Le journal indépendant de l’Université d’Ottawa Édition du 12 septembre 2011 – Volume LXXIX No.

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Mission accomplie pour les Gee-Gees

SPORT

FEDSTOCK 2011

Un succès retentissant
ACTUALITÉ
Les corps fédérés passent leur message

Catherine Cimon Patrick Weldon Sarah Lanthier actualites@larotonde.ca

Dix ans depuis le 11 septembre 2001 – un bilan d’envergure globale
Patrick Weldon
vis-à-vis de la perte de vies causée par la main d’autres hommes pour des raisons haineuses. De plus, M. Drapeau exprime un sentiment de rage « parce que plusieurs des vrais coupables demeurent impunis et encore actifs à poursuivre leur sale besogne ». Remarquant qu’il est important de ne pas profiter de cet anniversaire pour faire un bilan de ce qui a été accompli et de ce qu’il reste à faire pour corriger certaines fautes et lacunes quant à la sécurité internationale, M. Drapeau estime qu’on doit tout simplement commémorer la vie des gens qui sont disparus le 11 septembre 2001, par respect pour eux et leur famille. La guerre contre le terrorisme : quelle utilité pour la sécurité des Canadiens? D’après M. Drapeau, « nos gouvernements ont dépensé une fortune de roi pour mettre en place des mesures tape-à-l’œil et entrepris un coûteux conflit armé en Afghanistan sans pour autant avoir sensiblement augmenté le niveau de protection nécessaire pour réduire la probabilité qu’un autre désastre meurtrier prenne place au sein de la population civile ». De plus, il confirme que le déploiement militaire des Canadiens en Afghanistan ne sert à rien pour la sécurité du Canada et de sa population. Un regard psychosocial sur la sécurité Quant à elle, Louise Lemyre, spécialiste en psychologie des situations d’urgence, explique l’importance des diverses relations et interactions sociales en situation de crise. Tout d’abord, elle insiste sur le besoin urgent d’avoir un plan de sécurité de base, soit mental, soit physique, pour pouvoir assurer un niveau de sécurité élevé lors de situations d’urgence. Mme Lemyre explique que les employés du World Trade Center qui ont participé à au moins un exercice de sortie d’urgence avant les événements du 11 septembre avaient un meilleur taux de survie que ceux qui n’avaient pas eu la chance de le faire.

UN PANEL D’EXPERTS SUR LA COMMÉMORATION DES ATTENTATS DU 11 SEPTEMBRE

Actualités
Quelles impressions sont évoquées lorsqu’on parle de la commémoration du 11 septembre?
Patrick Weldon et Vanessa Dion-Lirette
Nicolas Rasiulis, sciences sociales et anthopologie

12 septembre 2011

VOX-POP

Photo Majid Saeedi Le 11 septembre 2001: Au-delà des deux tours. Dix années se sont déjà écoulées sécurité militaire, et Louise Lemyre, depuis les événements du 11 sep- professeure à l’École de psychologie tembre 2001, qui ont fait basculer le et spécialiste des aspects psychosomonde entier et choqué la commu- ciaux des situations d’urgence, ont nauté internationale. Dix ans plus fait part de leurs impressions par tard, où en sommes-nous? rapport à la commémoration du Un panel d’experts en politique in- 11 septembre. ternationale, en sécurité militaire, en Sentiment d’impuissance terrorisme international et en psyet d’insécurité chosociologie a expliqué ce que nous devons retirer des événements du 11 septembre, qui se tenait à l’Ud’O Questionné sur le genre de sentijeudi dernier au pavillon Desmarais. ments qu’évoque un anniversaire si Au nombre des intervenants du tragique, Michel Drapeau explique panel, Michel Drapeau, professeur son sentiment d’impuissance face à de droit civil avec spécialisation en l’imprévisibilité ainsi que sa colère

« J’étais en 6e année lorsque j’ai appris la nouvelle. Ma première réaction était : la guerre s’en vient! On suivait la guerre aux nouvelles, mais en même temps, on était tellement déconnecté. Ma vie de tous les jours n’a pas changé, mais la vie a changé. Il est important de rendre hommage à ceux qui sont décédés, mais il ne faut pas perpétuer la peur. » Marie-Michelle Jobin, sciences sociales et sciences économiques

Le conflit afghan après les événements du 11 septembre
Patrick Weldon
Nipa Banerjee, professeure à l’École supérieure d’affaires publiques et internationales de l’Université d’Ottawa, explique à La Rotonde la situation sociale de l’Afghanistan depuis les attaques du 11 septembre. Spécialiste des affaires internationales, Mme Banerjee, tout juste de retour d’un voyage de trois mois à Kaboul, dresse un bilan chronologique du développement en Afghanistan à la suite des différentes interventions internationales. Une intervention nécessaire Mme Banerjee déclare qu’en 2001, une intervention internationale était requise en Afghanistan pour améliorer la qualité de vie de son peuple. Malgré les échecs subis à cause des développements et changements mis en place dans le cadre de cette intervention, elle maintient un point de vue favorable à l’implication de la communauté internationale dans ce conflit. D’après elle, ces agents sont essentiels à l’amélioration de la situation de la nation en crise. Après un règne sévère de plus de cinq ans, le retrait des Talibans de leur position dominante fait naître de l’espoir au sein du peuple afghan. Une stratégie non existante L’entrée de la communauté internationale en Afghanistan a engendré plusieurs problèmes, décrit Mme Banerjee. L’absence d’analyses et d’enquêtes sur le terrain, les lacunes quant aux buts de l’invasion et l’impossibilité de créer une stratégie adéquate bénéfique au peuple afghan témoignent du désordre dans lequel la communauté internationale s’est ruée sur le petit pays d’Asie centrale. « C’était la déroute », dit Nipa Banerjee. Malgré cette désorganisation, l’amélioration de la situation afghane rend son peuple plus optimiste. Ayant voyagé en Afghanistan de 2005 à 2006, la professeure décrit cette période comme étant « l’âge d’or » du pays. Plusieurs programmes sociaux mis en place par le gouvernement afghan sont « meilleurs que les programmes ‘‘importés’’ d’outre-mer », ajoute-elle, décrivant les ministres du gouvernement comme étant dotés d’idéologies visionnaires et coordonnées. légitime par son peuple. Malheureusement, Mme Banerjee explique qu’après tous les efforts, ressources, vies et capitaux qu’elle a investis pour résoudre le conflit afghan, la communauté internationale n’a pas réussi à accomplir de changements positifs. Le niveau de sécurité a donc diminué et les institutions étrangères ont perdu le contrôle. « Après dix ans, l’Afghanistan est dans un pire état qu’il était en 2005 », a déclaré Mme Banerjee à son retour de Kaboul il y a trois semaines. Le développement du gouvernement devient de plus en plus faible parce que les ministres de calibre supérieur quittent leur poste, remplacés par des ministres plus faibles. Mme Banerjee explique également que le deuxième mandat de M. Karzai n’inspire pas autant confiance que le premier, qui, d’après elle, n’était « pas terrible ». « Je me souviens du jour où c’est arrivé. J’habitais sur une base militaire parce que mon père était dans l’armée. La moitié des parents sur la base sont partis en Afghanistan par la suite. » Marie-Pierre Delorme, éducation

UN MANQUE DE COOPÉRATION INTERNATIONALE

Un état d’après-conflit instable D’après Mme Banerjee, la première chose à faire en tant que membre de la communauté internationale qui entre en pays étranger en conflit, c’est de le stabiliser. Pour ce faire, il est important d’aider à gérer un gouvernement et ses institutions de manière à créer un gouvernement considéré comme

« Ça évoque un drôle de sentiment; le besoin de comprendre et d’apaiser la curiosité sur un monde qu’on ne connaît pas beaucoup. Ça nous force également à un autre niveau de la justice sociale qui vise à réconcilier le monde. »

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12 septembre 2011

Actualités

Des organisateurs de la Semaine 101 montent sur scène avec des t-shirts « Stop CFS »
Des membres exécutifs d’associations étudiantes ont préparé un interlude inattendu au concert Fedstock.
Catherine Cimon
Samedi dernier, les spectateurs et le comité exécutif de la FEUO, entre autres, ont eu toute une surprise quand 11 organisateurs de la Semaine 101 ont exhibé sur scène des t-shirts arborant la mention « Stop CFS » (« arrêtez la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants »), qu’ils portaient cachés en-dessous du chandail de leur association étudiante respective. Contactée par La Rotonde, Amanda Marochko, ancienne viceprésidente aux affaires sociales de l’AEEPID et coordonnatrice bénévole démissionnaire de la FEUO (sa démission ayant pris effet après Fedstock), explique qu’elle a eu cette idée parce qu’elle voulait bien marquer son départ de la politique étudiante avec un coup d’éclat. Cependant, elle insistait surtout sur ce point : « Étant la dernière personne travaillant encore pour la FEUO qui était anti-FCEE, j’ai senti que c’était mon devoir envers les étudiants d’être leur voix auprès de leur Fédération étudiante où personne ne les écoute. » Un coup planifié secrètement Mme Marochko explique qu’elle a elle-même commandé et fait imprimé les messages sur les t-shirts et qu’elle a gardé son plan secret jusqu’à vendredi après-midi dernier, où elle dit alors avoir « contacté les personnes les plus influentes et ayant le plus de connexions sur le campus pour une rencontre [chez elle] ». Selon ses dires, elle leur aurait à ce moment donné les t-shirts et expliqué son plan et tout le monde aurait immédiatement affirmé son souhait de vouloir être du projet. Cependant, la troupe a dû changer ses plans à la dernière minute puisque Mme Marochko s’est vu retirer son droit de parole sur la scène : « Samedi est arrivé et j’ai pris connaissance que je n’avais plus de droit de parole à Fedstock. » L’idée première de l’équipe, qui consistait à se disperser dans la foule et à découvrir leurs chandails « Stop CFS » au moment où Mme Marochko prendrait la parole, s’est donc transformée, et ce sont les membres des associations étudiantes participants qui ont réussi à convaincre des membres exécutifs de la FEUO de monter sur la scène avant le début du spectacle pour faire un cri de ralliement collectif. Ce serait à ce moment qu’ils auraient tous révélé leurs t-shirts, selon Mme Marochko. De possibles conséquences Bien qu’il affirme ne pas encore avoir eu vent de conséquences pour lui-même et ses collègues à la suite de leur action de samedi dernier, Logan Ouellette, président de l’Association des étudiants et étudiantes en communicationet participant à la manifestation, estime que c’est toujours possible puisqu’ils ont outrepassé la ligne de conduite de la FEUO. Il précise néanmoins que ses amis et lui avaient reçu un courriel de la part d’Amy Hammett, viceprésidente aux affaires étudiantes de la FEUO, leur faisant part de son mécontentement et de sa déception face à leur action.

MANIFESTATION À FEDSTOCK

Amanda Morachko et sa troupe ont causé toute une surprise samedi dernier.

Photo Simon La Terreur

Le centre universitaire engorgé par une file d’attente
En pleine rentrée, les organisateurs de la distribution du U-Pass sont débordés
Catherine Cimon
Le 7 septembre dernier était le jour de la rentrée scolaire officielle pour la majorité des étudiants de l’Université d’Ottawa, mais pour un grand nombre d’entre eux, c’était aussi synonyme de longues heures d’attente dans la file sillonnant le premier étage du Centre universitaire qui menait aux kiosques du laissez-passer universel d’OC Transpo, ou U-Pass. Cependant, il semble que l’attente était seulement pour les étudiants qui avaient pris leur photo pour le U-Pass une semaine auparavant, mais qui n’avaient pas pu le récupérer à ce moment-là pour des raisons logistiques, dont des problèmes d’imprimante. La frustration se fait sentir Debout pendant plus de deux heures, la plupart des étudiants sondés par La Rotonde se sont dits d’autant plus frustrés et insultés par l’attente qu’ils ont dû subir qu’ils avaient déjà fait la file pour prendre leur photo. Ils devaient maintenant revenir une deuxième fois pour finalement recevoir leur carte. La situation s’était un peu calmée jeudi, alors que les étudiants arrivés au bout de la longue filée disaient avoir attendu en moyenne deux heures et demie. Mercredi, l’attente était parfois de cinq à six heures pour se rendre aux kiosques du U-Pass. Une extension nécessaire Au cours de la journée de mercredi, les étudiants en file ont cependant poussé un soupir de soulagement lorsque, successivement, Amalia Savva, présidente de la Fédération étudiante de l’U d’O (FEUO), et Anne-Marie Roy, organisatrice de la distribution du UPass, criaient aux étudiants en file indienne dans le Centre universitaire qu’un prolongement du UPass temporaire venait d’être négocié avec OC Transpo. De fait, le laissez-passer temporaire demeurera valide jusqu’au lundi 12 septembre, tout comme le laissez-passer de l’an dernier. « Quand on a réalisé qu’on avait un problème, on avait juste besoin de parler à OC Transpo et on a travaillé avec eux pour trouver une

LAISSEZ-PASSER UNIVERSEL

Les étudiants ont fait la file pendant des heures. solution », a indiqué Elizabeth Kessler, vice-présidente aux affaires universitaires de la FEUO. D’autre part, Pierre St-Jacques, coordonnateur des activités politiques et des communications de l’Association des étudiants diplômés (GSAED), explique que ces complications ne sont pas surprenantes : « Avec un volume de distribution frôlant les 25 000, il est normal de faire face à certains imprévus et délais. Il s’agit d’un projet pilote et les personnes en charge du projet cherchent toujours à améliorer le système. Ils apprécient les suggestions et commentaires de la population étudiante afin de mieux les servir dans le futur. » De plus, par rapport aux plaintes déposées par les étudiants, il ajoute : « Comme avec tous les

Photo Vanessa Dion-Lirette

programmes de cette envergure, certains étudiants et étudiantes ont exprimé leur frustration face à la situation. Nous regrettons naturellement les inconvénients causés par cette situation et comprenons cette frustration. » Il a aussi précisé que ce n’était pas la GSAED qui était en charge de négocier avec OC Transpo, mais seulement la FEUO.

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Actualités

12 septembre 2011

La semaine 101 : Ça part d’ici
Émilie Gagnon
La rentrée scolaire pour un nouvel étudiant à l’université peut être stressante, excitante et riche en émotions. C’est pour éviter un choc soudain dans cette vie d’indépendance que les associations étudiantes de plusieurs facultés organisent chaque année une Semaine 101 axée sur les rencontres, la socialisation, le plaisir et, pour certains, la débauche! D’après Simon La Terreur, viceprésident aux affaires universitaires de l’Association des étudiantes et étudiants en communication, la Semaine 101 « permet aux nouveaux arrivants de se sentir inclus dès leur arrivée sur le campus ». Ian McCarter, guide 101 pour l’École de gestion Telfer, ajoute que « c’est l’occasion parfaite pour le monde de l’extérieur de rencontrer de nouvelles personnes ». De l’expérience formatrice à la débauche le plaisir est au rendez-vous Les diverses activités offertes lors de cette semaine vont chercher les étudiants de différentes facultés pour « partyer » comme de vrais étudiants universitaires. La débauche tant attendue à Camp Fortune répond toujours aux attentes des guides et des membres des conseils exécutifs, mais les événements ne sont pas seulement une fiesta. En effet, pour sa Semaine 101, l’École de gestion Telfer a prévu un côté « business » à l’initiation en organisant une séance d’orientation professionnelle afin de faciliter le réseautage avec des entreprises de la région. Sans oublier le fameux « Shineday, Tuesday » dédié à la collecte de fonds Shinerama, une cause pour combattre la fibrose kystique. Les étudiants de droit civil font la fête avant l’étude. Le français en berne? Il est bien beau d’avoir une semaine où les étudiants des quatre coins du pays, anglophones ou francophones, puissent se rencontrer, tisser des liens et se faire du fun, mais qu’en est-il de l’usage du français courant lors de cette semaine? La question a été posée à deux guides et à un membre exécutif d’association, et les trois ont répondu que le français n’est pas utilisé souvent dans les rencontres avec les nouveaux étudiants. Cependant, ils sont au courant que la plupart des vice-présidents aux activités sociales et plusieurs guides sont bilingues et peuvent les orienter dans les deux langues. Ian McCarter indique à La Rotonde que la Semaine ne se déroule qu’en anglais, mais qu’une partie des cris de ralliement des facultés sont bilingues. Il ajoute aussi « qu’il y a plusieurs francophones qui font partie de la Semaine 101, mais qu’ils sont tous bilingues ». Éricka Lavoie, guide de la Semaine 101 pour l’Association étudiante des études politiques, internationales et en développement, complète cette affirmation en disant que « c’est aussi la faute des guides, parce qu’on parle majoritairement en anglais entre nous et aux 101ers ». Simon La Terreur est pour sa part très satisfait de l’usage du français dans son association étudiante pour la Semaine 101 : « Les messages

SEMAINE 101

Photo La Rotonde

importants sont expliqués dans les deux langues officielles et tous les 101ers francophones sont accommodés et se sentent “confortables” à parler français en tout temps. » « La Semaine 101 est pour tout le monde. Nous sommes formés pour faciliter l’inclusion des nouveaux étudiants! » lance Éricka Lavoie. Espérons que cela continue pour le reste du semestre et que les nouveaux ne s’habituent pas trop à ce style de vie de débauche, car les travaux et les examens arrivent déjà à grands pas…

Une des multiples activités offerte par la Semaine 101.

Photo La Rotonde

Au nom de votre syndicat étudiant (FÉUO), nous vous souhaitons une bonne rentrée 2011-2012. À tous ceux et toutes celles qui ont participé.e.s à la Semaine 101 cette année, nous espérons que vous avez vécu.e. une grande expérience remplie de rencontres fabuleuses et que vous avez assisté.e à des événements passionnants. Le Laissez-passé universel (uPass) continuera sa distribution dans le Centre universitaire jusqu’au 16 septembre 2011. À compté du 19 septembre, vous devriez vous rendre au bureau de la FÉUO pour recueillir votre passe et autres informations. Votre Laissez-passé universel vous fera économiser de l’argent sur le transport en commun à Ottawa. Ainsi, il est jumelé avec la carte (ISIC); une carte étudiante reconnue au niveau Internationale et qui sert de rabais aux étudiant.e.s sur les services à Ottawa, dans le pays et à travers le monde. Nous parlons de rabais sur des services tels que Via Rail, Greyhound, West Jet, les téléchargements sur des logiciels Microsoft, et la liste continue! Parlant de rabais pour les étudiant.e.s ... Votre bar étudiant, le 1848 vous offre des boissons à de bon prix, ainsi que des spéciaux au courant de la semaine. Ne manquez surtout pas les mardis à deux dollars pour une bonne bière fraîche à deux dollars! Avec un nouveau menu et de nouvelles rénovations, le 1848 est garantie de vous « grader sur le party » tout en épargnant vos sous! Le 6 octobre sera le jour de l’élection provinciale en Ontario. La FÉUO est fière de faire partie de la campagne de la Fédération Canadienne des étudiantes et étudiants-Ontario, À Nous de Jouer, en collaboration avec plusieurs autres syndicats étudiants à travers la province. Faites pars à l’action, inscrivez-vous à participer lors des élections et faites-vous entendre par ceux et celles qui prendront pouvoir le mois prochain. Pour plus d’informations, contactez le département de Campagnes : action@feuo.ca . Finalement, avec la session ayant débuté il y a mille façon sur le campus de s’impliquer. La FÉUO ayant plus de 250 clubs est la place idéale par ou commencer. Joignez-vous à un club qui vous intéresse et rencontrez de nouvelles personnes ayant les mêmes intérêts sur notre campus. Visitez le site web clubs. feuo.ca pour une liste complète de nos clubs. Votre conseil exécutif à la FÉUO, Amalia Savva, Sarah Jayne King, Amy Hammett, Paige Galette, Liz Kessler et MC Noël

L’U d’O termine dans le top 300
Catherine Cimon
Dans un communiqué diffusé par QS World University Rankings pour l’année 2011-2012, l’Université d’Ottawa figurait dans le top 300 des établissements les mieux cotés au monde en se classant bonne 256e, un recul de 25 positions par rapport à l’année précédente. C’est encore une fois l’Université de Cambridge, en Angleterre, qui a raflé la première place. L’Université Harvard et le Massachusetts Institute of Technology, aux États-Unis, complètent le podium. Prenant en compte des critères comme la réputation académique des institutions, leur qualité en tant qu’employeur, le nombre d’étudiants internationaux et la qualité de l’enseignement, l’Université d’Ottawa a obtenu un score de 40,73 alors que les trois universités qui se sont le mieux classées ont obtenu des scores allant de parfait à presque parfait à l’évaluation, soit de 99,21 à 100. L’université canadienne qui a fait le mieux est l’Université McGill, qu’on retrouve en 17e position cette année, en hausse de deux positions. Viennent ensuite l’Université de Toronto en 23e place, puis l’Université de la Colombie-Britanique en 51e, l’Université de l’Alberta en 100e et le seul établissement francophone apparaissant dans le top 5 des universités canadiennes : l’Université de Montréal, qui occupe le 137e rang. L’administration de l’U d’O satisfaite Pour sa part, l’Université d’Ottawa réagit de manière positive et optimiste face à son classement. Contacté par La Rotonde, Vincent Lamontagne, responsable des relations média de l’Université, indiquait ainsi que « nos professeurs, les membres du personnel et tous nos étudiants contribuent de façon exemplaire à la réussite et à la réputation de notre université. Se classer parmi les 300 meilleures universités au monde est bien sûr une excellente nouvelle pour tous ceux et celles qui, au sein de notre communauté, croient en la mission et en la vision de notre établissement ». M. Lamontagne nuance néanmoins les résultats du classement : « Il faut toujours être prudent avec tous ces nombreux classements qui utilisent des méthodologies différentes. C’est pourquoi l’Université ne regarde pas ceux-ci lorsque vient le temps de donner à nos étudiants la meilleure des expériences étudiantes et de mettre en place tout ce qu’il faut pour continuer à le faire. »

CLASSEMENT DES MEILLEURES UNIVERSITÉS AU MONDE

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12 septembre 2011

Actualités

Les associations étudiantes se font serrer la vis
Sarah Lanthier
Aux dernières tables rondes entre la Fédération étudiante (FEUO) et les vice-présidents aux finances des différentes associations étudiantes de l’Université d’Ottawa pour discuter des budgets, les associations n’étaient pas surprises d’apprendre que les méthodes pour obtenir leur financement seraient désormais plus strictes. Sarah Jayne King, vice-présidente aux finances de la FEUO, affirme qu’une nouvelle procédure devait être adoptée puisque celle en place depuis trois ans était échue. L’attention plus grande de la FEUO envers les finances des associations étudiantes est aussi, selon elle, une réponse au fait que des cas d’abus et de gaspillage ont souvent été relevés au cours des dernières sé. Par contre, selon Amanda Iarusso, présidente de l’Association étudiante des études politiques, internationales et en développement (AEEPID), la situation actuelle ne permet pas de suivre cette nouvelle règle. Relevé de compte impossible à rédiger Amanda Iarusso estime qu’environ 80 % des audits soumis à la FEUO une première fois sont retournés aux associations étudiantes pour que des modifications leur soient apportées. La présidente de l’AEEPID déclare qu’« en ce moment, il n’existe pas de période de temps déterminée pour soumettre à nouveau les audits ». Elle suggère La Rotonde que la personne en charge de la vérification des relevés de compte soumis par les associations étudiantes accuse un retard remarquable puisqu’elle ne travaille qu’à temps partiel. Ce retard ralentit tout le processus d’attribution du financement, car une fois révisé, le relevé de compte est retourné aux associations étudiantes pour que celles-ci appliquent les améliorations recommandées et proposent un document final et corrigé. Si cette personne prend plus de temps pour survoler les audits, ce sont les associations étudiantes qui écopent des conséquences. Compromis pour éviter la défédération Selon Amanda Iarusso, les nouvelles mesures de la FEUO seraient le résultat de compromis que la FEUO tente de faire pour éviter que les associations entament des procédures pour se défédérer. La présidente de l’AEEPID déclare que quatre associations étudiantes de la Faculté des sciences sociales envisagent déjà une défédération totale prochainement. Les démarches seront confirmées lorsque ces associations rencontreront le recteur de l’Université d’Ottawa, Allan Rock. Pour l’instant, les associations étudiantes sont contraintes d’appliquer la nouvelle procédure, suivant la constitution de la FEUO, malgré les complications de la réalité.

NOUVELLES PROCÉDURES BUDGÉTAIRES DE LA FEUO

La présidente de l’AEEPID déclare que quatre associations étudiantes de la Faculté des sciences sociales envisagent déjà une défédération totale prochainement.
années. Pour éviter de reproduire les mêmes erreurs, la FEUO resserre donc les procédures pour distribuer l’argent aux associations étudiantes. Le financement ne sera attribué aux associations étudiantes que si celles-ci soumettent leur relevé de compte révidonc une période de grâce d’un mois. En effet, tant que l’audit corrigé n’est pas retourné à la FEUO, l’association ne peut toucher l’argent ou demander des prêts ; elles se retrouvent alors sans le sou. De plus, Amanda Iarusso explique à

Les fonds seront dorénavant plus encadrés.

Photo Ayoub Ben Sessi

Le v.-p. aux affaires sociales anglophone de l’AEEPID forcé de démissionner
Jack Witwer aurait encouragé des étudiants mineurs à se procurer de fausses cartes d’identité.
Sarah Lanthier
En pleine Semaine 101, l’Association étudiante des études politiques, internationales et de développement (AEEPID) a perdu son vice-président aux affaires sociales anglophone, Jack Witwer. Ce dernier a été forcé de démissionner mardi dernier après avoir été accusé d’avoir tenu des propos déplacés au cours de la Semaine 101. Ce sera à la Fédération étudiante de l’U d’O (FEUO) de définir les accusations exactes qui seront portées contre Jack Witwer. L’ancien vice-président aux affaires sociales anglophone de l’AEEPID aurait encouragé des mineurs à se procurer de fausses cartes d’identité pour participer aux activités alcoolisées organisées par l’Association. Un incident singulier Amanda Iarusso, présidente de l’AEEPID, a confirmé à La Rotonde que « c’était la première fois en quatre ans [qu’un] membre de l’exécutif […] [lui] rapportait [un tel incident] ». Elle raconte que le problème a été porté à son attention lors de la première fin de semaine de la Semaine 101 et que l’affaire n’a pas été prise à la légère, tant du côté de l’AEEPID que de la FEUO. Les mesures prises pour réagir à l’incident ont mené à la démission de Jack Witwer, qui a été officialisée par la coupure de son bracelet. La responsabilité d’une telle décision revient à un membre exécutif de la Semaine 101 de la FEUO. L’AEEPID a convoqué une réunion d’urgence, dimanche, pour discuter de procédures plus concrètes pour faire face à l’incident. Simon Larivée prend la relève Amanda Iarusso affirme que des élections ne seront pas nécessaires pour remplacer Jack Witwer. Ce sera Simon Larivée, viceprésident aux affaires sociales francophone de l’AEEPID, qui assumera ses fonctions. La fusion des deux postes de vice-président aux affaires sociales n’est par ailleurs pas une idée nouvelle pour l’AEEPID, qui en discutait déjà avant les élections du printemps dernier. La présidente de l’AEEPID explique que lors de leur prochaine réunion générale en octobre, l’Association insistera sur l’implantation de mesures plus strictes dans la constitution de la FEUO pour répondre efficacement à des incidents possibles lors des prochaines Semaines 101. Déception des étudiants Amanda Iarusso souligne que l’AEEPID ne tolère en aucun cas ce genre de comportement, qui contrevient au règlement interne ainsi qu’à la loi. La présidente de l’AEEPID déclare que les gestes de Jack Witwer découlent d’une décision personnelle de ce dernier et ne représentent en rien l’opinion de l’Association étudiante. Malgré cette affirmation, certains étudiants manifestent leur déception par rapport à ces gestes déplorables. Une étudiante en développement international déclare qu’« [que l’AEEPID et la FEUO] devraient montrer l’exemple. En ce qui a trait à la réputation de notre association prise dans le tourbillon de scandales de la FEUO et autres, ça me laisse plutôt indifférente et je crois que pour les personnes extérieures, c’est du pareil au même […]. Elles doivent se dire : “Ah tiens, un autre manque de jugement […] des élus de l’Université d’Ottawa.” » Amanda Iarusso répond à ce commentaire en soulignant que le respect des statuts est au cœur de leurs priorités et l’AEEPID compte maintenir des normes élevées pour demeurer l’un des meilleurs comités exécutifs de l’Université et ainsi regagner leur réputation.

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Actualités
PORTAIL FRANCOPHILE

12 septembre 2011

Un outil attendu sur le campus
Catherine Cimon
En effet, entre l’Institut des langues officielles et du bilinguisme (ILOB), les groupes de mentorat francophones, le Centre de bilinguisme de la Fédération étudiante, le Centre d’aide à la rédaction des travaux universitaires (CARTU) et tous les autres, il est souvent difficile de s’y retrouver. C’est pourquoi Sylvie Perrier, professeure agrégée du Département d’histoire, en partenariat avec Maryse Durocher, étudiante en histoire et en lettres françaises, ont décidé de développer le Portail francophile. Une demande grandissante C’est donc il y a deux ans que Mmes Perrier et Durocher se sont penchées sur la création du Portail, qui a bénéficié d’un investissement de 20 000 $ de la part de l’Université d’Ottawa en plus du soutien des techniciens informatiques de l’ILOB. Selon Mme Perrier, le nombre de francophiles sur le campus est en croissance constante et il devenait impératif d’envisager une centralisation des ressources mises en place au fil des années pour les accommoder. « Il y a des élèves de Carleton qui viennent ici juste pour prendre des cours en français », souligne-t-elle. Elle ajoute que le nombre d’étudiants qui s’inscrivent dans le programme d’immersion est en aussi en augmentation depuis son implantation il y cinq ans. « Au début, j’en avais seulement deux dans mes cours et maintenant, ils sont plus de 20 », dit la professeure. Mme Perrier précise aussi que ce qui l’a motivée à créer le Portail francophile, ce sont les étudiants francophiles qui assistent à son cours sans pour autant faire partie du programme d’immersion, programme dans le cadre duquel les étudiants bénéficient d’un encadrement personnalisé pour suivre des cours en français. « Moi, je remarquais, par exemple en corrigeant les copies d’examen, qu’il y avait des étudiants dont la langue maternelle n’était pas le français qui n’étaient pas dans le programme d’immersion. […] Je voulais qu’ils soient au courant des ressources, hors du programme d’immersion, dont ils peuvent bénéficier. » Faire tomber les barrières Mme Durocher explique que certains francophiles ont peur de s’exprimer en français dans un groupe de francophones à cause de leur accent, et que les groupes d’étude pour aider les francophiles, au nombre des ressources disponibles, sont justement adaptés à cette situation. Elle ajoute que c’est positif pour les francophones, puisqu’ils se sentent généralement plus à l’aise de parler leur langue maternelle en voyant la volonté d’apprendre des étudiants francophiles et que c’est une étape importante pour favoriser le bilinguisme sur le campus.

L’idée est simple : regrouper toutes les ressources qui sont à la disposition des francophiles du campus dans un seul portail. Ceux-ci pourront alors trouver les outils disponibles à l’Université d’Ottawa et y accéder plus facilement, ce qui devrait favoriser leur apprentissage et leur évolution en français.

Un portail rassembleur.

Un partenariat exclusif justifiable selon l’U d’O
Félix Pilon
C’est cette semaine que se déroulera la sixième édition de la soirée de magasinage étudiant chez Ikea. Cette activité, organisée par le Service de vie communautaire de l’Université d’Ottawa, en collaboration avec Ikea ainsi que l’Université Carleton, le Collège Algonquin et la Cité collégiale, se distingue à la fois par sa longévité et par sa popularité. Chaque année, ce sont quelques centaines d’étudiants qui profitent du transport fourni par le magasin et, dans une moindre mesure, le Service de vie communautaire, pour aller faire des achats liés à la rentrée scolaire. L’U d’O défend la légitimité de l’activité Malgré sa popularité, cet événement soulève tout de même une certaine controverse. En effet, plusieurs se demandent s’il est éthique de la part d’une organisation universitaire d’organiser une activité qui semble encourager la dépense et la consommation et si cela suit réellement la mission de l’Université. Questionnée par La Rotonde, Jane Cyr, du Service de vie communautaire, a réagi à ces commentaires tout d’abord en invoquant l’utilité de l’activité pour plusieurs étudiants. Elle affirme en effet qu’Ikea est le magasin le plus fréquenté à la rentrée par les étudiants universitaires partout au Canada et que, sans le transport fourni et les rabais offerts à cette occasion, il serait plus difficile pour eux de se procurer plusieurs biens qui leurs sont utiles au cours de leur année scolaire. Mme Cyr a également mentionné la très importante dimension sociale de l’activité qui, regroupant un nombre important de nouveaux étudiants, permet à plusieurs d’entre eux de faire connaissance avec leurs collègues. Ikea n’est pas favorisé Questionnée quant à la valeur académique d’un tel événement, elle a précisé que cela ne faisait pas partie du mandat du Service de vie communautaire. Par ailleurs, face aux questionnements de nature éthique, Mme Cyr a affirmé de nouveau que cette activité répondait à un besoin des étudiants et que ceux-ci sont parfaitement libres d’y participer ou non, défendant ainsi le Service de vie communautaire d’encourager la dépense et la consommation. Elle a également réfuté l’idée selon laquelle l’organisme favorisait l’entreprise Ikea en précisant que tout magasin intéressé à travailler avec eux dans le but d’accommoder les étudiants y était invité. Portes ouvertes aux étudiants consommateurs.

MAGASINAGE DE LA RENTRÉE

Professionnel de demain :

posez votre candidature aujourd’hui – en ligne!
OMSAS
http://centre.ouac.on.ca/omsas/ Service ontarien de demande d’admission en médecine
15 septembre 2011 : Date limite pour créer un compte pour la demande en ligne 3 octobre 2011 : Date limite pour la réception des demandes

OLSAS

http://centre.ouac.on.ca/olsas/ Service ontarien de demande d’admission en droit

1er novembre 2011 : Date limite – programmes anglais 1er février 2012 : Date limite – programmes français 1er mai 2012 : Date limite – 2e, 3e et 4e année

TEAS

1er décembre 2011 : Date limite – programmes anglais 1er mars 2012 : Date limite – programmes français

http://centre.ouac.on.ca/teas/ Service de demande d’admission en formation à l’enseignement

ORPAS

http://centre.ouac.on.ca/orpas/ Service de demande d’admission aux programmes des sciences de la réadaptation

(Audiology, Occupational Therapy, Physical Therapy/ Physiotherapy, Speech-Language Pathology) 6 janvier 2012 : Date limite pour la réception des demandes

170 Research Lane Guelph ON N1G 5E2 http://centre.ouac.on.ca

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12 septembre 2011

Actualités
Revue de presse universitaire
En tant que membre de la famille du président sortant, Mme Torres n’a pourtant pas le droit de poser sa candidature. Ce que la presse locale qualifie de tentative de « coup d’État moderne » visant à garder Colom au pouvoir a d’ailleurs été refusé par la cour constitutionnelle guatémaltèque. Également source d’insécurité aux prochaines élections, la candidature d’Otto Pérez Molina, ancien militaire accusé d’avoir joué un rôle important dans plusieurs massacres durant la guerre civile, qui s’est terminée en 1996. Pourtant, aucune procédure pénale concernant ces accusations n’a fait surface. ont été distribués sur le campus de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) depuis le 25 août. Carole Jolly, directrice des services de transport de l’UBC, assure que la planification de la distribution des passes a fait l’objet de beaucoup d’attention et de travail. Elle se dit satisfaite des résultats de la première semaine de distribution. Les seuls problèmes sont survenus lorsque les machines de distribution sont tombées en panne pour une durée d’environ deux heures et demie, à deux reprises pendant la semaine. Toutefois, lorsque les machines sont tombées en panne, les employés ont distribué les passes à la main. Le président de l’Alma Mater Society, Jeremy McElroy, a déclaré que la ligne d’attente avançait de manière assez rapide et que les réactions des étudiants étaient positives. Il est convaincu que la distribution des passes au cours de la semaine à venir se fera sans aucune complication.

Bâtir un monde meilleur en tant qu’individualiste?
Patrick Weldon
n tant qu’étudiants, jeunes gens allumés, engagés et informés, nous pourrions facilement croire que notre génération serait sensible aux sources des problèmes sociaux qui hantent nos sociétés. Le désir rêveur et vraisemblablement poétique de bâtir « un monde meilleur » ne pourra jamais se réaliser si nous restons victimes de ce terrible fléau qu’est l’individualisme. Je vous propose donc de nous débarrasser de cet ogre froid qu’est l’individualisme en le chassant de notre campus. Il est facile de tomber victime d’un tel virus sur un campus universitaire, surtout au début de sa première année, lorsqu’on ne connaît rien du monde et qu’on ne respire que de l’insécurité… mais bon dieu, sortons de nos bulles! Nous faisons partie de la société universitaire en vue de contribuer à l’avancement des intérêts communs de nos sociétés, concept qui va à l’encontre de ce que certains pourraient se laisser croire. Nous avons perdu la connexion initiale à l’apprentissage pour lequel nous payons si cher. Pensez-vous que les premiers peuples de l’histoire ont commencé à s’instruire pour pouvoir s’acheter des cossins? Non! L’éducation a pour intérêt principal de démystifier l’environnement dans lequel nous vivons, de manière à améliorer nos conditions de vie; c’est avant tout un mécanisme de survie. Comment ferons-nous pour créer un monde sans racisme, sans harcèlement et sans discrimination si nous ne sommes même pas capables d’anéantir les barrières sociales érigées par nos ancêtres? Comment ferons-nous pour survivre en tant qu’espèce si, en marchant sur le campus, nous ne sommes même pas capables de sourire à des inconnus, de tenir la porte pour un collègue ou de jaser avec la personne à côté de nous dans la ligne du U-Pass qui dure cinq heures? C’est à nous de jouer, de construire une communauté unie, digne de mener un pays. C’est à nous de participer à une vague générationnelle armée avec le désir et les outils nécessaires pour imposer des changements réels pour notre avenir. N’ayons pas peur de nous partager avec le monde, de peindre nos cœurs sur la tapisserie humaine, en défiant, logiquement, le statu quo. Il est temps de prendre un virage serré, un rebroussement de chemin, une transition de l’individualisme à l’esprit communautaire. Alors aujourd’hui, faisons quelque chose de bon pour un confrère ou une consœur et laissons couler la réciprocité à plein flot.

LE CONFESSIONNAL

E

Patrick Weldon
« Divorcer pour mieux régner » – Impact Campus Les Guatémaltèques se préparent à aller aux urnes pour élire leurs nouveaux président et vice-président, le 11 septembre 2011, peut-on lire dans

le journal de l’Université Laval. Si la sortie du président actuel, Álvaro Colom, ne suscite aucune controverse, son divorce fait hausser quelques voix. Sandra Torres, la première dame du pays sortante, a divorcé pour pouvoir se présenter aux élections du 11 septembre.

Un départ chancelant pour la distribution des laissez-passer universels – The Ubyssey L’Ubyssey rapporte que malgré les complications avec les machines de distribution automatique, plus de 24 000 laissez-passer universels

Il était une fois...
Catherine Cimon
Le 25 octobre 1962, La Rotonde rapportait : En pleine crise des missiles, qui a duré 13 jours et qui opposait les États-Unis à Cuba, Germain Dion défendait, dans sa chronique « Regard sur le monde », la position maintenue jusque-là par John F. Kennedy et l’encourageait à la maintenir. C’était trois jours avant la fin de la crise, alors que le monde était toujours plongé dans l’incertitude et se demandait ce que les Américains allaient faire : attaquer ou continuer les négociations et le blocus? L’enjeu était d’autant plus important qu’un faux pas pouvait signifier la fin de la guerre froide entre l’URSS et les États-Unis, puisque les missiles entreposés à Cuba étaient en fait commandités par les Soviétiques. Germain Dion estimait ainsi que John F. Kennedy était probablement plus intelligent que la plupart des sénateurs de son gouvernement, qui prônaient une intervention musclée et immédiate. En effet, il avait compris « les conséquences néfastes qu’une action militaire contre Cuba pourraient avoir sur le prestige des États-Unis un peu partout dans le

Les 13 jours de la crise des missiles de 1962
monde ». Il expliquait aussi que les interventionnistes américains, qui réclamaient la tête de Castro et invoquaient la doctrine de Munroe pour justifier leur plan, n’avaient pas de sens et qu’il était ridicule de leur part de se cacher derrière cette politique « pour justifier le balayage du régime Castro à Cuba ». La logique dans cette situation avait été oubliée au profit de l’amour propre américain, qui ne pouvait accepter de faire rire de lui « par un petit vaurien », alors que Fidel Castro défiait le monde et, surtout, les ÉtatsUnis : « Castro, porte la barbe et se mêle de commander à tout le monde et de n’obéir à personne. » M. Dion terminait sur cette note : « Au point de vue matériel, la victoire serait facilement acquise. Ce serait une répétition du combat entre le chat et la souris. Mais des considérations morales doivent empêcher les Américains de se lancer dans une entreprise que certains milieux ne manqueraient pas de leur reprocher. Ce serait une tache à leur blason et en même temps, un très mauvais service à rendre à leurs intérêts dans les pays du monde libre. »

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Versé – par Abdelmajid El-amine Pauvre servant priant sur un tapis volant Je fus, Bouleversé par un verset du Coran. Croyez mes yeux, qui ont versé Un torrent de larmes comme un jeune enfant. Orphelin qui pleure Jadis l’amour de Maman. Transporté loin de l’instant, Je suis encore cet amant Qui frôle l’inconscient Par la douleur d’un amour ardent Et qui attends le moment d’éternelle Union. Là où je serais libre des tours de Satan, Des tours de Babel et de ses méchants qui font répandre le sang Au nom de je ne sais quelle Abstraction. Mais c’est vrai que moi aussi, J’ai eu des mauvaises intentions. Et c’est vrai que moi aussi, J’ai pris plaisir en me détruisant. Je savais mieux pourtant. Mais Je te demande pardon, pardon d’avoir été moins patient, Me tordant dans le mensonge d’un faux printemps. Mes yeux brûlent pour ta vision, Quel sombre jour sans Toi présent. Derviche tourneur ou simple mendiant, Mon âme n’a guère de repos Dans les jours s’alternant. Entre ici et là-bas, toujours ambulant, Je me sème par ce vent et par ce que Le futur ne peut jamais être garant. Cette vie et ce soleil levant : À la veille du jour du jugement, Je rêve, l’esprit incandescent, D’être une colombe qui plane au-dessus de tes cerfs-volants. Sacré Secret, Je me prosterne à toi, Ô Bien veillant, Mon âme se réjouissant Au son de : Dieu est grand, Dieu est grand, Dieu est grand

Abdelmajid El-amine 1988 – 2011
« Tu nous manques… » « Un jeune homme unique » « Merci»

« Majid, tu as marqué nos cœurs. »

« Au plaisir de rire à tes côtés »

« Rien n’égalerait l’image de la grâce de ton sourire. »
« Tu es une source de bonheur. » « Bon voyage! »

« Veille sur nous! »
« Tu es intemporel. »

Photos M’hammed Kilito

12 septembre 2011

Catherine Dib culture@larotonde.ca THÉÂTRE

Arts et culture
Le 21 septembre prochain, Frères d’hiver prendra l’affiche à la Nouvelle Scène. Il s’agit d’une œuvre de Michel Ouellette et d’une production du Théâtre la Catapulte en collaboration avec la Chaire de recherche sur la francophonie canadienne (pratiques culturelles) de l’Université d’Ottawa. Michel Ouellette, dramaturge et auteur à l’âme poétique, a accepté de confier la direction de Frères d’hiver à Joël Beddows, prédécesseur de Jean Stéphane Roy à la direction artistique du Théâtre la Catapulte et maintenant nouveau directeur du Département de théâtre de l’U d’O. Or, Frères d’hiver, écrit poétique, lyrique et polyphonique, n’était pas destiné pour la scène de prime abord. M. Beddows, fidèle admirateur de l’œuvre de Michel Ouellette, avait, dès la lecture du manuscrit, décidé d’en faire une pièce. Ainsi, avec l’accord de l’auteur, il a procédé à une adaptation de l’œuvre pour la scène avec l’aide de sa collègue Marie Claude Dicaire. Enfin sous les projecteurs Sept ans après la découverte du texte Frères d’hiver par M. Beddows et neuf ans après son écriture par Michel Ouellette, les amateurs de théâtre pourront enfin voir cette œuvre prendre vie sur les planches. C’est l’été 2006 qu’un premier travail dramaturgique avait été entamé, puis le projet a germé et nous assisterons ainsi à sa genèse le 21 septembre prochain avec les acteurs Pierre Simpson, Lina Blais et Alain Doom. Il s’agit d’une histoire où l’art est porteur d’espoir; où l’art, flambeau de la vie pour certains, transforme les hommes et les guides vers un chemin nouveau, dévoilant des émotions enfouies sous une carapace. Pierre, dont le frère Paul est décédé et sera enterré à Toronto, est appelé à s’y rendre. Il rencontre la muse de son frère, Wendy, et découvre un frère qu’il n’a jamais connu. Une quête au-delà de l’histoire Ainsi, Jean Stéphane Roy a été profondément ébranlé par cette histoire et a permis au duo Ouellette-Beddows de renouer avec le succès du Testament du couturier, texte pour lequel l’écrivain a remporté le prix Trillium en 2003. Il s’agit donc d’une production qui révèle l’effervescence culturelle des créateurs franco-ontariens. M. Roy suggère ainsi de se laisser aller, de se laisser guider par son flot émotif en assistant à la représentation, car il s’agit d’une production où la poésie l’emporte sur le réel. Cette quête d’amour fraternel après la mort est signifiante; elle témoigne du temps qui ne pardonne pas, mais qui peut renaître des cendres par la plume et même à travers le théâtre. Enfin, Frères d’hiver est le premier texte à visée non théâtrale de Michel Ouellette qui est adapté pour la scène. Par conséquent, Joël Beddows a choisi d’exploiter le caractère polyphonique de la poésie de Ouellette, ce qui donnera lieu à la multiplication des voix des acteurs et qui risque de créer un effet vocal prenant. L’auteur ne s’en cache pas, son récit est autobiographique. L’histoire de deux frères qui empruntent des chemins différents, que tout alliait autrefois et que le passage à l’âge adulte sépare, il l’a vécue personnellement; il sait de quoi il parle. Ainsi, vous assisterez à une production où, sans compromis, l’ouverture émotive est essentielle à la réception. Ou? La Nouvelle Scène, 333 avenue King Edward Quand? Du 12 septembre au 1er octobre

La renaissance de la fraternité à travers l’art
Gabrielle Boucher

Parfois, le deuil amène vers une nouvelle quête.

Photo Sylvain Sabatié

Comme un caméléon
Catherine Dib

PORTRAIT D’ARTISTE

Le groupe Pandaléon génère du buzz depuis l’été avec son son évanescent. Le groupe franco-ontarien, originaire de Saint-Bernardin, a pris son envol en juin avec Ontario Pop. Le quatuor composé de Frédéric Levac, de son frère Jean-Philippe, de leur cousine Anne Berniquez, ainsi que de leurs amis Marc-André Labelle et Martin Charbonneau se produit en spectacle régulièrement depuis cet événement fatidique. Ayant raflé plusieurs prix au cours de leur jeune carrière, leur montée s’annonce déjà fulgurante. Conversation avec JeanPhilippe Levac, durant la compétition au Festival international de la chanson de Granby.
La Rotonde : Donc pourquoi « Pandaléon »? Jean-Philippe Levac : Panda et caméléon. Je n’aime pas dire ça, car ça ne signifie rien, mais c’est surtout parce que c’était jeune et accrocheur. C’est plus un nom qu’on trouvait nice à dire. LR : Comment décririez-vous votre son? JPL : On s’inspire de beaucoup de choses, mais j’appellerais ça du rock alternatif ambiant avec un peu de folk. On écoute beaucoup de Karkwa, de Malajube et même les Cowboys fringants. Ça ne paraît pas, mais on a un violon dans le band et c’est des Cowboys fringants qu’on s’est inspiré. LR : Donc, à part vos influences musicales, quel est votre processus de création? JPL : La plupart du temps, c’est mon frère qui arrive avec des accords bien simples ou avec des paroles. Après, on monte ça, ça va surtout dépendre des gens qu’il y a. La toune peut changer complètement après que la totalité du groupe s’y est impliquée. LR : Et vous touchez des thèmes en particulier? JPL : Bah, je ne sais pas si vous avez entendu [parler] de « la piaule »? C’est vraiment notre gîte, pour le band. On

Pandaléon pratique dans sa piaule. s’y enferme, on prend notre temps, on prévoit enregistrer nos chansons là. On ne veut pas que ce soit comme en studio, où tu paies à la minute près et tu veux y aller le plus vite possible. On veut que ça sonne comme la piaule! LR : Et Anne commence donc

Courtoisie du groupe Pandaléon

à l’U d’O? JPL : Oui, en communication. Je crois qu’elle a choisi cette université, car c’est pas mal proche de notre village. Si on gagne la «compét», il va falloir qu’elle manque une autre semaine d’école… je ne sais pas si elle va être contente! (rires)

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Arts et culture
FEDSTOCK

12 septembre 2011

La FEUO se surpasse pour clore la Semaine 101
Fedstock 2011 a su réunir des musiciens pour tous les goûts qui ont diverti la foule dès la brunante.
inégale quant aux performances des musiciens et à la dynamique du public. Un party long à démarrer! Le groupe rock montréalais Galaxie, qui prône la langue française dans ses paroles, ne pouvait qu’être de circonstance à cette occasion. Quoique musicalement plus pétillant qu’ennuyant, il a plus ou moins émoustillé la foule, celle-ci étant majoritairement anglophone. Qui plus est, plusieurs ont souligné la présence du soleil, celui-ci empêchant autant le public que les musiciens d’être à leur optimum : « C’était l’fun, mais on avait le soleil dans les yeux. On n’est pas habitué à ce genre d’ambiance, mais on ne s’attendait à rien, après tout! » explique Olivier Langevin, guitariste et chanteur de Galaxie. Des créatures de la scène Un second projet montréalais nommé Creature a suivi avec une musique absolument endiablée et poignante. Sa présence de scène était monopolisée par les deux vocalistes et claviéristes. En dépit de cela, le chanteur et guitariste attirait l’attention grâce à sa voix singulière et veloutée. De nombreuses personnes ont été fort impressionnées et se sont réjouies de la découverte de ce groupe. Après cette musique très rythmée et entraînante, Karkwa a submergé les spectateurs dans une ambiance enivrante, planante, bref, plus placide que celle des groupes précédents. Beaucoup attendaient Karkwa, un autre groupe de rock alternatif montréalais. Cependant, le décalage d’ambiance ainsi que les paroles incompréhensibles à la majorité se sont répercutés sur l’interaction entre la scène et le public. « On a eu du plaisir, mais j’avais l’impression que les gens sont un peu gênés parce que c’est la semaine d’initiation », a déclaré, un peu à la blague, Louis-Jean Cormier, chanteur et guitariste de Karkwa. Julien Legault, batteur du groupe, savait ce qu’il restait à faire : « Je ne sais pas pourquoi les gens étaient aussi veg, mais la prochaine fois, appelez-moi, je vais leur shooter de la “marde” pour les réveiller! » s’est-il exclamé. Un dénouement heureux Les étudiants semblaient s’attendre à une soirée davantage mouvementée. En effet, on les voyait plus animés lors des interludes de chansons commerciales, apparemment intarissables, avec lesquels le dj saupoudrait la soirée pour combler les temps morts entre les actes. C’est uniquement lorsque le groupe de rap-rock-pop torontois Down with Webster est apparu que l’exaltation de la foule a culminé. En effet, des étudiants s’étant exclusivement présentés au Fedstock pour assister au numéro de pop effréné de Down with Webster, la foule a pris de la densité vers la fin de la soirée.

Catherine Dib et Maya Dib
« Faire la fête » était le mot d’ordre au Fedstock de l’édition 2011. « Non seulement pour Fedstock, mais aussi la Semaine 101, c’était vraiment la meilleure Semaine 101 depuis les quatre années que je suis à l’U d’O! » s’exclame Paige Galette, vice-présidente aux communications de la Fédération étudiante de l’Université d’Ottawa (FEUO). Fedstock, concert de clôture de la Semaine 101, a attiré plus de 2000 personnes, selon les dires de Paige Galette. Du soleil accablant jusqu’à une soirée plutôt fraîche, les étudiants ont été bercés par divers artistes. Galaxie, Creature, Karkwa et Down with Webster ont été de la partie pour divertir la foule. Chaque groupe se distinguait par l’énergie dégagée, donnant lieu à une soirée

Quatre groupes, plus de 2000 étudiants et un soleil, une fomule gagnante?

Photos Ayoub Ben Sessi

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12 septembre 2011

Arts et culture

Il FOE y être allé
Stéphanie Guérin
En se rendant sur les différents lieux de diffusion, on pouvait profiter d’une foule d’activités et de prestations qui alliaient les arts de la scène et les arts visuels. Pour ce qui est des spectacles, le FOE avait comme têtes d’affiche Bran Van 3000 et Malajube, ce qui n’a pas pour autant laissé dans l’ombre les artistes locaux tels que le Soul Jazz Orchestra, FET.NAT., Langue de chemise, D-track et Les Fous du Roy. Bref, la programmation de cette année, qui en donnait plein la vue, en a certainement comblé plus d’un. La lancée Le Festival a débuté en force jeudi soir du côté du théâtre, avec la prestation généreuse qu’a offerte Mani Soleymanlou dans sa pièce intitulée 521 974 784, où il a joué tour à tour le rôle d’acteur, de metteur en scène et de dramaturge. Avec un décor et des jeux d’éclairage minimalistes, il a néanmoins réussi à captiver l’auditoire par sa grande présence sur scène. Tous les éléments du jeu de l’acteur s’assemblaient pour nous faire entrer dans son univers, qui retrace les lignes de son histoire personnelle : son Iran natal, la guerre, ses souvenirs d’enfance, son exil à Paris, puis en Amérique, où les thèmes de l’identité, de la guerre et de l’oppression, mais aussi de l’espoir et de la liberté, ont été traités. Oscillant parfois entre un ton poétique, humoristique, ou encore dramatique, ce texte riche était toujours juste et équilibré, et pouvait faire rire, émouvoir, ou encore faire rêver. Une voix pour les artistes de la région Une foire artistique se déroulait du jeudi au samedi, réunissant, sous un grand pavillon, une trentaine d’artistes et d’artisans de la région venus

FESTIVAL DE L’OUTAOUAIS EMERGEANT

Le Festival de l’Outaouais émergent (FOE), qui se déroulait de jeudi à dimanche derniers, en était déjà à sa quatrième édition. Ce festival, qui semble prendre de l’ampleur d’année en année, a été un réel succès, avec un temps clément en cette mi-septembre, un programme diversifié et une participation plus qu’enviable.

Le public plane avec Malajube. exposer leurs œuvres et leurs produits. Non seulement ce lieu offrait-il une visibilité aux artistes et artisans, mais il leur permettait également de rencontrer les gens ainsi que d’échanger entre eux. Une artisane de la région, Stéphanie Boyer, qui fabrique des boucles d’oreille à partir de matériaux recyclés comme des magazines pour financer un projet au Burkina Faso, était du même avis : « Je vais voir ce que les gens font, c’est vraiment intéressant. Ils peuvent expliquer leur démarche artistique. C’est vraiment un beau lieu d’échange ». Selon l’artiste-photographe Brigitte Hubert, le FOE a apporté plusieurs améliorations cette année. Entre autres, le pavillon installé à la foire cette année avait comme effet de réunir les gens et son emplacement à l’entrée du site principal obligeait la foule à y passer pour accéder à la scène, ce qui créait une plus grande affluence. Pour la photographe, « l’inspiration, c’est un retour à la simplicité, carrément; c’est un retour à une sensibilité à ce qui nous entoure ». « La photographie m’amène vraiment à amener ce moment-là, à donner ce moment-là à cet élément, à cet être de vie, à toutes les créatures, la lumière, les textures », explique-telle par rapport à sa vision artistique. Finalement, la photo l’amène « à apprécier la vie, de façon plus simple, pure, et naturelle ».

Photo La Rotonde

Un samedi endiablé, un dimanche chargé Le spectacle du samedi soir s’annonçait très prometteur, réunissant de grands noms tels que Bran Van 3000, ainsi que deux groupes locaux, soit le Soul Jazz Orchestra et Langue de chemise, respectivement originaires d’Ottawa et de l’Outaouais. La performance de Bran Van 3000 a été à la hauteur des attentes, même si par moment la foule semblait moins enthousiaste que les membres du collectif. En effet, elle semblait attendre impatiemment les tubes qui l’ont fait connaître, tels que « Drinking in L.A. », de l’album Glee, et « Astounded », de Discosis. Heureusement, le groupe les a joués, mais plutôt tardivement, ce qui fait que l’énergie de la foule manquait parfois d’intensité en comparaison avec celle que dégageaient les nombreux membres du groupe. Pour ceux qui n’étaient pas encore rassasiés, cette soirée haute en couleurs se poursuivait au Petit Chicago avec D-track et Karim Ouellet. Enfin, pour sa dernière journée, le FOE réservait une programmation aussi intéressante que celle des jours précédents, avec un Piknic Électronik de 14 h à 21 h au parc de la Rivière, près du Musée canadien des civilisations, ainsi que la grande finale régionale de Slam poésie, qui a eu lieu en soirée au café Le Troquet.

Bran Van 3000 enchante la foule avec ses tubes plus connnus.

Photo Nicholas Hardy

La FOÉ désire couvrir toute forme d’art posible en Outaouais.

Photo Nicholas Hardy

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Arts et culture

12 septembre 2011

La nouvelle lune était au rendez-vous
Simon Deneau
La Semaine 101 sur le campus, synonyme d’effervescence, a été l’occasion de lancer beaucoup d’activités sur le campus et les nouveaux étudiants ont pu connaître les multiples facettes de la vie sociale à l’Université. Cette semaine a aussi marqué la fin du Ramadan et le début des festivités de l’Aïd el-Fitr, ces fêtes occupant aussi une place primordiale au sein des festivités de la rentrée scolaire. Au-delà du jeûne Il est tout d’abord important de connaître la signification religieuse du Ramadan et de ses rites afin de comprendre la tradition que célèbrent de nombreux étudiants musulmans. Pendant 30 jours, les fidèles jeûnent toute la journée, ce qui leur enseigne la patience, la spiritualité et la soumission à Dieu. C’est aussi une occasion d’offrir plus de prières et la charité occupe une grande place au sein de ce mois sacré. Le Ramadan présente donc une manière de se détacher du monde et de procéder à une introspection, tout en suivant un mode de vie altruiste. Il est aussi intéressant de prendre note des diverses interprétations personnelles de la pratique du jeûne parmi les étudiants. Ainsi, une étudiante de troisième année affirme que pour elle, le jeûne du Ramadan représente une occasion de vivre ce qu’une grande partie de la population mondiale vit : un constant manque d’eau et de nourriture. « Le jeûne m’aide à constamment apprécier le mode de vie que j’ai et de ne jamais prendre pour acquis tout ce que j’ai », dit-elle. Pour certains, qui occupent un emploi à temps partiel, il peut sembler difficile de jeûner tout en ayant besoin de se concentrer. Toutefois, cette étudiante soutient qu’il est plus facile de se garder occupée que de ne rien faire toute la journée et que de ne penser qu’à sa faim. À table! Avec la fin du Ramadan, l’Aïd Al-Fitr ayant déjà été célébré, les étudiants célèbrent cette fête avec leur famille selon différentes traditions. La plupart participent à une prière communautaire le matin à la mosquée et partagent plus tard un festin offert en famille ou dans des centres culturels. Quant aux célébrations de l’Aïd Al-Fitr sur le campus, elles se sont avérées très agréables cette année. Ainsi, pendant la Semaine 101, le 7 septembre, l’Association musulmane de l’Université d’Ottawa a organisé la fête de l’Aïd 101, près du pavillon Tabaret, où les étudiants ont pu goûter à un grand souper gratuit. De plus, les étudiants ont pu profiter d’un spectacle de comédie présenté par Maniac Muslim, qui raconte des situations comiques sur le mode de vie musulman. Pour marquer la fin de la célébration, plusieurs prix ont été tirés au sort. L’Aïd maintenant terminé, ce sont les classes qui commencent. Au moins, le début du pénible périple des études aura été marqué par une atmosphère joyeuse.

LE RAMADAN SUR LE CAMPUS

LES CAFÉS DE L’U D’O

Stage d’aide humanitaire en République Dominicaine
Au cours du printemps et de l’été 2012, 32 jeunes (entre 20 et 35 ans) partiront 4 ou 5 semaines en République Dominicaine pour un projet d’aide humanitaire sous la tutelle de l’organisme « Solidarité Jeunesse ».

Soyez du nombre !

Boire du café empêche de dormir… mais dormir empêche de boire du café
Catherine Dib
Le café, cette potion magique pour les irréductibles étudiants que nous sommes, est le carburant qui rythme nos journées. L’on papillonne du pavillon Tabaret à l’EITI, un saint Graal du glorieux java à la main. En nous interrogeant sur cette boisson porte-étendard de la vie estudiantine, Nicolas Tanguay-Leduc et moi-même avons convenu de nous risquer au jeu périlleux de nous imbiber de caféine au nom de tous les étudiants. C’est ainsi que nous nous sommes lancés, sillonnant le campus un dimanche après-midi, à la recherche du café parfait. Premier arrêt : le Mac’s. Ouvert 24 heures sur 24, y acheter un café n’est surtout pas une question d’ambiance. La marque « Seattle’s Best » s’offre à 1,70 $ le moyen de 16 onces. Nous sélectionnons un café plutôt corsé, les caissiers ayant eu l’amabilité de nous offrir un échantillon. Le café est assez générique, le goût étant largement dilué dans de l’eau par ailleurs tiède. « C’est un café de débutant! » s’exclame Nicolas en prenant une gorgée. Pour un café corsé, il est plutôt fade, et les sirops disponibles, qu’on peut ajouter à souhait, sont d’un sucré lourd et envahissant. Toutefois, pour les plus gourmands, des spéciaux sont offerts sporadiquement pour accompagner le café d’une pâtisserie à 0,69 $. On fait un petit tour au Timothy’s, sur l’avenue Laurier. Je sautille un peu de joie en constatant que l’option de café choco-framboise est proposée. On remarque tout de suite que du café équitable est disponible, trois choix sur quatre étant ornés d’un signe vert. On sirote un Colombian La Vereda, qui s’avère assez doux. La saveur est riche et complète, mais pas amère du tout pour un café corsé. J’irai même jusqu’à dire velouté. Quoique un peu plus coûteux que celui vendu au Mac’s, soit 2 $, la qualité en vaut la différence de prix. Sur notre chemin, nous entrons chez Second Cup, un incontournable sur le campus. La barista est très sympathique et se déclare disponible si nous avons une quelconque question. À notre grand plaisir, le menu est complètement

Soirée d’information : le jeudi 22 septembre, 19h30, au 101, avenue Parent, à Ottawa (coin Saint-Patrick, derrière la cathédrale). 613-241-7515 cdjeunes@comnet.ca
bilingue. Nous choisissons la mouture Paradiso, décrite comme fruitée et veloutée. Les grains de café fraîchement moulus dégagent un arôme bien plus fort et franc que celui de nos échantillons précédents. À 1,95 $ pour un format moyen de 16 onces, le goût est complexe et revêt diverses robes de saveur en bouche. Je le trouve personnellement agressant pour la gorge. Toutefois, pour mon collègue, ce café sort grand gagnant de l’aventure. Visite obligatoire : le Pivik. À 1,67 $ pour 16 onces, c’est le plus économique. Tous les cafés y sont équitables, selon les dires de la caissière. On engouffre le café colombien, qui se caractérise par un début prononcé et se termine en douce sur une note veloutée. Le seul hic : les verres sont en styromousse, donc impossibles à recycler. Les affiches sur place exposent l’histoire de chaque café offert, un plus pour le caféinomane engagé. Qui plus est, un spécial, composé d’un petit café, d’un muffin et d’un fruit, est plutôt avantageux à 3,48 $. Le Pivik, géré par la Fédération étudiante de l’Université Ottawa, offre, selon moi, le meilleur rapport qualité-prix et s’avère approprié pour l’étudiant moyen qui ne souhaite pas aller trop loin pour chercher son café matinal.

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12 septembre 2011

Arts et culture

On joue aux invasions barbares
Catherine Dib
a naïveté du débutant est un phénomène fragile, facile à briser. Ah, enfin à l’université! Les nouveaux venus se sèchent les dents en jetant un regard plein d’espoir et d’ambition sur un campus qu’ils connaîtront bientôt beaucoup trop, de fond en comble, et en s’imaginant tous ces moments de douce folie qu’ils frôlent déjà du bout des doigts. Arrive la Semaine 101. Avec toutes ses délicieuses péripéties, histoire de rendre l’expérience unique collectivement. Pourtant, personnellement, la Semaine 101 me donne des pierres aux reins. Ce ne sont pas les groupes sautillants d’un bar à l’autre, gueulards, beurrés de peinture de guerre, ni le grabuge constant sur le campus avec des cris de ralliement tribaux. Non. En fait, c’est l’artificialité du tout, orchestré par une instance supérieure dans le but d’entretenir, le temps d’une semaine, des liens éphémères pour construire subito presto un sentiment d’appartenance. Oui, oui, vive les moments génériques dignes d’un blockbuster estival. On se prostitue tous en pute sociale, accolant à sa nouvelle vie à l’université une « nouvelle » version de soi, améliorée, grandie, épanouie. Ne vous inquiétez pas, cette promiscuité sociale s’éteint après avoir crépité un mois dans le feu de son enthousiasme. On se tient par la main, joyeuse ribambelle de la jeunesse, on se garnit d’uniformes aux couleurs si patriotiques du gris et du grenat, la bande de « commies » ou de « p’tits génies », on se donne des sobriquets. Plus tard, on appellera ça sans doute « la bohème » en se disant qu’on avait 20 ans. Le temps d’une semaine, on appartient concrètement à quelque chose de plus grand que soi. On appartient à cette version idéalisée qu’on a de l’Université d’Ottawa. Mon malaise profond par rapport à cette pseudo « communauté soudée » découle des artifices qui y sont rattachés. Cet esprit d’équipe trempé dans la débauche, censé nous porter aux nues de l’expérience universitaire, ne nous avance nullement en tant qu’entité unie. Passé la première semaine, chacun retourne à ses petits moutons de devoirs, on évite du regard les connaissances et on se terre dans sa niche, assujetti aux lois du darwinisme social appliquées au campus. Avant de se déclarer à tout jamais ensemble dès la première semaine, peut-être devrait-on s’apprivoiser tout au long de l’année?

TURLUPINADES

Les souvenirs – David Foenkinos

CRITIQUES

Minuit à Paris

DésordresRoxanne Turcotte

L

Catherine Dib Catherine Dib
Auteur de plus en plus en vue dans le paysage littéraire français, Foenkinos récidive, après La délicatesse, avec un neuvième roman qui l’établit une fois pour toute dans les annales des romanciers contemporains. Point de lancée prolifique pour l’inspiration littéraire : le décès est une fois de plus l’élément déclencheur de l’histoire. L’auteur à la plume frivole a par ailleurs souligné la portée introspective de ce dernier opus, son grand-père ayant récemment lâché son dernier souffle. En retraçant l’existence de ses aïeux, le personnage principal traverse le deuil en tressant son présent d’un doux passé mélancolique et d’un avenir incertain éthéré. L’écrivain aborde une fois de plus un thème grave avec la légèreté du quotidien, rapprochant les générations qui s’entremêlent dans les méandres des soucis. On aime : La touche irréfutablement « Foenkinos » œuvre une fois de plus à son avantage. L’auteur joue sur un humour délicat visant les fondations qui régissent le passage de la vie. Un sujet lourd toutefois allégé par le ton. On aime moins : Les tournures de phrase distraient parfois de l’histoire, certaines tangentes établies étant parfois inutiles au déroulement des événements. Le film, amoureux fou de Paris, ouvre sur un couple de jeunes fiancés américains petitbourgeois. Gil, un jeune écrivain en mal de vivre, est un intraitable romantique, jouant au philosophe et rêvassant de déménager à Paris. Tentant en vain de rendre le personnage de Gil plus sympathique à nos yeux, Woody Allen lui accole une fiancée unidimensionnelle et détestable ainsi qu’une belle-famille de néo-conservateurs. On voit bien le genre. Le film frise la réédition de Manhattan, la magie n’entrant en jeu qu’avec l’apparition de grandes figures du Paris de 1920. En effet. Gil se la coule douce en compagnie de Hemingway, Stein, Picasso et autres personnages intentionnellement caricaturés à gros traits par le réalisateur. Plus charmant que franchement drôle, ce film inoffensif atteint son but premier : divertir. On aime : L’aspect introspectif. Il est ici clairement celui d’un grand nostalgique, le jeune premier étant l’ego de Woody Allen. Malgré les prétentions du réalisateur, des perles de lucidité se glissent dans le scénario, tournant à la dérision l’éternelle insatisfaction de l’humain face à sa condition. On aime moins : Le scénario. Inégal, il semble par bout avoir été écrit sur un coin de table, et la majorité des personnages restent superficiels, ce qui amène l’audience à nullement se préoccuper du dénouement. Quant à la présence oubliable de Carla Bruni, on repassera.

Catherine Dib
Un univers éthéré, flottant entre l’organique et l’électro, le disque Désordres présente la troisième aventure musicale de Roxanne Turcotte. La musicienne montréalaise se déplace entre la contingence de la nature et de l’urbain, mêlant des bruissements doucereux d’une bruine aux cris d’un enfant, sillonnant les cornemuses et les coups froids du métal. Avec plus de 24 titres, dont l’un s’étire sur 40 minutes, Roxanne Turcotte présente un monde à la fois à sa genèse et à sa post-apocalypse, au virage de l’inquiétude et de l’espoir. Avertissement : La présence des sons de la mer ne fait pas nécessairement de Désordres un disque de relaxation. La musique électroacoustique se veut une histoire, une exploration des relents intérieurs de la compositrice; l’écoute se fait donc dans l’intrigue. À écouter : pour la rédaction d’une gargantuesque dissertation de philo ou encore pour toute forme de création, la pensée de l’auditeur s’éclatant à l’écoute de l’imaginaire présenté dans Désordres. À ne pas écouter : pour prendre un joyeux café à l’occasion de retrouvailles, car celles-ci prendraient peut-être des allures kafkaïennes avec une telle trame sonore.

Calendrier culturel du 12 au 18 septembre
ARTS VISUELS La forêt – Une communauté vivante Quand? Jusqu’au 30 septembre Où? Galerie d’art de l’Alliance française Chris Simonite – Chansons d’homme Quand? Jusqu’au 15 octobre Où? Galerie 101, 301½, rue Bank MUSIQUE Inner City Elegance et Bright Lights Quand? Le 13 septembre à 20 h Où? Rainbow, 27, rue York Cousins, Musk Ox Quand? Le 14 septembre à 20 h Où? Raw Sugar Café, 692, rue Somerset Ouest Massie Johnson Combo Quand? Le 14 septembre à 21 h 45 Où? Rainbow, 76, rue Murray Brad St-Jean Quand? Le 15 septembre à 20 h 30 Où? Auberge Le Mouton, 753, chemin Riverside Opéra Lyra : Pagliacci Quand? Jusqu’au 17 septembre Où? Théâtre, Centre national des Arts, 53, rue Elgin THÉÂTRE Frères d’hiver Quand? Les 12 et 13 septembre à 21 h 30 Où? La Nouvelle Scène, 333, avenue King Edward La Persistance du sable Quand? Le 12 et 13 septembre à 19 h Où? Studio, Centre national des Arts, 53, rue Elgin CAMPUS 5 à 7 franco Quand? Le 12 septembre à 17 h Où? Carrefour francophone, Centre universitaire Midi-recrues : Fais-moi deviner Quand? Le 12 septembre 2011 12 h 00 Où? Agora, Centre universitaire

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Vincent Rioux sports@larotonde.ca FOOTBALL

Sports

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Colbon récolte sa première victoire à domicile
Après sa victoire convaincante contre les Gryphons de l’Université Guelph à son premier match de la saison régulière, l’équipe de football de l’U d’O était de retour dans la capitale afin de montrer à ses partisans ce dont elle est capable.
Vincent Rioux
Samedi dernier, au stade FrankClair, l’équipe de football des GeeGees disputait son premier match à domicile devant une foule de plus de 6000 partisans bruyants contre les Golden Gaels de l’Université Queen’s. Malgré un début lent, les troupiers de l’entraîneur Jean-Philippe Asselin ont trouvé leur rythme durant le deuxième quart et ont vaincu les Gaels par la marque de 19-6. Gillanders nommé joueur du match Devant les milliers de partisans qui voyaient leur équipe de football pour la première fois de la saison, le Gris et Grenat a mis un certain temps à mettre la machine offensive en marche. En effet, après le premier quart, l’équipe n’avait inscrit qu’un seul point grâce à un botté de placement raté du joueur de quatrième année Matt Falvo, et la marque était de 3-1 pour l’équipe adverse. Ce n’est qu’au deuxième quart que l’équipe ottavienne s’est finalement mise à produire offensivement. C’est en effet le demi-offensif de quatrième l’Ontario (SUO) la semaine dernière, le quart-arrière Aaron Colbon, a repéré le receveur Bodgan Raic, qui a capté sa passe avant de filer seul pour marquer le premier touché du match sur un jeu de 47 verges. Toutefois, les Gee-Gees ne se sont pas contentés d’un seul touché durant le deuxième quart. Colbon a lancé une passe précise au receveur Simon Le Marquand, qui s’était démarqué dans la zone payante, pour amener le pointage à 16-4 en leur faveur. Une unité défensive qui a étouffé les Gaels La deuxième demie aura été l’affaire de la brigade défensive des Gee-Gees, qui a étouffé toute tentative de touché des Gaels. Le quart-arrière adverse, Billy McPhee, n’a lancé aucune passe de touché et a même été victime d’un violent sac au milieu du troisième quart, gracieuseté du joueur de ligne défensive Rob Griffiths. Après la rencontre, Asselin a vanté la performance des unités défensives de son équipe : « Selon moi, ce sont nos joueurs défensifs qui ont remporté La brigade défensive des Gee-Gees a fait bonne figure contre les Gaels. début de match plutôt lent, Aaron n’en est qu’à sa première saison comme partant et je trouve qu’il a trouvé son rythme assez vite et effectué de très belles passes. Toutefois, les gens ont tendance à blâmer le quart-arrière lorsque les choses ne fonctionnent pas, mais souvent, ce sont les receveurs qui ne sont pas sur la même longueur d’onde. » La prochaine joute du Gris et Grenat sera fort probablement remplie de sensations fortes alors que l’équipe tentera de remporter une troisième victoire en autant de matchs. Le samedi 17 septembre à 13 h, elle affrontera les Mustangs de l’Université Western Ontario, la même équipe qui l’avait éliminée en finale de la coupe Yates l’année dernière. Le match sera disputé à London.
Photo Ayoub Ben Sessi

Photo Ayoub Ben Sessi

«  Ce sont nos joueurs défensifs qui ont remporté ce match. »
année, Brendan Gillanders, qui a pris les choses en main en effectuant une superbe course de 22 verges. Gillanders a d’ailleurs été nommé joueur du match pour le Double G grâce à son impressionnante fiche de 161 verges en 24 courses. Après la course de Gillanders, celui qui a été nommé joueur de la semaine dans les Sports universitaires de ce match, en limitant l’équipe adverse à seulement six points. Malgré que nous ayons eu la possession du ballon durant la majeure partie du match, nous avons seulement obtenu deux touchés. » « Queen’s a une excellente brigade défensive, ce qui a rendu le travail du quart-arrière [Aaron Colbon] plus difficile, a ajouté Asselin. Malgré un
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Sports

Le Gris et Grenat fait bonne figure malgré la défaite
Vincent Rioux
À l’occasion du dernier match préparatoire avant le début de la saison régulière, l’équipe de basketball masculine de l’U d’O recevait, une fois de plus, une équipe universitaire du pays de l’oncle Sam. Vendredi soir dernier, ce sont les Gauchos de l’UC Santa Barbara, une équipe de la division 1 du National Collegiate Athletics Association (NCAA), qui étaient de passage au gymnase Montpetit. Malgré le retour de Warren Ward dans l’équipe après son absence en raison de l’Universiade de Shenzhen, le Double G n’a pu égaler la marque dans les derniers instants et s’est avoué vaincu après 40 minutes de jeu par la marque de 65-67. Une erreur de recrue Vers la fin de la rencontre, les GeeGees avaient réussi à réduire l’écart à un point, et à seulement quelques secondes de la fin, le garde de première année, Serge Grenon, s’est échappé seul en direction du panier. Bien qu’il avait deux Gauchos à ses trousses, Grenon a tenté un lay-up, qu’il a manqué parce que le joueur adverse a commis une faute à son égard. La recrue a alors obtenu deux lancés francs et, par le fait même, la chance de créer l’égalité, voire de remporter le match en convertissant ses chances de marquer. Toutefois, Grenon a échoué à ses deux tentatives de marquer et les Gauchos se sont assuré la victoire quelques instants plus tard. Les Gauchos, un défi de taille Les Gauchos font partie de l’une des divisions universitaires où la compétition est féroce. Dans l’alignement de l’université californienne, on retrouve l’un des meilleurs joueurs universitaires américains, le garde Orlando Johnson. Après avoir terminé la saison dernière avec la meilleure moyenne de points par match (21,1) de la conférence « Big West » de la NCAA, ce dernier avait été invité au repêchage de la National Basketball Association. Toutefois, Johnson a concrétisé son retour chez les Gauchos pour une dernière saison lorsqu’il a décidé d’accepter l’invitation aux jeux de Shenzhen cet été.

BASKETBALL MASCULIN

Johnny Berhanemeskel a tenté tant bien que mal de marquer sur ce jeu. Bien que Johnson ait passé la majeure partie du match sur le terrain, le Gris et Grenat a tout de même limité la vedette à 19 points et 7 rebonds. Le talentueux ailier Ward, quant à lui, a connu une bonne première rencontre en inscrivant 18 points et en cueillant 14 rebonds. Il a reçu l’aide du jeune garde Johnny Berhanemeskel, qui a inscrit 16 points en plus de jouer un rôle important dans les derniers instants du match. Fait à noter : le centre Gabriel Gonthier-Dubue n’était pas en uni-

Photo Ayoub Ben Sessi

forme contre les Gauchos, lui qui se remet d’une légère commotion cérébrale. La formation ottavienne doit maintenant se préparer en vue du tournoi Jack-Donohue, qui aura lieu vers la fin du mois d’octobre, ici même à l’U d’O.

RUGBY FÉMININ

Les Gee-Gees amorcent la saison du bon pied
Vincent Rioux
L’équipe de rugby féminine de l’U d’O entamait sa saison régulière vendredi dernier contre les Gaiters de l’Université Bishop’s, à Sherbrooke. Afin de préparer les nouvelles joueuses au style de jeu des Gee-Gees, la troupe de l’entraîneuse Suzanne Chaulk a pris part à quelques matchs préparatoires avant le début de la saison officielle. « Les recrues ont exécuté les stratégies à la perfection » Menant déjà par un peu plus de 20 points à la demie, l’équipe ottavienne ne s’est pas arrêtée là, ayant enfilé 27 points sans riposte durant la deuxième demie. La jeune équipe des Gee-Gees n’a laissé aucune chance aux Gaiters, qu’elle a écrasées par la marque de 56-5. Grâce à ses nombreux tacles, ses courses et son intensité, la talonneuse étoile, Allison MacCormack, a connu une performance à tout casser et a été nommée joueuse du match. Après la rencontre, Chaulk n’avait que de bonnes paroles à l’endroit de ses joueuses : « Nous avons joué mieux que je l’aurais pensé, c’était une excellente performance. Les recrues ont exécuté les stratégies à la perfection et c’est pour cette raison que chaque point que nous avons marqué a été grâce à un effort collectif. » L’équipe prend un virage jeunesse Cet été, ce fut certainement un défi pour Chaulk de trouver des remplaçantes aux joueuses étoiles Kate Foulds, Jana Dingwall pe. Malgré le départ de plusieurs joueuses à la fin de la dernière saison, Chaulk peut tout de même compter sur le retour de la joueuse de deuxième ligne Hayley McKee, de même que des joueuses de troisième ligne Gabrielle Boucher et Anna Mancini. Évidemment, le retour de la joueuse de deuxième année, MacCormack, devrait, une

grâce à un effort collectif. »
et Jenny-Lynn Crawford, qui ont toutes dû se retirer du sport universitaire après avoir passé cinq ans au sein du Sport interuniversitaire canadien. Cependant, l’équipe peut compter sur l’arrivée de plusieurs nouveaux visages prometteurs, dont la demie arrière Jess Mainwood. Cette dernière, de même que les joueuses de centre Dria Bennett et Abeynaa Tross, représentent les plus belles trouvailles pour l’équi-

  « chaque point que nous avons marqué a été – Suzanne Chaulk

L’équipe de rugby accueille plusieurs nouvelles joueuses cette saison.

Courtoisie du Services des sports

fois de plus, assurer aux partisans du Double G une autre participation aux séries de fin de saison. Le défi, maintenant, sera d’obtenir des résultats plus convaincants en novembre prochain. La saison dernière, la formation s’était butée aux Stingers de l’Université Concordia tôt en séries. Le prochain match du Gris et Grenat aura lieu le dimanche 18 septembre à 13 h contre l’Université McGill, à Montréal.

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Sports
TIRS DE BARRAGE

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Le tombeur de ces dames
Vincent Rioux

Après ses débuts fracassants avec les Gee-Gees la semaine dernière et sa nomination comme athlète de la semaine des SUO, le quart-arrière partant de l’équipe de football, Aaron Colbon, s’est entretenu avec La Rotonde.
La Rotonde : Es-tu un joueur superficiel? Aaron Colbon : Non, pas vraiment. Je ne suis pas le genre de joueur qui pense vraiment à ce genre de choses et j’essaie de me concentrer sur le match. LR : As-tu un surnom? AC : Mes coéquipiers m’appellent « Colby », qui est un diminutif de mon nom de famille. C’est l’un de mes anciens entraîneurs qui m’a donné ce surnom et c’est resté. LR : Quels sports pratiquerais-tu si tu ne jouais pas au football? AC : J’aime beaucoup le tennis, que j’ai découvert au cours des dernières années. J’ai joué plusieurs fois cet été avec mon frère et ça devient toujours vraiment compétitif entre nous deux. Mon joueur de tennis favoris est Andy Roddick. Aaron Colbon, quart-arrière des Gee-Gees.
Photo Ayoub Ben Sessi

football préférée (autre que les Gee-Gees)? AC : Je suis partisan des Jaguars de Jacksonville depuis plusieurs années! Je sais que c’est un choix insolite, mais je les suis depuis que je suis tout jeune et je reste solidaire à cette formation. J’aime bien Maurice Jones Drew et David Garrard, bien qu’il se soit fait retrancher de l’équipe tout récemment. LR : L’équipe a-t-elle beaucoup de groupies durant les matchs? AC : Je ne sais pas parce que nous n’avons pas encore joué de partie à domicile. J’imagine que nous allons le savoir ce samedi à l’occasion de notre premier match au stade FrankClair. LR : Quel est le sujet de conversation le plus populaire dans les vestiaires? AC : Nous parlons la plupart du temps de filles ou de football, ou

simplement de la soirée d’hier. Des fois, les gars ont des conversations à propos de jeux vidéo. LR : Que veux-tu faire après l’université? AC : Je suis en sciences sociales pour l’instant, mais j’ai l’intention d’obtenir mes certifications pour devenir professeur. J’espère devenir enseignant d’éducation physique. LR : Pourquoi as-tu choisi l’Université d’Ottawa il y a quatre ans? AC : Parce qu’à l’époque, les entraîneurs de l’Université m’avaient approché durant un match d’étoiles et j’aimais bien leur style de jeu. La présence de Josh Sacobie et de Brad Sinopoli, à l’époque, avait aussi beaucoup influencé ma décision. J’ai joué pendant deux saisons comme remplaçant de Brad et j’ai vraiment pu observer son éthique de travail et à quel point il travaille fort durant les pratiques.

LR : Quelle est ton équipe de

Les Gee-Gee s’inclinent devant les Gaels
Vincent Rioux
L’équipe de soccer féminine était de passage à Kingston afin d’affronter les Gaels de l’Université Queen’s, samedi dernier. Fortes d’une fiche d’une victoire et d’une nulle, les joueuses des Gee-Gees, classées au neuvième rang national, comptaient bien faire mentir les pronostics contre l’équipe qui occupe le premier rang au pays. « Nous avons offert une bonne opposition malgré la défaite » Toutefois, dans un match où le Gris et Grenat a eu peine à trouver son rythme, les Gaels ont remporté les honneurs par la marque de 1-0 sur un tir de punition de Jackie Tessier à la 71e minute de jeu. Malgré la défaite, l’entraîneur Steve Johnson s’est dit satisfait de la performance de ses joueuses contre la meilleure équipe au pays : « Nous avons offert une bonne opposition malgré la défaite et ce fut un très bon match. Je suis sûr que la prochaine fois que nous les affronterons, sera une autre très bonne joute parce que les Gaels représentent une très bonne formation qui a de la profondeur à toutes les positions. » Fait à noter : le but de Tessier est le premier qu’a accordé la gardienne recrue Cynthia Leblanc depuis son arrivée au sein de l’équipe, elle qui avait été parfaite lors des deux premiers matchs. affrontera ses rivales, les Ravens de l’Université Carleton, le mercredi 14 septembre à 19 h au terrain Matt-Anthony. Les Ravens occupent le sixième rang de la conférence de l’est des SUO avec une victoire en trois rencontres. Les défenseuses devront garder

SOCCER FÉMININ

«  Les Gaels représentent une très bonne formation qui a de la profondeur à toutes les positions. »
Quant à elle, la joueuse étoile Lili Wong a été blanchie pour une troisième joute consécutive cette saison. Wong avait connu une saison recrue à tout casser l’année dernière en récoltant 9 buts en 15 rencontres, terminant ex-æquo au troisième rang des Sports universitaires de l’Ontario (SUO). Une semaine chargée La formation ottavienne aura l’occasion de se reprendre dès cette semaine, alors qu’elle à l’œil Shayla Lavecchia, qui a inscrit six points la saison dernière. Cependant, à l’instar de Wong, Lavecchia semble avoir un début plutôt difficile, elle qui n’a pas encore marqué cette saison. Ce premier match à domicile contre les rivales ottaviennes sera suivi de deux matchs sur la route la fin de semaine suivante,contre les Lakers de l’Université Nipissing le samedi 17 septembre à midi, et le lendemain à la même heure contre les Lady Vees de l’Université Laurentienne.

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Sports
STATISTIQUES

Bonsoir, elle est partie
Vincent Rioux
a semaine dernière, les amateurs de sports québécois étaient en deuil. Pas seulement parce que l’avion de l’équipe de hockey du Lokomotiv de Iaroslavl s’est écrasé. Non. La semaine passée, la chaîne de radio francophone CKAC Sports s’est éteinte pour être remplacée par une vulgaire radio trafic. Étant trop coûteuse pour être maintenue sur les ondes AM, la plus ancienne radio francophone au Québec a mis fin à ses activités. Cette station de radio a eu une bien longue vie avant de prendre le tournant strictement sportif durant les années 2000. CKAC nous a fait connaître les Michel Louvain, Maurice Richard, Janette Bertrand, Réjean Tremblay, Nathalie Petrowski et j’en passe. CKAC avait une émission où on pouvait entendre René Lévesque chaque semaine durant les dernières années de sa vie. CKAC a vu naître et mourir les Expos et était là pour les innombrables « Bonsoooooooir, elle est partie » de Rodger Brulotte. La semaine dernière, nous avons assisté, impuissants, à un autre épisode où l’utile passe avant la culture. Parce que, selon les experts, ce serait plus rentable d’avoir une personne dépourvue de charisme, qui nous rappelle que la métropolitaine est jammée, au quotidien. Ça coûte moins cher à opérer. C’est plus commode pour une plus grande portion de la société; ça plaît à n’importe qui. Mais plaire à n’importe qui, c’est trop souvent faire n’importe quoi, comme l’a si bien dit ma collègue Catherine Dib dans sa chronique de la semaine dernière. Écouter CKAC Sports, c’était une expérience culturelle en soi. Étant un fidèle auditeur de la station depuis ma tendre enfance, j’ai appris à connaître les Michel Langevin, Jean-Charles Lajoie, Michel Villeneuve et compagnie. Après les matchs, quand j’étais ado, c’était « Bonsoir les sportifs » avec Ron Fournier que j’écoutais en m’endormant. Ce n’était rien de moins qu’un rituel. Et que dire des lignes ouvertes de CKAC? Si vous n’avez jamais tendu l’oreille à ces agoras radiophoniques, ça manque à votre culture. Des Kevin de La Tuque au Louis de Québec, en passant par les Mamadou de Montréal, tout ce beau monde avait l’occasion de faire rayonner la culture québécoise en donnant leur opinion, banale ou pas, sur le sujet chaud de l’heure. Écouter 730 AM, maintenant, c’est comme écouter une toilette bouchée. C’est parler pour rien dire. C’est du rien, du néant.

HORS L’AILE

L

Classement des SUO - Conférence de l’est
Équipe Laurentienne Toronto Queen’s Carleton Ottawa CMR Nipissing Ryerson Trent Matchs joués 5 4 3 4 3 2 4 3 4 Victoires 3 3 3 2 1 1 0 0 0 Défaites 1 1 0 2 1 1 2 2 3 Nuls 1 0 0 0 1 0 2 1 1 Points 10 9 9 6 4 3 2 1 1

Soccer féminin

Football

Statistiques individuelles des SUO
Joueurs Kyle Quinlan – McMaster Evan Martin – Waterloo Shane Kelly – Laurier Austin Kennedy – Windsor Andrew Gillis – Toronto Aaron Colbon – Ottawa Sacs 4 7 2 2 0 1 Touchés 3 4 6 5 0 4 Verges 656 612 581 474 451 444 Interceptions 2 7 1 1 1 0 Passes complétées 41/66 46/86 47/76 30/46 33/63 32/57

HOCKEY FÉMININ

Les Gee-Gees triomphent à leur premier match hors concours
Julien Paquette
L’équipe de hockey féminine de l’Université d’Ottawa a renoué avec l’action au Complexe sportif de l’U d’O dimanche dernier. Le premier match hors concours a opposé les Gee-Gees aux Wildcats de Nepean, une équipe qui ne fait pas partie du réseau du Sport interuniversitaire canadien (SIC). En première période du match, les Gee-Gees ont eu de la difficulté à imposer leur rythme. Les joueuses de Yanick Evola n’ont pas su profiter de deux avantages numériques consécutifs que leur ont offerts les Wildcats. Comble de malheur, les Ottaviennes ont par la suite accordé un 5 contre 3 aux joueuses de Nepean. Toutefois, la gardienne Stéphanie Auger a fermé la porte aux joueuses adverses lors de ce désavantage numérique crucial. Fannie Desforges a récompensé sa gardienne lorsqu’elle a ouvert la marque tard en première période grâce à un tir de la ligne bleue. Le but de la joueuse étoile des GeeGees a semblé soulever son équipe puisque les hockeyeuses du Double G ont dominé celles de Nepean durant le reste de la joute. Elles ont marqué pas moins de quatre buts sans réplique, et ce, seulement lors de la période médiane. Valerie Watson a, quant à elle, inscrit deux buts en fin de deuxième période pour faire culminer la poussée offensive des Ottaviennes durant cette période. Les Wildcats ont tenté une remontée en fin de match, alors qu’elles ont marqué un but en troisième période contre la gardienne Josée Lemay, qui est venue remplacer Auger en milieu de deuxième période pour priver les deux cerbères des Gee-Gees d’un blanchissage. Cependant, c’était trop peu trop tard pour les Wildcats et l’équipe de l’U d’O l’a emporté par la marque de 5 à 1. Des joueuses à surveiller La saison s’annonce prometteuse puisque plusieurs joueuses de deuxième année, comme l’attaquante Desforges, la défenseuse Amber Demharter et la gardienne Auger, ont semblé prendre le leadership de l’équipe lors de ce match. Les joueuses de l’U d’O joueront une dernière partie hors concours le 30 septembre prochain au Complexe sportif. Par la suite, la saison prendra son envol le 15 octobre lors du match à domicile face aux Stingers de l’Université Concordia, qui avaient terminé troisièmes dans la section du Réseau des sports étudiants du Québec, deux rangs devant les Gee-Gees.

Desforges a ouvert la marque contre les Wildcats de Nepean avec un tir de la ligne bleue.

Photo Vincent Rioux

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on veut ton talent
Derrière la qualité de vie des Québécois, il y a des carrières pleines de défis.

CaMPaGne annuelle De ReCRuteMent autoMne 2011
tu termines tes études universitaires d’ici août 2012? tu es titulaire d’un diplôme d’études universitaires et tu étudies toujours à temps plein? les grands enjeux sociaux, économiques et culturels du Québec t’interpellent? tu désires te réaliser tout en te sentant utile à la société? ne manque pas la campagne annuelle de recrutement universitaire de la fonction publique québécoise, qui se déroulera du 12 septembre au 7 octobre 2011. en plus d’offrir des carrières pleines de défis, le gouvernement du Québec te propose des conditions de travail avantageuses et de multiples possibilités : un aménagement souple du temps de travail, des activités de formation ainsi que la possibilité de travailler dans différents secteurs, ministères et organismes ou régions du Québec. tu es talentueux et intéressé à apporter ta contribution… Consulte le site Web (www.carrieres.gouv.qc.ca) pour t’inscrire en ligne ou pour avoir plus de détails. tu peux aussi te renseigner auprès du service de placement de ton établissement d’enseignement.

on t’attenD!
CaRRieReS.Gouv.QC.Ca

viens nous visiter le 4 octobre prochain au Salon des carrières du secteur public et le 6 octobre au Salon des carrières en génie et en hautes technologies.

12 septembre 2011

Regarder en arrière sans aller de l’avant
e 11 septembre 2001, le Wold Trade Center s’écroulait. Nul besoin de vous remâcher et recracher les circonstances, tout le monde les connaît déjà. Dix ans déjà. Nous sentons le poids de ces lourdes années sur nos frêles épaules d’étudiants. Nous sommes bombardés, en cette journée symbolique, de messages de paix, de regret, de deuil, mais aussi de peur. Et sire La-raie-trop-droite Harper ne fait que jeter de l’huile sur le feu de cette paranoïa que les tourments de notre société ont laissé croître en nos cœurs. Avec dix ans de retard, ses remarques sur les menaces de l’islamisme qui pèsent sur les Canadiens sont presque risibles. Où étiez-vous, il y a 10 ans? La question de la semaine. Nous nous en rappelons tous, nous étions sans doute en classe ou venions d’allumer la télé pour y voir des images cauchemardesques où la sciencefiction et la réalité sont entrées en collision l’espace de quelques instants. Celui qui quitterait la Terre le 10 septembre 2001 pour ne revenir qu’aujourd’hui ne comprendrait rien au chaos régnant sur cette foutue planète. Sûrement qu’à ce moment, nous ne nous rendions pas compte de l’impact de cet événement sur l’Histoire. Nous n’imaginions pas, à ce moment, que peut-être d’ici dix ans, nous écririons nos dissertations sur les répercussions géopolitiques, économiques ou encore psychologiques de cet événement sur la machine infernale de la politique. Est-ce bel et bien le 11 septembre qui modifia le visage de l’Amérique ou plutôt les actions qui ont suivi cette date-clé? Même avec les pieds pataugeant dans le passé, les relents de celui-ci sont insaisissables, on se réfère à la mythologie du commun pour y comprendre quelque chose.

12 septembre 2011 • Vol. LXXIX No.3 109, rue Osgoode Ottawa (Ontario) K1N 6S1 613 421 4686
Le journal indépendant de l’Université d’Ottawa Édition du 12 septembre 2011 – Volume LXXIX No. 3

L

À l’époque, nous le vivions comme on visionnerait un film à gros budget. Et nous nous souvenons surtout de cette minute où notre existence a frôlé celle de l’Humanité. Nous voulons nous souvenir de cet instant précis, car en vivant les grands moments de l’Humanité, nous voulons les rattacher à l’expérience humaine, y oubliant toute transsubjectivité. Toutefois, nous devons non seulement nous rappeler où nous étions individuellement, mais aussi où le monde en était et la direction dans laquelle il dérivait. C’est pourquoi, en tant qu’étudiants, mais aussi en tant que citoyens du monde, il faut parfois aussi assumer le rôle du critique, celui-là même qu’Edward Said décrivait comme « alerte, volontaire, non dogmatique, ironique et surtout conscient des alternatives existantes face au statu quo ». À l’ère du wiki-savoir, où la vérité se modifie en un clin d’œil, de la désinformation, du noble mensonge et des SunTV News, nous nous devons de nous remettre constamment en question en tant qu’acteurs dans ce monde. Où est cette fine ligne qui sépare la vérité des opinions? Comment dépasser la subjectivité? Le voile de l’Histoire devient-il trop opaque pour distinguer les réalités du vécu?

Mission accomplie pour les Gee-Gees

SPORT

FEDSTOCK 2011

Un succès retentissant
Les corps fédérés passent leur message

ACTUALITÉ

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19 H | 19 septembre 2011
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