Introduction : Les plantes peuvent mesurer le temps comme le font les horloges.

C’est ce qui explique que l’on ait vu apparaître des expressions telles que “ horloge interne ”, “ horloge biologique ”. Théophraste rapporte dans “ Histoire des Plantes ” qu’Androsthènes, général d’Alexandre le Grand, a observé en Asie Mineure un arbre “ dont les indigènes disent qu’il dort ”. Il s’agit probablement du Tamarinier dont les folioles se replient la nuit et s’ouvrent le jour à la manière des feuilles de haricot. Notre travail portera sur les mouvements au cours du temps des deux premières feuilles de haricot, Phaseolus Vulgaris. Comment le haricot mesure t-il le temps ? L’horloge solaire, définie par l’alternance jour nuit, suffitelle à expliquer ce mouvement ? Pour répondre à ces questions, nous mettrons d’abord en évidence une synchronisation des mouvements avec l’horloge solaire. Puis nous étudierons la coopération de cette horloge avec l’horloge interne du haricot. Enfin, nous aborderons le temps nécessaire de la réception du message au mouvement.

I) Observation d’une synchronisation des mouvements avec l’horloge solaire.
A) Moyens d’étude 1) le cylindre enregistreur ème Au XIX siècle, la difficulté était d’observer les mouvements sur une assez grande période de temps pour déterminer leur rythme. Ainsi, Bünning élabora un appareil permettant d’enregistrer continuellement la position des feuilles de haricot sur le principe d‘un sismographe. ( figure 1)

Dans l’appareil utilisé par Bünning et Pfeffer pour enregistrer les mouvements foliaires, le stylet (S) est attaché à un fin levier (L) qui est lui-même relié à la nervure centrale de la feuille. Lorsque la feuille change de position, le stylet trace une courbe sur le cylindre enregistreur.

figure 1: Principe du cylindre enregistreur de Bünning

figure 2 : montage sur le principe du cylindre de Bünning

Bünning, grâce à l’enregistrement a mis en évidence un mouvement rythmique des feuilles du haricot. Il a constaté que ce mouvement avait une période de 24h. Nous avons construit un appareil équivalent à celui de Bünning décrit précédemment. Nous avons attaché, au niveau de la nervure centrale de la feuille de haricot, un fil de nylon très fin, au bout duquel se trouvait une petite boule de liège. Celle-ci enregistrait la position de la feuille sur un cylindre préalablement recouvert de noir de fumée. Le cylindre reposait sur un mécanisme d’horloge, ainsi il effectuait une rotation en 12h. Pour obtenir les mouvements sur 24h, nous avons changé le cylindre au bout de 12h.(figure 2) 2) la chronophotographie La chronophotographie consiste en l’analyse des mouvements par des photographies répétées. Nous avons réalisé une succession de photos à intervalles de 30 minutes pendant 72h, à l’aide d’une webcam reliée à un ordinateur. La nuit, nous avons été obligé d’éclairer le haricot pour prendre la photographie. Afin de perturber au minimum le mouvement, nous avons utilisé un programmateur pour synchroniser une courte durée d’éclairage avec la prise de photos. Nous avons alors observé que seul l’angle entre la nervure principale de la feuille et le pétiole (angle β sur la figure 3) variait alors que l’angle entre le pétiole et la tige (angle α sur la figure 3) restait constant. On peut observer deux positions caractéristiques : - l’hyponastie : position du haricot pour laquelle les feuilles sont les plus basses - l’épinastie : position du haricot pour laquelle les feuilles sont les plus hautes

figure 3 : Angles et distances sur le plant de haricot Nous avons choisi de mesurer la distance entre les extrémités des feuilles opposées du haricot que nous appellerons par la suite distance d (cf figure 3). En effet, une mesure de distance est plus facile et plus précise qu’une mesure d’angle qui peut s’avérer difficile, le limbe cachant le pétiole en position d’hyponastie. Cette mesure a été effectuée sur ordinateur à l’aide du logiciel Mesurim. 3) Comparaison de ces deux moyens d’étude avantages - pas de source de lumière artificielle qui perturbe le mouvement la nuit inconvénients -contrainte mécanique exercée par la boule de liège sur la feuille qui peut diminuer l’amplitude des mouvements - lésion de la feuille au point d’attache du fil -risque de perturbation lié à la présence de lumière pour la prise de photos la nuit

cylindre enregistreur

-aucune contrainte mécanique -mesures plus précises -facilité d’utilisation La chronophotographie permet une meilleure étude des rythmes biologiques. C’est pourquoi nous utiliserons désormais ce moyen d’étude.

chronophotographie

B) Analyse des résultats 1) cylindre Ainsi, nous avons obtenu un graphique reflétant les mouvements de la feuille. Étant donné notre montage, les parties ascendantes du graphique représentent la baisse des feuilles et inversement. Nous avons alors mis en évidence l’existence d’un mouvement rythmique des feuilles de haricot. La période de ces mouvements étant de 24h, on peut qualifier ce rythme de circadien. Présentation à l’oral des graphes obtenus 2) chronophotographie Grâce aux photos obtenues, nous avons tracé les variations de la distance d au cours du temps pendant 72h.

200

150 distance entre les feuilles (mm) intensité lumineuse (x5 lux)

100

50

0 4/1/07 12:00

5/1/07 0:00

5/1/07 12:00

6/1/07 0:00

6/1/07 12:00

7/1/07 0:00

7/1/07 12:00

figure 4a : variations de la distance d au cours du temps (haricot 1)

250

200

150 distance entre les feuilles en mm intensité lumineuse (x5 lux) 100

50

0 12/1/07 12/1/07 13/1/07 13/1/07 13/1/07 13/1/07 14/1/07 14/1/07 14/1/07 14/1/07 15/1/07 15/1/07 15/1/07 12:00 18:00 0:00 6:00 12:00 18:00 0:00 6:00 12:00 18:00 0:00 6:00 12:00

figure 4b : variations de la distance d au cours du temps (haricot 2) On vérifie sur les graphiques des figures 4a et 4b le rythme circadien. On observe d’abord de très faibles variations le jour, plus précisément entre 8h et 21h, le haricot est alors en position d’épinastie, c’est-à-dire que la distance d est maximale. En revanche, on constate que la nuit, la distance d varie très fortement, on observe deux phases distinctes: - de 21h à 0h30, la distance d diminue fortement passant de 18 à 8 cm en moyenne - de 0h30 à 8h, la distance d augmente jusqu’à atteindre de nouveau 18 cm Nous remarquons que les feuilles de haricot se baissent plus rapidement qu’elles ne remontent. En effet, la valeur absolue de la pente de la courbe est plus importante lorsque les feuilles de haricot se baissent que lorsque les feuilles de haricot remontent. Par ailleurs, le haricot est en position d’hyponastie pendant une durée très courte ce qui peut être relié à la courte durée de la nuit par rapport à celle du jour au mois de mai. Influence des saisons ? de la longueur des jours ? Cf expérience en cours. L’horloge solaire suffit-elle à expliquer les mouvements.

II) Origine des mouvements : coopération de l’horloge solaire avec l’horloge interne du haricot
A) Mise en évidence de l’horloge interne du haricot Afin de montrer que le haricot possède une horloge interne (une horloge non influencée par l’extérieur), il est nécessaire de le soustraire à l’influence de l’horloge solaire. Pour cela, nous avons cultivé des haricots en lumière continue dès la germination pour éviter que la plante intègre les données de l’horloge solaire. Après deux semaines de croissance nous avons observé leurs mouvements :
170 150 130 110 90 70 8/4/07 0:00

haricot 3 haricot 4

28/4/07 0:00

18/5/07 0:00

7/6/07 0:00

27/6/07 0:00

17/7/07 0:00

6/8/07 0:00

26/8/07 0:00

15/9/07 0:00

figure 5 : variations de la distance d sur deux plants de haricot au cours du temps en lumière continue

Même dans ces conditions, le haricot réalise des mouvements avec une période de 24h mais l’amplitude est plus faible. Etant donné que la distance entre les feuilles est propre à chaque haricot, on ne peut comparer que le rapport r de l’amplitude A sur la distance maximale (D) entre les feuilles. Ici r3=A/D= (125-91)/125= 27% pour le haricot 3 et r4=(165-122)/165=26% pour le haricot 4 Alors qu’en conditions normales, l’amplitude est de : r1=(194-79)/194=59% pour le haricot 1 et r2=(233-127)/233=45% pour le haricot 2

Par ailleurs, il n’y a plus de synchronisation des mouvements des feuilles avec le jour et la nuit. En effet, on observe un déphasage entre les haricots 1 et 2. Par exemple le haricot 1 atteint sa position la plus basse à 6h30 du matin alors que le second l’atteint à 0h30. Etant donné que le haricot n’a jamais subi l’influence de l’horloge solaire, mais qu’il présente tout de même des mouvements, c’est qu’il possède une horloge interne. Cette horloge entraîne uniquement des mouvements sans rapport avec l’horloge solaire. Ensuite, la présence de l’horloge solaire, ajoutée à l’horloge interne, entraînera des mouvements synchronisés avec le jour et la nuit. B) Influence de l’horloge solaire sur les mouvements 1) passage des conditions normales en lumière continue Afin de savoir s’il y a une coopération entre l’horloge interne et l’horloge solaire, nous avons étudié les mouvements d’un haricot placé tout d’abord 48h dans des conditions normales puis en lumière continue pendant 9 jours. Nous avons obtenu les résultats suivants :
300 250 200 150 100 50 0 distance entre les feuilles (mm) intensité lumineuse (x3 lux)

0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 :0 :0 :0 :0 :0 :0 :0 :0 :0 :0 :0 :0 :0 :0 :0 :0 :0 :0 :0 :0 :0 :0 12 07 0 7 12 07 0 7 12 07 0 7 12 07 0 7 12 07 0 7 12 07 0 7 12 07 0 7 12 07 0 7 12 07 0 7 12 07 0 7 12 07 0 7 / / / / / / / / / / / /0 /0 /0 /0 /0 /0 /0 /0 /0 /0 /0 /1 /1 /1 /1 /1 /1 /1 /1 /1 /1 /1 /1 /1 /1 /1 /1 /1 /1 /1 /1 /1 /1 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28

figure 6 : variations de la distance d en conditions normales puis en lumière continue Nous observons que le mouvement persiste mais on observe un amortissement progressif, en effet l’amplitude relative passe de 77% en conditions normales à 31% au 4ème jour de lumière continue. 2) Allongement de la photopériode Afin de confirmer que les mouvements du haricot ne sont pas dus seulement à l’horloge solaire mais à la somme de l’horloge interne et de l’horloge solaire, nous allons modifier l’horloge solaire. a) Allongement de la photopériode le soir : Pour simuler une durée du jour plus importante, à partir de 18h une lampe éclairait le haricot jusqu’à 23h. Nous avons obtenu les résultats suivants :
300

250

200 20/3/07 1:30 21/3/07 2:00 22/3/07 1:00 18/3/07 1:00 19/3/07 1:30 100 14/3/07 23:00 15/3/07 23:30 50
12 :0 15 0 /3 /0 7 0: 15 00 /3 /0 7 12 :0 16 0 /3 /0 7 0: 16 00 /3 /0 7 12 :0 17 0 /3 /0 7 0: 17 00 /3 /0 7 12 :0 18 0 /3 /0 7 0: 18 00 /3 /0 7 12 :0 19 0 /3 /0 7 0: 19 00 /3 /0 7 12 :0 20 0 /3 /0 7 0: 20 00 /3 /0 7 12 :0 21 0 /3 /0 7 0: 21 00 /3 /0 7 12 :0 22 0 /3 /0 7 0: 22 00 /3 /0 7 12 :0 23 0 /3 /0 7 0: 23 00 /3 /0 7 12 :0 0

150

23/3/07 0:30

17/3/07 0:30

14 /3 /0 7

figure 7a : variations de la distance d avec allongement de la photopériode le soir (haricot 6)

250

200

150

100 19/3/07 1:00 18/3/07 1:00 50 17/3/07 0:30

22/3/07 0:30 20/3/07 1:00 21/3/07 1:30

23/3/07 0:00

0
0 12 :0

14/3/07 23:30
0: 00 0 12 :0

16/3/07 0:00
0: 00 0: 00 0: 00 0: 00 0: 00 0: 00 0: 00 0: 00 0 0 0 0 0 0 0 12 :0 12 :0 12 :0 12 :0 12 :0 12 :0 12 :0 /3 / 07 12 :0 0

07

07

07

07

07

07

07

07

07

07

07

07

07

07

07

/3 /

/3 /

/3 /

07

/3 /

07

/3 /

/3 /

/3 /

/3 /

/3 /

/3 /

/3 /

/3 /

/3 /

/3 /

/3 /

/3 /

21

22

/3 /

21

22

23

15

16

17

18

19

20

/3 /

07

figure 7b : variations de la distance d avec allongement de la photopériode le matin (haricot 7) Nous observons que les mouvements gardent en moyenne une période de 24h, cependant, le minimum est atteint plus tard. Pour le haricot 6 : le minimum passe de 23h30 à 1h30. Lorsque la photopériode est à nouveau normale, le minimum est atteint à 0h30 après deux jours. Pour le haricot 7 : le minimum passe de 0h à 1h. Lorsque la photopériode est à nouveau normale, il suffit de 2 jours pour que le haricot atteigne de nouveau son minimum à 0h. b) Allongement de la photopériode le matin : Pour simuler une durée du jour plus importante, à partir de 4h une lampe éclairait le haricot jusqu’à 8h. Nous avons obtenu les résultats suivants :
250

200

jour
150

nuit lumière artificielle

100

50 31/3/07 23:30 0 2/4/07 22:30 1/4/07 23:30 3/4/07 22:00 4/4/07 22:00 5/4/07 21:30 6/4/07 22:30

7/4/07 23:00

12 :0 0

0: 00

12 :0 0

31 /3 /0 7

figure 8a : variations de la distance d avec allongement de la photopériode le soir (haricot 8)

0: 00 3/ 4/ 07 12 :0 0 4/ 4/ 07 0: 00 4/ 4/ 07 12 :0 0 5/ 4/ 07 0: 00 5/ 4/ 07 12 :0 0 6/ 4/ 07 0: 00 6/ 4/ 07 12 :0 0 7/ 4/ 07 0: 00 7/ 4/ 07 12 :0 0 8/ 4/ 07 0: 00 8/ 4/ 07 12 :0 0

0: 00

1/ 4/ 07

2/ 4/ 07

1/ 4/ 07

2/ 4/ 07

3/ 4/ 07

12 :0 0

23

14

15

16

17

18

19

20

250

200

jour nuit

150

lumière artificielle
100 2/4/07 22:30 3/4/07 22:00 4/4/07 22:00 5/4/07 22:00 6/4/07 22:00 7/4/07 23:00

50

31/3/07 23:30 1/4/07 23:30

31 /3 /0 7

Nous observons que les mouvements gardent en moyenne une période de 24h, cependant, le minimum est atteint plus tôt. Pour les haricot 8 et 9 : le minimum passe de 23h30 à 22h. Lorsqu’il est remis en conditions normales, il semble tendre à reprendre son minimum à 23h30. C) Coopération entre les deux horloges Dans les expériences d’allongement de la photopériode, on observe qu’en décalant l’horloge solaire, les mouvements se décalent mais le décalage observé (1 à 2h) est plus faible que le décalage de la photopériode (4h). On peut donc supposer que c’est l’horloge interne du haricot qui empêche un décalage plus important. Il y aurait donc une coopération entre l’horloge solaire et l’horloge interne qui est à l’origine des mouvements.

III ) De la réception du message au mouvement
A) La réception 1) le site de réception a) expérience feuille isolée Nous avons coupé une feuille sous l’eau (pour éviter le dessèchement) à la base du pétiole. On observe les mouvements de la feuille par chronophotographie toutes les cinq minutes pendant 24h et on mesure l’angle entre le pétiole et la feuille au cours du temps.
100 80 60 40 20 0 12:00:00 15:00:00

figure 9 : variations de l’angle entre le pétiole et le limbe d’une feuille isolée (haricot 10) On observe que le mouvement persiste, le site de réception et de réponse est donc localisée entre la base du pétiole et la pointe de la feuille. b) expérience avec caches sur les feuilles Nous supposons qu’il s’agit de la zone du pulvinus, pour le vérifier nous avons caché les feuilles à l’aide de morceaux de sac plastique opaque cousus autour de chaque feuille mais qui ne cachaient pas les pulvinus.

12 :0 1/ 0 4/ 07 0: 1/ 00 4/ 07 12 :0 2/ 0 4/ 07 0: 2/ 00 4/ 07 12 :0 3/ 0 4/ 07 0: 3/ 00 4/ 07 12 :0 4/ 0 4/ 07 0: 4/ 00 4/ 07 12 :0 5/ 0 4/ 07 0: 5/ 00 4/ 07 12 :0 6/ 0 4/ 07 0: 6/ 00 4/ 07 12 :0 7/ 0 4/ 07 0: 7/ 00 4/ 07 12 :0 8/ 0 4/ 07 0: 8/ 00 4/ 07 12 :0 0

figure 8b : variations de la distance d avec allongement de la photopériode le soir (haricot 9)

18:00:00 21:00:00

0:00:00

3:00:00

6:00:00

9:00:00

12:00:00

260 240 220 200 180 160 140 120 100 80 19/2/07 12:00 20/2/07 0:00 20/2/07 12:00 21/2/07 0:00 21/2/07 12:00 22/2/07 0:00 22/2/07 12:00 23/2/07 0:00 23/2/07 12:00 24/2/07 0:00

figure 10 : variations de la distance d avec caches sur les feuilles On constate au début de petits mouvements irréguliers liés sans doute à la perturbation lors de la mise en place des caches. Ensuite, le mouvement persiste malgré une diminution de l’amplitude liée certainement à l’absence de photosynthèse. 2) réception des différentes longueurs d’onde Afin d’étudier comment se fait la réception du message de l’horloge solaire et éventuellement identifier les photorécepteurs mis en jeu, nous avons étudié le mouvement des haricots en présence de différents filtres. a) avec filtre rouge
250 200 150 100 50 16/02/07 00:00 0
15 /0 2/ 07 16 1 /0 2/ 2:0 0 07 16 00 /0 : 2/ 07 00 17 12 /0 :0 2/ 0 17 07 0 /0 0: 2/ 07 00 18 1 /0 2/ 2:00 07 18 0 /0 2/ 0:00 07 19 1 /0 2/ 2:00 07 19 0 /0 2/ 0:00 07 20 12 /0 :0 2/ 0 07 20 00 /0 :0 2/ 0 07 21 12 /0 :0 2/ 0 07 21 0 /0 2/ 0:00 22 07 1 /0 2/ 2:00 22 07 0 /0 2/ 0:00 07 23 12 /0 : 2/ 07 00 23 00 /0 : 2/ 07 00 24 12 /0 :0 2/ 0 24 07 0 /0 0: 2/ 00 25 07 1 /0 2/ 2:00 25 07 0 /0 2/ 0:00 26 07 1 /0 2/ 2:00 07 26 00 /0 : 2/ 07 00 27 12 /0 :0 2/ 0 27 07 0 /0 0: 2/ 07 00 12 :0 0
26/02/07 01:00 25/02/07 01:00 27/02/07 00:30 24/02/07 00:30 22/02/07 23:30 20/02/07 23:30 22/02/07 00:00

lumière du jour non filtrée
18/02/07 23:00 17/02/07 23:30 20/02/07 00:00 17/02/07 00:00

nuit lumière du jour avec filtre rouge

figure 11 : variations de la distance d avec filtre rouge
250 200 150 100 50
17/02/07 00:30 18/02/07 00:00 19/02/07 01:30 20/02/07 02:00

27/02/07 01:00 24/02/07 01:0025/02/07 01:0026/02/07 01:00 23/02/07 01:30 22/02/07 01:00 21/02/07 01:30

nuit lumière du jour non filtrée lumière du jour avec filtre rouge

0

figure 12 : variations de la lumière d avec filtre rouge interprétation du rouge à faire : influence sur la descente des feuilles ? b) avec filtre bleu interprétation du bleu à faire explication sur la sélectivité du filtre…

16 /0 2/ 07 17 12 /0 :0 2/ 0 07 17 00 /0 :0 2/ 0 07 18 12 /0 :0 2/ 0 07 18 00 /0 :0 2/ 0 07 19 12 /0 :0 2/ 0 07 19 00 /0 :0 2/ 0 07 20 12 /0 :0 2/ 0 07 20 00 /0 :0 2/ 0 07 21 12 /0 :0 2/ 0 07 21 00 /0 :0 2/ 0 07 22 12 /0 :0 2/ 0 07 22 00 /0 :0 2/ 0 07 23 12 /0 :0 2/ 0 07 23 00 /0 :0 2/ 0 07 24 12 /0 :0 2/ 0 07 24 00 /0 :0 2/ 0 07 25 12 /0 :0 2/ 0 07 25 00 /0 :0 2/ 0 07 26 12 /0 :0 2/ 0 07 26 00 /0 :0 2/ 0 07 27 12 /0 :0 2/ 0 07 27 00 /0 :0 2/ 0 07 12 :0 0

B) La réponse 1) indépendance des deux feuilles cf expérience en cours , une feuille à l’obscurité, une feuille en conditions normales => on observe une désynchronisation => pas de message circulant entre les deux feuilles 2) les mécanismes de la réponse a) l’organisation du pulvinus Nous avons fait des coupes transversales au niveau du pulvinus (jonction du pétiole et du limbe) pour essayer de comprendre les mécanismes des mouvements du limbe de la feuille. Pour observer la coupe au microscope, nous avons utilisé la technique de double coloration au carmino-vert : le carmin colore les parois squelettiques restées cellulosiques en rose alors que le vert d’iode colore les parois lignifiées en vert. La coupe réalisée nous a permis d’obtenir le résultat ci-dessous :

b) la turgescence Nous avons pensé que la réponse : les mouvements des feuilles pouvaient être dus à des variations de taille des cellules. On peut émettre deux hypothèses qui ne s‘excluent pas : la variation de taille est liée soit à une croissance différentielle des cellules, soit à des variations de la turgescence, fermeté des tissus végétaux due à la pression de leur contenu liquide. Comme on n’observe pas de variation de la longueur du pulvinus après plusieurs semaines de cycles circadiens, la deuxième hypothèse semble la plus probable. On peut alors penser qu’en position d’épinastie ce sont les cellules de la face inférieure qui sont plus gonflées et inversement en position d’hyponastie. Néanmoins, dans les coupes transversales de pulvinus nous n’avons pas observé de différences notables de taille entre les cellules des faces inférieures et supérieures. On peut alors supposer que les variations de taille des cellules ne s’effectuent pas dans le plan transversal mais dans le plan longitudinal ou qu’elles ne sont pas suffisantes pour être observables au microscope. Nous avons alors réalisé une expérience pour vérifier que la turgescence avait effectivement un rôle dans le mouvement. Pour cela, nous avons injecté une solution saturée de chlorure de sodium à la face inférieure du pulvinus.

figure 9 : injection de NaCl à la face inférieure du pulvinus et résultats 7 minutes plus tard

C) Le temps nécessaire de la réception du message au mouvement à voir ce qu’on peut mettre…