IUT Victor Fotso de Bandjoun

Analyse Fonctionnelle (1 / 4) CHAPITRE 1 : RAPPELS IINTEGRALES IMPROPRES 1- Définition Soit g une fonction d’une variable réelle à valeur dans R ou dans C. On appelle intégrale impropre ou généralisée une expression qui est une limite de l’intégrale de Riemann dans les conditions suivantes : a- I = ∫ g ( x)dx , I est dit de premier espèce. b- I = ∫
a →b +∞

a +∞

g ( x)dx ou I = ∫ g ( x)dx , avec g(x) intégrable sur [a,b[ ou sur ]a,b]. I dans ce cas
→a

b

est de deuxième espèce. c- I = ∫ g ( x)dx , I est dit intégrale impropre de troisième espèce.
−∞

2- INTEGRALE IMPROPRE DE PREMIER ESPECE 2-1- Définition Supposons qu’une fonction g(x) soit intégrable sur tout intervalle fini a ≤ x ≤ b < +∞, a étant fixe, b arbitraire. Consdérons la fonction complexe de la variable X ≥ a définie par:
J = ∫ g ( x)dx
a X

(1)
+∞

a- Si pour X→∞, J(X) tend vers une limite finie I∈ C, on dit que l’intégrale impropre de premier espèce ( ∫ g ( x)dx ) converge et on pose par définition:
a

I =

+∞

a

g ( x ) dx = lim( J ( X )) = lim(
X →∞

X

a

g ( x ) dx )
+∞

(2)

X →∞

b-Si pour X→∞, J(X) n’a pas de limite finie, on dit que ( ∫ g ( x)dx ) diverge, et on ne lui
a

attribue aucune valeur. Exemples: Etudier les intégrales impropres suivantes:
A=∫
+∞ 0

e dx , B
dx . 1 + x²

ix

=

+∞ a

x

− β

dx

avec β∈R*+ ,

C =

∫ x
1

+∞

α

dx

,

D =

+∞

0

Cos ( x )dx

,

E =

+∞

0

dx , 1+ x

J =∫

+∞

0

CORRECTIONS

• •

A = lim

X → +∞ 0

∫ e
∫ x
a
1− β

X

ix

dx , lim ∫ X e ix dx = lim X → +∞ 0 X → +∞
dx ,

e

iX

−1 i

n’est pas finie, A = ∫
pour pour

+∞

0

e dx

ix

diverge.

B = lim

X

−β

X → +∞

∫ x
a

X

−β

⎧ ln( X ) − ln( a ) ⎪ ⎪ dx = ⎨ 1− β − 1− β a ⎪X ⎪ 1− β ⎩

β =1 β ≠1

pour β<1, X

1− β

a

1− β

→ +∞

quand X→+∞ , B diverge;

Pour β=1, ln(X) →+∞ pour X→+∞, B diverge ;
1/11

or il est souvent impossible d’obtenir explicitement une primitive ou bien son obtention est techniquement très difficile. −1+ lim 1+α X X → +∞ 1 X → α −1 1+α quand X→+∞. la question est réglée en déterminant lim X → +∞ ∫ X a f ( x ) dx .Si I = K = 3. on a a +∞ +∞ I = ∫ +∞ a g ( x ) dx = +∞ a ∫ c a g ( x ) dx + ∫ +∞ c g ( x ) dx 2. NB : Par changement de variable de type X=1/(b-x). E est une intégrale impropre qui diverge. ∫ → +∞ gf ' dx . Pour α≥-1.Pour β>1. ∫ a +∞ ∫ g ( x ) dx . lim [ f ( x ) g ( x ) ]X entraine celle du troisième et la a a X → +∞ a validité de la formule d’intégration par parties ∫ +∞ a fg ' dx = lim X → +∞ [ f ( x ) g ( x )] X a − ∫ +∞ a f ' gdx 2-3 Critères de convergence D’après la définition.Soit f et g des fonctions de Classe C1 sur [a. a. 1+ α ∫ X 1 α +1 ⎧ X − 1 pour α ≠ − 1 ⎪ α x dx = ⎨ α + 1 ⎪ ln( X ) pour α = −1 ⎩ Pour α<-1. l’existence de deux des trois termes suivants: ∫ → +∞ fg ' dx . J = 0 ∫ +∞ a h ( x ) dx et K = ∫ ( g ( x ) + h ( x )) dx existent alors K=I+J a ( g ( x ) + h ( x )) dx = ∫ +∞ a g ( x ) dx + ∫ +∞ a h ( x ) dx ∫ +∞ a g ( x)dx et ∫ →β a g ( f ( x)) g ' ( x)dx quand il y a convergence les intégrales sont égales.β[) ⊂ [a. doù l’intérêt des critères de convergence suivants portant sur le fonction donnée f. X → +∞ • • • D = lim E = lim X → +∞ ∫ ∫ X 0 X Cos ( x )dx = lim Sin ( X ) cette limite n’existe pas d’où D diverge. il faut et il suffit que : 2/11 .β[ avec f(α)=a et f([α. π dx = lim Arctg ( X ) = . f de classe C1 sur [α. .+∞[. une intégrale impropre de la forme ramenée à la forme ∫ →b a est ∫ →∞ a et inversement 4.Critère de Cauchy Théorème 2: Pour que l’intégrale impropre ∫ +∞ a g ( x ) dx soit convergente. X → +∞ 0 J = lim X → +∞ 0 ∫ X π/2. J est une intégrale impropre qui converge vers X → +∞ 1 + x² 2 dx = lim ln( 1 + X ) = +∞ X → +∞ 1+ x 2-2 Propriétés : Théorème 1: 1.+∞[ (éventuellement β=+∞) alors les intégrales suivantes sont de même nature.Cependant cette méthode est conditionnée par l’obtention d’une primitive. B converge vers a 1− β 1− β • C = lim X → +∞ ∫ x 1 α dx . C converge vers − 1 1+α ∫ x dx est infini d’où C diverge .+∞[. X 1− β − 1− β X a 1− β → 1− β a 1− β quand X→+∞.Si g est de classe C sur [a.Si I = ∫ g ( x)dx est définie.

+ ∞ dx . x’’ ∈[A. tendant vers 0 ii) g satisfait à ∫ x '' x' g ( x ) dx ≤ K . C. c’est le critère d’Abel. c’est à dire simultanément convergentes ou divergentes. ∀x’. on dit que ∫ +∞ a f ( x ) dx est absolument convergente.+∞[ telles que : i) f ≥ 0 est décroissante. x dx 2 2 e x ≤ − x pour x ≥ 1 et e 2 ∫ e 1 +∞ − x dx = lim ∫ e 1 y − x dx = e −1 ⇒ ∫ e 0 − converge. la convergence de ∫ +∞ g ( x ) dx entraîne celle de a de ∫ +∞ f ( x ) dx entraîne celle de ∫ +∞ g ( x ) dx . + ∞ dx .+∞[ alors l’intégrale 2 ∫ +∞ a f ( x) g ( x)dx est convergente. alors α>1 et diverge pour α≤1. dx avec a>0. a a ∫ +∞ a f ( x)dx .Convergence absolue Si x ∫ +∞ a f ( x ) dx converge pour ∫ +∞ a f ( x) dx est convergente. ∫ 2 e x dx . 3/11 . x→ ∞ g b-2 Théorème de Comparaison Si on a 0≤ f ≤ g. NB : On a le même résultat si lim f = λ avec λ≠0. +∞ f ( x ) dx . ∫ f ( x ) dx est de même nature que la série de a terme général Un=f(n). C-2. x ln( x ) − Exemples : Etudier la convergence des intégrales : +∞ + ∞ dx + ∞ dx +∞ +∞ − . on pourra utiliser les théorèmes relatifs ∫ a f ( x ) dx est convergente sans que ∫ +∞ a f ( x ) dx le soit. ∃ Xε / X’ et X’’≥Xε ⇒ b. ∫ sin( x)dx .Semi-convergence Si l’intégrale convergence. ∫ . Comparaison avec une série à termes positifs +∞ Sous la condition f positive décroissante.∀ε>0 . on dit qu’il y a semi- Théorème : soit f et g de Classe C0 sur [0. NB : Pour étudier le comportement de ∫ +∞ a aux fonctions positives. La divergence b-3 Critère de Riemann si f ≈ Aα pour x→+∞(A et α sont des constantes positives). ∫ e 2 1 ∫e 0 +∞ 1 − x dx n’est pas impropre.Fonctions Positives ∫ +∞ a g ( x ) dx ≤ ε b-1 Théorème d’équivalence Soit f et g deux fonctions positives telles que f ≅ g. ∫ ∫ 0 ∫ 1 x 3 +1 2 1 x 1 x ∫ 1 x p 0 a Corrections • ∫ e 0 +∞ − x dx = 2 ∫e 0 y → +∞ 1 − x dx + +∞ − x dx . alors les intégrales impropres et ∫ +∞ a g ( x ) dx ∫ +∞ a f ( x)dx sont de même nature.Fonctions à signe variable C-1.

b].La condition de Cauchy ∫ →b a f ( x)dx convergente ⇔ ∀ α f 0 . …. a. 3 +1 x 3 ⎛ ⎞ ⎜1 + 1 ⎟ 3 ⎟ ⎜ x ⎠ ⎝ x 3 ∫ +∞ dx 1 x 3 converge. mais pas forcement sur [a. ∃ ε 0 / ε ′′ ≤ ε ′ ≤ ε 0 ⇒ ∫ b − ε ′′ b −ε ′ f ( x ) dx ≤ α . les notations confusion possible.• ∫ +∞ dx . f≈g ε→0+ ⇒ ∫ f ( x )dx et a Si f (x) ≈ ∫ →b a g ( x )dx sont de même nature.Fonctions positives →b f et g ≥0. alors 2 ∫ +∞ dx 1 x 3 +1 3.Intégrale imprpre de deuxième espèce 3-1.Critères de convergence Ils sont analogues à ceux developpés dans le cas des intégrales impropres de premier espèce. a. Si lim ∫ ε →0 a +ε f ( x)dx n’existe pas alors ∫ b a f ( x ) dx diverge. b. b. ∫ → b . ∫ → b .Proprietés Les proprietés sont les mêmes que les intégrales impropres de premier espèce. 4. ∀ε>0. En pratique. 3-2.b].Définition Soit une fonction complexe donnée sur un intervalle [a. 4/11 .Intégrale Impropre de troisième espèce A partir des intégrales impropres de premier et de deuxième espèce. ∫ b a .b].Définition de vp(c) ∫ f ( x)dx a<c<b lorsque f est intégrable sur [a. B>0. l’intégrale ∫ f ( x ) dx converge si a lim ∫ b ε →0 a +ε f ( x)dx existe et on écrit b ∫ b a f ( x ) dx = lim ε → 0 ∫ b a+ε f ( x ) dx . ∫ −∞ +∞ a →a −∞ →a a peuvent être employées s’il n’y a pas de f ( x)dx lorsque f est intégrable sur [-R. on définit de manière évidente les expressions symbolisées par: ∫ a . Le critère de Riemann se modifie comme suit: (b − x ) B β pour x→b.c-ε] et sur [c+ε.Convergence en valeur principale de Cauchy. ∫ +∞ . Puisque 2 x converge. NB: Si f est une fonction impaire alors b a ∫ R −R f ( x ) dx vp ∫ +∞ −∞ f ( x ) dx = 0 .+∞[ vp ∫ f ( x ) dx est la limite finie lorsqu’elle existe de −∞ pour R tendant vers ∞.Définition de vp ∫ +∞ −∞ ∫ a −∞ . β>0 alors β<1 ⇒ ∫ →b a f ( x )dx converge f ( x )dx diverge. +1 1 = 1 ≈ 1 1 Pour x→+∞ x 3 . β≥1 ⇒ ∫ →b a 3-3.b] et intégrable sur tout intervalle de b la forme [a+ε.R] ∀ R. 4-1. ∫ +∞ . +∞ Soit f continue sur ]-∞.

f holomorphe dans Ω ⇔ f est dérivable en tout point de Ω.z2)=/z1-z2/.Proprietés Tous les théorèmes généraux sur les limites sont applicables 3.y) Exemples : z → z = x − iy . ∃α>0 / 0</z-z0/<α → /f(z)-L/<ε.C muni de la distance naturelle d(z1. Une telle application est définie par : z→f(z)=f(x+iy)=P(x.Définition f continue au point Z0 ⇔ lim f ( z ) = f ( z ) . z → z0 Cette définition équivaut à:pour (x. x → +∞ IIFONCTIONS D’UNE VARIABLE COMPLEXE. Les proprietés générales concernant les limites et la continuité vont alors s’appliquer.b] et qui devient infiinie pour x→c. Aussi la formule de reciprocité de Fourier dans l’étude de la transformation de Fourier fait intervenir une limite en valeur principales. on peut obtenir sa valeur I en calculant vp ∫ f ( x ) dx .Soit un ouvert Ω de C. Théorème : On a la proposition suivante : ∂P ∂P ∂Q ∂Q =− f=P+iQ holomorphe dans Ω ⇔ P et Q de classe C1 dans Ω et = .Dérivation Soit f définie dans un ouvert Ω contenant z0. FONCTIONS HOLOMORPHES A.y) → (x0.Il s’agit d’étudier des applications d’un sous-ensemble E de C dans C. l’existence d’une intégrale impropre n’entraine à priori aucune propriété de limite pour f. c[U]c. Toutefois.y)+iQ(x.Fonctions Holomorphes 1.y0) b. c’est à dire l’existence da la limite en valeur principale n’entraine pas l’existence de l’intégrale impropre. 5/11 . cette définition est équivalent à Re (f) et Im(f) sont z→ z0 0 continue en (x0. z → z0 z − z0 B. λ0 est une constante complexe finie que l’on note alors f’(z0).Généralité a. 4. b. si lim f ( x) existe et si l’intégrale ∫ +∞ f ( x ) dx est x → +∞ a convergente alors lim f ( x) = 0 .y0).Proprietés Tous les théorèmes généraux sur la continuité locale ou globale sont applicables. +∞ +∞ • Si ∫ f ( x ) dx existe. 2. z0 exclu. NB: • Ce mode de convergence en valeur principale se rencontrera pratiquement lors des applications du théorème des résidus.Fonction d’une variable complexe 1. vp(c) ∫ f ( x)dx est la limite .. 5.C’est le cas d’une fonction f continue sur [a. La réciproque −∞ −∞ est inexacte. lim (Re(f))=Re(L) et lim(Im(f))= Im(L). on a f dérivable au point z=z0 ⇔ f ( z ) − f ( z 0) lim = λ 0 .Limites a.Remarque: Sans hypothèse supplémentaire. la définition donne : lim f = L ⇔ ∀ε>0. z → e z = e x (cos( y ) + i sin( y )) .Continuité a. b. ce sont ∂x ∂y ∂x ∂y les conditions de Cauchy. lorsqu’elle existe de a b ∫ c −ε a f ( x ) dx + ∫ b c +ε + f ( x ) dx pour ε→0 .Définition Soit f définie dans un voisinage de z0.

c) f/g est holomorphe dans Ω-{z/ g(z)=0} d) les règles classiques de calcul des dérivées sont applicables./z/<R}. z→x-iy n’est pas holomorphe dans aucun ouvert de C. f ' ( z ) = ∑ n n =1 a z n NB: e ∑ z! n z = ∞ n n=0 est holomorphe dans C (R→∞) et (e z )' = ∑ nz ∞ n =1 n −1 n! =e z C. 3. r ' ) (de centre z0 et de rayon r et r’ avec 0<r<r’). sin(z).Dire que la fonction f de variable z est un développement en série de Laurent dans la +∞ n couronne C (r . d) tg(z) est holomorphe dans C − ⎨ U(2k +1)π / 2⎬ . th(z) est holomorphe dans C − ⎨ U(2k +1)π / 2i⎬ . r ' ) 0 Les deux séries entières en 1/(z-z0) et (z-z0) étant respectivement convergentes pour /z-z0/>r et /z-z0/<r’. an∈C. somme de la série ‘dérivée’ .Considérons une couronne C (r . r ' ) revient à exprimer f(z) de façon suivante f ( z ) = ∑ a n (z − z 0 ) z0 −∞ ∀ z∈C z (r.Exemples de fonctions holomorphes a) Tout polynôme P(z) est holomorphe dans C. e) si f est holomorphe dans un voisinage de Z0 et si g est holomorphe dans un voisinage de f(z0). alors b) f+g et fg sont holomorphe dans Ω.Définition: a. z0 y r r’ x On appelle série de Laurent dans la couronne C ∑ a (z − z 0 ) +∞ −∞ n n = ∑ a (z − z 0 ) + ∑ a ( z − z 0 ) . ∞ n de la série entière est une fonction holomorphe dans le la somme z → f ( z ) = ∑ n=0 n a z n disque ouvert DR(0)={z.Exemples: Z → z est holomorphe dans C.. c) exp(z).DEVELOPPEMENT EN SERIE DE LAURENT 1. 6/11 . ⎩ j=−∞ ⎭ ⎩ j=−∞ ⎭ ⎧ +∞ ⎫ ⎧ +∞ ⎫ Théorème: Soit une série entière (anz ) dont le rayon de convergence R est non nul. 0 n +∞ 0 n −∞ n n z0 (r . ∀z vérifiant /z/< R. ch(z) sont holomorphes dans C. sh(z). cos(z).Opérations algébriques usuelles a) si f et g sont holomorphes dans un ouvert Ω. Dans ce disque ouvert f admet une dérivée. r ') toute série de la forme: la série ∑ a (z − z 0 ) étant une série en 1/(z-z0) converge pour /z-z0/>r et ∑ a (z − z 0 ) 0 n ∞ 0 n −∞ n n étant la série en z-z0 convergente pour /z-z0/<r’ b. qui est la ∞ n − 1 . 2. f’. ⎫ où les z sont des pôles de la b) Toute fonction P(z)/Q(z) est holomorphe dans C − ⎧ n j ⎨ ⎬ ⎩ Uz j =1 j ⎭ fonction. alors : g°f:z → g[f(z)] est holomorphe dans un voisinage de z0.

f ( z ) = 1 1 ⎛ 1 1 ⎞ = ⎜ − ⎟ z ² + 1 2i ⎝ z − i z + i ⎠ 1 −i i Posons Z=z-i ⇒ = + z ² + 1 2 Z 2 ( Z + 2i ) f (z) = 1 dans la couronne Ci(1. ∑ (2 i ) −i +∑ i (z − i ) dans Ci(1.Si f est developpable en série de Laurent dans une couronne ce developpement est unique. on a le developpement en série de Taylor valable dans C0(0. z² +1 dans ce cas Ainsi 1 = z² + 1 1 = Z + 2i E-3: Exemples fondamentaux a) Pour 0≤/z/<a.3/2). b.Dire que f(z) est developpable en série de Laurent au voisinage du point z0 revient à dire que f est developpable dans un disque ouvert pointé C ( r ) = {z .c. 0 3. 2.1). z − z < r .3) 1 1 = z −1 z 1 1 1− z = ∑ 0 0 −∞ ∞ 1 z n +1 pour /z/>1 1 2 1 −1 = z² − 4z + 3 2 ∑ z n −1 + ∑ z 3 n n +1 Dans la couronne C0(3. en envisageant les différents cas possible.Proprietés a. ∞ 1 n pour /z/<1 et ⎛ z ⎞ pour /z/<3 1 1 = ∑ z = ∑ ⎜ ⎟ z −1 0 3 − z 3 ⎝ 3 ⎠ alors 1 1 = 2 z² − 4z + 3 ∑z 0 +∞ n ⎛ 1 ⎞ ⎜ − 1⎟ ⎜ n +1 ⎟ ⎝3 ⎠ pour /z/<1 Dans la couronne C0(1. z→ z² − 4z + 3 Correction: 1 −1 1 = + z ² − 4 z + 3 2 ( z − 1) 2 ( z − 3) n ∞ 0 Pour la couronne C0(0.Toute fonction développable en série de Laurent dans une couronne est holomorphe dans cette couronne et admet une dérivée holomorphe à tout ordre dans cette couronne.∞) 1 1 = z 3− z 1 1− 3 z = ⎛ 3 ⎞ pour /z/>3 ∑⎜ ⎟ z ⎝z⎠ 1 ∞ 0 n d’où 1 1 0 n −1 1 = ∑ z ( n − 1) z ² − 4 z + 3 2 −∞ z E-2: Developper en série de Laurent. 2( z − i) 2 ∞ 0 n n n +1 ∞ 0 n −1 n n +1 1 = a − z entière en 1/z au voisinage de a. le ∑ z a ∞ 0 n n +1 7/11 .1).3/2). z ≠ z } 0 0 z r est une constante positive.Exemples: E-1 : Developper en série de Laurent dans une couronne de centre O la fonction 1 . le developpement de z→1/(a-z) se réduit à : Pour /z/>a le developpement est une série developpement se réduit au seul terme 1/(a-z) b) Fractions rationelles (− 1 ) z pour /Z/<2 ⇒ /z/<3/2.

.D’une manière générale on peut utiliser les developpements en série entière en 1/(z-z0) et effectuer les opérations usuelles. Exemple: exp( 1 ) = +∞ 1 + 1 ∀z≠0. Dans ce cas la fonction f peut être prolongée par continuité en une fonction holomorphe dans le disque {z. 1 1 ∞ n Exemple: f ( z ) = = + ∑ an z au voisinage de 0. Exemple: exp( −1 z 2 (− 1 ) ) = ∑ +∞ 0 n n! z 2n pour /z/>0 5. puis on applique les résultats des exemples fondamentaux pour les différents cas et compte tenu de la couronne envisagée. d’où ρsin(z)(0)=1 sin( z ) z 0 b. iii) 6.Developpement des fonctions usuelles a. La série en 1/(z-z0) admet une infinité de termes non nuls.Le developpement au voisinage d’un pôle zj ∑ j k =1 A (z − z j )α k + k ∑ a (z − z j ) ∞ 0 n d’ordre αj est de la forme : n La série entière étant convergente pour /z-zj/ inférieur au minimum des distances zj aux pôles. Théorème : 8/11 ..Résidu a. on dit que z0 est un point singulier essentiel isolé de la fonction f. on dit que z0 est un pôle d’ordre n0 n (z − z 0 ) − 0 0 de la fonction f. + z z0 a n dans ce cas.Définition: On appelle résidu de la fonction f au point Z0 noté ρf(Z0) le coefficient a-1..Calcul pratique des Résidus La méthode générale consiste à calculer le developpement en série de Laurent et à déterminer par calcul le coefficient a-1 . /z-z0/<r’} La série en 1/(z-z0) ne compte qu’un nombre fini de termes non nuls : ∑ 1 ∞ a (z − z 0 ) −n n = a−−1 + . trois cas sont envisagés. Dans ce cas. ∑ a (z − z 0 ) +∞ n −∞ n i) ii) la série 1/(z-z0) a tous les termes nuls : a-n=0 ∀ n ∈ N*. Dans le cas d’un pôle on peut utiliser les formules suivantes: Z0 pôle simple: a −1 = lim ( z − z 0) f ( z ) z → z0 ( n −1) ⎡ 1 ⎤ n Z0 pôle d’ordre (n-1): a−1 = lim ⎢ z − z 0 f ( z) ⎥ z → z 0 ⎣ (n − 1)! ⎦ z 2 ∑ 1 n! z 2n [( ) ] Ces relations s’appliquent aux fractions rationnelles.Pour les fractions rationnelles on procède à la décomposition en éléments simples. dans le developpement en serie de Laurent de f au voisinage de Z0 (lorsqu’un tel developpement existe). donc 0 est un poin singulier. ∀ z 0</z-z0/<r’ f ( z ) = .Pôles ert points singuliers essentiels isolés Supposons f developpable en série de Laurent au voisinage d’un point z0. Les fonctions rationnelles P(z)/Q(z) entre dans ce cadre. 4. b.

Z3. définie à une constante additive près. y ) → P( x. Soit R>0 tel que le cercle soit de centre O et de rayon R du plan complexe ne rencontre aucun des points Z1..…. Q a pour différentielle totale : ∂P ∂P dQ = − dx + dy d’où l’orientation de Q.0)=P(0)/Q’(0)=1 Pour calculer ρf(i). La recherche de la fonction harmonique associée peut se faire par la méthode générale.i. Z2. On a : ∑ ρ (z ) + ρ k =1 f k ∞ f (∞ ) = 0 Relation applicable particulièrement aux fonctions rationnelles. Q) une autre fonction harmonique.. telle que: f(z)= P(x. Zp. alors P=ℜe(f) et Q=Im(f) sont des fonctions harmoniques dans Ω c’est à dire sont de classe C2 et vérifient l’équation de Laplace : ∂ ²U ∂ ²U ∆U = + = 0 dans Ω.Fonctions holomorphe et fonctions harmoniques Théorème 1 : Si f est holomorphe dans un ouvert Ω.Soit f une fonction décomposable sous la forme f(z)=g(z)/h(z) où g et h sont holomorphes dans un voisinage du point singulier z0. Si P est donné. ∂y ∂x Exemples: 1. On a proposition suivante: G(z0)/h’(z0) valeur finie ⇔ z0 pôle simple de f et ρf(Z0)=g(z0)/h’(z0).…. Z3.Soit P la fonction de deux variables définie par : ( x. 7-Proprietés Diverses a.y) + iQ(x. on effectue le developpement limité de (z-i)²f(z) (z-i)²f(z)=P(z)/[z(z+i)²] à l’ordre 1 au voisinage de z0=i. Q) est une fonction de classe C2 dans un ouvert simplement complexe.-i} z ( z ² + 1)² F admet comme pôle simple 0 et comme pôles double i et –i.. z² + z +1 Exemple: On considère la fonction f ( z ) = définie dans C-{0. Posons t=z-i ⇒ z=t+i z² + z +1 1 1 + (2 − i )t + O(t ) 1 = − (1 + (2 + i )t + O(t )) =− z ( z ² + 1)² 4 1 − 2it + O(t ) 4 [ ] i ρ f (i) = lim− 1 (1 + (2 + i)t + O(t )) = limi ( z − i)²! f ( z ) ' = − 4 − 1 = 1 2 z0 4 z0 i )² ρ f (−i) = limi [( z + i1! f ( z)]' = − 4 + 1 = 2 z0 Remarque: Soit f une fonction holomorphe sur la sphère de Riemann sauf peut être en un nombre fini de points isolés Z1.. Posons P(z)=z²+z+1 et Q=z(z²+1)² Q’(z)=(z²+1)²+4z²(z²+1) ρf(0)=Res(f. Zp. Z2.y) soit harmonique dans Ω. ∂x ² ∂y ² Théorème 2: Si P (resp. on peut associer à P (resp. y ) = x x² + y ² 9/11 .

où ϕ est holomorphe. Déterminer les transformés par l’application z→Z des domaines 1.2.Soit (x.1 > y > 0} 3 Solution Pour ∆1 = {z ∈ C . y ) = P( .Fonction homographique az + b avec ad-bc≠0 cz + d Soit le plan complexe possédant un seul point à l’infini. . ∆ 1 2 = z = x + iy. z∈C. . que l’on note Ċ.y)+iQ(x. b. On peut trouver Q(x. 3. j=1. la condition écrire est équivalent à 0 1 -1 A 1 B 10/11 .y)=Cos(x)Sh(x).y)→Q(x. /z/<1 → p1 z −1 Z −1 Z −1 MA <1 MB Soit A et B les points d’affixes.Déterminer les fonctions réelles (x.3.y) → Q(x. • Le cas c=0 correspond évidemment à celui d’une similitude.Soit z → Z = z −1 suivants: La fonction homographique est définie par : z → Z = ∆ = {z ∈ C .4. alors la transformation z→Z conserve les angles avec leur sens au point z0.y) soit holomorphe dans C.y)+iQ(x.Transformation Conforme Théorème 3: Soit f:z→f(z)=Z holomorphe dans un ouvert connexe et telle que f’(z0)≠0. holomorphe dans C dont la partie réelle ne dépend que de r=|z|. c = constante.L’ensemble des droites et des cercles du plan est transformé en lui même. Exemple: z +i .y) soit une fonction holomorphe dans C-{0}. On dit qu’une telle transformation est conforme.l’Application z→Z est une bijection de Ċ sur Ċ . x > 0 { et y>0 .Elle conserve le birapport de quatre nombre zj. } ∆ = {z = x + iy. respectifs –i et 1. z0 ∈ Ω. / z / < 1} La résolution de Z = z+i Z +i Z +i →z = .y)=P(x. On peut utiliser la technique suivante : z+z z−z On détermine une solution ϕ par identification en essayant d’écrire P ( x.Trouver les fonctions z→f(z). c. On a alors les résultats suivants: .y) telles que z=x+iy →ϕ(x. 2.y) tel que la fonction f(x+iy)=P(x. ) 2 2i ϕ ( z) + ϕ ( z) sous la forme .Elles possède toujours deux points doubles distincts ou confondus. Toutes les solutions sont alors données 2 par ϕ(z)+ic. / z / < 1}.

x > 0 { et y>0 } X + iY X ² + Y ² + Y − X + i ( X − Y − 1) = X − 1 + iY ( X − 1)² + y ² x>0 ⇒ X²+Y²+Y-X>0 (1) y>0 ⇒ X-Y-1>0 (2) L’intersection des domaines défini par (1) et (2) donne f(∆2). y 1 Y 1 O 2 X ∆3 O x -1 Dans ces trois exemples on remarquera que les courbes frontières transformées des courbes frontières droites ou cercles sont bien des droites ou cercles. 11/11 .l’inégalité (1) caractérise l’extérieur du disque fermé dont la circonférence à pour équation X²+Y²-X+Y=0 . x + iy = y Y O 1 X ∆2 x -1 Remarques : .5)²+(Y+0.5)²-0.L’inégalité (2) caractérise le demi-plan ne contenant pas l’origine définie par la droite Y=X-1. Pour ∆3 = {z = x + iy. d’où le domaine f(∆2). le <1 ⇒ ⎧ ⎨ ( X − 1)² + Y ² X ² + Y ² − 3X + Y + 2 > 0 ⎩ domaine f(∆3) est donc obtenu à partir de la droite d’équation Y=X-1 et du cercle (X-1. .1 > y > 0} La condition 0<y<1 est équivalente à : 0 < X − Y −1 X − Y −1 > 0 .Pour ∆ 2 = z = x + iy.5=0.

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