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Un magazine destiné aux clients de SCA | www.scatimber.com

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2011

La collaboration, gage de satisfaction
L’innovation, la clé du succès La cassette, une solution de chargement efficace Les avantages des panneaux prépeints

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Planchons sur l’innovation

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Bob Albery, contrôleur des achats chez Wickes. Photo: John Attwell

sommaire Planchons s ur l’innovation L’innovation, un impératif pour les nouvelles usines Bien charger les produits sensibles L’esprit d’équipe est bon pour les affaires Maîtriser la chaîne d’approvisionnement Des panneaux peints : un gain de temps et une qualité supérieure Les panneaux peints : une économie de temps Nouvelles Un printemps en dents de scies Les élans se jettent à l’eau 2 3 7 8 11

’innovation est dans l’air du temps. On lui consacre des conférences, des livres et des consultations coûteuses. C’est un facteur clé de réussite des entreprises. En quoi un acteur de la filière bois comme SCA Timber peut-il innover avec un produit qui est sans doute l’un des plus anciens au monde ? En effet, depuis des millénaires, on utilise du bois pour bâtir des maisons et fabriquer des produits utilitaires. Or, force est de constater qu’il est toujours possible de diversifier les utilisations du bois et que nous exploitons de mieux en mieux ses qualités naturelles. Grâce à la radiographie, à la mesure 3D et à une technique d’imagerie sophistiquée, nous pouvons connaître avec précision les propriétés d’une grume et savoir comment exploiter au mieux la matière première en tenant compte des caractéristiques souhaitées du produit.

million de jeux de chambranles de portes emballés au marché britannique.

Nous développons des solutions de logistique pour pouvoir approvisionner efficacement en produits bois des centaines de grossistes en matériaux de construction, actuellement avec le concours d’un doctorant en procédés industriels de l’Université de Linköping. D’autre part, nous collaborons avec nos clients et nous nous chargeons de certaines phases de leurs processus d’approvisionnement, afin qu’ils puissent se concentrer sur leurs produits et sur leurs propres clients. Enfin, nous proposons une variété de finitions : imprégnation, rabotage et traitement de surface. Rien de tout cela n’est révolutionnaire, mais pour trouver des solutions et des modèles commerciaux efficaces qui donnent satisfaction au client final en termes de qualité et de coûts, il faut mettre en œuvre un concept innovant à tous les maillons de la chaîne.

Toutefois, l’innovation ne se limite pas au
produit proprement dit. À Munksund, dans le Nord de la Suède, nous avons ouvert une usine où nous fabriquons chaque année près de cinquante millions de composants de fenêtres sans nœuds, que nous inspectons ensuite minutieusement afin de nous assurer qu’ils puissent vraiment être utilisés dans la fabrication de chambranles de fenêtres. Les processus de production et les technologies modernes nous permettent de fabriquer de manière industrielle un produit qui, il y a longtemps, était réalisé par des artisans avec une matière première triée sur le volet. À Kramfors, dans le centre de la Suède, nous avons mis sur pied, avec nos partenaires une usine destinée à fabriquer chaque année un million de systèmes d’étagères prêts à monter. En outre, nous avons mis au point un modèle de production et de logistique effi cace pour pouvoir, chaque année, livrer un

Nous entendons continuer à développer
nos propres produits, processus et modèles commerciaux, et ce en coopération avec des clients convaincus qu’il est toujours possible de mieux faire. Sans viser le Prix Nobel, nous avons l’ambition de surprendre nos clients et d’améliorer la rentabilité de tous les partenaires.
Jerry Larsson Directeur technique, SCA Timber

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Timber News SCA Forest Products AB
SE-851 88 Sundsvall, Suède tél +46 60 19 30 00, www.scatimber.com Timber News paraît quatre fois par an Rédacteur en chef Björn Lyngfelt Production Fryklunds Imprimerie Tryckeribolaget Pour s’abonner à Timber News, veuillez contacter ingrid.lofqvist@sca.com Toute citation doit faire mention de la source.

Avec une production annuelle de 2,2 millions de mètres cubes, SCA Timber se situe parmi les principaux fournisseurs européens de produits bois. Notre gamme de produits est complétée par des services et des solutions de distribution destinés aux clients dans l’industrie du bois et du commerce des matériaux de construction. SCA Timber fait partie de l’entité Forest Products de SCA, qui produit du papier d’impression pour journaux, magazines et catalogues, de la pâte et de l’énergie renouvelable. SCA Forest Products gère également l’important patrimoine forestier de SCA, approvisionne ses industries suédoises en bois matière première et offre à ses unités des solutions de transport d’un bon rapport qualité-prix.

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Photo : Per-Anders Sjöquist

L’innovation, un impératif
pour les nouvelles usines
Pour construire une nouvelle usine ayant la capacité de transformer chaque année 45 000 m3 de bois brut scié en un million d’étagères pour IKEA, il a fallu une bonne dose d’inventivité. « Le résultat est une installation tout à fait unique  », se félicite Lars-Erik Frage, directeur de l’établissement.

C

’est le printemps et les bouleaux retrouvent leurs feuilles. Devant l’usine de TräTeam, le ballet des camions est incessant. Certains déchargent du bois scié provenant de la scierie de Bollsta, d’autres chargent des étagères destinées aux entrepôts d’IKEA en Europe du Nord. Il y a quelques années, SCA Timber et IKEA ont signé un contrat portant sur la livraison de la célèbre étagère Gorm. La fabrication a été confiée à TräTeam, fournisseur expérimenté de SCA Timber et partenaire de longue date. Ce projet a nécessité de lourds investissements dans une technologie non seulement moderne, mais aussi et surtout fonctionnelle et rentable, afin de faire le poids face à des pays à bas salaires comme la Russie. Pour que le projet soit viable, il fallait produire un million d’étagères. «  C’était là un véritable défi  », commente L.-E. Frage.

Aujourd’hui, la construction d’un nouveau site à la pointe de la modernité ne pose aucun problème majeur. Le fournisseur monte une usine cléen-main et, quelques heures après la livraison, les machines tournent à plein régime. « À ce stade, les écueils ont déjà été cartographiés, analysés et contournés », résume L.-E. Frage. Toutefois, dans le cas de l’étagère Gorm, le point de départ était radi3 | timbernews

calement différent. Le cahier des charges imposait de fabriquer un million d’étagères par an, soit trente tablettes la minute, et ce avec une grande disponibilité, car une ligne de production ne peut pas rester à l’arrêt. « Il aurait été bien plus simple de construire un site fabriquant des produits en acier », poursuit-il. En effet, le bois est un matériau vivant, avec notamment des nœuds et un degré de

dureté variable, ce qui pose des problèmes très spécifiques.

SCA Timber a coordonné tout le
projet, de l’appel d’offres à la mise en service en passant par la planification. Un des collaborateurs ayant passé le plus de temps sur place à Kramfors est Lennart Wilhelmsson, responsable du développement : «  Plus nous sommes nombreux, plus nous avons de chances de déceler

Les sachets de vis avancent, à la bonne vitesse et dans la bonne quantité, pour être fixés sur chaque tablette.

des anomalies. En outre, plusieurs avis ne sont pas de trop pour analyser et combler les éventuelles lacunes  », résume-t-il. L’installation a été commandée par Nyland Design, société locale d’innovation industrielle, dont l’actionnaire principal Lars Stenström avait déjà mené à bien d’autres projets en apparence impossibles.

Quand on lui a demandé s’il pensait
pouvoir résoudre l’équation, à savoir construire, à partir d’un cahier des charges précis, une machine pouvant produire trente tablettes à la minute, il a répondu oui sans hésiter. «  Au début, nous pensions faire appel à des techniciens en Europe, mais nous avons vite compris que la proximité géographique avec Nyland Design était un argument de poids », explique L. Wilhelmsson. Cette ligne de fabrication tout à fait unique et en grande partie automatisée, a été construite sur mesure afin que les clients d’IKEA puissent toujours trouver une étagère Gorm, où qu’ils se trouvent dans le monde. En sortant de l’unité de rabotage, le bois est acheminé par longueurs décroissantes vers la nouvelle ligne de

coupe, qui utilise une technique ayant fait ses preuves pour évaluer la qualité du bois, le trier, puis le couper dans les bonnes longueurs. La suite du processus comporte néanmoins beaucoup de nouveautés. Les bords déjà fraisés arrivent par blocs de quatre et sont percés avec une tolérance de 0,5 mm. Plus loin, des planches destinées à devenir des tablettes sont triées, puis clouées dans les bords.

La ligne de clouage est entièrement
automatisée et utilise un marteau hydraulique pour fixer trois cents clous par minute, soit quelque soixante-six millions de clous par an. «  Comme la dureté du bois est variable, nous avons opté pour un système hydraulique qui enfonce le clou à la même profondeur au lieu d’un dispositif à air comprimé qui le fixe en le projetant », explique Lars-Erik Frage. Ensuite, on colle un sachet de vis et un mode d’emploi sur chaque tablette avant de l’emballer, individuellement ou dans un paquet complet avec des pieds et un croisillon. Il a déjà fallu beaucoup d’imagination pour trouver une manière d’extraire les sachets de vis des grandes

caisses en provenance de Taïwan dans lesquels ils sont livrés, à la bonne vitesse et dans la bonne quantité. Les pieds sont fixés deux par deux et percés de vingt-huit trous en un clin d’œil. La ligne a été construite principalement pour produire des tablettes et des pieds d’étagères en paquets séparés, ce qui représente 80  % de la production. Les 20  % restants sont composés d’étagères complètes, encore appelées « unités ». Depuis, les besoins des clients d’IKEA ont évolué et la part des unités atteint aujourd’hui 80  % de la production.

Quand la production de l’étagère Gorm a été lancée, la part des étagères emballées complètes n’était que de 20 % et le reste était livré en pièces détachées. Désormais, la part de paquets va augmenter à 80 %, c’est-à-dire qu’une deuxième étape de la ligne de production vient d’être lancée. Pour le transport, on utilise notamment des palettes en carton ondulé fabriquées sur la ligne de production par un robot ABB. Un autre robot empile les produits finis sur les palettes pour en faire des paquets.
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«  Autant de nouveaux défis  », constate L.-E. Frage d’un air songeur. Dans un système de commande d’une telle complexité et n’ayant pas encore fait ses preuves, les problèmes sont inévitables et risquent de créer un engrenage imprévisible. Compte tenu de la vitesse de la ligne de production et de la faible fréquence des complications, on a installé un système de caméras mobiles qui filment les étapes problématiques. « L’œil humain ne peut tout simplement pas tout voir », explique L.-E. Frage. Maintenant, en cas d’anomalie, nous visionnons le film pour analyser ce qui s’est passé. Simple et bon marché, il suffisait d’y penser.

L.-E. Frage et L. Wilhelmsson constatent aussi que la participation du personnel a été tout à fait décisive pour le résultat. Les opérateurs de la nouvelle ligne sont présents depuis le tout début, ils ont transporté les machines sur

place, posé les câbles et vu le site prendre forme. Tous les nouveaux venus ont aussi participé à l’ensemble du processus. Ils n’ont pas été confrontés à un concept fini, mais ils ont contribué à construire quelque chose de tout à fait unique et leur responsabilité a été considérable. «  Les opérateurs sont le meilleur personnel de maintenance », résume L. Wilhelmsson. Ils recherchent les pannes, ils peuvent faire des modifications dans le système de commande, ou encore réparer les câbles rompus et remplacer un roulement. Étant donné qu’il n’est plus nécessaire d’attendre l’arrivée de techniciens appelés sur les lieux, cela réduit du même coup les arrêts de production.

Nous avons bien progressé, mais il reste du chemin à faire. L.-E. Frage estime que l’objectif est atteint à 90 %, ce qui est compensé par une équipe supplémentaire. Mais avec un site de cette classe, tout nouveau et n’ayant pas encore fait ses preuves, il estime tout de même que la progression de la production a été satisfaisante. Aucune réclamation n’a encore été reçue. « L’objectif est naturellement d’atteindre 100  %, rien d’autre n’est acceptable, mais nous avons tenu nos engagements, même si de légers retards ont été à déplorer. Il ne reste plus qu’à mettre au point les détails. Mats Wigardt Photo : Olle Melkerhed
Fotnot: Roi du Danemark pendant la première moitié du Xe siècle, Gorm était aussi le père d’Harald à la DentBleue. Selon le Roi Sven Estridsen, Gorm était une « cruelle vermine hostile à tous les chrétiens. »

Quand la ligne de production de l’étagère Gorm a été inaugurée, l’objectif était d’atteindre la pleine capacité au 1er janvier 2011, soit un million d’étagères fabriquées.

« tout le personnel de l’usine a contribué à construire quelque chose de tout à fait unique. »
Lennart Wilhelmsson, SCA.

Jan-Erik Frage, directeur de l’établissement, et Lennart Wilhelmsson, responsable du développement chez SCA Timber.

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À mesure que ses activités de SCA se développent et que sa clientèle s’élargit, le public est sensibilisé à l’importance d’optimiser toute la chaîne de valeur, notamment par une logistique souple. C’est ainsi que la scierie de Tunadal livre des composants finis au fabricant de fenêtres Jeld-Wen (Grande-Bretagne), lesquels sont directement livrés dans des cassettes depuis l’unité de rabotage.

Bien charger les produits sensibles
P
remier fabricant mondial de portes, Jeld-Wen était à l’origine une petite entreprise familiale de l’Oregon (États-Unis), progressivement devenue une grande multinationale de la filière bois. C’est aujourd’hui le principal fournisseur de portes et de fenêtres en Grande-Bretagne, pays où l’entreprise est présente depuis 1999. « C’est une activité qui s’est considérablement développée en peu de temps », constate Markus Henningsson chez SCA Timber. Aujourd’hui, Tunadal expédie environ 20 000 m3 de bois par an Vers les usines de Jeldwens. Deux fois par semaine, les composants des portes et des fenêtres sont disposés dans des cassettes spéciales à l’unité de rabotage de Tunadal, lesquelles sont chargées sur un navire à destination de Tilbury, près de Londres. Là, elles seront transbordées sur des camions en partance pour leur destination finale. Initialement, les cassettes – de larges conteneurs en fer de 12 x 2,60 m – avaient été développées pour les produits papier sensibles, mais elles se sont avérées convenir aussi bien pour le bois transformé. Utiliser la capacité des navires de SCA Transforest s’est avéré être une solution idéale, car à la fois peu coûteuse, sûre et efficace.

Markus Henningsson, qui occupe
depuis peu le poste de responsable du développement commercial chez SCA Timber en France, est convaincu que le système de cassettes pour l’acheminement de composants vers la GrandeBretagne a de beaux jours devant lui, mais que d’autres solutions sont peutêtre mieux adaptées à certains marchés. Dans son mémoire de troisième cycle qu’il a présenté à l’Université de Linköping en collaboration avec SCA, M. Henningsson souligne aussi l’importance d’une logistique bien huilée et d’une distribution performante quand le degré de transformation des produits augmente dans les scieries. « Avec une gamme de produits mieux adaptée aux besoins, il est essentiel de mettre en place des solutions d’un bon rapport qualité-prix pour toute la chaîne de valeur, mais aussi de connaître la solution optimale du point de vue des produits et des clients », conclut-il.
Mats Wigardt

Quand Jeld-Wen, il y a quelques
années, s’apprêtait à rationaliser son traitement des matières premières pour fabriquer portes et fenêtres, des discussions ont eu lieu avec SCA Timber pour évaluer les diverses options. Cela a débouché sur une collaboration avec SCA Timber, qui avait suffisamment de ressources pour pouvoir intégrer certains aspects du traitement des matières premières à la scierie de Tunadal et ainsi garantir une matière première de qualité – composants finis selon le cahier des charges et desiderata du client – dans des volumes suffisants. Si SCA a été retenu comme « fournisseur privilégié », c’est en grande partie grâce à son modèle logistique.

Avec les composants finis, il est
particulièrement important que la qualité soit préservée jusqu’au client. Le bois ne doit surtout pas être endommagé, ni exposé à l’humidité, ni sali. Chaque transbordement comporte des risques de dommages.

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L’esprit d’équipe est b
Le concept de partenariat – la création d’équipes de projet pluridisciplinaires associant des clients du BTP et des entrepreneurs – est désormais bien établi. L’utilisation novatrice de ce concept dans le commerce de détail a créé un engagement d’excellence entre la grande surface de bricolage Wickes, sa société mère Travis Perkins, ainsi que SCA Timber en Grande-Bretagne et en Suède. « Ce partenariat souple et réactif a pour unique objectif la satisfaction du client final », constate Paul Oldham, responsable des appels d’offres chez SCA Timber Supply.

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ickes n’est pas un client ordinaire : nous sommes partenaires dans une op-tique de croissance », affirme P. Oldham. La chaîne Wickes, qui compte près de deux cents magasins au Royaume-Uni, se focalise sur les bricoleurs enthousiastes et chevronnés ainsi que sur les petits commerçants, en leur proposant plus de quatre milles références dans les domaines de la construction, de la décoration et du jardinage. Basée sur une relation de confiance qui a vu le jour ces dernières années, l’‘esprit d’équipe’ Wickes-SCA est manifeste dans la chaîne d’approvisionnement des terrasses en bois massif, produits par la scierie de SCA Munksund. Selon Anders Petersson, responsable de la production : « C’est un partenariat en toute transparence. Nous sommes l’unité de fabrication de notre client, comme si nous faisions partie de son entreprise. »

équipe où l’ambiance est amicale, mais professionnelle, et où diverses disciplines sont représentées : publicité, marketing, appels d’offres et logistique. Bob Albery, contrôleur des achats chez Wickes, explique : « La force de ce partenariat avec SCA réside dans la confiance, la collaboration et la continuité. Le fait que SCA possède l’intégralité de la chaîne d’approvisionnement, de la matière première sur pied au produit fini, représente un atout considérable. Pour nous, les facteurs clés sont la qualité des produits, la cohérence des activités et la livraison, ainsi que la capacité de préserver la chaîne d’approvisionnement, même lorsque nos ventes dépassent de loin les prévisions. »

ries sur le site de SCA Timber Supply à Hull).

Chez Wickes, les collaborateurs participant au partenariat sont : Bob Albery, Nicola Bourlet (responsable des achats), Mike Farrants (chef de projet), Dave Maddison (responsable de l’approvisionnement saisonnier), Tarnia Carson (responsable de l’approvisionnement de catégories industrielles), Akil Panj-wani (responsable de la catégorie Jardin) et Nickki Malkan (analyste de la chaîne d’approvisionnement). Les réunions sont présidées par Nic Attwell, (responsable de la clientèle à l’échelle nationale chez SCA et spécialiste reconnu des terrasses en bois), et se déroulent en présence de P. Oldham (responsable des appels d’offres, SCA), David Foster, (directeur logistique chez SCA Timber Supply), ainsi que Diane Bailey (responsable des transports et coordinatrice des scie-

Au cours du printemps, Wickes a vu
ses ventes de terrasses en bois massif s’envoler, en dépit d’un contexte économique morose outre-Manche. Mises côte à côte, les terrasses en bois vendues aux clients de Wickes – entreprises ou particuliers – pourraient former une ligne allant de Londres au Caire. La recette de ce succès ? Une surveillance étroite du moindre facteur, de la météo britannique connue pour ses caprices à la production et aux livraisons des scieries. Des téléconférences hebdomadaires tout au long de la principale « saison » de vente de terrasses en bois, pour souder cette

Selon B. Albery, les ventes de terrasses en bois ont bénéficié d’un contexte très favorable : une météo exceptionnellement clémente, la semaine de Pâques qui est tombée tard et un jour férié supplémentaire à l’occasion du récent mariage princier – autant d’atouts mis en valeur par une campagne de publicité ciblée : « La marque Wickes se revitalise en veillant à la qualité des produits qui la caractérise dans ses différentes catégories », commente B. Albery. « Nos terrasses en bois sont d’une qualité nettement supérieure et nos prix sont avantageux par rapport à nos concurrents. La campagne de publicité à la télévision met en évidence la qualité du bois massif et en appelle au désir du client d’acquérir un produit qui rehausse de manière durable la qualité de sa maison. En même temps, cela asseoit la réputation de qualité de Wickes sur le marché en général. Cette année, par rapport à 2010, la saison de Pâques a été exceptionnelle du point de vue des ventes. Cela témoigne indéniablement de la réactivité de SCA, qui a pu continuer à nous approvisionner alors que les ventes avaient pulvérisé nos prévisions. Nous apprécions également SCA pour sa faculté d’innovation. L’avenir dépendra de notre capacité à simplifier le quotidien du client final, c’est pourquoi nous travaillons sur une terrasse prépeinte*. Cela permet au client de gagner du
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bon pour les affaires

Mike Farrants (responsable produits chez Wickes), Nicola Bourlet (responsable des achats chez Wickes), Bob Albery (contrôleur des achats) et Nic Attwell (SCA Timber Supply).

temps dès la phase de l’installation. » B. Albery comprend également l’importance de la proximité géographique pour l’avenir des ventes de terrasses en bois : « Les commandes de terrasses se font grosso modo à 80 % dans les magasins et à 20 % par d’autres moyens, mais une offre intégrée est essentielle sur le marché d’aujourd’hui », affirme-t-il. « Nous avons accès à une nouvelle clientèle par le biais de notre service d’approvisionnement ‘En gros’, lancé l’année dernière, grâce auquel les produits commandés en ligne ou par téléphone peuvent être livrés le lendemain. Cela a considérablement dopé les ventes de terrasses de longueurs supérieures. » La gamme de

Paul Oldham, David Foster et Diane Bailey, SCA Timber Supply.

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terrrasses de Travis Perkins diffère de celle de Wickes par la clientèle très diversifiée qu’elle vise. Travis Perkins collabore avec les principaux entrepreneurs du secteur de la construction et bailleurs de logements sociaux, ainsi que des paysagistes et des ouvriers du bâtiment. « Nous proposons un produit de qualité, susceptible de convenir à des clients finaux très divers », explique Martin Cunliffe, responsable des achats de bois chez Travis Perkins.

« Dans notre démarche marketing,
les terrasses sont présentées dans la brochure annuelle consacrée au jardin, que nous publions dans un format que les constructeurs et les entrepreneurs peuvent utiliser avec leurs clients. Elle couvre toute notre gamme de terrrasses : en bois de résineux, en matériaux composites à base de bois recyclé, ou encore en bois de feuillus. Nous promouvons notre gamme de produits par le biais de la radio locale et d’autres médias. »

Des cargaisons entières de terrasses, cette fois produits à la scierie SCA de Bollsta, arrivent par bateau à la centrale de Timber Supply et Travis Perkins à Kings Lynn, sur la côte de l’Est-Anglie, pour être distribués par le biais du réseau de Travis Perkins, qui compte plus de six cents succursales en Grande-Bretagne. « Les prévisions de ventes sur un marché, y compris pour la construction sur une grande échelle, est une science totalement différente de celle

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appliquée par nos collègues de chez Wickes. Les facteurs sont aussi variables que notre clientèle. Les éléments météorologiques et saisonniers affectent les PME, tandis que la situation macro-économique a des effets sur la construction à grande échelle. Ainsi, au début de la récession au Royaume-Uni, il aurait été logique que les ventes de terrasses suivent la tendance baissière du marché, mais, étonnamment, c’est l’inverse qui s’est passé. C’est parce qu’une terrasse en bois représente un investissement moins important qu’une dalle, pour ne prendre qu’un exemple », indique M. Cunliffe. Le fait de travailler avec entrepreneurs du secteur de la contruction impose de sévères contraintes au partenariat grossiste-fournisseur et, comme l’explique M. Cunliffe : « Nous nous fions à des entreprises comme SCA pour remplir précisément le cahier des charges et les commandes que nous passons : il n’y a aucune marge de manœuvre. Le vieux dicton selon laquelle ‘le mieux est l’ennemi du bien’ ne fonctionne pas sur le marché actuel de la

construction où l’efficacité est un impératif. Les sociétés de construction sont exigeantes envers Travis Perkins et nous le sommes tout autant à l’égard de nos fournisseurs  ».

M. Cunliffe voit aussi une hiérarchie
émergente dans la catégorie des terrasses : « Les donneurs d’ouvrage sont de plus en plus attirés par les produits recyclés, présentés par les producteurs comme une option tout à fait respectueuse de l’environnement. Cette tendance est toutefois loin d’avoir un impact sur le marché des terrasses en bois de résineux  », confirme-t-il. Pour résumer la relation entre Wickes, Travis Perkins et SCA, Nic Attwell conclut : « L’affaire doit être rentable pour toutes les parties. L’intégration sans heurts à laquelle SCA est parvenue avec ses clients dans le segment des terrasses en bois montre ce qui est possible quand nous joignons nos efforts au service du client final ». Texte : Camilla Hair Photo : John Attwell

« Les sociétés de construction sont exigeantes envers Travis Perkins et nous le sommes tout autant à l’égard de nos fournisseurs », déclare Martin Cunliffe, responsable des achats de bois chez Travis Perkins.

Maîtriser la chaîne d’approvisionnement
Quels sont les principaux facteurs à
prendre en compte lors du lancement d’un nouveau produit sur le marché britannique des matériaux de construction ? Telle est la question qu’étudie actuellement Wei Guan, doctorante à l’Université de Linköping, (Suède), pour le compte de SCA Timber, après avoir déjà présenté un mémoire de troisième cycle qui met en évidence la structure et le développement des segments de distribution au RoyaumeUni. Cette étude consiste en trois étapes. Premièrement, identifier et décrire des lancements de produits réussis dans le secteur en question. Ensuite, associer ces réussites à des perceptions et à des activités au niveau des distributeurs. Enfin, identifier les facteurs clés pour assurer la réussite du lancement, ce qui devrait aider SCA à cerner encore mieux le marché des grossistes de matériaux de construction.

Autre doctorant, Daniel Ellström,
salarié chez SCA depuis septembre 2010 dans le cadre d’un projet de recherche, qui porte principalement sur les principaux grossistes britanniques de matériaux de construction et vise à améliorer l’efficacité de la chaîne d’approvisionnement en standardisant la gamme de produits proposés dans leurs magasins. En incitant une enseigne ayant des points de vente aux quatre coins du royaume à proposer les mêmes produits dans tous ses magasins, il est possible d’améliorer l’efficacité de la fabrication et de la distribution. Le défi de ce projet consiste à comprendre l’impact des magasins et, au final, à déterminer comment les clients finaux, les constructeurs et les magasins de bricolage, vont réagir à un tel changement.
Wei Guan et Daniel Ellström, doctorants pour le compte de SCA Timber.
Photo : Johan Holtström, Département de développement économique et industriel, Université de Linköping.

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Des Panneaux Peints : un gain de

temps et une qualité s upérieure
Dans le secteur des matériaux de construction en Scandinavie, il est désormais possible de commander des panneaux de façade traités à l’atelier de peinture de SCA Timber à Stugun, qui présentent des avantages en termes de qualité et de gains de temps, tant pour les acheteurs de matériaux de construction que pour les constructeurs de maisons.
Les panneaux de façade, revêtement externe du bâtiment, sont très exposés aux intempéries, ainsi qu’aux variations de température et d’hygrométrie au gré des saisons. Même les rayonnements UV, la pollution et les micro-organismes, comme les champignons lignivores et les algues, sont des exemples de facteurs externes qui amoindrissent la résistance du bois. Pour protéger efficacement le bois et en améliorer la résistance, il est donc essentiel de le traiter en surface avant qu’il ne soit trop sec. Les panneaux de façade de SCA Timber, en sapin dense et fendu sec isssu des forêts du Nord de la Suède, sont rabotés à proximité immédiate de l’atelier de peinture pour garantir que la surface ne comporte aucune impureté. Outre une couche de primaire, il est possible d’appliquer une couche intermédiaire de peinture de revêtement à base d’alkyde ou d’acrylate. Après ce traitement industriel et la pose du panneau, il est conseillé d’appliquer encore une ou deux couches finales. Les principaux fournisseurs de peintures proposent une très large palette de couleurs basée sur le système international de colorimétrie NCS (Natural Color System). Il est possible de sélectionner la quantité de peinture pour l’application de chaque couche, dont l’épaisseur standard est de soixante microns (180 g/m2).
Texte : Ingrid Löfqvist Photo : Per-Anders Sjöquist

L’atelier de peinture de SCA Timber a une capacité de production annuelle de 20 000 m3. Les panneaux sont chauffés pour faciliter la pénétration de la peinture, appliquée sur trois faces dans le box qui a une capacité de 90 mètres courants par minute.

Le traitement des panneaux de façade chez sCa timber
• Application dans un atelier de peinture industrielle. • Plusieurs types de finitions. • Quantité de peinture contrôlée par pesage du panneau avant et après l’application. • Contrôle du taux d’humidité et du processus de séchage. • Technique de sciage variable selon les profils. • Couleur NCS au choix.

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Les Panneaux Peints :
Depuis quelques années, SCA Timber est le principal fournisseur de produits bois de l’entreprise familiale XL-BYGG Fresks qui possède sept magasins et qui compte parmi la centaine d’actionnaires de la chaîne scandinave de matériaux de construction XL-BYGG. Les clients de XL-BYGG Fresks sont de plus en plus demandeurs de panneaux de façade traités.
« Nos clients achètent volontiers des produits finis et cette tendance va en s’accentuant. Depuis plus de cinq ans, nous proposons des panneaux de façade revêtus d’une couche de primaire, éventuellement complétés par une couche supplémentaire. C’est tout à fait dans l’air du temps. Peindre une maison demande du temps, mais dès le stade de l’achat, le client peut éliminer une ou plusieurs étapes chronophages », constate Leif Lindholm, directeur général de XLBYGG Fresks. Avec ses collaborateurs, il note un regain d’intérêt pour les solutions complètes allant du produit au montage – bref, tout ce qui facilite les décisions et le travail du client. Les magasins XL-BYGG Fresk proposent également des consultations en matière de décoration intérieure, avec des visites à do-

une économie de temps
micile pour prodiguer des conseils, notamment dans le domaine de la rénovation, d’application de peinture et de choix des matériaux. « On accepte de plus en plus l’idée de se faire aider. C’est aussi une question de génération. La jeune génération manque de temps et préfère acheter des services qui simplifient le quotidien. Certes, un panneau revêtu d’une couche de primaire coûte plus cher au client qu’un panneau non traité, mais il faut avoir une vue d’ensemble. La peinture, les pinceaux, les produits décapants et le temps nécessaire ont aussi un coût. En tant que négociant en matériaux de construction, nous perdons aussi une partie de nos ventes de peinture quand le client achète un panneau revêtu d’une couche de primaire, mais d’un autre côté, un client satisfait de la qualité et des services reviendra – ils doivent tout de même acheter de la peinture pour les applications finales », conclut L. Lindholm. Principale chaîne scandinave de matériaux de construction, XL-BYGG compte 270 magasins indépendants, dont une centaine aux quatre coins de la Suède.
Texte et photo : Ingrid Löfqvist

Pour en savoir plus : www.xlbygg.se
Les panneaux fasadpanel efterfrågas av Ytbehandlad de façade traités sont demandés par lesprofessionella hantverkare och consombåde artisans du bâtiment et par les enskilda mateurs, indique Leif Lindholm, directeur général konsumenter, säger Leif Lindholm, vd på de XL-Bygg Fresk, häravec un panneau de SCA XL-Bygg Fresks, ici med SCA Timbers Timber revêtu d’une couche de primaire. grundmålade fasadpanel.

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NOUvELLES
sCa timber rationalise ses scieries
sCa timber est sur le point de coordonner les activités de ses deux scieries de Munksund (Piteå) et Holmsund (Umeå) en instituant une direction commune. Holmsund se spécialisera ainsi dans le bois de faible diamètre et Munksund dans les diamètres supérieurs. Ce changement rentabilisera la production et améliorera la compétitivité de SCA Timber. Les scieries de Munksund et Holmsund ne scient que du pin. Holmsund continuera à produire 90 000 m3 de produits sciés par an, mais traitera un plus grand nombre de grumes qu’à l’heure actuelle. De son côté, Munksund produit déjà 430 000 m3 par an. Ce volume de production sera maintenu, mais cette scierie prendra en charge les gros diamètres. « Pour être compétitif à long terme, il est impératif d’avoir des sites de production performants et rentables. Une spécialisation de nos scieries s’inscrit dans une telle optique, car nous pourrons mieux exploiter la matière première locale », expose Anders Nilsson, directeur de la scierie de Munksund, pressenti pour prendre les rênes de la nouvelle organisation.

SCA Timber mise sur la Chine
sCa timber Chine a ouvert une société de vente à Hongkong, pour acheter des produits bois aux scieries de SCA et les vendre à des clients en Chine et en Asie du Sud-Est. Elle achètera également des produits à des scieries externes au groupe. Cette société, qui compte quatres salariés offre plusieurs avantages, car les clients ont ainsi des interlocuteurs qui maîtrisent le chinois, qui connaissent les règlementations et qui travaillent aux mêmes heures qu’eux. En outre, cela simplifie les formalités administratives pour les scieries qui exportent vers la Chine, ce qui réduit les frais de vente. «  Cette année, nous tablons sur des ventes de l’ordre de 55 000 m3 et nous espérons que les volumes augmenteront au cours des années à venir », déclare Mathias Fridholm, directeur général de SCA Timber China & S.E. Asia Ltd Entre 2008 et 2010, la Chine a doublé ses importations de bois scié. Le pays connaît une évolution rapide et, dans l’industrie, la main-d’œuvre tend à être remplacée par des équipements modernes, comme ceux que l’on trouve en Europe. De ce fait, les clients sont de plus en plus exigeants quant à la qualité des produits. « La Chine est un marché essentiel pour l’ensemble des matières premières et des produits de base. C’est pourquoi il est essentiel de mettre sur pied une structure à même de relever les défis de demain, notamment en matière de transfert de connaissances et de vente de technologies, ce qui devrait intéresser de plus en plus les clients chinois », estime Jonas Mårtensson, directeur général de SCA Timber.

Promotions
Daniel Holmgren, ancien responsable des produits transformés à la scierie de Munksund, occupe depuis le 1er avril dernier le poste de responsable grands compte au sein de la structure commerciale de chez SCA Timber. Il sera chargé des ventes et des questions d’approvisionnement auprès de Dovista et Hedlunda Industrier, deux des principaux acheteurs de composants de SCA Timber. Birgitta Boström, responsable de la production à la scierie de Rundvik, a été nommée responsable au centre de gestion forestière de SCA Forest dans le Västerbotten.

Lars andersson, directeur de la scierie de Vilhelmina, succède à Birgitta Boström à partir du 1er septembre 2011, au poste de responsable de la production à la scierie de Rundvik.

anders nilsson, actuel directeur de la scierie de Munksund, dirigera la scierie de Holmsund à partir du 1er septembre 2011.

Gustav eriksson, actuel directeur dela scierie de Holmsund, dirigera la scierie de Rundvik à partir du 1er septembre 2011. Sten Olov Andersson, l’actuel directeur dela scierie, prendra sa retraite début 2012, mais d’ici là, il travaillera sur différents projets chez SCA Timber.

sCa investit dans la scierie de Bollsta
sCa a décidé d’investir plus de trente millions d’euros dans la scierie de Bollsta pour l’équiper de deux nouvelles chaudières aux biocarburants, une capacité de séchage accrue et une mise à niveau de la ligne de sciage. Ces investissements vont améliorer non seulement la productivité, l’efficacité et la rentabilité de la scierie, mais aussi son bilan environnemental. Les chaudières à biomasse, alimentées par des écorces et autres résidus de la scierie, vont permettre de diminuer la consommation de mazout de 3 400 m3 par an, et les émissions de CO2 d’origine fossile à la scierie vont être quasiment éliminées.
Sur l’investissement total, près de quatre millions d’euros seront consacrés à un système de classement du bois, basé sur une technologie moderne. En outre, une nouvelle ligne de quatre-vingts mètres comptant soixante-dixhuit casiers, améliorera la précision et les possiblités d’ajouter plusieurs classes de bois. Dans cette nouvelle installation, les souches pourront être convoyées jusqu’aux casiers à une vitesse de deux cents mètres par minute. Globalement, grâce à ces investissements, la capacité de production des scieries va passer de 450 000 à 525 000 m3 de pin scié par an.

timbernews | 14

un printemps en dents de scies
Les limitations de production au tournant de l’année ont permis de stabiliser le marché après un automne difficile, mais le printemps a été en dents de scies. Conformément aux pronostics, nos principaux marchés européens ont continué à augmenter lentement leur consommation. En revanche, les tensions dans le monde arabe et au Japon ont eu des effets négatifs. C’est toutefois la cadence de production élévée des scieries de Scandinavie et d’Europe centrale qui a eu les effets les plus négatifs sur notre perception du marché.
logements à ossature bois est de 55 % dans le pays, il est raisonnable de tabler sur une hausse des volumes au cours des douze à vingt-quatre mois à venir. La sécurité structurale des bâtiments en bois est réputée bonne en cas de séisme, ce qui est un argument de poids au Japon. Les ventes de SCA Timber en Chine enregistrent une très forte progression. Fin juin 2011, le volume des livraisons était déjà supérieur à celui de l’année 2010 et la tendance ne fait que s’accentuer. Selon nos estimations, au printemps 2011, la production des cinq grands producteurs européens (Allemagne, Russie, Suède, Autriche et Finlande) a été supérieure de 6 à 7 % par rapport à l’année dernière, et les scieries ne sont pas parvenues à écouler leur production de manière vraiment satisfaisante. Pour ce qui est du second semestre, nous estimons toutefois que la production va de nouveau diminuer, principalement du fait de la faible rentabilité des scieries. Étant donné que la cadence de production actuellement très soutenue Rend impossible une augmentation des prix pour ameliorer la rentabilité, les scieries n’ont plus qu’à tenter de limiter leurs coûts. Les grumes restent le principal poste de coûts, qui ne pourra diminuer que par une baisse de la demande. Si la quantité de grumes diminue, cela entraînera automatiquement une baisse de production. Les prix des produits sciés facturés en euros ont augmenté en Europe au cours du printemps, mais cette hausse a cessé au deuxième trimestre. En revanche, le pin n’a enregistré qu’une augmentation limitée. Malgré ces ajustements, le prix en couronnes suédoises a légèrement baissé du fait de l’appréciation de la couronne par rapport aux autres monnaies étrangères. Si la production est limitée et que nous n’avons pas de mauvaises surprises en Afrique du Nord ou au Moyen-Orient, le marché devrait à nouveau se renforcer au cours de l’automne.
Anders Ek, directeur commercial de SCA Timber
volume total des stocks des producteurs de conifère scié en suède (estimation) Janvier 2003-mai 2011
1 000 m3

G

lobalement, la mise en chantier de logements reste à un niveau faible en Europe de l’Ouest et aux ÉtatsUnis. Nous observons toutefois une lente reprise après l’année noire de 2010. Les pays ont connu des évolutions très diverses en fonction de leur santé économique. Ainsi, la progression a été bonne en Allemagne, en France et en Scandinavie, mais plus lente au Royaume-Uni, en Irlande et dans quelques pays méditerranéens. Le secteur de la rénovation, essentiel en Europe, affiche une stabilité bien supérieure à celle du marché de la construction neuve. Les subventions pour rénovations et réparations ont été mises en place dans plusieurs pays, le dernier en date étant le Danemark. Suite aux difficultés auxquelles ont été confrontées les scieries européennes sur leurs marchés traditionnels, en Europe, les exportations vers de nouveaux pays ont progressivement augmenté. Le plus grand de ces marchés est l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient, régions caractérisées par une population jeune et en croissance rapide, avec un fort besoin de logements neufs, ainsi qu’une croissance économique nettement supérieure à celle de l’Europe. Ces dernières années, pour les importations de produits en pin, la région a dépassé l’Europe en termes de volumes. Les tensions que nous avons observées dans la région au premier trimestre ont entraîné une baisse de la consommation, mais moins forte que prévu. Selon nos estimations, la consommation annuelle devrait diminuer de 10 à 15 % en Égypte, mais pas du tout dans les autres pays. La grande exception est toutefois la Libye, où toutes les ventes et importations ont cessé depuis le début de la guerre. La Libye est un marché relativement petit pour les scieries scandinaves, mais important pour l’Autriche. Selon le scénario le plus optimiste, le pire est derrière nous, sauf en Libye. En revanche, si les tensions reprennent en Égypte ou se propagent aux autres grands marchés de la région (Algérie, Maroc, Arabie saoudite), cela pourra avoir des effets significatifs. La catastrophe naturelle survenue au Japon a détruit des villes et des villages dans le Nord-Est du pays. Nous estimons que d’importants travaux de reconstruction vont être lancés vers la fin de l’automne. Étant donné que la part de

1800 1600 1400 1200 1000 800 600 400 200 0 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011
Sapin blanc 12 Moyenne sur douze mois Sapin rouge 12 Moyenne sur douze mois

Les stocks des scieries suédoises ont augmenté au printemps 2011. Fin avril, les stocks étaient à un niveau moyen historique.

15 | timbernews

Les élans se jettent à l’eau
Chaque année, au même endroit, les élans traversent le fleuve Ångermanälven à la nage pour rejoindre les pâtures estivales. Photo : Erland Segerstedt

À Kullberg, quand les glaces de l’Ångermanälven se rompent et que la chaleur du printemps réveille la nature, des centaines d’élans traversent le fleuve à la nage pour atteindre les pâtures estivales.

C

haque année, fin avril-début mai, la faim commence à tenailler les cervidés. Ils sont alors plus de cent cinquante à se jeter à l’eau devant le centre de conférences que tiennent Kjell Mähler et Irene Hägglund à Kullberg, juste au Nord de Junsele. Cette année toutefois, ils ont commencé à arpenter les rives avec impatience dès la mi-avril. La soudaine apparition de la chaleur avait rompu les glaces et provoqué la débâcle.

Le photographe Erland Segerstedt s’est dépêché de sortir son appareil, mais au bout de trois jours d’attente sans apercevoir la moindre babine d’élan. Alors qu’il allait renoncer, deux specimens se sont immergés. Il a pu les immortaliser. Plus tard, dans la soirée, il en a vu douze autres entrer dans l’eau, mais il

faisait trop sombre pour les photographier. « Tous les ans, nous en comptons plus de cent cinquante, mais nous pensons qu’il y en a au moins encore autant, qui traversent peut-être le fleuve une fois la nuit tombée  », explique Kjell Mähler. Installé depuis 1994 à Kullberg, le couple a aménagé un site comportant une auberge de jeunesse, des chalets à louer, une piste de danse, un barbecue et même une salle spéciale d’où les visiteurs peuvent observer l’endroit où les élans sortent du fleuve pendant leur transhumance.

Il est vraisemblable qu’ils suivent le
même chemin depuis des millénaires. Des fosses de capture sont alignées sur la pointe de terre près du fleuve, où ils regagnent la terre ferme. « Les élans suivent les mêmes che-

mins, souvent le long des fleuves, depuis la nuit des temps. C’est pour cette raison qu’à l’Âge de pierre, il y avait des logements et des fosses sur le parcours », constate Margareta Bergvall, archéologue au musée départemental Murberget à Härnösand. Il n’y aura probablement jamais de foule à Kullberg pour observer la traversée des élans, car on ne peut se fier ni aux bêtes, ni à leur trajet. Pour attendre leur arrivée jour après jour, il faut de la patience et beaucoup de temps. « Ce n’est pas non plus souhaitable. S’il y avait trop de monde, ils choisiraient sans doute un autre chemin », conclut K. Mähler.
Mats Wigardt

timbernews | 16

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