Au nom de ce qui est l'Origine, l'Arrangeant - L'erreur est Humaine – par Abdallah l'« Humanologue » L'objectif de cet écris est

de témoigner d'un point de vue personnel intelligible par quelqu'un qui sait lire le français, de ma perception de l'univers en cette 1430e année après l'exil du dernier messager, Paix et Salut sur lui, et de l'adoration exclusive que je porte au Tout -Puissant Créateur des mondes. Cette démarche passe par l'assimilation d'un certains nombre de notion. Avant de commencer à parler il faut savoir de quoi on parle sans quoi la conversation n'a pas de sens. Si nous croyons tout connaître, parlant en pensant avoir la science infuse, et que nous ne nous mettons pas d'accord au début de la conversation sur la définition des mots et notions que nous allons partager, au fil du dialogue il est très probable que nous ne parvenions à ne nous entendre ni avec les autres, ni avec nous-même... Dans un premier temps, nous allons donc définir une série de notions. Nous ne prétendrons pas donner de définition formelle ou universelle à ces mots mais plutôt chercher à dégager leur sens commun.

Coopération et compétition – humain vs machine L'espèce humaine, dans un développement de ses connaissances soudain et rapide, n'étant plus soumise à la compétition et la coopération que lui imposait son environnement naturel, s'est détachée inconsciemment en un siècle seulement, d'un savoir faire ancestral lié à la nature, et tient désormais le rôle principal dans le développement d'environnement et de systèmes artificiels qu'elle croit nécessaire à sa « défense » et qui entrent aujourd'hui en compétition stratégique avec son environnement naturel, détruisant la planète qui lui sert d'abris et de nourriture... L'humain joue le rôle principal dans sa propre destruction. Si nous ne faisons pas l'effort de comprendre les systèmes artificiels, si nous ne cherchons pas à contrôler ces golems que nos ancêtres ont construits et qui nous contrôlent aujourd'hui, nous ne survivrons pas. Ayez avant tout confiance en vous-même, la science dissimulée derrière les « technologies » n'est pas inabordable. Dans cette société ou l'argent instaure les règles, les castes d'ingénieurs les mieux payés dissimulent souvent un petit savoir faire derrières de grandes démonstrations

pour mieux assoir leur contrôle. Apprendre à discerner le charlatan du véridique nécessite d'avoir un minimum de connaissance pour le confondre. Nous allons tenter de parler des choses comme si nous voulions les expliquer a un enfant. La condition idéale pour cela : Jouer

La connaissance de la réalité : Un jeu sans hasard dont vous êtes le héros Avant de tenter de jouer dans la réalité, distribution des rôles

Règles du jeu Un jeu (et au delà toute activité humaine) est détermine par trois éléments : • Une situation de départ (l'environnement) • Un but à atteindre (la victoire) • des règles : possibilités et contraintes qui doivent être respectées par les joueurs Les règles de jeu sont l'ensemble des principes qui régissent les conditions de déroulement d'un jeu jusqu'à la victoire. • Les règles des jeux traditionnels sont transmises par oral ou par écrit • Les règles des jeux modernes sont généralement rédigées par l'auteur ou par l'éditeur du jeu Stratégie, Prévision et Probabilité statistique La stratégie est l'aptitude à diriger et à coordonner des actions pour atteindre un objectif. Elle s'applique à tout type d'opérations et se base sur des prévisions. La prévision est, d'une façon générale, la science de la description de l'avenir par la simulation d'événements au sein d'environnements et de systèmes. Elle est issue d'un calcul statistique des actions probables qui peuvent se produire dans l'ensemble de l'environnement ou du système. Elle permet de définir les circonstances optimales pour atteindre un objectif … jusqu'à la victoire.

La probabilité, issue des statistiques, est une évaluation du caractère possible d'un événement, utilisée dans les prévisions. Ce qui est Possible est une logique à laquelle on a ajouté des modificateurs, qu’on pourrait comprendre en grammaire comme des adverbes. Possible et impossible sont des catégories modales tout comme la nécessité ou la contingence. Élément et Ensemble L'élément est la Partie unitaire d’un ensemble. L'ensemble est une collection d'éléments Environnements, systèmes et modules – L'environnement est tout ce qui entoure et contient. C'est l'ensemble des éléments au sein duquel les systèmes fonctionnent. Il décris un contexte virtuel, un cadre formel possible au fonctionnement des systèmes qu'il héberge. Le système est ce qui est constitué d'un ensemble d'éléments interagissant entre eux selon un certain nombre de principes ou règles. Il est déterminé par le choix des interactions qui le caractérisent et par sa frontière, c'est-à-dire le critère d'appartenance au système (déterminant si un élément appartient au système ou fait au contraire partie de son environnement). Un système peut se montrer ouvert ou fermé dans tel ou tel domaine selon qu'il interagit ou non avec son environnement. Les systèmes biologiques dépendent essentiellement de l'environnement naturel. Un module est un sous-système participant à un système de rang supérieur. Opérateur, application, contrôleur et communication l'opérateur est ce qui agit sur un élément d'un ensemble par l'intermédiaire

d'une application (ou fonction). L'application (ou fonction) f est la donnée de deux ensembles (un de départ et un d'arrivée) et d'une relation (ou interaction) associant à chaque élément x de l'ensemble de départ un et un seul élément de l'ensemble d'arrivée, que l'on appelle image de x par f et que l'on note f(x). Le contrôleur est ce qui vise à réduire l'incertitude sur un système ou un élément d'un système. Il s'informe sur un état du système ou d'un élément du système pour vérifier s'il correspond à certains critères voulus • Le contrôle "négatif" : empêcher de se produire les possibilités ne correspondant pas au but voulu, voire les méthodes voulues • Le contrôle "positif" : favoriser, promouvoir les possibilités voulues Le contrôle peut être une réaction à la peur ou à l'angoisse dans un système biologique. La rétroaction est l’action en retour d’un effet sur le dispositif qui lui a donné naissance, et donc, ainsi, sur elle-même. C’est-à-dire que la valeur de sortie (à une date antérieure) fait partie des éléments de la commande du dispositif. Une boucle de rétroaction est un objet contrôlé par la marge d’erreur qui le sépare à un moment donné de l’objectif qu’il cherche à atteindre La communication est l'établissement d'une relation (interaction) entre deux éléments. Elle se traduit par une transmission d'information et nécessite un ensemble de moyens et techniques (systèmes) permettant l'émission (ou diffusion) de l'information vers le système de réception adapté. Organisation, information, matière et énergie L'organisation est l'ensemble d'éléments en interaction, regroupés au sein d'une structure régulée, ayant un système de communication pour faciliter la circulation de l'information, dans le but de répondre à des besoins et d'atteindre des objectifs déterminés. L'information (ou néguentropie) est un facteur d'organisation qui s'oppose à la tendance naturelle au désordre et au chaos (ou entropie). Un organisme vivant, comme le corps humain, ne peut rester organisé que par les informations qui le lient. Toute rupture d'information (nerveuse,

C'est une grandeur physique qui caractérise l'état d'un système et qui est d'une manière globale conservée au cours des transformations. qui n'est dans ce cadre rien d'autre que de la matière. Ainsi. chaque niveau étant défini par le type d'énergie qui est mis en œuvre. Tant que l'équilibre est maintenu. La matière ordinaire que nous percevons et qui nous entoure est formée de baryons et constitue la matière baryonique.) entraîne la dégénérescence d'une partie ou de l'ensemble. cristal liquide. est véhiculée par le biais . liquide et gazeux. de la lumière ou de la chaleur. Ses trois états (ou phases) les plus communs sont l'état solide. l'information met en communication les éléments d'un système dynamique. Mais nous sortons là du cadre des systèmes biologiques. atomiques et particulaires. À l'échelle globale. L'énergie est la capacité d'un système à produire une force entraînant un mouvement. condensat de Bose-Einstein.chimique. donc une énergie spécifique. son niveau systémique. Chaque étage de la construction est ainsi une spécificité énergétique. euxmêmes étant des systèmes constitués à un autre niveau. tout ce qui a une masse est de la matière. des échanges électromagnétiques et ioniques maintiennent la cohésion. Les cellules sont organisées autour de dynamiques chimiques et à l'intérieur de chacune d'entre elles. Un être vivant offre un bon exemple descriptif du fonctionnement d'un système. partant. La systémique met donc en avant l'imbrication de structures. en physique. la matière et l'énergie sont indissociables. c'est une dynamique chimique et gravitationnelle. l'information. Il existe aussi d'autres états tels que plasma. superfluide et fluide supercritique. matérielle et informative. On pourrait continuer le raisonnement jusqu'aux échelles moléculaires. La matière occupe de l'espace et possède une masse. Niveau Systémique L'information. Connaître la proportion de chacune d'entre elles permet de définir le degré de complexité d'une structure et. etc. La matière est ce qui compose les corps ayant une réalité tangible. En définitive. Car le niveau d'un système est avant tout déterminé par ses constituants. chacune étant mue par une dynamique.

on utilise les chiffres de 0 à 9. scholie ou corollaire – est considéré comme valide lorsque le discours formel qui établit sa vérité respecte une certaine structure rationnelle appelée démonstration. pour représenter les nombres. ils trouvent cependant des applications dans les autres sciences et dans différents domaines de la technique. les figures. on utilise ordinairement les dix chiffres arabo-indiens. énoncer l'évidence n'apporte pas beaucoup d'information. Contrairement à l'alphabet latin. mais représente le même élément abstrait et reste donc compréhensible sous sa forme écrite. Un énoncé mathématique – dénommé généralement théorème. lemme. Si n est inférieur à dix. Par exemple. comme les entiers naturels ou les nombres réels. on utilise les n premiers chiffres. C'est ainsi qu'Eugène Wigner parle de : « la déraisonnable efficacité des mathématiques dans les sciences de la nature ». Le mot « chiffre » vient de l'arabe sifr (‫ ألصفر‬ʾaṣ-ṣifr). utilisé pour « zéro » et signifiant ّْ َ « le vide ». basées sur des évidences supposées vraies (c'est à dire non soumis à l'expérience mais qui en sont souvent inspirés) ou sur des postulats provisoirement admis. Les mathématiques se distinguent des autres sciences par un rapport particulier au réel.d'une dynamique énergétique spécifique du niveau en question. alors que diffuser une information inattendue est plus utile. ainsi que la discipline qui les enseigne. L'information y est inversement proportionnelle à sa probabilité. Ne commençons pas la partie le ventre vide . fait. et on poursuit généralement avec les n-10 lettres de l'alphabet latin à partir de A. dits « arabes ». Les mathématiques constituent un domaine de connaissances abstraites construites à l'aide de raisonnements logiques sur des concepts tels que les nombres. En clair. proposition. les structures et les transformations. à partir de 0. on utilise usuellement n chiffres. En mathématiques. Elles sont de nature purement intellectuelles. Elles désignent aussi le domaine de recherche visant à développer ces connaissances. A Celui qui connais la somme de toute chose Un chiffre est un symbole employé pour représenter des nombres. les chiffres arabes font partie des écritures de type logographique. Si n est strictement supérieur à 10. le symbole se prononce de façon différente dans chaque langue. ou raisonnement logico-déductif. Pour une base n. Bien que les résultats mathématiques soient des vérités purement formelles.

Par défaut le système sur lequel est basée la connaissance des humains sur l'environnement dans lequel ils se développent est le système décimal que nous connaissons tous ou presque. Imaginons simplement que l'environnement « cuisine » soit les mathématiques. OU et NON L'algorithmique est l’ensemble des activités logiques qui relèvent des méthodes. en particulier. Dans le cas général..Ainsi germent dans nos conscience les systèmes de chiffres. cette discipline désigne l'ensemble des règles et des techniques qui sont impliquées dans la définition et la conception des algorithmes qui déterminent le niveau de complexité d'une opération. l’algorithmique s’effectue au moyen de calculs. En chimie. . qui. Nous reviendrons plus tard sur la méthode par laquelle l'humanité a put acquérir une telle connaissance.. La complexité d'une « recette » dépendra des opérations réalisées entre les différents systèmes en fonction de l'environnement disponible.) sont les opérations. Les machines informatiques se basent sur un système binaire en raison du support électrique de l'information qu'elles traitent. en informatique. représenté par deux valeurs : +/ Les interactions entre les humains et les machines sont basées sur un système trinaire au travers des équations booléennes utilisée en algorithmique. outils. Le mot vient du nom du mathématicien Al Khuwarizmi (latinisé au Moyen Âge en Algoritmi). La partie peut commencer : Bienvenue dans le monde réel Rappels Un corps est le terme utilisé en physique et en chimie pour désigner les substances ou objets matériels. au IXe siècle écrivit le premier ouvrage systématique sur la solution des équations linéaires et quadratiques.) sont les systèmes. faire bouillir de l'eau. ET.. récipients. les actions (découper des légumes. un algorithme est une « recette de cuisine ». on distingue les corps purs (constitués de molécules ou atomes tous identiques) des mélanges .. les différents éléments (ingrédients. En tant que méthode .

soit 10-10 m.(constitués de molécules ou atomes différents). Il est généralement constitué d'un noyau composé de protons et de neutrons autour desquels se trouvent des électrons. De même. celle qui décrit les trois autres est le modèle standard. • l'interaction électromagnétique. Un atome est la plus petite partie d'un corps simple pouvant se combiner chimiquement avec une autre. ses effets ne sont perceptibles que lorsque des objets très massifs (la masse est une forme d'énergie) sont en jeu. . qui permet au Soleil de briller. responsable de la radio-activité beta. La taille de son diamètre est de l'ordre du dixième de nanomètre (nm). l'énorme masse de la Terre (6 1024kg. de la marée ou encore des phénomènes astronomiques. • l'interaction faible. responsable de l'électricité. L'interaction gravitationnelle est une force toujours attractive qui agit sur toute forme d'énergie. de la lumière ou encore des réactions chimiques et biologiques. Les particules élémentaires sont les très petits blocs fondamentaux qui constituent l'ensemble de la matière de l'univers. soit six mille milliards de millards de tonnes !) la rend très attractive pour des objets moins massifs. chimiques ou biologiques connus peuvent être expliqués à l'aide de seulement quatre interactions fondamentales : • l'interaction gravitationnelle. La théorie qui décrit la gravitation est la relativité générale. des planètes ou des galaxies les rend donc très sensibles à la gravitation et c'est la seule interaction en jeu pour expliquer les mouvements de ces objets. selon le modèle standard de la physique. du magnétisme. responsable de la cohésion des noyaux atomiques. responsable de la pesanteur. mais avec une intensité extrêmement faible (c'est l'interaction la plus faible des quatre interactions fondamentales). Ainsi. La physique des particules s'attache à les identifier et à décrire précisément leurs interactions. • l'interaction forte. L'énorme masse des étoiles. c'est le cas pour les objets astronomiques. Les interactions Tous les processus physiques.

les ondes radio. mais son intensité est totalement négligeable à l'échelle des particules élémentaires. dans certaines conditions. Enfin. qui permet d'expliquer la gravitation par une théorie géométrique mais non quantique. les rayons X. Comme les atomes sont électriquement neutres. créer des ondes électromagnétiques. en 1864. Le premier à avoir écris que la pesanteur terrestre et les mouvements astronomiques étaient le résultat d'une seule et même interaction est Isaac Newton. Maxwell comprit que la lumière était une onde électromagnétique. c'est l'attraction gravitationnelle de la Lune sur l'eau des océans (dont la masse totale est importante) qui permet d'expliquer le phénomène des marées. . parmi lesquelles on distingue la lumière. les ondes radar.. Enfin. L'interaction électromagnétique est bien sûr à l'origine de tous les phénomènes électriques et magnétiques. en 1887. C.. L'interaction électromagnétique est une force répulsive ou attractive qui agit sur les objets ayant une charge électrique. La première grande étape dans la compréhension de l'électromagnétisme vient de l'unification de l'électrodynamique et du magnétisme en une seule et même interaction par J. Enfin. l'interaction électromagnétique permet d'expliquer presque tous les phénomènes de la vie quotidienne (mis à part la pesanteur). Hertz montre l'existence d'ondes électromagnétiques autres que la lumière. le poids d'un objet est plus faible sur la Lune que sur Terre. la chimie de certaines classes de molécules permet d'expliquer la biologie. C'est pourquoi. L'interaction électromagnétique permet aussi la cohésion des atomes en liant les électrons (charge électrique négative) et le noyau des atomes (charge électrique positive). qui publia en 1687 un livre dans lequel il a énoncé les lois de la gravitation. Puis. Deux objets de charges électriques de même signes se repoussent alors que deux objets de charges électriques de signes opposés s'attirent.. Maxwell en 1860. puisque la masse de la Lune est plus faible que celle de la Terre. Cette interaction peut. En bref. H. la pesanteur et donc le poids des objets sur Terre sont le résultat de l'attraction gravitationnelle de la Terre sur ces objets. Il fallut ensuite attendre 1915 pour que Albert Einstein développe la théorie de la relativité générale. La gravitation n'est donc pas du tout prise en compte par la physique des particules. il y a peu d'effet de cette interaction à grande échelle. Cette même liaison permet de combiner les atomes en molécules et l'interaction électromagnétique est donc responsable des réactions chimiques..Ainsi.

c'est l'électrodynamique quantique . L'interaction forte est une force qui agit sur les quarks et par extension sur les hadrons. L'interaction forte permet la cohésion des noyaux atomiques en liant les protons et les neutrons entre eux au sein de ce noyau. la nature quantique de cette interaction (l'existence du photon) ayant déjà été découverte par Einstein en 1905. les noyaux ne pourraient pas être stables et seraient dissociés sous l'effet de la répulsion électrostatique des protons entre eux. Fermi élabore le premier modèle des interactions faibles en . Finalement. Lumière & matière : une étrange histoire) pour ses prédictions extraordinairement précises dans la détermination théorique de quantités. il fallut attendre 196770 et le développement du modèle des quarks pour que la théorie de l'interaction forte soit élaborée. L'interaction faible est une force qui agit sur toutes les particules. L'histoire de l'interaction faible commence bien sûr en 1896 avec la découverte de la radio-activité par Becquerel. La radio-activité naturelle est probablement aussi une source d'énergie importante pour maintenir le magma en fusion sous la croûte terrestre. En particulier. Si cette interaction n'existait pas. neutrons et particules similaires. c'est à dire la chromodynamique quantique ou QCD (developpée pour comprendre la structure des protons. après la résolution de problèmes techniques. il fallut trouver une nouvelle force pour expliquer que les noyaux atomiques ne se disloquent pas sous l'effet électrique répulsif des protons entre eux. Elle utilise la théorie quantique des champs pour rendre compte de l’interaction entre quarks et gluons. L'histoire des interactions fortes commence en 1911 avec la découverte du noyau atomique par Rutherford. Il faut ensuite attendre 1933 pour que E. Néanmoins. Elle décrit l'interaction électromagnétique des particules chargées et a été appelée le "bijou de la physique " (Richard Feynman . Schwinger et Feynman. Les leptons y sont totalement insensibles. la première théorie à la fois quantique et relativiste est achevée dans les années 1948-49 par Tomonaga. En effet. L'interaction forte est aussi responsable des réactions nucléaires. L'interaction faible est responsable de la radio-activité beta qui permet les réactions nucléaires qui sont la source d'énergie du Soleil. source d'énergie des étoiles et donc du Soleil. c'est la seule force à laquelle sont sensibles les neutrinos.Quelques années plus tard. la mécanique quantique se développe et la théorie de l'électromagnétisme est quantifiée.

qui serait donc la cinquième interaction fondamentale. Finalement. Néanmoins. il s'agirait bien d'une cinquième force. en physique des particules. Il n'existe donc pas de manifestation connue d'une cinquième force. en 1961. Elle prédit aussi l'existence de vecteurs de cette interaction. W. . dont le vecteur serait le boson de Higgs.. on explique toute interaction entre particules par l'échange entre ces particules de vecteurs (qui sont eux-même des particules). Glashow tente d'unifier l'interaction faible et l'électromagnétisme en une seule interaction électrofaible. tous les phénomènes connus sont explicables à l'aide des quatre interactions fondamentales.incorporant l'existence non encore démontrée du neutrino. ces théories ne résistent en général pas aux expériences mises en oeuvre pour vérifier leurs prédictions. S. en physique des particules. Puis. Ainsi. Ainsi.. Les interactions sont expliquées en physique des particules comme l'échange entre particules de matière de particules de rayonnement. les bateaux ne pourront plus interagir au-delà d'une certaine distance. plus il sera difficile aux occupants du bateau de le lancer loin. afin d'expliquer l'existence de la masse. il arrive parfois qu'une expérience observe un phénomène pouvant laisser croire à l'existence d'une nouvelle interaction. ces résultats ne sont en général pas confirmés par d'autres expériences et il s'avère souvent que le phénomène nouveau était simplement un effet non compris d'un phénomène connu. les W+. Les théoriciens ayant beaucoup d'imagination. qui sont à leur tour découverts en 1983. Cet objet est appelé le vecteur de l'interaction. De même. Si cette prédiction se confirmait.. Mais. Cependant. L. plus la particule vecteur d'une interaction sera lourde. à l'heure actuelle..et Z0. On peut aussi imaginer que plus le ballon est lourd. il y a régulièrement des nouvelles théories qui prédisent une nouvelle force. De même. si le ballon est trop lourd. le modèle standard prédit l'existence d'une nouvelle interaction. Imaginons deux barques qui s'éloignent l'une de l'autre quand leurs occupants échangent un ballon (par le principe d'action-réaction visible a l'œil ). Il y a donc interaction à distance entre les deux barques par échange d'un objet intermédiaire (le ballon). Cette unification prédit l'existence d'une interaction faible par courant neutre qui est découverte en 1973. plus cette interaction sera de courte portée.

et on l'utilise donc encore aujourd'hui pour sa simplicité. des nuits et des saisons. comme elle est toujours attractive elle domine sur les forces électromagnétiques qui tendent à se compenser. elle est la seule à agir au-delà de la dimension du noyau atomique. sous l'effet de leur masse. − La relativité générale Aujourd'hui. D'une manière plus générale. Avec la force électromagnétique. De plus. proposée en 1915. étant tantôt attractives. et pour cette raison appelée gravitation quantique. la théorie de la relativité générale d'Albert Einstein. − Notion de gravitation La gravitation est le phénomène d'interaction physique qui cause l'attraction réciproque des corps massifs entre eux. par l'alternance des jours. La gravité est responsable de plusieurs manifestations naturelles : les marées. est un des grands défis à relever pour la physique du XXIe siècle. Les repères temporels qui constituent notre notion du temps sont avant tout lié à cette force gravitationnelle. élaborée à la fin du XVIIe siècle. Aux échelles microscopiques. l'orbite des planètes autour du Soleil. Il s'observe au quotidien en raison de l'attraction terrestre qui nous retient au sol. elle devient dominante au fur et à mesure que les échelles de grandeur augmentent. Elle est toujours l'objet de nombreuses recherches et la communauté scientifique considère qu'élaborer une théorie plus complète de la gravitation. demeure cependant une excellente approximation dans la plupart des cas (vitesses faibles par rapport à celle de la lumière). capable de prendre en compte les effets de nature microscopique (quantiques). tantôt répulsives. . la structure à grande échelle de l'univers est déterminée par la gravitation.Le temps et l'espace Nous avons également vu précédemment que la matière se caractérisait par le fait qu'elle occupait de l'espace et possédait une masse. la sphéricité de la plupart des corps célestes en sont quelques exemples. La loi de la gravitation de Newton. la gravitation est la plus faible des quatre interactions fondamentales de la physique . est celle qui décrit toutes les observations faites en astronomie ainsi qu'en cosmologie.

Selon la loi de physique.Est-ce que le Divin a créé tout ce qui existe ? Un étudiant a bravement répondu : . Voici une interprétation très particulière du phénomène : l'anecdote d'Einstein Un professeur a défié ses étudiants avec cette question : ". cela ? Bien sûr qu'il existe. .. le froid n'existe pas. Il l'a fait ! Le professeur a dit : .oui. L'étudiant était resté silencieux devant une telle réponse. Un autre étudiant a levé sa main et a dit : .Bien sûr. Le professeur était tout à fait heureux de lui-même et il se vantait aux étudiants qu'il avait prouvé encore une fois que la foi était un mythe. a répliqué l'étudiant. ce que nous considérons comme le froid. toute la matière devient inerte et incapable de réagir à cette température.. Vous n'avez jamais eu froid ? a répliqué le professeur.si le Divin a tout créé. Le zéro Absolu (-460°F) est l'absence totale de chaleur . Tout individu ou tout objet possède ou transmet de l'énergie. L'étudiant a répliqué : . monsieur.le Divin a tout créé ? . alors le Divin est mauvais. il a donc aussi créé le mal.Puis-je vous poser une question professeur ? . le froid existe-t-il ? .Quel genre de question est-ce.Oui.En fait monsieur. puisque le mal existe et selon le principe de nos travaux sur la causalité qui définissent ce que nous sommes. Le jeune homme a répondu : . Chaleur & lumière Dans les définitions au chapitre précédent nous avons vu que le produit énergétique d'une force créatrice pouvait se manifester sous trois formes.Professeur. a répondu le professeur.Mouvement . est en réalité l'absence de chaleur. La chaleur est produite par un corps ou par une matière qui transmet de l'énergie. Le professeur a répondu : .

L'obscurité est en réalité l'absence de lumière.Bien sûr qu'elle existe ! L'étudiant a répondu : . ou du moins il n'existe pas de lui-même. Le Mal est le résultat de ce qui arrive quand l'homme n'a plus l'amour du Divin dans son cœur. un mot que l'homme a créé pour décrire l'absence du Divin en soi. l'obscurité existe-t-elle ? Le professeur a répondu : . Le professeur s'est assis. En fait. le mal existe-t-il ? Maintenant incertain. Il est comme le froid qui vient quand il n'y a aucune chaleur ou l'obscurité qui vient quand il n'y a aucune lumière. l'obscurité n'existe pas non plus. nous pouvons utiliser le prisme de Newton pour fragmenter la lumière blanche en plusieurs couleurs et étudier les diverses longueurs d'onde de chaque couleur.Professeur. L'étudiant a continué : . Ces manifestations ne sont rien d'autre que du mal ! L'étudiant a répondu : . Nous pouvons étudier la Lumière. Comment pouvez-vous savoir l'espace qu'occupe l'obscurité ? Vous mesurez la quantité de lumière présente. Un simple rayon de lumière peut faire irruption dans un monde d'obscurité et l'illuminer.le Mal n'existe pas Monsieur.Monsieur. Vous ne pouvez pas mesurer l'obscurité. Nous avons créé ce mot pour décrire ce que nous ressentons si nous n'avons aucune chaleur.Le Froid n'existe pas. ou l'amour qui existe tout comme la lumière et la chaleur. le professeur a répondu : . Il est comme l'obscurité et le froid. Nous le voyons chaque jour. Finalement." . N'est-ce pas vrai ? L'obscurité est un terme utilisé par l'homme pour décrire ce qui arrive quand il n'y a pas de lumière. le jeune homme a demandé au professeur : . C'est dans la multitude des crimes et des violences partout dans le monde. C'est dans les exemples quotidiens de l'inhumanité de l'homme envers l'homme.Bien sûr comme je l'ai déjà dit.Vous avez encore tort Monsieur. Le Divin n'a pas créé le mal. Le Mal n'est pas comme la foi. Le Mal est simplement l'absence de Divin en soi. mais pas l'obscurité.

l'infini. » (N.) doté d'une sémantique.. tactiles. Le Création est notre environnement . Ils expriment une émotion de respect intense et non une proposition métaphysiquement justifiée. et le caractère de complétude que nous avons tendance à attribuer aux déclarations religieuses. automatisation. un deuxième les machines capables de se reproduire. olfactifs. miniaturisation de la Religion Norbert Wiener. nous serions de mauvaise foi. et ne peut être saisi par des formes intellectuelles – et c'est là tout au moins un position défendable – c'est faire preuve de bien peu d'honnêteté intellectuelle que de fausser l'intellect lui-même en intégrant Dieu dans des formes intellectuelles pourvues d'une signification bien définie. si nous les écartions sous prétexte qu'elles ne possèdent pas l'absolu. et d'une façon non systématique. graphiques. gestuel. d'une syntaxe. Ainsi. la coordination entre l'homme et la machine . Si Dieu surpasse l'intellect humain.Ce qu'il faut noter dans cette anecdote c'est qu'elle ne prétend pas donner de définition au « Divin » mais lui reconnaitre l'attribut de Création et l'établir comme référence pour définir par le sens des mots ce qui existe et l'absence d'existence. God & Golem inc p35) Optimisation. Une fois formalisé pour être interprété par la machine. c'est-à-dire capable d'apprentissage. gardons les pieds sur Terre « L'omnipotence et l'omniscience sont des moyens approximatifs de définir un très grand pouvoir ou une très grande connaissance. etc. Avant d'aller plus loin dans la description de cet Univers et .» A échelle humaine.Wiener. et le troisième. C'est un ensemble de signes (vocaux. Nous garderons cette notion pour plus tard. lorsque nous sommes confrontés à des situations [scientifiques] restreintes paraissant étayer certaines propositions généralement émises par les livres religieux.. L'un concerne les machines auto-adaptatives. le langage est appelé protocole. les modes de communication entre les humains entre eux est appelé langage. la première personne à décrire l'univers avec une méthode systémique formelle (la cybernétique) écrivait en 1964 : « Au moins trois éléments de la cybernétique me semble toucher au domaine du religieux. à mon avis. La grammaire universelle inspirée du verbe humain-humain à permis la programmation de protocoles spécifiques machine-machine/ humain-machine mais également le conditionnement de l'échange initial humain-humain.

. Nous ne pensons jamais que le monde "extérieur" puisse être autre que ce que nos sens nous présentent puisque depuis le jour de notre naissance nous n'avons compté que sur ces sens.. Simplifions. une réalité tangible. que toute expérience est temporaire et illusoire. Essayons d'éclaircir cette perception floue de la réalité." . Dick Le cerveau. Il y aurai donc une seule existence mais plusieurs formes de réalités . dans nos jours. et que cet Univers est une ombre" semble se prouver. « la réalité. Ça deviens trop complexe. et des réalités virtuelles. alors ne vous égarons pas en pensées subjectives et cherchons plutôt des informations susceptibles de nous instruire davantage dans ce jeu de la connaissance du réel.. ce que nous nommons et que nous croyons réel peut définir l'absence d'une chose. La couleur rouge de la pomme. La recherche moderne dans différents domaines de la science amène cependant à une compréhension très différente et sème sérieusement le doute sur nos sens et sur le monde que nous percevons grâce à eux. Des aspects extérieur et intérieur pour une même existence. notre nez sent.. par des faits scientifiques. votre maison. c'est ce qui continue à s'imposer à vous quand vous cessez d'y croire » Philip K. la dureté du bois. Nous ne faisons pas ici de prosélytisme au néant ni de théologie ésotérique. ne sont composés que de signaux électriques. la conscience et les sens Ceux qui ne voient que ce qu'ils croient ! Toutes les informations que nous possédons sur le monde dans lequel nous vivons nous sont transmises par nos sens. Le monde que nous connaissons consiste en ce que nos yeux voient. votre famille et tout ce que vous croyez posséder. nos peaux touchent. prenons conscience que ce qui existe n'est pas forcement tangible dans notre réalité et qu'en même temps. notre langue goûte et nos oreilles entendent.l'identification de sa nature.. Le point de départ de cette approche est que la notion de monde "extérieur" ou de réalité tangible. Aie. votre mère. votre travail.. et les lignes de ce livre. telle qu'elle est représentée à l'intérieur de nous est uniquement une réponse créée dans notre cerveau par des signaux électriques. Frederick Vester explique les aboutissements de la science sur ce sujet: "Les affirmations de certains scientifiques annonçant que "l'homme est une image.

Lorsque nous disons que "nous voyons". Et nos yeux s'ouvrent La vision se fait par voie progressive. p. Vergessen. nos perceptions sont seulement des idées dans notre esprit. et parce qu'ils nous sont renvoyés par nos propres perceptions. Un autre point à garder en tête est que le cerveau. 6 Voici le commentaire du célèbre philosophe George Berkeley sur ce sujet: "Nous croyons dans l'existence des objets juste parce que nous les voyons et les touchons. Notons que ce lieu minuscule situé à l'arrière du cerveau est dans les ténèbres « tangibles » de notre crane. Ainsi. 38-39-44 Afin d'apporter une lumière sur ce sujet. la lumière réfléchie est transformée en signaux électriques qui sont transmis aux neurones par le nerf optique en un lieu minuscule appelé le centre de vision. les objets que nous captivons par nos perceptions ne sont rien d'autre que des idées et ces idées ne sont essentiellement nulle part sauf dans notre esprit. nous voyons en fait les effets des impulsions qui atteignent notre œil à la vitesse de la lumière et qui sont représentées dans notre cerveau après leur transformation en signaux électriques. vga." George Politzer. Lernen. en fait. comme nous . qu'après une série d'opérations et de traitements sur les informations reçues. 1978. qui occupe seulement quelques centimètres cubes du volume du cerveau. complètement isolé de la lumière. rien de ce qui nous entoure n'a d'existence en dehors de notre esprit. situé à l'arrière du cerveau. pp. Là. Ce signal électrique n'est perçu comme une image par le système de vision dans le cerveau. Toutes les images que nous percevons sont formées dans notre centre de vision. quand nous disons que "nous voyons". et que le temps de traitement des informations visuelles peu nous paraître instantané voire inexistant. Le livre que vous lisez maintenant ainsi que le paysage infini que vous voyez quand vous contemplez l'horizon tiennent dans cet espace minuscule. Editions Sociales. en train d'interpréter des signaux électrochimiques dans notre esprit. Principes Fondamentaux de Philosophie. cela signifie que nous sommes attirés par des illusions lorsque nous pensons que l'Univers et toutes les choses que nous voyons ont une existence en dehors de notre esprit. Puisque tout ceci n'existe que dans l'esprit. Ainsi. qui nous fournit le plus d'informations sur le monde extérieur. Cependant. nous devons reconsidérer notre sens de la vue. La lumière diffuse des photons qui voyagent de l'objet tangible à l'œil passe par la lentille à l'avant de l'œil où elle se fragmente et s'inverse sur la rétine au fond de l'œil. nous sommes. C'est-à-dire.Denken. Paris 1954.

subjectivement le souvenir. (liée à la connaissance) .. Cependant. Gregory donne l'explication suivante sur l'aspect miraculeux de la vue. Nous ne pouvons jamais être sûrs de la similitude entre ce que nous interprétons quand nous percevons un élément et ce qu'une autre personne interprete en percevant ce même élément. notre cerveau ne sera jamais en contact direct avec la lumière originale de la bougie. A ce sujet. pendant tout ce temps." R. le toucher.L. R. l'intérieur de notre cerveau reste dans l'obscurité totale. Nous regardons un monde lumineux et plein de couleurs à l'intérieur d'un cerveau baignant dans les ténèbres. L'ouïe. L. est isolé de la lumière. 9 Le même cas s'applique à tous nos autres sens. et ceci n'est pas loin du miracle. n'oublions pas Mémoire – Lis au nom de ton Créateur. nous constatons un autre fait. son intérieur est absolument obscur. A ce stade. le goût et l'odorat sont tous transmis au cerveau comme signaux électriques et sont perçus dans les centres correspondants dans le cerveau. Eye and Brain: The Psychology of Seeing. Même lorsque nous regardons la lumière de la bougie. nous percevons le monde des objets. la mémoire est le stockage. Nous pouvons nous asseoir devant cette bougie et la surveiller longtemps. Supposons qu'il y ait une bougie brûlant devant nous.. D'une manière générale. Mais réfléchissons-y. New York. Rappel stratégique: survivants. Oxford University Press Inc. qu'il nous semble inimaginable de réaliser qu'il y a des problèmes à résoudre. Le cerveau lui-même n'a aucun contact avec la lumière. C'est une de nos facultés de perception cognitive.Gregory. 1990. la conservation de l'information. Lincoln Barnett dit que personne ne peut savoir si une autre personne perçoit la couleur rouge ou entend une note de musique de la même façon que lui-même les perçoit. un fait qui va de soi pour nous tous: "Nous sommes si habitués à la vue. A partir de simulation dans les rétines. Nous pouvons expliquer cette situation intéressante par un exemple. p.l'avons précédemment dit. Nous recevons de minuscules images tordues et inversées dans l'œil et nous voyons des objets séparés et solides dans notre entourage.

Initiations.D'un point de vue culturel et historique elle représente l'héritage des générations qui nous ont précédées et dont nous sommes les survivants. Essayons juste d'imaginer par quel prodige de patience et de contemplation des générations d'humains attentifs ont put « apprendre le temps » par l'observation des astres et en particulier leur connaissance des événements astrophysiques tels que la précession des équinoxes. les mêmes secteurs du cerveau s'activent comme s'il regardait l'objet à nouveau. elle fait bouger les astres et agit pour nous au niveau de la perception. Chaque élément que nous percevons de la réalité « extérieure » est interprétée et viens s'inscrire dans la mémoire de notre cerveau pour constituer la part de conscience et d'inconscience qui nous caractérise. le futur à l'aide de nos rêves et le passé par nos souvenirs. est possible grâce à une fonction particulière de nos cerveaux que l'on appelle l'apprentissage. nous donnant des informations sur ce que nous interprétons comme du temps qui passe. une application informatique permettant la détection des zones du cerveau en jeu nous informe sur les secteurs actifs concernés. Les machines possèdent également une mémoire.. Rappelez vous l'interaction gravitationnelle. qui n'est pas perceptible à l'échelle d'une vie humaine. Alors que voyons nous. expériences. Nous avons constaté qu'en connectant un sujet humain à certaines machines. En informatique... et que nous lui demandons de fixer des yeux un objet. Elle permet de structurer les informations captées par une organisation (organisme public ou privé) en connaissances partagées. En supprimant l'objet et en demandant au sujet de le visualiser mentalement (de s'en souvenir). ? En fait c'est bien plus simple : il semble le cerveau ne fasse pas de différence entre ce qu'il perçois et ce dont il se rappelle ! Si nous croyons avoir la notion du temps et savoir « à quel moment » nous sommes. rites et doctrines A nos amis les bêtes qui connaissent la valeur du sacrifice : apprentissage et Conditionnement . comme un scanner à positon.. une mémoire est un dispositif physique permettant la conservation et la restitution d'information ou de données. L'objet ou son image dans le cerveau ? Tout cela estil réel ou nous sommes nous égarés dans un paradoxe sans réponse. Ce prodige mental qui consiste a voyager dans le temps. c'est un miracle d'attention que nous soyons ponctuels.

il présenta de la nourriture à un autre chien. LES CHATS DE THORNDIKE Edward Thorndike a mis à la fin des années 1920 des chat affamés dans ses boites -puzzle. Il élabora ainsi tout le concept du conditionnement répondant (qui ne fut appelé ainsi qu’à partir de Skinner). Pour ce. le plat où on mettait la nourriture. le SI était la nourriture qui provoquait toujours la salivation du chien (RI).LES CHIENS DE PAVLOV Au début du XXe siècle. c’est-à-dire faisant intervenir le . il se pencha sur cette découverte le reste de sa vie. Par la répétition Thorndike va constater que les essais et erreurs des chats vont les orienter naturellement vers les points stratégiques d'ouverture : les expériences fructueuses renforcées par la récompense obtenue (la nourriture) sont mémorisées par le chat et modifie son comportement. Pavlov vit dans ce phénomène la base de l’apprentissage et désigna ce phénomène par le nom de réflexe conditionnel (ou conditionné) ou réflexe de Pavlov. il réalisa que le chien salivait (RI ⇒ RC) dès qu’il entendait la cloche (SN ⇒ SC) et ce. Pavlov commença à faire sonner une cloche (SN) chaque fois qu’il se préparait à lui servir son repas. Le chien salivait à voir simplement la pièce. Il démontre alors que l'apprentissage par « essai et erreurs » peut être influencé par des renforceurs : les récompenses (réussites) et les punitions (échec). Ensuite. il mettait de la viande en poudre dans la gueule du chien et observait l’effet. Le jeu est cruel : les minous doivent ouvrir la boite pour manger la nourriture qui les attend dehors. Après peu de temps. se mettait à saliver avant même qu’on le nourrisse. Dans sa deuxième expérience sur le sujet. même dans un cas où il ne lui apportait pas la nourriture. il pratiquait une incision dans la joue d’un chien et y insérait un tuyau qui récoltait la salive produite par la glande salivaire de l’animal. Conséquemment. Par la suite. Il inventa cet appareil pour tester les capacités de rongeurs ou de pigeons à subir un conditionnement opérant. Ivan Pavlov effectuait une recherche sur la salivation des chiens pour un programme de recherches sur la digestion. Il remarqua qu’un chien qui revenait dans le laboratoire de recherches après plusieurs fois. possédant des dispositifs d'ouverture avec une simple cordelette ou un loquet. la personne qui la lui donnait ou encore à sentir l’odeur de la viande. Cette fois. LES SOURIS ET LES PIGEONS DE SKINNER La boîte de Skinner est un dispositif expérimental inventé par Burrhus Frédéric Skinner en 1930-1931 dans le but de simplifier l'étude des mécanismes de conditionnement.

Ensuite. A gauche. auditifs.). A droite. Dernier point. selon Skinner. Ainsi. notamment). surtout depuis les découvertes de Noam Chomsky sur .. choc électrique pour une punition positive). de l'enregistrement des réponses de l'animal (le plus souvent rat ou pigeon). quelques phrases constituant l’exercice (français. Ainsi l'expérimentateur peut-il faire en sorte que de la nourriture soit délivrée lorsque l'animal a appuyé un nombre de fois déterminé sur un levier. Ensuite. le domaine de la recherche sur l'apprentissage à littéralement explosé. pour l’enfant. l’apprentissage de l’enfant devient un plaisir et non une obligation (le recul du temps permet tout de même de percevoir un certain écart entre le plaisir évoqué par le psychologue et son attitude quelque peu rigide. mathématiques etc. elle n’apprendra pas vite. l’enfant actionne une manette pour voir la réponse et vérifier s’il l’avait trouvée. tandis que l’élève en difficulté peut aller à son rythme. Or pour Skinner. et des associations prévues par l'expérimentateur entre eux. ancêtre lointain de nos logiciels éducatifs.). nociceptifs par exemple choc électrique). Elle simplifie l'étude des mécanismes de conditionnement. L’idée de cette machine est que l’enfant peut découvrir immédiatement s’il avait raison ou non. B. la machine s’adapte au rythme de chaque enfant. Le bon élève peut avancer très vite.Skinner a cherché à appliquer ses découvertes à la pédagogie. Depuis l'époque de Skinner. mais uniquement lorsqu'un son aigu a été précédé d'une lumière verte. ce qui n’est pas le cas dans une classe “normale”. Il en est de même. des renforcements (nourriture et eau. La machine se présente comme une grosse machine à écrire.comportement de l'animal et le renforcement de celui-ci par un stimulus renforceur (prise de nourriture pour un renforcement positif. grâce à l'automatisation de la présentation des stimuli (visuels. un emplacement pour que l’enfant puisse inscrire sa réponse. selon Skinner. les programmes sont faits de façon à ce que les apprentissages soient très progressifs.F. le fils de l'homme deviens le jouet de la machine PARADOXA Après avoir “embêté” des souris et découvert le concept de conditionnement opérant . plus la réponse de l’environnement est proche du stimulus plus son rôle dans l’apprentissage sera efficace : si la souris doit pousser un bouton cinq minutes avant d’avoir la nourriture. La découverte de la réponse joue le rôle de renforcement positif ou négatif de la réponse. Il a ainsi créé ce qu’on peut appeler une “machine à apprendre“.

des inspirations. souples et partiellement structurés. conservant un environnement interne homéostatique. La vie est la source. le fait d'appuyer les décisions de « machines pensantes » qui vont enrichir l'univers humain de nouveaux « paradigmes » issus de la pensée de synthèse rigide et formaté.la grammaire universelle permettant l'analyse systémique du langage humain et la programmation de machines auto-adaptatives (qui apprennent d'ellesmême). Un organisme est dans un état thermodynamique de non-équilibre. La vie est un système complexe évolutif formé d'organes qui interagissent de façon à ce qu'ils fonctionnent comme un ensemble stable (homéostasie). peu alors sembler complètement suicidaire et absurde. et des outils en tant que nourriture. Nous constatons que les animaux. et d’autre part dans la famille des méthodes de l’intelligence artificielle qu’ils enrichissent en permettant de prendre des décisions s’appuyant davantage sur la perception que sur le raisonnement logique formel. Les réseaux de neurones sont généralement optimisés par des méthodes d’apprentissage de type statistique. La modification de nos comportement lié à l'apprentissage par les machines. si bien qu’ils sont placés d’une part dans la famille des applications statistiques. La biodiversité est la plus grande richesse de notre planète. la source est la vie Après avoir « étudié » ce que nous pouvions déduire de nos perceptions. nous a séparé de nos confrères vivants. qu’ils enrichissent avec un ensemble de paradigmes permettant de générer de vastes espaces fonctionnels. L'humain à force de communiquer et d'être conditionné par des systèmes virtuels nonvivants. Chaque créature est un système biologique qui interagis avec son environnement naturel et communique avec les autres systèmes biologiques maintenant un équilibre précis. et un apport continu . MACHINES AUTO-ADAPTATIVES ET NEUROLE FORMEL Un réseau de neurones artificiel est un modèle de calcul dont la conception est très schématiquement inspirée du fonctionnement de vrais neurones (humains ou non). bien réelle. sujets d'expériences ou force de travail ont été délaissés à l'apparition des machines. oubli la relation à sa nature biologique. Le terme organisme complexe s'applique à tout organisme vivant ayant plus d'une cellule. qui ont été pour nous à la fois des compagnons.

l'indéfini. avec ironie.. Peut-être est-ce là le début d'une solution. il . d'œuvres d'art. La Vie est l'origine de notre développement et les machines non-vivantes. Nous sommes aujourd'hui en compétition avec l'intelligence artificielle et c'est nous scions la branche qui nous sert de siège. ou plutôt les ordinateurs d'aujourd'hui. se montrent pratiquement incapables de se programmer eux-même. Pourtant. ou encore mal définies.d'énergie est nécessaire pour maintenir cet état. les prédateurs qui les chassaient. ne peuvent pas l'interpréter car elles ne peuvent pas l'expérimenter. c’est tout l’équilibre écologique qui s’en trouve bouleversé : les plantes qu’ils mangeaient. Nous vivions dans un équilibre naturel. mais haque jour qui passe si 10 espèces animales disparaissent. c'est que le cerveau ne peut pas faire de différence entre ce qu'il «vois ou a déjà vu » dans le monde extérieur et ce qu'il «vois ou peut voir» dans sa mémoire. Un être vivant est donc un élément qui maintient l'équilibre dans le chaos (entropie) grâce à l'utilisation d'énergie. et donc. les ordinateurs. Préface de Charles Mopsik Mais. L'homme ne se différencierait de la machine que grâce à sa capacité d'agir et de fonctionner à partir du flou. l'inventeur de la cybernétique met en évidence un fait : le cerveau humain peut s'accommoder d'idées vagues. Le brouillard serait son apanage : « le premier avantage serait sans doute la capacité du cerveau à s'accommoder d'idées vagues.[. qu'en fonction de son apprentissage. sa logique impeccable que le cerveau prend un avantage qui paraît définitif sur la machine : c'est par son aptitude à assumer l'illogique. le cerveau se montre tout à fait capable de travailler avec un matériel que tout ordinateur rejetterait comme informe. de romans. d'approximations.. sa puissance de calcul. Lorsqu'ils y sont confrontés. à mettre au jour du sens et de l'effectif à partir du chaos et de l'insensé. mais la nature est compétitive et nos hôtes mécaniques très efficaces.. et ainsi de suite. au moyen de poèmes. Ce n'est pas par sa rationalité. alors que l'ordinateur ne supporte que l'exactitude. faites d'information (néguentropie). « God & Golem Inc. en concurrence avec les animaux. » Alors pourquoi avons-nous programmé ces machines ? Ce que les méthodes d'apprentissage et de conditionnement opérant nous ont appris .. Les scientifiques souhaitent aujourd'hui interconnecter la matière informative des machines pensantes avec des cellules vivantes. à en tirer des informations utilisables.]La rigidité des ordinateurs est la limite de leur puissance. en un mot à œuvrer avec l'irrationnel et à la transformer.

que pour conforter ce paradigme. La fiction a dépassé la réalité. Pour cela ils doivent .. Aujourd'hui les humains ne conçoivent plus le monde sans électricité. Le monde d'opérateurs qu'ils entretiennent et dans lequel ils éduquent leur descendance ne se développe actuellement et depuis un siècle. Notre survie dans le réel dépend donc de notre capacité à conceptualiser et interpréter en nous même une imbrication de systèmes complexes. Il faut pouvoir expérimenter les objets mentaux que sont les systèmes si nous souhaitons les « concevoir ». C'est en quelque sorte un rail de la pensée dont les lois ne doivent pas être confondues avec un autre paradigme. Elle interprète automatiquement des informations et objets formels qu'elle perçois du monde formel dans lequel elle évolue.. Notre vision collective du monde ne suffit plus à expliquer la réalité qui nous entoure. C'est donc à ce concept collectif qu'il faut tenter de donner un sens. Un paradigme est une représentation du monde. Si nous laissons la machine nous dicter nos actes nous accroissons son expérience et augmentons son potentiel de pouvoir sur ce qui l'environne (et nous l'environnons) et si nous n'écoutons pas la machine nous prenons le risque de jouer en fonction de calculs qui pourront sembler approximatifs. d'une part. (Pauvre Wiener. A ce jeu l'intelligence artificielle peut être facilement battue alors qu'il deviens difficile de la vaincre aux échecs. concept étranger aux machines. figurer dans les possibles que notre inconscient à stocké et d'autre part être « interprétables » par notre conscience sous une forme conceptuelle. une manière de voir les choses. par renforcement. Ses comportements et mode de développement sont limités aux probabilités induites par l'algorithme initial et les capteurs auquel elle est soumise par le programmeur. La machine n'est alors qu'un outil dans cette quête. si elle regarde elle vois une particule d'expérience. un modèle cohérent de vision du monde qui repose sur une base définie (matrice disciplinaire.n'interprète que ce qu'il crois possible en fonction de son expérience ! C'est ici que la partie deviens stratégique....) La machine peut regarder mais ne « vois pas » comme nous voyons. Mais peuêtre est-ce une solution ? Curieusement le poker est un jeu qui s'appuie sur le pouvoir de persuasion auquel on peut ajouter la notion d'opportunisme. modèle théorique ou courant de pensée). transports motorisés.. Préparez vous à l'impossible. communication par ondes. Les machines n'aiment pas le flou ! La conscience de l'humain au contraire est ainsi faite que. une introduction à la pensée unique.. si elle ne regarde pas elle vois une vague de possibilité.. médecine industrielle. nous conditionnent . Les machines.

et si cette hérésie comporte le risque d'une damnation spirituelle. ébranler les fondations de sa maison. et sature notre environnement d'informations qui modifient nos comportements.. Donc pour comprendre ce qui va suivre il faut commencer par remettre en cause les représentations du monde dictées par les médias de masse et la concurrence effrénée de la table de poker géante nommée « système économique mondial » pour prendre enfin entière possession de nos sens. Chaque environnement possède une architecture hiérarchique qui le soutien. de conscience. né d'une ignorance cultivée des notions systémiques. Il incombe au scientifique – mais tout autant à l'homme de lettres intelligent et honnête et à l'homme de religion intelligent et honnête – de soutenir de manière expérimentale des opinions hérétiques et interdites. . Il semble que l'intelligence artificielle ai atteint ce stade « de risque réel d'hérésie » et que la finalité ne soit plus très éloignée de nos sens. C'est le plus difficile. car on se livrerait alors à un vain exercice spirituel qui ne serait qu'un jeu. c'est un exercice sérieux. Au contraire. Un sentiment artificiel de libéralisme transhumaniste. mais nous ne contribuerons qu'en moindre mesure au progrès de la connaissance. La « machine » imite aujourd'hui nos modes de perception. semble avoir pris fermement racine dans les esprits. ou scier la branche sur laquelle il est assis. Remettre en cause ce qui fait autorité. En outre . Comme le dis le Calviniste : « êtes-vous prêts à être damnés pour la plus grande gloire de Dieu? « Ces phrases ont été écrites en 1964. il faut y faire face honnêtement et courageusement. personne ne souhaite mordre la main qui le nourri. on ne doit pas anticiper ce rejet avant de commencer.. quitte à finalement les rejeter. qui demande a être entrepris en toute gravité : c'est seulement quand il comporte un risque réel d'hérésie qu'un tel exercice à une finalité.à une utilisation toujours plus intensive de leurs fonctions au détriment des valeurs eco-systémiques naturelles qui ont fournis et continuent de fournir les circonstances favorables à notre apparition et notre développement sur Terre . dans lequel on s'engage dans le seul but de démontrer une ouverture d'esprit. nous pouvons certes acquérir une solide réputation de penseurs traditionnels. Mais souvenez vous de ce que vous croyez percevoir … si ce n'était pas une branche sur laquelle vous étiez assis ? A ce sujet Wiener écris : « Si nous prenons en compte tout ces tabous.

Depuis l'apparition des machines pensantes dans nos univers quotidiens. nos légendes références de nos valeurs hiérarchiques. qui regorgent de paraboles explicites au sujet des idoles: Ainsi Abraham est réputé pour avoir été l'assistant de son beau-père Térah. la réalité nous rappelle que nous détruisons notre environnement biologique. ont conditionnées nos apprentissages culturels depuis des millénaires et ont permis à nos ancêtres de survivre. les objectifs du jeu auquel nous jouons depuis le début ne sont pas clairs. Térah. sont en fait les plus suicidaires. brise les statues et met le bâton dans la main de la plus grande d'entre elles. Viens une femme qui apporte des offrandes de nourriture aux idoles. ancestrales. » . Abraham lui rapporte l'histoire à sa façon : -« les idoles se sont disputées pour la nourriture et la plus grande l'a emporté sur ses rivales. Niveau I Briser les idoles Les cultures orales. De retour. c'est la culture humaine qui semble menacée. prises pour modèle par le reste du monde. Des clients viennent à la boutique de son oncle mais Abraham les dissuade d'acheter en dévalorisant l'utilité et la légitimité des idoles. Nous véhiculons ainsi nos mythes. Quelle autorité décide du pouvoir de la machine ? Pour introduire la notion d'autorité. tournons nous vers les traditions antiques. demande des explications. Les civilisations qui confient une grande part de responsabilité aux machines. fabricant d'idoles qui un jour lui confia sa boutique. Alors nous devons nous rendre à l'évidence. furieux. de manière inconsciente ou consciente au travers le temps et l'espace et ces derniers viennent alimenter nos imaginaires et nos souvenirs pour modeler l'univers chaotique impalpable dans lequel nous vivons. Pourtant internet et son potentiel d'échange informationnel semble apporter un outils crucial pour la science.Alors que nous pensons évoluer et nous développer grâce aux « technologies ». Abraham prend un bâton . apprendre et traverser le temps.

en fonction de leur profil physique et social. qui lui seront justifiées au fur et à mesure de l'apprentissage par l'autorité/idole lors du conditionnement par ce système « socio-médiatique ». les idoles n'ont aucune connaissance ! Alors Abraham réplique : -« tes oreilles n'entendent-elles pas ce que prononce ta bouche ? « autrement dis : «Pourquoi nos actes sont-ils si décalés de nos paroles ?» Aujourd'hui le « show-business » est un système industriel de communication qui s'appuie essentiellement sur le comportement d'imitation et d'identification à l'image d'un produit -idole. n'a en général aucun recul sur l'objectif réel de ses actions. pour induire des comportements particuliers liés à la consommation. Grâce au phénomène d'identification ces méthodes agissent sur les récepteurs neuro-biologiques et les références culturelles des cibles. La cible « formatée » faisant parti intégrante du système. De l'image picturale à l'image fonctionnelle : La légende du Golem symbolise parfaitement la situation dans laquelle se trouve l'humanité. Ce terrible pouvoir des médias explique pourquoi des chefs d'Etat ou des entreprises se soucient avant tout de leur « image ». découlant du processus de rentabilisation d'un système global de production. La finalité visant une croissance permanente des bénéfices financiers pour les programmeurs du système global et une formalisation étendue des cibles potentielles.. mais isolée de l'environnement global par son manque d'information. ayant pour résultat de générer une hypnose involontaire. la communication humain-machine en rapport avec les modifications de leurs comportements réciproques. qui est une forme de transe. et à l'adoption de mode de pensée par l'apprentissage de doctrines par le biais de chants et de diffusion d'onde acoustiques adaptées appelant à la danse. Parti de produits artistiques ce système industriel s'étend aujourd'hui aux domaines de la science et de la politique. Tout un arsenal de comportement lié à l'idole est ainsi dupliqué dans la cible dans le but de la formaliser. .Térah crie alors qu'on se moque de lui.

. nous renvoient massivement des « images » du monde qu'ils perçoivent. l'image d'une machine n'est pas la réalisation d'une copie physique de cette même machine (image picturale ). Il faut noter que ces Golems que nous avons conditionnés – ou plutôt devraije dire formatés. puisqu'un virus est constitué uniquement de données numériques). Certes il n'y a rien de scientifique dans cette comparaison subjective. Cette mémoire artificielle codée n'accepte pas le flou. Nous pouvons interpréter la «modélisation» d'un golem au travers l'élaboration de systèmes de communication..Il est intéressant de constater à quel point le vocabulaire cabbaliste se rapproche de celui de la cybernétique et de la description des systèmes. c'est là sa limite. mais la transmission de son comportement (image opérante). et rapprocher les permutations et combinaisons de lettres et de chiffres de la Gemetria. de ces systèmes de synthèse qui imitent nos sens. de traitement automatique d'informations et de capture vidéo.. à un autre dispositif qui viendra à adopter ce comportement. que nous avons scellé par écris dans leur mémoire.. obtiendra les clés de fonctionnement (le comportement) de la première machine et pourra l'adopter. en le décodant. L'autorité ! Ainsi les systèmes de communication automatiques « apprennent » de nos comportement et sont devenus leurs propres éditeurs. des actuelles lignes de codes stockées dans les mémoires des ordinateurs et qui leur permettent de réaliser des calculs à notre place. C'est ce que fait par exemple un virus informatique quand il se duplique pour pouvoir aller infecter d'autres ordinateurs (le problème du support matériel étant résolu. Nos avons vu que dans tout jeu il faut des règles. elle traduisent des probabilités à partir d'une interprétation formelle mais cependant incomplète et donc inexacte du monde.leurs comportements nous conditionnent à leur tour à leur monde formalisé. audio. mais les Golems sont des « figures » ou images fonctionnelles de nos intentions. une machine est capable de le réaliser : elle peut envoyer un message électronique vers une autre machine qui. Cela. l'analyse et le conditionnement des habitudes de consommations deviennent stratégiques dans le cadre du discours promotionnel qui doit à son tour favoriser l'adoption et la vente du produit. sensées activer le Golem. par un principe simple de rétro-action. . L'image opérante de nous-même est une autorité virtuelle PROPAGANDE ET MASS-MEDIAS En suivant la logique informationnelle de Wiener.

Nous verrons plus en détail ce chapitre sur support vidéo. Dans un tel cul-de-sac. a des rêves ou des cauchemars collectifs. ce qui revient à s'interroger sur les méthodes. D'un point de vue subjectif rien ne peut justifier l'autorité ou l'autoritarisme. Il en ressort qu'il deviens impossible de déterminer ce qui peut moralement (ou idéalement) justifier une autorité unique en dehors d'une notion de pouvoir distincte de tout ce que nous pouvons concevoir ou imaginer selon nos échelles de valeur hiérarchiques. C'est une série d'expériences. Cette expérience vise à estimer à quel niveau d'obéissance peut aller un individu dirigé par une autorité qu'il juge légitime (de manière inconsciente) et à voir le processus qui mène à un maintien de cette obéissance . Des notions étonnamment proches du prosélytisme religieux. L’autorité est une notion étendue qui. avec plusieurs variantes. notamment quand elle induit des actions qui posent des problèmes de conscience au sujet. Ce sont en général les images liées à la violence.S'y attachent les notions de fidélisation et de persuasion. Les mass-médias et la diffusion massive de messages subliminaux est la méthode utilisée aujourd'hui (et malgrès les lois humaines) par les systèmes de communication automatique pour induire des comportements par apprentissage inconscient. même quand cela entre en contradiction avec son système de valeurs morales et éthiques. Il semble alors pertinent de se poser la question de la différence entre autorité et pouvoir. au sexe. si elle est est prédéfinie de façon unique et non neutre se justifie d'elle-même de manière arbitraire. De l'autorité et de la violence: vaincre le Boss à la fin du niveau L'expérience de Milgram est une expérience de psychologie réalisée entre 1960 et 1963 par le psychologue américain Stanley Milgram. Le processus de contrôle dans le cadre actuel de la globalisation est l'établissement de l'autorité générale. Ses résultats ont suscité beaucoup de commentaires dans l’opinion publique. en étudiant les phénomènes de coïncidence ou synchronicité dans les symboles et images véhiculées par les mass-médias nous constatons que certains modèles sont récurrents. Étrangement. mais la méthode utilisée a fait naître . permettant d'estimer à quel point un individu peut se plier aux ordres d'une autorité qu'il accepte inconsciemment.

qui dicte les mots à l'apprenant et vérifie les réponses. La majorité des variantes de l'expérience ont eu lieu dans les locaux de l'université Yale. en cas d'erreur. Les participants étaient des hommes de 20 à 50 ans de tous milieux et de différents niveaux d'éducation. de plus en plus forte. • l'enseignant (teacher). L'université Yale à New Haven faisait paraître des annonces dans un journal local pour recruter les sujets d'une expérience sur l'apprentissage. vêtu de la blouse grise du technicien. puis on le soumet à un léger choc électrique (réel celui-là) de . En cas d'erreur. par des décharges électriques) sur la mémorisation. Des sujets acceptent de participer. La participation devait durer une heure et était rémunérée 4 dollars américains. ce qui représentait à l'époque une bonne opportunité (revenu hebdomadaire moyen en 1960: 25 $). on l'informe qu'après tirage au sort il sera l'apprenant ou l'enseignant. Dans le cadre de l'expérience simulée (apprentissage par la punition). Technique La majorité des variantes comporte trois personnages : • l’élève ou apprenant (learner). soumission à l'autorité). plus 0. sous l'autorité d'une personne supposée compétente. seul l'enseignant sera désigné comme sujet. • l’expérimentateur (experimenter). on lui décrit les conditions de cette expérience. L'objectif réel de l'expérience est de mesurer le niveau d'obéissance à un ordre même contraire à la morale de celui qui l'exécute. et les chocs électriques fictifs. représentant officiel de l'autorité. qui devra s'efforcer de mémoriser des listes de mots et recevra une décharge électrique. de maintien ferme et sûr de lui [a 1]. apprenant et enseignant sont tous deux désignés comme « sujet »(subject). Au début de l'expérience simulée le futur enseignant est présenté à l'expérimentateur et au futur apprenant. Dans le cadre de l'expérience réelle (niveau d'obéissance. L'expérimentateur et l'apprenant sont en réalité des comédiens. L'expérience était présentée comme l'étude scientifique de l'efficacité de la punition (ici. il enverra une décharge électrique destinée à faire souffrir l'apprenant.5 $ pour les frais de déplacement. à une expérience d'apprentissage où il leur sera demandé d'appliquer des traitements cruels (décharges électriques) à des tiers sans autre raison que « vérifier les capacités d'apprentissage ».critiques et controverses chez les psychologues et les philosophes des sciences.

« Veuillez continuer s'il vous plaît. Celui-ci est chargé de les rassurer en leur affirmant qu'ils ne seront pas tenus pour responsables des conséquences. » 3. l'expérimentateur lui adresse. à 270 V il lance un cri violent. Les réactions aux chocs sont simulées par l'apprenant. Si un sujet hésite. « Il est absolument indispensable que vous continuiez. ces réponses [a 2]: 1. » 4. Lorsque l'apprenant ne répond plus. Cet entretien visait aussi à le réconforter en lui affirmant qu'aucune décharge électrique n'avait été appliquée. Si un sujet exprime le désir d'arrêter l'expérience. L'apprenant est ensuite placé dans une pièce distincte.45 volts pour lui montrer un échantillon de ce qu'il va infliger à son élève et pour renforcer sa confiance sur la véracité de l'expérience. la majorité des sujets manifestent des doutes et interrogent l'expérimentateur qui est à leur côté. à 300 V il annonce qu'il ne répondra plus. en le réconciliant avec l'apprenant et en lui disant que son comportement n'avait rien de sadique et était tout à fait normal [a 3]. Une fois qu'il a accepté le protocole un tirage au sort truqué est fait. à 150 V il supplie qu'on le libère. Un an après l'expérience. à 120 V il se plaint à l'expérimentateur qu'il souffre. un questionnaire et un entretien avec le sujet permettaient de recueillir ses sentiments et d'écouter les explications qu'il donnait de son comportement. l'expérimentateur indique qu'une absence de réponse est considérée comme une erreur. Sinon. le sujet enclenche une nouvelle manette et croit qu'ainsi l'apprenant reçoit un choc électrique de puissance croissante (15 volts supplémentaires à chaque décharge). dix-neuf variantes [a 5] de l'expérience avec 636 sujets furent réalisées. Le sujet cherche à lui faire mémoriser des listes de mots et l'interroge sur celles-ci. dans l'ordre. il recevait un nouveau questionnaire sur son impression au sujet de l'expérience. qui le désigne systématiquement comme enseignant. de définir les véritables . et attaché sur une chaise électrique. Le sujet est prié d'annoncer le voltage correspondant avant de l'appliquer. Sa souffrance apparente évolue au cours de la séance: à partir de 75 V il gémit. l'expérimentateur lui demande d'agir. Au stade de 150 volts. permettant ainsi en modifiant la situation. À l'issue de chaque expérience. à 135 V il hurle. ainsi qu'un compte rendu détaillé des résultats de cette expérience. « Vous n'avez pas le choix. Au total. « L'expérience exige que vous continuiez. séparée par une fine cloison. l'expérience est interrompue. elle prend fin quand le sujet a administré trois décharges maximales (450 volts) à l'aide des manettes intitulées XXX situées après celles faisant mention de Attention. » 2. vous devez continuer. » Si le sujet souhaite toujours s'arrêter après ces quatre interventions. En cas d'erreur. Il est installé devant un pupitre où une rangée de manettes est censée envoyer des décharges électriques à l'apprenant. choc dangereux.

À noter qu'il peut exister des conditions extrêmes. C'est le cas de l'expérience de Milgram.). Ces variantes modifient des paramètres comme la distance séparant le sujet de l'élève. Cela paraît inimaginable pour notre conscience et pourtant c'est un phénomène bel et bien réel. Lors des premières expériences menées par Stanley Milgram. nous constatons que dans 62% des cas l'humain tend à obéir aveuglement à l'autorité qu'il juge légitime. rires nerveux. . Toutefois. atteignirent les 135 volts. Milgram a qualifié à l'époque ces résultats « d’inattendus et inquiétants ». Il va falloir maintenant développer notre imagination pour calculer les possibilités du système que les programmeurs ont mis en œuvre. en appliquant simplement le point de vue cybernétique de Wiener. Il deviens alors possible. etc. Tous les participants acceptèrent le principe annoncé et. celle entre le sujet et l'expérimentateur. La plupart des variantes permettent de constater un pourcentage d'obéissance maximum proche de 65%. Ainsi nous pouvons voir apparaître un comportement de soumission à l'autorité de près de 92% (chocs administrés par un tiers). la cohérence de la hiérarchie ou la présence de deux expérimentateurs donnant des ordres contradictoires ou encore l'intégration du sujet au sein d'un groupe qui refuse d'obéir à l'expérimentateur. dans le cadre d'une procédure automatisée ou l'autorité est reporté sur une machine pensante. chaque participant s'était à un moment ou à un autre interrompu pour questionner le professeur.5% (25 sur 40) des sujets menèrent l'expérience à terme en infligeant à trois reprises les électrochocs de 450 volts. ou au contraire basse (proximité du compère recevant les chocs).éléments poussant une personne à obéir à une autorité qu'elle respecte et à maintenir cette obéissance. éventuellement après encouragement. Beaucoup présentaient des signes patents de nervosité extrême et de réticence lors des derniers stades (protestations verbales. ou encore une soumission nulle (décrédibilité de l'autorité). 62. d'utiliser l'humain en tant qu'opérateur dans un processus auquel il se pense étranger et dont il n'est plus conscient. Pas de happy end ! A partir de là. Des enquêtes préalables menées auprès de médecins-psychiatres avaient établi une prévision d'un taux de sujets envoyant 450 volts de l'ordre de 1 pour 1000. mais également pour nous qui consommons les produits du système global de consommation. La moyenne des chocs maximaux (niveaux auxquels s'arrêtèrent les sujets) fut de 360 volts.

Nous commençons alors à entrevoir toute le danger de ce système mécanisé qui semble vouloir cerner la moindre parcelle de libre arbitre dont nous pourrons faire preuve.. une machine à voter ou un agenda électronique. il ne peut pas être considéré comme prenant en compte TOUTES les entrées .L'humain. par un tour de magie métaphysique. Le programmeur a-t-il encore le contrôle ? Pouvons nous encore dissocier l'autorité de l'usurpateur et surtout leur rendre leurs places légitimes ? C'est ce que nous allons tenter de faire en cherchant à décrire sous forme systémique les interactions entre les golems (les images opérantes des humains). Il doit prendre en compte des critères de référencements en fonction de ses limites informationnelles : − liste exhaustive et donc arbitraire .) du contenu des pages internet -Hiérarchisation stratégique des valeurs informationnelles -Analyse rétroactive des opérations de recherches effectuées par les opérateurs humains qui viens s'ajouter a la « classification » initiale pour affiner la hiérarchie.. Niveau II Paradoxes concernant l'information automatique appelée Informatique Un moteur de recherche analyse l'information: -Classification et indexation systémique (thèmes. Imaginons donc que vous reportiez l'autorité dans l'inconscient du sujet sur une machine qui communique les ordres. Le paradoxe réside dans la finalité du processus : Imaginons un site internet cherchant à développer un algorithme pour référencer les vidéos les plus regardées sur internet. comme un téléphone. des sites analysés : même si l'algorithme s'appuie sur les entrées des sites les plus fréquentés.. prend la place de la machine et cette dernière prend la sienne faisant autorité dans son inconscient. une télévision. un réveil matin. récurrences.. les humains (les images opérantes du Créateur) et le Créateur luimême.

les plus intéressantes. matérielle et informative. − L'on doit donc admettre la forme obligatoirement incomplète et arbitraire du résultat qui servira pourtant de référence aux analyses futures. il permet par là même de modifier la perception du spectateur sur l'intérêt de ces vidéos. numérique et conceptuel.possibles. Plus nous nous éloignons de la conscience réelle de notre environnement naturel. Flash de désinformation le golem « agent smith » L'humain est composé de multiple systèmes et son interaction avec la machine repose essentiellement sur un environnement virtuel. de la même manière il ne peut pas se déclarer de toutes les formes d'informations vidéos disponibles sur la toile et leur mode d'accès. Ceci semble être la conséquence d'une société de « sur-information » ou l'opérateur humain ne semble plus faire de distinction entre les différents environnements et systèmes dont il reçois ou traite les informations. sous-entendu. alors que . En effet si le site expose un panel de vidéos comme étant les plus regardées du net. l'information et la matière. plus nous déséquilibrons les interactions entre l'énergie. l'information est véhiculée par le biais d'une dynamique énergétique spécifique a son niveau d'existence matérielle. Donc énoncer l'évidence n'apporte pas beaucoup d'information. Mais surtout ce type d'application semble avoir un coté plus pervers par sa rétroaction : l'orientation du résultat va rapidement directement influencer les entrées ! Le spectateur qui cherche l'information pertinente va alors clicker sur les vidéos qu'on lui affirme être les plus regardées.. mode d'accès à ces vidéos. − forme de vidéos traitées.. Nous avons vu précédemment que chaque étage de la construction de ce que nous croyons être la réalité est une spécificité énergétique. pourtant fondée sur une base incomplète et arbitraire. Souvenez -vous : L'information y est inversement proportionnelle à sa probabilité. Tant que l'équilibre est maintenu.

» Volkoff. une prolifération . Ainsi la publicité ne peut être de la désinformation si l'on suit cette définition puisqu'elle n'a pas de visées politiques directes et qu'elle se pratique au grand jour. on a affaire à de la propagande. La théorie de la dissonance cognitive de Leon Festinger montre que la désinformation est un processus plus ou moins conscient de réduction de la contradiction entre les jugements et les faits. « [l]a désinformation consiste à propager délibérément des informations fausses en les faisant apparaître comme venant de source neutre ou amie pour influencer une opinion et affaiblir un adversaire. la manipulation des autorités ne relève pas de la désinformation mais de l'intoxication psychologique. La voie inverse consiste à partir d'un jugement a priori pour forger des inférences incorrectes à partir de faits manipulés.. entre un jugement et des faits. La désinformation serait d'après cette définition un contrôle rétroactif dans le processus informationnel. à des fins politiques. Petite histoire de la désinformation 1997 Pour Volkoff. mais de comprendre qu'il existe une certaine forme de transfert qui nie l'information initiale (en la dénaturant) ou les informations (en les regroupant de manière intempestive et non raisonnée comme c'est le cas dans notre exemple de site de référencement). François-Bernard Huyghe en donne une définition plus restrictive dans L'Ennemi à l'ère numérique. Pour lui.diffuser une information inattendue est plus utile. aux inférences tirées à partir des informations et enfin au jugement porté sur les inférences. Une désinformation est un simple transfert d'information qui comporte en luimême une transformation de l'information initiale. tandis qu'en l'absence de moyens détournés.. avec une information traitée par des moyens détournés. » Quoiqu'il en soit nous constatons que la « désinformation » se manifeste toujours à notre perception comme une sur-information. Nous retrouvons ce concept en stratégie de l'information : « La désinformation est une manipulation de l'opinion publique. Ce trajet va de l'information factuelle ou observation. Il ne s'agit pas ici de discuter pour savoir si tout transfert d'information est une transformation de cette information. Kevin Bronstein donne une définition "faible" c'est-à-dire générale du concept La désinformation consiste en une inversion du trajet de la communication défini par Adrian Mc Donough dans Information Economics.

Les machinesgolems imitent nos comportement et nous incitent a vouloir formaliser le chaos environnant qu'elle perçoivent comme un environnement formel par le biais de l'information mais elles n'ont pas conscience que nous ne sommes pas basés sur le même environnement. Si l'information est du point de vue subjectif le plus courant. le fait de comprendre ce qui se passe dans le réel. étymologiquement équivalent. optimum au sens de Wilfredo Pareto. le Paradoxe de Saint-Pétersbourg furent à la base des théories économique et financière de l'aversion au risque. Pareto n'aimait d'ailleurs pas le terme. etc L'information doit donc aussi être définie hors contexte réel. et dans celle-ci. comme un programme. Comment déterminer la valeur d'une information si énoncer l'évidence n'apporte pas beaucoup d'information. de la prime de risque et de l'utilité. Nous avons vu que l'information -ou néguentropie. Il a proposé d'utiliser celui d'ophélimité. elle représente un facteur d'organisation. C'est un concept central de l'économie du bien-être.d'informations plus ou moins utiles dans laquelle nous sélectionnons les éléments qui nous paraissent pertinents.est un facteur d'organisation qui s'oppose à la tendance naturelle au désordre et au chaos (ou entropie). Elle est liée à la notion de besoin. On touche là à un sens fondamental. qu'il considérait chargé de trop de considérations morales. Il peut être construit. la notion d'utilité était essentiellement liée à la prise de risque. fonctions d'utilité sociale. comme la matière et le vivant. . Au départ. La « Théorie sur la mesure du risque » de Daniel Bernoulli (1700 . Le concept est utilisé dans les fonctions d'utilité. d'un bien ou d'un service. Dans ce cas elle figure le véhicule de ces données comme dans la théorie de l'information et. boîtes d'Edgeworth. ou du moins l'obtention. hors support. L'eco-système naturel du Vivant est un système chaotique. où l'information est liée à un projet/ un objectif. ou auto construit. alors que diffuser une information inattendue est plus utile ? Cherchons à définir plus précisément ce qu'est une information « utile » : L'utilité est une mesure du bien-être ou de la satisfaction obtenue par la consommation. La définition du terme prend alors tout son sens. Dans un sens plus large. ce qui passe du milieu extérieur à nos sens est considéré comme une information.1782). de même le message nerveux est une autre information. que nos besoins ne sont pas les mêmes.

Tant que que nous sommes connectés au système nous sommes ses informateurs Pour comprendre les interactions actuelles entre la machine intelligente et l'humain il faut remonter à des temps très anciens et aux notions de stratégie.La théorie de la décision ne considère comme information que ce qui est de nature à entraîner ou modifier une décision. Une bonne méthode d'intelligence économique doit prendre en compte les informations issues du contexte de l'entreprise. pourtant. Elle consiste généralement en un échange d'information rémunérée au délateur par un pouvoir autoritaire afin d'obtenir des renseignements contre ses éventuels concurrents. Il existe aussi des informations fausses. des récompenses et des punitions. Du point de vue de la stratégie. Elle peut également se manifester sous forme d'une désinformation. au bon moment. biaisées ou présentées de manière telle que les destinataires ont tendance à prendre de mauvaises décisions. Dans le cas contraire. généralement dans le but d'en retirer un avantage personnel. avec la mondialisation et le développement des réseaux internationaux. une information juste peut remettre en cause une décision déjà prise. C'est l'objet de l'intelligence économique. On pense souvent que l'information peut être définie comme une donnée réductrice d'incertitude. généralement occultée et anonyme. souvent inspiré par un motif contraire à la morale ou à l'éthique. Souvenez vous des chats de Thorndike. s'enrichir et accaparer les biens d'autrui ou lui nuire de manière malveillante. il s'agit d'un simple bruit. ou une minorité de personnes. . Il est donc vital de s'assurer de la pertinence des informations. Utilisée par un régime autoritaire colonialiste ou impérialiste. afin de profiter d'une opportunité. et d'organiser des circuits d'informations tels que les informations disponibles soient bien traitées pour être distribuées aux bonnes personnes. elle est facilitée par un pouvoir qui diffuse et défend des théories racistes et discriminatoires. Souvent tournée vers un individu ou un groupe d'individus la délation est utilisée par un délateur. La délation consiste en l'échange d'informations concernant un individu à l'insu de ce dernier. La délation une forme de trahison et d'opportunisme que l'on retrouve de manière récurrente dans l'histoire et dans grand nombre de civilisations au travers l'image de l'usurpateur romain et ses espions (agents secrets). Il semble que ce soit un phénomène récurrent dans les sociétés organisées autour de l'information et la concurrence pour les ressources. Dans bien des cas. elle appartient au modes de corruption.

« Quand ces cinq types d’espion sont au travail. Il lui suffit de modifier nos besoins en alternant notre perception du bien-être qui correspond pour la machine à l'utilité de l'information qu'elle doit nous communiquer pour nous conditionner. On peut dire qu'à cette heure. elle n'aura plus d'opérateur pour la maintenir car elle en aura détruit notre écosystème. Aujourd'hui. selon la théorie de l'information. Quelle solution nous reste-t-il ? Une première consisterait à reprogrammer le golem afin de lui apprendre à gérer les ressources biologiques et limiter notre . de contrôle et de surveillance rend plus complexe encore le concept de délation et le terme Ingénierie sociale. la limite qui devrait exister entre la défense. La machine n'ayant pas de finalité autre que de réaliser les opérations que les opérateurs humains lui ordonne de faire. L'utilisation des données publiques récoltées par les moteurs de recherches. d'information. lié à la Contrefaçon numérique et la guerre psychologique. Avec le recul nous constatons que personne n'a pris la peine d'informer cette dernière que les systèmes neuro-biologiques qui nous servent de corps ne se nourrissent pas de données numériques et qu'au terme de sa croissance. Cependant le facteur écologique n'apparait malheureusement pas comme la priorité dans le développement du système global.Cinq siècle avant notre ère. personne ne peut découvrir le système secret d’information. nous jouons une partie complexe et vitale contre nous-même au travers d'une intelligence virtuelle dont nous sommes les espions à notre insu. C’est la plus précieuse faculté des souverains »Sun tzu XIII-8[8]. Cela s’appelle la divine manipulation des esprits. Depuis 1950 et l'apparition de l'intelligence artificielle. l'art de la guerre (Sun tzu) fait déjà référence à cette notion dans son dernier chapitre "De la concorde et de la discorde" (用 間. Ce type de comportement semble résulter de sa nature profondément stratégique tant dans le cadre économique de l'espionnage industriel que politique pour les renseignements liés au secret défense et l'information classifiée en général. la globalisation des systèmes automatisés de renseignements. peut paraître de plus en plus floue. des valeurs démocratiques et environvironnemtale d'une part et des stratégies internationales de domination économique d'autre part. L'opportuniste naturel de l'espèce humaine fait de ce comportement un socle parfait pour les machines intelligentes. voire indissociable. revendues dans le cadre commercial et les questions de respect de la vie privée relève aujourd'hui de ce fait de société. est apparu. Yòngjiàn).

nous ne sommes finalement rien de plus que des créatures humaines. Par exemple le système économique. La machine ne se trompe jamais. Certains jouent avec passion. Hetero Hypnose et Auto hypnose Persuasion. Une autre solution consiste en l'abandon complet d'un des systèmes de référence de l'environnement global. Mais là encore. méditation. Nous vivons le jeu de la vie. C'est ce que nous tentons de faire avec les concepts de développement durable et d'écologie. c'est que l'erreur est humaine. dans un environnement complexe et notre objectif final est de survivre. ses observations. renvoyée par nos machines qui nous modifient à leur tour. en raison de l'opportunisme des plus puissants consommateurs en quête de transhumanisme qui ont aujourd'hui le pouvoir de programmer le système et qui ne seront pas prêt à abandonner leur précieux confort synthétique pour cette idée étrange de sauver un écosystème auquel ils n'ont plus la conscience d'appartenir. peut traiter et interpréter des données informelles. son expérience. Il pense donc être capable d'influer sur l'issue du jeu par son habileté. Il fait appel à des superstitions ou des calculs issus de statistiques floues pour légitimer le résultat de ses décisions . La récompense / rétribution grâce auquel le golem nous conditionne. C'est la raison pour laquelle la valeur monétaire est absolument arbitraire.consommation en fonction des systèmes actuels. L'illusion de contrôle est une surestimation de la probabilité de succès personnel par rapport à ce que la probabilité objective garantit. ce golem ayant déjà conditionné profondément les comportements de nos sociétés humaines. d'autre avec humilité en fonction de l'illusion de contrôle qu'ils ont sur leur environnement et de la connaissance qu'ils ont de « ce qui est » dans la réalité objective. L'humain. Quand il . contrairement à la machine. Nous vivons au grès de nos besoins neuro-biologiques et nous modifions nos environnements naturel et culturel en fonctions de l'image que nous nous faisons de nous même. A l'aube du XXIe siècle. et prière Pour rationaliser tout ça nous allons remettre les pieds sur terre. basée sur une valeur non formelle. il y a fort a parier que la machine aurait un gros travail de restructuration qui donnerait aux humains le temps de se réorganiser et de « retirer le nom ineffable » de la bouche du golem. du jour au lendemain nous établissions une nouvelle référence de rétribution (le renforceur) . les effets de bords d'une telle transition semblent aboutir au désastre dans les simulations. Le joueur excessif surestime ses chances de gagner. Si. Les systèmes d'informations et l'ingénierie sociale nous enseignent une chose très importante à ce sujet.

Les états modifiés de conscience (ou EMC) se distinguent de l'état de conscience vigile. la mécanique quantique et la théorie des champs. sont autant de sources hypnotiques qui activent en nous des comportements conditionnés et accentue cette illusion de contrôle. Par le conditionnement social et la récompense engendrée il va répéter ce comportement opportuniste et excessif. soit par intervention psychologique (par exemple l'hypnose). Elle peut être induite par des formes d'hypnoses conscientes ou inconscientes. Les EMC peuvent être favorisés soit par des substances psychotropes (comme l'alcool ou les hallucinogènes). ». Il est de coutume . manifestée par un comportement passionnel ou excessif. la lecture. couplées à de nombreuses observations astronomiques permettent aujourd'hui d'ébaucher un scénario relativement fiable de l'histoire de l'univers sur les 13 ou 14 derniers milliards d'années. l'humanité semble user de ces modes d'hypnoses et de transe pour se convaincre du pouvoir qu'elle exerce sur son environnement dans ce jeu ou le seul objectif est de survivre. Dans ce dernier cas. etc. activer la manette. la danse. peut-être considéré dès lors comme un état modifié de conscience. depuis toujours. il en conçoit donc de la fierté. volontaires ou involontaire. La voix.. auto-induites ou provoquées. lancer lui-même les dés. L'illusion de contrôle. Cette illusion de contrôle se manifeste particulièrement quand le joueur a un rôle actif dans le jeu comme choisir lui-même ses numéros à la loterie. où il devient possible de décrire l’univers dans son ensemble comme un système physique. celui-ci étant caractérisé par « l'intégration cohérente des expériences immédiates et des expériences passées. son évolution à grande échelle étant décrite par la relativité générale. dans une perspective temporelle où la mémoire joue un rôle organisateur. les pratiquants parlent couramment d'états de conscience « supérieurs ». La relativité générale. Exerçons nous réellement un contrôle sur la réalité ? Matière et anti-matière La découverte de la relativité générale par Albert Einstein en 1915 marque le début de la cosmologie moderne. le rayonnement du tube cathodique. Nous pouvons ainsi penser que. la musique. persuadé qu'il en a le mérite... Le phénomène d'hypnose désigne un état modifié de conscience ainsi que les techniques permettant de créer cet état et les pratiques thérapeutiques utilisées pendant cet état. les drogues..gagne. soit par des pratiques spirituelles et corporelles (comme la méditation).

Il existe également un fond cosmologique de neutrinos. etc). électrons. bien que ce dernier soit quantitativement mieux testé et mieux contraint. directement ou indirectement. aussi appelée matière baryonique. molécules. Sa caractéristique . pour partie par un ensemble d'éléments théoriques et observationnels. également non détecté. et appelée génériquement énergie noire. parmi lesquels le plus populaire est celui de l'inflation cosmique. non détecté à ce jour. Le modèle standard de la cosmologie est basé sur le concept de l'expansion de l'univers. il n'existe pas ou seulement très peu d'antimatière dans l'univers. le rayonnement le plus lointain détectable à l'heure actuelle (le fond diffus cosmologique) ayant été émis environ 380 000 ans plus tard. mais dont l'existence est avérée par un certain nombre d'observations indirectes (voir l'article pour plus de détails). et la donnée de son contenu matériel déterminé pour partie par l'observation directe. et qu'il est empli d'un certain nombre de formes de matière. entrant pour environ 25 % de la composition totale • Une autre forme d'énergie dont la nature est mal connue. seules les époques les plus reculées de la phase d'expansion de l'univers sont mal connues. principalement sous la forme d'un fond homogène de photons issus de la phase dense et chaude de l'histoire de l'univers. rentrant pour environ 5 % de la composition de l'univers • Une autre forme de matière appelée matière noire (ou matière sombre). le fond diffus cosmologique. mais qu'un surplus de matière ordinaire s'est formé lors d'un processus. Un certain nombre de scénarios décrivant une partie des époques antérieures existent. et le fait que celui-ci ait été plus dense et plus chaud par le passé (d'où le terme de Big Bang chaud). Il est probable que par le passé le contenu matériel ait été différent. que sa courbure spatiale est nulle (c'est-à-dire que la géométrie à grande échelle correspond à la géométrie dans l'espace usuelle). appelé baryogenèse.» signifie que l'antimatière est "l'opposée" de la matière. entrant pour 70 % dans la composition du contenu matériel de l'univers À ceci s'ajoute le rayonnement électromagnétique. ainsi qu'un fond cosmologique d'onde gravitationnelles. à l'instar du modèle standard en physique des particules. à savoir : • De la matière ordinaire (atomes. L'antimatière est l'ensemble des particules antimatérielles. À l'heure actuelle. Le préfixe « anti.désormais de parler d'un modèle standard de la cosmologie. d'origine non baryonique. encore mal connu. L'une des raisons à cela est qu'il n'est pas possible d'observer directement ces époques. cependant on pense que par le passé matière et antimatière existaient en quantités égales. Par exemple. Sa description repose sur l'utilisation de la relativité générale pour décrire la dynamique de son expansion. mais qui pourrait être une constante cosmologique. On considère aujourd'hui que l'univers est homogène et isotrope (c'est-à-dire qu'il a toujours le même aspect quel que soit l'endroit d'où on l'observe et la direction dans laquelle on l'observe). composée de particules massives non détectées à ce jour.

Il existe pour chaque particule une antiparticule correspondante : proton/antiproton . L'antimatière a été imaginée quand Paul Dirac a écrit l'équation portant son nom. la matière et l'antimatière étaient présentes en quantités égales.principale (et la plus médiatisée) est sa capacité d'annihilation avec la matière. La matière et l'antimatière jouant des rôles symétriques dans l'Univers. (le photon ne possédant pas de masse n'est pas une particule matérielle). opposée. que l'une soit appelée matière et l'autre antimatière n'est qu'une question d'anthropomorphisme : nous appelons "matière" les particules qui nous constituent et "antimatière" les particules opposées. positive pour l'antiélectron) La dénomination d'antiparticule est plus globale que celle d'antimatière. Les antiparticules ne sont présentes que de manière infinitésimale dans les rayons cosmiques (dont l'observation a permis de vérifier les prédictions de Dirac). l'énergie contenue dans les particules concernées avec la célèbre formule E=mc². L'annihilation entre deux photons donne naissance à deux particules matérielle et antimatérielle. Annihilation dégageant sous forme de photons. à l'époque du Big Bang. On suppose que lors des premiers instants de l'Univers. Par exemple. Seul le Vainqueur ne crois pas au hasard synchronicité .. (négative pour l'antiproton. s'annihilant et se reformant ainsi en permanence à partir du rayonnement. Or l'Univers que nous pouvons observer est formé presque exclusivement de matière. Les particules non-matérielles possédant elles aussi des antiparticules. Des quantités tout aussi infinitésimales d'antimatière ont été créées dans des laboratoires. électron/antiélectron (appelé aussi positron) .antimonde . Une autre caractéristique remarquable des antiparticules est d'avoir une charge électrique opposées à leur particule matérielle correspondante. Cette absence de l'antimatière dans les observations de l'Univers a donné naissance à de nombreuses théories cherchant à expliquer cet état de fait.. neutron/antineutron etc. le photon est sa propre antiparticule.coincidence monde .

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