Consultations en ligne du Forum de Partenariat du Fonds Mondial 2011

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Ajoutez Votre Voix à la Strategie 2012 – 2016 du Fonds Mondial

FAÇONNER ENSEMBLE NOTRE AVENIR
ACCÈS RESPONSABILITÉ DROITS
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TABLE DES MATIÈRES
LES CONSULTATIONS EN LIGNE DU FORUM DE PARTENARIAT : VOTRE VOIX ET LA STRATEGIE DU FONDS MONDIAL 2 Contexte et méthodologie PARTIE I : DISCUSSIONS DU E-FORUM EN PLUSIEURS LANGUES 3 4

Vies sauvées et optimisation des ressources Aborder les droits humains dans le cadre des pays Améliorer les partenariats et l’alignement au niveau des pays

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PARTIE II : ENqUêTE EN LIGNE Les grandes lignes des réponses à l’enquête en ligne Résultats Optimiser l’impact : Utiliser les investissements dans les trois maladies pour produire des résultats de santé plus importants au sein des communautés et des systèmes de santé nationaux Travailler a partir d’une approche des droits humains pour les trois maladies : Où cela devrait-il nous mener ? Utilisation judicieuse de l’argent : Financer ce qu’il faut Utilisation judicieuse de l’argent : Renforcement de la gouvernance et de la supervision pour un bon fonctionnement Mise en œuvre avec un impact accru Idées d’innovation et d’amélioration ANNEXE 1 : qUESTIONNAIRE D’ENqUêTE

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LES CONSULTATIONS EN LIGNE DU FORUM DE PARTENARIAT : VOTRE VOIX ET LA STRATÉGIE DU FONDS MONDIAL
En 2002, le Fonds mondial a été créé en vue de sauver des vies et de redonner espoir à des millions de personnes. Pendant huit ans, le financement du Fonds mondial a contribué à sauver plus de 6,5 millions de vies, grâce à l’action collective et à l’engagement de tous les secteurs de la société. Le cadre global de gouvernance du Fonds mondial traduit pleinement cette action partagée et cet engagement. Tous les 2 à 2,5 ans, le Conseil d’administration du Fonds mondial convoque un « Forum de Partenariat » pour une concertation avec toutes les parties prenantes sur les politiques et les stratégies du Fonds. Le caractère unique de chaque Forum de Partenariat est la façon ouverte et participative dont tous les secteurs de la société peuvent s’engager à façonner collectivement le travail du Fonds mondial. En travaillant dans le cadre du thème global « Façonner ensemble notre avenir (Accès, Responsabilité, Droits) », les consultations du Forum de Partenariat 2011 comportent : • Une Enquête en ligne (e-Survey) en plusieurs langues, produite en ligne en anglais, en espagnol, en français et en russe pendant six semaines, diffusée à travers le monde. • Une discussion en ligne (e-Forum) modérée en quatre langues – anglais, espagnol, russe et français – pendant six semaines. Une discussion en langue chinoise a également eu lieu. • Des entretiens au niveau pays, dans sept pays, avec différentes parties prenantes du Fonds mondial • Une consultation directe à São Paulo, au Brésil, du 28 au 30 juin 2011. Ces consultations sont entreprises à un moment important pour le Fonds mondial et ses parties prenantes. Elles coïncident avec la mise en oeuvre d’un agenda de réformes pour un Fonds mondial plus efficient et plus efficace, tout en l’éclairant. Les domaines de réformes identifient les domaines où les changements du modèle fonctionnel du Fonds mondial soutiendront un impact encore plus important à l’avenir. Simultanément – et en interconnexion avec l’agenda des réformes – le Conseil d’administration du Fonds mondial élabore une nouvelle Stratégie pour la période 2012 – 2016. Un axe clé des délibérations du Conseil porte sur la manière dont les ressources du Fonds mondial peuvent être canalisées au mieux dans le cadre des trois maladies pour avoir encore plus d’impact sur les Objectifs du millénaire pour le développement liés à la santé. Les consultations du Forum de Partenariat 2011 offrent une occasion importante pour une contribution participative élargie à la Stratégie – en s’inspirant du Cadre stratégique envisagé par le Conseil du Fonds mondial en mai 2011.1 Le présent rapport propose un résumé, en deux parties, de ce que les répondants au e-Forum et à l’Enquête en ligne (e-Survey) ont dit :

1. Partie I : Résumés des trois différents thèmes discutés au cours du e-Forum en plusieurs langues. Les
résumés synthétisent les contributions des participants aux discussions du e-Forum regroupées en fonction des trois thèmes discutés ; 2. Partie II : Analyse des réponses à l’Enquête en ligne du Forum de Partenariat. Les données de l’enquête sont regroupées et présentées dans le cadre des cinq sous-thèmes du Forum de Partenariat 2011, mettant en lumière les réactions générales sur les mesures visant à une meilleure clarté et efficacité dans tout ce que nous faisons. Publié à la mi-juin 2011, ce rapport vise à apporter une contribution importante aux consultations directes de São Paulo, et, donc, à la Stratégie future du Fonds mondial. En raison de la qualité et de la grande quantité des informations recueillies, une analyse plus poussée sera entreprise après les consultations de São Paulo pour s’assurer que les suggestions faites et les opinions exprimées seront pleinement utilisées. Une analyse plus approfondie sera également effectuée sur les données de l’enquête pour examiner en profondeur les corrélations, par exemple pour montrer les tendances et les différences régionales et montrer les différences entre les types d’organisations et ce qu’elles expriment. Ces données seront utilisées par le Fonds mondial pour éclairer ses programmes et son fonctionnement tandis qu’il se prépare à la mise en oeuvre de sa nouvelle Stratégie quinquennale.

1 Se référer à http://www.aidsportal.org/web/globalfundconsult/documents pour l’avant-projet de Cadre stratégique adopté à la 33e Réunion du Conseil d’administration en mai 2011.

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CONTEXTE ET MÉTHODOLOGIE
ENqUêTE EN LIGNE
Pour le quatrième Forum de Partenariat en 2011, dans le cadre de la Consultation en ligne, le Fonds mondial a commandité une enquête en ligne pour chercher à connaître les points de vue de toutes les parties prenantes sur l’orientation et les opérations futures du Fonds mondial (e-Survey). L’enquête en ligne visait à : • Comprendre les préoccupations et les points de vue des parties prenantes du Fonds Mondial, y compris celles qui s’y intéressent mais qui n’ont pas encore eu l’occasion de s’impliquer • Permettre aux diverses parties prenantes de s’impliquer et de contribuer à l’évolution et au travail du Fonds mondial • Permettre aux partenaires de contribuer au Forum de Partenariat 2011 • Guider les discussions stratégiques et la direction du Fonds mondial

DISCUSSIONS DU E-FORUM EN PLUSIEURS LANGUES
Des discussions modérées en ligne ont complété l’Enquête en ligne, également dans quatre langues, en cherchant à approfondir trois thèmes identifiés par le Comité de pilotage du Forum de Partenariat 2011 : • Vies sauvées et optimisation des ressources • Droits humains • Améliorer les partenariats au niveau des pays

ENTRETIENS AU NIVEAU DES PAyS
En outre, les Correspondants clés (KC)1 ont interviewé les parties prenantes du Fonds mondial en Indonésie, en République dominicaine, en Inde, en Thaïlande, au Zimbabwe, au Kenya et en Russie et ont produit une série d’articles (écrits et vidéos) montrant les perspectives à partir des différents pays. Les réactions des Correspondants clés ont fait l’objet d’un rapport indépendant des KC. Les articles au niveau des pays et les rapports plus détaillés des discussions du e-Forum sont tous disponibles sur : http://www.aidsportal.org/web/globalfundconsult/documents

2 Pour de plus amples informations sur l’équipe des KC, veuillez consulter : http://www.aidsalliance.org/Pagedetails.aspx?id=466

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PARTIE I : DISCUSSIONS DU E-FORUM EN PLUSIEURS LANGUES
La Partie I du présent document présente certaines conclusions des discussions du e-Forum qui se sont déroulées en anglais pour les Anglophones, en espagnol pour la région Amérique latine, en russe pour la région Europe de l’Est et Asie centrale et en français pour la région Afrique de l’Ouest, enregistrant en tout 3390 membres. Comme cela a déjà été mentionné, une discussion en langue chinoise est en cours et les résultats seront inclus dans un rapport final qui sera publié en ligne. Pendant une période de six semaines, plus de 575 commentaires ont été publiés sur les e-Forums, dans quatre langues différentes (407 en anglais, 26 en russe, 121 en espagnol et 21 en français), provenant de 79 pays de chaque région du monde, notamment :
Afghanistan, Argentine, Azerbaïdjan, Bangladesh, Biélorussie, Belize, Bolivie, Brésil, Cambodge, Cameroun, Canada, Tchad, Colombie, Costa Rica, Côte d’Ivoire, Cuba, République démocratique du Congo (RDC), République Dominicaine, Équateur, El Salvador, Éthiopie, Fidji, Gambie, Géorgie, Ghana, Guyane, Guatemala, Inde, Indonésie, Italie, Jamaïque, Jordanie, Kenya, Laos, Libéria, Malaisie, Mexique, Mozambique, Myanmar, Namibie, Népal, Nouvelle-Calédonie, Nicaragua, Niger, Nigéria, Pakistan, Panama, Paraguay, Pérou, les Philippines, Portugal, République du Yémen, Roumanie, Russie, Samoa, Arabie Saoudite, Sierra Leone, Singapour, Afrique du Sud, Sri Lanka, Soudan, Tadjikistan, Tanzanie, Thaïlande, Tunisie, Ouganda, Royaume-Uni, Ukraine, Émirats arabes unis, États-Unis, Vietnam, Yémen, Zambie et Zimbabwe.

Le document est organisé sur la base des trois thèmes du e-Forum, comme convenu par le Comité de pilotage du Forum de Partenariat du Fonds mondial. Chaque sujet est présenté sous le format suivant : « Nous avons demandé…, vous avez dit… ». • Vies sauvées et optimisation des ressources • Droits humains • Améliorer les partenariats au niveau des pays Le document n’est pas un résumé des discussions élargies et des contributions approfondies recueillies dans les 575 messages reçus, mais plutôt une sélection de thèmes clés, appuyée par les propres termes des participants afin d’exprimer quelques-unes des questions, des recommandations et des opinions partagées. Les mots propres aux participants se distinguent par l’utilisation de guillemets et les mentions (Sp), (Ru) et (Fr) après une citation indique une contribution des discussions du e-Forum en espagnol, en russe et en français. Documents à consulter En dehors de ce bref document qui présente les thèmes clés, un certain nombre de documents importants peuvent être consultés sur : http://www.aidsportal.org/web/globalfundconsult/documents. Vous y trouverez des résumés plus approfondis de chaque thème sur chaque e-Forum ainsi que des archives complètes de tous les éléments publiés en ligne, notamment : • Résumés du Thème 1 : Vies sauvées et optimisation des ressources – à partir des e-Forums en anglais, en espagnol, en russe et en français, disponible dans les quatre langues • Résumés du Thème 2 : Droits humains – à partir des e-Forums en anglais, en espagnol, en russe et en français, disponible dans les quatre langues • Résumés du Thème 3 : Améliorer les partenariats au niveau des pays – à partir des e-Forums en anglais, en espagnol, en russe et en français, disponible dans les quatre langues • Le Rapport de la région Amérique latine qui met en lumière les questions et les recommandations clés, résume les discussions du e-Forum en espagnol – disponible en espagnol et en anglais • Quatre documents comprenant les archives complètes de tous les éléments reçus, couvrant toutes les contributions Certaines limites de cette approche étaient les suivantes : • La participation se limitait uniquement aux personnes ayant un accès fiable à l’Internet • Les délais brefs : chaque thème n’a été discuté que pendant deux semaines • Les e-Forums russe et français ont enregistré une participation beaucoup moins active que ceux qui se sont déroulés en anglais et en espagnol « Merci à l’équipe des Consultations du Fonds mondial d’avoir initié les discussions en ligne. Ça semble être une approche productive qui donnera l’occasion à des personnes de différents horizons d’exprimer leurs points de vue et de partager leurs expériences concernant le Fonds mondial et ses programmes », un participant au e-Forum, en mai 2011

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VIES SAUVÉES ET OPTIMISATION DES RESSOURCES

« Nos possibilités les plus grandes d’améliorer la santé humaine ne consistent pas à optimiser les services pour les 20 % de personnes des pays en développement qui ont actuellement accès au système de santé – elles consistent à élargir notre portée aux 80 % qui n’ont pas accès aux établissements de santé »
NOUS AVONS DEMANDÉ …

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N REFLECHISSANT A CE QUE LE FONDS MONDIAL FINANCE ET à LA MANIèRE DONT LE FINANCEMENT EST ACTUELLEMENT ASSURÉ, QUE DEVRAIT FAIRE DAVANTAGE – OU MOINS – LE FONDS MONDIAL AFIN D’OPTIMISER LES RESSOURCES ET D’ACCROîTRE LE NOMBRE DE VIES SAUVÉES ET D’INFECTIONS PRÉVENUES ?

VOUS AVEZ DIT …

Pérennité et alignement sur la stratégie et les systèmes nationaux
Les participants ont commenté l’importance du renforcement et de la consolidation des systèmes communautaires et sanitaires pour parvenir à une pérennité à long terme ainsi que la nécessité d’un meilleur alignement sur les réponses et les systèmes nationaux à tous les niveaux. « Lorsque les subventions se terminent, nous n’avons toujours pas de politiques publiques pour assurer la pérennité à long terme des programmes. Nous ne profitons pas du fait que nous avons ces subventions » (Sp) « Il n’y a pas d’autosuffisance pour un orphelinat (à moins que vous ne puissiez accepter le travail des enfants). Il s’agit d’engagements permanents et à long terme » « Nous devons inviter instamment le CCM à présenter un plan pour le transfert aux systèmes gouvernementaux et à trouver plus de synergies, dans le cadre de la proposition, avec une feuille de route claire et capitale à suivre et des activités qui peuvent faire l’objet de suivi » (Sp) « Permettre aux pays récipiendaires de développer l’appropriation du mécanisme du fonds mondial pour en faire leur chose. De notre point de vue, seul le degré d’appropriation garantira les investissements réalisés »

Liens avec les questions de santé plus larges et le renforcement des systèmes de santé et communautaires
Assurer des systèmes sanitaires et communautaires plus solides qui renforcent les liens importants entre le VIH, le paludisme, la tuberculose et les autres questions de santé est clairement apparu comme un moyen d’accroître l’impact des investissements du Fonds mondial dans la réduction du fardeau des maladies. « Une autre stratégie importante du Fonds mondial qui garantit l’optimisation des ressources, c’est sa disposition à investir dans le renforcement des systèmes sanitaires (RSS). Cette stratégie aura des effets à l’échelle du système, non seulement sur le VIH, la tuberculose et le paludisme mais également sur la santé maternelle, néonatale et infantile (SMNI), la vaccination, la nutrition et de nombreux autres domaines »  « Prendre en compte les autres co-morbidités et co-infections que connaissent les personnes vivant avec le VIH dans nos pays. Par exemple, financer des activités de programmes de collaboration au-delà de la tuberculose-VIH comme ceux de l’hépatite C (Hep C ou HCV), du diabète, du cancer, des affections des reins ou néphropathies, de la nutrition et d’autres domaines qui ont un impact sur la santé des personnes vivant avec le VIH et le Sida » « à partir de ma propre expérience, je veux demander au Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme de soutenir et de s’associer aux programmes de nutrition afin que les personnes qui recherchent un traitement antituberculeux puissent bénéficier d’un soutien nutritionnel. Les médicaments contre la tuberculose sont si toxiques et notre petit déjeuner fait de ‘pao’ (pain) n’est sans doute pas suffisant pour nous aider à supporter des médicaments si forts »
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« Je suggère au Fonds mondial d’élargir son champ d’intervention à d’autres questions majeures de santé publique, notamment les cancers dont le traitement est extrêmement coûteux et dont la prévention est difficile. Ils deviennent plus fréquents et causent des ravages et des traumatismes majeurs au Cameroun en particulier et en Afrique, en général » (Fr) « Un programme de sécurité du sang de qualité aura un effet direct sur les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) 4, 5 et 6 en termes d’amélioration de la santé infantile, de réduction de la mortalité maternelle et de réduction de la propagation du VIH » « Réduire le taux de mortalité infantile et améliorer la santé maternelle dans un effort pour atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) 4 et 5 »

Des services de prévention, de soins, de traitement et de soutien de meilleure qualité
Les participants ont commenté la nécessité d’avoir des interventions de qualité qui appuient l’efficacité accrue des services, en soulignant la nécessité de porter une attention égale à la prévention et au traitement. La pérennité et la continuité des services ont été soulignées ainsi que la nécessité d’une attention égale aux indicateurs qualitatifs et quantitatifs qui permettent d’évaluer les services de qualité. « L’augmentation du nombre de vies sauvées ne devrait pas être en soi le principal résultat et le principal indicateur du Fonds mondial. Les questions de qualité de services, les questions de prévention sont beaucoup plus importantes dans une perspective future » (Ru) « Pour sauver plus de vies, nous devons réduire la bureaucratie gouvernementale. Un système d’achat de médicaments meilleur et plus rapide ; les coûts-avantages de médicaments de deuxième et troisième lignes au moment de la négociation des prix ; promouvoir l’acquisition conjointe avec les pays voisins et avoir l’appui des Nations Unies pour l’achat des médicaments » (Sp)

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« Je voudrais ajouter que les services de prévention, de traitement, de soins et soutien pour les transgenres (TG) vivant avec le VIH ou exposés au risque du VIH sont de très mauvaise qualité, hostiles et donc sous-utilisés » « La prévention est plus rentable que les stratégies curatives. Le Fonds devrait investir davantage dans la recherche appliquée » « Bien que les jeunes fassent partie des communautés qui reçoivent des traitements, bien souvent il n’y a pas de services axés spécifiquement sur les jeunes et amis des jeunes » « Le Fonds mondial, de manière générale, a ignoré les besoins des minorités ethnolinguistiques dans la région du Mékong qui sont pourtant frappées de manière disproportionnée par le VIH. La mentalité du cadre logique, c’est la mort de la pensée et, parfois, la mort des personnes » « Le Fonds mondial devrait davantage mettre l’accent sur les projets générateurs de revenus pour améliorer la qualité de vie des personnes vivant avec le VIH et le Sida » « Les programmes appuyés par le Fonds mondial devraient développer des centres de services de santé communautaires dirigés par la société civile qui contribueraient à l’accès universel » (Sp)

Responsabilisation et supervision financière
Les participants ont parlé des difficultés de reddition de comptes aux communautés et de supervision des fonds, en suggérant des moyens de les améliorer, notamment des suggestions pour un meilleur suivi des indicateurs à grand impact, une présence régionale plus importante du Secrétariat du Fonds mondial et le renforcement d’un rôle de supervision avec un suivi amélioré de la transparence et de l’éthique des CCM. « Si les secrétariats de CCM avaient le pouvoir de prendre des mesures importantes pour une mise en œuvre réussie des programmes, ils aideraient à contrôler les excès des PR et également à réduire les dépenses logistiques du Fonds mondial sur les LFA, les équipes pays, les OIG, etc » « Le Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme ne devrait développer des partenariats que pour les bonnes raisons plutôt que parce que cela est politiquement convenable. Bien que l’on puisse arguer que le fait de ne pas tenir compte des impératifs politiques pourrait nuire à un financement futur, en réalité il n’en est rien. Si les donateurs veulent arrêter le financement, ils trouveront toujours une excuse pour le faire, mais il vaudrait bien mieux respecter nos principes fondateurs qu’être disposé à les écarter » « Le Fonds mondial a une responsabilité sociale et l’équité et la justice devraient être prises en compte pour la distribution des fonds. Les pays qui dépensent des millions pour la guerre plutôt que pour l’investissement dans la santé devraient être pénalisés dans la distribution des fonds » « Si dans l’élaboration et la conception des plans, des programmes et des projets, toutes les parties prenantes (les communautés affectées, les gouvernements, les universitaires, la société civile, etc.) s’impliquent comme il faut, nous aurons plus de démocratie. Si dans la vie d’un programme, vous disposez d’un système de suivi et évaluation solide dirigé par le CCM, le PR et les communautés affectées, vous pourrez alors mieux jouer un rôle d’observatoire » (Sp) « Les bénéficiaires du Fonds mondial passent plus de temps à mesurer les subventions et à faire des rapports qu’à exécuter réellement le programme. Par ailleurs, des procédures financières extrêmement strictes finissent par compromettre la qualité des programmes exécutés à cause du temps et de l’attention considérables accordés à la garantie de l’optimisation des ressources » « Les responsables ou acteurs frauduleux qui ont détourné l’argent du Fonds mondial au niveau national devraient être rappelés à l’ordre et l’argent devrait être recouvré » « Pour accroître l’efficacité de l’assistance et sauver davantage de vies, le financement doit être dépensé pour l’objet prévu et être alloué là où il apportera réellement de l’aide » (Ru) « Développer les représentations régionales pour un meilleur suivi des interventions et une meilleure gestion des fonds » (Fr) « Le Fonds mondial devrait accroître le contrôle sur les bénéficiaires gouvernementaux, les surveiller étroitement en vue d’accroître l’efficience, en particulier dans un domaine aussi sensible que l’achat des ARV » (Sp)

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« à mon avis, l’efficience de l’utilisation des ressources financières octroyées par les agences donatrices a considérablement baissé à cause de l’influence de deux facteurs principaux : 1) octroyés par les donateurs étrangers, y compris le Fonds mondial, les fonds ne sont pas toujours dirigés vers les domaines prioritaires ; 2) une grande partie des ressources financières se perd dans les plans de corruption, à cause du manque d’honnêteté, notamment dans certaines ONG » (Ru) « Le Fonds mondial n’est pas devenu un « vent frais » mais l’un des « dragons » qui s’installent sur l’aide humanitaire et accroissent leurs propres coûts sur le contenu même » (Ru) « Le leadership et la gestion à tous les niveaux de mise en œuvre des programmes du Fonds mondial doivent être requis et clairement proposés dans les demandes de financement et le développement de compétences pratiques de leadership et de gestion est nécessaire dans tous les domaines de la mise en œuvre » « Le Fonds mondial devrait discuter d’une évaluation totale du modèle de CCM et de la refonte de cette structure de gouvernance et mettre en place un mécanisme pour réduire les conflits d’intérêt et accroître le rôle de surveillance » (Sp)

Communication de meilleure qualité et meilleur accès à l’information
Les participants ont mis en lumière les faiblesses dans la communication, dans l’accès aux informations importantes et la qualité de ces informations ainsi que le manque de compréhension de la manière d’intégrer les préoccupations dans le Fonds mondial. « Nous devons assurer un accès égal aux informations sur les politiques et les programmes du Fonds mondial de sorte que les groupes de la société civile (essentiellement ceux des MARP) aient des chances égales de participer et d’accéder au Fonds. Les informations relatives au Fonds mondial devraient être disponibles dans nos langues » (Sp) « Souvent les représentants de la société civile et de la communauté ne savent pas comment transmettre leurs préoccupations et leurs suggestions au Fonds mondial. Dans de nombreuses communautés, les informations sont insuffisantes sur les délégations au Conseil d’administration du Fonds mondial, les délégués représentant leurs intérêts et n’ayant aucune compréhension des processus et des mécanismes du Fonds mondial » (Ru)

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ABORDER LES DROITS HUMAINS DANS LE CADRE DES PAyS

« Les vagues promesses de campagnes contre la stigmatisation ne remplacent pas des programmes solides pour éviter que les personnes ne soient blessées, rabaissées et détenues ou emprisonnées sans cause ou sans recours »
NOUS AVONS DEMANDÉ …

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VOUS AVEZ DIT …

UELS CHANGEMENTS LE FONDS MONDIAL POURRAIT-IL APPORTER à SON MODèLE EN VUE DE LEVER LES BARRIèRES à LA FOURNITURE DE SERVICES BASÉS SUR DES PREUVES POUR LES POPULATIONS LES PLUS à RISQUE ET AUTRES POPULATIONS MAL DESSERVIES – DE FAçON à PROTÉGER LES DROITS HUMAINS ET PRÉVENIR LES VIOLATIONS ?

Un engagement plus ferme pour les droits humains et les actions en vue de réduire les lois discriminatoires
Les participants ont exprimé le désir de voir un engagement ferme pour les droits humains se refléter dans les propositions au Fonds mondial, les programmes et les indicateurs et aussi à travers le développement d’une stratégie du Fonds mondial sur les droits humains. Ils ont clairement commenté la nécessité de réduire les lois et les normes discriminatoires qui représentent un des principaux obstacles à l’intensification de services efficaces de prévention, de soins, de traitement et de soutien pour les communautés affectées. Les participants ont également clairement recommandé la promotion et le soutien par le Fonds mondial de la Charte des patients pour les soins de tuberculose. « Le Fonds mondial devrait s’assurer que les programmes pays comportent des interventions sur les droits humains dans leurs propositions et promeuvent des réformes de lois et des changements politiques qui ciblent les populations les plus à risque. C’est la seule façon d’obtenir un impact sur l’épidémie et sur la vie des personnes » (Sp) « Ceci pourrait inclure une analyse des montants dépensés pour des services comme l’aide juridique et des plans très clairs des réactions du pays lorsque la police arrête des professionnel(le)s du sexe et les oblige à faire le test du VIH ou annonce des quotas pour les consommateurs de drogues à envoyer dans des centres de travail et procède à un test d’urine général des personnes qu’elle trouve, sans échange d’aiguilles » « Le point de repère du succès du Fonds mondial ne consiste pas uniquement à rendre les médicaments disponibles mais est également lié aux soins, à la chaleur et à la dignité dont les personnes sont entourées » « à notre avis, le Fonds mondial devrait développer une stratégie de travail avec les CDI qui définit clairement toutes les politiques et approches du Fonds mondial relatives au travail avec ce groupe et devrait également approuver un plan pour la mise en œuvre de cette stratégie » (Ru) « Des femmes, des jeunes femmes, des filles et des adolescentes séropositives souffrent de la stigmatisation et la discrimination, avec des conséquences diverses : perte d’emploi ou de propriété, manque d’accès à la nutrition et/ou à la formation, le rejet par leur famille ou leurs proches, la violence ou leur vie en danger. Toutes ces conditions, relatives aux différentes personnes, doivent être prises en considération dans la conception des programmes. Il est essentiel d’avoir une approche, et une perspective des droits de l’homme et du genre afin d’assurer de façon effective et totale l’accès universel aux droits pour les femmes, les jeunes femmes, les filles et les adolescentes vivant avec le VIH / SIDA. Ainsi donc, des programmes devraient répondre aux besoins réels de ce groupe » (Fr) « Les violations des droits humains sont la racine même de tout le mal, qui entraînent l’accroissement des cas de maladies infectieuses, les décès dus aux overdoses et d’autres conséquences de la consommation de drogues, le manque de communication avec les services sociaux, le retrait des clients dans la clandestinité et la criminalisation auxquels l’on doit porter la plus grande attention » (Ru)

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« La violation des droits humains des personnes les plus à risque et d’autres populations marginalisées dans notre région est étroitement liée à la pauvreté et à l’indigence extrême » (Sp) « Le Fonds mondial devrait s’assurer que les programmes pays comportent des interventions sur les droits humains dans leurs propositions et promeuvent des réformes de lois et des changements politiques qui vont à l’encontre des les populations les plus à risque. C’est la seule façon d’obtenir un impact sur l’épidémie et sur la vie des personnes » (Sp) « La couverture actuelle des services est très faible pour les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) et cette situation doit changer. C’est une question de droits humains parce qu’après toutes ces années, nous sommes toujours confrontés à une couverture de services incroyablement faible » « Si l’on n’accorde pas d’attention aux droits humains, le financement du Fonds mondial alloué au traitement antirétroviral très actif (HAART), la réduction des risques et l’appui à l’accès à ces programmes, ne suffisent pas à produire à un impact réel sur la propagation du VIH. Pour travailler de manière plus efficace, les programmes du Fonds mondial devraient mettre plus l’accent sur les droits humains » (Ru) « L’offre de services de santé reproductive aux femmes consommatrices de drogues injectables (CDI) est une question de droits humains – la stigmatisation dans les services de soins de santé généraux est incroyablement élevée – et une structure de services de soins de santé sans risque et offrant un soutien aux CDI de sexe féminin est extrêmement rare » « Si nous parlons des aspects du travail avec les CDI qui devraient être déterminés et formalisés dans une politique du Fonds mondial, il s’agit de l’hépatite C, de la prévention de l’overdose et de la thérapie de substitution aux opiacés (OST) » (Ru) « Après le rejet des consommateurs de drogues pour le traitement des abcès et/ou le traitement de la tuberculose et du VIH, ils perdent confiance non seulement par rapport aux professionnels d’une sphère donnée, mais également par rapport aux gens en général, en préférant régler leurs problèmes eux-mêmes la fois suivante » (Ru)

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Participation significative des populations les plus à risque
Les participants de toutes les régions ont commenté l’importance d’une participation significative accrue des populations les plus à risque aux CCM. Ils ont également fait observé que l’inclusion des voix des personnes vivant avec le VIH et vulnérables au VIH devrait être une exigence de toutes les demandes de financement pour le VIH. « Afin de lever les obstacles aux services de santé, les programmes financés par le Fonds mondial devraient accroître la participation des populations clés au niveau de la mise en œuvre et du suivi. Les supports de communication et les structures de services doivent être plus conviviaux et accessibles » (Sp) « Aucun service de santé ne peut fonctionner si les gens ont peur que leur utilisation ne les expose à la violence policière, aux arrestations, au harcèlement, à la discrimination ou à un traitement cruel, inhumain ou dégradant » « Les représentants des groupes vulnérables, notamment les consommateurs de drogues injectables, doivent participer de manière significative au Fonds mondial, à tous les niveaux de son architecture, depuis les CCM pays aux délégations pour le Conseil d’administration du Fonds mondial. La voix des communautés devrait être entendue, de sorte que la communauté puisse participer directement dans la formulation des politiques pour le travail à réaliser avec les groupes qu’elles représentent » (Ru) « L’un des obstacles importants pour l’accès des groupes vulnérables, c’est le faible niveau de connaissances juridiques au niveau des groupes vulnérables eux-mêmes » (Ru) « Le Fonds mondial devrait exiger une plus grande représentation de la société civile et des populations clés au sein des CCM ; à l’heure actuelle, dans mon pays, la composition du CCM ne reflète pas nos besoins » (Sp) « Je pense que les droits humains sont la base de la réponse à l’épidémie. La prévention devrait être développée en mettant l’accent sur les groupes vulnérables et la couverture de ces groupes en termes de traitement devrait être améliorée » (Ru) « Tant qu’il n’y aura pas de changements au niveau des inégalités basées sur le genre et au niveau structurel dans les communautés, en passant d’un système patriarcal à un système plus humain, les femmes continueront à être les dernières à avoir accès aux services. L’association avec des groupes qui traitent des questions de droits de la femme donnera plus de valeur à chaque dollar dépensé et accroîtra l’acceptation des services par les femmes » « Bien qu’au sein du programme du Fonds mondial « Droits humains et VIH » [où] l’on enseignait aux personnes leurs droits et comment les protéger, les personnes n’ont pas appris à s’appliquer à elles-mêmes ces connaissances » (Ru) « L’un des défis majeurs que je considère dans la lutte contre la tuberculose et le VIH/Sida dans notre pays, c’est le manque d’attention aux personnes qui sortent de prison. » « Tout le monde est d’accord que les anciens prisonniers sont un groupe cible prioritaire, mais l’on n’accorde absolument aucune attention à la mobilisation de ces ressources pour permettre de résoudre les problèmes liés non seulement à ces personnes mais également à l’ensemble de la société » (Ru)

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Pas de soutien aux programmes qui portent atteinte aux droits humains
Les participants ont décrit – souvent à l’aide d’exemples spécifiques – la manière dont le Fonds mondial peut financer par inadvertance des interventions qui portent atteinte aux droits humains des populations vulnérables. Ils ont commenté la nécessité de saisir les occasions de promouvoir activement les droits humains. Ils ont également insisté sur l’importance de la décriminalisation des consommateurs de drogue, des professionnel(le)s du sexe et des populations les plus à risque. « Je pense qu’il faudrait insister sur la nécessité du respect des droits humains dans les programmes financés par le Fonds mondial autant qu’on insiste sur la prévention de la fraude. Des structures similaires devraient être mises en place pour s’assurer que toutes les propositions comportent des protections minimales des droits humains et les gouvernements ne devraient pas être autorisés à tenir à l’écart des fonds les groupes de lesbiennes, de gays, de bisexuels et de transgenres sous prétexte que les programmes sont « dirigés par les pays », par exemple. Une question importante, c’est l’utilisation potentielle des fonds du Fonds mondial pour payer pour les procédures de stérilisation forcée chez les femmes vivant avec le VIH. Les procédures de consentement éclairé doivent être universelles et obligatoires pour la réception de fonds » « Les subventions du Fonds mondial sont utilisées dans de nombreux pays d’Asie (et probablement dans d’autres régions également) pour des programmes qui portent atteinte aux droits humains fondamentaux et aux normes éthiques universelles admises en soins de santé. Le financement de centres de détention obligatoire pour les consommateurs de drogues et les professionnel(le)s du sexe en est un exemple. Autre chose que nous voyons souvent dans les programmes du commerce du sexe, c’est le dépistage obligatoire ou fortement coercitif – pour les IST et le VIH. Le dépistage obligatoire des professionnel(le)s du sexe s’appuie non seulement sur des politiques gouvernementales qui ignorent les droits humains, mais également sur les indicateurs du Fonds mondial qui donnent aux programmes des cibles ridicules concernant le nombre de professionnel(le)s du sexe (ou HSH ou CDI) qui doivent être dépistés en vue d’atteindre des objectifs cibles de suivi et évaluation. Non seulement cela porte atteinte aux droits des professionnel(le)s du sexe et d’autres mais, dans de nombreux cas, l’on gaspille d’énormes sommes d’argent à faire de nouveaux tests pour des personnes qui n’ont vraiment pas besoin d’en faire. Ensuite, la confidentialité de ces résultats n’est pas préservée – ils sont, dans de nombreux cas, partagés avec des propriétaires de commerces du sexe et partagés inutilement entre différents membres du personnel des organisations de mise en œuvre » « Voyez ces « parades de la honte » auxquelles la police a soumis les professionnel(le)s du sexe en Chine (le Fonds mondial soutenait la sensibilisation de cette population), les rapports de viol et d’abus des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes par la police en Ouzbékistan (le Fonds mondial soutenait la sensibilisation de cette population) ou le harcèlement des patients et des fournisseurs de méthadone en Ukraine (le Fonds mondial soutenait les programmes de méthadone) » « La criminalisation entraîne la marginalisation et la discrimination. En plus de cela, la réduction du risque, le traitement de substitution et la prévention des overdoses ne reçoivent pas une couverture suffisante et sont artificiellement restreints ou sont interdits » (Ru) « Le Fonds mondial devrait s’assurer qu’il ne fait pas de tort et qu’il ne légitime pas les pratiques ou les gouvernements qui portent ouvertement atteinte aux droits humains des populations les plus à risque. « La Chine, le Zimbabwe, Myanmar et la Corée du Nord, tous des pays qui ont reçu le soutien du Fonds mondial, nous viennent à l’esprit »

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AMÉLIORER LES PARTENARIATS ET L’ALIGNEMENT AU NIVEAU DES PAyS

« Des solutions de communication ouvertes, simples et pratiques sont également une clé du bon fonctionnement des partenariats à tous les niveaux »
NOUS AVONS DEMANDÉ …

D

E QUELLE MANIèRE LE FONDS MONDIAL PEUT-IL RENFORCER L’EFFICACITÉ DE SES PARTENARIATS AU NIVEAU DES PAYS POUR AMÉLIORER LES RÉSULTATS ET L’IMPACT POUR LES TROIS MALADIES ?

VOUS AVEZ DIT …

Redynamisation des partenariats
Les partenariats ont besoin d’une collaboration et d’une coordination réelles, pas seulement de réunions. De nombreux participants ont décrit des faiblesses, pas tant au niveau du modèle en lui-même que dans sa mise en œuvre. La question des voix de la communauté qui sont présentes dans de nombreux partenariats, mais pas nécessairement entendues, a été maintes fois soulevée. « Pour pouvoir renforcer les partenariats au niveau des pays, nous avons besoin d’un mécanisme central qui rassemble toutes les parties prenantes sur une seule plateforme des phases de planification, de budgétisation et de mise en œuvre pour les trois maladies » « Les partenariats au niveau des pays devraient s’assurer que les voix les plus fortes ne dominent pas et que ces partenariats sont véritablement dirigés par les communautés, même si les gouvernements et les grandes ONG et les donateurs en font partie » « Généralement, les avantages des programmes du Fonds mondial ne touchent que notre capitale ou les plus grandes villes, avec un impact très faible au niveau des petites villes de province. Nous n’avons pas de données sur l’épidémie en zone rurale et nous manquons de ressources financières et humaines dans ces endroits qui sont éloignés des grandes villes » (Sp) « Pour obtenir un meilleur alignement et de meilleurs partenariats, vous devez commencer par avoir une réelle analyse de la situation nationale, basée sur des preuves et permettant d’identifier les lacunes et les besoins dans les programmes relatifs aux maladies au niveau du gouvernement et de la société civile. Nous avons besoin d’un plan national global développé avec une participation significative de tous les secteurs » (Sp) « Les partenariats ne fonctionnent que lorsque les membres se mettent d’accord sur un agenda commun, en s’élevant au-dessus et au-delà des agendas de leurs organisations par moments. Si nous nous limitons uniquement aux mandats de nos organisations, alors les partenariats en souffriront probablement » « Pour obtenir de meilleurs résultats, les organisations chevronnées qui travaillent avec le Fonds mondial devraient partager leurs expériences avec les jeunes organisations et ne devraient pas se faire de la concurrence » « Le manque de coordination et d’alignement résulte de l’absence d’engagement des gouvernements et du manque d’intérêt et de ressources de la société civile. Le travail multisectoriel ne s’effectue qu’à cause de l’existence des CCM » (Sp) « Pour une riposte coordonnée au niveau pays sur le VIH, la tuberculose et le paludisme, il est important que les partenariats spécifiques aux questions soient coordonnés les uns avec les autres et apportent également leur contribution aux CCM, et même qu’ils dirigent les CCM. Sans agenda commun partagé pour le plaidoyer et l’action, ça sera plus difficile »

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« Même les ministères et les départements gouvernementaux ont du mal à établir une collaboration intersectorielle – il n’est pas si facile d’aider à mettre en place un partenariat entre plusieurs parties prenantes et de chercher à obtenir une approche horizontale. Si au niveau des politiques, une collaboration intersectorielle n’est pas mise en place avec des indicateurs pour le suivi et évaluation, cela demandera encore beaucoup de temps » « A partir de l’expérience de la Biélorussie, j’aimerais attirer l’attention sur la question des partenariats transsectoriels. A différents niveaux, ce partenariat n’est pas considéré comme une priorité en tant que condition nécessaire pour la mise en œuvre des activités de projets » (Ru) « L’implication des ONG et des organisations de lutte contre le Sida à base communautaire ainsi que des experts qui en font partie, dans la mise en œuvre des programmes de lutte contre la tuberculose, en s’appuyant sur leurs expériences et leurs méthodes de travail avec les groupes cibles (travail de sensibilisation, l’assistance téléphonique, le soutien social, etc.) peut contribuer à l’efficacité de la mise en œuvre des subventions » (Ru) « Pour une riposte coordonnée au niveau pays sur le VIH, la tuberculose et le paludisme, il est important que les partenariats spécifiques aux questions soient coordonnés les uns avec les autres et apportent également leur contribution aux CCM, et même qu’ils dirigent les CCM. Sans agenda commun partagé pour le plaidoyer et l’action, ça sera plus difficile »

Partenariats réels pour une mise en œuvre et des résultats efficaces :
Les participants ont décrit les défis constants au niveau de la participation significative de la société civile, en particulier les populations les plus à risque aux CCM et ont exprimé des préoccupations sur la manière dont la société civile sera impliquée dans l’élaboration des Propositions pour les Stratégies Nationales. Les participants ont également souligné la nécessité d’impliquer les parties prenantes non traditionnelles telles que d’autres ministères en plus des ministères de la santé, dans les CCM. « Il faut aussi que nous arrêtions de penser que la société civile ne peut pas faire correctement le travail » « Si nous parlons de la situation en Kirghizistan, alors il est encore trop tôt pour parler de l’existence de partenariats. Il faut noter que le fait d’avoir le PNUD comme principal récipiendaire est loin de permettre de reconnaître les structures nationales comme des partenaires égaux » (Ru) « L’action véritable, si tant qu’il y en ait, est, et sera, réalisée au niveau local. C’est là qu’un partenariat peut vraiment faire la différence » « Le renforcement des systèmes communautaires (RSC) développe et renforce les organisations à base communautaire de sorte qu’elles puissent assurer une meilleure prestation de services de santé » « Il est possible d’améliorer les partenariats et la coordination des activités au niveau des pays avec des politiques plus efficaces qui impliquent les membres des communautés dans la résolution des problèmes existants liés non seulement à eux-mêmes, mais également à la société dans son ensemble dans le domaine de la lutte contre l’épidémie de la tuberculose et du VIH/Sida » (Ru) « Je crois que le Fonds mondial a contribué à une meilleure organisation de notre travail. Concernant le NSA, le Fonds mondial n’explique pas suffisamment clairement ce que signifie une stratégie nationale. Quand nous demandons un appui financier extérieur du Fonds mondial, cela ne signifie pas nécessairement que nous avons une bonne stratégie nationale concernant les maladies, c’est pour ça que nous demandons un soutien » (Sp) « La mise en œuvre, en particulier le fait de tenir les partenaires au développement comptables de leur engagement par rapport à l’appropriation au niveau des pays et à la détermination par les pays hôtes de leurs besoins, pourrait également être dirigée dans le cadre du CCM. Toutefois, le rôle des responsables de la mise en œuvre de la société civile et le fait de s’inspirer de l’expérience au niveau des pays des responsables de la mise en œuvre dans le passé et le présent, pourraient être une forme simple de partenariat au niveau des pays permettant de renforcer la transparence et la mise en œuvre »

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Gestion du financement des partenariats – à la fois un défi et une opportunité
« Même sans argent, les partenariats volontaires de la société civile ou de diverses parties prenantes ne sont jamais faciles à gérer. Avec l’argent, les choses peuvent devenir encore plus difficiles si nous n’y prenons garde. C’est une épée à double tranchant » « Laisser au CCM la charge de rechercher le financement auprès du gouvernement et de partenaires réticents est malsain. Tant que des sources de financement bien définies pour les CCM ne seront pas bien établies, le principe de l’égalité des membres demeurera un défi pour le partenariat au sein des CCM »

Suivi et évaluation amélioré
Les participants ont souligné la nécessité de systèmes de suivi et évaluation améliorés et élaborés de manière collective, allant au-delà du cadre de résultats du Fonds mondial, de sorte que les objectifs, les indicateurs et les cibles à moyen et long termes soient alignés sur les systèmes nationaux. « Le Fonds mondial doit aider les pays à améliorer leurs cadres de suivi et évaluation, en particulier renforcer les consultations avec les parties prenantes et les récipiendaires de chaque programme à tous les niveaux » « Le Fonds mondial devrait accorder une attention égale aux indicateurs quantitatifs et qualitatifs et mettre en œuvre des mesures pour établir les priorités des différents problèmes » (Ru) « Le suivi et évaluation des CCM devrait également faire partie du processus rigoureux adopté par le Fonds mondial » « Si dans la vie d’un programme, vous disposez d’un système de suivi et évaluation solide dirigé par le CCM, le PR et les communautés affectées, vous pourrez alors mieux jouer un rôle d’observatoire » (Sp) « Des indicateurs de suivi et évaluation (S&E) harmonisés pour toutes les maladies, voici un domaine qui nécessite des actions conjointes des partenaires et les CCM pourraient bien avoir besoin de soutien pour pouvoir le faire »

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PARTIE II : ENqUêTE EN LIGNE
Après avoir proposé l’analyse sur les répondants à l’Enquête en ligne, la Partie II du présent Rapport présente les conclusions de l’Enquête en ligne retenues3 pour leur pertinence particulière et leur alignement sur les cinq thèmes identifiés par le Comité de pilotage du Forum de Partenariat 2011, comme contributions importantes à la nouvelle Stratégie du Fonds mondial en pleine évolution.

1. Qui sont les répondants à l’Enquête 2. Direction et stratégie globales du Fonds mondial 3. Optimiser l’impact : Utiliser les investissements dans les trois maladies pour produire des résultats
de santé plus importants au sein des communautés et des systèmes de santé nationaux

4. Travailler à partir d’une approche des droits humains pour les trois maladies :
Où cela devrait-il nous mener ?

5. Utilisation judicieuse de l’argent (1) : Financer ce qu’il faut 6. Utilisation judicieuse de l’argent (2) : Renforcement de la gouvernance et de la surveillance
pour un bon fonctionnement

7. Mise en œuvre pour un impact accru 8. Innovation
Chacune des sections susmentionnées commence par un bref commentaire sur la question et une brève description des réponses à l’Enquête en ligne correspondant à cette section, suivis par les résultats spécifiques de l’enquête. Les résultats ici présentés devraient être lus comme une indication des tendances basées sur des points de vue généralisés. Il ne s’agissait pas d’un projet de recherche et les données devraient être utilisées pour provoquer et stimuler les idées pour d’autres investigations plutôt que comme des preuves. Étant donné que ce ne sont pas tous les résultats de l’Enquête en ligne qui sont présentés dans ce document, un autre document contenant toutes les réponses de l’enquête quantitative peut être consulté sur : http://www.aidsportal.org/web/globalfundconsult/documents L’enquête a été conçue en anglais et programmée avec Survey Monkey. Elle a été traduite en espagnol, en russe et en français et largement diffusée par le biais des réseaux existants de VIH, de tuberculose et de paludisme ainsi que par le biais des listes de contacts du Secrétariat du Fonds mondial. 1279 personnes ont répondu dans 174 pays, dont 1039 en anglais, 109 en espagnol, 39 en français et 92 en russe. L’enquête comportait 41 questions et a été conçue autour des rubriques suivantes :

1. 2. 3. 4. 5. 6. 7.

Introduction Informations personnelles  Principes et mandat Mise en oeuvre et résultats  Implication des parties prenantes et gouvernance  Droit de regard et responsabilité  L’innovation pour plus d’impact 

Comme pour tous les projets de ce type, celui-ci comporte des limites, notamment le fait que : • Les délais très brefs peuvent avoir limité le nombre de réponses ; • Des délais encore plus brefs pour le français et le russe, à cause du temps requis par la traduction, peuvent avoir limité encore plus les réponses dans ces langues. • Étant donné qu’il s’agissait d’une enquête en ligne, la participation était limitée uniquement à ceux qui pouvaient avoir un accès fiable à l’Internet. • Le questionnaire était relativement long et complexe et nécessitait un certain niveau de compréhension du Fonds mondial. • Les premières réactions des répondants ont permis de comprendre que certaines questions auraient pu être formulées de façon plus claire et des problèmes initiaux concernant deux questions ont été rapidement ajustés. • La variation du nombre de répondants selon les régions et les secteurs signifie que toute analyse trans-régionale et trans-sectorielle demeure spéculative et nécessiterait davantage d’investigation.

3 Se référer à la Section ci-dessus « Les Consultations en ligne du Forum de partenariat : Votre voix et la Stratégie du Forum mondial » pour avoir des informations sur la publication prévue d’informations supplémentaires pour éclairer d’autres aspects du travail du Fonds mondial

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LES GRANDES LIGNES DES RÉPONSES à L’ENqUêTE EN LIGNE
Dans l’ensemble, l’enquête a présenté une image positive en termes d’efficacité et d’impact du Fonds mondial au niveau des pays. Les répondants à l’enquête représentaient tous les secteurs, toutes les régions et toutes les parties prenantes, si bien que les réponses fournissent des perspectives diverses et à facettes multiples qu’il est rarement possible de réunir à une échelle aussi grande. Tout en gardant à l’esprit le petit nombre de répondants dans certaines régions et certains secteurs, la divergence de points de vue suggère toutefois que le Fonds mondial et ses parties prenantes sont confrontés à un défi continu dans la gestion de la diversité et des conflits concernant les approches et les priorités dans de nombreuses régions. Il s’agit, entre autres, de la « bonne » distribution du financement pour les trois maladies, de la mesure dans laquelle le Fonds mondial réussit à répondre aux besoins des populations affectées et la question de savoir si le Fonds mondial en a suffisamment fait pour renforcer les capacités au niveau des communautés. Un consensus important s’est dégagé sur le fait que les principes existants du Fonds mondial demeurent pertinents, mais plusieurs répondants partagent le point de vue selon lequel il manque un principe prenant clairement en compte la question des droits humains. Un des répondants a fait le commentaire suivant : « je pense qu’il faudrait insister sur la nécessité du respect des droits humains dans les programmes financés par le Fonds mondial autant qu’on insiste sur la prévention de la fraude ». Plusieurs répondants ont également appelé à une plus grande flexibilité dans l’application du modèle du Fonds mondial, afin de reconnaître les différents contextes nationaux et d’en tenir compte. Le degré de variation régionale dans les réponses à de nombreuses questions confirme la pertinence potentielle de cette suggestion. Un consensus important s’est dégagé parmi les répondants sur le fait que le Fonds mondial devrait maintenir sa détermination à impliquer des secteurs non-gouvernementaux au niveau des pays dans le déploiement de nouveaux canaux de financement, notamment les Propositions pour les Stratégies Nationales et la Plateforme de Financement conjointe pour Les Systèmes de santé. Outre les questions structurées de l’enquête, une question ouverte finale demandait aux répondants de suggérer des innovations qui pourraient permettre au Fonds mondial d’avoir un impact plus important. De nombreux commentaires ont été faits sous forme de recommandations pour l’amélioration du fonctionnement des CCM et d’autres aspects du modèle actuel et pour proposer des idées qui peuvent maintenant être intégrées par le Forum de Partenariat du Fonds mondial, pour l’élaboration et la mise en oeuvre de la Stratégie du Fonds mondial ainsi que pour le Programme global de réformes du Fonds mondial.

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RÉSULTATS
qUI A RÉPONDU à L’ENqUêTE ?
Sur 1279 répondants, 61 % étaient de sexe masculin, 38 % étaient de sexe féminin et 1 % étaient des transgenres. 31 % des répondants étaient âgés de 22 à 34 ans, 32 % de 35 à 44 ans, 23 % de 45 à 54 ans et 11 % de 55 à 64. 2 % avaient moins de 21 ans et 3 %, plus de 65 ans. Les réponses à l’enquête sont parvenues de 174 pays de toutes les régions du monde. La distribution régionale des réponses est présentée dans le Diagramme 1. Les répondants étaient issus d’une grande variété de secteurs, reflétant la diversité des parties prenantes intéressées et actuellement impliquées dans le Fonds mondial à travers le monde.

Diagramme 1 : Région (n=1279)
Afrique de l’Est et Océan Indien 6% Asie de l’Est et Pacifique 11% Europe de l’Est et Asie centrale 12% Europe et Amérique du Nord 25% Amérique latine et Caraïbes 14% Moyen-Orient et Afrique du Nord 2% Asie du Sud et Asie de l’Ouest 14% Afrique australe 6% Afrique de l’Ouest et du Centre 10%

6% 10% 6% 12% 11%

14% 2% 25%

14% 0.3% 0.3% 3% 3% 4% 4% 4% 12% 2% 2% 16%

Diagramme 2 : Secteur (n=1265)
Pays Développé/ ONG Internationale 16% Autre 12% Universitaire 10% ONG d’un pays en voie de développement (récipiendaire d’aide) 10% Communautaire (représentant d’ONG travaillant avec les communautés de personnes malades) 9% Personne vivant avec ou affectée par le VIH, la tuberculose ou le paludisme 8% Organisation à base communautaire 8% ONG d’un pays en voie de développement (non récipiendaire d’aide) 5% Partenaire Multilatéral 4% Gouvernement bailleur de fonds (partenaire bilatéral) 4% Entreprise/ Secteur privé 4% Gouvernement bailleur de fonds (partenaire bilatéral) 3% Fondation 3% Secrétariat du Fonds Mondial 2% Organisation confessionnelle 2% Association ou syndicat d’employés 0.3% Parlementaire/ travaille avec les parlementaires 0.3%

5% 10%

8% 10% 8%
9%

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En plus des secteurs, de nombreux répondants ont précisé le groupe de population dont ils étaient membres ou représentants. Les répondants représentant les femmes et les filles, les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, les personnes vivant avec le VIH et les jeunes constituaient la majorité tandis que les répondants représentant les réfugiés, les migrants et les prisonniers constituaient la minorité. Pour ces répondants qui ont choisi l’option « autre », la plupart des réponses identifiaient des secteurs spécifiques plutôt que des groupes de populations. 1.5% 2.2%

1.2% 0.3% 24%

Diagramme 3 : Groupes de populations (n=946)
Groupe de Filles et Femmes 24% Autre 20% Des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes 15% Personnes vivant avec le VIH 13% Groupe de Jeunes 10% Groupe de Jeunes/ populations plus à risque 7% Personnes qui utilisent des drogues injectables 3.4% Enfants et Orphelins vulnérables 3.4% Travailleurs/travailleuses sexuel/les et transgenres  travaillant dans le commerce du sexe 2.2% Personnes transgenres 1.5% Réfugiés et migrants 1.2% Prisonniers 0.3%

3.4% 3.4%

7%

20% 10%

13% 15%

Pour les répondants représentants d’une organisation, ils ont également identifié la manière dont ils étaient impliqués avec le Fonds mondial. 23 % des répondants s’identifiaient eux-mêmes comme principaux bénéficiaires ou sous-bénéficiaires, 11 % comme responsables du plaidoyer et 10 % comme membres du Mécanisme de coordination pays (CCM) et prestataires d’appui technique, respectivement, tandis que 8 % s’identifiaient comme membres du Conseil d’administration ou de Comité. 18 % des répondants n’étaient pas directement impliqués avec le Fonds mondial.

10% 11% 8%

Diagramme 4 : Participation au Fonds mondial
11%
Membre du CCM 10% Membre du Conseil d’Administration  ou Comité/Remplaçant 8% Bénéficiaire Principal 11% Sous-bénéficiaire 12% Sous-sous bénéficiaire 9% Prestataire d’Appui Technique 10% Responsable du plaidoyer 11% N’est pas directement impliqué 18% Autre 11%

18% 12%

11% 10% 9%

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DIRECTION ET STRATÉGIE GLOBALES DU FONDS MONDIAL
86 % des répondants à l’enquête ont dit que les principes du Fonds mondial étaient toujours pertinents. Lorsqu’ils ont été interrogés, 40 % ont indiqué que des principes clés étaient absents. De nombreux commentaires ont été faits sur les principes clés qui étaient absents, mais le point de vue le plus répandu était l’absence d’un principe mettant clairement l’accent sur les droits humains. LES PRINCIPES DU FONDS MONDIAL ET LES DROITS HUMAINS • Eliminer le soutien aux programmes qui portent atteinte aux droits humains ou contribuent par inadvertance aux atteintes des droits humains • Mettre l’accent sur l’équité et un meilleur accès pour les plus vulnérables • Assurer une représentation égale des populations les plus à risque dans les CCM • Veiller à une prise en compte importante des éléments des droits humains dans les propositions AUTRES SUGGESTIONS De nombreux autres commentaires sur la question des principes ont fait des suggestions pour l’extension et le renforcement de la formulation des principes existants ainsi que des suggestions sur la manière dont le Fonds mondial peut améliorer l’application des principes. Ces suggestions sont particulièrement pertinentes dans le cadre du Programme global de réformes du Fonds mondial qui est mis en oeuvre fait sur toute l’année 2011 : La lutte contre la corruption • Renforcer la lutte contre la corruption et la gestion du risque pour assurer une responsabilité plus grande et l’utilisation appropriée des fonds • Moins d’influence politique et de bureaucratie Des programmes éclairés par des preuves • Un financement basé sur la qualité des programmes éclairés par des preuves ; • Des indicateurs qui reflètent mieux l’équilibre entre éléments qualitatifs et quantitatifs, financiers et non financiers. La flexibilité dans le cadre des pays • Les mécanismes de financement dirigés par les pays doivent être développés et renforcés, pour permettre davantage de flexibilité des canaux de financement en fonction des contextes et réduire la nécessité pour le Fonds mondial de mettre en place et de financer de nouveaux mécanismes ; • L’appropriation par les pays et l’alignement sur les systèmes nationaux ne sont pas appropriés pour tous les pays ; certains pays ont besoin d’une assistance de type humanitaire et le modèle du Fonds mondial n’est pas propice à la performance dans ce contexte ; • Une meilleure implication du Fonds mondial pour accroître l’assistance technique et le développement économique en situation de crise et de transition. La participation communautaire et appropriation nationale • Renforcer les capacités des partenaires et des communautés de mise en oeuvre au niveau local afin d’assurer l’appropriation au niveau local, former les structures de base à la gestion et au suivi et évaluation à leur propre niveau ;  • Encourager le renforcement du système de santé au niveau national et infra-national et les politiques de lutte contre la corruption en vue d’améliorer l’autonomisation et les capacités au niveau national ; • La responsabilisation des récipiendaires et le retour d’information des communautés.

Diagramme 5 : Les principes du Fonds mondial sont toujours pertinents ? (n=1037)
14% Non

Oui 86%

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L’affectation des fonds • Affecter les fonds sur la base de « Connaître son épidémie »/ l’attention à l’épidémiologie • Amélioration du financement équitable entre les trois maladies ; trop focalisé sur le VIH à l’heure actuelle • Plus d’intégration et de lien avec les autres questions de santé comme la santé reproductive, la santé maternelle et le comportement sexuel • Mettre l’accent sur la prévention dans les domaines qui demandent une plus grande attention à la stigmatisation et à la discrimination. La pérennité • Un principe axé sur le renforcement des systèmes de santé et du personnel, afin d’appuyer la pérennité et l’autosuffisance des initiatives contre les trois maladies, à long terme.  • Le Fonds mondial devrait clarifier la manière dont il se retire de la conduite directe de la mise en oeuvre et du financement des subventions • La pérennité du financement dépend non seulement du Fonds mondial mais également de l’environnement économique et des dettes et des budgets nationaux ; ce qui fait que l’implication du Ministre des finances est essentiel en tant que financier clé des intrants et des services qui dépassent les limites financières et les contraintes institutionnelles au niveau du gouvernement national. COMPREHENSION DU FONDS MONDIAL Il est encourageant de constater que plus de 78 % des répondants à l’enquête ont indiqué qu’ils comprenaient les processus du Fonds mondial. Par ailleurs, le fait même que près de 1300 personnes ont pu répondre à l’enquête, qui nécessitait une bonne compréhension du Fonds mondial, laisse à penser que le Fonds est effectivement bien compris.

3% 11% 28%

Diagramme 6 : Dans quelle mesure pensez-vous comprendre les processus du Fonds Mondial ? (n=822)
Extrêmement bien 11% Très bien 28% Assez bien 39% Un peu 19% Pas du tout 3%

19%

31 % des répondants, à la question de savoir sur quoi « Dix ans après sa création, le Fonds Mondial doit maintenant  mettre l’accent », ont déclaré que le Fonds mondial devrait mettre l’accent sur la garantie de la qualité des interventions subventionnées. 25 % ont indiqué que le Fonds mondial devrait continuer à mettre l’accent d’abord sur l’augmentation du nombre de vies sauvées. 24 % ont indiqué que le Fonds mondial devrait mettre l’accent sur l’épidémiologie afin de s’assurer que seules les propositions reflétant une analyse « connaître son épidémie » et se focalisant sur les populations les plus affectées dans un pays, sont subventionnées. 20 % des répondants ont déclaré qu’il faut mettre davantage l’accent sur les droits humains même si cela veut dire réduire la couverture des services en terme du nombre de personnes servies. Les répondants pouvaient choisir plus d’une option.
20%

39%

25%

Diagramme 7 : Dix ans après sa création, le Fonds Mondial doit maintenant :
Continuer à mettre l’accent sur l’augmentation du nombre  de vies sauvées 25% Mettre l’accent sur la qualité des interventions subventionnées 31% Mettre l’accent sur l’épidémiologie afin de s’assurer que seules les  propositions reflétant une analyse « connaître son epidémie » et se focalisant  sur les populations les plus affectées dans le pays sont subventionnées 24% Mettre l’accent sur les droits humains même si cela veut dire réduire  la couverture des services en termes du nombre de personnes servies 20%

31%

24%

21

OPTIMISER L’IMPACT : UTILISER LES INVESTISSEMENTS DANS LES TROIS MALADIES POUR PRODUIRE DES RÉSULTATS DE SANTÉ PLUS IMPORTANTS AU SEIN DES COMMUNAUTÉS ET DES SYSTèMES DE SANTÉ NATIONAUx
Les systèmes sanitaires et communautaires sont au centre de toutes les ripostes au VIH, à la tuberculose et au paludisme. Tous les investissements faits dans les domaines du VIH, de la tuberculose et du paludisme ont un impact plus large sur les systèmes sanitaires et communautaires. Les preuves démontrent qu’il existe des liens importants entre les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) liés à la santé – OMD 4 (réduire la mortalité infantile), OMD 5 (améliorer la santé maternelle) et OMD 6 (combattre le VIH/Sida, le paludisme et d’autres maladies). Accroître l’impact des investissements du Fonds mondial sur d’autres services de santé, en particulier ceux qui touchent les femmes et les filles, sera un défi clé à relever ces prochaines années. Cette enquête a sollicité les points de vue sur la question d’élargir ou non le mandat du Fonds mondial ainsi que sur la question de savoir si le Fonds mondial avait réussi à renforcer les systèmes et les capacités au niveau des communautés. ÉLARGIR LE MANDAT DU FONDS MONDIAL AU-DELà DU VIH, DE LA TUBERCULOSE ET DU PALUDISME

Diagramme 8 : Si vous pensez que le Fonds Mondial devrait élargir son mandat, quels domaines devrait-il couvrir ?
27%

20%

70 % des répondants ont indiqué que le Fonds mondial devrait élargir son mandat au-delà du financement des interventions spécifiques au VIH, à la tuberculose et au paludisme, tandis que 23 % ont dit que non (7 % ne savent pas). Sur les 70 % qui ont recommandé un mandat plus élargi, 27 % ont recommandé d’étendre le mandat pour y inclure les droits de santé sexuelle et reproductive et les soins de santé primaire, respectivement, et 26 % pour y inclure la santé maternelle, néonatale et infantile. Les répondants pouvaient choisir plus d’une option. Parmi les 20 % qui ont choisi l’option « autres », l’analyse a clairement souligné le renforcement des systèmes sanitaires, notamment les ressources humaines, suivi par les recommandations pour l’élargissement du mandat afin d’y inclure les maladies chroniques dont le cancer, les maladies non contagieuses, le tabac, l’éducation et la nutrition.
Santé maternelle, infantile  et néonatale 26% Autres 20%

27%

26%

Soins de santé primaires 27%

Droits et Santé sexuelle  et reproductive 27%

RENFORCEMENT DES SySTÈMES COMMUNAUTAIRES

Diagramme 9 : Le financement du Renforcement des Systèmes Communautaires par le Fonds Mondial a contribué à renforcer les capacités communautaires et les systèmes internes (n=899)
5% 11% 40% 16%

51 % des répondants étaient d’accord ou entièrement d’accord avec le fait que le financement du Fonds mondial pour le renforcement des systèmes communautaires avait contribué au renforcement des capacités communautaires et des systèmes internes (notamment les capacités managériales, techniques et financières), tandis que 21 % n’étaient pas d’accord ou pas du tout d’accord. 28 % ont choisi l’option « ni l’un ni l’autre », ce qui peut traduire un manque d’informations sur le RSC ou l’absence de son application explicite dans un grand nombre de pays. Une analyse plus poussée sera effectuée sur la ventilation des réponses par pays pour aider à mettre davantage l’accent sur la poursuite de la promotion du Cadre de RSC qui a été mis en place en 2010.
Entièrement d’accord 11% D’accord 40% Ni l’un ni l’autre 28% Pas d’accord 16% Pas du tout d’accord 5%

28%

22

TRAVAILLER A PARTIR D’UNE APPROCHE DES DROITS HUMAINS POUR LES TROIS MALADIES : Où CELA DEVRAIT-IL NOUS MENER ?
Le Fonds mondial s’est distingué comme mécanisme de financement multilatéral qui a fait d’importantes contributions à la protection, la promotion et l’exercice des droits humains grâce à l’intensification de la prévention, du traitement, de la prise en charge du VIH, de la tuberculose et du paludisme. Dans son rôle primordial de financement et non pas de mise en œuvre des programmes, le Fonds mondial a joué un rôle vital tant au niveau du soutien des interventions visant à vaincre la stigmatisation et la discrimination et à lever les obstacles liés aux autres droits humains, à la prévention, au traitement et à la prise en charge que dans l’utilisation de sa position unique pour promouvoir des changements juridiques et politiques positifs. En matière de VIH, en particulier, le Fonds mondial a stimulé la création de processus nationaux qui ont ouvert les portes des programmes de VIH à la participation des personnes vivant avec le VIH et vulnérables au VIH, et il est nécessaire de démontrer l’inclusion des voix des personnes vivant avec le VIH et vulnérables au VIH dans toutes les demandes de financement pour le VIH. Toutefois, des préoccupations demeurent quant au fait que le Fonds mondial pourrait financer, par inadvertance, des interventions qui pourraient porter atteinte aux droits humains des populations particulièrement vulnérables ou que l’on pourrait rater des occasions de promouvoir les droits humains de manière plus active. Le Fonds mondial est en train de rédiger sa nouvelle stratégie pour 2012-2016 et cherche à identifier les interventions stratégiques qui prennent en compte les droits humains et l’accès (à la prévention, au traitement et à la prise en charge) comme pilier plus central de son travail. Outre les défis rencontrés par les populations les plus à risque dans les épidémies concentrées de VIH – au niveau des trois maladies – il y a également des personnes qui sont particulièrement mal desservies. La possibilité d’obstacles liés aux droits humains pour l’accès aux services de prévention, de traitement et de soins et soutien existe également dans ces contextes. Il est également impératif que le Fonds mondial s’assure que les programmes qu’il soutient n’enfreignent pas les droits humains. L’enquête a cherché à savoir si le financement du Fonds mondial en fait assez pour le respect des droits humains et si le financement devrait être mis à disposition dans les pays à revenu moyen présentant une forte prévalence de la maladie dans les populations les plus à risque. L’enquête a également cherché à savoir de quelle manière la capacité de la société civile à assurer un rôle d’observatoire a été renforcée ou limitée suite à son engagement dans le Fonds mondial. LES DROITS HUMAINS RÉFLÉTÉS DANS LES SUBVENTIONS FINANCÉES PAR LE FONDS MONDIAL 34 % des répondants ont indiqué que le Fonds mondial en faisait assez pour s’assurer que les droits humains étaient respectés et abordés de manière adéquate dans les subventions financées par le Fonds. 30 % des répondants ont indiqué que le Fonds mondial n’en faisait pas assez. 36 % des répondants ont dit qu’ils ne savaient pas.

36%

Diagramme 10 : Les droits humains sont-ils respectés de manière adéquate ? (n=1037)
Je ne sais pas 36 % Non 30 % Oui 34 %

34% 30%

23

65 % des répondants étaient de l’avis que les politiques de financement devraient permettre le financement de propositions prenant en compte les situations de forte prévalence de la maladie dans les populations les plus à risque, dans les pays au revenu moyen supérieur, tandis que 23 % n’étaient pas d’accord4.

12%

23%

Diagramme 11 : Pensez-vous que les politiques de financement du Fonds Mondial devraient permettre le financement de programmes visant les populations les plus à risque dans les pays au revenu moyen supérieur ? (n=1037)
Je ne sais pas 12% Non 23% Oui 65%

65%

27 % des répondants ont rapporté que la capacité de la société civile à avoir un rôle d’observatoire avait été limitée par son implication directe dans le Fonds mondial. 23 % ont dit que cette capacité avait été renforcée tandis que 25 % ont indiqué que cette capacité n’avait pas été vraiment affectée. 25 % ont déclaré qu’ils ne savaient pas. Cette réponse très mitigée reflète la diversité de circonstances dans lesquelles la société civile fonctionne. Il y a une grande variation au niveau des régions, avec 17 % des répondants de l’Europe de l’Est et de l’Asie centrale et jusqu’à 36 % des répondants d’Afrique de l’Est qui ont déclaré que le rôle d’observatoire de la société civile avait été limité.

27%

Diagramme 12 : Dans quelle mesure la capacité de la société civile à agir efficacement en tant qu’observatoire a-t-elle été limitée ou renforcée par le biais de l’implication directe dans les structures et processus du Fonds Mondial ? (n=822)
Limitée 27% Ne sais pas 25% Pas vraiment affectée 25% Renforcée 23%

23%

25%

25%

4 Il est à noter qu’une nouvelle politique du Fonds mondial sur les critères d’éligibilité, les conditions de fonds de contrepartie et la hiérarchisation des propositions a été approuvée par le Conseil du Fonds mondial après la réalisation de cette enquête. Avec cette politique, les pays au revenu moyen supérieur ayant des fardeaux de maladie élevés ou extrêmes dans des populations définies peuvent, sous certaines conditions, faire une demande de financement dans le cadre des financements « généraux » ou « ciblés ».

24

UTILISATION jUDICIEUSE DE L’ARGENT : FINANCER CE QU’IL FAUT
Afin d’optimiser l’impact des investissements du Fonds mondial sur les trois maladies et de sauver davantage de vies, il sera plus important que jamais que le Fonds mondial « finance ce qu’il faut ». Ceci suppose de s’assurer que le financement atteint les personnes qui en ont le plus besoin, quand elles en ont besoin. L’enquête a demandé aux répondants leurs points de vue sur un certain nombre de questions en cherchant à savoir dans quelle mesure le financement cible de manière appropriée les personnes les plus à risque et, également sur l’importance et l’efficacité de la manière dont le financement est recherché et distribué entre les acteurs non gouvernementaux et les gouvernements au niveau des pays. DISTRIBUTION DU FINANCEMENT AUX TROIS MALADIES Interrogés sur la question de savoir si le financement était distribué de manière appropriée selon l’épidémiologie du VIH, de la tuberculose et du paludisme au niveau des pays, 17 % ont répondu que la distribution était juste. Au plan mondial, les points de vue sur les domaines qui sont négligés étaient répartis de manière égale entre un certain nombre d’options possibles. Les répondants pouvaient choisir plus d’une option.

Diagramme 13 : Le financement du Fonds Mondial est-il distribué adéquatement selon l’épidémiologie des trois maladies dans votre pays ?
Oui, la distribution est juste 17% Non, le VIH est négligé 9% Non, le VIH chez les populations clés  affectées est négligé 11% Non, la tuberculose est négligée 10% Non, la tuberculose au niveau communautaire est négligée 11% Non, la tuberculose multi-résistante  est négligée 11% Non, la prévention du paludisme est négligée 9% Non, le diagnostic et le traitement du  paludisme sont négligés 9% Autre 13%

17% 13%

9%

9%

9%

11%

11% 11%

10%

Il y avait également une variation considérable dans les réponses au niveau des différentes régions. Pour l’Afrique de l’Est, l’Océan Indien et l’Asie de l’Est et le Pacifique, plus de 25 % des répondants ont indiqué que la distribution était juste. Pour l’Europe de l’Est et l’Asie centrale, moins de 15 % des répondants avaient le sentiment que la distribution était juste, toutes les autres catégories étant indiquées comme « négligées » par au moins 10 % des répondants. Pour l’Amérique Latine et les Caraïbes, les réponses indiquaient que les ressources n’étaient pas distribuées de manière appropriée entre toutes les catégories, avec un accent sur la prévention, le diagnostic et le traitement du VIH, de la tuberculose et du paludisme comme étant particulièrement négligés, suivis par le VIH dans les populations affectées par le VIH et la tuberculose au niveau communautaire. En Asie du Sud et de l’Ouest, la majorité des répondants ont indiqué que la distribution était juste, certains mettant l’accent sur le fait que la tuberculose multi-résistante (MDR-TB) et le diagnostic et le traitement du paludisme étaient négligés. En Afrique australe, plus de 30 % avaient le sentiment que la distribution était juste, certains soulignant que la MDR-TB et le diagnostic et le traitement du paludisme étaient négligés. Plus de 20 % des répondants d’Afrique de l’Ouest et du Centre ont indiqué que la distribution était juste, en signalant une certaine préoccupation concernant la négligence de la tuberculose au niveau communautaire. Ces résultats, qui ne sont qu’à titre indicatif, montrent toutefois l’importance de prendre en considération les différences au niveau des contextes régionaux et nationaux dans la prise de décisions concernant la distribution du financement ainsi que l’importance de l’utilisation des données épidémiologiques pour éclairer la prise de décisions concernant les priorités de financement. Le fait que l’on constate des opinions aussi divergentes sur les priorités des maladies au sein de la même région laisse entrevoir que d’autres facteurs que l’épidémiologie influencent les points de vue des personnes.

25

RÉPONDRE AUX BESOINS DES POPULATIONS LES PLUS à RISqUE Prévention Au plan mondial, 35 % à plus de 55 % des répondants étaient d’accord que le financement des programmes de prévention du VIH par les Fonds mondial ciblait de manière adéquate les différentes populations les plus à risque proportionnellement à l’épidémiologie dans leurs pays. Il faut cependant noter que, bien qu’une forte proportion des répondants aient choisi l’option « ni l’un ni l’autre », plus de 40 % des répondants d’Afrique de l’Est et de l’Océan Indien, d’Europe de l’Est et d’Asie centrale, d’Afrique australe et d’Afrique de l’Ouest et du Centre, soit n’étaient pas d’accord, soit n’étaient pas du tout d’accord que le financement du Fonds mondial pour les programmes de prévention du VIH ciblaient de manière adéquate les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et les populations transgenres.

Diagramme 14 : En fonction de l’épidémiologie du VIH dans mon pays, les financements du Fonds Mondial pour les programmes de prévention du VIH couvrent les populations les plus à risque de manière adéquate
Pas d’accord, Pas du tout d’accord
Enfants vulnérables et orphelins Réfugiés et migrants Prisonniers et détenus Travailleurs/euses de sexe, y compris transgenres et leurs clients Usagers de drogues injectables Personnes transgenres Les hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes Jeunes Femmes et filles
0% 5% 10% 15% 20% 25% 30% 35% 40% 45% 50% 55% 60%

Ni l’un ni l’autre

D’accord, Entièrement d’accord

La prise en charge et le traitement Les réponses à la question cherchant à savoir si les financements du Fonds mondial dans le domaine de la prise en charge et du traitement du VIH sont utilisés efficacement pour fournir des services aux populations clés affectées, ont donné des résultats différents. Pour de nombreux groupes de populations clés affectées, les répondants étaient d’accord que le financement des services de prise en charge et de traitement du VIH était ciblé de manière appropriée. Néanmoins, plus de 30 % n’étaient pas d’accord avec le fait que le financement était utilisé efficacement pour fournir des services aux réfugiés, aux migrants, aux prisonniers et aux détenus, aux travailleurs/euses de sexe et leurs clients, aux usagers de drogues, aux transgenres et aux hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes.

Diagramme 15 : Les financements du Fonds Mondial dans le domaine de la prise en charge et du traitement dans votre pays sont-ils utilisés efficacement pour fournir des services aux populations clés affectées ?
Enfants vulnérables et orphelins Réfugiés et migrants Prisonniers et détenus Travailleurs/euses de sexe, y compris transgenres et leurs clients Usagers de drogues injectables Personnes transgenres Les hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes Jeunes Femmes et filles
0% 5% 10% 15% 20% 25% 30% 35% 40% 45% 50%

Non Ne sais pas Oui

26

UTILISATION jUDICIEUSE DE L’ARGENT : RENFORCEMENT DE LA GOUVERNANCE ET DE LA SUPERVISION POUR UN BON FONCTIONNEMENT
Le Fonds mondial a été créé en 2001 en vue de sauver des vies. Dans les dix années qui ont suivi sa création, le Fonds a financé la détection et le traitement de 7,7 millions de cas de tuberculose, la distribution de 160 millions de moustiquaires imprégnées à l’insecticide de longue durée et le maintien d’un nombre croissant de personnes sous traitement anti-rétroviral. Aujourd’hui, leur chiffre dépasse les 3 millions. Toutefois, en raison de la nature même de son mandat – mettre l’accent sur les pays qui en ont le plus besoin – le Fonds mondial travaille dans des pays et des environnements caractérisés par des niveaux élevés de risque, notamment des pays dont les capacités programmatiques et de supervision sont faibles et où les contrôles financiers sont inadéquats ou des pays généralement définis comme des Etats « fragiles ». Depuis le début, le Fonds mondial a eu une attitude intransigeante envers la mauvaise utilisation des fonds. Il comporte de multiples niveaux de contrôle programmatique et fiduciaire utilisés pour identifier et gérer rapidement les situations à risque identifiées par le Fonds mondial ou ses experts en audit indépendants travaillant au niveau pays (appelés « Agents locaux du Fonds »). Des cas de fraude suspectés ou confirmés ont reçu une réponse rapide et déterminée du Fonds mondial – avec la suspension ou l’interruption de programmes dans un certain nombre de pays et des efforts concertés pour recouvrer les fonds mal dépensés. Là où des constatations de dépenses irrégulières au niveau du pays sont révélées, le Fonds mondial communique en toute transparence ces constatations au monde. Ces deux dernières années, le Fonds mondial a renforcé ses processus de détection de fraudes et de gestion du risque, avec une attention particulière portée au rôle des Agents locaux du Fonds et aux activités susceptibles de générer la fraude au niveau pays. L’enquête a cherché à connaître les points de vue sur le renforcement des systèmes de gestion financière existants et sur la connaissance de structures auprès desquelles les répondants pourraient signaler des suspicions de fraude. Elle a également examiné la représentation de la société civile dans les mécanismes de coordination pays comme une indication du niveau d’engagement des populations les plus à risque, c’est-à-dire celles qui ont le plus besoin de financements du Fonds mondial, dans la gouvernance au niveau des pays. RENFORCEMENT DES SySTÈMES DE GESTION FINANCIÈRE EXISTANTS POUR UNE EFFICACITÉ ACCRUE Toutes les options présentées pour le renforcement des systèmes de gestion financière existants pour une efficacité accrue ont reçu un soutien important de la part des répondants. 55 % des répondants ont déclaré que le Fonds mondial pourrait plus efficacement prévenir la fraude et les pertes financières en collaborant plus étroitement avec les Mécanismes de coordination pays en vue de renforcer leur capacité de suivi des subventions/programmes et 54 % ont déclaré que le Fonds pourrait être plus efficace en assurant la reconnaissance et l’élévation du rôle d’observatoire de la société civile. Les répondants pouvaient choisir plus d’une option.

Diagramme 16 : Le Fonds Mondial pourrait plus efficacement prévenir la fraude et les pertes financières à travers
La reconnaissance et l’élévation du rôle d’observatoire de la société civile (n=1389)

Un plus grand rôle des parlementaires en ce qui concerne la surveillance et la responsabilité (n=1643)

Ne sais pas Non Oui

Visites plus fréquentes du Secrétariat (n=1392)

Plus d’investissement dans les Agents locaux du Fonds pour assurer un suivi plus rapproché (n=1386)

Le financement accru du rôle de surveillance des partenaires nationaux (n=1398)

L’ouverture de bureaux régionaux (n=1397)

La collaboration plus étroite avec les CCM pour renforcer leur capacité de suivi des subventions/programmes (n=1396)

0%

5%

10%

15%

20%

25%

30%

35%

40%

45%

50%

55%

27

Le Bureau de l’Inspecteur général (BIG) du Fonds mondial a visité plusieurs pays et a fait des comptes-rendus sur la mise en œuvre des subventions dans ces pays et donne des informations très détaillées sur la manière de signaler des suspicions de fraude sur le site Web du Fonds mondial. Toutefois, seulement 10 % des répondants ont déclaré qu’ils signaleraient des cas de suspicions de fraude par le biais du l’OIG. 18 % ne savaient pas auprès de qui ils pourraient faire une telle déclaration. Dans la mesure où il s’agit d’un groupe de répondants relativement bien informés, ces résultats laissent à penser que le Fonds mondial doit informer davantage les parties prenantes sur les mécanismes de déclaration des suspicions de fraude. 2% 1%

Diagramme 17 : Si vous soupçonniez une fraude ou une mauvaise gestion des fonds ou des produits médicaux dans votre pays, à qui vous adresseriez-vous ? (n = 822)
Ne sais pas 18% Président(e) du CCM ou vice-président(e) 11% Portfolio Manager du Fonds 11% Bureau de l’Inspecteur Général 10% Autre 9% Agent Local du Fonds 9% Récipiendaire Principal 8% Le représentant de mon secteur au CCM 8% Medias 5% Membre du Conseil d’Administration 5% Police 3% Partenaires Techniques 2% Membre du Parlement 1%

3% 5% 5%

18%

11% 8%

8%

11%

9% 9%

10%

LA REPRÉSENTATION DE LA SOCIÉTÉ CIVILE DANS LE CCM 51 % étaient d’accord que la représentation de la société civile dans le CCM correspond à l’épidémie, de sorte que les groupes les plus affectés sont représentés au sein du CCM. 26 % n’étaient pas d’accord, tandis que 18 % répondaient « ni l’un ni l’autre ». L’examen plus poussé des données des réponses par secteur (Diagramme 19) montre différentes perspectives sur la question de savoir si la représentation de la société civile dans le CCM correspond à l’épidémie dans le pays. Plus de 60 % des répondants des gouvernements et des syndicats des pays bénéficiaires et des ONG des pays en voie de développement étaient d’accord avec le fait que la représentation de la société civile correspond à l’épidémie, tandis que moins de 40 % des répondants des organisations confessionnelles, des partenaires multilatéraux et des fondations partageaient ce point de vue.

Diagramme 18 : La représentation de la société civile au sein du CCM correspond à l’épidémie du pays de sorte que les groupes les plus affectés sont représentés au sein du CCM (n = 846)
Entièrement d’accord 15% D’accord 36% Ni l’un ni l’autre 18% Pas d’accord 18% Pas du tout d’accord 8% Pas applicable 5%

5%
8%

15%

36%

18%

18%

28

Diagramme 19 : La représentation de la société civile dans le CCM correspond à l’épidémie du pays, de sorte que les groupes les plus affectés sont représentés au sein du CCM : ventilation par secteur (n=838)
D’accord, Entièrement d’accord Ni l’un ni l’autre Pas d’accord, Pas du tout d’accord Sans objet

Gouvernement d’un pays récipiendaire d’aide Personne vivant avec le VIH, la Tuberculose, ou le Paludisme Autre Partenaire Multilatéral Parlementaire Secrétariat du Fonds Mondial Fondation Organisation confessionnelle Association d’employés/ Syndicat Bailleur de fonds gouvernemental (partenaire bilatéral) ONG d’un pays en voie de développement (récipiendaire d’aide) ONG d’un pays en voie de développement (nonrécipiendaire d’aide) Pays Développé/ONG Internationale Organisation à base communautaire Communautaire Entreprise/ Secteur privé Universitaire
0% 5% 10% 15% 20% 25% 30% 35% 40% 45% 50% 55% 60% 65% 70% 75% 80% 85% 90% 95% 100%

Dans la plupart des régions (Diagramme 20), la majorité des répondants étaient d’accord ou entièrement d’accord avec le fait que la représentation de la société civile dans les CCM correspond à l’épidémie dans le pays. Le niveau d’accord le plus bas correspondait aux répondants d’Europe de l’Est et d’Asie centrale, où moins de 40 % des répondants étaient entièrement d’accord ou étaient d’accord tandis que 36 % des répondants n’étaient pas d’accord ou n’étaient pas du tout d’accord.

Diagramme 20 : La représentation de la société civile dans le CCM correspond à l’épidémie du pays, de sorte que les groupes les plus affectés sont représentés au sein du CCM : ventilation par région (n = 846)
D’accord, Entièrement d’accord Ni l’un ni l’autre Pas d’accord, Pas du tout d’accord Pas applicable

Afrique Centrale et Occidentale Afrique Australe Asie du Sud et de l’Ouest Moyen Orient et Afrique du Nord Amérique Latine et Caraïbes Europe et Amérique du Nord Europe de l’Est et Asie Centrale Asie de l’Est et le Pacifique Afrique de l’Est et Océan Indien
0% 5% 10% 15% 20% 25% 30% 35% 40% 45% 50% 55% 60% 65% 70% 75% 80% 85% 90% 95% 100%

29

SUGGESTIONS POUR RENFORCER LES CAPACITES OPERATIONNELLES ET DE SUPERVISION DES CCM Un grand nombre de commentaires ont été reçus de la part de répondants faisant des suggestions sur la manière dont les Mécanismes de coordination pays pourraient être renforcés, à partir de leurs expériences. Des commentaires ont été faits dans les domaines de la supervision, la responsabilité, l’égalité des voix, la représentation et les mécanismes de communication. Les commentaires les plus récurrents étaient liés à la responsabilité et à la représentation, les répondants faisant des suggestions détaillées et concrètes sur la manière dont cela pourrait être amélioré. Quelques points clés relevés par les répondants sont répertoriés ci-dessous : • Les CCM devraient prendre leurs distances par rapport aux gouvernements et aux politiques et mettre l’accent sur le renforcement d’une représentation équilibrée de la communauté, en utilisant éventuellement le Modèle d’engagement communautaire (les communautés étant les auteurs de revendications, les gouvernements les responsables et les OSC et ONG ceux qui engagent les droits) • Les CCM devraient être convoqués par des parties prenantes neutres (régionales, OMS, UNICEF) qui rechercheraient de manière proactive une représentation/ adhésion globale des parties prenantes, avec un rôle se rapprochant davantage de celui de Conseil d’administration dans l’examen et la surveillance des progrès et des vérifications. Les protocoles devraient être renforcés pour que les CCM soient davantage des entités de la société civile. • Mettre en place de petits comités ou de petites structures au plan régional pour la médiation et la gestion des conflits d’intérêt. • Renforcer les groupes de travail technique par maladie au sein des CCM. • Envisager deux structures : l’une visant à superviser les processus et questions de programmes et l’autre visant à superviser les processus et questions de financement. • Permettre aux communautés d’exprimer leurs points de vue par des moyens de communication ouverts. • Les CCM doivent améliorer leurs capacités techniques pour pouvoir suivre de manière efficace les principaux récipiendaires et les sous- récipiendaires. • Les bureaux locaux ou régionaux du Fonds mondial devraient surveiller les performances des CCM et les aider à régler les problèmes. • La mise en œuvre devrait se poursuivre au niveau des pays tout en ayant besoin du Fonds mondial comme source d’orientation pour l’assistance opérationnelle et technique et pour la fourniture de mécanismes de supervision aux CCM. • Veiller à une représentation plus importante des populations les plus à risque dans les CCM. • Améliorer la communication et la couverture médiatique du Fonds mondial au niveau des pays.

30

MISE EN œUVRE AVEC UN IMPACT ACCRU
Ces neuf dernières années, le Fonds mondial s’est avéré être un mécanisme efficient et rentable pour l’élargissement de la riposte à l’épidémie mondiale du VIH, de la tuberculose et du paludisme à travers le monde. Dans le même temps, des questions persistent sur le fait de savoir si les systèmes et les processus du Fonds mondial pour l’accès au financement sont toujours aussi rapides et simples qu’initialement prévu. Ceci soulève également la discussion sur le fait de savoir si le financement du Fonds mondial est caractérisé par une prévisibilité suffisante pour assurer une intensification continue de services de grande qualité au niveau des pays de manière durable et rentable. Dans l’environnement mondial, l’on met de plus en plus l’accent sur la garantie de l’optimisation des ressources (rapport coût-efficacité) et un impact accru par rapport à l’argent dépensé (s’assurer que les ressources sont dépensées pour les interventions appropriées, dans les contextes appropriés et pour les personnes appropriées). L’enquête a cherché à mieux comprendre le niveau d’efficacité du modèle du Fonds mondial au niveau des pays, à identifier les faiblesses potentielles et à solliciter des suggestions pour d’autres modèles qui pourraient être pris en compte. LE MODÈLE AU NIVEAU DES PAyS 70 % des répondants ont déclaré que le modèle du Fonds mondial au niveau des pays fonctionne assez bien ou très bien. 26 % ont répondu que ce modèle ne fonctionnait pas bien et 6 % ont déclaré qu’il ne fonctionnait pas du tout. 11 % ont dit qu’ils ne savaient pas. Le Diagramme 21 montre les réponses concernant le degré de fonctionnement des différents éléments du modèle au niveau des pays.

Diagramme 21 : A votre avis, qu’est-ce qui fonctionne bien dans le modèle national du Fonds Mondial
Ne sais pas Ne fonctionne pas du tout Ne fonctionne pas bien Fonctionne assez bien Fonctionne très bien

Coordination entre partenaires et Fonds mondial pour que l’argent investi donne les meilleurs résultats Renforcement des capacités nationales Mécanisme de retour d’information du pays vers le Fonds mondial Partenariat public-privé Alignement du Fonds mondial sur les politiques et stratégies nationales Appropriation par le pays de la mise en œuvre et du choix des priorités Influence et engagement de la société civile dans la gouvernance et le suivi Modèle de partenariat du Mécanisme de Coordination Pays (CCM)
0% 5% 10% 15% 20% 25% 30% 35% 40% 45% 50% 55% 60% 65% 70% 75% 80% 85% 90% 95% 100%

Un certain nombre de questions concernaient différents aspects du modèle actuel du Fonds mondial et de ses performances en termes d’engagement des secteurs non gouvernementaux, élément fondamental pour les principes et le modèle fonctionnel du Fonds mondial. Certains des résultats sont mis en lumière ci-dessous. La politique de « financement à deux voies » du Fonds mondial recommande aux pays d’inclure un partenaire  de mise en œuvre  du secteur gouvernemental et un autre du secteur non gouvernemental dans chaque proposition de financement pour chaque maladie. Cette politique a été décrite comme un moyen de « permettre à la société civile et au secteur privé de jouer pleinement leurs rôles décisifs ». Le financement à deux voies devrait « augmenter la capacité d’absorption, accélérer la mise en oeuvre et la performance des subventions et renforcer les secteurs plus faibles ».

31

5% 52 % des répondants étaient d’accord ou entièrement d’accord avec le fait que le financement à deux voies atteignait ses objectifs tandis que 20 % n’étaient pas d’accord ou n’étaient pas du tout d’accord. 28 % des répondants ont choisi l’option « ni l’un ni l’autre ».

14%

38% 15%

Diagramme 22 : Le Financement à Deux Voies a atteint ses objectifs (n=899)
Entièrement d’accord 14% D’accord 38% Ni l’un ni l’autre 28% Pas d’accord 15% Pas du tout d’accord 5%

28%

2% 1% 3% 6% 53%

88 % des répondants étaient d’accord ou entièrement d’accord avec le fait que le Fonds mondial doit maintenir son attachement à l’engagement du secteur non gouvernemental au niveau des pays dans tous les mécanismes et canaux de financement (tels que les Propositions pour les stratégies nationales, les Plateformes de financement conjointes pour les systèmes de santé, source de financement unique).

Diagramme 23 : Le Fonds Mondial doit maintenir son attachement à l’engagement du secteur non gouvernemental au niveau des pays dans tous les mécanismes et canaux de financement
Entièrement d’accord 53% D’accord 35% Ni l’un ni l’autre 6% Ne sais pas 3% Pas d’accord 2% Pas du tout d’accord 1%

35%

8% 67 % des répondants étaient d’accord que cela devrait être obligatoire, et non facultatif, d’avoir des Récipiendaires Principaux gouvernementaux et non gouvernementaux, tandis que 25 % n’étaient pas d’accord. 25%

Diagramme 24 : Cela devrait être obligatoire, et non facultatif, d’avoir des Récipiendaires Principaux gouvernementaux et non gouvernementaux (n = 899)
Ne sais pas 8% Non 25% Oui 67%

67%

32

Les différents points de vue des différents secteurs sur ces questions – ONG, gouvernements, secteur privé, universitaires, partenaires multilatéraux, bailleurs de fonds et le Secrétariat du Fonds mondial – sont très évidents. Les répondants du Secrétariat du Fonds mondial et ceux des gouvernements des pays récipiendaires d’aide n’étaient pas d’accord que cela devrait être obligatoire d’avoir des Récipiendaires dans les deux secteurs (bien que dans les deux cas, le nombre de répondants soit restreint) tandis que les ONG (des pays récipiendaires et non récipiendaires d’aide) sont d’accord que cela devrait être obligatoire. La majorité des répondants dans l’ensemble des régions avaient le sentiment que le financement aux deux secteurs devrait être obligatoire. En Amérique Latine et aux Caraïbes, le choix de cette option a été le plus bas, à 51 %, tandis que 38 % pensaient que le financement aux deux secteurs devrait rester facultatif (Diagramme 25). Il s’agit là d’un résultat intéressant dans la mesure où cette région détient la proportion la plus élevée de Récipiendaires Principaux non gouvernementaux.

Diagramme 25 : Cela devrait être obligatoire, et non facultatif, d’avoir des Récipiendaires Principaux gouvernementaux et non gouvernementaux : ventilation par région
Oui Non Ne sais pas

Afrique Centrale et Occidentale Afrique Australe Asie du Sud et de l’Ouest Moyen Orient et Afrique du Nord Amérique Latine et Caraïbes Europe et Amérique du Nord Europe de l’Est et Asie Centrale Asie de l’Est et Pacifique Afrique de l’Est et Océan Indien
0% 5% 10% 15% 20% 25% 30% 35% 40% 45% 50% 55% 60% 65% 70% 75% 80% 85% 90% 95% 100%

20%

Diagramme 26 : Le financement du Fonds Mondial a-t-il fait assez d’efforts pour soutenir l’augmentation de la disponibilité des services et l’impact au niveau communautaire ? (n=899)
Ne sais pas 20% Non 51% Oui 29%

51% 29%

51 % des répondants ont indiqué que le financement du Fonds mondial n’avait pas fait assez d’efforts pour soutenir l’augmentation de la disponibilité des services et l’impact au niveau communautaire, tandis que 29 % ont dit que si. 20 % ne savaient pas.

Les données montrent des différences par région (Diagramme 27) et présentent également une diversité des perceptions sur la question selon le secteur dont les répondants sont issus. Plus de 60 % des organisations confessionnelles, des gouvernements donateurs, des personnes vivant avec ou affectées par les trois maladies, des organisations à base communautaire et des communautés pensent que le Fonds mondial n’a pas fait assez d’efforts, tandis que ce chiffre est inférieur à 40 % pour les universitaires, le Secrétariat du Fonds mondial et les répondants des gouvernements des pays récipiendaires d’aide.

Diagramme 27 : Le financement du Fonds Mondial a-t-il fait assez d’efforts pour soutenir l’augmentation de la disponibilité des services et l’impact au niveau communautaire ? Ventilation par région (n=899)
Ne sais pas Non Oui
Afrique Centrale et Occidentale Afrique Australe Asie du Sud et de l’Ouest Moyen Orient et Afrique du Nord Amérique Latine et Caraïbes Europe et Amérique du Nord Europe de l’Est et Asie Centrale Asie de l’Est et Pacifique Afrique de l’Est et Océan Indien
0% 5% 10% 15% 20% 25% 30% 35% 40% 45% 50% 55% 60% 65%

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IDÉES D’INNOVATION ET D’AMÉLIORATION
Il a été demandé aux répondants de suggérer des innovations qui pourraient aider le Fonds mondial à augmenter son impact. De nombreux commentaires ont été faits sous forme de recommandations pour améliorer le modèle actuel. D’autres commentaires ont suggéré d’adopter plus de pratiques et de modèles du secteur privé en vue d’accroître l’efficacité et l’impact. Ces suggestions peuvent être pertinentes pour le Programme de réforme global du Fonds mondial qui met actuellement en place plusieurs changements importants au niveau des systèmes et des politiques internes ainsi que pour le cadre stratégique du Fonds mondial. Certains des commentaires sont présentés ci-dessous :

• « Travailler au niveau national, mais autonomiser au niveau
local » avec des approches très diversifiées et localisées où les comités peuvent être engagés et soutenus pour rester au niveau local (ne pas migrer vers les zones urbaines), diriger leurs propres services avec l’appui du gouvernement ; former les membres des communautés locales et les payer comme agents de soins de santé publique.

• La création de bureaux régionaux du Fonds mondial dotés
de personnel capable et désireux de rendre des visites fréquentes afin d’améliorer la responsabilité, la supervision, la transparence et le suivi et évaluation pour aider les pays au niveau de la performance et du système d’utilisation des fonds. 

o « investir dans le renforcement des capacités et
l’autonomisation de la société civile, pas seulement dans les grandes ONG internationales, mais également les organisations nationales et les OBC ainsi que les programmes partenaires du Fonds mondial qui assurent une mise en œuvre efficace, de manière responsable et transparente » ;

• « Introduction du système de suivi externe pour les
programmes au sein de la même région. Ceci pourrait permettre d’accroître grandement la collaboration entre les pays de la même région et, dans le même temps, accroître les échanges d’idées et promouvoir l’intégrité entre les pays voisins ».

o développer le partenariat et l’engagement des parties
prenantes avec toutes les populations en vue d’améliorer la responsabilité, le renforcement des capacités et la transparence. 

• Adopter une approche basée sur les droits pour la
programmation.

o « Je pense qu’il faudrait insister sur la nécessité du
respect des droits humains dans les programmes financés par le Fonds mondial autant qu’on insiste sur la prévention de la fraude. Des structures similaires devraient être mises en place pour s’assurer que toutes les propositions comportent des protections minimales des droits humains et les gouvernements ne devraient pas être autorisés à tenir à l’écart des fonds les groupes de lesbiennes, de gays, de bisexuels et de transgenres sous prétexte que les programmes sont « dirigés par les pays », par exemple. Une question importante, c’est l’utilisation potentielle des fonds du Fonds mondial pour payer pour les procédures de stérilisation forcée chez les femmes vivant avec le VIH. Les procédures de consentement éclairé doivent être universelles et obligatoires pour la réception de fonds ».

• Prendre ses distances avec la bureaucratie et la politique
gouvernementale, avec une moindre participation des gouvernements et des grandes ONG. Accroître les meilleures pratiques du secteur privé dans l’administration générale et la mise en œuvre des subventions et accroître le financement des OSC plutôt que les structures gouvernementales. 

• Une approche multisectorielle, améliorant le renforcement
de la santé primaire et des systèmes de santé, adoptant des modèles de partenariat du secteur privé, développant des réseaux efficaces et fournissant un appui sectoriel pour lutter efficacement contre le Sida, la tuberculose et le paludisme.  

• « Continuer à promouvoir l’intégration des programmes
de santé directement liés au Sida, au paludisme, à la tuberculose, avec d’autres prestations de soins de santé, en particulier lorsque ces interventions requièrent les mêmes ressources humaines et les mêmes systèmes de santé ».

• Plaidoyer du Fonds mondial : o Plaidoyer pour l’allègement de la dette dans les pays
afin de renforcer les systèmes multisectoriels qui mènent à bien les efforts du Fonds mondial.

o Plaidoyer pour des coûts plus bas pour les fournitures
médicales et les médicaments.

• « Soutenir les agences techniques et développer la coordination avec ces agences pour améliorer les politiques et les pratiques nationales et utiliser les informations opérationnelles et épidémiologiques pour l’action ».

o Un appui renforcé des CCM pour les amener à jouer
un rôle plus actif dans le plaidoyer de politique avec le gouvernement du pays et la mobilisation des ressources de l’Etat et du secteur privé.

• Simplification du processus et de l’orientation vers le
Fonds mondial en utilisant les médias et les ressources électroniques, accroissant ainsi l’accès des populations aux supports au niveau des pays.   

o Mettre l’accent sur les pays à faible revenu concernant
le financement et les pays au revenu moyen pour les programmes de plaidoyer.

• Amener les médias et la presse à développer la visibilité
pour le grand public et diffuser les principes et les pratiques du Fonds mondial ainsi que les exemples de réussite afin d’encourager l’adoption des pratiques les mieux utilisées. 

• Etendre l’appui aux zones rurales et créer des microentreprises génératrices de revenus permettant d’offrir les mêmes opportunités de prévention et l’autosuffisance des initiatives.

• D’autres enquêtes pour obtenir le retour d’information de
la communauté et des populations infectées et affectées.

• « Introduire les modèles de compte-rendu uniformes standard à tous les PR pour épargner le temps de LFA dans la conduite des évaluations afin que nous puissions respecter les délais très serrés établis par le Fonds mondial ».

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ANNEXE 1 : qUESTIONNAIRE D’ENqUêTE
VOTRE AVIS SUR LE FONDS MONDIAL DE LUTTE CONTRE LE SIDA, LA TUBERCULOSE, ET LE PALUDISME

1. INTRODUCTION
Merci de prendre le temps de répondre à cette enquête afin de donner votre avis sur la direction future et les  opérations du Fonds Mondial.  Cette enquête fait partie des consultations actuellement en cours dans le cadre du Forum Biennal des Partenaires du Fonds Mondial qui a lieu de mars à juin 2011. Il y a aussi d’autres opportunités de contribuer telles que les eforums de discussion en ligne et les réunions entre partenaires Cette enquête est organisée autour des sept thèmes suivants et devrait prendre environ 20 minutes à remplir. 

1. 2. 3. 4. 5. 6. 7.

Introduction  Informations personnelles  Principes et mandat  Mise en oeuvre et résultats  Implication des parties prenantes et gouvernance  Droit de regard et responsabilité  L’innovation pour plus d’impact 

Les objectifs de l’enquête:  - Comprendre les préoccupations et les points de vue des parties prenantes du Fonds Mondial,  y compris celles qui s’y intéressent mais qui n’ont pas encore eu l’occasion de s’impliquer.  - Permettre aux diverses parties prenantes de s’impliquer et de contribuer à l’évolution et au  travail du Fonds Mondial  - Guider les discussions stratégiques et la direction du Fonds Mondial  - Guider la mise en pratique des subventions et des politiques du Fonds Mondial  - Permettre aux partenaires de contribuer au Forum de Partenariat 2011  L’enquête est disponible en quatre langues (anglais, français, espagnol et russe). Si vous voulez répondre dans une langue autre que l’anglais, veuillez consulter le site web de la consultation. Toutes les informations collectées seront traitées de manière strictement confidentielle et vous pouvez également choisir de répondre anonymement à l’enquête. Si vous souhaitez soumettre vos opinions et commentaires d’une autre façon, nous vous invitons à rejoindre le forum de discussion en ligne en écrivant au: joinglobalfundconsult@eforums.healthdev.org Pour plus d’informations sur ce projet veuillez cliquer ici ou vous rendre sur le site web du Fonds Mondial

2. INFORMATIONS PERSONNELLES
Veuillez nous donner quelques informations personnelles.  1. Si vous souhaitez recevoir une copie des résultats du enquête, veuillez donner vos cordonnées. Celles-ci ne seront pas utilisées à d’autres fins. Nom ______________ Adresse email ______________ 2. quel est votre sexe? Homme, Transgenre ou Femme

*3. Age 21 ou moins, 22-34, 35-44, 45-54, 55-64 ou 65+ *4. Dans quelle région résidez-vous? - Amérique Latine et Caraïbes - Afrique Centrale et Occidentale - Moyen Orient et Afrique du Nord 5. Dans quel pays habitez-vous? - Asie du Sud et the l’Ouest - Afrique Australe - Europe de l’Est et Asie Centrale Pays __________________ - Asie de l’Est et le Pacifique - Afrique de l’Est et Océan Indien  - Europe et Amérique du Nord

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VOTRE AVIS SUR LE FONDS MONDIAL DE LUTTE CONTRE LE SIDA, LA TUBERCULOSE, ET LE PALUDISME
6. Dans quel secteur professionnel travaillez-vous? □ Universitaire □ Communautaire, représentant d’ONG travaillant avec les communautés de personnes malades □ Personne vivant avec le VIH, la Tuberculose, ou le Paludisme □ Pays Développé/ ONG Internationale □ ONG d’un pays en voie de développement (récipiendaire d’aide) □ ONG d’un pays en voie de développement (non-récipiendaire d’aide) □ Organisation confessionnelle □ Organisation à base communautaire □ Bailleur de fonds bilatéral □ Fondation □ Partenaire Multilatéral. (ONUSIDA, OMS, Stop TB, Roll Back Malaria) □ Entreprise/ Secteur privé □ Association d’employés/ Syndicat □ Gouvernement d’un pays récipiendaire d’aide □ Parlementaire/ Travaille avec les parlementaires □ Secrétariat du Fonds Mondial □ Autre (Veuillez préciser) _________________ 7. En plus du secteur sélectionné ci-dessus, veuillez indiquer si vous êtes en plus un membre ou représentant de l’un de ces groupes de populations: □ □ □ □ □ □ □ □ □ □ □ □ Groupe de Filles et Femmes Groupe de Jeunes Groupe de Jeunes/ populations plus à risque Des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes Personnes transgenres Personnes qui utilisent des drogues injectables Travailleurs/travailleuses sexuel/les et transgenres travaillant dans le commerce du sexe Prisonniers Refugiés et migrants Personnes vivant avec le VIH Enfants et Orphelins vulnérables Autre (Veuillez préciser) __________________

8. Si vous représentez une organisation, comment votre organisation participetelle aux processus du Fonds Mondial? □ Membre du CCM □ Membre du Conseil d’Administration ou Comité/ Remplaçant □ Beneficiaire Principal □ Sousbeneficiare □ Soussous beneficiare □ Prestataire d’Appui Technique □ Responsable du plaidoyer □ N’est pas directement impliqué □ Autre (veuillez préciser) ________________

3. PRINCIPES ET MANDAT
Le Fonds Mondial constitue un partenariat public/ privé unique dans son genre dédié à attirer et débourser  des ressources financières additionnelles pour prévenir et combattre le VIH, la tuberculose et le paludisme.  Ce partenariat entre gouvernements, société civile, le secteur privé et les communautés affectées représente  une nouvelle approche dans le financement de la santé mondiale.  Depuis sa création en 2002, le Fonds Mondial est devenu le principal cadre de financement des programmes  de lutte contre le VIH, la Tuberculose et le Paludisme, avec un budget qui s’élève à 21,7 milliards de Dollars  finançant plus de 600 programmes dans 150 pays.  Les principes et le mandat du Fonds Mondial sont décrits dans le Document Cadre du Fonds Mondial de lutte  contre le sida, la tuberculose et le paludisme que vous pouvez trouver ici.  *9. Le Fonds Mondial continue de respecter et de travailler en fonction des principes contenus dans son Document Cadre. Veuillez indiquer dans quelle mesure vous êtes d’accord avec chacun des principes suivants (en fonction de chaque variable, les participants ont choisi une réponse soit Entièrement d’accord, D’accord, Ni l’un ni l’autre, Pas d’accord ou Pas du tout d’accord) i. Agir comme instrument financier, et non comme exécutant. ii. Obtenir et mobiliser des ressources financières supplémentaires. iii. Soutenir des programmes qui découlent des projets et priorités des pays iv. Agir de manière équilibrée selon les régions, les maladies et les types d’interventions v. Suivre une approche intégrée et équilibrée de la prévention et des traitements vii. Evaluer les propositions par le biais de processus d’examen indépendants viii. Etablir un processus d’octroie des subventions simple, rapide, innovant, transparent et responsable. Le Fonds se doit d’utiliser les mécanismes et plans de santé internationaux. ix. Se focaliser sur la performance en reliant les ressources à la réalisation de résultats clairs, mesurables et pérennes.
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*10. Dix ans après sa création, pensez-vous que tous les principes du Fonds Mondial présentés ci-dessus sont toujours pertinents? - Oui ou Non *11. Pensez-vous qu’il y a des principes clés et pertinents au Fonds Mondial qui sont absents du document cadre ? - Oui ou Non 12. Veuillez expliquer si vous pensez qu’il y en a qui sont absents ou qui ne sont plus pertinents: __________________________________________ *13. Est-ce que le Fonds Mondial en fait assez pour que les droits humains soient respectés et abordés de manière adéquate dans les subventions que nous finançons ? -Oui, Non ou Je ne sais pas
La Banque Mondiale classifie les pays selon leur niveau de revenu: Faible Revenu, Revenu Moyen Inférieur, Revenu Moyen Supérieur.

*15. Dix ans après sa création, le Fonds Mondial doit maintenant: (Choisir une ou plusieurs réponses) □ Continuer à mettre l’accent sur l’augmentation du nombre de vies sauvées □ Mettre l’accent sur la qualité des interventions subventionnées □ Mettre l’accent sur l’épidémiologie afin de s’assurer que seules les propositions reflétant une analyse « connaître son epidémie » et se focalisant sur les populations les plus en risque sont subventionnées □ Mettre l’accent sur les droits humains même si cela veut dire réduire la couverture des services en termes du nombre de personnes servies. *16. Afin d’avoir un impact majeur, le Fonds Mondial devrait-il élargir son mandat au delà des subventions ayant trait au VIH, la tuberculose et le paludisme ? -Oui, Non ou Je ne sais pas 17. Si vous pensez que le Fonds Mondial devrait élargir son mandat, quels domaines devrait-il couvrir ? □ □ □ □ Soins de santé primaires Droits et Santé sexuelle et reproductive Santé maternelle, infantile et néonatale Autres (Veuillez préciser) _______________

*14. Pensez-vous que les politiques de financement du Fonds Mondial devraient permettre le financement de programmes visant les populations les plus à risque dans les pays au revenu moyen supérieur ? -Oui, Non ou Je ne sais pas

4. MIS EN œUVRE ET RÉSULTATS
A la fin 2010, le Fonds Mondial avait fourni plus de 3 millions de personnes en traitement ARV, distribué 160 millions de moustiquaires traitées à l’insecticide, et mis 7.7 millions de patients tuberculeux sous traitement DOTS.  Afin de multiplier et de pérenniser ces résultats il faut que des systèmes efficaces de mise en œuvre existent à tous niveaux, et que les ressources limitées soient allouées à des interventions qui ont un impact majeur qui a été prouvé. Investir pour obtenir des résultats  18. En fonction de l’épidémiologie du VIH dans mons pays, les financements du Fonds Mondial pour les programmes de prévention du VIH couvrent les populations les plus à risque de manière adéquate. (en fonction de chaque variable, les participants ont choisi une réponse soit Entièrement d’accord, D’accord, Ni l’un ni l’autre, Pas d’accord ou Pas du tout d’accord) i. Femmes et filles ii. Jeunes iii. Les hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes iv. Personnes transgenres v. Usagers de drogues injectables vi. Travailleurs/euses de sexe (y compris transgenres) et leurs clients vii. Prisonniers et détenus viii. Refugiés et migrants ix. Enfants vulnérables et orphelins 19. Les financements du Fonds Mondial dans le domaine de la prise en charge et du traitement dans votre pays sont-ils utilises efficacement pour fournir des services aux populations clés affectées? (en fonction de chaque variable, les participants ont choisi une réponse soit Oui, Non, Ne sais pas) i. ii. iii. Femmes et filles Jeunes Les hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes iv. Personnes transgenres v. Usagers de drogues injectables vi. Travailleurs/euses de sexe (y compris transgenres) et leurs clients vii. Prisonniers et détenus viii. Refugiés et migrants ix. Enfants vulnérables et orphelins

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*20. Le financement du Fonds Mondial estil distribué adéquatement selon l’épidémiologie des trois maladies dans votre pays ? - Oui, la distribution est juste. - Non, le VIH chez les populations clés affectées est négligé. - Non, la tuberculose au niveau communautaire est négligée. - Non, la prévention du paludisme est négligée. - Autre (veuillez préciser) _______________________ - Non, le VIH est négligé. - Non, la tuberculose est négligée. - Non, la tuberculose multirésistante est négligée. - Non, le diagnostique et le traitement du  paludisme sont négligés.

Partenaires de mise en œuvre nongouvernementaux et Renforcement des Systèmes Communautaires  La politique de Financement à Deux Voies du Fonds Mondial recommande aux pays d’inclure un partenaire de mise en œuvre (Récipiendaire Principal ou PR) gouvernemental et non-gouvernemental (y compris les secteurs privé, de la société civile et des organisations confessionnelles) dans chaque proposition de financement pour  chaque maladie. Cette politique a été décrite comme un moyen « de permettre à la société civile et au secteur privé de jouer pleinement leurs rôles décisifs». Selon la décision du Conseil d’Administration, le Financement à  Deux Voies « augmente la capacité d’absorption, accélère la mise en œuvre et la performance des subventions  et renforce les secteurs plus faibles ».  Pour plus d’informations sur le financement à deux voies voir ici.  *21. Le Financement à Deux Voies a atteint ces objectifs. - Entièrement d’accord, D’accord, Ni l’un ni l’autre, Pas d’accord ou Pas du tout d’accord *22. Cela devrait être obligatoire, et non facultatif, d’avoir des Récipiendaires Principaux gouvernementaux et non-gouvernementaux - Oui, Non ou Ne sais pas *23. Une garantie d’un pourcentage minimum de financement devrait être negociée afin d’être mis en œuvre par les ONG - Oui, Non ou Ne sais pas

En 2007 le Fonds Mondial a demandé que les propositions de financement incluent systématiquement des mesures visant à renforcer les systèmes communautaires afin d’améliorer l’accès aux services de santé et d’obtenir des meilleurs résultats dans les programmes de lutte contre le VIH, la TB et le paludisme. En 2010, le Fonds Mondial a développé un Cadre de Renforcement des Systèmes Communautaires afin d’aider les pays à structurer leurs demandes de financement pour des organisations et activités à base communautaire. Cliquez ici pour un résumé de ce Cadre. *24. Le financement du Fonds Mondial a-t-il fait assez d’efforts pour soutenir l’augmentation de la disponibilité des services et l’impact au niveau communautaire? - Oui, Non ou Ne sais pas * 25. Le financement du Renforcement des Systèmes Communautaires par le Fonds Mondial a contribué à renforcer les capacités communautaires et les systèmes internes (y compris la gestion et les capacités techniques et financières) - Entièrement d’accord, D’accord, Ni l’un ni l’autre, Pas d’accord ou Pas du tout d’accord

Mécanismes de Coordination Pays (CCM)  Les mécanismes de coordination pays (CCM) sont au centre de l’engagement du Fonds Mondial en faveur de l’appropriation locale et la prise de décision participative. Ces partenariats nationaux regroupent diverses parties prenantes et développent et soumettent des propositions de financement au Fonds Mondial sur la base des besoins prioritaires du pays. Après l’approbation de la subvention, ils surveillent sa mise en œuvre. Fonctions principales du CCM  - Coordonner le développement et la soumission de propositions nationales  - Nommer le Récipiendaire Principal  - Suivre la mise en œuvre de la subvention et soumettre les demandes pour la continuité du financement  - Valider les changements programmatiques  - Assurer la liaison entre et la cohérence avec les autres programmes nationaux de santé et de développement 

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VOTRE AVIS SUR LE FONDS MONDIAL DE LUTTE CONTRE LE SIDA, LA TUBERCULOSE, ET LE PALUDISME
*26. Le Mécanisme de Coordination Pays (CCM) est un bon modèle pour la conception participative, transparente et efficace des programmes, pour le suivi des subventions et la responsabilité nationale. - Entièrement d’accord, D’accord, Ni l’un ni l’autre, Pas d’accord, Pas du tout d’accord ou Ne sais pas 27. Si vous n’êtes pas du tout d’accord, veuillez indiquer les faiblesses du modèle (vous pouvez en choisir plus d’une). - Ne joue pas bien son rôle de suivi des subventions - Ne gère pas bien les conflits d’intérêt - Les parties prenantes n’ont pas une voix égale - N’est pas coordonné avec d’autres programmes nationaux - Les membres du CCM ne sont pas redevables aux - Autre (veuillez préciser) _______________ populations/groupes/parties prenantes concernés 28. Pouvez-vous suggérer un autre modèle qui fonctionne ou qui pourrait fonctionner dans votre pays? _______________________________________________________ *29. Le Fonds Mondial doit maintenir son attachement à l’engagement du secteur non gouvernemental au niveau des pays dans tous les mécanismes et canaux de financement (tels que les Propositions pour les Stratégies Nationales, les Plateformes de Financement Conjointes pour les Systèmes de Santé, source de financement unique) - Entièrement d’accord, D’accord, Ni l’un ni l’autre, Pas d’accord, Pas du tout d’accord ou Ne sais pas

5. GOUVERNANCE ET IMPLICATION DES PARTIES PRENANTES
*30. A votre avis, qu’est-ce qui fonctionne bien dans le modèle national du Fonds Mondial? (en fonction de chaque variable, les participants ont choisi une réponse soit Fonctionne assez bien, Fonctionne bien, Ne fonctionne pas bien, Ne fonctionne pas, Ne sais pas) i. Modèle de partenariat du Mécanisme de Coordination Pays (CCM) ii. Influence et engagement de la société civile dans la gouvernance et le suivi iii. Appropriation par le pays de la mise en œuvre et du choix des priorités iv. Alignement du Fonds Mondial sur les politiques et stratégies nationales v. Partenariat public-privé vi. Mécanisme de retour d’information du pays vers le Fonds Mondial vii. Renforcement des capacitiés nationales viii. Coordination entre partenaires et Fonds Mondial pour que l’argent investi donne les meilleurs résultats *31. La représentation de la société civile au sein du CCM correspond à l’épidémie du pays de sorte que les groupes les plus affectés sont représentés au sein du CCM. - Entièrement d’accord, D’accord, Ni l’un ni l’autre, Pas d’accord, Pas du tout d’accord ou Pas applicable *32. Le CCM dans mon pays fait en sorte d’impliquer le groupe de population auquel j’appartiens ma communauté dans: (en fonction de chaque variable, les participants ont choisi une réponse soit Entièrement d’accord, D’accord, Ni l’un ni l’autre, Pas d’accord ou Pas du tout d’accord, Sans objet) i. Gouvernanceinfluence sur les fonctions clés du CCM (développement de propositions, sélection du PR et suivi) ii. Surveillance externe/observatoire – suivi des performances et plaidoyer pour le changement iii. Mise en œuvre – Gestion des subventions au niveau pays en tant que PR iv. Mise en oeuvre – Prestation de services en tant que SR ou SSR v. Appui technique pour le développement de  propositions vi. Appui technique pour la mise en oeuvre des subventions vii. Développement de politiques,y compris en ce qui concerne les droits de l’Homme *33. Le fonds Mondial fait en sorte d’impliquer ma communauté dans sa gestion à travers une représentation dans son comité de gestion. - Entièrement d’accord, D’accord, Ni l’un ni l’autre, Pas d’accord, Pas du tout d’accord ou Sans objet *34. y a-t-il d’autres modèles d’implication du secteur privé que le Fonds Mondial devrait suivre mais ne le fait pas ? - Oui, Non, Je ne sais pas ou Autres (Veuillez préciser) ________________________________________________ *35. Afin d’améliorer la responsabilité et la coordination et pour une meilleure Ministères des Finances dans les CCM devrait être une condition -Oui, Non ou Ne sais pas

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VOTRE AVIS SUR LE FONDS MONDIAL DE LUTTE CONTRE LE SIDA, LA TUBERCULOSE, ET LE PALUDISME

6. DROIT DE REGARD ET RESPONSABILITÉ
Le modèle du Fonds Mondial comprend un certain nombre de structures et de systèmes pour assurer le suivi de la performance des subventions et prévenir la fraude. Ceux-ci comprennent la vérification de toutes les demandes de déblocage des fonds et rapports de résultats soumis par les Agents Locaux du Fonds (une compagnie indépendante d’audit est contractualisée dans chaque pays à cet effet par le Fonds Mondial), et la mise en place du Bureau de l’Inspecteur Général (BIG) qui rend directement compte au Conseil d’Administration du Fonds Mondial. Les partenaires externes jouent aussi un rôle essentiel d’observateurs. *36. Le modèle d’Agent Local du Fonds est un mécanisme de surveillance efficace au niveau national en ce qui concerne: (en fonction de chaque variable, les participants ont choisi une réponse soit Oui, Non, Ne sais pas) i. Prévisions budgétaires et gestion financière ii. Evaluation et Suivi iii. Acquisition et gestion de la chaine d’approvisionnement *37. En plus des systèmes renforcés de gestion financière déjà en place, le Fonds Mondial pourrait plus efficacement prévenir la fraude et les pertes financières à travers: (en fonction de chaque variable, les participants ont choisi une réponse soit Oui, Non, Ne sais pas) i. L’ouverture de bureaux régionaux ii. La collaboration plus étroite avec les CCM pour renforcer leur capacité de suivi des subventions/ programmes iii. La reconnaissance et l’élévation du rôle d’observatoire de la société civile iv. Le financement accru du rôle de surveillance des partenaires nationaux tels que les Banque de Développement ou les partenaires techniques v. Plus d’investissement dans les Agents Locaux du Fonds pour assurer un suivi plus rapproché vi. Un plus grand rôle des Parlementaires en ce qui concerne la surveillance et la responsabilité vii. Visites plus fréquentes du Secrétariat viii. Autre (veuillez préciser)  ______________________________________________________ *38. Si vous soupçonnez une fraude ou une mauvaise gestion des fonds ou des produits médicaux dans votre pays, à qui vous adresseriez-vous? - Récipiendaire Principal - Agent Local du Fonds - Portfolio Manager du Fonds - Bureau de l’Inspecteur Général - Membre du Parlement - Medias - Police - Ne sais pas - Président(e) du CCM ou vice-président(e) - Membre du Conseil d’Administration - Le représentant de mon secteur au CCM - Partenaires Techniques *40. Dans quelle mesure pensez-vous comprendre les processus du Fonds Mondial? - Extrêmement bien, Très bien, Assez bien, Un peu, Pas du tout

- Autre (veuillez préciser) ____________________________ *39. Dans quelle mesure la capacité de la société civile à agir efficacement en tant qu’observatoire a-t-elle été limitée ou renforcée par le biais de l’implication directe dans les structures et processus du Fonds Mondial ? - Limitée, Pas vraiment affectée, Renforcée, Ne sais pas

7. L’INNOVATION POUR PLUS D’IMPACT
41. Si vous avez une suggestion innovante qui pourrait selon vous aider le Fonds Mondial à augmenter son impact, quelle est-elle ? _______________________________________________________________________________________________ Merci d’avoir pris le temps de répondre à cette enquête.   Si vous avez demandé une copie des résultats de l’enquête, nous vous l’enverrons.  Sinon, veuillez consulter le site web de la consultation.  

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REMERCIEMENTS
Ce rapport a été réalisé avec l’aide de nombreuses personnes qui ont travaillé dur pour encourager une participation élargie au e-Forum et à l’enquête et pour l’analyse des réponses. Le projet était dirigé par Nadine Ferris France dans son rôle de Consultant indépendant et a été mis en oeuvre avec le soutien de AIDS Portal dirigé par Robert Worthington www.aidsportal.org et CNS News dirigé par Bobby Ramakant http://www.citizen-news.org/ pour le Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme (Fonds mondial). Nous aimerions particulièrement remercier l’excellente équipe du e-Forum, Bobby Ramakant, Evgenia Maron, Javier Hourcade Bellocq, Cecilia Dávila et Nyiama Tiburce, et aussi Megan O’Reilly pour son soutien. Le Fonds mondial aimerait également remercier Ioannis (Yani) Micropoulos du Secrétariat pour son soutien à l’équipe dans la préparation du présent rapport. Qu’il nous soit également permis de remercier les organisations suivantes qui ont soutenu ce projet en assurant une large distribution à travers leurs réseaux, un élément indispensable à la réussite de ce projet : Conseil international des infirmières (ICN), Microbicides Society of India, International Harm Reduction Association, Middle East and North African Harm Reduction (MENAHRA), Stop TB Partnership, Women’s Global Network for Reproductive Rights, Project Concern International India, Malaria Vaccine Initiative, CARAM Asia, PCI, PATH, The International HIV/AIDS Alliance et The Global Forum on MSM & HIV (MSMGF). Enfin, nous aimerions remercier tous ceux qui ont pris le temps de répondre à l’enquête et de participer aux discussions du e-Forum pour s’assurer que vos voix pourraient être entendues.

Credits photo (par ordre d’apparition dans le rapport) Djibouti: Le Fonds mondial/ Didier Ruef (cover) Thaïlande: Le Fonds mondial/John Rae Russie: Le Fonds mondial/Oliver O’Hanlon Thaïlande: The Global Fund/John Rae Nicaragua: Le Fonds mondial/John Rae Gambie: Le Fonds mondial/John Rae

Réalisé pour le Fonds mondial par :

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