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Chapitre III Entreprises relevant de l'IR : exonération en fonction du chiffre d'affaires CGI art. 151 septies 21000 Les plus-values professionnelles réalisées par les contribuables relevant de l'impôt sur le revenu dont les recettes n'excédent pas certains seuils peuvent être exonérées en tout ou partie, en application des dispositions de l'article 151 septies du CGI. L'exonération est réservée aux plus-values réalisées dans le cadre d'une activité agricole, artisanale, commerciale ou libérale exercée à titre professionnel pendant au moins cinq ans à condition que le bien cédé ne soit pas un terrain à bâtir. 21005 Le régime d'exonération des plus-values des petites entreprises, issu de l'article 11-II de la loi 76-660 du 19 juillet 1976, a connu depuis sa création de nombreux aménagements. En dernier lieu l'article 37 de la loi 2005-1720 du 30 décembre 2005 a apporté plusieurs modifications à ce régime, principalement sur les points suivants. Le bénéfice de l'exonération est réservé aux plus-values de cession réalisées dans le cadre d'une activité professionnelle. Cette condition fait obstacle à l'application du dispositif pour les plus-values réalisées en cas de cession d'un fonds de commerce donné en location-gérance. En outre, l'appréciation des seuils d'exonération est réalisée en prenant en compte les recettes hors taxes et s'opère de manière identique quelle que soit l'activité de l'exploitant et quelle que soit la période de réalisation de la plus-value, en cours ou en fin d'exploitation. Par ailleurs, lorsque la plus-value est réalisée par un exploitant individuel également membre d'une société de personnes, le respect des limites d'exonération est apprécié en prenant en compte la somme de ses recettes individuelles et de sa quote-part dans les recettes de la société. Enfin, la condition d'exercice de l'activité pendant au moins cinq ans est supprimée pour toutes les plus-values réalisées à la suite d'un sinistre ou d'une expropriation. 21010 Les aménagements apportés par l'article 37 de la loi 2005-1720 du 30 décembre 2005 s'appliquent aux plus-values réalisées depuis le 1er janvier 2006 et à celles réalisées au titre des exercices ouverts depuis le 1er janvier 2006. 21015 Pour les exercices ouverts en 2005 et clos en 2006, les contribuables ont eu le choix d'appliquer l'article 151 septies du CGI soit dans sa rédaction avant modification par la loi de finances rectificative pour 2005 soit dans sa nouvelle rédaction. Ainsi, notamment, un loueur de fonds qui a clos un exercice, ouvert en 2005, dans le courant de l'année 2006 peut bénéficier, si les conditions sont satisfaites, de l'exonération prévue à l'article 151 septies du CGI dans sa rédaction antérieure à celle issue de la loi de finances rectificative pour 2005. En revanche, à compter des exercices ouverts en 2006, la rédaction de l'article 151 septies du CGI ne permet plus au même loueur de fonds de bénéficier de la présente exonération. Inst. 13 mai 2009, 5 K-I-09 n° 148. Dans le même sens : Rép. Quentin : AN 16 janvier 2007 p. 556 n° 106684.

21020 Il convient également de rappeler que l'article 41 de la loi 2003-721 du 1er août 2003 avait introduit une importante réforme du régime pour les plus-values réalisées au cours d'exercices clos depuis le 1er janvier 2004. A cette occasion, tous les seuils d'exonération avaient été relevés, un dispositif d'exonération partielle avait été mis en place et les modalités d'appréciation des seuils d'exonération en cas d'activité mixte et de pluriactivité avaient été précisées par la loi. 21025 L'application de ce dispositif ne peut se cumuler ni avec l'exonération en fonction de la valeur des éléments cédés prévue à l'article 238 quindecies du CGI, ni avec la mise en oeuvre des dispositifs de report d'imposition prévus aux articles 41, 93 quater, I ter, 151 octies, 151 octies A et 151 octies B du même Code. Elle peut en revanche se cumuler avec l'application des dispositifs prévus aux articles 151 septies A (exonération des plus-values en cas de départ à la retraite) et 151 septies B du CGI (abattement sur les plus-values à long terme afférentes aux immeubles d'exploitation détenus depuis plus de cinq ans). Sur la combinaison du régime d'exonération de l'article 151 septies du CGI avec les autres régimes de faveur, voir BIC-VII26400 s. 21030 L'article 10, XII de l'ordonnance 2009-112 du 30 janvier 2009 prévoit que l'exonération des plus-values réalisées par les petites entreprises prévue à l'article 151 septies du CGI n'est pas applicable aux plus-values réalisées lors d'un transfert en fiducie. Cette règle tend à éviter qu'un transfert de biens en fiducie qui serait transcrit aux valeurs réelles ne puisse être réalisé en totale franchise d'impôt. Il convient de noter que l'impossibilité d'appliquer le régime d'exonération prévu par l'article 151 septies du CGI s'applique dans tous les cas, y compris lorsque le transfert en fiducie ne bénéficie pas du régime de faveur prévu à l'article 238 quater B du CGI. 21035 Remarque : L'exonération prévue par l'article 151 septies du CGI ne retire pas tout son intérêt au régime prévu à l'article 39 octodecies du CGI qui permet aux contribuables titulaires de BIC optant pour la première fois pour un régime réel d'imposition de constater en franchise d'impôt certaines plus-values acquises à la date de la prise d'effet de cette option ( RIE-III-20000 s.). Cette mesure présente un intérêt en cas de cession ultérieure des éléments concernés par les entreprises ne pouvant pas bénéficier de l'exonération de l'article 151 septies du CGI, soit parce que l'activité est exercée depuis moins de cinq ans, soit parce que leur chiffre d'affaires s'est élevé au-dessus des limites légales fixées par cet article, soit parce que l'élément d'actif en cause est un terrain à bâtir. La plus-value est en effet calculée d'après la valeur réelle à la date d'option et non pas d'après la valeur d'origine, sauf si le contribuable vient à cesser ou céder son exploitation moins de cinq ans après la création ou l'acquisition de celle-ci ( RIEIII-20700). 21050 L'étude du régime d'exonération des plus-values en fonction du montant des recettes nous conduira à examiner en premier lieu son champ d'application ( BIC-VII-21100 s.) puis les conditions ( BIC-VII-21800) et enfin la portée du dispositif ( BIC-VII-24800).

8 M-1521 n° 17. y compris les éléments isolés. 13 mai 2009. 30 décembre 1976. adm. 4 B-213 n° 3. libérale ou agricole ainsi que ceux que l'exploitant a décidé d'y porter dans le cadre de la liberté de gestion qui. Dans ce dernier cas. Entreprises concernées 21120 Les entreprises individuelles et les sociétés de personnes relevant de l'impôt sur le revenu peuvent bénéficier du régime d'exonération. commerciale. 5 G-244 n° 40 et 59. B. Dans le même sens pour les plus-values réalisées avant 2006 : Inst. D. sont susceptibles de bénéficier de l'exonération à l'exception des terrains à bâtir entrant dans le champ d'application de l'article 1594-0 G. 5 K-I-09 n° 5. D. l'exonération peut concerner tant les plus-values réalisées par la société ( DC-V-7890 s. quel que soit le régime d'imposition sous lequel elles sont placées. 13 mai 2009. 5 C-176 et 8 M-1-76 n° 430 . A du CGI. gérée et détenue par une ou plusieurs personnes physiques n'ayant pas constitué entre elles une société et regroupant des moyens d'exploitation et une clientèle propres. D. Inst. Cette activité doit toutefois être exercée à titre professionnel.) que celles réalisées par les associés à l'occasion de la cession de leurs droits sociaux ( DC-V-10400 s. 21130 L'entreprise individuelle se définit comme une unité économique autonome. 15 septembre 2000 . L'entreprise individuelle dispose d'un bilan fiscal où sont inscrits des éléments (actifs et passifs) affectés à l'exercice d'une activité professionnelle de nature industrielle. Activités concernées .quel que soit le régime d'imposition sous lequel elles sont placées (régime réel ou autre) . le cas échéant. . Inst. adm. 1er décembre 1995. 5 K-I-09 n° 6. adm. 15 mai 2000 . 5 E-3223 n° 47. A. 21125 L'exonération est susceptible de bénéficier aux seules entreprises relevant de l'impôt sur le revenu : . D. agricole ou libérale relevant de l'impôt sur le revenu. Peuvent également bénéficier du dispositif les éléments d'actif inscrits au bilan dans le cadre d'une décision de gestion. adm. 7 juin 1999 . Tous les éléments de l'actif immobilisé.Section I Champ d'application de l'exonération 21100 L'exonération prévue par l'article 151 septies du CGI peut s'appliquer à toutes les entreprises (personnes physiques ou sociétés de personnes) exerçant une activité artisanale. commerciale.qu'il s'agisse d'entreprises individuelles ou de sociétés ou groupements relevant du régime d'imposition des sociétés de personnes. lui est reconnue par la loi. artisanale.).

peut bénéficier de l'exonération dès lors qu'elles ont été exploitées par l'intéressé dans le cadre d'une activité professionnelle (CE 1210-1992 n° 80960 : BIC-VII-21210). Sur la nature des activités imposables dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux. Inst. artisanale. Par ailleurs l'exonération des plus-values réalisées depuis le 1er janvier 2006 est réservée à celles d'entre elles qui sont réalisées dans le cadre d'une activité exercée à titre professionnel ( BIC-VII-21300 s. Peuvent également bénéficier du dispositif prévu à l'article 151 septies du CGI les titulaires de charges et offices non commerciaux.). 13 mai 2009. 21180 Activité agricole. à l'exclusion des produits de concession. 13 mai 2009. et BA-VII-4200 s. agricole ou libérale ( BIC-VII-21170 s. le contribuable doit justifier que le bien dont la cession a dégagé une plus-value a été affecté à l'une des activités professionnelles visées à cet article et que celle-ci a été exercée pendant cinq ans avant la cession (CE 23-10-2002 n° 223084 : BIC-VII-21225). Sont qualifiées de professions libérales. Pour bénéficier de cette exonération.). 5 K-I-09 n° 12. Le Conseil d'Etat a également jugé que la plus value-réalisée lors de la cession de marques commerciales par le contribuable qui les a déposées.21150 Les plus-values susceptibles de bénéficier du dispositif prévu par l'article 151 septies du CGI sont celles réalisées dans le cadre d'une activité industrielle. 5 K-I-09 n° 13. il convient de se reporter à BA-I-200 s. il convient de se reporter à BIC-II-300 s. Nature de l'activité 21170 Activité commerciale. les professions dans lesquelles l'activité intellectuelle joue le principal rôle et qui consistent en la pratique personnelle d'une science ou d'un art. Sur la nature des activités imposables dans la catégorie des bénéfices agricoles. Inst. Pour plus de détails sur la définition des professions libérales. commerciale. a. Cession de droits de la propriété industrielle 21200 Le régime d'exonération prévu à l'article 151 septies du CGI n'est susceptible de bénéficier qu'aux plus-values de cession de brevets et droits assimilés. 5 K-I-09 n° 11. . 13 mai 2009. industrielle ou artisanale. Inst. 21175 Activité libérale. il convient de se reporter à BNC-I-1630 s. Il s'agit des activités dont les revenus sont imposables en tant que bénéfices industriels et commerciaux. Il s'agit des activités dont les revenus sont imposables en tant que bénéfices agricoles.

la jurisprudence et l'administration s'opposaient sur la question de savoir si tous les produits de la propriété industrielle pouvaient bénéficier du dispositif. I de la loi du 19 juillet 1976. la mesure d'exonération leur est également applicable ». Le Guen : AN 6-7-2004 : BIC-VII-21235). Un contribuable ne peut pas prétendre que les plus-values de cession des marques dont il était le déposant se rattachent à l'exercice d'une activité commerciale lorsque. Pour bénéficier de cette exonération.le brevet a été déposé quinze ans avant sa cession .21210 Les plus-values réalisées lors de la cession de marques commerciales par leur déposant peuvent bénéficier de l'exonération de l'article 151 septies du CGI si elles proviennent d'une activité commerciale. CE 12 octobre 1992 n° 80960. que trois autres marques étaient exploitées dans le cadre de deux exploitations agricoles et que.. il a concédé l'exploitation des cinq marques à une société qu'il a constituée avant de les lui céder. 7 e et 9e s.-s. Régime antérieur 21220 Avant l'intervention de l'article 37 de la loi 2005-1720 du 30 décembre 2005 qui a réservé le bénéfice de l'exonération aux cessions de brevets. en vertu des dispositions de l'article 11. Ndlr : Solution rendue dans le cadre du dispositif antérieur à la loi du 30 décembre 2005 qui a limité le bénéfice du dispositif d'exonération aux activités exercées à titre professionnel mais qui paraît transposable dans le cadre du dispositif actuel dans la mesure où la solution semblait déjà exiger une telle condition. Cette affectation n'est pas établie par les circonstances selon lesquelles : . après avoir déposé une nouvelle marque. En revanche l'administration refusait l'application de l'exonération en cas de concession de licences d'exploitation de brevets (Rép. Le Conseil d'Etat avait admis une telle possibilité pour les produits perçus au titre de la cession ou de la concession de brevets (CE 23 octobre 2002 n° 223084 : BIC-VII-21225). aux produits de la propriété industrielle. Dans les conclusions rendues sous cette décision. Guionnet : RJF 12/92 n° 1622. après avoir exploité une première marque dans le cadre d'une activité de négoce et de marchand en gros de cognac. le commissaire du gouvernement avait indiqué que « l'exonération [prévue à l'article 151 septies du CGI] constitue un élément à part entière du régime de taxation des plus-values professionnelles réalisées par les particuliers. le contribuable doit justifier que le bien dont la cession a dégagé une plus-value a été affecté à l'une des activités professionnelles visées à cet article et que celle-ci a été exercée pendant cinq ans avant la cession.le contribuable exerce une activité d'inventeur à raison de l'exploitation du brevet de galvanisation dont la cession a dégagé une plus-value . . Ce régime étant applicable. il en a concédé l'exploitation à une société et a cessé cette activité. 21225 Le législateur n'a pas entendu exclure du bénéfice de l'exonération prévue à l'article 151 septies du CGI les produits perçus par les inventeurs au titre de la cession ou de la concession de leurs brevets. .

. ou d'inventions brevetables. Ndlr : Cette solution revêt un caractère définitif.le contribuable a perçu et déclaré au cours de l'année de cession du brevet une somme de 50 000 F rémunérant la concession à une société tierce d'une licence d'exploitation de ce brevet. 3e s. Dans le même sens en ce qui concerne l'exigence de l'exercice d'une activité professionnelle : CAA Nancy 27 juin 1996 n° 94-982... l'administration indique que l'article 151 septies du CGI n'a pas vocation à exonérer les produits issus de la concession de licences d'exploitation de brevets. 21230 Le législateur n'a pas entendu exclure du bénéfice de l'exonération prévue à l'article 151 septies du CGI les produits perçus par les inventeurs au titre de la cession ou de la concession de leurs brevets. devenu définitif en raison du rejet du pourvoi en cassation : CE CAPC 28 novembre 1997 n° 182187 : RJF 1/98 n° 37. les contribuables doivent justifier que le bien dont la cession a dégagé une plus-value a été affecté à l'une des activités professionnelles visées à cet article et que celle-ci a été exercée pendant cinq ans avant la cession.). il n'apporte pas la preuve que cette activité a été exercée pendant cinq ans au moins.-s. Ndlr : Annulation de l'arrêt de la cour administrative d'appel de Lyon (CAA Lyon 10 mai 2000 n° 96-22135. 2e ch.. les plus-values réalisées dans le cadre d'une activité de sous-location d'immeubles sont en pratique exclues de l'exonération.-s. Le Guen : AN 6 juillet 2004 p. 8e et 3e s. Delot : RJF 11/00 n° 1264). . CAA Paris 21 octobre 2005 n° 01-3432. il ne peut bénéficier de l'exonération prévue par l'article 151 septies du CGI. Pour bénéficier de cette exonération. le pourvoi en cassation dirigé contre cet arrêt n'ayant pas été admis par la CAPC (CE (na) 15 novembre 2006 n° 288421. A supposer en effet que ces éléments permettent d'établir que le brevet a été exploité par lui avant sa cession et affecté à son activité professionnelle d'inventeur. lesquels revêtent la nature de recettes d'exploitation. P. En l'espèce. Sous-location d'immeubles 21240 Compte tenu de la limitation du dispositif aux seules activités exercées à titre professionnel instaurée par l'article 37 de la loi du 30 décembre 2005 ( BIC-VII-21300 s. 21235 Allant à l'encontre de la jurisprudence du Conseil d'Etat. CE 23 octobre 2002 n° 223084. 5100 n° 35625. Larroche : RJF 4/07 n° 431). 2e ch. Larroche : RJF 2/06 n° 139. En conséquence. Rép. B. 2e ch.. Délot : RJF 1/03 n° 40. Delot : RJF 11/96 n° 1294. Collin BDCF 1/03 n° 6. l'inventeur n'établit pas que les brevets apportés à une société ont été affectés à son activité professionnelle cinq ans avant cet apport dès lors qu'il a concédé une licence exclusive d'exploitation de ces brevets à une société avant l'expiration de ce délai de cinq ans. concl.

l'administration considérait déjà que ces activités n'étaient pas susceptibles de bénéficier du dispositif dès lors que l'article 151 septies du CGI est réservé aux cessions réalisées dans le cadre d'une activité libérale ( BIC-VII-21265). Ces modalités d'imposition n'ont pas pour effet de conférer un caractère libéral à l'activité en cause qui n'entre donc pas dans le champ d'application de l'article 151 septies du CGI. Inst. l'article 151 septies. exploitations lucratives et sources de profits ne se rattachant pas à une autre catégorie de bénéfices ou de revenus. sans préjudice. 21265 L'article 151 septies du CGI exonère. b. Ndlr : Un dispositif spécial de report d'imposition est prévu pour la plus-value constatée lors de la levée de l'option d'achat d'un immeuble acquis en crédit-bail et précédemment donné en sous-location nue. Exercice de l'activité à titre professionnel 21300 Pour les plus-values constatées depuis le 1er janvier 2006. les plus-values réalisées dans le cadre d'une activité libérale. 21315 Le respect de la condition d'exercice de l'activité à titre professionnel au sens de l'article 151 septies du CGI relève de l'appréciation de chaque situation de fait. Fosset : Sén. le volume de l'activité déployée est sans incidence sur son exercice à titre professionnel. La taxation dans la catégorie des bénéfices non commerciaux des revenus retirés d'une activité de sous-location résulte de l'application des dispositions de l'article 92. 5 K-I-09 n° 14 et 15. qui prévoient que sont considérés comme revenus assimilés aux bénéfices non commerciaux les revenus provenant de toutes occupations. Voir à ce sujet BIC-VII-80900 s. directe et continue à l'accomplissement des actes nécessaires à l'activité. L'exercice à titre professionnel implique la participation personnelle. I du CGI (dans sa rédaction issue de l'article 37 de la loi 2005-1720 du 30 décembre 2005) prévoit que l'exonération est réservée aux plus-values réalisées dans le cadre d'une activité exercée à titre professionnel.Régime antérieur 21260 Avant l'intervention de la loi 2005-1720 du 30 décembre 2005. 13 mai 2009. Principes 21310 Sous réserve des dispositions spécifiques aux loueurs en meublé professionnels. Rép. 12 août 1993 p. notamment. 1 du CGI. Elle nécessite une étude . l'application de l'article 151 septies du CGI implique que l'activité soit exercée à titre professionnel. de la condition tenant à une participation continue à cette activité ( BIC-VII-21345). En revanche. sous certaines conditions. 1391 n° 720.

etc. A cet égard. plus généralement. même si ces derniers sont en eux-mêmes nécessaires à l'activité (signature des déclarations fiscales par exemple). 13 mai 2009. 5 K-I-09 n° 16 et 17. Inst. Le concours de salariés ou l'exploitation conjointe de l'entreprise par plusieurs partenaires n'est pas incompatible avec l'exercice par le contribuable d'une activité professionnelle au sein de l'entreprise. Le fait que le contribuable ait participé au financement de l'activité ne saurait à lui seul caractériser l'exercice à titre professionnel de l'activité. 21330 La participation aux actes nécessaires à l'activité par le contribuable revêt un caractère professionnel au sens de l'article 151 septies du CGI lorsque celle-ci est à la fois personnelle. de la gestion du personnel. Il s'agit notamment. de l'achat des matières premières et marchandises. Ainsi. gestion des créances clients). la seule gestion du personnel d'une entreprise qui ne compte qu'un nombre restreint de salariés ne peut être regardée comme constitutive d'une participation à titre professionnel à l'activité. leur qualification à participer à l'activité en cause. 5 K-I-09 n° 19 et 20. relations avec les établissements financiers). 13 mai 2009.) et résulter de l'accomplissement d'un ensemble d'actes constitutifs d'une des fonctions nécessaires à l'entreprise et non d'actes isolés. Inst. les services sont invités à se fonder sur un faisceau d'indices pour apprécier le caractère non professionnel de l'activité. établissement des déclarations fiscales. etc. pour une activité industrielle et commerciale. . de l'embauche des salariés et. 21320 Les actes nécessaires à l'activité s'entendent de ceux réalisés dans le cadre des fonctions que nécessite la gestion opérationnelle d'une entreprise ou d'une société. Cette analyse pourra être appuyée des éléments du contexte propre à chaque affaire tels que les autres activités exercées par les personnes concernées. de l'animation des forces de vente. Le point de savoir si l'accomplissement de tâches administratives et comptables caractérise la participation à titre professionnel à l'activité dépend de la taille de l'entreprise et de la complexité de son organisation. l'exercice des tâches nécessaires à l'activité peut être réparti entre plusieurs personnes. de la gestion financière de l'entreprise (gestion de trésorerie.approfondie des actes et diligences accomplis par le contribuable ou la société dans la poursuite de l'activité. Cette participation doit répondre aux conditions mentionnées ci-après ( BIC-VII-21330 s. de la conception et la production des produits ou services. La nature des actes nécessaires dépend du type d'activité exercée et de la taille de l'entreprise ou de la société. Inst. dans la mesure où ce dernier participe effectivement aux actes nécessaires à l'activité. Ainsi. 5 K-I-09 n° 21. 21325 L'exercice d'une activité professionnelle au sens de l'article 151 septies du CGI n'est pas subordonné à la condition que le contribuable se consacre seul à l'accomplissement de l'ensemble des actes nécessaires à l'activité. de la prospection des clients. Il ne saurait donc être exigé qu'une personne accomplisse l'ensemble des actes nécessaires à l'activité pour que soit reconnu le caractère professionnel de l'exercice de celleci. 13 mai 2009. de sa gestion comptable et administrative (tenue de comptabilité. de la négociation des contrats commerciaux. règlement des factures et salaires. compte tenu de la nature et de la taille de l'entreprise.

de manière générale. containers. Inst. 13 mai 2009. 5 K-I-09 n° 24. les personnes qui confient. Inst. à l'accomplissement des actes nécessaires à l'activité. 13 mai 2009. 21340 Ainsi. VII du CGI. 13 mai 2009. Inst.Exercice de l'activité à titre professionnel . les loueurs d'immeubles industriels et commerciaux munis de leurs équipements. 21350 Ne peuvent donc pas bénéficier des dispositions prévues à l'article 151 septies du CGI. accompagnée ou non de la location de terres agricoles. en général. les loueurs de fonds de commerce ainsi que les bailleurs à ferme. Inst. les activités de rapport ne sont pas en principe considérées comme pouvant être exercées à titre professionnel. Inst. régulier dans le fonctionnement de l'entreprise. les particuliers qui se livrent par l'intermédiaire de sociétés de gestion. en droit ou en fait. 21335 Le contribuable doit participer en personne pour son propre compte. quelle que soit l'organisation juridique de cette activité. 5 K-I-09 n° 23.directe et continue. les loueurs en meublé n'ayant pas la qualité de loueur professionnel au sens de l'article 151 septies. 14 TA Paris 20-9-2010 n° 08-7157 21355 S'agissant des plus-values réalisées après la date de cessation partielle de l'entreprise il est précisé que la seule activité de mise à disposition de droits à paiement unique. à la location de wagons. 21355 Entreprises relevant de l'IR : exonération en fonction du chiffre d'affaires . n'est pas considérée comme exercée à titre professionnel au sens de l'article 151 septies.Exercice de l'activité en tant que gérant de la société . la gestion de cette activité à un tiers par l'effet d'un mandat. Si la participation continue à la poursuite de l'activité suppose que le contribuable y consacre une grande partie de son temps. 5 K-I-09 n° 22. 5 K-I-09 n° 25. Inst. 5 K-I-09 n° 25. 13 mai 2009. 16 octobre 2009. I du CGI. Sont plus généralement concernées les personnes investissant dans des entreprises dans le cadre de la gestion de leur patrimoine privé. cette règle n'interdit pas que certaines fonctions soient exercées par un salarié). notamment. 21345 La notion de participation continue implique un investissement constant et. elle n'implique pas en revanche qu'il exerce là sa seule activité professionnelle ni que l'accomplissement des diligences en cause constitue sa profession principale. 5 E-7-09 n° 21. De ce fait. d'un contrat de travail ou de toute autre convention ne peuvent être considérées comme participant de façon personnelle. directe et continue à la gestion de l'entreprise (bien évidemment. BF 1/11 inf.. 13 mai 2009. etc.

14 DATE D'APPRÉCIATION DU CARACTÈRE PROFESSIONNEL DE L'ACTIVITÉ 21380 La condition tenant à l'exercice d'une activité professionnelle est appréciée au titre de l'exercice de réalisation de la plus-value. S'il vend les biens . Il sera toutefois admis que l'exercice à titre professionnel d'une activité puisse. Ces biens immobiliers sont loués au nouvel exploitant et demeurent inscrits au bilan d'exploitation du cédant. L'administration accepte.). 13 mai 2009. Cette solution concerne tout particulièrement les exploitants viticoles. voir l'étude qui leur est consacrée à BIC-VII-25800 s. VII du CGI opère une distinction entre les loueurs professionnels et les loueurs non professionnels.locataire-gérante du fonds de commerce TA Paris 20-9-2010 n° 08-7157 BF 1/11 inf.Exercice de l'activité à titre professionnel . 14 Cas des locations meublées 21360 En ce qui concerne les loueurs en meublé. en conservant néanmoins une partie du stock de bouteilles et des hangars et entrepôts abritant l'outillage et les installations viticoles cédées. 5 K-I-09 n° 31. Alors que le dispositif d'exonération prévu par l'article 151 septies est applicable aux loueurs professionnels. 21370 Entreprises relevant de l'IR : exonération en fonction du chiffre d'affaires . 21385 L'exercice à titre professionnel de l'activité s'apprécie au titre de la période fiscale au cours de laquelle la plus-value de cession est réalisée ainsi qu'au titre des cinq années d'exploitation exigées par la loi (voir BIC-VII-23640 s. poursuivre son activité professionnelle jusqu'à la liquidation de son stock de vins. Au cours des années qui suivent la cession. les plus-values réalisées par les loueurs non professionnels lors de la cession de locaux d'habitation meublés sont soumises aux règles des plus-values privées prévues aux articles 150 U à 150 VH du même Code. Il est réputé alors. 21390 Exemple : Un viticulteur vend son exploitation à un repreneur. en fin d'exploitation. perdurer jusqu'à la fin du cycle économique attaché à cette activité. le viticulteur cédant vend son stock de vins par exemple à des touristes de passage et des restaurants locaux.Exercice en qualité de propriétaire du fonds puis en tant que gérant de la société locataire-gérante TA Paris 20-9-2010 n° 08-7157 BF 1/11 inf. pour l'application de l'article 151 septies du CGI. sous certaines conditions. Inst. qu'un exploitant soit réputé poursuivre son activité jusqu'à la fin du cycle économique correspondant. l'article 151 septies. Sur le régime des loueurs en meublé.

Inst. : RJF 6/85 n° 865. Ndlr : On rappelle que la jurisprudence et la doctrine s'accordent pour considérer que la cession de ses stocks par un agriculteur. l'exonération ne s'appliquerait pas pour les cessions intervenues durant cette période de liquidation. si au cours de la période qui suit la fin de l'exercice à titre professionnel de l'activité les seuils de recettes étaient dépassés. les recettes de l'exploitation n'excèdent pas les seuils mentionnés au a du 1° et au 2° de l'article 151 septies du CGI. Inst. directe et continue aux actes nécessaires à l'activité. L'agriculteur est alors regardé dans ce cas de figure comme poursuivant une activité agricole (CE 18-5-1984 n° 36867 : BA-IV-13575 .-s. En outre. constitue des bénéfices agricoles. à raison de la vente d'un terrain qu'il avait donné à bail à ferme à un tiers. Cette condition n'est pas exigée pour les exploitants ayant cessé leur activité professionnelle avant l'entrée en vigueur du dispositif issu de l'article 37 de la loi 2005-1720 du 30 décembre 2005. Bien évidemment. SOLUTIONS DIVERSES 21410 Un agriculteur relevant du régime du forfait ne peut bénéficier de l'exonération prévue à l'article 151 septies du CGI. 13 mai 2009. 5 K-I-09 n° 31. 5 K-I-09 n° 31. Coïndivisaires 21420 L'administration considère que la présomption fiscale de co-exploitation induite par l'indivision n'emporte aucune conséquence quant à l'exercice à titre professionnel de l'activité concernée. il pourra donc bénéficier de l'exonération des plus-values dans les conditions prévues à l'article 151 septies. 21425 . 21395 Il est précisé que la tolérance visée à BIC-VII-21385 est subordonnée à la condition qu'à la fin de l'exercice à titre professionnel de l'activité (au moment de la vente de l'entreprise à un repreneur dans l'exemple). comme l'exploitant de ce terrain et ne peut soutenir que la cession du terrain a été réalisée dans le cadre de son activité agricole. depuis la conclusion du bail. 13 mai 2009. CE 23-3-2005 n° 237810 : BA-IV-13585).immobilisés loués avant ce terme. Seuls sont regardés comme exploitant une activité à titre professionnel ceux d'entre eux qui participent de manière personnelle. la solution retenue par l'administration nous paraît découler de la jurisprudence. l'exonération ne peut porter que sur les éléments de l'actif immobilisé inscrits au bilan de l'entreprise lorsqu'elle cesse son activité professionnelle et qui demeurent inscrits à ce bilan au cours de la période de liquidation. CE 17 avril 1985 n° 44597. Dans cette situation. L'intéressé ne peut en effet être considéré. 9e et 7 e s. après la cession ou la cessation de son activité.

ayant participé de manière personnelle. celle de co-exploitant au regard de la loi fiscale (CE 23-6-1978. Toutefois les droits indivis qu'il détient sur la valeur des actifs affectés à l'exercice de l'activité professionnelle exercée par l'usufruitier ont toujours du point de vue fiscal le caractère d'un élément de patrimoine professionnel. la qualité de coindivisaire n'emporte aucune conséquence quant à la caractérisation d'une participation à titre professionnel. les co-indivisaires d'une exploitation acquièrent. Il en résulte que la plus-value réalisée à l'occasion de la cession de l'activité est une plus-value professionnelle imposable (CE 27-10-1999 n° 182500 : DC-V-24390). 13 mai 2009. Ainsi. y compris dans le cas où il ne participe pas lui-même à l'activité. directe et continue aux actes nécessaires à l'exploitation de l'activité en indivision. Elle ne pourra bénéficier de l'exonération prévue à l'article 151 septies du CGI que si la participation du contribuable à l'activité est établie. à l'activité de l'indivision. n° 278857 : BIC-VII-24180).). Toutefois. Entreprises démembrées 21440 En cas de démembrement de propriété. cette plus-value n'entre pas dans le champ de l'exonération prévue par l'article 151 septies du CGI dès lors que le contribuable ne participait pas à l'exploitation du fonds de commerce. la cour administrative d'appel de Bordeaux dans un arrêt du 19 décembre 2000 ( BIC-VII-21455) avait exclu de l'exonération la plus-value constatée par un contribuable lors de l'apport en société de la nue-propriété d'un fonds de commerce. le caractère d'une plus-value professionnelle. Pour parvenir à cette solution rigoureuse qui prêtait à discussion. pour la mise en oeuvre de la présente exonération. ne seront considérés comme exploitants exerçant une activité professionnelle que les co-indivisaires. elle s'était semble-t-il fondée sur l'exposé des motifs du projet de la loi du 19 juillet 1976 (dont est issu l'article 151 septies du CGI). à laquelle l'administration s'est ralliée. 21455 La plus-value constatée par un contribuable lors de l'apport en société de la nue-propriété d'un fonds de commerce de boulangerie-pâtisserie présente. usufruitiers ou nupropriétaires. ou non. Inst. 5 K-I-09 n° 26. établit une règle purement fiscale selon laquelle la qualité de coindivisaire d'une entreprise entraîne celle de co-exploitant. et comme l'indique la jurisprudence la plus récente (CE 28-4-2006. Dispositions antérieures 21450 Antérieurement à l'instauration de la limitation du dispositif aux seules activités exercées à titre professionnel. Cette jurisprudence.Conformément à une jurisprudence constante du Conseil d'Etat. assurée par ses . il résulte de la jurisprudence que le nu-propriétaire n'a pas en principe la qualité de coexploitant sauf s'il participe à une société de fait constituée avec l'usufruitier (CE 28-4-2006 n° 02-2098 : DC-V-23120 s. eu égard à la nature des droits cédés. Toutefois. selon lequel l'exonération vise les plus-values réalisées par « les petits entrepreneurs individuels sur leur outil de travail ». n° 4834 : DC-V-24340). du fait même de cette qualité.

) . tous les éléments de l'actif immobilisé sont susceptibles de bénéficier de l'exonération prévue par l'article 151 septies du CGI ( BIC-VII-21520 s.). 3e ch. Bailleurs à métayage 21460 Les bailleurs à métayage peuvent bénéficier des dispositifs prévus à l'article 151 septies du CGI dans la mesure où ils participent effectivement aux risques de l'exploitation. comme affectés à l'activité professionnelle. Par ailleurs. . certaines plus-values.de droits ou parts détenus par un associé d'une société ou d'un groupement relevant du régime d'imposition des sociétés de personnes qui y exerce son activité professionnelle au sens de l'article 151 nonies. conformément aux prescriptions des articles L 417-1 et suivants du Code rural. 13 mai 2009. Plus-values concernées 21500 A l'exception des terrains à bâtir.). I du CGI (voir sur ce point BIC-VII-25730 s. l'exonération n'est susceptible de bénéficier qu'aux plus-values de cession ( BICVII-21600 s.parents usufruitiers.d'éléments corporels ou incorporels inscrits à l'actif immobilisé ou sur le registre des immobilisations. le fonds de commerce ou le fonds agricole. libérale ou agricole. 5 K-I-09 n° 33. par nature. ne relèvent pas de ce dispositif. CAA Bordeaux 19 décembre 2000 n° 97-2211. C. à l'exception de certains terrains à bâtir (voir BIC-VII-21550 s. Inst. c'est-à-dire celles réalisées à l'occasion de la cession d'un élément d'actif immobilisé par une entreprise ou une société ou un groupement non soumis à l'impôt sur les sociétés qui exerce une activité industrielle.). bien que présentant un aspect professionnel. Inst. 5 K-I-09 n° 34 et 35. Collongues : RJF 4/01 n° 445. Eléments d'actif concernés 21520 Sont visées par le dispositif prévu à l'article 151 septies du CGI les plus-values réalisées à l'occasion de la cession : . 13 mai 2009. Toutefois. commerciale. 5 K-I-09 n° 27. Il en est ainsi également des éléments d'actif considérés. Ne sont pas concernées les plus-values réalisées lors de transferts de biens ou de droits dans un patrimoine fiduciaire effectués dans le cadre d'une opération de fiducie définie à l'article 2011 du Code civil (article 10 de l'ordonnance n° 2009-112 du 30 janvier 2009). 21505 Entrent dans le champ du dispositif prévu à l'article 151 septies du CGI les plus-values professionnelles. comme notamment. 13 mai 2009. Inst. .. artisanale.

qui ne seraient pas inscrites à l'actif du bilan ou portées sur le tableau 2033 C (immobilisations et amortissements). En application de l'article 38 sexdecies GA de l'annexe III au CGI. Comité fiscal de la mission d'organisation administrative : réunion du 22 avril 1999. 4 p. . au moment de leur aliénation. l'administration a précisé que l'actif professionnel se définit comme les biens affectés par nature à l'activité et ceux affectés par destination à l'activité ( RIE-II-610 s.le bien cédé ne doit pas constituer un terrain à bâtir au sens de l'article 1594-0 G. les immobilisations susceptibles de bénéficier de ce dispositif d'exonération s'entendent : .). des immobilisations portées sur le tableau 2033 C (immobilisations et amortissements) .l'activité agricole doit avoir été exercée à titre principal pendant au moins cinq ans . ateliers.d'une part. En pratique. pour les contribuables imposés selon le régime simplifié.. ces inscriptions constituent des décisions de gestion qui sont opposables tant à l'administration qu'à l'intéressé ( BIC-IV-7360) . Cette exonération partielle s'applique uniquement aux terres et aux bâtiments d'exploitation qui.et. 21525 Le dispositif d'exonération prévu à l'article 151 septies du CGI concerne les plus-values qui. Par ailleurs. machines. des immobilisations inscrites à l'actif du bilan ou. c'est-à-dire non susceptibles d'un autre usage (fonds de commerce. 8 ( BIC-IV-7462)]. à défaut d'exonération. figurent au bilan de l'exploitation soumise à un régime réel d'imposition (régime réel normal ou simplifié de droit ou sur option). A du CGI. Le versement d'un droit d'entrée relève par conséquent du régime d'imposition des plus-values à long terme et peut bénéficier de l'exonération prévue à l'article 151 septies du CGI [CE 3-7-2009 n° 298433 : FR 40/09 inf.21522 Un exploitant peut maintenir à l'actif de son bilan le droit au bail sur le local d'exploitation même s'il conserve l'immeuble dans son patrimoine privé après l'avoir acquis.).. ce sont essentiellement les biens affectés par nature à l'activité qui sont placées sous le régime des plus-values professionnelles et peuvent en conséquence bénéficier de l'exonération des plus-values prévue à l'article 151 septies du CGI. pour les contribuables bénéficiant de la dispense du bilan prévue au VI de l'article 302 septies A bis du CGI. des immobilisations affectées par nature à l'exploitation. 21530 S'agissant des contribuables relevant du régime des micro-entreprises. Par suite. les plus-values réalisées lors de la cession de terres ou de bâtiments d'exploitation ne sont pas retenues dans la base de l'impôt pour la fraction acquise avant le 1er janvier de la première année au titre de laquelle le montant des recettes a dépassé la limite du forfait. . il est admis que le . Elle est subordonnée aux conditions suivantes : . bien que l'article 38 sexdecies GA de l'annexe III au CGI ne vise que les plusvalues réalisées à l'occasion de la cession de terres et de bâtiments. relèveraient du régime des plus-values professionnelles prévu aux articles 39 duodecies à 39 quindecies du CGI. d'autre part. 21535 Les cessions de terres agricoles ou de bâtiments inscrits à l'actif d'une exploitation agricole font l'objet d'un traitement fiscal particulier.

Les plus-values réalisées lors de la cession de terrains à bâtir ne peuvent bénéficier d'aucune exonération au regard des dispositions de l'article 151 septies du CGI. Rép. Inst. c'est-à-dire ceux dont la mutation est dans le champ d'application de la TVA et exonérée de taxe de publicité foncière ou de droits d'enregistrement. 8 M-1-04. 5 K-I-09 n° 36 et 37. Il est précisé que les terrains expropriés qui ne remplissent pas les conditions mentionnées aux a et b de l'article L 13-15. il est rappelé que l'obtention d'un permis de construire ou le commencement des travaux de construction d'immeubles affectés à un usage autre que l'habitation dans les quatre ans de la cession du bien entraîne en principe l'assujettissement de cette opération à la TVA. 21540 Les cessions de terrains qui ne donnent pas lieu au paiement de la TVA immobilière peuvent bénéficier de l'exonération prévue à l'article 151 septies du CGI. 13 mai 2009. En revanche. Inst. 5 E-3-04 n° 41 et 42 . Toutefois. 4 B-3-04 n° 16 . II-1° du Code de l'expropriation pour cause d'utilité publique ne sont pas considérés. 9985 n° 70591.). depuis le 1er janvier 2004. Inst. 13 mai 2009. Dans le même sens pour les plus-values antérieures à 2006 : Inst. 18 août 2004. la fraction de plus-value acquise avant le 1er janvier de l'année au titre de laquelle les recettes de l'agriculteur ont franchi pour la première fois la limite du forfait est imposée selon le régime des plus-values des particuliers ( BA-IV-8325 s). 21555 A titre de rappel. et donc la reprise de l'exonération dont le contribuable a indûment bénéficié. la taxe de publicité foncière ou le droit d'enregistrement. 13 mai 2009. l'exonération ne s'étend pas aux plantations et aux améliorations temporaires ( BA-IV-8470). Fiche 13 n° 16. 5 K-I-09 n° 39 à 41. Inst. comme des biens entrant dans le champ d'application du A de l'article 1594-0 G du CGI ( BIC-VII-26230 s. 14 janvier 2004. Biens exclus 21550 Les terrains à bâtir s'entendent des biens qui entrent dans le champ d'application de l'article 1594-0 G. 21560 .bénéfice de l'exonération partielle s'applique également aux plus-values de cession afférentes aux améliorations foncières permanentes ainsi qu'aux installations qui présentent un caractère immobilier et en constituent un élément du prix de revient. Toutefois. quels que soient le montant des recettes du contribuable et la durée d'exercice de l'activité. Lorsque l'une de ces deux conditions n'est pas remplie. Grand : AN 25 octobre 2005 p. 5 K-I-09 n° 38. Inst. les plus-values réalisées lors de la cession de terrains à bâtir inscrits à l'actif d'une entreprise sont soumises au régime des plus-values professionnelles prévu aux articles 39 duodecies à 39 quindecies et 93 quater du CGI. de ce fait. A du CGI. sont éligibles au dispositif d'exonération les plus-values réalisées lors de la cession de terrains à bâtir à des personnes physiques lorsque les terrains sont destinés à la construction d'immeubles que ces personnes affectent à un usage d'habitation et supportent. 30 août 2004. pour le présent dispositif.

21615 Les rachats ou annulations des droits ou parts par la société ou le groupement qui les a émis entrent dans le champ du présent dispositif. L'administration admet également au bénéfice du dispositif les cessions résultant d'événements tels que l'expropriation.Dès lors qu'un terrain a été acquis par quatre SNC en vue de la revente.-s. partage. l'expulsion. Sont notamment concernées les plusvalues réalisées à l'occasion d'une vente. retrait pur et simple de l'actif. 21610 L'exonération prévue à l'article 151 septies du CGI s'applique aux plus-values réalisées à l'occasion de la cession d'éléments d'actif immobilisé ou d'éléments d'actif affectés à l'exercice de la profession au sens de l'article 151 nonies. la cour administrative d'appel de Nancy a jugé que la plus-value constatée lors de la réévaluation libre d'un fonds de commerce ne peut bénéficier du régime d'exonération (CAA Nancy 30-12-2000 n° 96-2700 : BIC-VII-21620). cessation d'activité. voir également BIC-VII-21200 s. Inst. l'éviction ou la réquisition. renonciation contre indemnité à un droit d'exclusivité. La cession peut aussi résulter d'événements tels que l'expropriation. 21605 Est en revanche exclu du bénéfice de l'exonération le résultat net de la concession de licence d'exploitation des brevets. La cession revêt ainsi le plus souvent la forme d'une vente. la cession répond à une définition large et correspond. en règle générale. il présente le caractère d'un élément de stock dont la cession ne peut bénéficier de l'exonération des plus-values prévue par l'article 151 septies du CGI. : RJF 12/99 n° 1507. l'article 151 septies. Sur le régime des indemnités d'expropriation perçues par les exploitants agricoles.). mais peut consister également en d'autres opérations (apport en société. échange. qu'il n'a pas cessé d'avoir cette destination après l'élargissement de l'objet social des sociétés à la gestion de patrimoine immobilier. CE 13 octobre 1999 n° 186135. 21620 . 5 K-I-09 n° 44. inventions brevetables ou procédés de fabrication industriels (à ce sujet. II du CGI (dans sa rédaction issue de l'article 37 de la loi 2005-1720 du 30 décembre 2005) prévoit que l'exonération n'est susceptible de bénéficier qu'aux plus-values de cession. 8e et 9e s. Par ailleurs. Pour l'application de ce dispositif. et que sa présence dans leur patrimoine n'était pas nécessaire à la réalisation de ce nouvel objet. d'une donation. 13 mai 2009. Inst. d'une cessation d'activité ou du retrait du patrimoine professionnel. Plus-values de cession 21600 Pour les plus-values réalisées depuis 2006. Il en est de même des concessions de licence de marques commerciales. d'un apport en société. 5 K-I-09 n° 42 et 43. voir BA-IV-5100 s. etc). l'éviction ou la réquisition. I du CGI. à toute opération aboutissant à la sortie de l'actif de l'élément considéré. l'expulsion. 13 mai 2009. donation.

.250 000 € HT pour les entreprises industrielles et commerciales de vente ou de fourniture de logement.les plus-values réalisées par les contribuables dont les recettes annuelles excèdent 350 000 € HT ou 126 000 € HT sont imposées dans les conditions de droit commun prévues aux articles 39 duodecies et suivants du CGI. à l'exception des locations meublées. La fraction de la plusvalue exonérée est d'autant plus faible que les recettes se rapprochent de la limite supérieure.et à 90 000 € HT pour les autres entreprises (prestataires de services. Section 2 Conditions d'application A. . . dans sa rédaction issue de l'article 37 de la loi 2005-1720 du 30 décembre 2005. 2e ch. Ces règles. Montant des recettes 21800 Le régime prévu à l'article 151 septies du CGI s'adresse aux contribuables dont les recettes annuelles hors taxes n'excèdent pas une limite qui varie selon la nature de l'activité exercée. les entreprises de travaux agricoles ou forestiers bénéficient . sont exonérées à raison d'une fraction de leur montant . 21810 Bien que fournissant des prestations de services imposables dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux. 21805 Pour les plus-values réalisées depuis 2006. CAA Nancy 30 décembre 2000 n° 96-2700. les dispositions de l'article 151 septies du CGI conduisent à distinguer trois situations : . sont exonérées pour la totalité de leur montant . Deselu : RJF 11/01 n° 1355. applicables quel que soit le régime d'imposition du contribuable. Pour les plus-values réalisées depuis 2006.les plus-values réalisées par les contribuables dont les recettes annuelles sont comprises entre 250 000 € HT et 350 000 € HT. les limites de chiffre d'affaires prévues par l'article 151 septies du CGI.les plus-values réalisées par les contribuables dont les recettes annuelles n'excèdent pas 250 000 € HT. bénéfices non commerciaux). en deçà desquelles les plus-values bénéficient d'une exonération totale sont fixées à : . ou 90 000 € HT et 126 000 € HT. sans dépasser respectivement 350 000 € HT et 126 000 € HT. les recettes à prendre en compte pour l'appréciation des seuils s'entendent de la moyenne des recettes réalisées au titre des exercices clos. au cours des deux années civiles qui précèdent l'exercice de réalisation de la plus-value. Par suite.. ou 90 000 € HT selon la nature de l'activité.La plus-value constatée lors de la réévaluation libre d'un fonds de commerce ne peut bénéficier du régime d'exonération des plus-values des petites entreprises. et les exploitants relevant des bénéfices agricoles . Une exonération partielle s'applique aux exploitants dont le chiffre d'affaires excède ces seuils. concernent aussi bien les plus-values réalisées en cours d'exploitation que celles réalisées en fin d'exploitation. ramenés le cas échéant à douze mois.

21835 L'administration a précisé que cette règle s'applique notamment aux entreprises du secteur du bâtiment qui fournissent. Elle concerne également les détaillants de presse qui commercialisent les produits du Loto et qui procèdent à l'achat-revente de bimbeloterie et produits divers ( BIC-VII-21850). Pour bénéficier de l'exonération totale le montant global des recettes ne doit pas dépasser le seuil prévu pour les activités de vente.de ventes de marchandises. Inst. Ces règles ne s'appliquent par hypothèse qu'aux entreprises relevant des bénéfices industriels et commerciaux dès lors que les titulaires de bénéfices agricoles et de bénéfices non commerciaux relèvent respectivement de la première et de la seconde catégorie d'activités définies au a) et b) de l'article 151 septies. qui fournissent en sus de la main-d'oeuvre. c'est-à-dire lorsqu'un contribuable réalise à la fois des activités : .et des prestations de services autres que la fourniture de denrées ou de logement.). . le régime d'exonération prévu à l'article 151 septies du CGI n'est applicable que si les entreprises respectent une double limite des recettes. Dans cette hypothèse. l'entreprise peut le cas échéant bénéficier de l'exonération partielle ( BIC-VII-25470 s. mais aussi les matériaux ou matières premières ( BIC-VII-21845). II-2° du CGI prévoient des règles spécifiques pour calculer les limites d'exonération des recettes en cas d'activités mixtes. 13 mai 2009. les matières premières entrant dans la composition des prothèses ( BIC-VII-21845). 21845 . Ils peuvent s'en tenir au respect du seuil relatif aux activités de vente. l'administration a accepté d'écarter cette règle s'agissant des prothésistes dentaires. et la part correspondant aux activités de prestations de services doit en outre respecter le seuil propre à ces activités ( BIC-VII-25370 s. 21815 En ce qui concerne l'appréciation de la condition relative au montant des recettes pour l'exonération des plus-values réalisées par les sociétés de personnes ou par les associés de ces sociétés lors de la cession de leurs droits sociaux.pour l'application de l'article 151 septies du CGI d'un seuil d'exonération spécifique ( BICVII-22950 s. Si ces seuils sont dépassés. non seulement la main-d'oeuvre. 5 K-I-09 n° 121.). Activités mixtes 21830 L'activité d'une entreprise est mixte lorsqu'elle exerce une activité d'achat-revente et réalise également des prestations de services. objets. En revanche.). 21840 Les 4e et 5e alinéas de l'article 151 septies. fournitures et denrées à emporter ou à consommer sur place ou de fourniture de logement (à compter du 1er janvier 2009 est exclue de cette catégorie la location directe ou indirecte de locaux d'habitation meublés ou destinés à être loués meublés) . II-1° du CGI. voir BIC-VII-25620 s.

Soulier : AN 10 février 2004 p. résines. Lorsqu'ils n'acquièrent pas la propriété des marchandises qu'ils diffusent. paraît la plus expédiente pour apporter la preuve que les limites de chiffre d'affaires sont respectées. 4 B-3-04 n° 10. Il en est de même. qu'il convenait d'appliquer pour la mise en oeuvre de l'exonération des plus-values la règle énoncée à l'article 50-0 du CGI (régime « micro-BIC »). il convient que les factures délivrées fassent apparaître distinctement la part relative aux prestations de services et celle afférente aux ventes. en principe. s'agissant de l'activité de commercialisation des produits du Loto.. Inst. ne supportent pas le risque de perte en cas d'invendus. AN 30 janvier 2002 p. L'exonération de la plus-value n'était donc susceptible de s'appliquer selon elle que si le total des recettes provenant des deux catégories d'activités n'excédait pas 152 600 € TTC. Pour apprécier la double limite.. des matières premières fournies par leurs clients ou effectuent des réparations (RIE-I-2187). 962 . 30 août 2004. Martin : AN 18 mai 2002 p. 1533 n° 60548). en particulier. et si les recettes afférentes à la seule activité de prestataire de services n'excédaient pas elles-mêmes 54 000 € TTC (Rép. des stipulations du contrat qui les lie à leurs commettants. céramiques. Martin déb. 1046 n° 29191. pour l'essentiel.) qui entrent dans la composition des prothèses qu'ils réalisent. 21850 S'agissant de l'appréciation des seuils d'exonération des plus-values prévus par l'article 151 septies du CGI en cas d'exercice d'activités de distribution presse et de produits du Loto ainsi que d'achat et de vente de bimbeloterie et de produits divers. Rép. A cet égard. qui exige le respect cumulatif des deux limites applicables. . à la suite d'un changement de doctrine. est proportionnelle au montant des opérations réalisées. déjà courante chez de nombreux professionnels. En revanche. s'appliquent notamment aux entreprises du bâtiment qui fournissent non seulement la main-d'oeuvre mais aussi les matériaux ou matières premières entrant à titre principal dans l'ouvrage qu'elles réalisent. 13 mai 2009. fixée préalablement. Plus-values réalisées au cours d'exercices clos avant 2004 21860 Avant l'intervention de l'article 41 de la loi 2003-721 du 1er août 2003 qui a fixé expressément les règles de détermination des seuils d'exonération en cas d'activité mixte. le double seuil des recettes (seuils relatifs aux activités d'achat-revente et ceux relatifs aux prestataires de services) doit être respecté de façon cumulative par le contribuable afin de déterminer s'il peut bénéficier de l'exonération totale ou partielle des plus-values professionnelles. Rép. et BIC-VII-25470 s. les recettes afférentes à cette activité doivent être prises en compte pour déterminer si le seuil applicable aux prestataires de services est respecté. et que leur rémunération. ils sont des prestataires de services lorsqu'ils utilisent. pour les détaillants justifiant qu'ils agissent en qualité de mandataire au nom et pour le compte de leur commettant. en sus de la main-d'oeuvre. les matières premières (métaux. 5 K-I-09 n° 125. Il est rappelé que les prothésistes dentaires exercent une activité de vente lorsqu'ils fournissent. l'administration a précisé que la qualification de l'activité des détaillants de presse dépend essentiellement des conditions dans lesquelles ils l'exercent et. l'administration avait précisé. Dans le même sens pour les plus-values antérieures à 2006 : Inst.Les règles mentionnées à BIC-VII-25370 s. Cette pratique.

8 M-1521 n° 23. Lamouroux : RJF 2/04 n° 173 .. Auffret : RJF 8-9/93 n° 1108. 21905 En cas de cession avant 2006 d'un fonds de commerce donné en location-gérance. Inst. 21910 Du seul fait des rétrocessions d'honoraires versées par un kinésithérapeute à son remplaçant durant les trois mois qui ont précédé la cession de son cabinet. 7 juin 1999 . CAA Nantes 12 mai 1993 n° 91-770. Paillé : AN 18 décembre 2000 p. 15 septembre 2000 . adm. D. CE CAPC 12 avril 1995 n° 155466 : RJF 6/95 n° 761. s'agissant des opérations réalisées au cours d'exercices clos avant le 30 janvier 2002 l'administration avait. 5 C-1-76 et 8 M-1-76 n° 433 . 5 K-I-09 n° 66. Par ailleurs. le montant des recettes du contribuable s'est trouvé ramené à un montant légèrement inférieur au plafond d'exonération des plus-values. en ce qui concerne la prise en compte des rectifications : Inst. Il s'agit en règle générale des recettes d'exploitation proprement dites augmentées des recettes accessoires.21865 Toutefois. des rectifications opérées par le service. Dans le même sens : CAA Bordeaux 18 novembre 2003 n° 99-1116. D. adm. pour la période antérieure à 2002. 4 B-213 n° 25. 30 décembre 1976. 7150 n° 50579). il ressort de certaines décisions analysées ci-dessous que l'administration se place parfois sur le terrain de l'abus de droit pour soutenir qu`un contribuable a réalisé telle ou telle opération à la seule fin d'échapper à l'imposition d'une plus-value de cession. 13 mai 2009. 1. cantonné la portée de l'exigence du respect cumulatif des seuils à la question de l'éligibilité du régime des micro-entreprises et de la franchise en base (notamment Rép. établit que cette opération a pour seul objet d'échapper à l'imposition de la plus-value réalisée lors de la cession du cabinet . Recettes à retenir 21880 Les recettes à prendre en compte pour l'appréciation des limites s'entendent des recettes hors taxes compte tenu. 4 B-3-04 n° 4. 1e ch. Etablissement du dépassement de la limite 21900 Dans certaines situations.). le cas échéant. 5 G-244 n° 61. l'administration était fondée à contester l'application de l'exonération prévue à l'article 151 septies si elle établissait le caractère anormalement bas des redevances perçues eu égard à la nature des éléments loués et à leur taux de rentabilité. 1er décembre 1995 . 30 août 2004. l'administration puisse écarter l'exonération en cas de franchissement du seul seuil des prestations de services par les contribuables concernés. L'administration.. Dans le même sens pour les plus-values antérieures à 2006. adm. à plusieurs reprises. 3e ch. qui invoque implicitement mais nécessairement les dispositions de l'article L 64 du LPF relatives à l'abus de droit. Cette position devrait s'opposer à ce que. la jurisprudence reconnaît à l'administration la possibilité de tirer les conséquences d'une sous-évaluation ou d'une renonciation anormale à recettes pour établir que les limites de l'article 151 septies du CGI sont dépassées ( BIC-VII-21905 s. D. Inst.

dès lors qu'elle ne comporte aucun intérêt pour le contribuable, celui-ci se bornant à invoquer, comme seul motif de son remplacement, le délai nécessaire à l'acquéreur du cabinet pour se procurer les fonds nécessaires, sans avancer sa propre indisponibilité durant la période en cause. CAA Nancy 10 juin 1999 n° 96-982, 2e ch., Tanguy : RJF 10/99 n° 1177. Ndlr : Cette solution apparaît tout particulièrement rigoureuse. On notera qu'elle est contraire aux conclusions du commissaire du gouvernement qui estimait que le principe de l'exonération de la plus-value de cession ne pouvait être remis en cause dès lors que la réalité de l'activité exercée par le remplaçant et la matérialité des rétrocessions d'honoraires n'étaient pas contestées par l'administration. 21915 Pour les plus-values réalisées avant 2006, les recettes à prendre en compte pour l'appréciation des seuils d'exonération devaient être retenues tous droits et taxes compris. a. Entreprises relevant des bénéfices industriels et commerciaux Nature des recettes 21950 Les recettes à prendre en compte pour l'appréciation des limites s'entendent des recettes hors taxes. Il s'agit essentiellement des produits concourant normalement à la formation du chiffre d'affaires de l'entreprise ainsi que des recettes accessoires rattachées aux bénéfices industriels et commerciaux en application de l'article 155 du CGI. Inst. 13 mai 2009, 5 K-I-09 n° 67. 21955 Un arrêt de la cour administrative d'appel de Nantes du 22 décembre 2004 ( BIC-VII-21960) a jugé que les escomptes de règlement accordés aux clients ne constituent pas une réduction du chiffre d'affaires mais une charge financière et ne viennent pas, dès lors, minorer le chiffre d'affaires à prendre en compte pour l'appréciation des seuils de l'article 151 septies du CGI. La cour semble ainsi reconnaître une nature financière à l'opération d'escompte. La doctrine administrative est également en ce sens (Inst. 13 mai 2009, 5 K-I-09 n° 87). 21960 Les escomptes de règlement accordés par le vendeur, lorsque le règlement intervient avant la date résultant des conditions générales de vente, sont qualifiés par le plan comptable général de charges financières. Ils ne constituent pas une réduction du prix de vente sauf si les parties sont convenues au préalable d'un paiement anticipé. Tel n'est pas le cas en l'espèce, le vendeur faisant en effet apparaître sur ses factures deux prix à payer et les clients ayant le choix entre un règlement anticipé à un prix réduit obtenu après déduction d'un certain pourcentage du prix normal, qui ne s'appliquait qu'à la condition que le paiement intervienne sous huit jours, et un règlement au prix normal réputé avoir été effectué conformément aux conditions générales de vente. Dès lors, les ventes doivent être comptabilisées à leur prix normal, alors même que le client ne verse que le prix réduit après déduction de l'escompte. En conséquence, le montant des escomptes ne peut venir minorer le chiffre d'affaires à prendre en compte pour l'appréciation du seuil d'exonération des plus-values prévu à l'article

151 septies du CGI. Le contribuable ne peut utilement se prévaloir des dispositions de l'article 267 du CGI qui excluent notamment de la base imposable à la TVA les escomptes de caisse dès lors qu'elles ne sont pas applicables à un litige concernant les bénéfices industriels et commerciaux. CAA Nantes 22 décembre 2004 n° 02-493, 1e ch., Guibault : RJF 7/05 n° 666. 21965 Au plan comptable, l'éco-participation facturée aux clients des distributeurs d'équipements électriques et électroniques en application de l'article L 151-10-2 du Code de l'environnement constitue un élément à part entière de leur chiffre d'affaires (Avis CU CNC 2007-A du 10 janvier 2007). L'administration devrait logiquement tirer toutes les conséquences fiscales de cette analyse pour l'application des seuils d'exonération prévus par l'article 151 septies du CGI. Rattachement des recettes 21990 Pour l'appréciation des limites fixées par l'article 151 septies du CGI, la doctrine administrative et la cour administrative d'appel de Bordeaux ont considéré qu'il convenait de retenir les recettes déterminées conformément au principe des créances acquises. On rappelle que ce principe, issu des articles 38, 2 et 38, 2 bis du CGI, est d'application générale en matière de bénéfices industriels et commerciaux, même si, dans le seul cadre du régime « micro-BIC », l'administration admet de prendre en compte les recettes effectivement perçues par l'entreprise afin de les comparer aux seuils d'application dudit régime (RIE-I1660 s.). 21995 Pour apprécier le seuil d'exonération des plus-values prévu par l'article 151 septies du CGI, en matière de bénéfices industriels et commerciaux, les recettes à retenir doivent être déterminées conformément au principe des créances acquises. Rép. Fuchs : AN 15 octobre 1990 p. 4822 n° 29897 ; D. adm. 8 M-1521 n° 23, 1er décembre 1995. Dans le même sens : Inst. 13 mai 2009, 5 K-I-09 n° 89 et 90. 22000 Pour l'appréciation du seuil d'application du régime d'exonération des plus-values prévu à l'article 151 septies du CGI, les recettes à prendre en compte s'entendent des créances acquises et non pas des recettes effectivement encaissées. CAA Bordeaux 7 février 1995 n° 93-780, 3e ch., Turribio : RJF 5/95 n° 572 ; CAA Nantes 19 juin 2002 n° 98-2601, 1e ch., Sonnic : RJF 11/02 n° 1217. Ndlr : 1. Solution rendue dans le cadre des dispositions antérieures à 1988 mais qui semble transposable dans le cadre des dispositions actuelles. 2. La décision présente un caractère définitif, le pourvoi en cassation dirigé contre cet arrêt ayant été rejeté (CE CAPC 13 mai 1996 n° 168481 : RJF 7/96 n° 862).

Recettes exclues

22030 L'administration exclut les produits financiers de l'appréciation des seuils prévus par l'article 151 septies du CGI sauf dans l'hypothèse où ces produits constituent l'activité même de l'entreprise. En outre plusieurs recettes diverses sont également exclues. Enfin, il est fait abstraction des recettes exceptionnelles provenant notamment de la cession d'éléments de l'actif immobilisé. Produits financiers 22040 Pour l'appréciation des seuils de recettes prévus à l'article 151 septies du CGI, il est fait abstraction des produits financiers, hormis le cas où ces produits constituent l'activité même de l'entreprise ou son activité prépondérante. Inst. 13 mai 2009, 5 K-I-09 n° 84. Recettes diverses 22050 Il est admis de ne pas retenir pour l'appréciation des seuils de recettes : - les indemnités journalières versées en cas d'incapacité de travailler pour cause de maladie ou d'accident intervenu ou non dans le cadre de l'activité professionnelle du contribuable ; - les remboursements de crédit de TVA ; - les rabais, remises et ristournes d'ordre commercial (en revanche, les ristournes accordées aux coopérateurs, qui constituent des compléments de prix, sont à retenir parmi les recettes à prendre en compte pour l'appréciation de la limite d'exonération) ; - les escomptes (voir BIC-VII-21955 s.) ; - les versements reçus dans le cadre d'un emprunt souscrit auprès d'un établissement bancaire ou de tiers ou dans le cadre des assurances invalidité. Inst. 13 mai 2009, 5 K-I-09 n° 87. Dans le même sens pour les plus-values antérieures à 2006 : Inst. 18 août 2004, 5 E-3-04 n° 24. Recettes exceptionnelles 22060 Pour l'appréciation des seuils de recettes prévus à l'article 151 septies du CGI, il est fait abstraction des recettes exceptionnelles, notamment celles provenant de la cession d'éléments de l'actif immobilisé. Inst. 13 mai 2009, 5 K-I-09 n° 84. Cession du stock

Tel est le cas du produit provenant de la liquidation partielle des stocks réalisée au cours d'une année par un exploitant en vue de la cession de son fonds de commerce. Le Conseil d'Etat a admis que cette exclusion s'applique en cas de cession partielle du stock. n'a pas limité son champ d'application aux seules recettes provenant de la cession globale des stocks en fin d'exploitation. 22075 En matière de bénéfices industriels et commerciaux. Guitton : RJF 1/01 n° 6. alors même que l'acquéreur pressenti du fonds. 7 juin 1999. pour l'appréciation des limites prévues par l'article 151 septies du CGI. 4 B-213 n° 25. dans une phase de liquidation préalable à la cessation d'activité ( BIC-VII-22085 s. si la cession globale du stock en fin d'exploitation est assimilée à une recette exceptionnelle.). Dans le même sens : Inst. Dans cette hypothèse. 4 B-3-04 n° 4 et 5. qui avait exigé cette liquidation. a par la suite renoncé à son projet d'acquisition et que la cession du fonds de commerce n'a pu être conclue que l'année suivante avec un autre acquéreur. 4 B-3-86 . les recettes doivent être prises en compte lorsque la cession du stock est effectuée de manière progressive. Ces solutions devraient à notre avis conserver leur portée. pour l'appréciation du plafond de recettes prévu par l'article 151 septies du CGI. CE 20 octobre 2000 n° 181229. La question s'est posée de savoir si l'exclusion du produit de la cession de stocks pour l'appréciation du seuil d'exonération des plus-values devait être limitée au cas d'une cession globale et massive en fin d'exploitation ou pouvait viser d'autres situations. de faire abstraction des recettes exceptionnelles. Inst. 8 e et 3e s.-s. Or. D. réalisée dans le contexte de la cession du fonds (CE 20-10-2000 n° 181229 : BIC-VII-22080). Ainsi. Rép. il est fait abstraction des recettes exceptionnelles provenant notamment de la cession globale des stocks en fin d'exploitation. 2211 n° 755 . Ndlr : Le Conseil d'Etat a annulé l'arrêt de la cour administrative d'appel de Nantes du 2 mai 1996 n° 94-68 ( RJF 8-9/96 n° 968) selon lequel seules les recettes résultant d'une vente totale du stock l'année de cession du fonds peuvent être considérées comme des recettes exceptionnelles au sens de l'instruction 4 B-3-86 du 14 mars 1986. les ventes qui sont réalisées pendant la phase de liquidation sont effectuées auprès de la clientèle habituelle et dans des conditions normales d'exploitation nonobstant l'importance des remises ..22070 Pour l'application du régime antérieur à 2006. 22080 L'instruction 4 B-3-86 du 14 mars 1986 ( BIC-VII-22075) qui permet. 22085 Seules les recettes exceptionnelles sont exclues du chiffre d'affaires à prendre en considération pour l'appréciation des conditions de l'exonération des plus-values prévue à l'article 151 septies du CGI. 28 août 1997 p. 14 mars 1986. Herment : Sén. adm. l'administration a indiqué que les recettes provenant de la cession globale des stocks en fin d'exploitation ne doivent pas être retenues ( BIC-VII-22075). 30 août 2004. bien que l'administration ne les ait pas reprises expressément dans ses commentaires sur le régime de l'article 151 septies du CGI issu de l'article 37 de la loi 2005-1720 du 30 décembre 2005. En revanche. constitue une recette exceptionnelle le produit de la vente des stocks réalisée dans le cadre d'une cession du fonds de commerce. il n'en est pas ainsi lorsque le stock fait l'objet d'une liquidation progressive préalable à la cession d'activité.

. comme le relève le commissaire du gouvernement. Bem : RJF 4/06 n° 348). 7 juin 1999. 4 B-3-04 n° 5.-s. un droit d'entrée constitue un supplément de loyer imposable sauf s'il représente la contrepartie de la dépréciation de la valeur des locaux qui résulte de la location (CE 24-2-1978 n° 97347 : FONC-III-1830). 22090 L'instruction 4 B-3-86 du 14 mars 1986 qui permet. pour l'appréciation du plafond de recettes prévu par l'article 151 septies du CGI. Guyon : RJF 4/01 n° 446. En effet. Bem : RJF 10/08 n° 1044. la règle selon laquelle les recettes exceptionnelles ne sont pas retenues pour le calcul de ce seuil ne découle pas de l'article 151 septies précité mais uniquement de la doctrine administrative ( BIC-VII-22075). 4 B-213 n° 26. 4e ch. Or le contribuable n'avait pas invoqué devant les juges du fond cette doctrine sur le fondement de l'article L 80 A du LPF. En effet cette quote-part doit être regardée comme une recette au même titre que les loyers dès lors que ce droit d'entrée ne compense pas la perte d'un élément du patrimoine en l'absence de dépréciation de l'immeuble loué. le bailleur doit prendre en compte parmi ses recettes une quote-part correspondant à un neuvième du droit d'entrée. la Haute Juridiction fonde sa décision uniquement sur les constatations faites par la cour quant à la nature même du droit d'entrée et juge que ce dernier ne peut être regardé comme compensant la perte d'un élément du patrimoine du propriétaire. . concl. considérée comme une perception anticipée de loyers.. Droit d'entrée 22100 Un contribuable exerçant l'activité de loueur de fonds et d'immeubles a perçu de son locataire lors de la signature du contrat de location d'un immeuble un droit d'entrée destiné à compenser la modicité du loyer annuel..consenties. selon la jurisprudence du Conseil d'Etat. ne peut être invoquée sur le fondement de l'article L 80 A du LPF pour exclure les recettes provenant de ventes au détail. même si celles-ci ont été effectuées à prix réduit en vue de la liquidation du stock autorisée par arrêté municipal. Le produit de ces ventes concourt donc normalement à la formation du chiffre d'affaires de l'entreprise et ne saurait être considéré comme une recette exceptionnelle. 30 août 2004. sur les neuf années de la durée du bail. Toutefois. Ndlr : Le Conseil d'Etat confirme l'arrêt rendu par la cour administrative d'appel de Bordeaux (CAA Bordeaux 13 octobre 2005 n° 01-2253. Dans le même sens : Inst. CE 30 juin 2008 n° 287956. CAA Nancy 10 février 2000 n° 96-249. Rép. Glaser BDCF 10/08 n° 117. adm. E. Sans se placer sur ce terrain. Perben : AN 16 septembre 1991 p. 2e ch. Dès lors il doit être pris en compte au même titre que les loyers pour le calcul du montant des recettes permettant d'apprécier le respect des seuils d'exonération prévus à l'article 151 septies du CGI. de faire abstraction des « recettes exceptionnelles provenant notamment de la cession globale des stocks en fin d'exploitation ». 3749 n° 44601 . D. Cette dernière avait considéré que le droit d'entrée ne constituait pas un revenu exceptionnel exclu des recettes à prendre en compte pour l'appréciation du seuil d'exonération des plus-values prévu à l'article 151 septies du CGI. Pour l'appréciation du seuil d'exonération des plus-values prévu par l'article 151 septies du CGI. L'administration a admis l'étalement de cette somme. 3e et 8e s.

L'article 151 septies du CGI ne prend pas parti sur ce point. le Conseil d'Etat a posé le principe suivant lequel. pour apprécier si la plus-value pouvait bénéficier de l'exonération prévue à l'article 151 septies du CGI. Consorts Premat : RJF 4/05 n° 296). Location-gérance assortie de la location de l'immeuble d'exploitation 22130 Avant l'exclusion du dispositif d'exonération des plus-values réalisées depuis 2006 lors d'opérations portant sur un fonds de commerce donné en location-gérance ( BIC-VII-21350). 2e ch. En l'absence de contrats distincts. devaient donc être pris en compte les loyers perçus par le bailleur du fonds de commerce ainsi que ceux provenant de la location de matériels et d'immeubles ( BIC-VII-22140). le propriétaire l'a donné en location-gérance. 9e et 10e s. 22135 . il convenait. 277046 et 28077 : BICVII-22125). le seuil de recettes mentionné à l'article 151 septies du CGI doit être apprécié en prenant en compte les recettes qu'il tire de l'activité de prestataire de services que constitue la location-gérance et non les recettes réalisées par le locataire-gérant. 277046 et 283077. Ndlr : Le Conseil d'Etat a infirmé l'arrêt de la cour administrative d'appel de Paris du 17 novembre 2004 (CAA Paris 17 novembre 2004 n° 00-2618. Prémat : RJF 1/08 n° 10. En effet. Mais la solution retenue par le Conseil d'Etat a le mérite de la cohérence. A cet égard. en cas de location d'un fonds de commerce assortie de la location de l'immeuble dans lequel il était exploité.. de qualifier la nature de cette deuxième location pour déterminer si les recettes correspondantes devaient ou non être retenues pour l'appréciation des seuils fixés par l'article 151 septies du CGI. il convenait de prendre en compte le montant des redevances perçues par le bailleur et non le chiffre d'affaires réalisé par le locataire-gérant (CE 17-10-2007 n° 276539.La présente solution repose sur l'analyse selon laquelle les recettes à retenir sont celles qui ont été prises en compte pour la détermination du résultat imposable et non pas les recettes perçues.-s. CE 17 octobre 2007 n° 276539. A. La jurisprudence en avait jugé ainsi dans l'hypothèse où la double location avait été consentie par un bail unique ( BIC-VII-22145). après avoir exploité personnellement son fonds de commerce. la totalité des recettes locatives était imposable dans la catégorie des BIC et devait être prise en compte pour l'appréciation des seuils d'exonération. Opérations de location-gérance de fonds de commerce (opérations antérieures à 2006) 22120 Avant 2006. 22125 Dans le cas où. le régime d'exonération prévu à l'article 151 septies du CGI était applicable aux plus-values réalisées en cas de cession d'un fonds de commerce donné en location-gérance. lorsque l'ensemble de l'opération était qualifié de location commerciale.

9e et 10e s. le bail unique portant à la fois locationgérance du fonds de commerce et sous-location des murs des locaux doit être regardé comme se rattachant en totalité à l'activité de mise en location-gérance du fonds exercée par la société de fait. 22140 Doit être retenu pour l'appréciation du seuil des recettes fixé par l'article 151 septies du CGI. le chiffre d'affaires déclaré par le contribuable qui correspond..-s. le pourvoi en cassation dirigé contre cet arrêt n'ayant pas été admis en l'absence de moyens sérieux (CE (na) 30 décembre 1998 n° 194538.En revanche. alors même que le bail présente un caractère civil. Prémat : RJF 1/08 n° 10. Ndlr : La solution retenue par la cour de Bordeaux présente un caractère définitif. la circonstance que le loyer des murs ait été en réalité réglé directement au propriétaire est sans incidence sur la solution du litige dès lors que le chiffre d'affaires annuel qu'il convient de comparer aux limites de l'article 151 septies s'entend du montant des affaires que l'entreprise a réalisées pendant l'année en cause. Carpentier : RJF 12/98 n° 1397. : RJF 5/99 n° 527).. CAA Bordeaux 27 février 2006 n° 02-1073. mais aussi aux activités distinctes de location de matériel et de location d'immeubles dès lors qu'il n'est pas établi que les recettes en cause procéderaient de contrats distincts du contrat de location-gérance. 277046 et 283077. voir BIC-II-10100 s. CAA Bordeaux 30 décembre 1997 n° 95-862. bailleur de fonds de commerce. CE 17 octobre 2007 n° 276539. quelle que soit la réalité des encaissements correspondants. les loyers ne sont donc pas pris en compte pour l'appréciation du seuil d'exonération des plus-values prévu par l'article 151 septies du CGI (TA Nantes 10-112000 n° 96-3613 : BIC-II-10175 fv). 22150 Les loyers perçus par un entrepreneur individuel. Lorenzo : RJF 7/06 n° 817. 9 e s. En effet. Pour plus de détails sur le caractère commercial ou civil de la location d'un immeuble d'exploitation. non seulement à la redevance de location-gérance de son fonds de commerce. Ndlr : Lorsque les locations sont consenties par contrats distincts. les recettes correspondantes étaient imposées dans la catégorie des revenus fonciers et n'avaient donc pas à être prises en compte pour l'appréciation du seuil fixé par l'article 151 septies du CGI. 3e ch. 5e ch. 22160 . Dans cette situation. si la location de l'immeuble d'exploitation était qualifiée de civile. le Conseil d'Etat a jugé que les revenus de la location de l'immeuble nu relèvent des revenus fonciers dans une situation où il n'avait pas été inscrit au bilan de l'exploitant et où les modalités de fixation du loyer n'associaient pas le bailleur aux résultats du preneur (CE 18-6-1990 n° 61022-61023 : BIC-II10170).-s. 22145 Une société de fait qui a consenti par un bail unique la location-gérance d'un fonds de commerce et la sous-location des murs ne pouvait bénéficier du régime d'exonération des plus-values que si le montant total des recettes provenant de ces opérations était inférieur à la limite fixée à l'article 151 septies du CGI. Par ailleurs.. à raison de la location d'un immeuble nu inscrit à son bilan doivent être inclus dans les recettes à prendre en compte pour l'appréciation du seuil d'exonération des plus-values prévu par les articles 151 septies et 202 bis du CGI.

a consenti la location-gérance d'un fonds de commerce et la sous-location des murs des locaux ne pouvait bénéficier du régime d'exonération des plus-values que si le montant total provenant de ces opérations était inférieur à la limite fixée à l'article 151 septies du CGI. Le loyer des murs doit être inclus dans le montant du chiffre d'affaires annuel qu'il y a lieu de comparer à la limite fixée à l'article 151 septies. Recettes exclues 22220 Sont exclues les recettes visées à BIC-VII-22030 s. ne sont pas à prendre en compte : . 1e ch.Un contribuable qui. Trebuil : RJF 8-9/03 n° 952. Inst. les sommes qui ne font que transiter chez le professionnel sans donner lieu à un encaissement effectif .les débours (sommes payées par le professionnel pour le compte de son client) et.. augmentées des recettes accessoires.les rétrocessions d'honoraires. alors même qu'il a été versé par le souslocataire directement au propriétaire. En effet. b. quelle que soit la réalité des encaissements correspondants. Inst. le contrat doit être regardé comme se rattachant en totalité à l'activité de loueur de ce fonds de commerce. 5 K-I-09 n° 68. TA Nantes 17 décembre 2002 n° 00-3582. En effet. le cas échéant. Contribuables exerçant une activité libérale Nature des recettes 22200 Les recettes à prendre en compte pour l'appréciation des limites s'entendent des recettes proprement dites. c'est-à-dire des honoraires perçus dans le cadre de l'exercice de la profession et des sommes reçues en contrepartie des services aux clients. les honoraires rétrocédés et toutes les sommes qui ne font que transiter chez le professionnel sans donner lieu à un encaissement effectif. ainsi que les débours. par un contrat unique. 5 K-I-09 n° 85. Rattachement des recettes 22240 . . 22225 Pour les entreprises relevant des bénéfices non commerciaux. 13 mai 2009. le chiffre d'affaires à retenir s'entend du montant des affaires que l'entreprise a réalisées pendant l'année en cause. 13 mai 2009.

conformément aux dispositions des articles 93 et 96 du CGI et à la jurisprudence constante du Conseil d'Etat. l'article 21 de la loi 2004-1484 du 30 décembre 2004 (codifié au VII de l'article 151 septies du CGI alors applicable) avait instauré une mesure spécifique aux titulaires de bénéfices non commerciaux membres d'une société civile de moyens (SCM). 22245 En matière de bénéfices non commerciaux. A cet égard. 22265 Le franchissement de la limite d'exonération des plus-values prévue à l'article 151 septies du CGI s'apprécie en tenant compte de la quote-part des recettes de la SCM correspondant aux droits de l'associé dans les bénéfices comptables. Ainsi. même si ces encaissements correspondent à des créances nées au cours d'années antérieures. les limites d'exonération des plus-values devaient être appréciées en retenant les recettes réalisées à titre individuel et la quote-part des recettes de la SCM correspondant aux droits de l'associé dans les bénéfices comptables. Par suite. la quote-part de recettes de la SCM doit être augmentée de ses recettes personnelles.). 4479 n° 19257.Le montant des recettes à retenir s'apprécie en prenant en compte soit les recettes encaissées. Exploitants membres d'une SCM 22260 L'article 151 septies du CGI (dans sa rédaction issue de l'article 37 de la loi du 30 décembre 2005) prévoit que lorsque la plus-value est réalisée par un contribuable exerçant une activité libérale à titre individuel et dans le cadre d'une société de personnes. soit les créances acquises lorsque le contribuable a opté pour le régime prévu à l'article 93 A du CGI ( BIC-VII-23230 s. Cette disposition particulière ne figure plus en tant que telle à l'article 151 septies dès lors que ce texte prévoit l'application des mêmes règles d'appréciation des seuils d'exonération à l'ensemble des sociétés de personnes. en cas de cession d'un élément d'actif par un contribuable exerçant une activité libérale à titre individuel et membre d'une SCM. les recettes à prendre en considération pour apprécier si la limite légale est ou non dépassée (lorsque l'option pour les créances acquises n'a pas été exercée) sont les recettes effectivement encaissées au cours de l'année d'imposition. 22262 Avant sa généralisation par la loi du 30 décembre 2005 à toutes les formes de sociétés. . Lorsque l'associé exerce également une activité libérale à titre individuel.). Rép. Ces dispositions se sont appliquées aux plus-values réalisées au cours d'exercices clos à compter du 1er janvier 2004. les limites doivent être appréciées en prenant en compte non seulement ses recettes individuelles mais également sa quote-part dans les recettes de la société de personnes ( BIC-VII-22640 s. Chaigneau : AN 22 novembre 1982 p. quelle que soit la date des actes ou prestations qu'elles rémunèrent (RIE-I-4130). l'exonération des plus-values prévue par l'article 151 septies du CGI n'est applicable aux membres des professions libérales que pour autant que les recettes encaissées au cours de l'année de la réalisation de la plus-value n'excèdent pas la limite légale. les solutions rendues sous l'empire de l'article 151 septies dans sa rédaction antérieure restent par conséquent valables et sont analysées ci-après.

FV.Ces dispositions s'appliquent y compris lorsque l'associé n'a pas inscrit au registre des immobilisations les parts qu'il détient dans la SCM. 22275 Pour la détermination de la quote-part des recettes à prendre en compte au nom de chaque associé. EB. EL et EN de la liasse n° 2139 (régime réel simplifié). FW et GZ de la liasse n° 2146 (régime réel normal) ou de celles inscrites sur les lignes EA. les subventions. 18 juin 2001. sous réserve des précisions cidessous. EC. Inst. Elles comprennent pour l'essentiel celles qui proviennent de l'exercice de l'activité agricole. et DC-V-3220. voir BIC-VII-22840 s. c. Il s'agit. 6 juillet 2005. 5 G-6-05 n° 5 et 6. 5 G-6-05 n° 7. EJ. des sommes inscrites sur les lignes FR. voir DC-V-2095 s. 5 K-I-09 n° 69. les recettes à retenir sont déterminées en tenant compte de l'ensemble des opérations réalisées par l'exploitant. Les recettes de la société doivent être appréciées conformément aux règles de rattachement des produits retenues par l'associé pour ses recettes personnelles (créances acquises ou recettes encaissées). 6 juillet 2005. 22270 Les recettes de la SCM à prendre en considération pour l'appréciation de la limite s'entendent des recettes provenant d'opérations avec les tiers et des produits divers réalisés par la société. 22280 En ce qui concerne les solutions particulières pour les cessions d'éléments de l'actif immobilisé par une SCM. 6 juillet 2005. ED. de tels actes ou conventions doivent être régulièrement conclus et enregistrés avant la clôture de l'exercice. Il n'est pas tenu compte des remboursements opérés par les associés. 13 mai 2009. 22285 Sur la situation des conjoints exploitants. Inst. Pour être opposables à l'administration. EE. à défaut d'acte ou convention prévoyant une répartition différente entre les associés avant la date de clôture de l'exercice. il convient de prendre en compte ses droits dans le bénéfice comptable tels qu'ils résultent du pacte social à la clôture de l'exercice de réalisation de la plus-value. 5 G-6-05 n° 8. Inst. ainsi que les redevances ayant leur origine dans le droit de propriété et les recettes et produits accessoires ne présentant pas un caractère par nature agricole. Entreprises relevant des bénéfices agricoles Nature des recettes 22320 Sauf exceptions. 5 E-9-01 n° 6. primes ou indemnités. Inst. 22325 . Dans le même sens pour les plus-values antérieures à 2006 : Inst.

Dans le même sens pour les plus-values antérieures à 2006 : Inst. les précisions visées à BA-II-3350 sont applicables). avances ou acomptes versés par les coopératives ou les négociants. préparateurs et entraîneurs de chevaux de course. Dans le même sens pour les plus-values antérieures à 2006 : Inst. 18 juin 2001. des gains et profits assimilés. 5 K-I-09 n° 71. 18 août 2004. il convient de considérer que les solutions retenues ne sont pas transposables pour l'appréciation des limites des régimes d'imposition. Dans le même sens pour les plus-values antérieures à 2006 : Inst. En particulier. Date de rattachement des recettes 22350 . des produits de ventes de saillies ainsi que des ventes de chevaux qui ne figurent pas à un compte d'immobilisations.les remboursements perçus au titre du coût de remplacement d'un salarié en congé maladie . 5 E-9-01 n° 7. Inst. . 5 E-3-04 n° 18. frais compris (sur les frais à retenir.les aides à l'implantation de couverts végétaux . 13 mai 2009. La mesure de tolérance prévue à BA-II-4200 qui prévoit de ne pas tenir compte des recettes forestières pour la détermination du régime d'imposition. la règle selon laquelle les recettes provenant de prestations à titre onéreux sous couvert d'entraide n'ont pas à être prises en compte ( BA-II-4150) conserve sa portée. 13 mai 2009. sont retenues pour leur montant total. . 5 E-3-04 n° 24. pour les éleveurs. Inst. Cette doctrine avait déjà été rapportée dans l'instruction du 18 août 2004. l'administration prescrivait la prise en compte de ces remboursements. 5 K-I-09 n° 72. 5 K-I-09 n° 70. . des ristournes. Ndlr : L'administration exclut de l'appréciation des seuils de recettes les remboursements forfaitaires dont peuvent bénéficier les agriculteurs qui ne sont pas assujettis à la TVA ( BICVII-22465). des primes encaissées.les soultes d'entraide . et notamment des ventes des produits d'exploitation (y compris celles qui proviennent de la vente de stocks provenant de récoltes levées sous le régime du forfait). Ndlr : En l'absence de précisions en ce sens.le remboursement de certains frais de prophylaxie qui constituent des charges déductibles. Il en est de même. Inst. 13 mai 2009. des sommes versées à un exploitant par une caisse de péréquation. Il en est notamment ainsi des recettes provenant de la vente ou de l'apport en société par un exploitant de polyculture de la totalité de son cheptel vif dans la mesure où les animaux qui le composent ne constituent pas des éléments de l'actif immobilisé.Pour l'appréciation du franchissement de la limite d'exonération prévue à l'article 151 septies du CGI. Il convient de relever que dans son instruction 5 E-9-01 du 18 juin 2001. 22335 Il convient de retenir également : . 22330 Il y a lieu également de tenir compte des recettes forestières pour l'appréciation du franchissement de la limite d'exonération des plus-values. les recettes provenant de l'exercice de l'activité agricole. reste bien entendu applicable. 5 E-9-01 n° 7. 18 juin 2001.

n'étaient pas à retenir (Inst. Par conséquent. 18 août 2004. au cours de l'exercice précédant celui de double comptabilisation des DPU. pour l'appréciation du franchissement de la limite d'exonération. pour le calcul des seuils de recettes. l'administration considérait qu'il convenait de retenir. cette solution ne s'applique pas dans le cas où l'exploitant n'aurait. parmi lesquelles l'attribution des droits à paiement unique (DPU). comptabilisé aucune aide communautaire.Il est précisé que la notion de recettes pour l'application de l'article 151 septies du CGI recouvre indifféremment des créances acquises ou des recettes encaissées. Bien évidemment. 38 sexdecies A). lorsque l'entreprise agricole est soumise aux règles de la comptabilité d'engagement. Elle avait précisé à cet égard que devaient être considérés comme encaissés les paiements par compensation. les abandons de créances. Inst. les recettes à retenir pour apprécier les seuils de recettes prévus par l'article 151 septies du CGI sont déterminées en tenant compte de l'ensemble des opérations réalisées par l'exploitant agricole au cours de l'exercice. En revanche. 4 juillet 2007. Inst. Redevances ayant leur origine dans le droit de propriété 22380 A la différence des règles de détermination du régime d'imposition applicable (CGI ann. 4 juillet 2007. Ainsi. les aides correspondant aux DPU attribués au titre de 2006. 5 E-3-04 n° 16 et 17). Dans ce dernier cas. le montant de la recette à prendre en compte correspondait au prix de revient des céréales objets de l'échange. des redevances ayant leur origine dans le . Inst. 13 mai 2009. 5 K-I-09 n° 69. les recettes à prendre en considération s'entendent des créances acquises. il est tenu compte. L'administration étendait ainsi aux opérations d'échanges céréale-semence une solution déjà retenue pour les opérations d'échanges céréales-aliments de bétail ( BA-II-3330). qui sont prises en compte pour la mise en oeuvre du régime d'exonération des plusvalues mentionné à l'article 151 septies du CGI au titre des exercices suivants. pour les exploitants qui remplissent les conditions exposées à BA-VII-21000 s. par exemple à la suite d'un changement de méthode (passage de la comptabilisation selon les créances acquises à celle de l'encaissement). ces aides sont à extourner des recettes de l'exercice considéré. il est admis de neutraliser. 5 E-3-07 n° 13. 22365 Toutefois. III art. pour l'appréciation du franchissement de la limite de l'exonération prévue par l'article 151 septies du CGI. Ces derniers doivent ainsi être pris en compte parmi les recettes de l'exploitant au titre de l'exercice de leur comptabilisation. 5 E-3-07 n° 13. 22355 Pour les plus-values réalisées avant 2006. pour bénéficier du dispositif d'étalement prévu à l'article 75-0 A. les paiements par délégation et les échanges de céréale-semence. l'ensemble des sommes effectivement encaissées par l'exploitant. Droits à paiement unique 22360 Sauf exception. 2-c du CGI. qui entraînaient une variation d'actif constitutive d'un produit imposable.

droit de propriété d'éléments figurant au bilan.). Il s'agit notamment des recettes retirées d'activités commerciales ou non commerciales accessoires rattachées au bénéfice agricole en application des articles 75 et 75 A du CGI. 5 K-I-09 n° 75. sur les modalités d'application de la règle du quintuplement et les recettes qui y sont soumises. de la concession du droit d'exploitation de carrières. du droit d'affichage. 5 E-9-01 n° 10. Inst. des recettes accessoires imposables dans la catégorie des bénéfices agricoles. doivent notamment être retenues les recettes issues de la location du droit de chasse. 18 juin 2001. 13 mai 2009. Inst. etc. Opérations à façon 22410 Conformément à l'article 69. 5 K-I-09 n° 73. V du CGI. 5 E-9-01 n° 17 et 18. 18 juin 2001. de cueillette. Dans le même sens pour les plus-values antérieures à 2006 : Inst. chiens. pour l'appréciation du franchissement de la limite de l'exonération prévue par l'article 151 septies du CGI. Ainsi. 18 juin 2001. Les précisions apportées à BA-II-4700 s. Ndlr : On rappelle que sont concernées par la pondération prévue par l'article 69. Dans le même sens pour les plus-values antérieures à 2006 : Inst. Dans le même sens pour les plus-values antérieures à 2006 : Inst. Ndlr : Peuvent notamment figurer parmi ces recettes les sommes provenant des prestations faites à titre onéreux sous couvert d'entraide. 38 sexdecies A). 13 mai 2009. il est tenu compte. Inst.. Recettes soumises à un régime particulier 22400 Certaines recettes agricoles font l'objet d'un retraitement spécifique entraînant une correction à la hausse ou à la baisse des recettes brutes réalisées (Inst. demeurent applicables. III art. 13 mai 2009. Recettes accessoires 22390 A la différence des règles de détermination du régime d'imposition applicable (CGI ann. de pêche. 5 K-I-09 n° 74. le franchissement de la limite d'exonération s'apprécie en multipliant par cinq les recettes provenant d'opérations d'élevage ou de culture portant sur des animaux ou des produits appartenant à des tiers. d'opération de pension ou de gardiennage (chevaux de course. V du CGI les recettes agricoles perçues en exécution d'un contrat d'intégration conclu entre un producteur . 5 K-I-09 n° 75). 13 mai 2009. 5 E-9-01 n° 11. de l'indemnité d'occupation temporaire ou de la location d'immeubles bâtis ou non bâtis inscrits au bilan d'une exploitation agricole.

18 juin 2001. il est admis que les indemnités d'abattage ainsi que le produit de la vente de la viande puissent n'être retenus qu'à concurrence d'un tiers pour les animaux à cycle long tels que les vaches laitières. 13 mai 2009. plus généralement. 22425 Il est admis de ne retenir qu'à concurrence d'un tiers : . 5 E-9-01 n° 14.le produit de la vente de la viande des vaches laitières abattues sur décision de l'exploitant sous réserve qu'il bénéficie de l'une des primes ou indemnités pour abandon définitif de toute production en vue de la commercialisation de lait ou de produits laitiers instituées dans le cadre de la mise en oeuvre de la politique communautaire. pour l'application de cette mesure. . les taureaux. 18 juin 2001. Inst. 18 juin 2001.les indemnités versées aux ostréiculteurs pour les huîtres à cycle long. Dans le même sens pour les plus-values antérieures à 2006 : Inst. les vaches nourrices (allaitantes). 5 E-9-01 n° 25). Il était fait abstraction de ces indemnités pour l'appréciation du seuil prévu à l'article 151 septies (Inst. Elevages de type industriel 22430 . en cas d'éradication imposée par la réglementation sanitaire . 5 E-9-01 n° 15.) ou d'un contrat d'élevage ou de culture à façon conclu entre deux agriculteurs ou entre un agriculteur et une coopérative. Dans le même sens pour les plus-values antérieures à 2006 : Inst. victimes d'épizootie. 13 mai 2009. que s'ils sont adultes. 5 K-I-09 n° 76. Les ovins. Inst. indemnités ou recettes 22420 Lorsque l'abattage de tout ou partie du cheptel a été imposé à l'éleveur en application de la réglementation sanitaire.agricole ou un groupe de producteurs et une ou plusieurs entreprises industrielles ou commerciales ( BA-II-4760 s. Abattements sur certaines primes.les indemnités d'assurance destinées à compenser une perte d'animaux à cycle long à la suite d'un incendie ou d'une épizootie . l'administration admettait une solution plus favorable pour les indemnités accordées en cas d'abattage d'un troupeau victime de l'ESB ou de la fièvre aphteuse. 5 K-I-09 n° 77. . Ndlr : Il convient de noter que pour les plus-values antérieures à 2006. tous les bovins âgés de plus d'un an. 22415 L'administration a accepté d'écarter la règle du quintuplement des recettes dans le cas de l'élevage par un tiers de chevaux de course ou de concours (prise en pension de chevaux appartenant à des tiers) : BA-VII-5620. les génisses et. caprins et porcins ne sont considérés comme à cycle long.

Il est admis, pour l'appréciation du franchissement de la limite d'exonération prévue à l'article 151 septies du CGI, d'appliquer un abattement de 30 % au montant des recettes provenant d'élevages pour lesquels le pourcentage moyen du bénéfice brut par rapport aux recettes est inférieur à 20 %. Cette mesure de tempérament s'applique dans les mêmes conditions que celles prévues par le dernier alinéa de l'article 38 sexdecies A de l'annexe III du CGI pour la détermination du régime d'imposition applicable. Les précisions figurant à BA-II-4320 s. sont également applicables. Inst. 13 mai 2009, 5 K-I-09 n° 78. Dans le même sens pour les plus-values antérieures à 2006 : Inst. 18 juin 2001, 5 E-9-01 n° 16. Productions agricoles entreposées chez un tiers 22435 Pour l'appréciation des seuils mentionnés à l'article 151 septies, II du CGI et s'agissant des productions soumises au régime de l'article 38 quinquies du même Code, les recettes prises en compte s'entendent de celles retenues pour la détermination du résultat imposable. Inst. 14 janvier 2010, 5 E-1-10 n° 22. Recettes exclues 22450 Les recettes énumérées à BIC-VII-22030 s. sont exclues. L'administration admet également de ne pas retenir les produits prélevés dans l'exploitation et les dons de produits agricoles alimentaires à des associations à but non lucratif. De même, les apports de stocks effectués au profit d'un Gaec rémunérés exclusivement par des parts sociales ne sont pas pris en compte dans le calcul des aides. En outre, certaines primes, subventions et indemnités visées à BIC-VII-22485 s. ne doivent pas être prises en compte. 22455 Pour les entreprises agricoles, il n'est pas tenu compte de la valeur de certains produits prélevés dans l'exploitation. Tel est le cas, à la différence des règles d'appréciation du régime d'imposition applicable (article 38 sexdecies A de l'annexe III au CGI), de la valeur des produits prélevés dans l'exploitation et alloués au personnel salarié ou au propriétaire du fonds en paiement du fermage. Inst. 13 mai 2009, 5 K-I-09 n° 86. Dans le même sens pour les plus-values antérieures à 2006 : Inst. 18 juin 2001, 5 E-9-01 n° 8. 22460 Il est admis de ne pas retenir, pour l'appréciation du franchissement de la limite d'exonération : - les dons de produits agricoles alimentaires à des associations à but non lucratif ; - les apports de stocks effectués au profit d'un groupement agricole d'exploitation en commun (Gaec). Cette mesure de tempérament s'applique uniquement aux apports de stocks rémunérés exclusivement par des parts sociales mais ne concerne pas les « apports » qui donnent lieu à

un paiement sous une autre forme, notamment une inscription en compte courant ouvert au nom de l'apporteur dans les écritures du groupement, de telles opérations s'analysant en effet comme des ventes et non comme de véritables apports. Inst. 13 mai 2009, 5 K-I-09 n° 86. Dans le même sens pour les plus-values antérieures à 2006 : Inst. 18 juin 2001, 5 E-9-01 n° 24 et 26. 22465 Il est admis de ne pas retenir pour l'appréciation des seuils de recettes les remboursements forfaitaires dont peuvent bénéficier les agriculteurs qui ne sont pas assujettis à la TVA (Inst. 13 mai 2009, 5 K-I-09 n° 80). 22470 Pour l'appréciation des seuils de recettes prévus à l'article 151 septies du CGI, il est fait abstraction des recettes exceptionnelles provenant notamment de la cession de l'actif immobilisé. A cet égard, l'administration a précisé, dans ses commentaires applicables aux plus-réalisées avant 2006, que tel est le cas du produit de la vente d'animaux inscrits sur un compte d'immobilisation conformément aux dispositions de l'article 38 sexdecies D, II de l'annexe III au CGI ou des primes d'arrachage de vignes ou d'arbres fruitiers qui ont pour contrepartie une diminution de l'actif immobilisé. Il en est également ainsi des indemnités versées par le propriétaire au preneur sortant en contrepartie des améliorations apportées au fonds loué (Inst. 18 juin 2001, 5 E-9-01 n° 24 ; Inst. 18 août 2004, 5 E-3-04 n° 19). 22475 Pour les plus-values réalisées avant 2006, l'administration admettait de faire abstraction, pour l'appréciation du franchissement de la limite d'exonération des plus-values : - des recettes provenant de la cession globale des stocks en fin d'exploitation ; - des subventions et primes d'équipements ; - des prix obtenus à l'occasion de concours ou de foires-expositions ; - des indemnités pour abandon définitif de toute production en vue de la commercialisation de lait ou de produits laitiers ; - des indemnités attribuées en compensation de l'abattage d'un troupeau réalisé dans le cadre de la lutte contre l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) ou contre la fièvre aphteuse. Inst. 18 juin 2001, 5 E-9-01 n° 25. 22480 Pour les plus-values réalisées avant 2006, l'administration avait précisé qu'afin de bénéficier des mesures de tempérament exposées BIC-VII-22475 s., les exploitants doivent joindre à leur déclaration de résultat de l'exercice de réalisation de la plus-value une note annexe mentionnant la nature et le détail des recettes encaissées au cours de la période biennale de référence dont il est fait abstraction. Inst. 18 juin 2001, 5 E-9-01 n° 27. Dans le même sens : Inst. 18 août 2004, 5 E-3-04 n° 19. d. Subventions, primes et indemnités

22485 Pour l'appréciation du seuil des recettes, l'administration établit une distinction entre les subventions, primes et indemnités qui constituent un substitut de produits d'exploitation et celles qui ont pour objet de compenser la perte d'un élément d'actif immobilisé. Les premières doivent être prises en compte pour le calcul des recettes alors que les secondes ne sont pas retenues. 22490 Pour l'appréciation des seuils de recettes, il convient de distinguer selon que les subventions, primes et indemnités : - constituent un substitut de produits d'exploitation, c'est-à-dire qu'elles ont pour objet de compenser un manque à gagner, tel que la perte de stocks, ou un surcroît de charges ou encore qu'elles présentent le caractère d'un supplément de prix ; - ou ont pour objet de compenser la perte d'un élément d'actif immobilisé Dans le premier cas, elles doivent être prises en compte pour le calcul des seuils de recettes. Il en est ainsi, par exemple, s'agissant des agriculteurs, des aides communautaires, des indemnités d'assurance versées à la suite d'une calamité frappant les récoltes ou encore des indemnités ou subventions versées aux éleveurs dont le cheptel est victime d'épizootie, sous réserve des précisions apportées ci-avant quant au montant à prendre en compte. Dans le second cas, les sommes reçues ne sont pas prises en compte. Inst. 13 mai 2009, 5 K-I-09 n° 79. Dans le même sens pour les plus-values antérieures à 2006 : Inst. 18 juin 2001, 5 E-9-01 n° 9. 22495 L'administration a précisé, dans ses commentaires applicables aux plus-values réalisées avant 2006, que les exploitants placés dans les situations exposées ci-après doivent, pour bénéficier des mesures de tempérament, joindre à leur déclaration de résultat de l'exercice de réalisation de la plus-value une note annexe mentionnant la nature et le détail des corrections apportées au montant des recettes encaissées au cours de la période biennale de référence (Inst. 18 juin 2001, 5 E-9-01 n° 12). Subventions et primes d'équipement 22510 Il est fait abstraction des subventions et primes d'équipement pour l'appréciation du franchissement de la limite d'exonération des plus-values. S'agissant des agriculteurs, tel est également le cas de la dotation aux jeunes agriculteurs ou des aides perçues dans le cadre d'un contrat territorial d'exploitation ou d'un contrat d'agriculture durable dès lors qu'elles sont affectées à la création ou l'acquisition d'immobilisations. Inst. 13 mai 2009, 5 K-I-09 n° 80. Dans le même sens pour les plus-values antérieures à 2006 : Inst. 18 juin 2001, 5 E-9-01 n° 23. Indemnités d'assurances

5 E-3-04 n° 20. sous réserve des précisions apportées ci-avant quant au montant à prendre en compte. 5 E-3-04 n° 21. soumise. 18 août 2004. Il en est de même des indemnités destinées à couvrir des frais de réparation d'un tel élément et qui sont immobilisés. 5 E-3-04 n° 21. pour l'appréciation du franchissement de la limite d'exonération. 5 E-9-01 n° 13 . . 5 K-I-09 n° 82. Les indemnités qui restent imposables en tant que recettes de l'exploitation doivent bien entendu être prises en compte pour l'appréciation du franchissement de la limite d'exonération. Inst.22520 Les indemnités d'assurance ayant pour objet de compenser la perte d'un élément d'actif immobilisé ne sont pas à prendre en compte pour l'appréciation du franchissement de cette limite. s'agissant des exploitants agricoles. Inst. Dans le même sens pour les plus-values antérieures à 2006 : Inst. 13 mai 2009. Il est précisé que. voir BIC-VII-24210 s. Indemnités d'expropriation 22530 Les indemnités versées dans le cadre d'une opération d'expropriation qui relèvent du régime des plus-values professionnelles ne sont pas prises en compte. Ndlr : La condition de durée de l'activité n'est pas exigée pour les exploitants qui réalisent une plus-value à la suite d'une expropriation : à ce sujet. 5 K-I-09 n° 81. des indemnités destinées à couvrir des frais de réparation d'un élément d'actif qui constituent des charges déductibles. Dans le même sens pour les plus-values antérieures à 2006 : Inst. 5 K-I-09 n° 82. 13 mai 2009. 22535 S'agissant des exploitants agricoles. 18 juin 2001. il est admis que seule la fraction de l'indemnité destinée à compenser la perte de récoltes de l'année de l'expropriation soit retenue pour l'appréciation du franchissement des seuils visés à l'article 151 septies du CGI. Sur la prise en compte dans les recettes à retenir de la seule fraction de l'indemnité destinée à compenser la perte de récoltes. Inst. au régime des plus-values professionnelles et une ou plusieurs indemnités accessoires destinées à réparer les préjudices subis par l'exproprié qui ont en principe la nature de recettes d'exploitation. 18 août 2004. Inst. Dans le même sens pour les plus-values antérieures à 2006 : Inst. 18 août 2004. il doit aussi être tenu compte des indemnités versées à la suite d'une calamité frappant les récoltes ou les animaux sauf lorsque ces derniers sont immobilisés. que les plus-values soient ou non imposables. il doit être tenu compte. Ndlr : On rappelle que l'indemnité d'expropriation se décompose en deux parts : une indemnité principale qui représente le prix d'achat des immobilisations. 13 mai 2009. voir BIC-VII-22535. le cas échéant. En revanche.

En revanche. Dans le même sens pour les plus-values antérieures à 2006 : Inst. à proportion de ses droits dans les bénéfices de ces sociétés et groupements. il est tenu compte du montant total des recettes réalisées dans l'ensemble de ces activités. la globalisation des recettes est effectuée par catégorie de revenus. 5 E-3-04 n° 22. Inst. Cette règle s'applique aussi bien aux contribuables exploitant personnellement plusieurs entreprises. une telle globalisation n'a pas lieu d'être effectuée par les contribuables pluriactifs lorsque les résultats de leurs entreprises relèvent de revenus catégoriels différents. . Pour l'application de ces règles. Il est également tenu compte des recettes réalisées par les sociétés mentionnées aux articles 8 et 8 ter du CGI et par les groupements non soumis à l'impôt sur les sociétés dont il est associé ou membre. 22600 Lorsque le contribuable exerce plusieurs activités. Inst. le montant des recettes à comparer aux seuils légaux d'exonération est le montant total des recettes réalisées dans l'ensemble de ces activités. 13 mai 2009. 13 mai 2009. droits de mutation) ou de compenser la perte temporaire de recettes subies par celui-ci du fait de son éviction doit être prise en compte. En revanche. Pluralité d'activités 22590 L'article 151 septies. 22605 Les seuils de recettes ouvrant droit au régime d'exonération prévu à l'article 151 septies du CGI s'apprécient en totalisant l'ensemble des recettes réalisées par le contribuable à titre individuel et relevant de la même catégorie d'imposition. IV du CGI prévoit que lorsque le contribuable exploite personnellement plusieurs activités. le droit au bail de l'entrepreneur ou le droit du fermier à la continuation de son bail rural constituant un élément d'actif par nature de l'entreprise et de l'exploitation agricole. qu'à ceux qui exercent une activité à titre individuel et dans le cadre d'une société de personnes. 5 K-I-09 n° 83.Indemnités d'éviction 22550 Les indemnités d'éviction perçues par un exploitant à la suite de la résiliation de son bail par le bailleur ne sont pas prises en compte pour l'appréciation du franchissement de la limite d'exonération. e. la fraction de l'indemnité qui a pour objet de couvrir des frais engagés par l'exploitant pour le transfert de son exploitation (frais de déménagement et de réinstallation. 5 K-I-09 n° 95 à 97. 22595 La globalisation des recettes s'effectue par catégorie de revenus (bénéfices industriels ou commerciaux. 18 août 2004. bénéfices non commerciaux et bénéfices agricoles).

l'article 151 septies du CGI (dans sa rédaction issue de l'article 37 de la loi du 30 décembre 2005) prévoit que lorsque la plus-value est réalisée par un exploitant individuel qui est également membre d'une société de personnes. 22610 Pour l'appréciation de la catégorie d'imposition des différentes activités exercées. 13 mai 2009. Inst. Inst. 22620 L'administration a précisé que la globalisation des recettes ne doit pas être opérée lorsque les époux exploitent des entreprises distinctes. bénéfices non commerciaux ou bénéfices agricoles. . les activités considérées comme accessoires à une activité principale et imposées dans la même catégorie que cette activité principale sont prises en compte pour le calcul des recettes de l'entreprise. il est tenu compte de leur régime d'imposition dans une catégorie de bénéfices professionnels et non de leur nature commerciale.les titulaires de bénéfices non commerciaux qui étendent leur activité à des opérations dont les résultats entrent dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux ou des bénéfices agricoles. 5 K-I-09 n° 100.les exploitants agricoles soumis à un régime réel d'imposition qui étendent leur activité à des opérations dont les résultats entrent dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux ou des bénéfices non commerciaux.) . Inst. le contribuable accepte d'être imposé sous une cote unique à ce titre pour l'ensemble de ses revenus et. au même titre que celles issues de l'activité principale. Exploitant individuel également associé d'une société de personnes 22640 Pour les plus-values réalisées depuis le 1er janvier 2006. les opérations accessoires à caractère industriel et commercial ou agricole sont directement liées à l'exercice de l'activité libérale et constituent le prolongement de cette dernière ( BNC-I-330 s.Pour l'application de cette règle. 22615 Il en est ainsi pour : . les limites d'exonération doivent être appréciées en prenant en compte non seulement ses . lorsqu'il est tenu compte de ces résultats pour la détermination du bénéfice agricole en application des dispositions des articles 75 et 75 A du CGI ( BA-I-2150 s. voir BIC-VII-22865.).) . d'une part.les entreprises industrielles ou commerciales qui étendent leur activité à des opérations dont les résultats entrent dans la catégorie des bénéfices non commerciaux ou des bénéfices agricoles. lorsqu'il est tenu compte de ces résultats pour la détermination des bénéfices non commerciaux. . 13 mai 2009. 13 mai 2009. d'autre part. 5 K-I-09 n° 98 et 99. Ainsi. lorsqu'il est tenu compte de ces résultats pour la détermination des bénéfices industriels et commerciaux en application des dispositions de l'article 155 du CGI ( BIC-V32400 s. 5 K-I-09 n° 100. Cette mesure de tempérament est prévue lorsque. la circonstance que les recettes soient réalisées au sein d'entreprises individuelles distinctes est sans incidence dès lors qu'elles relèvent de la même catégorie d'imposition : bénéfices industriels et commerciaux. libérale ou agricole.

sous réserve que les recettes soient imposables dans la même catégorie d'imposition : . Le franchissement de la limite d'exonération prévue à l'article 151 septies du CGI s'apprécie en totalisant les recettes réalisées à titre personnel par l'associé et les recettes de la société ou du groupement non soumis à l'impôt sur les sociétés dont il est associé ou membre à proportion de ses parts ou droits. La clef de répartition du bénéfice comptable à retenir est celle qui figure dans le pacte social à la clôture de chacun des exercices clos au cours de la période biennale de référence. La globalisation des recettes est effectuée par catégorie de revenus. 13 mai 2009.recettes individuelles mais également sa quote-part dans les recettes de la société de personnes. à titre d'exemple. Par ailleurs. à défaut d'acte ou de convention modifiant la répartition du bénéfice entre les associés avant la date de clôture de ces exercices. En effet. 5 K-I-09 n° 103 et 104.et la quote-part de recettes réalisées par la société ou le groupement relevant du régime d'imposition des sociétés de personnes. à proportion des droits ou parts qu'elles y détiennent. 13 mai 2009. Inst. s'il apparaissait que de telles conventions n'ont été conclues que dans le but d'éluder l'impôt. selon nous. . de tels actes ou conventions doivent être régulièrement conclus et en principe enregistrés avant la clôture de l'exercice. 22645 Ne devraient pas être retenues. 22650 Outre les recettes réalisées dans l'ensemble des activités exercées à titre individuel et imposables dans la même catégorie d'imposition. 22660 La quote-part des recettes des sociétés ou groupements non soumis à l'impôt sur les sociétés est déterminée proportionnellement aux droits du contribuable dans les bénéfices comptables de ces sociétés ou groupements. les recettes réalisées indirectement par des sociétés ou groupements au titre des droits ou parts qu'elles détiennent dans d'autres sociétés ou groupements relevant du régime d'imposition des sociétés de personnes. même dans l'hypothèse où des liens de dépendance existent entre ces sociétés et ces groupements. il convient également de tenir compte de la quote-part de recettes réalisées par les sociétés ou groupements non soumis à l'impôt sur les sociétés dont l'entrepreneur individuel (ou l'associé d'une société de personnes dans laquelle il exerce son activité professionnelle) est associé ou membre à proportion de ses droits dans les bénéfices de ces sociétés ou groupements. 5 K-I-09 n° 106. 22655 Que la plus-value soit réalisée à l'occasion de la cession d'éléments de l'actif immobilisé de l'entreprise individuelle ou de la cession des parts de sociétés ou groupements soumis au régime d'imposition des sociétés de personnes. Inst.les recettes réalisées par l'entreprise individuelle . l'article 151 septies du CGI ne vise que la quote-part de recettes réalisées par la société dont le cédant est associé. il convient de globaliser. Ainsi. Pour être opposables à l'administration. ne sont pas globalisées les recettes d'un exploitant agricole (BA) détenant des parts d'une société réalisant des travaux agricoles et forestiers (BIC). le service serait en droit d'appliquer la procédure de répression des abus de .

de tenir compte également de la quote-part des recettes des autres sociétés ou groupements dont ils sont membres et de leurs recettes personnelles. 5 E-9-01 n° 23. Régime antérieur Pluralité d'activités commerciales 22730 Pour les plus-values réalisées avant 2006. correspondant à ses droits dans les bénéfices. 1) du CGI conservent donc à notre avis leur portée. . 1er alinéa du CGI selon laquelle le seuil d'exonération prévu à l'article 151 septies du CGI. la rédaction de l'article 151 septies du CGI (dans sa rédaction issue de l'article 41 de la loi du 1er août 2003) conduisait à ne pas tenir compte. 13 mai 2009. majorée le cas échéant de ses recettes individuelles. Elles sont analysées ci-après. 1) du CGI l'administration avait indiqué qu'en cas de cession d'un élément d'actif par un exploitant agricole individuel également membre d'une société ou d'un groupement agricole. Inst. il conviendrait. 18 juin 2001. quelle que soit la nature de leur activité (agricole.droit prévue à l'article L 64 du LPF. Cette suppression n'a toutefois pas de portée pratique dès lors que la même règle est prévue à l'égard de tous les associés ou membres de sociétés de personnes. Inst. 18 juin 2001. pour apprécier le franchissement de la limite d'exonération des plus-values de cession d'un élément d'actif de leur exploitation personnelle. IV du Code précité. Inst. Associés d'une société exerçant une activité agricole 22670 L'article 8 de la loi 2008-1425 du 27 décembre 2008 a supprimé la disposition de l'article 70. Il n'y a pas lieu de distinguer selon que la société ou l'associé est soumis à un régime d'imposition d'après le bénéfice réel ou au régime du forfait. 22675 L'administration avait indiqué que les dispositions de l'article 70 (al. 22680 Pour l'application de l'article 70 (al. commerciale ou non commerciale) par l'article 151 septies. 5 E-9-01 n° 21. le franchissement de la limite d'exonération des plus-values s'apprécie en tenant compte des recettes personnelles de l'exploitant. 5 K-I-09 n° 108. 1) du CGI concernent notamment les plus-values de cession d'éléments d'actif réalisées par l'associé d'une société ou d'un groupement soumis au régime fiscal des sociétés de personnes (y compris les Gaec) dans le cadre d'une activité agricole exercée à titre personnel. s'apprécie pour un exploitant agricole en tenant compte de sa quote-part dans les recettes réalisées par la société ou le groupement non soumis à l'impôt sur les sociétés dont il est membre. Les solutions rendues pour l'application de l'article 70 (al. augmentées de la quote-part des recettes de la société ou du groupement dont il est membre. Dans l'hypothèse où les associés exerceraient une activité agricole dans une autre société ou dans une exploitation personnelle.

il y avait lieu d'appliquer le principe plus favorable fixé par la jurisprudence rendue dans le cadre du forfait qui excluait la globalisation des recettes. 22750 Pour l'application de l'article 151 septies du CGI à la cession par les membres d'un foyer fiscal d'un fonds de coiffure donné en location-gérance après avoir été exploité par l'époux. sont des recettes normales et courantes. Il s'agit en effet d'activités identiques poursuivies sous des formes différentes. Par ailleurs ne peut être invoquée par le contribuable l'instruction 4 G-2-99 du 30 juillet 1999 ( RIE-I-1800) relative au régime des micro-entreprises qui prévoit. 22735 S'agissant des plus-values réalisées au cours d'exercices clos avant 2004. Ndlr : Confirmation de l'arrêt de la cour de Nantes (CAA Nantes 15 mai 2001 n° 99-181.. Martin : AN 30-1-2002 : BIC-VII-21860). TA Poitiers 4 novembre 2004 n° 03-1899. lorsque chacun des époux détient en nom propre un fonds de commerce. 2e ch. le Conseil d'Etat a semblé adopter une position identique. une cour d'appel n'a pas commis d'erreur de droit en jugeant que les revenus de titres inscrits au bilan de l'entreprise. il convient d'apprécier le plafond des recettes en prenant en compte le chiffre d'affaires de cette exploitation et celui réalisé par l'épouse qui exploite également à titre individuel un autre salon de coiffure. il y avait lieu de globaliser les recettes de chacune d'entre elles. dans sa rédaction alors applicable. 22745 Un contribuable qui exerçait son activité commerciale au sein d'une entreprise individuelle d'électroménager. 22740 S'il convenait de transposer à l'article 151 septies du CGI la règle prévue par l'article 50-0 du CGI dans le cas d'un contribuable exploitant plusieurs entreprises commerciales. 1e ch. : RJF 10/01 n° 1187). si la transposition n'était pas envisageable. 10e et 9e s. doivent être pris en compte. de la quote-part de recettes réalisées par les sociétés de personnes dont l'exploitant titulaire de BIC était membre. L'administration considérait que la référence faite par l'ancien article 151 septies du CGI aux limites du régime micro impliquait de transposer au régime d'exonération des plus-values des petites entreprises toutes les modalités fixées pour l'appréciation des limites prévues à l'article 50-0 du CGI (Rép. Gabaret : RJF 12/06 n° 1505. lors de la cessation de cette activité.-s. CE 23 août 2006 n° 236094. une plus-value résultant pour l'essentiel du transfert dans son patrimoine privé des actions et parts de sociétés inscrites à son actif. . réalise. Mio : RJF 4/05 n° 297. qui sont tirés de son activité normale et courante.. En revanche. Dès lors qu'il résulte des dispositions de l'article 151 septies du CGI. Dans un arrêt du 23 août 2006 ( BIC-VII-22745). membre d'une société en participation constituée avec une SA. que les recettes à comparer au seuil d'exonération des plus-values.pour apprécier le seuil d'exonération. le fonds cédé étant inscrit au bilan de l'entreprise individuelle de l'épouse et le produit de la locationgérance pris en compte dans ses déclarations de bénéfices et de chiffres d'affaires. qu'il n'y a pas lieu de globaliser les chiffres d'affaires. nonobstant l'objet social de l'entreprise. dans le silence de la loi la question se posait de savoir si les règles applicables pour la détermination des régimes d'imposition étaient transposables en matière d'exonération des plus-values.

et la SA locataire. Lagorce : AN 13-10-1980 : BIC-VII-23975 et CE 5-12-2001 n° 211055 : BIC-VII-22775).. d'autre part. cède ledit fonds à la SA. d'une part.. donné en locationgérance à une SA dont il était majoritaire un fonds de commerce de vente et de location de matériel médical « grand public » qu'il avait antérieurement exploité à titre individuel. il convient de prendre en considération l'ensemble de ses recettes et non celles provenant de la seule activité commerciale pour apprécier la limite d'exonération des plus-values. assujetti à l'impôt sur le revenu. Pluralité d'activités non commerciales 22770 Pour les plus-values réalisées au cours d'exercices clos avant 2004. On notera que la Haute Assemblée avait retenu une approche différente en matière de bénéfices agricoles (CE 8-71998 n° 168877 : BIC-VII-23395). 4e ch. après avoir simultanément exploité. Koehl : RJF 4/93 n° 488. même si leurs résultats d'exploitation respectifs ont le caractère de bénéfices industriels et commerciaux. Le chiffre d'affaires de la société anonyme ne doit donc pas être pris en considération pour apprécier le seuil d'exonération de la plus-value réalisée lors de la cession du fonds de commerce. le Conseil d'Etat interprétait les dispositions de l'article 151 septies du CGI au regard des textes régissant les régimes d'imposition. soumise à l'impôt sur les sociétés. provenant d'activités imposables dans une même catégorie de revenus et afférentes à l'année de réalisation effective de la plus-value. 22775 . une entreprise individuelle de vente de matériel spécialisé pour les établissements hospitaliers et. CAA Nancy 10 décembre 1992 n° 91-400. Ce faisant. Ndlr : Le bailleur et son locataire-gérant étant deux contribuables distincts. L'entrepreneur individuel. les recettes du second ne peuvent donc pas être retenues pour la détermination des recettes réalisées par le premier. ne peuvent être considérés comme un seul et même contribuable au sens de l'article 151 septies du CGI et ce. L'administration avait également fait prévaloir cette interprétation en matière de bénéfices industriels et commerciaux s'agissant de l'appréciation du seuil d'exonération des exploitants qui fournissent des matières premières entrant à titre principal dans leur ouvrage ( BIC-VII-21860 s. 22760 Lorsqu'un contribuable exerce une activité commerciale et une activité non commerciale accessoire dont les résultats sont rattachés aux bénéfices commerciaux en application de l'article 155 du CGI.). 1e ch. Cinquin : RJF 12/02 n° 1353. CAA Bordeaux 16 mai 2002 n° 98-350. Mais cette règle n'affecte pas la possibilité de bénéficier de l'exonération pour un contribuable qui. fussent-elles distinctes (Rép.22755 Il résulte des dispositions de l'article 151 septies du CGI que la condition de recettes s'apprécie en additionnant toutes les recettes réalisées par le contribuable. la doctrine administrative et la jurisprudence s'accordaient pour considérer que l'appréciation des seuils d'exonération en cas de pluralité d'activités exercées à titre individuel devait également s'effectuer en globalisant les recettes des différentes activités libérales.

10e et 9e s. La même question se pose pour l'appréciation de la durée d'exercice de l'activité pendant au moins cinq ans ( BIC-VII-23760 s. mais l'application du principe édicté par l'article 96 du CGI en matière de régimes d'imposition (sous réserve bien entendu qu'il fût applicable dans le cadre de l'article 151 septies du CGI. pour l'application des limites du régime du forfait agricole. f. Il résultait toutefois des commentaires des dispositions de l'article 14 de la loi 2000-1352 du 30 décembre 2000 qu'elle entendait.).Un contribuable qui exerce les activités non commerciales d'huissier de justice et d'agent d'assurances ne peut bénéficier de l'exonération de la plus-value réalisée à l'occasion de la cession de son portefeuille d'agent d'assurances dès lors que les recettes perçues au titre de l'année concernée à raison de ces deux activités dépassent le seuil prévu à l'article 151 septies du CGI. la question se posait de savoir si les règles applicables pour la détermination des régimes d'imposition étaient transposables en matière d'exonération des plus-values.). il y a lieu de globaliser les chiffres d'affaires provenant de ces activités pour apprécier le seuil de recettes. Il convient de noter que les solutions retenues à cet égard sont identiques. 22845 Lorsque les activités de l'exploitant et de son conjoint sont exercées dans le cadre d'une exploitation unique. Rousseau : RJF 3/02 n° 284. .. CE 5 décembre 2001 n° 211055. d'une manière générale. voir BIC-VII-22770) conduisait à tenir compte à la fois des recettes individuelles et de celles qui revenaient au contribuable en proportion de ses droits dans la société de personnes. L'administration n'avait pas indiqué si cette règle devait également être retenue pour l'appréciation du seuil fixé à l'article 151 septies du CGI. 22780 Pour les plus-values réalisées au cours d'exercices clos avant 2004. Situation des conjoints 22840 En présence de conjoints exerçant chacun une activité professionnelle. Ndlr : Voir nos observations à BIC-VII-22770. apprécier ce seuil selon les mêmes règles que celles qui régissent la détermination des régimes d'imposition.-s. aucune précision n'avait été fournie au sujet du cas de pluralité d'activités exercées à titre individuel et dans le cadre d'une société de personnes. Pluralités d'activités agricoles 22790 Pour les plus-values réalisées au cours d'exercices clos avant 2004. Il résulte en effet de l'article 69 du CGI que. il convient de retenir la totalité des recettes réalisées par le contribuable dans l'ensemble de ses exploitations ( BA-II5220 s. on peut s'interroger sur le point de savoir dans quels cas les recettes respectives de chacun doivent être additionnées pour la détermination du seuil d'exonération prévu à l'article 151 septies du CGI.

ils sont présumés exploiter une seule et même entreprise. Ces principes s'appliquent quelle que soit la nature de l'activité exercée : commerciale. le Conseil d'Etat analyse également les conditions d'exploitation en prenant en compte le régime matrimonial des époux. déclarations fiscales professionnelles distinctes ou communes. il convient de tenir compte des conditions réelles d'exploitation au moyen des critères suivants : utilisation de moyens matériels et de personnel salarié propres ou communs. inscription au registre du commerce ou au répertoire des métiers au nom de chaque époux ou au contraire commune.En revanche si chacun des époux exploite une entreprise distincte. sauf s'il ressort de l'examen des conditions d'exploitation qu'ils exploitent une entreprise distincte. Si les époux sont mariés sous le régime de la séparation de biens. 22860 Pour apprécier si les époux gèrent une exploitation unique ou bien deux exploitations distinctes. Par conséquent. utilisation de biens communs ou appartenant en propre à chaque époux. même si elles n'ont pas le même objet et utilisent certains éléments d'actif propres à chacun. ils sont réputés exploiter chacun leur propre entreprise. Il est précisé que les recettes ne sont pas globalisées au niveau des époux lorsque des entreprises distinctes sont caractérisées. 22865 Il convient de retenir les principes exposés pour le calcul du délai de cinq ans ( BIC-VII23765 s. Les recettes prises en compte seront globalisées ou non en fonction de la caractérisation d'une seule ou de plusieurs entreprises individuelles au sein du couple. les conjoints peuvent être considérés comme exploitant une ou plusieurs entreprises individuelles. non commerciale ou agricole. gestion autonome ou en commun des exploitations (comptes bancaires. il ne peut y avoir exploitation unique pour la détermination du régime d'imposition applicable que si les conditions d'existence d'une société de fait sont réunies (CE 23-11-1998 n° 162176 : BA-II-5290). Lorsqu'ils sont mariés sous le régime de la communauté de biens. en fonction du régime matrimonial des époux et des modalités d'exploitation.). 22850 L'administration prend en compte le régime matrimonial des époux ainsi que les conditions d'exploitation.. constituent une exploitation unique des lors qu'elles ont un siège unique et que le mari utilise un bien immobilier commun ainsi que des moyens en matériel de son épouse (CE 2012-2000 n° 212866 : BA-II-5285). Dans le cas d'époux mariés sous le régime de la séparation de biens qui exploitent des domaines agricoles dont chacun est propriétaire ou locataire.. 22855 Pour apprécier si les époux exploitent ou non une entreprise distincte. la condition relative au montant des recettes s'apprécie de manière séparée au niveau de chaque entreprise. à l'exception du cas où ils procèdent à l'exploitation dans le cadre d'une société de fait. Ainsi pour déterminer le régime d'imposition applicable dans le cas de conjoints mariés sous un régime communautaire. siège de l'entreprise commun ou séparé. déclaration distincte ou commune de l'exploitation au centre de formalités des entreprises.). y compris lorsque les deux entreprises déploient des . comptabilité. le Conseil d'Etat a jugé que les exploitations respectives des époux.

Inst. il résulte de la doctrine à laquelle l'administration fait référence ci-dessus qu'il n'y a pas lieu de considérer . sur la question de savoir si l'activité agricole est exercée ou poursuivie dans le cadre d'une même exploitation ou.. 5 E-9-01 n° 5. les précisions apportées par la doctrine administrative concernant l'appréciation du régime d'imposition applicable qui figurent à BAII-5260 s. 30 août 2004. au contraire. sont bien entendu applicables pour l'appréciation du montant des recettes à prendre en compte. Dans le même sens pour les plus-values antérieures à 2006 : Inst. quel que fût le régime matrimonial.. Conjoints associés d'une société de personnes 22880 Les règles applicables aux conjoints prévues à BIC-VII-22865 sont transposables dans cette situation. Inst. 22900 Dans le cas de la reprise d'une exploitation par le conjoint d'un exploitant à la suite d'un départ à la retraite. Inst. La doctrine à laquelle l'administration renvoyait en matière de bénéfices agricoles considérait que les exploitations des époux constituaient une exploitation unique. Il convient ainsi de totaliser l'ensemble des quotes-parts de recettes réalisées par le groupement ou la société dont les époux sont associés ou membres et les recettes réalisées à titre individuel lorsqu'ils exploitent une seule et même entreprise. 18 juin 2001. d'un divorce. d'exploitations distinctes. 18 juin 2001. 13 mai 2009. Inst. sont bien entendu applicables pour l'appréciation du montant des recettes à prendre en compte. Ndlr : En cas de changement à la tête d'une exploitation au sein du foyer fiscal.activités relevant de la même catégorie d'imposition. l'administration avait apporté certaines précisions propres aux exploitants agricoles. les précisions apportées par la doctrine administrative qui figurent à BA-VII-25770 s. d'exploitations distinctes. 5 K-I-09 n° 105. On rappelle que cette doctrine a été infirmée par un arrêt du Conseil d'Etat du 23 novembre 1998 (CE 23-11-1998 n° 162176 : BA-II-5290). les quotes-parts de recettes dans la société ou le groupement peuvent être rattachées distinctement à chacune des entreprises exploitées séparément lorsque le régime matrimonial des conjoints permet une telle distinction. 13 mai 2009. Lorsqu'ils disposent d'entreprises distinctes. au contraire. 5 K-I-09 n° 101 et 102. sur la question de savoir si l'activité agricole est exercée ou poursuivie dans le cadre d'une même exploitation ou. 4 B-3-04 n° 13. 22895 Dans le cas des exploitations familiales. Précisions propres aux exploitants agricoles (plus-values antérieures à 2006) 22890 Dans le cadre du régime applicable aux plus-values antérieures à 2006. 5 E-9-01 n° 5. notamment pour les exploitations familiales et les changements d'exploitation. d'un décès ou d'une substitution de conjoint dans la qualité de chef d'exploitation.

II-1° -a du CGI. Toutefois.que l'opération se traduit par la création d'une nouvelle exploitation (voir BA-II-5310 s. Il est précisé que les règles en vigueur avant la loi de finances rectificative pour 2005 demeurent inchangées. les plus-values réalisées à l'occasion de la cession de matériels agricoles ou forestiers par les entreprises de travaux agricoles ou forestiers sont exonérées en totalité si les recettes de ces entreprises sont inférieures à 250 000 € HT et si les autres conditions mentionnées à l'article 151 septies précité sont remplies. III du CGI prévoit que les plus-values réalisées à l'occasion de la cession de matériels agricoles ou forestiers sont exonérées dans les conditions applicables à la première catégorie d'entreprises mentionnées à l'article 151 septies. 5 K-I-09 n° 126. Inst. Les entreprises de travaux agricoles ou forestiers concernées sont donc uniquement les entreprises individuelles et les sociétés mentionnées à l'article 8 du CGI. il convient donc de tenir compte de la moyenne des recettes réalisées par l'ancien exploitant au titre des exercices clos au titre des deux années civiles précédentes. En cas de cession d'actifs par le conjoint repreneur au titre de l'exercice de reprise de l'activité. g. Ces dispositions sont applicables aux plus-values réalisées au cours d'exercices clos depuis 2004. le seuil d'exonération prévu par l'article 151 septies du CGI est fixé à 90 000 €. Toutefois. Par ailleurs. continue donc de régir les modalités d'application de cette mesure. On rappelle que. Cas particulier des entreprises de travaux agricoles ou forestiers 22950 Les entrepreneurs de travaux agricoles ou forestiers sont des prestataires de services imposables dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux. III du CGI. 22955 L'article 151 septies. Le décret 94-287 du 6 avril 1994. l'exonération des plusvalues prévue à l'article 151 septies du CGI devrait être applicable à celles de ces entreprises dont le montant de recettes annuelles n'excède pas le seuil applicable aux entreprises de seconde catégorie. codifié à l'article 41-0 A de l'annexe III au CGI. Par suite. Les entrepreneurs de travaux agricoles ou forestiers sont des prestataires de services imposables dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux. pour les titulaires de bénéfices industriels et commerciaux prestataires de services (autres que les loueurs de logement). 13 mai 2009. la loi de finances pour 1994 a prévu de retenir le seuil applicable aux activités de première catégorie pour les plus-values réalisées au cours d'un exercice clos à compter du 1er janvier 1993 lors de la cession de matériels agricoles ou forestiers par les entrepreneurs de travaux agricoles ou forestiers. L'article 41-0 A de l'annexe III au CGI fixe les modalités d'application de cette mesure. un mécanisme d'exonération partielle est institué en faveur des contribuables dont les recettes excèdent ce seuil sans dépasser 350 000 € HT. en application de l'article 151 septies. Champ d'application du régime spécial Entreprises concernées 22980 Il est rappelé que les dispositions de l'article 151 septies du CGI s'appliquent uniquement aux entreprises relevant de l'impôt sur le revenu.). dont les résultats sont déterminés selon les règles des bénéfices industriels .

D. 4 B-213 n° 44. nivellement des sols. de vendange et de récolte (tubercules.Semis et plantations . 20 avril 1994. concernés à ce titre.Labours. adm. 13 mai 2009. 4 B-3-94 n° 2 . Cette catégorie comprend notamment les opérations suivantes : enlèvement des souches. 5 K-I-09 n° 117. les dispositions de l'article 151 septies. 13 mai 2009. etc. Inst. 4 B-3-94 n° 4 . notamment. 4 B-213 n° 41. 5 K-I-09 n° 128. 7 juin 1999. 5 K-I-09 n° 130. 13 mai 2009. etc.Préparation et entretien des sols. 23000 Les travaux forestiers s'entendent des opérations entrant dans l'une des catégories suivantes : . les entrepreneurs de travaux agricoles ou forestiers s'entendent de ceux qui effectuent à titre principal. 5 K-I-09 n° 127. 22985 Conformément à l'article 41-0 A de l'annexe III au CGI. adm. 22995 Les travaux agricoles s'entendent des opérations entrant dans l'une des catégories suivantes : .et commerciaux. les opérations de fertilisation quel que soit le procédé utilisé ainsi que les travaux qui se traduisent par une amélioration durable des sols de cultures : mise en place d'un dispositif de drainage ou d'irrigation. fruits et légumes. Cette liste est limitative. calibrage et ensachage des produits. Par suite. Réalisation de travaux agricoles ou forestiers 22990 L'article 41-0 A de l'annexe III au CGI énumère les travaux agricoles ou forestiers au sens de l'article 38 de la loi de finances pour 1994. notamment. Inst. pour le compte de tiers exploitants agricoles ou forestiers. 20 avril 1994. Dans le même sens pour les plus-values antérieures à 2006 : Inst. 4 B-213 n° 45. D. 4 B-3-94 n° 3 . 4 B-3-94 n° 5 . le binage. 20 avril 1994. D. 7 juin 1999. Inst.Entretien et traitement des cultures et plantations Les travaux d'entretien comprennent. préparation et entretien des sols de cultures. . Dans le même sens pour les plus-values antérieures à 2006 : Inst. suppression des haies. D. de moisson. adm. Dans le même sens pour les plus-values antérieures à 2006 : Inst. 13 mai 2009. Inst. 20 avril 1994. les travaux énumérés à ce même article. .Récoltes Outre les travaux de fenaison. l'arrosage et la taille des cultures. Sont. le sarclage. adm. III du CGI sont applicables aux entreprises qui réalisent des travaux et non à celles qui se bornent à louer aux exploitants agricoles et forestiers le matériel nécessaire à leur exécution. 4 B-213 n° 42. 7 juin 1999. . 7 juin 1999. Dans le même sens pour les plus-values antérieures à 2006 : Inst.) sont notamment visées les opérations de triage.

cette condition sera considérée comme satisfaite si elle est respectée au cours des périodes fiscales closes dans les deux années précédant celle de la réalisation de la plus-values c'est-à-dire au cours de la période de référence retenue pour la détermination des recettes annuelles (voir BIC-VII-23270). 20 avril 1994. 4 B-3-94 n° 4 . . 13 mai 2009. . Cette prépondérance s'apprécie au niveau du chiffre d'affaires. adm. Ndlr : Cette restriction aboutit à écarter du champ d'application les paysagistes et les entreprises d'entretien de jardins particuliers.. Comme en matière agricole.Plantations et replantations. 20 avril 1994. Conformément à l'article 41-0 A de l'annexe III au CGI. Inst. D.Lorsqu'ils sont effectués sur le parterre de la coupe. Il s'agit. sous-solage. de ceux entrepris pour combler les marécages. des travaux concourant à la protection des bois contre l'incendie. D. 23005 Les travaux agricoles ou forestiers mentionnés à l'article 41-0 A de l'annexe III au CGI doivent être exécutés au profit des seuls exploitants agricoles ou forestiers. adm. ameublissement des sols. 4 B-213 n° 43. adm. de conditionnement du bois.Enlèvement jusqu'aux aires de chargement. 4 B-3-94 n° 6 . notamment débroussaillement et nettoyage des coupes. Inst. travaux de façonnage. y soient assimilés. il sera admis que les travaux réalisés par les entrepreneurs au profit des collectivités locales dans le cadre de l'exploitation ou de l'entretien de leur domaine. Dans le même sens pour les plus-values antérieures à 2006 : Inst. 4 B-3-94 n° 7 . Ndlr : Cette définition conduit à exclure du dispositif les opérations de transport de bois et donc les matériels qui y sont affectés (camions. de sciage et de carbonisation. Par ailleurs. III du CGI doivent exercer à titre principal l'activité éligible.Exploitation des bois : abattage. 5 K-I-09 n° 129. les travaux pourront être facturés à une coopérative agricole sous réserve que l'entrepreneur puisse démontrer que la coopérative a bien refacturé cette prestation à un exploitant agricole ou forestier. 7 juin 1999.). travaux précédant ou suivant normalement ces opérations. ébranchage. l'activité d'entrepreneur des travaux agricoles ou forestiers doit procurer de manière constante à l'entreprise plus de 50 % de son chiffre d'affaires annuel hors taxes. 5 K-I-09 n° 131. 5 K-I-09 n° 132. assainissement et épandage d'engrais. 7 juin 1999. 4 B-213 n° 45. Le chiffre d'affaires que réalise l'entrepreneur avec sa propre exploitation n'est pas pris en compte pour le calcul de ce seuil. Inst. éhouppage. traitement chimique. 20 avril 1994. D. 7 juin 1999. raser les talus ainsi que des opérations destinées à l'installation de systèmes de drainage ou la construction de voies de desserte. . sont également visés les travaux d'aménagement des forêts ainsi que ceux qui sont destinés à améliorer durablement les sols. Dans le même sens pour les plus-values antérieures à 2006 : Inst. .. par exemple. . élagage.labours. En outre. A titre de règle pratique. 13 mai 2009. 4 B-213 n° 46. 23010 Les entreprises visées à l'article 151 septies. 13 mai 2009. Dans le même sens pour les plus-values antérieures à 2006 : Inst.

. 23020 Les travaux agricoles ou forestiers énumérés à l'article 41-0 A de l'annexe III au CGI sont de la nature de ceux qui sont exécutés directement par les exploitants agricoles ou forestiers. immeubles. 4 B-213 n° 47 et 48. Modalités d'application Cession des matériels agricoles ou forestiers 23050 Les plus-values résultant de la cession des matériels agricoles ou forestiers sont exonérées lorsqu'elles sont réalisées par les entrepreneurs de travaux agricoles ou forestiers concernés . les matériels de travaux agricoles ou forestiers s'entendent des biens d'équipement exclusivement affectés à la réalisation des travaux agricoles ou forestiers tels qu'ils sont définis à ce même article. autres éléments incorporels. par conséquent. adm.Matériels concernés 23015 Aux termes de l'article 41-0 A de l'annexe III au CGI. utilisés pour la réalisation d'opérations ne revêtant pas le caractère de travaux agricoles ou forestiers au sens de l'article 41-0 A. Inst. 20 avril 1994. 4 B-3-94 n° 10 . Dans le même sens pour les plus-values antérieures à 2006 : Inst. 13 mai 2009. celle d'exploitant agricole ou forestier. autres que les biens d'équipement.les éléments de l'actif immobilisé. à titre principal. Inst. Les entreprises qui exercent concomitamment une activité d'entrepreneur de travaux agricoles ou forestiers et une autre activité ne pourront donc bénéficier de ces dispositions qu'à l'occasion de la cession des seuls matériels exclusivement affectés à l'activité d'entrepreneur de travaux agricoles ou forestiers. I de l'annexe III au CGI. 5 K-I-09 n° 135.les biens d'équipement qui ne sont pas exclusivement affectés à la réalisation des travaux agricoles ou forestiers. même accessoirement. adm. Dans le même sens pour les plus-values antérieures à 2006 : Inst. 4 B-213 n° 49. accessoirement. Par conséquent. il ne perd pas le bénéfice des nouvelles dispositions lors de la cession des matériels agricoles ou forestiers inscrits à l'actif de l'activité commerciale au seul motif que ces derniers seraient accessoirement affectés à la réalisation de travaux agricoles ou forestiers dans le cadre de l'exploitation agricole ou forestière. D. 5 K-I-09 n° 133 et 134. exclus : . 7 juin 1999. 13 mai 2009. . D. 7 juin 1999. l'activité d'entrepreneur de travaux agricoles ou forestiers et. lorsqu'un même contribuable exerce. qu'ils soient ou non nécessaires à l'exploitation : fonds de commerce. 20 avril 1994. Sont. etc. Il s'agit des biens qui ne concourent pas directement à la réalisation des opérations en cause tels le matériel de bureau ou l'outillage utilisé à la réparation des machines ou qui sont. 4 B-3-94 n° 8 et 9 .

notamment. adm. Dans le même sens pour les plus-values antérieures à 2006 : Inst. Inst. D. 4 B-213 n° 47 et 48. Inst. 1er décembre 1995 . adm. 13 mai 2009. Limites antérieures Plus-values réalisées avant 2006 . 4 B-3-94 n° 8 et 9 . sont les mêmes qu'une entreprise imposable dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux relevant de la seconde catégorie d'entreprises. Cette limite devait être respectée au titre de l'année au cours de laquelle intervenait la cession des biens en cause et au titre de l'année précédente. 13 mai 2009. 7 juin 1999. 5 K-I-09 n° 138. Ndlr : Sont par conséquent à retenir les seuils applicables aux prestataires de services. adm. Cette limite s'entendait du chiffre d'affaires total de l'entreprise. D. 23055 Le bénéfice des seuils d'exonération spécifiques est également subordonné au respect des autres conditions mentionnées à l'article 151 septies du CGI. 20 avril 1994. 20 avril 1994. 5 K-I-09 n° 137. Dans le même sens pour les plus-values antérieures à 2006 : Inst. 4 B-213 n° 52. 4 B-3-94 n° 11 . Il en résulte. D. 7 juin 1999. 5 K-I-09 n° 136. 13 mai 2009. Cession des autres éléments d'actif 23070 Les conditions d'exonération des plus-values provenant de la cession des éléments d'actif immobilisé. 20 avril 1994. adm. 4 B-3-94 n° 13 . 7 juin 1999. 4 B-213 n° 50.dont le montant des recettes annuelles au sens de l'article 151 septies du CGI est inférieur ou égal à 250 000 € pour l'application de l'exonération totale ou supérieur à 250 000 € et inférieur à 350 000 € pour l'application de l'exonération partielle dégressive. que l'exonération des plus-values provenant de la cession de matériels agricoles ou forestiers est subordonnée à la condition que l'entrepreneur de travaux agricoles ou forestiers ait exercé son activité depuis au moins 5 ans. lorsque cette opération était réalisée dans le cadre d'une cession ou d'une cessation d'entreprise. h. D. 8 M-1521 n° 22. Inst. Plus-values réalisées au cours d'exercices clos avant 2004 23080 Les plus-values résultant de la cession des matériels agricoles ou forestiers et réalisées au cours d'exercices clos entre le 1-1-1993 et le 31-12-2003 étaient exonérées lorsqu'elles étaient réalisées par les entrepreneurs de travaux agricoles ou forestiers concernés dont le chiffre d'affaires était inférieur à 152 600 € TTC (1 MF avant 2002). Inst. autres que les matériels agricoles ou forestiers.

les limites d'exonération étaient fixées pour les activités commerciales.23110 Pour les plus-values réalisées avant 2006.1 MF TTC pour les entreprises industrielles et commerciales exerçant une activité de ventes et fournitures de logements .250 000 € (ou 350 000 €) TTC pour les entreprises d'achat-revente imposées dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux et les exploitants relevant des bénéfices agricoles . à l'exclusion de toute exonération partielle. . artisanales ou libérales au double de la limite des régimes définis aux articles 50-0 et 102 ter (régimes des « micro-entreprises »). Les limites étaient donc les suivantes : . l'article 151 septies du CGI (dans sa rédaction antérieure à l'article 37 de la loi 2005-1720 du 30 décembre 2005) prévoyait que les recettes à prendre en compte pour l'appréciation des seuils d'exonération s'entendaient des recettes toutes taxes comprises. il convient de noter que pour les plus-values réalisées au cours d'exercices clos avant 2004.et 90 000 € (ou 126 000 €) TTC pour les autres entreprises (prestataires de services. S'agissant des activités agricoles. les limites d'exonération étaient fixées pour les activités commerciales. Par ailleurs. Les limites étaient donc les suivantes : .152 600 € TTC pour les entreprises industrielles et commerciales exerçant une activité d'achat-revente ou de fourniture de logements . . Plus-values réalisées au cours d'exercices clos avant 2002 Plus-values réalisées au cours d'exercices clos de 1999 à 2001 23130 Pour la détermination des résultats des années 1999 à 2001. l'article 151 septies du CGI ne prévoyait qu'une exonération totale. bénéfices non commerciaux). . artisanales ou libérales au double de la limite des régimes définis aux articles 50-0 et 102 ter du CGI. la limite d'exonération était fixée à 152 600 € sans qu'il ne soit fait de référence expresse à la limite du forfait agricole. Plus-values réalisées au cours d'exercices clos en 2002 et 2003 23120 Pour la détermination des résultats des années 2002 et 2003.54 000 € TTC pour les activités de prestations de services relevant des bénéfices industriels et commerciaux et pour les titulaires de bénéfices non commerciaux. appréciées toutes taxes comprises. Les limites étaient donc les suivantes : .

dans sa rédaction issue de l'article 37 de la loi 2005-1720 du 30 décembre 2005. réalisées au titre des exercices clos. applicables quel que soit le régime d'imposition du contribuable. Périodes d'appréciation des seuils 23200 Pour les plus-values réalisées depuis le 1er janvier 2006. correspondait également à un plafond de 1 MF. au cours des deux années civiles qui précèdent l'exercice de réalisation de la plus-value. Plus-values réalisées au cours d'exercices clos avant 1999 23150 Pour la détermination des résultats des années 1988 à 1998.350 000 F TTC pour les activités de prestations de services relevant des bénéfices industriels et commerciaux et pour les titulaires de bénéfices non commerciaux. S'agissant des activités agricoles. 23135 Pour les titulaires de BIC exerçant une activité de prestataires de services (autre que la fourniture de logement). appréciées hors taxes. concernent aussi bien les plus-values réalisées en cours d'exploitation que celles réalisées en fin d'exploitation. Ces règles. y compris pour les activités saisonnières ( BIC-VII-23475). V de la loi 2000-1352 du 30 décembre 2000 pour la détermination des résultats des exercices clos à compter du 31 décembre 2000. prévoit que les recettes à prendre en compte pour l'appréciation des seuils d'exonération s'entendent de la moyenne des recettes. . Ces limites étaient donc les suivantes : ..300 000 F TTC pour les titulaires de BIC exerçant une activité de prestation de services (autre que la fourniture de logement) . les limites d'exonération étaient fixées au double des limites du forfait ou de l'évaluation administrative. ramenés le cas échéant à douze mois. . 2.). Cette mesure a une portée générale. la limite d'exonération avait été fixée à 1 MF par l'article 14. ce qui. . l'article 151 septies du CGI. 23205 Pour les plus-values réalisées avant 2006. les règles d'appréciation des recettes différaient selon que les plus-values étaient réalisées en cours ou en fin d'exploitation et selon la catégorie d'imposition du contribuable ( BIC-VII-23330 s. Auparavant. le seuil était égal au double des limites du forfait agricole. II-12 et 20 de la loi 98-1266 du 30 décembre 1998 : il s'appliquait pour la détermination des résultats des années 1999 et suivantes.1 MF TTC pour les exploitants agricoles et les entreprises industrielles et commerciales de ventes et fournitures de logement . en pratique. le seuil de 350 000 F TTC était issu de l'article 7.350 000 F TTC pour les titulaires de bénéfices non commerciaux.

la quote-part de recettes prise en compte doit également être ramenée sur douze mois. 13 mai 2009. Dans le cas où le contribuable arrête des exercices d'une durée inférieure ou supérieure à douze mois (situation notamment de la création d'entreprise). Contribuables soumis à une comptabilité d'engagement 23230 Conformément au 1er alinéa de l'article 151 septies.des bénéfices industriels et commerciaux . les recettes sont ramenées à douze mois.200 000 € pour l'exercice 2006.des bénéfices agricoles. 5 K-I-09 n° 88. Un commerçant. il y a lieu de ramener le chiffre d'affaires constaté entre le 1er janvier et la date de réalisation à une valeur annuelle calculée au prorata des jours écoulés (voir BIC-VII-23460). qui clôt ses exercices au 31 décembre de chaque année. . correspondant aux produits acquis au titre des exercices clos. à l'exception des contribuables soumis au régime du forfait. au cours des deux années civiles qui précèdent l'exercice de réalisation des plus-values. Inst. 13 mai 2009. c'est-à-dire au titre des exercices clos au cours des deux années précédant celui de réalisation de la plus-value ou au cours des deux années précédant celle de réalisation de la plus-value. Il s'agit des contribuables redevables de l'impôt sur le revenu dans la catégorie : . 23240 Exemples : 1. appréciées hors taxes. . Dans ce cas. 13 mai 2009. ramenées le cas échéant à douze mois.320 000 € pour l'exercice 2005 . IV du CGI. cède son exploitation le 30 juin 2007. 23215 Le montant des recettes annuelles s'apprécie hors taxes à partir de la moyenne des recettes réalisées au cours des périodes fiscales closes dans les deux années précédant celle de réalisation de la plus-value nette.) . . les montants des recettes des différents exercices sont cumulés.des bénéfices non commerciaux lorsque le contribuable a exercé l'option pour la détermination des créances acquises et des dépenses engagées ( BNC-II-1340 s. Dans le cas où la société ou le groupement aurait clos un exercice d'une durée inférieure ou supérieure à douze mois. 5 K-I-09 n° 106. . Ce montant s'apprécie différemment suivant que l'entreprise est soumise aux règles de la comptabilité commerciale ou déclare ses revenus suivant les encaissements reçus. Inst. Inst. Les recettes réalisées sur les exercices antérieurs s'élèvent à : . 5 K-I-09 n° 89 et 90.23210 Lorsqu'un exploitant individuel est également associé d'une société de personnes les recettes réalisées par la société ou le groupement sont prises en compte au cours de la même période de référence. le montant des recettes annuelles s'entend de la moyenne des recettes. 23235 Si le contribuable clôture plusieurs exercices au cours d'une année civile.

par hypothèse. on risque de se trouver en présence d'une année civile au cours de laquelle aucun exercice n'est clos. Les recettes à prendre en considération pour l'appréciation des seuils sont donc celles des exercices clos en 2008 et en 2007. dans ce cas de figure. l'exploitant n'a clôturé aucun exercice. L'entreprise a clôturé un exercice de 13 mois.Le montant des recettes annuelles à retenir pour l'application de l'article 151 septies du CGI s'élève à 260 000 € (320 000 + 200 000 / 2). 2. En pratique. Inst. Il faut donc prendre en compte les recettes des exercices clos au cours des 24 derniers mois précédant le début de l'exercice. la prise en compte des recettes réalisées au titre des exercices clos au cours des deux années civiles précédant la cession pose une difficulté pratique. la cession intervient au cours de l'exercice allant du 1-2-2008 au 31-1-2009. Dans la présente situation. 5 K-I-09 n° 91. . l'un de 13 mois (clos le 31 janvier). il faut prendre en compte la moyenne des recettes des exercices clos au cours des deux années civiles précédant l'exercice de réalisation de la plus-value.celles figurant sur la déclaration de résultats de l'exercice clos le 31-12-2006 . 23245 Dans le cas où le contribuable arrête un exercice d'une durée supérieure à douze mois. puis un exercice de 12 mois du 1-2-2008 au 31-1-2009. Cependant. l'autre de 11 mois (clos le 31 décembre) . soit le 1-2-2008. .un exercice en 2006 de 12 mois (clos le 31 décembre). En effet. 23250 Exemple : Soit un commerçant qui débute son activité individuelle le 1-1-2002. l'administration retiendrait en pratique comme période d'appréciation des seuils les vingtquatre mois précédant le début de l'exercice de la cession. Pour apprécier les recettes du commerçant. si une entreprise arrête un exercice d'une durée supérieure à douze mois. La constatation de la plus-value intervient au cours de l'exercice clos le 31-1-2009. du 1-1-2007 au 31-12008. Le même commerçant a clos trois exercices au cours des années 2005 et 2006 : . Or. en 2007.deux exercices en 2005. les recettes à prendre en considération sont : . les recettes réalisées sont ramenées à douze mois. Il cède un entrepôt le 1-1-2009. Le montant des recettes annuelles à retenir pour l'application de l'article 151 septies du CGI doit être calculé comme suit : Exercices Exercice clos le 31 janvier 2005 Exercice clos le 31 décembre 2005 Exercice clos le 31 décembre 2006 Recettes de l'exercice (en €) 390 000 180 000 200 000 Retraitement pour ramener les recettes sur douze mois 390 000 x 12/13 = 360 000 180 000 x 12/11 = 196 364 200 000 La moyenne des recettes à prendre en compte pour le calcul du seuil s'élève donc à : (360 000 + 196 364 + 200 000) / 3 = 252 121. 13 mai 2009. Selon nos informations.

Contribuables déclarant selon les recettes encaissées 23270 Pour les entreprises dont les recettes sont imposées suivant les encaissements.).des bénéfices non commerciaux à condition que le contribuable n'ait pas exercé l'option pour les règles des créances acquises . Pour ces entreprises. Cas particulier : anciens loueurs de fonds 23300 Lorsque le bailleur d'un fonds de commerce reprend lui-même l'exploitation de ce fonds puis le cède avant la fin de la deuxième année ou du deuxième exercice suivant cette reprise. le montant des recettes pris en compte pour l'appréciation du seuil est égal à : [50 000 + (57 000 x 12/13)]/2 = 51 307 €. appréciées hors taxes. être ramenées à douze mois.celles figurant sur la déclaration de résultats de l'exercice clos le 31-1-2008. Si les recettes de l'exercice clos le 31-12-2006 sont égales à 50 000 € et les recettes de l'exercice clos le 31-1-2008 sont égales à 57 000 €. Pour calculer la moyenne des recettes à comparer au seuil d'exonération. 5 E-2111. il est tenu compte des recettes du locataire-gérant ( BIC-VII-23305). . En revanche. 15 mai 2000 : BAII-1250 s. .. L'exercice ayant une durée de treize mois. 23305 Une personne qui reprend en direct l'exploitation d'un fonds de commerce qu'elle donnait en location-gérance peut cumuler pour le décompte du délai de cinq ans la période d'exploitation en direct antérieure à la mise en location-gérance avec celle écoulée depuis la reprise de l'exploitation en direct ( BIC-VII-24290 s. adm. le dispositif de l'article 151 septies du CGI ne pourra en principe être mis en oeuvre que si la cession générant une plus-value intervient à compter du deuxième exercice qui suit celui de la reprise . le montant des recettes annuelles s'entend de la moyenne des recettes encaissées. l'administration privilégie une solution de simplicité. 13 mai 2009. la période d'imposition correspondant à l'année civile.). le cas échéant. 5 K-I-09 n° 92 et 93. les recettes prises en compte sont ramenées à douze mois. étant rappelé que les recettes réalisées au cours de l'exercice de reprise devront.des bénéfices agricoles soumis au régime du forfait (D. Il s'agit des contribuables redevables de l'impôt sur le revenu dans la catégorie : . au cours des deux années civiles qui précèdent l'année de réalisation des plus-values. il n'est pas nécessaire de procéder à un retraitement particulier pour le calcul de la moyenne des recettes encaissées au cours des deux années qui précèdent celle de réalisation de la plus-value. Inst. le montant des recettes annuelles s'appréciant en fonction des recettes réalisées les deux exercices précédant celui de la réalisation de la plus-value.

il appartiendra bien entendu au contribuable de pouvoir justifier de la réalité du montant des recettes prises en compte pour apprécier le dépassement ou non des seuils d'exonération. 26 juin 2001.Cependant. IV du CGI. l'article 151 septies du CGI prévoyait que les règles d'appréciation des recettes différaient selon qu'elles étaient réalisées en cours ou en fin d'exploitation et selon la catégorie d'imposition du contribuable. Inst. . lorsque la reprise en direct de l'exploitation a été effectuée moins de deux ans avant la cession. il convenait de retenir les recettes de l'année de réalisation de la plus-value pour apprécier le respect du seuil d'exonération. ce. il est admis d'apprécier le seuil de recettes en prenant en considération les recettes du locataire dans les conditions prévues à l'article 151 septies. 23355 Pour l'appréciation des limites en cas de cession partielle d'entreprise. alors même que le contribuable clôturait ses exercices à une date autre que le 31 décembre. Plus-values réalisées en cours d'exploitation 23340 Pour les plus-values réalisées avant 2006. les recettes à prendre en compte pour l'appréciation des seuils d'exonération s'entendaient. pour les entreprises exerçant une activité commerciale. 23360 Pour la détermination des résultats des exercices clos avant le 31 décembre 2000.). Titulaires de BIC ou de BNC 23350 Dès lors que le régime d'exonération prévu à l'article 151 septies du CGI s'applique aux plusvalues nettes déterminées après compensation avec les moins-values de même nature. l'article 151 septies prévoyait que le franchissement du seuil s'appréciait en retenant la moyenne des recettes encaissées au cours des deux années précédant celle de la réalisation de la plus-value. Pour les exploitants agricoles. voir BIC-VII-23435 s. Inst. Dans ce cas. des recettes de l'année civile en cours à la date de clôture de l'exercice au titre duquel la compensation entre plus-values et moins-values était effectuée ( BIC-VII-23350 s. 4 B-2-01 n° 7. artisanale ou libérale. 13 mai 2009. 5 K-I-09 n° 94. les recettes à prendre en compte pour l'appréciation des limites en deçà desquelles ce régime était susceptible de s'appliquer s'entendaient des recettes de l'année civile en cours à la date de clôture de l'exercice au titre duquel cette compensation était effectuée. Plus-values réalisées avant 2006 23330 Pour les plus-values réalisées avant 2006.

5 E-3-04 n° 14. Inst. BA-II-2820 et BA-II-2870) étaient applicables (Inst. BA-II-1880. 23380 Une somme est considérée comme encaissée à la date où le bénéficiaire en a la libre disposition. BA-II-2500. 5 E-3-04 n° 14. Inst. Inst.Exploitants agricoles 23370 A l'instar des règles actuelles. 18 juin 2001. Dans le même sens : Inst. 18 août 2004. L'exploitant ne peut donc faire état ni des recettes appréciées sur un exercice qui ne coïncide pas avec l'année civile. 5 E-6-02. 18 août 2004. 5 E-9-01 n° 4). Il n'était pas tenu compte du montant des recettes de l'année de réalisation de la plus-value. l'appréciation du franchissement de la limite prévue à l'article 151 septies du CGI s'effectuait en tenant compte de la moyenne des recettes des deux années civiles précédant celle de la réalisation de la plus-value. 23375 Pour l'appréciation du franchissement de la limite d'exonération prévue par l'article 151 septies du CGI. l'appréciation du franchissement de la limite s'effectue en tenant compte de la moyenne des recettes encaissées au cours des deux années civiles qui précèdent celle de la date de cession des parts. la moyenne des recettes des deux années civiles à retenir pour l'appréciation du franchissement de la limite de l'exonération est calculée en tenant compte des recettes encaissées au cours des deux années civiles qui précèdent la date de clôture de l'exercice au cours duquel l'élément d'actif a été cédé. 23385 Dès lors que le régime d'exonération prévu à l'article 151 septies du CGI s'applique aux plusvalues nettes déterminées après compensation avec les moins-values de même nature. Dans le même sens : Inst. 18 juin 2001. Inst. Cette règle s'appliquait aussi bien en cours d'activité qu'en cas de cession ou de cessation d'activité. 18 juin 2001. ni des renseignements tirés d'une comptabilité tenue selon les principes commerciaux. 5 E-9-01 n° 30 . Inst. même si elles se rapportent à une année antérieure ou à des exploitations agricoles différentes. V-3° de la loi 2000-1352 du 30 décembre 2000 ayant rendu les modalités particulières d'appréciation du seuil d'exonération des plus-values prévues par l'article 202 bis du CGI inapplicables en matière de bénéfices agricoles. il convient de retenir l'ensemble des sommes effectivement encaissées par l'exploitant au cours de l'année civile. 5 E-9-01 n° 4. BA-II-2570. l'article 14. 5 E-9-01 n° 31. 23390 En cas d'application de l'article 73 D du CGI. 23 août 2002. Cette règle ne comporte aucune dérogation.. 18 juin 2001. Il n'y a pas lieu de distinguer selon la situation géographique des exploitations ou la nature des cultures pratiquées. L'administration avait indiqué que les précisions apportées sur cette notion ( BAII-1700 s. 5 E-3-04 n° 13. 18 août 2004. Ndlr : .

le franchissement du seuil d'exonération s'appréciait. imposaient le respect des seuils d'exonération au titre de l'année de réalisation de la plus-value et de l'année précédente. pour les plus-values réalisées en fin d'exploitation. le Conseil d'Etat a estimé qu'il convenait d'appliquer de manière uniforme le seuil de recettes fixé par l'article 151 septies du CGI. 23395 Exercices clos avant le 31 décembre 2000. 8 M-1521 n° 21 1er décembre 1995).On rappelle que l'article 73 D du CGI autorise. 9e et 8e s. en retenant la moyenne des recettes encaissées au cours des deux années précédant celle de la réalisation de la plus-value ( BICVII-23480 s. La Haute Assemblée a privilégié ainsi l'analyse selon laquelle la référence au double de la limite du forfait a pour seul objet de fixer un plafond d'exonération et non une méthode d'appréciation (CE 8 juillet 1998 n° 168877. aussi bien en cours d'activité qu'en fin d'exploitation. c/ Péchov : RJF 10/98 n° 1192 . l'administration considérait déjà que l'appréciation du montant des recettes conditionnant l'exonération des plus-values devait être opérée selon les modalités prévues pour la détermination du régime d'imposition. artisanale. CE 4-2-2005 n° 256846 : BIC-VII-23485). même pour les activités agricoles. à concurrence de la quote-part correspondant à ses droits ( BA-VII-30600 s. Ces dispositions applicables uniquement aux titulaires de bénéfices industriels et commerciaux ou de bénéfices non commerciaux ont concerné les plus-values réalisées au cours d'exercices clos à partir de 2004. . 23405 S'agissant des exploitants agricoles. Retenant une position contraire à la doctrine administrative. 23410 Notons que les dispositions de l'ancien article 202 bis du CGI qui.). et donc de retenir. Plus-values réalisées en fin d'exploitation 23400 L'ancien article 202 bis du CGI prévoyait qu'en cas de cession ou de cessation de l'entreprise. en cas de rachat ou de transmission en cours d'année par une personne physique de parts de société de personnes exerçant une activité agricole. D. adm. Avant l'intervention de l'article 14 de la loi 20001352 du 30 décembre 2000. les plus-values mentionnées au I et au deuxième alinéa du V de l'article 151 septies étaient exonérées si les recettes de l'année de réalisation. Lorsque les recettes de l'une au moins de ces deux années étaient comprises dans les limites autorisant une exonération partielle. s'appliquaient aussi bien aux exploitants individuels qu'aux sociétés de personnes exerçant une activité non agricole. et celles de l'année précédente ne dépassaient pas les limites de l'exonération totale. adm. c'est-à-dire en tenant compte de la moyenne des recettes des deux années précédant celle de la réalisation de la plus-value (D. les seules recettes de l'année de réalisation de la plus-value. min.. commerciale ou libérale. 5 E-3223 n° 49 et 50.-s. que l'activité soit agricole. 15 mai 2000 . la part imposable de la plus-value était calculée d'après le montant de recette le plus élevé réalisé entre ces deux années. l'imposition immédiate au nom de l'associé sortant d'un résultat intermédiaire déterminé à la date de transmission ou du rachat.). ramenées le cas échéant à douze mois.

4 B-213 n° 28 et 29. ramenées le cas échéant à douze mois. le seuil d'exonération de la plus-value doit donc être apprécié compte tenu des dispositions de l'article 202 bis du CGI. adm. l'article 202 bis du CGI prévoyait déjà qu'en cas de cession ou de cessation de l'entreprise par des titulaires de BIC ou de BNC. 7 juin 1999. On notera en revanche que la même cour a considéré que les dispositions de cet article n'étaient pas applicables en cas de cession partielle de l'entreprise (CAA Bordeaux 2-4-1996 n° 94-1312 : BIC-VII-23440). Par suite. les modalités d'application de cet article ( BIC-VII-23450 s. le dispositif applicable aux exploitants agricoles était identique à celui en vigueur actuellement. c'est-à-dire en retenant les recettes de l'année de cession et celles de l'année précédente. 23425 Les modalités d'appréciation des limites définies à l'ancien article 202 bis du CGI étaient applicables à toutes les plus-values susceptibles de bénéficier de l'exonération prévue à l'article 151 septies du même Code et qui étaient réalisées à l'occasion de la cession ou de la cessation de l'entreprise.23415 Pour les plus-values réalisées au cours d'exercices clos avant 2004. voir BIC-VII-23340 s. Ndlr : Un contribuable ne peut pas échelonner artificiellement la cession des différents éléments de son actif sans aucune justification économique.) et. adm. et celles de l'année précédente ne dépassaient pas le double des limites des régimes des micro-entreprises. 14 mars 1986. les plus-values mentionnées aux premier et quatrième alinéas de l'article 151 septies du CGI n'étaient exonérées que si les recettes de l'année de réalisation. 23430 La plus-value constatée lors de la cession de l'immeuble commercial d'une exploitante individuelle à une SCI constituée entre sa fille et son gendre doit être considérée comme réalisée en fin d'exploitation dès lors que cette opération a été suivie un mois après de la cession du fonds de commerce à la fille de l'exploitante. Par ailleurs. D. CAA Bordeaux 2 mai 2001 n° 98-770. 15 septembre 2000 .. 8 M-1521 n° 24. 4 B-3-86 .. il convient d'étudier les cas de cession ou de cessation pour lesquels les dispositions de l'ancien article 202 bis du CGI étaient applicables ( BIC-VII-23420 s. Titulaires de BIC et de BNC 23420 S'agissant des plus-values réalisées en fin d'exploitation par des titulaires de bénéfices industriels et commerciaux et de bénéfices non commerciaux. et BNC-III-10270 s.). Ces dispositions ne concernaient pas les plus-values réalisées en cours d'exploitation à l'occasion de la cession ou du transfert dans le patrimoine privé d'éléments de l'actif professionnel (à ce sujet. D. 5 G-244 n° 63. min. 1er décembre 1995 . 23435 .). dans le seul but d'échapper aux dispositions de l'article 202 bis du CGI. Les notions de cession et de cessation sont précisées à BIC-XIX-300 s. 3e ch. c/ Pujos : RJF 10/01 n° 1189. BNC-II-6850 s. Les deux actes de cession ont en effet entraîné le transfert de propriété de l'ensemble des éléments de l'actif immobilisé et ont mis fin à l'exploitation par la requérante de son entreprise. Inst. adm. enfin. D.

30 août 2004. le Conseil d'Etat a jugé que les dispositions de cet article ne s'appliquaient qu'aux plus-values réalisées en fin d'exploitation et non en cas de cessation (ou cession) partielle d'activité (voir BIC-VII23485).L'ancien article 202 bis du CGI prévoyait les modalités d'exonération des plus-values en cas de cession ou de cessation d'entreprise. 23440 Un contribuable peut bénéficier de l'exonération de la plus-value réalisée lors de la cession d'une branche d'activité de son fonds de commerce. L'administration avait toutefois retenu une solution contraire visant à subordonner l'exonération des plus-values de cession ou cessation partielle d'activités commerciales à des règles inspirées de l'article 202 bis du CGI ( BIC-VII-23445).et celles de l'année précédente). en l'absence de tout élément permettant de penser que le législateur avait entendu viser les cas de cession (ou cessation) partielle ( BICVII-23440).ramenée à douze mois . Bien que rendu en matière de bénéfices agricoles. Notons cependant que cette position était dépourvue de fondement légal. . En cas de cession ou cessation partielle d'activité. 3e ch. Ndlr : Sur les critiques pouvant être formulées à l'égard de cette solution. . CAA Bordeaux 2 avril 1996 n° 94-1312. voir BIC-VII-23435. Il a confirmé l'analyse de la cour administrative d'appel de Bordeaux qui a opté pour une interprétation littérale de l'article 202 bis du CGI.. 4 B-3-04 n° 22. d'éléments d'actif. Inst. sur le fondement des dispositions de l'article 202 bis du CGI. quand bien même une telle cession correspondrait à une cession partielle de l'entreprise. Dans un arrêt du 4 février 2005. les recettes afférentes aux activités cessées étaient ramenées à douze mois .les recettes globales de l'ensemble des activités exercées réalisées au cours de l'année civile de réalisation des plus-values considérées devaient être inférieures aux limites permettant le bénéfice du régime d'exonération . pour la détermination de ces recettes globales. la circonstance que les recettes réalisées par le contribuable au cours de l'année qui a précédé celle de la cession ont excédé la limite susvisée dès lors que ces dispositions ne s'appliquent qu'aux plus-values réalisées en fin d'exploitation et non en cas de cession. Delille : RJF 7/96 n° 864. en cours d'exploitation. l'administration entendait subordonner l'exonération à la double condition que les recettes totales respectent les limites posées à l'article 151 septies (appréciation du seuil d'après les recettes réalisées au cours de l'année civile de la cession) et que les recettes afférentes à l'activité cédée satisfassent aux règles d'exonération posées à l'article 202 bis (appréciation du respect du seuil d'après les recettes de l'année de cession . il résultait de l'application combinée des dispositions des articles 151 septies et 202 bis du CGI que le bénéfice du régime d'exonération des plus-values professionnelles réalisées lors de la cession ou de la cessation partielle d'activité était subordonné au respect des deux conditions suivantes : . 23445 En cas de cession ou de cessation partielle d'activités exercées dans des fonds distincts par un même contribuable. dès lors que les recettes de l'année de cession n'ont pas excédé la limite prévue à l'article 151 septies du CGI et que les autres conditions fixées par cet article sont par ailleurs remplies. L'administration ne peut légalement opposer. cet arrêt a une portée générale.et les recettes des activités cédées ou cessées de l'année précédant celle de la réalisation des plus-values ne devaient pas excéder les limites permettant le bénéfice du régime d'exonération.

1er décembre 1995 . à douze mois (cet ajustement était effectué en fonction du nombre de jours d'activité par rapport à 365) et les recettes de l'année précédente n'excédaient pas les limites légales. 5 G-244 n° 63. la limite d'exonération de la plus-value de cession d'actif alors constatée était appréciée au prorata du temps d'exploitation effectif pendant la période annuelle de référence sans qu'il y ait lieu de tenir compte de l'existence de congés annuels et du caractère saisonnier de l'activité. D. Lorsque les recettes de l'une au moins de ces deux années étaient comprises dans les limites autorisant une exonération partielle. ramenées le cas échéant à douze mois. 8 e s. A cet effet. adm. l'exonération des plus-values professionnelles n'était applicable que si les recettes de l'année de réalisation de la plus-value. et celles de l'année précédente ne dépassaient pas les limites de l'exonération totale. l'article 151 septies. D. il convenait de prendre en compte le nombre de jours d'activité et non le nombre de mois. Dans le même sens : CAA Nantes 4 mai 2005 n° 02-870. Charles : RJF 11/05 n° 1153. 23470 Dans le cas d'une entreprise qui cédait son exploitation en cours d'année.-s.. adm. 1e ch.. voir BIC-VII-25510 s. 23460 En application de l'ancien article 202 bis du CGI. II du CGI (dans sa rédaction issue de l'article 14. Ces dispositions se sont appliquées aux plus-values réalisées au cours d'exercices clos à partir de 2004. Belmonte : RJF 5/03 n° 539. lorsque les autres conditions prévues à l'article 151 septies du CGI étaient réunies. la limite d'exonération de la plus-value de cession alors constatée était appréciée selon les modalités prévues à l'article 202 bis du CGI qui imposaient de ramener les recettes de la période écoulée entre le 1er janvier et la date de cession à celles d'une année entière. Dans le même sens : CAA Lyon 10 juin 1998 n° 94-21751 2e ch. 8 M-1521 n° 24. 3e et 8e s. Caziot : RJF 11/98 n° 1259. 15 septembre 2000 .. 14 mars 1986. la part imposable de la plus-value était calculée d'après le montant de recettes le plus élevé réalisé entre ces deux années. 4 B-213 n° 27.. D. Exploitants agricoles 23480 A l'instar des règles actuelles. Inst. S'agissant des modalités de détermination de la part imposable de la plus-value dans cette situation. le cas échéant. 23475 Dans le cas d'une entreprise cessant son activité en cours d'année. V de la loi 2000-1352 du 30 décembre 2000) prévoyait déjà que le franchissement du seuil d'exonération applicable aux exploitants agricoles s'appréciait. Thirouard : RJF 8-9/98 n° 905. aussi bien en cours . 7 juin 1999. CE 15 juin 1998 n° 187411. adm. 4 B-3-86 . les plus-values ainsi constatées étaient exonérées si les recettes de l'année de réalisation. CE 19 février 2003 n° 224268.23450 L'ancien article 202 bis du CGI prévoyait qu'en cas de cession ou de cessation d'entreprise.-s. rapportées.

par dérogation aux dispositions de l'article 202 bis du CGI.). Durée de l'activité 23600 Conformément à l'article 151 septies. Inst. nous envisagerons les règles générales d'appréciation du délai de cinq ans ( BIC-VII-23640 s. l'exonération des plus-values est subordonnée à la condition que l'activité ait été exercée pendant au moins cinq ans.-s. en cas de cession ou de cessation d'activité (en ce sens : Inst. Le Bihan : RJF 5/07 n° 555). 13 mai 2009.. Enfin. 5 E-7-88 n° 4 . concl.) ainsi que diverses solutions particulières ( BIC-VII-23760 s. D. Notons que cette condition de durée d'exercice de l'activité n'est pas exigée pour les contribuables qui réalisent une plus-value à la suite d'une expropriation ou de la perception d'indemnités d'assurances.. pour déterminer si un contribuable remplit ou non la condition liée au montant des recettes. 1. Toutefois cette solution était contraire à la jurisprudence selon laquelle il y avait lieu. Règles générales 23640 L'exonération prévue à l'article 151 septies du CGI est subordonnée à la condition que l'activité ait été exercée à titre professionnel pendant au moins cinq ans. B. 8 M-1521 n° 24. agricole. 23485 La doctrine administrative antérieure à l'adoption de la loi du 30 décembre 2000 qui a modifié la rédaction de l'article 151 septies du CGI considérait déjà que la limite d'exonération des recettes agricoles devait être appréciée en retenant la moyenne des recettes encaissées au cours des deux années qui précédaient celle de la réalisation de la plus-value ( BIC-VII23395). 10 mai 1988. artisanale. Delaleau : RJF 4/05 n° 326. Le délai de cinq ans court à compter de la date du début de l'exercice effectif à titre professionnel de l'activité et s'achève à la date de clôture de l'exercice ou à la fin de la période d'imposition au titre duquel ou de laquelle la plus-value nette est déterminée. 9e et 10e s. Verclytte : BDCF 4/05 n° 45 . Cette position a été confirmée par la jurisprudence ultérieure (CE 4 février 2005 n° 256846.d'activité qu'en fin d'exploitation. à ce sujet.). quelle que soit la nature de l'activité. de tenir compte des seules recettes afférentes à l'année de réalisation de la plus-value. commerciale ou libérale dans le cadre de laquelle cette plus-value a été dégagée (CE 8-7-1998 n° 168877 : BIC-VII-23395). y compris. 5 K-I-09 n° 46. voir BIC-VII23370 s. Cette jurisprudence n'a toutefois plus de portée sous le régime actuel dès lors que la doctrine administrative a été légalisée. nous rappellerons les règles applicables à la mise en location-gérance d'un fonds pour les plus-values réalisées avant 2006 ( BIC-VII-24380 s. adm. 1er décembre 1995). CAA Nantes 13 novembre 2006 n° 05-17135. en retenant la moyenne des recettes encaissées au cours des deux années précédant celle de la réalisation de la plus-value . II du CGI. L'administration estimait en effet que l'exonération des plus-values réalisées par les exploitants agricoles devait être appréciée selon les mêmes modalités que celles prévues pour la détermination du régime d'imposition. Dans la présente partie. . 14e ch.

27 avril 1994. 23680 Le début d'activité de loueur professionnel en meublé à retenir pour le décompte du délai de cinq ans auquel est subordonnée l'exonération des plus-values prévue à l'article 151 septies du CGI correspond à la date à laquelle le contribuable a effectué les premières opérations d'exploitation. 5 K-I-09 n° 48. La Haute Assemblée étend au régime d'exonération des plus-values prévue à l'article 151 septies du CGI sa jurisprudence bien établie rendue pour l'application du régime d'exonération des entreprises nouvelles selon laquelle la date de début d'activité d'une entreprise s'entend de celle à laquelle elle a effectivement commencé à exercer son activité (en dernier lieu. l'administration avait précisé que le début d'activité s'entendait de la date de création ou d'acquisition du fonds de commerce. D. CE 5 octobre 2007 n° 293475. 1er décembre 1995. D. Seule est prise en compte la période au cours de laquelle l'activité est exercée à titre professionnel. Inst. D. 30 décembre 1976. adm. 3e ch. adm. 23650 Il n'est pas exigé que l'activité génératrice de la plus-value ait été exercée à titre principal.-s. 13 mai 2009. CE 15-12-2006 n° 267784 : BIC-XVIII-690). 15 décembre 2000 . Dans le même sens : Inst. Inst. Dès lors l'activité de loueur en meublé d'une entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée doit être regardée comme ayant débuté non à la date de sa création ou à la date d'acquisition des immeubles destinés à la location en meublé mais à la date de la signature du bail portant sur un de ces biens qui correspond à la première opération d'exploitation de l'entreprise. 13 mai 2009.. de la clientèle libérale ou de l'exploitation agricole. Inst. Ndlr : Le Conseil d'Etat confirme l'arrêt de la cour administrative d'appel de Versailles (CAA Versailles 7 mars 2006 n° 04-2481. 5 C-1-76 et 8 M-1-76 n° 437 . adm. 4 B-4-94 n° 4. 15 mai 2000. adm. Terme du délai . de l'établissement artisanal. 23675 Pour les plus-values réalisées avant 2006. Elkouby : RJF 8-9/06 n° 984). 5 E-3223 n° 51. 5 K-I-09 n° 49. D. min. 8 M-1521 n° 25..23645 Le délai s'apprécie activité par activité. 8 M-1521 n° 25. 5 G-244 n° 64. c/ Elkouby : RJF 12/07 n° 1378. 1er décembre 1995 . 8e et 3e s. Point de départ du délai 23670 Le délai de cinq ans prévu à l'article 151 septies du CGI est décompté à partir du début effectif d'activité.

Z exerce son activité dans une SNC. Pour savoir si M. Inst. 13 mai 2009. 5 K-I-09 n° 60. En 2008. les durées d'activité ne peuvent pas être cumulées pour l'appréciation du délai de cinq ans. 23715 Exemple : M. M. soit le 30 juin 2007. Les parts ne constituent plus un actif professionnel.23710 Le délai quinquennal trouve son terme à la clôture de l'exercice ou à la fin de la période d'imposition au titre duquel ou de laquelle la plus-value nette est réalisée. 18 août 2004. 13 mai 2009. Pour savoir si M. Inst. il décide de céder les parts de la SNC qu'il détient encore. la cour de Nantes a implicitement jugé que la force majeure était inopérante à l'égard de la condition de durée d'activité imposée par l'article 151 septies du CGI (CAA Nantes 16-12-1992 n° 91-10 : BIC-VII-505). La SNC clôture son exercice au 31 décembre de chaque année. Z peut bénéficier du régime de l'article 151 septies du CGI pour cette cession. 23725 En ce qui concerne les modalités d'appréciation du délai de cinq ans prévu à l'article 151 septies du CGI en cas de cession de biens professionnels par une société de personnes ou en cas de cession de leurs droits sociaux par les associés d'une telle société. M. Z respecte le délai de 5 ans pour pouvoir bénéficier de l'exonération des plus-values constatées à l'occasion de sa cessation d'activité. 13 mai 2009. soit au 31 décembre 2006. 5 K-I-09 n° 50. il est retenu la date de cession ou de cessation. Le 30 juin 2007. Cette cession relève du régime des plus-values des particuliers et sera donc hors du champ de l'article 151 septies du CGI. Z cède la moitié de ses parts à un tiers.Exercice de l'activité en tant que propriétaire du fonds puis en tant que gérant de la société locataire-gérante TA Paris 20-9-2010 n° 08-7157 BF 1/11 inf. En cas de cession ou de cessation de l'entreprise. Dans le même sens pour les plus-values antérieures à 2006 : Inst.Durée de l'activité . . Inst. Z part à la retraite et cesse donc son activité professionnelle. le terme du délai de 5 ans s'apprécie à la clôture de l'exercice de cession. En 2006. 23727* Entreprises relevant de l'IR : exonération en fonction du chiffre d'affaires . il convient de se placer à la date de cette cessation. 23720 Dans une décision rendue à propos d'une cession forcée de fonds de commerce pour raisons de santé. 5 E-3-04 n° 33. 5 K-I-09 n° 60. 14 Cessation d'activité ou changement d'activité 23740 En cas de cessation d'activité ou de changement d'activité. voir BIC-VII-25620 s.

2. à l'inverse. 13 mai 2009. Inst. 23785 Exemple : M. globalement au niveau du couple. X exploitait seul auparavant le restaurant depuis le 1er janvier 2000 et Mme X était alors sa salariée. il convient d'apprécier les conditions requises séparément pour chacun des époux ou. il ressort qu'en dépit du régime matrimonial chacun des époux exploite une entreprise distincte. Le délai quinquennal s'apprécie alors à compter du début d'exploitation effectif par l'un des époux. La condition de délai de 5 ans est réputée remplie à son égard pour la mise en oeuvre de l'exonération prévue à l'article 151 septies (1er janvier 2000-30 juin 2006). Pour apprécier la situation des conjoints. Cas particuliers Situation des conjoints 23760 La question qui se pose est de savoir si le décompte du délai de cinq ans doit être effectué séparément pour chacun des époux ou. lorsque à l'examen des conditions réelles d'exploitation. Dans ce cas. 13 mai 2009. En revanche. Lorsque les époux sont mariés sous le régime de la communauté de biens. Mme X se retirant de l'exploitation de l'entreprise. l'administration prend en compte le régime matrimonial qui les unit ainsi que les conditions effectives d'exploitation de la ou des entreprises. 5 K-I-09 n° 54. chacun des époux est réputé par l'administration exploiter sa propre entreprise et le délai de cinq ans s'apprécie alors distinctement pour chaque entreprise. 23765 Pour l'application de l'article 151 septies du CGI. Le tribunal administratif de Nantes a adopté une position similaire (TA Nantes 12-3-2002 n° 98-1919 : BIC-VII-23790). les conditions prévues par l'article 151 septies du CGI s'apprécient de manière séparée. M. 5 K-I-09 n° 54. Il en va autrement uniquement lorsque les époux procèdent à l'exploitation dans le cadre d'une société de fait. A raison de la transmission de biens dans son patrimoine privé. Inst. en fonction du régime matrimonial qui les unit et des conditions effectives d'exploitation de la ou des entreprises. à l'inverse. Entreprise détenue en communauté ou en indivision 23780 Les époux détiennent l'entreprise en communauté ou en indivision. et Mme X ont exploité ensemble un restaurant durant leur période de mariage entre le 1er janvier 2003 et le 30 juin 2006. Le divorce du couple a entraîné la dissolution de la communauté puis le partage de l'indivision le 30 juin 2006. Le délai s'apprécie alors à compter du début d'exploitation effectif par l'un des époux. Il est précisé que dans cette hypothèse Mme X peut bénéficier de cette exonération même si elle n'a . ils sont présumés exploiter une seule et même entreprise. les époux sont présumés exploiter une seule et même entreprise. Lorsque les époux sont mariés sous un régime de séparation de biens. Mme X est imposable sur les plus-values afférentes aux biens de la communauté qui étaient inscrits au bilan de l'exploitation. et notamment la computation du délai de cinq ans. globalement au niveau du couple.

jamais exploité personnellement le fonds. le changement d'exploitant est intervenu sans dissolution de la communauté conjugale et n'a donc pas mis fin à l'indivision. la plus-value réalisée sur la vente le 30 juin 1997 du second fonds acquis le 1er novembre 1993 est exonérée dès lors que les époux ont exploité le premier fonds pendant six ans. 13 mai 2009. notamment. A cet égard. . ne fait pas obstacle à l'addition des périodes d'activité. au plan fiscal. est appréciée indépendamment de la date de changement d'exploitant au sein de la communauté. 23800 En revanche. Guilbaud : RJF 8-9/02 n° 902. TVA. le cas échéant.les époux sont inscrits au registre du commerce et des sociétés ou au répertoire des métiers en leur nom propre et. . les clientèles. Inst. TA Nantes 12 mars 2002 n° 98-1919. Lagorce : AN 21 avril 1980 p. sous des professions différentes . . Pour l'administration. objet de la cession en litige. une indivision. les personnels salariés. Ces indices sont.chacun des époux gère son exploitation avec des biens qui lui appartiennent en propre . dans la mesure où elle ne traduit pas un changement d'activité. qui. 1619 n° 20090.. chacun des époux exploite une entreprise distincte. les conditions prévues à l'article 151 septies du CGI s'apprécient de manière séparée au niveau de chacun des époux.. sont distincts) .les fonds agricoles ont fait l'objet de déclarations distinctes auprès du centre de formalités des entreprises .les exploitations sont gérées de manière autonome (les comptes bancaires. Reste également sans incidence le fait qu'un délai de quatre mois se soit écoulé entre la cession du premier fonds et l'acquisition du second. dans la situation visée. Il en est ainsi à l'issue de l'examen d'indices.. le délai de cinq ans prévu pour l'application de l'article 151 septies du CGI doit être apprécié à partir de la date d'acquisition ou de création du fonds par les époux communs en biens.) distinctes. ensuite par la femme. lorsqu'à l'examen des conditions réelles d'exploitation. alors que celui précédemment exploité par les époux était à usage de bar-tabac-journaux. 23790 Pour la computation de la durée minimale d'activité de cinq ans prévue à l'article 151 septies du CGI. il ressort qu'en dépit du régime matrimonial. Or. 23795 Un fonds de commerce dépendant d'une communauté conjugale a été exploité sous le régime du forfait d'abord par le mari. En conséquence.. 4e ch. ensemble. 5 K-I-09 n° 54. il convient de tenir compte de l'ensemble de la période d'exploitation par des époux qui. ce changement ayant été opéré par simple modification du registre du commerce.les époux produisent des déclarations fiscales professionnelles (impôt sur les bénéfices. la circonstance qu'un second fonds exploité par l'épouse. les comptabilités. permettent de caractériser une entreprise distincte. . Par suite. s'agissant de fonds de commerce acquis dans le cadre du régime de la communauté. une communauté entre époux comportant des éléments d'actif professionnel doit être regardée comme constituant. . soit à usage de bar-tabac-PMU. Rép. les suivants : .. les moyens d'exploitation mis en oeuvre.

Plus-values réalisées avant 2006 23850 L'administration a admis l'application de l'exonération de l'article 151 septies du CGI dans le cas suivant : un fonds de commerce. Confirmation de cette doctrine à propos de moins-values subies par des agriculteurs lors de la destruction d'installations ou de l'arrachage de plantations à la suite de catastrophes naturelles : Rép. du dispositif d'exonération des plusvalues réalisées lors d'opérations portant sur un fonds de commerce donné en location-gérance ( BIC-VII-21350). 135 n° 4637.Inst.). deux ans après. .la participation de chacun des membres à la gestion effective de l'entreprise. l'intéressé remplissant au jour du décès les conditions légales d'exonération. Le fonds est cédé moins de cinq ans après le décès et le partage. Inst. sans constater la plus-value acquise. 13 mai 2009. Pour mémoire. il est supposé que la société créée de fait n'est alors pas soumise à l'impôt sur les sociétés. Bien évidemment. avec effet au jour du décès en vertu de l'effet déclaratif de cet acte. 3. et conformément à une jurisprudence constante du Conseil d'Etat. par l'époux (immatriculé au registre du commerce) et l'épouse.le partage entre les membres des résultats bénéficiaires ou déficitaires de l'entreprise ( DCV-20020 s. à une société d'exploitation. Ndlr : 1. Entreprise détenue en propre par l'un des époux 23820 L'entreprise est détenue en propre par l'un des époux. l'existence d'une société créée de fait suppose la réunion de trois conditions : . 2. c'est-à-dire aux fonctions de direction ou de contrôle. chacun des époux est réputé exploiter sa propre entreprise et le délai de cinq ans s'apprécie alors distinctement pour chaque entreprise. .la réalisation d'apports en capital ou en industrie . Lors du partage. constituant un bien de communauté. L'administration appuie sa réponse sur le fait que le fonds avait été exploité durant plus de cinq ans par les époux avant le décès de l'un d'eux. L'épouse est décédée dix ans plus tard. Il en va autrement uniquement lorsque les époux procèdent à l'exploitation de l'entreprise dans le cadre d'une société créée de fait. . a été donné en gérance libre. à compter de 2006. en sa qualité d'usufruitier de l'ensemble des biens indivis composant la succession. 5 K-I-09 n° 54. 5540 n° 16472. Bascou : AN 7 novembre 1994 p. laissant une fille. pour l'application de l'article 151 septies. qui doit pouvoir engager l'entreprise vis-à-vis des tiers . Solution antérieure à l'exclusion. et l'époux a poursuivi pour son propre compte la location du fonds. 5 K-I-09 n° 55 et 56. Sergheraert : AN 9 janvier 1989 p. Dans ce cas. le fonds a été attribué en toute propriété à l'époux. Rép. 13 mai 2009.

pour les époux mariés sous le régime de la séparation de biens.la date du transfert si celui-ci était intervenu après cette date. Antérieurement à cette instruction. les délais d'exploitation de chaque fonds sont cumulés pour l'appréciation du délai de cinq ans ( BIC-VII-23945). l'administration admet que le point de départ du délai de cinq ans pour le conjoint repreneur se décompte à partir du début d'activité du conjoint ayant débuté le premier l'activité agricole. le point de départ du délai de cinq ans était différent selon que le transfert était antérieur ou postérieur à l'instruction du 3 mai 1988. le point de départ du délai de cinq ans se décomptait à partir du début d'activité du conjoint ayant débuté le premier l'activité. Fosset : Sén. 18 août 2004. Il convenait de retenir comme point de départ du délai : .23855 Les règles antérieurement prévues en cas de location-gérance ( BIC-VII-24380 s. L'administration a précisé que lorsque la même activité est exercée successivement ou conjointement au sein de plusieurs fonds ou établissements. 5 E-3-04 n° 32. le point de départ du délai de cinq ans était constitué par la date du changement d'exploitant (Rép. sous réserve que les éléments d'actif du fonds continuent de figurer. sans distinguer selon le régime matrimonial des époux. Cette solution ne pourrait selon nous avoir de portée pratique en cas d'exercice successif au sein de plusieurs fonds que si l'on acceptait de considérer que les conséquences fiscales de la . 23875 En cas de changement de chef d'exploitation à la tête d'une exploitation individuelle de caractère familial. Inst. 7-12-1989 : BIC-VII-23855). Cas particulier des exploitants agricoles 23870 Dans une instruction du 18 août 2004. au bilan de celui-ci. l'administration avait indiqué qu'en cas de changement de chef d'exploitation à la tête d'une entreprise individuelle de caractère familial. Pluralité d'activités Exercice de la même activité dans plusieurs établissements ou fonds 23930 La question de savoir si pour le décompte du délai de cinq ans les durées d'activité exercées au sein de plusieurs fonds doivent être cumulées soulève certaines difficultés. Fosset : Sén. On pouvait dès lors en déduire que cette solution était applicable lorsque les époux étaient mariés sous le régime de la séparation de biens.) pouvaient être transposées au transfert de l'exploitation d'un fonds de commerce entre époux mariés sous le régime de la séparation de biens. . 7 décembre 1989 p.la date de création ou d'acquisition du fonds si le transfert était intervenu avant le 3 mai 1988 . En cas de cession ultérieure du fonds. Rép. sans modification de valeur. 2031 n° 4618. l'administration considérait que.

23945 Lorsque la même activité est exercée au sein de plusieurs fonds.-s. le Conseil d'Etat a jugé que devait être exonérée la plus-value de cession d'un fonds de commerce acquis depuis moins de cinq ans par un contribuable qui avait par ailleurs exploité depuis plus de cinq ans un fonds de commerce en société de fait puis à titre individuel (CE 17-5-1995 n° 136878 : BIC-VII-23955). Le 31 octobre 2006. 5 K-I-09 n° 51. selon laquelle les durées d'activité ne peuvent pas être cumulées en cas de cessation d'activité ou de changement d'activité ( BIC-VII-23740). Il a réservé la question de savoir si cette interprétation découlait ou non du texte légal et. 23935 L'administration avait également indiqué. pour les plus-values antérieures à 2006 que l'exonération de la plus-value était susceptible d'être écartée dans le cas où le délai de cinq ans a été entrecoupé de brèves périodes d'inactivité.. après que la doctrine administrative eut admis que l'exonération prévue à l'article 151 septies du CGI s'appliquait « sans qu'il y ait lieu de rechercher si l'élément cédé a lui-même été acquis ou créé depuis plus ou moins de cinq ans » (Rép. 5646 n° 34555 : BIC-VII-23970). 2e ch. établissements ou exploitations sont cumulés pour l'appréciation du délai de cinq ans prévu pour l'application de l'article 151 septies du CGI. les délais d'exploitation des différents fonds.cessation du premier (ou des premiers) fonds puissent être tirées. Dans un premier temps il s'est référé non pas à la durée de l'activité mais à la durée de possession du fonds où cette activité est exercée (CE 27 avril 1988 n° 55929. que ce soit successivement ou conjointement. Il convient cependant de souligner que le Conseil d'Etat n'a accepté de prendre en compte la durée cumulée d'activité que sur le fondement de la doctrine administrative précitée et non sur le seul terrain de la loi. Toutefois. 23940 La question de savoir s'il convient de retenir la durée cumulée d'activité dans le cas où un contribuable exerce une même activité dans plusieurs fonds ou établissements acquis à des dates différentes n'est pas tranchée par le Conseil d'Etat. Mais cette position apparaît en contradiction avec la règle que l'administration a énoncée par ailleurs. Dhinnin : AN 28-10-1996 p. Inst. 23950 Exemple : Un boulanger a commencé son activité de boulangerie (création de fonds) le 10 janvier 2001 puis a acquis deux autres fonds. respectivement les 1er février 2003 et 31 décembre 2003. Lagorce : AN 13-10-1980 : BIC-VII-23975). 13 mai 2009. il a contrôlé le bien-fondé de la position prise par le juge du fond (CAA Paris 3 mars 1992 n° 803. et dans la mesure où les opérations de cession ont entraîné les conséquences fiscales d'une cessation d'entreprise (Rép. il cède le fonds qu'il a acquis le 31 décembre 2003. TA Nantes 12-3-2002 n° 98-1919 : BIC-VII-23790). question dont il était saisi. Pesso : RJF 5/92 n° 608) sur la portée de l'interprétation contenue dans la doctrine administrative. dans l'affirmative. Certains tribunaux administratifs ont néanmoins admis le bénéfice de l'exonération en prenant en compte la durée cumulée d'exploitation de deux fonds malgré une période d'interruption d'activité de trois ou quatre mois entre les deux exploitations (TA Rennes 23-9-1999 n° 942482 : BIC-VII-24070 . 9e et 7e s. La condition de délai . En tant que juge de cassation. établissements ou exploitations. : RJF 6/88 n° 702). s'il y avait lieu de revenir sur la jurisprudence de 1988 ainsi que l'y invitait d'ailleurs le commissaire du gouvernement. Son exercice comptable coïncide avec l'année civile.

de cinq ans est satisfaite (10 janvier 2001-31 décembre 2006). le Conseil d'Etat a pris en considération la durée de l'activité exercée en société de fait. CE 17 mai 1995 n° 136878.. 2e ch. 5646 n° 34555. Cette interprétation est opposable à l'administration.. pour l'application de l'article 151 septies du CGI. La constatation de la cessation d'une entreprise est une question de fait qui nécessite l'examen de chaque cas particulier. 5 K-I-09 n° 51. même s'il n'a pas exploité ce dernier pendant cinq ans au moins. min. après avoir exploité en société de fait du 15-6-1979 au 15-41982 un fonds de commerce de cordonnerie-clé minute. date à laquelle il a cédé ce fonds. dès lors que la durée cumulée d'exploitation des deux fonds excède cinq ans. pour accorder le bénéfice . Il a également acquis le 5 juin N + 2 un droit au bail pour un local commercial dans lequel il a exercé la même activité jusqu'au 30 juillet N + 6. le tribunal administratif de Nantes a pris en compte la durée d'exploitation d'un fonds de même nature précédemment acquis et exploité avec son conjoint dans le cadre du régime de la communauté (TA Nantes 12-3-2002 n° 981919 : BIC-VII-23790).-s. voir nos observations à BIC-VII-23940. 9e et 8e s. a exploité à titre individuel à compter du 31-3-1982 un fonds de commerce identique dans une localité voisine et a acquis le 1-9-1982 un fonds de même nature situé dans une autre ville qu'il a cédé le 9-9-1985. 23970 Le fait d'avoir exercé une même activité durant plus de cinq ans. bien qu'il y ait eu cessation d'entreprise. Ndlr : Cet exemple semble inspiré des circonstances de fait propres au jugement du tribunal administratif de Rennes du 6 novembre 1997 ( BIC-VII-23960). 23955 Une cour apprécie exactement la réponse Lagorce du 13 octobre 1980 ( BIC-VII-23975) en estimant que cette réponse exclut. par un contribuable qui. dans des fonds différents est de nature à faire perdre au contribuable le bénéfice de l'exonération prévue à l'article 151 septies du CGI si les cessions des fonds concernés ont entraîné la cessation de l'entreprise. Ndlr : Dans une situation où un contribuable avait exercé son activité successivement en société de fait puis à titre individuel. Inst. 23965 Pour la computation de la durée minimale d'activité conditionnant l'exonération de la plusvalue de cession d'un fonds acquis par un époux. Lefeuvre : RJF 1/98 n° 8. Rép. Dhinnin : AN 28 octobre 1996 p. sur le fondement de l'article L 80 A du LPF. avec chronique. 13 mai 2009. la prise en compte de la durée pendant laquelle le bien cédé avait été détenu. Ndlr : Sur la portée de cette jurisprudence. dégageant à cette occasion une plus-value. L'administration semble réserver la possibilité de cumuler les durées d'exploitation dans le cas où l'exploitation du second fonds a débuté avant la cessation du premier fonds. Il peut prétendre à l'exonération de la plus-value de cession du second fonds de commerce. entrecoupés de brèves périodes d'inactivité. 23960 Un contribuable a acheté un fonds de commerce de boulangerie-pâtisserie le 15 mai N et l'a exploité jusqu'au 18 octobre N + 4. c/ Pesso : RJF 7/95 n° 819. TA Rennes 6 novembre 1997 n° 92-4269.

Rép. Activités distinctes au sein du même fonds . et cela sans qu'il y ait à rechercher si l'élément cédé a été lui-même acquis ou créé depuis plus ou moins de cinq ans. Il a considéré que ni la dissolution de la société de fait dont le contribuable était associé. si le total des recettes des deux cabinets n'excède pas la limite légale prévue en matière de bénéfices non commerciaux au cours de l'année de cession. 23995 Lorsque le contribuable exerce des activités professionnelles différentes au sein de fonds. 5 K-I-09 n° 52. l'administration considère que la durée d'activité s'apprécie séparément au sein de chaque fonds. il semble logique de prendre comme point de départ du délai de cinq ans la date de création du cabinet principal. établissement ou exploitation. 13 mai 2009. Au cas particulier. 24000 Exemple : Ce boulanger (voir BIC-VII-23950) décide d'exploiter. Une telle interprétation aurait été cohérente avec la règle retenue. 23975 Un chirurgien-dentiste qui a créé son cabinet principal au cours de l'année N. établissements ou exploitations distincts. puis. ni la nouvelle immatriculation de l'intéressé auprès de la chambre des métiers en tant qu'exploitant individuel n'étaient de nature à établir un changement d'activité (CE 17-51995 n° 136878 : BIC-VII-23955). la durée d'activité s'apprécie séparément au sein de chaque fonds. La condition de délai de 5 ans n'est pas satisfaite. s'agissant d'une même activité. l'activité exercée à titre individuel ayant commencé avant la cessation de la société de fait. une épicerie fine qu'il acquiert le 30 juin 2005. bénéficie de l'exonération prévue à l'article 151 septies du CGI. Activités différentes au sein de fonds distincts 23990 Dans la situation où le contribuable a exercé des activités professionnelles différentes au sein de plusieurs fonds ou établissements. par ailleurs. 13 mai 2009. Inst. Ndlr : Dès lors que. pris isolément.de l'exonération. 4322 n° 34481. en N + 4. 5 K-I-09 n° 52. Inst. il n'y avait certes pas eu d'interruption d'activité. Cette solution est rigoureuse dans la mesure où il aurait pu être considéré que la computation de la durée d'activité doit être effectuée en prenant en considération toutes les périodes d'exploitation durant lesquelles le contribuable relève de la même catégorie d'imposition. il cède cette épicerie. cette dernière condition est appréciée en totalisant les recettes de l'ensemble des activités qui relèvent de la même catégorie d'imposition ( BIC-VII-22605). Lagorce : AN 13 octobre 1980 p. on globalise les recettes provenant des deux cabinets. pour l'appréciation de la condition de recettes. En effet. parallèlement à ses trois boulangeries. un cabinet secondaire qu'il cède en N + 6. Le 31 octobre 2006.

Exercice à titre individuel précédé d'un exercice au sein d'une société de personnes 24050 L'administration accepte le cumul des durées d'exploitation lorsque le cédant a d'abord exercé une activité professionnelle identique en tant qu'associé d'une société de personnes avant de l'exercer à titre individuel. la jurisprudence ne se réfère pas à la définition de la cessation d'activité telle qu'elle est retenue pour l'application de l'article 201 du Code précité. 24060 Lorsque le contribuable a exercé successivement au sein d'une société relevant du régime des sociétés de personnes. 5 K-I-09 n° 52. 13 mai 2009. ou inversement. le point de départ du délai de cinq ans est fixé au début de l'activité au sein de la société. Ndlr : L'administration retient une solution plus rigoureuse dans la situation inverse où le cédant a exercé son activité d'abord à titre individuel puis en tant qu'associé d'une société de personnes : voir BIC-VII-24105. il convient de tenir compte de la période durant laquelle le contribuable a exercé son activité tant à titre d'exploitant individuel qu'en tant qu'associé d'une des sociétés relevant du régime des sociétés de personnes. 5 K-I-09 n° 53. Inst. activités de bar et de restaurant exercées au sein du même établissement. Ainsi. La jurisprudence considère en effet que la dissolution de la société avant la reprise de l'exploitation du même fonds (ou d'un fonds de commerce identique) à titre individuel ne traduit pas un changement d'activité. Par conséquent. 24055 Selon une jurisprudence constante.24020 Il est précisé que les activités distinctes par nature mais exercées au sein du même fonds ou établissement sont réputées constituer une seule et même activité pour le décompte du délai de cinq ans dès lors qu'elles relèvent de la même catégorie d'imposition. Inst. puis à titre individuel. y compris les sociétés de fait. Il n'est pas possible de cumuler en revanche les durées d'exploitation lorsque le contribuable a exercé au sein d'une société soumise à l'impôt sur les sociétés puis à titre individuel ou dans le cadre d'une société de personnes. pour apprécier la condition relative à la durée de l'activité posée par l'article 151 septies du CGI. Exemples : activités de culture de terres et d'élevage de bétail exercées au sein de la même exploitation agricole . I du CGI. lorsque l'activité a été exercée successivement au sein d'une société de personnes (y compris les sociétés de fait) et à titre individuel. ni la dissolution de . 24065 Pour apprécier la condition de durée minimale d'activité prévue à l'article 151 septies du CGI. les durées d'exploitation peuvent se cumuler lorsque l'activité exercée est la même et qu'il l'a exercée à titre professionnel dans la société dans les conditions prévues à l'article 151 nonies. 13 mai 2009.

TA Rennes 23 septembre 1999 n° 94-2482. une autre difficulté du fait que la cession portait sur un fonds secondaire exploité depuis moins de cinq ans.la société de fait dont le contribuable était associé. après avoir exploité en société de fait du 15-6-1979 au 15-4-1982 un fonds de commerce de cordonnerie-clé minute. puis cède sa clientèle l'année N + 2. L'administration ne peut non plus prétendre que la cession de clientèle effectuée par le contribuable l'année N + 2 aurait porté en partie sur la clientèle de son conjoint dès lors que les recettes de celui-ci ont progressé postérieurement à la cession.-s.-s. CE 2 octobre 1991 n° 80880.. et après une période d'interruption d'activité de trois mois. Ndlr : Le Conseil d'Etat a dû résoudre. 2e ch. reprend l'exploitation du même fonds à titre d'exploitant individuel. après avoir tenu pendant de nombreuses années une comptabilité et souscrit une déclaration commune avec celle de son conjoint. Crespel : RJF 12/99 n° 1508. voir nos observations à BIC-VII23930 s. dès lors que cette cession est intervenue plus de cinq ans après le début de l'activité au sein de la société de fait. dans la même décision. dans les conditions prévues à l'article 151 octies du CGI. . L'administration accepte toutefois l'addition des durées d'exploitation dans le cas où l'associé cédant a précédemment réalisé l'apport de son activité individuelle. identique à celle de la société de personnes.. Peut prétendre à l'exonération un contribuable qui. peut bénéficier de l'exonération des plusvalues prévue à l'article 151 septies du CGI en cas de cession d'un élément de son actif immobilisé. La circonstance que son activité aurait été réduite avant l'année N et que les recettes déclarées au titre des années N et N + 1 ont été réalisées presque exclusivement par des remplaçants n'y fait pas obstacle. exerce à titre individuel au titre des années N et N + 1. 24070 Un contribuable ayant exercé une activité d'entrepreneur de travaux agricoles au sein d'une société de fait qui. 9e et 8e s. CE 17 mai 1995 n° 136878. ni la nouvelle immatriculation de l'intéressé auprès de la chambre des métiers en tant qu'exploitant individuel ne sont de nature à établir un changement d'activité. il n'est tenu compte que de la période d'activité au sein de la société dont les parts sont cédées. Ndlr : En ce qui concerne la période d'interruption d'activité. c/ Pesso : RJF 7/95 n° 819 avec chronique. Exercice au sein d'une société de personnes précédé d'un exercice à titre individuel 24100 Dans l'hypothèse où le contribuable a antérieurement exercé au sein de plusieurs sociétés ou à titre individuel. 24075 Remplit la condition de durée d'exercice exigée par l'article 151 septies du CGI un chirurgien-dentiste qui. a exploité à titre individuel à compter du 31-3-1982 un fonds de commerce identique dans une localité voisine et a acquis le 1-9-1982 un fonds de même nature situé dans une autre ville qu'il a cédé le 9-9-1985 dégageant à cette occasion une plus-value. min. Henry : RJF 11/91 n° 1379.. 9e et 7 e s. voir BIC-VII23955. à la suite de la dissolution de cette société résultant du décès de son coassocié.

à l'inverse. 24102 Le bénéfice du régime d'exonération des plus-values en fonction du chiffre d'affaires prévu à l'article 151 septies du CGI est subordonné à la condition que le bien cédé ait été affecté à l'une des activités visées à cet article et que celle-ci ait été exercée par le cédant pendant une période de cinq ans précédant la cession. S'agissant de la cession de parts d'une société de personnes par un contribuable ayant antérieurement exercé à titre individuel. 5 K-1-09 n° 57 : DC-V-2098 fv). cette condition doit être considérée comme remplie par un exploitant agricole qui a exercé pendant plus de vingt ans son activité à titre individuel puis dans le cadre d'une société de fait créée en 1973 et transformée en 1991 en EARL alors même que cette dernière avait une durée de vie inférieure à cinq ans lors de la cession en 1995 de ses moyens de production. Dans le cas où le contribuable a poursuivi son activité d'abord à titre d'exploitant individuel puis en tant qu'associé d'une société de personnes exerçant la même activité. l'administration ne tient compte que de la période d'activité au sein de la société. même si elle a d'abord été exercée à titre individuel. nous semble transposable au dispositif actuel issu de l'article 37 de la loi 2005-1720 du 30 décembre 2005. il convient de tenir compte de l'ensemble de cette période pour apprécier si la condition de durée de l'activité est satisfaite.La position selon laquelle le point de départ du délai de cinq ans est constitué par le début de l'exercice de l'activité professionnelle dans la société nous paraît critiquable. Il nous paraît au contraire plus conforme à l'esprit de ce texte de prendre comme point de départ du délai de cinq ans le début d'exercice de l'activité professionnelle. dans le cas d'une cession réalisée par une société de personnes. 5 K-1-09 n° 58 : BIC-VII24105). Cette solution. l'article 151 septies du CGI pose notamment comme condition à l'exonération que « l'activité ait été exercée pendant au moins cinq ans ». Marcel Bouclon : RJF 4/10 n° 350. Ndlr : 1. CE 13 janvier 2010 n° 301985. Par conséquent. le délai de cinq ans s'apprécie à compter du début effectif d'activité de la personne morale ou du groupement (Inst.. le cumul des durées d'exploitation pour l'application de l'article 151 septies lorsque le cédant a d'abord exercé une activité professionnelle identique en tant qu'associé d'une société de personnes avant de l'exercer à titre individuel. le Conseil d'Etat pose le principe selon lequel le point de départ du délai de cinq ans prévu par l'article 151 septies du CGI correspond au début de l'exercice de l'activité professionnelle à titre individuel. En effet. Elle accepte en revanche le cumul des durées d'exploitation lorsque le cédant a d'abord exercé une activité professionnelle en tant qu'associé d'une société de personnes avant de l'exercer . 13-5-2009. Dans l'hypothèse où l'exercice d'une activité au sein d'une société de personnes a été précédé par un exercice à titre individuel.-s. Il semble donc restrictif de considérer que seule la durée de l'activité au sein de la société de personnes est visée. Selon l'administration. rendue pour l'application du régime antérieur de l'article 151 septies du CGI. 8e et 3e s. Ne retenir que la durée d'activité exercée au sein de la société de personnes nous paraît d'autant plus contestable que l'administration accepte. Reste sans incidence la circonstance que l'activité exercée par l'EARL soit exercée par l'intermédiaire de deux sociétés de personnes dont elle était associée dès lors que son activité n'a pas cessé de présenter un caractère agricole entre sa date de création et la cessation de son activité et qu'elle a conservé à son actif les biens nécessaires à cette activité. sauf si l'associé a apporté son activité individuelle à la société de personnes dans les conditions prévues à l'article 151 octies du CGI (Inst. 13-5-2009.

ou à titre individuel. En outre. 24105 Pour les contribuables qui exercent leur activité professionnelle dans une société soumise au régime des sociétés de personnes. jusqu'à leur cession. 5 K-1-09 n° 53 : BIC-VII-24060). y compris les Gaec). 2.à titre individuel (Inst. il n'est tenu compte que de la durée de l'activité exercée dans le cadre de la société ou du groupement dont les droits ou parts sont cédés. Poursuite de l'exploitation par les héritiers . pour apprécier le respect de la condition d'activité pendant au moins cinq ans. 5 E-3-04 n° 32. En effet. 18 août 2004. l'administration admettait pour les exploitants agricoles que le délai de cinq ans soit décompté à partir du début de l'activité exercée à titre individuel. 24135 Le délai de cinq ans doit être décompté à partir du début d'activité. Dans une telle situation. l'EARL a continué à exercer une activité agricole dans la mesure où tous ses moyens d'exploitation ont été mis à la disposition de ces deux sociétés de personnes. 5 K-I-09 n° 58. lequel s'entend de la date de création ou d'acquisition de l'exploitation agricole. Inst. Le début de l'activité correspond donc en général à la date de création ou d'acquisition des droits ou parts de la société ou du groupement qui sont cédés. elle a conservé à son actif. De la même manière. les biens nécessaires à l'activité agricole. 13-5-2009. 13 mai 2009. L'administration admet toutefois. la solution retenue en l'espèce par le Conseil d'Etat se fonde sur l'exercice de l'activité ellemême et non sur ses modalités d'exercice (à titre individuel ou dans le cadre d'une société de personnes). Enfin. le délai de cinq ans prévu à l'article 151 septies du CGI est décompté à partir du début de l'exercice de l'activité professionnelle dans la société ou le groupement soumis à l'impôt sur le revenu. Inst. la jurisprudence retient également comme point de départ du délai de cinq ans le début de l'activité au sein de la société (CE 17-5-1995 n° 136878 : BIC-VII-24065). que le délai de cinq ans soit décompté à partir du début de l'activité exercée à titre individuel. Cette mesure s'applique uniquement aux plus-values réalisées lors de la cession de parts de sociétés dans lesquelles l'associé exerce effectivement son activité professionnelle (sociétés ou groupements de toutes natures. les bénéfices agricoles de la société civile d'exploitation et de la société en participation remontent à l'EARL à raison de sa quote-part dans les bénéfices de ces sociétés. Le fait qu'en l'espèce l'EARL exerçait son activité par l'intermédiaire d'une société civile d'exploitation agricole et d'une société en participation reste sans incidence. notamment les terres. Régime antérieur 24130 Dans une instruction du 18 août 2004. hormis le cas où l'associé a apporté son activité individuelle à une société relevant du régime des sociétés de personnes dans les conditions prévues à l'article 151 octies du CGI. en cas de cession de parts par un associé exploitant ayant précédemment exercé une activité individuelle. Dans l'hypothèse où le contribuable a antérieurement exercé au sein de plusieurs sociétés ou groupements.

Arthuis : Sén. Rép. la période de détention du fonds en qualité de nu-propriétaire est bien entendu retenue pour l'appréciation de la condition de durée minimale d'activité.).). 371 n° 9225. Fonds dont la propriété a été démembrée 24170 La doctrine administrative et le Conseil d'Etat s'accordent pour refuser de prendre en compte la période de détention du fonds en qualité du nu-propriétaire indivis pour admettre ce dernier au bénéfice de l'exonération prévue par l'article 151 septies du CGI.). considérant que le changement de mode d'exercice ne traduit pas un changement d'activité (voir BIC-VII-24050 s. 24155 L'administration a refusé d'appliquer l'exonération visée à l'article 151 septies du CGI dans le cas où les héritiers d'un commerçant ayant exploité son fonds de commerce pendant plus de cinq ans poursuivent l'exploitation en indivision et cèdent le fonds moins de cinq ans après le décès du père. Il n'en va autrement que s'il a constitué une société de fait avec l'usufruitier (Rép. Charles : AN 12 novembre 1984 p. la propriété d'un fonds de commerce a été démembrée. 24180 . Il ressort a contrario de cette solution que lorsque les héritiers participent effectivement à l'exploitation du fonds. 4949 n° 43303. l'exonération prévue à l'article 151 septies du CGI ne peut s'appliquer que si le cédant a exploité le fonds pendant au moins cinq ans en qualité d'usufruitier ou comme détenteur de pleine propriété.24150 En cas de poursuite de l'exploitation par les héritiers après le décès de l'exploitant. Signalons toutefois que dans le cas où l'activité est exercée successivement en société de fait et à titre individuel. 30-31989 : BIC-VII-24175 et CE 28-4-2006 n° 278857 : BIC-VII-24180). étant précisé que la transmission du fonds lors du décès a bénéficié du sursis d'imposition des plus-values de l'article 41 du CGI ( BIC-XIX-25000 s. Rép. l'administration considère que le délai d'activité doit être décompté à partir de la date du décès. Rép. 24160 L'exonération prévue à l'article 151 septies du CGI ne s'applique pas à la plus-value réalisée par les héritiers d'un exploitant soumis au régime du forfait (qui avait exploité son fonds de commerce pendant plus de cinq ans) lors de la revente de ce fonds moins de cinq ans après le décès. dans le cadre d'une succession. Arthuis : Sén. 521 n° 3046. Ndlr : L'auteur de la question précisait que la transmission du fonds lors du décès n'avait pas bénéficié du sursis d'imposition des plus-values de l'article 41 du CGI ( BIC-XIX-25000 s. Dejoie : Sén. même si à cette date le fonds avait été exploité pendant plus de cinq ans. la jurisprudence retient comme point de départ du délai de cinq ans le début d'activité au sein de la société de fait. 17 mars 1988 p. 30 mars 1989 p. 24175 Lorsque.

18 août 2004.L'héritier nu-propriétaire indivis d'un fonds de commerce qui n'a pas la qualité d'exploitant. elle ne s'applique pas aux terrains à bâtir (voir BIC-VII-21550). 5e ch. 5 E-3-04 n° 34 et 36. Plus-values réalisées à la suite de la perception d'indemnités d'assurances ou d'une expropriation 24210 L'article 151 septies. dans un traité d'adhésion à ordonnance d'expropriation ou dans un jugement de donné acte. en particulier celles concernant les recettes. prévoit que la condition d'exercice de l'activité pendant cinq ans n'est pas requise pour les plus-values réalisées à la suite d'une expropriation ou de la perception d'indemnités d'assurances. 5 K-I-09 n° 63.. Inst. 13 mai 2009. il n'y a pas lieu de distinguer selon que le transfert de propriété est fixé judiciairement ou résulte d'un accord amiable constaté dans un acte de cession. CE 28 avril 2006 n° 278857. Crampe : RJF 7/06 n° 888. doivent être remplies. 13 mai 2009. l'exonération s'applique donc aux plus-values réalisées lors de la cession d'éléments inscrits à l'actif immobilisé. Dans le même sens pour les plus-values réalisées avant 2006 par les exploitants agricoles ayant subi une expropriation : Inst. Dans le même sens : CAA Bordeaux 27 février 2006 n° 02-2098. Ces dispositions s'appliquent aux plus-values réalisées depuis le 1er janvier 2006. min. dans sa rédaction issue de l'article 37 de la loi 2005-1720 du 30 décembre 2005. Il en est ainsi même lorsque la cession amiable est antérieure à la déclaration d'utilité publique dès lors que le bien cédé est inclus dans l'expropriation par une ordonnance de donné acte..-s. Séners BDCF 7/06 n° 91. Pour apprécier le niveau de recettes lorsque des indemnités d'expropriation et des indemnités d'assurance aboutissent à la . 24225 La dérogation ne portant que sur la condition d'exercice de l'activité pendant cinq ans. les autres conditions applicables pour le bénéfice de l'exonération. En revanche. en l'absence de société de fait constituée avec l'usufruitier. 24215 S'agissant des plus-values réalisées à la suite d'une expropriation. 24220 Aucune condition tenant à la nature du bien cédé n'étant prévue. ne remplit pas la condition d'exercice d'activité pendant une durée de cinq ans exigée par l'article 151 septies du CGI pour l'exonération de la plus-value réalisée à l'occasion de la cession d'un bien affecté à l'exploitation du fonds. 3e et 8e s. 5 E-3-04 n° 37. Dans le même sens pour les plus-values réalisées avant 2006 par les exploitants agricoles ayant subi une expropriation : Inst. 18 août 2004. cette mesure ne concernait que les exploitants agricoles ayant subi une expropriation. 5 K-I-09 n° 62. V du CGI. concl. Inst. La portée de cette exception au délai de cinq ans en ce qui concerne les plus-values exonérées est précisée à BIC-VII25140. F. On rappelle que pour la période de 2004 à 2006. Bien entendu. c/ Mmes Cousin et Soulard : RJF 7/06 n° 887. la condition tenant au montant des recettes doit être satisfaite.

l'administration avait précisé qu'étaient présumées réalisées à la suite d'une expropriation. Fonds précédemment exploité en location-gérance 24280 . 13 mai 2009. pour l'appréciation de la moyenne des recettes réalisées au cours de la période biennale de référence. les plus-values constatées à cette occasion bénéficient d'un régime spécial d'étalement. en principe par parts égales. de retenir un montant de recettes nul pour la ou les périodes d'imposition au titre de laquelle ou desquelles l'activité n'avait pas débuté.). Inst. La taxation réduite des plus-values à long terme réalisées à la suite de l'indemnisation d'un sinistre ou d'une expropriation d'immeubles est différée de deux ans. la plus-value réalisée relève du régime des plus-values professionnelles. les plus-values nettes réalisées lors de l'exercice au cours duquel le transfert forcé de propriété était intervenu et lors de l'exercice suivant (Inst. 18 août 2004. ramenées à douze mois. 13 mai 2009. Inst. les plus-values nettes à court terme constatées sur des biens amortissables à la suite de la perception d'indemnités d'assurances ou de l'expropriation d'immeubles figurant à l'actif peuvent être réparties. 24245 Dans l'hypothèse où le dispositif d'exonération prévu par l'article 151 septies du CGI n'est pas applicable.). 24230 Exemple : Une entreprise dégage au cours de sa deuxième année d'exploitation des plusvalues à la suite de la perception d'indemnités d'assurances. divisées par deux. ou dans le cas où le terrain exproprié est un terrain à bâtir n'entrant pas dans le champ d'application de l'article 151 septies du CGI. Il en est de même dans le cas où le contribuable n'exerce pas une activité professionnelle. Il est supposé que son premier exercice a eu une durée de douze mois. Dans le même sens pour les plus-values réalisées avant 2006 par les exploitants agricoles ayant subi une expropriation : Inst. Cette solution visait le cas où l'opération d'expropriation se poursuivait sur plusieurs exercices. 1-1 : BIC-VII-15300 s. 24235 S'agissant des exploitants agricoles. Il est rappelé que les recettes annuelles réalisées au cours de l'exercice de début d'activité doivent être. 5 K-I-09 n° 64. pour les plus-values antérieures à 2006. il conviendra de retenir les recettes de la première année d'exploitation. le cas échéant. il y a lieu. 5 E-3-04 n° 35). 39 quindecies. 18 août 2004. Pour le calcul du seuil de recettes en vue de l'application de l'exonération. sans que l'étalement puisse excéder quinze ans (CGI art. sur autant d'exercices que le nombre d'annuités d'amortissement pratiquées sur le bien détruit ou exproprié. sauf en cas de cessation d'activité (CGI art. 1 ter : BIC-VII-15030 s. 5 E-3-04 n° 38. 5 K-I-09 n° 64. Ainsi. 39 quaterdecies. 24240 Si les recettes excèdent les limites permettant de bénéficier du régime.réalisation de plus-values au cours des premières années qui suivent le début de l'activité.

le contribuable doit avoir exercé l'activité professionnelle pendant au moins cinq ans. en se plaçant dans le cadre de cette tolérance et pour le décompte du délai de cinq ans. voir BIC-VII-23305. 24335 Il ressort des dispositions de l'article 151 septies du CGI que. Anciens locataires-gérants 24330 Le tribunal administratif de Grenoble a estimé que pour apprécier si la condition de durée d'activité était remplie à la date de cession du fonds. La seconde intéresse les exploitants qui ont auparavant exercé leur activité en tant que locataires-gérants ( BIC-VII24330 s. c'est-à-dire les contribuables qui reprennent l'exploitation d'un fonds de commerce qu'ils avaient précédemment donné en location-gérance ( BIC-VII-24290 s. pour bénéficier de l'exonération des plus-values. un entrepreneur individuel cède l'exploitation qu'il a créée le 1er janvier 1998. Ndlr : En ce qui concerne l'appréciation des seuils d'exonération lorsque cette solution permet à l'exploitant de céder son fonds avant la fin de la deuxième année ou du deuxième exercice suivant la reprise. Ainsi. la période d'exploitation en direct antérieure à la mise en location-gérance avec celle écoulée depuis la reprise de l'exploitation en direct.Deux situations peuvent être distinguées. Le délai de cinq ans s'apprécie en cumulant les périodes d'exercice à titre professionnel. soit du 1er janvier 1998 au 31 décembre 1999 et du 1er janvier 2004 au 30 juin 2007. avant de l'exploiter à nouveau en direct. une personne qui reprend en direct l'exploitation d'un fonds de commerce qu'elle donnait en location-gérance peut cumuler. Dans le cas où l'activité considérée a fait l'objet d'une exploitation du fonds de . 5 K-I-09 n° 49. il ne fallait pas distinguer entre l'exercice en tant que locataire-gérant et en tant que propriétaire-exploitant. 24300 Exemple : Le 30 juin 2007. 24295 Il est admis que le délai de cinq ans s'apprécie en cumulant les périodes d'exercice à titre professionnel. 5 K-I-09 n° 94. 13 mai 2009. Il a mis son fonds en location-gérance du 1er janvier 2000 au 31 décembre 2003. La première concerne les anciens loueurs de fonds. l'administration admet que le décompte du délai de cinq ans soit réalisé en cumulant les périodes d'exploitation directe écoulées avant et après la mise en location-gérance. Inst.).). Anciens loueurs de fonds 24290 S'agissant des personnes qui reprennent en direct l'exploitation d'un fonds de commerce qu'elles avaient donné en location-gérance. Inst. 13 mai 2009. La condition de délai est donc satisfaite au cas particulier.

Herment : Sén. TA Grenoble 1er février 1996 n° 94-411 et 95-2975. à cette date.-s. Leclerc : RJF 8-9/93 n° 1107. 24390 Les dispositions de l'article 36 de la loi du 30 décembre 1993 ont eu un caractère interprétatif à l'exception. au moment de la vente. 4 B-3-88 . il n'est pas exigé du titulaire de l'activité qu'il ait eu. L'administration s'était ralliée à cette solution pour les contrats conclus après le 3 mai 1988 (Inst. 4e ch. 24385 Avant l'intervention de l'article 36 de la loi du 30 décembre 1993. satisfaisaient aux conditions de l'exonération mentionnées à l'article 151 septies. à partir du début d'activité. les impositions établies antérieurement à l'entrée en vigueur de la loi précitée ont été validées en tant qu'elles tenaient compte des dernières modalités de calcul du délai de cinq ans. D. V du CGI (dans sa rédaction issue de l'article 36 de la loi 93-1353 du 30 décembre 1993) prévoyait en cas de location-gérance du fonds de commerce (ou de contrat comparable) que le point de départ du délai d'activité était fixé à la date de mise en location. Cette analyse reposait sur le principe selon lequel le propriétaire du fonds donné en location-gérance devait être regardé comme poursuivant. Location-gérance et contrats comparables (plus-values réalisées avant 2006) 24380 Avant l'exclusion à compter de 2006 du dispositif d'exonération des plus-values réalisées lors d'opérations portant sur un fonds de commerce donné en location-gérance ( BIC-VII-21350). 9e et 8e s.. : RJF 5/87 n° 479 . CE 16 mars 1988 n° 60828. 1024 n° 824 . 27 avril 1994. la propriété du fonds pendant cinq ans au moins. de la mesure autorisant les contribuables à se prévaloir de leur situation à la date de mise en location-gérance. l'article 151 septies. selon la règle générale. adm. 4 B-212 n° 21. Dini : RJF 5/96 n° 537. sous une autre forme. Rép. la Haute Assemblée était revenue sur cette jurisprudence en considérant que le délai de cinq ans prévu à l'article 151 septies devait être décompté à partir du début de l'activité. toutefois. 4 B-213 n° 21. avec conclusions). Par un arrêt de section (CE 28 juillet 1993 n° 70812 sect.commerce sous le régime de la location-gérance suivie d'une acquisition du même fonds sans rupture dans l'identité de l'exploitant ni dans la continuité de l'exploitation et que celleci s'est poursuivie pendant plus de cinq ans. En ce sens : Inst. D.. 4 B-4-94 n° 11 . sous réserve des décisions passées en force de chose jugée. Toutefois. 3 mai 1988. : RJF 5/88 n° 562). le Conseil d'Etat avait jugé que le délai de cinq ans devait être décompté à partir de la date de mise en locationgérance (CE 2 mars 1987 n° 50419.) s'est appliquée aux plus-values réalisées au cours d'un exercice clos à compter de l'entrée en vigueur de la loi du 30 décembre 1993. adm. 15 juin 1991). le délai de cinq ans était décompté. l'exercice de son activité professionnelle antérieure. 24395 . pour les contribuables qui. 7 juin 1999. 9e et 8e s. 15 septembre 1988 p.-s. La mesure autorisant les contribuables à se prévaloir de leur situation à la date de mise en location ( BIC-VII-24440 s. Il en a résulté que. Ndlr : Notons que l'administration n'a pas fait appel de ce jugement.

27 avril 1994. Contrats concernés 24400 L'article L 144-1 du Code de commerce relatif à la location-gérance des fonds de commerce et des établissements artisanaux définit la location-gérance comme toute convention par laquelle le propriétaire du fonds de commerce ou de l'établissement artisanal en concède la location à un gérant qui l'exploite à ses risques et périls. Pechambert : RJF 12/01 n° 1489. CAA Bordeaux 6 juillet 2001 n° 98-774. à charge pour le bénéficiaire d'en tirer profit à ses risques et périls. 27 avril 1994. adm. 4 B-5-94 . 5 E-3223 n° 51. Dans le même sens concernant les baux à ferme et à métayage : D. CAA Nantes 15 octobre 1996 n° 94-222. D. la jouissance des moyens nécessaires à son exploitation. devaient être regardés comme comparables à la location-gérance au sens des dispositions déjà citées. du mobilier et du matériel de bureau ainsi que des agencements et le droit d'occupation de locaux industriels. En revanche. Dès lors qu'il résulte du contrat initial que la clientèle était demeurée la propriété exclusive du loueur. 24415 Un contribuable qui a cessé son activité agricole de champignonniste et a donné en location une partie. Inst. 4 B-4-94 n° 7 modifiée par Inst. D.. puis l'ensemble des moyens d'exploitation précédemment affectés à l'exploitation agricole. Couderc : RJF 4/04 n° 346. 3e ch.. 15 mai 2000. 1e ch.. 10e et 9e s. a débuté une nouvelle activité de loueur et ne pouvait prétendre à l'exonération d'une plus-value réalisée dans le cadre de cette activité commencée depuis moins de cinq ans. 24410 Les contrats comparables au sens du V de l'article 151 septies du CGI s'entendaient des conventions par lesquelles le propriétaire d'une entreprise concède à un tiers.-s. 22 août 1994. 4 B-213 n° 17. celui-ci ne pouvait être considéré comme un contrat de location-gérance et le délai de mise en location-gérance de cinq ans qui conditionne l'application du régime d'exonération des plus-values n'a commencé à courir qu'à partir de l'année N + 1. les parties incluent en N + 1 par avenant la clientèle dans le contrat. 7 juin 1999. 24405 Après avoir conclu au cours de l'année N une convention de location portant sur la mise à disposition du matériel. adm. 4 B-213 n° 16. Les contrats de location de clientèle libérale. notamment. Auger : RJF 3/97 n° 199. Ndlr : . les baux à ferme et à métayage ne pouvaient y être assimilés. 4 B-4-94 n° 6 .La règle introduite par l'article 36 de la loi du 30 décembre 1993 qui autorisait le contribuable à se prévaloir de sa situation à la date de mise en location-gérance ne présentait pas un caractère interprétatif et n'était donc pas applicable avant l'entrée en vigueur de la loi précitée. Ndlr : La qualification d'un contrat comme une location-gérance suppose la mise à disposition de la clientèle. 7 juin 1999. CE 14 janvier 2004 n° 235466. Inst. moyennant le paiement de redevances. adm.

F. alors que le contrat d'affrètement coque nue. Il existe néanmoins. précédemment délivré au patron pêcheur. L'article L 144-1 du Code de commerce définit le contrat de location-gérance comme « tout contrat par lequel le propriétaire d'un fonds de commerce en concède totalement ou partiellement la location à un gérant qui l'exploite à ses risques et périls ». une différence entre les deux conventions. lors de la cession du navire donné en location. La présente solution trouvera cependant à s'appliquer au régime d'exonération prévu à l'article 151 septies A du CGI en cas de départ à la retraite ( BIC-XIX-30000 s. Jeanne : RJF 2/09 n° 108. le point de départ du délai de cinq ans exigé pour bénéficier de l'exonération de la plus-value dégagée lors de la cession du navire donné en location doit être calculé à partir de la date de location de ce navire et non de celle du début d'exercice de l'activité de patron pêcheur. Le contrat d'affrètement du navire conclu par le requérant doit être regardé comme un contrat comparable à un contrat de location-gérance visé au 2e alinéa de l'article 151 septies précité alors applicable. B. selon nous. Ainsi. Ndlr : Confirmation de l'arrêt rendu par la cour administrative d'appel de Nantes (CAA Nantes 8-62006 n° 04-716 et 05-1884. Pour l'application de ces deux régimes.) ou à celui prévu à l'article 238 quindecies du même Code en cas de cession d'une entreprise individuelle ou d'une branche complète d'activité ( BIC-VII-27000 s. en dépit de l'absence de transfert de la clientèle. En effet. n'attribue à l'affréteur que des droits sur un moyen d'exploitation. 1e ch. Le Conseil d'Etat assimile le contrat d'affrètement coque nue à un contrat de locationgérance. . Séners BDCF 2/09 n° 13. la durée de mise en location-gérance n'est pas retenue pour apprécier si l'activité a été exercée pendant au moins cinq ans. Jeanne : RJF 1/07 n° 7). concl. assimilable à une location simple. CE 19 novembre 2008 n° 297068.Il résulte des conclusions du commissaire du gouvernement que la cour a entendu fonder la solution de son arrêt exclusivement sur la notion d'activité nouvelle et non pas sur les dispositions de l'article 151 septies du CGI. d'exploiter une clientèle. L'administration a refusé d'exonérer la plus-value de cession en se fondant sur le 2e alinéa de l'article 151 septies du CGI.). La circonstance que ce contrat ne portait que sur une partie de l'activité du contribuable ne faisait pas obstacle à l'application. dans le cadre de son activité individuelle de patron pêcheur. moyennant le versement au propriétaire d'une redevance comportant une part variable en fonction du chiffre d'affaires réalisé. a donné le premier d'entre eux en « location coque nue » à une société. 3e et 8e s. On peut se demander cependant si la location de l'espèce ne pouvait pas être qualifiée de contrat comparable à un contrat de location-gérance. puis l'a cédé le 26 janvier 1998. et l'obligation. la solution incontestable quant à son sens ne serait pas fondée sur la bonne base légale. 24420 Un contribuable qui exploitait. l'affréteur a effectivement exploité le navire à ses risques et périls et vendu à son profit le produit de sa pêche. deux navires de pêche professionnelle. La locationgérance confère au preneur le droit. par contrat prenant effet au 1er mai 1997. ce contrat a eu pour effet de transférer à l'affréteur le permis d'exploitation du navire loué. En outre. En l'occurrence les modalités de commercialisation de la pêche mises en oeuvre par le fréteur puis par l'affréteur étaient d'ailleurs différentes. qui fixait le point de départ de la durée minimale d'activité à la date de mise en location pour les contrats de location-gérance.-s. Si tel est le cas. des règles prévues pour l'exonération des plus-values en cas de cession d'une entreprise mise en location-gérance.. alors applicable. tout en poursuivant l'exploitation directe du second navire.

n'excédait pas les seuils d'exonération. il en résultait que devaient être satisfaites à la date de mise en location. 24435 Lorsque. .le chiffre d'affaires réalisé pendant les périodes mentionnées.l'activité a été exercée depuis au moins cinq ans à la date de mise en location. En effet. aux articles 151 septies ou 202 bis du CGI. le premier alinéa de l'article 151 septies du CGI ne comportait aucune référence au seuil de recettes. préalablement à la cession d'un fonds placé en location-gérance. L'appréciation de cette condition était faite selon les modalités suivantes : . 7 juin 1999. 24440 Le V de l'article 151 septies du CGI alors applicable prévoyait que les règles gouvernant le décompte du délai de cinq ans en cas de mise en location n'étaient pas applicables aux contribuables qui. c/ Andrivet : RJF 7/96 n° 863. . 24445 Selon l'administration. littéralement. 3e ch. CAA Bordeaux 2 avril 1996 n° 95-293. la durée minimale d'activité de cinq ans exigée pour pouvoir bénéficier de l'exonération de la plus-value de cession devait être appréciée d'après la durée de la dernière période de location. en cas de mise en location-gérance ou de conclusion d'un contrat comparable. selon le cas. Ce délai était décompté de quantième à quantième entre la date d'acquisition ou de création de l'entreprise et la date à laquelle le contrat de location-gérance ou la convention comparable prenait effet . Notons toutefois que ce critère ne résultait pas. du texte légal. 24450 Les contribuables autorisés à se prévaloir de leur situation à la date de la mise en locationgérance étaient ceux qui auraient pu prétendre à l'exonération s'ils avaient réalisé une opération génératrice de plus-value. D. le délai d'activité de cinq ans était décompté à partir de la date à laquelle le contrat de location-gérance ou la convention comparable prenait effet et au plus tôt lors de sa signature.Calcul du délai 24430 Par exception à la règle générale. le chiffre d'affaires limite ne devait pas être atteint au titre de l'année de mise en location-gérance et au titre de l'année antérieure . 27 avril 1994. non seulement la condition de durée d'activité mais également celle tenant au montant des recettes ( BIC-VII-24450). 4 B-213 n° 15. min. à cette date. Inst. sans que puisse être prise en considération la durée des locations antérieurement consenties. Il s'agit donc des contribuables qui satisfaisaient aux deux conditions suivantes : . calculé jusqu'à la date de mise en location-gérance. à la date à laquelle l'entreprise a été mise en locationgérance. remplissaient les conditions mentionnées au premier alinéa de l'article 151 septies. adm.. un exploitant a alterné les périodes d'exploitation directe et de mise en location.s'agissant d'une cession ou d'une cessation d'entreprise. 4 B-4-94 n° 5 .

Section III Portée de l'exonération . voir BIC-VII-23330 s. On remarquera que l'appréciation du chiffre d'affaires dans les conditions prévues par l'article 202 bis ne résultait pas expressément des textes. les contribuables concernés ne pouvaient bénéficier de l'exonération que si les recettes de l'année de réalisation de l'opération génératrice de plus-value et. ni cession ou cessation d'entreprise. 4 B-4-94 n° 8. Par suite. 2.. adm. on calcule la plusvalue de cession du fonds en retenant sa valeur à la date du début de l'exploitation directe et non la valeur au moment de la mise en location. aux contrats comparables à la locationgérance. une seconde fois au titre de l'année de réalisation de la plus-value. dans le cas où les conditions d'exonération n'étaient pas remplies. En conséquence. Sur le chiffre d'affaires à prendre en compte pour les exercices clos depuis le 31 décembre 2000. D. la règle existante ( BIC-XIX-580 s. le cas échéant. 2. 27 avril 1994. 4 B-4-94 n° 9 . 27 avril 1994. 4 B-213 n° 20. La condition tenant aux recettes devait donc être satisfaite deux fois : une première fois au titre de l'année de la mise en location-gérance. 24455 La prise en compte de la situation à la date de mise en location-gérance n'avait pas pour effet de déroger à la condition tenant au chiffre d'affaires prévue à l'article 151 septies du CGI. celles de l'année précédente étaient inférieures aux seuils d'exonération. le chiffre d'affaires limite ne devait pas être atteint au titre de l'année de mise en location-gérance. Ndlr : Bien entendu. D. la durée de la location-gérance ou de la convention comparable n'avait pas d'incidence au regard de l'exonération des plus-values professionnelles. ramenées à douze mois. à cet égard. le cas échéant. de se placer à la date de la location-gérance pour examiner si les conditions posées par l'article 151 septies ou l'article 202 bis du CGI étaient satisfaites à cette date. dans les mêmes conditions. voir BIC-VII-23330 s. lors de la réalisation de la cession du bien. adm. les recettes de l'année de mise en location-gérance et réalisées jusqu'à cette location étaient. Ndlr : 1. Inst. 7 juin 1999. Pour les contribuables concernés. 4 B-213 n° 19. 7 juin 1999. à elle seule. 27 avril 1994. 24460 La mise en location-gérance d'un fonds de commerce n'emporte. Cette règle s'appliquait. ni changement d'activité.s'agissant de la cession isolée d'un élément d'actif. les modalités de calcul des plus-values restaient inchangées. 4 B-4-94 n° 10 . Inst. Les dispositions spécifiques prévues au V de l'article 151 septies du CGI dans l'hypothèse d'une mise en location de l'entreprise ne modifiaient pas. L'administration estimait en effet qu'il convenait. Dans les deux cas. En ce qui concerne la période d'appréciation du seuil d'exonération pour les exercices clos depuis le 31 décembre 2000. Inst. Ndlr : 1.).

).la détermination du montant de la plus-value ouvrant droit à l'exonération après compensation avec les moins-values de même nature ( BIC-VII-24900 s. totalement ou partiellement. .). . les plus-values de cession d'éléments de l'actif professionnel sont exonérées.) .).) . 26 juin 2001. en fonction du montant des recettes réalisées.24800 Lorsque les conditions d'exonération prévues par l'article 151 septies du CGI sont remplies. En revanche. commerciale.sociétés de personnes ( BIC-VII-25620 s.les modalités de calcul de la part exonérée de la plus-value.) . 13 mai 2009. L'étude de la portée de l'exonération nous conduira à distinguer entre le régime général ( BIC-VII-24850 s. . Cette règle s'applique quelle que soit la nature de l'activité exercée (industrielle. 5 K-I-09 n° 112. Compensation des plus et moins-values de même nature 24950 L'exonération prévue à l'article 151 septies du CGI s'applique aux plus-values nettes déterminées après compensation avec les moins-values de même nature. Dans le même sens pour les plus-values antérieures à 2006 : Inst.) . VI du CGI.). à court terme ou à long terme. aucune compensation ne peut être effectuée entre plus-values et moins-values de nature différente ( BIC-VII-25050 s. Inst. compte tenu du mécanisme d'exonération partielle ( BIC-VII-25300 s. libérale ou agricole).terres à usage agricole ou forestier ( BIC-VII-26070 s.immeubles loués en meublé ( BIC-VII-25800 s. .) et les cas particuliers suivants : . . Montant de la plus-value ouvrant droit à l'exonération 24900 Aux termes de l'article 151 septies. Enfin. conformément aux dispositions des articles 39 duodecies et 39 quindecies du CGI. après compensation avec les moins-values de même nature ( BIC-VII24950 s. Régime général 24850 Nous envisagerons successivement : .). A. les plus-values exonérées s'entendent des plusvalues déterminées. Les plus ou moins-values sont de même nature lorsqu'elles sont soumises au même régime fiscal.terrains à bâtir ( BIC-VII-26200 s. artisanale. 4 B-2-01 n° 5. 1. sera envisagée la question de la combinaison du dispositif d'exonération prévu à l'article 151 septies du CGI avec les autres régimes de faveur ( BIC-VII-26400 s.

lorsque les recettes sont comprises entre les seuils d'application du mécanisme d'exonération dégressive. la plus-value relève en totalité du régime des plus-values d'actif à long terme ou à court terme étudié à BIC-VII-6050 s. 24965 Lors de la transformation d'une société soumise à l'IS en société de personnes. Inst. c'est-à-dire du régime des plus-values à court et à long terme étudié à BIC-VII-6050 s. En ce qui concerne alors le cas des plus-values dégagées à l'occasion de la cession ultérieure d'éléments de l'actif immobilisé de la société de personnes. voir BIC-VII-25430 s.Constatation d'une plus-value nette 24960 Lorsque la compensation fait apparaître une plus-value nette à court terme ou à long terme. il convient de noter que les plus-values réalisées sur des terres à usage agricole ou forestier ou sur des terrains à bâtir étaient. 8 M-8-80. 13 mai 2009. 24995 A propos de la non-application de la condition de durée d'exploitation aux plus-values constatées en cas d'expropriation. 5 K-I-09 n° 113.). 4 B-2-01 n° 6. Inst. En revanche. voir BIC-VII-24210 s. une fraction de cette plus-value seulement est imposée : pour plus de détails sur ce dispositif. soumises au régime des plus-values des particuliers (voir BIC-VII-26100 s. 4 mars 1980. Activité exercée depuis moins de cinq ans 24990 Exception faite des plus-values sur certains immeubles loués en meublé. Dans le même sens pour les plus-values antérieures à 2006 : Inst. celle-ci est exonérée si les conditions d'application de l'article 151 septies du CGI sont réunies. 26 juin 2001. les plus-values réalisées dans le cadre d'une activité exercée depuis moins de cinq ans relèvent du régime d'imposition des plus-values professionnelles prévu aux articles 39 duodecies à 39 quindecies et 93 quater du CGI. voir BIC-VII-25690 s. et BIC-VII-26260 s. Ndlr : S'agissant des cessions intervenues avant 2004. Dépassement des seuils d'exonération 24980 Lorsque les recettes de l'entreprise dépassent les seuils de l'exonération dégressive (350 000 € HT ou 126 000 € HT selon la nature de l'activité). soit entre 250 000 € HT et 350 000 € HT ou entre 90 000 € HT et 126 000 € HT. . dans certains cas. l'imposition des plus-values latentes constatées lors de cette opération peut être différée.

13 mai 2009.Constatation d'une moins-value nette 25010 Lorsque la compensation fait apparaître une moins-value nette.). totalement ou partiellement. En cas de réalisation d'une plus-value à long terme et d'une moins-value à court terme. 4 B-2-01 n° 6. la plus-value est exonérée et la moins-value s'imputera sur les plus-values de même nature réalisées au cours des dix exercices suivants dans les conditions indiquées BIC-VII-25010. ainsi que les moins-values nettes à long terme des exercices précédents qui sont encore susceptibles de faire l'objet d'une imputation. Ndlr : 1. s'il s'agit d'une moins-value à long terme. elle prend le caractère d'un déficit d'exploitation imputable ou reportable dans les conditions de droit commun. la plus-value est exonérée. . avec pour chacune d'entre elles le régime applicable à la plus ou moins-value de cession réalisée. Il est rappelé que la moins-value nette à long terme réalisée au titre de l'exercice clos lors de la cession ou de la cessation de l'entreprise. Dans le même sens pour les plus-values antérieures à 2006 : Inst. même si les recettes de l'exploitant restent inférieures aux seuils de chiffre d'affaires mentionnés à l'article 151 septies du CGI. Inst. Réalisation de plus et moins-values de nature différente 25050 Aucune compensation ne peut être effectuée entre plus-values et moins-values de nature différente. Lorsque la moins-value à court terme excède le montant du bénéfice. peuvent être déduites du bénéfice de l'exercice de cession ou de cessation pour une fraction de leur montant ( BIC-XIX-10345 s. Les conditions d'application de l'article 151 septies du CGI sont supposées être réunies. 2. celle-ci est déductible du résultat imposable dans les conditions de droit commun s'il s'agit d'une moins-value à court terme ou. imputable sur les plus-values de même nature réalisées au cours des dix exercices suivants. la déduction est opérée pour l'intégralité du montant de la moins-value. Tableau récapitulatif 25070 Le tableau ci-après récapitule les différentes situations susceptibles de se présenter. 5 K-I-09 n° 113. En cas de réalisation d'une plus-value à court terme et d'une moins-value à long terme. et la moins-value s'impute sur le bénéfice de l'exercice dans les conditions indiquées BIC-VII-25010. Lorsque la compensation entre les plus et moins-values de même nature fait apparaître une moins-value nette. 26 juin 2001.

c'est-à-dire les terrains à bâtir dont la mutation est dans le champ d'application de la TVA et exonérée de taxe de publicité foncière ou de droits d'enregistrement (voir BIC-VII-21550). 13 mai 2009. .si PVCT nette : exonération . Plus-value à long terme brute (PVLT) Compensation de la MVLT et de la PVLT : . Moins-value à long terme brute (MVLT) . . Inst.PVCT exonérée. .si MVLT nette : imputation sur les PVLT des dix exercices suivants (1) . 5 K-I-09 n° 114.Imputation de la MVCT sur le bénéfice d'exploitation (dans le cas où cette MVCT excède le bénéfice : création d'un déficit d'exploitation reportable) . Terrains à bâtir ou bâtiments agricoles 25100 Dès lors que les biens entrent dans le champ d'application de l'article 1594-0 G. A du CGI. Aucune plus-value (1) Sauf en fin d'exploitation : les MVLT de l'exercice de fin d'exploitation et celles qui sont encore reportables peuvent être déduites du résultat de l'exercice pour une fraction de leur montant.Imputation de la MVCT sur le bénéfice d'exploitation (dans le cas où cette MVCT excède le bénéfice : création d'un déficit d'exploitation reportable). .si PVLT nette : exonération. .Résultats des cessions d'éléments de l'actif immobilisé Plus-value à court terme brute (PVCT) Moins-value à court terme brute (MVCT) Compensation de la MVCT et de la PVCT : .Imputation de la MVLT sur les PVLT des dix exercices suivants (1). certaines plus-values de cessions de terres agricoles ou de bâtiments bénéficient d'un régime particulier qui les situe hors du champ de l'article 151 septies du CGI (exonération particulière ou imposition suivant le régime des plus-values des particuliers voir BIC-VII-21535).Imputation de la MVLT sur les PVLT des dix exercices suivants (1). Indemnités d'expropriation et indemnités d'assurances 25140 Les plus-values réalisées directement à la suite d'expropriation ou de sinistres peuvent être exonérées sur le fondement de l'article 151 septies du CGI avant l'expiration du délai de .PVLT exonérée. .si MVCT nette : imputation sur le bénéfice d'exploitation (dans le cas où la MVCT nette excède le bénéfice : création d'un déficit d'exploitation reportable). . De même. la plus-value réalisée à l'occasion de la cession de tels biens n'entre pas dans la détermination de la plus-value nette exonérée pour l'application de l'article 151 septies du CGI.

les plus et moins-values de l'exercice sont les suivantes : . Inst. Il en est de même des plus-values réalisées à la suite d'une réduction d'activité ou d'une réorganisation directement due à l'expropriation ou au sinistre. 13 mai 2009. la plus-value nette réalisée dans le cadre de l'activité économique normale de l'entreprise ou consécutivement à des décisions de gestion de l'exploitant est imposable dans les conditions de droit commun (plus-value nette à long terme de 3 000 € dans l'exemple). et à la suite de ce sinistre. il ne comportait en revanche aucune restriction expresse aux règles générales d'imputation des moins-values (CAA Bordeaux 27-4-1999 n° 97-1480 : BIC-VII-25210 . M. 25145 Exemple : A l'occasion de la destruction dans un incendie de l'un des deux magasins qu'il exploitait. Règles antérieures 25200 Dans sa rédaction antérieure à la loi 2000-1352 du 30 décembre 2000. celles-ci demeurent imposables dans les conditions de droit commun. La même année. dans l'hypothèse où l'entreprise ou la société aurait réalisé au cours de la même période fiscale des plus-values d'une autre nature. Il a perçu en outre une indemnité de 10 000 € représentative de la valeur des installations qu'il avait lui-même aménagées dans le magasin détruit. M. attenant au magasin détruit et qui figurait au bilan de son entreprise. suivant qu'elles sont à court ou à long terme. Cette position avait toutefois été infirmée par plusieurs décisions de jurisprudence au motif que si l'article 151 septies dérogeait au droit commun en ce qui concerne la nonimposition des plus-values de cession d'un élément d'actif. a perçu une indemnité de sa compagnie d'assurances de 50 000 €.500 = 4 000 € dans l'exemple). ayant figuré au bilan d'exploitation de M. commerçant dans le prêt-à-porter depuis trois ans. Z a vendu l'entrepôt. 13 mai 2009. La doctrine administrative considérait que l'exonération des plus-values avait pour corollaire l'impossibilité de pratiquer toute imputation à raison des moins-values subies ( BIC-VII25205). cédés ou détruits. représentative de la valeur du droit au bail qui était attaché à ce magasin. Par ailleurs. . 5 K-I-09 n° 115. Il est supposé que l'entreprise de M. En revanche. TA Dijon 19-1-1999 n° 97-1666 : BIC- . . Par conséquent. Z. Inst.sur le retrait dans son patrimoine privé des murs du deuxième magasin : une plus-value de 3 000 €. Tous ces éléments.sur les installations détruites : une plus-value de 1 500 € . Z n'a pas réalisé des recettes excédant le seuil ouvrant droit à une exonération totale des plus-values. Seule la plus-value nette afférente aux plus et moins-values réalisées consécutivement au sinistre peut bénéficier de l'exonération prévue à l'article 151 septies du CGI (plus-value nette de : 3 000 + 1 500 . Z. M. 5 K-I-09 n° 115. Z a retiré dans son patrimoine privé les murs de l'autre magasin. Il est précisé que les plus-values nettes exonérées ou imposables se calculent distinctement par catégorie de plus ou moins-values. .sur l'entrepôt : une plus-value de 3 000 € . l'article 151 septies du CGI ne précisait pas le sort des moins-values réalisées par les petites entreprises.cinq ans.sur le droit au bail : une moins-value de 500 € .

1 du CGI. 25215 Les articles 151 septies et 202 bis du CGI n'ont pas pour effet de déroger aux dispositions des articles 39 quindecies. 25205 Comme corollaire de l'exonération des plus-values prévue à l'article 151 septies du CGI. 7 juin 1999 . peut bénéficier de l'exonération prévue par l'article 151 septies à raison des plus-values brutes et imputer les moins-values sur ses résultats imposables. D. 15 décembre 1995. Dès lors. 1e ch. La loi précitée a confirmé cette jurisprudence à laquelle l'administration s'est en pratique ralliée. adm. 363 n° 6141. min. n'a pas été validée la solution retenue par la cour de Nantes qui avait écarté la compensation des plus-values et moins-values de l'exercice et admis le cumul de l'exonération des plus-values brutes et de l'imputation des moins-values brutes (CAA Nantes 8-6-1999 n° 96-1945 : BIC-VII-25220). Voisin : AN 24 janvier 1994 p. Dans le même sens : Rép. TA Dijon 19 janvier 1999 n° 97-1666. 25210 L'article 151 septies du CGI n'a pas pour effet de déroger aux dispositions de l'article 93. 25220 L'article 151 septies du CGI n'a pas pour effet de déroger aux dispositions de l'article 38 du CGI. un contribuable qui. 5 G-244 n° 40. adm. celle-ci aurait été exonérée en application de l'article 151 septies. 2e ch. Dès lors. CAA Bordeaux 27 avril 1999 n° 97-1480.VII-25125). en tant qu'elles permettent la déduction des pertes provenant de la réalisation d'éléments d'actif. 4 B-3-88 . 3e ch. en tant qu'elles permettent de déduire les moins-values réalisées en cours ou en fin d'exploitation lors de la cession d'un élément d'actif. réalise des plus-values et subit également des moins-values. 8 M-1521 n° 17. 4 B-213 n° 5. En revanche. Inst. alors même que si cette cession avait dégagé une plus-value. c/ Dandrieux : RJF 11/99 n° 1365. quel que fût le régime d'imposition auquel ils étaient soumis. Barbé : RJF 5/99 n° 528. 1-a du CGI.. 1er décembre 1995 . le seuil de chiffre d'affaires autorisant l'exonération totale des . D.. un contribuable est fondé à déduire de ses bénéfices non commerciaux la moins-value constatée à l'occasion de la cession d'un véhicule utilisé pour les besoins de sa profession et inscrit comme tel au registre des immobilisations. I-2 et 219. Détermination de la part exonérée de la plus-value 25300 Aux termes de l'article 151 septies du CGI (dans sa rédaction issue de l'article 41 de la loi 2003-721 du 1er août 2003). les moins-values subies par les contribuables entrant dans le champ d'application du dispositif à l'occasion de la cession d'éléments de leur actif professionnel n'étaient pas retenues pour la détermination de leurs résultats imposables. Legoupil : RJF 10/99 n° 1181. CAA Nantes 8 juin 1999 n° 96-1945. Cornu : AN 27 septembre 1993 p. D. adm.. à l'occasion de la cession des éléments de son actif. en tant qu'elles permettent de déduire de l'exercice de cessation une partie d'une moins-value nette à long terme. 3189 n° 2670 et Rép. 3 mai 1988. 2.

. Exonération totale 25340 Conformément à l'article 151 septies.250 000 € HT pour les entreprises industrielles et commerciales dont le commerce principal est de vendre des marchandises. et de 90 000 € pour les entreprises de prestations de services.. .les plus-values réalisées par les contribuables dont la moyenne des recettes des deux années précédentes excède 350 000 € ou 126 000 € sont imposées dans les conditions de droit commun prévues aux articles 39 duodecies et suivants du CGI ( BIC-VII-6050 s. au cours des deux années civiles qui précèdent l'exercice de réalisation la plus-value (CGI art. et les exploitants agricoles. 25310 Il existe des modalités particulières de détermination de la part exonérée de la plus-value pour les sociétés de personnes. ramenés le cas échéant à douze mois. sans dépasser respectivement 350 000 € et 126 000 € bénéficient d'une exonération partielle dégressive. . 25305 Conformément aux dispositions de l'articles 151 septies du CGI. les plus-values réalisées sont exonérées pour la totalité de leur montant lorsque la moyenne des recettes des deux années précédentes de l'exploitant n'excède pas : . II-1° du CGI. fournitures et denrées à emporter ou à consommer sur place ou de fournir le logement. Cette disposition est également applicable aux exploitants agricoles (CGI art. ainsi que pour les plus-values réalisées à l'occasion de la cession de matériels agricoles ou forestiers par des entreprises de travaux agricoles ou forestiers (CGI art.). .les plus-values réalisées par les contribuables dont la moyenne des recettes des deux années précédentes est comprise entre 250 000 € et 350 000 € (ou 90 000 € et 126 000 €) sont exonérées à raison d'une fraction de leur montant . II). les immeubles loués en meublé. III) . en retenant la moyenne des recettes réalisées au titre des exercices clos. objets. Les exploitants dont les recettes excèdent ces seuils. à l'exception des locations meublées. 25315 Pour les plus-values réalisées avant 2004. 151 septies. 151 septies. c'est le montant total de la plus-value qui était exonéré (sous réserve du respect des autres conditions d'exonération).plus-values est de 250 000 € pour les entreprises industrielles et commerciales de vente ou fourniture de logements. les terres à usage agricole ou forestier et des terrains à bâtir ( BIC-VII-25600 s. trois situations doivent être distinguées : .). lorsque les recettes ne dépassaient pas les limites rappelées à BIC-VII-23120 s.les plus-values réalisées par les contribuables dont la moyenne des recettes des deux années précédentes n'excède pas 250 000 € (ou 90 000 € selon la nature de l'activité) sont exonérées pour la totalité de leur montant .90 000 € HT s'agissant des entreprises de prestations de services. 151 septies. IV). Pour les plus-values réalisées depuis 2006. les seuils d'exonération sont appréciés quelle que soit la nature de l'activité. à l'exclusion depuis le 1er janvier 2009 de la location directe ou indirecte de locaux d'habitation meublés ou destinés à être meublés.

Inst. 13 mai 2009. 5 K-I-09 n° 124. 25435 Pour les entreprises dont le commerce principal est de vendre des marchandises. Ces modalités s'appliquent également aux exploitants agricoles et aux plus-values réalisées à . II-2° du CGI. elle est déterminée d'après le rapport qui existe entre : . Exonération partielle 25430 L'article 151 septies. Au-delà des seuils de chiffre d'affaires autorisant l'exonération totale des plus-values (250 000 € ou 90 000 €). la fraction de la plus-value exonérée est égale à 100 % lorsque la moyenne des recettes des deux années précédentes est de 250 000 €. l'exonération d'une fraction des plus-values réalisées est d'autant plus faible que le chiffre d'affaires se rapproche de la limite supérieure de 350 000 € ou 126 000 €.) et celui des plus-values réalisées en fin d'exploitation ( BIC-VII-25490 s. . Après avoir exposé les modalités de détermination de la plus-value exonérée ( BIC-VII-25435 s. l'exonération totale n'est applicable que si le montant global des recettes n'excède pas 250 000 € et si le montant des recettes afférentes aux activités de prestations de services n'excède pas 90 000 €. lorsque l'activité de l'entreprise est mixte (c'est-à-dire lorsqu'elle se rattache à la fois à l'activité de vente et à l'activité de services). objets.et 100 000 €.Activités mixtes 25370 Aux termes de l'article 151 septies. fournitures et denrées à emporter ou à consommer sur place ou de fournir le logement (à l'exclusion depuis le 1er janvier 2009 de la location directe ou indirecte de locaux d'habitation meublés ou destinés à être meublés).la différence entre 350 000 € et le montant des recettes . et à 0 % lorsque cette moyenne est au moins égale à 350 000 €.). Lorsque la moyenne des recettes des deux années précédentes est comprise entre ces deux montants. nous présenterons le cas particulier des activités mixtes ( BIC-VII-25470 s. II-2° du CGI prévoit un dispositif d'exonération partielle dégressive des plus-values pour les entreprises dont la moyenne des recettes des deux années précédentes est comprise entre les seuils de 250 000 € HT (ou 90 000 € HT selon la nature de l'activité) et 350 000 € HT (ou 126 000 € HT).). 25375 Exemple : Une entreprise commerciale a réalisé les montants de recettes suivants : Recettes provenant des ventes : 120 000 € Recettes provenant des prestations de services : 88 000 € Montant de la plus-value nette : 40 000 € La plus-value nette est exonérée (recettes globales < 250 000 € et recettes provenant des prestations de services < 90 000 €).

5 % 50 % 25 % 0% Entreprises de services et titulaires de bénéfices non commerciaux : . 25440 Pour les autres entreprises imposables dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (prestataires de services) et les titulaires de bénéfices non commerciaux. 25445 Les deux tableaux suivants font apparaître.300 000 € .5 % 50 % .287 500 € .jusqu'à 90 000 € de recettes . la part exonérée de la plus-value est déterminée en lui appliquant le rapport qui existe entre : .275 000 € .108 000 € Fraction exonérée de la plus-value 100 % 87.et 36 000 €.l'occasion de la cession de matériels agricoles ou forestiers par des entreprises de travaux agricoles ou forestiers. à titre d'exemple. Lorsque la moyenne des recettes des deux années précédentes est comprise entre ces deux montants.la différence entre 126 000 € et le montant des recettes .5 % 75 % 62.94 500 € .262 500 € .103 500 € .5 % 75 % 62. Entreprise exerçant une activité de vente de marchandises et de denrées.jusqu'à 250 000 € de recettes .325 000 € .supérieures à 350 000 € Fraction exonérée de la plus-value 100 % 87. de fourniture de logements (à l'exception des locations meublées) ou exerçant une activité agricole : . la fraction exonérée de la plus-value est de 100 % lorsque la moyenne des recettes des deux années précédentes est de 90 000 € et de 0 % lorsque cette moyenne est au moins égale à 126 000 €.99 000 € . . la part exonérée des plus-values qui résulte de l'application de ces formules dans différentes situations selon la nature de l'activité exercée.

117 000 € .Montant de la plus-value 2009 exonérée : 40 000 x 30 % = 12 000 € (soit une plus-value restant imposable de 28 000 €).Calcul du taux d'exonération : (350 000 . 13 mai 2009.).108 000 €/36 000 €) = 2 500 €.320 000) / 100 000 = 30 % . il convient de déterminer la fraction de la plus-value qui aurait été exonérée si l'entreprise n'exerçait qu'une activité d'achat-revente (d'après le chiffre d'affaires global) et celle qui aurait été retenue si l'entreprise n'exerçait qu'une activité autre que l'achat-revente (d'après le chiffre d'affaires prestation de services). il convient de procéder à une comparaison entre le taux d'exonération qui s'appliquerait dans le cas où toutes les recettes de l'entreprise correspondraient à des ventes et le taux qui s'appliquerait sur ses seules prestations de . . 25480 Exemple. 5 K-I-09 n° 120. Il prévoit le cas où l'un ou l'autre des seuils permettant une exonération totale est dépassé alors que les recettes restent comprises dans les limites prévues pour l'application de l'exonération partielle. Activités mixtes 25470 L'article 151 septies. Une entreprise commerciale a réalisé les montants de recettes suivants : Recettes provenant des ventes : 200 000 € Recettes provenant des prestations de services : 120 000 € Montant de la plus-value nette : 40 000 € Pour déterminer le taux d'exonération. La fraction la moins élevée qui ressort de ces deux calculs détermine la part exonérée de la plus-value.Entreprises de services et titulaires de bénéfices non commerciaux : . Elle réalise une plus-value nette en 2009 de 40 000 €. La moyenne des recettes des années 2007-2008 s'élève à 108 000 €. Dans cette hypothèse. Ndlr : Exemple actualisé par nos soins.supérieures à 126 000 € Fraction exonérée de la plus-value 25 % 0% 25450 Exemple : Une entreprise qui exerce une activité d'achat-revente a réalisé un montant moyen de recettes annuelles en 2007 et 2008 de 320 000 €. Le montant de la plus-value exonérée s'élève à : 5 000 € x (126 000 € . Inst. 25455 Exemple : Soit une entreprise exerçant une activité de prestations de services dont l'exercice coïncide avec l'année civile qui réalise une plus-value d'un montant de 5 000 € en 2009. II-2° du CGI fixe les modalités d'appréciation des seuils d'exonération en cas d'exercice d'une activité mixte (exercice d'activités se rattachant aux deux catégories) (voir BIC-VII-21830 s.

sous certaines conditions. voir BIC-VII26400 s.).Taux d'exonération applicable sur les seules prestations de services : (126 000 .services.320 000) / 100 000 = 30 % . l'article 202 bis du CGI prévoyait qu'en cas de cession ou de cessation d'entreprise. le montant de la plus-value nette exonérée s'élève à : 40 000 x 16. 25495 Le montant de la plus-value demeurant taxable suite à la mise en oeuvre du mécanisme d'exonération partielle prévue à l'article 151 septies du CGI ne peut pas faire l'objet d'un report d'imposition prévu aux articles 41 et 151 octies du CGI ( BIC-XIX-26090 et BICXIX-20240). Inst. 03-056-A1 : BICXIX-10570 s. Plus-values réalisées avant 2006 25510 S'agissant des plus-values réalisées avant 2006. Ainsi. Plus-values réalisées en fin d'exploitation 25490 Les plus-values réalisées depuis 2006 en fin d'exploitation suivent le même régime fiscal que celles constatées en cours d'exploitation.Taux d'exonération applicable dans le cas où toutes les recettes de l'entreprise correspondraient à des ventes : (350 000 . les plus-values constatées lors de la cessation d'activité sont exonérées en totalité lorsque la moyenne des recettes réalisées au titre des exercices clos au cours des deux années civiles précédant l'exercice de cessation ne dépasse pas les limites de l'exonération totale. 5 K-I-09 n° 124.67 % = 6 668 €. Il peut en revanche bénéficier du régime d'exonération prévue à l'article 151 septies A du CGI en cas de cession d'entreprise lors d'un départ en retraite. 25500 Il convient de noter que l'administration autorise le paiement échelonné de l'impôt sur la plus-value à long terme non exonérée à l'occasion d'une cession d'entreprise en cas d'octroi d'un crédit vendeur. quel que soit le régime d'imposition de l'exploitant.120 000) / 36 000 = 16. Ce paiement peut ainsi être étalé. Lorsque les recettes sont comprises dans les limites de l'exonération partielle. CP 28-10-2003. selon le calendrier prévu pour le paiement du prix de cession (Inst. les plus-values constatées par les titulaires de bénéfices .67 % En retenant le taux d'exonération le plus faible. le pourcentage de la plus-value exonérée est déterminé d'après le rapport figurant ci-dessus à BIC-VII-25430 s. L'entreprise devra retenir le taux le moins élevé pour déterminer sa plus-value nette exonérée : . Sur la combinaison du régime d'exonération de l'article 151 septies du CGI avec d'autres régimes de faveur. 13 mai 2009.

II). avec. Dans la présente partie. où ces questions font l'objet de développements détaillés. et celles de l'année précédente ne dépassaient pas les limites de l'exonération totale. pour chacune d'entre elles. 25515 Ces dispositions applicables aux plus-values réalisées au cours d'exercices clos à compter du 1er janvier 2004 ne concernaient pas les titulaires de bénéfices agricoles (voir BIC-VII-23480 s. . d'autre part. les conditions d'application de l'article 151 septies doivent être appréciées de manière spécifique dans le cas des sociétés de personnes. Par ailleurs. 202 bis. 25625 . B. Le lecteur trouvera ci-après un récapitulatif des principales situations susceptibles de se présenter. .les terres à usage agricole ou forestier ( BIC-VII-26070 s.) . un renvoi à la série DC-V-1 s.industriels et commerciaux et de bénéfices non commerciaux n'étaient exonérées que si les recettes de l'année de réalisation. d'une part. Lorsque les recettes de l'une au moins de ces deux années étaient comprises dans les limites autorisant une exonération partielle. 25520 Le montant de la plus-value demeurant taxable suite à la mise en oeuvre du mécanisme d'exonération partielle prévue à l'article 151 septies du CGI pouvait faire l'objet d'un report d'imposition organisé dans les conditions prévues aux articles 41 et 151 octies du CGI ( BIC-XIX-26115).les terrains à bâtir ( BIC-VII-26200 s.) . dans le cas où une société de personnes cède des éléments de son actif professionnel. Cas particuliers 25600 Le régime d'exonération des plus-values prévu à l'article 151 septies du CGI comporte quelques règles particulières à certaines catégories de biens qu'il convient d'examiner distinctement. nous envisagerons donc successivement : .). dans l'hypothèse où les associés d'une société de personnes cèdent leurs droits sociaux.les sociétés de personnes ( BIC-VII-25620 s. . ramenées le cas échéant à douze mois. Sociétés de personnes 25620 L'appréciation des conditions d'application de l'article 151 septies du CGI présente certaines particularités dans le cas des sociétés de personnes. Celles-ci concernent la mise en oeuvre des conditions relatives au montant des recettes et à la durée d'exercice de l'activité.les immeubles loués en meublé ( BIC-VII-25800 s. a.).) . la part imposable de la plus-value était calculée d'après le montant de recettes le plus élevé réalisé entre ces deux années (CGI ancien art.

). cette solution revient à majorer le prix d'acquisition des droits ou parts du montant de la plus-value exonérée ( DC-V-10115). le changement de régime fiscal d'une société précédemment soumise à l'impôt sur les sociétés n'entraîne pas l'imposition immédiate des bénéfices en sursis d'imposition et des plus-values latentes incluses dans l'actif social. à ce sujet.En ce qui concerne les conditions d'appréciation du seuil d'exonération de l'article 151 septies du CGI en cas de cession d'un élément d'actif par un exploitant individuel également membre d'une société de personnes. Transformation d'une société soumise à l'IS en société de personnes 25690 L'article 221 bis du CGI prévoit qu'en l'absence de création d'une personne morale nouvelle. DC-V-2245 et DC-V-3210 s. 25655 En ce qui concerne les modalités d'appréciation des seuils d'exonération en cas de cession d'un élément d'actif par une société en participation ou une société de fait.). 25670 L'administration a précisé que lorsque la plus-value réalisée par la société de personnes est exonérée. sans tenir compte des éventuelles recettes provenant d'activités exercées à titre individuel par l'exploitant membre de la société de personnes ( DC-V-2095 s.. voir Inst. voir DC-V-18755 s. à la double condition qu'aucune modification ne soit apportée aux écritures comptables du fait de la transformation et que l'imposition desdits . il convient de se reporter à BIC-VII-22640 s. cette plus-value est néanmoins prise en compte pour la détermination du prix de revient fiscal des droits ou parts de l'associé exerçant son activité professionnelle au sein de celle-ci. Cession de biens professionnels par la société 25650 Lorsqu'une société de personnes réalise une plus-value à l'occasion de la cession d'un élément d'actif immobilisé. En pratique. 25660 Notons toutefois que lorsque la plus-value est réalisée par une société civile agricole. 25665 L'administration a apporté de nombreuses précisions sur les modalités d'appréciation de la limite d'exonération des plus-values réalisées dans le cadre de l'exercice d'une activité agricole par une société de personnes ou un groupement ou l'un de ses associés . la condition relative au montant des recettes doit être appréciée différemment ( DC-V-2115 s. 5 E-6-02 : DC-V-35000. l'appréciation des seuils d'exonération visés à l'article 151 septies du CGI doit être opérée en retenant les seules recettes de la société de personnes. La condition relative au délai de cinq ans durant lequel l'activité doit être exercée peut être appréciée en fonction de la situation propre de chaque associé lorsque la société ne satisfait pas elle-même cette condition ( DC-V-2123). en application des dispositions de l'article 151 septies du CGI.

AN 8 décembre 1978 p. adm. 39 quaterdecies et 39 quindecies du CGI si. En 1957. à la différence entre la valeur réelle du fonds en 1957 et son prix d'acquisition en 1946. cette plus-value est soumise à l'impôt dans les conditions prévues aux articles 39 duodecies. Pour éviter que les plus-values latentes de l'actif social. Toutefois. Rép. les sociétés de personnes dont le chiffre d'affaires annuel n'excède pas les limites prévues à l'article 151 septies du CGI peuvent bénéficier de l'exonération des plus-values prévue par cet article et ce. 28 et 35. Cession de droits sociaux par les associés 25730 Les plus-values de cession des droits d'une société de personnes ayant le caractère d'actif professionnel au sens de l'article 151 nonies du CGI ( DC-V-6400 s. Dès lors que l'activité de loueur de fonds a été exercée à titre principal pendant au moins cinq ans. même si le chiffre d'affaires n'excède pas les limites d'exonération fixées par l'article 151 septies du même Code au moment de la cession. les dispositions de l'article 151 septies demeurent éventuellement applicables à la fraction des plus-values acquises entre la date de la transformation de la société et celle de la cession des éléments d'actif considérés.) peuvent bénéficier de l'exonération prévue à l'article 151 septies du CGI. bénéficier d'un traitement plus favorable ou échapper à toute imposition ultérieure. 12 juillet 1997. bénéficié de l'atténuation conditionnelle des conséquences de la cessation d'entreprise. à cette date. une SARL a été créée en vue de l'achat et de l'exploitation d'un fonds de boulangerie.bénéfices et plus-values demeure possible. la plus-value réalisée en 1978 à l'occasion de la vente du fonds est en principe exonérée d'impôt en application des dispositions de l'article 151 septies du CGI. Activité exercée exclusivement au sein de la société 25740 . à concurrence de la part acquise par les éléments cédés à la date de la transformation de la société en 1957. 39 terdecies. Il ne leur est donc pas fait application des dispositions de cet article. 39 quaterdecies et 39 quindecies du CGI. dans la mesure où elles étaient acquises à cette date par le ou les éléments cédés. la SARL est transformée en SNC. elle a. en l'absence de création d'un être moral nouveau. D. sous le nouveau régime fiscal applicable à la société transformée. Martin : déb. sont imposables dans les conditions prévues aux articles 39 duodecies. Mais. Cette part imposable correspond. sous le nouveau régime fiscal applicable à la société transformée ( BIC-XIX-17000 s. si les recettes sociales n'excèdent pas les limites prévues par ce même article. 1. en l'espèce. 25695 En 1946. En 1962. bien entendu. ne puissent. alors même qu'elles seraient soumises à un régime réel d'imposition. 4 H-623 n° 27. le fonds exploité par la SNC est donné en location-gérance à un tiers. Enfin. 9031 n° 2943.). Or. dont l'imposition a ainsi été différée lors de la transformation de la société. le troisième alinéa de l'article 221 bis précité prévoit que les plusvalues dégagées à l'occasion de la cession de tout ou partie des éléments de l'actif immobilisé existant à la date de la transformation. le fonds est vendu en 1978.

le seuil d'exonération visé par cet article s'apprécie en tenant compte uniquement de la quote-part des recettes de la société revenant à l'associé concerné. Immeubles loués en meublés 25800 Aux termes de l'article 151 septies. VII du CGI. la plus-value réalisée par ces associés lors de la cession de leurs droits sociaux peut bénéficier de l'exonération prévue à l'article 151 septies du CGI. Pour les plus-values réalisées depuis 2006. b. elle est satisfaite si les droits sociaux ont été acquis par l'associé en tant qu'élément d'actif professionnel depuis au moins cinq ans ( DC-V-10760 s. il convient de distinguer les deux situations. Cette globalisation s'effectue par catégorie d'imposition (pour plus de détails. En outre. Ainsi. Il convient de prendre en compte non seulement les recettes de l'exploitation individuelle mais également la quote-part des recettes de la société de personnes revenant à l'exploitant. Activité non exercée exclusivement au sein de la société 25750 Lorsque les associés d'une société de personnes exercent également une activité à titre individuel. 25755 La condition relative à la durée de l'activité est remplie dès lors que les droits cédés ont été acquis par l'associé en tant qu'élément d'actif professionnel depuis au moins cinq ans ( DC-V10760 s. Les règles d'appréciation sont identiques pour les titulaires de bénéfices industriels et commerciaux. Quant à la condition relative à la durée de l'activité.Lorsque les associés d'une société de personnes sont des personnes physiques exerçant uniquement leur activité professionnelle au sein de la société. 25805 Le régime d'imposition des plus-values réalisées lors de la cession des locaux loués meublés étant différent selon qu'il s'agit de loueurs professionnels ou non professionnels. les conditions d'exonération relatives au montant des recettes ont été harmonisées pour les plus-values réalisées depuis 2006.). L'exonération de la plus-value s'applique si cette quote-part n'excède pas les limites fixées par l'article 151 septies du CGI. seuls sont susceptibles de bénéficier de cette exonération les loueurs en meublé professionnels. quelle que soit la catégorie d'imposition dont il relève (à ce sujet. Il résulte de ce texte que les plus-values réalisées par les loueurs en meublé non professionnels sont soumises aux règles des plus-values privées et ne peuvent notamment bénéficier du régime d'exonération prévu par l'article 151 septies du CGI.). de bénéfices non commerciaux ou de bénéfices agricoles. . voir DC-V-10540 s. voir DC-V-10520 s.). les conséquences du changement de statut des loueurs en meublé seront également précisées.). les dispositions des articles 150 U à 150 VH du même Code sont applicables aux plus-values réalisées lors de la cession de locaux d'habitation meublés ou destinés à être loués meublés et faisant l'objet d'une location directe ou indirecte par des personnes autres que les loueurs professionnels.

en tout état de cause. le seuil de recettes permettant d'accéder à une exonération totale est ramené de 250 000 € à 90 000 €. Il est toutefois rappelé que ces activités peuvent relever du régime de la para-hôtellerie en raison des prestations annexes offertes ( BIC-XIV-18160) et conséquemment des seuils de 250 000 € . 4 F-3-09 n° 13). la loi ne dispense pas les gîtes ruraux. Pour le décompte de la durée d'exercice à titre professionnel de l'activité. Inst. Inst. il y a lieu de cumuler les périodes d'exercice à titre professionnel de l'activité. 25850 Contrairement aux règles prévues pour le régime des micro-entreprises. Elles font l'objet d'une étude d'ensemble à BIC-XIV-18700 s. les chambres d'hôtes et les meublés de tourisme de ces dispositions. 28 juillet 2009. qu'aux contribuables exerçant leur activité depuis au moins cinq ans. 4 F-3-09 n° 47. Ces plus-values sont soumises au régime des plus-values ou moins-values à court terme ou à long terme. 25845 Il résulte de l'article 90 de la loi 2008-1425 du 27 décembre 2008 qu'à compter de la détermination de l'impôt sur le revenu dû au titre de 2009. 28 juillet 2009. applicables à compter de la détermination de l'impôt sur le revenu dû au titre de 2009. Ces conditions d'accès au statut de loueur professionnel. 25840 Les plus-values sont susceptibles de bénéficier du régime d'exonération défini à l'article 151 septies du CGI. Il convient toutefois de souligner que la qualité de loueur professionnel n'est pas refusée aux personnes remplissant les conditions relatives au montant des recettes mais qui ne sont pas inscrites au registre du commerce à cause du refus du greffe motivé par le caractère non commercial de l'activité (Inst. . sont plus difficiles à satisfaire qu'auparavant.l'un des membres de leur foyer fiscal est inscrit en cette qualité au registre du commerce et des sociétés . 28 juillet 2009. . 25835 Les loueurs en meublé professionnels sont soumis au régime des plus-values professionnelles sur la cession de l'immeuble si celui-ci est inscrit à l'actif de leur exploitation. L'exonération partielle s'applique lorsque les recettes n'excèdent pas 126 000 € au lieu de 350 000 € auparavant.. prévu par les articles 39 duodecies et suivants du CGI.les recettes annuelles tirées de cette activité par l'ensemble des membres du foyer fiscal sont supérieurs à 23 000 € .Loueurs professionnels 25830 La qualité de loueur professionnel est reconnue aux personnes qui remplissent les trois conditions cumulatives suivantes : . étant rappelé que celui-ci n'est ouvert. 4 F-3-09 n° 46.ces recettes excèdent les revenus professionnels du foyer fiscal soumis à l'impôt sur le revenu.

4 B-213 n° 37. 25885 Aux termes de l'article 151 septies du CGI dans sa rédaction antérieure à l'article 90 de la loi 2008-1425 du 27 décembre 2008. les plus-values réalisées par les loueurs en meublé non professionnels sont soumises aux règles d'imposition des plus-values des particuliers.. 4 F-1-83 n° 28 . 11 février 1983. adm. VII du CGI. Inst. 7 juin 1999. 7 juillet 1998 . 25855 Pour l'appréciation de la condition de durée minimale d'exercice de l'activité. . adm. Loueurs non professionnels 25900 En application de l'article 151 septies. Régime antérieur 25880 Les loueurs professionnels s'entendent des personnes inscrites en qualité de loueurs en meublé professionnels au registre du commerce et des sociétés et qui réalisent plus de 23 000 € TTC de recettes annuelles ou retirent de cette activité au moins 50 % de leur revenu (voir BIC-XIV-19450 s. 4 F-3-09 n° 49. D. le Conseil d'Etat a jugé qu'un loueur en meublé est considéré comme ayant commencé son activité à la date de signature de son premier bail et non à la date d'acquisition de l'immeuble (CE 5-102007 n° 293475 : BIC-VII-23680). Dans le même sens que Inst. 4 F-1113 n° 89. Inst. 25905 . 1er décembre 1995 .soit au régime spécial des plus-values ou moins-values à court ou à long terme. le régime des plus-values ou moins-values prévu aux articles 39 duodecies et suivants du CGI est alors applicable. dans le cas contraire. 28 juillet 2009. lorsque les recettes provenant de l'activité de location excèdent les limites prévues à l'article 151 septies du CGI . prévu par les articles 39 duodecies et suivants du CGI en faveur des cessions d'éléments de l'actif immobilisé. 4 B-3-04 n° 18.et 350 000 € pour l'application de l'article 151 septies du CGI. 8 M1521 n° 47. 11 février 1983 : Inst. 30 août 2004. au régime d'exonération totale ou partielle. Ndlr : La qualité de loueur professionnel n'était en fait pas refusée lorsque le défaut d'inscription au registre du commerce provenait du refus du greffe du tribunal de procéder à l'inscription. D. Les plus-values professionnelles réalisées par les intéressés lors de la cession de locaux meublés sont soumises : . l'exonération est totale si les recettes n'excèdent pas 250 000 €.). D. Si la condition de durée de l'activité n'est pas satisfaite. L'exonération partielle s'applique lorsque les recettes dépassent ce seuil sans excéder 350 000 €. voir BIC-XIV-18755 s.soit. adm.

Sont considérées comme non professionnelles les personnes qui ne respectent pas l'une des trois conditions énoncées à BIC-VII-25830. 28 juillet 2009. notamment aux n° 21 à 23 ( IMMO-II14600 s. 4 F-3-09 n° 35. Inst.). 25915 Pour les règles applicables aux plus-values privées. Déclarations à souscrire 25940 L'impôt afférent à la plus-value taxable doit être déclaré sur l'imprimé 2048 IMM. Mutation à titre gratuit ou transfert de patrimoine .). sans qu'il soit possible de prendre en compte les amortissements pratiqués par le cédant dans le cadre de la détermination de ses résultats d'exploitation. 25910 Les plus-values réalisées lors de la cession de locaux d'habitation meublés ou destinés à être loués meublés et faisant l'objet d'une location directe ou indirecte par les personnes ne remplissant pas les conditions pour être qualifiées de loueurs professionnels sont soumises aux règles prévues aux articles 150 U à 150 VH du CGI pour les plus-values privées. 8 M-11-79. S'agissant de biens détenus par l'intermédiaire de sociétés de personnes. Elles ne relèvent donc pas du régime des plus-values professionnelles. Les plus-values de cession des immeubles loués sont donc imposables selon les règles prévues pour les particuliers. Inst. commerciale ou artisanale (entreprise individuelle ou société de personnes non soumise à l'IS) ( BIC-XIV-18550 s. elles ne peuvent bénéficier de l'exonération prévue à l'article 151 septies du CGI. il est renvoyé à la fiche n° 7 de l'instruction 8 M-1-04. 25920 L'administration considère que le régime des locations en meublé non professionnelles s'applique même lorsque les locaux loués sont inscrits à l'actif d'une entreprise industrielle. il convient de se reporter à IMMO-II5000 s. 4 F-3-09 n° 33 et 34. les plus-values afférentes aux autres éléments de l'actif immobilisé sont soumises aux règles prévues aux articles 39 duodecies et suivants du CGI. L'activité n'étant pas exercée à titre professionnel. 28 juillet 2009. En revanche. Inst. Ndlr : Solution donnée pour l'application du régime antérieur à la loi du 21 décembre 1979 mais transposable dans le cadre des régimes postérieurs. par le cédant ou par son mandataire ( IMMO-II-11500 s.). 7 septembre 1979. elle est déterminée par différence entre le prix de cession et le prix d'acquisition conformément aux articles 150 U et suivants du CGI. 25925 Lorsque la plus-value est soumise au régime des plus-values des particuliers.

Au contraire. 7 juillet 1998 . Régime antérieur 25970 Les loueurs non professionnels s'entendent des personnes louant directement ou indirectement des locaux d'habitation meublés ou destinés à être loués meublés lorsque : .25950 En matière de plus-values privées. 11 février 1983. Ndlr) : dans ce cas. non seulement lorsque l'élément d'actif immobilisé fait l'objet d'une mutation à titre onéreux.soit. adm. D. adm. Dans ses commentaires de la réforme du régime des plus-values immobilières prévue par l'article 10 de la loi du 30 décembre 2003. 30 août 2004. donation). Elles ne peuvent par suite être placées : . au registre du commerce et des sociétés (voir toutefois BIC-VII-25970. en qualité de loueur professionnel.). D. un partage ou un apport en société ( IMMO-II-1700 s. seules sont imposables les plus-values consécutives à une cession à titre onéreux. des bénéfices non commerciaux ou des bénéfices agricoles. 4 F-1113 n° 90. les recettes annuelles provenant de la location en meublé sont inférieures ou égales à 23 000 € et celle-ci procure aux intéressés moins de 50 % de leur revenu global (voir BICXIV-19450 s. Conséquences du changement de qualité . 7 juin 1999. une plus-value est réalisée. à une expropriation.). Inst. mais également lorsqu'il fait l'objet soit d'une mutation à titre gratuit (succession. le montant des recettes ou du revenu tirés de la location en meublé demeure sans incidence .). soit d'un simple transfert du patrimoine professionnel au patrimoine civil de l'exploitant. c'est-à-dire à une vente. 4 B-213 n° 38. l'administration a précisé que les plus-values latentes (y compris en cas de passage du patrimoine privé au patrimoine professionnel) et les plus-values résultant de mutations à titre gratuit. et donc imposable comme élément du bénéfice professionnel. 8 M1521 n° 48.soit elles ne sont pas inscrites. adm. 1er décembre 1995 . . Dans le même sens : Inst. entre vifs ou par décès sont exclues du champ d'application de l'impôt sur le revenu (Inst. . 14-1-2004. 8 M-1-04 n° 29 : IMMO-II1700 s.) par les personnes visées ci-dessus sont soumises aux règles des plus-values privées prévues aux articles 150 U à 150 VH du CGI.ni sous le régime des plus-values à court ou à long terme défini aux articles 39 duodecies et suivants du CGI. si elles sont inscrites en qualité de loueur professionnel au registre du commerce et des sociétés. D. selon les règles applicables pour la détermination des bénéfices industriels et commerciaux. Les plus-values réalisées lors de la cession de locaux d'habitation meublés ou destinés à être loués meublés et faisant l'objet d'une location directe ou indirecte (voir les précisions données à cet égard à BIC-XIV-18100 s.ni sous le régime de l'exonération prévu par l'article 151 septies du CGI en faveur des petites entreprises . 4 F-1-83 n° 29 . 4 B-3-04 n° 19.

Ndlr : Voir nos observations à BIC-VII-26000. 4 F-3-09 n° 51. Inst. 4 F-3-09 n° 50. En effet.26000 L'administration a précisé que lorsque le contribuable a exercé son activité alternativement à titre professionnel et non professionnel. Cette exigence pénalise notamment les loueurs qui deviennent non professionnels en raison de la modification de la définition du caractère professionnel de l'activité intervenue à compter de l'imposition des revenus de 2009. 28 juillet 2009. . S'il n'a pas le statut de loueur professionnel au moment de la cession du bien loué. Inst. si nécessaire. 26010 Le changement de qualité n'entraîne pas les conséquences fiscales d'une cessation d'activité au sens des articles 201 ou 202 ter du CGI. l'article 151 sexies du CGI n'est pas applicable en cas de cession d'un bien par une personne ayant eu successivement la qualité de loueur en meublé non professionnel et de loueur en meublé professionnel. le bénéfice de l'exonération prévue à l'article 151 septies du CGI lui est donc refusé. Sous réserve des cas visés à l'article 1729 du CGI. cette régularisation pourra s'effectuer sans pénalités ni intérêts de retard. 28 juillet 2009. quand bien même il aurait précédemment exercé son activité à titre professionnel pendant au moins cinq ans. Le contribuable ne sachant pas nécessairement lors de la cession s'il sera considéré. la plus-value de cession de l'immeuble loué est soumise au régime d'imposition qui correspond au statut du contribuable lors de la transaction. 4 F-3-09 n° 52 et 53. 4 F-3-09 n° 54. les contribuables dont aucun des membres du foyer fiscal n'a effectué cette démarche sont toujours considérés comme des loueurs en meublé non professionnels. quel que soit le montant des recettes qu'ils retirent de cette activité. 28 juillet 2009. 26020 Sauf dans l'hypothèse où le bien aurait figuré successivement dans le patrimoine privé puis dans le patrimoine professionnel du loueur en meublé. 28 juillet 2009. régularise le montant dû lors de l'imposition des revenus de l'année de cession. au titre de l'année de cession. 26005 Il est souligné que le passage de la qualité de loueur en meublé professionnel à celle de loueur en meublé non professionnel ne peut se présenter que pour les personnes dont l'un des membres du foyer fiscal est inscrit au RCS en qualité de loueur en meublé. Inst. la plus-value afférente à cette cession est soumise au régime d'imposition applicable lors de la cession. 26015 En cas de cession d'immeuble par un contribuable ayant eu alternativement la qualité de loueur en meublé professionnel et de loueur en meublé non professionnel. il pourra être admis que celui-ci soumette la plus-value aux règles qui découlent du statut qui était le sien l'année précédente et. Inst. comme un loueur en meublé professionnel ou comme un loueur en meublé non professionnel.

à ce sujet. le cas échéant. Inst.26025 Lorsque la plus-value relève du régime prévu aux articles 150 U à 150 VH du CGI. 26075 En cas de dépassement des limites des recettes prévues à l'article 151 septies du CGI. il était fait application. II-K de la loi 2003-1311 du 30 décembre 2003. Par suite. et IMMO-II-33470 s. une seule plus-value doit être déterminée selon les règles prévues aux articles 150 U à 150 VH du CGI. 26085 Il convient de noter que les plus-values réalisées depuis le 1er janvier 2006 (ou depuis 2004 pour les seuls exploitants agricoles) à la suite d'une expropriation sont susceptibles de bénéficier du régime d'exonération prévu par l'article 151 septies du CGI même si l'activité a été exercée pendant moins de cinq ans . 26080 Le régime des plus-values professionnelles est également applicable aux plus-values afférentes aux terres cédées depuis 2004 lorsque la condition relative à la durée de l'activité n'est pas satisfaite. 28 juillet 2009. voir ci-avant à BIC-VII-24210 s. Terres à usage agricole ou forestier 26070 Les plus-values réalisées à l'occasion de la cession de terres à usage agricole ou forestier sont exonérées lorsque les conditions d'application de l'article 151 septies du CGI sont remplies (à savoir recettes inférieures à un certain montant et activité professionnelle exercée depuis au moins cinq ans). Dans cette hypothèse. des exonérations prévues dans le cadre de ce régime. les plus-values relèvent du régime des plus-values professionnelles. l'article 151 septies du CGI prévoyait que dans le cas où la condition relative au montant des recettes était satisfaite mais où l'activité professionnelle était exercée depuis moins de cinq ans. celle liée à la durée de détention ( IMMO-II-39640) ainsi que celle visée à l'ancien article 150 D. 4 F-3-09 n° 55.). L'application de ce régime dans cette situation résulte de l'aménagement de l'article 151 septies du CGI par l'article 10. les terres à usage agricole ou forestier donnaient lieu à l'application du régime des plus-values privées prévues aux anciens articles 150 A à 150 S du CGI. par exemple. l'abattement pour durée de détention se calcule sur le nombre d'années de détention du bien depuis son acquisition. 2° et 3° du Code déjà cité en ce qui concerne les terrains dont le prix de cession au mètre carré n'excède pas un certain montant et les peuplements forestiers ( IMMO-II-32950 s. c. 26105 . Terres cédées avant 2004 26100 S'agissant des terres cédées avant 2004. que l'immeuble ait ou non fait successivement partie du patrimoine privé et du patrimoine professionnel au sens de l'article 151 sexies du CGI.

CAA Lyon 21 janvier 1998 n° 96-45. concernant les terres à usage agricole ou forestier ne s'appliquaient pas aux autres éléments d'actif. Toutefois. selon l'administration. pour les plusvalues réalisées par les exploitants agricoles avant 2006. Bien qu'elle ne soit pas reprise dans les commentaires administratifs sur le régime d'exonération applicable depuis 2006. 26210 La plus-value brute afférente aux terrains à bâtir est imposable. une société civile agricole qui ne remplissait pas la condition relative au montant des recettes pour entrer dans le champ d'application de l'article 151 septies ne pouvait pas bénéficier du régime d'imposition des plus-values privées. ainsi que. quelle que fût la durée d'exercice de l'activité ( BIC-VII-26260 s. 26110 Le régime d'imposition des plus-values privées prévu aux anciens articles 150 A à 150 S du CGI.). 1er décembre 1995. . Borja : RJF 5/98 n° 559. l'administration avait admis que les moins-values brutes s'imputent en priorité sur la plus-value brute afférente aux terrains à bâtir dès lors que le régime d'exonération prévu par l'article 151 septies du CGI s'applique aux plus-values nettes déterminées après compensation avec les moins-values de même nature (Inst. il serait souhaitable que cette solution soit maintenue. 2e ch. 8 M-1521 n° 44. adm. des terrains à bâtir dont la cession relève des droits d'enregistrement ( BIC-VII-21550 s. 26215 S'agissant des terrains cédés avant 2004. 5 E-3-04 n° 43). ne pouvait s'appliquer qu'aux exploitants dont les recettes n'excédaient pas les limites mentionnées à cet article. 18 août 2004. les plus-values réalisées par des entreprises satisfaisant aux conditions de recettes étaient soumises au régime des plus-values privées.Les dispositions de l'article 151 septies du CGI avant leur modification par l'article 10 de la loi 2003-1311 du 30 décembre 2003. D. II-K de la loi 2003-1311 du 30 décembre 2003).. Dès lors. Elles sont soumises au régime des plusvalues professionnelles. applicable pour la cession de terres à usage agricole ou forestier lorsque la condition de durée d'exercice de l'activité visée à l'article 151 septies du CGI n'était pas remplie. qui étaient soumis aux règles générales.). I du CGI (dans sa rédaction issue de l'article 10. quels que soient le montant des recettes de l'entreprise et la durée d'exercice de l'activité. Terrains à bâtir 26200 Conformément à l'article 151 septies. Ce régime s'applique aux cessions intervenues depuis 2004. les plus-values constatées sur les terrains à bâtir sont exclues du champ d'application de l'exonération. et notamment aux plantations. d. 26205 Certains terrains ne sont pas considérés comme des terrains à bâtir pour l'application de l'article 151 septies du CGI et peuvent donc bénéficier de l'exonération : il s'agit de certains terrains expropriés.

Ces conditions doivent être remplies au moins un an avant l'ouverture de l'enquête qui précède la déclaration d'utilité publique ou. un an avant la déclaration d'utilité publique. en cas d'opération secrète intéressant la défense nationale. Lorsqu'il s'agit de terrains situés dans une zone désignée par un plan d'occupation des sols rendu public ou approuvé comme devant faire l'objet d'une opération d'aménagement d'ensemble. Ils sont à ce titre susceptibles de bénéficier de l'exonération prévue par l'article 151 septies du CGI. qui résulte du Code de l'expropriation. sont à la fois : . S'agissant des cessions antérieures. un réseau électrique. Les terrains concernés sont les terrains expropriés pour cause d'utilité publique qui sont indemnisés en fonction de leur seule valeur d'usage. un réseau d'eau potable et. un an avant la déclaration d'utilité publique et quelle que soit leur utilisation. est en effet différente de la définition fiscale. II-1° -a et b) définit les terrains à bâtir comme étant ceux qui.sont quant à eux exclus de l'exonération prévue à l'article 151 septies du CGI. V du CGI.situés dans un secteur désigné comme constructible par un plan d'occupation des sols rendu public ou approuvé ou par un document d'urbanisme en tenant lieu. à défaut d'enquête préalable. le Code de l'expropriation (article L 13-15.c'est-à-dire ceux dont l'indemnité d'expropriation est fixée d'après la valeur de terrain à bâtir . bien que répondant à la définition fiscale des terrains à bâtir figurant à l'article 1594-0 G. ne satisfont pas aux conditions posées par l'article L 13-15. Il s'agit des terrains expropriés depuis 1991 qui. . dans la mesure où les règles relatives à l'urbanisme et à la santé publique l'exigent pour construire sur ces terrains. certains terrains expropriés ne sont pas considérés comme des terrains à bâtir exclus du bénéfice de l'exonération. elles étaient soumises au régime des plus-values privées ( BIC-VII-26260 s. La notion de terrain à bâtir pour l'indemnisation du propriétaire.Terrains expropriés pour cause d'utilité publique 26230 En application du 2e alinéa de l'article 151 septies. A du CGI et par l'article L 13-15. II-1° -a et b du Code de l'expropriation . II-1° -a et b du Code de l'expropriation.). 26240 Pour l'indemnisation des propriétaires en cas d'expropriation pour cause d'utilité publique. un réseau d'assainissement à condition que ces divers réseaux soient situés à proximité immédiate des terrains en cause et soient de dimensions adaptées à la capacité de construction de ces terrains. soit dans une partie de commune désignée conjointement comme constructible par le conseil municipal et le représentant de l'Etat dans le département en application de l'article L 111-1-3 du Code de l'urbanisme. A du CGI. La plus-value correspondante relève alors du régime des plus-values professionnelles pour les cessions intervenant depuis 2004. en l'absence d'un tel document.effectivement desservis par une voie d'accès. sous réserve bien entendu que les autres conditions d'application prévues audit article soient satisfaites. ou bien. la dimension de ces réseaux est appréciée au regard de l'ensemble de la zone . 26235 Les terrains expropriés répondant à la définition des terrains à bâtir posée par l'article 1594-0 G. Les terrains qui ne remplissent pas l'ensemble de ces conditions sont évalués en fonction . situés soit dans une partie actuellement urbanisée d'une commune.

Il s'agit d'un régime autonome d'imposition. dès lors qu'il a disposé de revenus nets d'autres sources d'un montant supérieur à la limite fixée par l'article 156. Le Proux de la Rivière : RJF 4/94 n° 415. CE 4 février 1994 n° 115365. D. Inst. les plus-values réalisées par les exploitants dont les recettes n'excèdent pas certaines limites lors de la cession de terrains à bâtir sont soumises aux règles prévues en matière de plus-values privées. 1er décembre 1995.. adm. 5 E-3223 n° 55 et 56. Un exploitant agricole qui cède un terrain à bâtir ne peut donc pas se prévaloir des dispositions de l'article 39 quindecies du CGI relatives à la compensation des plus-values professionnelles avec les déficits d'exploitation. 8 M-1521 n° 38. L'exploitant n'est pas non plus en droit d'imputer son déficit d'exploitation sur son revenu global ni. Elle apparaît néanmoins rigoureuse dans la mesure où elle interdit la compensation entre une . les plus-values relevaient du régime des plus-values professionnelles. est exclusif du régime des plus-values professionnelles prévu aux articles 39 duodecies et suivants du CGI. Inst. D. par suite. 26265 Aux termes de l'article 151 septies du CGI dans sa rédaction alors applicable. 1er décembre 1995 . 4 mars 1980.de leur seul usage effectif.-s. 15 mai 2000 .). 15 mai 2000 . adm. 26245 Les terrains expropriés dont l'indemnité d'expropriation est fixée d'après la valeur de terrains à bâtir sont considérés comme des terrains à bâtir pour l'application des articles 151 sexies et 151 septies du CGI et de l'article 38 sexdecies GA de l'annexe III au même Code (exonération des plus-values acquises lors du franchissement des limites du forfait : BA-IV8320 s. 14 janvier 2004. En cas de dépassement des limites de recettes prévues à l'article 151 septies du CGI. adm. D. adm. 9e et 8e s. adm. 8 M-1521 n° 37. de compenser le déficit du revenu global net qui en serait résulté avec la plus-value qu'il a réalisée en cédant un terrain à bâtir. Terrains cédés avant 2004 26260 Les plus-values sur terrains à bâtir inscrits à l'actif d'une entreprise et cédés avant le 1er janvier 2004 étaient exclues du bénéfice de l'exonération prévue à l'article 151 septies du CGI et étaient soumises au régime des plus-values des particuliers quelle que fût la durée d'exercice de l'activité. 5 E-3-04 n° 17. 8 M-8-80 . Dans le même sens : Inst. D. 8 M-1-04 Fiche 13 n° 17. lorsque les revenus non agricoles du contribuable excèdent un certain plafond (voir BA-IV-10400 s.). I-1° du CGI pour l'imputation des déficits agricoles sur le revenu global. 5 E-3223 n° 54. 1er décembre 1995. 18 août 2004. alors même que ces plus-values ont un caractère professionnel. Ndlr : Cette solution résulte de la combinaison de l'article 151 septies du CGI qui prévoit les modalités d'imposition des plus-values sur terrains à bâtir et de l'article 156 du même Code limitant les possibilités d'imputation des déficits agricoles pour la détermination du revenu net global. D. 8 M-1521 n° 43. qui.

d'une branche complète d'activité ou d'éléments assimilés dont la valeur n'excède pas certains montants) ou des dispositifs de report d'imposition prévus aux articles 41 (transmission à titre gratuit d'une entreprise individuelle). nos lecteurs peuvent se reporter au tableau comparatif des différents régimes d'exonération des plus-values professionnelles susceptibles de s'appliquer aux entreprises relevant de l'impôt sur le revenu qui figure à BIC-VII-29600. en revanche. 5 K-I-09 n° 141. 151 octies A (restructurations de sociétés civiles professionnelles) et 151 octies B (apports de titres) du CGI.l'article 151 septies B aménage un abattement pour durée de détention sur les plusvalues à long terme afférentes à des immeubles d'exploitation. 13 mai 2009. 13 mai 2009. 26405 L'application du régime prévu à l'article 151 septies du CGI peut. C. Inst. Inst. de les appliquer dans l'ordre suivant (du plus spécifique vers le plus général) : d'abord celui prévu à l'article 151 septies B du CGI (abattement pour durée de détention). 26420 Sur la combinaison entre les régimes de faveur. compte tenu notamment de son niveau de recettes. 13 mai 2009. 151 octies (apport d'une entreprise individuelle ou d'une branche complète d'activité à une société). la question du cumul prend une importance particulière. 26410 Lorsqu'une entreprise qui réalise des plus-values peut bénéficier d'une exonération totale des plus-values sur le fondement de l'article 151 septies du CGI. En revanche. Inst. 5 K-I-09 n° 139. le cumul entre ce dispositif et d'autres régimes ne présente pas d'intérêt. L'option pour l'un de ces régimes est donc exclusive de la présente exonération. Combinaison avec les autres régimes de faveur 26400 L'application du régime prévu à l'article 151 septies du CGI ne peut pas se cumuler avec l'application du dispositif d'exonération prévu à l'article 238 quindecies (exonération en cas de transmission d'une entreprise individuelle. lorsque ces régimes peuvent se cumuler. que ce soit pour l'impôt sur le revenu ou pour les prélèvements sociaux afférents à ces plusvalues. . De manière générale.l'article 151 septies A permet d'exonérer les plus-values réalisées à l'occasion du départ à la retraite de l'exploitant . il est recommandé. lorsque l'entreprise n'a droit qu'à une exonération partielle sur le fondement de l'article 151 septies. puis celui de l'article 151 septies A du CGI (exonération en cas de départ à la retraite) et enfin l'exonération de l'article 151 septies du CGI. . se cumuler avec les régimes prévus aux articles 151 septies A et 151 septies B du CGI : . 93 quater I ter (apports de brevets ou assimilés à une société par une personne physique). 5 K-I-09 n° 140.plus-value réalisée dans le cadre d'une activité professionnelle et un déficit provenant de l'exercice de la même activité.

.s'agissant des constructions détenues depuis 10 années révolues.Calcul du taux d'exonération : (350 000 . la plus-value à long terme fait l'objet d'un abattement de 50 % (400 000 €). .une plus-value à long terme de 400 000 €. l'article 151 septies B du CGI ouvre droit à une exonération totale sur la plus-value à long terme (abattement de 100 % sur la plus-value de 500 000 €). l'article 151 septies A est sans incidence sur : . Sur les éléments immobiliers.les plus-values immobilières. Les plus et moinsvalues réalisées à l'occasion de cette cession se décomposent comme suit : Terrains (détenus depuis plus de 15 ans) : plusvalue à long terme de 500 000 € Constructions (détenues depuis 10 années révolues) } : plus-value . en application des dispositions prévues à l'article 151 septies du CGI. M.Détermination des plus et moins-values à court et long terme nettes : Les terrains et constructions sont affectés exclusivement à l'exploitation . à court ou à long terme (200 000 et 400 000 €). Enfin. demeurent donc imposables à ce stade : .une plus-value à court terme de 200 000 € .sur les terrains détenus depuis plus de 15 ans. A cède.à court terme de 50 000 € Matériel de bureau : moins-value à court terme de 20 000 € Le montant des recettes annuelles (moyenne des deux exercices de douze mois précédant l'exercice de cession) réalisées par l'entreprise s'élève à 272 000 €. Dans un second temps. son entreprise individuelle dans laquelle il exerçait une activité industrielle depuis plus de 5 ans. Pour l'application cumulée des trois régimes (151 septies. Compte tenu du niveau de recettes. la plus-value nette qui reste imposable peut bénéficier d'une exonération partielle compte tenu du niveau de recettes de l'entreprise : . il convient d'appliquer d'abord l'abattement pour durée de détention sur les immeubles d'exploitation : . le contribuable ne peut prétendre qu'à l'exonération dégressive partielle des plus-values en application de l'article 151 septies du CGI. .à court terme de 200 000 € .272 000 / 100 000) = 78 % . à l'occasion de son départ à la retraite. 151 septies A et 151 septies B du CGI).Exemple 26450 Le 5 juin 2007.les prélèvements sociaux assis sur les plus-values à long terme (50 000 €) . l'application de l'article 151 septies A du CGI permet d'exonérer la plus-value de 100 000 € dégagée sur le matériel industriel (court et long terme). En revanche.à long terme de 50 000 € .à long terme de 800 000 € Matériel industriel : plus-value .

Par conséquent.312 000 = 88 000 €.à une plus-value nette à court terme de 39 600 € .Enfin. 151 septies A et 151 septies B du CGI.(50 000 x 78 %) = 11 000 €.Demeurent imposables à l'impôt sur le revenu ainsi qu'aux prélèvements sociaux : .plus-value nette à court terme : 200 000 .à une plus-value nette à long terme de 88 000 € . . .Application du taux d'exonération aux plus-values nettes : . Au total.plus-value nette à court terme : 180 000 . pour l'assiette des prélèvements sociaux restant dus après application de l'article 151 septies A du CGI. il est précisé que.plus-value nette à court terme exonérée : (180 000 x 78 %) = 140 400 € . . une plus-value à long terme résiduelle de 11 000 € Inst. cette assiette pourra faire l'objet d'un abattement complémentaire de 78 % et sera ainsi ramenée à : 50 000 . .. 5 K-I-09 n° 142 à 146.plus-value nette à long terme : 400 000 .aux seuls prélèvements sociaux. . le taux d'exonération applicable en vertu de l'article 151 septies du CGI peut être retenu.à l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux : .20 000 = 180 000 € .plus-value nette à long terme exonérée : (400 000 x 78 %) = 312 000 € . .140 400 = 39 600 € . 13 mai 2009. après application cumulée des articles 151 septies.plus-value nette à long terme : 400 000 €. les plus-values taxables s'élèvent : .