes sortes de gluons. ou QCD). leur charge de couleur change .Le gluon est le boson responsable de l'interaction forte. qui est utilisée aujourd'hui pour décrire l'interaction forte. comme les quarks) et une anti-charge de couleur (comme les anti-quarks). Dans la théorie de la chromodynamique quantique (quantum chromodynamics. Lorsque deux quarks échangent un gluon. Étant donné que les gluons portent eux-mêmes une charge (et une anti-charge) de couleur. Chaque gluon porte une charge de couleur (rouge. vert. en fonction de leur charge et de leur anticharge de couleur. de même que la nouvelle charge de couleur du quark. les gluons sont échangés lorsque des particules possédant une charge de couleur interagissent. ce qui rend l'analyse mathématique de l'interaction forte très compliquée. Ils permettent ainsi l'existence des protons et des neutrons. Les gluons confinent les quarks ensemble en les liant très fortement. un pour chaque combinaison de charge et d'anticharge de couleur (rouge. vert ou bleu. ils peuvent aussi interagir avec d'autres gluons.1 Articles connexes o 5. anti-bleue). Sommaire [masquer] • • • • • 1 Caractéristiques de charge et masse des gluons 2 Pourquoi n'y a-t-il que 8 gluons au lieu de 9 ? 3 Preuve expérimentale 4 Origine des gluons 5 Voir aussi o 5.

le plasma de quarks et de gluons [1]. pour mieux comprendre la ChromoDynamique Quantique.. rechercher . Ce plasma sera produit au LHC (Large Hadron Collider) du CERN. ce qui permet l'existence des protons et des neutrons. Cependant. Par exemple. un gluon pourrait être représenté par l'état combiné . du point de vue mathématique il existe un nombre infini de gluons. donc 8 états fondamentaux linéairement indépendants. Ce genre de combinaisons d'états est assez courant en mécanique quantique. puis alors que ce plasma se refroidissait. Une explication plus détaillée (en anglais) peut être trouvée ici. ainsi que des autres hadrons. l'encyclopédie libre. du fait que les états complètement neutres du point de vue de la couleur n'interagissent pas par interaction forte : Ceci implique alors que les 9 états fondamentaux cités plus haut ne sont plus tous indépendants. lorsque la preuve d'une collision à 3 jets fut faite : le troisième jet fut ainsi attribué à l'émission d'un gluon par un des quarks produits.[2]. Il n'y a plus que 8 degrés de liberté disponibles. l'Univers primordial était à une température et une pression telles que les quarks et les gluons devaient être totalement libres (« déconfinés »). libérant les quarks de l’emprise des gluons et créant un état de la matière encore jamais observé . par collisions (collision nucléon-nucléon) d’ions lourds (de plomb) à très haute énergie. Origine des gluons[modifier] Selon la théorie du Big Bang. Une expérience de Physique nucléaire et hadronique nommée ALICE vise à étudier ce plasma. Cette relation réduit de 1 le nombre de degrés de liberté correspondants. Preuve expérimentale[modifier] La première trace expérimentale des gluons a été découverte en 1979 dans l'accélérateur de particules PETRA (collisions électron-positron) du laboratoire DESY à Hambourg. donc 8 gluons. (Redirigé depuis Modèle standard (physique)) Aller à : Navigation. la chromodynamique quantique nous apprend que la relation linéaire suivante lie 3 des états fondamentaux. En fait. Ces collisions devraient produire une température plus de 100 000 fois supérieures à celle qui règne au coeur du Soleil ce qui devrait en quelque sorte faire "fondre" les protons et les neutrons de la matière. Cet état est dit Plasma de Quarks et de Gluons (PQG). chacun pouvant être représenté par une combinaison linéaire des 9 états fondamentaux (aussi appelés états propres) listés ci-dessus. les gluons ont confiné les quarks ensemble. Modèle standard (physique des particules) Un article de Wikipédia.

Pour les articles homonymes. Le modèle standard possède 19 paramètres libres (dont 10 pour décrire les paramètres de masse des neutrinos) qui décrivent entre autres les masses des particules élémentaires ainsi que leurs différents couplages. C'est une représentation qui s'applique aux objets quantiques et qui tente d'expliquer leurs interactions.1 Notes o 7. les physiciens ont essayé de classer ces particules. voir Modèle standard. de nombreuses expériences de collisions atomiques ont eu lieu.1 Première génération o 2.1 Les trois familles de fermions o 5. médiateur. La valeur de chacun de ces paramètres n'est pas fixée par des principes premiers mais doit être déterminée expérimentalement. Le modèle standard de la physique des particules est une théorie qui décrit les interactions forte. force. en physique.2 Les problèmes de jauges 6 Critiques 7 Notes et références o 7. Elle est bâtie sur le triptyque particule. ainsi que l'ensemble des particules élémentaires qui constituent la matière.1 Liens externes o 8. . agglomérat de protons et de neutrons. Pour s'y retrouver. comme les désintégrations nucléaires. de décrire correctement les phénomènes nucléaires. autour duquel tournaient des électrons. c'est-à-dire qu'elle distingue des familles de particules par les forces auxquelles elles sont sensibles.3 Troisième génération 3 Les forces fondamentales de l'univers 4 Les particules ou quanta de champ 5 Défauts du modèle standard o 5. Sommaire [masquer] • • • • • • • • 1 Bref historique 2 Les particules ou quanta de matière o 2. La nécessité de cette théorie vient du fait de l'incapacité totale.2 Bibliographie Bref historique[modifier] A la suite d'Ernest Rutherford qui a démontré que les atomes étaient constitués d'un noyau. chaque force s'exerçant au moyen de médiateurs échangés par les particules qui y sont soumises. faible et électromagnétique. faisant apparaître des centaines de particules.2 Deuxième génération o 2.2 Références 8 Voir aussi o 8.

les mésons (du grec mesos = moyen). comme l'électron ou le neutrino . comme le méson π . quantum de champ associé) déjà mentionné plus haut.Pour commencer. Les physiciens constatèrent par ailleurs qu'à chacune de ces particules correspondait une antiparticule de même masse. au proton correspond un antiproton de charge électrique négative. ils sont donc de spin demi-entier ( 2k + 1 ) / 2 et sont soumis au principe d'exclusion de Pauli. En effet. tandis que les neutrons sont formés d'un quark up et de deux down. Seules les particules de première génération forment la matière ordinaire. Les particules de deuxième et troisième générations sont instables et se désintègrent rapidement en particules de première génération. les antiparticules n'y sont pas représentées. qu'ils regroupèrent alors sous le vocable de hadrons (du grec hadros = fort). champ quantique. Les particules ou quanta de matière[modifier] Les particules élémentaires de matière sont des fermions. organisé autour du triptyque (quantum de matière. Les autres baryons furent appelés hypérons. plus légères. en trois catégories suivant leur masse : • • • les leptons (du grec leptos = léger).) Ils découvrirent ensuite que mésons et baryons étaient en fait des particules composées. Voici un tableau regroupant par génération les différents leptons et quarks. Première génération[modifier] Particule Notati on e Charge électrique -1 Charge forte (*) Masse 511 keV/c2 Spi n 1/2 Électron . Protons et neutrons furent qualifiés de nucléons en raison de leur rôle essentiel dans les noyaux atomiques et de leurs masses voisines. suivant trois générations qui ne diffèrent l'une de l'autre que par la masse. Ils ont ainsi abouti au Modèle Standard. les baryons (du grec barys = lourd). mais dont les autres caractéristiques étaient opposées ( par exemple. de loin les plus nombreuses. ils firent la distinction entre particules (ou quanta) de matière et de champs.. plus élevée à chaque génération. Les fermions obéissent à la statistique de Fermi-Dirac . Les particules élémentaires de matière se répartissent en leptons et en quarks. et à l'électron correspond un positron de charge électrique positive. Pour ne pas surcharger ce tableau. Puis ils classèrent les particules de matière. comme le proton ou le neutron.. les protons sont formés de deux quarks up et d'un down.

vert. vert. bleu ~ 1. vert. bleu rouge. bleu rouge. bleu rouge.2 GeV/c2 t 2/3 1/2 b -1/3 1/2 . vert. bleu <2 eV/c2 ~3 MeV/c2 ~6 MeV/c2 1/2 u 2/3 1/2 Quark Down d -1/3 1/2 Deuxième génération[modifier] Particule Notati on μ Charge électrique -1 Charge forte (*) Masse 106 MeV/c2 < 2 eV/c2 rouge. bleu < 2 eV/c2 1/2 171 GeV/c2 ~ 4. vert. vert.78 GeV/c2 Spi n 1/2 Tau Neutrino tau Quark Top Quark Bottom ντ 0 rouge.Neutrino électronique Quark Up νe 0 rouge.3 GeV/c2 ~ 100 MeV/c2 Spi n 1/2 Muon Neutrino mu Quark Charm Quark Strange νμ 0 1/2 c 2/3 1/2 s -1/3 1/2 Troisième génération[modifier] Particule Notati on τ Charge électrique -1 Charge forte (*) Masse 1.

l'électrodynamique quantique. Ce sont des bosons. qui s'exerce entre les quarks. qui assure la cohésion du noyau atomique . dites de champ. ou de trios de quarks (les baryons). . supports de ces forces. Les forces fondamentales de l'univers[modifier] Elles sont au nombre de quatre : 1. C'est d'ailleurs pourquoi ces particules virtuelles sont aussi appelées « particules messagères » ou « médiateurs ». 2. 4. la force électromagnétique : elle s'exerce sur les particules de matière électriquement chargées . Ainsi par exemple désigne la représentation triviale ce qui signifie que la particule n'est pas chargée sous le groupe correspondant. Tous les hadrons dont la découverte a été confirmée (PDG2009) se présentent sous forme de paires quark-antiquark (les mésons).et β+. Ces quatre forces sont décrites respectivement par quatre théories : 1. qui consiste essentiellement à transmettre les forces fondamentales. la théorie électrofaible (en fait. Les différents bosons décrit par le modèle standard sont : • le photon « γ » (de spin 1 (plus précisement d'hélicité 1). la relativité générale. 4. 3. la force nucléaire faible : elle concerne seulement certains quarks et leptons et est responsable des radioactivités β. Les quarks ne peuvent exister isolément. elles ont une durée d'existence extrêmement brève et sont observées indirectement par leur action. c'est-à-dire qu'elles obéissent à la statistique de Bose-Einstein. Les bosons ont un spin entier et peuvent coexister entre eux dans le même état quantique. elle associe force faible et force électromagnétique et englobe donc l'électrodynamique quantique).(*): A la différence du cas de l'électrodynamique quantique les charges faibles et fortes ne sont pas des nombres à proprement parler mais des représentations des groupes SU(2) et SU(3) qui décrivent mathématiquement respectivement l'interaction faible et l'interaction forte. la chromodynamique quantique. 2. Dans ce dernier cas. la force forte. médiateur de la force électromagnétique . les trois dernières étant regroupées dans le « modèle standard ». et dont dérive la force nucléaire. Les particules de champ peuvent être réelles ou virtuelles. Les particules ou quanta de champ[modifier] Pour chacune des forces fondamentales. de masse et charge nulles). la force de gravitation : elle s'exerce sur toutes les particules proportionnellement à leur masse . 3. il existe des particules.

En date de 2008. rechercher Neutrinos . rien ne dit qu'il n'existe pas d'autres familles. À ces particules. il faut ajouter un ou plusieurs bosons de Higgs (de spin 0. et surtout. qui sont des champs scalaires). « personne ne pense que le modèle standard soit le fin mot de l'histoire surtout à cause du très grand nombre de paramètres libres qu'il contient[1].c-2. Le groupe mathématique SU(5) aurait pu convenir et c'est sur lui que reposait la théorie de la Grande Unification (GUT en anglais). Mais cette symétrie de jauge compliquait le modèle standard en obligeant à postuler 24 bosons. médiateurs de la force faible : les bosons « W + » . Défauts du modèle standard[modifier] Les trois familles de fermions[modifier] Le modèle standard ne prédit pas pourquoi il existe trois générations de fermions portant les mêmes charges. Ceci est d'ailleurs un sujet cher aux théories de grande unification. Les problèmes de jauges[modifier] Le lagrangien de jauge du modèle standard est composé de trois symétries internes aux particules U(1). » Neutrino Un article de Wikipédia. aucune théorie au-delà du modèle standard n'explique de manière précise l'existence de ces trois familles. Ces bosons n'ont pas encore été officiellement détectés. médiateurs de la force forte. supposés conférer leur masse aux autres particules par un mécanisme de brisure spontanée de symétrie appelé dans ce cadre le mécanisme de Higgs. 8 gluons (de spin 1 (plus précisement d'hélicité 1) et de masse nulle). elle prédisait la désintégration des protons. Leur existence sera en principe définitivement établie ou réfutée dans le cadre des nouvelles expériences mises en place au LHC qui a été mis en service le 10 septembre 2008. D'autre part. De la même façon que pour les familles de fermions. mais dans des gammes de masse très différentes. qui n'a jamais été observée expérimentalement. l'encyclopédie libre. Aller à : Navigation.c-2[note 1] alors que celle du t est de l'ordre de 170 GeV. L'unitarité de la matrice CKM est un test sensible de l'existence d'une autre génération de fermions. « W − » et « Z0 » . bien que l'on soupçonne avoir aperçu leur trace dans certaines collisions observées au CERN. rien n'interdit l'existence de sous groupes de symétries. dits aussi bosons faibles. qui permettent en principe d'expliquer ces symétries en les incluant comme sous-groupes d'un groupe plus large que les trois premiers. La masse du quark u est de l'ordre du MeV. SU(2) et SU(3).• • 3 bosons intermédiaires (de spin 1 et de masse élevée). Critiques[modifier] Selon Alain Connes.

Toutefois.Propriétés générales Classification Leptons Composition élémentaires Propriétés physiques • νe : < 2. C’est un fermion de spin ½.1 Bibliographie o 8.5 eV.c-2 0 ½ Charge électrique Spin Durée de vie Stable Le neutrino est une particule élémentaire du modèle standard de la physique des particules. des expériences réalisées en 1998 au Super-Kamiokande ont montré que celle-ci.2 Masse o 2. Sommaire [masquer] • • • • • • • • 1 Histoire 2 Caractéristiques physiques o 2.c-2 Masse • νμ : < 170 keV.2 Articles connexes o 8. bien que très petite.2 Références 8 Voir aussi o 8. est différente de zéro. Longtemps sa masse fut supposée nulle.3 Naissance 3 Types de détecteurs de neutrinos 4 Expériences actuelles 5 Les télescopes à neutrinos 6 Les neutrinos au-delà du modèle standard 7 Notes et références o 7.c-2 • ντ : < 18 MeV.3 Liens externes . L’existence du neutrino a été postulée pour la première fois par Wolfgang Pauli pour expliquer le spectre continu de la désintégration bêta ainsi que l’apparente non-conservation du moment cinétique.1 Notes o 7.1 Section efficace d'interaction o 2.

une pour chaque famille de leptons : • • • le neutrino électronique ou neutrino-électron νe.Histoire[modifier] En 1930. hélicité droite pour l’antineutrino) comme l’a démontré l’expérience de M. le neutrino muonique ou neutrino-muon νμ. (c’est en fait l’antineutrino électronique. L’une des interrogations majeures au sujet du neutrino concerne la nature de la relation entre le neutrino et l’antineutrino : • • si le neutrino est une particule de Dirac. Le neutrino a une charge nulle et son hélicité est gauche (le spin pointe dans la direction opposée au mouvement . Goldhaber et ses collègues en 1958. En 1990. le neutrino muonique (νμ) est découvert à Brookhaven. le neutrino tauique ou neutrino-tau ντ. En 1962. le neutrino et l’antineutrino sont une seule et même particule. qui accompagne la formation d’un électron (conservation du nombre leptonique) lors de la transformation d’un neutron en proton) par Frederick Reines et Clyde Cowan auprès d’un réacteur nucléaire. comme le sont les autres fermions élémentaires du modèle standard. le LEP. La section efficace d’un neutrino de 1 GeV comparée à celle d’un électron et d’un proton de même énergie est approximativement dans le rapport 10 − 14 / 10 − 2 / 1. Le neutrino est découvert expérimentalement en 1956. par exemple au niveau de l’asymétrie matière-antimatière de l’Univers. Enrico Fermi lui donne le nom de neutrino en 1933 en l’incorporant dans sa théorie de l’interaction faible. Wolfgang Ernst Pauli invente le neutrino pour satisfaire le principe de conservation de l’énergie. Leur section efficace d’interaction (sa probabilité d’interagir) est donc très faible car il s’agit d’une force à courte portée. Sur 10 milliards de neutrinos de 1 Mev qui traversent la Terre. confronté au problème du spectre en énergie de la désintégration β. Il en existe donc trois saveurs. Ils sont appelés d’après le lepton qui leur est associé dans le modèle standard. démontre qu’il n’y a que trois familles de neutrinos. Le neutrino tau (ντ) est découvert en 2000 dans l’expérience DONUT. Caractéristiques physiques[modifier] Les neutrinos sont des particules élémentaires appartenant aux leptons (fermions de spin ½). au CERN. ils interagissent uniquement par interaction faible (la gravité bien que présente est négligeable). Cette nature implique un certain nombre de conséquences importantes. si le neutrino est une particule de Majorana. le neutrino et son antiparticule sont deux particules différentes . Section efficace d'interaction[modifier] Les neutrinos ne possédant pas de charge électrique ni de couleur. un seul va interagir avec les atomes constituant la .

muonique ou tauique) en une autre. La découverte de ce phénomène a permis de fournir une solution au problème des neutrinos solaires. Naissance[modifier] D’après les connaissances actuelles. notamment celle de Super-Kamiokande en 1998 et celle menée à l’Observatoire de Neutrinos de Sudbury depuis 1999. La majeure partie de l’énergie dégagée lors de l’effondrement d’une supernova est rayonnée au loin sous la forme de neutrinos produits quand les protons et les électrons se combinent dans le noyau pour former des neutrons. d’où le terme matière sombre. . la masse « manquante » de l’univers selon certaines théories.Terre. jusqu’à récemment. la masse des neutrinos est bien trop petite pour qu'ils puissent contribuer à une fraction significative de l’hypothétique matière sombre. Les autres neutrinos que l’on trouve dans l’univers sont créés au cours de la vie des étoiles ou lors de l’explosion des supernovae. par l’intermédiaire d’un phénomène appelé « oscillation du neutrino ». Masse[modifier] Dans le modèle standard minimal. Un autre problème en astrophysique qui concernait les neutrinos est celui de la matière sombre. peu après la naissance de l’univers. on pensait que si les neutrinos possédaient une masse ils pourraient peut-être constituer la matière sombre. La première preuve expérimentale de ceci fut fournie en 1987. Mais des expériences récentes.23 eV/c2 d’après les contraintes cosmologiques apportées par le satellite WMAP et les modèles cosmologiques actuels. quand des neutrinos provenant de la supernova 1987a ont été détectés par les expériences japonaise et américaine Kamiokande et IMB. Cette matière qui n’émet pas de lumière. Il faudrait une épaisseur d’une année-lumière de plomb pour arrêter la moitié des neutrinos de passage[1]. Ce phénomène n’est possible que si les neutrinos possèdent une masse et que celle-ci est différente pour chaque saveur. ils forment aujourd’hui un fond de rayonnement cosmique de température égale à 1. les neutrinos n’ont pas de masse. de se refroidir et les neutrinos ont fait leur chemin. Ces effondrements de supernova produisent d’immenses quantités de neutrinos. combinées aux résultats des expériences d’oscillations. et. Depuis. selon les connaissances actuelles. Théoriquement. Les détecteurs de neutrinos contiennent donc typiquement des centaines de tonnes d’un matériau et sont construits de telle façon que quelques atomes par jour interagissent avec les neutrinos entrant. Dans une supernova qui s’effondre. la masse volumique dans le noyau devient suffisamment élevée (1014grammes/cm³) pour que les neutrinos produits puissent être retenus un bref moment. le plus lourd aurait une masse inférieure à 0. les premiers neutrinos seraient apparus il y a environ 13. se transformer continuellement d’une forme de saveur (électronique. l’univers semble contenir beaucoup plus de matière que celle qui est détectable par le rayonnement qu’elle émet. Toutefois. En effet. est toutefois détectable par l’influence gravitationnelle qu’elle exerce sur la matière visible comme les étoiles et les galaxies. La masse des neutrinos est très faible. ont montré que les neutrinos peuvent. l’univers n’a cessé de s’étendre.9 kelvin.7 milliards d’années.

C’est le détecteur au chlore de Homestake. tels ceux des expériences Double Chooz et Kamland. Ce type de détecteur est en fonction dans l’observatoire de neutrinos de Sudbury. étant donnée la faible section efficace d’interaction des neutrinos. Il autorise également un large volume de détection pour un coût minime. détecte les neutrinos émis par un faisceau généré au . par effet Čerenkov. Le fluide doit être purgé périodiquement avec du gaz hélium qui enlève l’argon. Dans ces détecteurs. qui se déplace alors plus rapidement que la lumière dans ce milieu[note 1]. tels que Super-Kamiokande. ou détecteur Čerenkov. des tubes photomultiplicateurs. Ils sont également généralement situés profondément sous terre ou sous la mer. Le liquide scintillant permet de détecter très précisément l’énergie du neutrino. Les détecteurs à eau lourde emploient trois types de réactions pour détecter les neutrinos : la même réaction que les détecteurs à eau légère. ce qui permet d’augmenter significativement le nombre de neutrinos détectés. Les détecteurs à eau ordinaire. C’est ce type de détecteur qui a enregistré le « sursaut » de neutrinos de la supernova 1987a. dans le Dakota du Sud. Dans ces détecteurs. Leur principal point commun est d’être composé d’une grande quantité de matériel. et une troisième réaction dans laquelle le neutrino casse un noyau de deutérium en proton et neutron sans lui-même changer de nature. une réaction impliquant la collision d’un neutrino avec le neutron d’un noyau de deutérium. afin de s’affranchir du bruit de fond occasionné par le rayonnement cosmique. Les détecteurs à liquide scintillant. Ils sont constitués d’un grand réservoir d’eau pure entouré par des détecteurs très sensibles à la lumière. Ce type de détecteur ne fournit pas non plus d’information sur la direction du neutrino. ce qui engendre. Dans ces détecteurs. une production de lumière caractéristique permettant de remonter à la trajectoire initiale de la particule. Ces détecteurs avaient le désavantage majeur de ne pas déterminer la direction du neutrino entrant. L’hélium doit alors être refroidi pour le séparer de l’argon. On distingue notamment : • • • • • • Les détecteurs au chlore furent les premiers employés et se composent d’un réservoir rempli de tétrachlorure de carbone (CCl4). sa saveur et son énergie. ce qui libère un électron.Types de détecteurs de neutrinos[modifier] Il y a plusieurs types de détecteurs de neutrinos. mais ne donne pas d’information quant à sa direction. contenant 520 tonnes de liquide. Les résultats de ces réactions peuvent être détectés par des tubes photomultiplicateurs et des détecteurs de neutrons. Les détecteurs au gallium sont semblables aux détecteurs au chlore mais sont plus sensibles aux neutrinos de faible énergie. Ils sont en général pour cette raison utilisés pour détecter les neutrinos en provenance de centrales nucléaires. qui détecta la première fois le déficit des neutrinos provenant du Soleil et qui permit de découvrir le problème des neutrinos solaires. installé dans le tunnel du Gran Sasso en Italie. Le détecteur à film photographique OPERA. Les avantages de ce type de détecteur sont de détecter à la fois la direction du neutrino. permettent de détecter des neutrinos d’énergie de l’ordre du MeV. un neutrino transfère son énergie à un lepton chargé. un neutrino convertit le gallium en germanium qui peut alors être détecté chimiquement. un neutrino convertit un atome de chlore en un atome d’argon.

disparition caractéristique du phénomène d’oscillation. À la manière de son prédécesseur K2K. la collaboration OPERA a annoncé avoir mis en évidence avec une probabilité de 98 % un évènement de ce type. Expériences actuelles[modifier] Différentes expériences de physique des particules cherchent à améliorer les connaissances sur les neutrinos. Outre les neutrinos créés par les réactions nucléaires dans le Soleil et ceux venant de la désintégration bêta dans les centrales nucléaires. le célèbre détecteur Čerenkov à eau. et en particulier sur leurs oscillations. Le 31 mai 2010. à 732 km. par opposition au neutrino classique.• CERN par une technique originale : des couches photographiques sont alternées avec des feuilles de plomb. Ainsi. utilise un faisceau de neutrinos créé par l’accélérateur JPARC à Tokai. ce qui serait la première constatation d’une oscillation vers le neutrino tauique[2]. L’avantage de ce type d’expérience est de contrôler le flux et le moment où les particules sont envoyées. afin de détecter l’oscillation du neutrino muonique en neutrino tauique. situé en France (Chooz. on connaît leur énergie et la distance qu’elles parcourent entre leur production et leur détection. . les physiciens étudient également des neutrinos créés dans les accélérateurs de particules (comme dans les expériences K2K et CNGS). le détecteur OPERA. Oscillation de neutrinos). installé dans le tunnel du Gran Sasso en Italie. il détecte le flux de neutrinos par un ensemble d’appareils complémentaires à 280 m du point de création du faisceau. Ils sont de deux types : calorimétrique tels GERDA et CUORE. Le développement des films photographiques permet de reconstruire la topologie de l’interaction. de Dirac). utilisera le réacteur nucléaire de Chooz afin d’en détecter les neutrinos électroniques. plusieurs autres expériences devraient débuter : • • T2K. trajectographe-calorimètre pour l’expérience NEMO3 et le projet SuperNEMO. Les détecteurs de double désintégration bêta : ils permettent de détecter le spectre de la double désintégration béta avec émission de 2 neutrinos. qui détectent le spectre en énergie et la trajectoire des deux électrons afin de rejeter le plus de bruit de fond possible. En 2010. ce qui prouverait que le neutrino et l’antineutrino sont une seule et même particule (neutrino de Majorana. En mesurant l’apparition de neutrinos électroniques dans ce faisceau de neutrinos muoniques. cherche depuis 2006 à détecter les neutrinos tauiques issus de l’oscillation de neutrinos muoniques générés au CERN. il compléterait pour la première fois la matrice d’oscillation des neutrinos (cf. Double CHOOZ. De plus. mais par des méthodes complémentaires. ils détectent seulement l’énergie totale de la double désintégration bêta pour reconstruire fidèlement le spectre d’énergie . Un détecteur proche et un lointain permettront de mesurer la différence de flux et ainsi mesurer une disparition de ces neutrinos. puis observe les neutrinos interagissant à 295 km de là dans Super-Kamiokande. afin d’identifier le tau issu de l’interaction du neutrino tauique. L’objectif est donc similaire à celui de l’expérience T2K. Ardennes). afin de chercher l’existence d’une double désintégration bêta sans émission de neutrinos. situé au Japon. On peut ainsi se placer aux extremums des oscillations où la mesure des paramètres d’oscillation est la plus précise.

Un des principes possibles pour un tel télescope est d’utiliser la Terre comme cible permettant d’arrêter les neutrinos astrophysiques. pour avoir un blindage aux rayons cosmiques qui constituent le bruit de fond principal de l’expérience. Ils doivent être placés sous des kilomètres d’eau pour. d’autre part. Ces télescopes à neutrinos sont déployés dans un grand volume d’eau liquide ou de glace pour que la lumière émise par le muon soit perceptible. il possède une très faible section efficace d’interaction et peut ainsi s’extirper des zones denses de l’univers comme les abords d’un trou noir ou le cœur des phénomènes cataclysmiques (il faut préciser que les photons que nous observons des objets célestes ne nous proviennent que de la surface des objets et non pas du cœur) . Les télescopes à neutrinos[modifier] Article détaillé : Télescope à neutrinos. contrairement au photon qui est issu de processus électromagnétiques. cherche quant à elle à mesurer directement la masse du neutrino. Il s’agit d’un cône de lumière bleutée. Notre ciel a toujours été observé à l’aide des photons à des énergies très différentes allant des ondes radios aux rayons gamma. Des dimensions de l’ordre du kilomètre cube pour avoir une sensibilité suffisante aux faibles flux cosmiques. est aligné avec le neutrino et se propage sur une dizaine de kilomètres dans la Terre. et.Mais les oscillations ne sont pas la seule préoccupation des scientifiques : l’expérience KATRIN. il n’interagit que par interaction faible et transporte ainsi des informations sur les phénomènes nucléaires des sources. Ce type de télescope à neutrinos est constitué d’un réseau tridimensionnel de détecteurs de photons (des photomultiplicateurs) qui permet de reconstruire le cône Čerenkov. La résolution angulaire actuelle est de l’ordre du degré. ces immenses volumes situés aux fonds des eaux et regardant sous nos pieds. S’il a été créé dans la croûte terrestre. L’utilisation d’une autre particule pour observer le ciel permettrait d’ouvrir une nouvelle fenêtre sur l’Univers. par l’étude du spectre de désintégration bêta du tritium. il va pouvoir sortir de la Terre et se propager dans la mer où seraient installés les télescopes à neutrinos. Le neutrino est pour cela un parfait candidat : • • • • il est stable et ne risque pas de se désintégrer au cours de son parcours . et ainsi la position de la source dans le ciel. il engendre de la lumière Čerenkov. s’il a une énergie au-delà d’une centaine de GeV. d’une part. Il est donc possible de localiser approximativement la direction de sa source . installée en Allemagne. Une nouvelle astronomie complémentaire est ainsi en train de se créer depuis une dizaine d’années. Lorsqu’un neutrino muonique traverse la Terre. il a une faible chance d’interagir et ainsi d’engendrer un muon. l’équivalent pour la lumière du bang supersonique. Les télescopes à neutrinos. être dans l’obscurité absolue. et donc la trajectoire du muon et du neutrino incident. constituent une étape majeure dans le développement de l’astrophysique des . Ce muon allant plus vite que la vitesse de la lumière dans l’eau. il est neutre et n’est donc pas dévié par les champs magnétiques. Ce muon.

matière noire et oscillations de neutrinos. provenant du formalisme utilisant la géométrie non-commutative.particules et devrait permettre de nouvelles découvertes en astrophysique. dans la mer Méditerranée. Donc plus les neutrinos droits sont lourds. Ce modèle. des neutrinos de chiralité droite sont introduits (on étend donc le contenu en particules du modèle standard d’où l’appellation « au-delà ») que l’on suppose très massifs (bien au-delà de l’échelle électrofaible). Ce modèle considère les neutrinos comme des particules de Majorana. les théoriciens ont développé de nombreuses théories dites « au-delà » du modèle standard afin d’expliquer cette masse. en Antarctique. ceux que l’on observe jusqu’à présent. Les neutrinos au-delà du modèle standard[modifier] Depuis que les spécialistes savent que les neutrinos ont une masse. plus les neutrinos gauches sont légers. Une contrainte naturelle. Sont actuellement en fonctionnement IceCube. L’un des attraits de ce modèle est qu’il pourrait permettre d’expliquer l’asymétrie (plutôt dire dissymétrie puisqu’on parle de « brisure de symétrie ». En effet. Les processus impliqués sont appelés la leptogénèse et la baryogénèse. R. et Antares. on arrive à expliquer la faible masse des neutrinos gauches. Améliorez sa rédaction ! On appelle particules élémentaires les constituants fondamentaux de l'univers décrits par le modèle standard de la physique des particules. rechercher Cet article n’est pas rédigé ou présenté conformément aux recommandations. Cette dernière hypothèse est justifiée par le fait que l’on ne les ait jamais observés jusqu’à présent et par des considérations de symétrie. Un des modèles les plus prometteurs est le modèle du see-saw (« balançoire »). Wulkenhaar s’est intéressé au modèle 141#141 de grande unification et a obtenu ainsi de manière naturelle le lagrangien de Yang-Mills couplé au champ de Higgs. contient obligatoirement des neutrinos massifs. selon le langage de Prigogine) matière/antimatière de notre Univers. Dans cette optique. les spécialistes se demandent encore en 2010 pourquoi l’Univers contient (plutôt) de la matière. Particule élémentaire Un article de Wikipédia. permet de fournir une prédiction pour la masse de ces particules. sans (presque aucune) antimatière. La géométrie non-commutative. Il existe en effet un lien très fort entre la masse des neutrinos gauches et celle des neutrinos droits : elles sont inversement proportionnelles. dans le formalisme d’Alain Connes. permet de reformuler également de façon élégante la plupart des théories de jauge avec brisure spontanée de symétrie. l'encyclopédie libre. Dans ce modèle. Ces particules subatomiques sont dites . cosmologie. Aller à : Navigation. Des processus issus de la désintégration des neutrinos droits dans des périodes où l’Univers était très jeune permettent de comprendre ce phénomène. où tous les fermions font partie d’une même représentation irréductible. fait qui sera infirmé ou confirmé dans les prochaines années par l’expérience NEMO étudiant la double désintégration β sans neutrino. Ainsi.

Seuls les fermions de la première génération (dont la masse est la plus faible) sont couramment observés et constituent la matière que nous connaissons . qu'on n'a pas encore réussi à intégrer au modèle.« élémentaires » en ce qu'elles ne résultent pas de l'interaction d'autres particules plus « petites ». c'est-àdire en trois quadruplets de particules dont les termes correspondants sont de masse croissante d'une génération à la suivante. On distingue les particules élémentaires qui ont un spin demi-entier et obéissent à la statistique de Fermi-Dirac et au principe d'exclusion de Pauli. . Ces deux derniers. En revanche. ne sont pas non plus élémentaires car ils sont constitués de quarks. électrons et quarks sont des particules élémentaires car ils ne sont constitués d'aucune autre particule. et celles qui ont un spin entier et obéissent à la statistique de Bose-Einstein : les premières sont appelées fermions et constituent la matière baryonique. Les douze fermions décrits par le modèle standard sont classés en trois générations. les huit autres fermions ne s'observent que dans des conditions particulièrement énergétiques qui ne se rencontrent pas dans notre environnement usuel. de protons et de neutrons. Un atome n'est pas une particule élémentaire car il est constitué d'électrons. appelés du terme générique nucléons car formant le noyau atomique. les secondes sont appelées bosons et constituent les champs de force — on parle plutôt d'interactions — hormis la gravitation.

1 Leptons  2.2 Quarks o 2.1.2.3 Les leptons o 4.1.6 Boson de Higgs 5 Au-delà du modèle standard 6 Notes et références .2 Bosons  2.2 Autres bosons 3 Les premières particules 4 Les accélérateurs de particules o 4.1 Bosons de jauge  2.Leptons Charge électrique 0 Quarks –1 e +2/3 e –1/3 e d Quark down νe Fermions de e Neutrino 1ère électroniqu Électron génération e u Quark up Fermions de νµ 2ème Neutrino génération muonique Fermions de ντ 3ème Neutrino tauique génération µ Muon c Quark charm s Quark strange τ Tau t Quark top b Quark bottom Interactions Bosons de jauge Z0 Faible W± Boson W Électromagnéti que γ Photon Forte g Gluon Boson Z Particules élémentaires du modèle standard Sommaire [masquer] • • • • • • 1 Le modèle standard 2 Particules élémentaires du modèle standard o 2.2.1 L'antimatière o 4.1 Fermions  2.4 Les trois familles de particules élémentaires o 4.5 Les bosons de jauge o 4.2 Les quarks o 4.

D'un point de vue mathématique. prix Nobel de physique 1979. six ne sont pas soumis à l'interaction forte et ne connaissent que l'interaction faible et l'interaction électromagnétique : ce sont les leptons. en même temps que Glashow.• 7 Voir aussi o 7. les théories quantiques des champs ont été formalisées dans le cadre de théories de jauge à l'aide de groupes de symétrie locale prenant la forme de groupes de Lie complexes sous-tendant chacun les symétries de jauge modélisées. l'interaction électrofaible l'a été avec le groupe de jauge SU(2)×U(1) la chromodynamique quantique (interaction forte) l'a été avec le groupe SU(3) enfin. en 1967. l'interaction faible a été décrite avec le groupe spécial unitaire SU(2). ils ont reçu pour cela le prix Nobel de physique 1979. le modèle standard a été élaboré avec le groupe de jauge SU(3)×SU(2)×U(1). Particules élémentaires du modèle standard[modifier] Fermions[modifier] Les fermions sont décrits par le modèle standard comme ayant un spin demi-entier et respectant le principe d'exclusion de Pauli en accord avec le théorème spin-statistique. Les premiers pas dans l'élaboration du modèle standard des particules élémentaires ont été faits en 1960 par le physicien américain Sheldon Glashow. Leptons[modifier] Parmi les douze fermions du modèle standard.3 Bibliographie Le modèle standard[modifier] Article détaillé : Modèle standard (physique des particules). Il existe douze fermions décrits par le modèle standard. avec l'unification de l'interaction électromagnétique et de l'interaction faible en une interaction électrofaible au-dessus d'une énergie d'unification de l'ordre de 100 GeV. le modèle standard a été finalisé par l'unification de la chromodynamique quantique avec l'interaction électrofaible.1 Articles connexes o 7. Puis. l'Américain Steven Weinberg et le Pakistanais Abdus Salam ont intégré le mécanisme de Higgs (théorisé en 1964 par Peter Higgs) au modèle élaboré par Glashow pour lui donner sa forme actuelle. afin d'y intégrer l'interaction forte rendant compte notamment de la liberté asymptotique ainsi que du confinement de couleur des quarks en hadrons dont la charge de couleur résultante est toujours « blanche » (d'où le qualificatif chromodynamique appliqué à cette théorie quantique des champs).2 Liens externes o 7. Enfin. . qui rend compte de la masse des particules . Ainsi : • • • • • l'électrodynamique quantique a permis de décrire l'électromagnétisme dans le cadre d'une théorie de jauge abélienne avec le groupe unitaire U(1).

de même masse. droite pour les antineutrinos) : • • • • un antineutrino pour chaque saveur de neutrino le positon pour l'électron l'antimuon pour le muon l'antitau pour le tau Quarks[modifier] Synthèse additive des couleurs primaires.0022 2ème 3ème νµ / νµ ντ / ντ < 170 < 15 500 Muon Tau µ– / µ+ τ– / τ+ 105 700 1 777 000 Chaque lepton a son antilepton. six seulement connaissent l'interaction forte au même titre que l'interaction faible et l'interaction électromagnétique : ce sont les quarks. y compris électriquement neutres. d'isospin faible opposé ou encore d'hélicité inverse (gauche pour les neutrinos. .L'interaction électromagnétique ne concerne que les particules portant une charge électrique.602176487×10-19 C ) Symbole / Masse Particule antipartic (keV/c2) ule Électron e– / e+ 511 Symbole / Génératio Masse Particule antipartic n (keV/c2) ule 1ère Neutrino électroniq ue Neutrino muonique Neutrino tauique νe / νe < 0. tandis que l'interaction faible agit sur tous les leptons. mais de charge électrique opposée. Charge électrique 0 –1 e ( e = 1. même spin. Parmi les douze fermions du modèle standard.

qui est un boson composite). antivert et antibleu sont généralement représentées respectivement en cyan. Tout quark étant porteur d'une de ces trois charges de couleur (il n'existe pas de quark « blanc »). vert. contrairement aux fermions. les « anticouleurs » antirouge. Il existe en effet trois « couleurs » (appelées conventionnellement rouge. à cause duquel il est impossible d'observer une particule élémentaire ou composée dont la charge de couleur résultante n'est pas « blanche ». bleu en référence aux couleurs primaires) et trois « anticouleurs » (appelées conventionnellement antirouge. Bosons de jauge[modifier] Douze bosons de jauge sont vecteurs des trois interactions du modèle standard : . Charge électriqu e +2/3 e –1/3 e Symbole Symbole Générati / Masse / Particule Particule on antiparti (keV/c2) antiparti cule cule 1ère Quark up Quark charm Quark top u / u 1 500 – 3 300 Quark down d / d Masse (keV/c2) 3 500 – 6 000 70 000 – 130 000 4 200 000+170000 −70000 2 ème c / c 1 160 000 Quark – strange 1 340 000 173 100 0 00 ± 1 300 000 Quark bottom s / s 3 ème t / t b / b Bosons[modifier] Les bosons sont décrits par le modèle standard comme ayant un spin entier et étant régis par la statistique de Bose-Einstein : plusieurs bosons peuvent occuper le même état quantique. qui est un fermion composite) : c'est l'interaction forte. antivert et antibleu) qui obéissent aux règles suivantes. il doit nécessairement entrer en interaction avec ou bien un antiquark porteur de son anticouleur (ce qui donne un méson. ou bien deux autres quarks porteurs des deux autres charges de couleur dont la résultante à trois sera « blanche » (ce qui donne un baryon. rappelant la synthèse additive des couleurs primaires : • • • • rouge + vert + bleu = blanc rouge + antirouge = blanc vert + antivert = blanc bleu + antibleu = blanc Pour cette raison. magenta et jaune.L'interaction forte est responsable du confinement des quarks.

vecteurs de l'interaction forte. Autres bosons[modifier] À ces bosons de jauge du modèle standard s'ajoutent : le boson de Higgs. vecteur de l'interaction électromagnétique un boson Z et deux bosons W. le boson de Higgs est • . hormis les bosons W – et W + qui sont antiparticules l'un de l'autre. qui demeurait inobservé en juin 2010 bien qu'il fasse partie du modèle standard . vecteurs de l'interaction faible huit gluons.• • • un photon. Le tableau ci-dessous résume leurs propriétés : Charge Symb Spi Boson électriqu ole n e (e) Boson Z Boson W Photon Z W– W+ γ 1 0 –1 1 0 Charge de couleur[1] Masse (keV/c2) 91 187 600 ± 2 100 80 398 000 ± 25 000 0 Faible SU(2) Symét rie de jauge Interaction « 0 »[2] 1 «0» 1 «0» ( rg + gr ) / √2 ( rb + br ) / √2 ( gb + bg ) / √ 2 i ( gr – rg ) / √ 2 Électromagnéti que U(1) Gluon g 1 0 i ( br – rb ) / √ 2 i ( gb – bg ) / √ 2 ( rr – bb ) / √2 ( rr + bb – 2gg ) / √6 0 Forte SU(3) Chacun de ces bosons est son antiparticule.

les scientifiques pensaient que les électrons. introduit par les théories de gravité quantique. Les charges du proton et de l'électron sont exactement opposées. Il fut décidé cependant de ne pas changer la terminologie existante et le paradoxe "briser un atome" devint courant.responsable de la masse des particules dans ce modèle. les quarks. Le XXème découvrit que ces "atomes" étaient eux-mêmes composés de plus petites particules : électron(s). Les Grecs de l'antiquité. On crut déceler au XIXème siècle des éléments indissociables de la matière que l'on nomma donc atomes.) est égale a 1 gramme divisé par le nombre d'Avogadro. Charge électrique neutre e -e L'idée voulant que la matière soit composée de constituants fondamentaux est très vieille. si bien qu'une mole de nucléons pèse un gramme. le graviton ne fait donc pas partie du modèle standard. On remarque que les protons et les neutrons ont des masses quasi-identiques.a 1 u. La valeur de l'unité de masse atomique (1 u. mais serait un boson de jauge. pour faire référence à de tels constituants. mais n'est vecteur d'aucune interaction : ce n'est donc pas un boson de jauge. Dans les années 1930.a. qui tentent d'intégrer la gravitation au modèle standard.m. le neutron est exactement neutre électriquement. Il fut découvert que ces particules elles-mêmes pouvaient être vues comme assemblages d'objets plus petits.m. Proton et Électron. On les désigna comme des . ont introduit le mot « atome ». vecteur de la gravitation.a.a 1/2000 u.m.6×10-19 C. Les accélérateurs de particules[modifier] Article détaillé : Accélérateur de particules. • le graviton. vaut 1. dont Démocrite. Propriétés principales des premières particules identifiées[3] Particul e Neutro n Proton Électro n Masse 1 u. et qui n'a également jamais été observé . proton(s) et neutron(s). assemblés toujours à plusieurs et de façons différentes. qui signifie « indivisible ». e. La charge élémentaire. les protons et les neutrons étaient les plus petits objets en quoi la matière pouvait être divisée.m. Les premières particules[modifier] Articles détaillés : Neutron.

La masse est en revanche identique. On appelle antimatière l'ensemble des antiparticules des particules composant la matière ordinaire. composites et souvent instables. .« particules élémentaires » pensant qu'ils étaient indivisibles . Lorsqu'une particule de matière et son antiparticule se rencontrent. elles s'annihilent complètement et se transforment en énergie. D'ailleurs. Ceux-ci étaient composés de sous-particules qu'on baptisa quarks. aucune sous-structure n'a été découverte aux quarks et aux électrons. il fallut quelques décennies pour réaliser qu'il y avait encore un autre niveau de structure à l'intérieur des protons et des neutrons. L'antimatière[modifier] Article détaillé : Antimatière. Une particule est semblable à son antiparticule. Pour étudier l'interaction des neutrons et des protons dans le noyau de l'atome. L'observation de plusieurs centaines de particules différentes. En combinant des antiprotons. avec des changements de signe. L'énergie de ces collisions produit toutes sortes de particules qui sont ensuite détectées. les physiciens se sont déjà appliqués à construire des atomes d'anti-hydrogène. Les collisions entre particules et antiparticules produisent donc beaucoup d'énergie et sont couramment utilisées dans des expériences au sein des accélérateurs. les physiciens construisirent des accélérateurs de particules. À chaque particule correspond une antiparticule — c'est la symétrie CPT. plus récemment en quantités importantes (50 000 atomes) dans les laboratoires du CERN. Les protons et les neutrons sont construits à partir de trois quarks chacun. Ces particules composites sont presque toujours représentées sous une forme parfaitement sphérique mais cette dernière représente seulement la région de l'espace au-delà de laquelle la nature composite de ces particules devient visible. Jusqu'à maintenant. Dans un accélérateur. des antineutrons et des anti-électrons. Dans le modèle standard. La description des composants de base de la nature et de leurs interactions se trouve résumée dans une théorie physique appelée le « modèle standard » des particules. il est possible de créer des anti-atomes. La charge électrique est opposée. À l'aide des accélérateurs. Une particule de charge nulle peut d'ailleurs être sa propre antiparticule . a permis aux physiciens de déduire l'existence d'un certain nombre d'autres particules élémentaires. Mais l'histoire ne s'arrête pas à ces quarks et aux électrons. c'est le cas du photon. des particules sont accélérées par des champs électriques dans le but de les faire entrer en collision. Ce sont donc les nouvelles particules élémentaires. c'est ce qui définit l'antiparticule. les nouveaux « atomes » selon le terme originel. proton et neutron n'ont pas de forme à proprement parler.

Murray Gell-Mann et George Zweig découvrirent indépendamment que des centaines de particules pouvaient être expliquées par des combinaisons de seulement trois éléments. De plus. Ce n'est qu'au début des années 70 que la réalité physique de ces quarks fut prouvée. Quant au neutron. Il s'agissait d'un positron (antiélectron) produit par la rencontre entre un rayon cosmique et un noyau atomique de l'atmosphère. le proton est un hadron composé de deux quarks up et d'un quark down. elle rencontre rapidement la matière ordinaire et s'annihile alors. strange et bottom. comme les neutrons (n) ou les protons (p). et qu'ils accédèrent au rang de particules. ou saveurs de leptons. Ce mot fut inventé par James Joyce dans son roman Finnegans Wake (ce roman regorge de mots imaginaires et viole volontairement les règles linguistiques). à la différence des quarks. Mais. il est formé de deux quarks down et d'un quark up. bottom et top. Gell-Mann choisit le nom « quarks » pour désigner ces éléments. En 1964. formés d'un quark et d'un antiquark. La première particule d'antimatière fut découverte en 1933. Les quarks sont des particules sociables : on n'en trouve jamais un qui soit seul. Ils sont beaucoup plus massifs que l'électron. Ils se tiennent en paquets de deux ou trois pour former des particules appelées hadrons. Ils furent joliment baptisés. Elles se répartissent en deux classes : • • les baryons. Le lepton le plus connu est l'électron (e). Cette charge est de 2/3 pour les quarks up. Nous savons maintenant qu'il y a six sortes ou saveurs de quarks. charm et top et de –1/3 pour les quarks down. Par exemple. par ordre de masses croissantes : up. il y a un antiquark correspondant. pour chacun de ces quarks. Les particules formées de quarks et d'antiquarks sont appelées hadrons. les mésons. Les autres particules élémentaires formant la matière sont les leptons. strange. formés de trois quarks. Les deux autres leptons chargés sont le muon (μ) et le tau (τ). Il y a aussi six sortes. Cette propriété fait que les particules observées à l'état libre ont toutes une charge électrique entière ou nulle. Les trois leptons sans charge . Les leptons[modifier] Article détaillé : Lepton. On ne sait pas en 2007 si des liens fondamentaux relient les 6 saveurs de leptons et celles de quarks. dont trois ont une charge électrique négative et trois sont neutres. un lepton peut se retrouver seul.L'antimatière a une durée de vie très courte dans notre environnement : à moins qu'elle ne soit isolée par des champs magnétiques. Les quarks[modifier] Article détaillé : Quark. charm. down. Les quarks ont l'étrange propriété d'avoir une charge électrique fractionnaire.

Il y a 12 bosons de jauge dans le modèle standard : le photon. Les quarks top et bottom. à ce point qu'Isidor Isaac Rabi. la force nucléaire forte. le tauon et le ντ forment la troisième famille. D'une famille à l'autre. on trouve les quarks charm et strange ainsi que le muon et le νμ. En plus. à l'exception de leur masse. loin de toute perturbation. Les neutrinos ont été très difficiles à voir car ils n'interagissent presque pas avec la matière. les propriétés des particules sont semblables. accueillit la nouvelle en demandant : « Mais qui a commandé ce truc-là ? ». le rôle du graviton est de transmettre la force gravitationnelle. Les bosons de jauge[modifier] Article détaillé : Boson de jauge. Ces forces agissent sur les fermions élémentaires par l'échange de bosons de jauge. l'autre classe de particules élémentaires. Chaque famille contient deux quarks. le muon fut observé (en 1936) dans les réactions entre l'atmosphère et les rayons cosmiques. La première famille contient les particules les plus stables et les plus courantes : les quarks up et down. la force nucléaire faible et la force électromagnétique. « Comment tiennent-elles ensemble ? » La réponse résulte dans l'interaction des quatre forces physiques : la gravité. Les chercheurs ont réalisé que les fermions élémentaires pouvaient être classés en trois familles. Pourtant. On appelle aussi les bosons de jauge des « particules de rayonnement ». Des milliards de neutrinos solaires traversent votre corps à chaque seconde ! Les trois familles de particules élémentaires[modifier] Toutes les particules élémentaires que nous avons vues jusqu'à maintenant sont appelées fermions. on prédit l'existence du graviton qui n'a pas encore été observé. Ces masses sont de plus en plus élevées de la première à la troisième famille. .électrique sont les neutrinos (ν). Dans la deuxième famille. Il faut construire des observatoires souterrains. Chaque boson de jauge est associé à une force : • • • • le photon transmet la force électromagnétique. La surprise fit place à une recherche plus approfondie qui allait mener à la découverte des autres leptons. le Soleil émet une énorme quantité de neutrinos. l'électron et le νe. Entre temps. Rien ne laissait présager son existence. pour pouvoir détecter quelques neutrinos par jour. un lepton chargé et son neutrino. un physicien des particules. L'existence du neutrino électronique fut prédite par Wolfgang Pauli en 1932. les gluons transmettent la force nucléaire forte. mais ce n'est qu'en 1956 qu'il fut découvert. Absolument tout ce qui existe résulte de l'agencement de ces 12 particules ou de leurs antiparticules. Il y a une saveur de neutrino associée à chacun des leptons chargés : un neutrino électronique (νe). un neutrino muonique (νμ) et un neutrino tauonique (ντ). 8 gluons et 3 bosons faibles. les bosons faibles transmettent la force nucléaire faible.

d'y ajouter une autre particule : un boson conférant les masses à toutes les autres particules. d'après le philosophe Karl Popper. Au-delà du modèle standard[modifier] Le modèle standard est une bonne théorie. 11 (la théorie M). Par exemple : Pourquoi y a-t-il exactement 12 fermions et 4 forces ? Comment la gravitation peut-elle être incluse dans le modèle ? Les quarks et les leptons sont-ils réellement fondamentaux ou ont-ils une sous-structure (au-delà des 10-18 mètres) ? Quelles sont les particules qui forment la matière sombre dans l'Univers ? Pour répondre à ces questions. C'était évidemment non conforme à la réalité. vers la fin des années 1960. Il n'y a qu'un seul problème : le boson de Higgs n'a encore jamais été détecté. Pour corriger le modèle. D'ailleurs. Son existence est purement théorique et aucune expérience n'a encore démontré sa présence. devrait apporter une réponse définitive sur l'existence du boson de Higgs. la théorie du modèle standard considérait que toutes les particules élémentaires avaient une masse nulle. Le Large Hadron Collider (LHC) à Genève. la détection du boson de Higgs est le défi actuel de la physique des particules. les physiciens comptent sur la construction de nouveaux accélérateurs de particules pouvant sonder des énergies de plus en plus grandes (physique dite Terascale).Le graviton ne fait pas partie du modèle standard. Boson de Higgs[modifier] Article détaillé : Boson de Higgs. jusqu'à 26 dimensions (dans 2 des 5 théories pré théorie M). en fonction depuis le 10 septembre 2008. rien de moins. Une théorie. À l'origine. plusieurs théoriciens rêvent d'une nouvelle et ultime théorie pouvant unifier tous les phénomènes physiques. Les scientifiques ont pu établir expérimentalement les masses de plusieurs particules avec de bonnes précisions. Au début du XXIe siècle. Aussi. Maintes expériences ont validé ses prédictions avec d'incroyables précisions et toutes les particules postulées ont été trouvées. cette théorie n'explique pas tout et plusieurs questions restent sans réponse. . Cependant. le physicien Leon Lederman l'a surnommé « the God particule » (« la particule de Dieu »). Cette corde existerait en 10 (1re théorie) . L'idée de base est que les particules acquièrent une masse en interagissant avec le champ de Higgs porté par ce boson de Higgs. Le modèle standard prédit l'existence d'une particule très spéciale : le boson de Higgs. Plusieurs voient la solution dans la théorie des cordes qui stipule que toutes les particules élémentaires sont des modes de vibration d'une corde fondamentale. les gluons et le graviton seraient de masse nulle. Le modèle standard résiste à toutes les réfutations expérimentales. Peter Higgs proposa. Seuls le photon. Ce mécanisme est maintenant considéré comme une partie essentielle du modèle standard et l'existence du boson de Higgs est capitale pour les théoriciens. est considérée comme valide tant qu'elle n'a pas été réfutée.

19051917 Arthur Compton. c'est la particule médiatrice de l’interaction électromagnétique. des ondes radio aux rayons gamma en passant par la lumière visible. lorsque deux particules chargées électriquement .Photon Un article de Wikipédia. l'encyclopédie libre. Autrement dit. rechercher Photon Photons émis dans le faisceau cohérent d’un laser Propriétés générales Classification Boson Composition Groupe Élémentaire Boson de jauge Propriétés physiques Masse Charge électrique Spin Durée de vie 0 < 1 ×10−18 eV[1] 0 < 1 ×10−35 e[1] 1 Stable[1] Non applicable[2] Historique Prédiction Découverte Albert Einstein. En physique des particules (où il est souvent symbolisé par la lettre γ — gamma). Aller à : Navigation. 1923 Le photon est la particule qui compose les ondes électromagnétiques.

3 Objections à l’hypothèse des quanta de lumière o 1.[5]. L’énergie d’un photon de lumière visible est de l’ordre de 2 eV. Il est cependant possible de produire des photons un par un grâce aux processus suivants : • • • transition électronique .[6]. Le photon est une particule de spin égal à 1. etc. lampes. ou quanta de rayonnement électromagnétique.3 Dualité onde-corpuscule 4 Notes et références 5 Voir aussi o 5. De plus.2.2 Ouvrages de référence . telles que les lasers. En conséquence. la propagation du champ électromagnétique présente simultanément des propriétés corpusculaires. les sources de rayonnement habituelles (antennes. Il a ainsi montré que parallèlement à son comportement ondulatoire — interférences et diffraction —. Le concept de photon a été développé par Albert Einstein entre 1905 et 1917 pour expliquer des observations expérimentales qui ne pouvaient être comprises dans le cadre d’un modèle ondulatoire classique de la lumière[3]. Les photons sont des « paquets » d’énergie élémentaires. laser. et sa masse est nulle (dans la mesure des méthodes et connaissances actuelles. les condensats de Bose-Einstein.interagissent.2.1 Bille de lumière o 3. l’optique quantique. transition nucléaire . qui sont échangés lors de l’absorption ou de l’émission de lumière par la matière. ce qui explique que la nature « granulaire » de l’énergie lumineuse soit négligeable dans de nombreuses situations physiques.1 Articles connexes o 5. la théorie quantique des champs et l’interprétation probabiliste de la mécanique quantique. Le concept de photon a donné lieu à des avancées importantes en physique expérimentale et théorique. c’est donc un boson[7]. on ne peut cependant pas totalement affirmer que la masse du photon est nulle).4 Prix Nobel en lien avec la notion de photon 2 Propriétés physiques 3 Modèles o 3.1 Origine du terme « photon » o 1. soit environ 109 fois moins que l’énergie nécessaire pour créer un atome d’hydrogène.2 Développement de la notion de « quanta de lumière » o 1. l’énergie et la quantité de mouvement (pression de radiation) d’une onde électromagnétique monochromatique sont égales à un nombre entier de fois celles d’un photon.[4].) produisent de très grandes quantités de photons[8].2 Paquet d’onde o 3. annihilation de paires particule-antiparticule.1 Ouvrages de vulgarisation  5.2 Bibliographie  5. Sommaire [masquer] • • • • • 1 Historique o 1. cette interaction se traduit d’un point de vue quantique comme un échange de photons.

φῶς. certaines réactions chimiques ne sont possibles qu’en présence d’une onde lumineuse de fréquence suffisante : en dessous d’une fréquence seuil. son nouveau nom.3 Liens externes Historique[modifier] Origine du terme « photon »[modifier] Les photons ont originellement été appelés « quanta de lumière » (das Lichtquant) par Albert Einstein[3].2. les électrons ne sont éjectés d’une plaque de métal qu’au-dessus d’une certaine fréquence. De manière similaire. la lumière ne peut amorcer la réaction. en partie en raison de l’influence d’Isaac Newton[16]. or de nombreuses expériences indiquent que l’énergie transférée de la lumière aux atomes dépend seulement de la fréquence et non de l’amplitude. Par exemple. Un changement de paradigme a lieu à partir de la mise en évidence des phénomènes d’interférences et de diffraction de la lumière par Thomas Young et Augustin Fresnel au début du XIXe siècle. Bien que la théorie de Lewis ne fut jamais acceptée. étant contredite par plusieurs expérimentations. La prédiction par Maxwell en 1865 du fait que la lumière soit une onde électromagnétique[18]. Dans la plupart des théories jusqu’au XVIIIe siècle. En physique. le photon peut être symbolisé par hf. suivie de la confirmation expérimentale de Hertz en 1888[19]. Développement de la notion de « quanta de lumière »[modifier] La description de la lumière a suivi au cours de l’histoire un curieux mouvement de balancier entre une vision corpusculaire et une vision ondulatoire. Cette théorie prédit que l’énergie d’une onde lumineuse dépend seulement de l’amplitude de l’onde. et a été choisi en 1926 par le chimiste Gilbert N. les résultats obtenus à la fin du XIXe et au début . photon. qui furent découverts et nommés en 1900 par Paul Ulrich Villard[10]. En chimie et en optique. mais pas de sa fréquence . les modèles particulaires restent dominants. les photons sont habituellement symbolisés par . photos). l’énergie du photon. φωτός (translittéré phos. dans la publication d’une théorie spéculative[9] dans laquelle les photons étaient « incréables et indestructibles ». Robert Hooke (1665)[14] et Christian Huygens (1678)[15]. et l’énergie des électrons émis dépend de la fréquence de l’onde. et en 1850 les modèles ondulatoires deviennent la règle[17] à la suite de l'expérience menée par Léon Foucault sur la vitesse de propagation de la lumière. où est la constante de Planck et la lettre grec (nu) est la fréquence du photon. on considère que la lumière est constituée de particules.3 Sur le concept de « fonction d’onde » pour le photon 5. la lettre grecque gamma. semblent porter un coup de grâce aux théories corpusculaires de la lumière. Dans le même ordre d’idée. Lewis. Bien que des modèles ondulatoires soient proposés par René Descartes (1637)[13]. L’utilisation de ce symbole pour le photon provient probablement des rayons gamma. La théorie ondulatoire de Maxwell ne rend cependant pas compte de toutes les propriétés de la lumière. où sa fréquence est identifiée par f. Rutherford et Edward Andrade[12] démontraient que ces rayons gamma étaient une forme de lumière. dans l’effet photoélectrique. o 5.[11]. un photon est représenté par le symbole . quelle que soit l’intensité incidente. fut adopté immédiatement par la communauté scientifique. et non de son amplitude. À l’occasion. En 1914. Le nom moderne « photon » est dérivé du mot grec qui signifie lumière.

la plupart des physiciens pensaient initialement que cette quantification de l’énergie échangée était due à des contraintes encore inconnues sur la matière qui absorbe ou émet la lumière. la notion de photon reste discutée. En 1905. les quanta d’énergie doivent également transporter une impulsion p = h / λ. ce qui lui valut le prix Nobel de 1927. Bien qu’il ne remette pas en cause la validité de la théorie de Maxwell. ce qui en fait des particules à part entière. dans ses spéculations. puisque ce dernier montre que la diffusion des électrons par les rayons X s’explique bien en attribuant au photon le moment cinétique prédit par Einstein. dans une lettre de recommandation en faveur de l’admission d’Einstein à l’académie des sciences de Prusse. Puisque les équations de Maxwell autorisent n’importe quelle valeur de l’énergie électromagnétique. ce qui lui vaudra – parallèlement à ses expériences sur les gouttes chargées – le prix Nobel de 1923[23]. comme par exemple avec son hypothèse des quanta de lumière. Einstein montre que.[22]. dans laquelle la matière est quantifiée mais la lumière est considérée comme un champ électromagnétique classique. après laquelle l’hypothèse des quanta de lumière emporte l’adhésion de la majorité des . il ait occasionnellement pu dépasser sa cible. on peut par exemple citer l’existence d’un seuil dans l’effet photoélectrique. L’expérience de Compton donne une existence plus tangible au photon. Contrairement à une idée répandue. le regroupement des photoélectrons dans un interféromètre Hanbury Brown et Twiss.du XXe siècle sur le rayonnement du corps noir[20] sont reproduits théoriquement par Max Planck en 1900 en supposant que la matière interagissant avec une onde électromagnétique de fréquence ν ne peut recevoir ou émettre de l’énergie électromagnétique que par paquets de valeur bien déterminée égale à hν – ces paquets étant appelés des quanta[21]. Cette prédiction forte sera confirmée expérimentalement par Robert Millikan en 1916. » De nombreux effets mettant en évidence la nature quantifiée de la lumière peuvent en fait être également expliqués par une théorie semiclassique. Dans son article. Parmi les phénomènes ainsi explicables. même si l’onde ellemême était étendue continuement dans l’espace[3]. En 1909[4] et en 1916[6]. si la loi de Planck du rayonnement du corps noir est exacte. Einstein prédit que l’énergie des électrons émis lors de l’effet photoélectrique dépend linéairement de la fréquence de l’onde. Einstein fut le premier à proposer que la quantification de l’énergie soit une propriété de la lumière elle-même[3]. principalement en raison de l’absence d’un formalisme permettant de combiner les phénomènes ondulatoires avec les phénomènes corpusculaires nouvellement découverts. ainsi que la statistique poissonienne des comptes[26]. L’impulsion du photon a été mise en évidence expérimentalement par Arthur Compton[24]. la relation entre l’énergie de l’électron émis et la fréquence de l’onde. l’effet photoélectrique n’est donc pas la preuve absolue de l’existence du photon (bien que certaines expériences sur l’effet photoélectrique ne puissent cependant pas être expliquées par une théorie semiclassique[26]). Einstein montre que la loi de Planck et l’effet photoélectrique pourraient être expliqués si l’énergie de l’onde électromagnétique était localisée dans des quanta ponctuels qui se déplaçaient indépendamment les uns des autres. Planck écrit[25] : « Il ne faut pas trop lui tenir rigueur de ce que. Ainsi en 1913. Cette expérience marque une étape décisive. Objections à l’hypothèse des quanta de lumière[modifier] Pendant tout le début du XXe siècle cependant.

Kramers et Slater développent un modèle basé sur deux hypothèses drastiques[27] : • • L’énergie et l’impulsion ne sont conservées qu’en moyenne. Depuis cette époque. Dans une dernière tentative de sauver la variation continue de l’énergie électromagnétique et de la rendre compatible avec les expériences. Dirac parvient à donner une théorie complète du rayonnement – et des électrons – expliquant la dualité ondecorpuscule. Bohr. Hänsch) Propriétés physiques[modifier] Article connexe : Relativité restreinte. Il est notamment devenu possible de mesurer la présence d’un photon sans l’absorber. with deepploughing consequences for the physics of elementary particles"[36] 2005 : Roy J. de sorte que la prédiction d’Einstein est considérée comme prouvée.M.[31]. Le photon est également sans masse : les expériences sont compatibles avec une masse inférieure à 6×10-17 eV/c²[39]. Millikan "for his work on the elementary charge of electricity and on the photoelectric effect"[34] 1927 : Arthur H. Compton "for his discovery of the effect named after him"[35] (partagé avec Charles Thomson Rees Wilson) 1965 : Sin-Itiro Tomonaga. et notamment grâce à l’invention du laser. Par exemple. Hall et Theodor W. Sur le front théorique. l’émission spontanée est simplement une émission induite par un champ électromagnétique "virtuel". mais pas lors des processus élémentaires tels que l’absorption et l’émission de lumière. Prix Nobel en lien avec la notion de photon[modifier] Prix Nobel attribués en lien avec la notion de photon : • • • • • • 1918 : Max Planck "in recognition of the services he rendered to the advancement of Physics by his discovery of energy quanta"[32] 1921 : Albert Einstein "for his services to Theoretical Physics. Le photon n’a pas de charge électrique[38]. La causalité est abandonnée. En conséquence. démontrant ainsi de manière directe la quantification du champ électromagnétique[30]. Cependant. Julian Schwinger et Richard P. Cela permet de réconcilier le changement discontinu de l’énergie de l’atome avec les variations continues de l’énergie de la lumière. Un photon a deux états de polarisation possibles et est décrit par trois . l’électrodynamique quantique inventée par P. les expériences étant compatibles avec une charge électrique inférieure à 5×10-30 e[39] et ne se désintègre pas de façon spontanée dans le vide.physiciens[23]. et également que le recul de l’électron et la génération d’un nouveau photon lors de la diffusion Compton obéissent à la causalité à moins de 10ps près. des expériences de diffusion Compton plus précises montrent que l’énergie et l’impulsion sont conservées extraordinairement bien lors des processus élémentaires. and especially for his discovery of the law of the photoelectric effect"[33] 1923 : Robert A. Feynman "for their fundamental work in quantum electrodynamics. Glauber "for his contribution to the quantum theory of optical coherence"[37] (partagé avec John L. Bohr et ses collaborateurs donnent à leur modèle "des funérailles aussi honorables que possible"[28]. les expériences confirment de manière de plus en plus directe l’existence du photon et l’échec des théories semi classiques[29].A.

selon l'équation (ou est la constante de Planck et la fréquence du rayon électromagnétique) qui permet de calculer l'énergie d'un photon. ) entre un positron et un électron. quand un atome ou un noyau saute d’un niveau d’énergie élevé à un niveau plus faible. il faut utiliser la forme plus générale de cette équation : . on pourrait conclure a priori que le photon présente bien une masse non nulle. Les photons sont émis à partir de plusieurs processus. il semble exister un paradoxe concernant cette notion à l'égard du photon. qui déterminent sa longueur d’onde λ et sa direction de propagation.paramètres continus : les composantes de son vecteur d’onde. et selon l'équivalence entre l'énergie et la masse donnée par l'équation . Des photons sont absorbés par le processus inverse. qui prend en compte la quantité de mouvement p. par exemple dans la production d’une particule et de son antiparticule ou dans les transitions atomiques et nucléaires vers des niveaux d’énergie élevés. le photon ultraviolet étant plus énergétique que celui de la lumière visible il aurait ainsi une masse plus grande ! Mais l'équation ne s'applique que dans un référentiel où la particule est au repos. par exemple lorsqu’une charge est accélérée. La lumière monochromatique de fréquence ν est constituée de photons d’énergie E dépendant uniquement de ν : . et de quantité de mouvement (ou impulsion) p : . Pourtant. Cette équation admet une masse invariable nulle m = 0 à condition que E et p soient reliées par E = c•p. ce qui est bien le cas du photon ou de toute particule sans masse. Selon cette idée. . Le photon a une masse nulle. Comme le photon a la vitesse c (la vitesse de la lumière dans le vide) dans tous les référentiels. Un diagramme de Feynman de l’échange d’un photon virtuel (symbolisé par la ligne ondulée et le gamma. ou quand une particule et son antiparticule s’annihilent. Ainsi.

Les deux hélicités possibles correspondent aux deux états possibles de polarisation circulaire du photon (horaire et anti-horaire). appelée hélicité. une polarisation linéaire correspond à une superposition de deux états d’hélicité opposée. et qui est égal à 1. l’état du photon est décomposable en une superposition d’ondes monochromatiques de longueurs d’onde voisines (via une transformée de Fourier). L’amplitude du spin est et la composante mesurée dans la direction de propagation. issus du couplage entre les photons et le champ de polarisation quantifié de la matière. La loi de conservation de la quantité de mouvement nécessite donc qu’au moins deux photons soient créés. En effet. la lumière serait composée de grains qui voyageraient à 299 792 458 m/s (Vitesse de la lumière). les particules entrant en collision n’ont pas de quantité de mouvement. du fait de la masse nulle du photon.où (constante de Dirac ou constante de Planck réduite). schématiquement. Les formules classiques de l’énergie et de la quantité de mouvement des radiations électromagnétiques peuvent être ré-exprimés en termes d’événements reliés aux photons. lorsque cette onde est quantifiée. dans un diélectrique. la pression des radiations électromagnétiques sur un objet provient du transfert de quantité de mouvement des photons par unité de temps et de surface de cet objet. La valeur 0 est cependant interdite par la théorie quantique des champs. les photons interagissent avec les charges électriques présentes dans le milieu pour donner lieu à de nouvelles quasiparticules . un photon peut se trouver dans un état dont l’énergie n’est pas bien définie. Comme en électromagnétisme classique. on peut dire que le photon se déplace toujours à la même vitesse mais qu'il est absorbé et réémis (un peu plus tard) par les atomes de la matière. Lorsqu’ils se déplacent dans la matière. est le mécanisme dominant par lequel des photons de haute énergie (comme les rayons gamma) perdent leur énergie en passant à travers la matière. Les polaritons se déplacent moins vite que les photons dans le vide . la création de paires. doit être . Le photon possède également un spin qui est indépendant de sa fréquence. on obtient des particules qui ne sont pas des photons. alors qu’un seul photon a toujours une certaine quantité de mouvement. une onde de polarisation coexiste avec l'onde électromagnétique pour donner une onde couplée dont la relation de dispersion est différente . mais des polaritons. comme par exemple dans le cas d’un paquet d’onde. ce qui donne l’impression – macroscopiquement – que la lumière ralentit. Une conséquence importante de ces formules est que l’annihilation d’une particule et de son antiparticule ne peut pas se faire sous la forme d’un seul photon. Le processus inverse. Modèles[modifier] Bille de lumière[modifier] La première image que l’on a du photon est la « bille de lumière ». Par exemple. et est sa fréquence angulaire. d’amplitude et dirigé selon la direction de propagation du photon. dans le référentiel du centre de masse. L’énergie des deux photons peut être déterminée en respectant les lois de conservation. ainsi. 0 et 1. ce qui autorise a priori trois valeurs pour sa projection : -1. Comme pour les autres particules. est le vecteur d’onde du photon. . Dans ce cas. avec une quantité de mouvement nette nulle.

un modèle du photon : on a une onde monochromatique de longueur d’onde λ inscrite dans une enveloppe de largeur finie. Paquet d’onde[modifier] le paquet d’onde.c/λ. Dualité onde-corpuscule[modifier] . pour une lumière monochromatique (c’est-à-dire dont le spectre se résume à une seule longueur d’onde). Ainsi. On peut représenter au premier abord les photons par des paquets d’onde : l’onde électromagnétique n’est pas une sinusoïde d’extension infinie. comme le ferait un paquet d'onde. l’énergie devrait être de moins en moins concentrée. il y a une enveloppe d’amplitude importante encadrée par d’autres enveloppes nettement moins significatives. ne permet pas d’expliquer correctement toutes les propriétés de la lumière. Si la lumière est composée de plusieurs longueurs d’onde. dans une telle configuration. simpliste selon les normes actuelles. ni ne se divise en traversant un miroir semi-transparent. Cette vision. un flux d’énergie lumineuse donné est décomposé en billes dont l’énergie dépend de la longueur d’onde λ et vaut h. le photon devrait s’élargir au fur et à mesure de sa progression (on parle de l’« étalement du paquet d’onde »).Dans ce modèle. Or. Ce modèle est insuffisant. alors le flux d’énergie se compose de billes de « grosseurs » diverses. ou de peu de « grosses » billes si la longueur d’onde est petite (du côté du bleu) — les qualificatifs « petit » et « gros » ne sont pas relatifs à la taille des billes. le flux d’énergie est composé en beaucoup de « petites » billes si la longueur d’onde est grande (du côté du rouge). l'expérience montre que le photon ne s'étale pas dans l'espace. mais à la quantité d’énergie qu’elles comportent. En effet.

Amsler et al. On peut imaginer que le photon serait une concentration qui ne se formerait qu’au moment de l’interaction. dans Annalen der Physik. Attention à ne pas confondre cette fonction et l’onde électromagnétique classique. un électroscope ou une sonde de Hall) . 17. et en conséquence dans son référentiel les durées sont nulles 3. on ne sait pas — et on ne peut pas savoir — quelle « forme » a ce rayonnement. vol. Une version anglaise est disponible sur Wikisource. c’est-à-dire un objet mathématique défini par sa fonction d’onde qui donne la probabilité de présence. Comme pour les autres particules élémentaires. b et c C. ↑ Un photon se déplace à la vitesse de la lumière. ↑ a. l’onde électromagnétique. On ne peut parler de photon en tant que particule qu’au moment de l’interaction. microscopique : elle représente la probabilité de présence des photons. En dehors de toute interaction. Ainsi. « Review of Particle Physics: Gauge and Higgs bosons ». 2008 +2009 partial update. il a une dualité onde-particule. indique la direction de Le photon est un concept pour expliquer les interactions entre les rayonnements électromagnétiques et la matière. (Particle Data Group). a donc deux • macroscopique : lorsque le flux d’énergie est suffisamment important. modèle du dipôle vibrant. 1905. puis s’étalerait. The Development of Our Views on the . vol. p. p. 132–148 (de). On ne peut donc pas parler de « localisation » ni de « trajectoire » du photon. dans Physics Letters B. Le vecteur propagation de l'onde. 667. b. 1 [texte intégral [archive]] 2.Onde électromagnétique : oscillation couplée du champ électrique et du champ magnétique. c et d A Einstein. « Über einen die Erzeugung und Verwandlung des Lichtes betreffenden heuristischen Gesichtspunkt (trans. On ne peut en fait voir le photon que comme une particule quantique. A Heuristic Model of the Creation and Transformation of Light) ». 4. c’est-à-dire la probabilité qu’en un endroit donné il y ait une interaction quantifiée (c’est-à-dire d’une énergie hν déterminée). « Über die Entwicklung unserer Anschauungen über das Wesen und die Konstitution der Strahlung (trans. c’est-à-dire la valeur du champ électrique et du champ magnétique en fonction de l’endroit et du moment ( significations : • et ). ↑ a et b A Einstein. ce sont les champs électrique et magnétique mesurés par un appareil macroscopique (par exemple antenne réceptrice. ↑ a. et se reformerait au moment d’une autre interaction. Notes et références[modifier] 1.

p. 155. vol. dans Philosophical Magazine. 1678 16. ↑ Ces expériences produisent des corrélations qui ne peuvent être expliquées par une théorie classique de la lumière. vol. 854–868 13. « The conservation of photons ». ↑ pour autant. dans Comptes Rendus. Kimble et ses collaborateurs ont démontré un effet de dégroupement de photons à l’aide d’un interféromètre . ↑ P Villard. 17. The Rise of the Wave Theory of Light: Optical Theory and Experiment in the Early Nineteenth Century. 21. 1637 14. 1909. « The case for and against semiclassical radiation theory ». ↑ a et b Robert A. Rev. dans Physical Review. vol. p. vol. ↑ Robert Hooke.Composition and Essence of Radiation) ». p. Part III. Book II. 2000. p. dans Philosophical Transactions of the Royal Society of London. vol. ↑ a et b A Einstein. 318 (de) 6. 1888. 28. University of Chicago Press. « The Wavelength of the Soft Gamma Rays from Radium B ». p. 1900. 24. vol. 8. les quarks dont sont faits les noyaux atomiques.. En 1977. p. 5. Traité de la lumiere. vol. En 1974. 10. vol. ↑ Wilhelm Wien Nobel Lecture [archive] du 11 décembre 1911. et les électrons qui leur sont liés. 19. ↑ M Planck. p. « Über das Gesetz der Energieverteilung im Normalspectrum ». Oxford University Press. Une version anglaise est disponible sur Wikisource. p. 1010–1012 11. dans Annalen der Physik. Opticks. 483–502 25. 1730. ↑ Anton Zeilinger. 16. dans Nature. vol. vol. Subtle is the Lord: The Science and the Life of Albert Einstein. 18. 21. 27–68 27. vol. ↑ René Descartes. 1926. 130. 1665 [' lire en ligne [archive]] 15. 69 (1924). 874– 875 10. Mandel. « Sur la réflexion et la réfraction des rayons cathodiques et des rayons déviables du radium ». 1178–1179 (fr) 12. dans Sitzungsberichte der Preussischen Akademie der Wissenschaften (Berlin). p. « Sur le rayonnement du radium ». ↑ A Einstein. Millikan’s Nobel Lecture [archive] du 23 mai 1924. p. 817–825 (de). 1923. « Zur Quantentheorie der Strahlung ». comme. vol. ↑ Max Planck’s Nobel Lecture [archive] du 2 juin 1920. Dover Publications. 118. 1297– 1307 (de) 20. ↑ GN Lewis. dans Philosophical Magazine.. 1916b. ↑ Jed Z. p. ↑ N Bohr. Discours de la méthode. ↑ Isaac Newton. « The quantum centennial ». 1888. « A Dynamical Theory of the Electromagnetic Field ». ↑ A Pais. Buchwald. 459-512 [[pdf]texte intégral] Cet article suit une présentation par Maxwell à la Royal Society le 8 décembre 1864. ↑ E Rutherford. dans Mitteilungen der Physikalischen Geselschaft zu Zürich. XIII. 1982 29. 47. 27. entre autres. Voir également Physikalische Zeitschrift. il y a plus d’atomes dans l’eau qui coule d’un robinet pendant 1 seconde que de photons perçus par la rétine au cours de la même durée lors d’un clair de Lune 9. dans Verhandlungen der Deutschen Physikalischen Gesellschaft. 47. p. 1900. « A Quantum Theory of the Scattering of X-rays by Light Elements [archive] ».. D 9:853). 639–641 26. 121–128 (1917) (de) 7. ↑ H Hertz. Queries 25–29 p. 4. ↑ Christian Huygens. Micrographia: or some physiological descriptions of minute bodies made by magnifying glasses with observations and inquiries thereupon. Clauser a montré une violation d’une inégalité de CauchySchwarz classique (Phys. ↑ La matière quant à elle est constituée de fermions. 1865. ↑ P Villard. 1914. « The Quantum Theory of Radiation ». ↑ a et b L. Propositions XII–XX. dans Progress in optics. 1901. 24. vol. ↑ (en) James Clerk Maxwell. 23. ↑ A Compton. 408. dans Nature. dans Comptes Rendus. « Über Strahlen elektrischer Kraft ». 130. 1916a. vol. 785–802 Également dans Zeitschrift für Physik. p. puisqu’elles résultent du processus quantique de la mesure. 18. 1924. 1989 18. dans Physikalische Zeitschrift. 2000. « Strahlungs-emission und -absorption nach der Quantentheorie ». p. 553–563 (de) 22.

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4 GeV. Quark Un article de Wikipédia.15 à 1. rechercher Pour les articles homonymes. Editor.c-2 • c : 1. (Redirigé depuis Quark (particule)) Aller à : Navigation.34×10-20 C • c : +2/3 e : +1. l'encyclopédie libre.c-2 • u : +2/3 e : +1.• Claude Cohen-Tannoudji.c-2 • t : 173 ± 3 GeV.34×10-20 C • s : -1/3 e : -5.35 GeV. ArXiv : quant-ph/0508202. Jacques Dupont-Roc & Gilbert Grynberg.1 à 4. Elsevier (1996).c-2 • s : 80 à 130 MeV.5 à 4. PHS 6201.c-2 • b : 4.34×10-20 C • t : +2/3 e : +1. Sur le concept de « fonction d’onde » pour le photon[modifier] • • Iwo Bialynicki-Birula . Progress in Optics 36. Emil Wolf. Le problème de la localisation du photon. École Polytechnique de Montréal (Avril 2006). Quarks Propriétés générales Classification Fermions Composition Élémentaire Propriétés physiques • u : 1. [détail des éditions].07×1019 C Charge électrique • d : -1/3 e : -5. lire en ligne[pdf].0 MeV. Felix Bussières et Y. Soudagar .07×10-19 C 1/2 Spin Durée de vie - .07×10-19 C • b : -1/3 e : -5. Séminaire donné dans le cadre du cours « Optique quantique ».c-2 Masse • d : 4 à 8 MeV. Photons et atomes – Introduction à l'électrodynamique quantique. voir Quark (homonymie). Photon wave function.

2 Liens externes Description[modifier] La théorie des quarks a été formulée par le physicien Murray Gell-Mann. . notion de hadron 6 Interaction des quarks.1 Notes o 8. comme les constituants élémentaires de la matière.1 Les gluons 7 Remarques 8 Notes et références o 8. qui s'est vu décerner le prix Nobel de physique en 1969.1 Articles connexes o 9. notion de gluon o 6.1 Parenthèse historique 3 Couleur 4 Génération 5 Particules composites.2 Références 9 Voir aussi o 9.Les quarks sont des fermions que la théorie du modèle standard décrit. Sommaire [masquer] • • • • • • • • • 1 Description 2 Propriétés o 2. en compagnie de la famille des leptons.

appelées saveurs.Murray Gell-Mann. Beauty (Beau) Top. auxquelles on a donné des noms poétiques. Les quarks possèdent une charge électrique fractionnaire de la charge élémentaire : Quar k d u s c b t Nom anglais (français) Down (Bas) Up (Haut) Strange (Étrange) Charm (Charme) Bottom. Le mot quark provient d'une phrase du roman Finnegans Wake de James Joyce : « Three Quarks for Muster Mark ! » Propriétés[modifier] Ces particules de spin 1/2 sont de six sortes. lauréat du prix Nobel de physique pour avoir découvert les quarks. Truth (Vérité) Fraction de charge électrique élémentaire -1/3 +2/3 -1/3 +2/3 -1/3 +2/3 . Les noms anglais restent plus utilisés.

ces quarks ont cependant été renommés en beauty (« beauté ») et truth (« vérité »). et l'adage « the quark model has no truth » (« le modèle des quarks n'a pas de vérité/n'est pas vrai ») conduit à la raréfaction de l'utilisation du couple de termes beauty/truth en faveur des termes bottom/top initialement introduits[1]. mais il peut changer de couleur en échangeant un gluon (voir plus bas). Cette interaction « de couleur » est de type tripolaire. nommée anti-quark. mais de charge électrique opposée et de charge de couleur complémentaire. Cependant. C'est ainsi que l'on a choisi de les nommer par rouge-vert-bleu. alors que l'interaction électromagnétique est dipolaire (+ et -). noms qui sont devenus les standards. la résultante neutre « blanche » est la norme pour les particules constituées par cette interaction. « vers le haut ») et d (down.Parenthèse historique[modifier] Originellement. de même masse. ou de deux quarks de couleurs complémentaires. À chaque quark correspond une antiparticule. Malgré l'existence avérée du quark t. car comme la neutralité est la norme pour l'électromagnétisme. « vers le bas »). « anti-vert » ou « anti-bleu ». ont été choisis par analogie avec ceux des quarks u (up. un bleu et un vert (ce qui donne un baryon) — qui en synthèse additive des couleurs donnent une lumière blanche — . Comme l'interaction entre atomes et entre molécules est elle-même dérivée de l'interaction électromagnétique entre protons et électrons. les quarks du modèle standard peuvent être groupés par génération : Génératio n Particule de charge fractionnaire -1/3 Up Particule de charge fractionnaire +2/3 1re Down génération . Très rapidement. appelée anti-couleur[note 2] : un anti-quark peut ainsi être « anti-rouge ». c'est-à-dire formée par exemple de trois quarks de couleurs différentes : un rouge. « vert » ou « bleu ». « tout en bas ») et t (top. Couleur[modifier] Les quarks possèdent également un autre nombre quantique que l'on a nommé charge de couleur. La charge « de couleur » est la source de l'interaction nucléaire forte : l'interaction nucléaire entre les nucléons et plus généralement entre les hadrons est dérivée de l'interaction « de couleur ». À cause du phénomène de confinement des quarks. on ne peut observer que des particules « blanches ». les noms des quarks b (bottom. « tout en haut »). l'usage actuel privilégie les noms bottom et top. Génération[modifier] À l'instar des leptons. Un quark peut être[note 1] « rouge ». comme rouge et anti-rouge (ce qui donne un méson). l'absence de preuve expérimentale du quark t (mis en évidence seulement en 1994) relança le doute quant à la validité du modèle des quarks. La couleur ici est une analogie qui rend compte du fait que l'on n'observe jamais de quark seul.

notion de hadron[modifier] Les hadrons (particules lourdes) sont constitués de quarks.2e Strange génération 3e Bottom génération Charmed Top La première génération de quarks constitue la « matière ordinaire » (les neutrons (de charge électrique nulle) sont constitués de deux quarks Down et d'un quark Up. On rappelle que l'électron n'est pas composé de quarks. forment des particules toutes instables. il est aussi possible de trouver des paires quarks—antiquarks. Les quarks ne peuvent exister de manière isolée (phénomène de confinement) et s'assemblent ainsi en hadrons. Particules composites. la somme de leurs charges de couleur est blanche (selon les règles de la synthèse additive des couleurs. et se désintègrent en quarks de première génération. • • la somme de leurs charges électriques est un multiple entier de la charge élémentaire (en général 0. mais est un lepton) . et les protons sont formés de deux quarks Up et d'un quark Down). et 1. Il en existe deux sortes principales. c’est-à-dire composé de quarks des trois couleurs. Les quarks de deuxième et troisième générations sont plus lourds. En effet. dits « quarks de valence » : . distinguées par leur nombre de quarks principaux. Les quarks ont cette caractéristique que l'on ne les observe jamais seuls. comme l'ont supposé Gell-Man et Néman en 1964 par des considérations de symétrie liées à des matrices 3x3 opérant sur un Cev. ils sont toujours groupés de telle sorte que : Un proton est constitué de deux quarks up et d'un quark down. Mais. L'hypothèse des quarks a été confirmée par l'étude des diffusions profondément inélastiques d'électrons sur des nucléons. qui mit en évidence trois centres diffuseurs (Feynman en 1968). comme pour le neutron. de couleurs complémentaires qui s'annulent). pour le proton.

sont en principe possibles et auraient été observés en 2003[2] mais leur existence reste controversée[3]. Sa charge électrique est de: 2/3 . Ils sont au nombre de huit ce qui correspond à la dimension du groupe SU(3) utilisé pour décrire mathématiquement l'interaction forte. formés de cinq quarks (deux paires UpDown et un anti-Strange) ce qui désigne en fait quatre quarks et un antiquark. Ces dernières ont une masse (théorique) minimale de 0. avant de l'être par la gravité comme ça l'est pour les étoiles à neutrons. Le proton est un baryon constitué de deux quarks up et d'un seul quark down. D'autres assemblages de quarks. notion de gluon[modifier] Les quarks interagissent par l'intermédiaire de l'interaction forte. tels les pentaquarks.1/3 = 0/3 soit 0. alors que théoriquement les étoiles à quarks n'auraient pas de masse minimale. À la différence de l'électrodynamique quantique dans laquelle les photons sont neutres électriquement. En plus des quarks de valence. Remarques[modifier] .1/3 . qui ont un spin entier et sont donc des bosons . Les étoiles à quarks sont à la limite entre observation et théorie. La charge de couleur pour l'interaction forte joue alors un rôle analogue à celui de la charge électrique pour l'interaction électromagnétique. assemblage de trois quarks des trois couleurs différentes : les baryons. mais plus compliquée[note 3]. on peut considérer que les étoiles étranges (étoiles à quarks) sont des assemblages macroscopiques de quarks (U . Il est donc neutre. Note : À l'extrême. D et S) liés par l'interaction de couleur.• • assemblage d'un quark et d'un anti-quark : les mésons. et en particulier à sa masse. les gluons sont également colorés et interagissent donc entre eux. Il n'est même pas clair que la notion de masse d'un quark puisse avoir un sens bien défini. Le neutron est aussi un baryon composé de deux quarks down et d'un seul quark up.09 masse solaire[4]. Sa charge électrique est de : 2/3 + 2/3 . qui ont un spin demi-entier et sont donc des fermions. Ces associations de quarks ont été évoquées pour rendre compte de la matière sombre de l'Univers. les hadrons sont composés d'une « mer » de paires quarkantiquark qui participent aux propriétés globales du hadron. mais leur conservation aurait été problématique de par les conditions régnant alors.1/3 = 3/3 soit +1. Elles auraient été formées dans les premiers instants du Big Bang. décrite par la chromodynamique quantique qui a une structure voisine. de celle de l'électrodynamique quantique. Le fait que l'on ne puisse pas isoler de quark rend la mesure de leur masse extrêmement approximative (voir les fourchettes d'erreur sur le tableau). Interaction des quarks. Les gluons[modifier] Les médiateurs de l'interaction forte sont nommés gluons.

La théorie quantique des champs (QFT)[1] fournit un cadre théorique pour la construction des modèles de la mécanique quantique des systèmes classiquement paramétrés (représenté) par un nombre infini de degrés dynamique libre. mais beaucoup de théories revendiquent l'existence d'une particule appelée graviton qui compenserait cela. la phase de transition quantique. De plus. soit la quasi-totalité de la masse. Théorie quantique des champs Un article de Wikipédia.5 à 4 MeV.(+) Quantum field theory → Théorie Cet article est une ébauche concernant la physique.Masses des quarks : les masses indiquées des quarks U et D sont uniquement issues de l'influence de l'hypothétique champ de Higgs. Dans la théorie des champs quantique perturbatif. par exemple. l'encyclopédie libre.c-2 pour le quark D et 1. Ces forces portant les particules sont des particules virtuelles et. On prend également en compte l'influence du champ de gluons qui est responsable de près de 300 MeV. et pour la description du phénomène critique et les transitions de la phase quantique. comme dans la théorie de la super-conductivité.c-2 par quark. diffère du nombre sortant. sont considérées comme les théories du champ quantique relativiste. et ainsi n'a pas de sens dans un contexte d'états liés. est considérée par beaucoup comme l'issue unique et correcte de combiner les règles de la mécanique quantique avec la relativité restreinte. En effet. La théorie quantique des champs. incluant le Modèle Standard des particules élémentaires et leurs interactions. le phénomène critique. Les théories du champ quantique sont utilisées dans plusieurs contextes. C'est la nature et le langage quantitatif des particules physiques et des problèmes condensés physique. rechercher [dérouler] ██████████20 % Traduction --quantique des champs --.c-2 . Il n'y a pas actuellement de théorie quantique complète de la force fondamentale résiduelle. . les champs et (dans un contexte de matière condensée) les systèmes à corps multiples. les forces entre les particules sont jugulées par les autres particules. la physique des particules élémentaires est l'exemple le plus vitale. et seulement 4 à 8 MeV.c-2 pour le quark U. la gravité. La plupart des théories dans la physique moderne des particules. ici le nombre de particules entrantes fluctue et change. la notion de "la particule médiatrice d'une force" provient de la théorie de perturbation. La force électromagnétique entre deux électrons est causée par un échange de photons. quand on divise la masse d'un nucléon par trois (nombre de quarks) on trouve bien ~300 MeV. Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants. Les bosons intermédiaires compensent la force faible et les gluons celle de la force forte. car une telle détection impliquerait sa non existence. par définition. à savoir. voit seulement la phase de transition. Aller à : Navigation. ne peuvent pas être détectées lors de sa manifestation.

Les photons QFT ne sont pas considérés comme des « petites boules de billard » ils sont considérés comme des champs quantique – nécessairement coupés en ondulations dans un champ, ou des « excitations », qui 'ressemblent' à des particules. Le Fermions, comme l'électron, peut seulement être décrit comme des ondulations/excitations dans un champ, quand chaque sorte de fermion a son propre champ. En résumé, la visualisation classique de « tout est particules et champ », dans la théorie quantique des champs, se transforme en « tout est particules », puis « tout est champs ». à la fin, les particules sont considérées comme des états excités d'un champ (champ quantique). Le champ gravitationnel et le champ électromagnétique sont les deux seuls champs fondamentaux dans la Nature qui ont une infinité de gamme et une correspondance à la limite classique de l'énergie faible, qui diminue fortement et cache les excitations des « particules ressemblantes ». Albert Einstein, en 1905, attribue la « particule ressemblante » et les échanges discret d'un momenta et d'une énergie, la caractéristique d'un « champ quantique », au champ électromagnétique. Initialement, sa principale motivation était d'expliquer les radiations thermodynamique. Bien qu'il est souvent revendiqué que la photo-électrique et les effets de Compton nécessitent une description quantique du champ EM, cela est maintenant reconnue comme faux, et pour preuve il en est que la nature de la radiation quantique est désormais prise en optique quantique moderne comme l'effet de dégroupement. Le mot « photon » a été inventé en 1926 par un grand physicien chimiste Gilbert Newton Lewis (voir aussi les articles le dégroupement du photon et le laser). La description de la « limite énergie faible » correcte d'un champ théorique quantique d'un champ électromagnétique, appelé électrodynamique quantique, est attribué à la théorie de James Clerk Maxwell développée en 1864, bien que la « limite classique » de l'électrodynamique quantique n'a pas été aussi largement explorée que la mécanique quantique. Vraisemblablement, là encore inconnue , le traitement quantique des champs théoriques du champ gravitationnel deviendra et « ressemblera exactement » à la théorie de la relativité générale dans la « limite énergie faible ». En effet, la théorie des champs quantique elle-même est probablement la théorie du champ de l'énergie faible limite à une théorie plus fondamentale telle que la théorie des super-cordes. Comparer dans ce contexte l'article de la théorie des champs effectifs.

Sommaire
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1 Historique 2 Champs quantiques o 2.1 Notion de champ quantique o 2.2 Localisation 3 Notes et références 4 Bibliographie o 4.1 Textes en français o 4.2 Textes en anglais
o

4.3 Articles connexes

Historique[modifier]
Article détaillé : Histoire de la théorie quantique des champs.

La théorie des champs quantique prend ses origines dans les années 1920 provenant du problème de la création d'une théorie mécanique quantique d'un champ électromagnétique. En 1925, Werner Heisenberg, Max Born et Pascual Jordan construisent cette théorie en exprimant les degrés internes du champ libre comme une infinité d'ensemble d'oscillateurs harmoniques et en employant la procédure canonique de quantification de ces oscillateurs. Cette théorie suppose que les courants ou les charges électriques ne sont pas présents, aujourd'hui on appellerait cette théorie, la théorie du champ libre. La première théorie assez complète de l'électrodynamique quantique, qui inclue à la fois le champ électrodynamique et la matière électriquement chargée (spécifiquement, les électrons) comme objets mécanique quantique, a été créée par Paul Dirac en 1927. Cette théorie des champs quantique peut être utilisée pour modéliser des processus important tel que l'émission de photon par un électron tombant dans un état quantique d'énergie faible, un processus dans lequel le nombre de particules changes – un atome dans un état initial un atome plus un photon dans un état final. Il est maintenant connu que la possibilité de décrire un tel processus est l'une des caractéristique la plus importante de la théorie des champs quantique. Il était évident depuis le début que le bon traitement quantique du champ électromagnétique devait en quelque sorte intégrer la théorie de la relativité d'Einstein, qui avait grandie sur l'étude de l'électromagnétisme classique. Cela doit être mis ensemble, la relativité et la mécanique quantique était la seconde motivation majeur dans le développement de la théorie des champs quantique. Pascual Jordan et Wolfgang Pauli montrèrent en 1928 que les champs quantique pouvaient être amenés à se comporter de la façon prédite par la relativité restreinte au cours des transformations coordonnées (spécifiquement, ils montrent que les champs commutateurs étaient invariant de Lorentz).Un nouvel élan pour la théorie des champs quantique est venu avec la découverte de l'équation de Dirac, qui était initialement formulée et interprétée comme une équation à une inconnue analogue à l'équation de Shrödinger, mais contrairement à l'équation de Shrödinger, l'équation de Dirac satisfait à la fois l'invariance de Lorentz, (les exigences de la relativité restreinte), et les règles de la mécanique quantique. L'équation de Dirac a intégré la valeur de la rotation d'un demi électron et a représenté son moment magnétique ainsi que de donner des prévisions précises pour le spectre de l'hydrogène. La tentation de l'interprétation de l'équation de Dirac comme une équation à une seule inconnue ne pourrait pas tenir longtemps, cependant, et finalement il a été montré que plusieurs de ses propriétés indésirables (comme un état négatif de l'énergie) pourrait prendre sens en remodelant et en réinterprétant l'équation de Dirac comme un vrai champ d'équation, dans ce cas pour le « champ Dirac » quantifié ou le « champ électron », avec la « solution d'une énergie négative » montrant l'existence des anti-particules. Ce travail a été effectué par Dirac lui-même avec l'invention de la théorie des trous en 1930 et par Wendell Furry, Robert Oppenheimer, Vladimir Fock, et les autres. Shrödinger, durant la même période a découvert sa fameuse équation en 1926, aussi il a trouvé indépendamment la généralisation de la relativité de celle-ci connue comme l'équation de Klein-Gordon mais l'a rejetée depuis, sans rotation, elle prédisais des propriétés impossibles pour le spectre de l'hydrogène (Voir Oskar Klein et Walter Gordon). Toutes les équations d'onde relativiste qui décrivent une rotationzéro de particules sont dites de type Klein-Gordon. Les études des physiciens Viktor Ambartsumian et de Dmitri Ivanenko sont d'une grande importance, en particulier les hypothèses d' Ambarzumian-Ivanenko sur la création massive de particules (publiées en 1930) qui est la pierre d'angle de la théorie des champs quantique contemporaine. L'idée est que non seulement les quanta du champ électromagnétique, les photons, mais aussi d'autres particules (incluant les particules ayant une masse non nulle au repos) peuvent naître et disparaître résultant de leurs interactions avec d'autres particules.

Cette idée de Ambartsumian et Ivanenko a formée la base de la théorie des champs quantique moderne et la théorie des particules élémentaires. Une analyse subtile et attentive en 1933 et plus tard en 1950 effectuée par Niels Bohr et Leon Rosenfeld montre que il y a une limitation fondamentale sur la capacité de mesurer simultanément les intensités de champs électriques et magnétiques qui entrent dans la description des charges en interaction avec le rayonnement, imposée par un principe d'incertitude, qui doit s'appliquer à toutes les grandeurs conjuguées canoniquement. Cette limitation est cruciale pour le sucés de la formulation et de l'interprétation de la théorie des champs quantique des photons et des électrons (électrodynamique quantique), et même, toute la théorie des champs quantique perturbatifs. L'analyse de Bohr et de Rosenfeld explique les fluctuations dans les valeurs du champ électromagnétique qui diffère des valeurs classiquement « admises » distantes des sources du champ. Leurs analyse était cruciale pour montrer que les limitations et les implications physique du principe d'incertitude s'applique à tous les systèmes dynamiques, autant qu'aux champs qu'aux particules. Leurs analyse a aussi convaincue beaucoup de personnes que toute possibilité d'une description fondamentale de la nature basée sur la théorie classique des champs, tel qu'Einstein a visé dans ses nombreuses tentatives et n'est pas arriver à une théorie du champ unifié classique, était tout simplement hors de question. La troisième étape dans le développement de la théorie des champs quantique a été la nécessité de manipuler les statistiques des systèmes à plusieurs particules de façon cohérente et avec facilité. En 1927, Jordan, a essayé d'étendre la quantification canonique des champs aux fonctions d'ondes à plusieurs corps des particules identiques, une procédure qui est parfois appelé quantification secondaire. En 1928, Jordan et Eugene Wigner ont trouvé que le champ quantique décrivant les électrons, ou les autres fermions, devait être étendu en utilisant la création des anti-navettes et des opérateurs d'annihilation dû au principe de l'exclusion de Pauli. Cette étape du développement a été incorporée dans la théorie des corps multiples et a influencée fortement la physique des matière condensée et la physique nucléaire. Malgré les premiers sucés, la théorie des champs quantique a souffert de plusieurs difficultés théoriques graves. Les quantités physique de base, tel que l'indépendance énergétique de l'électron, le changement d'énergie des états des électrons dû à la présence du champ électromagnétique, a donné d'infinie, contributions divergentes—un résultat absurde — lorsqu'il est calculé en utilisant les techniques perturbatives disponibles dans les années 1930 et dans la plupart des années 1940. Le problème de l'indépendance de l'énergie de l'électron était déjà un problème sérieux dans la théorie classique du champ électromagnétique, la tentative d'attribuer une taille finie ou étendue à l'électron (le classique rayon de l'électron) a menée immédiatement à la question en quoi les contraintes du non électromagnétisme devait être invoqué, qui porterait sans doute l'électron ensemble pour contrecarrer la répulsion de Coulomb dû à sa taille finie. La situation était désastreuse, et a rappelé certains traits de la « difficulté de Rayleigh-Jeans ». Ce qui a fait que la situation des années 1940 soit si désespérer et sombre, cependant,....

Champs quantiques[modifier]
Notion de champ quantique[modifier]

Comme tout système quantique. le formalisme lagrangien est plus facile à utiliser que son équivalent hamiltonien. crée ou détruit des quanta d'énergie. en mécanique quantique.La façon dont la théorie des champs fut introduite par Dirac à partir des particules élémentaires est connue pour des raisons historiques sous l'appellation de seconde quantification.) Enfin. avec une particule dans l'état φ1 et deux dans l'état φ2. Ces opérateurs sont très similaires à ceux définis par un oscillateur harmonique quantique qui. • Les champs ne sont pas liés à la dualité onde-corpuscule.) • Avec la seconde quantification. alors la fonction d'onde est : alors qu'avec la seconde quantification. la deuxième permet d'exprimer facilement des opérateurs création et annihilation. un champ quantique a un hamiltonien et obéit à l'équation de Schrödinger : (En théorie des champs. cette fonction est simplement Quoique la différence soit minime. . Supposons que N = 3. il faut introduire « les opérateurs de champ » de création ou d'annihilation d'une particule en un point de l'espace. l'opérateur a2 a l'effet suivant: (Le facteur normalise la fonction d'onde. Ce que l'on entend par champ est un concept qui permet la création ou l'annihilation de particules en tout point de l'espace. qui ajoutent ou enlèvent des particules à l'état. Par exemple. l'indiscernabilité des particules s'exprime en termes de nombre d'occupation. Les particules élémentaires possèdent déjà cette dualité dans l'acceptation du terme de la mécanique classique.

qu'il interprète comme la détection d'une « particule » relativement bien localisée dans l'espace (et dans le temps). est l'opérateur de champ d'annihilation de boson. au champ quantique et à ses excitations. sont écrits comme une somme d'opérateurs création et annihilation de champ : Cela exprime un champ de bosons libres. Aller à : Navigation. Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants. l'encyclopédie libre. Par exemple. Localisation[modifier] L'expérimentateur qui enregistre un « clic » dans son détecteur aimerait relier cet événement. Nombre baryonique Un article de Wikipédia. Pour certains types de « particules ». Cet hamiltonien est utilisé pour décrire des phonons. Sommaire [masquer] • • • • • 1 Présentation o 1. . ce qui conduit au problème de la localisation[2] en physique quantique relativiste. en physique des particules. de même les opérateurs de champ peuvent s'exprimer à l'aide des transformées de Fourier. qu'il ne faut pas confondre avec une fonction d'onde.1 Explication 2 Conservation 3 Application à la physique nucléaire 4 Perspectives de violation 5 Voir aussi o 5. rechercher Cet article est une ébauche concernant la physique des particules.De même que pour une seule particule la fonction d'onde s'exprime avec son moment cinétique. où Ek est l'énergie cinétique. l'opérateur de position de Newton-Wigner apporte des éléments de réponse.1 Liens internes . Les hamiltoniens.

le nombre baryonique est un nombre quantique invariant. Explication[modifier] Pourquoi prendre le tiers ? D'un point de vue pratique. ou trois anti-quarks donnant un anti-baryon de nombre baryonique -1. il ne peut pas y avoir de particules colorées nues. En effet. c'est-à-dire que la charge de couleur d'une particule doit être neutre (blanche). Ceci peut être obtenu soit en assemblant un quark d'une couleur avec un antiquark de l'anti-couleur opposée. et sont plus familières que les quarks. le nombre baryonique s’apparente au nombre de masse A qui correspond au nombre de nucléons présents dans un noyau. Il peut être défini comme le tiers de la différence entre le nombre de quarks et le nombre d'antiquarks dans le système : où est le nombre de quarks. ce qui donne un méson de nombre baryonique nul .Présentation[modifier] En physique des particules. d'après les lois de l'interaction forte. Il pourrait éventuellement exister une dernière possibilité consistant en 4 quarks et un anti-quark qui formeraient un pentaquark de nombre baryonique 1. ces particules ont été connues bien avant. Mais il y a mieux : un nombre baryonique non-entier signifie d'un assemblage qu'il ne peut pas exister. ce qui donnera un baryon de nombre baryonique 1. Or. et est le nombre d'antiquarks. soit en combinant trois quarks chacun d'une couleur différente. Application à la physique nucléaire[modifier] Dans le cas de la physique nucléaire. la seule exception pourrait résider dans l'anomalie chirale. Perspectives de violation[modifier] . Conservation[modifier] Le nombre baryonique est conservé dans quasiment toutes les interactions du modèle standard. La division par trois se justifie donc par le fait que la somme des quarks moins les antiquarks d'un système est toujours divisible par 3. cela permet de faire correspondre le nombre baryonique au nombre de nucléons (protons et neutrons. tous deux constitués de trois quarks). Cette notion de conservation signifie ici que la somme des nombres baryoniques de toutes les particules initiales est la même que pour l'ensemble des particules après l'interaction.

neutrinos correspondants 0 -1 positron. l'encyclopédie libre. Un signe de cette non-conservation serait la désintégration du proton. Il s'agit d'une quantité qui s'inverse lors de passage de la matière à l'antimatière.Dans certaines théories candidates à la grande unification. Valeur[modifier] Le nombre leptonique vaut +1 pour un lepton. Ce qui signifie que cette désintégration peut parfaitement être un phénomène possible tout en étant trop rare pour avoir été observée. le nombre leptonique est un nombre quantique invariant (tout comme le nombre baryonique) attribué aux particules et fait l'objet d'une conservation lors d'une réaction nucléaire. on attribue au proton une demi-vie supérieure à 1030 ans. antineutrinos correspondants particules quarks. antimuon. antitauon. Aussi. Nombre leptonique Un article de Wikipédia. tauon. -1 pour un antilepton et 0 pour toute autre particule. Nombre leptonique des particules courantes nombre leptonique +1 électron. il y a une non-conservation des nombres baryoniques et leptoniques. rechercher Sommaire [masquer] • • • • • 1 2 3 4 5 Présentation Valeur Conservation Perspectives de violation Voir aussi o 5. Aller à : Navigation. bosons… . cette désintégration n'a jamais été observée. mésons. baryons.1 Liens internes Présentation[modifier] En physique des particules. Pour le moment. muon.

le muon (nombre leptonique 1) se désintègre en : • • • neutrino muonique (nombre leptonique 1). Un signe de cette non-conservation serait la désintégration du proton. cette désintégration n'a jamais été observée. antineutrino électronique (nombre leptonique -1). Ce qui signifie que cette désintégration peut parfaitement être un phénomène possible tout en étant trop rare pour avoir été observée. Perspectives de violation[modifier] Dans certaines théories candidates à la grande unification. il y a conservation du nombre leptonique. Pour le moment.Conservation[modifier] Dans chaque réaction nucléaire. Aussi. il y a une non-conservation des nombres baryoniques et leptoniques. nécessaire]. Par exemple. on attribue au proton une demi-vie supérieure à 1030 ans[réf. électron (nombre leptonique 1). Soit 1 + 1 − 1 = 1 : il y a donc conservation du nombre leptonique. .

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