Les grands traits de l’histoire g´ologique de la e France (m´tropolitaine) e

Version 3.1
Jean–Fran¸ois Moyen c
jfmoyen@wanadoo.fr F´vrier 2005 e

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Pr´face e
Le document que vous avez sous les yeux est la quatri`me ´dition de ce texte, que j’ai e e d´velopp´ pendant plus de 5 ans, et qui n’est sans doute pas termin´. e e e La toute premi`re version (version 0) date du printemps 1997. A cette ´poque, peu apr`s e e e la sortie de la 6eme ´dition de la carte g´ologique de France au 1/1 000 000, des ´tudiants e e e de la pr´pa CAPES de Clermont–Ferrand sont venus me voir, et me demander si je pouvais e leur pr´senter cette nouvelle carte ; ils avaient en tˆte, en particulier, une le¸on de CAPES e e c intitul´e “les grands traits de la g´ologie de la France ` partir de la carte au 1/1 000 000”. e e a En quelques heures, j’ai assembl´ quelques dizaines de figures et une dizaine de pages de e texte en style t´l´graphique, en regroupant quelques id´es g´n´rales. ee e e e A la rentr´e suivante, en Septembre 1997, Bernard Barbarin et moi avons d´cid´ que, vu e e e l’importance de la g´ologie de la France au concours, il ´tait utile de diffuser ce texte aupr`s e e e des ´tudiants de fa¸on plus syst´matique. Je l’ai donc remis en forme, en int´grant les figures e c e e dans le texte, en compilant la liste de cartes qui se trouve ` la fin, et en r´digeant le texte a e en Fran¸ais — et pas en style t´l´graphique. Ce document (version 1) ´tait distribu´ avant c ee e e une s´ance de TP sur la g´ologie de la France, les ´tudiants ´tant sens´ l’avoir parcouru e e e e e pour n’avoir plus qu’` chercher les traces de cette histoire sur la carte lors du TP. a Cette formule a assez bien march´ ; mais elle a aussi mis en ´vidence que des pans e e entiers de g´ologie manquaient ` ce texte, en particulier tout ce qui concernait l’histoire e a s´dimentaire, et la formation des grands bassins. Avec quelques corrections typographiques e et de forme, c’est la principale addition ` la version 2, qui fˆt diffus´e dans les mˆmes a u e e conditions ` la rentr´e 1998. Nous l’avons ensuite utilis´ en 1999 et 2000, et re-imprim´ a e e e sans modifications. Ce document a ensuite pris son autonomie ... les ´tudiants se le sont pass´ et repass´, e e e ind´pendamment du TP ; je suis moi mˆme parti pour d’autres lieux, ou j’ai diffus´ ce e e e document ` des ´tudiants, sans pour autant leur faire de s´ance associ´e. Pour finir, ` Lyon a e e e a a ` No¨l 2003, j’ai d´cid´ de prendre le temps de le remettre en forme ; toutes les figures e e e A ont ´t´ scann´es ou redessin´es, le texte port´ sous L TEXet un fichier pdf correspondant ee e e e a ´t´ cr´e, quelques corrections mineures de formes ont ´t´ apport´es. La liste des cartes ee e ee e disponibles au concours a ´t´ rajout´e en annexe. C’est la version 4, qui atteint maintenant ee e 86 pages, que vous avez entre les mains ou sur votre ´cran. Peu apr`s, je l’ai mis ` disposition e e a sur mon site web. La version 3.1 (f´vrier 2005) n’a vu aucun ajout autre que la pr´sente e e pr´face. e Malgr´ cette histoire, ce document porte encore la marque de ses origines. Il est plus e ou moins bas´ sur la carte de France au 1/ 1 000 000 (6e ´dition), ` laquelle il est souvent e e a fait r´f´rence ; il s’adresse principalement ` des ´tudiants de pr´pa CAPES ou agreg. Sa ee a e e r´daction reste par endroit squelettique, et c’est un h´ritage des parties pour lesquelles je e e jugeais que c’´tait moins important dans l’optique du concours, ou que l’information ´tait e e plus facile d’acc`s pour les ´tudiants, ou encore que la carte au 1/1 000 000 n’´tait que e e e peu ´clairante sur cette question. En revanche, d’autres passages sont tr`s d´velopp´s, soit e e e e qu’ils traitent de points peu pr´sents dans la litt´rature “CAPES” de l’´poque, soit qu’ils e e e r´pondent directement ` des questions qu’on m’a pos´ ` l’´poque. e a ea e De fa¸on g´n´rale, ce document trahit mes pr´occupations scientifiques et mes pr´f´rences : c e e e ee g´ologie interne, magmatisme et m´tamorphisme, domaines profonds. Je m’en justifie en e e 3

disant que les informations relevant de la s´dimentologie et plus g´n´ralement de la g´ologie e e e e externe sont facilement accessibles dans la litt´rature, et que de bonnes synth`ses ont ´t´ e e ee publi´es avec ces pr´suppos´s : mon texte serait donc moins utile sur ces aspects. e e e Soyez donc avertis de ces pr´jug´s, et bonne lecture ! e e Jean-Fran¸ois Moyen c

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. . . . . . .1 Le domaine des “nappes cristallines” . . . . . 4. . . . . . . . . . . . . .2. . . . . . . . . .2. . . . .3 Des s´diments tardifs . . . . . . . . . . . . . . . . .s. .1 L’ouverture de la T´thys . . . . . .1. . . . . . . . . . . . .2 Le bassin du Sud-Est . . . . . e 4. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .2 Zon´ographie de la chaˆ alpine . . .1 Zon´ographie . . .2. . . . . . . . . . . . e 5. . . . . . . 2. . . . . . . . . . . . . .2. . . . . . . . . .1 Formations en pr´sence . . .2. . . . .3 Le bassin aquitain . . . . . . . . . . .2. . . . . . . . . .2 L’histoire m´so-varisque : chevauchements et m´tamorphisme associ´ e e e 3. . . e 4. . . . . . . . . .3 Les ph´nom`nes tardifs d’extension et le d´mantelement de la chaˆ e e e ıne 3. . . . . . .2 Les nappes externes . . . . . . . . . . . . l’Europe . . . . . . . . . . . . . . .3 L’histoire thermique hercynienne .3. . . e 3. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .1. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . e ıne 5. .Table des mati`res e Introduction 1 2 Les reliques Icartiennes La chaˆ Cadomienne ıne 2. . .2. . . . . . . . . . . .3 Synth`se pal´og´ographique . .2 Des granito¨ ıdes plus jeunes . . 3. . . . . . . . . . . . . . . . .2 Structure d’ensemble . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7 9 11 11 13 13 17 18 18 18 20 21 21 23 23 25 25 25 26 31 31 31 31 33 33 33 37 40 43 43 46 48 50 53 53 53 55 55 3 4 5 L’histoire Alpine s. .1. . . . . . . . . . . . . . .3. . . . . .1. . . . . . . 3. . . .4. . . . . .1 Le Bassin Parisien . . . . . . . e 3. . . 4. . . . . . . 5 . . . . . . . . . . . . . . . . 5. . . e e e ıne 3. . . . . . . .3. . . . . . . .4 Les zones externes . . La chaˆ hercynienne fran¸aise ıne c 3. . . . . . . . . . 3. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .1 L’histoire pr´coce de la chaˆ e ıne . . . .2 L’ouverture de l’Atlantique central . . . . 3. . . . .1 Les mouvements des plaques au M´sozo¨ e ıque 4. .2 Les zones internes de la chaˆ hercynienne : le Massif Central Fran¸ais (MCF) ıne c 3. . . . . 4. . . . L’histoire t´thysienne e 4. . . 3. . . . .2 Evolution de la chaˆ ıne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3. . . . . . e 3. . 3. . . e 3. . . . . . . . . . . . .4. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .1. .1 Un empilement de nappes m´tamorphiques .1 G´odynamique . . . . . . . . .5 Les lambeaux hercyniens dans les chaˆ ınes Alpines . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4. . . . . .1 Les bassins molassiques p´riph´riques e e 5. . . . . . . . .2. . .3 Ouverture de l’Atlantique Nord . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .3 Le probl`me de la vergence de la chaˆ e ıne . . . 4. . . . . . . . . . .2 Les bassins s´dimentaires Francais . . . . . . .2 La zone Dauphinoise . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .1. . . . . . . e 2. . . e e e et la situation de . . .1 G´n´ralit´s sur la chaˆ hercynienne . . . .3 G´odynamique . . . . .

e e 6. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .2. . . . 6. . .3 L’ouverture du bassin Ligure . . . . . . . .3 5. .2 L’exemple du Massif Central . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .1. .6 La plaˆ du Pˆ . . . . . . . . . .1 Les chaˆ ınes pr´coces : la chaˆ pyr´n´o-provencale e ıne e e 6. . . . ıne o Histoire tectono-m´tamorphique . . . . .1 Les mod`les classiques “subduction — collision” e 5. . . . . e e 6. . . . . . . . . . . . . .2. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Mod`les de formation des Alpes . . . . . .3 Le Languedoc . .3 Les failles ` Chemenda et la moulinette ` Polino a a .1. . . . .2 le rift p´ri-Alpin (ou rift Ouest-europ´en) . . . .3. . . .3 Les bassins molassiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . e e 6. . .2 Les probl`mes du mod`le classique . . . . . . . . . . . . . . . . . .2 La Provence . . . . . . . . . .2. . .2 Les chaˆ ınes sub-alpines et le Jura . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .3. . . . . . .2. . . . . . . . . . . . . . .3. . . 5. . . . . e 5.4. . . . . . . 6. . . . c c 5. . . . . . . . e e 6. . . . .4 6 Les autres structures alpines (au sens large) 6.3 La zone Brian¸onnaise (et sub–Brian¸onnaise) . . . . . . . .4. . . . . . . .2. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6. . . . . . . . . 5. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ıne e e c 6. . . . . . . 55 55 55 55 56 56 59 60 60 60 61 61 65 65 65 68 68 69 70 70 70 75 77 79 81 83 5. . . . . . . . . . e 5. . . . . . . . . . . .2. . .4 Histoire de la chaˆ pyr´n´o-proven¸ale . . . . . . . . . .1 Cadre g´n´ral . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .4 La zone (Liguro–)Pi´montaise .4.1. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .1 Les Pyr´n´es . . . . . . . . . . . . . e e 5.3 Mod`le d’´volution .1 Zones internes . . .2.5 La zone austro-alpine . . . . . . .` TABLE DES MATIERES 5. .1. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . e 5. . . . . . . 7 Le quaternaire en France Bibliographie Cartes 6 .

a e NB : les subdivisions temporelles s’utilisent soit comme un nom propre et prennent alors une majuscule (“. . plus lisibles. Pi`ge classique en g´ologie. .au Permien”).des d´pots e permiens”). et aussi ´tudi´s depuis toujours e e e e e e par les g´ologues alors que le socle ne commence ` ˆtre compris que depuis 20 ans. 7 . on a toujours plus ` dire e e a sur les ´v´nements r´cents (mieux document´s. . soit comme un adjectif. e e e e jusqu’au 10 Ma du rifting Tertiaire. . .) Ce e ae e texte est ` utiliser avec la carte de France au 1 000 000 (6`me ´dition) sous les yeux. .Introduction Attention aux probl`mes de perspectives ! Dans ce texte on d´crit dans le mˆme espace e e e des ´v´nements d’une dur´e tr`s variable : depuis les 200 Ma de l’histoire hercynienne. sans majuscule (“.

INTRODUCTION 8 .

e e e Fig.1 – Localisation des affleurements icartiens (Le Corre). 1. n ◦ 1 pour la carte au 1 000 000). Dat´s ` 2.1—2. Mˆme age que des ´pisodes connus dans tout le e e e Gondwana (orog´n`se eburn´enne en Afrique). quelques reliques dispers´es (fig.1) de gneiss migmae titiques (orthogneiss. 9 .Chapitre 1 Les reliques Icartiennes Dans le Nord de la Bretagne.3 Ga. 1. on utilise e a aussi (localement) le terme “Penth´vrien”.

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1 – Mise en ´vidence g´ophysique d’une suture oc´anique dans la Manche e e e – On trouve ´galement au centre de la Manche une anomalie g´ophysique (anomalies e e gravim´triques et magn´tiques positives) qui peuvent correspondre ` une autre suture e e a oc´anique cadomienne (fig.1 Formations en pr´sence e – Des granito¨ ıdes calco-alcalins. e e e a Ile Ag´es d’environ 600 Ma (2 sur la carte). d´crit plus loin). bassin d’avant arc.2). et sont associ´s e e e e a ` des produits volcaniques.1). soit ` 590—500 Ma (5 sur la carte. Ils sont en g´n´ral d´tritiques : flysch. 11 . 2. 2.. elles correspondent ` un ancien oc´an. au Nord e e du cisaillement hercynien Nord-Armoricain. associ´es ` des ultrabasites (Belle–ˆ en Terre). cap de la Hague). bien group´s autour de 540 e e Ma (fig. – Des migmatites et granites alumineux associ´s (St Malo).Chapitre 2 La chaˆ Cadomienne ıne Elle est repr´sent´e dans le Nord de la Bretagne (domaine Nord-Armoricain. e 2. e – Des s´diments ” briov´riens ” (cette d´nomination regroupe des roches entre 650 et e e e 500 Ma). en fait c’est plus e a pr`s de 500 Ma : Jersey. La Hague). dat´s soit ` 640—600 Ma (2 sur la carte : Batholite e a Nord-Tr´gor. e – Des amphibolites d’affinit´ thol´itique.. c ee Fig. C’est e a e aussi de cette fa¸on que sont interpr´t´es les diorites de Coutances (Cotentin). 2.

aux structures totalement oblit´r´es lors de la colee lison. Des coupes au long de la “suture” (fig. On retrouve un ˆge icartien (intercept a sup´rieur) et un ˆge cadomien (536 Ma. Fig. qui correspond a la mise en e a e ` place du massif (Peucat 1986) Bien que la vergence de la chaˆ soit tr`s discut´e (voir plus loin). 2. 2. ?) ıne 12 . 2. intercept inf´rieur). tous s’accordent a ıne e e ` reconnaˆ les ´l´ments suivants : ıtre ee – – – – Un bloc continental Nord (avec reliques icartiennes) Une ou deux sutures oc´aniques (St Brieuc et la Manche) e Une marge active (Tr´gor) e Un continent Sud (la Mancellia).2 – Datation U–Pb dans le massif de St Malo.3 – Structure en chevauchements de la zone centrale de la chaˆ cadomienne (Brun. FORMATIONS EN PRESENCE Fig.´ 2.3) montrent bien la structure en chevauchements de la chaˆ ıne.1.

au e e e e plan g´ologique. 2. LA CHAˆ INE CADOMIENNE 2. e d’affinit´ cadomienne. celle de la Manche et celle de Saint-Brieuc. d´pots e e de s´diments : 640—600 Ma e – Fermeture de cet oc´an : 570 Ma e – Collision.3 Le probl`me de la vergence de la chaˆ e ıne Deux mod`les s’opposent quant ` la pal´og´ographie de la chaˆ cadomienne : e a e e ıne – Le plus ancien.6) 13 . plus au domaine Sud-Armoricain qu’au domaine Nord–Armoricain. Si on reconstitue la g´om´trie de la r´gion telle qu’on peut e e e e l’imaginer avant le jeu de la faille du L´on (fig. on en arrive ` “aligner” les deux e a sutures. migmatisation : 540 Ma – Magmatisme tardif (analogue des granito¨ ıdes carbonif`res du Massif Central ?) : 530 e Ma 2. – Plus r´cement.2 Evolution de la chaˆ ıne – Existence d’un domaine oc´anique et subduction sous le continent icartien .4). avec une seule suture oc´anique et une e a e e subduction du Sud vers le Nord (fig.5 ). Il se base sur le fait que le bloc e e ee e du L´on (NW de la Bretagne) est s´par´ du reste de la p´ninsule Armoricaine par e e e e un important d´crochement. La subduction aurait eu lieu du Nord vers le Sud e (fig. 2. au vu de l’existence de deux sutures oc´aniques (St Brieuc et la e Manche) propose que le “vrai” oc´an corresponde au milieu de la Manche . 2. qui a jou´ au D´vonien .CHAPITRE 2. le L´on ressemble d’ailleurs. Ceci am`ne ` proposer un nouveau sch´ma. St Brieuc e serait alors un bassin d’arri`re-arc. un nouveau mod`le a ´t´ propos´.

4 – Un mod`le possible d’´volution de la chaˆ cadomienne (Dupr´ et al. LE PROBLEME DE LA VERGENCE DE LA CHAˆ INE Fig. C—Coutances . b : Le Theil. 2. e e ıne e 1—Socle Icartien . 1990). 9—Turbidites du Briov´rien sup´rieur.. 2—Volcanisme actif . G—Granville . 14 . 7—Plutons granitiques et granodioritiques du Cadomien terminal (en particulier batholite mancellien) . SGA—Saint Germain sur Ay .3. V—Vassy. 5—Intrusions dioritiques du Cadomien moyen (a : Les Moulinets. 3—Volcanisme inactif 4—Plutons du Cadomien inf´rieur . 6—Intrusions gabbro¨ ıques du Cadomien terminal . c : e Coutances) . 8—S´diments e d´tritiques du Briov´rien inf´rieur . e e e e e Failles : SGG—Saint Germain le Gaillard .` 2.

e Fig. LA CHAˆ INE CADOMIENNE Fig.6 – Un autre mod`le g´odynamique d’´volution de la chaˆ cadomienne (Le Corre). e e e ıne 15 .CHAPITRE 2.5 – Reconstitution de la g´om´trie des sutures oc´aniques avant le jeu de la faille du e e e L´on. 2. 2.

` 2.3. LE PROBLEME DE LA VERGENCE DE LA CHAˆ INE 16 .

1). 1–zones non ıne d´form´es.Chapitre 3 La chaˆ hercynienne fran¸aise ıne c Ce sont des fragments plus ou moins dispers´s d’une chaˆ qui couvre toute l’Europe e ıne occidentale (Boh`me. 3–zones internes... 2–zones externes. e e Fig.).1 – Configuration possible de la chaˆ hercynienne au Permien. 3. 3. mais aussi une partie de l’Am´rique du Nord (proche de l’Europe e e avant l’ouverture de l’Atlantique au Cr´tac´) (fig. e e 17 .

granites.1.. en losange e entre deux branches du CSA). – Le bloc cadomien.que e e l’on peut dater grˆce aux petits bassins St´phaniens auquels il doit son nom) et de a e ` massifs de granito¨ ıdes syn-tectoniques. Ils sont jalonn´s de petits bassins s´dimentaires (notament le Sillon Houiller. les Vosges appartiennent ` la zone axiale de la chaˆ . a e “Rh´no–Hercynienne” au Nord. Plus en d´tail : e e e – Au centre. et sa couverture s´dimentaire (respectivement domaine Nord et e centre Armoricain). Cette structure est parfaitement lisible en g´ophysique e e (fig. Enfin. e Pour m´moire.1 Zon´ographie e Elle est pr´cis´e dans le carton hercynien de la carte au 1/1 000 000.2 Structure d’ensemble La chaˆ est form´e principalement de grands charriages d’´chelle au moins crustale. d´form´es par des nappes de charriage et des plis (souvent isoclie e e e naux). On retrouve e e une zone centrale (domaine m´tamorphique “intense”. NASZ et SASZ c en anglais —North (South) Armorican Shear Zone).1 G´n´ralit´s sur la chaˆ hercynienne e e e ıne 3.1. a ıne e e ` double vergence (sorte d’´ventail).1. de part et d’autre. qui s’est comport´ presque passivement pendant l’orog´n`se here e e cynienne (quelques plis et d´collements. d’´chelle au moins crustale : En Bretagne..´ ´ ´ 3. quelques granites (Flamanville)). ainsi que des reliques emball´es dans les e e orog´n`ses alpines. 3. on peut ici mentionner l’Ouest de la Corse. e – Ces nappes reposent sur des avant-pays pas affect´s par l’orog´n`se hercynienne : bloc e e e Aquitain. particuli`rement visibles sur le CSA (Exemple : le massif de Mortagne. au Nord. avec des reliques de haute pression.) et des zones e externes (plis classiques en domaine s´dimentaire). e e Cette zone axiale se prolonge vers l’Est par la zone moldanubienne. d’ˆge 17 (carte au 1 000 000eme ) (335—305 a Ma). les cie e saillements Nord et Sud Armoricains (CSA et CNA en Fran¸ais. voir chapitre 4). 18 . et des zones ` nappes s´dimentaires : zone “Nord-Aquitaine” au Sud. compos´ de granites here e cyniens (calco-alcalins) analogues ` ceux d´crits plus bas. e e 3. avec quelques ´l´ments de socle a e ee m´tamorphique (groupe leptyno-amphibolitique ` Zicavo) et post hercyniens (hyper alcae a lins. Cette structure simple est pourtant perturb´e par : e – Des grands d´crochements tardifs. dans le Massif Central. au Sud et bloc du Midland-Brabant.2 et 3. On distingue des zones ` nappes “cristallines” (en fait des m´tas´diments de a e e faible grade) : zone “Sud–Armoricaine” au Sud de la chaˆ zone “Saxo–Thuringienne” ıne. la zone “Lig´ro–Arverne” est compos´e d’un empilement de nappes de e e mat´riel d’origine continentale ou oc´anique. ophiolites. par des zones externes pas ou peu e m´tamorphis´es. elles pr´sentent des struca ıne e tures analogues au Massif Central et ne seront pas ´voqu´es plus longuement ici. GENERALITES SUR LA CHAˆ INE HERCYNIENNE 3. le Sillon Houillier.3). – Cette zone axiale est bord´e. au Nord .

Attention e o le profil sismique et son interpr´tation sont en sens inverse ! e Fig.CHAPITRE 3.3 – Coupe sismique dans la partie Sud de la chaˆ hercynienne (du golfe de Gascogne ıne vers le Nord). paral`llement aux cˆtes). 3. La vergence des chevauchements est vers le Nord. LA CHAˆ INE HERCYNIENNE FRANCAISE ¸ Fig. a 19 . Sous les bassins M´sozo¨ e ıques. 3.2 – Coupe sismique dans la partie Nord de la chaˆ hercynienne (sous le Bassin Pariıne sien. on retrouve des chevauchements ` vergence Sud.

´ ´ ´ 3. GENERALITES SUR LA CHAˆ INE HERCYNIENNE 3. 3. le Sud-Armoricain e a e e au Sud (ou “Oc´an du Massif central”).4. 3.3 G´odynamique e Les donn´es pal´omagn´tiques et g´ologiques permettent d’´tablir le mod`le de mouvee e e e e e ment des plaques pr´sent´ fig. a ıne e Fig. plus au Nord.1.4 – Synth`se des mouvements de plaques pendant l’orog´n`se hercynienne (Debelmas e e e et Mascle) 20 . La chaˆ hercynienne fran¸aise et sa double vergence e e ıne c est li´e ` la fermeture de deux bassins oc´aniques : le Rh´ique au Nord. qui donne naissance ` la chaˆ Cal´donienne du Nord de l’Europe.1. Ces ´v`nements font suite ` la fermeture de l’oc´an e e e a e Iapetus.

assez complexe. La carte au 1 000 000 nous apprend e que le protholithe des paragneiss est Briov´rien ` Cambrien. LA CHAˆ INE HERCYNIENNE FRANCAISE ¸ 3. On y trouve dise 21 .2. leur protholithe est Cambro-Ordovicien pour la carte.5 – Sch´ma structural de la r´gion du Haut-Allier e e On y distingue deux unit´s m´tamorphiques empil´es : e e e – L’unit´ inf´rieure des gneiss (UIG) est compos´e de gneiss para-d´riv´s (protolithe e e e e e Briov´rien sur la carte). – L’unit´ sup´rieure des gneiss (USG) est principalement compos´e de paragneiss tr`s e e e e migmatis´s . avec un massif d’orthogneiss (le gneiss du Celoux (orthograe phi´ aussi Ceyloux. 3.2 Les zones internes de la chaˆ hercynienne : le Massif Cenıne tral Fran¸ais (MCF) c Le MCF est affect´ par une histoire multiphas´e. e Langeac 1/50 000) (fig.CHAPITRE 3. ou Ceroux selon les auteurs !)).5) : Fig. 3. celui de l’orthogneiss est e a cadomien (590—500 Ma (6)).1 Un empilement de nappes m´tamorphiques e La structure du MCF est le plus visible dans la r´gion du Haut-Allier (cartes de Brioude. 3. Toute n’est pas lisible e e sur la carte.

Cévennes) Tecto.G. de nappes et plis Fig. 3. du Mont-Lozère ?? ?? ?? ?? ?? ?? U. Le GLA contient aussi des e e e boudins d’´clogite plus ou moins r´tromorphos´s. Thiviers) et Monts du Lyonnais (Brévenne) ] Reliques de péridotites Reliques de matériel océanique Reliques de Haute Pression (Eclogites) Groupe Leptyno-Amphibolique (niveau de base) Exple : Gr.S. on peut d´montrer que les amphibolites ont une affinit´ e e e thol´itique et sont des m´ta-basaltes ou m´ta-gabbros. : Gneiss à Bt + Sill Autochtone (relatif) : Schistes épizonaux. La base de l’USG est e marqu´e par une formation assez caract´ristique : le groupe Leptyno-Amphibolitique e e (GLA). et des lambeaux de p´ridotite. e e e Exple : Gr. e e 22 . et par endroit des unit´s plus “sup´rieures” (Limousin).6 – Log synth´tique des terrains du Massif Central e L’ensemble des terrains du Massif Central est affect´ d’un m´tamorphisme MP-MT e e “m´so-Varisque”. G. Les leptynites sont des gneiss tr`s pauvres en mica ( ¡ 5 %).3. e e e e Ces unit´s se retrouvent dans l’ensemble du MCF : cf sch´ma structural et log synth´tique e e e fig. [ Unités supérieures (Limousin : Génis.6. sédiments peu ou pas métamorphisés (Bas-Limousin.L. Albigeois.2. Ce e a m´tamorphisme va fr´quement jusqu’` l’anatexie. HT). ce qui est aussi l’ˆge du chevauchement.I. e e a e La diminution de l’ˆge des d´formations du Nord vers le Sud traduit une progression de a e l’orog´n`se vers des zones de plus en plus externes.7 et 3. On reconnait en fait des unit´s plus “inf´rieures” (autochtone relatif car elles e e semblent avoir moins boug´). de la Margeride ??? ?? ?? ?? ??? ?? ?? ?? ? ?? ?? ?? ?? U. LES ZONES INTERNES DE LA CHAˆ INE HERCYNIENNE : LE MASSIF CENTRAL FRANCAIS (MCF) ¸ pers´es d’assez abondantes reliques de granulites (HP.G. Montagne Noire. comme indiqu´ sur la carte. par exemple e des m´ta-granites acides . 3. aux alentours de 350 Ma.A.

Loz`re. Royat. et 19 au Sud (305-285) : Aigoual. e a e a – Des granito¨ ıdes alumino-potassiques (calco-alcalins au sens large). a 3. d’ˆge 15 ` 17 au centre (355-335) : Margeride. o` ces migmatites e e u sont superpos´es aux migmatites m´so-varisques).3 Des s´diments tardifs e Enfin. Brive). toutes les structures hercyniennes sont recoup´es par des h´mi-grabens Care e bonif`re (St Etienne. par exemple. qui forment un grand arc de gneiss oeill´s depuis le Brivadois jusqu’` l’Ard`che (ˆge 6 : 590-500 Ma). Le plus important est le complexe granitique du Velay d’ˆge 18. Le Creusot) ou Permien (Lod`ve. d’ˆge et de caa ract´ristiques g´ochimiques variables : e e – Des granito¨ ıdes ant´-hercyniens. a a etc. synchrone (par exemple le massif d’Egletons : granite — l´g`rement d´form´ — d’ˆge 17. e e a e e 23 .2 Des granito¨ ıdes plus jeunes Le Massif Central comprend aussi de nombreux plutons granitiques. Ce sont des granito¨ ıdes “des zones de collision” pour la carte. Ces bassins sont donc e e contemporains d’´pisodes m´tamorphiques et magmatiques “n´o-varisques” chauds. La e e e d´formation associ´e ` ce m´tamorphisme est g´neralement extensive. transform´s en orthogneiss. On trouve aussi des leucogranites e e et granites alumineux d’ˆge 19 (285—305 Ma). LA CHAˆ INE HERCYNIENNE FRANCAISE ¸ 3.2.2. Sidobre. par exemple les gneiss e e connus en Auvergne comme “orthogneiss de Fix”. associ´ ` des migmatites n´o-varisques a ea e (regarder la vall´e de l’Ard`che au Sud du Velay. tardifs dans l’histoire de la chaˆ ıne.. e – Des granito¨ ıdes alumineux.CHAPITRE 3. donc 335— e e e e a 305 Ma) ou leg`rement plus tardifs que les chevauchements (comme on peut tr`s bien e e le voir au Sud-Ouest du massif de la Margeride qui recoupe deux chevauchements majeurs : USG sur UIG et UIG sur autochtone relatif).

2. 3b.7 – Le socle m´tamorphique du Massif Central. 6–Complexes autochtones relatifs . 4–Unit´ Sup´rieure des Gneiss . d’ˆge pal´ozo¨ e e a e ıque . unit´ de la Br´venne . LES ZONES INTERNES DE LA CHAˆ INE HERCYNIENNE : LE MASSIF CENTRAL FRANCAIS (MCF) ¸ Fig. 3. e 10–Chevauchements et d´crochements (320 ± 10 Ma).3. unit´s de Thiviers-Payzac e e e e e e et G´nis. 7–Unit´s m´ridionales. 8–Chevauchements (370—390 Ma) . 3–Unit´s sup´rieures ´pizonales : 3a. 2–Massifs grae e e nitiques (indiff´renci´s) . e 24 . 9–Chevauchements et d´crochements (350—320 Ma) . 5–Unit´ Inf´rieure e e e e e e e des Gneiss . 1–D´pots vis´ens .

3 L’histoire thermique hercynienne 3.3. L’affinit´ calcoe u e alcaline des orthogneiss est compatible avec ce mod`le. On interpr`te maintenant cette disposition par l’effet “fer ` repasser” mis en ´vidence e a e en Himalaya : le sommet de l’UIG. LA CHAˆ INE HERCYNIENNE FRANCAISE ¸ 3.3. il ee e e e est abondament discut´ dans tout les ouvrages ant´rieurs aux ann´es 80 (guide rouge par e e e exemple). ce qui t´moigne d’une subduction. l’eau lib´r´e d´pla¸e le solidus des roches de ee e c l’USG et induit leur fusion partielle. e Ces roches sont affect´es par un m´tamorphisme ´clogitique ou granulitique : en tout e e e cas des faci`s de haute pression. 3.2 L’histoire m´so-varisque : chevauchements et m´tamorphisme associ´ e e e Aux environs de 350 Ma. D’autre part. e Elle se lit dans les reliques granulitiques et ´clogitiques de la base de l’USG. Bleu Amphibolite Granulites ss lidu So So Eclogites 50 km Fig. pour e e a m´moire. e Le protolithe du GLA. plus chaude . ` une ´chelle plus large. e e e e a On aurait donc un ´l´ment d’oc´an subduct´. la collision commence.8 indique le e e gradient g´othermique (et les faci`s m´tamorphiques) associ´s ` ce contexte.CHAPITRE 3. avec son alternance de roches d’affinit´ continentale et oc´anique e e (amphibolites thol´itiques dont la g´ochimie indique l’affinit´ oc´anique) ´voque une croˆte e e e e e u oc´anique ou “transitionelle” : croˆte continentale amincie ou arc insulaire. Tr`s fr´quement. l’´paississement de la croˆte a pour cons´quence a e e u e de doubler la quantit´ de radio-´l´ments. il faut signaler que cette apparente “s´rie inverse” (la base de l’USG a subi un e e m´tamorphisme plus intense que le sommet de l’UIG sur lequel elle repose pourtant !) a e ´t´ pendant longtemps un des gros probl`mes pos´s par la g´ologie du massif central . La figure 3. Vert A D S ep er bé t ur 20 km 30 km 40 km Sch.1 L’histoire pr´coce de la chaˆ e ıne 100 ˚C I Gé o th er I 300 ˚C I I 500 ˚C I I 700 ˚C I I 900 ˚C I I Cornéennes m 10 km Sch. sur une section e ee 25 lid u é rat yd sh ec . puis exhum´.8 – G´otherme en contexte de subduction. qui affecte l’essentiel des terrains du Massif e Central. froid et riche en eau (croˆte sup´rieure). et donc la production de chaleur. il conduit ` l’anatexie. L’enfouissement de mat´riel froid conduit e e a ` un gradient plus faible que la normale et donc ` des faci`s de type schistes bleus ou a e ´clogites. notamment dans la base de l’USG . est deshydrat´ u e e au contact de la base de l’USG. Elle se traduit par des d´formations e compressives et un m´tamorphisme MP-MT. ee e e e 3.

100 ˚C I Gé o th er I 300 ˚C I I 500 ˚C I I 700 ˚C I I 900 ˚C I I Cornéennes m 10 km Sch. si le manteau ou la croˆte inf´rieure. De fa¸on progressive. Bleu Amphibolite er ela xé ec ss lidu So Eclogites 50 km Fig.3. des bassins s´dimentaires en extension. 3. sont impliqu´s u e e dans la fusion. la chaˆ n’est plus capable de soutenir son ıne propre poids et commence ` s’effondrer par de grandes failles normales ductiles ou cassantes. e e e a e – Un m´tamorphisme chaud (schistes verts et amphibolites de basse pression) est cae ract´ris´ notamment par des associations ` sillimanite et cordi´rite. Ce bassin s’est form´ en altitude (traces de d´pots e e e glaciaires alors qu’on ´tait sous l’´quateur !). et par des mige e a e matites et granites d’anatexie dans des conditions anhydres (granite ` cordi´rite du a e Velay). – Dans les domaines superficiels.3 Les ph´nom`nes tardifs d’extension et le d´mantelement de la chaˆ e e e ıne La figure 3. et cel` peut conduire a ıne e a ` l’anatexie (fig. Le regroupement des liquides anatectiques peut former des plutons de granito¨ ıdes : granites alumineux. la croˆte continentale est un isolant.9 – L’empilement d’unit´ continentales conduit ` doubler l’´paisseur d’isolant there a e mique et la quantit´ de radio-´l´ments sur une verticale donn´e. Par ailleurs.3.10 pr´sente les structures et quelques trajets P–T–t dans la r´gion de Sainte e ´ Etienne. L’HISTOIRE THERMIQUE HERCYNIENNE verticale. ce qui limite l’´vacuation de u e chaleur vers la surface. Vert ep er bé t ur A D S Granulites 20 km 30 km Ge oth e rm 40 km Sch. et on y trouve des conglom´rats form´s e e e e de galets de roches m´tamorphiques ou magmatiques quasiment du mˆme age : ceci e e ˆ t´moigne d’une remont´e tr`s rapide du bati hercynien ` cette p´riode. On y observe : – Dans les domaines profonds.3. les parties profondes de la croˆte remontent tr`s ee u e 26 So li d u é rat yd sh . Tout ces ´pisodes t´moignent d’un d´mantelement rapide de la chaˆ par un processus e e e ıne d’effondrement : lorsque la compression cesse. plus basique. a Du fait de ce d´s´paississement rapide.9). L’ensemble de la chaˆ se r´chauffe donc. on ´volue donc vers des grae ee e e dients g´othermiques plus chauds (“g´otherme relax´”) qui permettent la fusion en pr´sence e e e e d’eau. e Cette histoire se poursuit jusqu’` l’hyper-collision. qui se traduit par les grands d´crochements a e ´voqu´s plus haut. granites d’affinit´ alumino-potassique (calco-alcaline au sens large). on passe ` l’´tape suivante. ou. 3. e e c a e 3. des d´formations extensives (“detachment”) localis´es e e au long de grandes zones de cisaillement ductiles. ici le demie graben de St Etienne (St´phanien).

14 pr´sentent un r´sum´ de l’histoire hercynienne dans le e e e MCF : – Subduction de la future USG (420—400 Ma) – Chevauchement (340—350 Ma) . qui passeraient donc par un satde de jeunesse (subduction. a et b : cartes de e localisation .CHAPITRE 3. l’eau apport´e par l’UIG permet la fusion partielle e et la migmatisation. u assez basique). LA CHAˆ INE HERCYNIENNE FRANCAISE ¸ ´ Fig. le gradient ainsi cr´e est de type HT-BP (un tel gradient est observable dans le massif e de l’Arrize : St Girons 1/50 000). a On consid`re actuellement que ce sch´ma est caract´ristique de l’´volution des chaˆ e e e e ınes de montagnes. (fusion de croˆte inf. 3. d : coupe NW-SE . Parfois les liquides extraits se regroupent et donnent naissance aux massifs calco-alcalins s.12. 3. A gauche : trajets PTt dans e e diff´rentes unit´s. (Gardien. Le Massif Central est une chaˆ qui est pass´e par tout les ´pisodes. qui se manifeste en surface par des bassins ıne en extension et en profondeur par un m´tamorphisme chaud pouvant aller jusqu’` la e a migmatisation et ` l’extraction de granites (taux de fusion faible). ` peu pr`s synchrones du “collapse” a e – Collapse de la chaˆ vers 320—300 Ma. m´tamorphisme e froid). c : carte g´ologique simplifi´e . 1996) e e e vite .10 – L’extension tardive dans le MCF (r´gion de Saint-Etienne). Les figures 3. – “Hyper-collision” et grands cisaillement. puis de maturit´ (collision) et enfin de vieillesse (effondrement et m´tamorphisme e e chaud).l.13 et 3. Noter l’´pisode HT-BP tardif (320 Ma). ıne e e 27 . qui recoupent les chevauchements.

11 – Lors de ph´nom`nes d’extension. Le gradient cr´e est un gradient tr`s chaud. L’HISTOIRE THERMIQUE HERCYNIENNE 100 ˚C I I 300 ˚C I I 500 ˚C I I 700 ˚C I I 900 ˚C I I Cornéennes 10 km Sch.3. e e So li d u é rat yd sh 28 . 3. les roches voient donc ıne e u e leur pression diminuer brutalement pour une temp´rature qui reste approximativement e constante. comme ceux li´s au des´paississement d’une e e e e chaˆ de montagne.3. l’´paisseur de la croˆte diminue tr`s vite . Vert A D S 20 km Ge 30 km oth er me 40 km Sch. Bleu Amphibolite Granulites re lax é ec ss lidu So Eclogites 50 km Fig. qui permet de l’anatexie s`che dans e e e le domaine de stabilit´ de la sillimanite et de la cordi´rite.

LA CHAˆ INE HERCYNIENNE FRANCAISE ¸ Fig.CHAPITRE 3. 3. e e 29 .12 – Chronologie des principaux ´v`nements hercyniens du MCF.

8.3. 1996).9 et 3. e e é rat yd sh 30 .11). 100 ˚C I Protolithe 480 Ma I 300 ˚C I I 500 ˚C I I 700 ˚C I I 900 ˚C I I 10 km A D S 20 km UIG 30 km Gé oth er me 40 km ? ? ?? ?? ?? ?? So 320 Ma Anatexie sèche Chev. 3. 345 Ma Ge oth er me Anatexie humide re lax é pe r tu rb lidu So USG li d u ec ss 50 km Eclogites 420 Ma Fig. 3.3.14 – Trajets P–T–t (tr`s) synth´tiques dans le Massif Central.13 – Mod`le d’´volution de la chaˆ hercynienne dans le MCF (Gardien. e e ıne A rapprocher des figures “th´oriques” sur l’´volution des gradients thermiques en zone de e e convergence (figures 3. L’HISTOIRE THERMIQUE HERCYNIENNE Fig. 3.

2 Les nappes externes Fig. Farison) e En France. Ces nappes sont par ailleurs recoup´es par la mise en place tardive e (St´phanien) du dˆme gneissique de la Montagne Noire. 3. mise en place en contexte d’extension et e avec un m´tamorphisme HT–BP).15 – Une interpr´tation de la Montagne Noire e 3. 3.15).16 – Coupe d’apr`s Rocroi 1/50 000 (coupe C. Le style caract´ristique est une tectonique en plis isoclinaux et failles. On peut citer deux classiques : e e 31 . dont la mise en place reste soumise e o a ` controverse dans les d´tails (dans tout les cas. 3.1 Le domaine des “nappes cristallines” Il est repr´sent´ par exemple par la Montagne Noire. 3. ` la structure tectonique (gloe e a balement ` vergence Sud) particuli`rement compliqu´e (un des rares cas de tˆtes de plis a e e e plongeantes) (fig. e Fig. Plusieurs phases tectoniques e ont ´t´ distingu´es.4.5 Les lambeaux hercyniens dans les chaˆ ınes Alpines Ils sont de nature extrˆmement vari´e.CHAPITRE 3. s´par´es par des discordances abondantes( fig.16). elles se voient bien dans le Nord (Rocroi 1/50 000) ou les Ardennes. ee e e e 3. LA CHAˆ INE HERCYNIENNE FRANCAISE ¸ 3.4 Les zones externes 3.4.

pr´sente sur une dizaine de kilom`tres le passage depuis une zone assez supere e ficielle ` plis isoclinaux. LES LAMBEAUX HERCYNIENS DANS LES CHAˆ INES ALPINES – L’ophiolite de Chamrousse (Vizille 1/50 000) : dans ce complexe se trouvent les roches classiques constitutives d’une croˆte oc´anique.3. pyu e e rox´nites. p´ridotites. bien qu’assez d´form´es. au Sud. telles que gabbros. au Nord. e e e e – le massif de l’Arrize (St Girons 1/50 000) : ce massif.5. 32 . en passant par des faci`s a a e m´tamorphiques de degr´s croissant : c’est un bon enregistrement du m´tamorphisme e e e chaud tardi-hercynien. amphibolites (ici des m´ta-basaltes). ` des migmatites. pris dans l’orog´n`se hercye e nienne.

e e Au Trias La T´thys n’a pas encore atteint l’Europe occidentale (fig.1 Les mouvements des plaques au M´sozo¨ e ıque et la situation de l’Europe A la fin du Primaire. pendant la majeure partie du Secondaire. une e e e p´riode de calme. de peu d’importance jusqu’au moment (Cr´tac´) o` son remplise e u sage est guid´ par l’ouverture du golfe de Gascogne.) sont individualis´s. entour´e e e e d’un oc´an (Panthalassa). qui reste un domaine e essentiellement continental. et d´rivent vers le Nord.2).1. et enfin de l’Atlantique (Cr´tac´ sup. etc. qui est en fait la marge passive de l’Oc´an Alpin. au Sud. C’est aussi une p´riode de e transgressions importantes. e e e au Nord. qui est d’abord une d´pendance de la T´thys via l’Allemagne. avec des d´pots soit franchement continentaux. et s´pare le Gondwana. e 4. e 33 . de la Laurasia. A l’Est. La p´n´plaine qui a pris la place de la chaˆ hercynienne est e e ıne donc inond´e. soit lagunaires e (´vaporites) (fig.1). e e c a – Le bassin Parisien.).4. l’ensemble des continents est regroup´ dans la Pang´e. e e e – Le Bassin Aquitain. puis e e de l’Oc´an Alpin via la Bourgogne (fin du Lias). marqu´e par des ouvertures oc´aniques : d’abord la T´thys Ligure (Oc´an e e e e e Alpin). C’est le plus e ´pais des bassins s´dimentaires fran¸ais (jusqu’` 10000 m par endroits !). puis l’Atlantique. la Pang´e se fracture.Chapitre 4 L’histoire t´thysienne e Apr`s l’orog´n`se hercynienne s’ouvre. On distingue trois bassins majeurs : e – Le bassin du Sud-Est. Cette s´paration ne sera pas compl`te avant la fin du Jurassique. de petits e e blocs continentaux (Lhassa. sur le futur emplacement des Alpes. e e e 4. 4.1 L’ouverture de la T´thys e L’oc´an t´thysien s’ouvre d’Est en Ouest. D`s le Trias.

Espagne Apulie N Terres émergées Plateau et marges continentales Bassins océaniques Lagunes à évaporites Fig. 4.1 – Configuration des plaques au Trias (Dercourt et al.1..´ 4.2 – Pal´og´ographie de l’Europe au Trias e e 34 . 1992) France 20 ˚ N Corse Sard. LES MOUVEMENTS DES PLAQUES AU MESOZO¨ IQUE ET LA SITUATION DE L’EUROPE ?? ??????? @@@@@@@@ ???????? @@@@@@@@ ???????? ? ??????? ???? @@@@@@@@ ???????? @@@@@@@@ ???????? @@@@@@@@ ???????? ??????? ?? @@@@@@@@ ???????? @@@@@@@@ ???????? ??????? ?? @@@@@@@@ ???????? @@@@@@@@ ???????? @@@@@@@@ ???????? ??????? ?? ?? @@@@@@@@ ???????? ??????? ?? ?? ??????? ?? @@ ?? @@ ?? @@ ?? 30 ˚ N Fig. 4.

4. qui d´vellopent une min´ralogie tr`s e e e originale (rieb´ckite. ils correspondent a e ` l’ouverture de l’Oc´an Alpin. En haut : ´tat actuel (apr`s compression e e e alpine). 1992) L’ouverture de la T´thys atteint l’Europe occidentale. . fayalite.3 – Configuration des plaques au Lias (Dercourt et al. granites et rhyolites de Corse. L’HISTOIRE TETHYSIENNE Au Lias Fig. qui est affect´e par un ´pisode e e e distensif g´neralis´. 4. dans la r´gion du Col d’Ornon : Vizille 1/50 000 . e Fig.´ CHAPITRE 4. 4. En bas : ´tat reconstitu´ au Jurassique. e – Une tectonique en extension : on voit encore les blocs bascul´s au Lias dans les e Alpes (fig.4).4 – Blocs bascul´s liasiques dans les Alpes.. et de l’Europe e e e e 35 . Ils e e sont s´par´s de l’Afrique (Gondwana) par ce qui deviendra la M´diterran´e. ce sont des exemples rares (quelques e occurences au monde) de granites hyper-alcalins. marqu´ par : e e e – Du magmatisme intracontinental alcalin (Tr`s pr´coce : Permien surtout !) : rhyolites e e de l’Esterel. . e e De petits blocs continentaux (Italie) sont isol´s au centre de la T´thys occidentale.). Les granites alcalins de Corse forment des complexes annulaires tr`s nets sur la carte . .

4. e a Fig.´ 4. qui correspondent aux futures zones des Alpes : – Une plate-forme continentale et une marge passive. 4. la marge Europ´enne de l’oc´an Alpin voit s’individualiser diff´rents e e e e e domaines. LES MOUVEMENTS DES PLAQUES AU MESOZO¨ IQUE ET LA SITUATION DE L’EUROPE (Laurasia) par l’oc´an Alpin proprement dit. avec une grossi`re polarit´ depuis des milieux continentaux au Nord-Ouest (Iles e e britanniques) vers des milieux cˆtiers. p´riodiquement ´merg´s. e e a e Au Trias et au Lias. Une partie du plancher oc´anique de ce bassin e e sera int´gr´ aux Alpes sous forme d’ophiolites : on peut donc reconstituer la nature du fond e e de l’Oc´an Alpin (fig. qui formeront l’ensemble Dauphinois. e e e c qui forme une sorte de presqu’ˆ rejoignant le continent par le Sud-Ouest (future Proıle vence cristalline et bloc Corso-Sarde) – Un domaine marin proprement dit (zone Pi´montaise). e o e e e ae e La marge de l’Oc´an Alpin e D`s cette ´poque.). e Cette g´ographie restera peu modifi´e jusqu’` la fermeture de l’oc´an Alpin. en pied de marge (zone Brian¸onnaise). – Une zone de hauts-fonds. puis marins au Sud-Est (Sud de la France).5 – Le plancher de l’Oc´an Alpin d’apr`s les ophiolites. o 36 . cet oc´an commence ` ˆtre subduct´.1.5) : il s’agissait d’un bassin ` croˆte oc´anique tr`s fine. l’Europe apparaˆ donc comme la cˆte Sud-Est du continent Lauıt o rasien. qui laissait e a u e e les p´ridotites ` nu sur la plus grande partie de sa surface. e e Tr`s tˆt (fin du Cr´tac´ inf.

´ CHAPITRE 4. L’HISTOIRE TETHYSIENNE

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France
30 ˚ N

Corse

Espagne

Sard.

Adriat.

20 ˚ N

Apulie

N

Terres émergées

Plateau et marges continentales

Bassins océaniques

Fig. 4.6 – Pal´og´ographie de l’Europe au Lias. e e

4.1.2 L’ouverture de l’Atlantique central
Au Dogger, la T´thys continue ` progresser vers l’Ouest, et atteint l’emplacement de l’ace a tuel Atlantique central. Elle s´pare le Gondwana, au Sud-Est (Am´rique du Sud, Afrique) e e de la Laurasia, au Nord-ouest (Am´rique du Nord, Espagne), selon une ligne allant de e Gibraltar, ` Terre-Neuve et aux Cara¨ a ıbes cot´ Laurasia, et de la Guyane au Maroc, cot´ e e Gondwana. La facade Sud de l’Europe devient alors ´galement maritime. L’activit´ accrue des dore e sales pendant cette p´riode se traduit aussi par d’importantes transgressions sur l’ensemble e de l’Europe. C’est aussi une p´riode d’importante formation de croˆte oc´anique dans e u e l’oc´an Alpin, qui connaˆ son maximum d’extension ` la fin du Jurassique avant de come ıt a mencer ` redisparaˆ a ıtre. A la fin du Jurassique, la t´thys commence ` se refermer. Les premi`res obductions e a e puis collisions ont lieu en Asie (collage du bloc de Lhassa ` l’Eurasie), collages de blocs a continentaux en M´diterran´e Orientale (mais l` l’histoire n’est pas finie. . .). Le Gondwana e e a se fracture et s´pare le Gondwana Ouest (Afrique, Am´rique du Sud) du Gondwana Est e e (Inde, Australie, Antarctique) ; l’Inde commence ` d´river vers le Nord. a e La marge alpine conserve la structure qu’elle a acquise au Lias : Plate forme et marge Dauphinoise, haut-fond Brian¸onnais, bassin (oc´anique) Pi´montais. Dans la plate-forme c e e Dauphinoise, des zones plus subsidentes s’individualisent (fosse Vocontienne). Un ´pisode de regression marque la fin du Jurassique, il se traduit par des faci`s cˆtiers, e e o voire continentaux, sauf sur la marge Alpine qui reste ouverte sur l’oc´an. e

37

´ 4.1. LES MOUVEMENTS DES PLAQUES AU MESOZO¨ IQUE ET LA SITUATION DE L’EUROPE

30 ˚ N

20 ˚ N

?? ?? ???? ????? ??? ??? ??? ?? ?? ? ? ?? ?? ??? ??? ???? ??? ??? ??
France Corse Sard. Espagne

Fig. 4.7 – Configuration des plaques au Dogger (Dercourt et al., 1992)

N

Adriat.

Fig. 4.8 – Pal´og´ographie de l’Europe au Dogger e e

lie Apu

38

´ CHAPITRE 4. L’HISTOIRE TETHYSIENNE

Fig. 4.9 – Configuration des plaques au Malm (Dercourt et al., 1992)

????? ?????? ????? ?????? ?????? ???????? ??? ???? ???????? ???? ?? ??? ????? ??? ?? ???
N
40 ˚ N

France

Corse Sard.

30 ˚ N

Espagne

Adriat.

Apulie

Fig. 4.10 – Pal´og´ographie de l’Europe au Malm e e

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´ 4.1. LES MOUVEMENTS DES PLAQUES AU MESOZO¨ IQUE ET LA SITUATION DE L’EUROPE

4.1.3 Ouverture de l’Atlantique Nord

Fig. 4.11 – Configuration des plaques au Cr´tac´ inf. (Dercourt et al., 1992) e e

Fig. 4.12 – Profil sismique sur la marge de Galice Les premi`res traces de rifting (fig. 4.12) se font sentir au Cr´tac´ inf. En France, il n’y e e e a pratiquement pas de magmatisme associ´ ` cette ouverture oc´anique ; on en trouve en ea e revanche en Ecosse (basaltes thol´itiques). e L’ouverture de l’Atlantique Nord commence ` l’Aptien par le golfe de Gascogne : a son ouverture “en ciseaux” provoque la rotation de l’Ib´rie, d’abord par coulissement e le long de la future faille Nord-Pyren´enne, puis par un ´pisode de serrage Eoc`ne qui e e e donne naissance ` la chaˆ Pyr´n´o-Proven¸ale (fig. 4.13). Au long de la faille Norda ıne e e c Pyr´n´enne se d´veloppent des bassins d´tritiques, tr`s subsidents ; ainsi qu’un magmatisme e e e e e et m´tamorphisme (d´crit plus bas). e e Puis la d´chirure continentale progresse vers le Nord, et s´pare l’Am´rique du Nord e e e de l’Europe. Cette ouverture s’accompagne d’une importante transgression au milieu du Cr´tac´. L’Europe est alors une p´ninsule, bord´e de mers de trois cot´s : l’oc´an Alpin e e e e e e (qui commence ` ˆtre subduct´) ` l’Est ; la T´thys proprement dite au Sud ; l’Atlantique a ae e a e ` 40

Antarctique) et d´rive e vers le Nord au fur et ` mesure que la T´thys a e disparaˆ . Adriat. qui va prendre de plus en plus d’importance au fur et ` mesure du refermement de a la T´thys. 4. Apr`s l’importante transgression du Cr´tac´ e e e m´dian et le d´placement de l’Espagne.14 – Pal´og´ographie de l’Europe au Cr´tac´ inf.) est affect´ par de nombreux collages e de blocs. en revanche le Sud Est est toujours ouvert sur l’oc´an Alpin. e e Atlantique) a ` peu pr`s acquis sa g´ographie aca e e tuelle . 4. Iran. Apulie N Fig. e e e e 41 . la fin du e e Cr´tac´ est marqu´ par un ´pisode regressif. L’HISTOIRE TETHYSIENNE 40˚ N 30˚ N l’Ouest. la fragmentation du Gondwana se poursuit : ` l’Est.. A cette ´poque. subductions et obductions (Oman !) au cours du Cr´tac´ .13 – D´placement de l’Ib´rie au e e le Nord-Ouest de l’Europe (son actuelle facade Cr´tac´. ` l’Ouest. e ??????? ???? ??????? ? ??????? ?? ?? ??????? ????? ???? ???? ? ?? ???? ? ?? France Corse Espagne Sard. en cours de fermeture. qui e e e e ira en s’amplifiant au Tertiaire. l’Inde se s´pare a e du Gondwana Est (Australie. l’Atlantique Sud s’ouvre e e a d`s le Cr´tac´ inf´rieur et s´pare Afrique et Am´rique e e e e e e du Sud. e Fig.´ CHAPITRE 4. e Dans le reste du monde. l’actuel Moyen-Orient (Araıt bie. au centre.

16 – Pal´og´ographie de l’Europe au Cr´tac´ sup. Sard.´ 4. 4. (Dercourt et al.. N Apulie Fig.15 – Configuration des plaques au Cr´tac´ sup. 4.1. LES MOUVEMENTS DES PLAQUES AU MESOZO¨ IQUE ET LA SITUATION DE L’EUROPE Fig. e e e e 42 . 1992) e e 40 ˚ N 30 ˚ N ?? ?? ???? ????? ????? ?????? ???? ??????? ?? ?????? ?? ?? ?? ??? ?? France Corse Espagne Adriat.

au Sud et ` l’Ouest. Il t´moigne d’un e e e e bassin cˆtier et de faible profondeur. on lit tr`s nettement sur la carte les transgressions successives qui se ree couvrent mutuellement. la e e e e g´ographie est la mˆme. mais les d´pˆts. ´mersion). ont une compoe e e o e sante biologique et bioclastique de plus en plus importante. L’´tude o e a e des chenaux fluviatiles indique des courants allant vers l’Est .´ CHAPITRE 4. bassin intracratonique assez peu ´pais. Au Lias.17 – Le bassin Parisien au Trias (Debelmas) Par la suite.18 – le r´cif oxfordien de Chatel–Censoir (Vermenton 1/50000) e 43 . uniquement d´tritiques au Trias. Fig.17). aux d´pˆts de faible tranche d’eau. entour´ de reliefs au Nord. Les gr`s du Trias forment e a e e la partie Ouest des Vosges. ainsi s’opposent par exemple le Bassin e e e Parisien. les terrains les plus jeunes au e e centre. le bassin est donc ouvert sur une “mer Germanique” (fig.1 Le Bassin Parisien Les terrains y sont dispos´s en aur´oles concentriques. 3 fois plus ´pais et pr´sentant des faci`s profonds. Fig. Elles sont s´par´es de r´gressions. L’HISTOIRE TETHYSIENNE 4. 4. e e e 4. Le Trias est gr´seux ou ´vaporitique (faible tranche d’eau. reli´e par le Nord ` la T´thys. 4. voire d’´mersions. et le e e o Bassin du Sud-Est.2.2 Les bassins s´dimentaires Francais e Ils pr´sentent des caract´ristiques diff´rentes . 4. sur une marge passive.

LES BASSINS SEDIMENTAIRES FRANCAIS A partir du Dogger. A la fin du Cr´tac´ sup. C’est ` cette p´riode que la mer a e va le plus loin sur les continents avoisinants.19) en e provenance de l’Oc´an Alpin. 4. sableux. qui vont e de plus en plus loin au NW. etc. e Le Cr´tac´ inf´rieur est marqu´ par e e e e une s´rie de transgressions (fig. la g´ographie change : le bassin est maintenant ouvert sur l’Oc´an e e Alpin. le Bassin est e e e rattach´ ` l’Atlantique. 4. Il pr´sente un int´rˆt ´conomique certain. gypseux. Au Malm.18). la transgression est maximale. Au C´nomanien ea e et au Turonien. 4. Le faci`s dominant de cette p´riode e e est la craie.´ 4. Au Cr´tac´ sup´rieur.20) Fig.19 – Transgressions successives du Cr´tac´ e e goc`ne est franchement continental (Sables e inf. des classiques cuestas (fig. 4. la e e mer se retire et laisse le Bassin Parisien ´merg´. avec par exemple l’Aal´nien du e ee e e Nord du bassin (“minette” de Lorraine : oolithes ferrugineuses exploit´es pour le fer) ou e les r´servoirs de p´trole du Callovien. Le Dogger est constitu´ de calcaires bioclastiques et oolithiques (faci`s de faible e e profondeur). le Bassin Parisien n’est d`s lors plus qu’un golfe souvent ´merg´ au bord de l’Atlantique. l’Eoc`ne e e e est principalement sableux et gr´seux e (´picontinental. qui t´moignent de milieux lagunaires voire continentaux). 4.20 – Les cuestas du Bassin Parisien. d’assez faible profondeur . sur la bordure E du bassin. e e Si le d´but du Tertiaire est encore e marqu´ par des faci`s assez marins. on est sur une plate-forme carbonat´e en e e e climat tropical. 44 . e e e Il faut rappeler l’existence.2. dans le Bassin Parisien (Debelmas) de Fontainebleau). Le Jurassique se termine par une ´mersion e (voir par exemple les faci`s “purbeckiens” du Jurassique terminal en Bourgogne et dans le e Jura. voire continental) et l’Olie Fig. on peut citer le calcaire r´cifal (Oxfordien) de e Chatel-Censoir (Vermenton 1/50000) (fig..

grès à Voltzia) Socle Fig. à milioles (Lutétien) Craie (Cénomanien à Maastrichien) Sables verts (Albien) Marno-calcaires (Valanginien) Sables Purbeckiens et Wealdiens (Jur. Il s’agit bien sur de log synth´tique. coquillers Evaporites Grès vosgiens (grès rouges. correspondant ` une e a s´rie id´alis´e. (Bundsandstein) ??? ??? ??? ??? ??? ??? ??? ??? ??? ??? ??? ??? ??? ??? ??? ??? ??? ??? ??? ??? ??? ??? ??? ??? ??? @@@@ ???? @@@@ ???? @@@@ ???? ??? ??? ??? @@@@ ???? @@@@ ???? ??? ??? ??? * ** Alternances argiles-sables-calcaires (milieux peu profonds) Grès de Fontainebleau (Stampien) Calc. inf.´ CHAPITRE 4. quelques faci`s notables (les faci`s encadr´s sont ` peu a e e e a pr`s ”incontournables”). Malm Jurassique Dogger Lias sup. e 45 . terminal et Cret. Crétacé inf. Trias (Muschelkalk) inf. L’HISTOIRE TETHYSIENNE Log synthétique du bassin Parisien Variations relatives du niveau de la mer Bas niveau Oligocène Eocène Paléocène Haut niveau sup.) Calcaires Portlandiens Récifs Oxfordiens Marnes du Callovien Calcaire oolithique ???????? ???????? Oolithe ferrugineuse (Aalénien) ???????? Schistes-carton (Toarcien) Evaporites et argiles Calc. ` droite. (Keuper) moy.21 – Log du bassin de Paris. A gauche figure une repr´sentation graphique et qualitative de la variation e e e e du niveau relatif de la mer . 4.

Ses faci`s sont cotiers : lagunes avec traces d’´mersion (fentes de dessications. Chartreuse. surtout e e e dans le Sud de la Drˆme) entour´e de zones moins profondes (Chaˆ o e ınes subalpines du Nord : Vercors. ` droite. 4. Le Lias s’observe soit ` l’Est. soit ` l’Ouest du bassin.´ 4. . au Barr´mien. A l’Ouest.2. Le Jurassique moyen et sup´rieur affleure au centre du bassin (Drˆme) et dans les e o Causses. il constitue alors les blocs bascul´s d´crits pr´cedement. marneux.2 Le bassin du Sud-Est Les s´diments sont souvent pliss´s et int´gr´s dans les chaˆ e e e e ınes Sub-Alpines. A l’Est. Languedociennes ou Proven¸ales. e e 4. massif (faci`s e e e Urgonien). e e empreintes de dinosaures. Il s’agit de la marge de l’Oc´an Alpin. Le Jurassique se e termine par le Portlandien.).22 – La “fosse vocontienne” : ` gauche. a a e D`s cette ´poque. . LES BASSINS SEDIMENTAIRES FRANCAIS 4. fr´quement fossilif`res a e e e (ammonites). qui joue un rˆle morphologique capital. e e e 46 . 4. au Portlandien . mais au centre e et ` l’Est de faci`s de pied de marge (“terres noires”). dans l’ensemble du bassin. ` la base des grands Causses. Il s’agit de calcaires et de e e e marno-calcaires souvent conglom´ratique (d´pˆts au voisinage d’un relief.Il s’agit de faci`s de plate-forme en bordure du bassin (Causses). r´cifal dans les zones peu profondes et ` faci`s Tithonique dans e a e la fosse vocontienne : ces calcaires massifs form´s de br`ches intra-formationelles sont ine e terpr´t´s comme des turbidites (fig. Comme partout en France. vus en excursion). il est repris par l’orog´n`se a a e e alpine . elle est compos´e de calcaire r´cifal. et sur de petits lambeaux dispers´s sur le socle e a e Hercynien. il affleure dans la bordure souse C´venole. Ventoux et garrigues Gardoises et Ard`choises. Le Cr´tac´ inf´rieur affleure tr`s largement. des faci`s calcaro-gr´seux d´tritiques (pied de marge). Dans cette partie ne sera c e abord´e que la zone dite “dauphinoise” (voir plus loin). o – Dans la fosse Vocontienne. Il est syn-rift. le Trias est principalement ´vaporitique et d´tritique (p´n´plaine e e e e post-hercynienne). Fig. on peut s´parer une zone plus profonde (“fosse vocontienne”.2. en l’occurence e e o les blocs bascul´s en formation). La barre tithonique est un ´l´ment morphologique ee ee majeur des chaˆ ınes Subalpines. Sa base est e e e e form´e de marno-calcaires et de marnes . Cette partie correspond principalement au talus continental de l’oc´an e e e Alpin. qui a ´t´ la moins affect´e par e ee e l’orog´n`se alpine.22) : – Une “plate-forme Urgonienne” . au Barr´mien s’individualisent deux zones (fig.22).

du Sud-Est est proche du triple de celle du B.) (Faciès Vocontiens) * * ** Marnes bleues Aptiennes Grès Barrémiens Calc. Attention e e aux diff´rences d’´chelle.21. 4.23 – Log synth´tique du bassin du Sud-Est. le bassin du SE est trois fois plus ´pais que le bassin de Paris ! e e e ´ CHAPITRE 4. marneux Hauteriviens Marnes du Valanginien Tithonique (pied de marge) Calc. Parisien ! (L'épaisseur totale du B. Marnes du Valanginien Tithonique (récifal) Jurassique Malm Dogger Lias Keuper Trias Muschelkalk Bundsandstein ?? ?? ???? ?? ???? ????? ?? ???? ?? ?? ???? ???? ?? ?? ?? @@@ ??? ?? @@@ ??? ?? @@@ ??? @@@ ??? ?? @@@ ??? ?? ?? Molasses Miocène Grès Eocène et Oligocène à nummulithes (qq bancs calcaires) Calc. à silex (Crétacé sup. L’HISTOIRE TETHYSIENNE Log synthétique du bassin du Sud-Est (zone Dauphinoise des Alpes) Bas niveau Variations relatives du niveau de la mer Haut niveau Miocène Oligocène Eocène Paléocène Sup. lités Kimmeridgiens "Terres noires" (Dogger) 47 Marnes et marnocalcaires (lias) Deux niveaux d'évaporites Grès du Trias Socle NB : Sans échelle mais beaucoup plus réduit que le B. Parisien) .Fig. Mˆmes remarques que fig. Inf. 4. Vocontien Urgonien récifal Crétacémarneux Hauteriviens Calc.

´ 4. e e e Au Dogger et au Malm. alors que l’Est (Quercy) voit s’installer une barri`re r´cifale (fig. Au Sud.24 – Le Trias Aquitain (Debelmas) (Coupe N-S. ` l’Ouest des Causses. dans le Vaucluse .2.3 Le bassin aquitain Les terrains sont ici aussi dispos´s grossi`rement en aur´oles concentriques. 4. Il s’agit ´galement de calcaires. LeTrias et le Lias sont ´vaporitiques et d´tritiques. e o L’Oligoc`ne est li´ ` la distension p´ri-Alpine et sera d´crit ult´rieurement . LES BASSINS SEDIMENTAIRES FRANCAIS Le Cr´tac´ sup´rieur affleure peu dans le bassin du Sud-Est . 4.25). le Mioc`ne e ea e e e e est form´ de molasses de d´mantelement des Alpes (conglom´rats souvent grossiers). il existe principalement e e e dans des coeurs de synclinaux. Ce sont des d´pˆts syne a e e e e e o tectoniques. e 48 . Cette dissym´trie durera e pendant toute la vie du bassin. Lacq). localis´s dans les e e e o e coeurs de synclinaux (li´s ` l’orog´n`se Pyr´n´o-Provencale). Cette situation dure du Trias au Cr´tac´ inf´rieur. e Fig. le e e Trias atteint plusieurs centaines de m`tres au Sud (fig. un trait morphologique majeur du Bassin Aquitain d`s cette p´riode est e e l’opposition entre le Nord. e e e Le Bassin Aquitain a d’abord ´t´ une d´pendance de l’Oc´an Alpin. form´s dans des milieux come e parables ` pr´cedemment.24). A la fin du Cr´tac´ sup. e e e e qui serviront de pi`ges a hydrocarbures (Parentis. la partie Sud-Ouest du bassin pr´sente des faci`s assez profonds. parall`le ` la cˆte Atlantique. e e e 4. a Vers son sommet. le bassin connaˆ une phase d’´mersion . elle est exploit´e autour de Marseille. a e e L’Eoc`ne est essentiellement constitu´ par des d´pˆts continentaux. dans l’Ouest de l’H´rault). La s´dimentation est restreinte a e ` e ` quelques petits bassins isol´s. e e e A la fin du Jurassique et au d´but du Cr´tac´. et e a le Lauraguais (Carcassonne). de e a o Bayonne ` la Gironde). les d´pˆts aquitains sont caract´ristiques d’un bassin peu profond. e et ` B´darieux. aliment´e par deux ee e e e d´troits ou subsistent quelques terrains Jurassiques : le Rouergue.. e e e ıt e elle est synchrone du d´veloppement de diapirs salif`res (form´s par les ´vaporites du Trias). e e mais peu ´pais. plus profond.2. sa e e e structure est perturb´e par les Pyr´n´es. e e o e Cependant. la r´gion connaˆ une phase d’´mersion . 4. qui n’ont sans doute jamais exist´ ailleurs que dans ces plis (zones d´prim´es e e e a e ` l’´poque du d´pˆt). et le Sud. a e e e e ıt e elle est marqu´e par le d´vellopement de karsts et leur remplissage par de la bauxite (le e e nom vient des Baux-de-Provence. Quasiment inexistant au Nord. Pendant e e e toute cette p´riode. le Lias ´volue vers des faci`s plus terrig`nes. peu subsident. elle sera mˆme amplifi´e au Cr´tac´ lors de l’ouverture du e e e e golfe de Gascogne.

L’Oligoc`ne.26 – Coupe sch´matique du bassin Aquitain (Guide rouge).3). o` les d´pots sont tr`s d´tritiques (“fosse e e u e e e sous-Pyr´n´enne”). e e e 49 . 4. au Sud. e La s´dimentation du Bassin aquitain est trop compartiment´e et trop disparate pour e e ´tablir un log synth´tique repr´sentatif. et e e en bordure des Pyr´n´es en formation. illustrent le comblement progressif du bassin par des e e s´diments de milieux de moins en moins profonds. D´sormais le bassin Aquitain a une affinit´ Atlantique.´ CHAPITRE 4. e e A l’Eoc`ne. de plus en plus profonds (le Cr´tac´ est transgressif. puis le mioc`ne. comme la carte le montre). 4. e Fig. l’histoire est la mˆme . la fosse Sous-pyren´enne se comble et la s´dimentation e e e e subsiste au centre du bassin. o` les d´pˆts sont mae e u e o rins. et les e e principaux d´pots se localisent dans l’axe de l’ouverture oc´anique. e Vers la fin du Cr´tac´ inf´rieur commence l’ouverture “en ciseaux” du golfe de Gase e e cogne (cf paragraphe 4.1. L’HISTOIRE TETHYSIENNE Fig.25 – La plate-forme carbonat´e du Jurassique Aquitain (Debelmas).

` ´ ´ 4.3 Synth`se pal´og´ographique e e e Les cartes suivantes r´sument les caract´ristiques des principaux faci`s des bassins e e e s´dimentaires Fran¸ais.3. SYNTHESE PALEOGEOGRAPHIQUE 4. . e c 50 . .

*** ** Dépots péri-continentaux Ht. : Hettanges (Hettangien) Se.158 Ma) **Ki. : Bath (Bathonien) Ke. Ox. : Semur en Auxois (Sinémurien) Lorraine (Lotharingien) Ch. : Thouars (Toarcien) @@@@@@@@@@@@@@ ?????????????? @@@@@@@@@@@@@@ ?????????????? @@@@@@@@@@@@@@ ?????????????? @@@@@@@@@@@@@@ ?????????????? @@@@@@@@@@@@@@ ?????????????? @@@@@@@@@@@@@@ ?????????????? ????? @@@@@@@@@@@@@@ ?????????????? ????? ????? @@@@@@@@@@@@@@ ?????????????? ????? ????? @@@@@@@@@@@@@@ ?????????????? ????? @@@@@@@@@@@@@@ ?????????????? ????? ????? @@@@@@@@@@@@@@ ?????????????? ????? ????? @@@@@@@@@@@@@@ ?????????????? ????? @@@@@@@@@@@@@@ ?????????????? ????? ????? @@@@@@@@@@@@@@ ?????????????? @@@@@@@@@@@@@@ ?????????????? @@@@@@@@@@@@@@ ?????????????? * Bt. Cent. e Bas sin Dau pélag phi ique noi s 51 Dom aine p élagiq ue (T hétys ) ?????????????????????????????? ?????????????????? ?????????????????????????????? ?????????????????? ?????????????????????????????? ?????????????????? ?????????????????????????????? ?????????????????? ?????????????????????????????? ?????????????????? Faciès fluviatiles ?????????????????????????????? ?????????????????? ?????????? ?????????????????????????????? ?????????????????? ??????????Evaporites (intrusions marines ?????????????????????????????? ?????????????????? ?????????????????????????????? ?????????????????? ?????????? au Norien) ?????????????????????????????? ?????????????????? ?????????? ?????????????????????????????? ?????????????????? ?????????? ?????????????????????????????? ?????????????????? ?????????? ?????????????????????????????? ?????????????????? ?????????? ?????????????????????????????? ?????????????????? ?????????? n) ?????????????????????????????? ?????????????????? ?????????? ie ?????????????????????????????? ?????????????????? ??????????or ?????????? ?????????????????????????????? ?????????? ?????????????????????????????? (N ?????????? ?????????????????????????????? ion ?????????? ?????????????????????????????? ?????????? ?????????????????????????????? ess ?????????? ?????????????????????????????? sgr ?????????? ?????????????????????????????? n ?????????? ?????????????????????????????? Tra ?????????? ?????????????????????????????? ?????????? ?????????????????????????????? ?????????????????????????????? Terres émergées ?????????????????????????????? ?????????????????????????????? ?????????????????????????????? ?????????????????????????????? ?????????????????????????????? ?????????????????????????????? ?????????????????????????????? ?????????????????????????????? ?????????????????????????????? ?????????????????????????????? ?????????????????????????????? ?????????????????????????????? ?????????????????????????????? ?????????????????????????????? ?????????????????????????????? Evaporites ?????????????????????????????? ?????????????????????????????? Faciès fluvio-détritiques * Ch. * . Massif Armoricain Th. * Ba ssi n Massif central ???? ???? ???? ???? ???? ???? pla giq ue Se.Crétacé (Portlandien : 138-135 Ma) ??????????????????????????????????????? ??????????????????????????????????????? ??????????????????????????????????????? ??????????????????????????????????????? ??????????????????????????????????????? ??????????????????????????????????????? ??????????????????????????????????????? Faciès littoraux (Wealdien) ??????????????????????????????????????? ??????????????????????????????????????? ??????????????????????????????????????? ??????????????????????????????????????? ??????????????????????????????????????? ??????????????????????????????????????? ??????????????????????????????????????? ??????????????????????????????????????? ??????????????????????????????????????? ??????????????????????????????????????? ??????????????????????????????????????? ??????????????????????????????????????? ??????????????????????????????????????? ??????????????????????????????????????? ??????????????????????????????????????? ??????????????????????????????????????? ??????????????????????????????????????? Terres émergées ??????????????????????????????????????? ??????????????????????????????????????? ??????????????????????????????????????? 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L’HISTOIRE TETHYSIENNE @@@@@@@@@@@@@@ ???????????????? ?????????????? ???????????????? @@@@@@@@@@@@@@ ?????????????? ???????????????? @@@@@@@@@@@@@@ ?????????????? ???????????????? @@@@@@@@@@@@@@ ?????????????? ???????????????? @@@@@@@@@@@@@@ ?????????????? ???????????????? @@@@@@@@@@@@@@ ?????????????? ???????????????? @@@@@@@@@@@@@@ ?????????????? ???????????????? @@@@@@@@@@@@@@ ?????????????? ???????????????? ?????? @@@@@@@@@@@@@@ ?????????????? ???????????????? ?????? ?????? @@@@@@@@@@@@@@ ?????????????? ???????????????? ?????? @@@@@@@@@@@@@@ ?????????????? ???????????????? ?????? @@@@@@@@@@@@@@ ?????????????? ???????????????? ?????? ?????? @@@@@@@@@@@@@@ ?????????????? ???????????????? ?????? @@@@@@@@@@@@@@ ?????????????? ???????????????? ?????? ?????? @@@@@@@@@@@@@@ ?????????????? ???????????????? ?????? @@@@@@@@@@@@@@ ?????????????? ???????????????? @@@@@@@@@@@@@@ ?????????????? ???????????????? @@@@@@@@@@@@@@ ?????????????? ???????????????? @@@@@@@@@@@@@@ ?????????????? Terres émergées Situation au TRIAS (Anisien : 237 . : Portland (Portlandien) ???? ???? ???? ???? ???? ???? ???? ???? ???? ???? ???? ???? ???? ???? ???? ???? ???? ???? ???? rb ec ki en ) Fig. Les localisations des stratoypes sont aussi indiqu´es. : Oxford (Oxfordien) Ki : Kimmeridge (Kimméridgien) Pt. Pt. : Charmouth (Carixien) Th. ??????????????????????????????????????? ??????????????????????????????????????? ??????????????????????????????????????? Bassins ??????????????????????????????????????? ??????????????????????????????????????? subsidents ??????????????????????????????????????? saumâtres ??????????????????????????????????????? ??????????????????????????????????????? ??????????????????????????????????????? ??????????????????????????????????????? ??????????????????????????????????????? ??????????????????????????????????????? Emergé ??????????????????????????????????????? ??????????????????????????????????????? ??????????????????????????????????????? Téth ys Fo Fa sse ciè sl vo itt con or au tie nn x( e Pu PFC Haut-fond Brianonnais Doma ine pé lagiqu e (théty s) PFC Mass. Ke.) Massif Armoricain Dogger : Bj. : Bayeux (Bajocien) Bt.´ CHAPITRE 4.234 Ma) Situation au LIAS (Toarcien : 184 . Limite Jurassique . 4.. Situation au DOGGER (Callovien: 162 ..182 Ma) Bloc Londres-Brabant ??? ??? ??? Evaporites Plate-forme carbonate Dépots péri-continentaux Haut-fond Brianonnais Mgne Noire Plate-forme carbonatée Ht. Mgne noire Plate-forme carbonatée ?????? ??? ?????? ??? ?????? ??? ?????? ??? ?????? ??? ?????? ??? ?????? ?????? ??? ?????? ??? ?????? ??? ?????? ?????? ?????? Malm : Ox.

: Apt (Aptien) Ga. 4. : Barrême (Barrémien) Bd. : Maastricht (Maastrichien) Or. Br. : Tours (Turonien) Co. Co. * * LM. : Importante transgression au Crétacé sup. * Emergé Tr. SYNTHESE PALEOGEOGRAPHIQUE ?????? ???????????? ?????? ???????????????? ?????? ???????????? ?????? ???????????????? ?????? ???????????? ?????? ???????????????? ?????? ???????????? ???????????????? ?????? ???????????? ?????? ???????????? ???????????????? ?????? ???????????? ???????????????? ?????? ???????????? ????????????????????? ?????? ???????????? ???????????????? ????????????????????????? ?????? ???????????? ?????? ???????????? ????????????????????????? ???????????? ????????????????????????? ???????????? ????????????????????????? ???????????? ????????????????????????? ???????????? ????????? ?? ???????????? ????????? ?? ???????????? ???? ????????? ?? ???????????? ???????????? ???? ????? ?? ???????????? ???????????? @@@@@@@@@@@@@@ ?????????????? @@@@@@@@@@@@@@ ?????????????? @@@@@@@@@@@@@@ ?????????????? @@@@@@@@@@@@@@ ?????????????? @@@@@@@@@@@@@@ ?????????????? @@@@@@@@@@@@@@ ?????????????? @@@@@@@@@@@@@@ ?????????????? Emergé @@@@@@@@@@@@@@ ?????????????? @@@@@@@@@@@@@@ ?????????????? ??? ??? @@@@@@@@@@@@@@ ?????????????? ??? @@@@@@@@@@@@@@ ?????????????? ??? ??? @@@@@@@@@@@@@@ ?????????????? Dépots péri-continentaux CRETACE INFERIEUR (Aptien : 114 .28 – Carte des faci`s du M´sozo¨ e e ıque en France (suite). : La Bédoule (Bédoulien) Ap. Haut-fond Brian onnais Bassin vocontien Ba ssi np éla giq ue ession du Crétacé s nsgr up Tra . Golfe de Gascogne (pélagique) Plate-forme Vl. : Cognac (Coniacien) Sa. Faille N-Py rénée nne Be. : Le Mans (latin Cenomanus) (Cénomanien) Tr. : Saintes (Santonien) Se. 52 . : Région de l'Aube (Albien) ????? ?? Or. carbonatée (Urgonien) * Ha. : Berrias (Berriasien) Vl. : Le Plan d'Orgon (Urgonien) (FACIES et pas étage !) Fig. : Gargas (Gargasien) Ab.. **Sa. s tier s co pot Dé * Plate-forme crayeuse Ab.3. Téthys Rq. * Ga.112 Ma) CRETACE SUPERIEUR (Maastrichien : 70-65 Ma) Ma. : Hauterive (Hauterivien) Br. * ** * Bd. : Sens (Sénonien) Ma. (pas figurée ici) LM. Téthys Be.` ´ ´ 4. Mer de la craie (Cénomanien) * Se. Ap. : Valangin (Valanginien) R gion de Neuchâtel (Néocomien) Ha.

2 et 5. la M´diterran´e est un vestige de la T´thys.1. L’ouverture de l’Oc´an Alpin (connu eee e a e aussi sous le nom de “T´thys Ligure”). l’Oc´an Atlantique come e e e e e e mence ` s’ouvrir (Atlantique central d’abord. qui sont (de l’ext´rieur vers l’int´rieur) : e e 53 . e e a Dans cette partie. etc. D`s le Cr´tac´ sup´rieur. puis Nord. la tectonique tertiaire est principalement li´e ` la convergence Afrique-Europe.1).2 Zon´ographie de la chaˆ alpine e ıne La chaˆ alpine Franco-Italienne est classiquement. L’Oc´an Alpin reste pendant toute son e e e e existence un oc´an ´troit (1000 km). seule les Alpes seront ´tudi´es . Il ne faut pas oublier que les Alpes s’´tendent en fait depuis la France jusqu’` la Roumae a nie (Carpathes) . Le reste de la T´thys e e e se referme ´galement et donne naissance aux chaˆ e ınes himalayennes.s. les autres ´v`nements Alpins seront e e e e trait´s au chapitre 6. bien que certains (Chaˆ pyr´n´o-proven¸ale) soient plus pr´coces. e ıne e e c e 5. au Lias permet le d´pˆt e e e e o d’´pais s´diments sur les deux marges de cet oc´an. et depuis longtemps.1 ` 4. d´pendance de la T´thys. La direction Nord-Sud des Alpes Franco-Italiennes qui vont ˆtre ´tudi´es ici n’est donc que la terminaison de cette e e e chaˆ ıne.Chapitre 5 L’histoire Alpine s. leur direction est donc principalement Est-Ouest. il repousse le continent a europ´en vers le Sud-Est et l’Oc´an Alpin se referme progressivement. iraniennes. Elle s’int`gre plus g´n´ralement dans le cadre des chaˆ e e e ınes issues de la fermeture de la T´thys.1 G´odynamique e Elle a ´t´ ´voqu´e plus haut (figures 4.16). divis´e en ıne e plusieurs zones (figure 5. puis Sud) . et de l’ouverture de l’Atlantique . 5. Dans e e e e la r´gion.

´ 5. e e 54 . ZONEOGRAPHIE DE LA CHAˆ INE ALPINE Fig. 5.2. Les traits de coupe de la fig. 5.3 sont figur´s.1 – Zon´ographie des Alpes.

mais aussi d´pots de “haut-fond” intrae e e e oc´anique). Elle est compos´e de e c e mat´riel oc´anique : “schistes lustr´s” et ophiolites.2. comme on le voit partout) e e e e e et forme les chaˆ ınes sub-alpines.2. qui pr´sente des lithologies analogues ` la zone dauphinoise. ee e e e e e 55 . le tout m´tamorphis´ ` l’Eoc`ne en e e e e e a e schiste bleu. e Sesia) de socle continental.6 La plaˆ du Pˆ ıne o C’est un bassin molassique Mio-Plioc`ne. Cette zon´ographie met donc en ´vidence (fig. On y trouve un socle continental. L’origine de certaines zones (Afrique ou e e e e ıne Europe ?) reste tr`s controvers´e.1 Les bassins molassiques p´riph´riques e e Une couronne de bassins molassiques essentiellement mioc`nes (quelques un d´butent a e e ` l’Oligoc`ne) entoure la chaˆ alpine : vall´e du Rhˆne. 5. fr´quement compos´ de d´pots carbonif`res. Au Sud (La Javie e a 1/50000).2.2.3 La zone Brian¸onnaise (et sub–Brian¸onnaise) c c Elle repose sur la zone Dauphinoise par le “Chevauchement Pennique Frontal” (CPF). 5. s´par´ des Alpes par une grande faille sube e e verticale : la ligne insubrienne. e e e 5. Mercantour) (on parle parfois de zone Ultra-Dauphinoise). Des fenˆtres dans cette zone font apparaˆ un socle (eclogitis´) e e ıtre e d’affinit´ discut´e : ce sont les Massifs Cristallins Internes (MCI) (Dora Maira. m´tamorphis´s e e e en Schiste bleus et Eclogites.CHAPITRE 5. Ils ont ´galement subi un m´tamorphisme HP-BT (La co´site. Comme son nom l’indique. 5. Elle repose (tectoniquement) sur l’avant-pays (MCF et sa couverture).2) la marge du continent Europ´en. La zone brian¸onnaise a subi un m´tamorphisme HP-BT ` l’Eoc`ne (faci`s e c e a e e schiste bleu).2. e e e e elle est mieux repr´sent´e en Autriche. Pelvoux.5 La zone austro-alpine Dans les Alpes franco-italiennes. e e e e et des s´diments de pied de marge (Flysch ` Helmintho¨ e a ıdes. e e e m´tamorphis´e et d´form´e dans la chaˆ Alpine. Les molasses sont ee e fr´quement d´form´es. m´tamorphis´ en faci`s ´clogite. Grand Pae e radis). Les d´pots e ıne e o e sont grossiers. avec des ´l´ments d´tritiques provenant des zones internes. voire ´clogite. Elle correspond au continent africain et a sa marge e e ` passive. Cette structure a ´t´ perturb´e au Mioc`ne par des ph´nom`nes extensifs d´crits plus loin. polymorphe de haute e e e pression (¿ 30 Kb) du quartz a ´t´ d´crite pour la premi`re fois dans le massif de Dora ee e e Maira). bassin franco-suisse.4 La zone (Liguro–)Pi´montaise e Elle chevauche ´galement vers l’Ouest la zone Brian¸onnaise.2 La zone Dauphinoise Elle est constitu´e d’un socle (hercynien). qui forme souvent une nappe d´coll´e et transport´e vers les zones externes .2. elle est pr´sentre sous forme de klippes (Dent Rouge. Elle est d´form´e tardivement (le Mioc`ne est d´form´. la structure se complique (Nappe de Digne). e e En Corse orientale. 5. et de sa couverture s´dimentaire (d´crite dans le e e paragraphe “bassin du Sud-Est”) : ce sont des s´diments de plate-forme et de marge contie nentale.S. qui chevauchent le socle Hercynien (Corse occidentale). 5. on retrouve des “schistes lustr´s” et des ophiolites. 5. Belledonne. etc. L’HISTOIRE ALPINE S. qui affleure dans les Massifs Cristallins Exe ternes (MCE) (Aiguilles Rouges et Mont Blanc. houillers.

etc. qui montrent bien que les chevauchements sont post´rieurs au m´tamorphisme.´ 5. D’une unit´ ` une autre. HISTOIRE TECTONO-METAMORPHIQUE Fig. l´g`rement modifi´) e e e e e e Fig. Ce m´tamorphisme affecte indiff´rement e e e e des unit´s continentales (Grand Paradis.3 Histoire tectono-m´tamorphique e 5.1 Zones internes (A l’Est du chevauchement pennique frontal) Comme la figure 5. e e e 56 . les Alpes sont form´es d’un empilement d’unit´s ` l’´chelle crustale.3.3. Dora Maira et sa co´site) ou oc´aniques (´clogites e e e e du Viso.3 – Coupes synth´tiques des Alpes. 5.). Dans le domaine interne. l’ene e a e semble de ces unit´s ont subi un m´tamorphisme dans des conditions de type haute pression e e — basse temp´rature : schistes bleus ou ´clogites.3 le montre. 5. il y a des “sauts” de m´tamorphisme (passage sans ea e transition d’une unit´ d’une certaine pression ` une unit´ de pression diff´rente.2 – Pal´og´ographie de la marge Europ´enne (Jolivet.1 e 5. sans ine a e e term´diaires). Localisation : voir figure 5.

Fig. 5.CHAPITRE 5. L’HISTOIRE ALPINE S. et trajets P–T–t (Jolivet) e 57 .S.4 – Age du m´tamorphisme.

4 : e a u e Croˆte africaine. HISTOIRE TECTONO-METAMORPHIQUE Les conditions P–T et l’ˆge du pic de m´tamorphisme sont pr´sent´es fig. Il semble mˆme que des ´l´ments de manteau a e ee lithosph´rique soient integr´s dans ces chevauchements. rien de comparable au gradient MP—MT synchrone des chevauchements de la chaˆ hercynienne. u La g´ophysique (profil ECORS) nous apprend que cette structure est d’´chelle au moins e e crustale. la structure de la zone interne reste d´battue . les unit´s les plus occidentales ´tant m´tamorphis´es plus tard.5 – Deux interpr´tations du profil ECORS Alpes.3. ` plus forte raison du gradient HT—BP fini-hercynien . elle est en tout cas relatie e vement complexe.´ 5. 5. et sans doute lithosph´rique (figure 5. 1 ` 3 : Croˆte europ´enne . Fig. ua ıne e e Dans les d´tails.4 . 5. e e 58 . e a e e e e Il faut noter que le principal m´tamorphisme observ´ dans les Alpes est ce m´tamorphisme e e e “froid” .Manteau. ceci ´tant proıne a e bablement dˆ ` la jeunesse relative de la chaˆ Alpine qui ne s’est pas encore r´chauff´e. les ages a e e e ˆ s’´tendent de 120 ` 45 Ma.5) : ces chevauchements s’observent juse qu’` une profondeur de plus de 50 km. form´e d’une imbrication de nappes d’affinit´s et de degr´s m´tamorphiques e e e e divers. 5.

Par exemple les cartes de Grenoble. lors de la surrection de ceux-ci (avec rejeu inverse des failles normales qui guidaient l’ouverture du bassin). Les synclinaux forment les reliefs (“synclinaux perch´s” arm´s par l’Urgonien e e et/ou le Tithonique). Vercors..7 – Relation entre Massifs Cristallins Externes et Chaˆ ınes Subalpines. Les chaˆ ınes Subalpines Elles forment une couronne de massifs (Chablais.CHAPITRE 5.2 Les chaˆ ınes sub-alpines et le Jura A l’avant de la chaˆ ıne. 5. Il est exploit´ en mines (Lons le Saule nier).7) sont interpr´t´es en terme de “glissement gravitaire” vers ee l’Ouest de la couverture s´dimentaire d´solidaris´e du socle des Massifs Cristallins Exe e e ternes. Les plis du Jura sont fr´quement coffr´s (figure 58) . qui fait l’objet de multiples exercices de cartographie car ce sont les structures les plus p´dagogiques. souvent rompus par les chevauchements (figure 5. L’HISTOIRE ALPINE S. A leur front Ouest. Ils sont form´s d’associations de plis souvent dissym´triques en grand. Pontarlier e 1/50000. voire e e e a e actuelle).) autour des Alpes. Il est structur´ par un ensemble de chevauchee ments ` la faveur du Trias salif`re.6). 5. les chaˆ ınes subalpines sont chevauchantes sur les molasses du Mioc`ne.6 – Coupe effectu´e d’apr`s Chamb´ry 1/50000 (Coupe J. Caron). Bauges. e e e Fig..3. Bornes. la tectonique est donc tr`s tardive (Mioc`ne ` Plioc`ne. a e e il permet d’accomoder le passage chevauchement-pli.. on retrouve des avants-pays pliss´s tout ` fait analogues ` ceux e a a qu’on a d´crit pour la chaˆ hercynienne : ils pr´sentent une tectonique caract´ristique en e ıne e e plis et chevauchements. Chartreuse.–M.S. e e avec des flancs Est plus long que les flancs Ouest. Il affecte des s´diments du Bassin e Parisien (et non plus du bassin du Sud-Est). Vif. Le Jura C’est un arc de cercle au coin Nord-Ouest des Alpes.. Ce mˆme Trias se retrouve au coeur des plis (bourrage) . Ces structures (voir fig. 5. 5. Fig. ce sont les anticlinaux qui forment e e 59 .

e e e e e et chevauch´s et pliss´s par les Alpes. Maciejak). le Jura est affect´ par des d´crochements et des chevauchements conjugu´s. Enfin.4. e e Fig. ainsi que le d´but du grand bassin franco-suisse. e Fig.8 – Coupe effectu´e d’apr`s Pontarlier 1/50000 (Coupe F. 5. 5. on retrouve des bassins de d´mantelement de la chaˆ ıne e ıne. MODELES DE FORMATION DES ALPES les reliefs. En France.1 Les mod`les classiques “subduction — collision” e Cette famille de mod`les est la premi`re envisag´e pour expliquer les Alpes en termes e e e de tectonique des plaques (par opposition aux mod`les plus anciens de “g´osynclinal”.9). que e e e l’on peut interpr´ter par un poin¸onnement d’orientation N315 environ (fig.4 Mod`les de formation des Alpes e 5. 5. Ils pr´sentent g´n´ralement des faci`s peu profonds.3 Les bassins molassiques A l’avant de la chaˆ Alpine. qui e e traˆ ınent encore dans certains ouvrages ` la liste CAPES—Agreg !).3.10). on retrouve des bassins dispers´s au long e e e de la vall´e du Rhˆne. Il n’y a pas de niveau rep`re qui ait l’importance morphologique de l’Urgonien e plus au Sud. Le plus externe des chevauchements am`ne les s´diments Jurassiques sur les e e molasses Mioc`ne de Bresse (fig. a 60 . ils sont Mioc`ne. 5. voire continentaux . e c 5.4. e o e 5.9 – Structure d’ensemble du Jura.` 5.

11. Les variantes de ce mod`le portent sur l’affinit´ (Europ´enne ou Africaine) de telle ou e e e telle unit´. Tous pr´sentent les mˆmes traits dominants : e e e e – Subduction de la croˆte de l’oc´an Alpin au Cr´tac´ sup´rieur (voir l’ˆge du m´tamorphisme u e e e e a e HP). 5.11).2 Les probl`mes du mod`le classique e e Depuis quelques ann´es. c’est ` dire au d´but de l’Eoc`ne.3 Les failles ` Chemenda et la moulinette ` Polino a a Pour rendre compte de ces difficult´s. Fig. par exemple. sur l’existence ou non de phases e e e e d’extension au sein de cette collision.10 – Poin¸onnement dans le Jura. e e – Obduction de la lithosph`re oc´anique de l’oc´an Alpin ` ce moment . 5. e e e 5. – Des probl`mes chronologiques : ` la mˆme ´poque que la haute pression (en particulier e a e e dans les unit´s continentales). c Un d’entre eux est pr´sent´ fig.S.3 et 5. puis de la croˆte europ´enne quand toute la croˆte oc´anique est engloutie.4. un bassin e 61 . sur la chronologie pr´cise des ´v`nements. les g´ologues sont amen´s ` remettre en cause ce mod`le. ce qui se traduit par de nome e e breux chevauchements. 5. e e e a – Collision et d´lamination de la lithosph`re europ´enne. co´site ` Dora Maira).CHAPITRE 5. ` la u e u e a fin du Cr´tac´ . ce qui ne se voit pas sur le mod`le propos´ (comparer les figures a e e 5. il existait encore un e a e e oc´an ouvert (foraminif`res planctoniques).4. ce dont le mod`le ne rend pas compte. etc. pour e e e a e diff´rentes raisons : e – Le probl`me de la subduction continentale : ce genre de mod`le explique assez mal e e comment des unit´s continentales peuvent ˆtre emmen´es ` 100 km de profondeur (cf e e e a . e a – Le probl`me de la remont´e : comment arrive-t-on ` avoir les roches de tr`s haute e e a e pression ` l’affleurement ? a – Des probl`mes g´om´triques : la coupe des Alpes montre un empilement d’unit´ assez e e e e fines (2 ` 3 km maxi). plusieurs solutions ont ´t´ propos´es : e ee e – Des adaptations du mod`le classique : en faisant intervenir. L’HISTOIRE ALPINE S.

on g´n`re une grande faille normale ` l’arri`re de la chaˆ susceptible de ree e a e ıne monter tr`s vite les roches subduct´es. Ce mod`le r´sout ´l´gamment quelques uns des probl`mes pos´s par le mod`le e e ee e e e classique (chronologie. de croˆte oc´anique.d’o` son e ee e u surnom. (fig.13). MODELES DE FORMATION DES ALPES Fig. g´om´trie des nappes) . voire de croˆte continentale africaine are u e u rach´s par la plaque plongeante seraient entrain´s en profondeur . e – Des mod`les dits “prisme d’accr´tion d’´chelle lithosph´rique”.Chemenda a d´montr´. par des mod`les analogiques (fig.4.` 5. e e – Des mod`les bas´s sur l’existence de grandes failles normales ` l’arri`re de la chaˆ : e e a e ıne A. e e e e e et d´fendus en France notament par les chercheurs lyonnais. la subduction de l’oc´an Alpin joue un rˆle dominant : des frage e o ments de s´diments. propos´s par R. .12) qu’il est possible e e e d’enfouir de la croˆte continentale si la compression est assez rapide .Polino. comment la plaque africaine peut elle jouer un rˆle de butoir sans se d´coupler o e a ` ce niveau ?). m´tamorphiques (il existe des ophiolites qui n’ont apparement subi e 62 . 5. . 5.11 – Un mod`le classique d’´volution des Alpes. 5. ils seraient l` e e a “bloqu´s” par la lithosph`re africaine stable et forc´s de remonter vers la surface e e e (pour maintenir constant le volume du prisme). remont´e des unit´s de haute pression. Les autres probl`mes ne sont pas e e e e r´gl´s pour autant. il est concevable qu’un mˆme caillou fasse “plusieurs tours”. e Dans ces mod`les. Dans ce mod`le. dans ces condiu tions. typique des ann´es 80 (Debelmas et e e e Mascle). e e e e cependant il pose quelques probl`mes m´caniques (la base de la croˆte est assez e e u ductile. d’arri`re-arc pour r´gler le probl`me chronologique. c’est a e e ` dire qu’il retourne en base du prisme apr`s avoir ´t´ ramen´ en surface . e e Le probl`me d’un oc´an ouvert synchrone de la subduction continentale reste pourtant e e pos´.

et humains e e (ce mod`le est trop diff´rent de ce qui est habituellement admis pour ˆtre facilement e e e accept´ par la communaut´ scientifique). . e e 63 . 5.12 – Mod`le d’orog´n`se avec grande faille normale en arri`re (Chemenda et al. ce qui semble impossible dans ce mod`le) .. L’HISTOIRE ALPINE S.S.CHAPITRE 5. Fig. 1995) e e e e aucun m´tamorphisme HP. .

5. 1990). 64 .. MODELES DE FORMATION DES ALPES Fig.` 5.13 – La “moulinette ` Polino” : une vue extr´miste de la formation des Alpes ! (Polino a e et al.4.

Chapitre 6 Les autres structures alpines (au sens large) Attention.1. d’ˆge Cr´tac´ sup.1) : e e c e Fig. les Pyr´n´es se forment avant les Alpes ! ! e e 6. Ne pas confondre e e a e e 65 . e e e e e – La zone nord-pyr´n´enne.1 Les Pyr´n´es e e Les Pyr´n´es fran¸aises sont classiquement divis´es en plusieurs zones (figure 6. par l’interm´diare du Front Nord-Pyr´n´en (FNP) la Zone nord pyr´n´enne. qui est un bloc de socle hercynien. ee e e ` la fin du Mioc`ne. ou on retrouve des blocs hercyniens parmi des nappes de e e s´diments jurassiques et cr´tac´s.1 Les chaˆ ınes pr´coces : la chaˆ pyr´n´o-provencale e ıne e e Il s’agit bien d’une mˆme chaˆ qui a ´t´ d´coup´e par l’ouverture du Golfe du Lion a e ıne. On y reconnaˆ 3 r´gions : e ıt e 6. Elle chevauche vers le Nord. Ces s´diments (cf St Girons 1/50 000) sont par ene e e e droits affect´s d’un m´tamorphisme HT-BP. 6.1 – Structure d’ensemble des Pyr´n´es (Debelmas) e e – La zone axiale.

´ ´ ´ 6. e L’´l´ment structural le plus important est le front Nord-Pyr´n´en (FNP).1. Elle est affect´e d’une structure en plis (Exemple e e e classique du synclinal de Lavelanet — Lavelanet 1/50 000) et chevauchements (fig.3). 6. en chevauchements en ´ventail. LES CHAˆ INES PRECOCES : LA CHAˆ INE PYRENEO-PROVENCALE ce m´tamorphisme ` proprement parler pyr´n´en de celui des massifs hercyniens e a e e “emball´s” dans les Pyr´n´es.2 – Un exemple de chevauchement ZNP sur ZSP : le Puech de Bugarach (Quillan 1/80 000) (Debelmas) – La zone sous-pyr´n´enne (autochtone). est confirm´e par les e e ´tudes sismiques (profil ECORS. e La structure superficielle (fig. Par l’interm´diare du Chevauchement Frontal Norde e e e Pyr´n´en. ee e e 66 . la zone nord-pyr´n´enne chevauche la zone Sous-Pyr´n´enne. e e e e e e Fig. 6.1). figure 6. 65). La structure est sym´trique sur le versant Sud. On v´rifiera sur la carte au 1/1 000 000 (` e e a l’Est de la chaˆ ıne) que la tectonique est bien Eoc`ne.

la FNP sub-verticale en surface e e e est d´cal´e ` une dizaine de kilom`tres de profondeur par un important chevauchement vers e e a e le Nord. 6. 1990). Dans le mod`le 1. g´n´ralement admis. la FNP conserverait au contraire sa disposition verticale sur une hauteur e de 20 ` 30 km. LES AUTRES STRUCTURES ALPINES (AU SENS LARGE) Fig.CHAPITRE 6. e Dans le mod`le 2. a e a 67 . L’emboutissement du socle europ´en est important. d’apr`s e e e e Mattauer. Emboutissement du socle europ´en faible ` nul.3 – Deux interpr´tations du profil ECORS Pyr´n´es (Debelmas et Mascle.

e e La structure tectonique de la Provence calcaire est relativement complexe . e 6. 6. localis´s sur des niveaux de d´collement a e e e e dans le Trias ´vaporitique.2 La Provence On distingue la Provence cristalline (Maures. 6. Est´rel).4 – Coupe dans le massif de la Sainte-Baume (Debelmas) Les structures “Proven¸ales” (d’axe E–W) sont souvent reprises par la tectonique “Alc pine” (d’axe N–S. e Par endroitsl’existence de deux niveaux de d´collement triassiques complique encore e plus les structures. 6.3 Le Languedoc Le Languedoc m´diterran´en est une zone de jointure entre les Pyr´n´es et la Provence . Fig. la proximit´ du socle rigide du Massif Central a ´galement influenc´ cette e e e structure (fig.1. LES CHAˆ INES PRECOCES : LA CHAˆ INE PYRENEO-PROVENCALE 6. 6. fig.5) ). 6. e fig.´ ´ ´ 6.4 propose une coupe d’une de ces ´cailles (la Sainte-Baume : Aubagne e 1/80 000).5 – Style tectonique du Languedoc (Guide rouge) Cependant.5). Fig.1. au Sud de la Montagne Noire) . La figure 6. qui est form´e d’´l´ments du e e ee socle hercynien (volcanisme alcalin Permien de l’Esterel). elle est constitu´e d’un ensemble de chevauchements ` vergence g´neralement Nord (en cel` elle est e a e a donc assez analogue ` la zone sous-pyr´n´enne). e e e e on y retrouve donc des structures analogues : chevauchements ` vergence Nord (fig.6) : – La couverture languedocienne chevauche par endroits le socle Hercynien (Arc de SaintChinian.1. – Une partie de la d´formation est accomod´e par des d´crochements globalement N40 e e e — senestre qui correspondent ` la direction de la faille des C´vennes (ce n’est qu’un des a e nombreux jeux de cette faille qui est un des accidents majeurs du territoire Fran¸ais). c 68 .5) Par a endroits apparaissent des chevauchements en sens contraire qui d´limitent des structures e en “pop-up” (Montagne de Thaurac. bordure sous-c´venole (Montagne de la Fage. et plus r´cente). 6. de la Provence calcaire. affect´e e par la formation des Pyr´n´es.

e e – Eoc`ne : la rotation se poursuit et g´n`re une compression N–S (plus marqu´e ` l’Est. g´n´rateur d’un e e e m´tamorphisme chaud (lisible sur la carte. et d´mantel´e par l’extension ee e e e Oligoc`ne. Le FNP est de plus jalonn´ de ee e e e petits bassins cr´tac´ en pull-apart (c1 et c2 sur la carte). figure 4.1.4 Histoire de la chaˆ pyr´n´o-proven¸ale ıne e e c Elle est intimemement li´e ` l’ouverture du golfe de Gascogne.6 – Sch´ma structural du Languedoc (Debelmas) e Enfin. e e e e a loin du pˆle de rotation) dont on a d´crit les effets. ou de croˆte inf. la tectonique en extension de l’Oligoc`ne (´tudi´e plus loin) a ´galement afe e e e fect´ cette r´gion. e 69 . Les e ea e e a e plis et les chevauchements pyr´n´ens du Languedoc sont ainsi recoup´s par des grabens e e e Oligoc`nes. o e Cette structure a ´t´ en partie effac´e par les Alpes. dont il a d´j` ´t´ question e a eae e (cf. e u (Dont les c´l`bres p´ridotites de l’´tang de Lherz). en recoupant les structures pr´-existantes (Foss´ d’Al`s–Vallon) ou en e e e e e r´activant des failles d´j` form´es (jeu normal de la faille des C´vennes ` l’Oligoc`ne). 6. LES AUTRES STRUCTURES ALPINES (AU SENS LARGE) Fig.CHAPITRE 6. d’un magmatisme alcalin ase sez mineur (age 22) et de la remont´e de massifs de manteau sup. e 6. en vert). e e e e Ce mouvement est accompagn´ d’un fort amincissement crustal.13 page 41) : – Cr´tac´ : le mouvement de l’Ib´rie est accomod´ par un jeu dextre sur le FNP.

la lithosph`re europ´enne se courbe et on e e d´veloppe des structures “d’extrado” ` la p´riph´rie des Alpes.1 Cadre g´n´ral e e Il s’agit bien l` d’une structure ` l’´chelle europ´enne (fig. il ´tait e a e e e e entour´ d’un arri`re-pays d’assez faible relief (pas d’´l´ments d´tritiques grossiers). 6. plus au Nord par le foss´ Rh´nan .2. parfois ´vaporitiques. 6. a – Sous l’effet de la surcharge due aux Alpes. LE RIFT PERI-ALPIN (OU RIFT OUEST-EUROPEEN) 6.). pour ne citer que des e e e exemples fran¸ais. 6. Elle est remplie de e plusieurs milliers de m`tres de s´diments essentiellement oligoc`ne (un peu de Mioc`ne au e e e e sommet). on d´veloppe des a e e structures dues ` une extension E–W . autour de la vall´e du Rhˆne.8).2.2 L’exemple du Massif Central Tectonique et s´dimentation e La Limagne de Clermont est un graben dissym´trique (fig. la Bresse .9). parfois ´merg´ . ce qui d´montre a e 70 .´ ´ 6. 6. Des e e ee e niveaux ` craie indiquent que la Limagne a connu des incursions marines.7 – Le rift Ouest-europ´en (= p´ri-alpin) e e 6. e a e e Fig. . elle est bien repr´sent´e a a e e e e dans le Massif Central avec les Limagnes (de Clermont. du Malzieu . de Brioude . mais aussi les petits bassins de St-Flour. le Forez (Roanne).2. Ces s´diments sont d´tritiques fins (argiles et sables). e a La Limagne ´tait ` cette ´poque un bassin de faible profondeur. On e e e y trouve quelques niveaux carbonat´s ` stromatholithes (fig.7) .2 le rift p´ri-Alpin (ou rift Ouest-europ´en) e e 6. . c Deux hypoth`ses sont propos´es pour expliquer cette fracturation : e e – Sous l’effet du rapprochement Afrique-Europe (` peu pr`s N–S). par le e o bassin d’Al`s–Vallon.

il est mˆme inexistant e ee e e au centre du syst`me. e a a a ` pass´es calcaires. lui aussi. e 71 .11).8 – Coupe transversale de la Limagne de Clermont-Ferrand. le Massif Central a connu un volcanisme important. Sch´matiquement. 6. parfois conglom´ratique (1) . et de calcaires marneux ou crayeux .12) : e – Vers le Nord (C´zallier 8—3 Ma.CHAPITRE 6.9 – Pal´og´ographie de la Limagne ` l’Oligoc`ne moyen (Donsimoni et al. Escandorgue 14 Ma) – Vers le Sud-Est (Velay 15—3 Ma. il a ensuite e e progress´ dans 3 directions (fig. 4— Alternances marnes a a ` nodules d’´vaporites – anhydrite – sel . Dev`s 3—1 Ma. 7— Marnes grises ` verdˆtres. 2. 1980) e e a e qu’elle s’est form´e au niveau de la mer. 5 et 6— Marnes avec intercalations de schistes pae pyrac´s (surtout dans 5). e Fig. 6. ce volcanisme a commenc´ dans le Cantal il y a 12 Ma .. Mont-Dore 5—0. ´t´ tr`s aminci . 6. LES AUTRES STRUCTURES ALPINES (AU SENS LARGE) Fig. 6. les s´diments sont affect´es de failles syne e e s´dimentaires.5 Ma. Enfin. e On a donc affaire au remplissage d’un bassin subsident (plusieurs milliers de m`tres de e s´diments form´s sous faible tranche d’eau !). Chaˆ des Puys actuelle) e ıne – Vers le Sud (Aubrac 10—4 Ma. 8— Complexes d´tritiques sablo-argileux. d’ˆge Mioc`ne pour a e le plus abondant (fig. ` niveaux de graviers ou d’arkose . 3— Argiles sae e bleuses plus ou moins calcaires. 6. e e Cette extension n’affecte pas que la partie superficielle de la croˆte : la sismique montre u (fig. e Volcanisme D’autre part. Bas-Vivarais actuel).10) que le manteau lithosph´rique a. 1.

e Il existe toujours une activit´ magmatique dans le Massif Central. qui a donn´ trois types d’´difices : e e – Des strato-volcans (Cantal. Bas-Vivarais) a ıne form´s de petits ´difices monog´niques.´ ´ 6. ils sont simplement “en sommeil”.2. 6. sans doute des anciennes bouches ´ruptives . Escandorgue. avec parfois quelques e e cˆnes stromboliens. a e – Des empilements de coul´es basaltiques (Aubrac. ils poss`dent sans doute (en tout e e e cas d’apr`s la carte) des calderas li`es aux effondrements cons´cutifs aux vidanges des e e e chambres magmatiques ` l’occasion des ´ruptions majeures . qui sont sans doute vou´s ` ´voluer vers l’un e e e e ae ou l’autre des types pr´c´dents. LE RIFT PERI-ALPIN (OU RIFT OUEST-EUROPEEN) Fig. Mont-Dore) form´s d’une superposition de coul´es de e e basalte et de produits explosifs plus diff´renci´s . e 72 . entre deux phases e ´ruptives. 1973) Il s’agit d’un volcanisme alcalin. e e On retouve dans le Massif Central les deux pˆles habituels de diff´renciation des s´ries o e e alcalines : un pˆle sur-satur´ (rhyolites : exemple. Coirons). o e – Des provinces ` volcanisme plus diffus (Chaˆ des Puys. les ponces du Mont-Dore) et un pˆle o e o sous-satur´ (phonolithes : exemple. La Bourboule) : les volcans d’Auvergne ne sont pas “´teints”. Dev`s. comme en t´moigne e e l’existence de sources chaudes un peu partout (Chaudes-Aigues.10 – Structure profonde sous le Massif Central (Perrier et Ruegg. les “sucs” du Velay).

11 – Chronologie du volcanisme et de la tectonique du Massif Central 73 .CHAPITRE 6. LES AUTRES STRUCTURES ALPINES (AU SENS LARGE) Fig. 6.

Vidal. modifi´ d’apr`s De Go¨r e e e et Mergoil).12 – Le volcanisme Tertiaire du Massif Central (N. y ? yyyy ???? y ? yyyy ???? yyyy ???? yyyy ???? yyyy ???? yyyy ???? yyyy ???? Socle hercynien Couverture secondaire et tertiaire Bassins oligocènes 11 Volcanisme néogène 1 2 2 12 3 12 4 4 5 5 13 6 14 15 7 16 17 8 9 10 0 50 km 74 . 9— Escandorgue . 1— Chaˆ de la Sioule . 15— Velay e e Oriental . 12— Forez . 6— Cantal . 2— Chaˆ des Puys . 5— ıne ıne e C´zallier . 3— Limagne et Comt´ . 6. LE RIFT PERI-ALPIN (OU RIFT OUEST-EUROPEEN) Fig. e 11— Bourgogne . 16— Bas-Vivarais . 7— Aubrac .´ ´ 6. 8— Causses . 4— Mont-Dore . 10— Bas-Languedoc .2. 14— Dev`s . 17— Coirons. 13— Bassin du Puy et Emblav`s .

Cette extension amincit l’ensemble croˆte + lithosph`re e u e mantellique. e e La remont´e du Massif Central.cette a e chaˆ r´put´e “ancienne” a donc un relief plus jeune que les Pyr´n´es ! ıne e e e e 6. cet anneau correspondrait e e e e au bord tr`s cisaill´ du diapir. C´vennes). au Sud de Clermont-Ferrand par exemple). etc. LES AUTRES STRUCTURES ALPINES (AU SENS LARGE) Formation du relief Enfin. l’ensemble du socle du massif Central a subi une remont´e. C’est cet ´pisode qui cr´e le relief du rebord du Massif e e Central (Ard`che. ou par la pr´sence des e sommets du Massif Central (abstraction faite du volcanisme) ` des altitudes de l’ordre de a 1600 m (Pierre sur Haute : 1639.). sans cr´ation de ree e a e e lief : on remplit les bassins subsidents de milliers de m`tres de s´diments d´pos´s a e e e e ` peu pr`s au niveau de la mer. – A partir du d´but du Mioc`ne. atteint plusieurs dixi`mes de millim`tres e e e par an dans certaines r´gions (Margeride). sa d´compression provoque e e e e sa fusion (` faible taux) et le volcanisme alcalin du Massif Central. . Mont Loz`re : 1701 m. e e L’existence d’un tel “diapir” d’ast´nosph`re est confirm´e par la texture des enclaves de e e e p´rtidotites remont´es par le volcanise alcalin (fig. e e e e e e puisqu’elle est plus l´g`re que la lithosph`re avoisinante !) .CHAPITRE 6.2. 6. que l’on peut dater e du Mioc`ne (elle est donc synchrone du volcanisme et post´rieur ` la s´dimentation) . ceci implique donc que le relief du Massif Central est d’ˆge Mioc`ne . l’asth´nosph`re remonte (par pouss´e d’Archim`de. elle e e a e est attest´e par la pr´sence des s´diments de la Limagne ` des altitudes pouvant atteindre e e e a 600 m (sous Gergovie.13) : elle met clairement en ´vidence e e e l’existence d’un anneau ou les p´ridotites sont tr`s d´form´es. e a e mod`le qui peut sans doute s’´tendre ` l’ensemble du rift ouest-Europ´en : e e a e – Extension et d´pot de s´diments (syn-tectonique) ` l’Oligoc`ne. ainsi que le boma bement de l’ensemble du bati. . e Au passage. e 75 .3 Mod`le d’´volution e e On est donc amen´ ` proposer le mod`le suivant pour le rifting du Massif Central. encore active.

6.13 – Diapir asth´nosph´rique sous le Massif Central (A.´ ´ 6. LE RIFT PERI-ALPIN (OU RIFT OUEST-EUROPEEN) Fig.Nicolas ?) e e 76 .2.

14. 6. e e e e 77 . 6. Cet ´pisode est du ` l’ouverture d’un bassin oc´anique.3 L’ouverture du bassin Ligure Ce n’est qu’au Mioc`ne que la Corse (il est en fait plus juste de parler de “bloc Corsoe Sarde”) s’est s´par´e du continent. vers l’Ouest (Mer Tyrrh´nienne). Il e e a provoqu´ la rotation du bloc Corso-Sarde au Mioc`ne. LES AUTRES STRUCTURES ALPINES (AU SENS LARGE) 6. 6. ainsi que de l’extension en Corse. e e d´crite fig. e e e a e le bassin Ligure (fig. e Cette extension s’est d´plac´e au Mioc`ne sup.14 – L’ouverture du bassin Ligure et l’extension en Corse (Jolivet) On peut l’interpr´ter comme un bassin d’arri`re-arc de la subduction des Appenins.CHAPITRE 6.14) Fig.

3.6. L’OUVERTURE DU BASSIN LIGURE Fig. 6.15 – L’ouverture du bassin Tyrrh´nien (Jolivet) e 78 .

par exemple e e “Atlas des formes du relief” de l’Ign). ou votre trait´ de g´omorphologie favori.Chapitre 7 Le quaternaire en France La morphologie et les paysages fran¸ais se sont principalement form´s au Quaternaire : c e – Vall´es glaciaires des Alpes e – Alluvions fluviatiles – Creusement des vall´es e – etc. 79 . (voir cours sur les formes du relief.

80 .

soit ne e e e s’int´ressent aux exemples fran¸ais que dans la mesure o` ils illustrent un ph´nom`ne e c u e e g´odynamique (Jolivet). le magmatisme. le m´tamophisme et la d´formation ductile y sont fr´quement ignor´s. la structure proe fonde. a e e a N’oubliez pas que : – Les ouvrages qui ont plus de 15 ans (ant´rieurs ` 1980. voire 85). e 81 . e e Donc les ouvrages comme Debelmas (.Bibliographie sommaire – Jolivet : la d´formation des continents e – Lorenz : G´ologie des pays europ´ens e e – Le Corre : les massifs anciens de France (Agreg seulement) – Debelmas et Mascle : Les grandes structures g´ologiques e – Debelmas : G´ologie de la France e – Guides g´ologiques r´gionaux (Masson) (“Guides Rouges”) e e – Dercourt : G´ologie de la France et des pays limitrophes ( ?) e L’origine des figures a ´t´ pr´cis´e dans les l´gendes quand il s’agit d’ouvrages disponibles ee e e e a ` la liste ou d’articles de recherche (elle est dans ce cas indiqu´e sous la forme “auteur. – Les ouvrages qui ont plus de 20 ans (1975) ignorent la tectonique des plaques. ce qui est g´nant pour parler des Alpes . e e e e En revanche. . il n’existe actuellement rien qui soit ` la fois synth´tique et r´cent ` la liste. e – L’essentiel des interpr´tations que l’ont fait actuellement sur les chaˆ e ınes de montagnes dont bas´es sur les donn´es g´ophysiques. les ouvrages plus r´cents sont soit trop d´taill´s (Le Corre). e date”).et mˆme Dercourt !) d´criront uniquement les e e conditions de s´dimentation et la tectonique “classique” (plis et failles) . type profils ECORS (d´but des ann´es 80) e e e e e et chrono-m´tamorphiques (ann´es 80. voire 85) pr´sentent la Chaˆ e a e ıne Hercynienne de fa¸on statique et en ignorant les apports du m´tamorphisme et du c e magmatisme . Attention. .

BIBLIOGRAPHIE 82 .

Il s’agit ici e e d’une compilation tr`s sommaire avec un nombre d’exemples r´duit au strict minimum. Farison. m´tamorphisme cr´tac´) : Sainte e e e e Gaudens⋆ .) Cartes th´matiques e Compilation..). Montpellier⋆ . chevauchements) : Brioude. s´diments) : Nancy⋆ . sur une id´e et d’apr`s un document original de C. . moe lasse) : Grenoble⋆ . chevauchements et granites) : Pontivy. chevauchements) : Pontarlier⋆ . Morteau e e Chaˆ ınes sub-alpines (plis.. Les e e ´chelles ne sont pr´cis´es que quand il ne s’agit pas de 1/50 000. chevauchements. Vermenton⋆ (r´cif) e e Foss´ Rh´nan (foss´ d’effondrement. N’oubliez pas d’utiliser ´galement e les cartes au 1/250 000 pour avoir une id´e de la structure d’ensemble d’une r´gion ! e e Les ´toiles indiquent les cartes ` la liste du CAPES en 2000. champ de failles) : Strasbourg 1/320 000⋆ e e e Jura (plis coffr´s. volcanisme) : Clermont-Ferrand⋆ e e e Pyr´n´es (plis. et toutes les cartes de Chartreuse (NW de Grenoble). La r´gion g´ologique est e e e e e syst´matiquement pr´cis´e. Meyrueis⋆ e e Provence (tectonique pyr´n´o-provencale. Causses. Aubagne–Marseille⋆ e e (liste non exhaustive. bauxite) : Aix en Provence⋆ . massifs hercyniens. synclinaux perch´s. glaciaire parfois.Cartes g´ologiques utiles e Un certain nombre de cartes plus d´taill´es ont ´t´ cit´es au cours du texte. e e Guillestre Massif Central hercynien (m´tamorphisme. failles) : Rocroi. Saint-Girons⋆ . s´diments. Al`s⋆ . Givet⋆ Bassin parisien (cuestas. . Cherbourg⋆ Ardennes/Nord (plis isoclinaux. Langeac. zon´ographie) : Annecy 1/250 000⋆ . Pyr´n´es : Lavelanet⋆ et toute la e e ”bande” ` la mˆme latitude. Relief conforme : Jura : Pontarlier⋆ et les voisines . Vif⋆ Alpes internes (m´tamorphisme. . e e e bauxite) : B´darieux⋆ . d´crochements. quelquefois au 1/80 000. a e Relief inverse : Chaˆ ınes subalpines : Grenoble⋆ . chevauchements. rebord du Massif Central. . Lavelanet⋆ . discordances. Languedoc (plis pyr´n´ens. e a Cartes d’int´rˆt r´gional ee e Massif Armoricain (plis isoclinaux. chevauchements. . e e G´omorphologie e Structures monoclinales : Bassin parisien : Nancy⋆ et bien d’autres. . extension oligoc`ne. bien sur . Valence⋆ 1/250 000 e 83 . en g´n´ral la carte voisine de celle cit´e montre le mˆme genre e e e e e e e de choses ! Allez fouiller la cartoth`que par vous-mˆme. Relief de faille : Clermont–Ferrand⋆ ou autre foss´ tertiaire (Alsace. Ce sont e e ee e surtout des cartes au 1/50 000. Thie viers Rift p´ri-alpin (foss´ d’effondrement.

Guillestre. Meyrueis⋆ . Brioude (vestiges hercyniens). contrairement ` Clermont !). Montpellier⋆ (oligoc`ne). Brian¸on⋆ (l’ophiolite du Chenaillet) n’est h´las pas une carte tr`s utilisable. Saint Martin de Londres (et tout le Languedoc). Brest 1/320 000 (CSA et CNA) et toutes les cartes bree tonnes localis´es sur un des cisaillement. e D´pots continentaux : Grenoble⋆ (molasse mioc`ne dans les synclinaux). . Guillestre. Pontarlier⋆ e e (purbeckien). Le Vigan. Valence⋆ 1/250 000 Plutonisme : Valence⋆ 1/250 000 (lien magmatisme-m´tamorphisme dans le Velay). Cherbourg⋆ en pr´sentent de tr`s belles. Vizille⋆ (ophiolite de Chamrousse). Grenoble⋆ S´dimentation carbonat´e : Causses (Meyrueis⋆ ). e e e e Mais on peut en trouver dans pratiquement n’importe quelle carte en pays pliss´.) Plis coffr´s : Pontarlier⋆ (et le Jura) e Plis isoclinaux : Rocroi. Rocroi. Le Vigan e Tectonique Plis : Lavelanet⋆ (et toute la zone sous-pyr´n´enne. Brioude. Montpellier⋆ . Jura (Pontarlier⋆ ). les zones externes hercyniennes . etc. Chaˆ e e ınes subalpines (Grenoble⋆ ). La Javie⋆ . e S´ries renvers´es : B´darieux⋆ . e Terrasses alluviales : Rouen.CARTES UTILES Karst : Causses : Meyrueis⋆ et ses voisines Glaciaire : Grenoble⋆ (Vall´e en U). e Stratigraphie et s´dimentation e Sondages : Al`s⋆ . Lod`ve⋆ e e e Flyschs et molasses : Valence⋆ 1/250 000. Annecy⋆ 1/250 000. Clermont–Ferrand⋆ e Discordances : Lod`ve⋆ . nappes : Annecy⋆ 1/250 000 (et toute carte bien choisie sur un des contacts majeurs des Alpes !). Meyrueis⋆ . Cherbourg⋆ . etc. et les cartes des Alpes e en g´neral. B´darieux⋆ . c e e M´tamorphisme r´gional : Saint Girons⋆ (bloc hercynien dans les Pyr´n´es et m´tamore e e e e phisme cr´tac´ “pyr´n´en´n”). ou vall´es de la plupart des grands fleuves. e e e ⋆ ⋆ Foss´s d’effondrement : Clermont–Ferrand . le Jura. Montpellier⋆ . Al`s (tr`s dissym´trique). 84 . Lyon⋆ 1/250 000 (moraines). les chaˆ e e ınes subalpines. . . Cherbourg⋆ (et toutes les zones externes hercyniennes) Schistosit´ de plan axial : Pontivy e Plis et chevauchements : Grenoble⋆ (et toutes les chaˆ ınes sub-alpines). Valence⋆ 1/250 000 (dˆme du e e e e e o Velay) M´tamorphisme de contact : Cherbourg⋆ (Flamanville !).). Aubagne–Marseille⋆ (et toute la Provence) Chevauchements. Pontivy (et autres lieux dans e le massif armoricain). . Aubagne–Marseille⋆ e e e Blocs bascul´s : Vizille⋆ (ouverture de la T´thys au Lias !). Guillestre. Bassin Parisien (Nancy⋆ ). Brioude (on voit e e e e les deux cot´s du foss´. R´cifs : Vermenton⋆ . Le Vigan. Saint Martin de Londres (et la plupart des chaˆ ınes subalpines et pyr´n´o-proven¸ales) e e c Klippes : Annecy⋆ 1/250 000 Fenˆtres : La Javie⋆ (demi-fenˆtre). Lod`ve⋆ e Morphologie ´olienne : La Teste (dunes dans les Landes) e Variations de faci`s : Valence⋆ 1/250 000 (Urgonien et Vocontien) et toute carte “inclue” e dans celle-ci ! Relation tectonique–s´dimentation : Al`s⋆ (olistolithes. e e D´crochements : Pontarlier⋆ . . e e a Bassins tardi-hercyniens : Lod`ve⋆ e Magmatisme et M´tamorphisme e Volcanisme : Clermont–Ferrand⋆ . Pone tivy. Ophiolites : Annecy⋆ 1/250 000.

Rocroi. Pontivy (` la rigueur Cherbourg⋆ fera l’affaire. esp´rons qu’elle c e apparaˆ ıtra ` la liste. si vous a e la maitrisez mieux (par exemple la carte de votre terrain de vacances habituel. Brioude . Al`s⋆ . . mais on y voit d’autres choes). Lons le Saunier⋆ e Bauxites : Aubagne–Marseille⋆ . Valence e e 1/250 000⋆ . ou Ornans⋆ .ac-toulouse. Morteau (ou Morez⋆ . Clermont-Ferrand⋆ . Montpellier⋆ . ou bien elles e ne sont pas ` la liste. St Martin de Londres e a (voisine de Montpellier). Meyrueis⋆ . e B´darieux⋆ . . Lavelanet⋆ . ou elles font double emploi avec les cartes pr´c´dentes.fr/svt/capes/capes234.. Cherbourg⋆ .CARTES UTILES Ressources Evaporites (sel) : Clermont–Ferrand⋆ (pas exploit´). . . Vizille⋆ . St Girons⋆ . Aubagne⋆ . mais pour un aspect plus ponctuel. Givet⋆ . Al`s⋆ (bassin de la Grand-Combe) e e Uranium : Lod`ve⋆ e En conclusion Cartes tr`s importantes e Ce sont des cartes qu’il faut connaˆ sur le bout des doigts pour savoir exactement ce ıtre qu’on y trouve et ou le chercher ! Nancy⋆ . Lod`ve. effondrements et affaissements e a e de terrains(1/1 000 000) – Cartes au 1/250 000 : Marseille / Thonon-les-Bains / Annecy / Valence / Nice / Gap / Lyon / Chˆlon-sura Saone / Rouen / Paris / Corse / Foix / Luz – Cartes au 1/100 000 : La R´union e 85 . . e – Carte de la France au 1/1 000 000(6`me ´dition) e e – Carte mini`re de la France m´tropolitaine (1/1 000 000) e e – Carte des ressources min´rales du Massif Central (1/1 000 000) e – Carte des zones expos´es ` glissements. il est possible et mˆme recommand´ de subsituer une carte de votre choix e e a ` une carte des listes ci-dessus (` condition qu’on y voie le mˆme genre de choses). a e e Bien entendu. e e Vermenton⋆ . Grenoble⋆ .) Cartes ` la liste (session 2000) a D’apr`s http ://www. B´darieux⋆ e Charbons : B´darieux⋆ . La Javie⋆ (voisine de Digne). Pontarlier⋆ . ´croulements. a Cartes moins importantes Il faut les avoir ´tudi´es au moins une fois.).htm. . Saint Gaudens⋆ . Le Vigan (utiliser Meyrueis⋆ pour l’aspect socle et Vermenton⋆ pour le r´cif). Brioude est irrempla¸able .). Lons le Saunier⋆ . Annecy 1/250 000⋆ France 1/1 000 000⋆ Deux de ces cartes ne figurent pas ` la liste du CAPES —mais il est certain que le jury a les connaˆ !— : Rocroi peut ˆtre remplac´e par Cherbourg (ou les structures hercyniennes ıt e e sont moins riches. Saint Girons⋆ Cartes utiles Les autres cartes cit´es ici sont utiles.

CARTES UTILES – Cartes au 1/50 000 : Aigurande / Aix en Provence / Al`s / Amiens / Ancenis / Angoulˆme / Argenton-sure e Creuse / Aubagne-Marseille / Aulus-les-Bains / Auxerre / Baie du Mont-Saint-Michel / Beauvais / B´darieux / Besan¸on / Blaye / Boulogne-sur-Mer / Bourganeuf / Bourge c Saint-Maurice / Boussac / Brian¸on / Brie-Comte.Eaux / Fr´jus-Cannes / Fumay / e G´rardmer / Givet / Grasse-Cannes / Grenoble / Huelgoat / Janz´ / L’Isle-Adam / e e La F`re / La Fert´-Mac´ / La Grave / La Javie / La Mure / La Roche Bernard / e e e Lagny / Langeac / Lanslebourg / Larrau / Lavelanet / Le Caylar / Le Mas-D’Azil / Les Alpilles / Les Sables d’Olonne / Lod`ve / Lons-Le-Saulnier / Lourdes / Lure e / Magnac-Laval / Manosque / Marquise / Martinique / Maubeuge / M´ Maoya / e Menton-Nice / M´ru / Meyrueis / Mimizan / Molsheim / Montceau -les-Mines / e Morez-Bois d’Amont / Montm´lian / Montpellier / Mouthe / Munster / Najac / e Nancy / Naucelle / Nort-sur-Erdre / Oloron-Sainte Marie / Ornans / Paris / Poitiers / Poix / Pontarlier / Pontoise / Questembert / Quillan / Quintin / Rambouillet / Renwez / Rivesaltes / Rodez / Saint-Etienne / Saint-Gaudens / Saint-Girons / SaintMartin-V´subie / Saint Sulpice-les-Feuilles / Saint Val´ry sur Somme-Eu / Saulieu e e / Savenay / S´deron / Senlis / Tavernes Toulon / Tulle / Vermenton / Versailles / e Villaines-la-Juhel / Villers-Cotterˆts / Vif / Vizille e – Cartes au 1/25 000 : Volcanologie de la Chaˆ des Puys / Complexe granitique de Ploumanac’h ıne – Cartes ZERMOS au 1/25 000 : Bourg-Saint-Maurice / Larche-Restefond – Cartes au 1/20 000 : La Montagne Pel´e ( Martinique ) / Massif volcanique de la Soufri`re ( Guadeloupe ) e e – Cartes hydrog´ologiques e – France : syst`mes aquif`res (1/1 500 000).Robert / Brioude / Brive-lac Gaillarde / Broons / Carcassonne / Castellane / Caulnes / Chamb´ry / Chantonnay e / Chˆteau-Gontier / Chˆteau-Landon / Cherbourg / Clermont-Ferrand / Cognac a a / Colmar-Artolsheim / Compi`gne / Cond´-sur-Noireau / Dammartin en Go¨le / e e e Damprichard / Dun-le-Palestel / Dom`ne / Embrun / Evaux-Les-Bains / Eygui`res e e / Foix / Fontainebleau / Forcalquier / Forges-les. e e – Cartes au 1/50 000 : Amiens / Auxerre / Bassin de l’Authion / Istres-Eygui`res / Paris / R´gion Gree e noble – Cartes gravim´triques (1/320 000) : e Bourges / La Rochelle / Cherbourg .Rennes / Brest—Lorient – S´ismicit´ de la France—1962/1993 (CEA/IGN/Laboratoire de D´tection G´ophysique) e e e e – Carte de la France magn´tique Nord / Sud (1/1 000 000) e – Carte tectonique de la France (1/1 000 000) – Carte structurale des Pyr´n´es(1/500 000) e e – Carte m´tamorphique des Alpes(1/1 000 000) e – Carte de l’Europe et des r´gions m´diterran´ennes(1/5 000 000) e e e 86 .

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . e e Configuration des plaques au Lias . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .6 3. . .9 4.6 4. . . . . . . Pal´og´ographie de l’Europe au Dogger . . e Le socle m´tamorphique du Massif Central . . . . . . .7 3. . . . . . . . . . . . .3 4. . . . . . . . . . . e e Configuration des plaques au Malm .9 3. . . Pal´og´ographie de l’Europe au Trias . . . . . e e e Datation U–Pb dans le massif de St Malo . .4 4. . . . . . . . . . . . . .3 2. . . . . . . . . . . . .13 3. . . . . .4 2. . . . . . . . .5 2. . ıne Coupe sismique dans la partie Sud de la chaˆ hercynienne . . . . . . . e e ıne Trajets P–T–t (tr`s) synth´tiques dans le Massif Central. . . . . e e Profil sismique sur la marge de Galice . ıne Synth`se des mouvements de plaques pendant l’orog´n`se hercynienne e e e Sch´ma structural de la r´gion du Haut-Allier . . . . . . . .10 4. .12 4. . .1 4. . . . . . . . . . . e Le plancher de l’Oc´an Alpin d’apr`s les ophiolites. . . . . . . . . . . . . . . . . . . e e 87 . . . . . . . .15 Localisation des affleurements icartiens . . . . . . . e e Configuration des plaques au Cr´tac´ inf. . . . . . e G´otherme en contexte de subduction. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .5 3. Structure en chevauchements de la zone centrale de la chaˆ cadomienne . . . . . . . . . .7 4. . . . . . . . e e Chronologie des principaux ´v`nements hercyniens du MCF. . . . . . . . . e e Une interpr´tation de la Montagne Noire . . . .1 2. . . . . . . . . . .15 3. . e Coupe d’apr`s Rocroi 1/50 000 .2 3. . . . . .11 4. . . . . . . . . . . . . . . . . . . .3 3.8 4. . .6 3. . . Blocs bascul´s liasiques dans les Alpes . . . . . . . . . . . . e e ıne Reconstitution de la g´om´trie des sutures oc´aniques avant le jeu de la faille e e e du L´on. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .8 3. .11 3. . . . e e Pal´og´ographie de l’Europe au Lias. . . . . . . . .14 3. . . . . . . . . . . . . . . . . . . e e e ıne Configuration possible de la chaˆ hercynienne au Permien . . . . . . . . . . G´otherme en contexte d’extension tardi-orog´nique. . ıne Un mod`le possible d’´volution de la chaˆ cadomienne . . e e e e D´placement de l’Ib´rie au Cr´tac´. . . . . . . . . . . . . . . e G´otherme en contexte de collision. . . . . . . . . . . . . e L’extension tardive dans le MCF . . . . . e Un autre mod`le g´odynamique d’´volution de la chaˆ cadomienne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Pal´og´ographie de l’Europe au Cr´tac´ inf. ıne Coupe sismique dans la partie Nord de la chaˆ hercynienne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .2 4. . . . . . . . . . . . . . . . e e Log synth´tique des terrains du Massif Central .10 3. . . . . . . .1 3. . . . . .16 4. . . Pal´og´ographie de l’Europe au Malm . . . . . . . . . . . . . e e Mod`le d’´volution de la chaˆ hercynienne dans le MCF . . . . e Configuration des plaques au Trias . . . .14 4. .2 2. . . . . . . . . . . . . . .13 4. . . e e e e Configuration des plaques au Cr´tac´ sup. . . . . . . . . . . . . . . . .Table des figures 1. . . . . . . . e e Configuration des plaques au Dogger . . . . . . . . . . . . . . . . . . .1 2. . . . . . . . . . . . .5 4. . . . . . 9 11 12 12 14 15 15 17 19 19 20 21 22 24 25 26 27 28 29 30 30 31 31 34 34 35 35 36 37 38 38 39 39 40 40 41 41 42 Mise en ´vidence g´ophysique d’une suture oc´anique dans la Manche . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .12 3. . . .4 3.

. . . . . . . . .6 6. . . . . . . . . . . . . . . e e e Coupe dans le massif de la Sainte-Baume . e e e e La “moulinette ` Polino” : une vue extr´miste de la formation des Alpes ! a e Structure d’ensemble des Pyr´n´es . . . . . e Deux interpr´tations du profil ECORS Alpes. . . . .7 6. . . . . . . . . . . . . .28 5. . . . . . . . . . . . . . . . e Pal´og´ographie de la marge europ´enne . . . . . . . . . . . . . . .23 4. . . . . . .8 6. . . . e e Mod`le d’orog´n`se avec grande faille normale en arri`re . . .15 Pal´og´ographie de l’Europe au Cr´tac´ sup. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Carte des faci`s du M´sozo¨ e e ıque en France (suite) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .13 6. . . . . . . . . . . . . . . . . . . .19 4. . . e . . e Le rift Ouest-europ´en . e e Structure d’ensemble du Jura. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . e e L’ouverture du bassin Ligure et l’extension en Corse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .7 5. . . . . . . . . . . . . . . . La plate-forme carbonat´e du Jurassique Aquitain . . . .9 5. . . . . . . . . .18 4. . . . . . . . . . . . . . . . e Coupe sch´matique du bassin Aquitain . . . . . c Un mod`le classique d’´volution des Alpes . . . . . . . . dans le Bassin e e Les cuestas du Bassin Parisien. . . .3 6. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .10 5. . . . . . . . . . . . . . . . . . .16 4. . . . . . .14 6.13 6. La “fosse vocontienne” . . . . . . . Parisien . . . . e e a e Structure profonde sous le Massif Central . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .11 6.21 4.3 5. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .2 5. . . . . . e Transgressions successives du Cr´tac´ inf. . . . . . .10 6. . . . . . Log du bassin de Paris . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .24 4. . . . . . . .5 5. . . . . . e e e Relation MCE — Chaˆ ınes Subalpines . . . . . .6 5. . . Le Trias Aquitain . . . . . . . . . . . . . . . . . Chronologie du volcanisme et de la tectonique du Massif Central . . . . . . . . e Coupe transversale de la Limagne de Clermont-Ferrand . . . . . . . . . . . . e e Un exemple de chevauchement ZNP sur ZSP : le Puech de Bugarach Deux interpr´tations du profil ECORS Pyr´n´es . .12 6. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .27 4. . . . . . . . . . . . . . .1 6. . . . . Coupe effectu´e d’apr`s Pontarlier 1/50000 . . . . . . . . . .9 6. . . . . . . . . . .22 4. le r´cif oxfordien de Chatel–Censoir . . . . e Carte des faci`s du M´sozo¨ e e ıque en France . . . e e e Coupes synth´tiques des Alpes . . . . . . . . . . . . .11 5. Pal´og´ographie de la Limagne ` l’Oligoc`ne moyen .4 6. . . . . . . . . . . . . Sch´ma structural du Languedoc . . . . . . . . . . . . . . . . . . .26 4. e e e e Le bassin Parisien au Trias . . . . . . . . . . . . . . . . e Coupe effectu´e d’apr`s Chamb´ry 1/50000 . 88 . . Le volcanisme Tertiaire du Massif Central . . . . .20 4. . . . .1 5. . . . . . . . . . . . . e Age du m´tamorphisme. . . . . . . . . . . . . .12 5. . . . . . . . . .5 6. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Log du bassin du Sud-Est . et trajets P–T–t dans les Alpes .2 6. .TABLE DES FIGURES 4. . . . . . Diapir asth´nosph´rique sous le Massif Central . . . Style tectonique du Languedoc . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Poin¸onnement dans le Jura. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42 43 43 44 44 45 46 47 48 49 49 51 52 54 56 56 57 58 59 59 60 60 61 62 63 64 65 66 67 68 68 69 70 71 71 72 73 74 76 77 78 Zon´ographie des Alpes . . . . . . . . . . . . .25 4. . L’ouverture du bassin Tyrrh´nien . . . .8 5. .17 4. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .4 5. . . . . . . . . . . . . . . .