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Mutualité économique – IHEDREA – 2008-2009

INTRODUCTION
La Mutualité économique est l’assurance au sens traditionnel du terme. Elle est diversifiée et concurrentielle. Il ne faut pas la confondre avec la Mutualité sociale, qui constitue l’étude des régimes de sécurité sociale. La Mutualité sociale a un caractère obligatoire et bénéficie d’un monopole. La Mutualité Sociale Agricole est le 2e régime de sécurité sociale français, après le régime général. L’objet du cours de Mutualité économique est l’étude du doit de l‘assurance, tant en ce qui concerne les risques agricoles que les autres risques. C’est donc l’étude de l’activité d’assurance au point de vue économique, juridique et fiscal qui fera l’objet de ce cours.

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Ire PARTIE : LE MONDE DE L’ASSURANCE Chapitre 1 Section I .L’assurance des origines à nos jours La naissance de l’assurance

1.- L’assurance mutuelle Depuis la plus haute antiquité, les hommes se sont réunis pour venir en aide à des personnes frappées par le sort. C’était de l’assistance. C’est le principe de l’assistance mutuelle L’on trouve des traces d’assistance dans l’histoire des Sumériens, dans le Code d’Hammourabi, datant du 18e siècle avant notre ère. Chez les Grecs existaient même des associations permettant le versement de « secours », dans des cas comme le décès. Chez les Romains, se trouvaient également des associations qui intervenaient lors de la survenue de certains événements.… 2. Le prêt à grosse aventure Il s’agit là de l’origine du développement de l’assurance. Les marchands qui pratiquaient le commerce et le transport maritime s’adressaient à des, pour obtenir l’argent nécessaire à leur activité. En cas de naufrage du navire, le banquier perdait sa mise. Mais en cas de réussite de l’expédition, le prêteur était remboursé et percevait une participation aux bénéfices très importante en compensation du risque encouru (40 à 50 %). Au 12ème siècle, cette institution s’est développée et les taux d’intérêt perçus devinrent usuraires. Cette pratique fut interdite par le pape Grégoire IX, par décrétale de 1234, et le prêt à la grosse aventure fut condamné. Le système de substitution qui fut trouvé prévoyait le paiement d’une somme au préalable, permettant, en cas de perte, la garantie de la valeur du navire et de sa cargaison. Cette garantie était assurée par des banquiers et des commerçants. A l’occasion d’une expédition maritime, le contrat était matérialisé par un écrit, qui s’appelait déjà une police (au sens de preuve). La promesse de garantie était l’assurette et la somme payée à l’avance le preamium. Une fois le voyage terminé, le contrat était déchiré.

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Le plus ancien contrat d’assurance conservé jusqu’à nos jours a été émis à Gênes, en Italie, en 1347, et le contrat français le plus ancien a été émis à Marseille, en 1437, par des assureurs génois.

Section II.- Le développement de l’assurance en Europe
L’assurance s’est d’abord développée en Italie, puis en Angleterre et aux Pays-Bas, et, enfin en France. 1..- En Italie Du 14 au 17 siècle, la prééminence de l’Italie sur le commerce international induit la domination sur l’assurance de villes comme Venise, Gênes et Florence. La mise en place d’un encadrement du commerce maritime provoque celui de l’assurance. Au 14ème siècle, les florentins inventent le courtier, intermédiaire chargé de courir de l’assuré à l’assureur et devant trouver l’assurance la plus performante et la moins coûteuse. La première société d’assurance maritime est apparue à Gênes en 1424. 2.- En Angleterre et aux Pays-Bas Au début du 17 siècle, l’Italie est supplantée par Londres et Amsterdam dans les activités commerciales et financières et aussi d’assurance. Le grand incendie de Londres en 16663, donne naissance au Fire office, en 1667 et à la première société d’assurance contre l’incendie en 1684. En 1686, naît le Lloyd’s : bourse d’assurance unique au monde, où la souscription des risques maritimes est faite par des particuliers, les « Names ». L’assurance maritime des navires et de leur cargaison s’accompagne de celle des négociants, en cas de capture, pour payer leur rançon, et de l’assurance des esclaves, en tant que cargaison L’assurance vie n’apparaît qu’à la fin du 17ème siècle, grâce à des travaux mathématiques. Blaise Pascal fait connaître sa « géométrie du hasard » en 1654 et, en 1693, Edmond Halley, astronome anglais, conçoit la première table de mortalité. La première société d’assurance vie est créée en Angleterre en 1762. 3.- En France En France, le blocage des activités commerciales et financières par les catholiques retarde le développement de l’assurance. Ce n’est qu’en 1681 que Colbert, en codifiant les activités commerciales, permettra le développement de l’assurance maritime. La première société française d’assurance incendie est créée en 1754, compagnie royale d’assurance contre l’incendie est créée en 1785. et la première
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Le blocage religieux interdit le développement de l’assurance vie, car il était interdit de spéculer sur la vie humaine. 3

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Ce n’est qu’en 1787 que la Compagnie Royale fut autorisée à étendre des activités à l’assurance vie. Le développement de l’assurance en France intervient aux 19ème et 20ème siècles. Dans la première moitié du 19ème siècle, sont créées de grandes sociétés d’assurance françaises, les Assurances générales, le Phénix, l’Union, le Soleil et la Nationale. La révolution sociale de al fin du 19ème siècle, qui se traduit par le vote de la loi du 9 avril 1898 sur les accidents du travail permettant aux salariés d’obtenir une indemnisation partielle sans avoir à prouver la faute de leur employeur, engendre la naissance des assurances accidents du travail. Cette époque marque également le début du contrôle de l’Etat sur les activités d’assurance. Le corps des commissaires contrôleurs a été, en effet, créé en 1899. Au 20ème siècle, se développent les assurances contre les accidents de la circulation et l’assurance automobile de responsabilité devient obligatoire en 1958. En 1946, la sécurité sociale garantit les risques spéciaux, qui, de nos jours, sont la maternité, la maladie, la vieillesse, les accidents du travail et la protection de la famille, et l’assurance vient garantir ces risques en complément. La loi du 25 avril 1946 nationalise les trente quatre plus grandes sociétés d’assurance de l’époque. Elles seront, en 1968, regroupées au sein de quatre entités : l’Union des Assurances de Paris (UAP), les Assurances Générales de France (AGF), le Groupement des Assurances Nationales (GAN) et les Mutuelles du Mans. Ces quatre groupes sont retournés au secteur privé : les Mutuelles du Mans, en 1987, l’UAP en 1994, qui a été ensuite absorbée par le Groupe Axa, et les AGF, en 1996, qui ont depuis été rachetées par le Groupe allemand Allianz ; le dernier, le GAN, a été privatisé et racheté par GROUPAMA en 1998. Il ne reste, à ce jour, plus qu’une entreprise d’assurance nationalisée, la Caisse Nationale de Prévoyance (CNP).

Section III.- La justification du développement de l’assurance
L’assurance a été un facteur de progrès. En matière maritime, par exemple, l’essor du commerce résulte de l’essor de l’assurance, car les expéditions étaient financées grâce à l’existence de l’assurance. En règle générale, la prise en de risque est plus grande lorsqu’il y a garantie d’assurance pour compenser la survenance de sinistres, ou, en d‘autres termes, si l’opération échoue. Par ailleurs, pour certaines activités, l’assurance est indispensable : c’est le cas pour l’exportation, avec l’assurance crédit à l’exportation pratiquée par la COFACE. Dans tous les pays en voie de développement apparaît un besoin d’assurance. 4

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Toutefois l’assurance nécessite une société organisée sur le plan économique, sur le plan financier et sur le plan juridique. Enfin, l’assurance se développer lorsque le public ressent des nouveaux besoins de protection. La protection des patrimoines se traduira par la souscription d’assurances garantissant les risques d’incendie, de vol, de dégâts des eaux, ou les risques climatiques, d’une part, et par celle d’assurances garantissant la responsabilité, pour éviter à l’assuré d’avoir à prélever sur son patrimoine les sommes nécessaires à l’indemnisation des victimes d’actes qui lui sont reprochés, d’autre part. La protection des personnes se traduira par la souscription d’assurances accidents corporels, d’assurance maladie/santé, d’assurances sur la vie. En définitive, l’assurance répond à un besoin impérieux des individus de se prémunir contre la survenance de certains événements susceptibles d’affecter leur personne ou leurs biens. Elle, contribue à la sécurité de l’homme et de ses activités.

Chapitre 2

Le secteur de l’assurance en France

Section I.- La situation du marché de l’assurance
L’assurance occupe une place importante dans l’activité nationale. Depuis de nombreuses années, elle augmente plus vite que le PIB. En 2007, le chiffre d’affaires de l’assurance a été de 195,4 milliards d’euros, se répartissant en 43,8 milliards d’euros (+ 2,6 % par rapport à 2006) pour l’assurance dommages et en 151,6 milliards d’euros (-1,8 % par rapport à 2006), pour l’assurance de personnes. En 2006, le chiffre d’affaires total était de 198,4 milliards d’euros, se répartissant en 42,8 milliards d’euros (+ 2,1 % par rapport à 2005) pour l’assurance dommages et en 155,6 milliards d’euros (+ 16,1 % par rapport à 2005) pour l’assurance de personnes. En 2005, le chiffre d’affaires total était de 175,9 milliards d’euros, se répartissant en 41,9 milliards d’euros (+ 3,5 % par rapport à 2004) pour l’assurance dommages et en 134 milliards d’euros (+ 132,8 % par rapport à 2004) en assurances de personnes. Les placements des sociétés d’assurance en 2007 ont atteint 1491 millions d’euros. En outre 1% de la population active soit environ 210 000 emplois travaillait dans des entreprises d’assurance au 31 décembre 2007 La répartition, s’articule ainsi : 144 100 salariés (126 550 administratifs et 17 550 commerciaux itinérants), dont 58 % de femmes, 66 400 agents généraux, collaborateurs et experts. Les établissements financiers proposent également des produits d’assurance, soit près de 35 000 emplois. La France occupe le 4ème rang mondial et le 2ème rang européen dans le domaine de l’assurance. Les résultats se dégradent pour la responsabilité civile mais les entreprises font des efforts de gestion pour indemniser les particuliers. 5

105 succursales dans l’espace économique européen et 8 succursales hors de l’espace économique européen. les sociétés d’assurance mutuelles. la MAAF. délégations ou succursales . la SMABTP et les Caisses Régionales d’Assurances Mutuelles Agricoles. l’on dénombrait en France 470 sociétés d’assurances.  de leur côté. 266 de ces sociétés étaient membres de la Fédération Française des Sociétés d’Assurance (FFSA) et parmi celles-ci 163 sociétés anonymes françaises. parmi lesquelles l’on distingue les mutuelles avec intermédiaires rémunérés.. ont des guichets de distribution d’assurance . et le Trésor Public distribuent essentiellement des produits d’assurance de capitalisation et d’assurances vie. comme les Mutuelles du Mans ou le Groupe Azur.Mutualité économique – IHEDREA – 2008-2009 Par ailleurs. - En 2007. et les mutuelles sans intermédiaire (MSI). de la CNP Assurance.Les modes de distribution de l’assurance L’on peut relever l’existence de trois grands modes de distribution de l’assurance en France : la distribution par intermédiaires. des guichets des grandes sociétés d’assurance où le public peut venir souscrire des contrats d’assurance. la Caisse nationale de Prévoyance (CNP Assurances) . Section II. les sociétés d’assurances mutuelles sans intermédiaires délivrent leurs contrats aux guichets de leurs bureaux. la GMF. la MATMUT.  les guichets des banques et établissements financiers distribuent des contrats d’assurance dans le contexte de ce que l’on appelle la bancassurance. qui est faite par les agents généraux d’assurance. les courtiers d’assurance. les mandataires et les producteurs salariés.Les formes d’entreprises d’assurance Le Code des Assurances prévoit deux formes principales de sociétés d’assurance : les sociétés anonymes d’assurance (les plus nombreuses) et parmi lesquelles l’on trouve la seule société encore nationalisée. regroupées sous la marque GROUPAMA et réassurées auprès de GROUPAMA SA. .la distribution par guichet :  il y a dans les grandes villes. 6 .  Les grandes surfaces. l’assurance constitue 40 % du patrimoine financier des ménages français. c’est le cas du Crédit Agricole et du Crédit Mutuel . la distribution par guichets et la distribution directe. dont 348 sociétés d’assurances françaises. parmi lesquelles il y a la MACIF. 57 sociétés anonymes d’assurance et 46 succursales de sociétés étrangères Section III.  la Poste. la distribution par intermédiaire : c’est la distribution traditionnelle.. telles celles du réseau Carrefour et Leclerc.

les organismes à caractère technique.. les catastrophes naturelles. la fiscalité ou encore la protection juridique. 7 . le projet de statut de mutuelle européenne. la protection sociale. la déontologie. Les principaux sujets traités par l’association concernent le dommage corporel. avec pour objet d’étudier les questions concernant l’activité d’assurance et d’exprimer publiquement des positions communes à tous les acteurs de la profession. qui vise en premier lieu l’assurance automobile et s’étend à l’assurance habitation et à l’assurance santé . Elle est présidée à tour de rôle par le président de la FFSA et du GEMA. Section IV.La Fédération Française des Sociétés d’Assurance FFSA réunit les SA d’assurance et certaines sociétés d’assurance mutuelles .le Groupement des Entreprises Mutuelles d’assurance (GEMA) rassemble les entreprises mutuelles sans intermédiaire (MSI). les organismes représentant les intermédiaires. d’une part. et l’Association française de l’assurance. L’on distingue :  la vente directe par téléphone. la vente par correspondance. 1. .a fin d’assurer une meilleure représentativité du secteur. avec notamment les questions de santé et de dépendance. l’égalité hommes-femmes. par bornes interactives ou par le réseau Internet . les réformes du cadre comptable et prudentiel de l’assurance. le changement climatique et le développement durable. d’autre part.Mutualité économique – IHEDREA – 2008-2009 - la distribution directe : il s’agit d’un mode de vente sans contact direct entre l’assureur et le client .Les organismes représentant les sociétés d’assurance : Ils sont au nombre de trois: la Fédération Française des Sociétés d’Assurances et le Groupement des Entreprises Mutuelles d’assurances. la Fédération Française des Sociétés d’Assurances Mutuelles (FFSAM) et la Fédération Française des Sociétés Anonymes d’Assurances (FFSAA).Les organismes professionnels Il y a cinq catégories d’organismes professionnels : les organismes représentant les sociétés d’assurance.   la vente par informatique.. Ces deux organismes ont une mission de conseil et de représentation des entreprises d’assurance auprès des pouvoirs publics. les organismes de prévention et les organismes de documentation. . avec le projet européen Solvency II. utilisée par les sociétés comme La Redoute ou des clubs comme le Dinner’s club ou le Lyon’s club. elle est composée de deux sous fédérations.L’Association française de l’assurance a été créée en juillet 2007 entre la FFSA et le GEMA. .

8 .l’Agence de Lutte contre la Fraude à l’assurance (ALFA) . Le Groupement temporaire de réassurance médicale (GTREM) . Le Bureau central français (BCF) . qui a pour mission d’étudier et de mettre en oeuvre toutes les mesures ainsi que d’encourager toutes les initiatives propres à réduire la fréquence et la gravité des accidents de la sécurité routière. Le Groupement de gestion de l’assurance et de la réassurance des risques attentats et actes de terrorisme (GAREAT) .le Centre National de Prévention et de Protection (CNPP). l’Association pour la Gestion de l’information sur le risque automobile (AGIRA). . Le Bureau central de répartition (BCR) . .Les organismes représentant les intermédiaires : la Fédération Nationale des Syndicats d’Agents Généraux d’assurance (AGEA) unit les syndicats locaux d’agents d’assurance (syndicats dits horizontaux) et les syndicats d’agents d’une même entreprise (syndicats dits verticaux) .Les organismes de prévention : Un certain nombre d’organismes de prévention sont partenaires de la FFSA . d’explosion. association privée reconnue d’utilité publique. 3. de pollution.. 4.la Chambre syndicale des Courtiers d’assurance (CSCA)) regroupe des syndicats régionaux de courtiers d’assurance maritime et de transport.Les organismes à caractère technique : Un certain nombre d’organismes de gestion ont été constitués en commun entre la FFSA et le GEMA : Le groupement de gestion professionnelle des services de l’assurance (GPSA) . Le Groupement Sécurité et réparation automobile (SRA).Mutualité économique – IHEDREA – 2008-2009 2. organisme de référence dans la prévention et la maîtrise des risques d’incendie. Le Groupement de gestion des conventions d’assurance (GCA) . Le Groupement d’assureurs pour la recherche de véhicules et autres biens mobiliers volés (ARGOS) . L’association pour l’étude de la réparation du dommage corporel (AREDOC) . qui permet l’enregistrement de tous les sinistres automobiles sur une période de 3 années dans un fichier informatisé et auquel participent tous les assureurs qui utilisent ce fichier . de vol..la Prévention Routière.. L’Organisme pour le registre des intermédiaires en assurance (ORIAS) . .

qui a pour objet de promouvoir toute action de prévention et d’information du public sur les risques de la vie quotidienne et les maladies graves et de soutenir les recherches médicales oeuvrant dans ce sens .L’association Assureurs.Mutualité économique – IHEDREA – 2008-2009 d’accidents industriels et technologiques. prévention. elle collecte et analyse les données en provenance des pouvoirs publics. elle diffuse gratuitement des documents d’information auprès du grand public par l’intermédiaire des sociétés d’assurance .L’association pour la promotion et le suivi de la sécurité routière en entreprise (PSRE). des pharmacies. notamment les plans de prévention des risques . d’études. des établissements scolaires. . il permet une information gratuite et neutre du public sur toutes les questions se rapportant à l’assurance . d’essais. des caisses d’assurance maladie et d’allocations familiales. 5.Les organismes de documentation Le Centre de documentation et d’Information de l’assurance : géré par la FFSA.. qui s’est donné pour mission de contribuer à la lutte contre les accidents de la circulation en entreprise. des centres régionaux et départementaux d’éducation pour la santé et des centres de protection maternelle et infantile. qui fournit des prestations d’information et de formation. . il diffuse de nombreuses brochures régulièrement actualisées et dispose d’un site Internet. . santé (APS). d’audit et de certification. pour favoriser une meilleure compréhension des risques naturels et apporter une contribution technique aux politiques de prévention . elle informe les assurés sur le système d’indemnisation des catastrophes naturelles et cherche à les sensibiliser à l’importance de la prévention. des cabinets médicaux. 9 .La Mission risques naturels (MRN). association crée au début de l’année 2000.

en fixant un certain nombre de règles relatives à l’immatriculation. ou d’exposer oralement ou par écrit à un souscripteur ou un adhérent éventuel. l’honorabilité et la capacité professionnelle des intermédiaires d’assurance. Est ainsi un intermédiaire d’assurance toute personne qui. aux termes de ce texte. 10 . l’employeur ou le mandant est civilement responsable. L’article R. les conditions de garantie d’un contrat. l’imprudence ou la négligence de ses employés ou mandataires agissant en cette qualité et qui sont considérés comme des préposés. dans les termes de l’article 1384 du Code civil. proposer ou aider à conclure des contrats d’assurance ou à réaliser d’autres travaux préparatoire à leur conclusion.. En outre. ou l’adhésion à un tel contrat.La définition de l’intermédiation en assurance L’article L. contre rémunération.511-1 du Code des assurances définit l’intermédiation en assurance comme étant l’activité qui consiste à présenter. et à l’assurance et la garantie financière de ceux-ci. en vue de cette souscription ou adhésion.Les règles concernant l’intermédiation en assurance Toutes les personnes qui pratiquent l’intermédiation en assurance sont soumises aux mêmes règles. pour toute personne physique ou personne morale de solliciter ou de recueillir la souscription d’un contrat d’assurance. Dès lors que l’acte revêt la forme d’un écrit. Toute la phase préalable à la souscription d’un contrat d’assurance et même la signature de ce contrat donne lieu à l’application de la réglementation de l’intermédiation en assurance.511-1 du même code explicite cette notion en précisant qu’est considérée comme présentation. propose ou aide à conclure une opération d’assurance. c’est le signataire de l’écrit qui effectue la présentation. proposition ou aide à la conclusion d’une opération d’assurance le fait. Enfin. 1. d’une part. Le Code des assurances a édicté cette réglementation pour protéger les assurés. exerce une activité d’intermédiation en assurance. d’autre part. Pour cette activité d’intermédiation. du dommage causé par la faute.Mutualité économique – IHEDREA – 2008-2009 IIe PARTIE : LA REGLEMENTATION DES OPERATIONS D’ASSURANCE Chapitre 1 L’intermédiation en assurance SECTION I.. les travaux préparatoires à la conclusion d’un contrat d’assurances s’entendent comme tous travaux d’analyse et de conseil réalisés par toute personne physique ou morale qui présente. le texte précise que ces travaux préparatoires ne comprennent pas les activités consistant à fournir des informations ou des conseils à titre occasionnel dans le cadre d’une activité professionnelle autre que celle d’un intermédiaire d’assurance.

. le contrat d’assurance obligatoire de responsabilité professionnelle et la garantie pécuniaire obligatoire.Les obligations des intermédiaires Les intermédiaires d’assurance doivent respecter les obligations qui suivent.L’immatriculation Les articles L. qui est librement accessible au public. . La personne garantie se voit délivrer une attestation d’assurance de responsabilité professionnelle.Mutualité économique – IHEDREA – 2008-2009 2. son adresse professionnelle.512-2 et R. Cette immatriculation doit être renouvelée chaque année.Les conditions de pratique de l’intermédiation Toute correspondance ou publicité émise par un intermédiaire d’assurance visant la souscription d’un contrat doit comporter le nom dudit intermédiaire. Il convient de distinguer le « présentateur » de l’indicateur qui se contente de signaler l’assureur à l’assuré ou inversement et n’est pas soumis aux règles énoncées ci-après.l’honorabilité : Il ne faut pas avoir subi depuis moins de dix ans de condamnation définitive pour crimes ou délits selon les règles posées à l’article L. un contrat d’assurance le couvrant contre les conséquences pécuniaire de sa responsabilité civile professionnelle. son numéro d’immatriculation et la dénomination sociale de l’entreprise concernée (article R. conformément aux dispositions de l’article L.512-6 du Code des assurances.512-8 à R. .512-7 du code des assurances imposent aux entreprises d’assurance qui recourent aux services d’intermédiaires en assurance de s’assurer que ceux-ci sont immatriculés. en application de l’article L.. 11 .la capacité professionnelle : Il faut avoir obtenu certains diplômes et avoir suivi certains stages visés aux articles R. la capacité professionnelle.512-13 du Code des assurances. . l’honorabilité.512-1 et R. L’article R.512-14 précise que ce contrat doit couvrir le territoire de la Communauté européenne et celui des autres Etats parties à l’accord sur l’Espace Economique Européen. sauf si cette assurance ou une garantie équivalente lui est déjà fournie par une entreprise d’assurance.322-2 du Code des assurances. relatives à l’immatriculation.512-1 de ce code.le contrat d’assurance obligatoire de responsabilité professionnelle des intermédiaires Tout intermédiaire d’assurance doit souscrire.512-2 du Code des assurances prévoient que les intermédiaires d’assurance doivent être immatriculés sur un registre unique des intermédiaires d’assurance..520-3). 3. Les articles L.

Les articles R. le montant de la prime annuelle n’excède pas 500 euros et la durée totale du contrat. reconductions comprises. avant la conclusion d’un premier contrat.la garantie pécuniaire obligatoire L’article L.511-3 I définit la rémunération comme tout versement pécuniaire ou toute autre forme d’avantage économique convenu et lié à la prestation d’intermédiation. 4. l’activité d’intermédiation en assurance ou en réassurance est une activité rémunérée. à fournir au souscripteur «éventuel des informations relatives notamment à son identité. sauf sui ce mandataire lui-même peut justifier d’une telle garantie. En application de l’article R 513-1. il ne comporte pas de garantie de RC. le cas échéant.511-1.donner des indications relatives à la fourniture de ce contrat portant sur la possibilité pour le souscripteur de se faire communiquer le nom des entreprises d’assurances avec lesquelles il travaille .-Le devoir d’information et de conseil des intermédiaires d’assurance L’article L. L’article R. . à souscrire une garantie financière spécialement affectée au remboursement de ces fonds aux assurés. n’excède pas 5 ans. Par conséquent.5412-15 à R. 12 .recommander le contrat qui serait le mieux adapté aux besoins du souscripteur . la présentation d’opérations d’assurance réalisée à titre gratuit permet d’échapper aux conditions précédemment évoquées (ex : entreprises souscriptrices de contrats collectifs). d’assurance.512-7 du Code des assurances oblige tout intermédiaire qui encaisse des fonds destinés à être versés soit à une entreprise d’assurance. ainsi que. ou qui a recours à un mandataire non agent chargé de transmettre ces fonds. ne relèvent pas de la réglementation intermédiation les personnes exerçant une activité d’intermédiation en assurance accessoire à leur activité principale et pour des contrats qui constituent un complément au produit ou service fourni. 5. soit à des assurés.Mutualité économique – IHEDREA – 2008-2009 .520-1 du Code des assurances astreint l’intermédiaire d’assurance.Les dérogations En application de l’article L.512-17 du Code des assurances explicitent les modalités de cette garantie. à son immatriculation et aux procédures de recours et de réclamation. Avant la conclusion de ce contrat. à l’existence de liens financiers avec une ou plusieurs entreprises d’assurance. lorsque les conditions cumulatives suivantes sont remplies : • • • • le contrat n’est pas un contrat d’assurance vie.. il doit : . il couvre les dommages au bien fourni. Ladite garantie ne peut résulter que d’un engagement de caution délivré par un établissement de crédit ou une entreprise d’assurance.

Il a pour mission d’exploiter une circonscription géographique déterminée. 3. 4.Les salariés Ils peuvent être de type différent : salariés des sièges des entreprises d’assurance... Ils exercent une activité libérale et sont rémunérée à la commission sur les contrats souscrits et sur les contrats gérés. Ce sont des secrétaires de caisse locale de MSA. les mandataires non salariés. ou des producteurs salariés. qui sont propriétaires d’un fonds de commerce et qui sont mandataires des assurés.520-1 à R. Cet article permet également à l’agent général qui cesse ses fonctions d’obtenir une indemnité sur les droits de créances qu’il abandonne et sur les commissions de l’agence générale d’assurance dont il est titulaire (= indemnité de perte de clientèle). les courtiers d’assurance. son support et sa déclinaison dans la correspondance ou la publicité. Ils ont un statut particulier qui figure en annexe du Code des Assurances. les autres salariés. 2. 13 . Ils peuvent être mandataire d’une ou plusieurs compagnies d’assurance. Ils se font souvent appelés « assureurs-conseils ».Les catégories d’intermédiaires d’assurance L’article R5111-2 du code des assurances prévoit 5 catégories d’intermédiaires: les agents généraux d’assurance. Ce sont des salariés soumis aux règles du Code du Travail et soumis aux règles du Code des Assurances pour ce qui concerne la présentation des opérations d’assurance. dont la disposition la plus importante est posée à l’article 20 qui prévoit.préciser les exigences et les besoins qui motivent le conseil fourni quant au contrat. en cas de cessation de fonction de l’agent général. tenir le souscripteur informé des changements affectant l’une ou l’autre des informations précitées.Les mandataires non salariés Ils sont rémunérés à la commission mais ils n’ont pas le statut d’agent général.Les courtiers d’assurance Ce sont des commerçants qui doivent être inscrits au RCS.520-3 du Code des assurances organisent le contenu de cette information. Section II. La réglementation du métier de courtier d’assurance résulte d’un certain nombre d’usages du courtage qui figurent en annexe du Code des assurances. les salariés.. Les articles R. salariés de bureaux vendeurs d’assurance. enfin.Les agents généraux d’assurance Ce sont des personnes nommées par une entreprise d’assurance qui souhaite utiliser leurs services sur la base de nomination qui consiste en un contrat de mandataire. lors qu renouvellement ou de la modification du contrat.. la possibilité de présenter un successeur à qui il vendra sa clientèle. de son activité de présentation des opérations d’assurance : il peut voir sa responsabilité engagée en cas de faute de sa part. Ils interviennent à la demande d’un futur assuré qui leur demande de rechercher la meilleure garantie d’assurance au meilleur prix. salariés des agents généraux d’assurance. salariés de courtiers. 1.. L’agent général est responsable à l’égard de la compagnie d’assurance qui le mandate. ces précisions devant être adaptées aux besoins du souscripteur. Il doit.Mutualité économique – IHEDREA – 2008-2009 .

parmi lesquelles on distingue les sociétés mutuelles d’assurance qui sont des mutuelles d’assurance à caractère régional ou professionnel et à cotisations variables. 1. Ce sont : − Les sociétés anonymes. Ces dernières ne peuvent pas pratiquer l’assurance vie.L’agrément administratif Pour pouvoir exercer l’activité d’assurance. il existe une double classification des entreprises (L.310-1) Ä 1ère CLASSIFICATION ð Assurance vie Engagements dont l'exécution dépend de la durée de la vie humaine.Les autres salariés Ce sont les salariés des intermédiaires d’assurance ou ceux des entreprises d’assurance étrangères exerçant sur le territoire français..La spécialité des entreprises d’assurance En France la spécialisation des activités entre l'assurance vie et l'assurance IARD est traditionnelle. les entreprises doivent obtenir un agrément administratif délivré par Comité des Entreprises d’Assurances créé par la loi de sécurité financière (auparavant.Mutualité économique – IHEDREA – 2008-2009 5.. Depuis 1994. 14 . Chapitre 2 Les conditions d’exercice de l’activité d’assurance Section I. en application des 3èmes Directives Européennes.. appel à l'épargne en vue de la capitalisation avec engagements déterminés. L’agrément obéit à un principe de spécialité. qui ont un objet non commercial et qui sont constituées pour assurer les risques apportés par leurs sociétaires. − L’Autorité de Contrôle des Assurances et des Mutuelles (ACAM) est chargée de veiller au respect des engagements contractuels liant les entreprises d’assurances à leurs assurés ou adhérents. − Les sociétés d’assurances mutuelles. Seules certaines catégories d’entreprises peuvent exercer l’activité d’assurance. l’agrément était délivré par le Ministère de l’Economie et des Finances). − L’agrément est donné par branches d’activité après dépôt d’un dossier complet contenant des prévisions d’activité et les moyens mis en œuvre. L’agrément est délivré par le Comité des entreprises d’assurance : − Celui-ci approuve les statuts des entreprises et les modifications statutaires.

321-1 en 25 branches. Les branches 1 à 18 correspondent à des risques de dommages décomposés de façon très détaillée : ð accidents ð maladie ð corps de véhicules terrestres ð corps de véhicules aériens ð incendie ð responsabilité civile etc. elles-mêmes subdivisées en sous-branches. Branche 24 : opérations de capitalisation 15 . les entreprises peuvent demander à être agréées pour certaines opérations seulement.Mutualité économique – IHEDREA – 2008-2009 ð Assurance non vie Risques de dommages.. y compris la couverture de dommages corporels liés aux accidents et à la maladie. 2. Ä 2ème CLASSIFICATION ð Assurance de personnes Assurance vie et couverture des risques de dommages corporels liés aux accidents et à la maladie ð Assurance de dommages Risques de dommages. Branche 17 : protection juridique Branche 18 : assistance Les branches 20 à 25 correspondent à l’assurance vie et à la capitalisation Branche 20 : assurance vie / décès Branche 22 : contrats libellés en unités de compte.La spécialité des activités pratiquées A l'intérieur de ces quatre grandes catégories. et y compris l'assistance. et l'assistance.. Les opérations d'assurance sont classées par l'article R. Les entreprises peuvent être agréées pour pratiquer l'ensemble des opérations correspondant à l'une de ces quatre catégories. non compris la couverture des risques de dommages corporels liés aux accidents et à la maladie.. Les assurances de dommages comprennent les assurances de choses et de responsabilité.

concernent l'objet couvert contre le risque principal et sont garantis par le contrat qui couvre le risque principal. Le décret devant fixer les modalités d'application de cette règle n'a pas été pris. à titre d'assurance accessoire faisant partie d'un contrat d'assurance sur la vie.La pratique de l’activité d’assurance Les entreprises d'assurance ne peuvent en principe pratiquer que l'assurance (L..321-3 Sauf exception. ce droit a été reconnu aux entreprises d'assurance en 1989 par symétrie avec la loi bancaire qui a permis aux établissements de crédit de pratiquer des opérations extra bancaires et donc de distribuer des produits d'assurance. ð Article R.Mutualité économique – IHEDREA – 2008-2009 Branche 25 : gestion de fonds collectifs L'entreprise ne peut pratiquer que les opérations pour lesquelles elle est agréée. C'est ainsi qu'une entreprise agréée pour l'assistance peut.322-2). des assurances complémentaires contre les risques d'atteintes corporelles incluant l'incapacité de travail professionnelle. 16 . si bien que la notion « d’opération annexe » et « d'importance limitée » n'a pas été précisée. Les entreprises d'assurance peuvent pratiquer d'autres opérations « annexes » à l'assurance.321-5 Une entreprise agréée pour pratiquer l'assurance vie (branche 20) peut être autorisée à réaliser. Cependant. lorsque ces risques sont liés au risque principal. w Section 2. certaines dispositions du code introduisent un peu de souplesse dans ce mécanisme. par exemple. ð Article R.. Il existe deux exceptions à cette règle : w Les entreprises d'assurance peuvent pratiquer le démarchage financier (placement de valeurs mobilières) . à condition qu'elles demeurent d'importance limitée par rapport à l'ensemble des activités de l'entreprise (ex : vente de services avec de l’assurance). sans avoir reçu l'agrément.322-2-2 et R.Le contrôle des autorités de tutelle Le contrôle des autorités de tutelle s’exerce à la fois à l’égard des entreprises d’assurance et des contrats. 3. Cette règle repose sur l'idée que les entreprises ne doivent pas mettre en péril leur solvabilité en exerçant des activités autres que l'assurance qui les exposeraient à des risques qui seraient difficilement mesurables et contrôlables. une entreprise agréée pour un risque principal appartenant à une des branches 1 à 18 peut également couvrir des risques compris dans une autre branche. inclure dans ses contrats une garantie de remboursement des frais de renouvellement des pièces d'identité perdues ou volées. de décès accidentel ou d'invalidité à la suite d'accident ou de maladie.

− la suspension temporaire d’un ou plusieurs dirigeants de l’entreprise. L’article L. Ce contrôle qui était assuré par la Commission de Contrôle des Assurances. 2.Le contrôle des contrats Le contrôle des contrats « a priori » a été supprimé par les Directives Européennes.310-18 établit la liste des sept sanctions disciplinaires : − l’avertissement. Le contrôle s’exerce sur pièces et sur place par un corps de commissaires contrôleurs des assurances qui peut également faire appel à toute personne compétente.Mutualité économique – IHEDREA – 2008-2009 1.. demander communication des contrats et imposer des modifications. Dans le cadre d’un contrôle dans la communauté européenne. notamment la solvabilité. − de veiller à la conformité réglementaire des modalités de constitution et de fonctionnement des organes dirigeants des entreprises d’assurance. − de veiller au respect des engagements contractuels qui lient les entreprises d’assurance et leurs assurés. est assuré depuis la loi de sécurité financière du 1er août 2003.. L’autorité de tutelle peut. − le retrait total ou partiel d’agrément. − le blâme. − la démission d’office d’un ou plusieurs dirigeants de l’entreprise. Une sanction pécuniaire selon la gravité des manquements commis sans excéder 3 % du chiffre d’affaires HT du dernier exercice clos et 5 % en cas de récidive. ce contrôle est effectué par le biais des autorités compétentes de cet Etat. voire le retrait du produit si celui-ci n’est pas conforme aux textes législatifs et réglementaires. Les entreprises peuvent désormais commercialiser leurs contrats sans délai. Elles disposent des mêmes droits sur les documents publicitaires.Le contrôle des entreprises d‘assurance Le contrôle des entreprises d’assurance a pour but de protéger les droits des assurés. Elle a pour rôle : − de veiller au respect des dispositions législatives et réglementaires relatives à l’assurance. 17 . de s’assurer que les entreprises sont toujours à même de tenir leurs engagements (marge de solvabilité). créée par la loi du 31 décembre 1989. à tout moment. en vérifiant que la législation applicable aux entreprises est bien respectée. − le transfert d’office de tout ou partie du portefeuille de contrats. l’interdiction d’effectuer certaines opérations et toutes autres limitations dans l’exercice de l’activité. L’insertion de la sanction dans un journal d’annonces légales peut être ordonnée. par l’Autorité de Contrôle des Assurances Mutuelles). La commission de contrôle peut prononcer des sanctions disciplinaires et pécuniaires.

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Elle doit aussitôt en aviser l’assureur qui pourra pratiquer son activité en LPS immédiatement.Risque situé dans l’Union européenne Si en application des 3èmes directives européennes les assureurs français et communautaires sont soumis au régime de l’agrément et du contrôle uniques par l’Etat de leur siège. 19 . Cette autorité vérifie que l’assureur dispose d’une structure financière et administrative adéquate (L. qui a prévu deux modalités de distribution des contrats d’assurance en Europe : la liberté d’établissement et la libre prestation de service. Chapitre 1 La distribution par la liberté d’établissement La liberté d’établissement consiste pour une entreprise d’assurance à avoir le droit de s’établir dans n’importe quel pays de la Communauté.. Section I. Si les conditions ne sont pas remplies. Le marché commun de l’assurance a été ouvert par le Traité de Rome. cet agrément ne suffit pas à lui seul pour exercer en LPS. sans devoir y disposer d’établissement et cela dans les mêmes conditions que celles imposées aux entreprises établies ». − La libre prestation de service permet à une entreprise d’assurance établie dans un état membre de couvrir un risque situé dans un autre Etat membre. celui-ci doit notifier son projet à l’Autorité de contrôle des assurances et des mutuelles. L’assureur doit faire les démarches suivantes : − Préalablement à l’exercice de la LPS.Mutualité économique – IHEDREA – 2008-2009 III PARTIE : LA DISTRIBUTION DE L’ASSURANCE EN EUROPE e Le code des assurances réglemente la distribution des produits d’assurance pour protéger les souscripteurs. − Si l’autorité estime les conditions d’exercice de la LPS remplies..310-12. alinéa 4). la commission informe l’assureur et lui notifie dans le mois de la réception les raisons de son refus.Les conditions requises pour opérer en libre prestation de service 1. la liberté est le mode traditionnel de fonctionnement d’une entreprise d’assurance et permet à l’assureur de vendre ses produits dans son pays d’origine Chapitre 2 La distribution en libre prestation de service − La libre prestation de service permet à « une entreprise établie sur le territoire d’un état membre d’exercer des activités sur le territoire d’un autre état membre. elle communique à l’état membre de la prestation les documents dans le mois de leur réception.

1. 20 .Les sanctions de la libre prestation de service « sauvage » Il convient de rappeler quelles peuvent être les sanctions encourues par les entreprises d’assurance qui acceptent de couvrir des risques situés sur le territoire d’Etats étrangers. en cas de récidive) du chiffre d’affaires hors taxes du dernier exercice. le retrait d’agrément. Section II. ou de lui communiquer sciemment des renseignements inexacts..310-28 du code des assurances). après mise en demeure. son intégration étant en cours bien que non encore transposée. des sanctions disciplinaires telles que l’avertissement. − Le fait pour les dirigeants d’une entreprise d’assurance. − Prononcer. Exemple : le fait d’assurer un véhicule immatriculé à l’étranger sans avoir procédé aux démarches préalables imposées par les textes pour effectuer des opérations en LPS. Par ailleurs. à son encontre ou à celle de ses dirigeants. certaines infractions commises à l’égard de l’Autorité de contrôle des assurances et des mutuelles peuvent donner lieu à des sanctions pénales.Mutualité économique – IHEDREA – 2008-2009 2. le Liechtenstein. il semblerait que le pays applique le régime de la 3ème directive. − Les personnes morales peuvent également être déclarées responsables pénalement des mêmes infractions et encourir la même peine d’amende que ci-dessus. Prononcer également une sanction pécuniaire dont le montant est fonction de la gravité des manquements sans pouvoir excéder un certain pourcentage (3 % ou 5 %. sans respecter les formalités préalables à l’exercice d’une activité en LPS. cette dernière peut : − Lui adresser une mise en garde. ou une injonction à l’effet de prendre toutes mesures nécessaires dans un délai déterminé.. est puni d’un emprisonnement de 2 ans et d’une amende de 300 000 € (article L. le transfert de portefeuille. L’Islande et la Norvège ayant transposé dans leur droit interne la 3ème directive Assurance Dommages.Les sanctions encourues de la part de l’autorité de contrôle française Lorsqu’une entreprise d’assurance enfreint une disposition législative ou réglementaire dans le domaine relevant du contrôle de l’Autorité de contrôle des assurances et des mutuelles. Les sanctions applicables en cas de liberté de prestation de service « sauvage » peuvent venir de l’autorité de contrôle française mais également des autorités de contrôle étrangères. l’assureur qui veut y exercer en LPS doit suivre les mêmes règles que ci-dessus décrites. la Norvège. de ne pas répondre aux demandes d’information de l’Autorité de contrôle des assurances et des mutuelles ou de mettre obstacle de quelque manière que ce soit à l’exercice par celle-ci de sa mission de contrôle. etc… Quant au Liechtenstein. Il semble donc qu’il faille respecter les mêmes règles que celles décrites ci-dessus. membres de l’Espace Economique Européen Ces Etats sont l’Islande. l’interdiction d’effectuer certaines opérations.Risque situé dans l’un des Etats non communautaires. c’est-à-dire notification à la commission de contrôle.. le blâme.

le blâme.Les sanctions encourues de la part des autorités de contrôle étrangères Bien que nous ne connaissions pas le contenu exact des sanctions prévues par les législations étrangères.310-18 sont des sanctions disciplinaires telles que l’avertissement. par comparaison.. en cas de récidive] du chiffre d’affaires hors taxes du dernier exercice). le retrait d’agrément et en outre des sanctions pécuniaires (le montant est fonction de la gravité des manquements sans pouvoir excéder un certain pourcentage [3 % ou 5 %.Mutualité économique – IHEDREA – 2008-2009 2. à l’exception de celles prévues aux 4° et 6° qui sont le transfert de tout ou partie du portefeuille des contrats et la suspension des dirigeants. il est possible de s’en faire une idée : − Au travers des textes des directives européennes qui en prévoient le principe et permettent de savoir à quelles obligations ces sanctions se rattachent . avec ce que prévoit le code des assurances français. L’autorité de contrôle des assurances et des mutuelles peut prononcer à l’encontre de ces entreprises les sanctions prévues à l’article L.310-18 du code des assurances. − Et. 21 . l’interdiction d’effectuer certaines opérations. en application de ces directives à l’encontre des entreprises d’assurance étrangères qui pratiquent la LPS « sauvage » sur notre territoire. Les sanctions de l’article L.

responsabilité des chasseurs… le fondement de l’assurance est contractuel..Définition Il ne faut pas confondre : 22 L’opération d’assurance . facultative mais il existe une cinquantaine d’assurances obligatoires dont les principales sont : automobile. responsabilité des dommages aux tiers.. - Chapitre 2 Les risques assurables Pour qu’un risque soit assurable.L’environnement du contrat d’assurance Chapitre 1er Les caractéristiques du contrat d’assurance Cinq caractéristiques principales permettent de situer le contrat d’assurance dans son contexte économique : la prime versée par l’assuré est proportionnelle à l’intensité du risque garanti par l’assureur il existe une pluralité d’entreprises d’assurance et donc une concurrence entre celles-ci le but de l’assurance est de transférer la charge de la réparation des sinistres sur l’assureur sachant que ces sinistres sont intermittents l’assurance est. il faut qu’il soit aléatoire : l’événement garanti ne doit pas dépendre de la volonté de l’une ou l’autre des parties du contrat d’assurance.. La loi prévoit qu’un certain nombre de risques sont in assurables : la guerre : elle n’est pas compatible aux applications de la loi des grands nombres sur laquelle repose la loi des mutuelles les épidémies les cataclysmes. Titre II. Ces trois risques exclus relèvent de la solidarité nationale ou internationale.Mutualité économique – IHEDREA – 2008-2009 IVe PARTIE : LE CONTRAT D’ASSURANCE Titre Ier. en principe. assurance accidents des exploitants agricoles. responsabilité des exploitants d’engins de remontées mécaniques.Le droit du contrat d’assurance Chapitre 1er Section I.

Les risques très lourds sont couverts par des « pools » adaptés (coassurance et réassurance). − Les assurances de dommages couvrent : •les •les assurances de biens assurances de responsabilité − Le caractère forfaitaire (assurances de personnes) et le caractère indemnitaire (assurances de dommage).Contrat consensuel : Contrat synallagmatique : Contrat visé par la loi (article 1964 du code civil). la prime. chacun s’engageant sur un pourcentage du risque. Aléa indispensable à l'existence même du contrat. Le gestionnaire de la coassurance est dénommé l’apériteur. 23 . en contrepartie de la perception d’une somme d’argent.Contrat nommé : . la prime. la prestation de l’assureur sont les éléments fondamentaux du contrat d’assurance.. C’est le cas des risques aériens. Le contrat d’assurance répond aux caractéristiques suivantes : . attentats… Ni le code civil.Contrat aléatoire : . spatiaux. On peut la définir ainsi : C’est l’opération par laquelle un assureur s’engage à exécuter une prestation au profit d’une autre personne en cas de réalisation d’un événement aléatoire.. relation juridique entre deux ou plusieurs personnes. Se forme par l'accord des volontés des parties. le risque.Les différents contrats L’on distingue : − Les assurances de dommages et les assurances de personnes. Section II. Le risque. Le caractère indemnitaire conduit à verser une somme correspondant au dommage ou préjudice subi.Mutualité économique – IHEDREA – 2008-2009 − Assurance : c’est l’opération qui consiste à couvrir un risque − Coassurance : c’est l’opération qui consiste à faire couvrir un risque par plusieurs assureurs. ni le code des assurances ne définissent l’opération d’assurance. L’opération d’assurance se traduit par un contrat. Chaque contractant a une obligation envers l'autre. − Réassurance : l’assureur s’assure lui-même en cédant une part plus ou moins importante d’un risque à un réassureur.Les caractères généraux du contrat d’assurance 1.

Contrat d'adhésion : Contrat de bonne foi : Le souscripteur adhère aux conditions de l'assureur. Les assureurs sont concernés par ce dispositif en leur qualité de professionnels. 2.La sanction des pratiques déloyales L’article L. 4. . L’assuré qui estime avoir été mal conseillé devra prouver la faute de l’assureur et le préjudice qui en résulte.. La clause abusive est une clause qui a pour objet ou pour effet de créer au détriment d’un non professionnel ou d’un consommateur.L’obligation d’information et de conseil L’assureur est tenu d’une obligation d’information et de conseil. qu’il définit comme contraires aux exigences de la diligence professionnelle et qui altèrent ou sont susceptibles d’altérer de manière substantielle. La preuve de l’exécution de cette obligation pèse sur l’assureur. Il s’agit d’une obligation de moyens. articles L.120-1 du code de la consommation interdit les pratiques commerciales déloyales. Depuis la transposition de la Directive Intermédiation en assurance (loi du 15 décembre 2005)... 24 . Le contrat d’assurance est concerné par ces dispositions.Contrat à exécution successive : Se déroule dans le temps.La sanction des clauses abusives L’article L. Depuis la loi du 4 août 2008 de modernisation de l’économie. 3. un déséquilibre significatif entre les droits et obligations des parties au contrat. L’assureur est également tenu à une obligation de conseil sur le choix du produit et des garanties. L’obligation de transmettre les informations prévues par le code des assurances est une obligation dite de résultats. Exemple de clause abusive : clause autorisant l’assureur à modifier unilatéralement les termes du contrat.Mutualité économique – IHEDREA – 2008-2009 . Les tribunaux sanctionnent de plus en plus souvent cette obligation. qui protègent le consommateur « non professionnel » au regard du professionnel. .520-1 et 520-1).132-1 du code de la consommation dispose que les clauses abusives sont réputées non écrites. le comportement économique du consommateur normalement informé et raisonnablement attentif et avisé à l’égard d’un bien ou d’un service. il est prévu la détermination par décret d’une liste des clauses présumées abusives et d’une liste des clauses irréfragablement abusives. La sanction est l’inopposabilité des éléments contractuels non communiqués. les intermédiaires sont tenus d’une nouvelle obligation d’information et de conseil à formaliser par écrit envers leurs clients à chaque souscription d’un nouveau contrat (cf.Contrat à titre onéreux : Contreparties : prime et garantie. applicable au plus tard le 1er janvier 2003. Exige la loyauté des parties.

soit des pratiques commerciales agressives. Cette notion est essentielle dans l'assurance décès pour laquelle le contrat est souscrit au profit d'un tiers (principe de la stipulation pour autrui). Les assureurs sont susceptibles d’avoir des pratiques agressives au sens de l’article L. d'un accident ou décéder. .122-11-1 du code de la consommation.Le souscripteur Parfois appelé contractant ou preneur d'assurance (en droit communautaire). Seule une personne morale (à l’exclusion d’un GIE) peut exercer l'activité d'assurance. 3.Les personnes intéressées au contrat Plusieurs personnes sont intéressées au contrat : l’assureur. l’assuré. dans le but de dissuader ce consommateur d’exercer ses droits contractuels. 4. c'est celui dont le patrimoine est touché lorsque le risque se réalise. à produire des documents qui ne peuvent raisonnablement être considérés comme pertinents pour établir la validité de la demande ou s’abstenir de répondre à des correspondances pertinentes. − Dans les assurances de personnes.321-1 du code des assurances..L’assuré L'assuré est la personne qui court le risque contre lequel le contrat d'assurance permet d'être garanti. Cas particulier de l’assurance pour compte (L. ces pratiques ayant notamment pour objet : d’effectuer des visites professionnelles au domicile du consommateur en ignorant sa demande de voir le professionnel quitter les lieux ou ne pas y revenir .Le bénéficiaire C'est celui qui va recevoir la prestation de l'assureur.. 2.. le souscripteur. objet du contrat.Mutualité économique – IHEDREA – 2008-2009 Les pratiques commerciales déloyales sont soit des pratiques commerciales trompeuses. 1.d’obliger un consommateur. le bénéficiaire et le tiers... 25 .112-1) : le contrat a pour objet un intérêt d’assurance qui n’est pas celui du souscripteur. − Dans les assurances de dommages. C'est la personne qui conclut le contrat avec l'assureur et s'engage à payer la prime (sauf disposition contraire dans le contrat d'assurance).L’assureur L'assureur est la partie au contrat d'assurance qui prend l'engagement de garantir le risque. qui souhaite demander une indemnité au titre d’une police d’assurance. après avoir obtenu un agrément correspondant aux catégories de risques définis par l'article R. Section III. il s'agit de la personne physique qui peut être atteinte d'une maladie.

il ne sera pas garanti.Définition du risque Aux termes de l’article 1964 du code civil. Elle n’est évidemment pas connue à la souscription. 26 . 2. le risque sera garanti.. − L'article L. C’est le cas en cas de disparition totale de la chose assurée (L. a été prohibée l'assurance de retrait de permis de conduire. Chapitre 2 L’objet du contrat d’assurance : le risque Section I..113-1 du code des assurances interdit l'assurance "des pertes et dommages provenant d'une faute intentionnelle ou dolosive de l'assuré". Si. le contrat sera résilié. le risque garanti est défini par les textes législatifs et réglementaires.Délimitation du risque Ä Assurances obligatoires Dans les assurances obligatoires.Le tiers C’est la personne qui va recevoir la prestation de l’assureur. cependant. le sinistre est dû à l'imprudence ou à la négligence de l'assuré. Le risque peut être défini comme un événement aléatoire dont la réalisation ne dépend pas exclusivement de la volonté de l'assuré. Le risque peut perdre son caractère aléatoire du fait de la seule volonté de l'assuré.. Dans ce cas. Un événement dont la réalisation ne fait aucun doute peut revêtir un caractère aléatoire si l'on ignore sa date de survenance : c'est le cas du décès de l'assuré.121-9 du code des assurances). En 1992.Mutualité économique – IHEDREA – 2008-2009 5. Ces textes peuvent imposer des exclusions ou en interdire d'autres. Il constitue l'objet même du contrat d'assurance. par exemple. L'aléa est désigné dans les articles 1104 et 1964 du code civil comme un événement incertain.Définition et délimitation du risque 1. le contrat d’assurance est un contrat aléatoire. essentiellement dans les assurances de responsabilité. Si l'aléa disparaît en cours de contrat.. L'absence d'aléa au moment de la formation du contrat entraîne la nullité de celui-ci pour absence de cause. Ä Les exclusions légales : Il est interdit de garantir certains risques : − Interdiction fondée sur l'article 6 du code civil qui interdit les conventions contraires à l'ordre public et aux bonnes mœurs. (L'assurance sur la vie a longtemps été considérée comme immorale).

le contrat peut exclure certains risques. par exemple les risques industriels. Ä Exclusions conventionnelles En vertu des dispositions de l'article L.. l'exclusion n'est pas impérative (article L.Portée du questionnaire à l'égard de l'assureur : le questionnaire ne constitue pas le seul moyen d'information pour l'assureur. 27 . en assurance vie il n'y a plus de dispositions spécifiques dans le code des assurances depuis leur abrogation en 1989. F Le questionnaire Le questionnaire est un écrit élaboré par l'assureur dans lequel figure un certain nombre de questions relatives au risque. Elles doivent figurer dans le contrat en caractères apparents. Elles ne doivent pas vider la garantie de sa substance. Section II.Portée du questionnaire à l'égard de l'assuré : l'assuré peut légalement se borner à répondre aux seules questions posées. . En assurance de dommages. un fonds de garantie a été créé en 1986.Mutualité économique – IHEDREA – 2008-2009 − Dommages causés par les personnes dont l'assuré est civilement responsable (article L. une expertise préalable permet d’en déterminer l’étendue. Il lui faudra convaincre le juge que s'il avait eu une connaissance exacte du risque. . C'est à l'assureur qu'incombe la preuve d'une circonstance mal déclarée ou non déclarée. Pour les dommages corporels. Les exclusions doivent cependant être clairement définies et limitées. L'assureur est cependant tenu de le garantir. il n'aurait pas accordé sa garantie où il l'aurait accordée avec surprime. il y a obligation d'assurance pour les dommages causés aux biens du fait d'actes de terrorisme ou de sabotage (article L.113-1 du code des assurances.Déclaration du risque et sanctions 1. Les questions posées sont d'interprétation stricte par la jurisprudence.121-2) : le dommage ne provient pas de l'assuré.. mais d'un tiers. − Risques issus d'actes de violence. Après la réforme du 31 décembre 1989 ð Régime du questionnaire.121-8). Il peut demander des renseignements à d'autres assureurs. Depuis la loi du 9 septembre 1986.La déclaration du risque A la souscription Avant la réforme du 31 décembre 1989 ð Régime de la déclaration spontanée. Pour certains risques lourds. Le questionnaire constitue un moyen de preuve de l'exactitude de la déclaration.126-2). Il peut faire une enquête de risque (risques industriels ou commerciaux d'une certaine ampleur).

113-9 Cet article sanctionne l'omission ou l'inexactitude non intentionnelle. soit d'aggraver les risques. L'assuré doit déclarer les circonstances nouvelles qui ont pour conséquences. Les sanctions de l’article L. l'article L. 2. Ä Il peut maintenir le contrat en augmentant la prime. restitution de la provision mathématique en assurance vie.113-9 du code des assurances..Les sanctions aux obligations de déclaration La déclaration inexacte ou incomplète du risque empêche l'assureur d'évaluer correctement le prix du risque et la garantie.113-2). au terme duquel l'assureur peut résilier le contrat si l'assuré a exprimé un refus où s'il n'a pas répondu. Les sanctions sont définies par les articles L. en assurance dommages non restitution des primes et restitution des indemnités de sinistre. soit d'en créer de nouveaux (L. Ä La sanction est la nullité du contrat avec. Ä Si l'irrégularité est constatée avant sinistre : 28 . la jurisprudence tient compte des qualités personnelles de l'assuré. L'assureur a trois possibilités (article L. Ä C'est à l'assureur qu'incombe la charge de la preuve de la mauvaise foi.Mutualité économique – IHEDREA – 2008-2009 - En cours de contrat La déclaration des circonstances nouvelles en cours de contrat n'est obligatoire que pour les assurances de dommages.112-2 du code des assurances trouve à s'appliquer : le silence de l'assureur pendant 10 jours vaut acceptation. de sa conscience et de la rédaction des questions posées . Les sanctions de l’article L.113-8 Cet article sanctionne l'omission ou l'inexactitude intentionnelle. Ä Pour déterminer la mauvaise foi.113-4) : Ä Il peut dénoncer le contrat : la résiliation se fait par lettre recommandée et prend effet 10 jours après. L'assureur doit rembourser à l'assuré la portion de prime correspondant à la période pendant laquelle le risque n'est plus couvert. expertise (problème du secret médical). Un délai de 30 jours commence à courir à dater de la proposition de l'assureur.113-8 et L. La preuve de la mauvaise foi peut être faite par tout moyen : questionnaire. La déclaration doit être faite par lettre recommandée dans un délai de 15 jours à partir du moment où l'assuré en a eu connaissance. Il doit établir le caractère intentionnel de la déclaration incorrecte et que celle-ci a changé l'objet du risque ou a diminué l'opinion qu'il pouvait en avoir. Ä Si l'assureur ne répond pas.

Ä La prime totale (ou prime commerciale) qui est celle payée par le souscripteur et qui inclut les taxes. On distingue : Ä La prime pure qui correspond au coût du risque .111-7)..La prime ou cotisation Définition La prime est la somme d'argent que le souscripteur s'engage à payer en contrepartie de la garantie. la résiliation prenant effet 10 jours après l'envoi de la lettre. Toutefois en assurance vie. (Ce dernier étant souvent employé dans les assurances collectives ou par les mutuelles).application de la règle proportionnelle : l'indemnité est réduite en proportion du taux des primes payées par rapport au taux des primes qui auraient été dues si les risques avaient été complètement et exactement déclarés.. Section III.Les éléments du contrat d’assurance 1.soit le résilier dix jours après l'envoi d'une lettre recommandée.l'assureur peut maintenir le contrat moyennant une augmentation de prime acceptée par l'assuré . 29 .Mutualité économique – IHEDREA – 2008-2009 . en restituant la portion de prime correspondant au temps pour lequel l'assurance ne court plus. . Il est interdit de prendre en compte directement ou indirectement le sexe de l’assuré comme facteur dans le calcul des primes et des prestations ayant pour effet des différences en matière de primes et de protection (article L. Ä La prime nette qui correspond à la prime pure + les chargements destinés à couvrir les frais généraux de l'entreprise et la rémunération des intermédiaires .l'assureur a la possibilité de résilier le contrat par lettre recommandée. Prime payée Indemnité réduite = indemnité théorique due x __________ __ Prime due . On emploie indifféremment les termes prime ou cotisation. Principe de la divisibilité de la prime : dans le temps et en fonction de chaque risque couvert. La fixation de la prime relève aujourd'hui de la liberté contractuelle. la réglementation impose l’utilisation de tables de mortalité définies par le code des assurances. Ä Si l'irrégularité est constatée après sinistre : .

Le paiement de la prime  Les parties au paiement Ä Le débiteur de la prime est le souscripteur du contrat. C'est au souscripteur qu'incombe la preuve du paiement de la prime.113-4).Mutualité économique – IHEDREA – 2008-2009 Notamment les frais liés à la grossesse et à la paternité ne doivent pas entraîner un traitement moins favorable des femmes en matière de primes et de prestations. F Compensation L'assureur peut retenir le paiement de la prime sur l'indemnité qu'il doit en raison d'un sinistre. les conditions de la compensation doivent être réunies : les créances de prime et d'indemnité d'assurance doivent être certaines. La prime peut être encaissée par un intermédiaire mandaté à cet effet. par carte de paiement. Ä Le paiement peut être réalisé en espèces. La prime peut être unique ou fractionnée. la prime est considérée comme payée dès la remise du chèque. sauf disposition conventionnelle contraire. Si l'encaissement a lieu. suivant les dispositions contractuelles. à chaque échéance de prime. le chèque peut être sans provision. par chèque. le paiement est donc soumis à la condition résolutoire de l'encaissement. Si le chèque n'est pas encaissé pour absence de provision. Ä L'assureur doit aviser le souscripteur par un avis d'échéance. Cependant. comportant le montant et la date de la somme due (R. Pour pouvoir s'opérer. par TIP. Ä Le créancier de la prime est l'entreprise d'assurance. Toutefois des arrêtés peuvent prévoir des différences de primes ou de prestations fondées sur des données actuarielles et statistiques pertinentes. Il s'agit alors d'un paiement par compensation.113-2). par prélèvement automatique. 30 . liquides et exigibles. la prime est considérée rétroactivement comme impayée.  Modalités de paiement Ä La fixation de la date d'exigibilité de la prime relève de la liberté contractuelle (L. La procédure et les sanctions pour défaut de paiement (Les assurances vie obéissent à un régime particulier défini par l’article L. F Le paiement par chèque La jurisprudence a décidé que la remise du chèque vaut paiement de la prime.132-20 du code des assurances qui sera traité dans la partie assurance vie). Il s’agirait là de discriminations.

Il prend fin le 30ème jour à 24 H. Un paiement partiel ne remet pas en vigueur la garantie. Il s’agit d’une lettre recommandée simple. ainsi que l'échéance et le montant de celle-ci.  La mise en demeure Elle consiste à envoyer une lettre recommandée au souscripteur. La lettre doit être envoyée au dernier domicile connu du souscripteur.113-3. la garantie est automatiquement suspendue. A l'expiration de ce délai de 30 jours. La loi du 22 décembre 1992 a supprimé les mentions obligatoires (ancien article R. En cas de prime fractionnée. La validité de la mise en demeure n'est pas subordonnée à la réception de la lettre par son destinataire. la suspension dure jusqu'à la prochaine échéance annuelle tant que toutes les fractions de prime n'ont pas été intégralement versées. En cas de primes fractionnées. La garantie demeure en vigueur pendant ce délai.113-1) qui devaient figurer sur la lettre de mise en demeure. Il suffit que l'assureur puisse prouver l'envoi de la lettre (récépissé ou mention précise sur le registre de l'administration postale) et qu’il en ait conservé une copie. l'assureur peut procéder à une mise en demeure unique suivant le premier défaut de paiement d'une fraction de prime.  Conséquences de la mise en demeure A compter de l'envoi de la mise en demeure. Il n'en reste pas moins que le contenu doit permettre à son destinataire de savoir avec précision au titre de quel contrat d'assurance la prime est exigée. un délai de 30 jours commence à courir. Le paiement intégral de la prime entraîne la remise en vigueur de la garantie tant que le contrat n'est pas résilié : Ä La période de suspension n'est pas effacée. les sinistres survenus pendant cette période ne sont pas garantis .Mutualité économique – IHEDREA – 2008-2009 Aux termes de l'article L. 31 . Le législateur a établi une procédure contraignante pour l'assureur afin d'éviter la rupture brutale de la garantie. Ä La garantie est remise en vigueur le lendemain à midi du jour où la prime a été payée. il y a défaut de paiement chaque fois qu'une prime ou une fraction de prime n'est pas payée à son échéance. Le délai commence à courir le lendemain du jour de l’envoi à 0 H. L’assureur peut envoyer une lettre recommandée avec avis de réception (mais dans ce cas il doit calculer les délais à dater de la réception). La mise en demeure est envoyée à l'expiration d'un délai minimum de 10 jours suivant l'échéance due. si la prime n'a pas été intégralement payée.

La déchéance est une sanction conventionnelle. 32 . L'assureur a le droit d'exiger le paiement de la prime même après résiliation. valeur à neuf (valeur de reconstruction ou de remplacement). Il peut en poursuivre le recouvrement en justice. Il faut que l'assureur ait manifesté sa volonté de le faire dans la lettre de mise en demeure.113-2. Le délai se termine à minuit au terme des 5 jours ouvrés. Les clauses de déchéance doivent être mentionnées en caractères très apparents.Mutualité économique – IHEDREA – 2008-2009  La résiliation du contrat d’assurance L'assureur a le droit de résilier le contrat 10 jours après l'expiration du délai de 30 jours. Il appartient à l'assuré de prouver la valeur du bien au jour du sinistre. l'indemnisation se fait en principe à hauteur du coût des réparations dans la limite de la valeur de remplacement du bien. c'est à dire la perte du droit à la garantie de l'assureur.Le sinistre ou la prestation Le sinistre est la réalisation du risque garanti.121-1. 4°) mais il peut être conventionnellement soumis à certaines obligations complémentaires définies dans la police. La mise en œuvre du principe indemnitaire impose l'évaluation exacte de tout le dommage subi du fait du sinistre. la loi du 31 décembre 1989 la rend inapplicable aux assurés de bonne foi qui ont fait preuve de négligence. valeur d'usage. Ce principe s'applique à toutes les assurances de dommages : assurances de choses et assurances de responsabilité. Le délai de déclaration est fixé dans la police mais ne peut être inférieur à cinq jours ouvrés (ce délai n'est pas applicable à l'assurance vie). S'il y a sinistre partiel. Faute de quoi. Le montant  Le principe indemnitaire Ce principe est énoncé par l'article L. Cette résiliation n'est pas automatique. 2. Le délai court du lendemain 0 H de la connaissance du sinistre. il devra adresser au souscripteur une nouvelle lettre recommandée pour résilier le contrat. mais il est préférable qu'elle se fasse par écrit. La déclaration L'assuré est légalement tenu d'une seule obligation : déclarer le sinistre dans un certain délai (article L. Aucune forme particulière n'est imposée pour la déclaration.. Il existe des délais particuliers : deux jours ouvrés pour le vol. Les modes d'évaluation du bien sont précisés dans la police : valeur vénale. si l'assureur n'en a pas subi de préjudice. alinéa 1 : l'indemnité de l'assureur ne peut dépasser la valeur de la chose assurée au moment du sinistre. La sanction de la non déclaration dans les délais prévus est la déchéance. à titre de preuve.

La preuve Lorsque l'assuré a déclaré le sinistre. doit la prouver. selon l'article 1315 du code civil. selon lequel « l’assureur qui a payé l’indemnité d’assurance est subrogé. ascendants. les assureurs font désormais apparaître des limites de garantie. ont causé le dommage ayant donné lieu à la responsabilité de l’assureur. 33 . descendants. il permet à l'assureur d'imposer des plafonds de garantie. la valeur de reconstruction est retenue pour les biens immobiliers. La subrogation Elle est prévue par l’article L. Il y aura ensuite une répartition entre chaque assureur. soit l'assureur n'en conteste pas la réalité et celui-ci est établi par le contenu de la déclaration. La déclaration du sinistre joue un rôle important. pour demander au responsable du dommage de lui payer des dommages et intérêts : Ä L’assureur de choses indemnise son assuré et se retourne contre le responsable du dommage causé à la chose. En effet. proportionnelle à leurs engagements respectifs. jusqu’à concurrence de cette indemnité.Mutualité économique – IHEDREA – 2008-2009 En assurance de responsabilité. sauf le cas de malveillance commis par une de ces personnes ». En cas d'assurances cumulatives. se retourne contre l’autre coauteur. il s'adressera à l'assureur de son choix. la valeur de remplacement est retenue pour les biens mobiliers. s'il y a mauvaise foi de l'assuré. ayant indemnisé intégralement sa victime. Cet article précise que « l’assureur n’a aucun recours contre les enfants. Si l'assuré est de bonne foi. l’assureur utilise les droits de la personne à laquelle il a versé l’indemnité d’assurance. celui qui demande l'exécution d'une obligation. celle-ci entraîne la nullité des contrats. Ä L’assureur de responsabilité d’un coauteur du dommage. Le principe est de réparer intégralement les dommages subis par la victime. ouvriers ou domestiques et généralement toute personne vivant habituellement au foyer de l’assuré. alliés en ligne directe. employés.121-12 du code des assurances. Tout moyen de preuve peut être utilisé pour démontrer la réalité du sinistre. préposés. alors que jusqu’à présent les garanties étaient illimitées.  La liberté contractuelle Le principe de la liberté contractuelle laisse à l'assuré la faculté de ne s'assurer que partiellement (sauf pour les assurances obligatoires). dans les droits et actions de l’assuré contre les tiers. Les parties peuvent recourir à l'expertise. soit l'assureur en conteste la réalité et demandera à l'assuré de prouver le sinistre : le sinistre lui-même ou le plus souvent les circonstances du sinistre. qui par leur fait. Ä Mécanisme Par ce mécanisme. En assurance de responsabilité.

Elles sont généralement formulées dès la conclusion du contrat. l’assuré transmet ses droits et actions à son assureur.La souscription du contrat d’assurance 1. 34 . il n’en dispose plus lui-même.Mutualité économique – IHEDREA – 2008-2009 Ä L’assureur de personnes qui a exécuté une prestation à caractère indemnitaire au profit de son assuré. Ä Effets Par la subrogation.121-12. − Les majeurs en tutelle : ne peuvent contracter seuls – signature du tuteur obligatoire accord du juge des tutelles pour certains actes. La prescription applicable est la prescription de droit commun. Ä Conditions Pour que la subrogation puisse être mise en œuvre. L’assureur peut exercer son recours pour un montant limité à la somme due et payée en vertu du contrat d’assurance. Exemple : la qualité d’assuré exclut celle de tiers. − Cas des renonciations à recours : elles consistent en l’engagement de ne pas exercer de recours contre une personne responsable d’un dommage. les conditions suivantes doivent être réunies : − L’assureur doit avoir effectivement payé l’indemnité d’assurance − L’assureur ou la victime ayant reçu le paiement de l’assureur. car sa prestation revêt un caractère indemnitaire. Ä Le recours subrogatoire peut être exercé contre l’assureur de l’assuré. L’assureur des risques relevant de l’assurance de dommages peut être subrogé dans les droits de son assuré. par l’article L.131-2 du code des assurances. L’assureur des risques correspondant à des assurances de personnes est en principe écarté de la subrogation. sauf si ces prestations ont un caractère indemnitaire. pour l’application de l’article L.. doivent disposer d’une action en responsabilité contre l’auteur du dommage..La capacité à contracter Seules les personnes juridiquement capables peuvent souscrire un contrat d’assurance : − Les mineurs : seuls les mineurs émancipés peuvent souscrire. En conséquence. Section IV. dispose d’un recours contre le responsable du dommage subi par ce dernier.

c'est une simple information. apposée au bas de la police (R. 2. avant la conclusion d’un contrat d’assurance.112-2. Deux catégories de contrats échappent à cette obligation (R.112-2. alinéa 2. alinéa 1). elle comprend le questionnaire relatif au risque. mais aussi les raisons qui motivent le conseil fourni par rapport à un contrat déterminé.. La remise de ces documents doit être constatée par une mention signée et datée par le souscripteur. Le projet de contrat.112-3). R.Les documents d’information contractuelle La fiche d’information L'assureur doit obligatoirement fournir une fiche d'information sur le prix et les garanties avant la conclusion du contrat (L. L’intermédiaire est tenu de préciser au client non seulement les besoins et les exigences exprimés. Les dispositions relatives à l’intermédiaire Depuis la loi du 15 décembre 2005. Cette fiche ne constitue pas une offre de contracter. 3. Ä La proposition n'engage pas l'assuré tant que l'assureur ne l'a pas acceptée.Les documents de souscription La proposition d’assurance et le questionnaire La proposition est une offre de contracter présentée par le souscripteur à l'assureur. Cette fiche permet au consommateur de comparer les différents produits. la loi applicable si celle-ci n'est pas la loi française. Ä La proposition est élaborée par l'assureur. ainsi que les obligations de l'assuré (des mentions spécifiques sont prévues pour l'assurance vie).. La notice d'information doit décrire précisément les garanties assorties des exclusions. Ä Les contrats qui couvrent des risques de faible durée (< 3 mois). 35 . L 520-1 CA). Ä L'assureur n'est pas engagé par la proposition qui lui est faite.112-3). les pièces annexes et la notice d’information Avant la conclusion du contrat. Son silence ne peut pas être interprété comme un consentement.Mutualité économique – IHEDREA – 2008-2009 − Les majeurs en curatelle : peuvent faire seuls les actions d’administration (actes de gestion courante) mais pas les actes de disposition (aliénant leurs biens). l’intermédiaire est soumis à une nouvelle obligation d’information et de conseil envers son client qui devra être formalisée par écrit sur papier ou sur tout autre support durable (art. l'assureur doit remettre à l'assuré un exemplaire du projet de contrat et de ses pièces annexes ou une notice d'information sur le contrat (L. les modalités d'examen des réclamations.112-2) : Ä Les contrats qui garantissent les grands risques .

Elle ne doit être délivrée que si la garantie existe. il n'aurait pas accepté l'assurance.132-5-1). Elle vaut contrat : la garantie est acquise pour tout sinistre survenant pendant sa durée. L'assureur doit alors démontrer que sans avoir été trompé. Elle est largement utilisée dans les assurances obligatoires (automobile) et ne constitue qu'une présomption d'assurance. l'assureur déclare qu'une personne dispose d'une garantie d'assurance.. Elle a un caractère provisoire et une durée limitée. 4.112-1) : Ä état civil Ä éléments du risque Ä date d'effet et duréeÄ montant de la garantie et de la prime Ä droit applicable au contrat Ä autorité de contrôle La police constitue un moyen de preuve à l'existence et au contenu du contrat d'assurance.112-9) et en assurance vie le délai est de 30 jours (article L. La manifestation du consentement peut être expresse ou tacite : le contrat d'assurance est un contrat consensuel qui se forme dès la rencontre de la volonté de l'assureur et de l'assuré. 36 .La formation du contrat Le consentement à l’assurance Le consentement à l'assurance doit être exempt de vices : erreur ou dol. Elle comporte des mentions obligatoires (L.112-4 et R. Elle n'est légalement soumise à aucune condition de forme. - L’attestation d’assurance Par ce document.Mutualité économique – IHEDREA – 2008-2009 - La note de couverture Elle constate l'engagement réciproque de l'assureur et de l'assuré. La loi ne prévoit pas de rétractation possible. Il peut alors demander la nullité du contrat (article 1109 du code civil). sauf en cas de démarchage d’assurance à domicile où il existe un délai de renonciation de 14 jours (article L. - La police d’assurance Elle désigne à la fois les conditions générales et les conditions particulières (appelées parfois conditions personnelles).

. Cette mention doit figurer au contrat (L.113-15). la Cour de cassation est ferme : la tacite reconduction donne naissance à un nouveau contrat. Quand elle est supérieure à 3 ans.Mutualité économique – IHEDREA – 2008-2009 Le souscripteur doit être capable de contracter. 37 . Le mineur non émancipé et le majeur en tutelle n’ont pas la capacité de contracter seuls. Elle doit être mentionnée en caractères très apparents (L.113-15). Elle doit être expressément prévue au contrat (R.. La durée du contrat peut être déterminée (1 an. Le contrat est formé dès l'envoi des conditions particulières si celles-ci sont conformes à la proposition. 3 ans. Le contrat est formé à partir de cet envoi. Il convient de respecter les règles définies par le code civil (article 1123). Elle a pour effet le renouvellement du contrat automatiquement à chaque date anniversaire. constitue une manifestation tacite du consentement de l'assureur.113-12). la photocopie peut être admise comme moyen de preuve. La date de formation du contrat C'est à l'instant même où chaque partie a exprimé sa volonté de s'engager que le contrat est formé : Ä acceptation de la proposition d'assurance par l'assureur par l'envoi des conditions particulières.112-4 précise que le contrat doit indiquer le moment à partir duquel est due la garantie et la durée de cette garantie. faute de quoi le contrat serait résiliable annuellement. Le paiement de la prime n'est pas un élément nécessaire à la formation du contrat.112-3) . La preuve du contrat se fait par l'écrit (L. La durée du contrat et la durée de la garantie peuvent ne pas coïncider. De son coté. sans qu'aucune manifestation de volonté des parties ne soit nécessaire.112-1). Il faut distinguer la date de formation de la date de prise d'effet du contrat qui peut être différente : premier jour du mois qui suit la signature de la proposition. La durée de la tacite reconduction ne peut pas être supérieure à une année. elle doit figurer au-dessus de la signature du souscripteur.) ou indéterminée. Le contrat à durée déterminée peut contenir une clause de tacite reconduction.. Section V. L'encaissement d'une prime.La durée du contrat La durée du contrat et les conditions de résiliation sont fixées par la police (L. toutefois la demande formelle de paiement de la prime de la part de l'assureur constitue la reconnaissance de la garantie. l'article L. non assorti de réserves... La preuve par télex ou télécopie est une preuve imparfaite laissée à la libre appréciation du juge. Bien que cette solution soit très critiquée par la doctrine. Ä envoi par le souscripteur des conditions particulières signées si celles-ci ne sont pas conformes à la proposition..

L’exercice de son droit de renonciation par l’assuré démarché à son domicile entraîne la résiliation du contrat à compter de la date de réception de sa lettre de renonciation.113-4). 38 . La résiliation prend effet 30 jours après envoi de la lettre recommandée.La faculté générale de résiliation Ä La faculté de résiliation annuelle par l'assureur ou par le souscripteur doit être mentionnée dans le contrat d'assurance (L. Le délai court désormais à partir de la date qui figure sur le cachet de la poste. il est résilié dans un délai de 6 mois.121-11) le contrat est suspendu de plein droit le lendemain 0 H du jour de l’aliénation.113-9) Ä Modification du risque assuré : w aggravation du risque déclaré : la résiliation peut être demandée par l'assureur pour les assurances de dommages (L.Mutualité économique – IHEDREA – 2008-2009 Section VI.113-4).Les autres cas de résiliation Ä Inexécution de son obligation par l'assuré : w non paiement de la prime (L.. w perte de la chose assurée (L. L’assuré doit informer l’assureur par lettre recommandée de la date de l’aliénation. Ä Modification de la situation personnelle de l'assuré : w décès de l'assuré : le droit de résiliation est ouvert à l'assureur et à l'héritier (L..113-3) w déclaration de risque inexacte (L. L’assureur doit rappeler la date limite d’exercice de cette résiliation avec chaque avis d’échéance annuelle. sauf lorsque le souscripteur a connaissance d’un sinistre mettant à jour la garantie.La résiliation du contrat 1.121-10) .121-9) : l'assurance prend fin de plein droit. La résiliation prend effet 10 jours après l’envoi de la lettre recommandée. En cas d’aliénation d’un véhicule (L.113-12). Elle ne s'applique pas à l'assurance vie résiliable à tout moment. Si le contrat n’est pas remis en vigueur. Il peut être dérogé à cette règle pour les contrats souscrits par des professionnels et pour l’assurance maladie. Ceux-ci peuvent résilier le contrat.. 2. Ä La résiliation ne peut se faire que par lettre recommandée adressée avec un préavis de 2 mois précédant l'échéance annuelle (L. Le contrat se poursuit de plein droit au profit de l’héritier ou de l’acquéreur. w diminution du risque en cours de contrat : l'assuré peut résilier si l'assureur ne consent pas à réduire la prime (L.121-10).113-12). w aliénation de la chose assurée ou décès de l’assuré (L. Il peut être résilié par chacune des parties par lettre recommandée dans un délai de 10 jours. L’assureur peut résilier dans les trois mois à partir du transfert de la chose.

La partie de prime ne correspondant plus à une période de couverture du risque doit être remboursée au souscripteur. L'assureur est tenu de restituer la portion de prime due. Ä Résiliation après sinistre : L'article R.Mutualité économique – IHEDREA – 2008-2009 w certains événements spécifiques : redressement ou liquidation judiciaire : résiliation par l’assureur ou l’assuré dans un délai de trois mois par lettre recommandée. mais dans ce cas.113-10 du code des assurances octroie à l'assureur le droit de prévoir dans la police qu'il a la faculté de résilier le contrat après sinistres.La modification du contrat 1. alinéa 2.112-2. aux risques garantis lorsque ces modifications s'inscrivent dans l'accord initial.. L'assureur n'est pas obligé d'accepter cette réduction. 39 .L’aggravation et la diminution du risque (Sur les aggravations de risque voir plus haut). Modifications en diminution de garantie : nécessitent l'accord de l'assuré. l'assuré peut résilier son contrat dans un délai de 30 jours suivant sa notification à l'assureur par lettre recommandée. une demande à l'assureur en vue de prolonger ou de modifier son contrat ou de remettre en vigueur un contrat suspendu. L'assureur est en droit d'adapter la prime au risque demandé. 2. elles lui seraient inopposables.. La modification se constate obligatoirement par l'établissement d'un avenant. Les modifications demandées par l’assureur Modifications en augmentation de garantie : l'assuré doit donner son accord Interdiction des "ventes forcées" par adjonction d'une garantie nouvelle. les changements qui apparaissent au cours du temps peuvent nécessiter une modification du contrat. La résiliation doit se faire par lettre recommandée et prend effet un mois à dater de sa notification à l'assuré.113-4 en tient compte pour permettre à l'assuré de demander une diminution de sa prime. Les modifications demandées par l’assuré Selon l'article L. Quelles sont les modifications concernées ? Celles relatives à la durée. L'article L. à défaut de quoi. cette demande est considérée comme acceptée par l'assureur si celui-ci ne répond pas dans les dix jours (cette disposition n'est pas applicable aux assurances sur la vie).Les autres cas de modification du risque Le contrat d'assurance s'écoulant dans la durée. lorsque l'assuré fait. par lettre recommandée. Diminution de risque : La loi n'impose pas de déclarer les diminutions de risque.. La modification prend effet au terme du délai de 10 jours (sauf demande spécifique du souscripteur). Section VII.

l’assuré pouvant revenir à la compétence normale du lieu de son domicile.112-3 du code des assurances). La compétence territoriale La règle est que la compétence du tribunal du domicile de l’assuré est retenue (article R.Mutualité économique – IHEDREA – 2008-2009 Changements de tarifs : généralement prévus par le contrat qui devrait (mais pas d'obligation légale) laisser au souscripteur la faculté de résilier. La répartition entre tribunal d’instance ou de grande instance et tribunal de commerce sera fonction du caractère civil ou commercial du contrat d’assurance.Le contentieux du contrat d’assurance 1. meubles et immeubles. une compétence facultative est reconnue au tribunal du lieu du fait dommageable. 40 . 2. renforçant les droits des victimes d’infractions.la prescription des actions dérivant du contrat d’assurance Le champ d’application Les actions dérivant d'un contrat d'assurance sont soumises à la prescription biennale (article L. qui découlent des faits objets de la poursuite pénale. Toutes les modifications au contrat d’assurance doivent être constatées par un avenant au contrat signé des parties (article L. l’assureur ne peut être attrait devant la juridiction pénale. deux exceptions sont prévues par cet article : Ä pour les assurances de choses. Cette disposition résulte de la loi du 8 juillet 1983.. Cette règle concerne les actions en règlement du sinistre (fixation et règlement des indemnités dues à l’assuré). sauf lorsque sa mise en cause au titre de l’action civile résulte de chefs de dommages.. Toutefois. c’est la compétence du tribunal du lieu de situation de la chose assurée qui est retenue . Section VIII. actions en règlement des sinistres. aussi bien matériels que corporels ou moraux.La compétence La compétence d’attribution Le contentieux du contrat d’assurance ne peut être connu que des tribunaux judiciaires. Ä pour les « accidents de toute nature »...1141)..114-1) : actions en paiement des primes. Normalement.

La loi (article L. Toutefois.Mutualité économique – IHEDREA – 2008-2009 Les actions qui ne sont pas soumises à la prescription biennale sont les suivantes : Ä l'action en responsabilité ou en garantie du tiers victime (10 ans) . La suspension et l’interruption de la prescription Il n'y a suspension de la prescription que lorsque l'intéressé s'est trouvé dans l'impossibilité d'agir (force majeure ou ignorance du contrat). Chapitre III Les règles particulières aux assurances automobile et aux assurances sur la vie aux assurances Section I. 41 . qui sont facultatives. Ä acte d’exécution forcée. Modes d'interruption de la prescription : Ä demande en justice. le délai ne court que du jour ou l'assureur en a eu connaissance. Le calcul du délai de deux ans Point de départ : l'événement qui fonde l'action.. obligation d’assurance aux automobilistes que pour les risques de responsabilité civile encourus à l’égard des tiers. Ä mesure d’instruction présentée avant procès. l’automobile peut faire l’objet d’assurances de choses (vol.Généralités L’assurance automobile est principalement une assurance de responsabilité. incendie. le point de départ est le jour du sinistre ou le jour où l'assuré en a eu connaissance. Pour l'action intentée par l'assuré contre l'assureur en cas de sinistre. Ä l'action subrogatoire de l'assureur . Mais l’assurance souscrite pour le véhicule comprend obligatoirement la garantie des dommages par catastrophe naturelle.211-1 du code des assurances) ne fait..125-1 du code des assurances). bris de glaces et autres dommages subis par la voiture elle-même et son chargement).L’assurance automobile 1. en effet. En cas de fausse déclaration. Ä médiation ou conciliation. Ä envoi d'une lettre recommandée avec demande d’avis de réception. Ä l'action intentée par les tiers bénéficiaires en assurances de personnes (10 ans). Ä désignation d'expert à la suite d'un sinistre. (article A.

le contrat d’assurance ne couvre pas la réparation des dommages subis par les auteurs. les membres de la famille du conducteur ou de l’assuré.211-15 du code des assurances. de la vente et du contrôle de l’automobile. elle subsiste un mois à compter de l’expiration de cette période (article R.211-14 du code des assurances). La présomption d’assurance est établie par l’attestation d’assurance pour la période mentionnée sur ce document. et même 50 % de ce plafond pour les conducteurs « novices » ayant obtenu leur permis de conduire après avoir suivi la formation appelée communément « conduite accompagnée ». en cas de vol du véhicule. la surprime applicable à ces conducteurs « novices » ne peut dépasser 100 % de la prime de référence.211-16 du code des assurances)..121-1 du code des assurances). 3. D’autre part. Toutefois. ainsi que la responsabilité civile des occupants du véhicule. D’autre part.335-9-1 du code des assurances). taxe au profit du fonds de garantie automobile. l’assurance automobile est l’assiette de nombreuses taxes ou cotisations fiscales (taxe unique sur les conventions d’assurance. ce qui permet l’indemnisation de leurs 42 . Toutefois. qui s’applique au montant de la prime d’assurance en fonction de la présence ou de l’absence de sinistres ayant engagé la responsabilité du conducteur depuis la souscription du contrat. cotisation fiscale au profit de la sécurité sociale.-La preuve de l’assurance Tout conducteur d’un véhicule concerné par l’obligation d’assurance doit être en mesure de présenter à toute réquisition un document faisant présumer que l’obligation d’assurance a été satisfaite (article R. garantir la responsabilité du conducteur du véhicule assuré à l’égard des tiers.Mutualité économique – IHEDREA – 2008-2009 Les deux principales caractéristiques de l’assurance automobile sont de comporter une clause de « bonus-malus » ou de réduction-majoration (article A. Toutefois.211-1 du code des assurances.211-211 de ce code.…). mais également celle de toute personne ayant la garde ou la conduite autorisée du véhicule. qui teint compte de leur inexpérience dans la conduite automobile (moins de trois ans de conduite ou d’assurance).L’étendue de la garantie et les personnes assurées Le contrat d’assurance doit. Toutefois les véhicules dont le poids total autorisé en charge est supérieur à 3. ainsi qu’une tarification spéciale pour les conducteurs « novices » (article A. le souscripteur du contrat d’assurance doit. Cette présomption résulte de la production aux fonctionnaires ou agents charger de constater mes infractions à la police de la circulation de l’attestation d’assurance qui est délivrée par l’assureur en application de l’article R. apposer sur le pare-brise de son véhicule un certificat d’assurance constituant document justificatif de la souscription du contrat d’assurance et qui vaux présentation de l’attestation d’assurance. coauteurs ou complices du vol. en application de l’article L.211-1 du code des assurances. à l’exception des professionnels de la réparation. 2.5 tonnes sont exonérés de la taxe unique sur les conventions d’assurance. et qui le plus souvent prend la forme de la « carte verte » constituant une carte internationale d’assurance. en application de l’article R. Sont considérés comme des tiers au sens de l’article LK.

Le cas de non-assurance Dans le cas ou le responsable d’un accident est inconnu ou non assuré.. substances ou produits. soit d’un tiers. Il peut s’agir soit de l’assuré lui-même. Mais cet organisme n’a qu’une obligation subsidiaire. Le souscripteur est la partie au contrat qui s’engage avec l’assureur et qui paie les primes. le Fonds de Garantie Automobile. L’assuré est la personne sur la tête de laquelle pèse le risque. le Bureau Central de Tarification qui fixera le montant de la prime et de la franchise applicable à l’assuré et désignera un assureur. l’indemnisation du dommage qui serait causé à la ou les victimes est assurée par un organisme spécifique.Les différents types de contrats 1. il a été institué un organisme central.Mutualité économique – IHEDREA – 2008-2009 dommages lorsqu’ils sont blessés dans un accident de la circulation dont ce dernier est responsable.. on parle de « tête assurée ». 5. les accessoires et produits servant à son utilisation. Il s’agit le plus souvent d’une personne physique. Sa décision s’impose à l’assuré qui l’accepte et à l’assureur. sauf à un tarif exceptionnellement élevé.. . 43 . c'està-dire qu’il n’interviendra qu’en cas d’absence ou d’insuffisance d’assurance. Il doit avoir la capacité juridique de contracter. Les dommages garantis sont les dommages corporels ou matériels causés par : les accidents ou incendies provoqués par le véhicule. objets. Le contrat d’assurance vie est un contrat aléatoire. L’assurance décès : Elle couvre le risque de décès de l’assuré pendant une période déterminée (temporaire décès) ou pendant sa vie entière (assurance vie entière). L’objectif de ce contrat est la constitution d’un capital devant bénéficier après le décès de la tête assurée à des tiers désignés par le souscripteur (les bénéficiaires).. En matière d’assurance vie. les objets et substances qu’il transporte . Section II. 4.Les assurances sur la vie L’assurance vie peut être définie comme la convention aux termes de laquelle l’assureur s’engage envers le souscripteur à verser à ce dernier ou à des tiers désignés (bénéficiaires) un capital ou une rente sous réserve de la survie ou du décès de l’assuré. 1.la chute de ces accessoires. Le bénéficiaire : il s’agit de la personne désignée par le souscripteur pour recevoir les prestations garanties par le contrat.Les cas de refus de garantie Du fait du caractère obligatoire de l’assurance automobile garantissant la responsabilité du conducteur et de la difficulté pour certains conducteurs de trouver un assureur qui accepte de les garantir.

. Le montant des arrérages de rente est déterminé en fonction notamment des tables de mortalité. il est appelé contrat multi-support. en cas de décès prématuré de l’assuré. le souscripteur perçoit une rente sa vie durant. L’assurance vie : Elle permet à l’assuré de se constituer un capital en cas de vie à une date donnée ou sans date précise (vie entière). une rente viagère. La notice ou note d'information doit contenir les mentions suivantes : Ä Identification de l'assureur .Mutualité économique – IHEDREA – 2008-2009 2. Contrats de rentes : Le contrat de rente permet la perception de revenus (arrérages) dont le versement est étalé dans le temps. •Rentes viagères : en contrepartie d’un capital versé. qui peut être réversible en cas de décès au profit d’une autre personne (conjoint le plus souvent).132-5-1 et suivants du Code des assurances. prévues par les articles L. Elle est appelée aussi : assurance épargne ou épargne retraite. SICAV. C’est donc un contrat plus risqué mais potentiellement beaucoup plus performant. Si le contrat offre le choix entre plusieurs unités de compte. 3. temporaires : le versement de la rente est garanti pendant un certain nombre d’années. Ä Nom commercial et caractéristiques du contrat : w définition des garanties offertes 44 . Les capitaux peuvent être libellés en euros (supports sans risque) ou en unités de compte (FCP. On parle d’arrérage de rente. 5. 4. Contre assurance : Associée à un contrat en cas de vie. Options au terme : Choix du bénéficiaire au moment de la réalisation du risque assuré entre recevoir le capital. une rente temporaire ou un panachage de ces options 2.L’information renforcée du souscripteur En plus des principes communs envisagés par l'article L. La valeur du contrat en UC évolue à la hausse comme à la baisse en fonction des unités de compte choisies par le souscripteur. le remboursement à un bénéficiaire des primes versées ou du capital acquis. •Rentes 6. valeurs immobilières).112-2 du Code des assurances. elle permet. il existe des règles spécifiques au contrat d'assurance vie. Assurance mixte : Elle combine des garanties décès et vie.

invalidité) suit naturellement le sort de la garantie principale. la faculté de renonciation de 30 jours offerte au souscripteur est maintenue. l’assureur ne peut-il pas imposer au souscripteur de régler la prime. 4. Ä Information sur l’évolution à la hausse comme à la baisse des supports (contrats en UC). La réduction correspond à une révision du contrat d’origine assortie d’une diminution des prestations assurées. Ä Rendement minimum garanti . pénalités en cas de rachat w loi applicable au contrat.Mutualité économique – IHEDREA – 2008-2009 w durée du contrat w modalités de versement des primes w modalités de renonciation au contrat w formalités à accomplir en cas de sinistre w précisions relatives à certaines catégories de contrat : frais prélevés. La renonciation entraîne le remboursement intégral des sommes versées qui doivent être restituées dans un délai de 30 jours à dater de la réception de la lettre recommandée. La proposition d'assurance doit mentionner les valeurs de rachat des huit premières années ainsi que la faculté et les modalités de renonciation au contrat..le paiement de la prime En assurance vie. A défaut de communication de ces informations. 3. Ainsi.La nature forfaitaire des prestations 45 . Le défaut de paiement de la prime implique les conséquences suivantes : Ä La résiliation du contrat par l’assureur en cas d'absence ou d'insuffisance de la valeur de rachat du contrat. Ä La réduction des garanties si la valeur de rachat est suffisante. Ä Procédure d'examen des litiges . Le souscripteur peut donc mettre un terme au contrat et récupérer la prime versée à l’assureur.132-20). si celle-ci n'est pas la loi française et le régime fiscal si ce n'est pas le régime français. l’assureur n’a pas d’action en paiement de la prime (article L. Toute personne qui a signé une proposition d’assurance vie peut y renoncer dans un délai de 30 jours par lettre recommandée avec avis de réception. soit réduit. valeurs de rachat. L'éventuelle assurance complémentaire (décès accidentel.. l'assureur adresse une lettre recommandée au souscripteur. Procédure : Si la prime n'est pas payée dans les dix jours de son échéance. précisant que 40 jours après son envoi le contrat est soit résilié.

ainsi que dans les cas. dispose d’un délai de dix ans Cette prescription décennale. les sommes assurées sont fixées par le contrat ». d’assurance en cas de vie au bénéfice d’un tiers. majeur en tutelle. désormais trentenaire.132-4-1). la police n’impose aucun délai pour la déclaration du sinistre . qui a vocation à s’appliquer aux garanties en cas de décès.. Ä Au cas où le souscripteur est sous curatelle. Cette interdiction entraîne la nullité absolue du contrat. Il en résulte que ne peuvent souscrire seules un contrat d’assurance. il faut être capable de contracter. il est demandé aux intéressés de prévenir l’assureur dès que possible. Le bénéficiaire.Les règles particulières à l’assurance décès 1. Ä En ce qui concerne les majeurs sous tutelle. Ä Il existe une interdiction d'assurance décès sur la tête de certains incapables (article L. Article L.Mutualité économique – IHEDREA – 2008-2009 Ä Contrairement à l'assurance dommages.. la prestation de l’assureur n’a pas pour objet de placer l’assuré dans la situation qui aurait été la sienne si le sinistre ne s’était pas produit. Le bénéficiaire doit apporter la preuve du sinistre ce qui peut entraîner des difficultés en matière d'assurance décès (secret médical. la conclusion du contrat d’assurance ne peut être accomplie qu’avec l’autorisation du juge des tutelles ou du conseil de famille s’il a été constitué (article L. inscrite à l’article L. Le seul délai opposable dans tous les cas est toutefois celui de la prescription. Ici. Néanmoins.132-3) : mineur de moins de 12 ans. le montant de la prestation est défini au contrat : il s'agit d'un montant forfaitaire. soit en raison de leur âge.114-1 du code des assurances. personne placée dans un établissement psychiatrique. Section III. non seulement du décès. Généralement. Ä Il n'y a pas de délai de déclaration en assurance vie (sous réserve du délai de prescription). certains accidents). 46 . a un point de départ fixé au jour où le bénéficiaire du capital décès aura eu connaissance. cette souscription ne peut être accomplie que avec l’assistance du curateur (article L. décès par suicide. le délai de 5 jours de l’article L. lorsqu’il est différent de l’assuré.113-2-4ème du Code des assurances n’étant pas applicable.132-4-1).La conclusion du contrat Pour souscrire un contrat d’assurance vie. soit en raison de leur état de santé : les mineurs non émancipés (ils sont représentés par leurs parents). plus rares. Il serait de toute manière trop difficile d’évaluer le dommage. qui prévoit en effet désormais d’affecter les capitaux issus des contrats d’assurance vie non réclamés au Fonds de réserve des retraites. Le bénéficiaire doit également justifier qu’il est effectivement en vie au jour de l’exigibilité des prestations.131-1 du Code des Assurances : « En matière d’assurance vie […].

Ce sont les exclusions contractuelles. Ce sont les exclusions légales. L'assureur sélectionne les risques car les tarifs sont établis conformément à des tables de mortalité correspondant à des risques normaux et ordinaires : Ä sélection avec visite médicale .. Ä Pour les contrats comportant des garanties de prévoyance. Principe : l’assureur va garantir toutes les causes de mort : que ce soit la maladie ou l’accident.132-7) Exclusion du suicide volontaire pendant la première année d'assurance : dans les contrats d’assurance en cas de décès.132-2). Ä sélection sans visite médicale avec questionnaire médical complet ou réduit. la couverture du suicide pendant la 1ère année est interdite. Mais la loi peut limiter ce principe : suicide.) ou d'appliquer des surprimes. L'assureur peut exclure certaines causes de décès bien déterminées.132-24) Le fait intentionnel détruit la notion de risque et enlève au contrat son caractère aléatoire. la déclaration du risque comporte un questionnaire médical concernant l'assuré qui doit déclarer toutes les circonstances antérieures à la conclusion du contrat. On a voulu éviter les spéculations sur la mort d’autrui.Suicide volontaire ð nul effet ð règlement de la provision mathématique au bénéficiaire (article L.C'est à l'assureur qu'incombe la preuve du suicide. clairement définies. l’assureur prendra en charge les conséquences de l’imprudence de l’assuré. Un non-lieu ou un acquittement rendent le bénéficiaire non coupable. F Meurtre de l'assuré par le bénéficiaire (article L..Mutualité économique – IHEDREA – 2008-2009 Ä Il est nécessaire d'obtenir le consentement écrit du tiers assuré. ð Le bénéficiaire doit avoir été condamné pénalement pour avoir provoqué volontairement la mort de l'assuré ou du souscripteur. Existence d’un aléa (article 1964 du Code civil) : la survenance du risque en assurance vie doit rester aléatoire. Elles figurent en caractères très apparents dans la police 2. Conséquences : .La garantie de l’assureur F Le suicide de l'assuré (article L. Ä Possibilité pour l'assureur d'exclure des risques (sports dangereux. Cependant.132-18). avec indication de la somme assurée (L. De la même manière. Les exclusions contractuelles obéissent aux règles générales : Elles doivent être limitées. même entre la signature de la proposition et la formation définitive. meurtre.. 47 . cette exclusion légale ne s'applique qu'au suicide volontaire (volonté délibérée de se donner la mort). . le fait volontaire ou involontaire d'un tiers.

.Condamnation pour meurtre.la notion de bénéficiaire Le bénéficiaire est la personne désignée par le souscripteur pour recevoir les prestations garanties par le contrat. mais rembourse la provision mathématique au contractant ou à ses ayants droits (si ceux-ci ne sont pas condamnés comme auteurs ou complices du meurtre). La désignation bénéficiaire doit être le résultat d’une décision réfléchie du souscripteur. 48 . le souscripteur ne manquera généralement pas de désigner la personne ou l’organisme auquel il souhaite que les prestations soient versées.Bénéficiaire : auteur uniquement du meurtre. 3.Ce droit appartient exclusivement au souscripteur. • Désignation à titre onéreux : désignation bénéficiaire avec une contrepartie. soit d’un tiers. assassinat ou empoisonnement. . (Tentative ð révocation du bénéficiaire. Conséquences = Inefficacité du contrat : . pratique les contrats d’assurance sur la vie comportent le plus souvent une stipulation au profit d’un tiers bénéficiaire (clause – type par défaut). si l’assuré est distinct du souscripteur. Mais ce n’est pas obligatoire.Mutualité économique – IHEDREA – 2008-2009 . . ou ultérieurement (modification de la clause bénéficiaire). . L'assurance peut être faite : Ä sans indication de bénéficiaire Ä avec un bénéficiaire déterminé ou déterminable  La désignation du bénéficiaire Qu’il souscrive un contrat d’assurance afin de consentir une libéralité ou dans le but de fournir une garantie à un créancier. Il peut s’agir soit du souscripteur lui-même. même si celui-ci ayant déjà accepté sa désignation à son égard). Le consentement de l'assuré en cas de décès est obligatoire.. Elle doit être adaptée à la situation familiale et patrimoniale du souscripteur. . voire par testament ou lettre simple.si plusieurs bénéficiaires sur le même rang : part du coupable non versée . coauteur ou simplement complice.si un bénéficiaire en sous-ordre : assureur ne verse pas le capital. En.Désignation dans la police.A titre gratuit ou onéreux : • Désignation à titre gratuit : désignation par le souscripteur d’un bénéficiaire dans le but de l’avantager (libéralité).

En cas de divorce sans remariage.132-4-1). La clause bénéficiaire peut prévoir plusieurs bénéficiaires de 1er rang (répartition) ainsi que des bénéficiaires de second rang si les bénéficiaires de 1er rang sont décédés.La clause bénéficiaire peut être modifiée tant qu’elle n’a pas été acceptée par le bénéficiaire désigné (adaptation de la situation du souscripteur). ce sont les bénéficiaires de second rang qui auront vocation à recevoir le capital (exemple : mon fils Albert. Cette situation originale peut se retrouver en cas de non désignation. La désignation bénéficiaire admet une grande souplesse (démembrement. il est réputé être en opposition d’intérêts avec la personne protégée. le capital décès va être intégré dans l’actif successoral du souscripteur.Mutualité économique – IHEDREA – 2008-2009 . Si aucun bénéficiaire n’a été désigné. à défaut mes héritiers).Lorsque le souscripteur est sous tutelle. .  L’absence de bénéficiaire Il n’existe aucune obligation pour le souscripteur de désigner un bénéficiaire (article L. à défaut ma fille Françoise. désignation d’une personne morale…). w le conjoint : c'est celui qui a cette qualité au moment du décès. Le régime fiscal avantageux de l’assurance vie ne trouvera pas à s’appliquer. cette désignation ne peut être faite qu’avec l’assistance du curateur (article L. . révocation de l’unique bénéficiaire. l’ex-conjoint perd ses droits.  La détermination du bénéficiaire peut être directe ou indirecte. Ces mêmes règles s’appliquent à la substitution de bénéficiaire. S'il y a eu remariage.  La renonciation au bénéfice du contrat par le bénéficiaire Si aucun bénéficiaire de premier rang n’accepte pas le bénéfice du contrat. w enfants nés et à naître. charges et conditions. . A défaut de bénéficiaires subsidiaires.132-11 du Code des assurances). 49 . il ne peut procéder à la désignation du bénéficiaire qu’avec l’autorisation du juge des tutelles ou du conseil de famille s’il a été constitué (article L. w héritiers ou ayants droits (suivant les parts héréditaires).Directe : désignation nominative. c'est le nouveau conjoint. lorsque le bénéficiaire est le curateur ou le tuteur. refus d’attribution et nullité de la désignation. .132-4-1). le contrat sera considéré comme étant sans bénéficiaire désigné.Indirecte : désignation qualitative. Et.Lorsque le souscripteur est sous curatelle.

l’acceptation intervenant après le décès de l’assuré ou du stipulant n’étant soumise à aucune règle de forme particulière. survenance d'enfant avant le 1er janvier 2007) et tentative de meurtre de l’assuré par le bénéficiaire. En revanche. elle peut être expresse (signature du contrat ou lettre d’information à la compagnie) ou tacite (nécessité d’une « volonté certaine et non équivoque ». La loi du 17 décembre 2007 a opéré une réforme de l’acceptation bénéficiaire du vivant du stipulant ou de l’assuré. Ä L’acceptation nécessite l’accord préalable du souscripteur et est formalisé par un avenant tripartite signé de l’assureur. signé du stipulant et du bénéficiaire. la stipulant et du bénéficiaire trente jours au moins après la signature du contrat d’assurance vie. le fait de se substituer au souscripteur pour payer les primes ou de détenir le contrat ou l’avenant comportant la clause de désignation). Le contrat ne peut pas être gagé sans l’accord du bénéficiaire acceptant. Limite : cas de révocation des libéralités (ingratitude. Aucune acceptation ne peut intervenir dans les trente jours à compter du moment où le souscripteur est informé que le contrat est conclu. Ä Cette acceptation peut également être formalisée par un acte authentique ou sou signature privée. Mais cette acceptation peut aussi intervenir en cours de contrat. L’acceptation d’un contrat d’assurance vie conclu moins de deux ans avant la publicité du jugement d’ouverture de la curatelle ou la tutelle du stipulant peut être annulée sur la seule preuve que l’incapacité était notoire ou commune du cocontractant à l’époque où les actes ont été passés. Cela se concrétise en pratique par la réclamation à l'assureur des sommes qui lui sont dues. Toutefois lorsque l’acceptation du bénéficiaire est postérieure au nantissement du contrôle d’assurance celle-ci est sans effet à l’égard du créancier nanti. le bénéficiaire doit accepter le bénéfice de l'assurance. par exemple. Elle confère à ce moment là des droits particuliers au bénéficiaire acceptant : Ä La clause bénéficiaire ne peut plus être modifiée (pas de révocation possible). qui n’aura d’effet à l’égard de l’assurance que lorsque cet acte lui aura été notifié par écrit. 50 . Les possibilités de rachat (partiel ou total) et d’avance sont soumises à des conditions spécifiques qui dépendent de la date et de la forme de l’acceptation. Les motivations d’une acceptation en cours de contrat peuvent être nombreuses sans résulter nécessairement d’un conflit survenu entre le souscripteur et le bénéficiaire.Mutualité économique – IHEDREA – 2008-2009  L’acceptation du bénéfice de l'assurance Au terme. le souscripteur peut cesser de payer les primes du contrat accepté.

Notion d’exagération « eu égard aux facultés » du souscripteur. Dans deux arrêts de 1992 et 1998.Mutualité économique – IHEDREA – 2008-2009  La révocation du bénéficiaire Ä Possible à tout moment tant qu'il n'y a pas eu acceptation. 51 . Ä Révocation pure et simple ou substitution d'un autre bénéficiaire.132-13). Si primes exagérées : rapport et réduction de la totalité de la prime. F Le bénéficiaire face aux créanciers du stipulant (article L. il doit être vivant. A noter que le projet de loi en faveur des consommateurs précise que l’acceptation devra être formalisée par voie d’avenant.  Les droits du bénéficiaire déterminé Principe de la "stipulation pour autrui" (article 1121 du Code Civil). Les créanciers auront un droit de recours contre le bénéficiaire en cas de primes exagérées (organisation par le souscripteur de son insolvabilité). Il est considéré comme créancier direct de l'assureur. Limite : lorsque la clause bénéficiaire concerne un majeur protégé. On va retenir des critères aussi bien économiques (revenus et patrimoine) que qualitatifs (utilité de l’opération. Ä Pour cela. ð Principe de dispense des règles du rapport et de la réduction pour atteinte à la réserve (article L. Ä Application des causes ordinaires de révocation des libéralités définies par le Code civil : w ingratitude du bénéficiaire . le bénéficiaire dispose d'un droit personnel contre l'assureur. Ä Bien que non partie au contrat.132-14) Le capital est exclu de tout droit d'action des créanciers (insaisissabilité de la valeur du rachat). âge et état de santé du souscripteur). w la révocation pour survenance d’enfant n’est plus automatique depuis la loi du 23 juin 2006. Ä Le bénéficiaire dispose d'une action personnelle contre l'assureur pour le paiement du capital. F Le bénéficiaire face aux héritiers du souscripteur L’assurance vie est dite « hors succession ». la Cour de cassation a ajouté une condition supplémentaire : il doit avoir expressément accepté la stipulation faite à son profit. la révocation ne peut intervenir qu’avec l’autorisation du juge des tutelles ou du conseil de famille s’il a été constitué.

Les mesures prises ne sont que provisoires (autorité parentale). Aucune récompense n'est due à la communauté. Ce jugement fixe la date du décès.Mutualité économique – IHEDREA – 2008-2009 F Le bénéficiaire face à la communauté conjugale l'ayant unie au souscripteur (article L. sous certaines conditions. 2.Cas particulier : la preuve du décès en cas d’absence ou de disparition Preuve du décès : absence ou disparition. Le souscripteur. Ä L'individu dont on a la certitude ou la quasi-certitude qu'il est mort sans que son cadavre ait pu être retrouvé est un "disparu" (accident d’avion. 1.Les opérations sur le contrat Comme nous l’avons vu en introduction. 5. Un jugement déclaratif de décès est rendu si toutes les preuves sont suffisantes.. Elle est généralement assortie d'une contre-assurance en cas de décès prématuré (remboursement des primes versées ou remboursement de l'épargne acquise). Saisie du tribunal de grande instance par tout intéressé. naufrage des chalutiers…). Deux périodes peuvent être distinguées : w La période de présomption d'absence. 52 . 4. l'assurance en cas de vie ou "assurance épargne" permet au souscripteur de se constituer une épargne. tout intéressé peut saisir le tribunal pour déclarer l'absence. l'absent n'est jamais considéré comme décédé. Ä L'individu dont on ne sait pas s'il est vivant ou mort est un "absent". Les droits de l'absent sont prouvés. Au bout de 10 ans d'absence. Le capital assuré ne fait jamais partie de la communauté. sauf en cas de primes exagérées. L'absence Quelle que soit la durée de l'absence.. c’est-à-dire récupérer l’épargne constituée. w La période d'absence déclarée. La disparition Procédure beaucoup plus rapide. au moins un an après et donne aux héritiers des droits identiques à ceux d'un décès. Le disparu est reconnu comme décédé à compter du jour fixé par le tribunal avec les conséquences normales de tout décès. peut « racheter » son contrat.132-16) Le bénéfice de l'assurance contractée par un époux commun en biens en faveur de son conjoint devient un bien propre pour celui-ci. Un jugement déclaratif d'absence est rendu.

Le rachat A la demande du souscripteur. l'assureur accorde au souscripteur une avance d'argent imputable sur la provision mathématique moyennant un intérêt. Ä Rachat obligatoire pour l'assureur (décret à intervenir) mais celui-ci peut d’office substituer le rachat à la réduction si la valeur de rachat est inférieure à un montant fixe par décret. Le rachat s'analyse comme le paiement anticipé de la provision.331-3) La Provision mathématique vie est constituée par la capitalisation des primes d'épargne majorées des participations aux bénéfices. la mise en réduction d’un contrat correspond au maintien du contrat d’assurance en contrepartie de garanties diminuées sans que le souscripteur continue à payer des primes. Il faut qu'il y ait une provision mathématique. l'assureur transforme son obligation au terme en une obligation immédiate : il rachète sa dette. avances. L'avance est : Ä soit remboursée 53 . La réduction Prévue par l’article L. Les avances sur police Par l'avance. Il peut faire valoir son droit de créance sous 4 formes : réduction. mise en gage du contrat. Il peut s’agir d’un rachat total ou d’un rachat partiel. Ä Existence d'une provision mathématique. Les provisions mathématiques sont la propriété de l'assureur. des intérêts sur l’avance seront versés à l’assuré. 132-23 du code des assurances. Qu'est-ce que la Provision mathématique ? (article R. La réduction peut intervenir soit à la suite d’une demande de l’assuré. en cours de contrat d’une partie de la provision mathématique. Sur ces provisions. soit à la suite du non paiement dans les contrats à primes périodiques.Mutualité économique – IHEDREA – 2008-2009 L'épargne constituée dans l'assurance vie est appelée "provision mathématique". rachat. sans compromettre l’économie générale de l’opération d’assurance. L’avance sur police permet au souscripteur de disposer momentanément. le souscripteur a un droit de créance lui conférant des droits particuliers. C'est un droit propre au souscripteur (une seule exception : le créancier gagiste). En contrepartie.

Mutualité économique – IHEDREA – 2008-2009 Ä soit imputée sur les prestations. Si le souscripteur débiteur ne rembourse pas sa dette dans les délais convenus. le créancier gagiste peut utiliser le gage qui lui a été remis en sûreté de sa créance. 7.. Ä c'est un instrument de crédit . par la consultation du répertoire national d’identification des personnes physiques (article L. l’assureur doit verser dans un délai maximum d’un mois. 6. si le débiteur ne s’exécute pas.L’information de l’assureur sur le décès de l’assuré ou du bénéficiaire L’assureur doit s’assurer du décès éventuel de l’assuré. Le créancier gagiste peut ainsi. Le contrat d’assurance est ainsi utilisé comme une sûreté. Ä le créancier devient responsable des primes tant que le contrat est gagé. 54 . Toutefois si le bénéficiaire a accepté sa désignation avant la conclusion du nantissement.. Ä s'effectue par acte authentique (article 2355 du Code civil) ou par un avenant au contrat .Le règlement du capital décès La revalorisation du capital après décès En cas de décès de l’assuré. Le nantissement C’est l’opération par laquelle un souscripteur débiteur donne son assurance-vie en garantie à un créancier. Ä la mise en gage doit être notifiée à l'assureur (double de la convention de nantissement) . celle-ci est sans effets à l’égard du créancier nanti. Le créancier peut provoquer le rachat nonobstant l’acceptation du bénéficiaire. que le contrat soit dénoncé ou non. à l’expiration de ce délai de deux mois. ce dernier est subordonné à l’accord du bénéficiaire et si cette acceptation est postérieure au nantissement. le capital non versé produit de plein droit un intérêt au taux légal majoré de moitié durant deux mois puis. Au-delà de ce délai.132-9-3).132-5) Les délais de règlement du capital ou de la rente Après le décès de l’assuré ou au terme prévu par le contrat. demander le rachat du contrat mais seulement dans la limite de sa créance. au double du taux légal (article L. le capital ou la rente garantis au bénéficiaire du contrat.132-23-1). le capital versé au bénéficiaire doit être revalorisé au plus tard un an après la date de ce décès et jusqu’à réception des pièces nécessaires au paiement (article L.

des risques portant atteinte à l’intégrité physique de la personne ou liés à la maternité. le bulletin d’adhésion. notamment aux antécédents médicaux de cet adhérent.L’obligation générale de recherche de l’assureur sur le décès de l’assuré ou du bénéficiaire Lorsque l’assureur est informé du décès de l’assuré. - Les trois parties au contrat jouent un rôle dans la formation du contrat Le rôle de l’assureur L’assureur doit donner son consentement à l’adhésion de l’adhérent. par lequel l’adhérent demande à bénéficier de l’assurance qui lui est proposée. ainsi que des formalités à accomplir en cas de sinistre. 1.. Les adhérents doivent avoir un lien de même nature avec le souscripteur. de l’aviser de la stipulation effectuée à son profit (article L. mais qui doit être rédigée par l’assureur et doit informer ledit adhérent. le souscripteur (employeur ou personne morale) et l’adhérent (salarié ou personne physique) 2.141-1 du code des assurances.Les assurances de groupe Il y a de moins en moins d’assurances vie individuelles et de plus en plus d’assurances de groupe. Ä L’obligation d’aviser le bénéficiaire n’est obligatoire que si la recherche aboutit. pour la couverture de risques dépendant de la durée de la vie humaine. la notice que le souscripteur doit remettre à l’adhérent.. avant qu’il ne donne son acceptation. de leurs modalités d’entrée en vigueur.La formation du contrat La formation du contrat d’assurance de groupe repose sur trois documents : la police conclue entre l’assureur et le souscripteur. Section IV.. des risques d’incapacité de travail ou d’invalidité ou du risque de chômage. qui comporte toutes les mentions qui permettent de l’identifier et qui est accompagné d’un questionnaire relatif. il est tenu de rechercher le bénéficiaire et. 55 .Mutualité économique – IHEDREA – 2008-2009 8.. si cette recherche aboutit. L’assurance de groupe est définie par l’article L.1328). comme le contrat souscrit par une personne morale ou un chef d’entreprise en vue de l’adhésion d’un certain nombre de personnes répondant à des conditions définies au contrat.Les personnes intervenant au contrat Les personnes intervenant au contrat sont les suivantes : l’assureur. des garanties offertes par le contrat.

. qui les reversera à l’assureur. vis-à-vis de l’assureur. la maternité ou le chômage. établie pas l’assureur et indiquant les conditions essentielles de la police. Enfin. sur la base d’informations complémentaires. tels que la maladie ou l’invalidité. et. dans les limites fixées par l’acceptation de l’assureur. entraîner automatiquement la garantie des risques prévus par la police. L’assureur doit se prononcer au vu des réponses données au questionnaire médical par l’adhérent. Le rôle de l’adhérent L’adhérent doit donner son consentement à son adhésion pour que celle-ci soit définitive. il doit collecter les primes des adhérents pour les reverser audit assureur.  56 . au besoin.Les garanties offertes par l’assurance de groupe Le risque principalement garanti est le risque décès. il est tenu à l’égard de l’adhérent d’un devoir d’information et de conseil sur la vie du contrat et l’exercice des droits dudit adhérent aux différents stades de l’assurance. 3. en effet. D’autre part. Le rôle du souscripteur Le souscripteur doit remettre à chaque adhérent un exemplaire de la notice. Celles-ci sont collectées par le souscripteur.Mutualité économique – IHEDREA – 2008-2009 Le bulletin d’adhésion ne peut. La charge de la preuve de la remise de la notice à l’adhérent incombe au souscripteur. la refuser ou limiter sa garantie. Cet accord entraîne son obligation au paiement des primes. En contrepartie. l’adhérent bénéficie des garanties des risques prévue par la police. L’assureur peut ainsi accepter l’adhésion. mais d’autres risques ne dépendant pas des la durée de la vie humaine peuvent être également être couverts.