OUVRAGES DU MEME AUTEUR·

TON PAIN! brochure (Ed. Ariane), épuisé.
POUR QUE LES ENFANTS VIVENT, 1 volume (Ed. Ariane),
épuisé.
tES TRENTE-TROIS LEGUMES D'HIVER, 1 volume (Tallandier),
épuisé.
INITIATION A LA SANTE, brochure (Ed. Champs-Elysées),
épuisé.
CULTURE SANS LABOUR NI ENGRAIS, brochure (Ed. de .. La
Vie Claire»).
" OSIRIS », LE MIRACLE DU BLE, 1 volume (l'auteur), épuisé.
PARWNS CLAIR, 1 volume (Ed. de « La Vie Claire »).
500 RECETTES D'ALIMENTATION SAINE. 1 volume (Ed. de
« La Vie Claire»).
S.O.S., CRISE CARDIAQUE, 1 volume (Ed. de ~ La Vie Claire »).
NOURRIS TON CORPS, 1 volume (Ed. de « La Vie Claire »).
DEFENDS TA PEAU 1.., 1 volume (Ed. de « La Vie Claire »).
COURS D'ALIMENTATION SAINE (à feuillets mobiles), 1 volume
cartonné (Ed. de " La Vie Claire »).
P.-D.G., MON FRERE, 1 volume (Ed. La Table Ronde).
TU ViVRAS CENT ANS, 1 volume (Ed. de «La Vie Claire ").
ŒUVRE DE MADAME M.-R. GEFFROY *
tE JEUNE, MOYEN DE PURIFICATION TOTALE, SUIVie de la
Conférence: « La Maladie et sa Guérison Spirituelle ", 1 volume
in-8° cour.
.
* *
J,a Vie Claire, revue mensuelle, indépendante, apolitique. Fondée
en 1946. Spécimen sur demande.
* Les ouvrages non épuisés sont en vente au Service Librairie
de «La Vie Claire ».
H.-Ch. GEFFROY
LE M ~ D E ( I N MUET...
Principes généraux d'une méthode naturelle
permeHant d'iQDorer la maladie. Con'"
particuliers pour les personnes aDeinte.
de ConatipatioD. d'Obésité, d'Arthritisme. de
Diabète, de Tuberculose. de Leucémie,
de Cancer. de Troubles carc:Uovasculcdrell
ou de Rhume de Cerveau._
Edilions CEVIC
94520 MANDRES-LFS-ROSFS
ANNEXE IV
DANGERS DE LA TELEVISION
RADIOACTIVITE ET TELEVISION (1)
par le professeur Raymond LAUTIE, docteur ès-sciences.
En 1956, quand j'ai écrit ma brochure «Le Danger Atomi.
que» (2), je ne disposais pas de données suffisantes sur la
radioactivité émise par les appareils de télévision et je n'ai
fourni que des indications limitées. Depuis, les expérimentateurs,
malgré certaines pressions, ont fait des mesures nombreuses
et précises, qui me permettent de compléter aujourd'hui divers
points que j'avais ou passés sous silence ou indiqués qualitati.
vement.
Revenant au tableau que j'avais dressé (p. 77), je constate
qu'il garde toute sa valeur. Il me semble utile de le rappeler
ici, avec le commentaire succint qui le précédait.
« En moyenne, les radiations naturelles originaires du sol et
du ciel nous font absorber par an environ un d.ixième de Roent­
gen (0,1 l'); assez rarement (0,2 r) et exceptionnellement (0,3 r).
Notons qu'il s'agit là de l'intensité d'un rayonnement à peu
continu, sans poussées trop brusques et que ses effets s'addition.
nent tout au long de la vie, comme ceux de certains toxiques
qui c teignent» les cellules.
« J'admets qu'un homme SAIN, au-dessus de trente ans, peut
absorber au plus une dose de radioactivité régulière de cinq
roetgens par an, C'est là un 11UUimum qu'il est sage de ne pas
trop approcher, car il correspond à environ cinquante fois la
valeur moyenne du rayonnement dans la biosphère.
(1) Paru dans « La Vie Claire" de juillet 1962 et janvier 1964.
(2) Bd. de .. La Vie Claire •.
«Au-dessous de trente ans, surtout de vingt ans, l'individu
est en pleine croissance, en grande activitt cellulaire et par
conséquent, beaucoup plus sensible à l'action des
rayons X ou Y. Aussi je conseille fort d'abaisser le maximum
tolérable, conformément au tableau qui suit:
Age en années Dose annuelle
maximum
en roentgen.
Au-dessus de 30 ans ........... . 5 r
25-30 ans ........................... . 4 r
20-25 ans ...............•............ .. 1
15-20 ans ....................... . 2 r
10-15 ans 1.2 r
5-10 ans ............. . 0,6 r
0- 5 ans 0,3 r
"Mon tableau s'appuie sur les expériences actuelles qui
encore manquent de recul, Il risque d'indiquer des valeurs trop
élevées, parce que je ne peux pas observer des atomistes qui.
de père en fils, seraient soumis à de pareilles doses.
« Puisque le Progrès, tel que trop de gens le conçoivent, exige
des laboratoires et des usines atomiques et qu'on ne semble rien
pouvoir contre, je souhaite que les seuils de protection finale­
ment adoptés pour les spécialistes soient au plus égaux à la
moitié des nombres précédents.
« Pour une population non entrainée, non avertie. non obligée
à des services nucléaires, qui comprend des enfants, des vieil·
lards, des malades, des individus à la formule sanguine anor·
male, des nombres cessent de s'appliquer. Par quels autres ll's
remplacer? A mon avis, la radioactivité annuelle ne doit pas
dépasser 0,3 roentgen par an... »
On voit avf'C quelle prudence j'avais proposé les coefficients
de sC:curité. Les mesures nouvelles ne les ont pas démentis.
Quant à moi, je reste persuadé qu'ils constituent des maxima
qu'il est prudent de ne pas approcher, m&:ne si on est en pleine
santé et sans fragilité sanguine. Il est effrayant de penser que
des généticiens, de grands spécialistes admettaient encore en
1928 un seuil général de 80 R.I On voit les dangers qu'ils ont
fait courir aux malades.
Pour en revenir à la télévision, les appareils de mesure, par
exemple compteurs Geiger, prouvent qu'elle émet une radioactj·
Sl7
386
vité notable dont on parle trop peu. Cela constitue un de ses
nombreux dangers, peut-être encore le plus sérieux, qu'il faut
avoir le courage de signaler. D'apn:s les recherches apportées
par Mathias Buhl, un appareil de T.V. en marche continue
débiterait annuellement 2,60 R. Ce chiffre apparaît d'autant
plus élevé qu'il s'ajouterait à la radioactivit6 naturelle et à celle
des radioscopies, des radioisotopes de diagnostic ou de traite­
ment, des conserves irradiées ou des retombées nucléaires.
On me répondra que l'on n'est pas devant son poste de
télévision vingt-quatre heures par jour et c'est exact. Il n'en
reste pas moins qu'on dispose, chez soi, d'une source de radio­
activité vraiment intense. Si l'on admet une seule heure quoti­
dienne d'utilisation, c'est tout de même 0,13 R. que l'on ajoute
sans s'en rendre compte, à la dose reçue par ailleurs dans le
courant de la journée. Alors, cela suffit à faire franchir le seuil
maximum de sécurité, aux jeunes enfants, aux malades, aux
anémiés, aux personnes dont le sang est anormal, aux cancé·
reux, aux séniles, aux femmes enceintes, aux ouvriers exposés
aux radiations par leur travail, etc... J'ajoute que je connais bien
des familles qui passent plus d'une heure par jour devant leur
appareil de télévision. Pour essayer de les convaincre du danger
qu'elles risquent de courir, je leur signale des observations des
docteurs Schoen et F. Niggli: on a placé pendant deux mois
une chienne gravide devant un appareil de T.V. en marche. Elle
a mis bas six chiots dont quatre étaient paralysés de l'arrière­
train et deux aveugles. Et ces auteurs d'écrire: les malfor· C.u
mations de l'œil chez l'embryon sont, dans un grand nombre de
cas, la conséquence de radiations nocives... ,.
Je ne déconseille pas absolument la télévision, mais qu'Off
n'en abuse pas, surtout pour les enfants et les fragtlisés. La
femme enceinte autant que le bébé est sensible aux radiations,
parce que son fœtus est en période de nombreuses et rapides
mutations. Or, celles-ci sont facilement perturbées par les radio­
activités, ce qui risque de provoquer des monstruosités. Pour
chaque sexe, les organes de reproduction sont très peu résis­
tants aux radiations et se stérilisent vite ou subissent des effets
qui bouleversent l'hérédité. Soyons donc d'une extrême prudence
sur ce sujet et par mesure de sécurité, adoptons la règle sui­
vante, malgré sa sévérité: c Il n'existe point de dose de radio­
activité inoffensive."
Ceux qui aiment la télévision n'oublieront pas que les enfants,
surtout les bébés, que les femmes enceintes, et les malades du
sang sont les plus sensibles aux radioactiYit6s. D'une manière
générale, ils les éloigneront le plus possible du champ de radia­
tion et par exemple, les éloigneront de l'écran, de plus de trois
mètres, en limitant la durée de séance à moins d'une demi-heure
par jour. D'ailleurs, je ne suis pas sûr que cette précaution
suffise dans tous les cas, parce que les données expérimentales
ne sont pas encore complètes, assez nombreuses et que les
expérimentateurs ne disposent pas d'un recul suffisant. Les radier
logues américains Schubert et Lapp ont déclaré avec un grand
courage que nous sommes à présent dans l'ère de c l'agression
invisible lt. J'ajoute que l'agresseur est souvent dans notre
demeure et introduit par nous.
Certains ajouteront que la télévision engendre d'autres dan·
gers et en particulier émet des sons aigus (15.600 Hert?) presque
à la limite des ultra-sons inférieurs qui ébranlent fortement les
nerfs, même si des adultes ne l'entendent pas; enfin qu'elle
fatigue la vue. Tout cela est exact et s'additionne trop souvent
au mal des radiations pour l'aggraver indirectement. Mais le but
de cet article est surtout de mettre en garde le téléspectateur
contre l'agression invisible. Je lui recommande de réfléchir sur
deux points très importants:
1" Sans précaution de sa part, il risque de recevoir une
radioactivité moyenne de 0,13 R. au bout d'un an, à raison
d'une séance quotidienne d'une heure;
2° Un enfant au-dessous de 5 ans et peut-être une femme
enceinte, ne supportent pas sans risque 0,3 R. alors que le
rayonnement tellurique peut approcher déjà ce maximum.
De jour en jour, la télévision envahit les foyers, même les
plus modestes, malgré la valeur très relative de la majorité des
programmes. C'est surtout une question de mode, dans trop de
cas; je déplore cet engouement actuel qui nuit à la santé tant
physique que morale des populations.
Certes, comme physicien, je trouve admirable cette réalisa­
tion qui transmet le mouvement au loin par les ondes, en même
temps que la parole. Voilà un progrès dont il convient de féli­
citer les hommes de laboratoire. Par contre, du point de vue
pratique, malgré l'émerveillement qu'ils provoquent, ces mon·
tages astucieux ne sont en dalit6 que des balbutiements, rappe
lant un peu les temps héroïques de la télégraphie sans fil. n
reste beaucoup à faire avant que les images apparaissent vrai
ment nettes et stables.
388
319
Présentement, eJles c sautent. et sont pénibles l reprder
longtemps. D'où une fatigue anormale des yeux au bout de
quelques minutes et la nécessité d'une délicate acrommodation,
sans arrêt. Un tel effort continu de mise au point oculaire cor­
respond à une intense dépense nerveuse, à un véritable gaspil­
lase de cette substance précieuse et très coilteuse pour l'orga­
nisme, qui est le pourpre rétinien. L'enfant, surtout, peine
inconsciemment dans l'observation difficile de tant de lignes
indécises que son cerveau rectifie sans cesse. Même sans tenir
compte d'autres facteurs, il y abime ses yeux et y malmène
tout son système nerveux, d'ailleurs sans profit puisque les pro­
grammes ne sont ni à sa portée, ni d'un intérêt réel. Ce dernier
point pourrait être vite amélioré, avec les budgets dont on
dispose, si les responsables daignaient prendre leur rOle au
sérieux et s'occuper de l'éducation de la Nation. sans tenir
compte de questions électorales ou autres.
Par contre, pour longtemps, semble.t-il, le défilé de mauvaises
images se prolongera, entretenant une grave fatigue oculaire et
nerveuse, avec tout ce que cela comporte pour la santé, comme
si par ailleurs, notre civilisation anormale n'avait pas mille
occasions de nous sunnener.
Les troubles de la vue qu'on observe chez ceux qui abusent
de la télévision, surtout chez les enfants, toujours plus sensi­
bles physiquement et plus émotifs, ne tiennent pas qu'à des
défauts d'images tremblées et que le cerveau essaie de rectifier
au plus vite. Il y a en supplément, et plus dangereusement même,
une émission ininterrompue d'un rayonnement dur qui pénètre
l'observateur, en profondeur, analogue à celui du radium. Sa
présence explique pourquoi les rats, dont les sens sont aigus.
s'écartent toujours d'un appareil de télévision, à plus de vingt
mètres. Instinctivement, ils se protègent de radiations nocives
que. pour notre malheur, nous ne savons pas déceler. Les néga­
tons à grande vitesse du tube cathodique, en heurtant de plein
fouet, l'écran fluorescent où se créent les images, engendrent
des rayons X dont l'action s'étend assez loin autour de l'appa­
reil. Depuis des décennies, on sait qu'ils tuent des cellules, plu­
tôt les affaiblies ou celles en pleine mitose, sans qu'on sache
les mattriser avec sûreté. Quand ils n'agissent pas aussi brutale­
ment, ils les perturbent par ionisation excessive, par coagulation
ou craquage des protides, par réduction OU par oxydation suivant
les compositions locales. Rn fin de compte, ils modifient dange­
reusement les (pH) et les (rH) tissulaires et même fabriquent
J"
des toxiques. On doit craindre des anarchies cellulaires ou des
• monstruosation. observables presque sur-le.champ ou l la
longue. Il faut les rendre responsables d'anomalies béréditaire!>
par détérioration de chromosomes. Ils engendrent des cancers
ou les favorisent en affaiblissant et en intoxiquant le terrain
organique. C'est pourquoi on trouve six fois plus de leucémies
chez les enfants soumis il des séances de rayons X que cbez
ceux qui en sont privés.
Rn résumé, l'appareil de télévision est un générateur de
rayonnements très pénétrants, dont il importe de se protéger
avec soin. si l'on a vraiment besoin de s'en servir, car il faut se
rappeler comme preuve de son action, que des rats encagés près
de lui, deviennent cancéreux en moins de deux mois.
Se mettre assez loin (trois mètres au moins) n'est qu'une
précaution trop sommaire, de même que d'écourter les séancc!'
(moins de vingt minutes). Mieux vaudrait placcr devant, un
verre plan à cathions lourds et à bore (baryum, plomb, etc.) qui
absorbe une partie importante du rayonnement; mais non point
les émanations de radioactivités secondaires ou celIes véhiculées
par les oourants d'air (1).
Comme je l'indique plus haut, d'après les travaux de Mathias
Buhl, un appareil de télffision moyen, en marche continue.
dégage par an (2.60 Roentgens). En pratique, cela fait déjà
(0,11 R.) par an, pour une séance normale d'une heure par jour.
Malgré les apparences, ce nombre est fort parce qu'il s'ajoute
malencontreusement à d'autres.
c En effet, dans les bonnes régions de la biosphère, le rayon
nement ionisant naturel est d'au moins (0,10 R. par an),
décomposé en: rayonnement cosmique (0,030 R.); rayonnement
terrestre (0,050 R.) et rayonnement atmosphérique (0,020 R.). Il
est assez rare qu'il atteigne (0,200 R.), même pendant les mau­
vaises années de forte activité solaire ou de grands bombar·
dements cosmiques.
Très peu de régions admettent ce maximum dangereux
pour beaucoup de gens fatigués, surmenés et les bébés. Tous
ceux-là doiver.t les éviter. A fortiori, celles à (0,300 R.) sont fran­
chement à fuir. (Dans ces considérations, il s'agit d'émanations
(1) Un écran de ce genre, appel6 c GBANTSCOPE -, • itl r6I.IiIct
depuis la publication de cet article. Il est en d6monstration daDs
toutes les ~ a i s o n s de La Vie Claire.
.1
ionisantes réparties à peu près régulièrement sur toute une
année.)
D'autre part, notre corps fixe et accumule parfois définitive­
ment des éléments radioactifs naturels (potassium 40 = 0,020 R.
- carbone 14 = 0,001 R. - radon et thorion = 0,002 R. ­
radium = 0,01 R. Total 0,024 R./an). Au passage, notons l'in­
fluence très marquée du potassium qui peut bouleverser l'équi­
libre ionisé des cellules quand l'alimentation l'apporte en excès.
Même remarque pour les végétaux forcés aux engrais potas­
siques.
En conclusion, dans les conditions les plus saines, la radio­
activité extérieure et intérieure nous imprègne de 0,124 R./an.
avec effets cumulatifs indestructibles au cours de la vie, ce qu'on
oublie trop. Je pense même qu'à ce degré-là, elle est utile comme
catalyseur biologique et qu'on lui doit bien des synthèses néces­
saires...
De 0 à 5 ans, le taux annuel ne doit pas dépasser (0,147 R.),
de même que pour les gens âgés de plus de 65 ans. Seules les
personnes de 40 à 50 ans peuvent à la rigueur, dans certains
cas, supporter (0,280 R.).
Au-dessus, le cancer menace les individus quels qu'ils soient
et l'on doit prendre de très strictes précautions.
On trouvera ailleurs des nombres plus forts (par exemple
5,0 R. au-dessus de 30 ans). Ils constituent tous des maximum,
seulement possibles pour des gens solides, bien nourris, à l'hy­
giène sévère, soumis à une constante surveillance médicale. Ils
ne sont pas à conseiller dans le cas général et je les trouve
tous exceptionnels et trop forts.
Aux (0,124 R.) s'ajoutent aujourd'hui, dans nos régions encore
peu affectées, les déchets des industries radiochimiques, d e ~
explosions atomiques, les radiotracteurs industriels ou médi­
caux, les substances à phosphorescence excitée ( m o n ~ par
exemple) etc..., d'un total d'environ 0,023 R. On arrive à (0,047
R./an) qui sert de base à mes calculs pour le présent.
S'ajoutent alors les trop fameuses radiographies et les cri
minelles radioscopies, dont certaines rendues périodiques e1
obligatoires (médecine scolaire, médecine du travail, etc.) et que
quelques médecins et dentistes utilisent sans nécessité absolue.
Au total, elles interviennent pour (0,100 R.) c'est-à-dire autant
que la radioactivité de la biosphère 1 Dans ces conditions, la
majorité des civilisés au-dessus de six ans, accumulent (0,247
R./an), valeur très élevée, qui n'est supportable à la rigucur
que par un nombre três limité de gens entre 2{) et 60 ans, donc
forcément nocive pour les enfants et les adolescents. Malgré
cette constatation si grave, on continue de radiographier chaque
année tous les individus quels que soient leur âge et leur résis­
tance physique! N'est-ce pas un non-sens pour ne pas dire
plus? Par cette obligation abusive, contre quoi nous protestons
véhémentement, le seuil de sécurité est dépassé sans conteste.
avec tout ce que cela représente de conséquences immédiates
ou lointaines pour l'organisme et sa descendance.
Voilà donc dans quelles conditions vivent nos enfants, dont
le corps en pleine évolution est si sensible aux radiations.
C'est donc à un nombre dangereux que va s'ajouter à pré·
;.:ent celui des rayonnements de télévision. Avec la moyenne
adoptée qui n'est pas du tout exagérée (0,110), on arrive, dans
les circonstances les moins mauvaises à (0,357 R./an)! Manifes­
tement, il n'est supportable à la rigueur que par des gens très
sains, ayant dépassé la trentaine. En tout cas, il ne s'applique
pas aux jeunes. Ces résultats ne sont pas absolus; mais ils don­
nent des ordres de grandeur que nous devons respecter. Tels
quels, ils expliquent les tristes observations faites aux E.U.A.
sur les enfants toujours face à face avec la télévision: faiblesSé
des membres inférieurs, formes multiples de décalcification.
prédispositions aux leucémies, affaiblissement de la vue et
autres troubles oculaires, etc.
Pour compléter ce sombre tableau, je devrais ajouter les sons
inaudibles par l'oreille humaine qu'émettent les appareils de
télévision et qui, eux, aussi ébranlent et usent les nerfs, d'autant
que le sujet est dévitalisé par les rayons X et par la nourriture.
De tous côtés, prenons bien garde à la télévision! nos en·
fants n'ont pas besoin d'elle impérieusement, comme on
souhaite de nous le faire admettre. Il existe de bons livres, soli·
dement écrits, et présentés avec art, qui les obligent à penser
en profondeur, à réfléchir dans le calme, donc qui les instrui­
sent avec une efficacité incontestablement supérieure et surtout
sans nocivité. Si malgré cet avertissement, on persiste à les
or amuser" 0) par la télévision, au moins qu'on observe des
règles de protection, en sachant bien qu'elles ne sont pas d'une
sécurité complète:
1" Séances courtes (maximum 20 minutes), espacées (1 ou
2 par semaine) ;
2" Distance de l'observateur à l'appareil (plus de 3 mètres);
393
392
••
3* Ecran transparent protecteur (aux borates de plomb et
de baryum);
4* Séances à des heures peu tan:lhes (avant 21 heures);
S* Programme choisi qui instruit, qui mille le pt sans
exciter les nerfs et torturer l'imqination;
6* Gymnastique oculaire après la séance:
7* Nourriture riche en carottes fralches. en huiles vierges
insaturées (tournesol, courge, noisettes, etc.), en figues sèches,
abricots secs, amandes douces, blé sous diverses fonnes;
8- Quelques gouttes d'eau de mer, chaque jour;
9* Prendre SO 1 de prêle fraiche. Hacher. Presser le jus forte­
ment. Ajouter 100 cc. de jus d'épinards. Compléter. 1 litre avec::
de l'eau très peu minéralisée. Donner 200 cc du mélange chaque
matin au réveil, à froid.

LES DANGERS DE LA TELEVISION
par les docteurs N. GLAS et W. Bt1m:ILBR.
(.. La Vie Claire,. de mars et avril 1967.)
Récemment, le journal anglais The Observer publia !a lettre
d'un lecteur relatant l'observation qu'U avait faite sur sa petite;:
fille âgée de sept ans. Elle avait donné brusquement des signes
de grande nervosité; elle avait peur de rester seule dans le
noir et se réveillait la Duit en criant. Sa mère attribuait cette
nervosité aux programmes de la TV (pour enfants). Sur quoi,
le père s'était décidé à regarder lui-même ces programmes;
et voici ce qu'il avait vu: Tout d'abord un cambrioleur était
surpris dans une banque, pourchassé, traqué et arrêté et passé
à tabac. Après quoi de terrifiantes aventures mettaient un
homme aux prises avec un crocodile. Puis, on avait filmé l'exé­
cution d'un bandit, qui, d'ailleurs était idéalisé. et des refrains
des rues accompagnaient les gestes du bourreau qui passait avec
un sourire ironique, la corde au cou de sa victime. Les jOllC$
suivants, mhnes programmes Il sensation. Que fit le père? n
interdit à la fillette de regarder la TV pour eufants; "et ajoute­
t-il, elle a retrouvé le sommeü; mais moi, je l'ai perdu,..
On veille un peu plus maintenant, li ce que les programmes
soient mieux adaptés aux jeunes mentalités. M.aIgré cela, bien
des médecins mettent en garde les parents qui laissent les
3.4
enfants regarder trop souvent ou trop longtemps la TV. Dans
c L'Enfant et la Télévision _, la doctoresse ICRAuss a déooncé
la TV comme le moyen le plus d6fonné de dYéler le monde l
l'enfant, - ce monde qu'il deuait apprendre à connaltre concrè­
tement par ses sens, son toucher, ses perceptions directes, son
activité, ses jeux, OU bien alors par l'activité intérieure de sa
propre imagination quand on lui raconte quelque chose.
Mais il est d'autres objections: on a constaté que les yeux
des enfants étaient abimés par le petit écran. Non seulement
la myopie s'accentue, mais aux Etats-Unis on a établi que, faute
d'exercice, les enfants figés devant la TV souffraient de trou­
bles organiques tels que déformation du squelette, affaiblisse­
ment des muscles, etc. Des troubles apparaissent également
dans le système nerveux, support de la vie psychique. En des
pays comme l'Angleterre, où les statistiques révèlent que 50 à
60 % des enfants regardent la TV, les maîtres d'école se plai­
gnent qu'elle a une influence négative sur les études scolaires
et surtout sur les devoirs faits à la maison. Chez ces petits
téléspectateurs, on note une diminution du sens de l'initiative,
de l'originalité, de la volonté créatrice, ce qui se traduit par le
rait qu'ils ne savent plus s'amuser seuls, ni inventer des jeux.
ni imaginer des histoires. Une passivité les gagne qui n'était
pas dans leur nature mais va jusqu'à la dérobade devant la
moindre responsabilité.
D'autres enfants réagissent autrement: ils sont en proie à
une agitation qu'ils ne peuvent pas maîtriser. Ils cherchent à
reproduire à toute vitesse les scènes qu'ils ont vues à la TV,
Par exemple, un petit garçon prend l'habitude de gesticuler
it une allure folle si bien que ses doigts finissent par être parcou­
rus de spasmes. Un autre ne peut plus rester tranquillement
assis sur les bancs de l'école; il faut qu'il remue les jambes
sans arrêt et le plus vite possible. Un cas frappant est celui
d'un enfant qui était élevé d'une façon très saine et tn:s sage.
Un jour il voit pour la première fois un spectacle de TV, à la
suite de quoi il a des vomissements et, pendant des semaines,
ne parle plus que de bombardements et de catastrophes. Alors
qu'auparavant il ignorait la peur, il ne peut plus maintenant
rester seul dans l'obscurité.
Ce ne sont là que quelques exemples entre mille. de phéno­
mènes qui inquiètent, dans tous les pays, médecins et éduca­
teurs. Un psychiatre auteur d'un livre réputé: .. l'homme sans
moi lO, le ]Y J. Bodamer, écrit: .. Les enfants sont é d u q ~ il
SIS
rebours. Leurs dispersions, leur nervosité, leur agressivité même
sont nettement tributaires de la surabondance d'impressions qui
les assaillent. Les pédiatres remarquent qu'ils n'ont plus la
capacité d'assimiler les multiples sensations sans cesse chan­
geantes. Ces perturbations engendrent des réactions c incom­
piètes" et produisent un état de tension dont l'enfant se soulage
par de l'agitation, des évasions, à l'occasion des fuites vers
l'aventure ".
On comprend mieux cette chaotisation des impulsions volon­
taires si l'on sait que la représentation entraîne toujours un
effet moteur. Toute impression qui frappe les gens engendre des
gestes, des réactions; c'est un fait d'observation. Or, devant le
petit écran, le corps figé refoule ces réactions motrices natu­
relles. Et l'enfant (contrairement à l'adulte) n'a pas encore édifié
en lui de vie psychique qui puisse absorber et digérer ce défilé
d'impressions. Non filtrées, elles gagnent directement l'orga­
nisme et le surchargent d'impulsions non dirigées, restant au
niveau de l'automatisme. Il en résultera des troubles dans le
comportement de l'enfant que l'on taxera de .. déficience mo­
rale ". (Cf Haymann).
Une maigre consolation pourrait nous venir du fait que l'OD
constate chez les enfants qu'au bout de quelques années, ils
perdent le g06t de la TV et se remettent à la lecture. Mais cela
ne suffit pas et les dommages qu'ils ont subis devraient être
réparés par des activités thérapeutiques artistiques. Mais qui
donc s'en donne la peine, qui possède une connaissance assez
subtile de la nature humaine pour leur apporter justement ce
qu'il leur faut? En tout cas, s'il est impossible de soustraire
aujourd'hui les enfants aux conséquences inévitables de la civi­
lisation, tels que bruits, circulation ultra-rapide, cohues, etc., les
maux qu'on pourrait leur épargner, tels que radio, cinéma, ulé­
vision devraient être écartés par de sages parents, ou du moins
réduits au minimum.
c C'est une folie du point de vue pédagogique, de mettre les
enfants de moins de huit ou même de dix ans devant un écran
de TV ,. déclare le Dr C. MUNSTER, qui pourtant établit les pro­
grammes de la TV allemande et une spécialiste de la TV suisse
l'appuie en déclarant: c Les enfants au-dessous de dix ans ne
devraient jamais regarder la TV... ~ .
396
LES MALADIES DUES A LA TELEVISION
CHEZ LES ADULTES
Il résulte des multiples expériences faites par des médecins,
notamment aux Etats-Unis et en Angleterre, que de nombreuses
maladies sont engendrées par la TV même chez les adultes.
Elles concernent particulièrement le cœur et la circulation, et
vont des allergies à l'angine de poitrine, l'état de choc, l'infarc­
tus du myocarde.
Les premières apparaissent souvent après des émissions médi­
cales, des vues prises au cours d'une opération chirurgicale ou
d'autres spectacles trop suggestifs. Rose (Journal médical, 1959­
5(6) affirme que l'angine de poitrine a été plusieurs fois provo­
quée par certaines émissions. Il faut en effet se rappeler que
des spasmes cardiaques allant jusqu'à l'infarctus fatal sont en
général dus à une calcification de 1,5 cm, au point de départ
des artères coronaires postérieures, phénomènes favorisés par
les longues heures d'immobilité dans de profonds fauteuils tandis
que le haut du corps s'affaisse ou se penche en avant. Brante et
Stewart (Journal méd. brit. 1957-237) constatent que la pression
des intestins s'exerçant sur la partie postérieure du diaphragme
agit fâcheusement, si cette pression est longue et régulière. sur
l'irrigation sanguine du muscle cardiaque. Même sans cela, le
fait de rester assis passivement trop longtemps de suite devant
l'écran est mauvais pour la circulation et peut produire des
malaises allant jusqu'aux crampes artérielles et aux thromboses.
Ces manifestations rappellent .. la phlébite des voyageurs»
observée parfois après de longs trajets en avion ou en chemin
de fer. C'est pourquoi, du point de vue médical. il est recom­
mandé de quitter son siège au moins une fois par heure et
de ne pas porter de vêtements trop serres, pour ne pas compri­
mer les organes.
Le raidissement du cou n'est pas non plus sans danger.
L'immobilité rigide de la tête provoque surtout quand le siège
n'est pas à la bonne hauteur, un raidissement douloureux de la
nuque qui favorise la déformation des vertèbres cervicalel>. Ces
troubles et la stagnation du sang dans les veines sont déjà un
danger pour les conducteurs d'autos obligés de rester au volant
pendant des heures, la tête raidie et les membres inférieurs
:rispés.
A ces dangers, il faut en ajouter d'autres qui vielment eux,
des programmes. La TV passe des réclames pour toutes sortes
397
de publicItes qui font considérablement augmenter la c::onsom­
matlon de tabac, d'alcool et de comprimés de toute nature.
contribuant ainsi à m.tner la sanû de la population du monel...
entier.
LA NOCIVITE DES RADIATIONS
Tout appareil de TV émet des rayons radioactifs fort dange.
reux, ce qu'on cache souvent au public ou qu'on néglige par
insouciance. On peut cependant donner, même au profane, une
preuve très impressionnante de ce fait au moyen du compteur
Geiger dont le crépitement va croissant plus le porteur se rap­
proche de l'écran.
Des mesures photographiques prises en l'absence de tout
spectateur ont donné comme résultat: 0,05 R. (R = unité
rayon Roentgen) par semaine, comme le rapporte Mathias Buhl
dans son livre: c Le mond:! révèle son visage lt. Ainsi se trouve
presque atteinte, la dose 1956 le professeur Sievert, le
radiologue suédois bien connu, proposait, tout en recomman­
dant la prudence, de considérer comme le taux de tolérance
hebdomadaire. Depuis 1958, le taux de tolérance officiel était
de 0,2 par semaine. A quel point il est difficile d'établir le taux
de nocivité des émanations radioactives, on peut le voir au fait
qu'en 1925. la dose de 1,4 par semaine était encore admise par
les spécialistes compétents, notamment les généticiens. Depuis,
le taux a été considérablement abaissé.
Mais seules les recherches biologiques faites sur le vivant
peuvent nous faire prendre pleinement conscience du problème
qui est ici en cause. Une chienne soumise pendant deux mois
aux radiations de la TV a mis bas six chiots dont quatre étaient
paralysés de l'arrière-train et deux aveugles. Voilà qui confirme
l'expérience scientifique d'après laquelle c les malformations
de l'œil chez l'embryon sont, dans un grand nombre de cas,
la conséquence de radiations nocives. L'œil des mammifères est
sensible aux rayons; les dommages causés par ceux-ci mérite­
raient la plus grande attention,. (Observations des docteurs
ScnoHN et F. NIGGUJ.)
Il est évident qu'une seule et même séance devant l'écran
n'entraîne aucun trouble discernable. Malgré cela, il ne peut
être question de nier, comme on le fait souvent, la nocivité des
radiations émises par l'appareil. Même dans un journal de télé­
vision bien connu, on a été obligé d'admettre l'exactitude de
renseignements médicaux fixant à 0,05 R. le taux hebdomadaire
398
de tolérance, déjà mentionné. Ce qui est grave, c'est que les
radiations reçues s'additionnent sans arrêt, 1_ orpnes de repro­
duction étant les plus sensibles il leur nocivité. Car,
quelle dose de rayon, si petite soit-e1le, peut provoquer des muta·
tions. Il n'y a pas de dose inoffensive.
Les savants internationaux qui font autoriû dans le domaine
de l'hérédité et des radiations, mettent en garde contre le moin·
dre rayonnement radioactif, même celui qui provient
cadrans de montres lumineux, A plus forte raison, celui des
écrans de télévision qui émettent un rayonnement infiniment

plus fort. Une protection à base de plomb est indispensable
pour éviter au personnel qui les manie les dommages causés
Il
par ces manipulations. Quiconque a lu le livre intitulé c l'Agres.­
Il
sion invisible, le danger des radiations », écrit par deux savant!>
radiologues américains, SCHUBERT et L\pP, et publié en Amé­
rique en 1957, n'aura plus jamais le courage de traiter à la
légère les dangers dont il est question.
Les organismes jeunes étant particulièrement sensibles, on
devra veiller avant t(lut à éloigner totalement les petits enfants
du champ de radiation provenant des appareils. D'une façon
:1
générale et d'après les expériences faites jusqu'ici, l'éloignement
de l'écran devrait être de 3 mètres au moins. Quant aux radia·
tions dispersées qui se répandent dans la pièce où se trouve
l'appareil, on ne pourra guère les éviter, même dans les coins
les plus éloignés.
LE SON QUI TUE
On dit que les souris, les chauve·souris et les araignées pren­
nent la fuite devant l'appareil de TV, que les chiens et les chats
s'éloignent quand il fonctionne. Ces animaux sont avertis par
leur instinct; ils ont évidemment des sensations plus subtiles
que J'homme. On a même souvent observé - mais on ne le dit
pas pour des raisons faciles à comprendre - que des petits
animaux tels que souris, poissons d'aquarium et oiseaux en
cage, meurent très vite au voisinage de ces appareils. Des
observations de ce genre ont été confirmées par des séries
d'expériences.
Ceci attire l'attention sur un autre phénomène secondaire,
fort désagréable pour le téléspectateur et qui pose un problème.
Dans tout appareil, il se produit, lorsqu'est atteinte la fréquence
de plus de 15.600 Hertz par seconde, un son continu très aigu,
désagréable, à la limite des ultra-sons inférieurs. Ce son c tape ,.
399
1
littéralement sur les nens des animalU cités plus haut; ils sont
tués par ce son. Bn général, l'homme adulte ne le perçoit plus
consciemment, alors que de nombreux enfants admettent qu'ils
entendent un sifflement suraigu.
Bien que l'action nocive de ce son continu n'ait pas été
établie avec certitude jusqu'ici, on peut pourtant admettre que
cette charge anormale imposée à notre organe auditif puisse
à la longue ne plus être tolérable. D'ailleurs, elle affecte aussi
le système nerveux et les effets néfastes de l'ultra-son sont bien
connus en médecine.
L'ŒIL EN DANGER
L'œil humain reçoit de la TV des perceptions qui, sous plus
d'un rapport, ne correspondent pas à sa véritable nature. Le
fait que chez les personnes âgées qui regardent la TV il se
produise souvent des cas de glaucômes dus à un excès de
pression oculaire, montre bien les effets néfastes qui en pro­
viennent, effets qui se manifestent toujours, même lorsqu'ils
ne se manifestent pas tout de suite.
Chacun peut se rendre compte par expérience que les yeux
sont très fatigués et même surmenés lorsque soir après soir
ils se sont fixés longtemps sur le petit écran dont la lumière
est instable et papillotante. Cela tient à l'étroitesse anormale du
champ visuel qu'offre l'écran qui est bien plus petit que celui
du cinéma. De ce fait, une partie de l'organe de vision se trouvt'
surmenée tandis que les autres parties restent inemployées.
La structure même de l'œil montre que, jusque dans ses
détails, cet organe s'efforce continuellement de créer un équi­
libre harmonieux entre l'impression qui lui vient du dehors et
ce qui lui répond du dedans. En réponse à la couleur rouge
perçue dans le monde extérieur, l'œil produit de lui-même, la
couleur complémentaire, - le vert. Tout observateur attentif
peut prendre conscience de ce processus vital lorsque lui par­
viennent de fortes impressions colorées.
L'œil voudrait aussi que l'image qu'il reçoit soit claire et
nette; pour l'obtenir, le cristallin s'aplatit pour la vision à dis­
tance et se bombe à nouveau pour voir de près. Lorsqu'il y a
excès de lumière, la pupille se resserre pour se dilater à nou­
veau quand il y en a moins.
Ainsi l'œil effectue continuellement une compensation ryth·
mique et active. Lorsque l'organe visuel fonctionne normalement,
quelque chose de cette recherche d'une harmonie satisfaisante se
400
transmet à l'âme. Mais ceci ne peut avoir lieu que lorsque l'œil
jouit du temps qu'il lui faut· pour réagir intérieurement à l'im­
pression qui lui vient du dehors. Dans la nature, en plein air,
la chose se fait facilement quand les multiples couleurs du
paysage se présentent tranquillement à nous et que nous pou­
vons les assimiler avec l'esprit et l'âme. Alors, l'observateur et
son objet se fondent; ils fusionnent dans une bienfaisante unité.
C'est de la même façon que pour un tableau par exemple,
l'artiste cherche à créer une unité qui se traduit par l'harmonie
des couleurs et des formes.
Or, c'est exactement le contraire qui se produit chez le télé­
spectateur. La TV, par son principe même, agit en dissociant, en
rendant impossible à l'œil, à l'âme, toute activité tendant à pro­
duire un équilibre harmonieux. C'est par une illusion que les
valeurs spatiales semblent changer sans cesse sur l'écran, qui
est en réalité immobile. De ce fait, la part active que l'œil prend
à toute vision réelle est sans emploi; l'énergie oculaire tombe
en léthargie et se paralyse.
La surface lumineuse de l'écran ne donne pas un spectre
continu comme la lumière du jour ou la lampe à incandescence,
mais un mélange artificiel de lueurs jaunâtres et bleuâtres.
" L'œil ne pouvant de ce fait s'adapter à une intensité moyenne.
la vision est déformée dans le sens d'une perception dalto­
nienne; la précision de la vue en subit un préjudice durable et
doit être corrigé lt (Carl Heymann). C'est pourquoi on conseille
de porter des lunettes correctrices ou d'allumer des lampes
dans la pièce où l'on regarde des émissions. Toutes ces ano­
malies dues à cette prétendue c Télé-vision .. (que du point de
vue physiologique on pourrait appeler anormalement proche)
font que la fatigue de l'œil est très compréhensible. A tout cela
s'ajoute la très grande sensibilité aux rayons du cristallin lui­
même qui n'est plus nourri directement par le sang et s'en
trouve par conséquent fortement dévitalisé.
DOMMAGES CAUSES
AUX AUTRES ORGANES SENSORIELS
D'autres sens encore, reçoivent de la TV une influence néga­
tive. Chaque émission étant accompagnée de textes parlés,
l'ouïe en. pâtit également. Les musiciens et les professeurs de
musique se plaignent souvent de ce que la finesse de l'ouie
chez les jeunes est très altérée par l'audition de plus en plus
401
fréquente de musiques émises par des appareils techniques, dis­
ques, radios, TV, etc.
U se produit une très nette dégradation de l'oreille musica.Je.
Pour l'auditeur l'expérience est en effet toute différente - qu'il
s'agisse de musique, de récitation ou de représentation théâtrale
- selon qu'il entend une transmission artificielle ou qu'il a un
rapport humain direct avec les artistes présents. L'appareil tech­
nique a pour effet que l'impression sonore chez l'auditeur reste
plus ou moins dans le domaine des ondes physiques, mécani­
ques. Mais alors le sentiment de ce qu'il y a de vie intérieure
dans le langage ou le son ne peut pas s'exercer et se développer.
Car il faut pour cela ce • sens de la parole.. que nous décou­
vrons en nous observant profondément. Joint à ce • sens du
moi d'autrui .. qui est rendu totalement inactif dans la télévision.
Par ce dernier sens, nous pénétrons au centre même de la
personne que nous avons devant nous.
Vue sous cet angle, la télé élargit donc la zone des dangers
qui nous menacent. Sous l'influence des découvertes
mises à la portée de tous sans discernement, que d'être humains
s'affaiblissent et deviennent moins résistants de corps et d'Ame.
C'est seulement lorsqu'on a reconnu les causes profondes de
L'es dangers qu'on peut lutter contre eux.
Les informations que procure la TV ne valent pas le prix
qu'il faut payer par l'altération de nos sens. Si, dans le calme
et la réflexion, nous nous exerçons et que nous habituons nos
enfants à regarder avec intérat, avec attention et amour Jes
formes et les couleurs du monde qui nous entoure, il en nattnt
dans les âmes une force et un équilibre grlce auxquels l'huma­
nité pourra se maintenir sainement et développer une activité
créatrice dans le monde. Par contre, si nous permettons aux
enfants de tirer de la radio, du cinéma ou de la télévision l'es­
sentiel de leur connaissance de l'univers, il se produira chez eux
une faille - à la fois dans leur vie intérieure et leur relation
avec le monde - qui se manifestera plus tard d'une façon patho­
logique.
Les organes sensoriels, quand ils sont judicieusement 6du­
qués, restent sains et peuvent nous transmettre des tréson dr
connaissances.
LA. DESAGREGATION DE L'AME.
Ces quelques exemples, qui pourraient etre multipliés à v0­
lonté, montrent assez clalrement qu'il y a dans la ­
en elle-même ct tout à fait des programmes ­
.IZ
un sérieux danger pour l'adulte et surtout pour l'enfant. La
cause profonde, c'est que le spectateur est intérieurement • ha­
ché" par l'émission. Ceci devrait presque être pris à la lettre.
Car l'allure à laquelle les événements se succèdent ne pennet
pas à l'âme une véritable concentration. Elle est littéralement
déchiquetée. Ce qui apparatt sur l'écran est en réalité un rappro­
chement artificiel de nombreux points lumineux plus ou moins
atténués. Ceux-ci courent à toute vitesse à travers un système
de lignes très fines ce qu'on appelle le « réseau ... - d'où résulte
l'image. Le spectateur perçoit tous ces reflets lumineux qui se
produisent sur l'écran. Il passe en moyenne 25 images complètes
à la seconde. Si l'on prend la peine de calculer le nombre d'élé­
ments dont une pareille image est composée, on obtient le
nombre fantastique de 4.750.000 éléments - de points lumineux
_ qu'il faut projeter en une seconde pour qu'on ait l'illusion
de personnages en mouvement. C'est là un véritable chef·
d'œuvre d'intelligence technique.
Mais notre âme ne se laisse pas tromper à ce point. EUe
sent obscurément cette pulvérisation des de la per­
ception sensible, même s'ils sont artificiellement recomposés.
A cela certains peuvent objecter que les gens aspirent justement
à la dispersion et non pas à la concentration. Eh bien ils la
trouveront dans la télévision plus qu'ils ne s'en doutent eux­
mêmes.
Déjà ces brèves indications suffisent à montrer que la désa
grégation de l'âme au cinéma est anodine par rapport à celle
que produit la TV. Car l'élément de base du cinéma reste tou­
jours l'image complète et le nombre des éléments à la seconde
se maintient dans des limites plus modérées. Ce qui ne veut
pas dire qu'il faille préférer le cinéma à la TV; nous voulons
seulement souligner que les effets nocifs qu'enaen
dre
le cinéma
sont infiniment plus graves il la TV.
LA TELEVISION A L'ECOLE
En ce qui concerne l'élimination du • sens du moi d'autrui»
dont nous avons parlé plus baut, un nouveau pas vers la • des·
humanisation.. consiste dans le fait qu'aux Etats-Unis, la TV
est appliquée sur une vaste échelle dans les Ecoles et les Uni­
versités. Certaines Ecoles en Europe l'ont également adoptée.
Résultats, l'action bienfaisante que pourrait avoir sur la jeu­
nesse le caractère et la peraon.nalité d'un maltre de valeur R
.IS
perd de plus en plus. Or, elle constitue un élément formateul
précieux et même essentiel. Citons à ce propos la revue c Uni­
versitas» (n· 12-1960): «La constitution de toute notre vie pu­
blique nous met dans la nécessité de protéger les jeunes contre
les suggestions des moyens d'information actuels et de la publi­
cité. On observe que la mentalité du consommateur s'introduit
dès l'école. Ce fait montre que celle-ci donne une formation
exactement opposée à celle que devrait donner une Ecole mo­
J.ernl!" (Dr FIitner).
C'EST L'HOMME LUI·MEME QUI EST EN CAUSE
Cdui qui s'assied devant le petit écran se met volontaire­
ment dans un état de réceptivité qui rend l'image hallucinante,
nocive pour sa santé.
Des conséquences psychiques plus pernicieuses encore décou­
lent cie ce qui est actuellement le plus puissant moyen d'action
sur les masses. On en prend déjà conscience en certains pays.
En Suisse, par exemple, où une c Société de réaction contre la
télévision JO s'est fondée. Voici en quels termes elle attire l'atten­
tion sur les dangers en question: c Lorsque dans nos familles,
la TV fait partie de la vie journalière, la nervosité, la dispersion
..:t la superficialité augmentent, tandis que reculent le sens de
l'observation, la faculté d'assimilation et les forces créatrices.,.
Nous n'exagérons pas lorsque nous disons: C'est l'être humain
qui est en cause: ses qualités psychiques dépendant dans une
grande mesure d'un usage normal de ses organes sensoriels, car
en eux s'enracine l'âme qui s'éveille dans le corps chaque matin.
Dans l'agitation de la vie quotidienne, l'homme d'aujourd'hui
court déjà le danger de perdre à chaque instant son calme inté­
rieur et sa capacité de réflexion. Souvent déraciné au point
de vue religieux, il cherche à s'étourdir, à compenser le vide
de <;on âme par toutes sortes de sensations. II risque non seu.ler
ment que son être perde tout contact avec ses sources créa
trices. mais que son moi sombre dans la masse. Nul doute que
la TV - la chose a souvent fait l'objet de discussions publi­
ques - favorise ce processus grégaire de façon effrayante, sans
parler des abus démagogiques de son utilisation par les pouvoirs
politiques.
Doit-<JD vraiment en arriver à ce que prédit Joachim Bodamer
dans son livre déjà cité: c L'homme sans moi,. ? L'homme va-t-il
devenir un «animal visuel JO pour qui un événement vu sur
404
l'écran semblera plus réel que les faits extérieurs mêmes? Nou<;
citons Bodamer: «La déformation de l'âme humaine due à ces
pièges visuels a fait de rapides progrès sans que nous ayions
remarqué pourquoi et comment la chose s'est produite... Ce phé­
nomène exerce une pression inouie sur l'avenir de la nature
humaine. JI
UN PHENOMENE SOCIAL (1)
L'étude qu'on vient de lire, écrite par des médecins, vient con·
firmer le cri d'alarme de Carl Heymann qu'on a trouvé plus
haut.
En France, on s'est surtout attaché jusqu'ici au phénomène
sociologique qu'offre l'introduction de la TV au foyer familial.
On la considère comme un remède possible à la maladie de bien
des foyers modernes: le vide moral entre les membres d'une
même famille. Ce vide est péniblement ressenti par les époux
qui ont laissé s'user leur vie conjugale et ne trouvent plus
rien à se dire. Il est plus tragique encore entre les générations,
quand des cassures ont eu lieu au cours de violentes discus­
sions, mais que l'on continue - il le faut bien! - de mener
la vie en commun.
La télévision apparaît alors comme une panacée. On tourne
le bouton. La pièce se remplit d'une animation anonyme qui
semble faire momentanément oublier les raisons qu'on aurait
de « faire la tête:o. Mais cet accord négatif des membres d'une
même famille, fascinés par le même spectacle, n'apporte - est·il
besoin de le souligner? - aucune solution. Seul, un effort de
bonne volonté de la part des uns et des autres pour recons
truire des liens distendus, ou même rompus, rétablirait lme
circulation entre les «emmurés,. volontaires. Il faudrait pour
cela que chacun se décide à faire quelques pas vers le point de
vue de l'autre, donc à se mettre intérieurement en mouvement en
marche. Mais cette décision ne peut venir que du fond actif
de l'âme, si ce fond n'est pas trop léthargique.
C'est ici que la TV peut faire plus de mal que de bien, en
favorisant cette léthargie. Elle envoûte son petit public avec
toutes sortes d'images factices et obsédantes qui paralysent
l'esprit personnel d'invention, de décision. Elle ne remplit pas
(1) Commentaire de la revue: «Triades" à la suite de la publi­
cation originale de l'étude des Ors Gus et BUElIl.JlR, que "La Vie
Claire» avait obtenu l'autorisation de reproduire.
405
les vides, elle les masque, et endort toute veUéiU de traYlliJ1er
par soi-même l les combler.
Signalons qu'au dernier Congrù mott4ÙJl de mentale,
Mme Gratiot-Alphandéry et le Dr Jean Rousselet ont présenté un
rapport sur la c Télévision et la Famille It, plein d'intéressantes
constatations. E.ntre autres, cellesd:
Les enquêtes faites sur les foyers familiaux aecueiUallt ka rv
ont révélé que les ruraux étaient plus récalcitrants que les
intellectuels. Et ensuite, que ceux qui reviennent le plus vite
de l'engouement pour le petit écran étaient en tous milieux,
d'abord les enflUlts, puis les adolescents, tandis que les adultes
en prenaient plus facilement la routine. Ces observations mon­
trent que les réactions soot d'autant plus saines que les sujets
sont plus proches des forces de la vie, de ce que nous avons
appelé le c pôle de vie et d'inconscience It. Heureusement que la
vie tend encore quelque part l se défendre, Mt-ce par l'instinct 1
406
ANNE.XE. V
DEUX METHODES DB DETECTION PRECOCE DU CANCER
1- des cnstallisatloru (1).
Le Dr Vivini, qui s'inspire de cette méthode que lui ftt con·
naître le Dr Bourgeois, donne les précisions suivantes:
La méthode des cristallisations permet, non seulement de
diagnostiquer le cancer en évolution, mais surtout de diagnos­
tiquer l'état précancéreux et de prévoir l'apparition d'un cancer
plusieurs années avant que les méthodes usuelles (radiogra­
phies, biopsies, etc.) ne puissent le faire, c'est·à-dire à un stade
où les thérapeutiques de terrain sont encore efficaces et, avant
tout, les traitements naturels et la thérapeutique alimentaire.
La méthode de cristallisation permet aussi, chez un cancéreux
avéré, de diagnostiquer et de localiser les métastases en forma­
tion, avant qu'elles ne soient détectables par les moyens ordi­
naires. Le principe de la méthode est simple.
Si l'on fait cristalliser dans certaines conditions de tempé­
rature et d'humidité, du chlorure de cuivre, on obtient un assem­
blage de cristaux tout à fait anarchique, avec d'innombrables
arborescences désordonnées_ Si l'on recommence la même opéra­
tion en ajoutant une goutte de sang sain, on obtient une cris.­
tallisation harmonieuse avec centre unique d'où divergent tous
les cristaux. Si l'on recommence avec une goutte de sang d'un
malade, on a encore une cristallisation ordonnée, mais avec
plusieurs centres, et chacun correspondant à un organe défini
ou un groupe d'organes. '
La forme des cristaux dans le cas du sang d'un malade, per­
met de savoir pour l'organe atteint, s'il s'agit d'une inflammation
(l) Paru dans « La Vie Claire» de mars 1962.
407

... malgré certaines pressions.. l'individu est en pleine croissance. ont fait des mesures nombreuses et précises.. . nent tout au long de la vie.. conformément au tableau qui suit: Age en années Dose annuelle maximum en roentgen. je souhaite que les seuils de protection finale­ ment adoptés pour les spécialistes soient au plus égaux à la moitié des nombres précédents. .. surtout de vingt ans... la radioactivité annuelle ne doit pas dépasser 0.. .2 r) et exceptionnellement (0.. les appareils de mesure. parce que je ne peux pas observer des atomistes qui... tel que trop de gens le conçoivent... « Pour une population non entrainée. .ixième de Roent­ gen (0.. de ... non obligée à des services nucléaires. les radiations naturelles originaires du sol et du ciel nous font absorber par an environ un d... avec le commentaire succint qui le précédait. (1) Paru dans « La Vie Claire" de juillet 1962 et (2) Bd.. janvier 1964. peut absorber au plus une dose de radioactivité régulière de cinq roetgens par an.. Notons qu'il s'agit là de l'intensité d'un rayonnement à peu pr~s continu.. beaucoup plus sensible à l'action ~nétique des rayons X ou Y. 5 r 4 r .. sans poussées trop brusques et que ses effets s'addition.... je ne disposais pas de données suffisantes sur la radioactivité émise par les appareils de télévision et je n'ai fourni que des indications limitées. assez rarement (0.. Aussi je conseille fort d'abaisser le maximum tolérable. . par exemple compteurs Geiger. 1 2 r 1. Revenant au tableau que j'avais dressé (p. non avertie.. « Puisque le Progrès. de grands spécialistes admettaient encore en 1928 un seuil général de 80 R. seraient soumis à de pareilles doses... ..... « En moyenne... qui me permettent de compléter aujourd'hui divers points que j'avais ou passés sous silence ou indiqués qualitati... comme ceux de certains toxiques Au-dessus 25-30 ans 20-25 ans 15-20 ans 10-15 ans 5-10 ans 0. en grande activitt cellulaire et par conséquent. En 1956..3 r cancérog~nes qui c teignent» les cellules..... Pour en revenir à la télévision... « J'admets qu'un homme SAIN...2 r 0.«Au-dessous de trente ans...5 ans de 30 ans ... de père en fils. Les mesures nouvelles ne les ont pas démentis..... prouvent qu'elle émet une radioactj· 386 Sl7 ... quand j'ai écrit ma brochure «Le Danger Atomi. La Vie Claire •. des malades.... "Mon tableau s'appuie sur les expériences actuelles qui encore manquent de recul. des individus à la formule sanguine anor· male.. car il correspond à environ cinquante fois la valeur moyenne du rayonnement dans la biosphère.... . vement. je reste persuadé qu'ils constituent des maxima qu'il est prudent de ne pas approcher.. au-dessus de trente ans...3 r). que» (2)...... Il est effrayant de penser que des généticiens......I On voit les dangers qu'ils ont fait courir aux malades. Il risque d'indiquer des valeurs trop élevées. C'est là un 11UUimum qu'il est sage de ne pas trop approcher...... Par quels autres ll's remplacer? A mon avis.6 r 0. 77). je constate qu'il garde toute sa valeur. » On voit avf'C quelle prudence j'avais proposé les coefficients de sC:curité.. exige des laboratoires et des usines atomiques et qu'on ne semble rien pouvoir contre.. qui comprend des enfants.. des nombres cessent de s'appliquer. ... m&:ne si on est en pleine santé et sans fragilité sanguine.3 roentgen par an... docteur ès-sciences.... les expérimentateurs.... Quant à moi.1 l')... ANNEXE IV DANGERS DE LA TELEVISION RADIOACTIVITE ET TELEVISION (1) par le professeur Raymond LAUTIE.•. Depuis.. des vieil· lards. Il me semble utile de le rappeler ici.

" Ceux qui aiment la télévision n'oublieront pas que les enfants. surtout les bébés. dans un grand nombre de cas. c'est tout de même 0.60 R. De jour en jour. de plus de trois mètres. ces mon· tages astucieux ne sont en dalit6 que des balbutiements. celles-ci sont facilement perturbées par les radio­ activités. les organes de reproduction sont très peu résis­ tants aux radiations et se stérilisent vite ou subissent des effets qui bouleversent l'hérédité. Et ces auteurs d'écrire: C . J'ajoute que l'agresseur est souvent dans notre demeure et introduit par nous. et les malades du u sang sont les plus sensibles aux radioactiYit6s.. aux séniles. la télévision envahit les foyers. Si l'on admet une seule heure quoti­ dienne d'utilisation. aux femmes enceintes. que l'on ajoute sans s'en rendre compte. les éloigneront de l'écran. aux personnes dont le sang est anormal. Pour chaque sexe. Je lui recommande de réfléchir sur deux points très importants: 1" Sans précaution de sa part.. Les radier logues américains Schubert et Lapp ont déclaré avec un grand courage que nous sommes à présent dans l'ère de c l'agression invisible lt. Alors. 388 319 . même les plus modestes. en limitant la durée de séance à moins d'une demi-heure par jour. je trouve admirable cette réalisa­ tion qui transmet le mouvement au loin par les ondes. adoptons la règle sui­ vante. alors que le rayonnement tellurique peut approcher déjà ce maximum. Cela constitue un de ses nombreux dangers. etc. Il n'en reste pas moins qu'on dispose. Certes. malgré sa sévérité: c Il n'existe point de dose de radio­ activité inoffensive.. rappe lant un peu les temps héroïques de la télégraphie sans fil. je ne suis pas sûr que cette précaution suffise dans tous les cas. dans trop de cas. Mais le but de cet article est surtout de mettre en garde le téléspectateur contre l'agression invisible. aux malades. Or. malgré la valeur très relative de la majorité des programmes. parce que les données expérimentales ne sont pas encore complètes. Elle a mis bas six chiots dont quatre étaient paralysés de l'arrière­ train et deux aveugles. cela suffit à faire franchir le seuil maximum de sécurité. Je ne déconseille pas absolument la télévision. Certains ajouteront que la télévision engendre d'autres dan· gers et en particulier émet des sons aigus (15. D'ailleurs. il risque de recevoir une radioactivité moyenne de 0. à raison d'une séance quotidienne d'une heure. D'une manière générale.V. aux anémiés. ne supportent pas sans risque 0. du point de vue pratique. un appareil de T. Soyons donc d'une extrême prudence sur ce sujet et par mesure de sécurité.vité notable dont on parle trop peu. je leur signale des observations des docteurs Schoen et F. en marche continue débiterait annuellement 2. comme physicien. La femme enceinte autant que le bébé est sensible aux radiations. Par contre. malgré l'émerveillement qu'ils provoquent. ils les éloigneront le plus possible du champ de radia­ tion et par exemple. On me répondra que l'on n'est pas devant son poste de télévision vingt-quatre heures par jour et c'est exact. J'ajoute que je connais bien des familles qui passent plus d'une heure par jour devant leur appareil de télévision. chez soi. aux cancé· reux. peut-être encore le plus sérieux. D'apn:s les recherches apportées par Mathias Buhl. surtout pour les enfants et les fragtlisés. je déplore cet engouement actuel qui nuit à la santé tant physique que morale des populations. les malfor· mations de l'œil chez l'embryon sont. enfin qu'elle fatigue la vue.3 R. parce que son fœtus est en période de nombreuses et rapides mutations. aux jeunes enfants.13 R. des radioisotopes de diagnostic ou de traite­ ment.. aux ouvriers exposés aux radiations par leur travail. assez nombreuses et que les expérimentateurs ne disposent pas d'un recul suffisant. Voilà un progrès dont il convient de féli­ citer les hommes de laboratoire. ce qui risque de provoquer des monstruosités. que les femmes enceintes. 2° Un enfant au-dessous de 5 ans et peut-être une femme enceinte. Niggli: on a placé pendant deux mois une chienne gravide devant un appareil de T. . mais qu'Off n'en abuse pas.600 Hert?) presque à la limite des ultra-sons inférieurs qui ébranlent fortement les nerfs.13 R.. C'est surtout une question de mode. même si des adultes ne l'entendent pas. au bout d'un an. d'une source de radio­ activité vraiment intense. à la dose reçue par ailleurs dans le courant de la journée.V. qu'il faut avoir le courage de signaler. en même temps que la parole. Ce chiffre apparaît d'autant plus élevé qu'il s'ajouterait à la radioactivit6 naturelle et à celle des radioscopies. des conserves irradiées ou des retombées nucléaires. en marche. Tout cela est exact et s'additionne trop souvent au mal des radiations pour l'aggraver indirectement. n reste beaucoup à faire avant que les images apparaissent vrai ment nettes et stables. la conséquence de radiations nocives. Pour essayer de les convaincre du danger qu'elles risquent de courir.

toujours plus sensi­ bles physiquement et plus émotifs. C'est pourquoi on trouve six fois plus de leucémies chez les enfants soumis il des séances de rayons X que cbez ceux qui en sont privés.020 R. cela fait déjà (0. peine inconsciemment dans l'observation difficile de tant de lignes indécises que son cerveau rectifie sans cesse. Il est assez rare qu'il atteigne (0. observables presque sur-le.). surtout. On doit craindre des anarchies cellulaires ou des • monstruosation. c En effet. ce nombre est fort parce qu'il s'ajoute malencontreusement à d'autres. sans qu'on sache les mattriser avec sûreté. le rayon nement ionisant naturel est d'au moins (0.IiIct depuis la publication de cet article. deviennent cancéreux en moins de deux mois. nous ne savons pas déceler.). par coagulation ou craquage des protides. même pendant les mau­ vaises années de forte activité solaire ou de grands bombar· dements cosmiques. notre civilisation anormale n'avait pas mille occasions de nous sunnener.) et rayonnement atmosphérique (0. dégage par an (2.300 R. un verre plan à cathions lourds et à bore (baryum. de même que d'écourter les séancc!' (moins de vingt minutes). ils modifient dange­ reusement les (pH) et les (rH) tissulaires et même fabriquent des toxiques. ni d'un intérêt réel. D'où une fatigue anormale des yeux au bout de quelques minutes et la nécessité d'une délicate acrommodation. etc. (Dans ces considérations. on sait qu'ils tuent des cellules. dont il importe de se protéger avec soin. Un tel effort continu de mise au point oculaire cor­ respond à une intense dépense nerveuse. pour notre malheur. le défilé de mauvaises images se prolongera. en heurtant de plein fouet. En pratique.10 R. ils se protègent de radiations nocives que.) par an. en profondeur.050 R. avec tout ce que cela comporte pour la santé. il y abime ses yeux et y malmène tout son système nerveux. décomposé en: rayonnement cosmique (0. Même sans tenir compte d'autres facteurs. une émission ininterrompue d'un rayonnement dur qui pénètre l'observateur. Ils engendrent des cancers ou les favorisent en affaiblissant et en intoxiquant le terrain organique. sans arrêt. car il faut se rappeler comme preuve de son action. d'ailleurs sans profit puisque les pro­ grammes ne sont ni à sa portée. Quand ils n'agissent pas aussi brutale­ ment.) sont fran­ chement à fuir. Mieux vaudrait placcr devant. que des rats encagés près de lui. celles à (0. Tous ceux-là doiver. pour une séance normale d'une heure par jour. Comme je l'indique plus haut. entretenant une grave fatigue oculaire et nerveuse.t les éviter. surtout chez les enfants. rayonnement terrestre (0. s'écartent toujours d'un appareil de télévision. • itl r6I. Très peu de régions admettent ce maximum dangereux pour beaucoup de gens fatigués. sans tenir compte de questions électorales ou autres. et plus dangereusement même. si l'on a vraiment besoin de s'en servir. et sont pénibles l reprder longtemps. si les responsables daignaient prendre leur rOle au sérieux et s'occuper de l'éducation de la Nation. avec les budgets dont on dispose. plu­ tôt les affaiblies ou celles en pleine mitose. Les troubles de la vue qu'on observe chez ceux qui abusent de la télévision. l'appareil de télévision est un générateur de rayonnements très pénétrants.t-il. comme si par ailleurs.200 R. Il est en d6monstration daDs toutes les ~aisons de La Vie Claire. Depuis des décennies. il s'agit d'émanations (1) Un écran de ce genre. dont les sens sont aigus. Rn fin de compte. dans les bonnes régions de la biosphère.champ ou l la longue. surmenés et les bébés. qui est le pourpre rétinien. plomb. Rn résumé. pour longtemps.60 Roentgens). Il faut les rendre responsables d'anomalies béréditaire!> par détérioration de chromosomes. Malgré les apparences. engendrent des rayons X dont l'action s'étend assez loin autour de l'appa­ reil.Présentement. appel6 c GBANTSCOPE -. par an). mais non point les émanations de radioactivités secondaires ou celIes véhiculées par les oourants d'air (1). J" . Par contre. Ce dernier point pourrait être vite amélioré. analogue à celui du radium.). Instinctivement. semble.030 R. Il y a en supplément. par réduction OU par oxydation suivant les compositions locales. ils les perturbent par ionisation excessive. l'écran fluorescent où se créent les images. à plus de vingt mètres. Sa présence explique pourquoi les rats. à un véritable gaspil­ lase de cette substance précieuse et très coilteuse pour l'orga­ nisme. L'enfant. A fortiori. d'après les travaux de Mathias Buhl. eJles c sautent. Se mettre assez loin (trois mètres au moins) n'est qu'une précaution trop sommaire.11 R.) qui absorbe une partie importante du rayonnement.1 . un appareil de télffision moyen. en marche continue. ne tiennent pas qu'à des défauts d'images tremblées et que le cerveau essaie de rectifier au plus vite. Les néga­ tons à grande vitesse du tube cathodique.

247 R. la majorité des civilisés au-dessus de six ans.0 R. Tels quels. En tout cas. bien nourris. elle est utile comme catalyseur biologique et qu'on lui doit bien des synthèses néces­ saires. contre quoi nous protestons véhémentement. sur les enfants toujours face à face avec la télévision: faiblesSé des membres inférieurs. dont le corps en pleine évolution est si sensible aux radiations.110). dans certains cas. affaiblissement de la vue et autres troubles oculaires. on persiste à les or amuser" 0) par la télévision. médecine du travail.). eux.01 R. formes multiples de décalcification.. notons l'in­ fluence très marquée du potassium qui peut bouleverser l'équi ­ libre ionisé des cellules quand l'alimentation l'apporte en excès. Voilà donc dans quelles conditions vivent nos enfants. mais ils don­ nent des ordres de grandeur que nous devons respecter.).100 R. dans nos régions encore peu affectées. seulement possibles pour des gens solides. soumis à une constante surveillance médicale.357 R.001 R. valeur très élevée.124 R. il n'est supportable à la rigueur que par des gens très sains.carbone 14 = 0. dont certaines rendues périodiques e1 obligatoires (médecine scolaire. Je pense même qu'à ce degré-là. les radiotracteurs industriels ou médi­ caux. donc qui les instrui ­ sent avec une efficacité incontestablement supérieure et surtout sans nocivité. De tous côtés. On arrive à (0.) et que quelques médecins et dentistes utilisent sans nécessité absolue. supporter (0.) c'est-à-dire autant que la radioactivité de la biosphère 1 Dans ces conditions. aussi ébranlent et usent les nerfs. je devrais ajouter les sons inaudibles par l'oreille humaine qu'émettent les appareils de télévision et qui. on arrive. avec tout ce que cela représente de conséquences immédiates ou lointaines pour l'organisme et sa descendance. espacées (1 ou 2 par semaine) . le cancer menace les individus quels qu'ils soient et l'on doit prendre de très strictes précautions. qui n'est supportable à la rigucur que par un nombre três limité de gens entre 2{) et 60 ans. au moins qu'on observe des règles de protection. le taux annuel ne doit pas dépasser (0. En conclusion. il ne s'applique pas aux jeunes./an).047 R. . notre corps fixe et accumule parfois définitive­ ment des éléments radioactifs naturels (potassium 40 = 0. C'est donc à un nombre dangereux que va s'ajouter à pré· . Au total. Avec la moyenne adoptée qui n'est pas du tout exagérée (0. et présentés avec art. Au-dessus.280 R./an) qui sert de base à mes calculs pour le présent. Seules les personnes de 40 à 50 ans peuvent à la rigueur./an)! Manifes­ tement. Total 0.) D'autre part./an.024 R. d'autant que le sujet est dévitalisé par les rayons X et par la nourriture.020 R. etc. en sachant bien qu'elles ne sont pas d'une sécurité complète: 1" Séances courtes (maximum 20 minutes). de même que pour les gens âgés de plus de 65 ans.:ent celui des rayonnements de télévision. dans les circonstances les moins mauvaises à (0. qui les obligent à penser en profondeur. avec effets cumulatifs indestructibles au cours de la vie. donc forcément nocive pour les enfants et les adolescents. soli· dement écrits. à l'hy­ giène sévère. Ils ne sont pas à conseiller dans le cas général et je les trouve tous exceptionnels et trop forts.. prenons bien garde à la télévision! nos en· fants n'ont pas besoin d'elle impérieusement.A. Aux (0. elles interviennent pour (0. on continue de radiographier chaque année tous les individus quels que soient leur âge et leur résis­ tance physique! N'est-ce pas un non-sens pour ne pas dire plus? Par cette obligation abusive.147 R. Pour compléter ce sombre tableau..ionisantes réparties à peu près régulièrement sur toute une année. au-dessus de 30 ans). la radio­ activité extérieure et intérieure nous imprègne de 0.. comme on souhaite de nous le faire admettre. accumulent (0./an). ­ radium = 0. De 0 à 5 ans..023 R. Malgré cette constatation si grave. Si malgré cet avertissement. . Il existe de bons livres. 392 393 .U. ils expliquent les tristes observations faites aux E. S'ajoutent alors les trop fameuses radiographies et les cri minelles radioscopies. prédispositions aux leucémies.124 R. Ils constituent tous des maximum. de~ explosions atomiques. etc. Au passage. On trouvera ailleurs des nombres plus forts (par exemple 5. les substances à phosphorescence excitée (mon~ par exemple) etc. ce qu'on oublie trop. Même remarque pour les végétaux forcés aux engrais potas ­ siques. Ces résultats ne sont pas absolus.002 R. dans les conditions les plus saines. le seuil de sécurité est dépassé sans conteste.) s'ajoutent aujourd'hui. les déchets des industries radiochimiques. 2" Distance de l'observateur à l'appareil (plus de 3 mètres). ayant dépassé la trentaine. à réfléchir dans le calme. d'un total d'environ 0.radon et thorion = 0..

Que fit le père? n interdit à la fillette de regarder la TV pour eufants. Elle avait donné brusquement des signes de grande nervosité. Chez ces petits téléspectateurs. Les jOllC$ suivants. Un psychiatre auteur d'un livre réputé: . Dans c L'Enfant et la Télévision _. à froid. d'ailleurs était idéalisé.. on note une diminution du sens de l'initiative. l'homme sans moi lO... à la suite de quoi il a des vomissements et. qui mille le pt sans exciter les nerfs et torturer l'imqination. bien des médecins mettent en garde les parents qui laissent les enfants regarder trop souvent ou trop longtemps la TV. Des troubles apparaissent également dans le système nerveux. pourchassé. elle a retrouvé le sommeü. qui. blé sous diverses fonnes. pendant des semaines. son activité. etc.. li ce que les programmes soient mieux adaptés aux jeunes mentalités. Un autre ne peut plus rester tranquillement assis sur les bancs de l'école. le père s'était décidé à regarder lui-même ces programmes.. mais aux Etats-Unis on a établi que. il faut qu'il remue les jambes sans arrêt et le plus vite possible.3* Ecran transparent protecteur (aux borates de plomb et de baryum).Quelques gouttes d'eau de mer. Donner 200 cc du mélange chaque matin au réveil. ses perceptions directes. Les enfants sont éduq~ il 3. • •• LES DANGERS DE LA TELEVISION par les docteurs N. . amandes douces.4 SIS . "et ajoute­ t-il. ni inventer des jeux. de mars et avril 1967. la doctoresse ICRAuss a déooncé la TV comme le moyen le plus d6fonné de dYéler le monde l l'enfant. les maîtres d'école se plai­ gnent qu'elle a une influence négative sur les études scolaires et surtout sur les devoirs faits à la maison. en huiles vierges insaturées (tournesol. Mais il est d'autres objections: on a constaté que les yeux des enfants étaient abimés par le petit écran.ce monde qu'il deuait apprendre à connaltre concrè­ tement par ses sens. Ajouter 100 cc. de phéno­ mènes qui inquiètent. médecins et éduca­ teurs.) Récemment. ses jeux. On veille un peu plus maintenant. je l'ai perdu. GLAS et W. D'autres enfants réagissent autrement: ils sont en proie à une agitation qu'ils ne peuvent pas maîtriser. Hacher. Un cas frappant est celui d'un enfant qui était élevé d'une façon très saine et tn:s sage.: fille âgée de sept ans. affaiblisse­ ment des muscles. de la volonté créatrice. 1 litre avec:: de l'eau très peu minéralisée. Sur quoi. Sa mère attribuait cette nervosité aux programmes de la TV (pour enfants). La Vie Claire. il ne peut plus maintenant rester seul dans l'obscurité. ce qui se traduit par le rait qu'ils ne savent plus s'amuser seuls. support de la vie psychique. Après quoi de terrifiantes aventures mettaient un homme aux prises avec un crocodile. Ce ne sont là que quelques exemples entre mille. ne parle plus que de bombardements et de catastrophes. etc. (. et des refrains des rues accompagnaient les gestes du bourreau qui passait avec un sourire ironique. le journal anglais The Observer publia !a lettre d'un lecteur relatant l'observation qu'U avait faite sur sa petite. 9* Prendre SO 1 de prêle fraiche.. mhnes programmes Il sensation. Bodamer. M. Non seulement la myopie s'accentue. faute d'exercice. de l'originalité. mais moi. noisettes. Presser le jus forte­ ment. écrit: . Bt1m:ILBR. un petit garçon prend l'habitude de gesticuler it une allure folle si bien que ses doigts finissent par être parcou­ rus de spasmes. Alors qu'auparavant il ignorait la peur. de jus d'épinards. dans tous les pays. Compléter. et voici ce qu'il avait vu: Tout d'abord un cambrioleur était surpris dans une banque. la corde au cou de sa victime. son toucher. traqué et arrêté et passé à tabac. OU bien alors par l'activité intérieure de sa propre imagination quand on lui raconte quelque chose. 6* Gymnastique oculaire après la séance: 7* Nourriture riche en carottes fralches.). ni imaginer des histoires. en figues sèches. où les statistiques révèlent que 50 à 60 % des enfants regardent la TV. le ]Y J. Une passivité les gagne qui n'était pas dans leur nature mais va jusqu'à la dérobade devant la moindre responsabilité. Ils cherchent à reproduire à toute vitesse les scènes qu'ils ont vues à la TV. 4* Séances à des heures peu tan:lhes (avant 21 heures). elle avait peur de rester seule dans le noir et se réveillait la Duit en criant. En des pays comme l'Angleterre. Par exemple. on avait filmé l'exé­ cution d'un bandit.aIgré cela. courge. les enfants figés devant la TV souffraient de trou­ bles organiques tels que déformation du squelette. Puis. 8. Un jour il voit pour la première fois un spectacle de TV. S* Programme choisi qui instruit. chaque jour. abricots secs.

sur l'irrigation sanguine du muscle cardiaque. cinéma. qui possède une connaissance assez subtile de la nature humaine pour leur apporter justement ce qu'il leur faut? En tout cas. notamment aux Etats-Unis et en Angleterre. ulé­ vision devraient être écartés par de sages parents. Ces troubles et la stagnation du sang dans les veines sont déjà un danger pour les conducteurs d'autos obligés de rester au volant pendant des heures.rebours. des programmes. Le raidissement du cou n'est pas non plus sans danger. ~. Même sans cela. l'état de choc. Les premières apparaissent souvent après des émissions médi­ cales. il faut en ajouter d'autres qui vielment eux. Mais cela ne suffit pas et les dommages qu'ils ont subis devraient être réparés par des activités thérapeutiques artistiques. A ces dangers. restant au niveau de l'automatisme. ou du moins réduits au minimum. Ces manifestations rappellent . des évasions. leur agressivité même sont nettement tributaires de la surabondance d'impressions qui les assaillent. phénomènes favorisés par les longues heures d'immobilité dans de profonds fauteuils tandis que le haut du corps s'affaisse ou se penche en avant. C'est pourquoi. il est recom ­ mandé de quitter son siège au moins une fois par heure et de ne pas porter de vêtements trop serres. (Cf Haymann).. Une maigre consolation pourrait nous venir du fait que l'OD constate chez les enfants qu'au bout de quelques années. un raidissement douloureux de la nuque qui favorise la déformation des vertèbres cervicalel>. etc. Or. tels que bruits. ils perdent le g06t de la TV et se remettent à la lecture. Il faut en effet se rappeler que des spasmes cardiaques allant jusqu'à l'infarctus fatal sont en général dus à une calcification de 1.5 cm. que de nombreuses maladies sont engendrées par la TV même chez les adultes. le fait de rester assis passivement trop longtemps de suite devant l'écran est mauvais pour la circulation et peut produire des malaises allant jusqu'aux crampes artérielles et aux thromboses. qui pourtant établit les pro­ grammes de la TV allemande et une spécialiste de la TV suisse l'appuie en déclarant: c Les enfants au-dessous de dix ans ne devraient jamais regarder la TV. des réactions. tels que radio. de mettre les enfants de moins de huit ou même de dix ans devant un écran de TV . La TV passe des réclames pour toutes sortes 396 397 . LES MALADIES DUES A LA TELEVISION CHEZ LES ADULTES Il résulte des multiples expériences faites par des médecins. du point de vue médical. Il en résultera des troubles dans le comportement de l'enfant que l'on taxera de . l'infarc­ tus du myocarde. c C'est une folie du point de vue pédagogique. des vues prises au cours d'une opération chirurgicale ou d'autres spectacles trop suggestifs.. pour ne pas compri­ mer les organes. devant le petit écran.. au point de départ des artères coronaires postérieures. le corps figé refoule ces réactions motrices natu­ relles. brit. Non filtrées. déficience mo­ rale ". circulation ultra-rapide. Rose (Journal médical. c'est un fait d'observation. cohues.. On comprend mieux cette chaotisation des impulsions volon­ taires si l'on sait que la représentation entraîne toujours un effet moteur. si cette pression est longue et régulière.. déclare le Dr C. la phlébite des voyageurs» observée parfois après de longs trajets en avion ou en chemin de fer. MUNSTER. 1957-237) constatent que la pression des intestins s'exerçant sur la partie postérieure du diaphragme agit fâcheusement. à l'occasion des fuites vers l'aventure ". Mais qui donc s'en donne la peine. L'immobilité rigide de la tête provoque surtout quand le siège n'est pas à la bonne hauteur. leur nervosité. les maux qu'on pourrait leur épargner. Elles concernent particulièrement le cœur et la circulation. Brante et Stewart (Journal méd. et vont des allergies à l'angine de poitrine. elles gagnent directement l'orga­ nisme et le surchargent d'impulsions non dirigées. la tête raidie et les membres inférieurs :rispés. Ces perturbations engendrent des réactions c incom­ piètes" et produisent un état de tension dont l'enfant se soulage par de l'agitation. s'il est impossible de soustraire aujourd'hui les enfants aux conséquences inévitables de la civi­ lisation. Et l'enfant (contrairement à l'adulte) n'a pas encore édifié en lui de vie psychique qui puisse absorber et digérer ce défilé d'impressions. Les pédiatres remarquent qu'ils n'ont plus la capacité d'assimiler les multiples sensations sans cesse chan­ geantes. Leurs dispersions. Toute impression qui frappe les gens engendre des gestes. 1959­ 5(6) affirme que l'angine de poitrine a été plusieurs fois provo ­ quée par certaines émissions..

comme le rapporte Mathias Buhl dans son livre: c Le mond:! révèle son visage lt. le taux hebdomadaire de tolérance. notamment les généticiens.. tout en recomman­ dant la prudence.. Depuis 1958. (Observations des docteurs ScnoHN et F. entier.4 par semaine était encore admise par les spécialistes compétents. A quel point il est difficile d'établir le taux de nocivité des émanations radioactives. la nocivité des radiations émises par l'appareil. Des mesures photographiques prises en l'absence de tout spectateur ont donné comme résultat: 0. NIGGUJ. les chauve·souris et les araignées pren­ nent la fuite devant l'appareil de TV. LE SON QUI TUE On dit que les souris. D'une façon générale et d'après les expériences faites jusqu'ici. à la limite des ultra-sons inférieurs. contribuant ainsi à m. il se produit. le taux de tolérance officiel était de 0.600 Hertz par seconde. peut provoquer des muta· tions. même celui qui provient de~ cadrans de montres lumineux.de publicItes qui font considérablement augmenter la c::onsom­ matlon de tabac. reux. celui des écrans de télévision qui émettent un rayonnement infiniment plus fort. fort désagréable pour le téléspectateur et qui pose un problème. On a même souvent observé . la dose qu'~n 1956 le professeur Sievert. la conséquence de radiations nocives.) Il est évident qu'une seule et même séance devant l'écran n'entraîne aucun trouble discernable.mais on ne le dit pas pour des raisons faciles à comprendre . d'alcool et de comprimés de toute nature. meurent très vite au voisinage de ces appareils. ce qu'on cache souvent au public ou qu'on néglige par insouciance.que des petits animaux tels que souris. on a été obligé d'admettre l'exactitude de renseignements médicaux fixant à 0. Dans tout appareil. même dans les coins les plus éloignés. Ces animaux sont avertis par leur instinct. Les organismes jeunes étant particulièrement sensibles. si petite soit-e1le. ils ont évidemment des sensations plus subtiles que J'homme. comme on le fait souvent. 1_ orpnes de repro­ duction étant les plus sensibles il leur nocivité. déjà mentionné. le taux a été considérablement abaissé. désagréable. mettent en garde contre le moin· dre rayonnement radioactif. on devra veiller avant t(lut à éloigner totalement les petits enfants du champ de radiation provenant des appareils. Voilà qui confirme l'expérience scientifique d'après laquelle c les malformations de l'œil chez l'embryon sont. écrit par deux savant!> radiologues américains. lorsqu'est atteinte la fréquence de plus de 15. Ce qui est grave. poissons d'aquarium et oiseaux en cage.05 R.tner la sanû de la population du monel. Depuis. un son continu très aigu. et publié en Amé­ rique en 1957. Une chienne soumise pendant deux mois aux radiations de la TV a mis bas six chiots dont quatre étaient paralysés de l'arrière-train et deux aveugles. Malgré cela. c'est que les radiations reçues s'additionnent sans arrêt. l'éloignement de l'écran devrait être de 3 mètres au moins. Ce son c tape .05 R. proposait. On peut cependant donner. les dommages causés par ceux-ci mérite­ raient la plus grande attention. LA NOCIVITE DES RADIATIONS Tout appareil de TV émet des rayons radioactifs fort dange. la dose de 1. L'œil des mammifères est sensible aux rayons. Des observations de ce genre ont été confirmées par des séries d'expériences. A plus forte raison. Quant aux radia· tions dispersées qui se répandent dans la pièce où se trouve l'appareil. dans un grand nombre de cas. que les chiens et les chats s'éloignent quand il fonctionne. Ceci attire l'attention sur un autre phénomène secondaire. Mais seules les recherches biologiques faites sur le vivant peuvent nous faire prendre pleinement conscience du problème qui est ici en cause. Les savants internationaux qui font autoriû dans le domaine de l'hérédité et des radiations. Même dans un journal de télé­ vision bien connu. SCHUBERT et L\pP. n'import~ quelle dose de rayon.. n'aura plus jamais le courage de traiter à la légère les dangers dont il est question. de considérer comme le taux de tolérance hebdomadaire.2 par semaine. il ne peut être question de nier. (R = unité ~ rayon Roentgen) par semaine. Il n'y a pas de dose inoffensive.. une preuve très impressionnante de ce fait au moyen du compteur Geiger dont le crépitement va croissant plus le porteur se rap­ proche de l'écran. le radiologue suédois bien connu. Car. même au profane. le danger des radiations ». Quiconque a lu le livre intitulé c l'Agres. 398 399 . on ne pourra guère les éviter.­ sion invisible. Une protection à base de plomb est indispensable pour éviter au personnel qui les manie les dommages causés par ces manipulations. on peut le voir au fait qu'en 1925. Ainsi se trouve presque atteinte.

C'est par une illusion que les valeurs spatiales semblent changer sans cesse sur l'écran. reçoivent de la TV une influence néga­ tive. même lorsqu'ils ne se manifestent pas tout de suite. Lorsque l'organe visuel fonctionne normalement. Les musiciens et les professeurs de musique se plaignent souvent de ce que la finesse de l'ouie chez les jeunes est très altérée par l'audition de plus en plus 400 401 . le cristallin s'aplatit pour la vision à dis­ tance et se bombe à nouveau pour voir de près. C'est pourquoi on conseille de porter des lunettes correctrices ou d'allumer des lampes dans la pièce où l'on regarde des émissions. la couleur complémentaire. Chaque émission étant accompagnée de textes parlés. cet organe s'efforce continuellement de créer un équi­ libre harmonieux entre l'impression qui lui vient du dehors et ce qui lui répond du dedans. L'ŒIL EN DANGER L'œil humain reçoit de la TV des perceptions qui. à l'âme. sous plus d'un rapport.le vert.. elle affecte aussi le système nerveux et les effets néfastes de l'ultra-son sont bien connus en médecine. Chacun peut se rendre compte par expérience que les yeux sont très fatigués et même surmenés lorsque soir après soir ils se sont fixés longtemps sur le petit écran dont la lumière est instable et papillotante. c'est exactement le contraire qui se produit chez le télé­ spectateur. en rendant impossible à l'œil. l'œil produit de lui-même. La structure même de l'œil montre que. alors que de nombreux enfants admettent qu'ils entendent un sifflement suraigu. jusque dans ses détails. Cela tient à l'étroitesse anormale du champ visuel qu'offre l'écran qui est bien plus petit que celui du cinéma. Alors. la vision est déformée dans le sens d'une perception dalto ­ nienne. Bien que l'action nocive de ce son continu n'ait pas été établie avec certitude jusqu'ici. pâtit également. Toutes ces ano­ malies dues à cette prétendue c Télé-vision . De ce fait. Tout observateur attentif peut prendre conscience de ce processus vital lorsque lui par ­ viennent de fortes impressions colorées. En réponse à la couleur rouge perçue dans le monde extérieur. ils fusionnent dans une bienfaisante unité. De ce fait. " L'œil ne pouvant de ce fait s'adapter à une intensité moyenne. l'homme adulte ne le perçoit plus consciemment. ne correspondent pas à sa véritable nature. mais un mélange artificiel de lueurs jaunâtres et bleuâtres. Lorsqu'il y a excès de lumière. la part active que l'œil prend à toute vision réelle est sans emploi. par son principe même. . la précision de la vue en subit un préjudice durable et doit être corrigé lt (Carl Heymann). en plein air. quelque chose de cette recherche d'une harmonie satisfaisante se transmet à l'âme. ils sont tués par ce son. l'artiste cherche à créer une unité qui se traduit par l'harmonie des couleurs et des formes. toute activité tendant à pro­ duire un équilibre harmonieux. DOMMAGES CAUSES AUX AUTRES ORGANES SENSORIELS D'autres sens encore. A tout cela s'ajoute la très grande sensibilité aux rayons du cristallin lui­ même qui n'est plus nourri directement par le sang et s'en trouve par conséquent fortement dévitalisé. la chose se fait facilement quand les multiples couleurs du paysage se présentent tranquillement à nous et que nous pou­ vons les assimiler avec l'esprit et l'âme. qui est en réalité immobile. La TV.littéralement sur les nens des animalU cités plus haut. l'énergie oculaire tombe en léthargie et se paralyse. montre bien les effets néfastes qui en pro­ viennent. Le fait que chez les personnes âgées qui regardent la TV il se produise souvent des cas de glaucômes dus à un excès de pression oculaire. Dans la nature. l'observateur et son objet se fondent. L'œil voudrait aussi que l'image qu'il reçoit soit claire et nette. La surface lumineuse de l'écran ne donne pas un spectre continu comme la lumière du jour ou la lampe à incandescence. effets qui se manifestent toujours. l'ouïe en. Or. agit en dissociant. Ainsi l'œil effectue continuellement une compensation ryth· mique et active. Bn général. une partie de l'organe de vision se trouvt' surmenée tandis que les autres parties restent inemployées. Mais ceci ne peut avoir lieu que lorsque l'œil jouit du temps qu'il lui faut· pour réagir intérieurement à l'im­ pression qui lui vient du dehors. pour l'obtenir. la pupille se resserre pour se dilater à nou­ veau quand il y en a moins. D'ailleurs. on peut pourtant admettre que cette charge anormale imposée à notre organe auditif puisse à la longue ne plus être tolérable. (que du point de vue physiologique on pourrait appeler anormalement proche) font que la fatigue de l'œil est très compréhensible. C'est de la même façon que pour un tableau par exemple.

Mais notre âme ne se laisse pas tromper à ce point. la TV est appliquée sur une vaste échelle dans les Ecoles et les Uni­ versités. Les organes sensoriels. Par ce dernier sens. Vue sous cet angle. Pour l'auditeur l'expérience est en effet toute différente .000 éléments . quand ils sont judicieusement 6du­ qués. U se produit une très nette dégradation de l'oreille musica. on obtient le nombre fantastique de 4. Ce qui ne veut pas dire qu'il faille préférer le cinéma à la TV. il se produira chez eux une faille . radios. dans le calme et la réflexion. Joint à ce • sens du moi d'autrui . TV. dis­ ques. un nouveau pas vers la • des· humanisation. A cela certains peuvent objecter que les gens aspirent justement à la dispersion et non pas à la concentration. de récitation ou de représentation théâtrale . nous pénétrons au centre même de la personne que nous avons devant nous. Eh bien ils la trouveront dans la télévision plus qu'ils ne s'en doutent eux­ mêmes. il en nattnt dans les âmes une force et un équilibre grlce auxquels l'huma­ nité pourra se maintenir sainement et développer une activité créatrice dans le monde. restent sains et peuvent nous transmettre des tréson dr connaissances. Car l'élément de base du cinéma reste tou­ jours l'image complète et le nombre des éléments à la seconde se maintient dans des limites plus modérées. Mais alors le sentiment de ce qu'il y a de vie intérieure dans le langage ou le son ne peut pas s'exercer et se développer. qui est rendu totalement inactif dans la télévision. du cinéma ou de la télévision l'es­ sentiel de leur connaissance de l'univers. Ces quelques exemples. Ce qui apparatt sur l'écran est en réalité un rappro­ chement artificiel de nombreux points lumineux plus ou moins atténués. Ceci devrait presque être pris à la lettre. l'action bienfaisante que pourrait avoir sur la jeu­ nesse le caractère et la peraon. montrent assez clalrement qu'il y a dans la ~ion ­ en elle-même ct tout à fait ~ent des programmes ­ un sérieux danger pour l'adulte et surtout pour l'enfant. nous voulons seulement souligner que les effets nocifs qu'enaendre le cinéma sont infiniment plus graves il la TV. La cause profonde.750.fréquente de musiques émises par des appareils techniques. c'est que le spectateur est intérieurement • ha­ ché" par l'émission. LA TELEVISION A L'ECOLE En ce qui concerne l'élimination du • sens du moi d'autrui» dont nous avons parlé plus baut. Si. consiste dans le fait qu'aux Etats-Unis. Par contre. Ceux-ci courent à toute vitesse à travers un système de lignes très fines ce qu'on appelle le « réseau . EUe sent obscurément cette pulvérisation des é~ments de la per­ ception sensible. nous nous exerçons et que nous habituons nos enfants à regarder avec intérat. . DESAGREGATION DE L'AME... Le spectateur perçoit tous ces reflets lumineux qui se produisent sur l'écran. Résultats. Elle est littéralement déchiquetée. même s'ils sont artificiellement recomposés.de points lumineux _ qu'il faut projeter en une seconde pour qu'on ait l'illusion de personnages en mouvement. Il passe en moyenne 25 images complètes à la seconde.Je. Sous l'influence des découvertes technique~ mises à la portée de tous sans discernement.à la fois dans leur vie intérieure et leur relation avec le monde . que d'être humains s'affaiblissent et deviennent moins résistants de corps et d'Ame. mécani­ ques..IZ .. Déjà ces brèves indications suffisent à montrer que la désa grégation de l'âme au cinéma est anodine par rapport à celle que produit la TV. qui pourraient etre multipliés à v0­ lonté. que nous décou­ vrons en nous observant profondément.qui se manifestera plus tard d'une façon patho­ logique. la télé élargit donc la zone des dangers qui nous menacent.. si nous permettons aux enfants de tirer de la radio. Certaines Ecoles en Europe l'ont également adoptée. Les informations que procure la TV ne valent pas le prix qu'il faut payer par l'altération de nos sens.qu'il s'agisse de musique. Car l'allure à laquelle les événements se succèdent ne pennet pas à l'âme une véritable concentration. Si l'on prend la peine de calculer le nombre d'élé­ ments dont une pareille image est composée. LA. C'est là un véritable chef· d'œuvre d'intelligence technique. L'appareil tech­ nique a pour effet que l'impression sonore chez l'auditeur reste plus ou moins dans le domaine des ondes physiques.IS .nalité d'un maltre de valeur R . C'est seulement lorsqu'on a reconnu les causes profondes de L'es dangers qu'on peut lutter contre eux. etc.d'où résulte l'image.selon qu'il entend une transmission artificielle ou qu'il a un rapport humain direct avec les artistes présents. avec attention et amour Jes formes et les couleurs du monde qui nous entoure. Car il faut pour cela ce • sens de la parole.

Il est plus tragique encore entre les générations. JI UN PHENOMENE SOCIAL (1) L'étude qu'on vient de lire.. Citons à ce propos la revue c Uni­ versitas» (n· 12-1960): «La constitution de toute notre vie pu­ blique nous met dans la nécessité de protéger les jeunes contre les suggestions des moyens d'information actuels et de la publi­ cité.aucune solution. Elle envoûte son petit public avec toutes sortes d'images factices et obsédantes qui paralysent l'esprit personnel d'invention. nocive pour sa santé.. Ce vide est péniblement ressenti par les époux qui ont laissé s'user leur vie conjugale et ne trouvent plus rien à se dire. Elle ne remplit pas (1) Commentaire de la revue: «Triades" à la suite de la publi­ cation originale de l'étude des Ors Gus et BUElIl. sans parler des abus démagogiques de son utilisation par les pouvoirs politiques. Souvent déraciné au point de vue religieux. n'apporte . si ce fond n'est pas trop léthargique.perd de plus en plus. la faculté d'assimilation et les forces créatrices. l'homme d'aujourd'hui court déjà le danger de perdre à chaque instant son calme inté­ rieur et sa capacité de réflexion. à compenser le vide de <.ler ment que son être perde tout contact avec ses sources créa trices. C'EST L'HOMME LUI·MEME QUI EST EN CAUSE Cdui qui s'assied devant le petit écran se met volontaire­ ment dans un état de réceptivité qui rend l'image hallucinante. il cherche à s'étourdir. de décision. ? L'homme va-t-il devenir un «animal visuel JO pour qui un événement vu sur l'écran semblera plus réel que les faits extérieurs mêmes? Nou<.de mener la vie en commun. En France. mais que l'on continue . écrite par des médecins. Mais cet accord négatif des membres d'une même famille. mais que son moi sombre dans la masse.la chose a souvent fait l'objet de discussions publi­ ques . volontaires. Seul. Mais cette décision ne peut venir que du fond actif de l'âme. car en eux s'enracine l'âme qui s'éveille dans le corps chaque matin.ernl!" (Dr FIitner). On tourne le bouton. où une c Société de réaction contre la télévision JO s'est fondée. citons Bodamer: «La déformation de l'âme humaine due à ces pièges visuels a fait de rapides progrès sans que nous ayions remarqué pourquoi et comment la chose s'est produite. Nul doute que la TV . la dispersion . en favorisant cette léthargie. On la considère comme un remède possible à la maladie de bien des foyers modernes: le vide moral entre les membres d'une même famille. Ce fait montre que celle-ci donne une formation exactement opposée à celle que devrait donner une Ecole mo­ J.. par exemple. la TV fait partie de la vie journalière. donc à se mettre intérieurement en mouvement en marche. Des conséquences psychiques plus pernicieuses encore décou­ lent cie ce qui est actuellement le plus puissant moyen d'action sur les masses. que "La Vie Claire» avait obtenu l'autorisation de reproduire.il le faut bien! .. elle constitue un élément formateul précieux et même essentiel. tandis que reculent le sens de l'observation. 404 405 . la nervosité. La télévision apparaît alors comme une panacée. Dans l'agitation de la vie quotidienne. Ce phé­ nomène exerce une pression inouie sur l'avenir de la nature humaine. On en prend déjà conscience en certains pays. fascinés par le même spectacle.on âme par toutes sortes de sensations.favorise ce processus grégaire de façon effrayante.:t la superficialité augmentent. quand des cassures ont eu lieu au cours de violentes discus­ sions... On observe que la mentalité du consommateur s'introduit dès l'école.est·il besoin de le souligner? .JlR. En Suisse. II risque non seu. Doit-<JD vraiment en arriver à ce que prédit Joachim Bodamer dans son livre déjà cité: c L'homme sans moi. Voici en quels termes elle attire l'atten­ tion sur les dangers en question: c Lorsque dans nos familles. on s'est surtout attaché jusqu'ici au phénomène sociologique qu'offre l'introduction de la TV au foyer familial. C'est ici que la TV peut faire plus de mal que de bien. un effort de bonne volonté de la part des uns et des autres pour recons truire des liens distendus. rétablirait lme circulation entre les «emmurés.. Il faudrait pour cela que chacun se décide à faire quelques pas vers le point de vue de l'autre. vient con· firmer le cri d'alarme de Carl Heymann qu'on a trouvé plus haut. Or. Nous n'exagérons pas lorsque nous disons: C'est l'être humain qui est en cause: ses qualités psychiques dépendant dans une grande mesure d'un usage normal de ses organes sensoriels. ou même rompus. La pièce se remplit d'une animation anonyme qui semble faire momentanément oublier les raisons qu'on aurait de « faire la tête:o.

de ce que nous avons appelé le c pôle de vie et d'inconscience It. Et ensuite. Mme Gratiot-Alphandéry et le Dr Jean Rousselet ont présenté un rapport sur la c Télévision et la Famille It. Heureusement que la vie tend encore quelque part l se défendre. et endort toute veUéiU de traYlliJ1er par soi-même l les combler. d'abord les enflUlts.les vides. que ceux qui reviennent le plus vite de l'engouement pour le petit écran étaient en tous milieux. cellesd: Les enquêtes faites sur les foyers familiaux aecueiUallt ka rv ont révélé que les ruraux étaient plus récalcitrants que les intellectuels. tandis que les adultes en prenaient plus facilement la routine. Mt-ce par l'instinct 1 406 . Ces observations mon­ trent que les réactions soot d'autant plus saines que les sujets sont plus proches des forces de la vie. puis les adolescents. plein d'intéressantes constatations. Signalons qu'au dernier Congrù mott4ÙJl de SlUIt~ mentale. E. elle les masque.ntre autres.

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